01/10/2016

FINANCEMENT DU TRAIN EXPRESS REGIONAL

Les 197 milliards de F Cfa de la BID déjà levés

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Le Sénégal a signé hier avec la Banque islamique de développement (BID) la convention de financement du projet du Train express régional (TER) pour une somme d'environ 197 milliards de F Cfa.
Le Sénégal vient d'obtenir 300 millions d'euros soit 197 milliards de F Cfa de la Banque islamique de développement pour financer le projet du Train express régional (TER) qui va relier Dakar à l'aéroport international Blaise Diagne de Diass. La signature de la convention de financement a eu lieu hier, à Djeddah, en Arabie Saoudite, entre le ministre de l'Economie, des Finances et du Plan (Mefp), Amadou Ba et le Directeur de la Banque islamique de développement (BID), Ahmad Mohamed Ali. Les deux hommes ont signé, par la même occasion, une autre convention de financement qui concerne la phase 2 du Programme d'alphabétisation et d'apprentissage des métiers pour la lutte contre la pauvreté (PALAM 2) pour 12 milliards de F Cfa. Ce qui fait environ un montant de 211 milliards de F Cfa que la BID a accordé au Sénégal.
D'après le Mefp qui a signé ces conventions au nom de l'Etat du Sénégal, depuis hier, le Sénégal est devenu le premier partenaire de la BID en Afrique de l'Ouest avec un cumul d'approbations de 1409 milliards de F Cfa. Mieux, dit Amadou Ba, le montant du financement que la BID a accordé au Sénégal pour le TER "est de loin le plus élevé jamais approuvé par l'institution en faveur d'un pays membre en Afrique Subsaharienne''.
772 milliards de la BID entre 2012 et maintenant
Toujours dans son discours à l'occasion de la signature de ces conventions, le ministre Amadou Ba a rappelé que les approbations faites par la BID au Sénégal, depuis 2012, dépassent celles faites en faveur du Sénégal de 1976 à 2012. Pour preuve, relatel'argentier de l'Etat, entre "avril 2012 à maintenant, les ressources mises à la disposition du Sénégal, en termes d'approbation par le Groupe de la BID, sont de 1,342 milliard de dollars, soit environ 772 milliards de F Cfa, alors que pour la période de 1976 à mars 2012, elles sont de 1,108 milliard de dollars, soit environ 637 milliards de F Cfa''.
Ainsi, avec ces financements déjà approuvés, l'institution bancaire a dépassé le montant de ses engagements pour le financement du Plan Sénégal émergent. Lors de la tenue du groupe consultatif de Paris, la BID avait promis au Sénégal 1,1 milliard de dollars, soit environ 650 milliards de F Cfa. La BID a dépassé ce montant, fait savoir le ministre, parce qu'elle est à 1,14 milliard de dollars.
ALIOU NGAMBY NDIAYE/Enqueteplus

30/09/2016

CROISSANCE DE PLUS DE 6%

La croissance économique 2016 du Sénégal sera de 6,5%

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Le Sénégal va conserver en 2016 le même taux de croissance économique de 6,5% obtenu un an avant a indiqué, jeudi à Dakar, l’économiste de la Banque mondiale (BM) pour le Sénégal, Julio Ricardo Loayza.
’’En 2015, la croissance du Sénégal a atteint un taux de 6,5 % ce qui est un bon chiffre. Et on n’avait pas eu un chiffre aussi bon depuis 2003 et on attend des chiffres similaires en 2016, et si les choses se passent bien on aura une croissance similaire les prochaines années’’, a-t-il dit, rapporte l’agence de presse sénégalaise.
M. Loayza s’exprimait au terme de la conférence de presse co-animée par l’économiste principale de la Banque mondiale pour l’Afrique, Punam Chuhan-Pole et l’économiste en chef de la BM, Albert Zeufack.
Selon lui, “des facteurs exogènes, macroéconomiques et les réformes entamées par l’Etat du Sénégal expliquent cette croissance économique”.
“Les variables sur lesquelles on n’a pas de contrôle sont les prix des matières premières. Quand les prix de ces produits diminuent, les exportateurs souffrent, mais le Sénégal y gagne, c’est l’une des variables exogènes de même que le climat avec les pluies abondantes la pluie” a dit l’économiste.
Le deuxième facteur de cette croissance économique, a-t-il poursuivi, est lié au cadre macroéconomique qu’il a qualifié de “très solide et stable au Sénégal”, entraînant une “inflation très basse”.
“Mais aussi on a une dette publique soutenable et les déséquilibres fiscaux internes sont sous contrôle” a-t-il dit, avant d’ajouter “les réformes entamées par l’Etat du Sénégal” comme la troisième raison de cette croissance.
“C’est peut-être la raison la plus importante. Beaucoup de ces réformes sont structurelles et liées à l’énergie, les transports, les climats des investissements, la gouvernance et l’appui à des secteurs spécifiques notamment l’agriculture” a expliqué Julio Ricardo Loayza.
Couly CASSE/Senego


La Banque mondiale prévoit un taux de 6% pour 2016
Le Sénégal figure parmi les économies les plus performantes du continent avec un taux de croissance qui avoisinerait les 6% en 2016, cela en dépit d’une situation économique morose dans l’ensemble du continent avec un taux de croissance qui a chuté à 1,6% en 2016. D’après le rapport de Africa Pulse sur les perspectives économiques de l’Afrique rendu public aujourd’hui, ce grand bond en avant, est le fruit des réformes entreprises dans le cadre du Plan Sénégal émergent.
Cette belle performance du Sénégal, est le fruit d’importantes réformes entreprises par le gouvernement dans plusieurs secteurs d’activités, des réformes qui entrent dans le cadre du Plan Sénégal émergent (PSE).
Selon, l’économiste pays de la Banque mondiale basé au Sénégal, ce grand bond en avant est dû à trois (3) facteurs : les données exogènes, les réformes structurelles et le cadre macroéconomique. La première variable est exogène, et il est lié à la chute des cours du pétrole au niveau mondial dont a bénéficié le Sénégal. Le second variable exogène : c’est le climat avec la pluviométrie, le cadre macroéconomique, qui est très solide et stable avec un taux de change accompagnée d’une inflation très basse et une dette publique soutenable et des déséquilibres fiscaux sous contrôles. Et, d’après Monsieur Julio économiste pays basé au Sénégal de la Banque Mondiale, le troisième facteur de cette performance économique du Sénégal demeure les réformes structurelles entreprises dans le cadre du Plan Sénégal émergent (PSE) avec une amélioration du climat des affaires, à l’énergie, au transport, à la gouvernance. L’autre groupe de réformes concerne les investissements consentis dans le secteur de l’agriculture (l’arachide, le riz, le manioc, l’horticulture). Le niveau de revenu est un variable important qui est de 1000 dollars par an et par tête d’habitant. Tous ces facteurs ont permis au Sénégal de maintenir ce taux de 6% comme l’année passée.
D’après les conclusions d’Africa’s Puls ce taux de 6% devrait se maintenir dans les prochaines années pour beaucoup de pays africains dont le Sénégal s’il continue sur cette lancée du Plan Sénégal émergent.
Mais en dépit de ce grand bond en avant, l’expert de la Banque mondiale exhorte notre pays à continuer les réformes pour une meilleure diversification du cadre économique, rendre la croissance plus inclusif et enfin améliorer l’efficacité des politiques publiques dans le secteur agricole.
Les experts de la Banque mondiale montrent que des pays comme la Côte d’ivoire qui a commencé à transformer ses matières premières en produits manufacturés bénéficié d’une bonne performance économique.
L'Afrique avec un taux de croissance de 1,6% niveau le plus bas depuis 20 ans
Le rapport a fait surtout état de la chute du taux de croissance en Afrique subsaharienne qui a baissé de 1,6% contrairement à l’année passée ou il était de 3%. Selon, d’ailleurs le Groupe de la Banque ce taux est le plus depuis plus de 20ans. Des difficultés économiques rencontrées par les puissances économiques du continent telles que le Nigéria ou encore l’Afrique du Sud qui subissent toujours les contrecoups de la chute des cours des matières premières, les questions sécuritaires ont aussi des effets négatifs sur la croissance avec la menace terroriste au Nigéria. L’étude du Groupe de la Banque mondiale mentionne aussi l’hétérogénéité des croissances à travers le continent qui révèlent des disparités entre les pays. Cela dit, les vulnérabilités restent en hausse, les resserrements de l’investissement étranger et des finances budgétaires demeurent important
Des pays comme l’Ethiopie, le Rwanda, et la Tanzanie affichent des taux de croissance annuels supérieurs à 6%. C’est aussi le cas des pays d’Afrique de l’Ouest comme la Côte d’ivoire et le Sénégal.
Pressafrik

ROULE MA POULE!

Macky Sall  “inonde” les maires du Sénégal de 400 véhicules

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Le président de la République, Macky Sall a remis ce jeudi les clés des 400 véhicules Pick-up double cabines destinés aux maires des différentes communes du Sénégal.
S’exprimant lors de cette manifestation, le président Sall a affirmé qu’il a voulu doter les maires de véhicules pour “leur permettre d’assurer leur mission“, informe l’agence de presse sénégalaise.
Plusieurs maires de collectivités locales ont assisté à la remise des clés de ces véhicules dont le marché a été gagné par la société TSE du milliardaire Cheikh Amar, précise la même source.
Couly CASSE/Senego

29/09/2016

VOUS AVEZ DIT TOURISME?

Appel à une diversification des produits pour rendre le tourisme beaucoup plus attractif

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Le chef du service régional du tourisme de Thiès, Ndèye Awa Baddji Sow a estimé, mardi à Joal-Fadiouth (Mbour), qu'il faut aller vers une diversification des produits touristiques pour une meilleure attractivité de la destination de la Petite Côte.
"Onvest dans une région qui abrite la première station balnéaire du pays, notamment la station touristique de Saly-Portudal. Mais aujourd'hui, force est de constater
que cette zone est menacée par le phénomène de l'érosion côtière" a relevé MmeSow.
Elle a, à cet égard, appelé d'autres produits qui viendraient en complément au balnéaire dans cette zoneriche en patrimoines culturel, historique et naturel".
"Rien qu'à Joal-Fadiouth, on peut développer l'écotourisme, le tourisme culturel, le tourisme de découverte et autres, parce que c'est une ville à fortes potentialités", a retenu le chef du service régional du Tourisme.
Ndèye Awa Badji Sowqui a relevé toutefois qu'"on a tendance, au Sénégal, à confondre les potentialités et les produits touristiques" a estimé qu'il "faut arriver à faire des potentialités des produits touristiques attractifs auniveau des marchés émetteurs de touristes".
Selon elle, "il devenu très difficile de commercialiser le balnéaire qui perd, de plus en plus,son attrait à cause de l'érosion côtière qui fait perdre au littoral de laPetite Côte ses plages, à cause de l'avancée de la mer, même si le gouvernement du Sénégal, en relation avec des partenaires comme la Banque mondiale, est entrain d'y apporter une solution".
Mme Sow visitait le musée "Mbind Diogoye", le royaume d'enfance du president Léopold Sédar Senghor, en compagnie d'étudiants de l'Université de Thiès, des membres de l'association des guides de la Petite Côte, du syndicat d'initiative touristique de Joal-Fadiouth et du réseau des journalistes de Mbour en tourisme et environnement.
Le déplacement entrait dans le cadre de la célébration de la journée mondiale du tourisme axée cette année sur le thème: "Promouvoir l'accessibilité universelle en faveur d'un tourisme pour tous".
A cette occasion, Mme Sow a appelé à la mise en place d'équipements adéquats qui permettraient "aux groupes vulnérables, personnes handicapées etautres malvoyants de jouir des activités du tourisme".
"Cela participe égalementà l'instauration d'un tourisme profitable à tous" a dit Ndèye Awa Badji Sow qui a rappelé l'invitation présidentielle de réfléchir sur "un programme spécial pour la promotion du tourisme intérieur" à travers l'instauration de tarifs incitatifs.
Elle invité les acteurs locaux à s'en approprier et à jouer pleinement leur rôle, en apportant leur contribution à la promotion et à l'accessibilité uniservselle pour un tourisme pour tous.
APS

LE LAIT AU SENEGAL

Environ 226,5 millions de litres de lait produits au Sénégal en 2015

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Environ 2265 millions de litres de lait produits au Sénégal en 2015 Environ 226,5 millions de litres de lait ont été produits au Sénégal, en 2015, révèle le rapport provisoire de la Revue conjointe du secteur agricole (RCSA).
Selon le document produit par la direction de l'analyse, de la prévention et des statistiques agricoles, 61% de la production nationale de lait ont été fournis par le système extensif, 39% par les systèmes semi-intensif et 7% par l'intensif.
La production locale a contribué, pour 59%, à la couverture de la consommation nationale de lait en 2015, note le texte qui souligne que celle-ci est de 384,6 millions de litres, soit 27 litres par habitant.
Il signale que la production de lait en augmentation de 10,3% entre 2011 et 2014, relativement à la moyenne de la période avec cependant des disparités d'élevage.
RTS

28/09/2016

1563997 ha DE CULTURES

La superficie cultivée au Sénégal en 2015 estimée à 1.563.994 hectares

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Le rapport provisoire de la Revue conjointe du secteur agricole (RCSA) estime la superficie cultivée au Sénégal en 2015 à 1.563.994 hectares contre 1.125.622 ha, l’année d’avant, a appris l’agence de presse sénégalaise.
Les emblavures de céréales ont toutes augmenté en 2015, relève le document produit par la Direction de l’analyse, de la prévention et des statistiques agricoles et présenté, lundi à Dakar, à la Revue conjointe du secteur agricole.
Le rapport provisoire parcouru par l’agence de presse sénégalaise indique que “la superficie de riz est passée de 134.973 ha à 237.300 hectares, soit une hausse de 76%”.
“Les superficies de mil sont en hausse de 206.012 ha en valeur absolue par rapport à 2014, celles du maïs ont augmenté de 36% par rapport à 2014 et 46% par rapport à la moyenne des cinq dernières années”, mentionne le document.
Selon la même source, “les rendements ont cru pour plusieurs spéculations”, notamment pour le mis et le maïs qui ont fait un bond de 42% à 70% entre 2014 et 2015 pour le premier et de 17% à 61% par rapport à la moyenne des cinq dernières années pour le deuxième”.
“Le riz irrigué a atteint des niveaux de rendement record de 7 tonnes/ha en 2015 dans la Vallée du fleuve du Sénégal, de 5,5 tonnes/ha dans l’Anambé. Le rendement médian du riz pluvial est évalué à 2,5 tonnes/ha”, ajoute le rapport provisoire de la RCSA.
Couly CASSE/Senego

Money!

Hausse de 11% des ressources de l’Etat à fin juillet 2016

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Les ressources et dons mobilisés par l’Etat sénégalais ont connu une hausse de 10,9% comparé à la même période de l’année, en fin juillet 2016. Selon la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE), ces ressources sont estimées à plus de 1262,6 milliards FCFA contre 1138,1 milliards FCFA en 2015.
Ces ressources et dons sont évalués à 1262,6 milliards FCFA contre 1138,1 milliards FCFA en 2015, soit une augmentation de 124,5 milliards FCFA (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar).
D’après la note de la DPEE, « Ces ressources sont composées de recettes budgétaires pour 1105 milliards FCFA, de ressources au titre du Swap (contrat d’échanges de flux financiers) pour 40,1 milliards FCFA, de ressources propres du fonds de soutien au secteur de l’électricité (FSE) pour 20,6 milliards FCFA ainsi que de dons pour un montant estimé à 96,9 milliards FCFA ».
Une nette hausse des ressources tirée, en dehors du ‘’Swap’’ (contrat d’échanges de flux financiers), par les recettes budgétaires qui ont augmenté de 10,1%. Cette bonne orientation est imputable aux impôts directs, aux taxes intérieures et aux recettes pétrolières », explique la note de la DPEE.
Au niveau des impôts directs, l’impôt sur le revenu (172,7 milliards) et l’impôt sur les sociétés (160,4 milliards) se sont confortés respectivement de 10,8% et 15,9%.
Concernant les taxes intérieures, la TVA intérieure hors pétrole et la taxe sur les activités financières se sont établies respectivement à 141,4 milliards FCFA et 32,2 milliards FCFA, progressant de 5,4% et 14,2% comparativement à la même période en 2015.
Pour ce qui est, des recettes pétrolières, grâce au cours favorable du baril de pétrole, ont bénéficié des bons niveaux de recouvrement du fonds de sécurisation de l’importation des produits pétroliers (FSIPP) qui s’élève à 75,4 milliards FCFA et de la taxe spécifique sur le pétrole (35,3 milliards FCFA). Relativement à fin juillet 2015, le FSIPP et la taxe spécifique sur le pétrole ont respectivement progressé de 106% et 29,2%.
Toutefois la note de la Dpee, souligne que cette performance a été amoindrie par « Les baisses notées dans le recouvrement des droits de timbre (moins 5,5 milliards) et les contreperformances enregistrées dans la mobilisation des recettes pétrolières au cordon douanier (moins 10 milliards) ».
Khadim Fall/Pressafrik

EXPORTATIONS AGRICOLES EN HAUSSE

les exportations de produits agricoles ont généré environ 350 milliards de francs Cfa en 2015

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Au Sénégal, les exportations de produits agricoles ont généré quelques 350 milliards de francs Cfa en 2015. C’est ce que révèle le rapport provisoire de la Revue conjointe du secteur agricole (RCSA) issu de la Direction de l’analyse, de la prévention et des statistiques agricoles du pays.
Selon ce document, 1/5 des revenus générés par ces exportations (soit un peu plus de 71 milliards de francs CFA) provient des pays de la sous-région, notamment ceux du bloc de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), tandis que le reste a été généré par les expéditions vers les autres parties du monde.
Pour parvenir à ce résultat, il aura fallu une injection de 218,8 milliards de francs Cfa dans l’agriculture. Cet investissement a été rendu possible par l’appui des partenaires techniques et financiers (112,9 milliards de francs Cfa) et par les apports de l’Etat lui-même (105,6 milliards de francs Cfa).
« Les ressources allouées au secteur agricole ont été exécutées à hauteur de 200, 6 milliards de francs CFA, soit un taux d’exécution de 92 % », indique également le rapport.
En ce qui concerne les importations de produits agricoles, elles ont coûté près de 506 milliards de francs Cfa au pays. Seulement 6,8% de ces importations proviennent de pays de la CEDEAO.
Aaron Akinocho/Ecofin

COMMERCIALISATION DU CUIR AU SENEGAL

Les Chinois pointés du doigt

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Les marchés sénégalais sont inondés aujourd'hui d'objets fabriqués à base de peaux d'animaux dont le mouton. Il y en a pour toutes les marques, qualités et pointures. Mais, les plus prisés de ces articles demeurent, jusque-là, les chaussures, sacs ou ceintures d'origine locale, préférés notamment pour la qualité du cuir. Cependant, depuis quelques années, cette filière cuir made in Sénégal est fortement concurrencée par le marché chinois qui importe souvent des produits jugés de moindre qualité.
Outre les consommateurs en recherche de produits de bonne qualité, ce sont les tanneurs artisanaux qui se plaignent, aujourd'hui, de la forte présence de marchandises chinoises sur le marché local. Non pas pour l'exercice de leur activité, mais pour concurrence jugée déloyale dans la vente des chaussures, sacs, ceintures, etc. Dans cette filière où la production de la matière première est dominée par les femmes, l'on indexe l'importation de ces objets comme le principal facteur qui étouffe le développement de la filière locale. Contraintes de faire face à cette nouvelle donne, les tanneuses artisanales de Guédiawaye fustigent la vente des articles estampillés cuir, sans vraiment l'être.
Après-midi de dimanche à la tannerie de Serigne Assane, connue sous le nom de Mbajju Naar. Sous un abri de fortune, une femme accroupie au sol gratte de tous ses efforts une peau de mouton placée sur un tronc d'arbre, à l'aide d'un coupe-coupe bien émoulue. A ses côté, deux autres femmes d'âge avancé répètent le même mouvement. Près de chacune d'elles, s'est formé un tas de peaux dépouillées de leurs fourrures. Ce sont, chaque jour, une centaine de femmes qui y viennent travailler les peaux de moutons, dans ces lieux situés dans la Commune de Wakhinane Nimzatt. La plupart d'entre elles sont des Mauritaniennes d'origine.
"Nous ne faisons plus de bonnes affaires''
Si autrefois, leur activité leur faisait gagner beaucoup d'argent, aujourd'hui, la filière est devenue peu lucrative. "Ce sont les commerçants chinois qui ont fait chuter les prix du marché. Depuis leur arrivée en masse au Sénégal, nous ne faisons plus de bonnes affaires. Ils importent des objets fabriqués à base de matière de fausse qualité qui n'est pas le cuir. Ils se permettent de vendre à moindre coût. Alors que les articles faits à base de cuir local exigent un peu plus d'argent'', dénonce Astou Bâ. C'est pour cette raison, selon la tanneuse, que les clients se détournent des produits locaux aux dépens de ceux importés, vendus à des prix dérisoires sur le marché.
Face à cette situation, la vieille femme demande à l'Etat d'intervenir pour aider les travailleurs du secteur cuir à mieux développer leur activité. "Tout comme les autres secteurs, le gouvernement doit aussi promouvoir la filière cuir. Il doit nous appuyer pour mieux vendre les produits faits à partir de la matière peau. Nous lui demandons de prendre des mesures dans ce sens'', souhaite-t-elle. Sa voisine préfère pour sa part mettre l'accent sur le labeur qu'exige cette activité. "Nous devrions être mieux récompensés de nos efforts quotidiens. Nous exposons notre santé tous les jours dans cet endroit pour de modiques sommes d'argent. Chaque peau traitée est vendue entre 1000 à 2000 francs CFA au marché Syndicat de Pikine'', renseigne Amy Dieng, l'une des plus jeunes femmes présentes sur les lieux.
Risques de maladies
Perdue derrière des maisons à moitié englouties dans l'eau, Mbajju Naar est en réalité sis sur un bas-fond élargi d'année en année par les précipitations. De part et d'autre, des bassins larges d'un mètre et demi de diamètre environ, des monticules de fourrures de bêtes et des ordures jonchant le sol forment le décor. Le tout dégage une odeur fétide difficilement respirable, notamment pour les visiteurs, à cause de la putrescine qui s'échappe des peaux. Les propriétaires des lieux, eux, ne portent ni masque à gaz, ni autres moyens de protection, si ce n'est des gants et des bottes en plastique. "Nous trempons les peaux dans l'eau (usée) pendant 30 à 60 mm avant de les extraire. Après l'épluchage des poils, nous les plongeons ensuite dans le bassin. Nous y ajoutons du gaz et les laissons pendant deux à trois jours dans cet endroit. Pour la dernière étape, nous appliquons sur les peaux un produit dénommé "neb neb' pour les rendre souples et élastiques'', explique Amy Dieng.
Formation et aides
Plus que par amour ou conviction, ces femmes disent exercer ce métier pour perpétuer l'oeuvre traditionnelle de leurs parents. Tous les jours, elles viennent sur ce site qui leur a été alloué, selon elles, par le Président Senghor par un contrat de bail d'une durée de 99 ans. Le terrain en question s'étend sur une superficie en mètres de 200 sur 100. Aujourd'hui, elles se sont constituées en une Coopérative composée de 76 personnes. Selon leur présidente Youma Fall, elles ont bénéficié l'année dernière d'une aide de 7,2 millions de francs CFA octroyée par ONU Femmes pour clôturer les lieux. Mais les travaux tardent toujours à se terminer, même si les maçons sont encore à pied d'oeuvre.
Du côté de l'Etat, la tanneuse fait savoir qu'elles ont aussi, dernièrement, reçu un soutien matériel de la part des services du ministère de l'Elevage et des Productions animales. "Le ministère nous a remis il y a quelques mois des gants de protection, des bottes et des tables pour le dépeçage des peaux. Nous avons aussi bénéficié d'une formation de 10 jours sur les techniques de tannage pour nous aider à améliorer la qualité des peaux'', informe la présidente de la Coopérative des tanneuses de Guédiawaye.
MAMADOU DIALLO/EnquêtePlus

27/09/2016

TOURISME A SALY

Une synergie des acteurs pour la relance de Saly-Portudal

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La station de Saly a connu une phase d'exploration, avant de devenir une station balnéaire, c'est-à-dire entre les années 50 et les années 70. Les infrastructures rudimentaires : Saly étaient composées par des bungalows communément appelés « cabanons ». Les touristes procuraient aux villageois du travail informel. Ce tourisme local était donc un tourisme relativement intégré à la culture locale.
Dans le but d'atteindre un développement économique, en 1972, un Plan d'aménagement touristique de la Petite-Côte est mis en place à la suite d'une étude de faisabilité réalisée, en 1976, par le Cabinet Louis Berger International. Pour mieux réaliser ce projet, et plus particulièrement, l'implantation d'une station balnéaire compétitive sur le marché international, le gouvernement sénégalais crée, le 7 novembre 1975, la Société d'Aménagement de la Petite Côte (SAPCO-SA). Cette phase d'implication du secteur privé formel et informel mais surtout des autorités nationales va de 1977, quand la première unité, Saly Sud, fut réalisée ; à 1983, avec la création des trois premiers hôtels : Palm Beach (ouvert déjà le 23 Novembre 1980), Novotel Saly et Savana Saly. Pendant cette phase, le nombre de flux touristiques internationaux commence à augmenter et les locaux restent encore très impliqués.
C'est entre 1984 et 2006 (avec une petite interruption) que la station a connu une vraie phase de développement (particulièrement pour l'année 2002, qui a enregistré 132.947 arrivées internationales), en se positionnant sur le marché international comme station balnéaire et de loisirs. Plus précisément, la destination s'était positionnée entre les années 1980-1995 comme une simple station balnéaire de masse et, déjà, à partir des années 1995-1999 avait connu une première phase de déclin vu son produit peu original. Dans le but de relancer le tourisme, une nouvelle reconversion fut mise en place, notamment : de produit balnéaire à produit balnéaire de loisirs avec l'installation de sports nautiques, sports mécaniques, activités de loisirs, etc? C'est dans cette période que d'autres hôtels, les premières résidences et d'autres infrastructures commencent à s'installer. Des investissements publics mais surtout privés dans la promotion sont mises en place : des grands TO comme Thomas Cook, Jet Tours, Nouvelles Frontières, Fram, Look voyages et Tui signent des contrats d'exclusivité avec certains hôtels et vendent la destination dans le monde entier. Le secteur touristique devient la principale activité économique génératrice d'emplois dans la station : certains quittent les villages pour venir « gagner » leur vie à Saly. C'est dans cette période de développement que des spéculations s'organisent en nuisant le milieu naturel (exploitation des plages, vente des terrains de la forêt protégée, etc.) et socio-culturel (phénomène d'européisation, perte des valeurs traditionnelles, petite corruption, etc.), des impacts, amplifiés par d'autres facteurs (endogènes et exogènes), qui conduiront à une phase de déclin.
Comme déjà affirmé, la station de Saly n'a jamais connu une vraie phase de consolidation, de notoriété sur le marché national et international, par de grandes opérations de marketing. Malheureusement, la petite reconversion « autonome » (car aucune étude n'a été développée), adoptée dans les années 1990, n'était pas suffisante et efficace. Avec le premier choc exogène, notamment la crise économique en Europe, la station tombe dans une phase de maturité. En effet, on pourrait plutôt affirmer que de 2007 à 2016, la station a connu une phase de maturité vu l'interaction d'importants et tragiques facteurs endogènes (absence de politiques touristiques de 2000 à 2012, troubles à la suite des élections présidentielles en 2012, installation du Visa, manque d'une vraie stratégie de marketing touristique) et exogènes (érosion côtière, la crise économique en Europe, l'Ebola en 2014-2015 et la menace du terrorisme de nos jours). Cette phase est aussi caractérisée par le recul d'investisseurs privés internationaux (FRAM en Octobre 2015, Nouvelles Frontières et Tui en Novembre 2014), par le mécontentement de la population locale qui n'arrive plus à « gagner » du tourisme, par une diminution importante de flux touristiques, par des impacts socio-économiques et environnementaux négatifs comme conséquence d'une phase de développement non-maitrisée, par une concurrence déloyale et surtout par un vieillissement important du produit vu le manque de moyens pour investir. Tout ça amène à une perte importante de l'attractivité et de la compétitivité de la destination.
Le rôle des professionnels du tourisme et des décideurs politiques devient alors essentiel afin de renouveler et repositionner l'offre touristique. Paradoxalement, c'est dans cette phase de déclin du tourisme balnéaire/de loisir international qu'une nouvelle courbe est venue se dessiner, notamment : le tourisme d'affaire/le tourisme local qui est, encore aujourd'hui, en plein développement et qui pourrait constituer le nouveau positionnement de Saly dans le marché touristique.
La station a enregistré déjà à partir de 2016 une légère reprise grâce à d'importants facteurs tels que la mise en place d'un projet d'embellissement de la station pour une valeur d'un milliard de francs CFA, la prise de conscience de la nécessité de travailler en synergie avec tous les acteurs de la station, l'organisation de certains événements comme la Semaine du Tourisme Local, etc. D'autres facteurs, impacteront encore plus de manière positive, notamment : l'ouverture du nouvel aéroport international et de l'autoroute, l'avancement du projet de la Banque Mondiale pour faire face au phénomène de l'érosion côtière, l'application de l'étude « Saly Ville Verte », la valorisation de la forêt à l'entrée de Saly, la disposition de prix plus compétitifs et l'installation du programme de Formation professionnelle pour l'emploi et la compétitive - Projet Cluster Tourisme/Hôtellerie- financé par l'Etat du Sénégal, la Banque Mondiale et l'Agence Française de Développement.
Mais il nous faut surtout beaucoup plus d'audace en mettant en oeuvre des stratégies marketing plus agressives coordonnées entre l'Agence Sénégalaise de Promotion du Tourisme (ASPT), le Ministère du Tourisme et des Transports Aériens (MTTA), la SAPCO-Sénégal, et l'APIX, l'Agence Sénégalaise de Promotion des Exportations (ASEPEX) et même l'AIBD. Les budgets individuels de promotion de ces structures ne suffisent certes pas à mener des actions de grandes envergures sur le plan mondial. Il devient donc une nécessité pour ces entités de créer un cadre et de mutualiser leur force en guise de conquête du marché mondial. Alors dans ce cas nous pourrons nous permettre de rêver d'avoir des visibilités lors des grands rendez-vous (Jeux olympiques, Coupe d'Europe, coupe d'Afrique etc.).
Saly nécessite à l'heure actuelle de réfléchir à son repositionnement sur le marché mondial (ville verte, station d'affaire, pôle économique, station de sport, station balnéaire, etc.) et définir des stratégies marketing afin de renouveler son image et son identité. La reprise ne pourra être atteinte que dans un contexte de gouvernance et de synergie entre tous les acteurs. Nous devons trouver un consensus fort autour de la destination SALY. Pourquoi ne pas mettre en place des contrats de DESTINATION. Voilà pourquoi, il sera nécessaire de redynamiser le Comité de station de Saly.
Mais d'abord posons-nous la question de savoir, Quel Saly nous voulons ?
La réponse à une telle question servira de viatique pour la définition de la stratégie à mettre en oeuvre pour relancer le tourisme à Saly.
Babacar Mbengue Ingénieur Informaticien Professionnel du Tourisme/Dakaractu

L'HISTOIRE DU DJEMBE

Aux origines du tam-tam au Sénégal

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Le tam-tam fait partie de l'arsenal instrumental sénégalais. Alors une question nous vient à l'esprit: où est né cet instrument. Beaucoup le voient souvent, lors des cérémonies ou soirées culturelles, mais ignorent ses origines. EnQuête a mené une enquête pour vous auprès des grandes familles griottes sénégalaises connues et reconnues dans l'art de battre le tam-tam.
"Le tam-tam est apparu en premier dans le Sine, le Djolof, le Baol, le Saloum et le Kadior. C'est avec des rois comme Amary Ngoné Sobel, Buur Sine Coumba Ndoffène, Bourba Djolof qu'il fait son apparition'', dixit Momar Diop Faye dit Mor Diop, chef de file de la troupe "Keur-Gui'' de Bargny. Ainsi, cet instrument serait né au moment où le Sénégal était constitué de divers royaumes, c'est-à-dire entre le 13e et le 14e siècle. Seulement, si les interviewés ne veulent pas avancer une date exacte, même si le tambour major sérère Omar Thiam pense qu'il est apparu entre le 7e et 8e siècle, ils s'accordent tout de même tous à dire qu'il est né dans le Sine, d'où d'ailleurs son appellation "Junjung ya ca Siin''.
"On l'appelait "lamb'', après on l'a remplacé par "Junjung''. C'est pour cela qu'on dit: "Junjung ya ca Siin'', informe toujours Mor Diop. "Nous pouvons dire qu'à l'époque des rois, on utilisait le "xiin'' pour les glorifier et les galvaniser. C'est à ce moment que l'on a commencé à vivre de cette culture. Au Sénégal, les Sérères sont les premiers à avoir utilisé cet instrument. Après, les wolofs se l'ont approprié'', indique l'un des fils du regretté tambour major Doudou Ndiaye Rose, Tapha Ndiaye. Ce que confirme Mor Diop: "A vrai dire, les Sérères sont à l'origine du tam-tam. Ils invitent le tam-tam dans toutes leurs cérémonies (mariage, deuil, fête des récoltes, lutte, etc.)''.
Tambour major de renommée, sans doute le plus connu dans le Sine, Oumar Thiam campe l'histoire qui s'apparente beaucoup plus à une légende.Il raconte: "Dans le Sine, il y avait un nommé Sounkarou Mandé qui, un jour, a rencontré Loule Diom, un chasseur et guérisseur de Loule Sessène. Ensemble, ils partirent en brousse. En revenant, le premier cité ramena un tronc d'arbre et une peau d'animal. Il appela tous les villageois.
Devant eux, il réalisa cet instrument qu'il baptisa Ndouloup''. Ce premier tam-tam, rappelle-t-il, était d'une longueur comprise entre 3 et 4 mètres. Il fallait alors l'accrocher à un échafaudage pour que le son soit le plus audible possible. "Quand on cherchait le propriétaire dans le village, on l'appelait à travers ce tam-tam, en disantà travers les rythmes: Sounkarou Mandé wonathiounguél(Sakoura Mandé tu es attendu, en langue sérère)'', témoigne-t-il. En outre, ce rythme joué est le premier son du "Ndouloup''. Aussi, note-t-il, "ce Ndouloup est antérieur au Ndouloup de Mad (le roi) géré par la famille Sène qu'on appelle "mbinonguérane''. Le premier "Ndouloup'' était tellement lourd et long qu'il n'était pas à la portée de tout le monde'', relate-t-il.
Aujourd'hui, en sus de ce "Ndouloup'', existent d'autres formes de tam-tam. Dans le Sine, toujours selon Omar Thiam, c'est Gorongue Sène qui a décidé de réduire la taille du "Ndouloup'' jusqu'à ce qu'il soit à la portée de presque tous. Il l'a rebaptisé en lui donnant son propre nom. Après, sont apparus "le "sabar'' dont le "lamb ou thiol'', le "Gorong tal mbate'' (il ressemble au thiol), le "Mbën Mbën'' que l'on appelait "hëb hëb'', le ndeer'' et le gorong mbabas''. «Ce dernier, c'est mon père feu Doudou Ndiaye Rose qui l'a créé», selon Tapha Ndiaye. A part ce dernier cité, les autres existaient depuis longtemps. Seuls leurs noms ont connu des changements.
En effet, selon Omar Thiam, "quand Meissa Waly Dione est venu avec les "guelewars'' du Gabou, il était accompagné par des percussionnistes du "Sorouba''; un instrument composé de trois tomes: "le koutouriba, le koutourounding et le sabaro''. Ces trois instruments auraient complété l'arsenal rythmique du Sine. On était au 11ème siècle, affirme-t-il.
"Les trois tomes du "Sorouba''
Aujourd'hui, dans cette ancienne province, tous ces noms ont changé. Maintenant, on parle de "bal'', de "toungouné'', de "sabar''. "Ces noms-là sont typiquement sérères. Lorsque le roi a entendu pour la première fois le son du "gorong'', il a su qu'il était nouveau. Il a alors demandé que cet instrument le réveille chaque matin et l'accompagne au coucher, le soir. A la mort du roi, Niokhor Sène, son fils aîné, est venu réclamer l'instrument en déclarant: "lam le xotidoum'' (je suis venu chercher le tam-tam, en sérère). Depuis lors, le "gorong'' est appelé dans le Sine "lam''. Dans cette partie du pays où vivent pour la plupart des Sérères, on retrouve aussi"le bal'', le "toungouné'' et le hour''. Ce dernier instrument est en bois, il ressemble au "bombolong'' diola.
Par ailleurs, l'on ne doit pas seulement la création du "gorong'' et du "ndouloup'' aux Sérères. On leur doit aussi celle du "xiin''. C'est sous le règne de Mbegane Ndour qu'est apparu "le xiin'' créé par Parou Mbadje Ndiaye, un des aïeux de Doudou Ndiaye Coumba Rose, selon le batteur Omar Thiam. "Xiin'' signifie bruit assourdissant.
Toutes ces créations font dire à Omar Thiam: "Le rythme au Sénégal, c'est le Sine. Les premières notes ont été exécutées dans le Sine. Les premiers instruments sont apparus dans cette contrée, de même que les premiers griots.''
Utilité du tam-tam
Si aujourd'hui on ne connaît le tam-tam que pour sa fonction divertissante, avant, il était utilisé à d'autres fins. "Auparavant, le "sabar'' était utile pour la communication. Quand nous étions petits, nous pouvions communiquer à travers cet instrument. Par exemple, si un membre de la famille avait besoin de quelqu'un, il pouvait faire appel au "tam-tam''. Il suffisait juste d'enchaîner sur un rythme. On peut même discuter à travers cet instrument'', indique l'un des fils de "Bëj ndakaaru'' Vieux Sing Faye, Djiby Diop Faye. Le leader du groupe "Keur-Gui'' de Bargny embouche la même trompette: "C'était un moyen de communication. C'est à travers cet instrument que l'on faisait appel à la population, lorsque le roi avait besoin d'elle. On faisait la même chose pour annoncer la nouvelle d'un deuil. On lançait des messages à travers cet instrument. Avant, les griots ne battaient le tam-tam que pour le roi, c'est après qu'ils en ont fait un commerce''. Seulement, comme le précise Tapha Ndiaye, "chaque rythme avait son sens, à l'époque''. Ainsi, la manière d'annoncer un mariage était différente de celle d'un deuil ou d'un baptême.
Toutefois, la manière de l'utiliser change d'une communauté ethnique à une autre. Chez les Lébous par exemple, elle a pour fonction de soigner des maux. "Les Lébous l'utilisent lors des "ndëpp''. Quand quelqu'un tombe malade, les gens sont obligés d'organiser cette cérémonie dans le village. Dans ce cas, on sort les "sabars''. Et pour guérir la personne, il faut interpréter des rythmes joués avec sept "galagne'' en prononçant le nom du djinn du malade. Ainsi seulement, il pourra être guéri'', affirme avec conviction Mor Diop Faye. Dans cette communauté de pêcheurs, l'on pense aussi que battre le tam-tam avant d'aller en mer peut porter chance. "àa chasse les mauvais esprits'', croient-ils. Aussi, avoir sur soi une partie de la peau d'animal servant à fabriquer le tam-tam quand ce dernier est détruit porterait bonheur.
Par ailleurs, regrette Djiby Diop Faye, les fonctions et les rythmes du tam-tam sont aujourd'hui dévoyés. Il impute la faute aux "non-griots'' qui battent le tam-tam. "Même la manière dont nous fabriquons le tam-tam laisse à désirer. Il y a une grande différence. Dans la famille griotte, c'est depuis le bas-âge que l'on nous enseigne les différents rythmes et leurs sens. Nous avons cet amour dans le sang. Mais la génération d'aujourd'hui a changé les façons de faire. Et des intrus ont aggravé les choses et ce ne sont personne d'autres que ceux qui se disent "nobles'', pointe-t-il du doigt. Amer, il ajoute: "Ils ont tout chamboulé et ont détourné certains rythmes en y ajoutant des choses.''
L'espoir est permis tout de même puisque, dit-il, "dans certaine grande famille griotte, les rythmes sont joués correctement''.
AIDA DIENE/EnquêtePlus

26/09/2016

MARATHON SUR LA PETITE CÔTE

Prévu sur la Petite-Côte du 25 au 27 novembre 2016 : Le Marathon international du Sénégal pour booster le tourisme

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«Courir pour un Sénégal propre», c'est le thème de la deuxième édition du Marathon international du Sénégal qui se déroulera sur la Petite-Côte du 25 au 27 novembre 2016.
Face à la presse ce samedi à Malicounda, l'initiateur de ce marathon, Robert Ndiaye, a déclaré que cette rencontre avec les sportifs vise à booster le tourisme qui bat de l'aile à Mbour. Il en veut pour preuve le parcours qui a été retenu et les distances. «Il y aura quatre courses: 42,195 km, 21km, 10 km, 2km le dimanche 27. Il est aussi prévu une randonnée pédestre et plusieurs relais le samedi 26. Le parcours retenu est symbolique pour la relance du tourisme qui bat de l'aile. De Saly, nous traverserons Mbour, Nianning, Pointe Sarène pour revenir à Saly. Un parcours plein de sens pour le secteur touristique», a souligné M. Ndiaye.
A en croire l'initiateur du Marathon, la culture sera également au service du sport car plus de 40 troupes artistiques au niveau de Mbour seront mobilisées sur tout le trajet. Par ailleurs, il a lancé un appel aux maires des communes traversées par le marathon de venir soutenir cet événement.
Le maire de Malicounda, Maguette Sène, s'est engagé à appuyer ce marathon. C'est ainsi qu'il a offert 2 millions de francs Cfa pour les vainqueurs des courses, 1 million pour le vainqueur du 42 Km, 500 000 francs pour le 21 km, 350 000 francs pour le 10 km et 150 000 francs pour le 2 km.
Selon le maire, les communes doivent s'inscrire dans une diversification de leur politique sportive et éviter d'appuyer une ou deux disciplines. Et que ce marathon est une occasion pour sa jeunesse d'y participer. Mais aussi que ce marathon est un excellent outil de communication pour la commune de Malicounda.
Pour cette deuxième édition, le Marathon international du Sé­négal a choisi comme parrains, Amadou Dia Ba, Amy Mbacké Thiam du Sénégal, Dominique Chauvelier et Sou­ley­mane Mba­ye de la France.
Le quotidien


Un marathon pour de grands enjeux économiques
La deuxième édition du marathon international de la petite cote qui se tiendra du 25 au 27 novembre prochain, attire de plus en plus de nouveaux partenaires économiques et pour l’édile de la ville, Maguette Sene, ce marathon présente de grands enjeux économiques.
Pour le maire « toute initiative, toute activité qui tend à relancer le secteur du tourisme, nous devons nous tous, nous y inscrire et y participer.
Les élus du département de Mbour ont mis en place une structure qui vise à relancer le tourisme sur la petite cote car il ne faut seulement pas se limiter à des intentions, mais il faut aller plus loin avec du concret, en posant des actes qui devraient permettre à toutes ces personnes, d’atteindre leur objectif qui fera de nouveau, une destination touristique de la petite côte » a souligné le maire.
Redorer le blason du tourisme, reste l’objectif principal, et en appuyant les disciplines sportives qui seront représentées lors de ce marathon international, la mairie porte son regard loin et veut faire de cet évènement, une vitrine qui fera revivre le tourisme à travers toute la petite côte et espérer des retombées financières avec de nouveaux partenariats en vue.
M.G.Baldé/Koldanews

25/09/2016

MERCI LA FRANCE...

Visite du premier ministre français au Sénégal : L’Afd va apporter 317 milliards de FCfa au Pse

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La France fera plus que ce qu’elle avait promis en guise d’accompagnement dans la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent. De 282 milliards d’engagements, Paris est passé à 317 milliards de FCfa.
« La République française avait pris l’engagement d’assister la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent autour d’un volume de 282 milliards de FCfa comme accompagnement. Plus de deux ans après, nous en sommes à 317 milliards de FCfa avec les deux conventions que nous avons signées entre l’Afd et l’Etat du Sénégal », a révélé hier le Premier ministre du Sénégal, Mahammad Boun Abdallah Dionne.
C’est pourquoi, le chef du gouvernement sénégalais a estimé que la coopération économique et financière entre Paris et Dakar, au-delà des questions de paix et de sécurité, se porte de manière exemplaire. « Nous voudrions exprimer notre gratitude aux autorités de la République française pour la singularité qu’elles ont voulu accorder au Sénégal en matière de coopération », a affirmé M. Dionne lors d’un point de presse co-animé avec le Premier ministre français, Manuels Valls qui effectue une visite officielle de deux jours au Sénégal. « L’avenir, c’est toujours autour du capital humain, mais c’est aussi davantage d’initiatives privées, d’investissements qui sont attendus autour de projets comme le Train express régional (Ter). D’un coût de 189 milliards de FCfa, ce projet sera réalisé par des entreprises françaises.
D’autres nouvelles infrastructures de chemin de fer et d’autoroutes sont attendues. Des investissements sont aussi attendus dans l’agrobusiness. « Le président prône la solidarité dans la croissance pour davantage d’emplois dans la cohésion sociale. Ces emplois, nous allons les chercher dans les projets à haut potentiel de création d’emplois avec notamment l’ouverture d’un deuxième club méditerranée, la réserve Saraba. Ce sont 1.000 emplois qui sont attendus. Des métiers du tourisme avec l’académie Accor pour professionnaliser davantage les jeunes dans le secteur du tourisme », a dit le chef du gouvernement. Le Premier ministre a rappelé que l’économie du Sénégal se porte bien avec un taux de croissance de 6,5%. « Demain, avec tous les investissements attendus du secteur privé national et le secteur privé français, il y aura davantage de croissance et de valeur ajoutée », a-t-il souligné. Il a également indiqué que la coopération entre les deux pays peut être renforcée à travers l’exploitation du gaz et du pétrole découverts au Sénégal. « Que les entreprises françaises puissent arriver dans la mise en exploitation qui va arriver. Nous attendons la production de gaz dès 2021. Idem pour le pétrole. Ce sont des boulevards qui sont ouverts pour le secteur privé national et international qui ose entreprendre, faire confiance à notre pays », a dit M. Dionne.
Mahammad Dionne, Premier ministre : « Le Sénégal et la France travaillent main dans la main avec respect »
Le Premier ministre du Sénégal a déclaré hier que le respect mutuel est au cœur de la coopération entre Paris et Dakar. « Nous travaillons la main dans la main avec respect », a dit le chef du gouvernement lors du point de presse qu’il a co-animé avec son homologue français.
« Le Sénégal est divers dans ses partenariats, mais priorité est donnée à ceux qui réellement veulent venir et investir. En Afrique, la France nous fait confiance. D’autres partenaires sont présents. Il n’y a pas de chasse gardée, de pré-carré », a insisté Mahammad Dionne. « C’est ce respect que Manuel Valls est venu témoigner. Cette compréhension mutuelle. Ce partenariat bénéfique que nous célébrons à travers ce séminaire », a ajouté M. Dionne.
Premier ministre francais : « La France, un partenaire de référence dans la lutte contre le terrorisme »
Le Premier ministre français, Manuel Valls, a promis, hier, le renforcement de la coopération avec le Sénégal dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. « La France entend être un partenaire de référence dans la lutte contre le terrorisme », a dit Valls lors d’un face à face avec la presse. Pour Manuel Valls, Paris veut aussi être un partenaire privilégié dans le domaine de la sécurité.
Il s’adressait à la presse après avoir été reçu par le président de la République, Macky Sall, au terme du séminaire intergouvernemental qu’il a co-présidé avec son homologue sénégalais, Mahammad Dionne. Le Premier ministre français n’a pas révélé les détails de la coopération entre les deux Etats, mais il a souligné les échanges d’information, l’implication de la France et du Sénégal à travers leurs forces armées pour la stabilité du Mali, pour lutter contre le terrorisme et tous les trafics. « Cette implication n’est plus à démontrer », a dit Manuel Valls qui a salué l’engagement du président Macky Sall dans ce domaine comme dans tant d’autres secteurs.
Sur un autre sujet, Manuel Valls a rappelé que l’Europe est confrontée à une crise migratoire. Selon lui, cette crise a une double nature : les migrations qui sont les conséquences des violences et des turbulences au Moyen Orient et celles liées à des raisons économiques en Afrique subsaharienne. C’est pourquoi, il a estimé que la France doit davantage travailler sur tout ce qui contribue au développement de l’Afrique.
Manuel Valls salue la stabilité du Sénégal
Arrivé à Dakar jeudi dans l’après-midi, Manuel Valls, Premier ministre de la République française, a résumé ses impressions sur le Sénégal en trois points : une stabilité démocratique, une société civile vivante, une situation économique marquée par un très haut niveau de croissance et par une maîtrise des finances publiques et surtout des projets d’avenir.
En visite de deux jours, au Sénégal, Manuel Valls, Premier ministre français, n’a pas caché sa satisfaction sur la situation politique et économique du Sénégal. « Je salue la stabilité démocratique du Sénégal, une société civile particulièrement vivante », a –t-il déclaré lors du point de presse qui a suivi le séminaire intergouvernemental qu’il a co-présidé avec le Premier ministre du Sénégal.
Le premier séminaire entre les deux gouvernements a eu lieu à Paris, en juillet 2015, sur instruction des deux chefs d’Etat, Macky Sall et François Hollande. Qualifiant la rencontre de « match retour très amical », Manuel Valls a exprimé sa satisfaction sur les efforts entrepris par le gouvernement du Sénégal à travers le Plan Sénégal émergent. Il a salué « une situation économique marquée par un très haut niveau de croissance et par une maîtrise des finances publiques et surtout des projets d’avenir ». Le chef du gouvernement français a dit qu’il attendait, avec impatience, son déplacement à Dakar. « La France et le Sénégal, ce sont 350 années d’histoire commune, des relations basées sur un partenariat ancien et solide, un partenariat dans tous les domaines de coopération », a-t-il dit. Valls a ajouté : « les relations, ce sont aussi celles humaines. La communauté française est nombreuse ici. C’est l’une des plus importantes d’Afrique. Nous avons une diaspora sénégalaise très bien implantée en France pas seulement dans ma ville d’Evry. Nos relations ce sont aussi les 10.000 étudiants dans les universités françaises ». Manuel Valls a estimé que les deux pays ont de grands défis à venir. Il s’agit des énergies renouvelables, la lutte contre le changement climatique, les migrations.
« Nous allons poursuivre dans le domaine des hydrocarbures. Nous avons tant à faire ensemble. C’est ma conviction. L’avenir du monde se joue, en grande partie, dans cette relation entre l’Europe, l’Afrique, la France et le Sénégal qui a évidemment un rôle de leader dans ces continents », a-t-il dit. « Cet avenir du monde est basé sur une même conception de l’équilibre, les mêmes conceptions de ce que doit être l’humanité, ouverte et diverse. Et le Sénégal incarne incontestablement cet exemple. C’est ensemble que nous travaillons », a-t-il ajouté.
Babacar DIONELesoleil/http://www.lesoleil.sn/component/k2/item/55661-visite-du-...

24/09/2016

ET SI C'ETAIT VRAI?

Yahya Jammeh interdit l’importation de bois venant du Sénégal.

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Une bonne nouvelle pour les populations de la Casamance. Le Président Yaya Jammeh a décidé de mettre fin au trafic de bois de venn en provenance du Sénégal. L’homme fort de Banjul a pris cette décision mercredi dernier. L’As renseigne que le gouvernement gambien a adopté des restrictions sur l’importation de bois de construction et a averti les contrevenants. Ainsi les téméraires qui continueront d’importer des troncs de bois de venn dans le pays seront poursuivis en justice. Les défenseurs de la forêt de Sédhiou et de Médina Yoro Foulah vont pousser un ouf de soulagement, si le roi de Kanilaye réussit à éradiquer le trafic de bois.
A noter, selon le journal, que le trafic de bois avait propulsé la Gambie à la deuxième place des pays exportateurs de bois de venn vers la Chine, après le Nigeria. Avec les exportations de bois trafiqués le long de la frontière, la Gambie amasse plus de 238 millions de dollars. Pourtant, ce bois rouge très prisé par les Chinois provient du sud du Sénégal. L’ampleur du trafic de bois avait fini de mettre en danger la forêt en Casamance. En deux ans, la partie Sud du Sénégal est en passe de perdre toute sa couverture forestière. Le Sénégal considère l’exportation clandestine de bois de construction négociée en Gambie comme « le bois de construction de conflit ». C’est à ce business fructueux des trafiquants et des intermédiaires chinois que le Président Jammeh compte mettre fin.
Pour rappel, l’écologiste et ancien ministre de l’Environnement, Haïdar El Ali, avait plaidé, il y a quatre mois, pour des sanctions internationales contre la Gambie pour l’exportation de bois en provenance du Sénégal.
leral/Senenews

L'OR DE SABODALA...

Production en baisse pour la mine d’or de Sabodala

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L’opérateur de l’unique mine d’or industriel sénégalaise a vu sa production 2015 baisser, selon des résultats communiqués mercredi à Dakar.
Sabodala gold operations (SGO), la filiale sénégalaise du Teranga gold corporation, a officiellement rendu public les résultats de ses activités en 2015. C’était en marge de la publication de son quatrième rapport de Responsabilité sociale d’entreprise (RSE), le mercredi 21 septembre à Dakar.
Ces résultats sont en baisse. L’opérateur de l’unique mine d’or industriel du pays, dans la région de Kédougou à 700 km au sud-est de Dakar, dont l’exploitation a démarré en 2009, a produit 182 000 onces d’or en 2009, contre 212 000 onces en 2014.
Bien en-deçà des objectifs de production qui avaient été fixés entre 200 000 et 230 000 onces. « L’année 2015 a été particulièrement difficile pour ne pas dire mauvaise pour SGO » , a confirmé Abdou Aziz Sy, son directeur général.
Coup de mou
En dépit de ce coup de mou, le contribution de la SGO à l’économie du pays a augmenté selon son directeur général. Ce dernier a chiffré à 180 millions de dollars en 2015 sa contribution, contre 156 millions de dollars en 2014 (soit un peu plus de 1% du PIB du pays). En 2015, la compagnie minière comptait 1 032 employés au Sénégal et a réalisé 224,6 millions de dollars de chiffre d’affaires.
Amadou Oury Diallo/Jeune afrique

CLUB MED A NIANING: 1000 EMPLOIS!

Sénégal-France-Tourisme: Le PM annonce 1000 emplois avec l'arrivée d'un "Nouveau Club Med"

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Le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne a annoncé, vendredi, à Dakar, la construction d’un "nouveau Club Med" au Sénégal, qui va s’appeler "Saraba", un investissement qui devrait, selon lui, générer 1000 emplois avec l’appui de la coopération française dont il s’est réjoui de l’apport dans le développement du capital humain.
S’exprimait en présence de son homologue français Manuel Valls, au sortir du deuxième séminaire intergouvernemental franco-sénégalais, M. Dionne a plaidé pour "davantage d’emplois" et de "cohésion sociale".
Ces emplois, "nous allons les chercher dans les secteurs à haut potentiel d’emplois que sont l’agrobusiness, le tourisme avec l’implication et l’ouverture d’un deuxième Club Med qui va s’appeler Saraba. C’est 1000 emplois qui vont arriver dans le secteur du tourisme" avec cet investissement, a-t-il soutenu.
Dans ce cadre, l’Académie Accor est attendue au Sénégal "pour professionnaliser davantage" les jeunes Sénégalais opérant dans le secteur du tourisme, a indiqué le chef du gouvernement sénégalais.
"C’est dire que la coopération économique et financière" entre la France et le Sénégal, "au-delà de la coopération sur les questions de paix et de sécurité, se porte de manière exemplaire", a relevé M. Dionne, selon qui, "la France, c’est un appui permanent, une coopération présentielle et des résultats (…)".
Il a prédit une augmentation du taux de croissance de l’économie sénégalaise, actuellement de 6,5 %, grâce aux investissements attendus du secteur privé national, en partenariat avec le secteur privé international, le secteur privé français en particulier.
Les majors français sont par exemple attendus dans la mise en exploitation des gisements de gaz et du pétrole découverts au Sénégal depuis quelques mois, a ajouté Mahammad Boun Abdallah Dionne.
Abdoul Aziz DIOP/Senxibar

LE TOURISME SENEGALAIS AU TOP RESA

Tourisme: Le Sénégal au Salon Top Resa 2016

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Malgré les difficultés que le tourisme sénégalais et ouest-africain ont traversées ses dernières années, les voyants sont désormais au vert pour permettre la relance des destinations. Lors du forum portant sur « Infrastructures et développement touristique » les intervenants sont revenus sur les opportunités offertes par la sous-région.
Quelques témoignages recueillis lors du Salon Top Résa à Paris du 20 au 23 septembre 2016.
Monsieur Grégory Lanter – Directeur du développement Club Méditerranée
« Le Club Méditerranée va ouvrir dans deux ans sur le site de Saraba et dans un an la commercialisation va commencer pour continuer à jouer son rôle locomoteur de la destination. Les opérateurs comme le Club Méditerranée vont faire le marketing au niveau mondial.
Dans les années 2000, le Club Med regardant le projet du gouvernement sénégalais a considéré que les Almadies devaient se transformer en un hôtel d’affaires et que le Club Méditerranée devait suivre le mouvement de l’aéroport de Blaise Diagne de Dakar en se déplaçant sur la Petite Côte pour être beaucoup plus proche du nouveau aéroport et proche également d’un site beaucoup plus touristique. C’est en ce moment-là que le Club Méd a été un partenaire local. Nous avons signé la semaine dernière le tour de table de ce projet. »
Monsieur Alexis Janoray - Directeur du développement Afrique subsaharienne AccorHotels
« Ce qui est formidable en Afrique de l’Ouest, c’est que le réservoir et le potentiel touristique existent déjà. Ce qui n’est pas forcément le cas dans d’autres pays sur lesquels nous sommes en concurrence et qui sont à un niveau de maturité. Aujourd’hui si nous mettons en place des bonnes infrastructures et la bonne promotion des marques des destinations, nous pouvons dire que l’Afrique a un rôle majeur à jouer dans le tourisme de loisirs dans les années à venir. »
Madame Maimouna Ndoye Seck, Ministre du Tourisme et des Transports Aériens du Sénégal
« Avec la finalisation et la mise en service du nouveau aéroport de Dakar conçu pour recevoir 3 millions de passagers modulable jusqu’à une capacité de 20 millions, une compagnie nationale forte est importante. Si les aérodromes sont développés, la compagnie nationale mise place, cela devrait permettrait l’acheminement des touristes vers les sites. Ce qui entraîne une possibilité de faire beaucoup d’activités.
La question sur le développement des infrastructures est essentielle mais nous devons encore être prudents sur la question de l’open sky, le temps de renforcer nos arrières. Nous regardons les possibilités comme nous en avons pour des vols charter. Dans deux jours, on peut monter un vol charter. L’autoroute à péage et le rail sont entrain d’être développés pour permettre l’accessibilité des sites présentant le plus grand potentiel. »
ausenegal.com/http://www.au-senegal.com/le-senegal-au-salon-top-resa-20...

23/09/2016

Valse des mots diplomatiques...

Paris s’engage pour la stabilité et la sécurité du Sénégal

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La France "est totalement engagée’’ pour la stabilité et la sécurité du Sénégal, a déclaré, jeudi, à Dakar, le Premier ministre français Manuel Valls, arrivé le même jour dans la capitale sénégalaise pour une visite officielle de deux jours.
"La France est totalement engagée à côté du Sénégal pour garantir sa stabilité et contribuer si nécessaire à sa sécurité", a dit le chef du gouvernement français lors d’une rencontre avec les ressortissants français à la résidence de France à Dakar.
Manuel Valls a salué "l’engagement des autorités sénégalaises face au terrorisme", assurant que l’Etat français "sera toujours aux côtés de ses ressortissants partout dans le monde, pour assurer leur sécurité".
"Le Sénégal et la France, coude à coude, sont unis et déterminés. Le Sénégal est un pôle de stabilité, l’une des plus anciennes, les plus constantes en démocratie du continent" africain, a relevé le chef du gouvernement français.
Le Sénégal "est un pays qui montre l’exemple" en matière de démocratie, a-t-il dit, ajoutant que l’islam sénégalais "est fidèle et doit rester fidèle à son bon message d’ouverture et de tolérance".
Manuel Valls a par ailleurs souligné que ses entretiens avec les autorités sénégalaises permettront vendredi de ’’faire le point" sur l’ensemble des domaines impliquant la coopération franco-sénégalaise en vue de "l’approfondir".
"Les marges de progression sont réels. La France et le Sénégal, le Sénégal et la France, c’est une longue complexité, une très grande proximité porté par 350 années d’histoire commune, parfois avec des pages difficiles", a-t-il rappelé.
Manuel Valls a ajouté que les rapports entre la France et le Sénégal représentent "d’abord une relation exceptionnelle. C’est ce partenariat d’une exceptionnelle densité".
La visite du Premier ministre français s’inscrit dans le cadre de la deuxième édition de rencontres franco-sénégalaises initiées pour "faire le point sur la relation bilatérale" entre le deux pays.
Il est accompagné de la ministre Najat Vallaud-Belkacem (Education nationale, Enseignement supérieur et Recherche", de Martine Pinville, secrétaire d’État chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Économie sociale et solidaire.
Le secrétaire d’Etat français André Vallini, chargé du Développement et de la Francophonie, fait également partie de la délégation accompagnant Manuel Valls qui sera reçu en audience par le président Macky Sall, vendredi.
Il se retrouvera ensuite avec son homologue sénégalais Mahammed Boun Abdallah Dionne et leurs collaborateurs, pour une rencontre ministérielle visant à "établir un point de situation sur la relation bilatérale" entre les deux pays.
Le Premier ministre français mettra à profit son déplacement pour "rencontrer la communauté française, les éléments français du Sénégal et échanger sur les perspectives économiques avec la communauté d’affaires".
Le chef du gouvernement français visitera par la suite l’école franco-sénégalaise Dial Diop, pour faire un point sur la coopération éducative avec le Sénégal.
Il visitera également "la ville nouvelle de Diamniado", dont les projets s’inscrivent dans le cadre du Plan Sénégal émergent (PSE), un ensemble de projets et programmes dont la mise en œuvre devrait permettre au Sénégal d’accéder à l’émergence à l’horizon 2035.
APS

RICHARD, COEUR DE LION!

"L'Afrique si généreuse m'a pris dans ses bras"

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A 74 ans, Richard Bohringer, qui s’est vu accorder la nationalité sénégalaise en 2002, se sent uni à jamais à l’Afrique. En mai dernier, il publiait Quinze rounds (éd. Flammarion), où il évoque sa jeunesse, son métier d’acteur, et bien sûr, le continent noir.
GEO L’Afrique, plus particulièrement le Sénégal, fait partie de votre vie…
Richard Bohringer Oui, et pourtant je ne suis pas allé là-bas depuis deux ans. Tout me manque. Le grouillement du terminal où tu débarques, le business qui commence tout de suite, la chaleur qui t’enveloppe. L’aéroport, c’est le premier contact avec un peuple et pour moi, ce premier contact a été un choc définitif. Tu croises là des gens venus de leur village pour gagner cinquante centimes d’euro en portant tes bagages, mais aussi le bourgeois qui, comme dans tous les pays du monde, traverse royalement la misère de ses frères. C’est bourré de regards, de loin, de près, de côté, de dos. Quand tu arrives là-bas, l’Afrique va te perdre, mais l’aéroport t’a déjà perdu. J’ai toujours atterri en fin d’après-midi à Dakar. La première vision de la lumière électrique dans la nuit africaine est unique. Puis on entre dans la ville. Il y a déjà du sable du désert sur la voie Pompidou. Mais on ignore encore le grand voyage qui nous attend.
Un grand voyage qui vous a mené aux portes du désert…
J’ai souvent fait la route Dakar - Saint-Louis. Je l’ai connue déglinguée, trouée, puis s’arrangeant, petit à petit. Elle continue à traverser les villages, on aperçoit les habitants et leurs gestes quotidiens. Puis on arrive à Saint-Louis. Cette ville est une invention humaine en plein désert, sur le bord de ce fleuve magnifique, habité par les esprits des ancêtres. Les pêcheurs du coin sont des héros qui reviennent à l’aube après avoir pris tous les risques sur leur pirogue. L’horizon est sans fin. Les silhouettes que l’on devine au loin, dans le Sahel, ne ressemblent pas à celles que l’on voit ailleurs. J’ai aussi rencontré là-bas des Blancs venus il y a quinze ans et qui étaient restés, souvent à cause d’une déception amoureuse. C’est très romanesque, l’Afrique, on peut y perdre la tête. C’est dangereux pour l’esprit. On ressent un vertige. Je suppose que c’est comme marcher sur la Lune – sauf que les astronautes, eux, devaient être préparés à ce qu’ils allaient ressentir.
Comment expliquez-vous votre fascination pour ce continent ?
Par ces couleurs incroyables qui remplissent l’œil du matin au soir. Certaines heures de la journée sont inoubliables. Il y a aussi une bande-son prodigieuse, avec le chant du muezzin qui tricote son rap. Surtout le chant du matin et celui de 17 heures, pour moi les plus impressionnants. On entre très vite dans les habitudes locales. Mais le genre de blues qu’on peut ressentir là-bas est très costaud, surtout vers 17-18 heures. Partir en Afrique avec le cafard est une grosse erreur. Dans l’arrière-cour des maisons, quand on est assis sous l’arbre avec l’ancien, avec des gamins qui courent dans tous les sens, des poules qui picorent de vieux pneus, là on trouve un peu de paix. Ce continent m’a pris dans ses bras. Il a le sens du partage. Ceux qui m’ont donné n’avaient rien : ils sont allés chercher dans les trous qu’ils ont dans les mains. C’est très difficile de se sentir à sa place quand on est toubab [Blanc en wolof et mandinké] car là-bas, la vie n’est qu’africaine. Mais j’ai eu le sentiment d’être accepté.
Avez-vous été tenté de ne pas prendre le vol retour ?
Bien sûr. Mais j’avais mes enfants et leur maman en France. L’Afrique m’a déjà tellement éloigné d’eux… Ça a commencé en 1985. J’ai fait une volée de voyages là-bas. J’étais très perdu. Ce continent est puissant et dévastateur, il fait s’évanouir ce qu’on était, vous fait devenir quelqu’un d’autre. A cette époque, l’Afrique m’arrachait à ma vie. Elle l’a perturbée. Aujourd’hui, elle me manque terriblement. Je suis en mal d’amour.
Audrey Nait-Challal/GEO/http://www.geo.fr/photos/reportages-geo/richard-bohringer...

VALLS EST A DAKAR

Arrivée de Manuel Valls à Dakar pour une visite de 48 heures

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Le Premier ministre français, Manuel Valls, est arrivé ce jeudi en début de soirée à Dakar pour une visite officielle de deux jours.
Il a été accueilli par son homologue sénégalais Mahammed Boun Abdallah Dione avec qui il s’est entretenu brièvement dans le salon d’honneur d’honneur de l’aéroport Léopold Sedar Senghor.
Durant son séjour dans la capitale sénégalaise, Manuel Valls sera notamment reçu en audience par le président Macky Sall.
Vendredi matin, le Premier français participera à un petit-déjeuner avec des chefs d’entreprises sénégalais, puis fera une visite à l’école franco-sénégalaise Dial Diop.
En milieu de matinée, il se rendra à la Primature sénégalaise pour y présider avec son homologue un séminaire gouvernemental qui débouchera par la signature d’accords, indique-t-on.
Les deux Premiers ministres donneront ensuite un point de presse conjoint, suivi d’un déjeuner gouvernemental.
‘’Manuel Valls rendra visite par la suite aux éléments français du Sénégal (Efs) et se rendra au pôle urbain de Diamniadio.
Un dîner avec Macky Sall mettra fin à sa visite au Sénégal’’, souligne -t-on.
Cette visite intervient en prélude à la visite d’Etat que va effectuer en France en décembre prochain le président sénégalais, Macky Sall.
Depuis 1985, il n’y a pas eu de visite d’Etat d’un président sénégalais en France.
Apanews

10000 ETUDIANTS ETRANGERS AU SENEGAL

Le Sénégal compte plus de 10 mille étudiants étrangers

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Plus de 10 mille africains et d’autres continents étudient actuellement dans les universités publiques et privées sénégalaises, ainsi que dans les autres établissements d’enseignement supérieur du pays, a révélé, jeudi, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane.
"Nous avons plus de 10 mille étudiants nous venant de tous les pays d’Afrique et du monde qui viennent étudier chez nous dans le public, comme dans le privé", a-t-il dit.
Invité de la rédaction l’APS, M. Niane a demandé aux Sénégalais de faire "confiance" au système d’enseignement supérieur du pays.
Le fait d’avoir plus de 140 établissements d’enseignement supérieur privés n’est pas "gênant", a-t-il jugé, déclinant le processus de labellisation en cours avec l’Autorité nationale d’assurance qualité.
"Cela va aider ceux qui sont dans la dynamique de s’améliorer, de s’améliorer, et ceux qui ne sont pas dans cette dynamique de disparaître. C’est valable pour le public et le privé", a précisé Mary Teuw Niane.
BHC/ASG/APS

PAIEMENTS ELECTRONIQUES AU SENEGAL

Paiements electroniques : Le Sénégal veut porter son taux à 20 % en 2019

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Le Sénégal veut porter la proportion de la population adulte utilisant les services financiers via les technologies à distance à 20 % dans 3 ans, a indiqué, hier, Amadou Bâ, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, à l’ouverture de la conférence régionale de haut niveau sur le thème : « Finance pour tous : promouvoir l’inclusion financière en Afrique de l’ouest ». « Notre partenariat avec le Fonds d’équipement des Nations unies, dans le programme dénommé ‘’Better Than cash alliance’’ en faveur des paiements par voie électronique a pour ambition de faire passer de 7 à 20 % d’ici à 2019, la proportion de la population adulte utilisant les services financiers via les technologies à distance », a déclaré M. Bâ qui est en même temps le président du conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest africain (Uemoa). Rappelant les actions mises en œuvre ces dernières années, a affirmé que l’inclusion financière s’est améliorée dans cet espace communautaire. Selon lui, le taux de bancarisation est passé de 7 % en 2007 à 15 % en 2014 et le taux global d’utilisation des services financiers intégrant la monnaie électronique est passé de 16 % en 2007 à 61 % en 2014. « Ces chiffres montrent que l’évolution de l’inclusion financière résulte de la contribution significative du secteur de la micro finance et de la forte progression de l’offre de services financiers via le téléphone mobile », a-t-il souligné. Toutefois, ces progrès ne doivent pas cacher une réalité. La zone Uemoa reste l’une des régions où les adultes possédant un compte bancaire est la plus faible. Pourtant, les spécialistes sont unanimes à souligner que l’inclusion financière peut accélérer la transformation structurelle des économies des pays en développement en favorisant leur développement. En effet, plus une personne a accès aux services financiers, plus elle a d’opportunités : possibilité d’investir et d’en tirer des gains, des profits ; d’investir dans l’instruction des enfants, etc. Le ministre sénégalais de l’Economie, des Finances et du Plan fait une corrélation positive entre l’Indice de développement humain le progrès économique et social d’un pays. « Les cinq premiers pays au monde ayant l’indice de développement humain le plus élevé ont un taux d’inclusion financière avoisinant 100 % contrairement aux cinq derniers pays ayant l’indice de développement humain le plus faible qui ont des taux d’inclusion financière compris entre 7 et 14 % », a indiqué Amadou Bâ.
Niveau faible de bancarisation
Le directeur général adjoint du Fmi, Mitsuhiro Furusawa, considère l’inclusion financière comme un pilier essentiel du développement économique. «Des analyses du Fmi ont montré que l’inclusion est propice à la croissance. Pour une fois, il est donc possible d’avoir, à la fois, une croissance et une inclusion plus élevées », a déclaré M. Furusawa. Toutefois, il trouve essentiel de mettre en place des politiques qui peuvent maintenir ou relancer la croissance et le développement du secteur financier.
L’on comprend l’importance que la Banque mondiale, le Fmi, les banques centrales et les Etats accordent à l’inclusion financière. Dans l’Uemoa, les autorités monétaires ont mis en œuvre, ces dernières années, des réformes visant à promouvoir l’inclusion financière. Toutefois, pour réussir l’inclusion financière, les intervenants ont insisté sur l’engagement politique, une réglementation qui assure la stabilité financière, une stratégie claire et réaliste, etc. Le Fmi, la Banque mondiale et d’autres institutions régionales collaborent avec des pays africains –comme ceux de la zone Uemoa- pour concevoir des réformes en vue de favoriser l’inclusion financière.
Henrique Horta Dos Santos recommande la formation
Dans la volonté des autorités de la Banque centrale d’élargir davantage l’accès aux services financiers au plus grand nombre de personnes surtout les femmes, les jeunes, les populations vivant en zone rurale et les responsables des Pme, le ministre bissau-guinéen de l’Economie et des finances a recommandé la formation de ces catégories sociales. « La réussite de l’inclusion financière passe par une formation des personnes exclues ou qui ont peu accès aux services financiers », a déclaré Henrique Horta Dos Santos. « Cette formation permettra aux Pme évoluant dans le secteur informel de se formaliser avec une comptabilité à jour.
Ainsi, elles auront un accès plus facile aux financements bancaires», a-t-il ajouté. Le ministre bissau-guinéen de l’Economie et des Finances a salué les mesures prises par la Bceao pour promouvoir l’inclusion financière notamment la mise en place d’un Bureau d’information sur le crédit.
Lesoleil
http://www.lesoleil.sn/2016-03-22-23-21-32/item/55521-pai...-

22/09/2016

RENTREE MUSICALE A SALY

Fêtez la rentrée musicale à Saly!

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En attendant le grand Festival pour Décembre, l'Association Tapis Vert vous invite à partager une soirée en mode reggae à Saly, au rythme des vinyls du pape du Reggae au Sénégal DJ Ndjougoup Sound, pour la première fois sur la petite côte!
RDV à tous au Terangarts (route de l'institut Diambar) le Samedi 8 Octobre à partir de 22H...
Pour tenter de gagner votre place, Inscrivez vous à l'event facebook en cliquant sur le lien ci dessous pour faire partie du tirage au sort 10 places à gagner pour THE reggae Party of the year in SALY !
Invitez également vos amis!! + on est de fous + on rit!!
Les absents auront tort!
https://web.facebook.com/events/999087436866818/

21/09/2016

BUSINESS FRANCE-SENEGAL

Présence massive de filiales françaises au Sénégal, prix élevé de l'autoroute à péage... : Christophe Bigot clarifie le jeu

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Les points de friction qui environnent les relations économiques entre la France et le Sénégal ont été l’objet d’une séance de clarification de la part du tout nouvel émissaire de Paris à Dakar. Invité de l’émission Perspective de la radio Sud Fm hier, dimanche 18 septembre, l’ambassadeur Christophe Bigot en poste depuis juin dernier, est revenu en long et en large sur la présence jugée massive de filiales françaises au Sénégal, tout comme sur la polémique concernant les prix jugés «élevés» de l’autoroute à péage. Non sans oublier de révéler que, dans les jours à venir, le Sénégal va disposer d’une enveloppe de 92 millions d’euros dans le cadre d’une convention signée avec la France, pour la construction d’un troisième raccordement en eau, entre le Lac de Guiers et Dakar. Histoire d’aller à la rescousse du Sénégal pour une solution définitive de la crise de l’eau à Dakar.
Aide publique au développement : « La semaine prochaine, M. Manuel Valls va signer une convention avec l’Etat sénégalais qui permet d’apporter une aide de 92 millions d’euros »
Chaque année, notre instrument qui s’appelle l’Agence française au développement accorde presque 100 millions d’euros au Sénégal. Depuis 2000, puisqu’il y a eu des variations, à peu près 1 milliard 200 millions d’euros ont été accordés. Le montant des engagements de l’Afd vis-à-vis du Sénégal représente 5% du Pib sénégalais. Ensuite, quand on regarde les points d’application de cette aide, ils sont très variés. D’abord, il y a l’éducation avec la construction des lycées mais aussi la formation des techniciens. Nous avons formé à Bignona ou à Richard Toll des Iseps dans le domaine de la formation agricole, de la santé, des infrastructures. Pour les infrastructures, c’est notamment, désengorger Dakar. C’est faire en sorte que les Dakarois puissent se déplacer beaucoup plus facilement. C’est la construction de ce Train express régional (TER). Les infrastructures, c’est aussi dans le domaine de l’énergie. Par exemple, nous investissons dans l’électrification rurale, au Sud Est du pays. C’est aussi des investissements qui portent sur l’eau. Très certainement, la semaine prochaine, M. Manuel Valls va signer une convention avec l’Etat sénégalais qui permet d’apporter une aide de 92 millions d’euros. Pour permettre le troisième raccordement entre le Lac de Guiers et Dakar. Vous avez en mémoire la très grave crise de l’eau à Dakar. Il est essentiel avec la capitale qui se développe, de penser à son alimentation en eau potable pour les années à venir.
Présence massive de filiales françaises au Sénégal : « C’est très bon pour l’économie sénégalaise »
Si vous regardez les entreprises françaises présentes au Sénégal, il y a une centaine, je pense qu’elles contribuent à 25% de la fiscalité sénégalaise. Donc, ce sont des entreprises citoyennes, elles rapportent beaucoup d’emplois. Elles sont à vrai dire plus sénégalaises que françaises. Quand on regarde leurs cadres, leurs employés, certains d’entre eux sont sénégalais. Vous avez également les exportations françaises vers le Sénégal. Vous avez aussi les nouveaux projets, tel que Atos. (…)
Il y a à côté une histoire d’amour. Les Français qui sont au Sénégal aiment le Sénégal et ont envie d’y rester. Comme ils ont envie d’y rester, ils créent des entreprises. Ensuite, il y a cette idée qu’au Sénégal on trouve une population bien formée et qu’à partir du Sénégal, on peut travailler sur une grande partie de l’Afrique.
Il y a des gens qui disent que la France est trop présente, d’autres qui disent qu’elle n’est pas assez présente. Moi je dis qu’on est aujourd’hui dans un monde de mondialisation. Donc, il est tout à fait légitime, et je trouve que c’est extrêmement souhaitable aujourd’hui, que d’autres pays s’intéressent au marché sénégalais. Je souhaite que ces pays viennent investir au Sénégal. C’est très bon pour l’économie sénégalaise. Les entreprises françaises au Sénégal ont montré leur compétence, leur fiabilité. Elles apportent des emplois. Elles paient des impôts. Donc, elles contribuent à la croissance de l’économie sénégalaise. Je pense que c’est très positif.
Prix controversé de l'autoroute à péage : « Il faut trouver le juste prix qui est fonction du trafic, du nombre de kilomètres et aussi des travaux et services qui y sont rendus »
La position d’Eiffage, c’est de dire qu’elle a signé un contrat avec l’Etat sénégalais et que ce contrat porte sur la longue durée. Comme tout investissement, le respect de la parole donnée est essentiel. Eiffage a beaucoup d’intérêts au Sénégal et je sais qu’il est ouvert au dialogue pour regarder toutes les options. Ce qui permettrait de répondre à ce prix du péage. Il y a plusieurs modalités possibles. Je pense que cela doit se faire dans le cadre d’un dialogue entre l’Etat et Eiffage, en ayant en tête d’une part les contrats conclus avec Eiffage, d’autre part aussi les perspectives. C’est ce qui va permettre à la fois que l’usager, l’Etat et Eiffage soient gagnant-gagnant dans ce processus. L’Etat perçoit des redevances et une fiscalité importante. L’usager bénéficie d’un service utile. Il faut regarder l’ensemble du réseau autoroutier actuel et à venir et regarder comment gérer ce réseau, trouver le juste prix qui est fonction du trafic, du nombre de kilomètres et aussi des travaux et services qui y sont rendus. Cela doit se faire dans le cadre du dialogue entre l’Etat qui accorde la concession et l’entreprise.
Tracasserie des Sénégalais à trouver un visa pour la France : « Bien sûr qu’il y a un déséquilibre »
Bien sûr qu’il y a un déséquilibre. D’ailleurs, l’ensemble des pays européens, comme les Etats Unis, imposent le visa pour se rendre sur leur territoire. C’est vrai que le Sénégal, c’est son libre choix, n’impose pas le visa. Il l’a fait pendant un certain temps et il s’est rendu compte que cela décourageait la venue des touristes. Donc, à mon sens, le sujet n’est pas tellement visa ou pas. Il doit être fait de sorte à ce que ceux qui ont besoin d’aller en France, pour des raisons légitimes, puissent venir en France. Moi, je suis très heureux de voir, et ce sont les instructions que j’ai données ici au consul général, qu’on augmente le nombre de visas qui sont livrés pour une durée de 5ans. C’est ce qu’on appelle les visas de circulation. Aujourd’hui, un tiers des visas donnés sont des visas de ce type. Deuxième mesure, cela a été fait par mon prédécesseur, c’est de faire en sorte que l’instruction des dossiers se fasse dans des conditions qui sont dignes et le plus rapidement.
Prix jugé élevé du visa : « Si celui qui veut aller en Europe n’est pas à mesure de payer ce prix, il y a sans doute un problème »
Quant au prix, c’est le prix fixé par l’Europe. Il y a 2 manières de voir les choses. Effectivement, le prix est élevé par rapport au revenu moyen sénégalais. Je vous l’accorde. Mais, en même temps, là je n’ai pas d’influence sur le prix, mais aussi il faut regarder le prix à hauteur du budget. Celui qui veut se rendre en Europe doit être à mesure de payer le billet d’avion, de se loger, d’y vivre. Le coût de la vie est élevé en Europe. Si celui qui veut aller en Europe n’est pas à mesure de payer ce prix, il y a sans doute un problème. Cela veut dire qu’il ne sera pas à mesure de faire en sorte que son déplacement en France, en Europe, soit un élément réussi. Deuxième élément, c’est qu’il faut bien voir que, la France, pour instruire ces visas, mobilise beaucoup de monde. Je rappelle enfin un dernier élément, c’est que nous souhaitons, c’est que les visas puissent être délivrés. Deux tiers des visas sont donnés. Pourquoi ce n’est pas 3 visas sur 3 ? C’est parce que, parfois, les conditions de réussite de déplacement ne sont pas assurées. (…) Cette année, nous allons avoir 3000 nouveaux étudiants qui vont venir étudier en France, par rapport au nombre de 2000 de l’année dernière. Le flux annuel passe de 2000 à 3000.
Refus de visa à un Sénégalais malade : « Le Sénégal est aujourd’hui le meilleur plateau hospitalier de la région »
Le Sénégal est aujourd’hui le meilleur plateau hospitalier de la région. Pour vous donner un exemple, les soldats qui sont blessés dans le cadre des opérations qui sont en cours au Mali, c’est ici à Dakar, le premier centre de transfert, qu’ils sont soignés. Alors, bien sûr, il y a des spécialités dans lesquelles ils ne peuvent pas être soignés. Le monde de la santé permet au cas par cas, avec le consulat, de regarder chaque dossier. Comme vous le savez en France, l’éducation comme la santé sont extrêmement subventionnées par l’Etat. Tout cela demande un coût payé par le contribuable et qui demande aussi une forme d’examen très précis des dossiers.
Sud Quotidien

DIAMNIADIO VA OUVRIR L'AUTOROUTE, ENFIN!

AUTOROUTE À PÉAGE : Ouverture prochaine du tronçon Diamniadio-Mbour

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Selon Libération, un accord se dessine entre l’Etat et Senac Sa après le bras de fer sur les tarifs jugés élevés pour le prolongement de l’autoroute qui, bien que livrée, n’a pas été encore inaugurée.
A la suite de plusieurs séances de travail, les deux parties semblent avoir trouvé une solution qui arrange tout le monde. Il reste juste à appliquer les modalités, surtout que les bailleurs de fonds commencent à manifester leur impatience.
Dans tous les cas, il y a eu une explication au sommet pour décanter la situation. Avant de prendre l’avion, le Président Macky Sall s’est longuement entretenu avec le grand boss du groupe Eiffage qui avait effectué le déplacement sur Dakar. Une rencontre à laquelle le Directeur général de Eiffage Sénégal, Gérald Sénac, a assisté.
Dakaractu

19/09/2016

VALLS A DAKAR LE 22 SEPTEMBRE

Manuel Valls à Dakar, 92 Millions D'euros Dans Ses Valises

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L'information a été livrée en marge de la venue à Dakar, la semaine prochaine, du Premier ministre français. Manuel Valls va signer avec l'Etat du Sénégal une convention pour une aide d'un montant de 92 millions d'euros pour faciliter l'accès à l'eau des populations, a révélé l'ambassadeur de France à Dakar, Christophe Bigot, Invité de l'émission Perspective, ce dimanche sur la radio Sud Fm.
Selon le diplomate, cette enveloppe de 92 millions d'euros devrait permettre la construction d'un troisième raccordement entre le Lac de Guiers et Dakar.
Il faut rappeler que chaque année, et ce depuis 2000, la France, par le biais de l'Agence française de développement, accorde au Sénégal une aide de 100 millions d'euros.
SenewebNews
STIGMATISATION DES MUSULMANS : MANUEL VALLS EN PHASE AVEC MACKY SALL
Le Premier ministre français Manuel Valls dit se retrouver dans les propos de Macky Sall qui estime que la réponse au terrorisme doit s’éloigner de la "stigmatisation" des musulmans qui sont aussi les premières victimes de ce terrorisme.
’’La conscience universelle doit nous amener à traiter la riposte au terrorisme de la façon la plus appropriée. Une riposte qui doit nous éloigner de la stigmatisation. Nous devons comprendre que les premières victimes du terrorisme sont les musulmans. Il faut éviter les amalgames. Ce n’est pas l’islam qui est en jeu. La réponse face au terrorisme n’est pas certainement pas d’exacerber le choc des civilisations ou le choc des religions", avait déclaré le chef de l’Etat sénégalais, le 12 septembre 2016, à l’occasion de la célébration de l’Aïd el Kébir.
Invité par Jeune Afrique à réagir sur ces propos de Macky Sall, M. Valls a déclaré : "(…) c’est ce que je répète inlassablement depuis janvier 2015. Je me retrouve totalement dans les propos de Macky Sall qui est un ami et un grand dirigeant. J’ai toujours rappelé que les premières victimes du fondamentalisme étaient les
musulmans".
’’C’est vrai partout dans le monde, au Moyen-Orient, en Afrique. Dans les attentats de Paris, de Nice, il y avait parmi les victimes des musulmans. Ce que cherchent les jihadistes, c’est de créer dans nos société les conditions d’une guerre civile dans laquelle les musulmans sont pris en otage, car courant le risque d’être assimilé à l’islamisme radical", a dit Manuel Valls qui s’apprête à entamer une tournée africaine qui le mènera à Dakar, Accra, Lomé et Abidjan.
’’Je le répète : la République protège et protègera les musulmans de France et je n’accepterai aucun amalgame. Il faut s’élever contre le populisme notamment d’une partie de la droite française qui alimente une confusion entre regroupement familial, immigration, réfugiés et terrorisme et donc à la fin des fin, entre musulmans et terrorisme", a ajouté le Premier ministre français.
Dakaractu

BUDGET EN FORTE HAUSSE

Budget 2017: Plus 200 milliards de fcfa

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Le budget du Sénégal connaîtra en 2017 une hausse de 200 milliards de francs CFA par rapport à son niveau de 2016 (3022). Les dépenses d’investissements financées sur ressources internes sont estimées à 973 milliards, soit 34% du budget. Ce qui constitue une progression de plus de 300 milliards par rapport à 2016.
Le déficit budgétaire 2017 est attendu à 3,8% contre 4,3% actuellement. Estimé à 1%, le taux d’inflation de l’année prochaine devrait être le plus bas de la zone Uemoa.
La masse salariale du Sénégal sera stabilisée en 2017 à 572 milliards pour 115 mille fonctionnaires, et le taux de croissance fixé 6,6%.
Le Quotidien

BONNE PLACE DU SENEGAL

Liberté économique: le Sénégal 19e sur 45 pays africains

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Le Sénégal se situe au 19e rang sur les 45 pays africains étudiés dans le rapport 2016 de l’institut Fraser qui publie chaque année, depuis dix d’ans, un rapport sur la liberté économique dans le monde.
Pour l’édition de cette année, l’institut s’appuie sur les données collectées au terme de l’année 2014, et met en avant la liberté d’exporter et d’importer, la qualité de la régulation du marché, l’indépendance de la justice et l’intégrité du système légal.
La facilité de voyager, le poids du gouvernement, l’accessiblité des devises et le contrôle des capitaux la maîtrise de l’inflation figurent aussi parmi les critères retenus, selon l’Agence d’information Ecofin qui donne l’information.
‘’L’étude porte sur 158 pays dont 45 africains. Au niveau mondial, c’est Hong-Kong qui s’offre la plus grande liberté économique, suivi de Singapour, la Nouvelle Zélande et la Suisse. Maurice, premier pays africain, se place à l’excellente 5e place mondiale. Alors que la Grande Bretagne est 10e, les USA 16e, la France 57e, la Russie 102e et la Chine est 113e”, informe l’agence.
‘’D’une manière générale, depuis 1980, la grande majorité des pays dans le monde a sensiblement progressé. C’est aussi le cas de la plupart des pays africains qui ont amélioré leur score, mais dans une moindre mesure, ce qui les situent encore en bas du classement international.’’
Moustapha MBAYE/Senego

18/09/2016

BILL GATES ET LA SANTE AU SENEGAL

Bill Gates s'engage dans le domaine de la santé

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La santé au Sénégal. Un domaine pour lequel Bill Gates manifeste un intérêt certain.
Vendredi, en marge de la 5e e-Conférence internationale de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le Vih-sida, la tuberculose et le paludisme qui prend fin ce samedi à Montréal, la première fortune mondiale a été reçue en audience par le président sénégalais, Macky Sall.
Au cours de cet entretien auquel était également présente la ministre sénégalaise de la Santé, Awa Marie Coll Seck, l’entrepreneur a fait la promesse d’apporter son soutien à la politique sanitaire de l’administration Sall.
Cet appui devrait notamment s’illustrer par l’amélioration et le renforcement des ressources humaines dans le secteur de la santé au Sénégal. Toutefois, les détails sur la nature et le début de la collaboration n’ont pas été précisés.
Mais ce ne serait pas la première fois que l’informacien se consacre au secteur de la santé. Sa fondation Bill et Melinda Gates, créée en 2000 en collaboration avec son épouse, dégage un important fonds pour la lutte contre le Vih-Sida, la tuberculose et le paludisme. Elle en est d’ailleurs le principal contributeur.
Pour rappel, c’est pour se dédier entièrement à cette fondation que Bill Gates a abandonné dès 2008 ses fonctions au sein de Microsoft – la boîte qui a fait l’essentiel de sa fortune.
Africanews

FLEUVE SENEGAL ENTRE NAVIGATION ET BRECHE

Projet de navigabilité du fleuve Sénégal : Un port prévu à Saint-Louis

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Le ministre de l’hydraulique et de l’assainissement, Mansour Faye, a présidé, hier, dans les locaux de la gouvernance, la dernière réunion du comité régional de développement, consacrée au projet de navigation sur le fleuve Sénégal et son programme de transport multimodal, mis en œuvre par l’Organisation pour la mise en valeur du Fleuve Sénégal (Omvs), par l’entremise de la Sogenav.
Après des résultats probants dans les domaines de l’énergie et du développement agricole, l’Omvs se fixe l’objectif de mettre en œuvre cet important programme de navigation sur le fleuve Sénégal ainsi que les autres volets de son système de transport multimodal.
De l’avis de Mansour Faye, les immenses potentialités agricoles le long du fleuve ainsi que de grands potentiels miniers qui viennent d’être mis en évidence au Mali, au Sénégal et en Mauritanie, dans les proximités du bassin, ne peuvent être mis en exploitation de façon économique, que si le fleuve Sénégal est rendu navigable toute l’année en draguant le chenal, en réhabilitant et en construisant de nouveaux quais et au moins un port à Saint-Louis, à l’embouchure du fleuve. C’est dans ce même cadre que se situe la valorisation du potentiel hydroélectrique dans le haut bassin guinéen par la construction d’une route qui, entre autres, désenclavera les sites de barrages identifiés. De plus, le potentiel minier et agricole de cette zone en Guinée, sera valorisé avec la construction de la route retenue, à savoir la route Labé-Tougué-Dinguiraye.
« Dans le programme de développement intégré de l’Omvs, a-t-il poursuivi, le Projet de navigation sur le fleuve est considéré comme l’épine dorsale d’un réseau maillé de modes de transport terrestre, comprenant des routes principales et secondaires parmi lesquelles les routes d’accès aux ouvrages hydrauliques principaux (les barrages de Diama et Manantali), la ligne de chemin de fer Dakar-Bamako. »
« Le but du projet, a-t-il poursuivi, est de profiter de l’augmentation des débits d’étiage du fleuve par les barrages et de mener des travaux d’approfondissement dans le lit majeur, pour créer une voie navigable pérenne de grande capacité en connexion avec des infrastructures portuaires afin de contribuer au décollage économique du bassin, à la valorisation des ressources naturelles, à l’expansion du commerce intra-zone du bassin et du commerce international des Etats-membres, à l’amélioration des possibilités d’accès des régions enclavées du bassin et du territoire du Mali aux marchés extérieurs, à l’introversion de l’ensemble des réseaux de transport du bassin pour atteindre un développement socioéconomique harmonisé et équilibré des Etats-membres et leur intégration ». Le projet, dans son contour final (ou projet-cible), porte sur la réalisation d’ouvrages et de fournitures répartis en deux volets structurants (navigabilité et infrastructures portuaires).
Le coût est évalué à plus de 200 millions de dollars, soit plus de 100 milliards de FCfa.
Mbagnick Kharachi DIAGNE/Lesooleil
Stabilisation de la brèche dans 3 ans
En présence de l’ambassadeur des Pays-Bas au Sénégal et du directeur général de la Sogenav (Société de gestion et de navigation du fleuve Sénégal), Mamadou Faye, le ministre de l’hydraulique a annoncé un important projet de stabilisation de la brèche de Saint-Louis, qui sera réalisé par l'Omvs, dans ce programme de navigation.
Il a déclaré que la réalisation du port de Saint-Louis, qui est prévue dans cet ambitieux projet de navigation du fleuve Sénégal, va nécessairement permettre de stabiliser cette fameuse brèche, qui ne cesse de s’élargir, passant déjà de 4 mètres de large en 2003, à 6 kms de large en 2016. Ce canal de délestage des eaux a été aménagé en 2003 dans l’embouchure du fleuve Sénégal par les services de l’Etat avec l’appui de nos partenaires marocains, en vue de protéger la ville de Saint-Louis contre les inondations. Mansour Faye a indiqué que dans un délai de trois ans, tous les problèmes liés à l’existence de cette brèche, seront définitivement résolus pour le grand bonheur des pêcheurs de la Langue de Barbarie qui enregistrent, depuis des années, d’énormes pertes en vies humaines, dues aux naufrages récurrents qui se produisent dans cette brèche.
M. Kh. DIAGNE/Lesoleil