L'Afrique noire, le Sénégal, les sensations, les rencontres, les émotions, les réflexions, les contes, les histoires,l'actualité...photos à l'appui
"Je ne suis ni toubah, ni becque, ni buana
Ni zoreille ni jrunknop ni bon blanc
Mais un homme qui marche pour l'échange,
Et qui, loin d'être un ange,
Viens visiter les terres Pour y trouver des frères"
(P.Vassiliu)
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Fumeur invétéré, j'ai difficile à avaler les nouvelles lois sur le tabac, les interdictions de fumer... En '68 on clamait "il est interdit d'interdire"...A quand l'autorisation de respirer, d'aimer, de vivre!!!
Sénégal Airlines commande six avions à 670 millions de dollars
670 millions de dollars, c’est ce que va débourser la nouvelle compagnie aérienne, Sénégal Airlines, pour acheter quatre (4) avions moyen-courrier de la famille Airbus A320 et deux long-courrier A330. Ces appareils vont, selon le Ministre en charge de la Coopération internationale et des Transports aériens, Karim Wade, permettre à Sénégal Airlines de prospérer et de devenir un acteur important sur le marché africain du transport aérien. En outre, la compagnie aérienne aura comme partenaire technique et stratégique la compagnie Emirates.
Sénégal Airlines commande six avions à 670 millions de dollars La nouvelle compagnie Sénégal Airlines vient de signer une lettre d'intention pour la commande de quatre avions moyen-courrier de la famille Airbus A320 et deux long-courrier A330. Selon le communiqué publié par nos confrères de Romandie.com, le montant proposé au successeur d’Air Sénégal International atteindrait environs 670 millions de dollars aux prix catalogue.
Le Ministre en charge de la Coopération internationale et des Transports aériens, Karim Wade, cité dans le communiqué a fait comprendre que «ces nouveaux avions permettront à Sénégal Airlines de prospérer et de devenir un acteur important sur le marché africain du transport aérien, ainsi qu'un partenaire essentiel du développement économique de notre pays».
Les responsables de Sénégal Airlines étaient présents au Salon de Dubaï qui a commencé depuis ce 15 novembre et qui prendra fin ce 19 novembre 2009.
Par ailleurs, cette nouvelle compagnie dont 64% du capital est détenu par des opérateurs privés, 31% par l'Etat et 5% par ses personnels, va avoir comme partenaire technique et stratégique la compagnie Emirates. Cette dernière devrait prendre une participation dans ce capital. Selon le journal Jeune Afrique, la compagnie Emirates assurera la formation des pilotes et des personnels (navigants ou non), ainsi que l’assistance technique et commerciale.
Dans un premier temps, elle mettra à la disposition deux Airbus A330 susceptibles de desservir Paris, Milan et Bruxelles.
Les vieilles guimbardes rugissent encore au Sénégal
Zé, tôlier, avec ses apprentis, dans son garage du quartier de Ouakam, à Dakar. Il achète et revend en pièces détachées les épaves des casses en Franceet en Italie, pour leur donner une seconde vie au Sénégal. Zé, tôlier, avec ses apprentis, dans son garage du quartier de Ouakam, à Dakar. Il achète et revend en pièces détachées les épaves des casses en Franceet en Italie, pour leur donner une seconde vie au Sénégal. Photo : Aurélie Fontaine Depuis 2003, il est interdit pour les Sénégalais d'importer des voitures de tourisme de plusde cinq ans dans leur pays. Et a fortiori, deles vendre. Pourtant, vieilles Peugeot et Renault circulent toujours, prêtes à rendre l'âme à chaque virage. Si les contrôles douaniers sont stricts,le trafic perdure. Dakar (de notre correspondante). ¯ C'est un ancien fonctionnaire du ministère de l'Économie et des Finances qui décortique le mieux les magouilles utilisées pour vendre les voitures de plus de cinq ans au Sénégal. En bas de chez lui est d'ailleurs garé l'un de ses propres véhicules, vrai-faux papiers dans la boîte à gants. Et c'est en buvant son thé, rigolard, que l'homme au boubou blanc, sa fille sur les genoux, détaille les astuces pour remplacer les numéros de châssis des voitures usagées.
Mais, prévient-il, le trafic de voitures de plus de cinq ans est difficile. « Les contrôles douaniers sont très stricts. Mais le système n'est pas infaillible, donc cela fonctionne encore. » Depuis le 31 juillet 2003, le gouvernement sénégalais, sous la présidence d'Abdoulaye Wade, a interdit l'importation de véhicules de tourisme de plus de cinq ans. L'objectif de la loi ? Stopper la « dégradation importante de l'environnement, la pression abusive sur les infrastructures et l'augmentation considérable de l'âge moyen du parc automobile ».
Pourtant, à Dakar, les carcasses des taxis jaunes et noirs tremblent toujours dans les descentes. Les pots d'échappement se sont détachés depuis longtemps ; la fumée qui sort du coffre fait suffoquer les passagers. Résistantes, ces voitures roulent aux côtés de 4x4 flambant neufs et des derniers modèles de Mercedes. Hors capitale, ce sont surtout les Peugeot 505 qui clopinent sur les pistes rouges de brousse. Ces breaks, dont il ne reste plus rien d'origine, à part peut-être le moteur, servent de taxi à sept (voire neuf) places. Deux sur le siège avant, quatre au milieu, et les trois derniers, royalement espacés sur la banquette du coffre.
Ces vieilles voitures, il faut à tout prix les garder. D'abord parce qu'une Peugeot 205 d'occasion (compteur bloqué à 169 000 km et 15 ans d'âge) se vend ici deux millions de francs CFA, soit 3 000 €. Au Sénégal, le salaire minimal est de 40 000 CFA (60 €) par mois. Ensuite parce qu'elles sont des outils de travail, pour le chauffeur de taxi ou le livreur de baguettes. Et surtout, il est facile de récupérer des pièces détachées de ces marques. « Ce n'est pas dans les moyens de tout le monde d'aller acheter une voiture chez nous », constate Alioune Cissé, concessionnaire à Dakar.
« Le grattoir pour les numéros de châssis »
Portière, volant, pare-brise, tableau de bord, moteur : « Tout s'achète et tout se vend. On travaille en France avec des mécaniciens, qui découpent les épaves de voitures à la casse. Une fois ici, on remonte tout, en laissant le châssis en France, à cause du numéro », raconte Mamadou Wade, tôlier.
Autre solution, beaucoup plus risquée car illégale : acheminer par la route ces voitures de plus de cinq ans. Via l'Espagne, le Maroc, la Mauritanie, et enfin, le Sénégal. Matthieu, Français de 27 ans, a ainsi ramené une Renault 21, pour la vendre à un ami sénégalais.
Une fois à la frontière, seuls les véhicules de plus de cinq ans propriétés de non-résidents peuvent entrer sur le territoire. Et ce pour une durée maximale de quarante jours, avec ce qu'on appelle un « passavant ». Il y est inscrit que le véhicule ne peut être ni vendu ni cédé.
Pour ceux qui voudraient quand même le vendre, il existe des « techniques ». Il faut « décharger » son passeport. Explication : à la douane, le conducteur signe un papier, s'engageant à ne pas vendre la voiture, engagement consigné sur son passeport. Pour que cette mention n'y figure plus, « quelqu'un soudoie un douanier qui marque que la voiture est sortie du Sénégal. Ce qui est nécessaire car si tu prends ensuite l'avion on va te demander où est la voiture enregistrée sur ton passeport », raconte Matthieu. Ensuite, on peut vendre la voiture après l'avoir entièrement démontée.
Les Sénégalais ne peuvent plus importer de voitures de plus de cinq ans. Pourtant, des conteneurs entiers de pièces détachées d'occasion débarquent sur le territoire. Et c'est là tout le paradoxe. Les guimbardes déglinguées continuent donc de rouler.
Comme celle d'El Hadj, mécanicien. C'est dans sa Peugeotbreak 404, mille fois retapée, sans frein à main, sans rétroviseurs, des fils électriques pendant sous le volant et dans un couinement de tôle qu'il détaille la technique « du grattoir pour les numéros de châssis ». Explication fournie alors qu'il est stationné sur le parking d'une gendarmerie de Dakar !
Corruption : Le Sénégal 99ème parmi 180 pays L'ONG Transparency International a publié ce mardi son rapport annuel sur la corruption dans le monde. Selon l’indice de perception de la corruption de l'organisation, le Sénégal occupe une 99ème place peu glorieuse sur les 180 pays concernés par cette étude, au même rang que la Zambie et la Jamaïque. Il est devancé par un pays comme le Libéria, qui sort de plus d’une décennie de guerre. Sur une note maximale de dix, qui est celle du pays le moins corrompu, le Sénégal ne compte que trois points. L’indice de confiance est aussi très bas, oscillant entre 2.5 et 3.8 points. En dehors du Libéria, L'Afrique de l'Ouest s'est montrée la région la plus corrompue du continent noir avec la Gambie, le Mali, la Guinée, Guinée-Bissau et la Mauritanie qui se sont illustrés par leur rang qui les rapproche des pays les plus corrompus du monde, avec des indices qui varient entre 3 et 1,8. En Afrique subsaharienne, l’Afrique du Sud fait figure d’exception, en occupant la 55ème place. Parmi les dix derniers pays se trouvent le Tchad, le Soudan et la Somalie.A la lumière de ce rapport, les pays en guerre sont les plus touchés par la corruption. La Somalie, l'Afghanistan, l'Irak et le Soudan occupent les cinq dernières places du classement, avec des indices qui vont de 1,1 à 1,5. Depuis 1995, l'ONG Transparency International(TI) publie chaque année un indice de perception de la corruption classant 180 pays selon l'analyse d'un groupe international d'hommes d'affaires, d'experts et d'universitaires. L'indice va de 10 pour un État perçu comme "propre" à zéro pour un État perçu comme "corrompu".
En marge des 1000km de Dakar qui se sont déroulé ce week-end, revenons sur Gérard de Ville de Goyet, double vainqueur des 6H de Dakar 2009: Un architecte du volant
Double vainqueur des 6H de Dakar, Gérard de Ville de Goyet est en train, au fil des éditions, de marquer de son empreinte la course automobile au Sénégal. Gros plan sur le parcours de cet architecte Belge, tombé amoureux du Sénégal et de la marque Porsche, et qui est devenu pilote par passion. Derrière des verres correcteurs qu’il ne quitte jamais, même au volant de sa Porsche, Gérard de Ville de Goyet ne se trompe jamais de piste. Petit de taille, le double vainqueur des 6H de Dakar voit encore les pistes qui mènent au podium. Son seul objectif. Difficile de le dominer dans son terroir. Sa deuxième demeure. A 54 ans, il sait encore négocier les virages. Il sait mettre encore la gomme quand il le faut. Franchir les obstacles qui s’offrent à lui. Et mieux encore, il est le plus rapide des pilotes… Sénégalais. Le Belge a, encore une fois démontré lors de la 29e édition des 6H de Dakar, à Sindia, le weekend du 16 et 17 mai dernier, qu’il reste intraitable sur la piste, en décrochant la première place du podium. La deuxième consécutive autour d’une discipline qu’il affectionne depuis son enfance. «La passion pour l’automobile, cela vient assez tôt», avoue Gérard de Ville de Goyet qui révèle avoir commencé à 24 ans. Avant de tomber sous le charme de la marque Porsche, la voiture qu’il a fini par adopter dans son coeur. Sa compagne de toujours sur les pistes, qui lui a permis de faire une longue traversée de l’Europe où il remporte tout sur son passage. Le vainqueur de l’édition 2009 se souvient encore de ses victoires, chez lui, en Belgique. «J’ai été champion Belgique de course. J’ai fait un peu de rallye national et international. J’ai eu quelques beaux résultats. Et puis en 1995, j’ai commencé le circuit historique. C’était avec des porches de 2 litres de cylindrées des années 1965», évoque-t-il le visage rayonnant de souvenirs. En France, au Luxembourg. Un peu partout en Europe. Elle était belle l’époque où tout brillait pour lui. Gagner, toujours gagner. Aller toujours plus vite que tout le monde. Sa marque de fabrique. «J’ai cette grosse envie de gagner. C’est pour cela que je continue parce que j’ai quand même maintenant 54 ans», souffle-t-il.
«SEDUIT PAR LE SOURIRE, LA CHALEUR DE L’ACCUEIL DES SENEGALAIS» Après l’Europe, aujourd’hui, le Sénégal, avec les 6H de Dakar. On était en 2000. Début de l’Alternance. Moment ne pouvait être mieux choisi pour bouleverser la hiérarchie installée jusque-là par les frères Grignac. Avec l’aide d’un ami, Pierre Mbow, ancien directeur de l’Hôtel Savana et actuel directeur de Terrou-Bi, mais aussi de Paul Ubènes. Suffisant pour vite aimer et adopter le Sénégal. «Quand je suis arrivé dans le pays, j’étais extrêmement séduit par le sourire, la chaleur de l’accueil des gens, par la beauté du pays. C’est un pays que j’adore. Même si ce n’est pas pour rouler, je viens souvent en vacances.» L’air timide, Gérard passe inaperçu. «On ne me connaît pas dans le pays. En revanche, dans le milieu de l’automobile, les gens me connaissent», reconnaît le Belge. D’ailleurs, la famille de l’automobile lui voue un respect digne d’un «Seigneur» des pistes. A l’image du président de la fédération, Dialo Kane «Zator». «Je ne peux pas parler de la personne même parce que nous nous sommes connus dans le cadre du sport automobile. Je sais que c’est quelqu’un avec qui j’ai un bon contact. Je pense qu’il est sympathique, simple, modeste», confesse le patron de la discipline. Gérard avoue entretenir de très bons rapports avec tout le monde. Même s’il lui arrive, parfois de remettre les pendules à l’heure avec certains. «J’ai des relations avec tout le monde. S’il y à un problème, je te dis ce que j’ai à te dire et puis dans la minute, j’ai oublié. Je viens ici pour m’amuser. S’il y a de la tension, je ne viens plus», jure-t-il.
10 MILLIONS CFA CHAQUE ANNEE Pour revenir sur la piste, le premier essai de Gérard aux 6H de Dakar, se fera sur le circuit de l’autoroute, entre la Patte d’Oie et le pont de Hann. Il s’intègre facilement. Même si les deux premières éditions, ne se passent pas comme il l’espérait. Non pas à cause de l’adversité. Mais plutôt des ennuies mécaniques. «J’étais déjà bien classé avant de casser parce que j’avais des voitures un peu trop fragiles», se souvient-il. Le mal réparé, débute alors le règne du «roi belge». Il lui aura fallu trois ans pour imposer son empreinte. «Main-tenant, j’ai gagné plusieurs fois. Il y a les deux dernières éditions, et celle d’avant où j’étais classé deuxième. J’ai été aussi deuxième, seul au volant.» Qu’en est-il des retombées quand on opte pour une telle discipline ? Pour lui, la course automobile est juste une passion. «On ne gagne rien du tout. C’est la passion de la course. C’est le fait d’être au volant, d’attaquer, d’avancer, être devant les autres», souligne-t-il. Pour vivre sa passion, Gérard est prêt à mettre l’investissement d’une année de travail. Un investissement humain, financier qui le pousse à débourser plus de 15 000 Euros (près de 10 millions Cfa) chaque année. «Je mets tout.» Tout ce que sa femme, Lina, le laisse mettre. «Je travaille toute l’année pour cela», raconte-t-il. Pour rien au monde, il ne veut rater les 6H de Dakar. C’est devenu sa drogue, à la place des vacances ensoleillées que beaucoup de ses pairs choisissent chaque année. Lui non. A défaut, juste une semaine, en compagnie de sa conjointe qu’il ne quitte jamais. Depuis qu’elle a décidé de faire le reste de sa vie avec elle. Sa «chef» de Team. A l’inverse de la «première épouse» qui n’aimait pas tellement la course automobile. «Elle ne m’a pas du tout aidé comme le fait Lina, maintenant», regrette-t-il.
UNE EPOUSE QUI GERE L’ESSENCE, LES PNEUS… Une passion de la mécanique qui lie davantage les deux «amoureux». «Elle m’accompagne dans toutes les courses. Elle est au mur, au chronomètre. C’est elle qui présente les panneaux. C’est elle qui gère la course, l’essence... C’est elle qui regarde si j’ai les bons pneus. Elle s’occupe de tout quand je suis au volant. Elle connaît toute l’assistance comme beaucoup de chefs de teams, ici», relate-t-il, avec le bras noué au cou de son épouse qui ne manque pas de préciser qu’elle sait aussi «bien cuisiner». N’est-ce pas Gérard ? Une union vieille de près de 15 ans et dans laquelle, la passion de l’automobile se partage au quotidien. Aussi bien sur le circuit qu’à la maison. «J’aime bien l’automobile aussi. Je vis la passion avec lui. Ainsi, on a l’occasion d’être tout le temps ensemble. Aussi bien à la maison que sur les circuits. On vit cela très bien. Je n’ai pas peur des risques. Il m’apprend à conduire. Ainsi, c’est très gai», ajoute Lina avec un brin de sourire. Au-delà de l’automobile, le «Seigneur des 6 H» aurait pu vivre la Formule 1. Le sport numéro 1 de l’automobile. Malheureusement, le rêve ne s’est jamais réalisé. «J’aurai pu le faire à l’époque parce que quand j’ai démarré, et puisque je gagnais toutes les compétitions que je faisais, j’ai été observé par des gens qui voulaient me faire monter plus haut, mais à l’époque, je n’avais pas les moyens. Il fallait payer. Je ne pouvais pas le faire», souligne-t-il. Il aurait également pu devenir un architecte. Une passion qu’il a eue lorsqu’il était jeune. «J’avais commencé à faire de l’architecture. Mais, je ne pense pas que j’aurais la passion telle que je l’ai maintenant. Au départ, je suis dessinateur de métier. Mais, il n’y a plus de trente ans que je ne l’ai pas pratiqué. Ce n’est pas pareil», raconte ce garagiste de voitures Porsches. Déjà plongé dans la prochaine édition, le double vainqueur des «6 H» reconnaît que la concurrence a beaucoup évolué. Du coup, s’il ne fait rien, l’année prochaine, il ne pourra pas réaliser son prochain objectif, qui est de réaliser le triplé. «Je vais encore travailler pour gagner. Ainsi, je vais encore les dégoûter», plaisante-t-il. Père d’un petit garçon de trois ans et demi, Gérard avoue n’avoir pas encore les moyens de venir s’installer au Sénégal. Un rêve qu’il nourrit depuis son premier séjour dans la capitale sénégalaise. Peut-être dans les années à venir. Il l’espère. Pour l’heure, sa vie se résume à l’automobile. Pour le moment, il n’entrevoit pas de ranger sa Porsche au garage. Sinon, «lorsque que les jeunes iront plus vite que moi, je m’arrêterai. Mais tant que je vais plus vite, je continue». Par Woury DIALLO Ajoutons que c'est un autre Belge, Fred, garagiste-préparateur à Ngaparou (Style auto) qui prépare la Porsche de Gérard. Terminons en vous renvoyant sur le site du nouveau circuit automobile permanent de Sindia: http://www.circuitdedakar.com
Miss Sénégal 2009 : Katy Chimère Diaw, beauté nationale
La Dakaroise Katy Chimère Diaw est la plus belle fille du Sénégal. Elle succède à la Matamoise Fatima Diallo. La nouvelle Miss Sénégal a été choisie samedi à Saly parmi dix-sept candidates. Khady Fall (Italie) et Yvonne Seck (Diourbel) sont respectivement ses première et deuxième dauphines. La candidate de Paris, Aïssatou Sané, été élue Miss Sénégal Diaspora 2009.C’est la représentante de la capitale sénégalaise qui a fini par remporter la palme à l’élection Miss Sénégal 2009. Katy Chimère Diaw, 18 ans, a en effet réussi à ravir la vedette aux seize autres candidates qui briguaient la couronne de la beauté sénégalaise. Élancée(1,75m), teint noir, la nouvelle ambassadrice de la beauté sénégalaise a surclassé ses adversaires par sa beauté, sa démarche, sa forme, sa présence scénique, sa maîtrise de la langue de Molière et surtout par son niveau de culture générale, même si elle a eu du mal à géré le tract lors de cette fatidique épreuve. A cela s’ajoute une assurance et une prestance qui, sans doute, ont finalement fait pencher la balance en sa faveur. Au grand dam de Khady Fall, une des trois candidates venues d’Italie et d’Yvonne Seck, la fille de Diourbel qui s’est contentée de la troisième place. Pourtant, au cours de cette étape finale de l’élection Miss Sénégal 2009, pilotée par Moïse Ambroise Gomis, les dix-sept candidates ont ardemment rivalisé de charme. Et pour les départager, elles devaient défiler dans trois tenues différentes et s’exprimer éloquemment devant les membres du jury. Ainsi, en tenues traditionnelles, d’abord, ont-elles étalé toute la beauté africaine qu’elles incarnent. Ensuite, les candidates se sont présentées au nombreux public qui avait fait le déplacement à Saly, sur la Petite côte, sous une forme moins habillée, c’est-à-dire en nuisettes. Puis, en tenues de soirées d'un bleu étincelant, pour leur ultime passage, elles ont fait étalage de toute leur prestance devant les membres du jury. Avant de sacrifier à la traditionnelle épreuve de culture générale. Laquelle leur donnait l’occasion de vendre ou de présenter à l’assistance, qui leur région, qui leur pays, qui une action humanitaire en faveur de certaines couches démunies. Le tout ponctué, en intermède, par une ambiance musicale rythmée de sonorités mbalax et de zouk, avec à la baguette Abou Guité Seck, la jeune chanteuse, Amina et Viviane Chedid. Au finish, la représentante de Dakar sera portée au pinacle de la beauté sénégalaise.Très émue, les larmes aux yeux, Katy Chimère Diaw a exprimé sa joie et a promis de représenter dignement le Sénégal aux prochaines compétitions de Miss Cedeao. ‘J’avais confiance en moi, moralement et physiquement. En plus, j’avais le soutien de toute ma famille ainsi que de mes amis. Je ne doutais en aucun moment que je pouvais être sacrée’, soutient Miss Sénégal 2009. Elève en classe de seconde au collège Yalla-Suur-En de Dakar, la toute nouvelle reine de la beauté sénégalaise entend s’investir pleinement dans la lutte contre la pauvreté, la mendicité et aider les victimes des inondations dans la banlieue dakaroise. Fraîchement élue, Katy Chimère Diaw a reçu de la part de la marraine de cette édition, Adja Khoudia Guèye Niang du complexe Fa, par ailleurs épouse du ministre des Affaires étrangères, Me Madické Niang, une enveloppe de deux millions de francs, en plus d’un collier et d’une bague en or. En outre, l’organisateur de la manifestation, a annoncé qu'une entreprise spécialisée dans la vente de véhicules de luxe au Sénégal va très prochainement offrir ‘une voiture exceptionnelle’ à la nouvelle ambassadrice de la beauté sénégalaise. La particularité de cette édition 2009 a été l’octroi d’une couronne ‘Miss Sénégal Diaspora’ qui est allée à la candidate de Paris, Aïssatou Sané.Seyni DIOP
PROPAGATION DE L’EPIDEMIE DE LA DENGUE DE TYPE 3 AU SENEGAL Le bilan s’alourdit
L’épidémie de la dengue de type 3 est bien présente au Sénégal. En effet 55 cas sont enregistrés dans le pays. Selon les autorités du Ministère de la santé réunies hier vendredi dans une Journée d’information pour expliquer sa mode de transmission et sa prévention les autorités ont mis sur pied une stratégie pour arrêter la progression de la cette maladie.
L’épidémie de la maladie de la dengue continue de s’étendre dans le pays. En effet, apparue il y a quelques semaines dans sa forme de type 3, le Sénégal a enregistré déjà 55 cas déclarés. Selon professeur Bernard Diop du service des maladies infectieuses de l’hôpital Fann qui s’exprimait hier vendredi à Dakar à l’occasion dune journée d’information sur la maladie ,” la dengue se manifeste par une forte fièvre(39 à 40), des maux de tête, des douleurs musculaires de la fatigue, de la diarrhée sanglante, etc”.
La maladie, dit-il, se transmet par la piqûre d’un moustique appelé Aèdes. La particularité de cet insecte réside au niveau de sa zone de développement « vases à fleurs , vieux pneus, abreuvoirs, déchets, récipients de réserve d’eau propre, récipients usagés abandonnés…” La dangerosité de ce moustique est également liée à sa capacité de piquer le jour comme de nuit . Surtout dans les zones urbaines ou péri urbaines .
Le Professeur Diop d’indiquer que “le traitement est surtout symptomatique et non curatif”. Il consiste à administrer du paracétamol aux patients jusqu’à ce que les douleurs se stabilisent. Toutefois, a précisé le Pr Diop la maladie a une forte incidence économique parce que “la convalescence nécessite 6 à 7 semaines” Pour les autorités en charge de la Prévention individuelle et collective du Sénégal, le seul moyen de faire face à la maladie c’est d’éliminer tous les endroits ou peuvent se développer le moustique.
Dans cette même perspective, Seyni Thiam du service national d’hygiène a précisé qu’en plus de cela , le Ministère de la Santé procédera dans le cadre “des mesures d’urgences de lutte contre les maladies à transmission vectorielle notamment la dengue, à une campagne de pulvérisation d’insecticides intra et extra domiciliaires sur le territoire de la région de Dakar”. Il est à signaler que cette campagne a démarré depuis hier vendredi dans l’après-midi Le Sénégal avait déjà connu plusieurs fois dans le passé la maladie de la dengue mais sous sa forme 2. Pour la première fois dans l’histoire c’est le type 3 de la maladie qui s’est déclaré dans le pays. Amadou Diop
Afrique : la « Grande muraille verte » contre le Sahara peine à sortir du sable
Quatre ans après le lancement du projet en 2005, la « Grande muraille verte », allant du Sénégal à Djibouti, et censée stopper l’avancée du Sahara peine à sortir du sable, rapporte TV5 Monde ce vendredi. « L’Afrique ne viendra pas les mains vides au Sommet de Copenhague. Le projet de la grande muraille verte sera au cœur du débat », a déclaré le ministre sénégalais de l’Environnement Djibo Ka, lors d’une cérémonie au village de Labgar (Nord). Lancé par l’ancien président nigérian Olusegun Obassanjo en 2005 puis repris par le président sénégalais Abdoulaye Wade, le projet fait face à un souci de financement majeur, en dépit des dix km de « muraille verte » plantés en deux ans.
Sénégal: report de l'inauguration du monument de la Renaissance africaine
L'inauguration à Dakar du monument controversé de la Renaissance africaine, prévue le 12 décembre dans la capitale sénégalaise, a été reportée au 4 avril 2010, a indiqué vendredi le porte-parole du gouvernement Moustapha Guirassy."L'inauguration du Monument de la Renaissance Africaine, antérieurement prévue pour le 12 décembre 2009, et la conférence sur la Renaissance Africaine prévue la veille, sont renvoyées respectivement aux 4 et 3 Avril 2010", selon un communiqué transmis à l'AFP.Ce report a été décidé pour "correspondre au 50ème anniversaire de l'indépendance de nombreux Etats africains", conclut le texte.Ce monument, représentant un couple portant leur enfant et haut de 50 mètres, sera plus grand, selon ses promoteurs, que la statue de la Liberté de New York. Il est construit dans un vague style soviétique par la société nord-coréenne Mansudae Overseas Project Group of Companies.Si le gros des travaux des statues est achevé, de nombreux aménagements restent à réaliser. Un escalier monumental permettant l'accès à l'édifice, situé en haut d'une colline de Dakar, est toujours en construction.Le budget estimé à plus de 15 millions d'euros mais surtout l'idée qu'un tiers des recettes puisse revenir au chef de l'Etat Abdoulaye Wade sont vivement critiqués par l'opposition et la presse privée.Le 1er août, Abdoulaye Wade avait assuré que le site générera "beaucoup d'argent" car "des centaines de milliers de touristes viendront le visiter"."Je suis l'auteur du monument. 35% des retombées financières m'appartiendront et 65% à l'Etat (...) Mes droits, je les destine à la case des tout-petits" (école maternelle gratuite), avait annoncé le président, selon l'agence de presse sénégalaise
L’ambassadeur de France au Sénégal, Jean-Christophe Rufin, « sur un siège éjectable »
L’ambassadeur de France à Dakar, Jean-Christophe Rufin, a déclaré ce jeudi sur RFI être « sur un siège éjectable », mais ne pas être « éjecté ». De passage à Paris pour être admis à l’Académie Française, Jean-Christophe Rufin s’adressait aux médias pour la première fois depuis la parution du télégramme confidentiel publié par Le canard enchaîné en décembre dernier, dans lequel le diplomate français critiquait la gestion économique du président sénégalais Abdoulaye Wade. Toujours à ce sujet, il a ajouté : « Quand on écrit quelque chose, si on l’écrit sincèrement, on n’ a pas forcément envie que cela se retrouve sur la place publique ».
FINALE MISS SENEGAL 2009 : 17 candidates pour la couronne
La couronne Miss Sénégal 2009 est convoitée cette année par 17 prétendantes. Les joutes ont lieu demain, samedi 14 novembre à Saly (Petite côte). Histoire de succéder à Fatoumata Diallo, détentrice de la couronne.Elles sont 17 candidates à concourir pour la finale de Miss Sénégal 2009, prévue ce samedi 14 novembre 2009. L’événement aura lieu à Saly (Petite côte). Outre les représentantes de 13 régions du Sénégal, 4 autres viennent de la diaspora, une nouveauté pour cette 11ème édition. Trois d’Italie et une de la France.A quarante huit heures de la finale, un brin de beauté s’impose aux demoiselles. Derniers réglages. Et c’est la clinique Elysée de Dakar (spécialisée dans la chirurgie et la médecine esthétique) qui a servi de cadre pour refaire le plastique des prétendantes.Au menu des différentes séances : soin du visage, pédicure, manucure, massage. Histoire d’être au top le jour j. « Nous voulons faire de sorte que les filles (les candidates ndlr :) soient bien dans leur peau le jour de la finale », explique Esther Chaton, directrice associée de la clinique Elysée. Pour elle, c’est une manière d’accompagner et de collaborer avec les mannequins.L’ambiance est assez détendue avant de passer entre les mains des cinq esthéticiennes mobilisées pour la circonstance. On devise tranquillement pour mieux connaître l’autre. Visiblement très confiante de remporter le concours, Ndèye Awa Konaté, Miss Thiès 2009, assure : « Mon ambition, c’est de remporter le concours Miss Cedeao, même si ce n’était pas évident sur le plan financier côté préparatifs. » Dans un élan altruiste, Katy Chimère, représentante de la ville de Dakar est de tout cœur avec ses concurrentes : « Que la meilleure gagne ! »Malgré leur wolof approximatif, les candidates d’Italie n’ont pas moins d’ambitions. « Comme toutes les autres Sénégalaises, nous espérons gagner. A partir de là, mon souhait, c’est d’investir dans la gastronomie au Sénégal », confie Khadija Fall, 22 ans, teint clair porté par un faciès rondouillard. Du haut de ses 21 ans, Aïssatou Sané, représentante de la ville de Paris, est étudiante en licence technico-commerciale sur l’international. Elle affiche une belle assurance, juste après son passage entre les mains de l’esthéticienne. « Déjà, avec le fait d’être là, on est gagnante », dit-elle. Et en cas de sacre, « Je vais continuer dans l’humanitaire avec la collecte des livres pour la ville de Thiès. C’est la diaspora qui aide le Sénégal », estime Aïssatou Sané.Même si elle ne se laisse pas transparaître un quelconque tract, Fatoumata Kane, 18 ans, en classe 3ème, porte le drapeau de la ville de Kolda. Elle rêve de prendre soin de ses semblables. « Une fois couronnée, mes projets tourneront autour de la lutte contre la mortalité maternelle et infantile, les violences faites aux femmes », défend-elle. Elle cite le cas de l’excision, une pratique sociale vivace dans sa localité. Autant d’arguments qui ne manqueront pas de convaincre le jury, demain samedi.El Hadji Massiga FAYE
Moustiques génétiquement modifiés détruisent le parasite du paludisme
Des chercheurs américains ont indiqué jeudi avoir créé les premiers moustiques génétiquement modifiés dont l'organisme détruit le Plasmodium falciparum, parasite responsable du paludisme. "Ce sont les premiers moustiques génétiquement modifiés résistants au parasite Plasmodium grâce à une modification de leur système immunitaire", se félicite George Dimopoulos, professeur à l'Institut de recherche sur le paludisme de l'Université Johns Hopkins à Baltimore (Maryland). Jusqu'à présent ces chercheurs ont créé deux groupes de moustiques génétiquement modifiés. Dans le premier, le gène provoquant la destruction du Plasmodium par le système immunitaire du moustique a été activé dans les tissus intestinaux de l'insecte où le parasite s'installe initialement. Dans la seconde catégorie de moustiques, la modification génétique a fait agir le système immunitaire contre le Plasmodium au niveau d'un organe du moustique jouant le rôle du foie.
DELESTAGES ET DEPENDANCES ENERGETIQUES: SORTIR DES TENEBRES C’EST POSSIBLE
Le réseau nous coute des fortunes et les délestages continuent. Les pannes d’électricité ont touché sporadiquement toutes les régions du Sénégal depuis 2006. Jamais autant de vulnérabilités n’étaient apparues simultanément.L’avenir reste incertain. Certains ont prédit les ténèbres mais il semble que c’est plutôt une sorte de mini big bang qui se profile a l’horizon et qui risque d’installer le Sénégal dans un énorme trou noir presque irréversible.Devant cette situation de délestages continu et généralisé, l’état ne peut pas ne pas intervenir face aux limites prouvées d’un top management de la senelec. Les consommateurs du secteur de l’énergie parlent de situation de crise «insoutenable, inadmissible» devant l’absence de communication de crise de la société en charge de l’électricité. Il urge de prendre des mesures adéquates et rapidement.Le Sénégal doit repenser sa politique énergétique, se tourner vers les énergies renouvelables, impliquer la veille, la prospective et la recherche développement à l’image des pays qui se concentrent sur un développement énergétique durable. Pour cela l’Etat doit de prendre rapidement des mesures cohérentes et de s’asseoir avec nos voisins africains pour mieux aborder cette question dépendance énergétique.La crise énergétique mondiale a commencé à émerger dans les années 1970 ; elle est maintenant entrée dans une phase aiguë pendant la première décennie des années 2000. En Afrique la situation énergétique semble être exceptionnelle avec des délestages en a plus finir, un cout du kilowatt heure chère et un droit a l’électricité dont aucun détenteur ne jouie convenablement. La société en charge de l’électricité, au Sénégal a beau résister mais la machine résiste mal. Son ancien pilote et comandant de bord, passé actuellement a la tour de contrôle du secteur de l’énergie, du haut de sa vigie, peine dans son pilotage malgré les programmes d investissement 2000/ 2007, le projet d’entreprise « suxali senelec » et le multiples sortis médiatiques prédisant la fin de la crise et la baisse des tarifs.Le Sénégal doit s’orienter vers les meilleures pratiques en termes de politiques, de techniques et de technologies électriques :- Donner les moyens pour émerger et réussir dans les énergies renouvelables – Renforcer le partenariat public/privé dans le secteur énergétique et lancer des Offres de types BOT ou BOOT en Hydroélectricité.- S’inscrire dans une démarche de Smart Grid* et déployer avec la société nationale en charge de l’électricité un réseau plus efficace, plus fiable dans la distribution et capable de s’adapter aux énergies renouvelables.Un tel plan visant a atteindre les objectifs d’un futur énergétique plus sûr pour le Sénégal doit d’abord prendre en compte les vulnérabilités nombreuses lies aux infrastructures, aux importations pétrolières et a l’ordre mondial et enfin inscrire les énergies renouvelables et l’innovation technologique ( avec les TI) au centre de ses préoccupations.Les Vulnérabilités du secteur énergétiqueLes Vulnérabilité ne sont pas seulement théoriques pour le Sénégal et pour ses voisins africains. Elles touchent en premier le réseau et les infrastructures qui sont obsolètes dans certains de leurs compartiments .En fait, l’effondrement d’un de ses segments stratégiques à la suite d’une surcharge, d’un accident, d’un événement climatique peut être considéré comme la vulnérabilité la plus importante des systèmes électriques et c’est ce qui est a l’origine de certaines coupures de courant. Ces vulnerabilites sont aussi lies à l’ordre mondial et à l’approvisionnement en pétrole. Depuis qu’il est devenu un carburant indispensable dans la conduite de la guerre au cours de la première partie du vingtième siècle, le pétrole s’est trouvé au centre des questions militaires et de sécurité internationale pour devenir un bien économique ayant un caractère stratégique immense.Notre dépendance forte vis-à-vis des importations de Pétrole entraîne un risque élevé de rupture des approvisionnements, ce qui rend ces vulnerabilites plus importantes que jamais du fait que 80 % de la production de la Senelec est liée au pétrole.Les énergies renouvelables, utopie ou réalité.Un programme associant des combustibles comme le charbon (qui doit être diminué du fait des émissions de gaz à effet de serre ) aux sources d’énergie renouvelables devrait être entrepris en tant qu’investissement dans un système énergétique soutenable à long terme. Sortir de cette crise veut aussi dire combiner les énergies renouvelables aux T I comme la solution « Smart Grid** ». En termes d’énergie renouvelable il faut envisager l’hydroélectricité, le solaire, l’éolienne…Il faut dire qu’aujourd’hui le renouvelable est devenu une importante source d’énergie économiquement viable. Rien que L’énergie du vent recèle un potentiel immense pour contribuer à la fourniture d’électricité. Les ressources éoliennes terrestres de l’ensemble du Sénégal pourrait concurrencer la production électrique totale au niveau du pays et le potentiel offshore pourrait même s’avérer encore supérieur. Et il est prouvé qu’une utilisation du sol comme le pâturage est compatible avec les éoliennes et peut s’étendre jusqu’au pied des éoliennes.Si un problème de sol se pose, l’éolienne offshore peut s’avérer être une solution adéquate car Le développement de l’énergie éolienne offshore offre la possibilité d’éviter la plupart des impacts importants des éoliennes installées à terre – grandes surfaces de terrain nécessaires pour l’espacement des éoliennes. Cependant il faut comprendre que l’implantation d’éoliennes offshore n’est pas exempte de possibles impacts négatifs. Il faudra mettre en place des politiques pour voir comment les contourner. Le solaire quant a lui constitue une source d’énergie incommensurable pour le Sénégal et l’Afrique au sud du Sahara avec le climat tropical très ensoleillé. Le Sénégal dispose en termes d’énergies solaire d’un vaste potentiel pratiquement inexploité et les ressources en énergie solaire seraient mêmes supérieures à celles de l’énergie éolienne, si la production est concentrée dans les zones à très fort ensoleillement. Avec la baisse (au cours des deux dernières années) du coût des cellules photovoltaïques, les installations de taille moyenne, peuvent devenir rentables dans ces zones ensoleillées. Le solaire et l’éolien devraient également être associés à l’hydraulique et cette dernière peut être utilisée quand les productions éolienne et solaire sont faibles ou nulles.Contrairement a certains pays comme l’Afrique du Sud ainsi que d’autres pays africains, où l’eau nous fait cruellement défaut le Sénégal peut envisager l’énergie hydroélectrique. Mieux c’est dans ce domaine précis que la coopération énergétique régionale devra se faire avec des pays comme le Congo qui disposent d’un potentiel fabuleux. Selon Mr Valli Moosa qui dirige l’entreprise sud africaine Eskom (première société africaine dans le secteur de l’énergie) « Un grand projet de construction de barrages sur les parties les plus rapides du fleuve Congo pourrait théoriquement permettre de produire plus de 40 000 MW, soit de quoi alimenter tout le continent », pour dire simplement que l’hydroélectrique a de beaux jours devant elle en Afrique. Au delà du solaire, de l’éolienne et de l’hydroélectricité, d’autres formes d’énergie doivent être envisagée comme la biomasse, la cogénération et les biocarburants de dernière générations qui ne concurrencent pas les cultures vivrière et ne détournent les terre cultivables. Une telle démarche suppose évidemment des coûts d’investissements importants mais aussi une réelle volonté politique de changer les choses. Volonté politique qui doit précéder les multiples études de faisabilité détaillée commandées par les états africains et qui n’aboutissent à rien. il y a également le « Crédit carbone » qui est un mécanisme de financement du « renouvelable » . Pour cette démarche il faut dire que c’est le protocole de Kyoto visant la réduction des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial, qui récompense les projets respectant l’environnement. C’est une dynamique séduisante et des pays comme le Maroc en ont bénéficie avec l’instauration de technologies de réduction des émissions dans le pays.Au delà de la question liée à la production, on note plusieurs axes d’améliorations nécessaires à l’optimisation du secteur de la distribution et du transport de l électricité. Handicapée par les faiblesses criantes d’un réseau de distribution électrique défaillant, le Sénégal doit travailler dans la logique de mise en place d’un réseau intelligent entièrement informatisé. Pour cela une collaboration étroite de type PPP doit voir jour pour le déploiement d ‘un réseau de distribution d’électricité plus interactif à terme, grâce aux TI. Avec un partenaire informatique fiable, la Senelec peut arriver a une gestion optimale de l’information électrique. La presse évoque un nouveau concept de réseau électrique novateur, l’Intelligrid, ou grille intelligente, capable d’assurer une bonne corrélation entre les sources de production et la demande d’électricité, ce en permanence et en temps réel.Aboubacar Sadikh NDIAYE
15 cas de « Dengue », confirmés par le ministère de la Santé.
La dengue, est au Sénégal. Quinze (15) cas mortels ont été confirmés par les services du ministère de la santé. Cette maladie, encore appelée grippe tropicale ou le petit palu, est une infection virale, endémique dans les pays tropicaux. Sous sa forme déclenchant une fièvre hémorragique, la dengue hémorragique est potentiellement mortelle. Selon le directeur de la prévention médicale, 15 cas ont été officiellement relevés, au Senegal.
Le Docteur Aboubakry Fall renseigne qu'après «la notification par les autorités médicales de la France et d’Italie d’une infection à la dengue concernant des concitoyens de retour de vacances du Sénégal, des enquêtes ont été menées pour débusquer le vecteur en vue de prouver que celle-ci sévit au Sénégal. Les résultats des enquêtes ont permis de confirmer en fin de compte une quinzaine de cas dont deux de nos compatriotes vivant en Italie et en France (Marseille).
Par ailleurs le directeur de la prévention médicale, souligne qu’ «après ces résultats confirmés, une lutte anti-vectorielle a été lancée pour contrer la propagation de la maladie» indique -t-il. Néanmoins, notons que la Dengue est le plus souvent une maladie bénigne qui, après une période d'incubation allant de 2 à 7 jours, produit des premiers symptômes se rapprochant d'un syndrome grippal sévère et brutal (forte fièvre, maux de tête , courbatures , Asthénie, etc.) qui peut durer 5 à 7 jours. Parmi les signes cliniques on peut noter," une chute thermique brutale, avec crise sudorale abondante. Puis les téguments desquament en lanières et commence une convalescence longue et pénible avec parfois des phases dépressives." L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu'entre 50 et 100 millions de personnes sont touchées dans le monde chaque année. Entre 200 000 et 500 000 personnes souffrent de la forme hémorragique, qui tue 20 000 personnes par an .
Toutefois, Elle fait savoir qu' il n'y a pour l'instant ni traitement préventif (vaccin) ni traitement curatif de la dengue (infection virale). La prise en charge consiste en mesures symptomatiques: calmer les douleurs et fièvres (paracétamol ou ibuprofène) dans les formes communes, hydrater par voie veineuse en cas d'intolérance alimentaire (nausée) avec déshydratation, éventuellement corriger un état de choc hémodynamique dans les formes sévères, des transfusions, de plaquettes sont parfois nécessaires. La prise d'aspirine est formellement interdite dans le cas du traitement d'une personne atteinte de la Dengue. En cas de forte fièvre, maux de tête, courbatures, allez vite voir un médecin.
-Les grands actionnaires-Achat d’un grand Boeing pour l’axe Dakar/Paris-Location avec option vente d’autres avions-64% pour les privés, 31% pour l’Etat et ses démembrements, 5% pour le personnelLe secteur privé Sénégalais a été très attentif à l’appel du Ministre d’Etat Karim Wade, Ministre des Transports Aériens, pour la création d’une nouvelle compagnie nationale. Cette invitation fait suite à la faillite d’Air Sénégal International (Asi). Aujourd’hui, des privés sénégalais ont répondu à l’appel. Et dans les tout premiers mois de 2010, le premier avion de la compagnie «Sénégal Airlines» survolera le pays. Cheikh Amar, président Directeur Général de Tse, Ousmane Diop, Directeur de Senbus, Serigne Mboup, patron de la Ccbm, Kader Mbacké, Directeur général de Degote Group, Racine Sy sont parmi les plus grands actionnaires de cette compagnie…Au départ, 15 milliards de Fcfa avaient été requis pour créer cette nouvelle compagnie aérienne. Mais finalement, le secteur privé sénégalais a mobilisé près de 17 milliards francs Cfa, soit 36 millions de dollars. La majorité des actions est détenue par le secteur privé national sénégalais.La répartition du capital initial de «Sénégal Airlines» est répartie comme suit : 64% pour le secteur privé national. Elles ont été mobilisées par des nationaux que sont : Cheikh Amar, Président Directeur Général de «Tracto Service Equipement» (Tse), Serigne Mboup, Directeur général de CCBM, Ousmane Joseph Diop, Directeur Général de Senbus, Kader Mbacké, Président Directeur Général de Dagote Group, Mamadou Racine Sy, Président de la Fédération des organisations patronales de l’hôtellerie et du tourisme (Fopaht) de l’espace Uemoa, et Président du Conseil d’administration de la Css, Layous, Directeur Général de «Layous Transport» sans oublier Baidy Agne, Président du Comité National du patronnât. Le montant des actions des privés s’élève à 17 milliards Fcfa.Auxquels s’ajoutent les 31% de l’Etat du Sénégal, représentés par des droits de trafics et par le biais de la participation de certains de ses démembrements, comme l’Agence des Aéroports du Sénégal (ADS), la Caisse de Dépôts et Consignations, le Port Autonome de Dakar et certaines sociétés d’assurance comme la Sénart Assurance.Il y a d’autres actionnaires qui ont contribué à la mise en place de la Compagnie. L’ensemble de ces actions représente 95% qui sont complétées par les 5%, gratuitement octroyés au personnel.Le montage financier a été fait auprès de certaines banques de la place et cautionné par des notaires. Le rôle joué par le Ministre d’Etat, Karim Wade a été déterminant.Au plus tard, les activités de la nouvelle Compagnie démarreront dans les premiers mois de 2010. L’option prise est l’achat d’un grand Boeing. Cet appareil assurera la desserte Dakar/Paris, en sus d’autres grandes lignes.«Sénégal Airlines» va aussi louer des appareils avec une option d’achat. Ce sera sous forme d’une location vente dans un délai bien précisé avec la Compagnie et la société locataire.Au niveau de la sous-région, d’autres compagnies peuvent être associées. Car nombreuses sont les sociétés qui veulent intervenir dans le transport aérien, entre Dakar et certaines capitales africaines.
Le prince Albert II effectue à partir d'aujourd'hui une visite officielle d'une durée de deux jours au Sénégal. Il sera accompagné d'une délégation de la Chambre de Développement Economique de Monaco. Dans un premier temps, le souverain rencontrera dans un premier temps les plus hautes autorités du pays à Dakar où il sera accueilli par le Premier ministre sénégalais, Souleymane Ndéné Ndiaye.Le prince Albert II se rendra demain dans le nord du Sénégal, à Saint-Louis et à Richard Toll. Il visitera quelques sites dans ces deux villes. L'INSERM de Saint-Louis, le dispensaire de Ndiaye et le complexe agro-alimentaire de Richard-Tol figurent au programme de la visite. Une coopération bilatérale plus active sur le plan humanitaire entre la Principauté et le Sénégal devrait être à l'ordre du jour. La lutte contre les maladies génétiques rentre notamment dans le cadre de cette coopération. Enfin, ce voyage de 48 heures, le premier séjour officiel du souverain en terre sénégalaise, devrait permettre au prince d'aller à la rencontre la communauté monégasque vivant au Sénégal.
Plusieurs milliers de Sénégalais ont manifesté, vendredi à Dakar, à l’appel de l’opposition, pour “demander la démission” du chef de l’Etat Abdoulaye Wade, présenté comme “le président corrupteur” depuis l’affaire des 133. 000 euros offerts à un agent du FMI, a constaté l’AFP.En tête du défilé, un manifestant portait sur la tête une valise estampillée “Alex Segura”, du nom du représentant du Fonds monétaire international (FMI) auquel la présidence avait remis “100. 000 euros et 50. 000 dollars”, selon le FMI.Le chef de l’Etat avait expliqué que son aide de camp s’était “trompé sur la somme” à donner au fonctionnaire en guise de traditionnel “cadeau” d’adieu.“Na dem” (”qu’il parte”, en langue ouolof) était le nouveau slogan de cette manifestation organisée par la coalition d’opposition Benno Siggil Senegaal (”S’unir pour un Sénégal debout”), qui avait remporté les élections locales de mars dans plusieurs grandes villes, dont la capitale, Dakar.Pétition pour la démission de WadePortant des vêtements ou des brassards rouges, couleur de la contestation, des militants faisaient signer “une pétition pour la démission” du président. Dans son texte intitulé “10 raisons pour faire partir Wade”, l’opposition avait placé en premier “mal gouvernance au quotidien : un président corrupteur”.Sur une pancarte, un manifestant demandait “des éclaircissements sur l’Anoci”, agence nationale présidée par le fils du président, Karim Wade, dont la gestion avait été très contestée dans un récent livre d’enquête.Mais les mères de familles, venues en nombre, se plaignaient surtout que “tout soit si cher”, “qu’on ne puisse plus faire trois repas par jour” ou “qu’autant de jeunes soient au chômage”.Deux jours plus tôt, le président Wade, âgé de 83 ans et au pouvoir depuis 2000, s’était déclaré sûr d’être réélu en 2012, sans même avoir besoin de faire campagne.“Le Sénégal n’est pas une république bananière”L’opposant Abdoulaye Bathily (Ligue démocratique) a au contraire estimé que cette manifestation marquait “le début de la fin” pour le régime, en déclarant : “ces mêmes jeunes qui avaient porté Wade au pouvoir en 2000 sont aujourd’ hui dans la rue pour exiger sa démission”.“Wade veut instituer un régime monarchique, il veut installer son fils à la tête du pays, mais le Sénégal n’est pas une république bananière”, a protesté M. Bathily devant la presse.Le maire de Dakar, Khalifa Sall (Parti socialiste), a assuré que “10. 000 à 15. 000 personnes” étaient dans la rue, tout en appelant à amplifier la mobilisation. “Depuis longtemps, on n’avait pas bougé. Ce coup d’essai est un coup de maître”, a-t-il néanmoins estimé.Des femmes brandissaient le portrait d’un dirigeant de l’opposition absent, l’ex-Premier ministre (2004-2007) Macky Sall. Le secrétaire général du PS, Ousmane Tanor Dieng, ne participait pas non plus au rassemblement.
Sur France Inter, de nouveaux témoignages qui accusent. Reportages, témoignages, lectures et vidéos sur la plus grande catastrophe du Sénégal: le nauvrage du Joola qui a fait plus de mille victimes et est, à ce jour, une énigme non résolue, une affaire que la justice doit encore éclairer...Cliquez sur la photo pour accéder au site de France Inter
le président Wade a inauguré une usine de montage de bus chinois
Le président sénégalais Abdoulaye Wade a inauguré mercredi à Thiès (ouest) une usine de montage de minibus chinois, bâtie grâce à un prêt de Pékin de 11 milliards de francs CFA (16,7 MEUR), en se félicitant de la coopération entre le Sénégal et la Chine, a constaté l'AFP.
"Cette inauguration est l'occasion de magnifier l'excellence des relations entre le Sénégal et la Chine", a déclaré le président Wade, en présence d'une délégation officielle chinoise, à Thiès (70 km de Dakar).
"La coopération entre la Chine et le Sénégal se traduit par un partenariat entre deux entreprises, (la firme chinoise) King Long et (la société privée sénégalaise) Senbus, pour un transfert de technologie. C'est une occasion supplémentaire de satisfaction", a-t-il ajouté.
La société chinoise King Long prend le relais de l'indienne Tata Motors, dont le partenariat avec Senbus avait permis de monter 505 minibus entre 2005 et 2008 pour le renouvellement du parc de transport en commun de Dakar. L'opération s'était faite à l'époque grâce à un prêt de la Banque mondiale de 8 milliards de FCFA (12 millions d'euros).
Abdoulaye Wade - au pouvoir depuis 2000 et candidat à sa propre succession en 2012 - valorise régulièrement les projets de la Chine au Sénégal, telle la construction à Dakar d'un "Grand théâtre national" par la société chinoise publique Complant.
Pékin et Dakar avaient rétabli fin 2005 leurs relations diplomatiques, après un divorce de près de 10 ans dû à la reconnaissance de Taïwan par le Sénégal.
Depuis, la Chine a multiplié les annonces de dons, prêts, projets de coopération dans cette ex-colonie française de 12 millions d'habitants.
"La coopération sino-sénégalaise enregistre de bons résultats, une fois de plus", a déclaré la chargée d'affaires de la Chine au Sénégal, Guo Wei.
"La Chine ne s'arrête pas au transfert d'équipement et de technologie mais (apporte) des connaissances qui permettront au Sénégal de développer une industrie automobile", a de son côté affirmé le président Wade.
La ville de This abrite déjà une usine de montage de véhicules iraniens et le président Wade a l'ambition d'en faire "la capitale industrielle du Sénégal".
La chaîne d'assemblage inaugurée mercredi à Thiès doit construire plus de 400 minibus pour renouveler le parc de "cars rapides" et "ndiaga ndiaye", de vieux véhicules assurant l'essentiel du transport à Dakar
"Trois femmes puissantes" ce nom est sur les lèvres de tous les passionnés de lecture à Dakar. C’est le livre du moment, le livre de la rentrée, et le livre qui a valu à Marie Ndiaye le prestigieux prix Goncourt 2009. Mais d’où vient cet engouement soudain pour cette œuvre ? Est-ce à cause du sujet de l’immigration prédominant dans son œuvre ? Ou tout simplement grâce à son style littéraire qui ne peut laisser indifférent ? Pour répondre à ce flot d’interrogations, il est impératif de se plonger dans la lecture de « Trois femmes puissantes ». Tout doucement, au fil des pages, on essaie de pénétrer dans l’univers du premier récit… il faut de l’insistance, car le style de l’auteur est assez, disons-le..., différent. Mais dès qu’on parvient à fusionner avec le récit, on ne peut s’arrêter. La première partie évoque un personnage nommé Norah, né d’un père Sénégalais et d’une mère Française…. Serait-ce autobiographique ? Cette jeune femme qui a quitté le Sénégal depuis longtemps n’a gardé que très peu de souvenirs de ce pays… tout comme l’auteur qui nous a révélé n’être pas venu au Sénégal depuis 23 ans environ. Espérons que toute similitude avec le personnage s’arrête là, car le père de Norah est un être froid, sans cœur, qui fait porter à son fils un crime qu’il n’a pas commis. La deuxième partie de l’œuvre met en scène un personnage Rudy Descas, nostalgique de ses années passées au Sénégal, a du mal à refaire sa vie en France où il vit désormais avec sa femme Fanta et leur fils Djibril. La troisième histoire, celle qui clôt le livre, est la plus douloureuse avec le personnage torturé de Khady Demba. Un goût amer et quelques larmes sont au rendez-vous lorsque les dernières lignes défilent … car après tout, où est l’espoir si la combativité et la volonté de s’en sortir ne triomphent pas ? L’éternel débat sur l’immigration, partir ou rester… Toutes les femmes de cette œuvre ont décidé de partir, de partir pour trouver mieux, de partir pour oublier, de partir pour reconstruire. Ne dit on pas que ceux qui restent sur place ne pourront jamais savoir s’ils seront mieux ailleurs. Mais tout le monde a-t-il la possibilité de voyager ? Est ce à la portée de chaque individu de traverser les frontières dans le seul souci de trouver cette paix intérieure que procurent stabilité financière et vie de famille ? Non tout le monde n’y a pas droit, tout le monde n’a pas droit au bonheur, en tous cas pas sur terre. Conclusion faite à la fin de la lecture de 3 femmes puissantes. Pourtant rester chez soi et s’en sortir auprès des siens peut tout aussi mener au bonheur… l’herbe n’est pas forcément plus verte ailleurs.
Suite à l'article paru sur ce blog, de nombreux propriétaires de cases en résidences à Saly m'ont contacté pour me demander l'étendue exacte des actions menées par les douanes Sénégalaises.Malheureusement, je ne fais suivre que l'actualité publiée sur le net, comme nous pouvons tous le faire en surfant sur les sites qui relatent de ce problème à Saly...Il semble que jusqu'à présent, seuls trois domaines résidentiels soient dans l'oeil du cyclone: Mar-y-Sol, Les Mangroves et Alisées.Par contre, il est de notoriété publique que bon nombre de promoteurs sur Saly et ailleurs ont usé de stratagèmes similaires pour éluder certaines taxes et impositions...Certains ont payé des amendes "marchandées", d'autres n'en sont pas capable! Il est impossible de savoir exactement si ceux qui ont opéré une transaction avec l'administration Sénégalaise ont, par la-même, libéré leurs résidents de toute poursuite, de toute saisie. Un flou typiquement Sénégalais semble de mise sur la station.Je ne suis ni Maître Wade, ni procureur, ni juge, ni gendarme, ni douanier et, malheureusement, je ne peux que relater que ce qui paraît dans la presse, que ce que j'en sais ou en devine. Sans rétention malsaine ni info sensationnaliste!
Tourisme sexuel? Ces mots sont bien souvent empreints d’un étrange exotisme. Comme si l’indicible, les actes les plus odieux, se passait à des dizaines de milliers de kilomètres sur des palanquins, dans de vaporeuses fumées d’opium. Nul besoin pourtant, d’avoir recours aux clichés orientalisants. Ce tourisme d’un genre bien particulier se développe massivement à deux pas de chez nous, de l’autre côte de la Méditerranée. Deux à trois heures d’avion et le tour est joué.«Certains pays asiatiques, comme la Thaïlande, deviennent de véritables pôles magnétiques pour le tourisme sexuel,» souligne Le Quotidien d’Oran… «tout cela comme si, de manière consciente ou non, la machine médiatique s’efforçait de reléguer géographiquement ces pratiques en les cantonnant à un ailleurs lointain et régulièrement cité au tableau des catastrophes et corruptions en tout genre. Et, bien entendu, pas un seul mot ou presque sur ce qui se passe au sud de la Méditerranée».Loin des stéréotypes propagés par le cinéma ou la littérature, le touriste sexuel ressemble bien souvent à Monsieur ou Madame Tout-le-Monde. Il n’est pas plus l’apanage d’un sexe que d’une classe. Combien de femmes sexagénaires sont fières d’exhiber à l’aéroport le «petit tunisien» dont elles tripotent le corps? Ce «tourisme» est banalisé.Un jour à Cotonou, je me suis retrouvé assis dans l’aéroport à côté d’un tatoueur volubile qui faisait le tour du monde du sexe tarifé. Le tour du monde des pays pauvres s’entend. Il m’a expliqué, sans que je lui pose la moindre question, qu’en dix jours il «s’était fait» une vingtaine de filles. Celui qui se présentait comme un «chasseur de gazelles» était très «content du rapport qualité/prix offert par les Béninoises». Même si l’une des filles s’était révélée un peu décevante, Il était «globalement satisfait de la qualité de la marchandise» et allait recommander la destination à ses amis. Totalement désinhibé, il aurait très bien pu répondre aux questions du magazine 60 millions de consommateurs. Dans un bar de Cotonou, une serveuse gagne 15 euros par mois, dans ces conditions le touriste européen n’a pas de mal à se faire à grande vitesse de nouvelles amitiés.Du Maghreb à l’Afrique de l’ouest, le tourisme sexuel s’est complètement banalisé, d’autant plus vite que l’impunité est grande. Il n’est pas l’apanage des Occidentaux. Les ressortissants des pays du Golfe font eux aussi leur «shopping» en Tunisie, au Maroc et au Sénégal. «Il faudrait être hypocrite pour affirmer ne s’être jamais trouvé dans un restaurant à la mode ou celui ou celle venu(e) du Nord offre un généreux repas à un gamin du coin…mais chut silence! Nous sommes priés de détourner les yeux et de n’en parler qu’à l’abri des murs. Quant à Marrakech…Les récits qui courent au Maroc sur les avanies que subissent des mineurs derrière les murs de certains riads cossus sont épouvantables» souligne Le quotidien d’Oran.Au Sénégal, le tourisme sexuel est devenu une source essentielle d’argent. Dans une station balnéaire telle que Saly (à 80 kilomètres de Dakar), il est très visible. Présente elle aussi, la pédophilie se pratique beaucoup plus discrètement. La justice sénégalaise a arrêté plusieurs pédophiles occidentaux. Dans la Gambie voisine où l’Etat de droit est totalement absent, les pédophiles opèrent bien davantage à leur aise. Selon un rapport de l’UNICEF, «la Gambie est une cible de choix pour les pédophiles. Ils cherchent une destination discrète pour commettre leurs crimes en toute impunité». Ce petit pays est d’autant plus attrayant pour eux que ce qui s’y passe est très peu médiatisé.Une autre étude de l’UNICEF montre que 70% des Gambiens qui travaillent dans le tourisme considèrent que le sexe est l’une des principales motivations des étrangers qui viennent dans le pays et que les jeunes Gambiens «trouvent très chic d’être vus avec des Blancs». Près de 100 000 touristes débarquent chaque année dans ce pays d’un million d’habitants. Il s’agit essentiellement de Britanniques, de Suédois, de Norvégiens, de Danois, de Finlandais, de Néerlandais et d’Allemands. «Dans les hôtels pour touristes de Gambie, à l’heure du petit-déjeuner, on est frappé de voir le nombre de vacanciers célibataires. Des hommes et des femmes, blancs, la cinquantaine ou la soixantaine, assis tout seuls devant leur bol de céréales», rapporte The Guardian. «On se demande qui ils ont laissé derrière eux. L’après-midi, on comprend mieux ce qu’ils attendent en retrouvant les mêmes messieurs autour de la piscine, faisant appliquer de la crème solaire sur leur dos cramoisi par des adolescentes gambiennes habillées en danseuses, l’air tout droit sorties d’un clip de la chanteuse Beyoncé. Quant aux Européennes – que l’on appelle ici des «Marie-Claire» elles sont entourées de trois ou quatre jeunes hommes à dreadlocks. C’est pourquoi une partie de la jeunesse gambienne attend avec impatience les jeudis et les vendredis, jours où les avions partis de Gattwick déversent leur contingent de vacanciers sur la «smiling coast»».La violence symbolique du tourisme sexuelPlus que l’âge des «proies», ce qui choque le plus les populations locales c’est la violence symbolique de cette transaction. «Cela montre que l’argent permet de tout acheter dans l’impunité la plus totale» s’emporte Abdou, un habitant de Saly. Certains gigolos ont fait des fortunes considérables grâce aux Européennes. Ils exhibent fièrement les signes extérieurs de leur richesse. «J’ai trois maisons. La première, c’est une Allemande qui me l’a offerte. La seconde, c’est une Britannique. La troisième, c’est une Suissesse» me déclarait fièrement l’un d’entre eux. Guère difficiles à rencontrer, ils déambulent sur les plages en short et torse nu. Quand ils ne font pas des pompes, ils passent de la pommade -de la crème solaire- sur le dos des Européennes. Leur succès économique fait grincer bien des dents.Depuis que le business du sexe a pris son essor à Saly, le prix de l’immobilier s’est envolé. Du coup, les autres habitants de la région ont de plus en plus de mal à se loger, notamment les pêcheurs. Traditionnellement, cette région côtière vivait de la pêche, or les eaux de la région sont de moins en moins poissonneuses. Du coup, les «hommes de la mer» ont de plus en plus de mal à faire vivre leurs familles, malgré les risques qu’ils prennent. L’étalage de l’argent facile des gigolos les irrite d’autant plus.Dans les boîtes de nuit de la région, les chasseurs de sexe se croient tout permis. Même si une fille est déjà accompagnée, ils lui font des propositions. Si son entourage se révolte, ils deviennent agressifs, sûrs de leur bon droit. Allant jusqu’à dire qu’ils peuvent tout se permettre parce qu’ils travaillent pour des ambassades occidentales. Même si c’est le plus souvent totalement faux. Un argument révélateur d’un état d’esprit et d’un sentiment de toute puissance. «A cause du tourisme sexuel, la haine des Occidentaux gagne du terrain. Des campagnes de presse de plus en plus violentes se développent» souligne Aicha, une habitante de Saly. En terre musulmane, l’étalage de sexe tarifé choque les populations et fait le jeu des islamistes les plus radicaux. Cette arrogance est d’autant plus dangereuse que nombre d’Occidentaux ont décidé de vivre une grande partie de l’année dans ces «paradis ensoleillés». Au Maroc, en Tunisie et au Sénégal, des dizaines de milliers de Français ont pris leur retraite. Il serait regrettable qu’ils fassent les frais des ressentiments populaires.«Le pire, dans l’affaire, avertit l’écrivain algérien Akram Belkaïd, c’est que les peuples notent et enregistrent en silence. Fausse résignation qui, un jour, pourrait se transformer en vengeance physique.»Pierre Malet
Tranches horaires d’exploitation : Les restaurateurs de Saly en croisade pour l’application de la loi
Non contents des restrictions qui leur sont appliquées en ce qui concerne les tranches horaires d’exploitation, les restaurateurs de Saly élèvent la voix pour une application plus rigoureuse des textes en vigueur. Exposés la plupart du temps aux brimades des forces de l’ordre, ces travailleurs souhaitent voir être scrupuleusement respectées les dispositions contenues dans la grande licence d’exploitation leur donnant droit de travailler au-delà de minuit.SALY PORTUDAL - C’est la grogne ces temps chez les restaurateurs établis sur la station balnéaire. C’est que leurs conditions d’existence sur ce haut lieu du tourisme sénégalais se sont beaucoup dégradées. Brimades, arrestations en série sont devenues leur lot quotidien. Les tenanciers de restaurants à Saly sont l’objet de descentes musclées de gendarmes qui leur intiment l’ordre de fermer leurs commerces au-delà de minuit. Une situation qu’ils disent ne pas comprendre du tout.En conférence de presse mercredi, le Collectif des gérants et travailleurs de restaurants a tenu à dénoncer une pratique qu’il assimile à une ineptie. René Sané, porte-parole du jour, pose le problème : ’Nous voulons savoir à quoi nous sert la grande licence’. C’est en fait pour ces restaurateurs où réside le paradoxe car, précisent-ils, ‘il y en a qui ont la même licence que nous, qui s’appelle la grande licence et qui travaillent au-delà de minuit’. A cette question, il n’y a, pour l’instant, pas encore de réponse pour les gérants et autres travailleurs des restaurants de Saly qui sont systématiquement interpellés par la gendarmerie. Et pourtant, rappelle leur porte-parole, ‘avant d’avoir cette licence, on nous disait qu’avec cette licence, on peut travailler tard’.Face à tous ces désagréments, les restaurateurs veulent tout au moins que les autorités leur tiennent un langage de vérité, pour leur permettre de savoir à quoi s’en tenir. ’Notre problème, c’est de savoir maintenant où est-ce qu’on veut aller, comment est-ce qu’on va travailler’, assène René Sané.Après avoir regretté les multiples cas d’interpellation notés chez ses collègues, René Sané révèlera que la réunion de ce mercredi avait pour objectif, entre autres, de ‘faire part à tous les restaurateurs de Saly pour qu’ils fassent un bloc’. Pour notre interlocuteur, ‘l’arrestation de nos collègues et restaurateurs au sein même de nos établissements est devenue un phénomène récurrent’. Une raison sans doute pour eux d’élever la voix ‘afin de trouver une solution à ces interpellations de la gendarmerie’.Cette réunion est intervenu au moment du procès de restaurateurs interpellés par la gendarmerie, pour la bonne raison, tonne le Collectif des gérants et travailleurs de restaurant ‘qu’ils entendent travailler au-delà de minuit conformément à l’esprit de la grande licence qu’ils détiennent’. En attendant, ce désarroi noté chez certains restaurateurs de Saly, victimes de ‘discrimination’, pourrait nuire à l’économie de la station balnéaire en ce début de saison touristique 2009-2010. Il urge pour les autorités de réserver au traitement de ce dossier tout le sérieux qu’il mérite.Pape Mbar FAYE
Transport aérien : Sénégal Airlines s’envole en 2010
Le démarrage des activités de la nouvelle compagnie Sénégal Airlines est annoncé pour le début de l’année. La remplaçante d’Air Sénégal International se veut compétitive et viable.La compagnie aérienne nationale qui succède à Air Sénégal International démarre ses activités en début 2010, note un communiqué de presse. Le siège de Sénégal Airlines dont l’actionnariat est majoritairement constitué de privés sera à Dakar. ‘Le début des vols devrait s’effectuer au début de l’année 2010 et la compagnie va opérer avec une flotte qui desservira l’Afrique et l’Europe’ indique le texte. Au niveau national, la compagnie sera une division de la holding Groupe Air Sénégal (Gas). La composition de la flotte n’est, cependant, pas encore connue. Le ministre en charge des Transports, cité par le texte, déclare : ‘Senegal Airlines est une compagnie d’une importance nationale et sera un des instruments-clés pour le développement de notre pays et de l’économie, du tourisme, du commerce et de l’industrie’. Il estime en outre, que la réussite de la compagnie ‘renforcera la place de leader du Sénégal en Afrique de l’Ouest et dans le continent’. Il annonce un service de qualité vers toutes les dessertes afin de permettre à la compagnie de soutenir la concurrence. Toutefois, assure le ministre, le gouvernement ne s’impliquera pas dans les activités quotidiennes de la compagnie, dont l’objectif est d’attirer et de gagner des parts de marché à travers des méthodes commerciales. ‘Nous aidons à la mise en place de la compagnie, et l’Etat aura quelques actions, mais Sénégal Airlines est une compagnie du secteur privé qui sera guidée par la loi du marché qu’elle sert’, a expliqué Karim Wade.La participation des responsables de Senegal Airlines est annoncée au Salon de Dubai prévu du 15 au 19 novembre prochain. Vers la fin du premier semestre de 2009, en pleine crise, les deux actionnaires (le Sénégal et la Ram) d’ Air Sénégal International avaient conclu le redéploiement du personnel de la compagnie mixte Asi au sein des sociétés opérant sur la plate-forme aéroportuaire de Dakar et/ou de la Ram, voire de la nouvelle compagnie aérienne qui sera créée au Sénégal. Il avait été décidé, également, que la compagnie nationale sera créée avec le concours du partenaire marocain, ‘sans aucune participation’ au capital. Le communiqué issu de la signature de l’accord sénégalo-marocain notait que ‘l’Etat a demandé à un pool de banques d’affaires sénégalaises de piloter le processus et mobiliser les capitaux nécessaires. Le capital de la Nouvelle Société sera ouvert aux travailleurs. Les Marocains apporteront un concours sous la forme d’une mise à la disposition de la nouvelle compagnie, des avions actuellement immobilisés sur la plateforme aéroportuaire de Dakar (le Dash 8 Q300 et le Boeing 737 700) et leur maintien en parfait état opérationnel’. Le Sénégal comptait, en outre sur ‘le concours actif de la Ram auprès des organismes compétents, afin de permettre à la nouvelle compagnie d’obtenir un code Iata (International Air Transport Association) indispensable à toute activité commerciale de transport aérien’.Khady BAKHOUM
La compagnie Française Axis affrétée par Point Afrique, assurera à partir du 20 décembre prochain une liaison hebdomadaire entre Paris et St Louis.Aller à Saint-Louis directement depuis Paris est de nouveau possible, ce qui n’était plus le cas depuis 2004. Cette desserte sera assurée, dans un premier temps, jusqu’au mois de mars 2010.Les vols suivront la trajectoire Paris Saint-Louis /Saint-Louis Atar (Mauritanie) Paris.Départ du dimanche au dimanche pour Roissy Charles-de-Gaulles et arrivée à Saint-Louis pour le prix exceptionnel de 550 euros (360 000 F CFA), A/R.Info & réservation : Clicquer sur la photo
Carte pratique du sénégalUne nouveauté sur le site "ausenegal.com"Clicquer sur la carte ci-dessous
Parcourez au hasard ou par thématiques les richesses de ce vaste territoire. Cliquez sur les points de la carte pour afficher les fiches liées contenant des informations pratiques, coordonnées et liens ciblés. Une astuce : zoomez directement sur le lieu que vous avez choisi en cliquant sur la puce à gauche de son nom !Affichez la carte en mode « plan » et alternez facilement entre les différentes vues. La vue satellite est conseillée pour les régions du Sénégal encore mal cartographiées, comme la région de Saint-Louis par exemple.Pour passer en mode plein écran, cliquez sur la petite icône dans la barre de navigation à droite.Revenez souvent, la carte est mise à jour au quotidien et des nouveaux points sont ajoutés constamment !
Résidences en sursis au Sénégal RESIDENCES MENACEES DE SAISIE PAR LA DOUANE : La panique s’empare des propriétaires des villas de Saly Le contentieux fiscal entre la Douane et les promoteurs des Résidences «Mar-y-Sol», «Alisées» et «Mangroves» est en train de créer une véritable panique chez des acquéreurs de villas à Saly. Déclarés à usage touristique, ces réceptifs ont été détournés de leur objectifs de départ, à découvert la Douane sénégalaise. C’est à sauve-qui-peut chez les acquéreurs des villas des Résidences «Mar-y-Sol», «Alisées» et «Mangroves» dans la station balnéaire de Saly. En cause, le contentieux fiscal opposant la Douane sénégalaise aux promoteurs de ces résidences accusés de fraude sur la destination (détournement de destination privilégiée) des réceptifs hôteliers. D’aucuns parlent d’une cinquantaine de villas.Pour rappel, dans l’optique de booster le tourisme local et favoriser la création d’entreprises, l’Etat du Sénégal avait, par le biais de l’Agence de promotion de l’investissement et des grands travaux (Apix), délivré des agréments d’exploitation à ces promoteurs hôteliers. Ces actes étaient assortis d’exonérations durant les chantiers de constructions des villas. C’est ainsi que les villages touristiques, qui avaient commencé à s’installer vers 1994 avec «Alisée» et le promoteur Ives Trenet comme pionnier, ont poussé comme des champignons depuis l’alternance, avec les facilités d’investissements accordées. Ces résidences ont fait l’objet de beaucoup de convoitises de la part des touristes. Les promoteurs se sont mis à les vendre à prix d’or, avec d’immense plus-value. Il s’agit, en fait, de 48 villas cédées à 120 millions FCfa l’unité.17 milliards de perteSuite à une enquête de l’Inspection générale des finances (Igf), la Douane a découvert la supercherie et confondu les sociétés promotrices «Alisées», «Mar-y-Sol» et «Mangroves». Le micmac aurait fait perdre 17 milliards FCfa de recettes à l’Etat du Sénégal. L’affaire avec «Mar-y-Sol» a terminé en justice, sur fond de contentieux entre Corinne Picard et Alain Dacosta, un de ses coassociés dans la société qui est accusé d’avoir discrètement vendu parallèlement des villas et pour son propre compte. Alors que Corinne Picard faisait seule face au juge après que la Douane lui eut infligé une amende de 7 milliards FCfa, M. Dacosta aurait filé au Portugal. Les autres promoteurs ? Dominique Bugeaud, associé de «Mar-y-Sol», et Yves Trenet, promoteur des «Alisées», auraient aussi quitté le pays. Guy Stephan parmi les acquéreursAujourd’hui, les victimes roulées dans la farine par ce dernier font face à une procédure d’expulsion par voie d’huissier. Au total, cinq personnes sont tombées dans le traquenard de Dacosta. Parmi les acquéreurs, il y a Guy Stephan, ancien entraîneur des «Lions» de football du Sénégal, Frank Zeytoun, un avocat de Versailles en France, et des autorités sénégalaises et françaises. Et de crainte d’être mêlés à cette affaire, nombres d’entre eux sont en train de se débarrasser de leurs villas en les revendant. D’autres propriétaires trouvés sur place confient leur peur de tout perdre au Sénégal après des années de labeur en Europe. Certains affirment avoir tout vendu en France pour s’installer au Sénégal ; d’autres disent avoir contracté des prêts auprès de banques. Tous sont dans l’expectative et prétendent avoir eu vent de cette affaire par le canal de la presse. Depuis la semaine dernière, des acquéreurs de villas, dont des boss et un magistrat Français, ont débarqué à Saly. A «Mar-y-Sol comme aux «Alisées», ils n’ont pas trouvé d’interlocuteur capable de les élucider. Philippe Médard, responsable du Syndic de «Mar-y-Sol» et de «Alisées», est aux abonnés absents et se trouverait hors du territoire. «C’est la seule personne susceptible de donner des informations concernant cette affaire», selon son Adjoint qui dit ignorer les tenants et les aboutissants de ce contentieux. Les propriétaires de résidences menacent de saisir les autorités étatiques et diplomatiques pour défendre leurs intérêts. Ils attendent juste d’être officiellement saisis. Alioune DIOP
Le Sénégal en passe d'atteindre ses objectifs de reboisement
Les précipitations qui s'abattent régulièrement sur la mangrove sénégalaise pendant la saison des pluies ne détournent pas les villageois de Mbisel de leur travail. Courbés, les pieds dans la vase, ils plantent tous les deux pas des propagules, sortes de grands haricots verts récoltés sur les palétuviers. Car ces habitants du delta du Saloum, au sud de Dakar, en sont désormais persuadés : il est urgent de reboiser. La forêt du Sénégal a souffert de surexploitation pendant plusieurs décennies, au cours desquelles les arbres ont été utilisés comme bois d'oeuvre ou comme matière première du charbon de bois. La situation est la même en Casamance, au sud du pays, où la moitié des mangroves (soit 75.000 hectares) ont disparu au cours des trente dernières années. Or cet écosystème typique, fait d'îlots de palétuviers peuplés d'une faune abondante, est garant de la santé écologique de la région. « Sans mangrove, l'eau devient trop salée pour la culture du riz, les poissons perdent un lieu où se reproduire et grandir, les sols s'appauvrissent », explique Haïdar el-Ali, le fondateur d'Océanium, l'association de protection de l'environnement de l'Afrique de l'Ouest, basée à Dakar.« Quand j'étais enfant, je pêchais les poissons avec une flèche. Maintenant, ce n'est plus possible », témoigne Abdoulaye Tonké Sadio, un habitant de Tobor, en Casamance.Pour inverser cette tendance, Océanium a lancé une première campagne de reboisement dans ce village en 2006 et 65.000 palétuviers ont été plantés. L'association a emporté l'adhésion des populations : « Le reboisement est devenu la troisième religion à Tobor. Il est prêché à la mosquée et dans les églises »,s'enthousiasme un villageois. Fort du succès rencontré (le taux de reprise des semences a atteint 85 %), Océanium a étendu son action à une dizaine de villages l'année suivante, qui a vu la plantation de 500.000 palétuviers. L'an dernier, le nombre de propagules plantées a atteint 6,3 millions et l'objectif 2009 a été fixé à 30 millions d'arbres, soit 6.000 hectares de mangrove.biodiversité La biodiversité se refait une santéAu total, 400 villages ont été sensibilisés, au Sénégal, mais aussi dans le delta de Gambie et au nord de la Guinée-Bissau. « Pour adhérer à cette campagne, il est impératif que les communautés locales soient les initiatrices et les gestionnaires du reboisement », analyse Jean Goepp, le coordonnateur des projets d'Océanium, qui se félicite des résultats tangibles en termes de biodiversité : le nombre d'espèces de poissons présentes dans la région du Saloum est remontée à 76, contre 51 il y a six ans. Au-delà de la régénération d'un écosystème, la restauration de la mangrove permet de minimiser les changements climatiques mondiaux en augmentant les capacités de stockage de dioxyde de carbone (lire ci-dessous). « La mangrove est un très bon puits à CO2 car elle est composée à 90 % de carbone et exploitable sur de grandes surfaces. De plus, les forêts humides ne sont menacées ni par les feux de brousse ni par les divagations du bétail », poursuit Jean Goepp. « Sur le modèle de ce qui existe déjà pour les forêts classiques, il s'agit de faire reconnaître la contribution des zones humides au cycle du carbone et leur capacité à séquestrer des quantités importantes de CO2 », détaille Bernard Giraud, responsable du développement durable chez Danone, partenaire d'Océanium. Le financement relève du Fonds Danone pour la nature, créé fin 2008 et doté au total de 3 millions d'euros cette année. Un montant qui pourra évoluer en fonction des résultats obtenus.Pour l'industriel, ces actions sont à double visée : elles offrent un volet social, mais doivent rapporter à l'entreprise. « Les opérations carbone ne doivent pas être exclusivement financières. Il faut un projet humain. Dans le cas d'Evian, notre métier consiste à travailler avec des ressources en eau qui doivent être protégées, tout comme la mangrove doit être préservée. Mais la restauration de cet écosystème peut aussi contribuer à la neutralité de nos marques en carbone. Il y a donc bien un retour business », explique Bernard Giraud.
Drôle de cadeau du Sénégal au FMI Le président Wade confirme avoir offert 133 000 euros à un représentant du FMI Le Président sénégalais Abdoulaye Wade a confirmé au Fonds monétaire international (FMI) avoir fait remettre près de 133 000 euros au représentant du FMI à Dakar, comme un "cadeau d’adieu", a annoncé ce lundi l’institution financière, rapporte TV5 Monde. "Le Président du Sénégal a confirmé au FMI avoir organisé la remise d’un cadeau en argent à M. Segura [ancien représentant du FMI à Dakar]", précise un communiqué de l’organisation internationale. C’est la première fois que le FMI donne sa version de l’histoire qui remonte au 25 septembre dernier, jour où M. Segura, après avoir dîné avec le Président Wade, s’était vu remettre un "cadeau d’adieu", en l’occurrence une forte somme d’argent en euros et dollars américains. Ce que l’opposition sénégalaise avait aussitôt dénoncé comme "une tentative de corruption".
Reportage de TF1 sur les enfants Talibé du Sénégal, exploités par les "Marabouts"...(pour couper le son de la musique de ce blog, aller clicquer sur le lecteur en bas de la colonne de droite)
Echange de tirs entre l'armée et des rebelles en Casamance
Un échange de tirs entre l'armée sénégalaise et des rebelles présumés a eu lieu jeudi près de Ziguinchor, plus importante ville de Casamance (sud du pays), a-t-on appris de source militaire."Une position de l'armée a été attaquée jeudi matin par des éléments non identifiés supposés appartenir au Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC, mouvement indépendantiste lancé en 1982)", a déclaré à l'AFP une source militaire locale sous couvert de l'anonymat."L'armée a aussitôt riposté, obligeant les assaillants à un repli", a-t-elle ajouté. Cet accrochage s'est produit à Djibelord, à cinq kilomètres au sud-ouest de Ziguinchor.Joint par l'AFP à Dakar, un responsable de la Direction des relations publiques de l'armée (Dirpa) a confirmé "un échange de tirs au fusil, un +harcèlement+"."Nous étions en train de nous mettre en position. Il n'y a pas eu de mort, ni de blessé", a-t-il assuré.Début octobre, dans la même zone l'attaque d'un taxi collectif par des hommes armés supposés appartenir à la rébellion indépendantiste en Casamance avait fait un mort et un blessé.Puis le lendemain de cette attaque, le 2 octobre, six soldats avaient été tués lors d'une embuscade tendue à un véhicule militaire dans le sud du département de Sédhiou, près de la frontière avec la Guinée-Bissau.Une source militaire locale l'avait attribuée à "des éléments armés supposés appartenir au MFDC". Il s'agissait des plus lourdes pertes subies par l'armée en trois ans.Ces violences surviennent dans un contexte de reprise des hostilités en Casamance ces derniers mois entre des rebelles et l'armée, en dépit de l'accord général de paix" conclu en 2004.
Le parc national du Siné-Saloum, dans le sud-ouest du pays, abrite l’une des plus impressionnantes réserves au monde dans un espace naturel féérique
Un labyrinthe d’îles formé par le fleuve. Une végétation luxuriante. Un calme absolu et une impression d’immensité. Le delta du Siné-Saloum, région côtière du sud-ouest du Sénégal à la frontière avec la Gambie, est le royaume des oiseaux.
Situé seulement à 270 kilomètres de Dakar, il ne faut pas moins de cinq heures de voiture pour rejoindre le delta. Une seule route y conduit, avec son lot de camions chargés, ses réguliers contrôles de police et, pour les derniers kilomètres, une piste de sable plus trouée qu’un morceau de gruyère. Mais à l’arrivée, c’est l’émerveillement.
Sur 180 000 hectares, le Siné-Saloum oscille entre fleuve, terre et océan. S’y mêlent palmeraies, marais salants, savane, lagunes et forêts de palétuviers, ces arbres tropicaux qui poussent dans les marais. Les deux fleuves, le Siné venant du nord et le Saloum de l’est, se rejoignent à Foundiougne, un ancien avant-poste colonial.
Puis, sur plus de 40 kilomètres, le fleuve dessine environ 200 îles, avant de se jeter dans l’océan Atlantique. Le delta, qui abrite le deuxième parc national du pays, s’étend sur 76 000 hectares. On y croise des tortues de mer, des dauphins, des phacochères et des hyènes. Mais surtout des milliers d’oiseaux : le parc en accueille plus de 250 espèces, du pélican au goéland en passant par la gracieuse aigrette.
70 000 nids sur l’île Pas étonnant, donc, si l’île la plus connue dans la région s’appelle l’île aux Oiseaux. Elle se situe au large du delta, à une heure et demie de pirogue. En chemin, le bateau s’arrête pour observer deux pélicans sur un banc de sable ou des aigles palmistes perchés sur une branche. Bientôt, la fameuse île apparaît. Un ballet de plumes blanches et noires avec des pointes jaunes pour les becs. Des cris puissants et incessants. Des oiseaux par milliers.
« L’île est classée au patrimoine mondial de l’Unesco, car elle abrite la plus grande colonie de nidification de sternes royales au monde, explique Max, le guide. Il y a aussi des sternes caspiennes, des goélands rayés et des mouettes à tête grise, la seule espèce sédentaire. Les autres viennent se reproduire ici et repartent ensuite en Europe. »
Et les oiseaux n’ont aucun mal à retrouver leurs petits parmi les 70 000 nids que compte l’île ! Max nous rappelle à l’ordre, il faut déjà partir pour ne pas trop les perturber. Lui peut rester un mois sur l’île, coupé du monde, pour surveiller et observer les oiseaux.
À la descente du bateau, Simone et Alain Goetghebuer, un couple de Belges, nous accueillent. Ils sont propriétaires de l’hôtel Keur Saloum, installé sur un bras du fleuve, dans le village de Toubacouta. Devant un plat d’huîtres grillées, ils racontent qu’ils sont venus en vacances ici il y a dix ans pour voir les oiseaux et qu’ils sont tombés amoureux de l’endroit.
Scènes de ménage entre amis oiseaux Depuis, ils ont racheté l’hôtel et ont construit 48 chambres, en forme de huttes, avec climatisation et douche, et ajouté une piscine. L’idée était d’offrir un accueil de qualité tout en respectant l’environnement – l’hôtel utilise des énergies renouvelables – et en proposant d’observer la nature. L’écotourisme et la rencontre des populations locales, c’est aussi le choix d’Olivier Théry, directeur du tour-opérateur Chemins de sable et organisateur du voyage.
Au Sénégal, le voyage ornithologique peut être une immersion dans le delta du Siné-Saloum, dans le parc du Djoudj ou un mélange des deux. Dans le Siné-Saloum, Olivier Théry a un allié tout trouvé avec le couple d’hôteliers. Ces derniers ont créé une association de promotion du delta et participent à des projets de développement du village.
« Il y a beaucoup à faire, même si nous proposons déjà une longue liste d’activités », insiste Alain Goetghebuer. Outre la visite du village et des parties de pêches dans les eaux très poissonneuses du delta, il y a un ultime rendez-vous à ne pas manquer, le Reposoir.
Cette minuscule île enclavée et recouverte de mangroves est la chambre à coucher des hérons, aigrettes et autres oiseaux. On s’approche, le moteur de la pirogue coupé, pour les observer de près. Avant le coucher du soleil, vers 18 heures, ils se retrouvent sur l’île. Débutent alors les bagarres pour les meilleures places, les scènes de ménage et des discussions acharnées entre amis oiseaux. Un autre moment drôle, magique et étonnant dans cet écrin de verdure. Estelle MAUSSION, au parc national du Siné-Saloum
SAISON TOURISTIQUE ET HOTELIERE 2009-2010 Lueur d’espoir à Saly, pessimisme à Cap Skiring et Saint-Louis
Le secteur touristique va mal. Le large tour d’horizon effectué par nos confrères de la radio Sud Fm, après l’ouverture de la présente saison, le 20 octobre 2009, dans les cites touristiques les plus représentatifs du secteur, a permis de s’en rendre compte. Les fortunes sont diverses. Au moment où les acteurs de Saly Portudal (Mbour) nourrissent encore de l’espoir, ceux de Cap Skiring (Sud) et Saint-Louis (Nord) l’appréhendent avec beaucoup de doutes.
La saison touristique a démarré ce 20 octobre dernier. A Saly Portudal déjà des réparations, réfections et entretiens ont eu lieu dans bien des réceptifs pour mieux séduire la clientèle. Ce qui, selon nos confrères de Sud Fm, témoigne que la station balnéaire de Saly regagne la confiance des tours operators après des menaces de rupture de contrat avec certains réceptifs hôteliers due à l’avancée de la mer. Une avancée stoppée après les travaux d’urgence effectués sur le littorale qui les ont convaincu. Les premiers touristes sont même attendus.
Selon Awa Thiaw, correspondante de la radio à Mbour : « En août dernier, la station balnéaire de Saly, la principale zone touristique du pays, avait connu d’énormes dégâts dus à l’avancée de la mer. Le village traditionnel de Saly de même que certains réceptifs étaient menacés de disparition. Du coup, les populations du village s’agitaient du côté des hôteliers dont certains promettaient d’ériger leur propre digue de protection pour sauver les milliards d’investissement. Certains tours opérators étaient au bord de la rupture avec les réceptifs. Après la visite du ministre d’Etat, ministre de l’environnement, une équipe du Géni militaire de l’armée sénégalaise a été déployée sur le terrain pour des mesures d’urgences. En deux mois, cette équipe a réussi à écarter le danger avec un enrochement et ensablement d’une partie du littorale au grand bonheur des hôteliers qui affichent le sourire. Du coup les relations avec les tours operators se sont rétablies ». Au micro de notre consœur, Pathé Dia, directeur de l’hôtel Téranga Saly affirme : « Nous étions au bord de la rupture avec les tours operators. Ils ont envoyé des agences pour vérifier et le constat est unanime. Téranga a repris sa plage donc le village n’est pas détruit parce qu’il faut tenir en compte, qu’avec le tour operatore, il est absolument à la sauvegarde du village. Il ne tient pas uniquement aux intérêts des hôteliers. Ils ont visité le littorale et le village. Ils ont vu que les travaux étaient en cours et ils ont entière satisfaction. Du coup les contrats étaient renouvelés à partir du 22 octobre, nous commençons normalement la saison ».
Quand le Sud perd le nord
Si les acteurs du tourisme à Mbour semblent nourrir beaucoup d’optimisme pour cette présente saison, telle n’est pas le cas pour ceux de la région du Sud du Sénégal. Le secteur touristique de la Casamance traverse d’énormes difficultés. « Pessimisme », c’est le sentiment le plus partagé par les acteurs et les professionnels du secteur en Casamance qui appréhendent avec beaucoup de doutes cette présente saison qui démarre. Nos confrères de Sud Fm constatent que l’absence de la desserte aérienne vers la région et l’insécurité, en sont les causes principales. « Le secteur vit ses heures les plus sombres ». C’est la remarque faite par le correspondant de la radio à Ziguinchor.
Pour Ignace Ndèye : « Le tourisme en Casamance connaît des hauts et des bas depuis plusieurs années mais l’accumulation d’événements malheureux ces derniers temps, appliquée à l’absence de réactions rapides et positives des autorités poussent aujourd’hui les professionnels, les travailleurs et les populations à envisager cette saison touristique avec un grand pessimisme ». Le correspondant de Sud Fm d’ajouter : « Les craintes ne manquent pas pour ces acteurs du tourisme qui parlent déjà de désastre de cette saison touristique et hôtelière 2009-2010. Absence de vols sur Ziguinchor et fermeture de la piste d’Abéné accentuent les inquiétudes des professionnels du tourisme qui demandent également la baisse de la TVA pour limiter la fermeture des hôtels en Casamance ».
A son micro, Augustin Diatta, un hôtelier établi dans la zone, affirme : « On ne demande qu’une chose c’est une aide de l’Etat sur le plan du transport. Un seul bateau est insuffisant. Air Sénégal ne fonctionne plus donc aucune solution de rechange ». Ce dernier estime : « Il faut voir la possibilité de mettre d’autres moyens pour nous aider à essayer de développer ce tourisme, poumon de l’économie de notre région ».
Notre confrère considère que la desserte aérienne est une urgence aujourd’hui pour surtout rassurer le régional du tourisme à Ziguinchor, Tékhé Faye qui parle d’obstacle de taille. Ce dernier a affirmé à son micro que : « En effet, c’est un soucie pour la région actuellement mais je pense que les autorités sont en train de travailler dans ce sens. C’est assez urgent de mettre un avion à disposition sur la desserte Casamance pour pouvoir acheminer les clients ». « Club Med locomotive du tourisme dans le secteur touristique en Cap Skiring. Les responsables de ce cite assurent qu’ils vont démarrer en mi-février pour aller jusqu’à mi-mai », a t’il ajouté.
Le correspondant de Sud Fm a également constaté que « le tourisme touché par cette panoplie de difficultés, l’artisanat l’est encore plus malheureusement comme en atteste d’ailleurs la récente marche organisée par les artisans de la région de Ziguinchor qui n’ont pas manqué de décrier leurs conditions de vie difficile ». Cette situation peut reluisante fait dire à Ignace Ndèye qu’ « aujourd’hui, le tourisme en Casamance bat de l’aile au grand dame des 45 mille personnes qui vivent des retomber de ce secteur dans la région sud ».
Quand le désenclavement noie Saint-Louis
La même agonie qui tenaille le tourisme de la zone sud semble ne pas épargner celui de la zone nord. Comme l’ont constaté nos confrères de Sud Fm, « l’arrêt des vols charters causent également beaucoup de difficultés au secteur du tourisme à Saint-Louis du Sénégal ». Selon eux, les acteurs se plaignent également de l’enclavement de la région. Conséquence, l’objectif d’atteindre 50 mille touristes par ans n’est pas pour le moment possible. Comme l’a diagnostiqué Babacar Ndao, un de leurs correspondants à Saint-Louis qui a affirmé : « Le tourisme connaît des difficultés à Saint-Louis. Les techniciens du secteur l’ont affirmé sans ambages ». Et pour cause : « Déjà Saint-Louis est une ville enclavée ; pour que les gens viennent, ils sont obligés de faire au moins deux jours de voyage. Entre Dakar et la vielle ville, ils mettront pratiquement sept heures pour venir et sept autres heures pour rentrer. Donc ça leur fait perdre pratiquement deux jours. Il n’y a pas d’avion et le seul avion qu’on avait était un vol hebdomadaire chaque mercredi et qui a arrêté depuis le mois de septembre passé. Là c’est un handicape majeur puisse qu’il n’y a pas de bateau qui rallie les deux capitales », relate avec amertume un des techniciens du tourisme interrogé par notre confrère.
Sur la même lancée, un agent touristique du nom de Amadou Niasse, établi à Saint-Louis, lui confie que « les professionnels du tourisme ne cessent de décrier cette situation accentuée par la conjoncture économique mondiale avec des pertes énormes d’emplois d’où de nouvelles mesures ». Par cette occasion, on peut rappeler que face à la presse le dimanche 27 septembre 2009, dans le cadre de la commémoration e la journée mondiale du tourisme, le Ministre de tutelle avait fait savoir qu’ « avec la crise, le volume des touristes au Sénégal a baissé de 2,5% ». Par la même occasion, M. Thierno Lô avait reconnu qu’« il faut un cadre d’investissement sain pour protéger les investisseurs étrangers qui veulent s’établir au Sénégal ».
Dans cet ordre d’idée, Amadou Niasse, agent touristique à Saint-Louis a confié à Babacar Ndao, l’un des correspondants de Sud Fm dans la vieille ville : « la promotion touristique devrait être beaucoup plus dynamique que cela parce que beaucoup de touristes interrogés vous diront qu’ils connaissent Saint-Louis, parce que soit ils ont été au Sénégal, sinon c’est le bouche à oreille. Donc il y a beaucoup d’efforts à faire au niveau de la promotion qui est encore timide ». Ce dernier estime qu’ « on pourrait dépasser les arrivées que nous avons actuellement à Saint-Louis parce qu’on tourne autour de 50 mille visiteurs par ans. On peut facilement doubler ce chiffre et également augmenter la durée de séjour de ces touristes si vraiment il y avait une promotion beaucoup plus cohérente tournant autour des professionnels et par rapport à ce qu’on a comme activité de la région parce qu’on a pleines de choses à Saint-Louis. On parle souvent des réserves naturelles, la vallée du fleuve, les animations… Il y’a de réelles possibilités de développer ce secteur pour qu’au moins on tourne dix mois sur douze ».
Malgré ce tableau sombre peint sur du secteur, pourtant le tourisme occupe une place de choix dans l’économie de la vieille ville à côté de la pêche et de l’agriculture. Pour ainsi jouer ce rôle, rapporte le correspondant de Sud Fm, « les techniciens estiment qu’il urge de reprendre le secteur en main ». Ceci, certainement, en attendant d’y voire plus claire avec la mise en œuvre des neuf mesures que le Ministre du Tourisme avait récemment annoncé et qui sont entre autres : l’assainissement du secteur, diversification des produits touristiques, promotion du secteur, baisse de la Tva… Bakary DABO
Ouverture de la saison touristique Près de 150 000 touristes attendus au niveau de la station de Saly C’est aujourd’hui que la saison touristique démarre officiellement au Sénégal sur la Petite côte où sont installés une bonne partie des réceptifs hôteliers. Cette année, comme les autres années, on attend à recevoir 150 000 touristes. De l’avis des acteurs du tourisme, ces dernières années, le secteur traverse une crise structurelle, malgré sa position de deuxième pilier de l’économie sénégalaise après la pêche. Une situation qui contraste véritablement avec la politique de construction tous azimuts de nouveaux hôtels alors que le nombre de touristes qui rentrent chaque année au Sénégal se réduit comme peau de chagrin du fait de l’effet cumulé de plusieurs facteurs endogènes et exogènes.Sur la Petite Côte, zone dédiée au tourisme balnéaire par excellence, les hôtels n’affichent plus complet même en période de haute saison touristique, c’est-à-dire entre novembre, décembre et janvier. C’est la raison pour laquelle, à l’orée de l’ouverture de la nouvelle saison touristique qui débute aujourd’hui, certains acteurs du secteur affichent un optimisme mesuré. Bien plus, ils sont partagés entre doute et espoir quant au déroulement de la nouvelle saison même s’ils s’accordent à dire que certains tours opérateurs ont renouvelé leurs contrats avec des hôtels de la Petite Côte dont Mbour est le point névralgique. Comme les autres années, tout laisse croire que ce ne sera pas le grand rush au niveau de la station balnéaire de Saly. Selon Boubacar Sabaly, secrétaire général du Syndicat d’initiative du tourisme de Mbour, officiellement, il y a 380 000 visiteurs qui viennent pour le tourisme balnéaire au Sénégal. Parmi eux 150 000 touristes jettent leur dévolu sur les belles plages et le soleil de Saly Portugal. Et selon le secrétaire général du Syndicat d’initiative du tourisme de Mbour, citant toujours les statistiques officielles, en tout et pour tout, ce sont 850 000 touristes qui viennent chaque année au Sénégal. Avant de faire cette précision de taille : ‘il y a dans ce chiffre du tout venant. Les 40 % au moins sont constitués de la diaspora sénégalaise’ qui revient au pays après un long séjour à l’étranger pour des vacances, ou à l’occasion du grand Magal de Touba ou du Gamou de Tivaouane.Parmi les causes explicatives de ce manque d’attractivité de notre pays sur le plan touristique, Boubacar Sabaly pointe du doigt l’absence d’une bonne politique de communication et de promotion de la destination Sénégal à l’étranger. ‘On ne met pas suffisamment de moyens dans la communication et la promotion de la destination Sénégal. Notre atout c’est le tourisme balnéaire. Il y a aussi que certaines zones comme le parc de Djoudj et la Casamance ne sont pas bien vendues’, dit-il. Bien plus, ce dernier ne s’explique, d’ailleurs, pas le fait que l’activité touristique n’est pas valorisée durant toute l’année au Sénégal. ‘On continue encore de considérer les mois de juillet, août et septembre, comme étant la saison morte dans le tourisme au Sénégal. Ce qui n’a pas sa raison d’être. C’est un facteur bloquant pour le développement du secteur touristique’, dit-il.Un avis que partage Pathé Dia, directeur d’hôtel à Saly. Selon ce dernier, les autres facteurs bloquant le développement du secteur touristique sont : la taxe aéroportuaire qui est très élevée au niveau du Sénégal ainsi que la prolifération des résidences, auberges et autres. Et d’après ces acteurs du tourisme, si rien n’est fait pour trouver des solutions à ces problèmes, le secteur touristique, premier pourvoyeur d’emplois et de devises, pour notre pays risque de connaître des lendemains difficiles avec des conséquences socio-économiques qu’on ne soupçonne même pas.
Sénégal: une compagnie aérienne française va desservir la Casamance
Une compagnie aérienne française, XL Airways, assurera à partir du 24 octobre la desserte entre Paris et la Casamance, région enclavée du sud du Sénégal, a-t-on appris jeudi à Dakar auprès du ministère des Transports aériens."Une compagnie aérienne, XL Airways, va faire la liaison Paris-Dakar-Cap Skirring (plus importante station balnéaire en Casamance)", a déclaré à l'AFP le conseiller en communication du ministère des Transports aériens, Madior Sylla. "Elle doit démarrer à partir du 24 octobre", a-t-il ajouté.XL Airways a obtenu le droit "d'exploiter commercialement les droits de trafic entre Dakar et Cap Skirring", a précisé à l'AFP le directeur du Transport aérien, Mansour Sy.Ce droit est "valable jusqu'à la création d'une nouvelle compagnie" aérienne sénégalaise, a-t-il ajouté.Selon une source syndicale anonyme, "Air Sénégal international (ASI, qui était détenue à 51% par Royal Air Maroc, RAM) avait l'exclusivité des vols sur la Casamance en haute saison. Aucune autre compagnie n'avait le droit de prendre des passagers de Dakar à Ziguinchor".ASI a cessé ses activités en avril en raison de graves difficultés financières. Depuis cette date, "il n'y a plus de vols commerciaux vers la Casamance", a souligné ce syndicaliste."Pour assurer la promotion du tourisme, l'Etat a autorisé des compagnies charter à assurer la desserte de cette région", a-t-il assuré.Selon le ministère des Transports aériens, la création d'une nouvelle compagnie aérienne sénégalaise pour remplacer Air Sénégal international "est en bonne voie".Xl Airways a été créée en 1995 et "exploite des vols affrétés et/ou réguliers sur des destinations moyen courrier (bassin méditerranéen) et long courrier (République Dominicaine, Mexique, Maldives, Thaïlande)", indique le site internet de la compagnie.
SERIE DE MORTS D’EUROPEENS : Voir le Sénégal... et mourir
La mort du cycliste Frank Vandenbroucke dans une auberge à Saly n’a pas encore révélé tous ses secrets qu’une Française de 38 ans meurt par électrocution dans la station balnéaire. Avant cela, nombre de «blancs» ont tiré leur révérence au Sénégal. Par assassinat ou «mort naturelle». Le Sénégal, «pays de la Téranga», est-il en passe de devenir, également, un «mouroir pour les Européens» ?Réputé terre d’accueil par la clémence de son climat, l’esprit ouvert et pacifique de ses populations, ses stations balnéaires paradisiaques et ses kilomètres de côte, le Sénégal accueille, depuis toujours, des touristes venus d’horizons divers. Si certains y passent des vacances de quelques jours avant de rentrer chez eux, d’autres s’installent effectivement au Sénégal après leur retraite. Mais, comme dans la vie, il n’y a pas que du bonheur, le malheur frappe, quelquefois, à la porte de ces pèlerins du … bonheur. La grande faucheuse a ainsi surpris beaucoup d’Européens au Sénégal.Vandenbroucke meurt dans une auberge à Saly, à 34 ans La mort du cycliste belge, Frank Vandenbroucke, est encore fraîche dans les mémoires. Arrivé dimanche 11 octobre 2009 au Sénégal pour des vacances de 10 jours, le coureur est décédé le lendemain, lundi, à l’auberge «La Maison Bleue» où il s’était rendu pour passer la nuit avec une prostituée du nom de Seynabou Diop. Il devait avoir 35 ans le 6 novembre prochain.Une employée de l’Onu meurt électrocutée dans un hôtel La veille, dimanche, à quelques kilomètres de l’auberge où le cycliste a trouvé la mort, une jeune femme de 38 ans d’origine française mourait dans un hôtel de luxe. Elle s’appelait Pascale Rey et vivait à Dakar depuis quelques mois avec son mari (qui, comme elle, travaillait dans une structure de l'Onu) et leurs jumelles de 4 ans. Ils se trouvaient dans un hôtel de luxe dans la station balnéaire lorsque, vers 15 heures, le mari, qui prenait une douche, a reçu une décharge électrique. Pascale a accouru pour lui porter secours et est décédée sur le coup, électrocutée. Une des enfants s'est également approchée et a été brûlée au niveau des jambes.Le voilier Gérard Gallais étouffé par des cambrioleursUn autre Français a trouvé la mort, cette fois-ci à Dakar (Hann plus précisément) dans la nuit du jeudi 27 au vendredi 28 août 2009. Gérard Gallais, président du club de voile de Dakar, a été tué sur son voilier qui mouillait à quai. Il avait 57 ans. Le Français dormait avec sa compagne, une Sénégalaise, lorsque les malfaiteurs, au nombre de trois (selon les témoignages), ont fait irruption dans le voilier. Ils étaient à la recherche d’objets à voler et n’ont trouvé sur place qu’une télévision susceptible d’être volée. Gérard a été étouffé avec des coussins et sa compagne sénégalaise violée.Le Directeur d’une société s’immole par le feu Samedi 12 septembre 2009, c’est le Président directeur général d’une société établie au Sénégal qui s’immolait par feu. Son entreprise, qui fabriquait des matelas, était menacée d’expulsion du site qu’elle occupait. Philip Norguard s’est ainsi suicidé à son domicile. Il vivait seul avec ses deux chiens. Son gardien et sa domestique rentraient tous les jours chez eux. Ce sont ces derniers qui l’ont découvert et alerté la police.Un Français assassiné et enroulé dans un sachet en plastique en Casamance Le 2 février 2009, un autre ressortissant français a été trouvé mort à la périphérie du village de Coubalang, en Casamance. Son corps, «en état de putréfaction», était emballé dans du plastique et mis dans un container à la périphérie du village. Le corps a été transporté à l’hôpital régional de Ziguinchor et une enquête ouverte.Un touriste tué par une prostituée avec un couteau de cuisine Le mardi 27 mai 2008, un autre Français a été retrouvé agonisant dans sa résidence après avoir été poignardé avec un couteau de cuisine. Daniel Rolland Gennsoni est finalement mort avant même que les secours, appelés à la rescousse, n’arrivent. Selon les premiers éléments de l’enquête, Daniel Rolland Gennsoni a été tué par une prostituée qui se trouve être sa copine. Elle n’a pas aimé que son amant reçoive un coup de fil d’une autre fille à qui il a donné un rendez-vous, alors qu’ils étaient ensemble à son domicile aux résidences du Port de Saly. Le mobile serait alors la jalousie.Marie Claude Emonet empoisonnée et abandonnée dans son véhicule devant le stade L.S.S Le vendredi 19 novembre 2008, une ressortissante française du nom de Marie Claude Emonet a été trouvée morte dans sa voiture, une 4X4. Elle a été empoisonnée, selon les résultats de l’autopsie, puis abandonnée à l’arrière de sa 4x4 Land Cruiser, aux Hlm Grand Yoff, devant la porte d’une maison qui fait face au stade Léopold Sédar Senghor. Séjournant à Dakar depuis plusieurs années, Marie Claude Emonet était divorcée. Proche de la cinquantaine, elle était mère d’un enfant. Une Sénégalaise, arrêtée par les éléments de la Sûreté urbaine, s’est finalement donné la mort par pendaison dans sa cellule au Commissariat central de Dakar où elle était en garde à vue.La liste est loin d’être exhaustive… Daouda MINE