18/10/2017

CAP SKIRRING VERS UNE REOUVERTURE DES HÔTELS

Réouverture imminente des hôtels de Cap-Skirring

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Le ministre du Tourisme a effectué une visite de prise de contact aux acteurs du secteur touristique du Cap-Skirring dans le département d’Oussouye, région de Ziguinchor. Mame Mbaye Niang a annoncé à cette occasion la réouverture des hôtels pour régler la question de sous-emploi des jeunes.
Le ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, était au Cap-Skirring dans le département d’Oussouye lundi. La visite entre dans le cadre de prise en contact avec des acteurs touristiques locaux. Il a profité de l’occasion pour donner des assurances aux gens qui s’activent dans ce domaine qui traverse des difficultés. Selon le ministre, tout sera mis en œuvre pour la réouverture rapide des hôtels qui sont actuellement fermés au Cap-Skirring, conformément aux orientations du président de la République. « Votre préoccupation majeure en la matière sera traitée en urgence», a-t-il déclaré en direction des acteurs touristiques du Cap-Skirring qui sont plongés dans un grand désarroi à cause de la fermeture de bon nombre d’hôtels dans la zone. Ici et ailleurs dans le reste des départements d’Oussouye et de Ziguinchor, c’est le tourisme qui fait vivre les villageois. Tous les secteurs d’activités (agriculture, pêche, artisanat, culture, etc.) sont dépendants de ce secteur vital de l’économie régionale. Et selon l’adage, « quand le tourisme marche au Cap-Skiring, tout marche ». Cela est aussi vrai pour les populations des zones touristiques de Kafountine, d’Abéné, de Kabadio et autres localités de la Casamance. Mais, le ministre a exhorté les opérateurs économiques de la région de Ziguinchor à développer le tourisme écologique. A son avis, la Casamance a des atouts énormes avec sa diversité de la faune et culturelle, ses 90 kilomètres de plages, ses nombreux cours d’eau et quelque 130.000 hectares de mangrove.
Mame Mbaye Niang a estimé que c’est le meilleur moyen pour relever et diversifier l’offre touristique nationale par rapport aux concurrents du Sénégal dans ce domaine. Ces concurrents, d’après le ministre du Tourisme, sont en train de prendre des parts du marché sénégalais puisque « nous sommes confrontés au coût élevé du transport qui, malheureusement, à un niveau, ne dépend plus de l’Etat », a estimé le ministre du Tourisme. Il a rappelé que l’Etat a réduit de moitié toutes les taxes aéroportuaires. La promotion du Cap-Skirring et les autres zones touristiques du pays sera assurée par l’agence qui en a la charge.
El Hadj Moussa SADIO/lesoleil.sn

CORSAIR NE LACHE PAS LE SENEGAL

Mise au point de Corsair

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Avec 170.000 passagers sur l’exercice qui prend fin ce mois d’octobre, la destination Sénégal est importantes pour Corsair. C’est donc avec stupéfaction que le siège de Corsair a appris les spéculations sur un prochain départ définitif du Sénégal avec l’ouverture de l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD).

Antoine Huet, Directeur général adjoint commercial de Corsair, joint au téléphone à Paris, apporte des précisions.

Une annonce fait état d’un départ de Corsair du Sénégal avec l’ouverture de l’Aidb. La confirmez-vous ?
Je ne confirme absolument pas cette annonce. L’attachement de Corsair pour le Sénégal dure depuis 25 ans. L’information parue dans la presse sénégalaise de ce lundi n’est pas juste. On ne comprend pas sa provenance ni ses objectifs. Avec l’ouverture du nouvel aéroport, Corsair reste au Sénégal et continuera d’y être avec 7 vols par semaine. C’est ce qui a été retenu et acté après concertation avec les autorités sénégalaises. Jusqu’à présent, nous n’avons pas eu de retour d’un manque de satisfaction de celles-ci.

Quel accord vous lie au Sénégal ?
Depuis 1992, il y a eu plusieurs accords entre Corsair et l’État du Sénégal. Le dernier date d’octobre 2015 et a la particularité de ne pas avoir d’échéance ; donc pas de limite dans le temps. C’est un accord extra bilatéral donné par les autorités sénégalaises pour exploiter la ligne Dakar-Paris. Toutes les décisions appartiennent aux autorités sénégalaises et dernièrement elles nous ont même encouragés dans la desserte du Sénégal par Corsair.

Est-ce que l’exploitation du nouvel aéroport fait partie de l’accord avec le Sénégal ?
L’accord ne précise pas d’aéroport spécifique. Il s’agit de l’exploitation de la ligne Dakar-Paris. Pour nous, il n’y a pas de changement. Nous avons déjà réservé un local pour nos équipes dans l’enceinte du nouvel aéroport. Et mieux encore, nous avons programmé un vol exceptionnel pour l’ouverture de l’Aidb.

La reconduction de l’accord dépendrait des résultats de Corsair dans l’accroissement du tourisme au Sénégal…
Le trafic vers le Sénégal a augmenté fortement depuis que Corsair a mis en place une desserte régulière Dakar-Paris. En cela, nous nous appuyons sur Tui, un tour operator associé et des partenariats avec le ministère du Tourisme. Grâce à Corsair et Tui, des Belges et Néerlandais se rendent de plus en plus régulièrement au Sénégal. Quand l’accord a été signé, il n’y avait pas de conditions particulières.

Allez-vous mettre en place une stratégie pour augmenter le nombre de visiteurs afin d’être plus conforme aux ambitions touristiques sénégalaises avec ce nouvel aéroport ?
Avec l’Aibd, Corsair continuera à effectuer 7 vols vers Dakar par semaine. Cependant, nous entamons une variation des modules des avions. Désormais, Corsair proposera l’A 330/200 avec une capacité de 300 places mais aussi l’A 330/300 avec 360 places et enfin le Boeing 747 avec une capacité de 520 voyageurs. Dans le nouvel aéroport, nous travaillons avec la future compagnie Air Sénégal à travers des correspondances ou des « code share » (partage de codes entre les deux compagnies). L’ouverture de l’Aibd est l’occasion de la mise en place de notre nouvelle classe business sur le Sénégal. Elle démarre dès le 8 décembre.

Moussa DIOP/Le Soleil

16/10/2017

FIERTE SENEGALAISE

Le Sénégal élu au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU

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Le Sénégal a été élu lundi au Conseil des droits de l’homme, un organe intergouvernemental des Nations unies, a appris l’APS de source diplomatique, lundi, à Dakar.
La candidature sénégalaise a obtenu les voix de 188 des 193 Etats membres de l’Assemblée générale de l’ONU, lors d’une séance de vote à New York, en présence notamment du ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Sidiki Kaba.
A cette occasion, l’Assemblée générale de l’ONU a pourvu 15 sièges de ce Conseil comptant 47 membres, dont le siège se trouve à Genève, en Suisse.
Ces sièges étaient à pourvoir à raison de quatre pour l’Afrique, autant pour l’Asie-Pacifique, deux pour l’Europe orientale, trois pour l’Amérique latine, et deux pour d’autres Etats.
Le groupe de pays africains s’était mis d’accord il y a quelques mois pour proposer, outre le Sénégal, l’Angola, le Nigeria et la République démocratique du Congo, afin d’occuper les quatre sièges octroyés au continent.
L’Angola a finalement recueilli 187 votes, et le Nigeria 185.
« Le Sénégal, le ’’meilleur élu’’, a obtenu 188 voix, un score qui rend compte de la confiance de la communauté internationale vis-à-vis du pays et de ses plus hautes autorités », souligne un diplomate sénégalais.
Le mandat du Sénégal et des autres nouveaux élus sera exercé en janvier 2018 et va durer trois ans, précise la même source.
Les membres du Conseil des droits de l’homme des Nations unies ont la responsabilité de renforcer la promotion et la protection des libertés dans le monde.
senenews.com

BYE BYE CORSAIR PARIS-DAKAR-PARIS

Dakar-Paris-Dakar : Corsair va disparaître du ciel sénégalais

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Avec la mise en route du nouvel aéroport Blaise Diagne, des changements vont s’opérer dans le ciel sénégalais prochainement. Déjà, on peut noter la disparition annoncée de la compagnie Corsair sur l’axe Dakar-Paris-Dakar. Le Sénégal a donc décidé de se tourner vers Paris au deuxième semestre de 2018, avec sa nouvelle compagnie Air Sénégal, d’où l’impératif de reprendre la ligne jusque-là exploitée par la compagnie aérienne française.
Au nom du principe de réciprocité devant l’impossibilité d’avoir une troisième compagnie sur la ligne pour le niveau de trafic, Corsair devra donc prochainement disparaître du ciel sénégalais, écrit le quotidien Lobservateur, qui consacre une page à l’ouverture prochaine du nouvel aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aibd), avec des remous dans le ciel sénégalais.
Avec le mode de recrutement corsé des pilotes d’Air Sénégal, Philippe Bonn, le nouveau patron de la compagnie sénégalaise, va engager la bataille du prochain atterrissage d’Air Sénégal à Orly… Il lui faudra également un avion adéquat pour assurer la déserte Dakar-Paris-Dakar, ajoute le journal.
SenewebNews - Seneweb.com

L'AIBD FAIT GRINCER DES DENTS

L’ouverture du nouvel aéroport fait déjà grincer des dents

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Les autorités ont annoncé officiellement l’ouverture de l’aéroport Blaise Diagne le 7 décembre. À moins de deux mois de l’échéance, personne ne sait encore comment ça va se passer. Les futurs passagers, acteurs du tourisme, commerçants, transporteurs, tout le monde s’interroge.
Situé à Diass, à près de 50 km de Dakar, perdu au milieu de nulle part, l’aéroport Blaise Diagne, s’il est proche de la station balnéaire de Saly, est bien loin de la capitale. Comment faire pour accueillir les amis et la famille ou leur demander de se rendre chez nous ?
AIBD
Transport : ça coûtera plus cher
Au bureau des taxis de l’aéroport Léopold Sedar Senghor, on se frotte les mains et on trépigne d’impatience d’aller cueillir cette manne financière. « Pour le moment, nous ne sommes encore sûrs de rien par rapport à la date prévue du déménagement. Tout ce qu’on nous a dit, c’est de nous tenir prêt pour rejoindre Diass. Ils nous ont prévu un endroit où se garer comme ici et attendre les clients, mais nous ne l’avons pas encore vu. Nous sommes en train de voir quels sont les prix que nous allons pratiquer, mais ce qui est sûr, nous ne descendrons pas à moins de 15 000 FCFA pour un voyage Diass-Dakar. Le péage seulement nous prend entre cinq et six mille, donc nous devons gagner un peu d’argent. » C’est donc une fois encore au passager de payer le plus lourd tribut. Car pour ceux qui n’ont pas réservé dans des hôtels avec navettes, ils devront payer le prix fort pour quitter l’aéroport.
Le service de transport public Dakar Dem Dikk quant à lui, assure qu’il sera présent sur le site et fera des rotations entre Diass et les autres villes. Pour le moment, les prix ne sont pas encore fixés.
Les moyens de transport ne manqueront pas pour se rendre ou sortir de l’aéroport de Diass. Le gros problème se posera au niveau des prix, quand on connait la mauvaise manie des chauffeurs sénégalais de spéculer quand ils sont en position de force.
Quant aux parkings du nouvel aéroport, pour ceux qui viennent chercher quelqu’un, nul ne sait les prix qui seront pratiqués.
Les petits commerces autour de l’aéroport risquent de disparaitre
Ce sont les plus malheureux de l’histoire. Ces petits commerçants qui avaient des activités autour de l’aéroport sont sûrs qu’ils ne pourront pas émigrer avec les autres à AIBD, à moins d’un miracle. Ce monsieur qui tient une petite échoppe où il vend des vêtements artisanaux et fait des photocopies secoue tristement la tête quand on lui parle du transfert prochain. Il se désole : « Nous n’avons été saisis par personne pour aller à AIBD. C’est comme si nous ne faisons pas partie de cet aéroport alors que ça fait des dizaines d’années que nous gagnons nos vies ici. On nous dit que là-bas, ce ne sera plus possible d’avoir des petites cantines comme ici et qu’une seule société va se charger de tout ce que nous proposions ici. »
À quelques mètres, Assane tient une petite galerie d’art dans laquelle on peut déguster du café touba et des gâteaux. Il partage l’amertume de son compagnon de galère : « Pendant que certains prient pour que AIBD commence à fonctionner, nous autres nous prions pour que ça n’arrive pas. Parce que nous serons nombreux à perdre notre gagne pain. On nous a dit que les petits commerces autour de l’aéroport là, ça ne va pas être possible à Diass. »
Et quid des infrastructures existantes ?
Façade de l'aéroport Léopold Sédar Senghor
Que va devenir le désormais ex-aéroport international Léopold Sédar Senghor et ses infrastructures ? Personne ne sait. À l’aéroclub, qui existe depuis 1933, personne n’a été tenu informé. Les propriétaires d’avions privés non plus. Certains osent espérer que l’aéroport continuera d’exister pour les vols à destination de l’intérieur du pays. D’autres au contraire parient que les terrains ont déjà été vendus à des promoteurs immobiliers.
Les hôteliers de la petite côte aux anges, ceux de Dakar inquiets
A Dakar, les hôteliers savent déjà qu’ils auront un manque à gagner avec la délocalisation de l’aéroport à 45 km de la capitale. Les heureux dans cette transaction sont les propriétaires d’hôtels de la petite côte. Toubab Dialaw est à 20 minutes de l’AIBD, Saly est à 30 minutes, le lac rose aussi est tout proche.
Malgré les navettes, beaucoup de clients ne séjournaient à Dakar que le temps de préparer leurs voyages à l’intérieur du pays. Maintenant, ils ne verront plus l’intérêt de faire le trajet jusqu’à Dakar pour repartir pour leur destination finale.
Ce nouvel aéroport semble plutôt entraîner plus de problèmes qu’il n’en résout avec son implantation si loin de l’agglomération.
Eva Rassoul/au-senegal.com
http://www.au-senegal.com/l-ouverture-du-nouvel-aeroport,...

15/10/2017

DE L'EAU ENTRE MBODIENE ET SOMONE

L’Etat débloque 13 milliards pour sécuriser la consommation en eau potable à Mbour

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Le Directeur général de la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) poursuit sa tournée dans les sites des ouvrages hydrauliques du Programme eau potable et assainissement en milieu urbain (Peamu) qui sont en réalisation dans la région de Thiès.
Après Tassette, Charles Fall et sa délégation ont visité, ce vendredi 13 octobre 2017, les chantiers concernés par la seconde phase de la phase intermédiaire. Il s’agit des forages de Nguékokh, qui fait l’objet d’une mise à niveau suivie d’une incorporation dans le périmètre affermé, de Mbour, de Pointe Sarène et de Mbodiène, concernés par l’amélioration de la production et de la capacité de stockage. Et Joal qui exprime de nouveaux besoins en eau potable.
Selon le Directeur dudit programme, Malick Sow, ces ouvrages hydrauliques du département de Mbour sont composés de quatre forages (2 à Nguékokh, un à Falokh et un à Mbour) et trois châteaux d’eau (un à Nguékokh, un à Point Sarène et un Mbodiène). Le château d’eau de Nguékokh a une capacité de 1 100 mètres cube et une hauteur de 25 mètres. Et celui de Mbodiène, quant à lui, a un volume de 2 000 mètres cube et une hauteur de 30 mètres.
En plus de ces forages et châteaux d’eau, la Sones va aussi réaliser une conduite d’adduction d’eau qui va amener l’eau jusqu’à Mbodiène (27 km). Elle prévoit également de construire un forage à Somone.
Charles Fall, pour sa part, a constaté que les travaux de l’ensemble de ces quatre forages sont presque terminés. Et pour les châteaux d’eau, celui de Nguékokh, la fondation est terminée et quant aux autres, les travaux ont démarré.
A l’en croire, les travaux des ouvrages de renforcement de la production ont atteint un niveau de plus de 50%. Et la date prévisionnelle de leur réception est fixée au mois d’avril prochain. Quant aux châteaux d’eau, Charles Fall estime que d’ici la fin de 2018, les travaux seront achevés.
Aussi, le Directeur de la Sones a fait savoir que le coût global de ces ouvrages hydrauliques qui sont en cours de réalisation dans la zone de Mbour est de 13 milliards de francs. Et leur objectif principal est de sécuriser l’alimentation en eau potable de la Petite côte. Car, Dakar, Thiès et la Petite côte font 80% des besoins en consommation d’eau de la Sones
Cheikhou Aidara - Seneweb.com

LE SENEGAL: CATASTROPHE ECOLOGIQUE

Haïdar El Ali : « Le Sénégal est dans un état de catastrophe écologique »

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Alors que la COP21 approche et que l’écologie sera censée être sur toutes les lèvres en novembre à Paris, les pays africains n’ont pas encore brillé par leur contribution. Où en est le continent ? Quelle place pour l’environnement en Afrique ? Réponses d’Haïdar el Ali, ancien ministre de l’Environnement du Sénégal.
« Quand je mourrai, plantez un arbre pour moi plutôt que de prier », a-t-il coutume de dire aux femmes de Casamance qu’il rencontre alors qu’il sillonne la région en lutte contre la destruction de sa mangrove. D’origine libanaise – ses parents ont émigré au Sénégal dans les années 40 –, Haïdar El Ali est un homme convaincu et engagé.
Infatigable défenseur de l’utilisation durable des ressources naturelles, l’ancien ministre sénégalais de l’Environnement se bat pour mettre l’écologie au centre du débat sur le développement et mettre à bas un système de captation des richesses et des ressources au profit d’une minorité dont il fustige la corruption. Initiateur de la fédération des partis écologistes africains, il estime que le salut de l’Afrique passe par une révolution verte, et le crie haut et fort. Interview.

Jeune Afrique : L’écologie s’est-elle durablement installée dans le débat politique en Afrique ?

Haïdar El Ali : Clairement non. On construit encore des centrales électriques qui fonctionnent au charbon, alors que le gaz n’est pas plus cher. Ce n’est pas cohérent. Le continent africain vit globalement des économies de prélèvement mais accepte de voir ses ressources pillées, notamment au niveau forestier ou halieutique. Autre exemple, révélateur : il y a trois semaines, le premier conseiller en matière d’environnement de Macky Sall a écrit dans un article que le réchauffement climatique était du pipeau inventé par l’Occident ! C’est invraisemblable.

Nous disposons de ressources limitées qu’il nous faut gérer dans l’intérêt des populations. Pour nous, c’est davantage une question de survie que d’écologie.

Les pouvoirs africains opposent-ils toujours le développement industriel et l’écologie ?

C’est vrai qu’on a beaucoup entendu ce discours, dans lequel on accuse les Occidentaux de nous parler d’écologie alors qu’ils ont pu polluer pendant de nombreuses années de leur côté tout en développant leur industrie. L’erreur, c’est de regarder le développement à travers le prisme de l’Occident. Il faut comprendre que la ressource est pour nous, Africains, une question de survie. Nous n’avons pas les moyens de filtrer notre air et notre eau, de mettre en place des agricultures en étages, etc… Nous disposons de ressources limitées qu’il nous faut gérer dans l’intérêt des populations. Pour nous, c’est davantage une question de survie que d’écologie. Si on ne préserve pas les forêts ou les mangroves par exemple, il n’y a plus d’agriculture et plus d’élevage.

C’est un pillage organisé et environ 1000 milliards de francs CFA échappent chaque année aux Sénégalais !

Les gouvernements en sont-ils conscients ?

Il ne s’agit pas que des gouvernements. Le problème, c’est que tout le système est basé sur la finance et la croissance, qui ont pour effet de corrompre et donc de diriger et de dominer les quelques personnes au pouvoir. Les trafics de ressources comme le bois est international. Les Chinois, qui se servent des Sénégalais à la frontière avec la Gambie pour récupérer illégalement du bois précieux, ne transportent pas les troncs à dos d’ânes ! Ils passent les frontières et utilisent les groupes internationaux de transport, sous couvert de certificats gambiens qui n’ont évidemment rien à voir avec la véritable marchandise. Tout le monde le sait et ferme les yeux. On déguise des exploitations de bois de grumes sous des permis de bois de chauffe. C’est un pillage organisé et environ 1000 milliards de francs CFA qui échappent chaque année aux Sénégalais !

Les gouvernements sont donc complices ?

Je vais vous donner un exemple : quand je suis arrivé au ministère, il y avait une autorisation d’activité délivrée par les autorités sénégalaises à une multinationale canadienne pour exploiter des mines d’or à six kilomètres à l’intérieur… d’un parc naturel protégé et classé par l’Unesco ! En échange de cette autorisation ? Un contrat entre cette mine canadienne et la direction des Parcs d’un montant de 20 millions de francs CFA ! Dans les grands projets d’extraction en Afrique, les politiques ne regardent même pas les contrats. Ce qui les intéresse, ce sont les sommes qu’ils vont pouvoir empocher. Les multinationales font ce qu’elles veulent.

En somme, les dirigeants africains se « suicident » ?

Globalement, les dirigeants africains n’aiment pas leur pays. Sinon, ils y passeraient sans doute plus de temps. Quand on veut lutter contre la corruption, mettre à la porte des gens qui touchent de l’argent pour dilapider nos ressources, on peut le faire. C’est ce que j’ai fait au ministère de l’Environnement. J’ai dérangé, j’ai été dégommé.

J’ai dérangé, j’ai été dégommé.

Que faire pour que l’écologie occupe une place plus importante dans le débat politique ?

La meilleure piste, c’est l’éducation et la formation des citoyens. Mais, bien sûr, notre force réside aussi dans la fédération de tous ces mouvements écologistes régionaux, nationaux et locaux. Je travaille par exemple avec des associations guinéennes au sujet du trafic de bois impliquant des intérêts chinois. Sur les questions transfrontalières, se fédérer est essentiel. Il faut également chercher à occuper le pouvoir. Ram Ouedraogo essaie au Burkina en se présentant à la présidentielle. Au Sénégal, nous avons une centaine d’élus locaux. C’est positif. Seulement, dans le jeu politique, les partis traditionnels sont mille fois meilleurs, mille fois plus aguerris.

C’est ce que vous avez constaté lors des dernières municipales ?

Quand je me suis présenté aux municipales, il y avait une telle ferveur autour de moi que certains me disaient que je ne pouvais pas perdre. Et puis, le jour où je suis allé voter, j’ai compris : tous les électeurs se faisaient prendre à part à l’entrée du bureau de vote et recevait une somme d’argent. J’ai dénoncé cela au gouverneur et il m’a répondu : « Tant qu’il n’y a pas bagarre, je n’interviens pas » ! Qu’est-ce que vous voulez faire ? J’ai fini quatrième du scrutin.

Votre parti sera pourtant actif lors des prochaines échéances électorales au Sénégal ?

Oui, aux législatives sénégalaises de 2017, nous n’allons pas faire d’alliance avec le parti au pouvoir ou l’opposition, qui entretiennent un système de concentration des richesses dans les mains d’une minorité qui fait la pluie, la pluie, et la pluie. Nous irons seuls et nous verrons bien quelle place l’opinion nous donne.

Le temps, c’est de la vie, et pas de l’argent.

L’opinion, justement, ne semble pas encore faire grand cas de l’écologie en Afrique…

L’opinion, elle se forge notamment par les médias et l’éducation, les deux étant contrôlés par le système que je décris. Cela changera quand l’humain recevra une grosse baffe. Et je ne parle pas d’un tsunami… On se rendra compte que le temps, c’est de la vie, et pas de l’argent.

Globalement, on sent un constat d’échec pour les partis écologistes africains, qui ne parviennent pas à s’imposer. Quelle est leur influence réelle ?

Il y a une réussite, c’est que l’on parle d’écologie. Ce n’était as le cas il y a quinze ans. Ensuite, il y a une vraie influence sur le domaine politique. Au Sénégal, quand j’étais en fonction, nous avons fait passer la loi interdisant les sacs plastiques et nous avons introduit le code de la pêche et le code forestier. Il y a donc des avancées mais il reste beaucoup à faire. Le Sénégal est aujourd’hui en état de catastrophe écologique.

Après les municipales et les législatives, votre prochaine étape est la présidentielle ?

(Soupirs) Malheureusement, cela coûte trop d’argent. Quand j’étais ministre, je me suis retrouvé dans des situations où des gens, notamment des capitaines de bateaux russes qui venaient pêchaient illégalement dans les eaux sénégalaises, me proposaient de l’argent pour que je les laisse partir. Je ne l’ai pas pris. Je crois que l’on s’en sortira quand chacun arrivera à renoncer à ces tentations. J’ai choisi ce chemin. Résultat, je n’ai pas l’argent pour me présenter à la présidentielle.
Mathieu Olivier/jeuneafrique.com

TOURISME A SALY: ENTRE OPTIMISME ET SURREALISME

Rentrée touristique: les jalons d’une bonne saison jetés à Saly

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La rentrée touristique prévue le 26 octobre prochain, toutes les dispositions ont été prises par les acteurs pour la réussite de la saison touristique. Avec l’ouverture de l’Aéroport International Blaise Diagne et le retour des Tours opérators, certains grands hôtels affichent déjà le plein.
Cette année, c’est l’année de la relance du tourisme à Saly. Les acteurs ont posé tous les jalons pour relancer le secteur qui a subi durant ces dernières années un véritable coup de massue. La Sapco a déjà donné le ton avec l’embellissement de l’avenue Malick Ndiaye qui est la route principale, l’installation ou la reprise des lampadaires électriques et solaires dans la station, des panneaux d’orientation et des panneaux numériques à l’entrée de Saly. Un bureau d’information et d’orientation sera ouvert dans les prochains jours et qui permettra de distiller les renseignements utiles aux touristes. Des hôteliers se frottent déjà les mains car pour le moment de grands réceptifs affichent le plein pour la saison touristique dont le démarrage est prévu le 26 octobre prochain. L’ouverture de l’aéroport chez les hôteliers constitue une aubaine chez les hôteliers. Toutes les compagnies aériennes ont déjà négocié des chambres à Saly pour l’année touristique, selon les hôteliers qui affichent un visage radieux. Des responsables hôteliers restent optimistes pour une réussite de la saison et espèrent une hausse de visiteurs par rapport à l’année prochaine. Plusieurs réceptifs qui avaient mis la clé sous le paillasson ou qui ont été cédés vont ouvrir leurs portes et des hôtels sont en train d’être rénovés pour donner de la splendeur. Pour les hôteliers, rien ne peut empêcher une bonne saison car des prémices sont posées avec le retour des Tours Opérators tels que Thomas Cook qui est l’un des plus grands et Look Voyages considéré comme l’un des plus gros pourvoyeurs de touristes. Le centre commercial, situé au cœur de la station qui était en agonie, va ressusciter car ayant un nouveau repreneur. Le nouveau ministre du tourisme Mame Mbaye Niang qui sera l’hôte de Saly la semaine prochaine pour une rencontre de contact avec les acteurs, sera à l’aise et il ne lui reste qu’à booster d’avantage le secteur pour que l’objectif des 3 millions de touristes soient atteints en 2020. Les travaux contre l’érosion côtière financés par la Banque Mondiale vont démarrer au mois d’avril 2018. Ce phénomène a été l’une des causes de la baisse de la Destination Sénégal.
Festival Sen’ Saly
Les acteurs du secteur sont conscients que le balnéaire a subi une crise profonde depuis des années par des concurrences de nouvelles destinations. Les acteurs ont opté pour une revalorisation de la Destination touristique de Saly et ont mis des activités de soutien au tourisme. Pour les acteurs, il urge d’inscrire dans le calendrier un festival annuel avec les artistes de Saly, la Sapco et la mairie de Saly pour valoriser la culture à Saly pour servir de soutien à l’activité touristique. Le premier festival prévu le 5 au 7 décembre 2018, comprendra des spectacles de danse, des concerts, des expositions d’art, des ateliers de musique traditionnelle, etc. A en croire les organisateurs, l’organisation du festival Sen’Saly, aura pour vocation la captation d’un public et la promotion de la marque « Saly », une station balnéaire à découvrir ou à rédécouvrir.
Alioune Diop/petitecotessn.com

14/10/2017

FAIBLE REPRISE DU TOURISME ST LOUISIEN

Tourisme : faible taux de visites à Saint-Louis (7 %)

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Si nombres d’initiatives se font jour dans le domaine du tourisme, faisons un rapide survol des dernières nouvelles relatives au secteur. Cela se passait lors de la 39e édition du Salon du tourisme à Paris.
Finie la léthargie enregistrée par le secteur, petit à petit les touristes retrouvent le chemin du pays de la téranga. Loin de la sinistrose initiale constatée, les actes posés semblent porter leurs premiers fruits, si l’on croit les dires du professionnel de la profession qu’est Moustapha Kane, par ailleurs secrétaire permanent du Syndicat patronal de l’industrie hôtelière au Sénégal (SPIHS). « Il y a une petite reprise dans le secteur du tourisme qu’il faut accompagner par des mesures concrètes ».
Cependant, l’on peut regretter que ses mots ne soient pas suivis de chiffres précis corroborant l’éclaircie. Peut-être qu’entre le constat et l’allocution, le laps de temps fut trop court pour collecter les données idoines et les coucher dans un rapport. Toutefois, la nouvelle du regain de vitalité quant au secteur reste l’information à retenir.
Si dans les faits Dakar s’octroie 41 % des visiteurs, la Petite Côte 35 % Saint Louis et ses régions 7 % et la Casamance 4 % le fait est que le Sine Saloum n’en demeure pas moins l’un des lieux les plus magiques et dépaysant du Sénégal, méritant de figurer en bonne place dans les dépliants vantant le pays. Destination à forte valeur touristique sans en avoir les inconvénients, ses paysages et rythmes lui confèrent un cachet singulier, faisant de lui une inoubliable césure.
Au-senegal.com

DON CHINOIS POUR L'AGRICULTURE

La Chine offre au Sénégal du matériel agricole d' une de 337 millions de FCFA

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La République populaire de Chine a offert ce jeudi au Sénégal un lot de matériels agricoles d'une valeur de 337 millions de FCFA pour contribuer à l'allégement des charges des agriculteurs sénégalais, a-t-on appris de source officielle.
Ce don, composé de 1.000 décortiqueuses de riz et de 1.000 moulins à mil, a été réceptionné par le secrétaire général de la présidence, Maxime Jean Simon Ndiaye. Il est destiné aux producteurs de la région naturelle de la Casamance (sud du Sénégal).
L'ambassadeur de la Chine au Sénégal Zhang Xun a émis le souhait que ce matériel puisse promouvoir davantage la modernisation agricole et favoriser la mise en œuvre du Programme d' urgence de développement communautaire (PUDC), mis en place par le gouvernement sénégalais pour développer les zones rurales."Pour la Chine, l'agriculture demeure la priorité des priorités.
La protection de la sécurité alimentaire étant la tâche prioritaire, elle travaille sans relâche à renforcer sa capacité de production agricole", a relevé le diplomate chinois, rappelant que le Sénégal vient de bénéficier d' un deuxième don de matériels agricoles après celui de 2010, composés de 700 motoculteurs.
Le secrétaire général de la présidence a indiqué que ce don est un geste important dans la coopération sino-sénégalaise, signalant qu'il reste encore d'autres secteurs à renforcer pour la modernisation de l'agriculture sénégalaise.
Le directeur national du PUDC, Cheikh Diop, a indiqué que le lot de matériel agricole devrait permettre le démarrage de la deuxième phase de son programme dans les régions jusque-là moins desservies.
Xinhua

10/10/2017

LA NOUVELLE VIE D'UN BIDONVILLE DE DAKAR

La cité Baraka aura bientôt un nouveau visage

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Le bidonville de la cité Baraka est un modèle. Ici, la solidarité est le maître mot. Les habitants espèrent que cela le restera malgré les nouveaux aménagements prévus : des immeubles à la place des habitats de fortune.
Nichée au coeur du quartier de Liberté 6 à Dakar, la cité Baraka n’est pas un
bidonville comme les autres. Dans ses centaines de maisons en taule et planches de
bois vit une communauté extrêmement organisée et solidaire. Depuis le début des
années 1990, près de 2000 personnes ont élu domicile sur cette petite colline en
banlieue de la capitale, au milieu des immeubles. La cité a été créée par le fondateur
de l’ONG Enda Tiers Monde, Jacques Bugnicourt, sur un champs de près de 2
hectares.
Au fil des années, les habitants ont développé une organisation très méticuleuse, avec un seul mot d’ordre, l’entraide. Pas question de subir la misère, ici on cotise de
l’argent, on le redistribue, on partage les points d’eau mais aussi les frais de santé ou de scolarité, on se forme les uns les autres. Une philosophie de vie qui se retrouve à tous les échelons du quotidien dans ce bidonville hors du commun.
La vie du quartier est régie par des comités: pour les jeunes, pour la formation, pour les femmes, pour le développement.
Les habitants ne payent pas de loyer, le terrain appartient au domaine national. Toutes les communautés cohabitent, aux côtés des Sénégalais, des Maliens, des Ivoiriens, des Guinéens.
Tous ont développé au fil des années une identité très forte. Ils
s’appellent les Baraka, les chanceux. Car dans leur misère, les liens de solidarité ont
toujours porté très haut les couleurs du vivre-ensemble. Il n’y a pas de différence entre les ethnies, entre les sexes, entre les âges.
Bientôt, ces habitations anarchiques vont disparaître, le bidonville va être réhabilité par une ONG allemande. Les baraques de fortune vont être remplacées par des
immeubles, 14 bâtiments, 210 appartements au total pour rendre le cadre de vie plus
attractif. Les premières constructions doivent commencer le mois prochain. En avril
dernier, le président Macky Sall était venu poser la première pierre.
Les habitants de la cité ont été très impliqués dans le projet « Nouvelle Baraka ». Ils ont pu donner leur avis sur les plans, exprimer leurs attentes, et ont fait un important travail de réflexion sur l’adaptation de leur mode de vie traditionnel vers des habitations plus modernes.
Une façon de décider eux-même de leur avenir.
vidéo: http://information.tv5monde.com/afrique/senegal-la-cite-b...
TV5MONDE / M.CHEVANCE / E. GODARD

09/10/2017

LE SENEGAL PERFORMANT CONTRE DAESH

Deux terroristes de Daesh arrêtés au Sénégal

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La police sénégalaise a réussi un joli coup en arrêtant deux combattants algériens de l’organisation islamiste Daesh, à la frontière sénégalo-mauritanienne.
Les services de renseignements du Sénégal ont réussi un coup de maître en mettant la mains sur deux combattants terroristes algériens « aguerris et surentraînés » de l’organisation islamiste « Daesh », fait savoir L’Observateur. Ils sont identifiés sous les noms de B.M.A et B.M, et sont tous les deux âgés de 25 ans.
En collaboration avec d’autres forces, les services de renseignements suivaient les moindres faits et gestes des deux hommes depuis leurs entrés au Sénégal, en milieu de mois de septembre. Après un séjour en Mauritanie, les forces de l’ordre les ont cueillis à la frontière avec la Mauritanie, près de Rosso, alors qu’ils rentraient au Sénégal.
Mouhamed CAMARA/Senenews

08/10/2017

MOSCOU EST EN VUE

Le Sénégal bat le Cap Vert par (2-0) et à juste besoin desormais de 2 points pour se qualifier à la prochaine coupe du monde

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Le Sénégal s’est imposé, ce samedi, devant le Cap-Vert, pour le compte de la 5ème journée des qualifications du Mondial-2018. Les Lions, bousculés en première période, ont profité d’un vent favorable au retour des vestiaires pour acculer des Requins, qui finiront par craquer.
Après avoir percé la défense cap-verdienne, Mbaye Niang voit sa frappe repoussée par le gardien adverse avant que Diafra Sakho ne surgisse pour ouvrir le score et donner l’avantage aux Lions.
Entré en jeu à la place de Sadio Mané quelques minutes plus tôt, Cheikh Ndoye permettra aux Lions de faire le break d’une merveilleuse frappe enroulée en toute fin de partie.
Avec cette victoire, le Sénégal (8 pts, +4) reprend la tête du groupe D et compte désormais deux unités de plus que le Burkina Faso (1er, 7pts, -4) et le Cap-Vert (3e, 6 pts, 0). Les Lions n’ont besoin que deux points pour se qualifier au Mondial.
Sachant qu’il leur reste encore deux rencontres à disputer face à l’Afrique du Sud (4e, 4 pts, 0), les partenaires de Sadio Mané n’ont jamais été aussi proches d’offrir au Sénégal la deuxième quaification de son histoire à une phase finale de Coupe du monde.
Awa Diallo/mediasenegal

07/10/2017

LE CHÔMAGE AUGMENTE

Emploi au Sénégal : Le taux de chômage hausse de 12,5% au 2e semestre 2017

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Le taux de chômage a augmenté de 12,5% au deuxième trimestre 2017 et il affecte davantage les femmes (17,8%) que les hommes (8,1%).
Ce taux de chômage du deuxième trimestre 2017 est marqué par un début plus précoce de l’hivernage. Selon Vox Populi, qui tire ses informations de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), ceci explique partiellement la baisse notée comparativement à celui du deuxième trimestre 2016.
Il s’ajoute à cela les durées de collecte qui n’ont pas été les mêmes. Environ 2 mois pour le deuxième trimestre 2017 contre un seul mois pour celui de 2016.
setal.net

QUID DE YOFF?

Quel sort pour l’aéroport de Dakar?

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Alors que la fermeture de l’aéroport de Dakar ne fait plus aucun doute, la question de l’heure est de savoir à quoi va servir le site une fois que Blaise Diagne sera ouvert. Les autorités sénégalaises entendent en effet faire du site de l’aéroport Léopold Sedar Senghor , la première place financière d’Afrique francophone subsahariene. Sur ce site, sera construit « la cité des affaires de l’Afrique L’ouest » rapporte 360 Afrique.Au sortir de l’audience avec le président de la république du Sénégal, le 24 juillet, la secrétaire d’État aux Affaires étrangères chargée de la Coopération internationale du Maroc, Mounia Boucetta a fait savoir que, « le financement de l’étude de faisabilité de la Cité des Affaires de l’Afrique de l’Ouest est bouclé».Identique à “Casablanca finance city” (la première place financière du continent , elle-même construite sur le site de l’ancien aéroport Casablanca-anfa), le projet est à l’initiative de la Caisse de dépôt et de consignation (CDC) du Sénégal et la caisse de dépôt et de gestion (CDG) du Maroc. Les 600 hectares qu’occupent actuellement l’aéroport de Dakar-Yoff laisseront progressivement place aux immeubles à usage commercial, aux bureaux, aux bâtiments pour habitation et aussi aux espaces verts. C’est L’agence de promotion des investissements et des grands travaux du Sénégal (APIX) qui se chargera du suivi des travaux. Le représentant de l’APIX a révélé que «la Caisse de dépôt et de gestion du (CDG) du Maroc et la Caisse de dépôt et de consignation (CDC) du Sénégal ont déjà cofinancé à hauteur de 50% chacune les études de faisabilité». Estimé à des centaines de milliards de dollars, le projet attendra encore quelques années, peut être une dizaine avant de prendre forme. APIX rassure toute de même qu’une «une rencontre de restitution allait être tenue incessamment » pour clarifier l’opinion nationale et internationale sur l’avancée du projet et sur les aspects techniques y afférentes.Face à l’essoufflement économique des pays développés et au ralentissement de la croissance des pays émergents, les pays africains continuent d’afficher une croissance soutenue faisant du continent l’un des principaux moteurs de la croissance mondiale.
Qu’est Casablanca Finance City ?
Forte de cette conviction, Casablanca Finance City (CFC) affiche sa ferme volonté de contribuer à drainer les investissements étrangers vers l’Afrique pour accompagner et pérenniser son développement.
Née d’une ambition nationale de positionner la finance marocaine à l’échelle régionale puis internationale, Casablanca Finance City se veut une place financière au service du développement de l’Afrique, et en particulier les pays de la région d’Afrique du nord, de l’ouest et centrale.
Dans cette perspective, Casablanca Finance City se veut un hub économique et financier, et une plateforme liant le nord et le sud et visant à attirer et encourager les institutions et investisseurs internationaux à investir et mener leurs activités en Afrique du Nord, de l’Ouest et Centrale en choisissant Casablanca comme porte d’entrée vers cette région.
CFC a l’ambition de construire un écosystème complet autour de 3 catégories d’entreprises : les entreprises financières, les prestataires de services professionnels et les sièges régionaux et internationaux de multinationales.
Awa Diallo/mediasenegal

05/10/2017

NOUVEAU RIFIFI CHEZ AIR SENEGAL

la formation des pilotes d’Air Sénégal aura bien lieu

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Annulée in extremis par un simple mail, à l’insu du nouveau directeur général d’Air Sénégal, Philippe Bohn, la formation des futurs pilotes de la toute jeune compagnie aérienne sénégalaise aura bien lieu.
Pour son arrivée à la tête de la nouvelle compagnie aérienne sénégalaise, le Français Philippe Bohn se serait bien passé de cette péripétie. Avant sa prise de fonction, début septembre, l’ancienne direction générale avait recruté une quinzaine de pilotes de nationalité sénégalaise qui devaient constituer les premiers équipages de la compagnie nationale qui doit débuter son activité le 7 décembre, à l’occasion de l’inauguration de l’aéroport international Blaise-Diagne (AIBD).
Suspension in extremis
Au terme d’un processus de sélection de plusieurs mois, conclue par des évaluations en simulateur assurées par un pilote instructeur/examinateur du constructeur aéronautique ATR, à Toulouse, ces derniers devaient partir en « qualification type » (QT), courant octobre, à Toulouse ou Miami.
Mais le 22 septembre, ces pilotes recevaient un courriel de la compagnie les informant in extremis de la suspension du processus et du renvoi à une date ultérieure du départ en QT. Plusieurs d’entre eux avaient pourtant démissionné de leur précédent emploi, sans pour autant avoir signé leur nouveau contrat de travail avec Air Sénégal.
Les pilotes veulent une politique de recrutement privilégiant les compétences nationales
Le 26 septembre, un « collectif des pilotes » adressait donc à la ministre des Transports aériens, Maïmouna Ndoye Seck, un courriel exposant leur désarroi : « Les raisons invoquées, qui tiennent à la remise en question de la légitimité du précédent processus de sélection, nous laisse dans une profonde incompréhension et nous réfutons vigoureusement leur pertinence, écrivaient-ils. Une telle décision, prise au stade ultime du processus, ne saurait qu’entraîner des conséquences regrettables. »
Demandant le « respect des engagements pris à [leur] égard », les pilotes insistaient en outre sur « la nécessité de définir une politique de recrutement privilégiant les compétences nationales, seul chemin pour une compagnie sénégalaise pleinement au service des intérêts patriotiques ».
Couac interne
Comme l’a révélé le 2 octobre Jeune Afrique Business+, l’inquiétude justifiée des pilotes résulte en réalité d’un couac interne à la compagnie. Le mail d’annulation qui leur avait été adressé le 22 septembre émanait non pas de la direction générale, mais de Malick Tall, un prestataire de services dépendant du pôle projet « Opérations ».
Aussi, le 27 septembre, le DG Philippe Bohn a adressé un nouveau courriel aux pilotes concernés, indiquant que « de fausses informations concernant “l’annulation des QT” et le “renvoi des pilotes” sont véhiculées dans certains médias. Ces informations sont erronées […] J’ai donc promptement réagi en appelant le coordinateur ATR pour m’inscrire en faux sur la demande d’annulation. Le lendemain, samedi 23 septembre, j’ai réitéré mon message par e-mail en insistant sur le fait que la demande d’annulation du pôle projet “Opérations” était contraire à l’avis de la Direction Générale. En totale transparence avec vous, je vous joins copie de cet e-mail ».
Début des formations ce mois-ci
Dans ce courriel adressé à Flavien Masquarenc, Customer Support Director de ATR Aircraft, Philippe Bohn précise encore: « Afin d’éviter tout malentendu, il n’a jamais été question d’annuler les QT. […] J’attends simplement les dossiers pilotes, complets et conformes au plus élémentaire respect des standards basiques de notre industrie. Malick Tall a pour charge et unique tâche de me les soumettre dès qu’il les aura complétés… »
Contacté par Jeune Afrique, l’un des pilotes sénégalais concernés confirme les informations de JAB+, assurant que les choses sont globalement rentrées dans l’ordre. Sous réserve de cas particuliers, lui et ses collègues devraient donc participer, en octobre, aux QT initialement prévus.
Mehdi Ba/jeuneafrique.com

3000 ELEVES TÊTES DE TURC

Vive inquiétude après la fermeture des écoles du groupe Yavuz-Selim

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Sept écoles, 3 000 élèves, 500 professeurs plongés dans l’inconnu. Lundi 2 octobre, l’Etat du Sénégal a donc décidé comme d’autres, notamment le Mali et le Maroc, de fermer les établissements Yavuz Selim. Etablissements proches du prédicateur turc Fethullah Gülen, opposant accusé par Ankara d’être à l’origine de la tentative de coup d’Etat contre Recep Tayyip Erdogan en 2016. Des fermetures qui ont en tout cas provoqué une vive inquiétude chez les professeurs, les élèves et leurs parents. Reportage.
Fâchés contre deux présidents, Macky Sall mais aussi Recep Tayyip Ergodan. Comme de nombreux parents, El Hadj Mbaye accuse le chef d’Etat turc de faire pression sur l’Etat du Sénégal. « Un président d’un autre pays qui ferme une école au Sénégal, ou nous sommes indépendants ou nous ne sommes pas indépendants », tempête ce père de famille.
Le ministre de l’Education, Serigne Mbaye Thiam, a justifié ces fermetures. D’après lui l’association qui gère les écoles n’a plus d’agrément. Les faits reprochés seraient graves et donc confidentiels. « Vous savez bien que si ce sont des questions de cette nature-là, ce ne sont pas des questions que l’on étale sur la place publique. On reproche à une association des faits qui sont sans doute graves et en même temps on laisse cette association finir une année scolaire. On tenait à la continuité des enseignants », explique le ministre.
A 15 ans, Abdou ne comprend pas comment il est possible de fermer des établissements parmi les mieux cotés du Sénégal. « Regardez l’école. Vous voyez bien que ce ne sont pas des terroristes. Ils nous ont appris beaucoup de choses : le Coran, la religion, les mathématiques. On n’a pas élu Erdogan comme président, c’est Macky Sall que nous avons élu », souligne Abdou.
Présent depuis la création, professeur de mathématiques, Mamadou Ning s’inquiète pour le futur du groupe : « Si le dictat nous vient d’ailleurs, c’est difficile. Le « bijou » va-t-il se relever un jour ? Dieu seul peut le dire ».
L’Etat compte, via des tractations, permettre la reprise des cours rapidement.
Saggo/ferloo.com/rfi

L'EXPORT DE PORTE BIEN

1371,2 milliards de FCFA d'exportation en 2016 pour le Sénégal

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Les exportations du Sénégal ont atteint 1371,2 milliards de FCFA en 2016 contre 1342,6 milliards de FCFA l'année précédente, soit un relèvement de 2,1%, selon l'Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
Dans sa note d'analyse du commerce extérieur, l'ANSD précisent que «les ventes à l'extérieur du Sénégal sont principalement orientées vers le continent africain (42,9%), l'Europe (27,8%) et l'Asie (23,2%)».
A l'inverse des exportations, les importations du Sénégal ont enregistré une baisse de 1, 8% par rapport à 2015. Pour l'année 2016, elles s'élèvent en effet à 2 977,5 milliards de FCFA, contre 3 032,9 milliards de FCFA un an auparavant.
Les principaux fournisseurs du Sénégal sont l'Europe (45,0%), l'Asie (29,4%) et l'Afrique (18,2%).
En 2016, le solde commercial des biens est ressorti à -1606,3 milliards de FCFA contre -1690,3 milliards de FCFA l'année précédente.
senenews

03/10/2017

PAS DE ZIRCON EN CASAMANCE

L’Etat résilie le contrat sur le Zircon en Casamance

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Le Chef de l’Etat se serait impliqué personnellement pour siffler la fin de la récréation. En effet, selon DakarTimes, une réunion s’est tenue au Palais et avec principal sujet, le soubassement de cette rébellion des populations contre l’exploitation du zircon
Auparavant, le Président Macky Sall conscient du danger que pourrait avoir un éventuel forcing sur la paix en Casamance avait demandé d’abord aux services de renseignements une analyse de tous les aspects de la question selon DakarTimes.
Les différents services également instruits par le Chef de l’Etat qui tenait à avoir une visibilité sur l’ensemble du processus. Ce qui a irrité le président de la République dans cette rencontre aura été sans nul doute l’information selon laquelle Ibrahima Diaw ci devant, principal représentant de la société Astron détentrice du Permis Casamance est celui qui a réalisé l’étude d’impact environnemental.
Diop Mamadou/Actunet.net

LE NOUVEAU MINISTRE DU TOURISME DEJA SUR LA SELLETTE

Macky Sall « dégoûté » par les approximations de Mame Mbaye Niang

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Si le ridicule tuait, le nouveau ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, serait présentement en train de déguster les pissenlits par la racine. Chargé de promouvoir une destination Sénégal en ballotage défavorable sur l’échiquier international, il est parvenu, à peine après avoir récupéré le flambeau des mains de Maimouna Ndoye Seck, à saborder l’image de marque d’un pays qui vise, à brève échéance, à accueillir pas moins de 3 millions de touristes chaque année.
Invité à donner son point de vue sur ce qui trait à la question du maintien ou non du franc Cfa, le sieur n’a trouvé rien de mieux à faire que de se singulariser, de la manière des plus péremptoires, en laissant entendre que des pays comme la Mauritanie, la Gambie ou encore la Guinée (Conakry) sont membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine. C’était en prime time, sur les antennes de Vox Africa.
Mis devant le fait accompli, le président Macky Sall qui s’est engagé dans une entreprise de séduction de masse pour s’assurer un second mandat en 2019 a eu du mal à en croire ses oreilles. Nos antennes qui sillonnent les arcanes du régime témoignent de son dégoût et nous indiquent que le désarroi est plus que partagé. En effet, l’on nous fait savoir que le cas Mame Mbaye Niang était à l’ordre du jour au sein du cabinet présidentiel. Notamment parce que le susnommé avec fait les choux gras de la presse, en marge du salon du Tourisme qui s’est tenu à Paris. Invité sur France 24, il avait répondu en entame d’interview à une question portant sur les voies et moyens qu’il comptait utiliser pour promouvoir la destination Sénégal.
Il ressort des conclusions de la présidence que des « plaisantins » avaient tronqué la réponse intégrale du ministre et publié un « fake » sur internet. Manipulation qui faisait croire de visu que le seul projet de Mame Mbaye Niang était d’inviter les touristes à venir profiter de nos animaux. Mais son manque de maîtrise avéré de la géopolitique sous régionale a laissé pantois Palais qui a d’ailleurs pris l’option de faire profil bas jusqu’à nouvel ordre sur cette question. D’autant plus qu’elle met en relief des incohérences manifestes dans la mise en oeuvre du remaniement ministériel découlant des législatives controversées de juillet dernier. Nos interlocuteurs nous indiquent que le salon du Tourisme de Paris ayant été piloté en amont par la ministre Maimouna Ndoye Seck, il eût été préférable qu’elle y représente le Sénégal avant de passer le relais à un Mame Mbaye Niang qui a mis d’obscurs coups de projecteurs sur la crédibilité du gouvernement sénégalais, du fait de son impréparation manifeste.
Awa Diallo-Rédaction mediasenegal

FORMATION DES PILOTES D'AIR SENEGAL

Air Sénégal SA : Phillipe Bohn annule la formation des pilotes et liste les prérequis pour y participer

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Les pilotes sénégalais sélectionnés pour se rendre, du 3 au 13 octobre prochain, à Miami (Etats-Unis) pour subir une formation au siège de Atr 72-600, n’iront plus. La formation a été annulée et le nouvel homme fort de la compagnie aérienne sénégalaise a envoyé les pièces à fournir pour postuler aux pilotes sénégalais. Parmi ces pièces, des documents que certains pilotes disent ne pas connaître selon l’Observateur.
Philippe Bohn, nouveau patron de la nouvelle compagnie aérienne Air Sénégal Sa, est-il hanté par le crash de l’avion de ligne de type A320 de la compagnie Germanwings ? Andreas Lubitz, le copilote de l’appareil, s’est suicidé en écrasant l’avion dans les Alpes-de-Haute-Provence, le 24 mars 2015, tuant 150 personnes. Depuis lors, de nombreuses compagnies aériennes ont décidé d’introduire, en plus de l’équipage, une autre personne dans le cockpit, tout en étant rigoureux dans les tests phycologiques. Et le nouvel homme fort de Air Sénégal Sa vient de faire table rase sur le système de recrutement des pilotes fait par son prédécesseur.
Ainsi, il a demandé aux pilotes sénégalais qui étaient recrutés par l’ancien Directeur général Mamadou Lamine Sow, de refaire leurs dossiers avant de les déposer auprès de l’agence en charge des recrutements. Et pour s’introduire dans le cockpit, Bohn demande aux postulants : un dossier administratif de base, lettre de motivation, curriculum vitae, lettre de référence du dernier employeur, formulaire de base (que les pilotes disent n’avoir pas reçu), déclaration de suspension du médical (un document que le personnel naviguant ignore), déclaration de non-incident, la copie du certificat médical, la copie des licences, authentification des licences et copie du carnet de vol ; un compte rendu positif, test de connaissance générale (les pilotes s’interrogent sur le sujet en question), test aéronautique spécificité Airlines (les pilotes disent ne pas connaître la signification); compte rendu entretien (Doa et Rrse) compte rendu avec un pilote instructeur (les pilotes s’interrogent sur l’identité du pilote); évaluation simulateur (déjà fait par les pilotes) du 3 au 12 août à Toulouse sous le règne de Mamadou Lamine Sow.
Seulement si tout est concluant, le candidat doit refaire une visite médicale. C’est après tout cela que le candidat serait apte pour aller faire le stage de qualification Atr 72. Des documents dénoncés par les pilotes recrutés par l’ancien Dg qui étaient passés au simulateur de Toulouse du 3 au 12 août. Et pour riposter contre le système de recrutement de Philippe Bohn à six phases, les pilotes sénégalais ont adressé une correspondance au ministre en charge des Transports aériens, Maïmouna Ndoye Seck, pour lui faire part de leur mécontentement. «L’objectif de Bohn est d’écarter les pilotes sénégalais pour faire venir des étrangers. Car, certains documents qu’il exige sont inconnus dans notre jargon. Les normes internationales exigent un curriculum vitae, une lettre de motivation, copie des diplômes obtenus et qualification mentionnée sur la licence, certificat médical valable suivi d’un entretien avec le nouvel employeur. Ce qu’a fait Bohn est une humiliation contre le commandant instructeur Malick Tall», tempêtent des pilotes.
Le contrat du Commandant Malick Tall non renouvelé
15 pilotes ont été sélectionnés par l’ancien Dg Mamadou Lamine Sow pour faire des séances de simulation à Toulouse, sous la supervision du Commandant de bord instructeur, Malick Tall. Test qu’ils ont fait, sauf deux pilotes parmi eux, retenus pour la formation en Airbus 319. D’ailleurs, les deux pilotes en question étaient qualifiés sur Airbus et Boeing 737-700. Tout le reste avait reçu les documents nécessaires pour s’inscrire sur le site Tsa (organisme américain du transport aérien). Et le premier groupe devait partir demain mardi 3 octobre à Miami pour subir la formation de qualification des Atr 72-600 avant d’y être rejoint par le reste, le 13 octobre.
Des formations annulées. Par qui ? Car, des sources renseignent que Philippe Bohn impute la responsabilité au Commandant Malick Tall. Ce que réfute ce dernier en démontrant des pièces à conviction à sa possession. En tout cas, les pilotes sénégalais ne pourront pas faire de simulations avant avril 2018. Par conséquent, la voie est libre pour Bohn de faire appel à des brookers (loueurs de pilotes d’avion) pour faire voler les avions. Si et seulement si, la compagnie démarre ses vols le 7 décembre prochain, comme annoncé. Alors que les heures de simulation d’une durée de 25 jours au minimum pour ces entraînements de qualification ont été certainement réservés et payés.
Présentement, tous les contrats qui sont arrivés à expiration, n’ont pas été renouvelés par l’Administration Bohn. Seulement, il a demandé à tous ceux qui ont vu leur contrat arrivé à expiration de postuler à nouveau via l’agence en charge du recrutement de la nouvelle compagnie aérienne. «Air Sénégal Sa ambitionne de conquérir les grandes capitales du monde. Il s’y ajoute que l’aviation a des règles très strictes. Par conséquent, la rigueur doit être de mise pour éviter au maximum des accidents. Philippe Bohn veut faire de Air Sénégal Sa une compagnie de référence», défendent des sources d’Air Sénégal Sa. «Seuls les professionnels en la matière travailleront dans la nouvelle compagnie. Il faut qu’on mette fin à ce qui se faisait jusque-là. Le népotisme, les bras longs et le copinage sont à l’origine de la faillite des différentes compagnies aériennes sénégalaises», dénoncent toujours des interlocuteurs d’Air Sénégal Sa. Toutefois, seuls quatre pilotes des défuntes compagnies aériennes sénégalaises étaient restés au Sénégal pour démarrer avec la nouvelle compagnie aérienne. Et avec la nouvelle donne, ils envient leurs 12 collègues recrutés par Air Côte d’Ivoire, dont deux pilotes instructeurs.
L’OBS/xalimasn.com

LE SEL INTERESSE LES INDIENS

Des hommes d’affaires indiens s’implantent au Sénégal, particulièrement dans la région du président Sall (Fatick). C’est pour produire du sel à hauteur de 294 milliards de francs FCFA.

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’’C’est un projet d’envergure qui peut générer jusqu’à 800 emplois directs et une capacité de production estimée à 2 millions de tonnes par mois ». Déjà, les investisseurs indiens sont venus faire l’étude d’impact du projet et visiter le site d’implantation. Ils constatent l’originalité de ce projet qui peut apporter de nombreux revenus aux sénégalais.
Compte tenu de tout cela, ils ont pris l’engagement à démarrer ce projet d’une grande envergure. En tout, il est le fruit d’un partenariat entre la commune de Fimela et des industriels indiens. Ce projet, qui date de 2010, va démarrer en fin 2018. Les investisseurs comptent aussi se rendre au Nigeria pour voir la méthode que ce pays utilise.
africtelegraph.com

LE LAC ROSE EN DANGER

« Sauvons le lac rose ! » Un cri d’alarme lancé par des acteurs du tourisme

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Le lac rose se meurt lentement, et le tourisme du département de Rufisque avec. Insécurité, construction anarchique autour du lac, insalubrité, absence totale de politique de conservation de ce site, pourtant classé patrimoine mondial de l’Unesco.
A l’heure où les questions liées à l’environnement préoccupent les dirigeants du monde entier, la situation au Sénégal semble être différente, notamment au lac rose où le spectacle est plutôt accablant, pour cause, depuis quelques années le lac rose est laissé à son triste sort. « Déplorable », s’écrient les acteurs du tourisme de la zone.
Anarchie autour d’un patrimoine mondial
« Le tableau est accablant, devant nos yeux. Le lac est entrain de rétrécir et on ne fait rien pour stopper ce désastre. Depuis des années, nous attirons l’attention des autorités, mais nous ne sommes pas écoutés. Les arbres plantés autour du lac pour constituer un anneau de sécurité sont coupés, il y a également une forte activité de construction d’habitats qui se développent anarchiquement autour du lac, les terrains sont vendus par les autorités. Les gens veulent habiter près du lac, au dépend de sa survie. Sans oublier l’extraction du sable, qui n’est pas du tout contrôlé. C’est vraiment grave ce qui se passent ici, toutes ces choses contribuent à dégrader l’environnement du lac et de son bassin versant», s’écrie Amadou Bocoum Diouf, le président d’initiative et du tourisme du lac rose.
Selon Cheikh Ndoye artiste spécialisé dans la fabrication des tableaux en sable. Autrefois, le lac s’étendait sur 8 kilomètres de long et 1,5 kilomètre de large, aujourd’hui, sa longueur est 4,5 km sur 800 mètres de large environ.
Absence d’activité
Côté tourisme, le lac perd peu à peu sa renommée de grand pôle touristique. « Nous avons de moins en moins de touristes, depuis que le lac n’abrite plus l’arrivée du Paris-Dakar. Avant on bénéficiait de la publicité qui était fait autour du rallye, et toute l’année les touristes venaient visiter. Depuis on se contente de quelques visites. Rien n’est fait par notre ministère du tourisme. Regardez, il n’y a même pas d’éclairage, alors que souvent les touristes aiment bien se promener tard, même pas un poste de gardiennage. Aucune installation moderne pour renseigner les gens, c’est un site déserte, le tourisme ici se fait de manière archaïque », explique Monsieur Dia, guide touristique au lac rose.
« C’est triste que nous ne profitons pas assez de nos atouts pour développer ce secteur. Il faut vraiment une forte mobilisation pour redonner au lac sa notoriété. Nous devons créer des activités périodiques pour accompagner ce secteur, et c’est l’engagement de tous. Par exemple un festival ou un concert géant sur le site du lac, ou encore une semaine découverte du lac, ces genres d’initiatives doivent pouvoir être organisés. Les acteurs de ce secteur aussi eux-mêmes se mobiliser pour promouvoir ce site, avec l’aide de spécialistes. Par exemple nous prêt à organiser une session de formation à la création de blog et de contenus pour accompagner », laisse entendre Ismael Cabral Kambell, Chargé de Communication et Relations publiques à Jumia Travel. « Nous ne devons pas laisser ce site unique au mourir, c’est notre devoir de le protéger ».
L’urgence est signalée, si rien n’est fait, il ne restera plus rien que des souvenirs, dans une dizaine, vingtaine d’années ? Sauver le lac rose est un devoir, les acteurs du tourisme autour de ce site y croient, et entendent bien, fasse à l’absence d’une oreille attentive, interpeller le secrétariat général de l’Unesco et le centre du patrimoine mondial, car e site a été inscrit au patrimoine mondiale depuis 2005.
Marie Josephe/Dieyna SENE/lactuacho.com

TOURISME AU SENEGAL ORIENTAL

Tambacounda a célébré la journée internationale du tourisme

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La région de Tambacounda a fêté la journée mondiale du tourisme, le 27 septembre dernier. Moment saisi par les pouvoirs publics pour passer en revue les atouts touristiques et les contraintes du secteur dans le pôle Sénégal oriental. Le thème de cette année est le tourisme, un outil de développement.
Le Sénégal oriental compte 11 hôtels, 11 auberges, 41 campements et plus de 30 guides touristiques professionnels. N’empêche qu’il a des ambitions d’être un hub touristique. En 2016, la région a accueilli 11.295 touristes pour 19.991 nuitées. Un taux de fréquentation loin de refléter les importantes potentialités dont regorge cette zone. Deux patrimoines sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO à savoir le pays Bassari et le parc national Niokolo Koba(PNNK).
Les touristes peuvent pratiquer le tourisme cynégétique sur une trentaine de sites. Le tourisme de vision et découverte avec les 913.000 ha du parc national Niokokolo Koba, le pavillon René Caillé, le pont Faidherbe à Bakel, les cascades de Dindefello à Kédougou etc. Et le tourisme culturel très présent dans le pays Bassari à Kédougou. C’est pourquoi, les autorités ont invité, lors de cette cérémonie, les établissements touristiques à vendre davantage la destination Sénégal oriental auprés des touristes tout en visant une meilleure compétitivité de leurs produits et services.
De leur côté, les autorités assurent qu’elles travaillent actuellement à la promotion et au développement du tourisme interne dans les régions. Des études sont également en cours pour atteindre une diversification de l’offre touristique au Sénégal et les objectifs du développement inclusif et durable.
Cependant, la décrépitude de certains sites historiques, la méconnaissance par les sénégalais de leur patrimoine touristique ont été, entre autres, les contraintes soulevées dans le tourisme local. Face à cela, l’Etat est entrain de prendre des mesures pour permettre au tourisme de jouer son rôle de développement.
Outre cela, une exposition de vernissage sur la richesse culturelle des ethnies minoritaires, la biodiversité du PNNK et l’importance de l’écotourisme a été animée par des guides touristiques et les autorités du PNNK. Et un sketch de la troupe ATT du collège d’enseignement moyen Thierno Souleymane Agne de Tambacounda a été joué pour sensibiliser sur la nécessité de valoriser nos patrimoines touristiques.
Amedine Faye/au.senegal.com

30/09/2017

BATEAU-HÔPITAL A DAKAR

«Mercy Ships», le plus grand bateau-hôpital du monde est arrivé au Sénégal

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Pour son installation, ses dirigeants vont signer, ce vendredi à 16h, un accord de siège avec le Gouvernement sénégalais, renseigne un site sénégalais.
«Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Monsieur Sidiki KABA, procède, ce vendredi 29 septembre 2017, à 16 heures, à la signature d’Accord de siège entre le Gouvernement du Sénégal et l’Organisation Internationale Non Gouvernementale (IONG) « MERCY SHIPS » (Bateau-Hôpital). La cérémonie de signature aura lieu à la salle de conférence dudit ministère», informe le service de communication du MAESE.
A Dakar, ce bateau-hôpital va offrir gratuitement des soins de santé à des milliers de Sénégalais. Ce navire dispose notamment de cinq salles d’opération et de plusieurs cabines d’hospitalisation pour fournir des types de chirurgie complexe aux malades. Ce bateau hôpital sera présent au Sénégal pour une durée de 10 mois.
Le « Mercy Ships », appelé « Navire de l’espoir », va accoster à Dakar, en juin 2019, pour fournir des soins médicaux aux personnes vulnérables, a annoncé vendredi le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr.
« L’Organisation internationale non gouvernementale « Mercy Ships » (Bateau-Hôpital) a pour vocation d’améliorer les conditions d’existence des personnes à revenus faibles vivant avec un handicap », a dit le ministre lors d’une signature d’accord de siège entre le Gouvernement du Sénégal et l’ONG « Mercy Ships ».
Le bateau-hôpital aura à son bord un personnel médical qualifié qui fournira un service complet et gratuit, a ajouté Abdoulaye Diouf Sarr.
Il a annoncé la mise en place prochaine d’un comité de pilotage et d’un comité scientifique pour préparer l’arrivée du bateau-hôpital.
Le directeur général de « Mercy Ships », Donovan Palmer, a indiqué à son tour que le bateau dispose de cinq salles d’opération avec un dispositif médical de haute qualité.
Il a relevé que sept opérations chirurgicales vont être effectuées durant le séjour du bateau-hôpital au Sénégal. Elles vont concerner la chirurgie faciale, la cataracte, le goitre, les fistules obstétricales, les grands brûlés, la malformation et les soins dentaires.
Après Conakry en 2018, le « Mercy Ships » va séjourner pendant 10 mois au port de Dakar.
Le personnel médical du bateau compte organiser des sessions de formation relatives aux maladies rares et autres pathologies difficiles à soigner à l’intention des infirmiers, médecins généralistes et chirurgiens.
Le passage du « Mercy Ships » à Dakar, 23 ans (1994) après, repose sur un partenariat solide entre le Sénégal et l’ONG, a expliqué son directeur général.
« Mercy Ships » est une ONG humanitaire internationale dont le si7ge est basé à Garden Valley, aux Etats-Unis. Elle s’est donnée pour mission d’améliorer l’accès aux soins de santé dans les pays africains en voie de développement. Mercy Ships intervient sur invitation du pays d’accueil.
Diop Mamadou/leral.net/galsen221.com

IL FAIT TROP CHAUD

La météo explique les raisons de la chaleur dans le pays

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Le climat de la capitale sénégalaise est devenu un sujet de débat. A Dakar et dans l’ensemble du territoire national l a chaleur grimpe de jour en jour. Un situation inhabituelle qui pousse les agents de la météo à informer le public.

Selon l’APS, les spécialistes du climat informent, « La chaleur sera fortement de mise sur l’ensemble du pays, plus particulièrement au nord-est (Podor, Matam, Linguère) où des pics de 41 à 43°C seront relevés », contre des « températures maximales » variant « entre 32°C sur la Côte et 35 à 39°C sur les régions sud et centre », renseigne l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM).
Les spécialistes du climat prévoient qu’à partir de cette nuit, précisément à minuit, la chaleur sera accablante, « sera majoritairement notée sur le pays avec un temps qui sera largement ensoleillé durant le week-end, toutefois dans la soirée du dimanche, des orages et pluies pourraient se manifester au sud-est » avant d’ajouter que « la visibilités sera globalement bonnes ».
SeneNews/Malang Toure

29/09/2017

LE SINE SALOUM: ZONE TOURISTIQUE A PART ENTIERE

Le Sine-Saloum veut devenir une zone touristique à part entière

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La zone du Sine-Saloum doit devenir une zone touristique à part entière et ne plus dépendre de la station balnéaire de Saly, selon Issa Barro, président du Syndicat d’initiative et de promotion touristique du Sine-Saloum.
"La zone du Sine-Saloum dépend de la zone de Saly. Elle évolue à partir de Saly. Et les baisses de fréquentation à Saly rejaillissent sur nous. Or, nous avons beaucoup d’atouts. C’est pour cela que le Sine-Saloum doit devenir une zone touristique autonome à 100%", a dit Issa Barro.
Il s’adressait à des journalistes dans le cadre de la 39 ème édition du salon du Tourisme, "IFTM Top Resa", qui se tient à Paris, au Parc des expositions, Porte de Versailles.
Issa Barro dit être présent à Paris pour "faire la promotion" du Sine-Saloum qui propose "une offre touristique diversifiée".
Il a vanté les richesses du delta du Saloum, en évoquant les sites élevés au rang de patrimoine mondial de l’Unesco, un estuaire dynamique, l’éco-tourisme, le tourisme sportif, etc. La zone, dit-il, compte 80 établissements dont des hôtels, des auberges, des campements et 2000 lits.
Issa Barro a souligné la nécessité de mettre à niveau certains établissements et de régler le problème foncier étant donné que la zone n’est pas aménagée. La 39 ème édition du salon "IFTM Top Resa" rassemble pendant 4 jours, du 26 au 29 septembre, l’ensemble des acteurs du tourisme à Paris.
Créé en 1978, le salon nommé "Top Resa" avait lieu à Deauville et était spécialisé dans la cible loisir. En 2008, il change légèrement de nom pour s’appeler "IFTM Top Resa". Il déménage à Paris et devient un salon multi-cibles couvrant tous les motifs de déplacements : loisirs, affaires, événementiels.
OID/ASB/ASG/Ousmane Ibrahima Dia/aps

LE TOURISME PAR LES AEROPORTS SECONDAIRES

Le Sénégal mise sur ses aéroports secondaires pour relancer le secteur

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Les aéroports secondaires sont appelés à jouer un rôle important dans le développement du tourisme au Sénégal, a souligné, mercredi, à Paris, le directeur général de l’Agence des aéroports du Sénégal (ADS), Pape Maël Diop.
C’est pour leur faire jouer ce rôle que l’Etat du Sénégal a décidé, conformément aux objectifs du Plan Sénégal émergent (PSE), de “mettre aux normes” ces infrastructures, par la mise en œuvre d’un “plan de modernisation” de 100 milliards de francs CFA, a expliqué M. Diop.
Il s’entretenait avec des journalistes, dans le cadre de la 39ème édition du salon du tourisme IFTM Top Resa, qui s’est ouverte mardi à Paris, au Parc des expositions, porte de Versailles.
Plus de 80 entreprises du secteur du tourisme participent à cet évènement qui prend fin vendredi.
On peut signaler la présence à cette rencontre, côté sénégalais, de la SAPCO (aménagement des zones touristiques), du FONSIS, de l’APIX (investissements), de l’AIBD et de l’ADS (aéroports) et de l’ANACIM (aviation civile).
L’objectif de cette politique de “modernisation” des infrastructures touristiques est de renforcer la sécurité dans ce secteur et de permettre aux touristes de “visiter le Sénégal des profondeurs”, a précisé Pape Maël Diop.
Il dit avoir évoqué avec les partenaires du Sénégal la perspective de l’ouverture, le 7 décembre prochain, de l’Aéroport international Blaise-Diagne.
Il s’agit, selon lui, de rassurer ces partenaires, en ce qui concerne les normes de sécurité et de sûreté de cet ouvrage aéroportuaire.
La 39ème édition de l’IFTM Top Resa réunit pendant quatre jours, du 26 au 29 septembre, des acteurs du tourisme à Paris.
Créé en 1978, le salon baptisé “Top Resa” avait lieu à Deauville et était dédié aux loisirs.
En 2008, le salon change légèrement de nom pour s’appeler “IFTM Top Resa”.
Il emménage ensuite à Paris et devient un salon “multi-cibles”, couvrant tous les motifs de déplacements : loisirs, affaires, événementiels.
Aps/xalimasn.com

PETITE REPRISE DU TOURISME

Le marché sénégalais du tourisme connaît "une petite reprise" à consolider

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Le marché du tourisme connaît "une petite reprise" au Sénégal, dynamique que certaines mesures pourraient aider à consolider, a plaidé jeudi le secrétaire permanent du Syndicat patronal de l’industrie hôtelière au Sénégal (SPIHS), Moustapha Kane.
"Il y a une petite reprise dans le secteur du tourisme qu’il faut accompagner par des mesures", a dit M. Kane, s’entretenant avec l’APS, dans le cadre de la 39ème édition du Salon du tourisme, IFTM Top Resa, qui se poursuit à Paris, au Parc des expositions, Porte de Versailles, jusqu’à vendredi.
Plus de 80 structures évoluant dans le secteur du tourisme ou en relation avec le secteur participent à cet évènement qui a démarré mardi.
La Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristique du Sénégal.SAPCO, l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD) ainsi que le SPIHS font partie des structures sénégalaises participant à ce salon.
De même que le FONSIS (Fonds souverain d’investissements stratégiques) l’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux, (APIX), les Aéroports du Sénégal (ADS), entre autres.
Dans le domaine du tourisme, le Sénégal a pendant longtemps misé sur le balnéaire à travers les stations de Saly, du Cap-Skiring, Saint-Louis, a rappelé Moustapha Kane, soulignant que le marché français représente une grande part de la destination Sénégal pour le tourisme de loisirs.
Le responsable du SPIHS a fait état d’un "désengagement des Tours opérateurs" actuellement, à cause de l’avancée de la mer à Saly-Portudal, la station balnéaire de la Petite-Côte sénégalaise, dans le département de Mbour (ouest).
Outre ce phénomène entraînant la disparition des plages, l’instauration du visa d’entrée (supprimé par la suite), l’épidémie Ebola, qui avait longuement sévit en Afrique de l’Ouest, ont également contribué à ce désengagement des TO.
Moustapha Kane dit cependant constater "une petite reprise", certes "aléatoire", car la plupart des Tours opérateurs qui arrivaient n’ont pas encore repris leurs activités sur le Sénégal, le balnéaire étant "un tourisme de masse".
Pour consolider la petite embellie désormais observée, il faut, selon lui, des mesures d’accompagnement incluant la réfection des plages, la mise à niveau du parc hôtelier, améliorer la qualité du service.
De même, il faut insister sur les questions sécuritaires, "car les clients ont besoin d’être rassurés (…)", a ajouté M. Kane, soulignant la nécessité d’une communication plus soutenue sur la promotion de la destination Sénégal.
Ces actions, ajoutées à la maîtrise des besoins de la clientèle, devraient rendre la destination Sénégal plus compétitive, sans compter que l’Etat doit selon lui parallèlement régler "le problème de l’accessibilité de certaines zones".
Le secrétaire permanent du Syndicat patronal de l’industrie hôtelière du Sénégal (SPIHS) souligne que le touriste doit pouvoir aller jusqu’à Saint-Louis, au Cap-Skiring, Tambacounda, etc.
A propos, il a salué le programme de modernisation des aéroports mis en œuvre par l’Etat, compte tenu des liens entre tourisme et le transport aérien.
A ses yeux, les autorités "ont commis l’erreur de séparer"’ les ministères du Tourisme et des Transports aériens lors de la composition de l’actuel gouvernement.
Pour Moustapha Kane, l’Etat doit être conscient des enjeux du tourisme dans le développement, le Sénégal disposant de "nombreux atouts" dans ce domaine.
La 39ème édition, IFTM Top Resa rassemble pendant 4 jours, du 26 au 29 septembre, l’ensemble des acteurs du tourisme à Paris.
Ce salon, lancé en 1978 et dénommé "Top Resa", se tenait à Deauville et était spécialisé dans la cible loisirs, avant de changer légèrement de nom en 2008 pour s’appeler "IFTM Top Resa’".
La manifestation déménage dans ce cadre à Paris et devient un salon multi-cibles couvrant tous les motifs de déplacements : loisirs, affaires, événementiels.
OID/B/aps/Ousmane Ibrahima Dia

LE CHÔMAGE DES JEUNES

Le chômage des jeunes s'amplifie au Sénégal

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Selon un rapport de l'Agence Nationale de la Statistique et de la démographie, les jeunes diplômés sont les plus touchés au Sénégal.
Plus le niveau d'études est élevé plus le taux de chômage l'est aussi, une situation qui pourrait expliquer le nombre toujours élevé de jeunes qui s’investissent dans le secteur informel pour échapper au manque d'emploi.
Même si une agence nationale a été créée depuis plusieurs années pour accompagner les jeunes, beaucoup parmi ces derniers demeurent dans des situations difficiles.
"Je suis dans la filière de la vente depuis 2002. Des fois, je vends des lunettes, des fois des sacs ou autres choses. Je n’ai pas de domaine précis. Je m'active dans tout ce qui peut me rapporter quelque chose", témoigne Mor Talla, 31ans.
Il a très tôt abandonné l’école pour se lancer dans le commerce de marchandises diverses. Comme lui, beaucoup de jeunes ont déserté les salles de classe de manière précoce pour se lancer dans le secteur informel avec tous les risques que cela comporte.
"Nous n'avons pas le financement nécessaire, c'est pourquoi notre travail est difficile", confie-t-il.
"Nous sommes obligés de sacrifier nos biens pour faire avancer notre business. Des fois nous allons au village vendre une chèvre ou un mouton afin d'avoir les fonds nécessaires pour acheter de la marchandise", explique-t-il. "Nous évitons de faire des prêts dans les banques car ça peut nous être fatal vu que n'avons pas toujours des bénéfices qui nous permettent de rembourser".
Le manque de financement est le principal souci des jeunes qui s’activent dans le secteur informel.
Amadou Ba dénonce un manque d’accompagnement de l’Etat, expliquant qu'il " ne parvient toujours pas à voir une personne qui a eu accès à ses financements".
"Ces financements me posent problème, car je n’en ai jamais bénéficié et aucun de mes connaissances n'en a bénéficié. Attendre des financements de l'état c'est se leurrer", désespère-t-il.
Mouhamed Sèye estime quant à lui que l’accompagnement de l’Etat devrait s’étendre à la mise en place d’infrastructures.
"Soutenir les jeunes, c'est avant tout leur offrir des espaces où ils peuvent acquérir des compétences techniques", estime-t-il.
"Créer des usines pour avoir une main d'œuvre qualifié et fabriquer des produits locaux pour mieux dynamiser le commerce. Certes, l'Etat ne peut pas tout faire mais il serait bien qu'il offre des alternatives".
En 2017, l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (ANPEJ) a financé plus de 1500 projets pour un montant dépassant les 3 milliards de Francs CFA.
Ces financements ont déjà permis la création de 4700 emplois directs. A terme, ils devraient s’étendre à plusieurs milliers d’autres jeunes à travers le territoire national.
Seydina Aba Gueye/voaafrique.com