21/09/2017

LES MIGRANTS AU SENEGAL

Le quotidien des migrants au Sénégal, pays de transit

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Souvent sans papiers, les candidats au départ doivent affronter de fréquentes tracasseries administratives et se voient aussi refuser l’accès aux soins ou à l’éducation de leurs enfants.
De part sa situation géographique, le Sénégal est sur le chemin de l’Europe. Beaucoup de candidats à la migration passent par ce pays avant de poursuivre leur route. Mais certains Africains de la sous-région ou du continent arrivent sans papiers. Une situation qui les expose à des tracasseries administratives, comme l'explique Amadou Tall, magistrat et membre du comité des Nations unies pour la protection des droits des migrants. "Après avoir quitté leur pays, les migrants se débarrassent souvent de leur papiers," explique-t-il. "Une fois arrivés dans le pays de transit ou le pays de destination, ils ont alors des problèmes d’accès à l’Etat civil. Quand ils sont en famille, ils ont des problèmes d’accès à l’éducation pour leurs enfants, ils ont des problèmes d'accès aux soins de santé" confie le magistrat à la DW.
Les lois de la justice
En situation irrégulière, ces migrants sont aussi en situation de vulnérabilité. Ils sont arrêtés et traduits en justice. Souvent sans bénéficier d’un droit à la défense.
Me Pape Sène est le président du comité sénégalais des droits de l’Homme et il explique que "effectivement, il est arrivé que des migrants venant de pays voisins comme la Guinée ou le Cap Vert qui essaient de transiter par le Sénégal connaissent un certain nombre de problèmes parce qu'étant dans une situation irrégulière."
"Ils sont abandonnés à eux-mêmes parce qu’ils n’ont pas les rudiments nécessaires pour pouvoir au moins accéder à la justice. Ils n’ont pas également d'interlocuteurs, ni leurs représentations diplomatiques, ni les autorités étatiques pour les orienter", dit-il pour terminer.
Des actions judiciaires sont engagées à leur encontre et se soldent parfois par leur incarcération. Le Juge Amadou Tall s’en désole.
"Aujourd’hui, au Sénégal, on peut toujours emprisonner quelqu’un parce qu’il est en situation irrégulière", explique-t-il. "Ce qui n’est pas conforme aux dispositions de la Convention internationale sur les droits des migrants".
Une protection minimale garantie?
Malgré tout, le Sénégal n’est pas un si mauvais élève en matière de droits des migrants. C’est du moins l’avis d’Andrea Orbi. Il est spécialiste en migration et droit international et explique que "le Sénégal, du point de vue de l’intégration des migrants, est quand même assez protecteur."
Pour endiguer les difficultés, les fondations Friedrich Neumann et René Cassin ont récemment organisé une session de formation à Dakar afin de mieux former les magistrats et les avocats sur la question sensible du droit des migrants.
dw.com

LA DETTE DU SENEGAL

le FMI craint une hausse de la dette

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La croissance économique du Sénégal devrait rester solide au-dessus de 6%, et l’inflation se situerait à 2% en 2017, a fait savoir, mardi 19 septembre 2017, Ali Michael Mansoor sous-directeur du département Afrique du Fonds monétaire international et chef de mission de ladite institution au terme d’un séjour dans la capitale sénégalaise du 7 au 19 septembre.
En effet, selon le chef de mission FMI « les résultats macro-économiques enregistrés par le Sénégal pour l’année en cours sont globalement satisfaisant ; le taux de croissance sera supérieur à 6%.
Toutefois, l’institution de Bretton Woods invite le gouvernement à poursuivre les réformes et à réduire la charge de la dette publique. Cette dernière selon les auditeurs, continue à « augmenter », avec le service de la dette, qui était égal à 24% des recettes en 2014 et qui pourrait atteindre 30% en 2017.
Le FMI appelle ainsi le Sénégal à poursuivre « sa politique d’assainissement budgétaire ».
Selon la délégation, il sera essentiel de réduire les exonérations fiscales, d’intégrer les recettes quasi budgétaires dans le Budget et d’assurer l’évaluation de tous les nouveaux projets d’investissement financés sur ressources intérieures.
Bretton Woods espère que si ces mesures sont appliquées en 2018, elles devraient contribuer à ramener le service de la dette au niveau de 2014 au cours des 10 prochaines années.
Ndeye Magatte Kebe/financialafrik.com

20/09/2017

MALAISE SALARIAL POUR LE DG D'AIR SENEGAL

Scandale à Air Sénégal: Le Directeur Philippe Bohn nommé par Macky SALL toucherait 23 millions par mois

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Le régime de Macky Sall gâte les étrangers dans une parfaite indécence et un contexte si difficile. Le moins que l’on puisse dire c’est que le Président sait gâter ses amis étrangers. Le scandale est bel et bien dans les couloirs de Air Sénégal, cette nouvelle compagnie qui pourtant, devrait être le fleuron de l’aviation dans la sous région. Mais malheureusement le ministère de tutelle semble partir du mauvais pied, signant des contrats qui dépassent l’élégance comparés aux salaires cumulés les plus élevés dans la hiérarchie A 1 de l’administration publique. Selon nos radars, Sophie Av Ipend, gagnerait 10 mille dollars par mois, soit 05 millions de francs CFA, ainsi qu’une Rav4 toute neuve mise à disposition, un appartement grand standing en plein centre ville et une chambre dans un hôtel luxueux de la place.
Vient ensuite le salaire de Jérôme Maillet, l’ex Dga de Congo Airways, qui gagnerait 15 mille euros soit 10 millions CFA, en plus des mêmes avantages de l’ex Mme Kabongo, S. Ipend.
Quand au Dg Philippe Bohn, il toucherait un salaire cumulé de 23 millions mensuellement, un pick up est aussi mis à sa disposition ainsi qu’une 4×4 de luxe. Il loge actuellement dans un palace de la place, puisque son appartement à Water Front est en cours de réfection, et tout, au frais du contribuable sénégalais.
Toujours dans la rubrique des scandales, Air Sénégal se serait séparé de son conseiller juridique sénégalais, préférant se payer les services d’un avocat français, basé à Paris, dans le 8e arrondissement. Un proche bien évidemment de Mr Bohn, qui fut un des conseils de grandes figures du monde, et dont les termes du contrat sont en court d’être couchés sur papier.
Air Sénégal file tout droit vers l’Ofnac et la CREI, et emportera à coup sûr, tout sur son passage.
dakarmatin.com

19/09/2017

200 MILLIONS D'EUROS INJECTES PAR LA FRANCE

Coopération économique- La France a injecté 200 millions d’euros au Sénégal en 2017

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L’Ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, est revenu largement hier dans l’émission « Objection » sur la coopération entre les deux pays dans tous les domaines, et surtout sur le volet économique.
Le montant global injecté par la France est à peu près 200 millions d’euros sur l’année 2017, d’après Christophe Bigot. Pour lui, 2017 est une année un peu exceptionnel sur l’ensemble des actions avec le financement des périmètres irrigables en Casamance, l’adduction d’eau à l’usine de Keur Momar Sarr vers Dakar. A cela s’ajoutent le transport avec le TER et la santé. « C’est dire que sur ces dix ans, c’est près d’un 1,5 milliard d’euros qui ont été engagés par la France en faveur du développement du Sénégal », a fait savoir M. Bigot.
S’agissant du choix des secteurs d’intervention, il a soutenu que c’est le Sénégal qui le fait. « C’est au Sénégal de définir ses besoins et ses priorités. C’est l’Objectif du PSE et nous répondons à ses priorités comme l’agriculture qui est essentielle pour offrir un emploi, mais aussi de permettre au Sénégal d’exporter, de s’enrichir et de se nourrir », a expliqué l’ambassadeur de la France. A l’en croire, l’électricité, l’eau, le transport, la santé, l’éducation, entre autres, ce sont toutes des priorités qu’ils mettent en œuvre à la demande du Sénégal. Encore une fois, les relations entre Etat ne sont pas uniquement le résultat de déterminant économique. Et là, il faut regarder la profondeur historique, la France n’est pas à nouveau venue, elle sera là. Et si jamais il a des problèmes, elle sera là. S’agissant du secteur portuaire, Christophe Bigot dira : « comme vous le savez, le port de Dakar est géré par un port des Emirat arabes unis. Donc, il n’y a pas de retour en force des entreprises françaises dans le porté ». Selon lui, une entreprise française qui s’appelle Necotrans est en redressement judiciaire. Elle a vendu son quai le vraquier à Bolloré.
Au-delà de cet exemple, le Sénégal attire des investissements et il devrait s’en féliciter. « Le Sénégal a la chance d’attirer les capitaux britanniques sur le pétrole, indiens sur les phosphates, italiens ou canadiens sur l’or et français dans le secteur des télécoms », a-t-il soutenu. Et d’ajouter que cela veut dire que tous ces pays ont confiance en l’avenir du Sénégal, en sa stabilité et sa démocratie. « Aujourd’hui, les compagnies britanniques et australiennes ont obtenu la production du pétrole et du gaz au Sénégal. Total fait aujourd’hui de la distribution des stations-services et a décidé de s’intéresser à l’exploration qui est très hasardeuse », a souligné l’Ambassadeur de France au Sénégal.
Zachari BADJI/rewmi.com

RENFORCEMENT AMERICAIN

Coopération sécuritaire Sénégal/Etats-unis Ça se corse !

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Le nouvel Ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal, Tulinabo Salama Mushingo, a bien expliqué, lorsqu’il coprésidait avec les ministres sénégalais des Forces armées et de l’Intérieur, la première conférence de la National Academy Associates du FBI en Afrique de l’Ouest, que la sécurité du Sénégal fait partie des priorités du président Donald Trump.
Une déclaration qui en dit long sur la nature des relations de coopération en matière de sécurité entre les deux pays. Une sécurité que l’Ambassadeur annonce clairement qu’elle va se renforcer sur le plan de la fourniture de matériels, d’échange de renseignements et de formation des élites militaires. Le Sénégal participe en effet chaque année aux opérations Flintlock et à d’autres de ce genre, comme Saharan Express, qui sont des exercices de sécurité maritime.
Les Etats-Unis qui ont créé le Commandement unique américain pour l’Afrique Africom en 2007, ont corsé, au fil des années, leurs activités. Dans cette même dynamique, ils ont signé avec le Sénégal des accords de défense avec la possibilité d’implanter une base.
Bien sûr, ils excluent toute implantation permanente, mais cela fait douter beaucoup d’analystes qui considèrent que les Américains ont l’intention de prendre pied sur le continent africain par l’intermédiaire d’Africom, contrairement aux déclarations initiales.
La preuve, les démarches entamées au Maroc et au Niger pour amener ces deux pays à accepter l’implantation de base, en disent assez clairement sur leurs intentions.
Dans tous les cas, les spécialistes distinguent trois types d’intervention des services américains : les FOS, bases opérationnelles avancées (qui sont des implantations à long-terme), les CSL, implantations de sécurité coopérative (qui sont occupées tour à tour par des troupes étatsuniennes), et les CL, sites de replis (qui sont occupés seulement pour les missions qui sont en cours).
Du coup, Africom en fait beaucoup plus qu’il ne le reconnait.
Il ressort d’un article écrit par Nick Turse, qu’entre 2012 et 2013, l’Armée américaine est intervenue dans 49 pays africains, avec 10 exercices militaires, 55 opérations, 481 activités de coopération en matière de sécurité. La même source informe « qu’Africom ne donne que des information partielles sur ses activités ».
S’agissant du Sénégal, en effet, la forte influence militaire américaine n’est plus à démontrer. Comme le dit l’Ambassadeur en des termes à peine voilés, Trump veille personnellement sur notre sécurité dans le cadre justement de cette subdivision entre Américains et Français selon les zones d’influence.
Ainsi, du Sénégal à l’Angola, c’est la zone dite du Golfe de Guinée avec une influence forte américaine.
Les autres zones du Sahel étant sous influence de la France, même si les Américains ne s’y sont pas absents.
La preuve, une rencontre entre les Marines de ces pays du Golfe de Guinée est prévue les 19 et 20 septembre prochains, comme cela se fait tous les ans, sous coordination du Sénégal cette fois-ci.
Cette subdivision géostratégique pourrait expliquer la non-tenue en compte incompréhensible du Sénégal du G5-Sahel qui est un commandement unique de militaires de 5 pays ouest-africains que sont la Mauritanie, le Niger, le Mali, le Burkina Faso et le Tchad.
C’est dire que les stratégies et la planification de notre sécurité commune en Afrique dépendent largement de l’extérieur.
Si le nouvel Ambassadeur à Dakar parle de renforcement de la coopération en matière de sécurité avec Dakar, il entend ainsi mettre l’accent sur l’accentuation de la tutelle sécuritaire sur notre pays.
Nous dépendons de l’appui matériel, en renseignements et autres formations des Etats-Unis, et aussi de la France qui voit son influence se réduire de plus en plus, même si elle est encore présente.
Or, il nous semble que l’Afrique a certes besoin de la coopération avec les autres pays du fait de notre retard technologique, mais pas de la tutelle. Car la tutelle implique des problèmes de souveraineté graves, donc de dépendance inadmissible entre pays.
C’est pourquoi des stratégies communes sont nécessaires entre pays africains pour penser, ensemble, à leur sécurité et y trouver des remèdes dans le cadre d’organismes comme la Cedeao, l’Union africaine, etc.
Ndèye Fatou Thiam/rewmi.com

MAFIAS SENEGALAISES

Mafia d’entreprises sénégalaises : Des éléments de la Douane complices des pilleurs de l’économie nationale

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L’administration de la Douane sénégalaise a démantelé ces derniers jours, un vaste réseau de fraudeurs. Bénéficiant d’exonérations, ces fraudeurs incriminés, ont organisé une mafia bien huilée. En complicité avec des agents de cette même corporation, ces fraudeurs ont exploité la faille du système douanier pour mieux sucer l’économie nationale. Les soldats de l’économie sont aussi, aux trousses des « hors la loi », distribuant de l’huile contrefaite sur marché sénégalais. Leral a mené sa petite enquête pour percer le mystère de cette traque aux fraudeurs. Enquête…
L’administration douanière a découvert ces derniers jours, un vaste réseau de fraudeurs. Les membres de ce réseau de pilleurs de l’économie nationale, informe une source bien renseignée, sont constitués de multinationales, de pétroliers, d’importateurs, de banquiers, de concessionnaires, d’industriels et de commerçants. Ces trafiquants auraient occasionnés un véritable manque à gagner à l’économie nationale.
L’affaire qui a intrigué au plus haut niveau les soldats de l’économie, concerne des pratiques « hors la loi ». Lesdites pratiques révélées par les douaniers, heurtent même, la conscience citoyenne.
Ainsi, l’affaire de la fraude a semble-t-elle, été bien organisée pour contourner les procédures légales, acceptées par l’administration douanière. L’astuce consiste, d’après la source, à impliquer des agents de cette même corporation. L’idéal, dit-on, est de trouver des facilitateurs de l’opération de fraude.
Ayant été informée des œuvres de ces mafieux, la Douane a pris l’initiative de mener une enquête exhaustive pour déterminer l’implication des uns et des autres. Et, l’enquête engagée par les services compétents, expose le mode opératoire bien huilé des fraudeurs. Les contrevenants, précise la source, introduisent un seul et unique document d’exonération, plusieurs fois, pour retirer autant de produits frauduleusement.
Les pertes, estime la source de Leral, se chiffre à plusieurs dizaines de milliards de FCfa. Face à ce massacre économique, la douane a pris l’engagement de lancer une traque aux fraudeurs pour déterminer le niveau d’implication des entités ou personnes citées dans cette affaire. « C’est un système mise en place par des entreprises, ayant la complicité des déclarants pour tromper la vigilance des douaniers », insiste la source, qui se réserve de citer les différentes entreprises, agents de Douane et commercants ciblés par l’enquête.
Mais, il a été révélé dans cette dynamique de fraude que le Sénégal perd chaque année, plus de 500 milliards de Fcfa avec les exonérations fiscales, soit 30% du budget. Alors que les entreprises bénéficiaires n’investissement et ne créent pas non plus d’emplois au Sénégal. Plus cocasse, ces entreprises exonérées rapatrient tous leurs bénéfices vers l’extérieur sans même payer d’impôts à l’Etat du Sénégal.
L’enquête de la Douane, prévient la source, envisage de lourdes sanctions par rapport à la législation douanière. Puisque, regrette-t-elle, plusieurs infractions aux Code douanier sont relevées dans la pratique de ces fraudeurs. Sous ce registre, la source précise que certaines entreprises impliquées dans cette vaste fraude, craignant les sanctions prévues par la loi, se sont empressées à proposer des négociations.
Mais, l’administration de la Douane dans sa volonté d’en finir avec les pilleurs de l’économie nationale, refuse de céder. Elle compte cette fois-ci, aller jusqu’au bout de sa logique pour sanctionner de manière exemplaire, ces réfractaires qui œuvrent ou rament à contre-courant de l’ordre établi. « Les structures impliquées voulaient payer moins de droits. Mais, les services de la Douane se sont opposés à toute négociation. Lesdits services veulent attendre la fin de l’enquête et les détails des préjudices subis », renseigne la source.
La fraude de l’huile
La Douane sénégalaise est aussi sur une autre enquête concernant la fraude sur l’huile. Cette fois-ci, c’est des commercants sénégalais qui distribuent sur le marché, de l’huile contrefaite. Ils usent de subterfuges pour mettre des étiquettes sur des bouteilles, destinées à ravitailler le marché national.
Cette huile importée, relate la source, est présente sur le marché et dans beaucoup de boutiques. Face à cette situation, une autre source médicale évoque la possibilité de contracter des problèmes de santé avec la consommation de cette huile qui concurrence localement, celle des entreprises sénégalaises, spécialisées dans le domaine.
D’après l’enquête de Leral, la fraude sur l’huile a atteint aujourd’hui, des proportions inquiétantes. Mais, la Douane, révèle-t-on, travaille avec les renseignements, la gendarmerie, la police, l’administration et les populations, pour lutter contre la fraude des denrées alimentaires. Et, les soldats de l’économie veulent mieux jouer son rôle de protection de l’économie sénégalaise, pour barrer la route aux fraudeurs et contrebandiers.
« La corruption, la fraude fiscale, les détournements et les complots politiques sont le fondement du sous-développement du pays. Le milliardaire sénégalais, plusieurs des politiciens, chefs religieux et personnes influentes ignorent l’adresse du trésor public. Ils ne se présentent jamais pour payer leurs impôts ou au moins remplir une déclaration douanière sans tricherie », a déploré une source.
Selon l’ancien directeur général de la Douane, Boubacar Camara, la corruption reste favorisée par les hommes politiques. Les foires de fraudes, retient-il, s’organisent dans des ministères, le trésor public, au port autonome de Dakar, à l’aéroport entre douaniers, transitaires, politiciens et commercants.
A date récente, relève-t-il, des bateaux de fer sont souvent déclarés pour un chargement de bonbons ou d’oignons, du matériel électronique ou des objets de valeur, déclarés pour des mouchoirs ou de la friperie.
Pis, des ONG, regrette-t-il, importent sous les yeux d’une douane complice, des cargaisons de marchandises ou du matériel lourd pour des sociétés de la place. Cette culture de désobéissance, prévient-il, ne fait que défavoriser l’économie du pays.
O WADE /Leral.net

HAUSSE DU PIB

Hausse de 3,7% du PIB au 2e trimestre de 2017

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L’Agence nationale de la statistique et de la démographie sénégalaise a annoncé que le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 3,7% au deuxième trimestre de l’année 2017 par rapport au trimestre précédent, relate APS.
L’ANSD souligne qu’il est ‘’tiré principalement par le secteur primaire (+5,6%) et les taxes (+6,5%). Il relève que les secteurs secondaire et tertiaire ont enregistré des croissances respectives de 3,3% et 2,7% sur la même période’’.
‘’Comparée au deuxième trimestre de 2016, l’activité économique du pays s’est accrue de 6,4%’’, poursuit l’ANSD, indiquant que ‘’cette évolution est imputable essentiellement à la bonne tenue de l’activité économique dans le secteur primaire (+8,3%)’’.
Les secteurs secondaire et tertiaire ont eux ‘’enregistré respectivement des taux de croissance de +4,3% et +5,9% sur la période sous revue’’.
L’ANSD signale que les taxes nettes ont ‘’évolué de 10,4%, comparées au deuxième trimestre de 2016’’. Le Produit intérieur brut en valeur est ressorti en valeur à 2216,7 milliards FCFA au deuxième trimestre de 2017.
‘’Par rapport au premier trimestre de 2017, il est observé une hausse (+5,6%) de l’activité du secteur primaire. Ce résultat s’explique par la performance de l’activité dans les sous‐secteurs de la pêche (+44,3%) et des extractives (+7,1%)’’, souligne l’ANSD.
Elle indique qu’’’au même moment, il est constaté une hausse de 3,7% de l’activité de l’élevage et de 2,0% de celle de l’agriculture’’. ‘’Comparée au deuxième trimestre de 2016, la valeur ajoutée du secteur primaire en volume a progressé de 8,3 %.’’ , détaille la même source.
africanmanager.com

18/09/2017

LA NATIONALITE SENEGALAISE

Que vaut la nationalité Sénégalaise aux yeux du monde?

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Dans une étude menée par le professeur de droit Dmitri Kotchenov et publiée par l'entreprise britannique Henley & Partners, il est établi l'indice représentative de la nationalité de la valeur de chaque nationalité dans le monde.
Cette étude qui a découlé d'un classement mondial est établie selon plusieurs critères traités équitablement et divisés en deux grandes catégories: les facteurs internes, propres au territoire national, et les facteurs externes, liés à la reconnaissance du document d'identité à l'étranger.
Parmi les facteurs internes, les chercheurs ont analysé les données nationales en matière de développement, de progrès et de puissance économique, son niveau de stabilité politique et les risques de conflits.
Parmi les facteurs externes pris en compte: la liberté pour les citoyens d'un pays de voyager et les facilités octroyées par ce pays aux étrangers désireux de s'y installer.
En ce qui concerne le Sénégal, ces dernières n'ont pas été de bons résultats sur l'emplacement de la qualité de la nationalité. Cette étude publiée chaque année précédente de l'année en cours montre des statistiques de chaque pays du monde.
Sur l'indice de qualité de nationalité, le Sénégal est placé à la 104ème contre la 88 ème place en 2015. Le Sénégal devance beaucoup de pays l'espace CEDEAO mais est loin derrière comparé à des pays comme l'Allemagne 1er et la France 2ème.
Sur la valeur externe de la nationalité le Sénégal est classé à la 87ème place contre la 68ème place qu'il occupait en 2015. Comparé à des pays comme le Ghana (81) ou la Sierra Leone (84), le Sénégal est derrière aussi la France 1ère et la Suède 2ème.
Sur la liberté des étrangers de venir s'installer au pays, le Sénégal est classé 19 ème contre la 15 ème place de 2015. Mais le Sénégal devance presque tous les pays de l'espace CEDEAO sauf la Guinée et le Mali placés à la 18 ème place. Pour cet indice le premier pays est la France et le 2ème est la Finlande.
Sur l'indice de la liberté de voyager qui garantit aux citoyens de se déplacer en toute sécurité dans d'autres pays du monde, le Sénégal est classé à la 122 ème place contre la 116 ème place de 2015. Néanmoins le Sénégal est loin devant les pays de l'espace CEDEAO. L'Allemagne est le 1er pays suivi de la Suède en seconde place.
Tous ces indices démontent que le Sénégal perd de plus en plus de place dans la course à la qualité de la nationalité. Cela montre aussi que la diplomatie Sénégalaise doit faire des efforts en matière de bien-être des citoyens partout dans le monde. Le Sénégal a perdu beaucoup de places en l'espace d'une seule année. Ce qui diminue de plus en plus la force de la nationalité Sénégalaise aux yeux du monde...
Dakaractu.com

17/09/2017

LE DG DE AIR SENEGAL DEVOILE SON PLAN DE VOL

Philippe Bohn dresse son plan de vol

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Le nouveau patron de la compagnie Air Sénégal Sa, Philippe Bohn, compte nouer des partenariats stratégiques avec les institutions financières afin de se donner les moyens pour atteindre son objectif de hisser la boite au sommet du marché aérien africain.
On en sait davantage sur le processus de l’arrivée de Philippe Bohn aux commandes de la société Air Sénégal SA. C’est le « nouveau commandant de bord » himself qui file l’information à Jeune Afrique. Philippe Bohn a ainsi révélé que c’est le Président Macky Sall himself qui l’a convaincu au cours d’un échange téléphonique à l’issue duquel le nouveau patron de Air Sénégal SA ne pouvait continuer de refuser le challenge. En acceptant de rejoindre le Sénégal, Philippe Bohn révèle également qu’il a tourné le dos à une autre offre d’une autre compagnie africaine dont il n’a pas révélé le nom, encore moins les détails.
Selon le journal, Philippe Bohn a été surtout séduit par le défi industriel, celui consistant à partir de zéro pour faire de cette nouvelle compagnie qu’est Air Sénégal une success-story du ciel africain, à l’image d’Air Côte d’Ivoire, Asky Airlines ou Rwandair.
C’est ainsi que pour y arriver, il a dressé son plan de vol sur une durée de trois mois basé sur la fertilité, pour ne pas dire la virginité de la capitale sénégalaise au plan aéronautique. « Dakar est un hub géographique intéressant entouré de 1,3 milliard de gens à moins de six heures de vol. Compte tenu de la croissance démographique exponentielle de la sous-région, il y aura plus de monde à transporter » a indiqué Philippe Bohn.
Et sa première mission consistera à faire un bilan assez précis de l’existant et voir ce qui est faisable, en mettant d’abord en place le réseau de vente (ticketing) et en déterminant si Air Sénégal SA a les bons fournisseurs.
Philippe Bohn compte également jeter un coup d’œil sur le plan de développement élaboré par le cabinet Seabury, qui table sur une ouverture progressive aux moyen-et long-courriers pour, d’ici à dix ans, disposer d’une flotte de neuf avions, avec 22 destinations.
En plus des deux avions dont dispose la compagnie, le nouveau commandant de bord compte densifier la logistique avec trois autre Airbus à acquérir en leasing en 2018.
Etant entendu que les institutions financières restées longtemps très prudentes ont commencé à s’intéresser au secteur aérien, Philippe Bohn, malgré son assurance du soutien de l’Etat envisage de nouer un partenariat stratégique et financier solides avec elles.
reussirbusiness.com

AUGMENTATION DES RECETTES FISCALES

Augmentation de 44 milliards FCFA des recettes budgétaires de l’Etat au 2ème trimestre 2017

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Les recettes budgétaires de l’Etat du Sénégal ont connu une augmentation de 43,8 milliards FCFA (environ 70,080 millions de dollars) au deuxième trimestre 2017 comparé au trimestre précédent, a appris APA auprès de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
Ces recettes se sont établies à 1003,4 milliards FCFA contre 959,6 milliards FCFA au premier trimestre 2017, soit une progression de 4,6% en valeur relative.
Cette situation est liée au bon recouvrement de l’impôt sur les sociétés, des droits de douane et, dans une moindre mesure, de la TVA intérieure hors pétrole.
L’impôt sur les sociétés de 170 milliards FCFA et les droits de douane hors pétrole d’un montant de 234,2 milliards FCFA ont ainsi enregistré des hausses respectives de 9% et 18,7% alors que la TVA intérieure hors pétrole s’est confortée de 6,8% pour atteindre 129,8 milliards FCFA.
A l’inverse, les recettes sur le pétrole ont enregistré une baisse de 36,1 milliards FCFA, passant de 154,6 milliards FCFA au premier semestre 2016 à 118,6 milliards à fin juin 2017, en rapport avec la baisse de 58 milliards (moins 82%) de leur composante tirée du fonds de sécurisation de l’importation des produits pétroliers (FSIPP).
« Cette situation s’explique par les augmentations respectives de 30% et 3% du prix du baril de pétrole et du taux de change dollar/CFA dans un contexte de maintien de la stabilité des prix à la pompe », selon la DPEE.
Toutefois, la TVA à l’import sur le pétrole (40,7 milliards FCFA) a profité de l’accroissement du cours du baril, enregistrant une augmentation de 10,5 milliards.
MS/of/APA

DROIT D'ASILE DES HOMOSEXUELS

1839 homosexuels sénégalais obtiennent un droit d’asile en Belgique

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Selon des chiffres provenant du secrétariat d’État à l’Asile et aux Migrations, le nombre de Sénégalais ayant déposé une demande d’asile en Belgique depuis 2010, a atteint 3 280. Sur ce nombre, 1 839 Sénégalais ont reçu leurs titres de réfugié après avoir été reconnus comme homosexuels.
Et sur ces 1 839 « goorjigeen » sénégalais, 327 sont des femmes reconnues lesbiennes. Selon la source belge qui relate l’information, le «Sénégal n’est pas sûr» dans la liberté sexuele.
Raison pour laquelle l’Etat belge accorde cette protection aux homos Sénégalais.
L’info filée par le site wabitimrew.net et reprise par le pop, précise que pour être reconnu comme homo, les candidats à l’asile « passent à la caisse » avant de recevoir une attestation de membre d’une des nombreuses associations de gays et de lesbiennes du Royaume qui leur permet de prouver d’abord leur état.
pointsenegal

16/09/2017

LE SENEGAL GAGNE LA PETITE FINALE

Afrobasket 2017 : Les Lions du Sénégal remportent la médaille de bronze

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Le Sénégal a remporté samedi la médaille de bronze de l’Afrobasket 2017, en battant le Maroc sur la marque de 73 à 62 points. Les Lions terminent ainsi à la troisième place du tournoi co-organisé par le Sénégal et la Tunisie. Les coéquipiers de Malèye Ndoye ont réalisé un parcours sans-faute à domicile, en gagnant tous leurs matchs, avant de buter (71-76) sur le Nigeria, champion en titre, dimanche en demi-finale.
APS/lesolei.sn

LES ENFANTS D'AVENIR

Appel à l'entraide et à la solidarité.

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Avec Mona Azède, nous réalisons un webdocumentaire sur le travail de l'association Xaleyi - Les enfants d'avenir !
Une jeune organisation qui favorise la scolarisation dans différentes région du Sénégal.
Elle apporte un soutien matériel et pédagogique à des écoles dans le besoin.
Ce webdocumentaire intéractif retracera le parcours de l’association, intitulé : Lumières sur Xaleyi.
Nous accompagnerons les membres fondateurs de l'association lors de l'opération rentrée et nous les suivront durant la distribution des fournitures qui se déroulera en octobre dans différentes régions du Sénégal.
Le tournage de ce webdocumentaire nécessite un matériel audiovisuel de qualité, c’est pourquoi nous avons décidé de mettre en ligne une cagnotte sur le site de crowdfunding « Ulule ». ⚠️ L'argent récolté servira uniquement à financer le matériel audiovisuel puisque nous finançons nous même notre voyage.
Si notre projet vous intéresse je vous invite à le partager au maximum autours de vous.
Pour soutenir le projet et en savoir plus c'est ici : https://fr.ulule.com/lumieres-sur-xaleyi/
N'hésitez pas à suivre l'association ici
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Sxna Panda Baldé

LES AVIONS D'AIR SENEGAL

Les avions qui constitueront la flotte de la nouvelle compagnie Air Sénégal

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Le constructeur franco-italien ATR a dévoilé le mercredi 13 septembre, les images du premier des deux ATR qui constitueront la flotte de la nouvelle compagnie Air Sénégal.
Tout juste sorti de la chaîne d’assemblage de Toulouse-Blagnac en France, l’avion ATR72-600 épouse les couleurs du drapeau sénégalais.
L’Etat du Sénégal a opté pour un décollage modeste et progressif de la compagnie nationale : deux ATR72-600 sont prévus pour le lancement des opérations le 07 décembre prochain.
A en croire, le constructeur franco-italien, Air Sénégal prendra possession de ces deux avions d’ici le mois de novembre 2017.
Equipés des moteurs Pratt & Whitney 127M, les deux ATR72-600 ont une capacité de 68 sièges modulable à 78.
Pour rappel, c’est le 17 juin à Paris, en marge du sommet du Bourget qu’Air Sénégal SA et le constructeur ATR avait officialisé le contrat d’achat de deux ATR72-600. C’était en présence de Maïmouna NDOYE SECK, ministre sénégalais en charge des Transports aériens, et son homologue Elisabeth Borne, ministre française chargée des Transports.
MTADIA avec Newaero.info/dakaractu

LE SENEGAL S'INCLINE

Afrobasket 2017 : Le Sénégal perd devant les D-Tigers

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Les Lions du basket n’ont pas su confirmer après leur match au bilan mitigé face à l’Angola. Après ayant survolé les matchs de poule, les coéquipiers de Gorgui Sy Dieng n’ont pas pu relever leur niveau dans ces matchs déterminants.
Ils auront, durant toute la partie, essayer de revenir au score. Dès l’entame de la partie, les nigérians ont montré une facette plus conquérante. Le dunk explosif de Youssou Ndoye peu avant la pause ne s’est pas reflété sur le mental assez fébrile des Lions ce soir.
Un rythme absent, une défense mal organisée et un Gorgui Sy Dieng peu productifs, voici le piètre bilan des sénégalais du basket après cette rencontre. Le bloc d’équipe n’a pas été aussi compact que lors des premières sorties.
Le Nigéria dispose donc du Sénégal (76-71) et part retrouver la Tunisie pour une finale qui s’annonce déjà épique.
senenews.com

15/09/2017

LE DELTA DU SALOUM

A la découverte du Delta du Saloum, un pilier de l’économie touristique au Sénégal

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Le Delta du Saloum du Saloum est l’une des plus importantes zones touristiques au Sénégal. Cette région naturelle accueille chaque année de milliers de visiteurs venant du monde entier. Découvrez une zone dépaysante, très appréciée des amoureux de la nature.
Le Delta du Saloum est formé de trois bras principaux : le Saloum au nord (110km de long), le Bandiala au sud (18 km) et le Diombos entre les deux (30km). Ces fleuves sont entourés d’un ensemble très dense de chenaux d’eau salée, appelés bolongs. Ces derniers fractionnent les terres du Delta pour créer un dédale de plus de 200 îles recouvertes d’une végétation luxuriante de mangroves, palétuviers, baobabs et fromagers.
Le Delta abrite une grande biodiversité, en particulier une importante avifaune. Ainsi, l’île aux oiseaux, les îlots de l’océan, les vasières et les bancs de sable à l’entrée du Diombos et du Saloum font du Delta le troisième site d’importance ornithologique de l’Afrique de l’Ouest, après le Banc d’Arguin en Mauritanie, et le Djoudj, également au Sénégal, avec plus de 250 espèces d’oiseaux. L’île aux oiseaux représente le premier site mondial d’hibernation et de reproduction de la sterne royale, espèce menacée d’extinction dont le quart de la population mondiale vit dans le Delta.
La pêche est un des piliers de l’économie du Delta. Pratiquée de manière traditionnelle en pirogue, avec des filets, la pêche tout comme le ramassage de coquillages n’est pas seulement une ressource capitale pour les populations estuariennes du Saloum, mais elle permet également de protéger les forêts de mangroves qui assurent l’équilibre du système. En effet, c’est cette compréhension de la fragilité de l’écosystème de la mangrove et la capacité à développer des pratiques raisonnées et responsables d’exploitation des ressources qui constituent la force des communautés vivant dans le Delta.
La récolte des coquillages est principalement pratiquée par les femmes qui perpétuent ainsi une tradition bimillénaire. Elles contrôlent toute la filière, de la cueillette à la distribution, en passant par les différentes phases de transformation. Le lien étroit et fragile entre l’Homme et la nature est depuis toujours régi par des limites d’usage qui font partie de la culture de cette population estuarienne. Ainsi, l’interdiction totale, partielle ou temporaire d’exploiter certaines zones, ou encore l’accès réservé à des groupes définis permettent d’assurer la sauvegarde de la mangrove grâce à des savoir-faire précieusement conservés.
Ismael Kambel/Source@Unesco/nouvellesdedakar.com

LE SENEGAL EN DEMI FINALE

Le Sénégal se qualifie pour les 1/2 finales

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Le Sénégal a rejoint la Tunisie, le Maroc et le Nigeria en demi-finales de l’Afrobasket 2017 (8-16 septembre), après avoir battu (66-57) l’Angola, en quart de finale.
Les Lions seront opposés au Nigeria, champion entre titre, vendredi. L’autre demi-finale mettra aux prises le Maroc et la Tunisie.
La capitale tunisienne abrite les quarts de finale, les demi-finales et la finale de l’Afrobasket co-organisé avec le Sénégal.
lesoleil.sn

LE FRANC CFA

Le Sénégal aurait-il intérêt à avoir sa monnaie tout en maintenant le F CFA ?

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La mise en place d’une politique de développement endogène à résultante agro-industrielle massive est l’élément clé qui doit accompagner l’introduction d’une monnaie nationale afin de financer et transformer notre économie. La situation actuelle n’offre pas de perspectives. La BCEAO n’a pas d’influence sur les banques. La France n’a pas grand intérêt à perdre son levier sur les pays dans sa zone d’influence. L’Etat n’a pas d’argent. Les bailleurs financent au compte-goutte. Alors que nos artisans, industriels, agriculteurs ont de la capacité à produire pour nos consommateurs. C’est de cash dont notre économie a besoin. Cette marge de manœuvre, nous ne l’avons pas avec le CFA. Nous pouvons la créer avec responsabilité, en assurer la stabilité et la mettre au service de nos objectifs. Une monnaie nationale d’usage restreint, garantie par nos revenus pétroliers serait un levier d’opportunité pour le Sénégal. Notre monnaie nationale coexisterait avec le FCFA. Libre à tout le monde d’utiliser ce qui lui sied. C’est l’objet cette contribution.
Le débat sur le FCFA fait souvent l’objet de joutes opposées passionnées entre les tenants d’une ligne de souveraineté monétaire et ceux qui se réclament d’une ligne de pragmatisme monétaire rationnel. Cette bataille devrait laisser place à la discussion de solutions permettant tout à la fois de conserver la dynamique d’intégration CEDEAO, la stabilité de nos économies, la qualité des relations avec la France et surtout apporter les changements qui seront porteurs de mieux pour les citoyens. On ne doit quitter un bien que pour un mieux. La monnaie n’est qu’un instrument de l’économie. C’est donc les problèmes propres à cette économie qui doivent déterminer ses solutions spécifiques. Ce n’est pas tâche aisée puisque en matière de monnaie, lorsqu’un système est déjà établi, le statut quo domine. Le dénoncer urbi et orbi n’est pas suffisant, encore que cela participe à la sensibilisation. Il ne suffit pas de sortir du franc CFA pour sortir du sous-développement mais l’instrument monétaire mérite considération. Le débat économique sur la monnaie est là. L’angle de la souveraineté ne se discute pas. Elle s’assume. Il suffit que nos Etats en décident. C’est inévitable.
En attendant, le Sénégal pourrait adopter et émettre une monnaie nationale d’usage restreint. Le choix du Sénégal ne se fera pas contre la CEDEAO mais plutôt en accord avec les pays membres. Tous les pays ne veulent pas d’une monnaie nationale. Et tous ne peuvent soutenir une monnaie nationale. En principe, tant que ce n’est pas contraire aux objectifs économiques communs poursuivis, une telle option pourrait être négociée et admise par les pays membres. Cette monnaie nationale servirait pour payer tous les produits et services publics : Dette publique intérieure, Salaires des agents publics, impôts, marchés publics, bourses, subventions. Elle sera garantie par les devises des revenus qui viendront des hydrocarbures, avec une proportion qui sera au moins égale à 50% de ces revenus, si ce n’est 100%. Ces revenus pourraient atteindre 40000 milliards dans les 20 prochaines années. Elle ne sera pas convertible.
Vous ne pourrez pas aller dans une banque et demander qu’on vous la change en FCFA ou autre monnaie. Vous ne pourrez que l’utiliser dans une transaction commerciale ou financière ou alors la placer dans un compte en unités de cette monnaie nationale. Nul ne pourra la refuser. Ni banques, ni commerçants, ni particuliers. Elle aura un caractère libératoire et fiduciaire, elle sera acceptée par tous. Nul ne pourra la refuser. Elle aura cours légal partout au Sénégal.
Le Sénégal mettra en place une autorité chargée d’émettre cette monnaie en tenant compte de nos objectifs économiques, qui seront aussi en phase avec les critères de la CEDEAO. Son équivalence avec le CFA sera administrée par cette autorité monétaire avec un taux déterminé, administré, managé, variable. Nul ne pourra appliquer ou exiger un autre taux de calcul. Ce serait un délit d’usure réprimé par la loi. Naturellement, l’Etat n’a aucun intérêt à déséquilibrer son propre système économique et financier en menant une politique inflationniste. Son usage sera restreint.
Pour un pays comme le Sénégal, le contrôle de la politique monétaire ne sera pas compliqué. Il a besoin d’être encadré, structuré et clairement aligné sur nos objectifs de politique économique. Cet encadrement déterminera aussi les paramètres aux questions suivantes : A quel taux de change serait initialement fixée cette nouvelle monnaie par rapport au Franc CFA ? Serait-il fixé de manière fixe et permanente ou flottante au quotidien ou au besoin par l’autorité ? Son taux serait-il déterminé par l’Etat ou le marché financier ? Comment s’assurer que le marché noir ne va pas le pervertir ? Quelle seraient les mécanismes pour s’assurer qu’il n’y a pas d’inflation monétaire ? Comment coordonner la politique monétaire nationale par rapport à celle régionale de la BCEAO ? Ces réponses relèvent des techniques de gestion monétaire. Elles se posent pour toute monnaie. Il est donc inutile, dans le cadre de cette contribution d’en développer les mécanismes. Ils s’appliqueront simplement.
Partons de là pour illustrer les avantages d’un tel instrument monétaire sur la base des objectifs économiques suivants : Réduire l’extraversion excessive de notre économie, financer l’industrie nationale et la consommation endogène pour ces produits. Disposer d’une monnaie ne suffit pas atteindre pour ces objectifs. Mais, des lors que notre dispositif est en place, voilà ce que nous pourrons faire.
Les agents du service public seront payés avec cette monnaie. Les marchés publics seront aussi payés avec cette monnaie nationale. Les investissements publics seront financés avec cette monnaie. Le déploiement d’un plan d’agro industrialisation est consubstantiel à la proposition pour l’adoption d’une monnaie nationale.
L’Etat pourrait déterminer avec cette monnaie une enveloppe d’investissement de 15000 milliards (en ressources nouvelles, compte non tenu des ressources actuelles) pour les 7 prochaines années, pour financer l’agro-industrialisation.
Un montant équivalent issu des revenus pétroliers sera conservé en devises de réserves, assurant ainsi la confiance des populations pour cette monnaie.
L’investissement massif de 15 000 milliards ira vers la mise en place de plateformes de production sur l’ensemble du pays afin de faciliter le développement agro industriel, partout, sur l’ensemble du pays, et non dans quelques domaines choisis.
Les moteurs de production doivent être allumés sur tout le pays, dans chaque terroir. Chaque terroir a un potentiel de production. Ce qui leur manque c’est le financement. Cela aura l’avantage de favoriser la fixation des populations par les opportunités locales.
C’est cette dynamique dont nous avons besoin pour lancer une industrialisation portée non pas par quelques grandes entreprises, mais par des centaines et milliers d’unités, travaillant sur l’ensemble du pays, intégrées en chaines de valeurs.
Cette forme de dynamisme micro-industriel à l’échelle nationale va favoriser l’emploi, la redistribution des richesses et l’innovation. Les maillons faibles liés à l’approvisionnement, la logistique et les infrastructures seront comblées par l’Etat.
Les sociétés étrangères auront leur place dans ces chaines de valeurs, dans certains cas pour leur savoir-faire, dans d’autres pour la fourniture de matières premiers ou encore dans l’exploitation de plateformes techniques.
Si nous ne disposons pas d’un tel dispositif, il est facile de prévoir que les revenus gagnés de notre pétrole vont être réinjectés dans l’économie et ressortir du fait que notre consommation est extravertie. Le Cameroun, le Gabon, le Congo, l’Angola, l’Algérie, le Tchad et le Nigeria ont exactement vécu ce phénomène. Ces pays, qui ont des revenus pétroliers depuis près de 25 ans ont dépensé tous leurs revenus pour leurs consommations. Même si la gabegie des pouvoirs publics a joué un rôle dans cette situation, il est important de comprendre que ces pays n’avaient pas de dispositif pour éviter l’extraversion de leur économie et la sortie des revenus pétroliers qui s’en est suivie. Les pays de la CEMAC vont devoir maintenant passer par un plan d’ajustement structurel avec le FMI ou subir la dévaluation. Ce qui ne changera rien. Nous sommes déjà passés par là et nous pouvons nous retrouver en ajustement.
Le Sénégal est en position pour capitaliser sur toutes ces expériences et innover. Il bénéficie de stabilité politique, de fondamentaux économiques stables, d’une capacité de diversification de l’économie, d’une position géostratégique intéressante et de ressources nouvelles qui exigent autre chose que de les dépenser comme des ressources ordinaires. Le pétrole est une ressource stratégique, un levier dont les revenus peuvent soutenir une politique intelligente de développement industriel local.
Amadou Gueye/ Président de l’UNIS/dakaractu.com

MALICOUNDA BIS?

Africa 50 et la Senelec signent un accord de developpement conjoint

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Le fond Africa50 et la Société Nationale d’Electricité du Sénégal (Senelec) ont signé, mardi 12 septembre 2017 à Dakar, un accord de développement conjoint pour la construction d’une centrale thermique de 120 MW à Malicounda, dans la région de Thies (85 km au Nord de la capital sénégalaise).
Cette nouvelle centrale permettra à la société nationale d’électricité d’améliorer la production énergétique du Sénégal.
Le coût estimatif de l’ouvrage est compris entre 120 et 130 millions de dollars. La livraison est attendue en 2018. Africa 50 contribuera à hauteur de 30% dans le financement du projet et la Senelec supportera 10 à 15% du coût.
Selon le Directeur général de la Senelec, Mouhamadou Makhtar Cissé, cet accord de développement permet, en relation avec Africa 50, de développer ensemble, la plus grande centrale au Sénégal.
Sur la base d’un appel d’offres, le Directeur de la Senelec a révélé que le meilleur candidat qui sera retenu injectera 120 mégawats supplémentaires dans le réseau de la Senelec.
Le partenaire privé qui va investir va supporter la totalité de l’investissement et signer une convention avec la Senelec pour l’achat d’énergie. Le projet apportera beaucoup plus de capacité et de disponibilité à la Senelec.
Ndeye Magatte Kebe/financialafrik.com

13/09/2017

ÇA ROULE DANS LE SALOUM

ESCAPADE DANS LE SALOUM

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Retrouver Pierre Diouf des "Aventuriers du Saloum" une nouvelle fois dans un reportage télé. C'est ce samedi 16 septembre sur TV5MONDE dans l'émission "çà Roule" à 13h (heure GMT) en compagnie de Juliette Ba.
ÇA ROULE !
Découverte, rencontre, aventure... "Ça roule !", c'est l'actualité automobile du continent africain. Sur les routes et les pistes africaines, Juliette Ba prend le volant et va à la rencontre de personnages hauts en couleurs qui entretiennent un lien particulier avec le monde de l'automobile.
Juliette poursuit son escapade au Sénégal, dans le delta du Sine Saloum, une région naturelle qui compte une vingtaine d´îles. Depuis le village de Fambine, en compagnie d'un guide très connu dans la région, Pierre Diouf, elle embarque à bord de pirogues peintes. Autrefois exclusivement utilisées pour la pêche, ces embarcations permettent désormais aux touristes de visiter le delta. À bord d'une vieille Peugeot 405, "la voiture de l´Afrique", elle se rend au marché aux poissons de Djifer, avant d´enfourcher un quad pour se balader en forêt.
TV5MONDE/lads

PLUS D'ELECTRICITE

Hausse de 5,2% de la production d’énergie au deuxième trimestre 2017

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La production d’énergie du Sénégal a enregistrée une progression de 5,2%, en variation trimestrielle, au deuxième trimestre 2017, a appris lundi APA auprès de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
[Img : Sénégal : Hausse de 5,2% de la production d’énergie au deuxième trimestre 2017]
« En particulier, ajoute cette structure, les ventes d’électricité se sont accrues de 6,1% sur la période, passant de 687,6 à 729,3 gigawatt/h, face à l’accroissement de la demande des ménages (la clientèle a augmenté de 2,8%), d’une part, et à la bonne tenue de l’activité économique, d’autre part ».
Les ventes de basse tension et de moyenne tension ont respectivement augmenté de 8,2% et 5,5%, sur la période. Parallèlement les capacités d’offre d’électricité se sont renforcées de 20 mégawatts, suite à la mise en service de la centrale solaire de Sinthiou Mékhé (90 km au Sud de Dakar).
En cumul sur le premier semestre 2017, la production d’énergie s’est renforcée de 6%, comparativement à la même période un an auparavant, en liaison, principalement, avec l’accroissement des ventes d’électricité (plus 6,8%).
Celle de basse et de moyenne tension se sont respectivement confortées de 7,5% et 9,7% sur la période, à la faveur d’une augmentation de la demande.
Cette dernière a été largement satisfaite, grâce, en particulier, à la mise en service de trois nouvelles centrales solaires à Bokhol (Nord) avec 25 mégawatts, Malikounda (80km de Dakar) avec 25 Mégawatts et Sinthiou Mékhé (20 mégawatts).
MS/od/APA

10/09/2017

BON DEPART A L'AFROBASKET

Afrobasket Masculin 2017 : 3e victoire consécutive du Sénégal face au Mozambique (80-49)

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L’équipe du Sénégal, déjà qualifiée en quart de finale de l’Afrobasket 2017, s’est imposée ce dimanche, face au Mozambique (80-49), en match comptant pour la troisième journée de la phase de poules de l’Afrobasket masculin. A la mi-temps, elle menait son adversaire de 20 points (38 – 18).
Le Sénégal est logé dans la poule D qu’il partage avec l’Afrique du Sud, l’Egypte et le Mozambique.
En match de première journée, vendredi, la bande à Gorgui Sy Dieng a battu les Sud-africains avec un score fleuve (83-44). Hier, samedi, elle a réédité le même coup contre l’Egypte (87-52), devenant ainsi première de sa poule.
Yamar/galsen221.com

ndlr: Les filles se sont inclinées en finale de l'afrobasket féminin

ENCORE UN NOUVEAU MINISTRE DU TOURISME

Mame Mbaye Niang ministre du Tourisme : L'observatoire pour le développement du secteur approuve

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L’ancien ministre de la jeunesse Mame Mbaye Niang, a été porté à la tête du Département du Tourisme. Un secteur à fort enjeu. Cependant le profil de ce dernier semble plaire à l’Observatoire National pour le Développement du Tourisme au Sénégal (ONDTS), qui salue cette nomination mais aussi fait remarquer, que le ministère du tourisme est le plus instable de tous les ministères, et souhaite cette fois- ci, que le nouveau ministre puisse rester aussi longtemps que cela est nécessaire pour la bonne conduite des projets et des politiques touristiques.
Cependant, l’ONDTS dit déplorer le recul du tourisme dans l’ordre protocolaire et le manque de contenus du ministère du tourisme qui aurait du être associé à la fois, à la culture et aux transports aériens. « La place du tourisme, deuxième pilier de notre économie, se trouve aux cinq premiers rangs par ordre prioritaire et protocolaire. Un grand ministère qui devrait inclure le tourisme, la culture et les transports aériens pour prendre en charge les défis du secteur du tourisme » conclut leur note.
Dakaractu
Cadre de l’aviation civile, Mame Mbaye Niang a précédemment été président du Conseil de surveillance de la Haute autorité de l’aéroport Léopold Sédar Senghor, puis président du Conseil d’administration de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) avant de devenir ministre de la Jeunesse et de l’Emploi. Il est titulaire d’un baccalauréat D (équivalent du baccalauréat scientifique) obtenu au lycée Jean de la Fontaine en 1998. Ce qui lui ouvre les portes du département des Sciences physiques de l’Université Cheikh Anta Diop. Par la suite, il intègre l’Ecole africaine de la météorologie et de l’aviation civile où il a eu son diplôme de Contrôleur de la navigation aérienne en 2004. Trois ans plus tard, en 2007, il décroche son diplôme d’ingénieur technologue à l’Institut africain de management. Figure de proue de la Convergence des jeunesses républicaines, il se distingue par ses prises de position dans la défense des intérêts de son parti et de son mentor, le président de la République, Macky Sall. Il signe sa première entrée dans le gouvernement du Sénégal en tant que ministre de la Jeunesse. Après deux ans passés à la tête de ce département, il a été propulsé ministre du Tourisme érigé en ministère plein.
lesoleil.sn
Séparation du Tourisme et des Transports aériens : Des acteurs relèvent un manque d'inspiration
Le Président Macky Sall ne semble pas avoir été très inspiré en séparant le Tourisme des Transports aériens dans le nouveau gouvernement. Selon Mamadou Diallo, l’opérateur touristique et consultant en tourisme pense que les deux secteurs ne devraient pas être séparés.
« Les acteurs du Tourisme ont toujours appelé de tous leurs vœux à la fusion du département des transports aériens et du tourisme car il y a un fort lien entre ces deux activités. Si vous prenez un package touristique, vous avez dans la structure tarifaire ; de ce package tarifaire qui est proposé aux touristes pour venir au Sénégal plus de 50% sont représentés par le coût de l’aérien », a-t-il expliqué.
A l’en croire, les acteurs avaient pensé que « par souci d’efficacité, dans les prises de décision et même dans la partie opérationnelle, il était de bon aloi que le tourisme et le transport aérien soient fusionnés ».
« Ce qui avait été fait. Mais, voilà que lors du dernier remaniement, nous apprenons avec beaucoup de surprises, la déconnexion du Tourisme des transports aériens », regrette-t-il.
Et de soutenir qu’en attendant de connaitre les termes de le lettre de mission du ministre du Tourisme, les acteurs restent persuadés que « cette décision n’est pas bonne dans la mesure où il y a des projets assez structurants pour le Tourisme et importants également pour porter la croissance du secteur de l’industrie du tourisme, à savoir la création de la compagnie de Air Sénégal, l’ouverture de l’aéroport de Diass ».
Car, tous ces éléments combinés devraient permettre à un département fort comme le Tourisme et le transport aérien, d’être un département à fort potentiel de création d’emplois, porteur également de croissance.
leral.net
ndlr: Maimouna Ndoye Seck reste donc ministre du transport aérien...

09/09/2017

LES BITIKS DE DIASS

AIBD : Lagardère France International pour gérer les boutiques de l’aéroport

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La gestion des boutiques de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) est confiée à Lagardère travel retail (http://www.lagardere-tr.com/fr/index.php). Il s’agit d’une multinationale française spécialisée dans le commerce en zone de transport.
Le contrat durera dix ans. Il a été attribué par la société d’exploitation de l’aéroport, le consortium Summa-Limak-Aibd Sa. Qui justifie son choix, porté sur le groupe français, pour le souci de «fournir (aux) passagers une offre large et variée».
DIOP Mamadou/Libération

COURS DE DANSE A SALY PORTUDAL

A partir de ce lundi 11 septembre: NOUVEAU cours de DANSE CLASSIQUE pour enfants et adolescents au Padel Sénégal de Saly, à côté de l'école française Jacques Prévert.

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Inscriptions dès 17h
Cours enfants de 17h30 à 18h30 - Cours ados de 18h30 à 19h30
La seule école de danse à Saly avec Magali Mazzella!
Découvrez les atelier enfants danse moderne jazz et classique pour vos enfants et ados!
Apprendre les bases de la danse moderne et/ou classique, c'est en plus de la technique, découvrir le rythme, l'espace, acquérir souplesse, agilité, équilibre, bonne posture et coordonner la respiration pour donner aux mouvements aisance et harmonie. Le but est de permettre aux enfants d'intégrer tous les éléments fondamentaux de la danse, pour s'orienter ensuite vers des styles, des feelings différents propres à différentes techniques : Danse Contemporaine, Jazz ou Classique. 3 classes: les tout petits de maternelle, les 6-7 ans et les pré-ados principalement.
Infos: 77 383 32 71
mail: magali.mazzella34@gmail.com
www.magali-mazzella.com

08/09/2017

LE NOUVEAU GOUVERNEMENT

Décret 2017 - 1533 du 07 septembre 2017 portant nomination du nouveau Gouvernement de la République du Sénégal.

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-Augustin Tine - Ministre des Forces Armées
-Sidiki Kaba - Ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l'Extérieur
-Aly Ngouille Ndiaye - Ministre de l'Intérieur
-Ismaila Madior Fall - Garde des Sceaux, Ministre de la Justice
-Abdoulaye Daouda Diallo - Ministre des Infrastructures, des Transports Terrestres et du Desenclavement
-Amadou Ba - Ministre de l'Economie des Finances et du Plan
-Mansour Faye - Ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement
-Diene Farba Sarr - Ministre du Renouveau Urbain, de l'Habitat et du Cadre de Vie
-Mariama Sarr - Ministre de la Fonction Publiquen de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du Service Publique.
-Papa Abdoulaye Seck - Ministre de l'Agriculture et de l'Equipement Rural
-Masour Elimane Kane - Ministre du Pétrole et des Energies
-Abdoulaye Diouf Sarr - Ministre de la Santé et de l'Action Sociale
-Ndeye Saly Diop Dieng - Ministre de la Femme, de la Famille et du Genre
-Serigne Mbaye Thiam - Ministre de l'Education Nationale
-Mary Teuw Niane - Ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et des Innovations
-Alioune Sarr - Ministre du Commerce, de la Consommation, du Secteur Informel et des PME
-Aminata Mbengue Ndiaye - Ministre de l'Elevage et des Productions Animales
-Mamadou Talla - Ministre de la Formation Professionnelle, de l'Apprentissage et de l'Artisanat
-Oumar Gueye - Ministre de la Pêche et de l'Economie Maritime
-Yaya Abdoul Kane - Ministre de la Gouvernance Territoriale, du Développement et de l'Aménagement du territoriale
-Moustapha Diop - Ministre de l'Industrie et des PMI
-Mbagnick Ndiaye - Ministre de l'Integration Africaine, du NEPAD et de la Francophonie
-Matar Ba - Ministre des Sports
-Samba Sy - Ministre du Travail, du Dialogue Social, des Organisations Professionnelles, des Relations avec les Institutions
-Abdou Latif Coulibaly - Ministre de Culture
-Khoudia Mbaye - Ministre de la Promotion des Investissements, du Partenariat et du Développement des Téléservices de l'Etat.
-Abdoulaye Bibi Balde - Ministre de la Communication, des Telecommunications, des Postes et de l'Economie Numérique
-Maimouna Ndoye Seck - Ministre des Transports Aeriens et des Infrastructures Aéroportuaires
-Mame Mbaye Niang - Ministre du Tourisme
-Aissatou Sophie Gladima - Ministre des Mines et de la Géologie
-Mame Thierno Dieng - Ministre de l'Environnement et du Développement Durable
-Pape Gorgui Ndong - Ministre de la Jeunesse, de la Construction Citoyenne et de la Promotion du Volontariat
-Aminata Angelique Manga - Ministre de l'Economie, de la Solidarité et de la Microfinance
-Abdoulaye Diop - Ministre de l'Emploi, de l'Insertion Professionnelle et de l'Intensification de la Main-d'oeuvre.
-Ndèye Ramatoulaye Gueye Diop - Ministre de la Bonne Gouvernance et de la Protection de l'Enfance
-Souleymane Jules Diop - Ministre délégué auprès du Premier Ministre chargé du suivi du PUDC
-Birima Mangara - Ministre délégué auprès du Ministre de l'Economie des Finances et du Plan chargé du Budget
-Abdou Ndéné Sall - Ministre délégué auprès du Ministre des Infrastructures, des Transports Terrestres et du Desenclavement chargé du Développement du Réseau Ferroviaire
-Moustapha Lo Diatta - Ministre délégué auprès du Ministre de l'Agriculture et de l'Equipement Rural chargé de l'Accompagnement, de la Mutualisation et des Organisations Paysannes

07/09/2017

HISTORIQUE

Les Sénégalaises font moins d’enfants

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Historique ! Les Sénégalaises font moins d’enfants que par le passé. «C’est la première fois au Sénégal que nous descendons de la barre de la moyenne de 5 enfants par femme en âge de procréer», révèle Aboubacar Sadikh Bèye, le directeur de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, lors de la publication des résultats de l’Enquête démographique continue 2016. D’après cette étude, les femmes de 15 à 49 ans font en moyenne 4,7 enfants. Une baisse de fécondité qui survient pour la première fois depuis 10 ans.
Voxpopuli - Seneweb.com

A REGARDER

Voici quelques semaines, une étudiante de Dakar nous demandait de diffuser un questionnaire convivial afin de boucler son mémoire.
Aujourd'hui, un petit film a vu le jour, cerise sur le gâteau de ce mémoire. Je laisse Yakiné vous en parler:

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"Cette année, je me suis lancée un pari fou: donner davantage envie au monde de connaitre et découvrir mon pays. Un pari osé et absolument hors norme. Au sens propre comme figuré, ce pari fut fou. J'ai imaginé, écrit et voulu réaliser un film. Dans ma tête, j'avais mon scénario parfait, le bon fil conducteur et une mise en scène topissime. J'ai rêvé, j'ai, donc, voulu réaliser...Petit bémol: je ne pouvais travailler seule. Oui en effet, pour mener à bien mon projet, je me devais, maintenant, de trouver des personnes qui pouvaient croire en moi, en mes capacités, mon envie de bien faire et ma hargne de vouloir relever des défis. Des personnes qui allaient accepter de me suivre dans ma folie et surtout faire du volontariat.

Qui? mais, diantre qui? Qui pour accepter donner un coup de pouce pour la réalisation de mon mémoire sans rémunération aucune ? Accepter de travailler avec moi dans des conditions...-Bon, il n'ya vraiment pas honte de le dire- précaires et des moyens minimes? J'ai ciblé des personnes, osé leur faire part de mon projet et solliciter leur aide. A la place d'un oui, leur réponse était "on commence quand?". Ils se sont emparés du projet, m'ont aidée, guidée et assistée. Mathilde Corberand, CheikhDoudou Mbaye et toute sa famille pour les rôles, Flavio Stz, pour la camera, Pape Seck et Dolimotion pour le montage, Khàdijatoù Tall et Mamadou Mamadou Ba pour les costumes... L'équipe parfaite pour abattre un travail excellent. Je suis fière du travail accompli. Merci d'avoir voulu donner envie, d'avoir voulu partager des émotions et surtout d'y avoir cru..."
Le film est visible sur: https://web.facebook.com/mamanyakine.ndiaye/videos/689393...

06/09/2017

UN ETE SUR LE LITTORAL…MBOUR, MBALLING, DOMAINE DE NIANING…

QUE FAIRE DES ZONES VERTES DE LA PETITE COTE ?

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Sur toute la petite côte, le tourisme se meurt. De la station de Saly au village très vert de Nianing, avec son domaine, les petits espaces verts semblent à l’abandon depuis que la fréquentation des touristes, résultant de la fermeture du Club Aldiana et du Domaine de Nianing, s’est faite de plus en plus rare. Dans une ville sans reflets ni symbole, Mbour pour ne pas la nommer, rien ne ressemble plus à cette zone prometteuse des années 1960 que le régime du président Senghor avait choisie comme le pôle futur du développement du tourisme de masse et de week-end au Sénégal. Dans cette ambiance morose, où tout s’en va, comme dans la chanson, il est devenu presque hypothétique de sauver ce qui reste des quelques poches vertes de la zone, à commencer par la rivière Mballing, le Tiamassas au cœur du Club Aldiana et encore moins dans le merveilleux site du Domaine de Nianing aujourd’hui en attente de réouverture.
Le Mballing, ce n’est pas le nom donné à un bar ou un restaurant d’un petit coin d’une cité, mais plutôt, à une belle petite rivière située au sud d’une ville qui marque la frontière entre ce qu’on peut appeler la zone utile et le reste du pays. Le Mballing est comme une frontière naturelle qui marque l’amorce de ce qu’on peut appeler en direction des îles du Saloum, les régions vertes du Sénégal. A la lisière de la ville et au cœur d’une zone de verdure dont l’autre frontière naturelle mène à l’océan atlantique, Mbour et son territoire n’ont jamais eu l’ambition de placer cette rivière naturelle au centre des plans d’urbanisme. Or, zone de la petite pêche au cours des années 50-60, le Mballing a toujours permis aux petits exploitants de tirer de ses eaux, quelques espèces rares de crustacés, de mollusques et poissons d’eau douce, comme le mulet, le tilapia, le crabe, le mâchoiron etc.
Aujourd’hui, cernée de toute part par l’immense anarchie urbaine qu’on confond encore à tort à une vraie ville, la petite voie d’eau, qui aurait influencé le tracé touristique de la ville, ne semble avoir aucun avenir. Sur les berges, les arbustes qui servaient de frontières, ont presque tous disparu. Côté est, la rivière qui s’étire vers les villages de Mbandi et le reste de la zone, n’est qu’une mince ligne d’eau sans aucun confort pour ce qui est des aménagements. Enorme gâchis ; car les enfants des années 60 se rappellent encore tous ces Européens (assistants techniques venant de Dakar et de la ville de Thiès et profitant d’un week-end). On y voyait aussi des Sénégalais et des Africains affectés à Dakar et dans certaines villes et qui, en quête d’endroits exotiques, y arrivaient le vendredi soir, pour dormir dans l’enceinte de l’ex. Orstom ou du service du centre des Grandes endémies balayé par la brise marine et les alizés à longueur de journée.
Tous profitaient le jour venu, de la petite pêche, du ski nautique, de promenade en canoë tractée par des voitures. La belle époque. Le temps est passé et le Mballing n’est plus que l’ombre de lui-même sans aucune perspective ; sans voie intéressante ; mais plus grave sans aucune connexion avec la ville dont il est le centre respiratoire de par sa végétation marquée par quelques arbres de la savane africaine dont les baobabs, le cailcedrat, le jujubier, le figuier ou encore la belle petite forêt de mangrove encore debout du côté ouest du site en allant vers l’océan atlantique. Un manque d’imaginaire et de vision pour un leadership municipal mieux pensé. Pendant que le site est peuplé de quelques populations installées ici, il y a peu par des autorités sans projet, le site est aussi sous la menace des déchets solides (carcasses d’animaux, pots et matériaux divers), mais aussi liquides avec les rejets divers et non traités de toutes les saletés d’une ville qui a nul doute atteint depuis des années, un niveau de saturation pour le moins inquiétant. Une véritable zone de paradoxes ; voilà à quoi ressemble ce territoire au moment où l’Etat a choisi d’investir plus de deux milliards de dollars, dans la construction et l’aménagement de la nouvelle ville de Diamniadio Lake City.
Pendant que l’aménagement de ces berges aurait pu donner une véritable carte de fraîcheur à la ville, le regard des autorités n’a été orienté qu’en direction du projet-phare de Diamniadio ; ce qui n’est pas mauvais si cela permet à toute une région de profiter de tous les avantages et les effets induits d’un tel pari. L’Ird, African Institute for Mathematical Science (Aims-Nei) dans le cadre du projet « The Next Einstein Initiative », rien que ces deux entités auraient pu permettre à la ville et à cet environnement, de faire profiter de la ville de plus de visibilité dans l’aménagement des grandes agglomérations du monde. Neil Turok, l’éminent chercheur d’origine sud-africaine devenu canadien et Directeur du Perimeter Institute for Theoretical Physics de Waterloo, dans les environs de Toronto au Canada, avait porté avec ses partenaires son choix sur le site de Mbour, pour son calme, la beauté des paysages et encore. Aujourd’hui encore, Mbour n’en a rien tiré ; les élus n’y font même pas référence encore moins les populations. Comment relancer le tourisme dans ces conditions. Au niveau de l’Ird, l’on craint d’ailleurs que cette partie qui jouxte l’océan ne soit intégrée dans la propension des autorités départementales, municipales et rurales au partage des terres dont les politiciens de cette partie du pays se sont faits « experts » en donnant le sol à ceux qui leur permettront de remplir leurs poches le plus rapidement possible.
Une ville triste sans symboles
Le développement de la région ou de la ville ne se fera pas sur ces bases ; car au-delà de tout, même si avec la pêche, Mbour ne manque pas d’atouts, les solutions de remise en vie des espaces laissés pour compte comme Mballing ne sont jamais venues. Les carences de l’équipe municipale actuelle, sont si flagrantes que le président de la République devrait regarder un peu la manière dont cette municipalité qui revendique à tort ou à raison, un budget de deux milliards de Fcfa, est gérée. La jeunesse mbouroise comme tous les passionnés de gestion urbaine se posent la question devant l’ampleur d’une telle anarchie au cœur d’une ville en vie. L’absence de solutions tentées ici et là pose aussi la question de la gestion correcte des fonds qu’on collecte tous les jours pour faire fonctionner les services de la cité. Ces derniers jours, des tas d’immondices ont été jetés par les populations sur les grandes artères de la ville. Et pendant quatre ou cinq jours aucun camion n’est passé pour le ramassage. Les populations interpellées, avouent qu’elles sont lassées d’attendre. « Nous avons l’habitude et nous jetons tout cela au milieu de la rue… »
Pendant que les uns s’intéressent un peu à ce qui se fait du côté de la petite bourgade touristique, mais devenue « désertique » de Saly, d’autres se posent des questions sur la capacité du maire actuel, M. Fallou Sylla à faire face à la fois, à l’anarchie, à l’encombrement humain, aux énormes problèmes de la circulation et des transports dans la ville, aux inondations dans toutes les rues. Même si on peut se glorifier pour la première fois, depuis les indépendances, de voir dans la cité, des bus affectés au transport public, l’on se demande dans quelles voies du centre-ville, ces engins vont passer tant l’anarchie reste une équation majeure à Mbour. Pour aller vers les bourgs limitrophes comme Warang ou Nianing, les bus restent des moyens de transports bien modernes et peu chers, mais en ville, pour ce qu’il en reste, il n’y a pas de voies. Le centre de Mbour n’a plus de routes bitumées. Alors de là à revendiquer pour la forme, un budget de deux milliards de Fcfa, les populations se demandent de qui on se moque. Et ne parlez pas d’assainissement dans ce contexte.
LA LOI DE CONSERVATION LITTORALE EN QUELQUES LIGNES
Pour définir pour le lecteur le contenu de cette loi dont on a parlé en France depuis le milieu des années 1970, il faut signaler que la loi « littoral » détermine les conditions d’utilisation et de mise en valeur des espaces terrestres, maritimes et lacustres. Elle s’applique aux communes riveraines des océans, mers, étangs salés et plans d’eau naturel ou artificiel de plus de 1000 hectares.
Cette loi est une loi d’aménagement et d’urbanisme qui a pour but :
- la protection des équilibres biologiques et écologiques, la préservation des sites, des paysages et du patrimoine culturel et naturel du littoral
- la préservation et le développement des activités économiques liées à la proximité de l’eau
- la mise en œuvre d’un effort de recherche et d’innovation portant sur les particularités et les ressources du littoral. Différents dispositifs de la loi participent à la protection du patrimoine et des paysages :
- Maîtrise de l’urbanisme : extension en continuité ou en hameau nouveau intégré à l’environnement, mais limitée par la création de coupures d’urbanisation et dans les espaces proches du rivage ; non constructibilité dans la bande littorale des 100 mètres (calculé à compter de la limite haute du rivage).
- Protection stricte des espaces et des milieux naturels les plus caractéristiques du patrimoine naturel et culturel du littoral.
- Elaboration de schémas de mise en valeur de la mer (Smvm).
Création en 1975, par l’Etat, du Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres, pour mener une politique foncière de sauvegarde de l’espace littoral. Après acquisition, le conservatoire sous-traite (aux communes ou à d’autres structures) la gestion de l’espace. La loi n° 86-2 du 3 janvier 1986 relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral, dite loi « littoral », pose les principes de protection et de mise en valeur des espaces littoraux, des mers et grands lacs intérieurs, qui présentent des enjeux majeurs de protection de la nature et de maîtrise du développement, pour la France métropolitaine et l’outre-mer.Cette loi a créé des institutions et outils d’intervention spécifiques pour mettre en œuvre, de façon partenariale, une politique particulière d’aménagement et de protection. Il s’agit du Conseil national de la mer et des littoraux, associant élus et partenaires socioprofessionnels, et du Conservatoire de l'Espace Littoral et des Rivages Lacustres. La loi « littoral » s’applique à toutes les communes riveraines des mers, océans et plans d’eau intérieurs de plus de mille hectares, soit plus de 1 200 communes françaises. Au Sénégal, le projet d’une loi sur la gestion du littoral soulevée un moment par le président Abdoulaye Wade n’a pas encore vu le jour. Cela avait nul doute commencé avec le projet d’autorité de gestion de la corniche, mais il semble que la question mérite nul doute une attention particulière de la part des autorités, au moment où des projets d’exploitation des hydrocarbures (pétrole) au niveau des côtes, sont annoncés par le Président Macky Sall et de son gouvernement.
TOURISME, URBANISATION ET GESTION LITTORALE : Où sont les schémas d’aménagement ?
Adossée à l’océan, la ville de Mbour a tiré quels avantages de cette position ? Agglomération d’avenir au cœur d’un grand vide urbain au début des indépendances, Mbour et tout son environnement immédiat, ont longtemps été perçues comme l’un des pôles vivants de la nouvelle urbanisation sénégalaise. Entre le commerce, la pêche de gros, la pêche sportive, le tourisme, l’agriculture, la culture, la croissance démographique un moment contrôlée malgré l’exode rural venant des villages et des petites communes toutes proches comme Joal, Thiadiaye, jusqu’à Fatick et les îles du Saloum, l’agglomération a connu une forte croissance de ses activités économiques jusqu’à la fin des années 1980.
Mais, qu’est-ce que tout cela signifie quand le territoire en lui-même n’a fait l’objet d’aucune étude de projet d’envergure ? Vue comme un avantage, sa situation sur le littoral n’aura été qu’un simple prétexte pour le rendre encore plus anarchique et plus laid dans le panorama des villes sénégalaises. Au cœur de ce domaine naguère très agréable à vivre sont en train de se superposer des poches de pauvreté aggravée par le manque de perspectives au niveau municipal, urbain et au sein des gros villages environnants.
Soumise aux aléas du temps, la ville souffre d’absence de véritables aires de récréation. Et dans ces conditions, il est quasiment impossible d’attirer du monde, venant de l’étranger, les touristes d’abord et les Sénégalais férus de week-end qui cherchent à changer d’air. Autre chose qui s’ajoute à cette nouvelle faille, l’absence de projets urbains d’envergure. Pendant que Saly qui aurait dû être un quartier résidentiel dans la ville comme Beverly Hills à côté de la ville de Los Angeles, l’Etat a ajouté au cafouillage en faisant de ces aires de repos, des communes à part, sans envergure qui attirent tous les badauds qui n’ont rien à faire dans la vieille ville. Et, pourtant, l’exemple de grandes agglomérations comme Rio de Janeiro devrait pouvoir inspirer les décideurs avec Copacabana et sa baie, qui créent une ligne de séparation entre le vieux Rio, et ses grandes avenues du centre et le nouveau Rio autour de la voie qui mène à Ipanema, Leblon etc. Mais, dans quelles directions sont partis les maires du Sénégal pour comprendre et initier de tels schémas ?
AU CŒUR D’UN MARASME ECONOMIQUE SANS NOM : Une cité du monde qui ne se visite plus
Plus loin de la ville à une distance d’environ 10 kilomètres se trouve une autre petite merveille que les urbanistes de la ville, comme les élus, n’ont jamais intégrée dans leur plan : le domaine forestier et de faune de Nianing. Hôtel et parc en même temps, ce domaine qui ressemble à bien des égards aux hôtels d’Afrique centrale et de l’est (Ouganda, Kenya, Tanzanie), est un territoire bien spécial. Son initiateur a montré la voie depuis très longtemps, en laissant grandir et fleurir tous les arbres, les fleurs introduites ou trouvées sur place prospérer au fil des années. Apo, c’est son nom, ne savait pas qu’en mourant un jour, son domaine, ne lui survivrait pas.
L’on a évoqué l’épidémie d’Ebola pour expliquer la situation qui a conduit à sa fermeture, mais, il s’est passé autre chose sans doute. Préposée à la succession de son ex.mari, Madame Apo, de guerre lasse, n’a pas pu continuer à supporter les énormes charges qui pesaient sur ses épaules quand le tourisme sur la Petite côte a amorcé sa descente aux enfers. La clé sous le paillasson, c’était la seule chose à faire, quand vous ne pouvez même compter sur une vingtaine de clients par semaine. La suite de l’histoire est connue. Et face à un tel désastre, ni l’Etat, ni la ville ou le département n’ont eu l’idée de renflouer les caisses et sauver ce qui pouvait l’être. Les têtes sont ailleurs. A commencer par celle du maire impuissant et sans aucun génie, mais encore du président de la République préoccupé à toutes les formes d’urgences dans un pays où les priorités n’ont même plus de nom. Et dans ce contexte, Mbour et ses espaces de verdures, ne peuvent être une priorité.
Construction culturelle et élément majeur de l’écosystème urbain, Mballing et le domaine auraient dû être comme à Rio, les centres névralgiques de la relance du projet de ville dans l’agglomération mbouroise. Mais dans cette longue liste d’une ville pauvre qui ne reflète aucune forme de beauté dans un monde plus intelligent où le visuel a pris sans doute un grand pas sur le reste, l’absence des arts dans la cité est aussi un problème sérieux. Le terme paysage est propre aux pratiques artistiques et remonte à la fin du XVe siècle. L’origine du mot est controversée. Il semble venir du hollandais landschap qui ne désigne pas uniquement ce que l’on peut voir du pays (land), mais aussi une forme picturale (Roger 1997, 19-20).
TIJUCA, UN MODELE DE FORET URBAINE
Difficile de le dire. Car pour certains, la vérité est qu’aucune expérience n’a prévalu souvent, avant qu’ils ne se lancent dans le bain de la gestion municipale. Or, pour l’exemple, au cœur de la ville de Rio se trouve l’une des forêts les mieux protégées au monde, la forêt classée de Tijuca au cœur de la ville que des millions de touristes visitent tous les ans. Vu du Corcovado (710 m), le paysage urbain de Rio forme une composition ville-nature construite autour de cinq éléments : la mer, les montagnes, la forêt, le ciel et la ville. Selon Zweig (1941), la forêt tropicale pénètre « la ville avec ses lianes inextricables » et « la ville forme, elle aussi, une forêt de pierre ».
Dans la recherche des nouveaux paradigmes de gestion de l’environnement, la forêt de Tijuca semble néanmoins être un élément fédérateur commun à tous les habitants de la ville, toutes classes sociales confondues. Les relations socioculturelles et pratiques des cariocas (habitants de Rio de Janeiro) à cet espace « presque » naturel révèlent un élément symbolique qui reflète et porte l’image de Rio dans l’imaginaire collectif. C’est donc dans un lieu d’apparent consensus collectif que se placent les nouvelles expériences de gestion participative. La forêt est un lieu d’exercice de la citoyenneté où les usagers sont aussi des acteurs de la protection et de la mise en valeur de la nature au cœur de la ville. Voilà qui aurait pu inspirer l’Etat et la municipalité de Mbour en sauvant ce qui reste de la rivière Mballing et en faisant chaque année, des campagnes de reboisement ; histoire de protéger et de renouveler toutes ces vieilles espèces qui y sont depuis des siècles.
LE PAYSAGE : Nouvelle source d’inspiration des architectes et urbanistes
Pour les historiens de l’art, il est connu que les paysages ont été aux origines de l’Académie impériale au Brésil dans une ville comme Rio de Janeiro. Bien que le paysage comme motif partiel d’un grand nombre de tableaux ait d’abord été introduit dans les écoles du nord, pour Gombrich, c’est dans le sud que le paysage émerge dans le discours : « C’est à Venise, et non pas à Anvers, qu’on appliqua pour la première fois le terme "un paysage" à une peinture particulière » (Gombrich 1983, 18). Les inventaires de collections en témoignent. La référence à « un petit paysage ou de nombreuses planches de paysages, est récurrente dans ceux du sud, au contraire de ceux du nord. On peut dire que ce fut après 1816 que la question du paysage occupe une place centrale dans l’essor du milieu artistique de Rio de Janeiro. Comme le mentionnait déjà Joachim Lebreton dans le « Mémoire » qu’il adressa au comte de Barca pour lui présenter le projet de la future académie, les caractéristiques du lieu l’imposaient. Pour lui, l’art du paysage devait avoir une place prépondérante « dans un pays comme celui-ci, auquel la nature a prodigué toutes les richesses » et dans lequel les artistes trouveraient une « mine inépuisable de sujets pittoresques » (Lebreton 1959, 287).
Ville sans musée, sans œuvre d’art visible en dehors des panneaux publicitaires qui brillent plus par leur laideur qu’autre chose, sans grandes écoles, sans centres urbains, Mbour est devenue une cité du désordre et des « hors la loi ». Un espace des tous les désordres. Comment faire du business et des affaires dans ces conditions ? Dans ce contexte, même avec l’aménagement d’un nouvel aéroport Blaise Diagne à Diass, malgré les énormes avantages que donneront, l’autoroute et ses annexes, la ville n’en tirerait absolument rien si ses autorités et l’Etat ne s’inspirent pas de ce qui se fait ailleurs en mieux et en plus beau et plus fonctionnel. En Afrique, quelques grandes villes touristiques ont franchi le pas : le Kenya avec Nairobi et l’Ouganda avec la ville aéroportuaire d’Entebbe. Dans le cadre d’un exemple de coopération entre villes du sud, ces exemples devraient servir à ces espaces de vie comme ceux qui cherchent une voie comme Mbour et toutes zones d’incohérences qu’on s’amuse encore à appeler villes et qui ne sont devenues que des conglomérats de problèmes sans solutions.
ame Aly KONTE/sudonline.sn

TANT QU'IL RESTERA UNE SEULE MINE

Une mine explose en Casamance

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Dans le sud du Sénégal, en Casamance, trois civils à bord d'une charrette ont sauté sur une mine fin août, et l'information est passée presque inaperçue. Il s'agit pourtant du premier incident de ce genre en plus de trois ans. L'explosion n'a fait heureusement que des blessés légers. Cette région est toujours l'objet de campagne de déminages qui durent depuis 1999 et ne sont pas près de se terminer. Le conflit casamançais connaît une accalmie depuis l'arrivée au pouvoir du président Macky Sall.
L’explosion est survenue le 30 août lors du passage d'une charrette sur une mine placée sur une route secondaire du Nord Sindian, dans le département de Bignona, selon le Centre national d'action anti-mine au Sénégal.
Le dernier incident de ce type remonte à août 2014 : il y a trois ans, dans la même zone, une mine avait explosé au passage d'une charrette là aussi, faisant 7 morts parmi un groupe de jeunes qui se rendaient à un mariage.
De nombreuses mines ont été enterrées dans cette région depuis le milieu des années 1980. Les populations qui avaient fui les zones de combat et qui retournent chez elles découvrent parfois des engins enterrés dans les surfaces cultivables, mais la majorité des mines se trouvent sur des pistes.
Selon le Centre national d'action anti-mine, 1,8 million de mètres carrés ont déjà été déminés ou déclassés dans le sud du Sénégal, et environ 1,2 million de mètres carrés restent encore à déminer, auxquels pourraient s'ajouter de nouvelles zones minées qui n'ont pas encore été identifiées.
Les opérations de déminages se poursuivent depuis 1999, de même que l'assistance aux victimes et la sensibilisation. Les autorités ont obtenu en 2016 un nouveau délai de 5 ans, mais les organismes en charge du déminage craignent de ne pas arriver à terminer leurs opérations avant 2021.
RFI