24/08/2016

500.000 TONNES DE MANIOC

Plus de 500.000 tonnes de manioc attendues en 2016

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Selon un communiqué du service de communication du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural publié le 21 août, les acteurs de la filière manioc attendent une production record de plus de 500.000 tonnes pour la campagne 2016.
Pour atteindre cet objectif, ces acteurs se sont engagés à emblaver 13.000 ha en 2016. En 2015, la production de manioc tournait autour de 439.871 tonnes pour 7500 ha exploités. Cette production record a été possible grâce à l’appui du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, note le communiqué de presse.
Malgré les performances de la filière manioc ces dernières années, la culture n’a pas encore sa place dans le système agricole au Sénégal.
Les difficultés de la filière manioc se situent au niveau de la formation des acteurs et de la formulation pour la mise en œuvre d’un plan d’actions national, en vue de trouver des solutions durables pour une percée de ce produit à travers une vaste commercialisation.
Ablaye Modou NDIAYE/Financialafrik

25000km DE FIBRES OPTIQUES

Large bande Sénégal : Le projet d’installation de 25000 km de fibre optique est en bonne voie

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Au Sénégal, le projet « large bande » qui consiste à déployer la fibre optique dans plusieurs villes est en bonne marche. Cela a été constaté à travers une tournée d’inspection de l’Agence de l’informatique de l’Etat (ADIE), la semaine dernière, en Casamance.
Le projet « large bande Sénégal » prévoit l’installation de fibre qui reliera les villes de Ziguinchor, Kaolack, Fatick, Sédhiou, Tambacounda et Kolda, à l’administration centrale à Dakar. Les différents tronçons s’établissent comme suit : Zinguichor – Oussouye (41km) ; Oussouye – Kabrousse (29km) ; Zimguichor – Goudomp (55km) ; et Goudom-Tanaf (70km) et sont toujours en cours de construction. Selon Cheikh Bakhoum, directeur général de l’ADIE, les travaux avancent et tiennent dans le délai :
« L’essentiel des travaux est achevé entre Zinguichor et Oussouye ainsi qu’entre Zinguichor et Goudomp. Il ne reste pratiquement que le raccordement. Dans les deux autres sections, les travaux avancent à un rythme normal et assez satisfaisant », a-t-il déclaré.
En termes d’objectifs, ces installations permettront de réduire le coût des communications et d’accroitre la qualité des services :
« En plus de permettre le déploiement de près de 2 500 km supplémentaires de fibre optique pour consacrer un désenclavement numérique intégral du Sénégal, ce projet permettra d’améliorer la prise en charge des besoins en connectivité de l’administration sénégalaise avec l’interconnexion de plus de 300 bâtiments administratifs, la construction d’un nouveau datacenter de grande capacité sans oublier le transport du signal de la Télévision Numérique Terrestre (TNT) ».
De plus, ce sont de nouveaux services numériques qui seront désormais à la portée des populations, afin de les rapprocher des services de l’État.
Rappelons que les travaux réalisés par la société Protec devraient s’achever en fin 2016.
Stéphane Agnini/Regionale.info

23/08/2016

SUITE-INFO DE L'ENORME PANNE D'ELECTRICITE

Trois blessés dans l’incendie de la centrale de Thiès

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Une nuit de galère à Dakar et dans plusieurs localités du pays. L’incendie qui s’est déclarée dans la centrale électrique de la Senelec de Thiès, qui a plongé une bonne partie du pays dans le noir, a causé trois blessés, selon la RFM. Les victimes ont été évacuées à l’hôpital Amadou Sakhir Dieguène de Thiès. Outre, les maisons aux alentours ont été endommagées.
La thèse d’un sabotage n’est pas écartée. Acte malveillant ou simple incident technique Le Directeur général de la Senelec, Mamadou Makhtar Cissé, qui a présenté ses excuses sur la RFM n’exclut pas des sanctions. Et promet de sévir pour les désagréments causés.
seyelatyr/seneweb

ATTIRER LES QUEBEQUOIS AU SENEGAL...

Le Sénégal cherche à séduire les Québécois

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Attirer les voyageurs québécois ; voilà l'objectif que s'est fixé l'Agence sénégalaise de promotion touristique (ASPT), qui a notamment dépêché ses représentants ici afin de séduire les agences de voyages. Si ce pays d'Afrique présente des atouts qui plairont à certains, il peut toutefois en déstabiliser - voire en rebuter - plusieurs.
Le mélange des cultures arabe et africaine donne lieu à de belles découvertes à Dakar.
L'ouverture d'un bureau du Québec à Dakar, le fait français et l'omniprésence du soleil font partie des arguments qui devraient convaincre les habitants de la Belle Province de s'envoler pour ce pays d'Afrique de l'Ouest, affirme d'un ton convaincu Zaccaria Coulibaly, chef du bureau économique à l'ambassade du Sénégal au Canada. Il a d'ailleurs participé en juillet à Montréal à des rencontres entre l'ASPT et des spécialistes du voyage. Il s'agissait d'une première visite au Canada pour ces représentants sénégalais.
« Nous avons une clientèle traditionnellement française », indique M. Coulibaly. Le pays souhaite maintenant s'ouvrir à d'autres marchés. Or, au cours d'un entretien téléphonique avec La Presse, il a été incapable de nommer - en dehors des plages - des attractions ou des lieux susceptibles de convaincre les Québécois de boucler leur valise pour se rendre en terre sénégalaise.
Folklore et nature
« Ça ne deviendra jamais une destination de masse, constate pour sa part Patrice Malacort, directeur vente et marketing de Brussels Airlines et président d'Aviatour, société qui représente des compagnies aériennes et des offices de tourisme. Mais j'y crois. C'est un pays francophone, stable, il fait beau. Il y a déjà une structure organisationnelle [pour recevoir les touristes]. »
M. Malacort croit que le Sénégal pourrait intéresser les voyageurs qui souhaitent faire du tourisme humanitaire. Selon lui, la culture, le folklore et les parcs nationaux risquent aussi de plaire à de nombreux Québécois. La notoriété de l'humoriste-conteur Boucar Diouf, originaire de ce pays, peut également contribuer à rendre l'endroit attrayant, ajoute-t-il. « Le problème, c'est que le Sénégal n'est pas connu, même si Boucar Diouf l'est », admet M. Malacourt.
Certaines agences, comme Exotik Tours, n'ont pas caché leur intérêt pour le Sénégal.
Pour le moment, en revanche, tous ne sont toutefois pas convaincus que la destination peut intéresser un grand nombre de voyageurs d'ici. Germain Bélanger, conseiller en voyages pour l'agence Esprit d'Aventure, a vécu trois ans au Sénégal. Il ne tarit pas d'éloges à l'endroit de ce pays et de ses habitants, qu'il adore. Malgré tout, M. Bélanger doute que les Québécois aient le même coup de coeur que lui. L'agence pour laquelle il travaille offre déjà des circuits pour se rendre là-bas. Or, très peu de ses clients semblent s'y intéresser. « Dans l'esprit des Québécois, l'Afrique rime avec safari. Or, au Sénégal, on trouve à peine quelques girafes importées d'Afrique du Sud et des phacochères. »
Il souligne également que pour plusieurs, le choc, une fois arrivé à la capitale Dakar, est énorme. « C'est une cacophonie de bruits, d'odeurs et de couleurs. »
Même si la destination offre une panoplie de belles plages, le conseiller en voyages doute fort que les Québécois atterrissent aussi loin qu'au Sénégal avec comme premier objectif de se mettre les pieds dans le sable, alors que les Caraïbes ne sont qu'à quelques heures de vol de la métropole.
Pour qui ?
Pour les voyageurs aventuriers et ceux qui ne craignent pas de sortir de leur zone de confort.
Pourquoi y aller ?
Le pays compte de nombreux parcs nationaux, dont ceux des oiseaux du Djoudj et du delta du Saloum, où il est possible d'observer de nombreuses espèces d'oiseaux. Classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, l'île de Saint-Louis, avec son architecture coloniale, fait également partie des incontournables. Le mélange des cultures arabe et africaine donnerait également lieu à de belles découvertes, tout comme les différentes mosquées et lieux de pèlerinage.
Les moins bons côtés ?
Le choc culturel et la désorganisation qui règnent à Dakar peuvent en rebuter plus d'un. De plus, nous ne sommes pas ici au pays des safaris. Amateurs d'animaux, tenez-vous-le pour dit. Pour le moment, il n'existe pas de liaison aérienne directe entre Montréal et Dakar.
A-t-on besoin de vaccins ?
Le site de la Clinique du voyageur du Grand Montréal en recommande un bon nombre : fièvre typhoïde, hépatites A et B, tétanos, poliomyélite, rougeole-rubéole-oreillons, méningite, rage, choléra, fièvre jaune.
Le pays est-il sûr ?
Le ministère des Affaires étrangères n'a lancé aucun avertissement pour l'ensemble du Sénégal. On invite toutefois les voyageurs à faire preuve d'une grande prudence. En revanche, le Ministère conseille d'éviter tout voyage non essentiel dans la région de la Casamance, dans le sud du pays, pour des raisons de sécurité.
Comment s'y rendre ?
De nombreuses compagnies aériennes telles qu'Air Canada, Brussels Airlines, Royal Air Maroc, Air France, United, Delta et KLM offrent des liaisons - avec escales - entre la métropole québécoise et Dakar.
Combien ça coûte ?
Au moment d'écrire ces lignes, le prix du billet aller-retour le moins cher que nous ayons trouvé, pour un voyage du 22 août au 5 septembre, coûtait 1574,46 $, sur les ailes de Royal Air Maroc.
La Presse.ca/Nathaëlle Morissette

GROSSE PANNE DE COURANT

Une gigantesque panne de courant touche le Sénégal

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Dakar et plusieurs grandes villes du Sénégal ont été plongées dans un black-out total cette nuit. Sur les raisons de cet incident, la Senelec évoque un incendie du poste transformateur de Thiès. La situation commençait à revenir progressivement à la normale vers 7h30.
Le Sénégal a connu une gigantesque panne de courant cette nuit. Selon la Senelec, cette coupure est intervenue à 3h14mn exactement. Seule la centrale de Kahone (centre) continuait à fonctionner. Ce qui avait plongé pratiquement tout le pays dans le noir.
Sur les raisons de cet incident, la Senelec évoque un incendie au niveau du poste transformateur de Thiès et la perte de tous les groupes de Manantali Sénégal, Mali et Mauritanie. Il s’agirait donc d’un incident général qui a eu un impact dans les trois pays.
Si on ne connaît pas encore comment un incident d’une telle ampleur a pu survenir, la Senelec indexe d'ores et déjà la fragilité du réseau. «Dans un réseau électrique ce sont des incidents qui peuvent survenir. Maintenant, il faudra bien analyser ce qui s’est passé pour comprendre pourquoi tout le réseau s’est écroulé», explique Idrissa Traoré, chef du dispatching de la Senelec sur les ondes de la RFM, ce matin.
«Les agents sont en train de redémarrer les groupes. A l’heure actuelle, la majorité des postes sont déjà réalimentés et les clients sont en train d’être remis un à un», ajoute Traoré. Le courant est effectivement revenu dans certains quartiers à Dakar aux environs de 7h30mn.
Ibrahima Diallo /Le360afrique.com

21/08/2016

LES LIBANAIS DU SENEGAL

La fabuleuse histoire de la communauté libanaise au Sénégal

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Tout le monde connait l’écologiste Ali Haïdar, le colonel Antoine Wardini ou encore Robert et Albert Bourgi. Mais qui sont vraiment les Libanais au Sénégal ? Quelle est leur histoire ? Enquête sur les Libanais du Sénégal depuis près de deux siècles devenus maîtres de pans entiers de l’économie.
Dans un article du «Soleil» du 14 mars 2013, Abou Karroun, alors représentant des opérateurs économiques libanais au Sénégal, expliquait que les Libanais au Sénégal et leurs descendants ont marqué positivement, depuis des décennies, leur présence au pays de la «Téranga», en contribuant au développement économique et social de leur pays d’adoption et réussi leur intégration dans la société sénégalaise. Vraiment ?
Grands négociants devant l’Eternel, ils ont incontestablement réussi dans les affaires et contrôlent effectivement des pans entiers de l’économie sénégalaise. A l’image de Adnan Houdrouge, homme d’affaires sénégalais d’origine libanaise et propriétaire du Groupe Mercure international basé à Monaco, leader dans la grande distribution au Sénégal à travers les magasins Score. «J’investis au Sénégal par amour et patriotisme. J’ai vu le jour ici, j’y ai fait mes études primaires et secondaires, je suis un Sénégalais de cœur et de nationalité», déclarait l’homme d’affaires, dont la famille est installée au Sénégal depuis 1904, dans un entretien accordé à «Sud Quotidien» en mai 2007. Si Houdrouge a «émigré», en 1986, en France, précisément à Monaco, c’est «comme beaucoup de Sénégalais, simplement pour réussir».
Une communauté estimée à environ 25.000 membres
S’il est difficile aujourd’hui de connaître son nombre exact, la communauté libanaise au Sénégal étant estimée à 25.000 membres en 2001, dont 12.000 avaient la nationalité sénégalaise. Les maronites (entre 800 et 1.000 membres en 2000) sont réputés être plus discrets.
L’arrivée des premiers migrants libanais au Sénégal remonte à l’année 1897. Ils étaient une douzaine à l’époque. On en dénombrait 40 en 1900, puis 500 entre 1914-18. Mais c’est l’intervention française, après la Première mondiale (en 1919) dans ce qui était alors une province de l’Empire ottoman qui a donné un coup d’accélérateur au mouvement d’émigration des Libanais en Afrique. A l’époque, c’était la misère au Liban. En 1930, ils étaient 2.000 au Sénégal, puis 15.000 en 1960, avant d’atteindre un pic de 30.000 en 1980. Mais après la faillite de la culture de l’arachide consécutive à la grande sécheresse des années 1970-1980, beaucoup d’entre eux – qui étaient des intermédiaires entre les maisons de commerces françaises et le paysannat local – ont migré en Côte d’Ivoire.
Une histoire de famille
La plupart d’entre eux viennent du Sud Liban. Ainsi, les villes de Tyr et de Nabatyé ont fourni le gros du contingent libanais au Sénégal, mais aussi de la Côte d’Ivoire. L’émigration ayant souvent été une affaire de famille, c’est d’abord un membre de la famille qui embarque à bord d’un bateau, souvent vers une destination «inconnue» pour débarquer… au Sénégal. Ce fut le cas des parents de cette Sénégalo-libanaise dont les parents ont été «abandonnés» sur les côtes dakaroises par un bateau français qui leur avait pourtant promis de les amener au Etats-Unis. Depuis lors, sa famille a gardé une haine séculaire contre la France.
Une fois installé, le migrant fait venir d’autres membres de sa famille, imité en cela par d’autres habitants du village, pour ne plus jamais repartir. La plupart des exilés «africains» rentrés au Liban à la fin des années 1990, après la guerre, sont restés nostalgiques de l’Afrique.
A leur arrivée au Sénégal, les Libanais n’ont pas hésité à pénétrer à l’intérieur du pays, parfois loin de Dakar. Il y a ainsi une présence historique de cette communauté dans des villes comme Diourbel ou Kaolack, au cœur du bassin arachidier.
Certains ont connu un véritable «rêve sénégalais» qui n’a rien à envier à celui américain,tant leur réussite fut grande. C’est le cas de Nadra Filfili qui, lorsqu’il quittait son Liban natal, au début du siècle dernier, n’avait que 19 ans et 2.000 francs en poche. Installé à Guinguinnéo (non loin de Kaolack), une petite ville traversée par le chemin de fer Dakar-Bamako, il investit dans la boulangerie avant de faire fortune dans l’agro-industrie. Avant sa mort, dans les années 1980, il était à la tête d’une florissante industrie avec un chiffre d’affaires de plus de 3 milliards de FCFA (avant dévaluation).
La saga des Bourgi
La «saga» des Bourgi a aussi débuté au siècle dernier. Abdou Karim, le fondateur, a été le premier Libanais à devenir Sénégalais après l’indépendance. En effet, c’est par décret du Conseil des ministres du 21 septembre 1961 (le Sénégal a obtenu son indépendance en 1960) que le président Senghor lui accorde la nationalité sénégalaise «pour services exceptionnels rendus à la nation sénégalaise».
Pour la petite histoire, pendant la colonisation, Bourgi avait soutenu le parti de Senghor tout en développant ses activités économiques dans le transport, le commerce et les salles de cinéma. Sa mort avait revêtu des allures de deuil national. Une rue porte même son nom à Dakar. Une autre rue de la capitale sénégalaise, la rue Tolbiac, a aussi été rebaptisée «rue Liban» en 2004.
S’ils sont généralement solidaires, les Libanais peuvent aussi se livrer à une lutte féroce entre eux. On raconte ainsi l’histoire de ce «Crésus libanais au destin d’Icare», Adel Korban, richissime hommes d’affaires surnommé «le roi du beurre et des eaux minérales» qui pesait, un moment donné, 21 milliards de FCFA et est mort misérable. En effet, refusant de partager son juteux marché avec ses compatriotes, ces derniers lui auraient mené la guerre sans merci jusqu’à sa chute, retournant un à un ses protecteurs dans l’administration sénégalaise.
Une apparente intégration
Aujourd’hui, on en est à la troisième génération «100% sénégalaise». Des sénégalais qui ne sont blancs que par leur peau et ne souhaitent plus se voir constamment coller l’étiquette de «libano-syriens», mais simplement appelés «Sénégalais». De fait, si les vieilles générations s’efforçaient de perpétuer les traditions libanaises, l’actuelle génération qui «ne connaît que l’Afrique» semble être plus intégrée. La plupart d’entre eux parlent à peine l’arabe, mais s’expriment dans un wolof châtié. Cependant, sont-ils réellement intégrés dans la société sénégalaise ? Difficile d’être catégorique.
En effet, malgré l’apparente histoire d’amour, il existe un contentieux historique entre la communauté libanaise et les autochtones. Un contentieux qui remonte à l’époque coloniale. D’après certains historiens sénégalais, le colonisateur français avait fait la part belle à la communauté libanaise pour le commerce de l’arachide, au détriment de la bourgeoisie sénégalaise. En contrepartie, les Libanais n’avaient pas le droit de fréquenter les mosquées des indigènes, de faire de la politique ou d’être syndiqués. Interdiction qui ne sera levée qu’en 1976. Ce qui fait que jusqu’à présent leur puissance économique ne s’est pas traduite au plan politique contrairement à d’autres pays. Donc, même la religion musulmane n’a pas suffi pour faire des Libanais ou Sénégalo-libanais des membres à part entière de la société sénégalaise.
Une communauté victime de préjugés
«Trop riches», «racistes», n’exercent «que des professions libérales», «ne se marient qu’entre eux», vivent «en cercle fermé», etc.
Voilà, en résumé, ce que reprochent certains Sénégalais à la communauté libanaise. Bref, les mêmes préjugés que l’on collait aux juifs en Europe avant la Guerre. Des «préjugés» que rejettent les membres de la communauté libanaise qui aiment à rappeler que certains d’entre eux –rares, il est vrai– sont mariés à des Sénégalais. Un fait divers –le meurtre d’une domestique chez un sénégalo-libanais– avait particulièrement joué dans la prise de conscience du fossé silencieux qui séparait la communauté libanaise du reste de la société. Surtout que la «Téranga» ne fonctionne pas forcément dans l’autre sens.
En effet, des Sénégalais installés au Liban sont loin de connaître la même réussite et sont souvent victimes de discrimination. Pour dénoncer leurs conditions dans ce pays où, contrairement à leurs «compatriotes» à peau blanche installés au Sénégal, ils «ne sont maîtres de rien du tout», le président de l’Union des ressortissants sénégalais au Liban (URSL) avait, en 2002, adressé une correspondance au président Abdoulaye Wade.
Après les réactions «peu orthodoxes» (pour ne pas dire xénophobes) ayant suivi le meurtre de la domestique, pour sortir de l’isolement dans lequel ils restaient confinés depuis des générations, des membres influents de la communauté libanaise ont mis en place, en 1996, une association dénommée «Alliance» pour briser les ponts et les tabous.
La politique comme accélérateur de l’intégration
Certains ont aussi décidé de s’engager davantage dans la politique. La nomination de l’écologiste Ali El Haïdar comme ministre dans le gouvernement d’Abdoul Mbaye, le 3 avril 2012, après l’accession de Macky Sall au pouvoir, a été le couronnement de cet engagement politique des Sénégalo-libanais. Mais avant Haïdar, Samir Abourizk (décédé en octobre 2013) a été le premier sénégalo-libanais à créer un parti politique, «Démocratie citoyenne», après avoir milité pendant longtemps au Parti socialiste (PS).
En 2001, le Parti démocratique sénégalais (PDS) d’Abdoulaye Wade avait pour la première fois investi un Sénégalo-libanais sur sa liste pour les élections législatives.
La communauté libanaise a aussi évolué dans les affaires. Après l’agriculture et le monde rural durant la colonisation, le commerce et les transports pendant les premières années d’indépendance, elle a progressivement investi le secteur de l’industrie. La jeune génération (dont beaucoup ont la triple nationalité libanaise, sénégalaise et française) a déserté les boutiques chatouillantes de papa pour se replier dans des domaines à très grande valeur ajoutée comme, nous l’avons dit, l’industrie et les professions libérales, consciente qu’il faut «céder» le commerce aux nationaux. Le Libanais et son négoce de tissu: un cliché qui tend à disparaître ?
Dans son film documentaire «Nar bi/Loin du Liban» (1993), Laurence Gavron a montré que les différences entre Sénégalo-libanais et le reste de leurs compatriotes se pose plus en termes de classe sociale que de groupes ethniques. En définitive, l’intégration des Libanais au Sénégal n’est «ni un mythe, ni tout à fait une réalité mais, un besoin impérieux», comme le reconnaissait le psychologue sénégalais Mamadou Mbodj lors d’un diner-débat organisé par «Alliance» sur la question.
Ibrahima Diallo/Le360afrique.com/http://afrique.le360.ma/senegal/societe/2016/08/20/4968-l...

20/08/2016

L'OR NOIR DU SENEGAL

PÉTROLE : LE SÉNÉGAL EMPOCHERA 1 723 MILLIARDS A PARTIR DE 2023

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Pour la première fois depuis qu'on parle du pétrole sénégalais, un ingénieur géologue, Fary Ndao, explique dans les détails ce que notre pays va gagner dans cette nouvelle aventure pétrolifère.
Un document didactique et riche en informations...
"L'opérateur écossais Cairn qui a découvert du pétrole, en association avec Petrosen, Far et Conocco Phillips (dont les parts ont récemment été rachetées par l'australien Woodside), au large de Sangomar à la fin de l'année 2014, a publié hier Mardi 16 Août, son rapport du 1er semestre. Cairn avait découvert deux gisements, SNE et FAN. Il est indiqué dans ce rapport que suite aux forages d'évaluation (qui servent à préciser la taille du gisement de pétrole) qui ont été réalisés durant l'année 2015 et début 2016, les réserves récupérables (appelées "réserves 2C") pour le gisement SNE s'élèvent à 473 Millions de barils de pétrole. Ce qui correspondrait, d'après un calcul basique, sur une période de 20 ans, à environ 65000 barils de pétrole / jour soit environ l'équivalent de l'actuel production journalière d'un pays comme le Cameroun, 12eme producteur africain de pétrole.
Ces réserves récupérables ne sont en réalité qu'une partie (environ 40 %) du pétrole qui se trouve sous terre, car Dame Nature est comme ça : malgré toute la technologie du monde, elle ne vous donne pas tout et il devient, à un moment donné de la vie du gisement, trop coûteux de sortir le pétrole du gisement. D'où la notion de "réserves récupérables". Une nouvelle phase de forages d'évaluation pour préciser la taille des réserves récupérables est prévue par Cairn, elle débutera fin 2016 / début 2017 et devrait aboutir probablement à une augmentation du volume des réserves récupérables. Peut-être arriverons-nous à un total de 500 à 550 millions de barils pour SNE. Je ne traiterai pas ici le gisement FAN qui n'a pas encore été évalué de manière précise, même si ses réserves 2C tourneraient environ à 900 millions de barils, soit deux fois la taille de SNE.
La question clé : que gagnera le Sénégal ?
Il s'agit là d'une évaluation que je tente. Et elle comporte beaucoup de conditions et sera sans doute fausse car je ne connais pas le futur, notamment le prix du baril qui change sans cesse, ni les changements fiscaux, ni le contenu détaillé du contrat entre Cairn, ses partenaires et l'Etat etc. Mais cette évaluation peut donner une idée et un ordre de grandeur plus ou moins fiable car je m'appuie sur des contrats pétroliers existants, des lectures spécialisées, une observation de ce qui se fait en général dans le monde pétrolier, les dispositions du code pétrolier sénégalais et les lectures de tous les rapports publiés par Cairn depuis fin 2014. Voici donc les conditions en question :
* Si on part de réserves récupérables de 550 millions de barils, avec une production qui débutera en 2022. Cairn, dans un document officiel, pense commencer la production entre 2021 et 2023.
* Si la production s'étale sur 20 ans, soit 75 000 barils jours. (Cairn prévoit pour l'instant, dans un document officiel) entre 50 000 et 100 000 barils / jours)
* Si le prix moyen du baril oscille autour 70 dollars (USD) à partir de 2022 et durant toute la période de production.
* Si Petrosen (la société nationale des pétroles du Sénégal) augmente sa part du capital dans son association avec les autres compagnies pour passer de 10 % à l'heure actuelle à 20 % comme le lui permet le code pétrolier. Cela l'obligera d'une part à participer à hauteur de 20% des investissements pour les opérations pétrolières (exploration + production) et lui permettra d'autre part de toucher 20 % des bénéfices nets, comme n'importe quel actionnaire d'une société où il y'a des associés.
* Si l'association des compagnies qui va exploiter le gisement se rembourse les frais d'exploration qui ont été investis de 2014 à 2022 (début de la production) + les coûts de production après 2022 en prenant pour elle environ 55 % de la production comme pourrait le prévoir le contrat pétrolier entre l'Etat et l'association des compagnies. On appelle "Cost Oil" cet argent destiné à rembourser les opérations pétrolières. Ce chiffre de 55% est une estimation de ma part basée sur les taux du cost oil fixés par le code pétrolier.
* Si la part du pétrole autre que le "Cost Oil", part que l'on appelle le "profit oil" et qui correspond aux 40 % restants hors remboursement, est partagé 50 / 50 entre l'Etat et l'association des compagnies. Généralement quand la production tourne autour de 75000 barils/jours, c'est ce ratio de 50 /50 qui est appliqué sur le profit oil pour le "partage de production" entre l'Etat et l'association de compagnies.
* Si l'Etat du Sénégal touche, dans le meilleur des cas prévus par le code pétrolier, environ 8 % de royalties (redevances), c'est à dire 8 % du montant de la production totale de pétrole.
* Si l'Etat touche 30% des bénéfices réalisés par l'association de compagnies. Ces 30 % correspondent à l'impôt sur les sociétés (IS) que toute société doit payer à l'Etat.
Je néglige volontairement d'autres postes de recettes comme la subvention à la formation (environ 200 000 dollars par an versés à Petrosen), ou encore le volet RSE (environ 150 000 dollars par an) destiné aux populations ou encore la location du périmètre pétrolier (15 dollars/km²/an sur le permis pétrolier). Ces rentrées sont importantes dans le rôle qu'elles jouent (formation, RSE) mais demeurent négligeables sur le long terme vu les volumes en question.
Ce qui donne, de manière très simplifiée :
Chiffre d'affaire/jour = 75 000 barils x 70 dollars = 5.25 Millions USD
Chiffre d'affaire/année = 5.25 millions x 365 = 1916 millions de dollars
Cost Oil/jour = 5.25 millions x 55 % = 2.88 millions USD
Profit Oil total/jour = 5.25 millions - 2.88 millions = 2.37 millions USD
Profil Oil de l'association des compagnies/jour = 2.37 millions x 50 % = 1.185 millions USD
Profit Oil de l'association des compagnies/année = 1.185 millions x 365 = 432,5 millions USD
Profit Oil de l'Etat/jour = 1.185 millions USD
Profit Oil de l'Etat/année = 1.185 millions x 365 = 432.5 millions USD
Royalties (redevances) de l'Etat /jour = 5.25 millions x 8% = 0.42 Millions USD
Royalties de l'Etat /année = 0.42 millions x 365 = 153.3 millions USD
Impôt sur les sociétés (IS) gagné par l'Etat sur le profit Oil annuel de l'association des compagnies = 432.5 millions x 30 % = 129.75 millions USD
Bénéfice net annuel de l'association de compagnies = Profit oil annuel - IS = 432.5 - 129.75 = 302.75 millions USD
Part annuelle de Petrosen (donc indirectement de l'Etat) dans le Cost Oil = 2.88 millions x 20 % x 365 = 210.24 millions USD
Dividendes annuels de Petrosen (donc indirectement de l'Etat) dans le bénéfice net = 302.75 millions x 20% = 60.55 millions USD
Dividendes annuels des autres compagnies (Cairn, Woodside, FAR) dans le bénéfice net = 302.75 - 60.55 = 242.2 millions USD
Total part annuelle de l'Etat = Royalties annuel + Profit oil annuel + Impôt sur les sociétés + Part de Petrosen dans le cost oil + Dividendes de Petrosen = 153.3 + 432.5 + 129.75 + 210.24 + 60.55 = 986.34 millions de dollars par an.
Ces 986.34 millions de dollars sont l'équivalent de 51 % du montant total du Pétrole qui sera produit. Cela revient à dire, si on part sur mes estimations, qu'environ 51 % du pétrole sous terre, découvert par Cairn, iront sous forme d'argent dans les caisses de l'Etat et 49 % dans les caisses des compagnies étrangères. Dans un pays comme l'Indonésie, la part finale qui revient à l'Etat est d'environ 75 %, 25 % pour les compagnies étrangères. Cette différence est due à l'expertise indonésienne, la qualité de leurs ressources humaines et de leur savoir faire financier, technique qui leur a permis progressivement d'augmenter la part totale revenant à l'Etat au cours des années. Le Sénégal doit donc à mon avis anticiper, renforcer Petrosen qui sera notre bras armé technique et financier dans l'association des compagnies, former des ingénieurs, des économistes de l'énergie, rapatrier les ressources humaines sénégalaises de qualité dans ce domaine où qu'elles soient dans le monde et surtout avoir une société civile vigilante qui veillera sur l'utilisation de l'argent qui sera ramené par le Pétrole. Car 986,34 millions de dollars c'est environ 573 milliards de FCFA. Si l'on rajoute au gisement de SNE, celui de FAN, découvert aussi par Cairn et qui semble être deux fois plus gros en taille, et que l'on repart sur la même hypothèse de calcul simplifié, on peut penser que FAN rapportera autour de 1150 milliards de FCFA soit un total FAN + SNE de 1723 milliards. Cela représente plus la moitié de l'actuel budget du Sénégal. Avec tout cet argent, nous pourrions réinvestir dans les énergies renouvelables qui sont la seule voie de salut écologique et économique sur le long terme, améliorer l'accès à la santé ( le budget du Ministère de la Santé est actuellement de 150 milliards), créer de nouvelles universités, faire moins d'importations et soutenir l'agriculture et la petite industrie/artisanerie locale, créer un fonds bloqué pour les générations futures, améliorer nos villes, promouvoir et financer la culture etc.
Le pétrole ne sera une malédiction que si nous en décidons ainsi. Il peut être une formidable opportunité pour les sénégalais d'aujourd'hui et de demain. Les dirigeants sénégalais actuels et futurs, ainsi que le peuple, ont le devoir de ne pas dilapider ce trésor géologique que la nature a mis des millions d'années à créer."
Fary Ndao/Ingénieur géologue/Dakaractu

19/08/2016

OFFRES D'EMPLOI SUR SALY

Un Hotel 5 Etoiles à Saly recrute 4 profils

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Hôtel 5 étoiles Saly recherche :
1 technicien spécialisé en froid et climatisation
1 technicien spécialisé en équipements chauds de -cuisine professionnelle
1 animatrice de club enfant, expérience obligatoire à un poste similaire serait un plus
1 décorateur de buffets, sculpture de légumes
Envoyer CV lettre de motivation + photos et recommandations par mail à Fabienne par mail à : fabienne.davidboblique@yahoo.fr
Date de publication de l’Offre : 17/08/2016

PROGRES DU BUSINESS

Climat des affaires au Sénégal : Vers des Progrès salués par la banque mondiale

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Au Sénégal, l’année 2015 a permis d’amorcer des réformes structurelles dans plusieurs domaines. On note le foncier, l’emploi, l’énergie, le tourisme, la fiscalité, le commerce transfrontalier et la dématérialisation des procédures.
La nouvelle loi sur le partenariat public-privé ainsi que les dispositions pour assurer, d’ici à 2018, une compétitivité de l’électricité au Sénégal sont également à mettre dans la liste des réformes prioritaires conduites par le gouvernement pour faire émerger le pays.
« Le seul moyen d’accroître les revenus et les opportunités de création de richesses dans tout le territoire national, c’est de permettre au secteur privé de se déployer », indique Mountaga Sy, le DG de l’APIX. Or, le relèvement de la compétitivité des entreprises et du taux de croissance du Sénégal passe « par une amélioration de la qualité des prestations de notre administration conformément aux exigences de l’économie mondiale. C’est ce qui explique « les nombreuses réformes engagées dans l’optique de l’assainissement de l’environnement des affaires », fait rappeler Mountaga Sy.
A cet effet, le Sénégal entend rester parmi les pays les plus réformateurs en Afrique. Déjà, ses progrès en termes de climat des affaires sont salués par les agences de notation et la banque mondiale. « Le Sénégal est devenu une plateforme d’affaires attractive permettant au privé national et international de mieux saisir les opportunités d’affaires et d’investissement », a déclaré Mr Sy.
Reste maintenant à recevoir les convives pour qu’ils libèrent le flot d’investissements privés et notamment étrangers, puisque le Sénégal est encore très en déca de la moyenne, en Afrique Subsaharienne.
Pour la BAD, il faut améliorer le climat des affaires et invite le gouvernement sénégalais à travailler sur la voie de l’émergence en s’appuyant sur le secteur privé comme moteur de la croissance. Ce qui implique la mise en œuvre de réformes majeures qui vont concrétiser le projet de transformation économique et social qui sous-tend le plan Sénégal émergent.
Lazard Obiang/Africtelegraph.com

18/08/2016

475 NOUVEAUX BUS A DAKAR

Dakar Dem Dikk réceptionne ses 475 nouveaux bus

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Les longues attentes au niveau des arrêts bus Dakar Dem Dikk seront bientôt un mauvais souvenir. En effet, les 475 véhicules du projet de renforcement du parc automobile de Ddd, société de transport public au Sénégal, sont arrivés à Dakar.
Sous peu les sénégalais verront un changement dans la mobilité urbaine à Dakar, dans sa banlieue et dans les régions. Des lignes seront renforcées et d’autres verront le jour. Les régions ne resteront pas en rade. Une trentaine de bus appelés «Sénégal Dem Dikk» feront la navette entre Dakar et les régions.
Metrodakar

DELTA DU SALOUM

L’huitre, trésor protégé de la mangrove

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Le Delta du Saloum est la rencontre de trois fleuves. Ses richesses (9 forêts classées, un parc naturel, une aire marine protégée et des réserves naturelles communautaires) en font un paradis. Mais un paradis menacé qui oblige à de nouveaux comportements. Surtout avec la mangrove nourricière.
A un battement d’aile de Toubacouta, Missirah est un paradis verdoyant où la vie traîne son insouciance à l’ombre de ses arbres ventrus. Ici, la vitesse est une incongruité. Le temps n’est pas vraiment ce qui manque le plus. Dans cette contrée tranquille bercée par le chant des oiseaux et le sifflement des grillons, l’homme est un gardien vigilant de la nature. Un peu plus loin, en se rapprochant de Toubacouta, on tombe sur Dassilamé, un village qui se singularise pour son combat pour la préservation de la nature. C’est ici, au cœur de la réserve de la biosphère du Delta du Saloum, que se trouve l’aire marine protégée du Bamboung.
Une terre qui filtre l’océan, une faune et une flore très diversifiées. Le Delta du Saloum est constitué de centaines d’îles entourées d’innombrables bras de mer où vivent de nombreux insulaires, pêcheurs et agriculteurs. Cette zone de 7 200 hectares est protégée et surveillée contre une exploitation maritime et terrestre. Cette aire centrée sur le bolong de Bamboung, présente un bras de mer qui serpente sur plusieurs dizaines de kilomètres où un navigateur inexpérimenté risque de se perdre dans les mangroves. Cette aire marine protégée est une initiative de gestion communautaire de quatorze villages. Sur le bolong de Bamboung, grâce à une légère élévation du terrain, vous aurez une vue panoramique du paysage du Delta du Saloum.
MangroveLa beauté de certains sites du Delta du Saloum est à couper le souffle. Un contraste avec la pauvreté ambiante dans laquelle vivent de manière générale les populations locales, qui se drapent de leur dignité pour faire face aux vicissitudes de la vie. Pourtant, à force de puiser dans la nature, les ressources, notamment halieutiques, finissent par se raréfier. La cueillette des coques, des huîtres et d’autres mollusques, que les femmes ramassent dans les bolongs à marée basse, par exemple, avait le fort inconvénient de dépeupler la mangrove de sa ressource, et même, la faisait reculer : le bois qui servait à cuire les crustacés était prélevé directement dans la mangrove. Le mal était si grand qu’il fallait prendre des mesures rapides de reboisement de la mangrove. 14 villages périphériques comprennent l'enjeu du sacrifice : s'interdire de pêcher pour assurer le poisson de demain. Ils votent à l'unanimité la création d'une aire marine protégée communautaire. Conçue et gérée par les villageois, elle voit officiellement le jour en 2004. Des écogardes volontaires s'installent en haut d'un mirador pour bouter les braconniers hors de la zone de protection. Mais, rapidement, un problème se pose: comment vivre quand on ne peut plus pêcher soi-même ?
Grâce au soutien de l'écologiste Haïdar-el-Ali, les pêcheurs du delta du Saloum ont construit un gîte écotouristique au cœur de la mangrove. Keur Bamboung est aujourd’hui devenu le symbole de leur lutte contre le pillage des eaux sénégalaises. Ils développent, en outre, de nouvelles techniques de pêche qui permettent de s’approvisionner en huitres tout en préservant la mangrove. Ce matin, nous avons rendez-vous avec Mamadou Bakhoum, un ingénieur agronome qui encadre les populations dans leur lutte pour la sauvegarde de la nature. Il nous propose de parcourir les bolongs pour apprécier la nouvelle technique de pêche aux huitres utilisée par les femmes de la localité. Il est neuf heures. La marée est très haute et le piroguier chargé de nous convoyer est hésitant. « A cette heure, il est impossible d’apercevoir les filets », clame-t-il. Les filets ? C’est une nouvelle manière de pêcher l’huitre. Plus question de s’enfoncer dans la mangrove pour cueillir les mollusques avec les risques de coupe de bois.
Désormais, les femmes posent des filets tout autour de la mangrove. Ils fonctionnent comme des barrières de protection qui bloquent l’accès à la mangrove. Ces filets sont en fait des guirlandes que les femmes tissent et sur lesquelles elles posent des coquillages. Ces derniers servent de support de reproduction pour les huitres. On les laisse ensuite grandir dans les coquillages avant de couper les guirlandes et de recueillir les huitres arrivées à maturation. La pirogue fendille les eaux dans un grand vrombissement de moteur. Au milieu du fleuve, sur un bras de mer ? Dans le creux d'un méandre, au bord d'une île ? Chercher à se repérer sur les circonvolutions de l'eau au cœur d'une végétation inextricable, prise en étau entre le ciel et ses reflets, est mission impossible. Juchés sur leurs racines échasses, les palétuviers dansent au rythme du courant. Il faut bien connaître la zone pour ne pas échouer sur les nombreux bancs de sable qui peuplent ces eaux obscures, mélange d’eau de mer et de fleuve. Le piroguier est obligé de faire de grands détours et de naviguer près de la mangrove. Un entrelacs de racines sur une terre boueuse et humide.
Dans le silence de la mangrove, un tourbillon énergique de bonne humeur et de fierté du travail bien fait d’un piroguier dont l’aisance contraste avec les appréhensions des reporters solidement sanglés dans des gilets de protection. Normal, nous dira-t-on, ces piroguiers ont maintes fois sillonné les coins de l'estuaire du Saloum, ces multiples chenaux, affluents salés des fleuves Sine, Saloum et Bandiala qui se perdent- la pente est si faible - dans un labyrinthe de mangrove, de bancs de sable, de terres brûlées par le sel et un semis de 200 îles. Deux fois par jour, l'océan s'y engouffre et répand ses eaux jusqu'à Kaolack, située pourtant à 112 kilomètres du littoral.
Forêt naine quand on l’appréhende depuis la pirogue, la mangrove est une jungle dense, humide. Les pieds s'enfoncent dans la vase épaisse et sombre, le poto-poto. C'est doux, frais, agréable. Une flopée de poissons amphibies aux yeux proéminents s’échoue sur la surface lisse. Une armée de crabes violonistes arpente le sous-bois détrempé. Au Sénégal, l’une des plus belles formations de mangrove se trouve au Delta du Saloum. Elle couvrait dans les années 1980 une superficie de 64 000 ha. Six espèces ligneuses de mangroves y sont rencontrées. Cette mangrove luxuriante jusque dans les années 1980, a amorcé depuis ces dernières années une dégradation graduelle estimée à plus de 25 % des superficies de la mangrove sur le fleuve Saloum.
Les principaux facteurs de dégradation de la mangrove sont les coupes abusives de bois frais, la salinité des eaux de mer due à la baisse de la pluviométrie, l’ensablement des vasières et la coupe des rhizophores au cours de la cueillette des huîtres. « Si on ne prend pas garde dès à présent, cette situation risquerait de rendre précaires les conditions d’existence durable de l’homme dans la zone côtière », alerte Mamadou Bakhoum. Les rôles de la mangrove sont multiples et assez diversifiés. Les mangroves du Delta du Saloum procurent, pour l’essentiel, des fruits de mer aux populations des zones côtières. Les coquilles de ces mollusques sont utilisées par les populations locales à la place du béton dans la construction des maisons ou alors vendues sur le marché local. En plus, la mangrove joue un rôle écologique majeur. Les mammifères, les poissons, les insectes et les algues bénéficient de l’amélioration des conditions du milieu liée à la combinaison « eaux douces-eaux salées-végétation de mangrove ».
Les mangroves enrichissent le milieu estuarien et marin en nutriments par la biodégradation des matières organiques qu’elles produisent et des matériaux venant de la terre ferme. Ces matières organiques constituent l’un des maillons de la chaîne alimentaire au sein de l’écosystème mangrove. Elles sont convoitées par les microorganismes enfouis dans les sols initiaux de mangrove. Ces bonnes conditions nutritionnelles du milieu favorisent la reproduction des poissons et le développement de diverses espèces marines particulièrement des juvéniles de poissons et de crevettes.
Un domaine réglementé
Dans le domaine de la pêche, la gestion des ressources halieutiques de mangrove est réglementée par le code de la pêche et assurée par les agents du service des pêches. Cette loi est valable au niveau des eaux intérieures marines, ainsi qu’aux eaux des fleuves et rivières jusqu’aux limites fixées par décret faisant partie de la zone sous juridiction sénégalaise. Ceci se justifie par le classement du cours d’eau du Saloum dans le domaine maritime jusqu’au pont Noiraud de Kaolack.
La compétence pêche n’étant pas transférée aux communautés locales, seuls les agents assermentés de l’État ont le droit de surveillance et de constatation des infractions (code de la pêche, 1998). Le code de la pêche indique que des plans d’aménagement et de gestion des pêcheries sont établis sur une base annuelle ou pluriannuelle et définissent les principales pêcheries et leurs caractéristiques géographiques, économiques, sociales, scientifiques, techniques ou récréatives. La loi prévoit aussi la mise en place d’un conseil national consultatif et de conseils locaux de pêche qui ont pour rôles de donner des avis préalables sur les plans d’aménagement des pêcheries et les questions préoccupantes qui touchent à la pêche dans leur localité.
Le processus de mise en œuvre est en cours, mais l’application et l’opérationnalisation semblent difficiles sur le terrain. De nos jours, le service de pêche est représenté à Foundiougne, à Fimela, à Djiffère et à Missirah dans le Delta du Saloum. Les agents en service dans ces postes de contrôle sont responsables de la gestion de proximité des pêcheries et l’exploitation des ressources halieutiques. Ils assurent également le contrôle de la qualité des produits de mer et délivrent pour les produits transformés des certificats de salubrité aux commerçants.
Sidy DIOP/Cheikh Aliou/AMATH/Abib DIOUM/Lesoleil
http://lesoleil.sn/component/k2/item/53935-delta-du-salou...

PENURIE DE LOGEMENTS A DAKAR

Un déficit de 300 mille logements à Dakar

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La demande de logements est supérieure à l’offre dans les zones urbaines du Sénégal, qui concentrent 43 % de la population. Rien qu’à Dakar, le déficit est estimé à 300 mille habitations, selon une étude du ministère de l’Habitat. Le nouveau directeur de la Sn Hlm, Mamadou Kassé, entend contribuer à la résorption de ce déficit. « Nous comptons produire, sur les 10 ans à venir, au moins 5000 logements parmi les 15 mille qui sont prévus dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse) », annonce-t-il.
Dans ce sens, des mesures d’accompagnement sont nécessaires pour rendre les logements accessibles au plus grand nombre de Sénégalais. Il s’agit, égrène Mamadou Kassé, de garantir aux prestataires un « foncier sécurisé », « une fiscalité adaptée » et un « financement approprié ».
Enquête/seneweb News

TOUJOURS PLUS DE PETROLE (2)

Cairn Energy revoit à la hausse l’estimation de ses ressources pétrolières

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Désormais, les ressources récupérables du champs pétrolier SNE, aux larges des côtes sénégalaises, sont estimés à 473 millions de barils brut selon le groupe britannique Cairn Energy. Ces résultats font état d’une progression de 23% par rapport aux 385 millions de barils établi suite au forage du puits d’appréciation du puits SNE 3, qui était lui-même en hausse de 20% par rapport aux précédentes évaluations.
D’après les résultats du premier semestre publiés ce lundi 16 août, Cairn Energy estime que les ressources pétrolières récupérables ont augmenté de plus de 50% en 2016. Le groupe a annoncé dans un communiqué les résultats de l’analyse faite sur les données du puits d’appréciation SNE -4. Une analyse qui confirme la présence d’hydrocarbures sur la partie orientale du champ SNE, située dans le bloc de Sangomar offshore profond.
Le groupe dirigé par Simmons Thomson rappelle que le puits SNE 4 représente le sixième forage réalisé au Sénégal, pour deux découvertes et quatre puits d’appréciation aux résultats positifs.
Financialafrik/Bandiaré Ndoye

DIVORCE A LA SENEGALAISE

Mariage au Sénégal: 1775 divorces en 2015

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C’est devenu comme un fléau, constate le quotidien “Le Populaire”. Les couples ne tiennent plus et les chiffres sont assez révélateurs. A Dakar, durant l’année 2015, le tribunal départemental a ainsi eu à prononcer 1775 divorces.
Dans la société sénégalaise, commente Le Populaire, on a tendance à entendre à un certain âge chez les jeunes filles l’expression: “Yalna la yalla may jeker ju baax”. Et aux jeunes hommes de la trentaine, on balance: “Loy xaar pour takk”. Sauf que souvent, les couples ne durent pas longtemps. En effet, au niveau du Tribunal départemental hors classe de Dakar, les statistiques ont révélé que 1775 cas de divorces par consentement mutuel (Dcm) ont été répertoriés en 2015.
Ainsi, beaucoup de choses restent les causes des nombreux divorces constatés. Avec l’apanage des réseaux sociaux les mariages via Facebook occupent une part belle sur les résultats catastrophiques des unions. Les incompatibilités d’humeur, la jalousie restent aussi d’après la même source, les causes principales de ces multiples divorces.
Le témoignage de Mballo en est un exemple patent. Teint clair, taille moyenne, Mballo est un homme qui a subi le divorce. Il explique sur les colonnes du Populaire: “Mon divorce a été causé par plusieurs facteurs, notamment avec des problèmes liés à la belle-famille, au matérialisme. Avec mon ex-femme, on a fait 8 ans de mariage et on a eu deux gosses. Je travaillais journalièrement et elle était au courant de ma situation. Quand elle a commencé à travailler, elle a commencé à avoir un comportement différent. Elle avait de l’argent et tantôt quand je rentrais à la maison, je la voyais assise à droite, ma famille à gauche. Elle ne leur parlait plus. Et cette situation, ne me plaisait pas du tout. Finalement, de problème en problème, le mariage a cassé”
Couly CASSE/Senego

17/08/2016

BUSINESS AU SENEGAL

Le Sénégal dans le top 5 des pays africains

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la dernière étude réalisée par Havas International et l’Institut Choiseul: classe le Sénégal à la cinquième place des pays africains ayant les faveurs des investisseurs mondiaux.
75% des investisseurs sondés sont optimistes sur les perspectives économiques du continent en 2016. Mieux encore, sur le moyen et long terme, ce sont 91% des investisseurs sondés qui sont optimistes sur les perspectives économiques du continent en 2020. Selon l’étude Havas & Institut Choiseul intitulé « Financer la croissance africaine à l’horizon 2020 : perception des investisseurs internationaux », les pays attractifs sont respectivement: l’Ethiopie, le Nigéria, le Maroc, le Ghana et le Sénégal.
« Dakar bénéficie des effets favorables de la transformation progressive de son économie grâce au développement des secteurs financiers, télécommunications et nouvelles technologies et la diversification de l’économie jusque-là reposant essentiellement sur l’agriculture (arachide, céréales, etc.), l’industrie agroalimentaire et le tourisme » explique le rapport qui met en évidence aussi la stabilité politique et la mise en place du Plan Sénégal Emergent (PSE).
» Le PSE et les découvertes récentes du pétrole et du gaz, avec leurs impacts attendus sur l’économie sénégalaise, ne sont certainement pas étrangers aux intentions des investisseurs. En effet, le pays a recueilli 19% des suffrages des investisseurs dans le cadre de ce sondage » souligne le texte.
Pour réaliser l’étude, 55 investisseurs internationaux exerçant une activité en Afrique sondés ont été sondés. Parmi eux : Bank of America, BNP Paribas, Edmond de Rothschild, Proprco, Qatar national Bank, Rothschild & Cie, Standard bank, Goldman Sachs, HSBC, Merril Lynch, Attijariwafa bank, etc.
Des investisseurs qui ont véritablement plébiscité l’Ethiopie (52%). Le pays améliore sa compétitivité grâce à l’amélioration de son environnement des affaires et investit massivement dans les infrastructures (énergie, chemins de fer, routes.Il affiche les taux de croissance les plus élevés du continent depuis une décennie (8% sur les 10 dernières années).
A la seconde place, le Nigeria est ainsi plébiscité avec 44% des investisseurs sondés. Malgré Boko Haram et le ralentissement de sa croissance, le géant de l’Afrique de l’Ouest intéresse les investisseurs pour le défi énorme qui l’attend et qui se nomme: diversification de l’économie. En effet, le Nigeria qui vient de perdre sa place de première puissance du continent ambitionne de sortir de sa dépendance vis à vis du pétrole.
Le Maroc est troisième du classement ( 23% des sondés) . Le royaume récolte les fruits de la maturité et la diversification de son économie. Grâce à une industrie manufacturière tournée vers l’exportation et la multiplication des accords de libre-échange en Afrique, Moyen Orient et Union Européenne, les produits marocains sont ouverts à plus de 1,1 Milliard de consommateurs dans le monde. En investissant massivement dans les énergies renouvelables, les transports et les nouvelles technologies, le Maroc intéresse de plus en plus les investisseurs.
Enfin, le Ghana figure au quatrième rang avec 21% des intentions des investisseurs sondés. Accra en plus de la stabilité politique, a lancé de grands projets régionaux (routes, ports…), le BTP, l’agriculture, etc. De plus,
le pays ambitionne de devenir une interface commerciale entre la Côte d’Ivoire et le Nigéria, les deux puissances de l’Afrique de l’ouest. Autant de raisons pour que les investisseurs mondiaux pensent au Ghana
Reussir Business

MAUVAIS CLASSEMENT DU SENEGAL

Indice de développement humain 2015 : Le Sénégal poursuit sa chute

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Le Programme des Nations-Unies pour le développement a publié le rapport 2015 sur le développement humain. Avec 0,466 point, le Sénégal occupe la 170e place sur les 188 pays étudiés dans le monde. Il arrive à la 32e position du classement africain dominé par l’Île Maurice (63e mondial, 0,77 point), la Libye (94e, 0,74) et la Tunisie (96e, 0,72). Ce trio figure dans la catégorie la plus élevée du classement, celle des pays à « Développement humain élevé ». Ils sont les seuls africains dans ce cas.
Le Sénégal, pour sa part, est noyé dans le groupe des pays à « Développement humain faible », le niveau le plus bas de l’échelle. Il est loin derrière des États comme le Botswana, l’Égypte, le Gabon, l’Afrique du Sud, le Cap-Vert, le Maroc et la Namibie, les seuls du continent à se situer à l’étage intermédiaire, celui du « Développement humain moyen ».
Depuis deux rapports au moins, la situation s’empire pour le Sénégal. En effet, non seulement le pays reste dans la catégorie « Développement humain faible », mais il recule dans le classement. Dans le rapport 2014, il occupe la 163e place sur 187 pays. Dans celui de 2013, il est à la 154e place. Une preuve que la croissance économique, si chère au gouvernement de Macky Sall, est une chose, le bien-être des populations une autre.
Dans l’avant-propos de son rapport 2015, le Pnud rappelle : « En 1990, le premier Rapport sur le développement humain partait d’une notion simple : le développement est le processus qui élargit l’éventail des possibilités offertes aux individus, en s’intéressant plus généralement à la richesse des vies humaines au lieu de se limiter à la richesse des pays. »
Le rapport 2015 sur le développement humain a pour thème « Le travail au service du développement humain ». Il établit « un lien direct entre le travail et la richesse des vies humaines ». Il « commence par poser une question fondamentale : comment le travail peut-il renforcer le développement humain ? Il se place dans une optique élargie du travail, ajoutant à la notion d’emploi celles de travail de soins non rémunéré, de travail bénévole et de travail créatif, autant de formes de travail qui contribuent à la richesse des vies humaines ».
Avec le même souci de mettre la croissance au service du progrès de l’individu, le rapport 2014 est intitulé « Pérenniser le progrès humain : réduire les vulnérabilités et renforcer la résilience ». Dans le même esprit, celui de 2013 se focalisait sur les pays en développement et les pays pauvres. Il a pour thème : « L’essor du Sud : le progrès humain dans un monde diversifié ».
Le lien vers le rapport: http://www.undp.org/content/undp/fr/home/librarypage/hdr/...
Diack Sall/Seneweb

16/08/2016

SAINT LOUIS PLEURE A L'AIDE...

Mansour Faye appelle à préserver Saint-Louis de l’avancée de la mer

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Le maire de Saint-Louis, Mouhamadou Mansour Faye, a invité lundi l’Etat du Sénégal et la communauté internationale à œuvrer à la mise en œuvre de dynamiques permettant de préserver la capitale du nord des effets de l’avancée de la mer.
"Il est temps pour l’Etat et la communauté internationale de créer des dynamiques pour arrêter l’avancée de la mer et faire en sorte que nos populations puissent vivre en paix des centaines d’années encore (…)", a-t-il déclaré.
"Saint-Louis fait partie des zones les plus menacées par l’avancée de la mer", a rappelé son maire, s’adressant à des journalistes à l’issue d’une randonnée de sensibilisation sur les effets des changements climatiques.
Des officiels et de nombreux acteurs locaux ont participé à cette marche à travers plusieurs quartiers de la ville, sur un parcours de huit kilomètres.
"Le long du parcours, nous avons a eu à sensibiliser les populations sur les conséquences des changements climatiques. Ces changements, nous les ressentons profondément dans la commune de Saint-Louis, plus précisément dans la Langue de Barbarie", a indiqué Mansour Faye.
"Si rien n’est fait, les experts disent que dans une cinquantaine d’années, la Langue de Barbarie risque de disparaître en entraînant avec elle l’île de Saint-Louis, et on sait où est-ce que ce cela va mener", a-t-il prévenu.
"Saint-fait partie des zones les plus menacées et il est impératif que ce message puisse être entendu par la communauté internationale. C’est un cri lancé par les populations de Saint-Louis en direction de l’Etat du Sénégal et de la communauté internationale", a-t-il insisté.
La Langue de Barbarie, constituée principalement des quartiers de Guet-Ndar, Ndar-Toute et Gokhou-Mbath, subit de plein fouet les effets liés à l’avancée de la mer. Les habitations de cette zone sont régulièrement attaquées par les vagues qui en ont détruit plusieurs.
Récemment, des dizaines de personnes ont été contraints d’abandonner leurs maisons et ont dû être installées dans les faubourgs de Saint-Louis, tandis que des villages entiers ont été déjà quasiment engloutis.
Parallèlement, la ville subit les conséquences de l’ouverture, en 2003, d’une brèche sur la Langue de Barbarie pour permettre d’évacuer les eaux et sauver la ville de la crue du fleuve Sénégal qui à l’époque menaçait la ville d’importantes inondations.
Ouverte à l’origine sur quatre mètres, cette brèche s’étend aujourd’hui sur des dizaines de kilomètres et semble avoir entamé durablement l’équilibre écologique de cette zone de l’embouchure du fleuve Sénégal.
Saint-Louis, Ndar en langue wolof, est l’une des plus grandes villes du Sénégal et, historiquement, l’une des plus importantes, comme en témoigne son inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO à partir de l’année 2000.
AKS/BK/APS

15/08/2016

FACEBOOK ET L'AFRIQUE

Facebook s'attaque à la fracture numérique en Afrique

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Selon une étude des Nations unies, le fossé numérique reste important entre le monde développé et le monde en développement, avec 3,9 milliards d’habitants sans accès à internet. Cette fracture numérique touche particulièrement l’Afrique. C’est dans ce contexte que s’inscrit l’initiative lancée par Facebook pour rendre l’accès à internet gratuit. Générosité ou calcul commercial ?
Les chiffres publiés par l’Union internationale des télécommunications (UIT), l’institution spécialisée des Nations unies, sont accablants : 75 % de l’Afrique n’a pas accès au réseau, soit trois Africains sur quatre. A titre de comparaison, 84 % des ménages sont connectés en Europe, contre seulement 15,4 % en Afrique. Toujours selon l’UIT, les dix pays en bas de l’échelle en termes de taux de connectivité sont tous africains, l’Erythrée, la Somalie et le Niger étant les pays les moins connectés avec un taux d’accès à internet inférieur à 2,5 %.
Ce fossé inquiète, car il risque d’isoler certains peuples et retarder leur développement. « Paradoxe et ironie, disait Abdoulaye Wade, que le continent qui a l’écriture soit… exclu du savoir universel ! »
Causes multiples
Parmi les multiples causes, les contraintes techniques et coût des infrastructures. Selon des spécialistes, ce fossé n’est pas uniforme à travers tout le continent. Il y a des différences sensibles entre les pays côtiers et qui profitent de l’arrivée des câbles sous-marins de fibre optique et les pays enclavés qui dépendent des satellites. Le fossé existe aussi entre les villes et les zones rurales.
Comme le rappelait dans les pages du Monde l’année dernière Karim Koundi, responsable du secteur des technologies de communication pour l’Afrique francophone au cabinet de conseil Deloitte, « de nombreux gouvernements ont intégré dans leur stratégie la construction d’infrastructures permettant de faire remonter les fibres optiques depuis le littoral. Plusieurs programmes sont financés par la Banque mondiale, mais ce sont des investissements lourds pour des pays qui ont de faibles moyens. Il faut tirer des milliers de kilomètres de fils, de 20 000 à 30 000 km par exemple au Tchad. »
Deuxièmement, il faut tenir compte des prix prohibitifs comparés au niveau de vie. Malgré des baisses de prix sensibles des forfaits, ils restent encore trop élevés pour des populations dont les priorités sont encore basiques.
Et dernièrement, il ne faut pas oublier le taux d’analphabétisme qui atteint les 50 % dans des pays comme le Burkina Faso, la Guinée, le Mali ou le Sénégal. Selon les spécialistes, ne pas savoir lire et écrire est un obstacle majeur à l’accès aux contenus du réseau et cela exclut encore un nombre trop important de citoyens des pays en développement.
Phénomène du web mobile
Comment peut-on combattre cette fracture numérique ? En stimulant des investissements dans le domaine des télécommunications afin de pouvoir mettre en place la fibre optique pour faciliter l’accès à la téléphonie mobile dans des régions reculées. On sait que l’accès à l’internet se fait de plus en plus par téléphonie mobile en Afrique subsaharienne. Celle-ci est aujourd’hui la région du monde la plus dynamique en téléphonie mobile, avec une croissance moyenne de 18% par an.
Le développement de la téléphonie mobile est un véritable phénomène social africain, sur lequel s’est appuyé Facebook pour lancer en 2013 sa plateforme Free Basics, avec l’objectif de rendre gratuit à terme l’accès à internet dans toute l’Afrique. L’initiative est opérationnelle dans 42 pays, dont la moitié en Afrique où la société californienne s’est alliée avec l’opérateur télécom Airtel pour permettre aux populations des pays cibles d’accéder à tout un éventail de services gratuits par Internet interposé.
Débats sur la gratuité d’accès à internet
Les propos qui accompagnent cette initiative sont éminemment philanthropiques. On se souvient du discours prononcé par Marc Zuckerberg, patron de Facebook : l’accès à Internet doit être inscrit dans les droits humains.
Bien évidemment, cette philanthropie n’est pas gratuite, et elle fait débat. En Inde, les autorités chargées des nouvelles technologies viennent de mettre un terme à l’initiative Free Basics. L’Egypte a fait de même. Le débat fait rage au Nigeria qui a introduit récemment la plateforme gratuite. Ces pays accusent Facebook de vouloir se substituer à internet, tout en limitant l’accès des bénéficiaires à un nombre de sites et services triés sur le volet. Par exemple, YouTube, qui appartient à Google, n’en fait pas partie.
Les critiques soupçonnent Facebook d’avoir des visées commerciales et qualifient la démarche de M. Zuckerberg de « coloniale » craignant que la plateforme ne donne à Facebook et à travers Facebook aux Etats-Unis un pouvoir décisionnel sur ce que les 3,9 milliards d’habitants de la planète privés d’internet pourront regarder et lire. Pour des pays issus de siècles de colonisation, c’est une perspective pour le moins dérangeante.
Tirthankar Chanda/RFI

14/08/2016

BAISSE DE PRODUCTION INDUSTRIELLE

La production industrielle en nette baisse de 4,7% au mois de juin 2016

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L’activité industrielle sénégalaise est marquée, au mois juin 2016, par une baisse de 4,7%, selon auprès de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
Selon la note de l’ANSD cette baisse est le résultat des contreperformances des industries alimentaires avec (-11,9%), des matériaux de construction (-9,9%), mécaniques (-7,1%), du papier et carton (-7,0%)et extractives (-6,8%). Un repli atténué tout de même par la bonne tenue des industries de production d’énergie (+8,7%), des autres industries manufacturières (+3,6%) et des industries chimiques (+1,2%) ».
Khadim FALL/Pressafrik

COUPURES D'ELECTRICITE

Les Populations dans le noir !

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Depuis des jours, les populations sénégalaises sont plongées dans le noir, à cause des coupures intempestives de courant. Las d’attendre les promesses des autorités, les populations menacent de descendre dans la rue.
Depuis quelques années, le secteur énergétique sénégalais vit une crise récurrente, notamment en ce qui concerne le sous-secteur de l’électricité. L’instabilité de la fourniture d’électricité enregistrée depuis longtemps, est la contrainte d’infrastructure la plus sérieuse. Ceci pour le développement d’une industrie moderne et compétitive. Elle justifie les faibles performances économiques du Sénégal et l’accentuation corrélative du chômage et du sous-emploi.
Une situation qui dérange tous les secteurs d’activités. La presse n’est pas épargnée.
« J’ai du mal à finir mon papier d’article », a fait savoir un journaliste qui travaille au quotidien national le Soleil. Il se plaint des coupures qui, d’après lui, est un mal pour les entreprises. Même son de cloche pour ce tailleur. Il embauche la même trompette en dénonçant les limites du gouvernement Sénégalais.
En effet, malgré l’existence d’un important potentiel énergétique, le Sénégal peine à développer ses capacités de production. Le pays ne parvient pas à atteindre une puissance installée totale de 1 000 MW. Cela, en raison d’une infrastructure vétuste et mal entretenue aggravée par des moyens financiers insuffisants. Fatiguées d’attendre les promesses des autorités du pays, les populations veulent manifester dans les tout prochains jours pour exprimer leur colère.
Africtelegraph

13/08/2016

EIFFAGE RECULE

Péage Diamniadio-Mbour : SENAC RECULE – La société renonce aux 8 milliards et accepte de revoir ses tarifs

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Contentieux avec l’Etat sur les tarifs et la compensation
Les dirigeants de la société concessionnaire de l’autoroute à péage ont finalement décidé de faire contre mauvaise fortune bon cœur, et de renoncer à leur demande de compensation pour manque à gagner. Mieux, ils ont dans la foulée, annoncé leur intention de renégocier les tarifs du péage à la baisse.
La direction de Eiffage Sénégal a saisi le président de la République, pour lui annoncer que l’entreprise renonçait à sa demande d’une compensation de 8 milliards de francs Cfa du fait du retard. Dans sa lancée, ladite direction a également indiqué la bonne volonté de l’entreprise à renégocier les tarifs du péage, en particulier sur le second tronçon, qui devra relier Diamniadio à Mbour. Si les pouvoirs publics n’ont pas voulu faire dans la jubilation, il n’en reste pas moins que cela les conforte dans la position qu’elles avaient prise dans cette affaire, surtout en ce qui concerne le chef de l’Etat (voir Le Quotidien n°4052 et 4053 du mercredi 10 et du jeudi 11 août 2016). Pour rappel, le Président Macky Sall n’a pas du tout apprécié que la direction d’Eiffage-Senac, qui gère la concession de l’autoroute à péage, n’ait pas accepté de réviser à la baisse les tarifs jugés exorbitants qu’elle fait payer aux usagers. Ce qui, aux yeux du Gouvernement, aurait pu se justifier par le fait que depuis l’ouverture du péage, les revenus du concessionnaire n’ont jamais fluctué à la baisse, et son seuil de rentabilité, s’il n’a pas été atteint, ne devrait pas être loin à l’être. Mais la goutte qui a fait déborder le vase de Macky Sall, aura été la demande par le concessionnaire de l’autoroute, d’une compensation de 8 milliards de francs Cfa, au motif que le retard enregistré par l’ouverture de l’aéroport de Diass (Aibd), aura occasionné pour le nouveau tronçon du péage, un manque à gagner difficile à combler. Pour une entreprise dont, à l’heure actuelle, l’Etat ne tire que la Tva sur le ticket du péage, ce qui n’est pas énorme, c’était difficile à supporter. Non seulement l’Etat a donné une fin de non-recevoir aux demandes de la société, mais en plus, Macky Sall avait pris la résolution de ne pas honorer la demande qui lui avait été faite de présider à l’inauguration du second tronçon de ce péage, pour marquer de cette manière, son fort mécontentement. Cette attitude a poussé les dirigeants de la société Eiffage à faire amende honorable et à revoir leur attitude hautaine, qui tendait à démontrer que le contrat de concession les couvrait amplement, et que l’Etat n’avait aucune prise sur eux, sauf à vouloir risquer d’encourir des sanctions au plan international. M. Gérard Senac, le Dg de la société Eiffage-Sénégal, est toujours en convalescence en France, et il n’est même pas encore assuré qu’il pourra rejoindre Dakar au 19 prochain, date arrêtée pour l’inauguration. Mais on peut certainement s’avancer, en l’état actuel des choses, que son absence n’a pas empêché une communication intense entre la Présidence, le ministère de l’Economie et des finances, qui négociait avec ses services sur ce point, et lui, sur le moyen de ramener une bonne atmosphère de travail entre les partenaires.
Mohamed/lequotidien.sn

KABROUSSE

Kabrousse, un tourisme ancré dans des valeurs traditionnelles anciennes

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Autrefois, Kabrousse était le siège d'une royauté Diola, Kabrousse est aujourd'hui un haut lieu touristique au Sénégal. Malgré cet attrait, le petit village a su garder ses valeurs traditionnelles anciennes et en faire une « marque déposée ».
S'il y a au Sénégal une communauté dont le quotidien rime avec tradition et tourisme, c'est bien celle de Kabrousse.
Petit village de la communauté rurale de Diembéring à 5 Km de la station balnéaire du Cap-Skirring, Kabrousse est depuis devenue une destination conseillée par des spécialistes du voyage, comme Jumia Travel, aux touristes en quête de découverte de la culture africaine et de partage.
Avec ses cases typiques d'architecture Diola, ce petit village dynamique d'environ 4500 habitants, est divisé en trois quartiers : Monssor, Nialou et Kadiaye.
Malgré un fort rapprochement avec d'autres cultures, notamment les populations venues de partout pour profiter des avantages d'un séjour atypique (en majorité des occidentaux), la population du petit village reste attachée à ses valeurs traditionnelles.
Tantôt animiste, tantôt musulmane ou chrétienne, la population accorde une importance aux valeurs léguées par les anciens et les conserve jalousement.
D'ailleurs, après plusieurs siècles, les cérémonies telles que le Kassarah (sacrifice initié par la reine Aline Sitoé Diatta de Cabrousse pour avoir de meilleurs saisons des pluies), ou le le boukout (initiation chez les Diola), sont toujours pratiquées par tout le village.
Ces moments sont aussi des attraits et des instants de partage pour les nombreux touristes qui s'y donnent périodiquement rendez-vous.
Les populations de Kabrousse accordent une importance à l'équilibre de la communauté et ont de ce fait su conserver un système de solidarité perrein.
Le village possède quelques infrastructures modernes, écoles maternelles et primaires, collèges et lycées, ainsi qu'un poste de santé, une maternité pour ne citer que ceux-là.
Le petit village de Kabrousse bénéficie également de magnifiques plages de sable fin idéales pour des balades aux pieds nus.
www.rts.sn avec Ismael Kambell

DONNER PLUS AUX FEMMES

les femmes marginalisées dans l’accès aux terres agricoles

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L’ONG Wildaf/Sénégal a publié une étude selon laquelle les femmes sénégalaises ne détiennent que 13% des terres agricoles. Une situation d’autant plus étonnante que « les femmes sénégalaises représentent 26% des responsables de parcelles dans l’agriculture ».
Pour l’ONG, la principale raison de ce difficile accès à la terre pour les femmes est d’ordre discriminatoire. « Quels que puissent être les modes de transmission de la ressource terre (héritage, cession, réglementations foncières, etc.), les femmes sont souvent exclues de ce facteur essentiel à la production, faisant fi de leur rôle majeur dans les exploitations agricoles familiales », a ainsi expliqué Mariame Coulibaly, présidente de Wildaf/Sénégal, lors de la présentation de cette étude.
Une discrimination manifeste à laquelle s’ajoutent pour les Sénégalaises « de nombreux obstacles pour investir dans l’industrie et le commerce, justement à cause de leur non accès à la terre ».
Engagé dans un processus de réforme foncière, le Sénégal devrait donc intégrer l’approche genre en vue d’une rationalisation de son système foncier.
En début de semaine, le chef du centre des services fiscaux de Mbour, Baye Moussa Ndoye, avait déjà estimé lors de d’un atelier organisé par le Projet d’appui à la réforme de la gestion du foncier urbain (PAGEF) que la réforme foncière en cours gagnerait à s’inscrire dans la dynamique de l’acte 3 de la décentralisation.
Souha Touré/Ecofin

MOUTONS POUR LA TABASKI

La Mauritanie va exporter 350 000 moutons au Sénégal

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La Mauritanie va exporter vers le Sénégal 350 000 moutons pour les besoins de la Tabaski. C’est la décision qui est ressortie de la réunion, mercredi à Nouakchott des délégations mauritanienne et sénégalaise, conduites respectivement par Mme Vatma Vall Mint Soueinae, ministre de l’Elevage et Mme Aminata Mbengue Ndiaye, ministre de l’Elevage et de la Production animale, renseigne le site «le360.ma». Ainsi la Mauritanie assurera 47% de la demande du marché sénégalais durant cette fête de l’Aid el Kabir estimée à 750 000 têtes. Le reste sera fourni par le Mali. Il faut dire que cette opération d’exportation de moutons vers le Sénégal va faire les affaires des éleveurs mauritaniens qui vont empocher des dizaines de milliards d’ouguiyas (monnaie mauritanienne).
En contrepartie de l’engagement de la partie mauritanienne, la partie sénégalaise s’engage à œuvrer à la facilitation des formalités de contrôle et à exempter les bêtes exportées des droits de douanes du début de l’opération jusqu’au 27 septembre 2016. Elle s’est aussi engagée à mettre à la disposition des éleveurs mauritaniens de points d’eau pour l’abreuvage de leurs bêtes, à sécuriser les personnes et leurs biens, et leur assurer le suivi médical pendant cette période. Quant à la Mauritanie, elle s’est engagée en vue de la réussite de cette opération. Les deux parties ont appelé à la désignation d’une commission mixte qui serait chargée de l’organisation et du suivi de cette opération. Cette commission sera supervisée par les ambassadeurs des deux pays, des gouverneurs des régions concernées, des services techniques impliqués et des représentants des acteurs économiques engagés dans l’opération.
La réunion de Nouakchott a par ailleurs permis d’aborder d’autres sujets liés à la coopération bilatérale dans le domaine de l’élevage. Au-delà du caractère ponctuel de l’opération Tabaski 2016, la ministre mauritanienne de l’élevage a rappelé le contexte de la coopération bilatérale et sous-régionale en matière de ressources animales «dans le cadre du Programme d’appui au pastoralisme au Sahel, nous nous engageons dans une opération d’identification pour l’implantation de marchés de bétail dans les zones transfrontalières». La Mauritanie et le Sénégal sont liés par une série d’accords de coopération en matière d’élevage et de transhumance, qui font l’objet d’une reconduction régulière, rappelle le site «Pointschauds.info». La poursuite sur cette voie semble ainsi tourner la page d’un épisode récent lié à l’expulsion des chameaux mauritaniens du territoire sénégalais, notent les observateurs.
Le Populaire

12/08/2016

MODERNISER ZIGUINCHOR...

20 milliards de FCFA pour moderniser la ville de Ziguinchor

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Dans le cadre du Programme de Modernisation des Villes (PROMOVIL) lancé par le gouvernement sénégalais, la ville de Ziguinchor va bénéficier d’un financement de 20 milliards de FCFA pour la construction de voirie urbaine et autres ouvrages connexes.
Ce programme ambitieux prévoit de changer le visage de la capitale méridionale du pays. « C’est un projet qui va changer le visage de Ziguinchor avec la construction de 5 km de voirie urbaine dans la première phase pour un montant de 6 milliards de FCFA. Une seconde phase prévoit la construction de 15 km de voirie pour 12 milliards » a fait savoir Seydou Sané l’adjoint au Maire de la ville. Au total, il s’agira de réaliser 15 km de routes bitumées en plus de la construction d’une piscine municipale, d’une salle de spectacle moderne de 500 places, l’aménagement d’aires de jeux au niveau de la berge du fleuve Casamance, des espaces de détente et autres infrastructures.
PROMOVIL est un vaste projet d’un coût de 280 milliards de FCFA (426,8 millions d’euros) lancé le 19 juillet 2016 par le président sénégalais Macky Sall. Il a pour objectif de remédier aux déficits d’infrastructures routières, d’éclairages publics, d’équipements collectifs (écoles, structures sanitaires) et l’inadéquation des réseaux d’assainissement.
Pour rappel, le chef de l’Etat avait promis l’année dernière de construire un chemin de fer reliant Dakar à Ziguinchor, et avait inauguré deux bateaux qui assureront la liaison entre les deux villes dans le but de désenclaver cette région où sont produits la plupart des fruits et légumes du pays et où le tourisme est en crise.
Alain Okpeitcha/Ecofin

SENEGAL IMMERGE...

Pluies à Dakar: les routent encore inondées et la circulation bloquée

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A la minute où nous mettons cet article en ligne, la circulation de Dakar est encore perturbée, conséquence de la pluie qui continue de se déverser. Quand le ciel ouvre ses vannes, tout est au ralenti dans la capitale.
La ville de Dakar croule encore sous le poids des pluies, occasionnant ainsi des flaques d’eau dans la circulation.
Semblables à des marées, ces flaques obligent les automobilistes à les contourner, ce qui crée un véritable désordre le long des routes. Même l’autoroute à péage n’est pas épargnée. De Mbao au centre-ville, les longues files de voitures avancent au pas de caméléon.
Cet état de fait repose la lancinante question des compétences de nos prétendus ingénieurs en travaux routiers et en assainissement.
Depuis Mathusalem, on parle de bassins de rétention et de canaux d’évacuation des eaux pluviales. Mais, à vrai dire, ce sont des bassins qui ne retiennent rien et des canaux qui n’évacuent rien non plus.
Sur le plan économique, les dommages sont considérables car ce sont des centaines de millions de pertes enregistrées par les secteurs public et privé. Si on y ajoute la paresse des Sénégalais et leur manie à toujours être en retard, pourra-t-on atteindre les objectifs du Plan Sénégal Emergent?
Bref, ces eaux pluviales qui inondent les routes et occasionnent des embouteillages monstres devraient faire l’objet d’une étude technique sérieuse. Sinon, chaque année, on vivra le même cauchemar et on bricolera les routes en attendant le prochain hivernage.
C’est ce que l’on pourrait appeler l’éternel recommencement
Pape Matar Ndiaye/Senenews

TRAIN DU DEVELOPPEMENT

Pour que le Sénégal ne rate pas le train après avoir payé le billet

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Tous les acteurs économiques s’accordent sur le fait que le développement des infrastructures de transport est une condition nécessaire, certes non suffisante, pour l’émergence économique d’une nation.
Les systèmes de transports représentent un des piliers fondamentaux de structuration de la géographie humaine et se situent au cœur du développement des systèmes économiques et sociaux.
Une des premières conditions de développement est l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire. Cela n’est possible que par le développement d’un réseau de transport permettant l’acheminement dans de bonnes conditions des denrées entre le lieu de production et la zone de transformation ou de consommation.
Tout citoyen Sénégalais, quelle que soit sa sensibilité politique, doit encourager le développement de telles infrastructures dans notre pays.
Le chemin de fer offre des avantages manifestes par rapport aux autres modes de transport en ce qui concerne un certain nombre d’éléments essentiels de la protection de l’environnement (capacité de transport, encombrement, consommation énergétique, sureté…).
Le Sénégal s’est lancé dans un vaste programme de construction et de rénovation de chemin de Fer. Le Président de la République Macky SALL a fait de la relance des infrastructures ferroviaires l’un des grands chantiers de sa présidence et des projets phares du Programme Sénégal Emergent.
Tant de projets d’envergures au Sénégal font aujourd’hui la Une des Editos du secteur ferroviaire :
• TER DAKAR –AIBD ;
• Construction de 1 520 kilomètres de nouvelles lignes
• Réhabilitation de la ligne Dakar-Kidira
• …
Des milliers de milliards (F CFA) d’investissement sont ainsi prévus sur ce secteur qui a été laissé à l’abandon depuis quelques décennies.
Le savoir-faire et la compétence ont été en grandes partie perdues sur le secteur ferroviaire.
S’il est tout à fait normal que le Sénégal fasse appel à des entreprises étrangères pour la réalisation de son programme de travaux, il faudra obligatoirement, et dès maintenant, prendre des décisions pour éviter que notre souhait de développement soit finalement une niche financière pour les entreprises étrangères.
Localisation de la fabrication et transfert de compétences
A l’instar de la majorité des pays émergents, le Sénégal doit imposer, sous peine de lourdes de sanctions, la localisation (réalisation d’un pourcentage minimum des travaux de construction sur le territoire national). Il s’agit d’un des meilleurs moyens du développement industriel et de participation à la politique de l’emploi ainsi qu’au transfert effectif de compétences.
La Chine est aujourd’hui un géant mondial de l’industrie ferroviaire par la mise en valeurs des acquis issus de l’exigence de transfert de compétences dans l’ensemble de ses marchés structurants.
La formation professionnelle
Dans un pays où l’accès au marché de l’emploi n’est pas garanti après l’obtention du diplôme, il est plus que souhaitable d’orienter la formation vers la demande et les besoins de l’économie locale.
Le développement de formations dans les métiers de la construction ferroviaire, la maintenance, l’exploitation et le service pourrait nous servir à ne pas dépendre totalement d’entreprises étrangères pour la gestion future de nos infrastructures ferroviaires.
Nous devons apprendre de notre passé en disposant de ressources humaines compétentes dans tous les secteurs nécessaires à notre développement. C’est le fondement de notre stabilité économique.
Dans un pays où le taux de croissance dépasse les 6%, au moment où tant de pays développés peinent à atteindre 1%, le rapport de force doit être à notre faveur. Ne pas maitriser toutes les cartes dans un domaine où il est prévu tant d’investissements serait équivalent à payer une amende en cours de voyage alors que nous avons un ticket de transport valable en poche.
Le Sénégal peut être une vitrine de l’industrie ferroviaire en Afrique de l’Ouest, à nous de saisir cette occasion.
Moussa Kébé/Groupe HIOLLE INDUSTRIE/Diack Sall/Senenews

PROSTITUTION DE VACANCES

Prostitution clandestine, quand des élèves profitent des vacances pour vendre leur corps

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Le plus vieux métier au monde est encore très pratiqué à Dakar notamment en ces périodes de Vacance. Hier, six belles de nuit se sont présentées au prétoire pour défaut de carnet de santé.
La banlieue de Dakar reste un terreau très fertile de la prostitution clandestine. Et comme si cela ne suffisait pas, un nouveau phénomène est venu se greffer à ce fléau. En effet les élèves et étudiantes ont fini de se transformer en « vendeuses de chair » le temps des vacances.
C’est au cours d’une rafle qu’elles ont été interpellées devant des bars de la banlieue en tenues indécentes et à des heures indues.
Le cas le plus poignant est celui d’une élève répondant au nom de Dieynaba Diallo et qui se livre se livre au plus vieux métier du monde depuis sa sortie de la puberté.
Elle se faisait accompagner par son copain Talla Ngom qui lui sert de bodyguard. Le jour de son arrestation, c’est ce même Talla qui est venu l’extirper des griffes d’un client qui lui faisait passer un sale quart d’heure.
Le jeune qui est intervenu a tabassé le client en lui occasionnant des blessures. Ce qui a débouché sur leur arrestation.
Le tribunal a condamné Talla Ngom trois mois de prison ferme et a relaxé les prostituées en leur recommandant de se munir de leur carnet de santé.
La prostitution reste un véritable problème de société au Sénégal, un peu comme dans l'ensemble des pays l'Afrique noire et du monde entier.
Plusieurs types de prostitutions sont observables au Sénégal.
D'une part les véritables "professionnelles", d'autre part certaines femmes en détresse sociale (mères célibataires, veuves pauvres, etc...) et enfin les filles pratiquant ce que l'on appelle le "mbaran" qui n'est ni plus ni moins qu'une prostitution occasionnelle.
Sidy Djimby Nda/Kaoci

CETTE CHERE SENELEC...

la Senelec réalise un bénéfice de 12milliards de FCFA en 2015

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Au terme de l’exercice 2015, la Société nationale d’électricité (Senelec) a enregistré un bénéfice net de 12 milliards de FCFA. Une performance qui se fait sentir sur la qualité du service, selon le Directeur Général, Mouhamadou Makhtar Cissé.
Depuis quelques années, la Senelec rencontre des difficultés pour redresser ses résultats. Mais durant ces trois dernières années, la société entre dans sa dynamique de redressement et parvient à réaliser des performances. Déjà, en 2013, la société, sous la Direction de M. Pape Dieng, avait réalisé un bénéfice de 3 milliards de FCFA.
Selon les services de l’actuel Directeur général, Mouhamadou Makhtar Cissé, cette performance est le « fruit d’un effort de redressement de l’entreprise ». Pourtant, la Senelec a réussi ce bilan alors la compensation financière dont elle bénéficié de l’Etat a été supprimée en 2015.
Une enquête réalisée sur les indicateurs du système électrique en 2016 révèle que dans beaucoup de pays de la sous-région à l’image du Bénin, du Burkina, du Ghana, ou du Nigéria font face à des délestages par manque de production.
A en croire la Senelec, « il n’y a plus de délestages au Sénégal par manque de production » mais plutôt « des pannes sur le système de distribution.
Toutefois, la Senelec rappelle que des projets sont en cours de construction pour l’amélioration des services liés à la production, au transport, à la distribution, et au service commercial.
Bandiaré Ndoye/Financialafrik

11/08/2016

ESPOIR POUR LE DOMAINE DE NIANING

Réouverture imminente du Domaine de Nianing

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Ça y est, cette fois c’est la bonne. Nianing infos tient de source sûre que le Domaine de Nianing va reprendre son activité. Et d’après, toujours, notre source, Les parties s’affairent, présentement, à mettre sur orbite toutes les conditions de démarrage pour la prochaine saison touristique qui tape déjà à nos portes. Après la relance de la Gaumaise et celle de L’ex Bougainvillée rebaptisé l’Absolut et le démarrage de beaucoup d’autres projets touristiques Nianing semble bien renaître de ces cendres. Ça promet…beaucoup
Nianinginfos.com