05/12/2016

RESSOURCES MINIERES EN QUESTION

Le Sénégal a perdu en 8 ans plus de 400 milliards de francs CFA dans le secteur minier

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Le ministre de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye a révélé que le Sénégal a perdu, entre 2005 et 2012, plus de 400 milliards de francs CFA dans le secteur minier, en termes d’exonération fiscale et douanière.
Durant cette même période, s’agissant de dividendes et autres, "le secteur minier n’avait prévu que 42 milliards de francs CFA", a-t-il précisé, samedi à Saly-Portudal (Mbour) lors de la 5-e édition de l’Université de la Convergence des jeunesses républicaines (COJER).
Le ministre a relevé avoir entrepris depuis 2012 des discussions avec les acteurs du secteur minier pour identifier le manque à gagner et sur le nouveau code minier approuvé en fin octobre dernier.
D’après M. Ndiaye, "en 2012, quand le président Macky Sall arrivait au pouvoir, les redevances minières étaient de 2, 300 milliards de francs CFA. Cette année, cette redevance est à 15 milliards de francs CFA".
"A la même période, les Industries chimiques du Sénégal (ICS) qui exploitaient principalement le phosphate étaient à l’agonie. En 2014, nous avons cherché un repreneur, un industriel qui est revenu et qui a mis 225 millions de dollars sur l’engagement qu’il avait pris", a dit Aly Ngouille Ndiaye.
"Ce repreneur est aujourd’hui sur le point de revenir en pleine capacité. Ce que les ICS n’ont pas connu depuis très longtemps" a soutenu Aly Ngouille Ndiaye.
"Au moment où je parle, en 2016, les ICS seront bénéficiaires, après avoir perdu 50 milliards en 2014 et après avoir gagné de l’argent en 2015. Elles vont atteindre leur pleine capacité en 2017", a-t-il relevé.
Selon lui, "sur une capacité de 1,800 mille tonnes, cette année, au mois de novembre, les ICS étaient déjà à 1,500 mille tonnes".
"Le président de la République nous avait donné comme instruction, en 2017, d’avoir, au moins, 3 millions de tonnes de phosphates. Nous dépasserons ce chiffre" a dit Aly Ngouille Ndiaye qui attend l’ouverture d’au moins quatre nouvelles sociétés d’exploitation de phosphates.
Pour M. Ndiaye, l’exploitation du zircon, dont la production a démarré un 2014, est aussi une réalité au Sénégal.
"Pour ce qui est de l’or, depuis le début, nous avions que Sabodala. Avant la fin du premier mandat du président Macky Sall, nous aurons, au moins, trois unités industrielles d’or", a promis le ministre de l’Industrie et des Mines.
ADE/PON/APS

OPTIMISME DES RELATIONS AVEC LA GAMBIE

Adama Barrow rassure Dakar, «Notre meilleur ami au monde devrait être le Sénégal»

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Le nouveau président de la Gambie, Adama Barrow est largement revenu sur les secrets de sa victoire retentissante face à Yahya Jammeh dans une interview accordée à la presse nationale et internationale. Face aux journalistes, le tombeur de Yahya Jammeh a abordé la question des relations de voisinage entre son pays et le Sénégal.
Elu président de la République au terme de l’élection présidentielle Rechercher présidentielle gambienne de ce 1 er décembre, Adama Barrow a accordé une interview à la presse. Lors de cette séance de communication, le tout nouveau président a dit que le meilleur ami de la Gambie devrait être le Sénégal.
« C’est un voisin proche, le Sénégal entoure la Gambie. Notre meilleur ami au monde devrait donc être le Sénégal. Et nous ferons de cela une priorité, de cimenter notre relation pour que les deux pays en tire profit », déclare Borrow.
Le président Macky Sall l’avait appelé tout juste après son élection pour le félicité. Le président sénégalais a par ailleurs exprimé sa ferme volonté de travailler avec lui au renforcement des relations multiséculaires d’amitié, de parenté et de bon voisinage entre les peuples gambiens et sénégalais, unis par une histoire et un destin commun.
Le dénouement de l’élection présidentielle en Gambie n’a pas laissé les sénégalais indifférents. Il ne pouvait d’ailleurs être autrement, En effet les autorités sénégalaises ont toujours estimé que la Gambie instrumentalise le conflit casamancais pour régler des comptes avec Dakar.
Les relations étroites entre Salif Sadio et le président gambien Yahya Jammeh sont avérées. De plus, Yahya Jammeh s’est toujours opposé à la construction d’un pont à Farafenni à la frontière avec la Casamance, indispensable au désenclavement de la région.
La Gambie, ce petit pays enclavé à l’intérieur du Sénégal a toujours été pointé du doigt par Dakar comme l’attiseur du feu dans le conflit casamançais sous la règne de Yahya Jammeh.
Sidy Djimby Ndao/Koaci

OPTIMISME TOURISTIQUE...

Les cités balnéaires prises d’assaut par les touristes occidentaux

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Depuis quelques semaines, il est devenu presque impossible de trouver des hôtels vides à Saly, Cap Skirring… les différentes cités balnéaires du Sénégal sont prises d’assaut par les touristes occidentaux, pour le plus grand bonheur des acteurs du secteur.
De Dakar, à Ziguinchor en passant par Saint-Louis, et autres grandes zones touristiques, on assiste à un flux grossissant de touristes occidentaux. Une ambiance qui rappelle les années de gloire du tourisme sénégalais, ces années où tourisme rimait avec Sénégal première destination en Afrique de l’Ouest.
La fin de l’année 2016 enregistre un nombre important de touristes occidentaux, ce qui laisse augurer d’un renouveau de cette destination et réchauffe parmi les professionnels du secteur sentiment d’espoir. « C’est le grand retour des touristes, on retrouve des personnes qui étaient des habitués mais qu’on n’avait pas vu depuis 2 voire 3 ans. Il y a aussi beaucoup de nouveaux visages », explique Moussa, Guide touristique à Saly.
Du côté des hôteliers, c’est la grande roche. « Les choses bougent énormément depuis le début du mois d’octobre. Nous n’avons presque plus de disponibilité sur nos hôtels partenaires de Saly, Saint-Louis, Cap Skirring. Certains ont réservé pour de longues périodes, d’autres ont prévu un retour juste avant les fêtes. La majorité des personnes qui ont réservé sont des européens. Ce sont surtout des réservations de familles », explique Nelly Monteiro du service commercial de Jumia Travel, portail de réservation de chambres d’hôtels en ligne.
Il faut dire que la période est propice, avec la fraîcheur rude qui s’installe en Europe, de nombreux touristes, pour lesquels la période coïncide aussi avec les congés de fin d’année, quittent le pays à la recherche d’un peu plus de soleil. Même si au Sénégal on parle de fraîcheur autour de 18 à 13 degrés, cela reste pour ces touristes occidentaux du « pain béni », d’autant plus que dans les différentes stations balnéaires du Sénégal, le soleil est au rendez-vous presque toute l’année.
Ce grand retour des touristes occidentaux serait également lié à des facteurs sécuritaires. « Nous sommes des habitués du Sénégal, et après deux ans sans y venir, nous sommes heureux d’être là », déclare Emmanuel, touriste français accompagné de sa famille. A la question de savoir pourquoi ce retour, il répond ; « il faut reconnaître que vu de la France, beaucoup des médias ont fait état de risques liés à Ebola, ou encore aux attentats terroristes, mais aujourd’hui nous n’avons plus de raisons d’avoir peur, tout cela est derrière nous. Le gouvernement sénégalais a pris des mesures pour notre sécurité, donc nous sommes tranquilles et rassurés ».
En fait, avec la dégradation de l’image des pays arabes et la disparition d’un certain nombre de destinations emblématiques comme l’Egypte, jugée peu sûre, les flux du tourisme mondial se dirigent à nouveau vers les pays d’Afrique de l’Ouest les plus stables. Stable économiquement, démocratiquement, socialement, le Sénégal l’est. Et les richesses historiques, culturelles et humaines qu’il offre au visiteur vont au-delà d’un dépaysement assuré !
Ismael Cabral Kambell/Afri.com

02/12/2016

ELECTIONS EN GAMBIE

Présidentielle en Gambie: Jammeh reconnaît sa défaite et félicite Barrow

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Yahya Jammeh, qui a dirigé la Gambie pendant 22 ans, a reconnu vendredi soir sa défaite à l'élection présidentielle de jeudi et félicité le vainqueur, Adama Barrow, dans une déclaration télévisée, après l'annonce des résultats.
"Vous, Gambiens, avez décidé que je devais être en retrait, vous avez voté pour quelqu'un pour diriger le pays, c'est notre pays, et je vous souhaite le meilleur", a affirmé M. Jammeh en anglais. Devant les caméras, il a téléphoné à M. Barrow et lui a dit: "Vous êtes le président élu de Gambie et je vous souhaite le meilleur".
Agence Belga

KHALIS AU SENEGAL

Mobilisation de ressource:le Sénégal a pu mobiliser 5131,474 milliards de francs en cinq ans

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Le Sénégal est un partenaire stratégique de la communauté internationale. En effet grâce à une bonne politique des finances publiques et un environnement des affaire stable, le Sénégal a pu mobiliser 5131,474 milliards de francs CFA en cinq ans. Une première au Sénégal.
Pour rappel entre 2012 et 2016, plus de 271 conventions de financement ont été conclues entre le Sénégal et les partenaires financiers.
Selon le ministre de l’économie des finances et du plan, la barre des 5000 milliards de francs CFA est dépassée.
Cette percée est le fruit rappelle le ministre Amadou Ba d’une confiance placée par la communauté internationale à la politique du président de la république Macky Sall. Une dynamique qu’ils comptent poursuivre pour faire du Sénégal un pays émergent.
Par ailleurs, il a salué l’engagement du Japon à accompagner les projets de développement du Sénégal en signant avec le Sénégal deux conventions estimées 180 milliards de francs CFA pour la création d’une usine de dessalement aux Mamelles.
Intelligence-affaire

AIR FRANCE A 80 ANS AVEC LE SENEGAL

Air France au Sénégal : 80 ans et toutes ses ailes

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Air France célèbre 80 ans de présence au Sénégal. En visite dans notre pays pour les besoins de cet anniversaire, le Directeur général des Ventes et des Alliances du Groupe est revenu sur les relations étroites entre la compagnie et le Sénégal.
Il y a 80 ans, Air France inaugurait son premier service hebdomadaire entre Paris et Dakar. On était le 1er décembre 1936. Dans la nuit du dimanche au lundi, un petit avion de type Dewotine 333 Cassiopée et ses dix passagers, atterrissait à Dakar après un périple de 30 heures. Depuis, les choses ont bien évolué. Aujourd’hui, Air France, c’est une liaison quotidienne entre les capitales française et sénégalaise opérée en Boeing 777 d’une capacité de 42 sièges en cabine Business, 24 en cabines Premium Economy et 315 en cabine Economy.
Une régularité qui a permis à la compagnie française de se développer et de conserver une place forte au Sénégal, comme l’a laissé entendre Patrick Alexandre, Directeur général des Ventes et Alliances. « Derrière cette présence, c’est une fidélité qui s’inscrit. Nous sommes restés fidèles à l’Afrique et au Sénégal.
Cette fidélité s’est inscrite à tous les moments, les bons comme les mauvais. Le fait de voler quotidiennement est un symbole fort. Cette présence forte nous la devons à la fidélité de nos clients sénégalais qui nous ont accompagnés depuis toutes ces années mais aussi aux autorités sénégalaises », a-t-il dit.
M. Alexandre n’a pas manqué de souligner les liens historiques qui lient cette compagnie au Sénégal. « Dakar occupe une place importante dans l’histoire du lancement d’Air France et de l’aviation. Des pages glorieuses se sont écrites ici », a-t-il dit. Et l’histoire continue de s’écrire entre Air-France et le Sénégal si l’on se fie aux différents partenariats qui les lient. On peut citer celui conclu en 2015 avec le ministère du Tourisme et des Transports aériens qui a permis de promouvoir la destination Sénégal non seulement en France mais également en Europe à travers le réseau d’Air France.
Des partenariats existent également entre Air France et des entreprises locales comme Servair et Senegal Handling Services (Shs). « Nous allons bientôt migrer vers l’aéroport de Diass où nous allons construire, suite à un appel d’offres international, une unité de production moderne et intégrée qui regroupera nos activités et qui nécessite un investissement de 3,4 milliards de Fcfa », a soutenu Amar Niang, président de Servair Sénégal, filiale d’Air France.
Dans ce même ordre d’idées, Sénégal Handling Services (Shs), née en 2014 et leader sur la plateforme de Dakar, a noué une joint-venture en 2015 en cédant 49 % des actions au Groupe Air France Klm, a fait savoir Mansour Samb, son manager.
Mais Air France, ce n’est pas que la desserte entre Paris et Dakar, c’est aussi et surtout des emplois créés au Sénégal. Aujourd’hui, selon M. Alexandre, la compagnie emploie directement 76 personnes dans différents métiers. Si l’on prend en compte sa filiale Servair et son partenaire Shs, c’est plus de 400 emplois qui sont créés.
Des partenariats envisageables avec Air Sénégal
Pour le projet de création d’une nouvelle compagnie aérienne nationale sénégalaise, rien n’est encore ficelé entre le Sénégal et Air France en termes de partenariat. Tout juste Patrick Alexandre reconnaît-il que c’est un sujet sur lequel les deux parties ont des échanges fréquents. Comme pour encourager le Sénégal à disposer d’une compagnie aérienne, il estime qu’il est important, pour un pays, d’avoir un outil pour assurer ses dessertes nationales, interrégionales voire plus.
« Ce projet avance, on ne peut pas en dire davantage, mais nous avons probablement des possibilités de nouer des partenariats avec le Sénégal », a-t-il assuré.
En 2016, au départ de Dakar, Air France a eu un bon taux de remplissage en direction de Paris notamment à l’aéroport Charles De Gaulle. Au total, 280.000 passagers ont été transportés, a fait savoir Michel Colleau. « On a eu davantage de capacités cette année. On a senti un afflux européens et français de touristes et depuis 18 mois, on est sur une bonne tendance de trafic », a-t-il dit.
El H Ibrahima THIAM/Lesoleil
http://www.lesoleil.sn/2016-03-22-23-21-32/item/58516-air...

PROCHAINES ELECTIONS AU SENEGAL

Élections législatives le 2 juillet 2017

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Les prochaines élections législatives au Sénégal auront lieu le 2 juillet 2017, une date choisie après une rencontre entre le président Macky Sall et ses opposants, selon un communiqué officiel.
Le président Sall et l'opposition sont tombés d'accord lors d'une réunion hier soir au palais présidentiel à Dakar, sur plusieurs points dont "la fixation de la date des élections législatives au 2 juillet 2017", selon les termes de ce communiqué transmis à l'AFP par la présidence sénégalaise.
Le président sénégalais a fait part, lors de cette rencontre à huis clos, de "son attachement, sans réserve, au consensus comme mode de définition des règles du jeu électoral, au respect du calendrier républicain et à la tenue d'élections transparentes, libres et démocratiques".
Il a également attiré "l'attention sur l'impératif de consolider notre système électoral en évitant d'y introduire des changements susceptibles de le fragiliser", selon le communiqué. Les dernières législatives au Sénégal ont été organisées en 2012.
Lefigaro

AMENAGEMENTS AU NIOKOLO

Parc national Niokolo Koba : des aménagements en cours pour assurer aux touristes une meilleure observation du paysage.

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Situé à quelques 600 km de Dakar, et à 81 km de la commune de Tambacounda, le parc national Niokolo Koba a une superficie de 913. 000 hectares. Après la saison des pluies, certaines zones du parc sont encore inaccessibles. C’est pourquoi les autorités du parc engagent des aménagements du site entre novembre et décembre pour faciliter aux touristes la découverte du beau paysage animalier et forestier et le déplacement des agents.
Le parc national Niokolo Koba est localisé dans le sud-est du Sénégal. A cheval sur trois régions administratives à savoir Tambacounda, Kolda, Kédougou, le Niokolo Koba est traversé par 200 km de fleuve Gambie. Il y a bien de quoi organiser des ballades fluviales à partir de l’Hotel Simenti, au centre du parc.
Malheureusement, du mois d’aout au mois d’octobre, beaucoup de pistes sont fermées, et certains points sont difficiles à franchir. Face à ces difficultés qui entravent l’activité touristique, l’administration du parc entame des aménagements.
Ces aménagements commencent d’abord par l’organisation des feux précoces. Ensuite, ils se poursuivent par l’ouverture des pistes, le désherbage, le remblai de certains points pour faciliter l’accès et le nettoyage des mares, endroits idéals pour l’observation de la faune mammalienne.
Au-delà de permettre aux animaux d’avoir des regains de pâture après passage du feu, explique le capitaine Ibrahima Ndao, Adjoint au conservateur du parc, les aménagements fournissent aux visiteurs une aisance dans leur déplacement, l’observation de la faune, la découverte de végétations caractéristiques du Sénégal oriental ou de certains sites notamment le point culminant du parc, le mont Assirick. « Haut de 311 mètres, ce mont se trouve au sud-est du parc et offre une belle vue panoramique du paysage », informe M. Ndao.
Avec prés de 330 espèces d’oiseaux, 80 espèces mammifères (dont des espèces emblématiques comme l’antilope cheval, l’hippopotame, le buffle, le lion, etc.), 36 espèces de reptiles (crocodile du Nil, python, etc.), une entomofaune variée et 1500 espèces de plantes à fleurs recensées dans la monographie de la biodiversité du Sénégal, le parc national Niokolo Koba suscite de la curiosité chez les amoureux de la nature.
Dakar-echo

01/12/2016

LE PLUS GRAND SCULPTEUR SENEGALAIS S'EN EST ALLE

Le sculpteur sénégalais Ousmane Sow est décédé

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Le sculpteur sénégalais Ousmane Sow est mort jeudi 1er décembre, a-t-on appris auprès de sa famille. Il avait 81 ans et était hospitalisé depuis de nombreux mois.
Connu pour ses séries de sculptures monumentales consacrées aux ethnies africaines (noubas, peuls, masaï, Zoulou), Ousmane Sow, né à Dakar en 1935 s’était aussi intéressé aux Indiens d’Amérique. C’est d’ailleurs cette dernière source d’inspiration qui l’avait fait connaître en France : en 1999, il leur avait consacré une exposition à Paris qui avait séduit quelque trois millions de visiteurs.
En 2012, Ousmane Sow avait été élu à l’Académie des beaux-arts de Paris dans la section des membres associés étranger, près de trente ans après l’élection de Léopold Sédar Senghor au sein de la prestigieuse institution française, consacrant un peu plus l’histoire d’amour unissant Ousmane Sow et la France.
Ces dernières années, Ousmane Sow s’était inspiré des grandes figures ayant marqué sa vie : son père, bien sûr, mais aussi Nelson Mandela, Gandhi, Mohamed Ali, Martin Luther King, le général de Gaulle, ou encore l’écrivain Victor Hugo.
Jeuneafrique

TOURISME AU SENEGAL VIA TUI

Tui vend la destination Sénégal

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Casser les clichés sur le Sénégal. C’est l’objectif que se sont fixés Tui France, Corsair et Nouvelles Frontières. A travers un voyage de presse au Sénégal, du 21 au 25 novembre, des journalistes français et belges ont visité autrement Dakar et Saint-Louis à travers un parcours touristiques inédit pour mieux vendre la destination Sénégal.
« Le Sénégal est une destination historique au sein du groupe. Nous avons, depuis quelques années, des rencontres avec les autorités en l’occurrence le ministre du Tourisme », a d’emblée noté Alain Noël, Directeur de Nouvelles Sénégal, filiale de Tui France. Il existe une charte avec le Sénégal. Le groupe français s’engageait alors à faire des actions de promotion du tourisme (des voyages d’études pour des professionnels du tourisme, de la presse...). Pour cette première expérience, l’accent a été mis sur l’angle de l’art et de la culture notamment dans les villes de Dakar et de Saint-Louis.
En plus d’Alain Noël, la délégation française est composée de journalistes (Michèle Sani - Tourmag (presse professionnelle), Théodore Terschlusen, la Voix du nord, Hervé Ducruet pour Pagtour (Belgique), Jean-Paul Calvet Waeva - Litza Georgopoulos Biba - Céline Baussay et Ludovic Moisant Version Femina Audrey Avesque - La Provence) mais aussi Sandrine Guillemin, la responsable de la communication de Corsair Internationale. Pour cette dernière, il faut faire découvrir autrement le Sénégal. « C’est un parcours orienté vers l’art et la culture. Pour le street art, par exemple, nous avons rencontré des artistes à la maison des cultures urbaines de Ouakam ».
Des domaines à améliorer
Tui va lancer une collection Citybreak au printemps 2017 qui permettra à ses clients de venir passer un week-end à Dakar et de visiter la capitale sénégalaise autrement. « Nous voulons montrer que le Sénégal peut être branché », reprend Alain Noël. C’est dans cette perspective que le groupe a visité l’Hôtel Sokhamon construit comme un véritable musée. Le groupe de journalistes s’est montré enthousiaste comme ce fut le cas de Théodore Terschlusen, journaliste de La voix du Nord. « Gorée a été un choc pour moi. C’est beau mais l’île porte une cicatrice terrible avec l’esclavage. Cela n’a pas été rédhibitoire car les Sénégalais ne sont pas dans l’accusation ».
Le journaliste français pense que les Sénégalais ont « une manière apaisée et gracieuse de vivre ensemble ». Dans ce flot de louanges, il y a quelques bémols. « Il faut faire correspondre le maximum d’hôtels aux normes internationales », pense Michelle Sani, selon qui « voir des bagages sans surveillance à l’aéroport de Dakar est chose impensable en Europe pour des raisons de sécurité alors que dans ce secteur, le dispositif mis en place rassure ».Toujours à l’aéroport de Dakar, qui est le premier contact des touristes avec le Sénégal, « il y a des problèmes de livraison de bagages », souligne Alain Noël. Il n’y a que deux tapis bagages. Quand plusieurs vols arrivent en même temps, c’est un souci, la climatisation ne marche pas toujours. Cela ternit un peu la première impression du pays ».
Au delà de ces points à améliorer, ce voyage de presse devrait avoir des effets immédiats dans les réservations de la destination Sénégal. Ce fut le cas des deux pages spéciales sorties, en novembre, par le Magazine français « Femme Actuelle » qui a 4 millions de lecteurs par numéro. « On a des appels et des propositions pour avoir le même circuit que le journaliste », informe Alain Noel. « Tui, Corsair et le Sénégal, c’est déjà une longue histoire d’amour. Nous entendons la pérenniser et apporter un soutien concret à un pays émergent déjà extrêmement dynamique », conclut Sandrine Guillemin.
Moussa DIOP/Lesoleil
http://www.lesoleil.sn/2016-03-22-23-21-32/item/58435-tou...

L'E-COMMERCE AU SENEGAL

Le E-commerce en vedette au Sénégal: au moins "300 000 visiteurs par mois"

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Le commerce en ligne marque ses pas de géant au Sénégal à travers l'implantation de plusieurs petits sites marchands. Le secteur est l'un des nombreux domaines qui profitent de l'ouverture sur le numérique. Le développement ininterrompu des réseaux informatiques est passé par là.
Selon Sassoum Niang, Directrice Générale de Jumia Sénégal, « le e-commerce au Sénégal « se porte très bien » avec les 300 000 visiteurs par mois. Le nombre de transactions électroniques est en constante hausse au Sénégal ».
Mme. Niang a tenu ses propos, ce mardi 29 novembre 2016, en marge d'un point de presse sur le démarrage du Black Friday 2016. Il s'agit d'un rendez-vous majeur dans le secteur du e-commerce pour les consommateurs sénégalais.
JB – www.rts.sn

LA PROSPERITE AU SENEGAL

Classement des pays africains les plus prospères en 2016 : Le Sénégal passe 7ème

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L’Afrique du Sud reste le pays africain le plus prospère en Afrique, selon le rapport publié le 1er juin par le think tank londonien Legatum Institute. (Agence Ecofin) – Intitulée «Africa Prosperity Report 2016», l’étude classe 38 pays africains en fonction de la prospérité qui y règne.
Selon Dakaractu, le Sénégal et le Burkina Faso ont aussi réalisé de belles progressions du fait de l’amélioration de leurs performances dans les domaines de la liberté personnelle et de la gouvernance.
Legatum Institute établit son classement en se basant les niveaux de PIB par habitant ainsi que sur 89 facteurs qu’il regroupe en huit grandes catégories: l’économie, la présence d’opportunités d’entrepreneuriat, la gouvernance, l’éducation, la santé, la sécurité, la liberté personnelle et enfin le capital social. La catégorie «liberté personnelle» inclut, entre autres, la liberté d’expression et de conscience ainsi que la tolérance à l’égard les minorités.
Bien qu’elle n’occupe actuellement que le rang de 3è puissance économique du continent derrière le Nigeria et l’Egypte, la nation-arc-en ciel doit sa suprématie en matière de prospérité à ses bonnes performances dans les catégories éducation, capital social, santé, gouvernance, présence d’opportunités d’entrepreneuriat et liberté personnelle. L’économie la plus industrialisée du continent réalise cependant des performances moyennes dans les domaines de l’économie avec un score de 12 points et de sécurité avec un score de 19 points. Plus le nombre de points attribués est important, plus la catégorie est problématique pour le pays.
Le Botswana est le deuxième pays le plus prospère du continent, Et c’est ce sont les catégories éducation, gouvernance, présence d’opportunités d’entrepreneuriat, sécurité et liberté personnelle qui ont tiré ce pays vers le haut.
Le Maroc occupe la troisième position dans ce classement devant la Namibie, l’Algérie, la Tunisie, le Sénégal, le Rwanda et le Ghana. Le Burkina Faso ferme le Top 10.
Legatum Institute souligne, que le Rwanda a réalisé la plus forte progression par rapport à la précédente édition du classement grâce notamment aux réformes lancées dans le domaine du renforcement de l’Etat de droit et de la lutte contre la corruption.
Moustapha MBAYE/Senego

30/11/2016

CALME EN CASAMANCE

Les rebelles de la Casamance veulent un maintien de l'accalmie et autorisent la construction de pistes de production pour commencer
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Au Sénégal les choses ne pouvaient pas mieux aller quant au retour définitive de la paix en Casamance en rebellion depuis plus de trente ans. En effet après plusieurs autres groupes de combattants, ceux de la «zone des palmiers» qui ont toujours refusé d’accueillir des projets de l’Etat dans les villages, semblent être sur une dynamique d’amorcer une politique de désenclavement de la zone.
Les rebelles du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc Rechercher Mfdc) ont finalement accepté la main tendue du président du Groupe de réflexion pour la paix en Casamance( Grpc) , à l’issue d’une rencontre tenue ce dimanche à Birkamading dans le département de Bignona.
le coordonnateur du groupe de réflexion pour la paix en Casamance (GRPC), Robert Sagna qui a présidé, dimanche, à Birkamanding dans la commune de Djinaky (département de Bignona), une rencontre «inédite» avec plusieurs combattants du MFDC, les populations de la zone des palmiers et d’autres acteurs concernés a fait savoir que le Mfdc qui avait refusé la réalisation de certains projets de l’Etat du Sénégal dans les localités qu’il contrôle, a accepté la construction des pistes de production.
« Les combattants ont finalement accepté l’ouverture et la construction de pistes de production dans les localités de la zone des palmiers pour l’écoulement de leurs productions vers les grands marchés de la région », a déclaré l’ex maire de Ziguinchor.
Poursuivant, Robert Sagna note que « les éléments du Mouvement des forces démocratiques ont pris l’engagement de tout faire pour que l’accalmie soit maintenue, mais ont dit qu’ils n’accepteront pas de provocation d’où qu’elle vienne ».
Pour mémoire le conflit en Casamance constitue l'un des épisodes marquants de l'histoire du Sénégal indépendant, touchant également le pays limitrophe comme la Guinée-Bissau et le Gambie.
À partir du début des années 1980 et jusqu'en 2005, après le cessez-le-feu, il a opposé les forces rebelles indépendantistes du Mouvement des forces démocratiques de Casamance et les forces gouvernementales, causant la mort de plusieurs centaines de personnes pendant les affrontements.
Le Mouvement des forces démocratiques de Casamance, créé en 1947, a d'abord été un parti politique, avant de devenir, à partir des années 1980, un mouvement ethnique essentiellement Diolas et indépendantiste de Casamance. Son leader charismatique était l’ abbé Augustin Diamacoune Senghor , décédé en 2007.
Sidy Djimby Ndao/Kaoci

DE NOUVELLES PISTES DANS LE NORD

110 km de pistes rurales pour interconnecter le nord du Sénégal

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Les pistes rurales d’un linéaire de 110 km construites dans la région de Matam (Nord) par le Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC) devraient favoriser l’interconnectivité entre les villages et permettre aux populations d’accroître leurs potentialités, a estimé Cheikh Diop, directeur national du PUDC.
"Les pistes rurales ont une importance capitale en ce sens qu’elles permettent de relier les villages du Diéri à la route nationale 2 (RN1) et la vallée du fleuve Sénégal", a-t-il expliqué au terme d’une visite des trois tronçons construits dans le nord du pays. Il s’agit des tronçons Aéro Lao-Yaré Lao, Thilogne-Bélé et Ndioum-Bombardé, réalisés en moins d’une année avec un budget avoisinant deux milliards de francs CFA, a précisé le directeur national du PUDC.
Selon Cheikh Diop, l’importance de ces pistes repose sur le fait qu’elles vont désenclaver l’ensemble des villages du Diéri ayant la même activité agro-pastorale.
"Elles permettent aux populations de profiter des potentialités que leur offre la zone et des infrastructures socio-économiques situées sur la [route] nationale", a-t-il dit, soulignant que le PUDC va continuer à réaliser d’autres pistes, pour relier le Nord et le Centre du pays.
"Nous n’allons pas nous arrêter là, parce qu’il y a une forte demande des populations d’interconnecter six villages de cette zone à Lapgar, localité située non loin du ranch de Dolly, dans la région de Louga", promet M. Diop.
Ainsi, il a annoncé de nouvelles pistes rurales prévues dans la série 3 du PUDC et dont la réalisation devraient commencer durant l’année 2017. Dans un premier temps, il est prévu de relier Lapgar (Linguère) à Bombodé (Podor). Cette piste sera également reliée au bassin arachidier (Kaolack, Diourel et Kaffrine) via Dolly, au Ferlo et à la vallée du fleuve Sénégal.
Cette façon d’interconnecter toutes les régions du bassin arachidier part d’une logique d’émergence des pôles territoriaux, a expliqué le directeur national du PUDC relevant l’interdépendance des activités économiques de certaines localité pratiquant l’élevage et l’agriculture.
Dans ce maillage du territoire national, le PUDC met le volet environnemental en pôle position en procédant à la restauration du milieu.
"Il est important, quand nous construisons des pistes, des forages ou électrifions des villages, que la dimension environnementale soit prise en compte. Nous nous assurons à ce que les entreprises ayant exécuté le travail puissent restaurer les zones d’emprunt", a assuré Cheikh Diop.
Pour y arriver, il sera procédé à un reboisement compensatoire avec l’appui des eaux et forêts sur l’ensemble des pistes construites et la remise en état de la carrière afin qu’elle puisse être réutilisée.
Ce nouveau volet qui marque une rupture dans le PUDC est une application des lois votées par l’Assemblée nationale et des instructions du président de la République, Macky Sall, et de son Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, a expliqué Cheikh Diop.
SDI/ASG/APS

29/11/2016

L'ARGENT DE LA DIASPORA

la diaspora est la première source de financement externe du Sénégal

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Les apports de la diaspora sénégalaise représentent la première source de financement externe du Sénégal, a indiqué dimanche le chef de l’Etat, Macky Sall, affirmant que cela a beaucoup contribué à inverser la balance de paiement du pays.
« C’est un peu plus de 900 milliards de francs CFA répertoriés annuellement par la banque centrale […]. Et il faut organiser cette masse d’argent qui ne doit pas servir seulement à entretenir les familles, mais qui doit aussi servir à l’investissement, pour en faire un effet levier » a-t-il souligné.
Le président Macky Sall recevait, dimanche à Antananarivo, les Sénégalais vivant à Madagascar, en marge de la clôture de la 16-ème Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement des pays ayant le français en partage.
Selon lui, n’eût été l’apport des Sénégalais de l’extérieur, la situation économique du Sénégal aurait été beaucoup plus difficile. Il souligne que le volume des transferts annuels des émigrés sénégalais vers le Sénégal représente deux fois l’aide publique internationale. Ce qui, selon lui, est extrêmement important.
« Donc, il est essentiel que la diaspora réfléchisse sur les mécanismes d’un investissement garanti au Sénégal, puisqu’il n’y a rien de plus désobligeant que de voir des personnes travailler dur pour gagner de l’argent qui, au finish, est dilapidé par des insouciants abonnés au repos permanent », a-t-il exhorté.
« Ceux-là détruisent ces ressources hautement acquises, ce qui est totalement inacceptable », a fustigé le chef de l’Etat, dénonçant dans la foulée « les politiques de gaspillage ». Il estime que c’est là un message à adresser à ceux qui sont restés au pays, « afin qu’ils aident ceux » qui ont émigré à « bien gérer leur argent ».
APS/Dakaractu

LE SIDA AU SENEGAL

Le Sénégal compte 46000 porteurs du virus du sida

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Le Sénégal compte 46000 porteurs du VIH/sida dont 4800 enfants, a annoncé dimanche à Dakar le Docteur Papa Amadou Niang Diallo, lors de l’ouverture des premières Journées scientifiques du Sida au Sénégal.
Selon Dr Diallo, par ailleurs Responsable unité de suivi, évaluation et recherche sur la situation épidémiologique au Sénégal et en Afrique de l’ouest, on a enregistré au Sénégal 1600 nouvelles infections au VIH et 2200 décès en 2015, dus au sida. Toutefois, a-t-il souligné, « le taux de prévalence au sein de la population générale (au Sénégal) est resté stable autour de 0,7℅. »
Au plan mondial, 36,7 millions de personnes dont 1,8 million enfants vivent avec le VIH, a en outre révélé Dr Papa Amadou Niang Diallo.
Peu après l’ouverture l’ouverture des premières Journées scientifiques du Sida au Sénégal, marquée notamment par de brèves interventions de Dr Safiétou Thiam, coordinatrice du Conseil national de lutte contre le sida (CNLS), et du Pr Souleymane Mboup, membre de la Société internationale du sida (IAS), la manifestation s’est poursuivie avec la tenue de plusieurs panels.
Ils ont notamment porté sur « L’état des défis pour la réduction de risque », « La prise en charge des populations clé au Sénégal » et « Les enjeux et défis de la gestion intégrée de la comorbidité VIH et Hépatites ».
Organisées par le Conseil national de lutte contre le sida (CNLS) en partenariat avec la Société internationale du sida (IAS), les premières Journées scientifiques du sida au Sénégal prennent fin jeudi.
OKF/cat/APA

28/11/2016

UN VOISIN SI ATTIRANT!

La Mauritanie baisse le prix des visas pour relancer son tourisme

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Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a annoncé la baisse des taxes sur les visas pour favoriser la reprise du tourisme, toujours compromise par les recommandations faites aux voyageurs d'éviter les zones concernées.
"Pour 2017, nous avons décidé de baisser les taxes du visa touristique de 70% à 80% pour encourager les touristes" à visiter la région d'Atar (nord), principale destination de charters jusqu'en 2011, a déclaré dimanche soir le président Ould Abdel Aziz.
"Ces frais fixés actuellement à 120 euros seront ramenés à environ 40 euros seulement en réponse à une demande maintes fois exprimée par les promoteurs du tourisme dans notre pays", a expliqué le chef de l'Etat, à l'occasion de la célébration à Atar du 56e anniversaire de l'indépendance.
"La sécurité règne totalement dans le pays", a-t-il assuré.
L'essentiel des touristes qui viennent en Mauritanie sont français ou prennent des circuits touristiques français.
Les zones touristiques, essentiellement dans le nord et le sud-est du pays, frontalier du Mali, ont été classées "zones rouges" par Paris, qui recommande à ses ressortissants de les éviter.
"Le tourisme mauritanien a culminé dans le milieu des années 2000, avec près de 15.000 touristes, et a cessé rapidement après le meurtre de quatre touristes français en 2007 par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi)", selon un document du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Depuis, l'activité "n'a pu se redresser, les +conseils aux voyageurs+ internationaux en cours inhibant toute croissance et tout investissement significatif", selon ce texte publié en juillet.
En octobre, l'ambassade de France avait déconseillé à ses concitoyens vivant en Mauritanie de se déplacer seuls dans certaines zones de Nouakchott après notamment l'agression "crapuleuse" contre une Française qui donnait des cours privés dans les quartiers nord de la capitale.
Ces consignes ont irrité le gouvernement mauritanien, qui les a jugées "inamicales" et a relevé les nombreuses agressions crapuleuses enregistrées chaque mois en France.
Peu auparavant, le 28 octobre, l'ambassade des Etats-Unis avait fait état d'"informations selon lesquelles des groupes terroristes préparent des attaques contre des lieux où se rassemblent des Américains à Nouakchott".
Lors d'une visite en avril 2015, le ministre français des Finances, Michel Sapin, avait loué "la manière dont la Mauritanie traite, avec efficacité et détermination, ses problèmes de sécurité", rappelant toutefois que l'éventuel retrait du pays des "zones rouges" relevait du ministère des Affaires étrangères.
La Mauritanie, qui a subi beaucoup d'attaques jihadistes dans les années 2000, notamment des attentats et des enlèvements meurtriers, a ensuite combattu les jihadistes avec succès sur son sol, mais aussi par des opérations "préventives" sur le territoire de son voisin malien en 2010 et 2011, selon des spécialistes.
AFP/VOA Afrique

LES LIONS SONT N°1 DU FOOT AFRICAIN

LE SÉNÉGAL, PREMIÈRE ÉQUIPE D’AFRIQUE

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Selon le classement africain de la Fifa, le Sénégal est la première équipe d’Afrique. Cette position qui est une première pour le Sénégal ne fait que venir confirmé la bonne forme des lions de la Teranga emmenés par un Sadio Mané exceptionnel.
Le Sénégal avec 755 points passe donc devant de les éléphants de Cote d’Ivoire qui ont longtemps conservés cette place. La Tunisie et l’Algérie sont dans la même poule que le Sénégal, elles occupent respectivement la 3ème place et la 5ème. Si le Zimbabwe n’occupe que la 28ème place, la présence de ses trois nations(Sénégal, Tunisie, Algérie) dans la même poule promet des confrontations alléchantes et de bon niveau lors de la prochaine coupe d’Afrique des nations. La question est de savoir si l’équipe saura rester sur une si bonne dynamique et confirmer ce nouveau statut lors de la CAN.
Au niveau mondial, les lions de la Teranga occupent la 33ème place. La tête de ce classement est toujours détenue par l’Argentine, mais elle est sous la menace pressante du Brésil de Neymar, son voisin qui occupe désormais la deuxième place au général.
Negronews

HAUSSE DU TAUX DE CROISSANCE

Le taux de croissance du PIB projeté à 6,8% en 2017

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Le taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB) est projeté à 6,8% en 2017 et devrait être porté par une agriculture plus performante, le redressement de l’industrie ainsi que le maintien du dynamisme dans les activités de services, a appris l’APS de source officielle.
Dans un document transmis à la presse à l’examen du budget de la Loi de finances (LFI) 2017, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan (MEFP), Amadou Bâ a indiqué que l’année 2017 sera marquée par "l’accélération de la cadence de la mise en œuvre des réformes et des projets prioritaires du Plan Sénégal émergent (PSE)".
Il y a soutenu que "l’inflation devrait rester modérée en 2017 dans un contexte de stabilité des marchés mondiaux des matières premières".
"La loi de finances initiale 2017 intervient également dans un contexte où la croissance est de retour au Sénégal. Une croissance vigoureuse, mais aussi une croissance stable et non pas une croissance accidentelle +6,5% en 2015, 6,6% en 2016, 6,8% en 2017", a expliqué le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan.
Il a ajouté que "les ressources du budget général sont programmées en 2017 à 3360 milliards de frs CFA contre 3197,4 milliards frs CFA l’année dernière et 3022,4 milliards de frs CFA en 2015".
"Les ressources internes sont évaluées à 2182,1 milliards dans la LFI de 2017 contre 1958,7 milliards pour la LFI 2016. Elles sont constituées principalement de recettes ordinaires hors dons pour 2084,1 milliards, de dons budgétaires à hauteur de 35 milliards ainsi que de recettes exceptionnelles pour un montant de 63 milliards" a signalé Amadou Bâ.
Le ministre a précisé que "le taux de pression est projeté à 20,9%, le service de la dette de 680 milliards, un déficit budgétaire de 349,2 milliards, des investissements à hauteur de 1225,2 milliards et un PIB de 9493,4 milliards"
Senxibar

27/11/2016

TAUX DE CRMINALITE EN HAUSSE VERTIGINEUSE

Taux de criminalité au Sénégal, les chiffres qui inquiètent…

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On ne parle plus que de ça. Meurtres, viols, braquages, vol à main armée… A croire que le crime est devenu une mode chez certains Sénégalais. Ces derniers temps, on ne peut se réveiller sans que les médias ne fassent état d’un mort. Dakar reflète une image de « ville cruelle » à cause de ce phénomène qui commence à prendre de l’ampleur. Occasion saisie par nos confrères du journal l’Enquête pour révéler des statistiques, certes disparates, mais qui montrent que ce phénomène ne date pas d’aujourd’hui.
Arme à feu, couteau, strangulation, autant de canaux utilisés pour de commettre des meurtres ignobles. Dakar est sur le qui-vive depuis un certain temps. Les populations ne se sentent plus en sécurité. A cette occasion, le chef de l’Etat s’est d’ailleurs exprimé sur le phénomène en promettant d’y remédier.
Cependant, revenant sur les statistiques, le rapport annuel 2016 de la police montre que 49 951 individus dont 387 étrangers ont été interpellés, seulement, cette année. Des chiffres qui inquiètent. En 2015, ils étaient 36 357 dont 449 étrangers. En 2014, ils étaient au nombre de 36 017 à être arrêtés. A croire que le taux de criminalité augmente chaque année. De leurs côtés, les hommes du directeur général de la police, Oumar Fall, considèrent que le sentiment d’insécurité des Sénégalais a fortement baissé. Et ce, grâce à cette synergie des services dans les zones criminogènes.
« Les dispositifs dont les noms de code ‘Karangue’ et ‘Sentinelle’, visibles à travers les artères des capitales régionales, particulièrement à Dakar, ont contribué à faire baisser le sentiment d’insécurité« , se félicitent-ils.
Cependant, il est bon de savoir qu’en 2016, 11 061 personnes ont été appréhendées et déférées au parquet contre, respectivement 998 et 8 440 en 2015 et 2014. Les motifs de ces arrestations, au-cour de cette année, sont multiples, selon la police. Vol à main armée avec violence, cambriolage, meurtre, vol de véhicule, atteinte aux mœurs, viol sur mineurs de moins de 13 ans, entre autres crimes.
Et le plus inquiétant est que rien n’a changé depuis l’année dernière. Par exemple, en 2015, 34 meurtriers ont été appréhendés contre 40 cambrioleurs et 195 autres spécialisées dans les vols à mains armées avec violence.
Les crimes ne datent pas d’aujourd’hui. Au Sénégal, on tue, selon nos confrères. En 2004, 126 personnes ont été victimes d’une « main cruelle ». En 2005, 334 crimes ont été signalés. Cette année était d’ailleurs considérée comme « la pointe la plus élevée de l’insécurité au Sénégal« . Et durant les années suivants, la courbe aurait baissé. 77 crimes en 2008. Mais 12 mois plus tard, les chiffres augmentent. 160 vies ont été ôtées.
Les faits ne mentent pas. Dakar pourrait être considérée comme une « ville cruelle » à cause des crimes qui n’y cessent de prendre de l’ampleur. Dakar est en alerte. Les autorités sont interpellées afin de trouver des solutions idoines aux maux qui gangrènent la quiétude des populations.
Khalil Kamara/Senego

L'ECOLE CONTRE LA VIOLENCE

Face à la montée de la violence au Sénégal, l’école montre les pistes de solutions

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Quelle réponse de l’école sénégalaise face à la recrudescence des violences physiques marquée par une série de meurtres ? Les syndicats d’enseignants s’indignent et formulent quelques recommandations pour venir à bout de ce phénomène de société.
Mamadou Dianté et ses camarades veulent plus de considérations à la fonction de l’éducation de l’école, tout en signalant que les cours d’éducation civique et de morale qui, jadis constituaient la première activité du maitre en classe, n’existent pratiquement plus dans nos programmes d’enseignement. Pour Abdou Faty, l’école doit jouer un rôle essentiel sur les séries de meurtres.
Pour ces acteurs de l’éducation, premiers acteurs de la formation de la basse couche de la société, cette recrudescence de la violence ces derniers jours relance le rôle de l’enseignant.
» Cela relance la question de la fonction éducation de l’école. Il y a 7 grandes fonctions de l’école parmi lesquelles l’éducation. Elle est laissée en rade et semble reléguée au second plan au détriment de la fonction d’enseignement « , martèle M. Dianté dans les colonnes de Sud Quotidien.
» L’école doit être le lieu de transmission des valeurs. Cette fonction n’est plus assurée par l’école », fait-il savoir d’abord avant de renchérir que » ce sont simplement des déclarations d’intention. Dans la loi d’orientation 91 22, il est déclaré en son article 6, l’éducation nationale reflète également l’appartenance du Sénégal à la communauté de culture des pays francophones… » , mais pour lui mal gré les bonnes intentions de l’Etat de vouloir faire de l’école un centre de formation citoyenne depuis le bas age ne le réussit pas.
» Il va falloir repositionner la fonction d’éducation de l’école pour apporter un remède à cette situation. Quand l’institution scolaire faillit à sa mission, il y a des répercutions, notamment des séries de meurtres « , rappellent–ils avant de conclure, devant les difficultés pour les acteurs de l’éducation de bien faire leur devoir d’éducation, » Il faudrait que les parents puissent faire des efforts, à leur tour, pour un embryonnaire d’éducation à leurs enfants. L’école complète et accompagne les parents. «
Cheikh Kandé/Senego

26/11/2016

ARTISTE EN DANGER!

Joe Ouakam menacé d’expulsion de sa maison par un milliardaire Libanais…

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Jean Dagher Hayeck – Joe Ouakam, une affaire qui risque de tourner au vinaigre. Le milliardaire libanais accuse l’artiste Sénégalais d’occupation, sans droit ni titre, de sa désormais « propriété ».
Au moment où des centaines et honnêtes citoyens de ce pays, viennent de tous les horizons, afin de redonner du moral à l’artiste Issa Samb, plus connu sous le nom de Joe Ouakam, voilà qu’un huissier, envoyé par le multimilliardaire, vient signifier à ce dernier, malade, qu’il doit plier bagages, dans les 24 heures.
Ce sur la base d’un document truffé de bizarreries… selon nos confrères du journal l’Enquête. Et ce serait hier que Joe Ouakam a reçu la visite, inopinée, de l’huissier Joséphine Kambé Senghor, lui signifiant qu’il n’a plus que 24 heures pour quitter la maison qu’il a toujours occupée depuis 40 ans. Selon le commandement présenté par l’huissier, cette maison du titre foncier TF136/DK à Dakar, qui est aussi connue du monde de l’art, des lettres et de la culture en général comme étant « Le laboratoire Agit « Art », aurait été occupée sans droit ni titre par Joe Ouakam qui l’aurait désormais perdue après son acquisition par Jean Dagher Hayeck.
Dans l’ordonnance de référé du tribunal, le juge El hadji Issa Ndiaye observe parmi plusieurs de ses motivations que l’avocat Me Djibril Wellé, censé représenter Joe Ouakam, a indiqué que son client ne s’oppose pas à la demande d’expulsion que veut obtenir Jean Dagher Hayeck. « Depuis quand un avocat encourage-t-il son client à se faire expulser?« , questionnent nos confrères. Cette affaire risque d’aller bien loin puisque Joe Ouakam lui-même avoue ne pas connaître cet avocat.
Tout compte fait, c’est en vertu de cette « supercherie » que l’artiste a été sommé d’évacuer cette maison qui est aussi l’histoire de sa vie et le carrefour de beaucoup de ses pairs du monde de la culture. La sommation présentée à Joe Ouakam par l’huissier Joséphine Kambé Senghor souligne que l’artiste pourrait être contraint de quitter la maison de force à l’expiration du délai de 24 heures qui lui a été donné.
A cet effet, depuis l’annonce de cette expulsion possible de Joe Ouakam de sa maison, la communauté artistique sénégalaise s’est mobilisée pour s’y opposer. D’ailleurs, une équipe de photo-reporters surveille les lieux pour assurer une publicité mondiale à M. Hayeck dont le nom commence à circuler dans certains « salons » de Dakar. Plusieurs artistes, hommes de lettres ou passionnés de l’art, ont lancé une pétition pour interpeller le président de la République, Macky Sall et obtenir l’annulation de l’acte de vente du Libanais Jean Dagher Hayeck.
Khalil Kamara/Senego

L'EVIDENCE DU PATRIMOINE

Pourquoi il faut revaloriser le patrimoine culturel colonial

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Le XV siècle marque le début du contact entre l’Afrique de l’Ouest et le continent européen via l’océan Atlantique. Mais c’est au XVII siècle, avec la colonisation que les premières installations prirent forme sur l’île de Saint-Louis.
Ainsi commence l’édification d’infrastructures de type européen sur le territoire de la colonie du Sénégal qui donna naissance à des villes comme Saint-Louis, Gorée, Rufisque et Dakar. Ces dernières seront plus tard pour des raisons administratives les quatre communes de plein exercice et leurs habitants obtinrent la citoyenneté française.
Cette installation a donné naissance à une culture issue du métissage entre les Européens en général et les populations locales. Dans certaines villes, les populations locales et les colons habitaient dans le même espace et il y eut de nombreux mariages. Alors que dans d’autres villes, les populations locales habitaient à proximité de « la ville européenne », mais cela ne gênait en rien le brassage culturel.
Les villes européennes (Dakar, Saint-Louis, Gorée et Rufisque) de la colonie du Sénégal eurent une architecture et une culture qui leur sont propres avec quelques différences selon le rôle qu’elles jouaient dans le dispositif colonial par rapport aux autres villes africaines.
Ces caractéristiques reflétant leurs identités ont été mis à l’épreuve à la suite du départ des colonisateurs. Dans les années 1960, après l’indépendance du Sénégal, la majorité des Français est appelée à quitter l’ancienne colonie. Ils laissent alors derrière eux un patrimoine à la fois matériel et immatériel.
Aujourd’hui, le patrimoine matériel, immatériel et naturel africain est de plus en plus menacé. Comme le montre le nombre de biens inscrits sur la liste en péril du patrimoine mondial. 17 sites africains sont sur cette liste et certains courent le risque d’être déclassés pour des problèmes liés à leur conservation. Alors que ces sites sont souvent millénaires ou centenaires, ils ont pendant longtemps échappé à la destruction causée par les facteurs naturels et anthropologiques.
Face à la modernité et à la montée du nationalisme, les villes ayant un passé colonial, jadis importantes et belles, sont de plus en plus considérées par certains Africains comme dépassées. D’autres les rejettent, pensant qu’elles symbolisent la domination européenne. Certes ces positions sont justifiées. Nous devons cependant d’une part assumer notre histoire, et d’autre part nous rendre compte que ces villes sont aujourd’hui sénégalaises et que la plupart des bâtiments anciens appartiennent soit à l’Etat du Sénégal, soit à des Sénégalais (descendants européens, métisses ou autochtones).
"La valorisation des villes dites coloniales comme Gorée, Saint-Louis, Dakar et Rufisque peut être pour le Sénégal un moyen de diversifier son offre touristique."
En plus, l’inscription de l’île de Gorée et l’île de Saint-Louis sur la liste du patrimoine mondial leur confère une valeur universelle. Autrement dit, ces deux villes appartiennent à l’humanité. Avec leurs architectures européennes, elles sont aujourd’hui sénégalaises et nous devons nous efforcer de mieux les valoriser à l’instar de ce qui se fait dans d’autres pays.
La valorisation des villes dites coloniales comme Gorée, Saint-Louis, Dakar et Rufisque peut être pour le Sénégal un moyen de diversifier son offre touristique. Depuis quelques années, le tourisme connait une crise sans précédent selon les professionnels du secteur, alors qu’il représente le deuxième pourvoyeur de devises du pays, après la pêche. Le secteur touristique a contribué à hauteur de 300 milliards de francs CFA entre 2013 et 2014 à l’économie sénégalaise (Rapport de Jovago 2015, la plateforme de réservation d’hôtels en ligne).
Le tourisme balnéaire occupe la première position dans la stratégie marketing des autorités avec des sociétés étatiques comme la Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal (SAPCO). Selon le chercheur Mamadou Diombéra, 80% des touristes qui ont visité le Sénégal en 2006 ont séjourné sur le littoral. Certes, Saint-Louis, Gorée, Rufisque, et Dakar sont côtières. Cependant, après Dakar avec un taux de 51%, c’est la petite côte qui attire le plus de touristes avec la station balnéaire et touristique de Saly qui enregistre 22% de l’ensemble des touristes en visite au Sénégal (Dehoorne, Diagne : 2008).
"Il serait important de mettre en exergue les autres facettes de ce pays, avec le potentiel culturel que renferment ces sites coloniaux, comme une alternative au tourisme balnéaire qui est actuellement confronté à des difficultés."
Il serait important de mettre en exergue les autres facettes de ce pays, avec le potentiel culturel que renferment ces sites coloniaux, comme une alternative au tourisme balnéaire qui est actuellement confronté à des difficultés. En fait, le tourisme n’est plus uniquement une question de loisir avec le balnéaire, mais peut être aussi une question de découverte avec le tourisme culturel, auquel s’ajoute le tourisme d’affaires.
L’île de Gorée a compris cette tendance et reçoit des millions de visiteurs sénégalais et étrangers par an, grâce à la Maison des esclaves et à l’organisation d’un festival Gorée Cinéma. Saint-Louis fait de même avec le pont Faidherbe, le festival Saint-Louis Jazz ou le fanal tente de par des événements d’être plus attractif. Dakar mise sur sa biennale d’art contemporain Dak’art, le futur musée des civilisations noires et quelques structures coloniales comme le building administratif pour diversifier son offre. Quant à Rufisque, elle lutte pour avoir une place dans l’événementiel culturel au Sénégal et sur le plan international.
Pour attirer plus de touristes, il faudrait mettre l’accent sur l’architecture coloniale et les expressions culturelles. Pour ce faire, une formation adéquate des guides touristiques est à prévoir, ainsi qu’une organisation et une sensibilisation des populations locales sur l’importance de conserver leurs richesses culturelles. Les autorités locales doivent également travailler à restaurer certains bâtiments coloniaux en les revalorisant sous forme de musées, de bibliothèques, de salles de cinéma, de centres culturels, d’hôtels, bâtiments publics,… tout en développant l’artisanat et en facilitant l’organisation d’événements culturels. C’est en ce sens qu’on parle d’industrie culturelle créative qui renvoie à une dimension commerciale de la culture (Institut de Statistique de l’UNESCO, 2009).
"Les autorités locales doivent également travailler à restaurer certains bâtiments coloniaux en les revalorisant sous forme de musées, de bibliothèques, de salles de cinéma, de centres culturels, d’hôtels, bâtiments publics"
De ce fait, les populations locales peuvent trouver des emplois et capter les ressources financières issues du tourisme, car l’aspect culturel comprend la dimension patrimoniale avec les monuments, mais touche également l’artisanat, la restauration, les musées et les expressions culturelles (traditionnelles et modernes). Le tourisme balnéaire jusque-là dominant, profite surtout aux grandes chaines hôtelières qui proposent le format « tout inclus ».
L’industrie culturelle créative peut être un moyen de lutter contre la pauvreté dans des villes où le taux de chômage des jeunes est très élevé. Il est urgent pour redresser l’économie touristique de faire la promotion des villes en montrant leurs atouts basés sur l’architecture et les expressions culturelles à l’image de ce que fait Cuba avec La Havane, jadis coloniale. Les autorités cubaines ont réussi à tirer des profits économiques et sociaux de l’héritage colonial en mettant sur pied des politiques de conservation intégrées pour répondre à une demande sociale.
Contribution de Massar Sarr, stagiaire à l’UNESCO Dakar au secteur Culture. Il a obtenu une licence en Histoire et archéologie médiévale de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il poursuit actuellement ses études en master à l’université Jean Monnet de Saint-Etienne (France), en gestion durable et équitable des paysages culturels et des patrimoines. Il est de nationalité sénégalaise.
http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/n...

DIVORCES EN HAUSSE

Taux de divorce élevé au Sénégal: causes et conséquences d’une tare sociale

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Juridiquement parlant le divorce est la rupture du lien conjugal prononcé par un juge. Un divorce arrangé par les deux époux ou leur famille sans l’intervention du juge «n’est pas valable devant la loi». Il existe deux types de divorce: le divorce par consentement et le divorce contentieux. Dans ce reportage effectué par SeneNews, on a l’impression que le divorce est devenu un phénomène de mode. Des divorcés et des spécialistes en la question ont expliqué les causes de cette recrudescence des divorces ainsi que les conséquences qui peuvent en découler.
Les cas de divorce augmentent de plus en plus au Sénégal. Des recherches ont confirmé que le phénomène gagne de plus en plus du terrain. Rien que pour 2013, le nombre de divorce s’est élevé à 126.286. Mais, La majorité des cas concernent les «femmes avec 96.049 personnes et les 30.236 sont des hommes» ce qui montre qu’au Sénégal, le taux d’instabilité des unions reste très élevé, surtout chez les femmes.
D’après les chiffres de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, « les divorcés sont plus nombreux dans la région de Dakar (2,5%). La capitale est suivie par les régions de Matam et Saint-Louis avec 1,5% chacune (identique à la moyenne nationale). La région de Sédhiou avec 0,5% enregistre la plus faible proportion de personnes divorcées, suivie de Kédougou et Kaffrine avec 0,7% chacune».
Rien qu’à Dakar, durant l’année 2015, le tribunal départemental a ainsi eu à prononcer 1775 divorces.
Selon Mame Alioune Mboup, coordonnateur adjoint de la Maison de la Justice des HLM à Dakar, les causes sont multiples. « A mon avis, cette situation est due à l’évolution des mœurs au Sénégal. Auparavant la religion avec un impact très fort dans la vie sociale mais tel n’est plus le cas. La religion a un peu perdu de son apanage. Il y a aussi le statut laïc de notre république. Les individus subissent ce que l’on appelle une dégradation des mœurs. Les femmes sont devenues plus perverties qu’auparavant et les hommes sont de moins en moins responsables. Ce qui fait que y a beaucoup de divorces de nos jours », a expliqué le juriste.
A. F, une divorcée fait part de sa situation. Elle s’est mariée avec un immigré. « On sortait avant qu’il ne parte .Une fois en Europe, on a scellé le mariage. J’avais de bons rapports avec mon époux. Mon problème, c’était les membres de ma belle-famille, surtout ma belle-mère. Elle était insupportable et me menait la vie difficile. Je n’ai pas pu supporter cette situation», a-t-elle confié.
N. S s’est séparée de son mari pour un engagement non respecté: « quand on s’est marié, je préparais mon Baccalauréat. Il était convenu entre nous qu’une fois mon diplôme en poche, j’allais continuer mes études supérieures, car mes parents comptaient sur ma réussite, étant donné que je suis leur aînée. Une fois le Bac en poche, il voulait que j’arrête les études. Il m’avait menti. Je n’avais plus confiance en lui. Au début, je voulais céder, en laissant tomber mes études. Mais, après réflexion, je me suis dit que si jamais je laissais passer cela, il allait exiger autre chose ».
Cette grand-mère, trouvée devant le seuil de sa maison aux HLM 1, donne son avis en ces termes : « les jeunes filles de nos jours ne savent pas gérer un ménage. Elles ne connaissent même pas le sens du mariage. Pourtant elles ont des avantages que nous, leurs mères, n’avions pas à notre époque, mais nos mariages ont duré grâce à notre capacité à se soumettre, à notre endurance et à notre patience. Il faut qu’elles incarnent ces valeurs ancestrales pour mener à bien leur mariage et avoir une bonne progéniture. »
D’après le sociologue Djiby Diakhaté, la recrudescence des divorces «doit être une préoccupation de la communauté car c’est une série de phénomène d’éloignement »
Au sociologue d’ajouter que «le premier éloignement c’est l’individu par rapport à la famille. C’est à l’intérieur de la famille qu’on inculque à l’individu un certain nombre de valeurs qui, par la suite, impriment une orientation dans sa vie. Le deuxième éloignement, c’est par rapport à certaines valeurs comme le sacré. Aujourd’hui, le sacré a cédé la place au matériel. Les relations sociales sont monétisées.»
De ces divorces peuvent découler des conséquences comme l’envie de ne plus se remarier aussi bien chez les hommes que chez les femmes divorcés, un traumatisme chez les enfants dont les parents sont séparés.
Cependant des études ont montré que les mariages sont beaucoup plus stables au Sénégal que dans beaucoup d’autres pays d’Afrique.
Coumba Ndoffene Diouf/Senenews

25/11/2016

STOP AUX CRIMES!

Recrudescence de la criminalité au Sénégal:les mesures chocs de Macky Sall

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Le président Sall promet de s’attaquer à la criminalité à bras le corps. En Conseil des ministres, le chef de l’Etat a dévoilé tout un arsenal de mesures devant son Gouvernement pour stopper l’insécurité grandissante qui frappe le pays.
Macky Sall sait que la criminalité figure parmi les sujets qui préoccupent le plus les Sénégalais. On a recensé en moyenne 11 meurtres en moins de deux mois. Après avoir condamné les crimes crapuleux commis ces dernières semaines, il a rappelé au Gouvernement l’impératif du renforcement de la sécurité des populations, et l’urgence de prendre toutes les dispositions préventives et coercitives requises, notamment par la police et la gendarmerie, pour juguler la criminalité.
A cet effet, le Président de la République a instruit ses ‘’hommes’’ de mettre en action des contrats locaux de sécurité, afin de promouvoir une culture de sécurité, de prévention de la délinquance, de la violence et de la criminalité. Mieux, Macky Sall a promis de renforcer la réglementation et le contrôle relatifs à l’acquisition et à la détention des armes et munitions, de veiller à l’application rigoureuse de la règlementation en matière de répression de l’ivresse publique et de gestion des débits de boisson.
Ainsi, le Chef de l’Etat indique au Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, l’impératif de procéder à l’adoption du projet de loi d’orientation sur la sécurité intérieure (LOSI), à la mise en place des comités départementaux de prévention contre la délinquance juvénile, et demande à chaqueGouverneur de Région de lui faire le diagnostic local de la situation sécuritaire au niveau de sacirconscription. En outre, le Président de la République demande au Gouvernement d’encadrer davantage le développement des activités des sociétés privées de sécurité et de surveillance, dans une dynamique de professionnalisation des personnels concernés.
Cependant, au-delà de ces mesures d’ordre législatif et réglementaire, le Président de la Républiqueexhorte Dionne et son équipe à renforcer notre conscience citoyenne, mais également les mécanismes de capitalisation des valeurs psycho-sociales qui fondent le vivre ensemble des Sénégalais. Dès lors, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement de procéder à l’évaluation des mécanismes d’encadrement civique et d’éducation populaire de la jeunesse mis en œuvre depuis l’indépendance, au cours d’un forum national auquel devront être conviés tous les acteurs du secteur, afin de lui proposer un nouveau dispositif d’encadrement et d’accompagnement citoyen.
Ce dispositif devra s’appuyer, entre autres, sur l’amélioration des contenus éducatifs et des programmes des radios et télévisions, et prendre en compte la nécessité de faire des quartiers de véritables pôles d’équilibre social et de dialogue intergénérationnel, à travers la revalorisation du rôle des chefs ou délégués de quartiers ainsi que des notabilités religieuses et coutumières, dans la gouvernance sociale locale.
Dada/Dakarposte

MODERNISATION DE L'ELECTRICITE

49 milliards pour la modernisation de la distribution d’électricité au Sénégal

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La Banque européenne d’investissement (BEI) va dégager une enveloppe financière de 49 milliards de frs CFA destinée à la modernisation du réseau de transport et de distribution de l’électricité du Sénégal.
Le ministre de l’Economie, des finances et du Plan, Amadou Bâ a signé le contrat de financement avec Diederick Zambon, le chef de division pour l’Afrique de la BEI, rapporte l’agence de presse sénégalaise.
Selon Diederick Zambon, la BEI va mettre le financement à la disposition du Sénégal à travers la société nationale d’électricité (SENELEC) pour lui permettre de “moderniser ses réseaux d’électricité et d’augmenter sa distribution“.
“Le projet couvrira des investissements d’urgence dans la ville de Dakar et en Casamance, une des régions la plus désavantagée de votre pays avec un environnement difficile pour vivre et pour y rester, surtout pour la jeunesse. Ce projet vise à contribuer d’une manière essentielle à changer cette situation“, a indiqué le chef de division pour l’Afrique de la BEI.
M. Zambon a en outre affirmé que cette opération permettra à la SENELEC d’”améliorer la qualité et la fiabilité de la fourniture d’électricité par la modernisation des équipements et installation essentielles à la distribution“.
Elle aidera à la réduction des pertes sur le réseau, à l’installation de compteurs prépayés dans plusieurs zones (Dakar, Vélingara, Dabo) et au raccordement de nouveaux utilisateurs à Dakar et en Casamance, a fait savoir Diederick Zambon.
Lui emboîtant le pas, Amadou Bâ a indiqué que le financement de la BEI va aussi faciliter la pose d’au moins “450 000 compteurs à prépaiement et 30000 compteurs intelligents” et le financement des installations privées intérieures au profit de 25000 ménages à bas revenus.
“Je reste convaincu que la modernisation de notre réseau de distribution d’électricité va renforcer sensiblement la compétitivité de nos entreprises et stimuler la croissance économique“, a ajouté le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan.
Couly CASSE/Senego

42 MILLIARDS POUR ASSAINIR SALY ET 15 MILLIARDS POUR POINTE-SARENE

42 MILLIARDS POUR ASSAINIR SALY ET 15 MILLIARDS POUR POINTE-SARENE

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42 milliards de FCfa pour l’assainissement de la commune de Saly-Portudal et 15 milliards de F Cfa pour la future station balnéaire de Pointe-Sarrène. C’est le coût du projet d’assainissement de ces deux sites touristes. Il a été dévoilé lors de l’atelier de restitution des rapports d’études de l’avant-projet sommaire des plans directeurs d’assainissement des communes de Saly-Portudal et Point-Sarrène hier, mercredi 23 novembre à l’hôtel de ville de Saly-Portudal.
La présentation des plans directeurs d’assainissement de la commune de Saly-Portudal et de la future station balnéaire de Pointe Sarrène a été faite hier à la mairie de Saly-Portudal par deux cabinets d’études. Un coût estimatif de 42 milliards de F Cfa est retenu pour la commune de Saly-Portudal dont 27 milliards pour les eaux de pluie et 15 milliards pour les eaux usées. La future station balnéaire de Pointe-Sarrène va bénéficier d’un plan d’assainissement pour un coût de 15 milliards de F Cfa.
Alioune Badara Diop, le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) a expliqué les mobiles des études faites. A l’en croire, il s’agit d’appliquer des directives gouvernementales mais aussi de respecter la Constitution stipulant la garantie de vivre dans un environnement saint à tous les sénégalais. Doter toutes les capitales départementales d’un Plan directeur d’assainissement (Pda) entre dans la politique assignée à l’Onas mais s’étend à des villes comme Saly-Portudal, Richard-Toll et Touba.
La seconde étape de ces études pour la réalisation des Pda cités plus haut va s’inscrire dans un phasage pour aller vers la réalisation des travaux prioritaires. Les investissements à ces fins sont attendus de l’Etat d’une part et d’autre part des partenaires techniques et financiers. Sur la gestion des eaux pluviales, le directeur général de l’Onas s’est réjoui de ne pas voir un cas de déplacement enregistré suite à des inondations. Le cas de Kaffrine reste pour lui, un point noir et des études et actions menées vont contribuer à sa gestion.
Samba Niébé BA/Sudonline

24/11/2016

REVUE DE PRESSE

La recrudescence de la violence et le débat portant sur le rétablissement de la peine de mort à la Une

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La recrudescence de la violence au Sénégal marquée par une série de meurtres et le débat portant sur le rétablissement de la peine de mort sont entre autres sujets commentés par la presse quotidienne de ce mercredi. Selon La Tribune,"le Sénégal qui a la réputation d’être un pays de paix et de Téranga (hospitalité, en langue wolof), a connu entre les mois d’octobre et novembre, 13 meurtres les uns plus spectaculaires que les autres". A propos de la recrudescence de l’insécurité au Sénégal, Walfquotidien signale que "les meurtres se multiplient. La peur s’accentue. Les esprits s’échauffent. Pas un jour ne passe sans que la presse ne relaye un événement tragique affectant de tranquilles citoyens". "Un mois de novembre aussi funeste, les Sénégalais peinent à s’en rappeler. Treize ou quatorze personnes ont été expédiées dans l’autre monde dans des circonstances dont la description fait pâlir de colère", écrit-il. Le journal s’interroge "alors que les commentaires se multiplient, les propositions de loi allant bon train, une question interpelle les gouvernants : et l’Etat dans tout cela ?". "Entre une absence de vision, une police démunie et une ASP (Agence d’assistance à la sécurité de proximité) aussi inefficace qu’inopérante, l’Etat qui s’est départi d’une de ses missions régaliennes, a presque abandonné les populations à ; leur propre sort, exacerbant fortement le sentiment d’insécurité",commente Walfquotidien. En ce qui concerne la recrudescence des cas de meurtre et d’insécurité, Enquête relève "la réponse quinquennale de l’Etat". "Au moment où l’Etat est interpellé, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique détaille dans son rapport d’activités 2016 les stratégies qu’il compte mettre en œuvre pour venir à bout de ce fléau", renseigne le journal. Selon Enquête, "parmi les mesures, il y a le recrutement de 1800 policiers, l’année prochaine, en plus des 1000 qui sont en formation". Pour sa part, Le Soleil indique que la classe politique appelle à une introspection face aux meurtres enregistrés ces derniers mois au Sénégal. La Tribune, dans un commentaire intitulé "crimes et châtiments", écrit qu’il y a "les crimes qui sont de plus en plus nombreux au Sénégal", ajoutant : "il y a aussi des châtiments qui sont proposés". A ce sujet, le journal relève que "la dernière proposition vient du chef de l’Etat lui-même, Macky Sall, touché par la mort tragique de Fatoumata Mactar Ndiaye, veut corser la note avec +la prison à vie+ pour les tueurs". "Soit. Les bandits assassins ne doivent bénéficier d’aucune compassion. Rien ne peut justifier l’attitude qui consiste à abréger la vie de son prochain. Mais, faudrait-il bien réfléchir avant de prendre une décision comme le retour de la peine de mort", indique La Tribune. "La peine de mort dans tous ses états", écrit dans manchette Enquête, soulignant qu’après la série de meurtres notée récemment la pression s’accentue pour le rétablissement de la peine de mort. Le journal rappelle que le parlement sénégalais a voté le 10 décembre 2004 la loi abolissant la peine de mort. "Jusque-là, seules deux personnes ont avaient été exécutées, par les armes, en 1967 : Abdou Faye pour meurtre du député Demba Diop, et Moustapha Lo coupable de tentative d’assassinant sur le président Léopold Sédar Senghor", ajoute-t-il. Enquête mentionne que "le régime libéral, après un moratoire d’Abdou Diouf sur cette peine rejoignait ainsi la Grèce, Samoa, Bouthan et la Turquie qui l’ont tous aboli cette année". "Seulement, les récents et spectaculaires meurtres dans la capitale sénégalaise ont poussé une frange de l’opinion à exiger le rétablissement de cette pratique", écrit le même journal qui souligne que "pour l’instant la détention à perpétuité est la seule peine de substitution à la peine capitale". "Un débat sang fin", écrit Le Quotidien avec un jeu de mot pour souligner que "les assassinats de Fatimata Moctar Ndiaye, de Mbaye Samb et des deux vigiles de Ndioum ont ravivé le débat sur le rétablissement de la peine mort". "Dès que l’émotion aura retombé, il est très probable que la passion s’estompera surtout qu’il n’est pas envisageable de voir le législateur revenir sur cette décision", souligne le journal. Le Quotidien averti "ne remuons pas le couteau-qui a tué cette peine de mort en 2004-dans la plaie ! Cela n’a rien à voir avec les droits de l’Homme. Le fait est que cela n’a pas été aussi dissuasif qu’on l’a toujours pensé".
Senbusinet/APS

23/11/2016

LES EXPORTATIONS SE PORTENT BIEN

Hausse de 10,1% du cumul des exportations en fin septembre 2016

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Le Bulletin des statistiques du commerce extérieur du mois de septembre 2016 de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) note que les exportations ont connues durant les neuf premiers de septembre a enregistré une progression nette de 10,1%.
La note de l’Ansd explique que ce cumul est évalué à 1102,9 milliards de FCFA contre 1002,1 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2015, soit une progression de 10,1%.
Dans le même sillage le bulletin de l’Ansd note aussi que les exportations sont arrêtées à 87,0 milliards de FCFA en septembre 2016 contre 128,9 milliards de FCFA au mois précédent, soit un repli de 32,5%. Comparées au mois de septembre 2015, les exportations ont haussé de 4,8%.
Les principaux produits exportés, en septembre 2016, sont l’or non monétaire (14,7 milliards de FCFA), les poissons frais de mer (9,4 milliards de FCFA), l’acide phosphorique (9,3 milliards de FCFA), le ciment (8,5 milliards de FCFA) et les produits pétroliers (6,1 milliards de FCFA).
D’après l’Ansd « les principaux pays clients sont la Suisse (14,1%), le Mali (11,4%), l’Inde (11,1%), la Côte d’Ivoire (5,0%) et l’Espagne (4,4%) ».
Les importations ont fléchi de 15,2%, au cours de la période sous revue, passant de 301,5 milliards de FCFA au mois précédent à 255,8 milliards de FCFA. Par rapport à septembre 2015, les importations ont progressé de 12,2%. Le cumul des importations, pour les neuf premiers mois de 2016, est évalué à 2232,1 milliards de FCFA contre 2197,7 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2015, soit une progression de 1,6%.
Les principaux produits importés, au cours de la période sous revue, sont les produits pétroliers finis (21,7 milliards de FCFA), les autres machines et appareils (20,8 milliards de FCFA), le riz (14,7 milliards de FCFA), les sucres bruts et raffinés (12,4 milliards de FCFA) et les camions et camionnettes (11,7 milliards de FCFA).
Les principaux pays fournisseurs du Sénégal sont la France (17,6%), la Chine (15,2%), l’Inde (6,3%), l’Espagne (5,4%), et les Pays-Bas (4,9%).
En septembre 2016, le solde de la balance commerciale s’est établi à -168,7 milliards de FCFA contre -172,6 milliards de FCFA au mois précédent. Le cumul du solde commercial à fin septembre 2016 s’est amélioré pour s’établir à -1129,2 milliards de FCFA contre -1195,7 milliards de FCFA au cours de la période correspondante en 2015.
Khadim FALL/Pressafrik

21/11/2016

MIA MOKE

Une petite héroïne 100 % africaine sensibilise les enfants à l’écologie

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La protection de l’environnement n’est pas une priorité au Sénégal. C’est ce qui a décidé un Franco-Sénégalais et son équipe à lancer "Mia Moké", un projet visant à sensibiliser les enfants à ce sujet, à travers la voix d’une jeune héroïne africaine, à laquelle ils peuvent s’identifier. Leur projet est décliné sur différents supports : application pour tablettes ou encore bande-dessinée.
"Mia Moké" – "moké" signifie "petit" en lingala – a été lancé fin septembre par l’agence de communication Advise, basée à Dakar. Quatre personnes y travaillent, dont Karim Gadjigo, un Franco-Sénégalais de 50 ans. Ce dernier a grandi au Sénégal, avant de partir en France pour étudier. Il est ensuite retourné au Sénégal il y a une vingtaine d’année pour travailler dans le secteur de la communication.
Destinés à sensibiliser les enfants à l'écologie, ces visuels, créés par l'agence Advise, se trouvent sur la page Facebook de "Mia Moké".
"Nous avons créé une héroïne vivant dans un village où les habitants trient les déchets"
Nous avons commencé à travailler sur le projet "Mia Moké" en 2011, pour répondre à des enjeux culturels et environnementaux.
Tout d’abord, à la sortie des écoles, à Dakar, on constate que les enfants ont des sacs "Dora l’exploratrice", "Barbie" ou encore "Hello Kitty". Ce ne sont jamais des héros africains, ce qui interroge sur la place de l’identité africaine et des modèles culturels dominants dans le monde. On peut aussi s’interroger sur l’impact que peut avoir l’absence de petits héros qui leur ressemblent dans le développement personnel de ces enfants. Ce n’est d’ailleurs pas anodin si les produits pour éclaircir la peau se vendent autant en Afrique. Nous avons donc créé une petite héroïne africaine, pour faire évoluer les mentalités à travers elle.
"Les gens continent de jeter leur déchets par terre"
L’autre constat, c’est que les gens sont très peu sensibilisés aux questions environnementales au Sénégal : comme dans d’autres pays africains, la protection de l’environnement n’est pas une priorité. Du coup, les comportements n’évoluent pas vraiment : les gens continent de jeter leurs déchets par terre, notamment. À travers notre héroïne, nous cherchons donc à faire connaître la nature en expliquant comment la protéger. Par exemple, elle vit dans un village à la campagne – car c’est un endroit souvent dévalorisé par rapport à la ville – où les habitants font le tri des déchets.
"Nous avons créé une application sur le thème de la déforestation"
Pour l’instant, nous avons créé une application pour les tablettes, sur le thème de la déforestation, un enjeu majeur au Sénégal. À travers l’application, les enfants doivent résoudre une sorte d’énigme dans un village où tous les oiseaux ont disparu. Ils comprennent ensuite que c’est lié à la production de charbon qui s’est développée sur place, ayant entraîné la déforestation du site. Durant le jeu, des informations sont données sur la nature, sur les alternatives au charbon qui existent, il y a un quizz, un karaoké avec des chansons sur l’environnement...
L'interface de l'application "Mia Moké".
Des explications sur la faune et la flore sont données dans cet "éco-dico", qui fait partie de l'application.
Cette application coûte 3,99 euros sur l’Apple Store : nous avons conscience que nous ne pouvons pas toucher tout le monde ainsi. D’ailleurs, nous en avons vendu seulement une centaine depuis deux mois. Mais c’est un support pertinent pour faire passer notre message. De plus, il y a déjà 50 millions de tablettes en Afrique et leur usage devrait se démocratiser d’ici deux ou trois ans. Par ailleurs, nous avons lancé une bande-dessinée et des livres de coloriage sur le thème de l’environnement, vendus au prix de 2 500 francs CFA [3,81 euros], ainsi qu’un kit pour faire pousser un arbre, avec des graines, qui coûte 3 500 francs CFA [5,34 euros].
Cette bande-dessinée est vendue dans quatre librairires à Dakar.
Ces produits, plus accessibles, sont vendus dans quatre librairies de Dakar. Des écoles nous en ont acheté et nous en avons donné à des associations.
Actuellement, nous sommes également en train de concevoir une série de 30 dessins animés pour la télévision, un jeu vidéo, deux nouvelles applications pour tablettes, sur la biodiversité marine et la pollution – celle liée au plastique en particulier – toujours avec le même personnage. En revanche, il nous manque des fonds pour développer une application pour smartphones.
"Nous voulons développer le projet sans dépendre de subventions"
Nous aimerions que notre projet soit rentable, pour ne pas dépendre de subventions. Et surtout, si ça marche, nous pourrons développer encore davantage nos liens avec les associations, ainsi que des supports accessibles au plus grand nombre.
L’agence Advise travaille principalement pour des marques alimentaires locales, mais collabore également avec Nébéday, l’une des rares associations locales de défense de l’environnement, en lui fournissant notamment des affiches.
Karim Gadjigo/Chloé Lauvergnier/France24