09/12/2017

CHASSE AU TOUBAB

Mariage mixte à Saly La chasse au «blanc», un véritable phénomène

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A Saly Portudal, nombreux sont les jeunes qui rêvent que de rallier l’Europe. Et le mariage mixte est pour eux un moyen sûr d’y arriver.
Aujourd’hui, il est en train de se développer à grande vitesse et pour ces filles ou garçons ; le profil de leur futur conjoint importe peu. Seul le résultat final compte à leurs yeux. La chasse à l’étranger, qu’il soit Français, Belge, Espagnol, Italien, Américain est un exercice très pratiqué à Saly du fait de sa position de ville très touristique. Aujourd’hui, ces unions dites mixtes continuent d’intéresser les jeunes, filles comme garçons. Et pour concrétiser leurs fous rêves, ils sont prêts à tout. De janvier à décembre, Saly est assailli par les touristes. Et dans les différentes artères de la ville, il n’est guère surprenant de rencontrer des européens, hommes ou femmes, au bras de fils du terroir. Dans une autre ville, ces scènes auraient peut-être heurté la sensibilité, mais pas à Saly où ce mariage dit mixte est en train de se développer à grande vitesse. Il nous revient de sources dignes de foi, de dizaines d’unions y sont scellées chaque année. Et la chasse aux blancs continue d’y être intense. Garçons et filles n’hésitent pas à user de toute sorte de subterfuge pour ferrer leurs proies. Que ce soit dans les restaurants, les hôtels, à la plage, les boites de nuit ou dans toute autre place fréquentés par les nombreux touristes.
Amour ou Business
Diverses sont les raisons, qui poussent les jeunes à s’unir avec des européens. Même si dans certains cas, ce qui est infime, ces unions sont motivées par l’amour, elles sont dans d’autres un moyen sûr d’échapper à une situation de misère et de précarité. Dans cette cité touristique qui a marqué son époque, un nombre appréciable de jeunes filles choisissent de se marier avec un conjoint étranger aisé et profiter des possibilités matérielles pour mener une vie confortable et heureuse en faisant profiter toute sa famille. Le mariage mixte est souvent social et motivé par un intérêt dissimulé. Car certaines personnes trouvent en ces unions un moyen sûr pour sortir de la misère ou pour réaliser leur rêve d’émigration, mais ces unions ne peuvent prospérer que s’il est motivé par l’amour », estime B.B un professeur de lettres, qui soutient que ces filles ou garçons qui se lient avec des blancs ont leur raison. «Que leur union soit par amour ou par simple intérêt, on doit respecter leur choix », a-t-il fait savoir. «Ce qui est désolant c’est le fait que certaines filles se lancent dans cette aventure sans prendre le temps de connaitre leurs partenaires», se désole-t-elle, en soulignant que le mariage mixte c’est comme un jeu de hasard. « Des fois on peut avoir la chance et d’autres fois, la désillusion peut être très grande », explique-t-il en invitant ses compatriotes à être plus regardants dans leur choix. Le rêve de convoler avec un blanc est beaucoup plus accru chez les filles. Nombre d’entre elles disent ne pas être gênées de convoler avec un européen. Un mariage mixte qui ferait, à les en croire, leur affaire. « Mon rêve c’est d’épouser un riche européen pour pouvoir continuer mes études à l’étranger et pourquoi pas vivre là-bas. Il n’y a aucune honte puisque chaque personne est libre de choisir la façon dont elle compte mener sa vie », soutient Ami Ndiaye, une jeune élève. Pour sa camarade F. W, sa grande sœur qui vit depuis une décennie en Suisse lui a transmis le virus d’épouser un homme blanc. « J’ai beaucoup de soupirants qui n’attendent que mon aval pour venir demander ma main, mais je préfère attendre, car je ne pense pas pour l’instant me marier ici », soutient-elle en précisant être prête à offrir son cœur à un chevalier blanc, quel que soit sa religion. Pourvu simplement, qu’il la rende heureuse.
Le coup de pouce d’Internet
Aujourd’hui à Mbour Saly, nombreux sont ces jeunes qui continuent de rêver de trouver une fille ou un garçon de bonne famille pour fonder un foyer et avoir des enfants. Même si dans la plupart des cas, la recherche d’une situation meilleure sous d’autres cieux ou la recherche des fameux « papiers » européens sont à l’origine de ce genre d’union, les jeunes qui font fi de ces remarques caressent toujours le secret espoir de rencontrer leur douce moitié qui leur permet de réaliser leur rêve de rallier l’Europe, sans embarquer dans ces pirogues qui tuent. Et les moyens pour l’oiseau rare sont connus. Il s’agit de l’Internet, qui constitue d’ailleurs la seule alternative. Dans les seuls cybercafés qui ont réussi à résister à la révolution technologique, c’est chaque jour un embouteillage monstre que crées filles et garçons à la recherche de l’oiseau rare. Et il n’est pas surprenant, surtout au centre-ville, de voir une meute dé filles, assaillir ces espaces devenus leur lieu de drague, voire de chasse. Et ce sont les gérants de cybercafé qui y gagnent. Selon les estimations, près de 70% des filles consacrent au moins une ou deux heures sur Facebook ou MSN pour dialoguer avec leurs proies. « Chaque jour, on reçoit beaucoup de clients, en majorité des filles, qui passent des heures devant la machine. Leur hobby favori, c’est rechercher l’oiseau rare. C’est pour cette raison, qu’à chaque fois qu’une de ces clientes rentrent au cyber, la première chose qu’elle demande, c’est un webcam », souligne Tapha Mbaye, un gérant de cybercafé, qui soutient que beaucoup d’entre elles estiment qu’un mariage avec un blanc est la solution à leur rêve et elles sont prêtes à tout pour le dénicher. Selon lui, la majorité de sa clientèle est composée de jeunes filles à la recherche de chevaliers blancs. « Ce n’est pas un phénomène nouveau et je connais plusieurs filles qui se sont mariés grâce à l’internet », indique-il. Pour N. Ndiaye, la chasse au blanc est un sport qui n’est pas encore sur le point de s’estomper, car tout le monde veut avoir un mari étranger. Ce qui selon lui, est impossible. « Tout le monde ne peut pas en avoir. Et c’est vraiment triste de constater que certaines filles, qui ont déjà des copains ou qui sont même mariées, se prêtent à ce jeu », déplore-t-il. «Elles ne sont là que pour trouver un canard à déplumer, mais elles sont louer de se douter que ces liens à travers l’Internet sont souvent décevantes », souligne-t-il en invitant ses compatriotes à plus de vigilance. « Certains chevaliers sont de beaux parleurs et savent souvent profiter de la position de certaines filles qui, à force de vouloir partir, font preuve d’une très grande naïveté. Espérer se marier par Internet est une loterie qui, entre les faux profils et les mensonges, se termine souvent par une très grande désillusion», prévient-il.
Le calvaire des papiers
Obnubilées par leur union, certaines personnes ne se soucient même pas d’y mettre la forme. Pour les couples qui décident d’officialiser leurs relations, le mariage mixte est un véritable parcours du combattant dès l’instant. Les Français candidats au mariage, contrairement aux Sénégalais, doivent prendre contact avec l’officier d’état civil du poste consulaire français, compétent territorialement au regard du lieu du mariage, en vue de la délivrance de ce certificat. Mais, c’est l’obtention du certificat de capacité à mariage, qui facilitera les formalités de transcription ultérieure de l’acte du mariage étranger dans les registres de l’état civil français, la loi renforçant le rôle de cette transcription, qui est désormais obligatoire pour que le mariage d’un ressortissant français, célébré par une autorité étrangère, soit opposable aux tiers en France. C’est une fois que le certificat de capacité à mariage préalablement à la célébration de l’union est obtenu par les époux que la transcription sera en principe acquise. Avant le mariage, le couple doit se présenter pour satisfaire aux formalités de publication des bans, qui constitue la démarche ultime qui témoigne que le dossier est complet et ne pose pas de difficulté aux yeux de l’officier de l’état civil. Un an après s’être marié, le conjoint étranger pourra acquérir la nationalité française s’il le désire. Souvent des cas de fraudes sont notés, car souvent des candidats présentent de faux certificats de célibat, de faux passeports, de faux extraits d’actes de naissance, sans compter ceux qui cachent à leur conjoint français qu’ils étaient déjà mariés ou qu’ils avaient déjà des enfants. Tout y passe. Mais, avec la dureté des temps, tous les moyens sont bons pour se barrer. Aujourd’hui, le mariage est devenu business et face au chômage, à la crise économique, nombreux sont ces jeunes qui estiment que ces unions sont une solution pour accéder à un statut social meilleur. Mais, en attendant de dénicher l’oiseau rare, la chasse au blanc continue toujours.
Khady T. COLY/rewmi.com

07/10/2017

UNE FILLE SUR TROIS MARIEE AVANT 18 ANS

Mariages précoces : Pédophilie à grande échelle au Sénégal

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Selon le 16e rapport de Plan international sur la situation des jeunes filles, une fille sur trois est victime de mariage précoce au Sénégal. C’est-à-dire qu’elle a été mariée avant 18 ans, l’âge de la majorité.
L’étude, reprise par Le Quotidien dans son édition de ce samedi, indique que la situation est plus alarmante en milieu rural où le pourcentage de filles mariées avant 18 ans est de 49% contre 17% en ville.
Conséquences : grossesses précoces, avec leurs risques sur la santé de la mère et de l’enfant, et décrochage scolaire.
En effet, l’étude, qui couvre la période 2005-2015, renseigne qu’en 2015 «971 cas de grossesses ont été recensés au Sénégal concernant la tranche d’âges des 12-19 ans». Et que celles-ci concernent pour 71% des élèves de la 6e à la 3e et pour 28,1% des élèves de la seconde à la terminale.
Les régions de Sédhiou et de Ziguinchor sont les plus touchées. Elles affichent, respectivement, 30% et 19%, alors que dans le reste du pays les pourcentages oscillent entre 2% et 5,4%.
RP/Seneweb News

27/09/2017

ESPOIR POUR LES FEMMES SENEGALAISES

Planification familiale au Sénégal : « 610 000 femmes ont utilisé la méthode contraceptive »

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Pour la première fois au Sénégal, une journée a été dédiée à la contraception. Ce qui a d’ailleurs permis à la cheffe de la Division planification familiale et de la Direction de la santé de la reproduction et de la survie de l’enfant (DSRSE), Ndèye Marième Ndiaye, de lever la voile sur les quelques 610 000 femmes qui ont utilisé une méthode contraceptive en 2016 au Sénégal.
La victoire sensationnelle des Bleus face aux Pays Bas, l'accueil chaleureux des supporters colombiens SLM ADS
Depuis 2012, la Dsrse a engagé une lutte contre la méthode contraceptive vu qu’elle est très appréciée par les femmes. En 2016, révèle le chef de la Division planification familiale à la Dsrse, Ndèye Marième Ndiaye, « 610 000 femmes ont utilisé la méthode contraceptive au Sénégal« .
Certes ceci peut sonner comme un gros chiffre, mais la méthode « a permis d’éviter en 2016, 53 000 avortements, 166 000 grossesses non désirées, ainsi que 443 décès maternels, grâce aux efforts de la planification familiale« .
Tout compte fait, Ndèye Marième Ndiaye estime que « la planification familiale est une option, une politique pour sauver des vies et améliorer la santé de la mère et du nouveau-né et cela est clairement dit dans le Plan national de développement sanitaire et social (Pnds) du Plan Sénégal émergent (Pse)« .
Faisant des projections Mme Ndiaye déclare qu’il « y aura l’augmentation de l’allocation budgétaire relative à l’achat de produits contraceptifs d’ici 2020, de 300 millions en 2016 à 500 millions FCFA« .
Thioro Sakho/senenews.com

07/09/2017

HISTORIQUE

Les Sénégalaises font moins d’enfants

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Historique ! Les Sénégalaises font moins d’enfants que par le passé. «C’est la première fois au Sénégal que nous descendons de la barre de la moyenne de 5 enfants par femme en âge de procréer», révèle Aboubacar Sadikh Bèye, le directeur de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, lors de la publication des résultats de l’Enquête démographique continue 2016. D’après cette étude, les femmes de 15 à 49 ans font en moyenne 4,7 enfants. Une baisse de fécondité qui survient pour la première fois depuis 10 ans.
Voxpopuli - Seneweb.com

05/09/2017

DE PLUS EN PLUS DE DIVORCES

126 286 cas de divorces au Sénégal en 2013 et 1775 séparations en 2015

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Le divorce reste comme un drame social qui gagne du terrain au Sénégal. En 2013, le nombre de divorces s’est élevé à 126 286 cas.
La majorité des cas concerne les femmes avec 96 049 personnes et les 30 236 sont des hommes. Rien qu’à Dakar, durant l’année 2015, le tribunal départemental a eu à prononcer 1775 divorces.
En moyenne, depuis 2014, à Dakar, par exemple, 400 cas de divorces sont prononcés, mensuellement, par les Tribunaux, selon le journal « Vox Populi ».
Un recensement récent rapportait que les « divorcés sont plus nombreux dans la région de Dakar (2,5%)« . La capitale sénégalaise est suivie par les régions de Matam, Saint-Louis, avec 1,5% chacune (identique à la moyenne nationale.
Awa Diallo-Rédaction mediasenegal

17/06/2017

L'AMOUR EN NOIR ET BLANC

Relations inter-raciales sur la Petite Côte : Dans l’intimité des couples mixtes à Mbour

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L’envie de connaître une situation sociale bien meilleure a poussé de nombreux jeunes Sénégalais dans les bras de vieux retraités européens venus passer du bon temps à la Petite Côte, pour le restant de leur vie. Mais si certains ont pu construire de belles villas et investir dans des créneaux porteurs, grâce au mariage mixte, d’autres, trahis et abandonnés à leur triste sort, ont vu leurs rêves s’effondrer comme un château de cartes.
Il est venu une première fois au mois de février, il est revenu au mois de mai et il compte s’installer définitivement dès novembre prochain. Lui, c’est Fabrice, un sexagénaire français, en vacances à Saly Portudal, depuis un mois. C’est un amoureux du Sénégal et particulièrement de cette station balnéaire où, selon lui, on trouve toutes les commodités pour mener une vie agréable. Cet après-midi du mois béni de Ramadan, il fait partie de la cohorte de retraités européens, en belle compagnie, venus faire leurs achats dans un supermarché niché en plein cœur de Saly Portudal. A la devanture de cette grande enseigne, les belles bagnoles se succèdent les unes les autres, dans un vrombissement continu des moteurs. Le lieu dégage un luxe insolent. Tout autour, des vendeurs d’œuvre d’art guettent le moindre touriste, dans l’espoir de réaliser de bonnes affaires. Les vendeurs de cartes de crédit, le long des trottoirs, ont aussi senti le bon coup n’hésitant pas à interpeller les passants. Enfin, les bureaux de change installés un peu partout complètent le décor.
Dans ce milieu qui grouille de touristes, pour la plupart des Européens, l’activité commerciale est intense, le marchandage constant. Il est 17h. Dans deux heures et demie, les musulmans procéderont à la rupture du jeûne. Le supermarché reçoit de plus en plus de monde. Un ballet incessant de couples mixtes se mêle parmi cette foule hétérogène qui grossit au fil des heures.
De vieux occidentaux sont accompagnés de belles nymphes africaines, des sénégalaises pour l’essentiel. Un homme s’empresse de récupérer un panier et ouvre aussitôt la porte à sa jeune partenaire noire. Ah, ils sont toujours galants ces Blancs ! Un autre, sans doute, un septuagénaire, traine sa lourde silhouette, derrière une fille d’à peine 20 ans, qui se trouve être sa conjointe. Vu l’écart d’âge qui les sépare, la jeune dame pourrait être sa petite fille voire son arrière-petite-fille. Mais l’amour connaît-il l’âge ? Evidemment non.
D’autres acheteurs prennent d’assaut les échoppes de fortune qui font face au supermarché. Parmi eux, Fabrice et sa femme, une Sénégalaise de 21 ans, les lunettes noires bien vissées, certainement pour éviter les regards de certains curieux et jaloux. Entre ces deux-là, le courant est vite passé. Le couple s’est rencontré en février dernier à l’occasion de la première visite au Sénégal du sexagénaire français. Très vite, le coup de foudre a lieu entre les deux tourtereaux. Finalement, Fabrice et sa compagne ont fini par sceller leur alliance, devant Dieu et les hommes.
« Ici, c’est sympathique »
Pour l’heure, c’est le prolongement de leur lune de miel. Les deux conjoints surfent toujours dans un bonheur intense, la belle vie qu’ils entendent croquer à belles dents. La ville est belle ! D’ailleurs, Fabrice compte, à partir du mois de novembre prochain, revenir s’installer définitivement au Sénégal et à Saly auprès de sa femme afin de vivre pleinement son idylle. C’est fou l’amour ! « Je suis là depuis un mois et il ne me reste que trois semaines de vacances. Je suis venu une première fois au mois de février et je suis revenu. C’est un endroit qui me plait énormément. Personnellement, ce n’est pas le premier pays africain que j’ai fait. J’ai toujours aimé l’Afrique mais ici c’est sympathique », affirme-t-il, en homme amoureux.
Pour lui, Saly Portudal, en termes de confort, de commodités etc. ; n’a pas beaucoup à envier aux villes françaises « Le coût de la vie n’est pas cher et l’on peut trouver tout ce que l’on veut ; sans oublier les hôtels, les belles plages, le soleil, le beau temps toute l’année, la proximité géographique etc. », ajoute-t-il, manifestement sous le charme de cette station balnéaire.
Jean, un vieux promoteur touristique a, lui aussi, cédé aux assauts charmants d’une belle demoiselle à la fleur de l’âge. C’est à la suite du décès brusque de sa femme, alors qu’ils étaient tous deux en voyage au Sénégal, en compagnie de leur jeune fils, que le Français a rencontré la Sénégalaise. Comme Fabrice et sa femme, les deux amants n’ont pas mis du temps pour officialiser leur relation. Eux aussi ont l’air de bien s’entendre, malgré le gap générationnel consistant. Ils ont fait de l’amour un pont pour traverser les âges, se retrouver et sceller leur union sacrée pour le meilleur et le pire. Toutefois, le couple n’entend pas se fixer définitivement au pays comme l’ont fait beaucoup de retraités européens. « Ma femme et moi, nous nous entendons à merveille ; mais nous ne comptons pas nous installer à Saly. Nous aller retourner en France. J’étais venu pour me lancer dans le tourisme mais le secteur n’est pas bien soutenu », se convainc Jean. Entre autres raisons, à l’origine de ce choix, « la jalousie et la haine » qu’attire son idylle avec sa fringante dame, sans oublier « les difficultés du tourisme, les billets d’avion chers ».
Comme Fabrice et Jean, ils sont nombreux ces vieux retraités européens qui ont décidé de se la couler douce à la Petite Côte. Le cadre de vie, les belles plages, le soleil tropical, la chaleur africaine et le coût de la vie peu cher etc. ; font partie des raisons qui attirent ces derniers. Sans compter la possibilité de trouver de jolies belles nymphes « qu’ils ne peuvent espérer rencontrer chez eux, tant l’écart d’âge est important », martèle le premier adjoint au maire de Saly, Babacar Guèye.
Résultat, à Saly, Mbour, Pointe Sarène, Nianing, Somone etc. ; le mariage mixte est devenu un phénomène social. L’élu de Saly ajoute qu’il est en hausse.
Dans ces localités, beaucoup de jeunes se sont mariés à des Blancs et Blanches qui viennent essentiellement de la France ; et dans une moindre mesure de l’Italie. A Saly, constate l’adjoint au maire, « sur 100 mariages, les 35 sont des mariages mixtes ».
Troisième adjoint au maire de Mbour, chargé de l’intercommunalité, Babacar Guèye a, en sa qualité d’officier d’état civil, eu à sceller des mariages mixtes. Il pense que la raison fondamentale qui pousse les jeunes dans les bras des Occidentaux est d’ordre économique.
Quand la pauvreté pousse les jeunes dans les bras des retraités européens
« Nous sommes dans un pays sous-développé et beaucoup de jeunes, en s’engageant dans ces mariages, espèrent trouver une situation socioéconomique bien meilleure. Ces mariages mixtes ne sont pas en général fondés sur l’amour », fait-il remarquer.
Par ailleurs, il ajoute que certains garçons et filles ont pu rallier l’Occident grâce à leur alliance avec des Européens. Un constat que conforte l’autre Babacar Guèye, 1er adjoint au maire de Saly. « Le rêve, pour beaucoup de jeunes, est de se rendre en Europe. Du coup, le phénomène du mariage mixte constitue, à leurs yeux, une formidable opportunité de réaliser ce rêve », souligne-t-il. A l’en croire, certains ont effectivement atteint leurs objectifs en arrivant dans « l’Eldorado » européen. Le troisième adjoint au maire de Mbour soutient que d’autres jeunes ont pu également, grâce à leur mariage avec des Blancs, investir dans des créneaux porteurs, l’immobilier etc. « Certaines filles ont réussi à investir dans des projets, à construire de grandes maisons qu’elles louent. Actuellement, elles vivent dans un milieu social respectable. J’en connais trois cas », fait constater M. Guèye. Pour autant, les deux élus conviennent que le mariage mixte comporte plus d’inconvénients que d’avantages. Le phénomène, expliquent-ils, peut se révéler un dangereux miroir aux alouettes.
Ils racontent que des jeunes filles et garçons, contrairement à ce qu’ils espéraient, ont fini dans des culs-de-sac, trahis puis abandonnés à leur malheureux sort. « On a appris que certaines filles qui avaient pu gagner l’Europe à la faveur du mariage mixte ont été entrainés dans des réseaux de prostitution », souligne, avec regrets, le troisième adjoint à la mairie de Mbour.
Des sergents recruteurs à la solde de réseaux de prostitution
Babacar Guèye adjoint maire MbourEn fait, les vieux retraités qui jettent leur dévolu sur la Petite Côte n’ont pas toujours les mêmes motivations. Si certains ont de bonnes intentions, cherchent l’âme sœur, veulent passer du bon temps sous le soleil tropical, d’autres ne sont en réalité que des sergents recruteurs encagoulés à la solde de dangereux réseaux de prostitution. « La prostitution est l’autre danger qui guette les jeunes qui s’engagent dans les mariages mixtes », prévient encore Babacar Guèye. Il fait savoir que certains (filles et garçons) ont également été contaminés par le VIH Sida et abandonnés. C’est pourquoi, il appelle les jeunes à apprendre à mieux connaître d’abord leurs partenaires avant de s’engager dans une relation durable. « Le problème, c’est que les jeunes comme leurs familles ne font les investigations nécessaires avant de s’engager parce que pour la plupart, c’est une opportunité de réussite à saisir. Ils ne prennent pas les précautions nécessaires pour s’entourer de garanties en vue d’éviter des surprises désagréables », déplore encore, l’adjoint à la mairie de Mbour. L’autre inconvénient relevé par ce dernier est que « certains jeunes, une fois en Europe, sont coupés de leurs attaches au Sénégal ». Les deux hommes pensent que le risque de perdre son identité culturelle, ses valeurs est donc réel dans ce genre de relation.
« Beaucoup restent 3 à 4 ans sans venir en vacances au pays ; tandis que d’autres n’envoient même pas de l’argent à leurs familles à la fin du mois », renchérit l’adjoint à la mairie de Saly. Il explique que ce ne sont pas seulement les filles qui sont les malheureuses victimes du mariage mixte. Les garçons ne sont pas en reste ; surtout ceux qui vivent en concubinage avec leurs partenaires. « Généralement, certaines femmes, au bout d’un certain temps, quittent leurs jeunes conjoints pour d’autres plus aptes physiquement. Abandonnés, ces derniers se retrouvent sur les carreaux, épuisés, sans ressources », constate-t-il. Pour lui, le concubinage est encore plus dangereux ; puisqu’aucun papier juridique ne légalise ni ne garantit cette relation.
Manque de sensibilisation
« Ceux ou celles qui s’engagent dans le concubinage sont plus faciles à virer. Il n’y a rien qui garantit les liens. Si c’est un mariage avec des papiers, on réfléchit deux fois avant de se séparer de son conjoint ou de sa conjointe. Les vieilles personnes qui cherchent à se marier avec des jeunes, c’est uniquement pour le plaisir et quand le conjoint n’est plus en mesure de satisfaire aux désirs, il est viré », note l’élu de Mbour. Il faut dire que le prétexte ne manque pas pour se débarrasser de son partenaire ou sa partenaire ; même si c’est parfois fallacieux. Qui veut tuer son chien l’accuse de rage, selon un vieil adage. En effet, révèle-t-il, les jeunes vivant en concubinage avec des Européens ou Européennes font généralement l’objet d’accusations de vols mais ce n’est qu’un prétexte pour se séparer d’eux au profit d’autres plus aptes sur le plan physique.
Face aux dangers du phénomène, il insiste encore sur l’importance de la sensibilisation à l’endroit des jeunes et des parents dont la responsabilité est, d’après lui, engagée. Il constate que l’Etat, en dépit de l’ampleur de la situation, ne développe pas des initiatives dans ce sens. Le hic, c’est que chacun est libre de contracter un mariage avec le partenaire de son choix à la seule condition que tous deux s’aiment. « L’Etat, ni les communes ne peuvent s’opposer à un mariage, dès lors que les concernés ont convenu de vivre pour le meilleur et le pire. Tout ce qu’on peut faire, c’est de venir constater le mariage », indique, Babacar Guèye, 1er adjoint à la mairie de Saly Portudal. Les deux élus soutiennent que c’est seulement à travers des causeries ponctuelles qu’ils arrivent à sensibiliser, par affinité, des jeunes qui constituent une cible potentielle du phénomène du mariage mixte.
Le Tourisme sexuel, un terreau fertile au mariage mixte
Selon Babacar Guèye, adjoint à la mairie de Mbour, des Européens ont pu trouver des partenaires par le biais du tourisme sexuel. Il explique qu’au départ, certains vieux retraités viennent, en vacances, pour « déguster de la bonne chair » et repartir chez eux. Certains ont, cependant, pris goût à la belle vie de Saly, y ont pris femmes et ont fini par s’y installer ; tandis que d’autres retournent en Europe avec leurs jeunes conquêtes. « A l’origine, ces gens ne viennent pas pour le mariage, ils viennent en vacances et entrent en contact avec des relais dans l’espoir de passer du bon temps avec des filles, le temps de leur bref séjour en terre sénégalaise. Ainsi, ces personnes trouvent des clientes qui évoluent dans la prostitution et occasionnellement des femmes qui cherchent des partenaires », relève-t-il.
Il révèle que la mairie de Mbour a organisé un programme de formation de guides touristiques en vue d’encadrer l’arrivée des touristes à la Petite Côte. A son avis, beaucoup de gens qui accompagnent ces derniers dans leurs sorties, une fois à Saly, ne sont pas de vrais guides touristiques et peuvent souvent abuser de la confiance de leurs hôtes en les conduisant dans des réseaux de prostitution. « Avec les guides que nous avons formés, nous voulons dorénavant que les touristes passent désormais par ces gens-là afin d’éviter d’être emmerdés ou même entrainés, sans leur aval, vers des réseaux de prostitution », soutient l’élu de la mairie de Mbour.
Diégane Sarr et Babacar Dione Abib DIOUM - lesoleil.sn
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23/03/2017

ADULTERE AU SENEGAL

Adultère: au Sénégal, “s’envoyer en l’air”, marié (e) ou pas, est devenu banal

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Le phénomène de l’adultère est de plus en plus répandu au Sénégal. Si les raisons sont multiples et variés, on assiste aujourd’hui à une société rongée par une tendance à la perte des valeurs qui est devenue le socle de l’adultère. Même si les responsabilités sont partagées, notre société est aujourd’hui victime de son ouverture vers l’extérieur et de la distorsion de la cellule familiale qui auparavant, veillait au respect de certaines normes sociales.
L’adultère peut être considéré comme le fait qu’un époux viole son serment de fidélité et de partage et d’avoir des relations sexuelles avec une autre personne que son conjoint. Le rapport définit du recensement général de la population et de l’Habitat, de l’agriculture et de l’Elevage (Rgphae) a révélé qu’au Sénégal, sur les 13,5 millions d’habitants évalués en 2013, les 49,9 % sont des d’hommes et 50,1 % des femmes. Un chiffre qui explique le nombre important de femmes célibataires au Sénégal. Sur ceux ces femmes pour ne finir “vieilles filles” se lancent à la conquête d’un homme quelque soit son statut, marié ou célibataire.
Si certaines femmes ne prennent plus soins de leurs époux, d’autres partent à la chasse des hommes qu’ils soient célibataires où mariés. Et les hommes qui manquent d’affection et d’attention dans leur foyer vont facilement tomber dans le piège de ses prédatrices. Selon le Dr Gayy Neuman, un chercheur et psychothérapeute américain, les hommes qui trompent leurs conjointes sont souvent des êtres sensibles qui se sentent délaissés.
Ce dernier a mené un étude qui a révélé que 48% des hommes des hommes qui ont avoué leur infidélité, affirment que l’insatisfaction émotionnelle est ce qui les a poussés à commettre l’adultère.
Entre autre cause de l’infidélité, il y a aussi le tiédissement des sentiments, une certaine besoin de d’exotisme et d’aventurisme. Prenons le cas des femmes d’immigrés au Sénégal, certaines s’adonnent à l’adultère parce qu’elles cherchent à satisfaire un désir sexuel que le mari qui se trouve à des milliers de kilomètres ne peut naturellement assouvir
Fatou Gueye/VoxPop/Senego

15/12/2016

OU SONT LES HOMMES?

1.544.480 Femmes recherchent désespérément un mari

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De nos jours nombreux sont les jeunes qui ont cette folle envie de rencontrer l’âme sœur, la bonne personne avec qui passer le restant de sa vie. Malheureusement cette ambition est souvent confronté à des contraintes tels que le manque criant de la personne qui correspond le plus aux critères recherchés . Mais au Sénégal cette conception de la vie matrimoniale est très différente. Une étude faite par la direction de la statistique et de la démographie(Ansd) stipule que 1.544.480 de femmes sénégalaises célibataires recherchent désespérément un mari.
Aussi insensé que cela puisse paraître ce résultat est fait sur la base d’une étude approfondie, réalisée par les plus grands spécialistes dans ce secteur. Qu’est ce qui a bien pu se passer pour qu’autant de femmes se retrouvent dans cette situation?
Avec sa population de 14 548 171 d’habitants en 2016, le Sénégal est représenté par 7 195 122 femmes et 7 159 568 hommes. Il fait partie des pays de l’Afrique de l’Ouest qui totalise le plus de célibataires en âge de se marier. L’Etat nuptial estime l’âge moyen au premier mariage à 26 ans, la proportion de célibataires à 43% et celle de polygames à 35,2%. C’est d’ailleurs à partir de ces chiffres que de nombreuses questions se posent.
Le pays est-il maudit à tel point que les femmes sénégalaises, tous âges confondus, pourtant bien éduquées, belles, bien faites et intelligentes ne trouvent pas d’époux pour fonder un foyer? Qu’est ce qui pourrait déterminer réellement ce problème ? Si bien que cela puisse défrayer la toile, ce phénomène est expliqué sous diverses formes au Sénégal.
Aida Faye, une veuve à la retraite pense que si les femmes en sont arrivées là c’est bien à cause des hommes qui abusent de l’innocence de certaines, en les promettant bien des choses pour ensuite faire volte-face.
«Les femmes sénégalaises n’arrivent pas à se marier car la plupart des hommes abusent d’elles pendant l’adolescence pour ensuite vaguer à d’autres occupations et quand il s’agit de les marier, il n’y a plus personne.»
Selon Khady Fall jeune mariée de 26 ans «La plupart des femmes ici sont très exigeantes en ce qui concerne la situation financière de leur prétendant en vu de cela les hommes s’éloignent de plus en plus et préfèrent même se marier avec des étrangères»
Pour Habib Ndiaye alias Bibo étudiant en Journalisme/Communication à l’ISEG, les femmes sont les seules et uniques responsables de tous ces maux.
«Ce revirement de situation est dû au fait que les femmes sénégalaises sont très matérialistes. C’est la raison pour laquelle les hommes confrontés à la dureté de la vie n’osent pas s’aventurer dans ce genre de problème quitte à même finir leur vie célibataire.»
Comme pour dire que les jeunes filles sénégalaises devront sans nul doute descendre les enchères dans les plus brefs délais pour trouver un mari.Ne vous découragez pas Mesdames, ce n’est pas encore la fin. À bien des égards choses bonnes ou mauvaises, la culture pourra vous tirer l’épingle du jeu. Edmond Rostan disait « une femme est plus dangereuse d’autant plus qu’elle est instruite » alors Mesdames, instruisez-vous
IGFM/Senxibar

13/10/2016

MARIAGES ET BEBES GRIS...

Quand des africains profanent leur famille pour avoir des papiers en France : « mariage gris » et « bébé gris »

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Avec le ministre français de l’immigration Eric BESSON, j’ai participé à un groupe de travail sur l’incrimination de l’escroquerie sentimentale à des fins migratoires. J’ai défendu devant ce groupe que l’administration française n’avait pas le droit de s’immiscer dans la vie sentimentale des étrangers, pour déterminer si leur amour est sincère ou sournois. Cela dit, l’honnêteté et la pratique du droit des étrangers obligent à admettre que des étrangers bricolent un mariage (mariage gris) ou « fabriquent » un bébé (bébé gris) uniquement pour obtenir un titre de séjour. Il y a lieu d’avertir les africains qui banalisent ces manœuvres sur les risques qu’ils encourent.
Mariage gris : je t’aime, moi non plus !
Il ressort de la loi française que tout étranger non polygame marié à un ressortissant français peut obtenir de plein droit un titre de séjour « vie privée et familiale », s’il mène une vie commune effective avec son conjoint. Il arrive ainsi qu’un étranger, faisant l’objet d’un refus de titre de séjour, se dépêche d’épouser un « gaulois » ou d’engendrer un petit « gaulois » pour échapper à l’éloignement. Des « sans papiers », à qui la loi ou la préfecture n’offrent aucune autre chance d’obtenir un titre de séjour, succombent à cette tentation. Ce détournement frauduleux du droit fondamental à une vie privée et familiale normale peut être le fait de l’étudiante titulaire d’un Master 2, qui n’a pas pu faire un changement de statut pour obtenir un titre de séjour »salarié ». Comme la loi lui impose de rentrer au pays, elle dit OUI au mariage éclair que lui propose son camarade de classe français ou son compatriote étranger qui détient un titre de séjour. Alors qu’en temps normal, ce camarade étudiant n’aurait même pas espéré un bisou de sa part. Cela peut aussi être le fait d’un étranger qui a fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français, à qui son avocat, en manque d’inspiration ou d’expertise en droit des étrangers, conseille de se marier à un ressortissant français pour bloquer toute procédure d’expulsion à son encontre. C’est aussi le cas d’un étranger qui en a marre d’essuyer des refus de titre de séjour, et qui improvise un amour insidieux l’obligeant à jouer le gigolo ou la courtisane, pendant tout le temps nécessaire à l’obtention d’un titre de séjour en tant que conjoint de français(e). Une fois son titre de séjour en poche, il n’hésitera pas à trouver un prétexte pour larguer son naïf conjoint français.
Bébé gris : Où t’es, papa où t’es ?
D’autres étrangers, plus pressés, zappent la case mariage et font rapidement un enfant avec un ressortissant français pour obtenir un titre de séjour. La loi française attribue un titre de séjour à tout étranger non polygame, qui est père ou mère d’un enfant français vivant en France, s’il contribue à son entretien et son éducation. Les étrangers qui font des « bébés gris » sont généralement rattrapés par l’effet boomerang de leur turpitude : titre de séjour non renouvelé pour défaut d’entretien de l’ « enfant gris » ; chantage de la mère de l’enfant qui leur soutire de l’argent avec la menace de dénoncer leur manège à la préfecture ; infidélité ou divorce au bout de quelques mois du fait que la mariage n’était pas motivé par une intention matrimoniale, etc.
Pour éviter le poids très lourd de la procréation d’un enfant juste pour obtenir des papiers, des étrangers, plus machiavéliques, se livrent à un périlleux business de reconnaissance frauduleux de leur enfant par un français : les vrais géniteurs se mettent d’accord pour payer jusqu’à 10 000 euros à un français pour qu’il se déclare comme étant le père de leur enfant. De ce fait, l’enfant étranger devient automatiquement français. Par conséquent, la maman étrangère bénéficie d’un titre de séjour en tant que mère d’un enfant français. Comme les français de peau blanche font plutôt des enfants métis avec des africaines de peau noire, ces dernières ciblent alors les français antillais pour procéder à cette téméraire fraude à la filiation. Ce business compromet l’état civil de l’enfant innocent, et accouche souvent d’une souris judiciaire.
Sanctions grises : je ne savais pas que c’est si grave.
Les étrangers tentés par ces transgressions ne se rendent pas souvent compte du risque pénal qu’ils encourent. La loi française punit toute personne qui contracte un mariage ou reconnait un enfant uniquement pour obtenir des papiers, éviter l’éloignement ou obtenir la nationalité française, à une peine de prison de 5 ans, pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison si plusieurs personnes ont contribué à la fraude. Pis, le seul fait d’avoir tenté de faire un « mariage gris » ou un « bébé gris » peut vous amener en prison.
Pis encore, votre conjoint français peut vous faire emprisonner s’il découvre plus tard que vous l’avez épousé, ou lui avez fait un bébé, juste pour obtenir un titre de séjour.
Dans cette hypothèse, votre vie dépend de lui : vous êtes à sa merci et vous devenez psychologiquement son esclave. A la sortie de prison l’étranger condamné pour « mariage gris ou « bébé gris » peut se voir interdit de remettre le pied en France pour plusieurs années ou définitivement ; et ses biens peuvent être confisqués. A y voir plus clair, ce n’est pas un bon deal.
Il existe des moyens légaux pour régulariser sa situation administrative en France, sans faire de mal à un conjoint et à un bébé innocent, et sans se tirer une balle sur la cheville.
A bon entendeur, vigilance !
Aliou TALL, Juriste, Président du Réseau Africain de Défense des Usagers, des Consommateurs et du Citoyen (RADUCC)/Fatima Diop/Senenews

18/08/2016

DIVORCE A LA SENEGALAISE

Mariage au Sénégal: 1775 divorces en 2015

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C’est devenu comme un fléau, constate le quotidien “Le Populaire”. Les couples ne tiennent plus et les chiffres sont assez révélateurs. A Dakar, durant l’année 2015, le tribunal départemental a ainsi eu à prononcer 1775 divorces.
Dans la société sénégalaise, commente Le Populaire, on a tendance à entendre à un certain âge chez les jeunes filles l’expression: “Yalna la yalla may jeker ju baax”. Et aux jeunes hommes de la trentaine, on balance: “Loy xaar pour takk”. Sauf que souvent, les couples ne durent pas longtemps. En effet, au niveau du Tribunal départemental hors classe de Dakar, les statistiques ont révélé que 1775 cas de divorces par consentement mutuel (Dcm) ont été répertoriés en 2015.
Ainsi, beaucoup de choses restent les causes des nombreux divorces constatés. Avec l’apanage des réseaux sociaux les mariages via Facebook occupent une part belle sur les résultats catastrophiques des unions. Les incompatibilités d’humeur, la jalousie restent aussi d’après la même source, les causes principales de ces multiples divorces.
Le témoignage de Mballo en est un exemple patent. Teint clair, taille moyenne, Mballo est un homme qui a subi le divorce. Il explique sur les colonnes du Populaire: “Mon divorce a été causé par plusieurs facteurs, notamment avec des problèmes liés à la belle-famille, au matérialisme. Avec mon ex-femme, on a fait 8 ans de mariage et on a eu deux gosses. Je travaillais journalièrement et elle était au courant de ma situation. Quand elle a commencé à travailler, elle a commencé à avoir un comportement différent. Elle avait de l’argent et tantôt quand je rentrais à la maison, je la voyais assise à droite, ma famille à gauche. Elle ne leur parlait plus. Et cette situation, ne me plaisait pas du tout. Finalement, de problème en problème, le mariage a cassé”
Couly CASSE/Senego

26/02/2016

SEXE A MBOUR: ATTENTION DANGER

Situation alarmante des jeunes et adolescents de Mbour face aux infections sexuellement transmissibles

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Adopter un comportement responsable, tel est le message de Ibrahima Bodian responsable du service du bureau de l’éducation pour la santé (EPS) du district sanitaire de Mbour (ouest). Il s’exprimait ce jeudi sur l’exposition des jeunes et adolescents face aux infections sexuellement transmissibles (IST).
Mr Bodian est très inquiet de la situation alarmante de la sexualité des jeunes et adolescents dans le département de Mbour et le point-focal VIH est dans une phase de turbulence pour cette frange de la population. Il souligne qu’aussi l’absence de communication entre les parents et leurs enfants et pense donc cette politique doit être accompagnée à travers les services de santé.
«Les jeunes et adolescents ont besoin d’informations appropriées, de services de santé adaptés dans un environnement propice. Et il faut leur donner des opportunités de participer aux interventions et autres activités qui les concernent», a-t-il élagué.
Une intervention multisectorielle dans la prise en charge de la santé de cette marge est aussi préconisée. Mr Bodian faisait la représentation de la prise en charge des adolescents et jeunes âgés entre 15 et 24 ans dans le district de Mbour pour l’année 2015.
Cette présentation rentre dans le cadre d’une session de formation en faveur de la santé de la reproduction des adolescents et jeunes en présence des journalistes et acteurs de la commune de Mbour.
Ainsi, Alassane Cissé, président de l’association des journalistes en santé, population et développement (AJSPD), soutient que cette politique sur la santé de la reproduction ne peut avoir de résultats que si les jeunes s’y mettent et s’en servent pour ainsi éviter les grossesses précoces ou non désirées et aussi contrôler leur santé sexuelle et reproductive.
Senenews

22/01/2016

HARO SUR LES HOMOS

Fatwa généralisé contre les homosexuels du pays et le ministre de la justice

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Les homosexuels vivants au pays de la Téranga risquent gros. Depuis le scandale du mariage organisé dernièrement en pleine mawlid à Kaolack, les sénégalais sont devenus beaucoup plus intolérants à l'endroit des gays.
Le collectif non à l'homosexualité, un mouvement né spontanément suite au scandale de Kaolack va plus loin, il exige la démission du ministre de la Justice Me Sidiki Kaba Rechercher Sidiki Kaba qui selon les membres du collectif est, et restera un fervent défenseurs des homosexuels. C’est pourquoi ils exigent purement et simplement qu’il soit renvoyé du gouvernement.
Et ces derniers d’exiger des députés, la révision de la loi portant sur les actes contre nature, en interdisant nommément l’homosexualité, le lesbianisme et la bisexualité.
Et même le très célèbre avocat Me El hadji Diouf a « plaidé » contre les homosexuels. Lors de son rencontre le mardi avec la presse, le député non inscrit en bon avocat du peuple, s’est attaqué aux lobbys homosexuels et au ministre de la Justice Me Sidiki Kaba Rechercher Sidiki Kaba , qui selon lui est le plus grand défenseur des gays.
« Sidiki Kaba Rechercher Sidiki Kaba a été très clair sur sa position en ce qui concerne les questions d’homosexualité. Je l’ai suivi lors d’une émission sur France24 se demander, comment pour le Sénégal, la légalisation de l’homosexualité peut-elle continuer de poser problème. Je pense que les homosexuels sénégalais ont beaucoup de chance, puisque c’est leur plus grand défenseur qui est le ministre de la Justice»
D'ailleurs un rassemblement monstre se prépare. En effet les associations islamiques qui se sont réunis pour dire stop à l’homosexualité, comptent se rencontrer à la Place de l’Obélisque pour crier leur courroux.
Selon nos informations parvenues à KOACI.COM, les membres du collectif ont déposé auprès des autorités une demande d’autorisation. Les enquêtes ont même déjà été menées. La rencontre est prévue demain vendredi. Reste à savoir si les autorités vont leur donner l’autorisation de se réunir.
Sidy Djimby Ndao/Kaoci

21/12/2015

SEXUALITE DES ADOS AU SENEGAL

19% des adolescentes ont goûté à la vie sexuelle

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Les adolescentes sénégalaises commencent très tôt leur vie sexuelle, si l'on en croit au Dr Selly Kane Wane, de l'Unfpa-Sénégal, qui souligne que sur la tranche d'âge 15-19 ans, ce sont 19% qui ont débuté leur vie procréatrice.
La situation est alarmante au Sénégal concernant la sexualité des adolescentes et des jeunes dont 19% sont en état de grossesse à bas âge. Parmi celles ci, 25% sont mariés et 65% sobt des célibataires.
Car, selon le Dr Selly Kane Wane qui s'appuie sur la dernière enquête Eds 5, ce sont 15% des femmes de 20-49 ans avaient déjà eu des rapports sexuels avant d'atteindre l'âge de 15 ans. « Une adolescente de 15-19 ans sur 5, soit 19% a déjà commencé sa vie procréatrice. Dans la tranche d'âge des hommes âgés de 25-59 a, s,17% avaient déjà eu leurs premiers rapports sexuels avant l'âge de 18 ans », a expliqué le Dr Selly Kane Wane au cours d'un forum national sur la santé de la reproduction des adolescents et adultes (Sraj) organisé par Enda Santé, en collaboration avec l'Unfpa et le mi8 de la santé.
« Ainsi, en termes de Sraj, de nombreux défis restent à relever notamment pour ce qui est de l'excision, de l'utilisation des services de santé de la reproduction/planification familiale (Sr/Pf) , du mariage des enfants et des grossesses précoces et/ou non désirées bqui entraînent une déperdition scolaire importante.
Face à cette situation, Enda Santé en partenariat avec l'Unfpa et la direction de la santé de la reproduction et du survie de l'enfant, se donne comme mission de contribuer au renforcement des acquis, d'identifier et de renforcer les stratégies innovantes en vue d'améliorer de façon significative la prise en charge des préoccupations des adolescents/jeunes en matière de santé sexuelle et de la reproduction.
Pour ce faire, une centaine d'acteurs de la société civile venant des 45 départements du Sénégal et travaillant sur la thématique et les associations de jeunes se sont réunis depuis hier pour l'établissement d'une feuille de route commune devant définir la contribution des organisations de la société civile (Osc) dans la mise en oeuvre du plan stratégique 2014-2018 de santé sexuelle et de la reproduction des adolescents.
Entre autres objectifs, ce forum vise à mesurer le poids du dividende démographique sur le développement durable, de faire le point sur les actions menées par la coalition nationale pour la Sraj afon de capitaliser, harmoniser et partager l'ensemble des bonnes pratiques pour l'amélioration de l'éducation sexuelle des ados-jeunes, tout en établissant une feuille de route commune pour les interventions en matière de santé de reproduction des jeunes et conforme au plan stratégique sur la Sraj.
Sen360

26/09/2015

OU SONT LES HOMMES?

Sénégal: femmes cherchent maris: 1.544.480 filles célibataires
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Le nombre peut paraitre hallucinant. Pourtant, il est bien réel, 1.544.480 de filles en âge de se marier ne le sont pas.
Les filles célibataires au pays du président Macky Sall sont au nombre de 1.544.480, selon le dernier recensement de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie du Sénégal (Ansd).
Le Sénégal serait-il un eldorado pour les hommes en quête d’âmes sœurs ?
Le nombre de femmes célibataire au Sénégal est effrayant. Sur une population de 14 548 171 en 2014, celle des femmes s’estimait à 7 195 122 contre 7 159 568 hommes.
L’état matrimonial et nuptialité du pays indique l’âge moyen au premier mariage à 26 ans, la proportion de célibataires à 43% et celle de polygames à 35,2%.
Le phénomène suscite bien de questions. Certaines des femmes auraient choisi de vivre en solo pour une raison ou d’une autre.
Est-ce des victimes de trahison, de divorce, d’une frustration ou d’un dégout pour le mariage ou les hommes en général ?
Le Matérialisme qu’on connait aux femmes aujourd’hui en serait-il une des causes ? Quelle est la part des hommes dans ce fléau ?
j.Louis Verdier/Dakarecho

28/04/2015

JUST A GIGOLO

Les gigolos au Sénégal: un phénomène qui prend de l’ampleur
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La prostitution masculine, on n’en parle pas souvent parce qu’accrochée aux jupes des dames qui ont l’apanage du plus vieux métier au monde. La prostitution est tellement conjuguée au féminin, que certains en sont arrivés à croire qu’il n’y a que les femmes qui s’y adonnent.
Erreur ! Les hommes aussi sont de la partie. Des clichés si tenaces que les filles, qui ont la malchance de se retrouver à certains endroits et à certaines heures, sont vite cataloguées dans le rang des vendeuses de sexe.
L’heure du crime se situe entre minuit et 5 heures du matin où il n’est pas permis aux dames d’être seules en certains endroits de la ville. Et pourtant des prostitués du sexe masculin circulent sans être inquiétés. Ils participent au décor de la ville qui a complètement changé face à la perte des repères et des contrecoups de la crise.
De jeunes gens se sont résolus, face à la crise, à vendre leur vigueur pendant que d’autres ont choisi de vivre de leurs corps. Cette dernière tranche est constituée de jeunes homosexuels qui ont réussi à se fondre dans l’anonymat de la population pendant que d’autres hommes s’offrent à de vieilles dames nanties et qui cherchent une cure de jouvence auprès de ces jeunes gens qui ont souvent l’âge de leur fils.
Ces jeunes gigolos cherchent toujours des muscles ou ont la coupe particulière pour appâter des dames plus ou moins jeunes. Une prostitution avec son lot de dangers puisqu’il n’est pas demandé à ces hommes de se doter d’un carnet sanitaire. L’homosexualité, avec le développement du tourisme, est devenue le terreau fertile de la contagion de maladies sexuellement transmissibles comme le Sida.
Et dans les zones touristiques et dans la capitale sénégalaise, beaucoup de jeunes frappés par la crise se livrent à cette pratique luxurieuse.
Ibou Ndiaye/Web7actu/Dakarechos

14/04/2015

CHERCHE MARI...

Pénurie d’époux au Sénégal : le désespoir au féminin
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Les Sénégalaises se sont définitivement adaptées à l’ère du phénomène “je fais mon enfant” et ceci même sans mari.
Dans la rue, dans leur vie active, dans les réseaux sociaux, partout dans leur quotidien, les jeunes dames montrent manifestement, leur peine à trouver époux.
Et la quête désespérée de ce dernier les met dans des états dépressifs et les pousse parfois à agir en catastrophe.
Le pays est-il maudit à tel point que les femmes sénégalaises, tous âges confondus, pourtant bien éduquées, belles, tête bien faite, riches et intelligentes ne trouvent pas d’époux pour fonder un foyer ?
Et celles qui n’échappent pas à la tentation du diable finissent tout simplement par faire des réseaux sociaux leur chien de garde ou leur fusil d’épaule.
Leur défouloir: sur Facebook, c’est le déballage total. Des pages à la limite conçues ou spécifiquement dédiées à la gent féminine, dont le seul génie est d’être bien visité par les hommes à la recherche de nouvelles expériences.
Entre «Mouvement prendre soin de son mari», «Mari, l’homme adoré», «Douceur de nuit ou de matinée», «Fraîcheur du soir et de la lune», «Le coin des femmes», «Jongué ci bir keur ou ci biir cine», les femmes désespérées se perdent dans leurs calculs d’épicières très millimétrés.
On peut dire, sans risque de se tromper, que le manque de maris hante le sommeil des belles nymphes sénégalaises. Musulmanes ou d’obédience chrétienne, elles vivent toutes cette situation cauchemardesque.
Ces femmes touchées par la carence fulgurante d’époux
Elles ne trouvent pas un homme qui devrait leur passer la bague au doigt. Dg, diplomates, banquières, médecins, avocates, journalistes, chefs d’entreprise, restauratrices, musiciennes, danseuses, commerciales, femmes de ménage, vendeuses ambulantes, vendeuses de poisson, laveuses, étudiantes sont toutes touchées par cette carence fulgurante. Personne n’y échappe. C’est incroyable ! Vu leur beauté, finesse, rondeur, générosité, intelligence et pourtant ce n’est pas du vent.
Appelées toujours par leur nom de jeune (à défaut d’entendre madame), elles vivent souvent très mal cette situation pesante et inquiétante pour leur famille en général. Ayant une crainte de ne pas trouver de mari avant la ménopause, le phénomène «Je fais mon enfant» fait des ravages dans le pays.
Mais faudrait-il leur en vouloir quand on sait que chaque personne souhaite avoir un héritier ou une héritière sans oublier que tout être humain a des pulsions et désirs sexuels ?
Les incriminées avouent habiller leur corps pour mieux l’exposer à l’appréciation des hommes.
Les marchés et les boutiques de tissus de toutes sortes, accessibles à toutes les bourses, jalonnent le pays tout entier. Pourtant, sous nos yeux éberlués, défile le paradoxe de nos dames et de nos filles si peu couvertes à la limite de l’indécence.
Les incriminées avouent habiller leur corps pour mieux l’exposer à l’appréciation des hommes. L’image projetée anticipe la satisfaction d’une attente prêtée curieusement à celui-là qui s’en offusque si bruyamment.
Les cœurs et les esprits bien pensants sont choqués de voir cette beauté et tant de douceurs vulgarisées dans les réseaux sociaux. Pourtant, avec toute cette masse de «connaissances» virtuelles ou réelles, les dames n’arrivent pas à réussir et mener une vie conjugale sans austérité ou sans virtuosité.
Elles sont indépendantes, autonomes et bénéficient d’une aisance financière. Elles travaillent, ont de très bons salaires, une maison ou un appartement, un compte bancaire bien garni, une voiture, une calebasse remplie de bijoux.
«Elles sont belles, intelligentes, bien faites, mais bêtes des fois, très bêtes», s’exclame-t-on dans ces réseaux de défouloir. Elles n’ont toujours pas compris que ce n’est pas la tenue extravagante qui attire.
«Le corps est le temple de l’esprit, mais dommage qu’il est si démoli par la nudité de nos sœurs. Le corps de la femme si mal vêtu est responsable du mauvais hivernage de l’année 2014», confie une dame.
Connaissant si bien leurs partenaires, les femmes usent des vêtements et d’autres accessoires afin de mieux mettre en valeur ce qu’elles ont de mieux à offrir à l’homme pour le divertir de l’essentiel qui se trouve ailleurs que sous les froufrous.
La femme sénégalaise est en train de créer une révolution en extrayant ses libertés individuelles de la surface de supervision de l’homme. En montrant aujourd’hui ce qui, hier, était caché, la femme pose un acte social qui brise des liens afin de mieux en créer d’autres à son avantage.
Ces nouveaux vêtements réinventent les rapports de la femme au corps social et à son propre corps. En s’habillant, la femme refuse de se couvrir et se met en valeur, en exposant ses atouts et ses atours.
“Il faut de nouvelles «Assises nationales…Ces femmes espèrent trouver une solution définitive dans le programme «Sénégal émergent»
Il est ici question de divertir par des effets d’inhibition et d’illusion afin de mieux se camoufler dans l’espace public miné et balisé par les couturières-stylistes. Y a-t-il réellement une crise d’époux dans le pays ou est-ce qu’elles vivent des liaisons avec des esprits maléfiques ? Il faut de nouvelles «Assises nationales pour apporter des propositions et des solutions à cette pénurie de maris», raille une dame.
Ces femmes espèrent trouver une solution définitive dans le programme «Sénégal émergent» en y trouvant leur compte sans ralentir la cadence, poursuit-elle. «Pourtant, la solution est toute simple : Demandez la main des hommes célibataires ou déjà mariés aux élans polygames, renchérit-elle
Leral.net

19/03/2015

MBARANE

Infidélité au Sénégal: les collectionneurs de partenaires justifient leur « mbarane »
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De nos jours, l’infidélité («mbarane» en wolof) est devenu un phénomène de société fréquents chez les jeunes au Sénégal. Ils sont nombreux ces jeunes garçons et ces femmes qui partagent leurs intimités avec plusieurs copains ou copines. Des justifications ne manquent pas pour tenter de défendre son  infidélité.
Trois amants pour conjurer le mauvais sort
Seynabou est une jeune fille âgée d’environs 27 ans. Elle compte à son actif trois partenaires.
«La raison pour laquelle je suis infidèle tient au fait que j’ai été une fois trahie par un homme que j’aimais beaucoup. D’ailleurs, on avait envisagé de nous marier avant que ce dernier ne me trahisse. Pour ne plus subir cette épreuve, j’ai fait recours au «mbarane» pour soigner mon cœur brisé et bouter cette déception amoureuse hors de ma vie.
J’ai trois téléphones qui me permettent de dissimuler mes mauvaises intentions. Et je prends toujours le soins de supprimer  tous les messages sur mes téléphones portables.
Au bout du compte, je me donne toujours les moyens de réussir mes coups pour arriver à mes fins»
Fatou: infidèle pour ne pas s’engager dans une relation sérieuse
«J’ai choisi d’être infidèle pour m’amuser, et cette option me permet de ne pas m’engager dans une relation sérieuse. Car, je ne sais pas qui est le bon parmi les hommes. Je suis assez prudents avec eux, parce qu’ils sont mystérieux.
En gros, je suis à la recherche de l’âme sœur parmi beaucoup de prétendants et je prends le temps de les connaitre un par un juste pour pouvoir opérer le bon choix. Donc, je fais du «mbarane» justifié».
pape: C’est juste pour satisfaire mes besoins sexuels
«C’est juste pour me divertir et satisfaire mes besoins sexuels que je suis infidèle. Il y a beaucoup de jeune garçons qui ne ne peuvent pas rester avec une seule fille. Les hommes sont naturellement polygames.
D’autres cherchent à entretenir des relations amoureuses avec de grandes dames riches pour se mettre à l’abri du besoin. Ils sont communément appelés gigolos.
Personnellement, je suis infidèle, car je trouve que les filles sont naïves. Mais à côté des hommes riches courtisent les filles mineures pour jouer avec leurs sentiments et leur immaturité. Mais l’urgence sociale et l’accumulation des besoins vitaux provoquent aussi l’infidélité.»
Mamadou Fall/SENENEWS

26/04/2013

La femme sénégalaise est la meilleure!

Retenir son homme à la sénégalaise

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Pendant que les italiennes à l’image de Monica Bellucci sont les fantasmes des européens,  en Afrique, ce sont les femmes du pays de la Téranga qui font tourner la tête de nos hommes. Eh oui, la sénégalaise a réussi à être un mythe pour les africains ! A les entendre parler, les sénégalaises sont les meilleures femmes du monde ! Ils sont convaincus qu’elles réussiront à les rendre heureux. Un ami ivoirien m’a même avoué qu’il comptait se rendre spécialement à Dakar pour se trouver une femme.

J’ai passé trois années à Dakar et j’ai compris que les sénégalaises savent en fait utiliser leurs atouts. Certaines personnes disent qu’elles vont voir des marabouts ! Soit ! Mais je pense qu’au delà de pratiques mystiques, leur premier ''marabout'' c’est leur corps et leur intelligence.

Au Sénégal, on apprend très tôt à la jeune fille à s’occuper d’elle-même et d’un foyer. Je pense que c’est tout un ensemble, toute une éducation. La mère apprend à sa fille à faire la cuisine, à tenir une maison propre et à respecter son mari. Une jeune fille de 16 ans est déjà prête moralement à intégrer un foyer. C’est l’une des raisons pour lesquelles les sénégalaises se marient très jeunes sans pour autant interrompre leurs études.

Lorsque tu vas dans une famille à Dakar, l’accueil est très chaleureux, une odeur d’encens t’enveloppe les sens, et le sourire de la maîtresse de maison vous captive. Ayana girl, le sourire est l’un des aphrodisiaques pour déstabiliser votre homme. Souriez, c’est important, je dirai même que c’est capital. Le sourire donne envie de vous revoir. Le sourire retient l’attention. Le sourire attire les ondes positives et le bonheur dans la maison. En plus c’est bien pour la santé. Souriez ! Oui souriez encore et encore !

Cependant, votre sourire devrait être accompagné d’autres astuces. Les sénégalaises dépensent sans compter pour être belles. Certaines me diront que l’homme sénégalais a l’art de satisfaire pleinement et financièrement sa bien-aimée! Je sais ! Mais je crois que rester coquette en toute circonstance est un style de vie. Cela passe d’abord par une volonté personnelle. Est-ce qu’on a besoin d’être millionnaire pour se nettoyer les ongles ? Ou juste enlever ce vernis mal posé? Non je ne crois pas ! Ne négligez aucune partie de votre corps ! Tout comme nos sœurs sénégalaises, misons sur notre apparence.

séduire à la sénégalaiseElles sont souvent bien maquillées même si je trouve que beaucoup abusent sur leur fond de teint.  Elles font beaucoup d’efforts pour rester désirables. On dit l’habit ne fait pas le moine mais on reconnaît le moine par son habit. Donc, ne négligez pas votre allure. C’est l’extérieur qui attire donc faites attention à cette étape. Soyez propre, bien coiffée, bien parfumée, et ne marchez pas comme si vous partiez en guerre ! Quand tu vois deux femmes marcher à Dakar, tu reconnais sans faire d’effort la sénégalaise. C’est celle qui se déhanche le plus et qui marche avec grâce et élégance! Ayana prenons en de la graine…

On dit souvent entre étrangers vivant à Dakar à commencer par moi même, que les sénégalaises sont cachottières, elles ne disent jamais rien sur leur vie. Mais, aujourd’hui, je peux crier haut et fort qu’elles ont raison. Sachez tenir votre langue mesdames. Moins on en sait sur votre vie mieux c’est ! C’est vrai que c’est une question de culture mais sachons prendre ce qui est bon chez le voisin. Une femme qui sait se taire est une bénédiction pour son mari. Faites comme les musulmanes, tant que toutes les colas n’ont pas encore été donnés par la belle famille, elles ne disent pas à tout le pays qu’elles se marient ! Appliquez ce principe en toute chose. Soyez réservée. Nous ne sommes pas obligés de savoir ce qui se passe dans votre vie nuit et jour sur Facebook. Ne parlez pas de vos projets, ni de vos problèmes, ni même de vos joies encore moins de la performance au lit de votre chéri.

Enfin, les sénégalaises appliquent très bien le dicton qui dit «  pour garder son homme, satisfait son ventre et son bas ventre ». A chaque fois que je partais chez Awa derrière le stade Demba Diop, je mangeais toujours bien ! Je savourais de gros poissons bien assaisonnés et du bon tchep ! Ou encore chez Mme Sy avec son yassa qui faisait exploser mes papilles ! Hummm j’en ai encore l’eau à la bouche ! J’avoue aussi que là-bas, la nourriture est prête à 15h donc il faut être très patient mais quelle joie quand le bon plat fumant est servi ! Ah Dakar nam nala* !!! Vraiment elles savent préparer les sénégalaises. Elles savent surtout nourrir leur homme ! Il paraît qu’elles mettent la nourriture dans la bouche de leur mari, c’est peut être vrai mais moi je n’ai jamais assisté à ce spectacle. Cependant c’est une idée à retenir.

Au lit, elles utilisent beaucoup d’artifices. Et quand tu vas au marché HLM à Dakar, tu trouves  des nuisettes tricotées, des perles pour les reins appelés bine bine au Sénégal ou baya en Côte d’Ivoire, des aphrodisiaques à l’africaine, de l’encens qui stimule l’homme et plein de petites choses à utiliser uniquement avec son homme dans le secret conjugal.

Cependant, ce que je retiens c’est le respect que la sénégalaise a pour son mari. Je pense que c’est l’une des valeurs les plus importantes. Une ayana doit respecter son mari. Respecter veut dire le consulter avant de prendre une décision importante, lui faire des remarques seulement dans l’intimité, le protéger de l’extérieur et le défendre devant les mauvaises langues. Respecter son homme, c’est aussi être une oreille attentive et assurer une certaine quiétude dans le couple.

Pour finir, sachez qu’au Sénégal, il y a des femmes célibataires et divorcées pour de multiples raisons comme partout dans le monde. Donc messieurs, descendez sur terre ! Arrêter de vous faire des films sur nos sœurs de la Téranga. Et mesdames, pour retenir votre homme, c’est un travail quotidien qui doit se faire dans la joie et l’amour. Soyez toujours dans une optique de vouloir vous améliorer avec comme maître mot INNOVER !

Les hommes nous aiment et nous gardent auprès d’eux à cause de ce que nous sommes. Et chaque ayana est particulière. Ayez confiance en vous et vous aurez toujours à vos côtés l’homme qu’il vous faut.

Miss Lehi

03/10/2008

La mauvaise santé du Sénégal

La mauvaise santé du Sénégal

Senegal copier

 

Parler du Sénégal et des sénégalais est un exercice à la fois passionnant et déroutant. Ce pays, où nous sommes nés, a été décrit dans les manuels d'histoire et de géographie comme l'un des endroits au monde où la paix, l'hospitalité et l'urbanité sont érigées en dogme. Les valeurs portées de génération en génération ont longtemps résisté à l'altération induite par des modes de vie inspirés de la soif de l'argent et des honneurs.

L'attachement viscéral au dogme est aujourd'hui vécu comme une légende que l'on invoque selon les circonstances pour se donner bonne conscience ou afficher une fausse fierté.

La référence aux sages comme Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, El hadj Malick Sy, Limamoulaye Thiaw, entre autres, ne suffit plus à nous garantir la sécurité du havre. Ceux-là dont nous invoquons la mémoire et les prières ont remarquablement accompli leur mission au service de Dieu et leurs semblables. La question des questions est de savoir ce qu'il reste de l'héritage qu'ils nous ont légué. Le Sénégal dévot, dévoué au travail et soucieux de son image de terre de paix et de solidarité, est quasiment en déliquescence du seul fait de ses fils.

Le Sénégal a mal d'une certaine caste de Sénégalais, ceux-là qui violent toutes les valeurs morales et républicaines pour assouvir des desseins infâmes. Les maux aussi variés qu'ils soient, peuvent être résumés en un seul mot : mauvaise santé. Mauvaise santé de la mère, de l'enfant et du père de famille, mauvaise santé des établissements humains, mauvaise santé économique.

Dans les villes comme dans la campagne, les sénégalais sont atteints d'un marasme qui en dit long sur la déstructuration économique. Le paysan a perdu son capital semencier, toutes variétés confondues, ses champs sont réduits à leur plus simple expression, ses greniers sont vides, le petit bétail qui lui permettait de traverser la période de soudure n'existe plus. Il a tout perdu de son potentiel économique au point que même les colporteurs qui parcouraient la campagne de village en village, ne s'intéressent plus à lui.

Des années durant, on sérine au paysan un discours propagandiste sur l'agriculture qui est sa seule source de revenus. En lieu et place d'une planification, on le soumet à l'improvisation avec un lot de mesures aussi stériles les unes que les autres. Manioc, oseille (bissap), jatropha (tabanani), tout a été annoncé en grande pompe, mais en fin de cycle, les fruits n'ont pas confirmé la promesse des fleurs.

Et comme si ces échecs ne suffisaient pas pour amener leurs auteurs à corriger leur vision de l'agriculture, ils en rajoutent avec de grosses formules du genre Grande offensive agricole pour la nourriture et l'abondance (Goana) ; une entourloupette de plus pour spolier les ruraux de leurs terres. Le volontarisme qui sous-tend leurs options en matière d'agriculture ne suffit pas ; il faut une déclinaison claire des systèmes à partir de la planification des campagnes agricoles et de la mobilisation des ressources.

L'agriculture au Sénégal est un des segments économiques ayant le plus souffert du pilotage à vue qui a conduit à la suppression de la Sonagraines et à une privatisation rocambolesque de la Sonacos qui sont, entre autres, des structures clés dans l'organisation et la conduite des campagnes agricoles.

Sous le prétexte spécieux d'une tyrannie que la culture arachidière effectuerait sur les systèmes agraires, une nouvelle race d'agronomes a pris le relais d'une autre génération qui en 1975 s'était chargée de faire écho à une sordide campagne orchestrée depuis Londres contre l'huile d'arachide, perçue comme une menace contre les intérêts des producteurs européens de soja ,colza, d'olives...

Les pourfendeurs de cette culture accusent une certaine myopie, voire une ignorance des réalités de l'économie rurale et de l'industrie sénégalaise. La place et le rôle de l'arachide sont de premier ordre. Tant au plan alimentaire que financier, l'arachide assure aux ruraux l'équilibre nécessaire pour l'entretien des familles et cela est bien résumé par l'adage qui dit que l'usage rationnel du grenier (les réserves alimentaires) dépend des revenus financiers du paysan (jiba ji mofi bayi sax mi, clairement dit en langue wolof). Par-delà le revenu financier,l'arachide permet aussi au paysan de nourrir son bétail avec la fane, une réserve fourragère très prisée comme en atteste l'impact commercial qu'elle a à travers tout le pays.

Au plan industriel, l'arachide a donné naissance aux premières unités dont l'expansion aura été pour beaucoup dans la constitution d'un tissu économique remarquable à travers ses effets induits. Le commerce de produits manufacturiers, le transport, l'amélioration de l'habitat, bref tout un ensemble de secteurs tirés par la culture de l'arachide qu'il n'est pas exagéré de classer comme produit-phare de l'économie sénégalaise.

Au regard de tout ce qu'elle a symbolisé, vouloir substituer des cultures peu ou pas du tout admises dans les systèmes de production agricoles à une culture principale, semble relever d'une hérésie et de calculs affairistes pour permettre aux francs tireurs de s'enrichir par l'interventionnisme de projets agricoles sans lendemain. C'est dans ce registre qu'il faut inscrire la pseudo diversification annoncée avec le tabanani (jatropha) et d'autres spéculations qui en réalité sont loin d'être une nouveauté pour le paysan sénégalais.

En lieu et place des coups de cœur et du pilotage à vue, il sied de concevoir et dérouler un vaste programme de régénération des sols, de rééquipement des producteurs, de restauration des ouvrages et aménagements hydro agricoles, d'organisation des circuits commerciaux et de la technologie post-récolte, le tout soutenu par une politique de financement adéquat et une redynamisation de la recherche agronomique et des structures d'encadrement à même de relever la technicité des producteurs et les systèmes de production.

A l'heure où le monde entier se penche sur le déficit des productions vivrières, c'est une lapalissade que de dire au gouvernement du Sénégal qu'il faut se consacrer résolument à la mise au point et à la multiplication de variétés céréalières à haut rendement, en sus bien entendu de celles qui existent déjà, et à la restauration de la culture arachidière dans les systèmes agraires.

Il ne servirait à rien de fixer des objectifs agricoles à partir de prévisions fantaisistes. L'organisation des campagnes agricoles s'impose car elle sous-tend la dynamisation des structures d'encadrement et des unités socio-économiques de base.

Pour une agriculture productive et performante, le Sénégal ne peut pas faire l'économie d'une planification qui décline les orientations et les moyens en temps opportun. A titre d'exemple, nous disons que la mise en place du capital semencier, tout au moins pour les cultures principales, des engrais et produits phytosanitaires, de même que le matériel aratoire obéit à une logique d'anticipation par rapport à l'installation de l'hivernage qui conditionne 80 % des systèmes agraires en vigueur dans le pays.

En ce qui concerne spécifiquement l'agriculture irriguée, il y a lieu de reconsidérer les types d'aménagements de sorte que les coûts d'exploitation et d'entretien soient modérés. C'est dans la même lignée qu'il faudrait accorder à l'exploitation familiale sa place et l'appui technique nécessaire, si l'on veut éviter de transformer la grande masse des paysans en simples ouvriers à la merci de puissants agriculteurs financièrement bien lotis et politiquement soutenus à travers une réforme foncière source de spoliation.

La justesse et l'efficacité de la loi d'orientation agro sylvo-pastorale ne sauraient être appréciées en marge d'une politique agricole équilibrée. Il s'agit de permettre à chaque exploitant, quel que soit son profil économique d'avoir son lopin de terre, ses pistes de parcours et pâturages, une réserve forestière pour satisfaire ses besoins en combustibles.

Au regard des conditions météorologiques actuelles, on est enclin à dire que l'agriculture sous pluie est en passe de retrouver son allant. D'où l'intérêt d'un programme agricole élaboré à temps, si l'on veut éviter des retards préjudiciables tant à la constitution des réserves vivrières qu'à la collecte des productions industrielles. Tout doit être fait pour que les paysans n'aient plus le sentiment d'être abandonnés à leur sort. En examinant rétrospectivement le parcours économique du Sénégal, on est fondé à soutenir que quelles que soient les stratégies élaborées, le développement passera par l'agriculture ou ne se fera pas du tout.

Mbagnick DIOP Président du Groupement Agricole.

Brûlée vive au Sénégal

Morte brûlée vive au Sénégal

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Une Lannemezanaise se serait donné la mort en s'immolant par le feu dans son pub, au Sénégal. Mais son compagnon a été placé en garde à vue. Les enfants ne croient pas au suicide de leur mère.

Élisabeth Laforgue, 58 ans, Lannemezanaise d'origine, est décédée lundi 22 septembre dernier, dans une clinique de Dakar, au Sénégal, brûlée à 95 % et au 3e degré après avoir été plongée dans un coma artificiel pendant trois jours. Les faits se sont produits le 19 septembre, dans le pub-boîte de nuit qu'elle a ouvert une quinzaine de jours auparavant, à Thiadiaye. Deux versions ont été avancées par la police : d'abord, celle de l'explosion d'une bonbonne de gaz ; celle où elle se serait aspergée d'essence avant de s'immoler par le feu. La thèse retenue étant celle d'un suicide. La famille n'y croit pas. Deux enfants de la victime sont partis au Sénégal où ils ont pu, « non sans difficulté », porter plainte pour qu'une enquête soit ouverte. Le compagnon de leur mère, Amadou Sow, dit Bayel, a été placé, lundi 29 septembre, en garde à vue. Christelle N'Diaye, fille d'Élisabeth Laforgue, raconte.


« Ma sœur Aurélie m'a téléphoné le 19 septembre, vers minuit, pour me dire que Bayel venait de l'appeler pour lui annoncer que notre mère était hospitalisée à Kaolak, dans un état grave, après une explosion d'une bonbonne de gaz. Il lui a dit qu'au moment des faits il était à un enterrement ». À 4 heures, Aurélie la rappelle et lui dit : « J'ai pu parler à maman. Magaye

[frère de Christelle et d'Aurélie] aussi. Mais on n'a pas pu lui poser les bonnes questions », dit-elle. Le lendemain, le médecin de l'hôpital de Koalak et Bayel les contactent pour leur demander d'envoyer 150 € en urgence pour assurer les soins. « Le médecin nous dit alors que ma mère se serait aspergée d'essence et nous parle d'une tentative de suicide. On n'y croit pas. Deux heures avant les faits, ma mère et ma sœur se parlaient au téléphone : tout allait bien, elles ont même évoqué le mariage d'Aurélie. Elle a galéré pour ouvrir son pub. À présent il était ouvert, ça commençait à tourner. Elle était contente », indique-t-elle. Et si suicide il y avait, « elle aurait pris des comprimés, ma mère était infirmière », lance Christelle. Les trois frères et sœurs contactent alors l'ambassade de France au Sénégal pour que leur mère soit rapatriée en France pour être soignée. Mais elle est évacuée vers une clinique de Dakar et placée en coma artificiel. Le lundi 22 septembre, elle décède. « Notre mère est morte et nous sommes sans nouvelles de Bayel. Mon frère et ma sœur sont partis à Dakar pour le rapatriement du corps de maman. » Et là-bas, ils veulent porter plainte à la gendarmerie de Thiadiaye « pour homicide, mais ça les a fait rire. Pour eux, c'est un suicide du fait que maman a acheté la veille 2 l d'essence ». Aurélie et Magaye se rendent au pub : il n'y a aucuns scellés. « Bayel est interrogé et donne deux autres versions des faits : d'abord, que maman s'est aspergée alors qu'ils étaient en train de manger ; ensuite, qu'elle l'a fait alors qu'il était dehors avec le portier », raconte-t-elle. Sur l'avis d'une connaissance à Dakar, ils portent plainte auprès du procureur de la région de Thiès. Puis alerte le capitaine de gendarmerie de M'Bour qui décide d'ouvrir une enquête, le 29 septembre, en commençant par l'audition de Bayel et de sa famille. « C'est ainsi que nous avons appris que Bayel était déjà marié et père de trois enfants, alors qu'il disait que c'était la deuxième épouse et les enfants de son père. Il a été placé en garde à vue. Et nous avons pris un avocat à Thiadiaye », relate Christelle. Mercredi, le corps d'Élisabeth Laforgue est arrivé à la morgue de Rabastens. Christelle a porté plainte à la gendarmerie de Vic-en-Bigorre. Hier soir, Aurélie devait rentrer du Sénégal, suivie aujourd'hui ou demain de Magaye. Ils vont se retrouver pour préparer à présent les funérailles de leur maman.

22/08/2008

L'Afrique passe au bleu

 Les vacances au pays du coeur, de la téranga, sont finies. Le blog va reprendre  son actualité. Mais, je souhaitais commencer par cette photo tendresse. Juste pour la partager.

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12/10/2007

fin du Ramadan

C'est la Korité au Sénégal...

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La fin du Ramadan,

Belle fête à tous mes Amis du pays de la Téranga!

14/05/2007

Rencontre touristique

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Allah est grand! ...A la portière, une rencontre. Et, tu sais quoi!?!...C'est d'abord le sourire que tu regardes! La Teranga, c'est ça, aussi! Et le "toubab cadeau" n'est pas de mise.

24/04/2007

Le schtroumph noir

Juste parce que j'adore cette photo, la tendresse d'un p'tit bébé Sénégalais. Un schtroumph en négatif, même le bonnet est bleu au lieu d'être...toubab!
bonnet bleu

16/03/2007

L'Amour a tous les droits

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Paroles de L'amour A Tous Les Droits
Ismael lo
 
Tant qu’il y a un regard qui lève tes yeux
Un sourire qui te parle et t’appelle comme il peut
Tant qu’il y a un souffle qui t’effleure
Un geste qui te touche et son manque qui demeure

L’amour a tous les droits
Et nous, tous les devoirs
L’amour a tous les droits
Et nous, tous les devoirs

Tant qu’il y a une envie que l’on écoute
Un reste d’attention et quelqu’un dans la foule
Tant qu’on peut encore le ressentir
Ne rien toucher à ça et vouloir y tenir

L’amour a tous les droits
Et nous, tous les devoirs
L’amour a tous les droits
Et nous, tous les devoirs

Tant qu’on peut se tenir encore un peu
Rien qu’un instant pour l'autre
Une épaule pour deux
Tant qu’on peut redonner de la lumière
A une terre qui n’est plus qu’une parcelle d’enfer

L’amour a tous les droits
Et nous, tous les devoirs
L’amour a tous les droits
Et nous, tous les devoirs

Tant qu’il y a un regard qui lève tes yeux
Un sourire qui te parle et t’appelle comme il peut
Tant qu’il y a souffle qui t’effleure
Au geste qui te touche et son manque qui demeure

L’amour a tous les droits
Et nous, tous les devoirs

L’amour a tous les droits
Et nous, tous les devoirs

L’amour a tous les droits
Et nous, tous les devoirs

L’amour a tous les droits
Et nous, tous les devoirs

L’amour a tous les droits

03/03/2007

i have a dream

ptitsourire

"Demain, je vais aller à l'école. Demain, je ne serai pas excisée. Demain, mes parents ne seront plus pauvres. Demain, il va pleuvoir. Demain, mon frère ne prendra pas la grande pirogue qui tue. Demain, demain, demain..."

21/01/2007

Imagine...

poupeefatou

John Lennon - Imagine

Imagine que le paradis n’existe pas

C’est facile si tu essayes

Aucun enfer sous nos pieds

Au-dessus de nous seulement le ciel

Imagine tout le monde

Vivant dans le présent...

 

Imagine aucun pays

Ce n’est pas si difficile que ça

Rien pour tuer, aucune raison de mourir

Et aucune religion non plus

Imagine tout le monde

Vivant en paix...

 

Imagine aucune conquête

Je me demande si tu en es capable

Aucun besoin d’avidité ni de désir

Dans une fraternité

Imagine tous les gens

Partageant le monde...

 

Tu peux me prendre pour un rêveur

Mais alors je ne suis pas le seul

J’espère qu’un jour tu seras des nôtres

Et le monde sera uni

25/12/2006

Mariages mixtes

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Haute saison touristique sur la petite côte : Le rush des mariages mixtes à Mbour
Trois à quatre mariages mixtes sont enregistrés par mois aux services de l'Etat civil de Mbour, depuis le début de la haute saison touristique. Ces statistiques ne concernent que les mariages célébrés de manière officielle, car il en existe beaucoup d'autres qui sont célébrés dans la clandestinité. En fait, à Mbour, Saly, Ngaparou, en passant par la Somone, les mariages mixtes sont de saison.

(Correspondance) - Il est 18 h et le hall de la mairie de Mbour grouille de monde. Dada Diop, 21 ans, a le sourire aux lèvres. Drapée dans une belle robe de couleur jaune, elle s'apprête à entrer dans les liens du mariage avec son copain, un touriste français, en présence de ses parents, proches et amis. Dans la salle où se déroule la cérémonie, l'ambiance est aux séances de photos entre la mariée et les invités. En cette période de haute saison touristique, c'est le rush des mariages mixtes sur la Petite Côte. Les services de l’Etat civil de la mairie de Mbour enregistrent ainsi entre trois à quatre mariages mixtes par mois, selon son responsable Pape Diatta. Ces statistiques ne concernent que les mariages célébrés de manière officielle, car il en existe qui sont célébrés dans la clandestinité.
A Mbour, Saly, Ngaparou, en passant par la Somone, les mariages mixtes sont de saison. Mariage d’amour, de raison ou d’intérêt, les avis sont aussi nombreux que divers. Si, pour certains, le facteur amour peut justifier la célébration de tels mariages, d’autres jurent la main sur le cœur que ces mariages ne sont basés que sur le facteur matériel et financier. Un avis qui a le don de fâcher Mariama Badji. Mariée à un Français de 49 ans, cette Sénégalaise d’origine thiessoise trouve inadmissible l'explication selon laquelle les mariages mixtes soient basés sur l’intérêt. «Qu’est-ce que les gens font de l’amour ?», fulmine-t-elle.

Bien que n'ayant que 19 ans, Bineta Bâ ne se pose pas la question. Instruite par une de ses cousines qui est parvenue à mettre le grappin sur le touriste italien et qui paraît vivre à l'aise depuis lors, elle n'a plus qu'un rêve : se faire épouser par un touriste européen plein aux as. Certes, elle n’en a pas encore trouvé, mais elle ne désespère pas. Babacar S. est dans les mêmes dispositions d'esprit. Mais lui cherche Européenne pour se faire de l’argent et «sortir ma famille de la pauvreté». Issu d’une famille nombreuse, il a quitté son village depuis septembre pour s'installer à Saly. Ainsi, chaque jour, il part à la "chasse", mais n'a pour l'instant rien pris de consistant dans ses filets.

La trentaine bien sonnée, Diariétou a, quant à elle, quitté son village natal situé sur la route de Tivaouane pour rallier la station de Saly sur les conseils de deux de ses copines qui habitent le même village. Elle raconte que celles-ci revenaient souvent au village les bras chargés de cadeaux et le sac à main bourré d’argent, suscitant la convoitise des jeunes filles restées au village. Décidée à tenter sa chance, Diariétou a débarqué à Saly. Mais l’y attendait une surprise de taille. Sur place, cette jeune fille découvre que ses deux copines se prostituaient. Passée la surprise, Diariétou a commencé à prendre goût aux délices dans la station, instruite par ses amies qui lui ont appris comment repérer un client, l’aborder et le ferrer. «Je connais maintenant bien la station, mon ambition est de me marier avec mon copain français avec qui je sors depuis 7 mois», nous dira-t-elle. Grâce à son copain français, Diariétou espère pouvoir enfin quitter la grisaille du pays, pour s'installer en France. Diariétou, Bineta Bâ et Babacar S. ignorent toutefois que vivre en mariage mixte n’est pas facile du fait des différences sur les plans culturel et traditionnel existant entre les deux conjoints. Ainsi, nombre de mariages mixtes finissent par des séparations.

En dehors des mariages mixtes, le phénomène du concubinage entre filles sénégalaises et touristes ou entre jeunes sénégalais et femmes touristes est aussi très en vogue sur la Petite Côte.

Karim LO