23/03/2017

ADULTERE AU SENEGAL

Adultère: au Sénégal, “s’envoyer en l’air”, marié (e) ou pas, est devenu banal

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Le phénomène de l’adultère est de plus en plus répandu au Sénégal. Si les raisons sont multiples et variés, on assiste aujourd’hui à une société rongée par une tendance à la perte des valeurs qui est devenue le socle de l’adultère. Même si les responsabilités sont partagées, notre société est aujourd’hui victime de son ouverture vers l’extérieur et de la distorsion de la cellule familiale qui auparavant, veillait au respect de certaines normes sociales.
L’adultère peut être considéré comme le fait qu’un époux viole son serment de fidélité et de partage et d’avoir des relations sexuelles avec une autre personne que son conjoint. Le rapport définit du recensement général de la population et de l’Habitat, de l’agriculture et de l’Elevage (Rgphae) a révélé qu’au Sénégal, sur les 13,5 millions d’habitants évalués en 2013, les 49,9 % sont des d’hommes et 50,1 % des femmes. Un chiffre qui explique le nombre important de femmes célibataires au Sénégal. Sur ceux ces femmes pour ne finir “vieilles filles” se lancent à la conquête d’un homme quelque soit son statut, marié ou célibataire.
Si certaines femmes ne prennent plus soins de leurs époux, d’autres partent à la chasse des hommes qu’ils soient célibataires où mariés. Et les hommes qui manquent d’affection et d’attention dans leur foyer vont facilement tomber dans le piège de ses prédatrices. Selon le Dr Gayy Neuman, un chercheur et psychothérapeute américain, les hommes qui trompent leurs conjointes sont souvent des êtres sensibles qui se sentent délaissés.
Ce dernier a mené un étude qui a révélé que 48% des hommes des hommes qui ont avoué leur infidélité, affirment que l’insatisfaction émotionnelle est ce qui les a poussés à commettre l’adultère.
Entre autre cause de l’infidélité, il y a aussi le tiédissement des sentiments, une certaine besoin de d’exotisme et d’aventurisme. Prenons le cas des femmes d’immigrés au Sénégal, certaines s’adonnent à l’adultère parce qu’elles cherchent à satisfaire un désir sexuel que le mari qui se trouve à des milliers de kilomètres ne peut naturellement assouvir
Fatou Gueye/VoxPop/Senego

15/12/2016

OU SONT LES HOMMES?

1.544.480 Femmes recherchent désespérément un mari

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De nos jours nombreux sont les jeunes qui ont cette folle envie de rencontrer l’âme sœur, la bonne personne avec qui passer le restant de sa vie. Malheureusement cette ambition est souvent confronté à des contraintes tels que le manque criant de la personne qui correspond le plus aux critères recherchés . Mais au Sénégal cette conception de la vie matrimoniale est très différente. Une étude faite par la direction de la statistique et de la démographie(Ansd) stipule que 1.544.480 de femmes sénégalaises célibataires recherchent désespérément un mari.
Aussi insensé que cela puisse paraître ce résultat est fait sur la base d’une étude approfondie, réalisée par les plus grands spécialistes dans ce secteur. Qu’est ce qui a bien pu se passer pour qu’autant de femmes se retrouvent dans cette situation?
Avec sa population de 14 548 171 d’habitants en 2016, le Sénégal est représenté par 7 195 122 femmes et 7 159 568 hommes. Il fait partie des pays de l’Afrique de l’Ouest qui totalise le plus de célibataires en âge de se marier. L’Etat nuptial estime l’âge moyen au premier mariage à 26 ans, la proportion de célibataires à 43% et celle de polygames à 35,2%. C’est d’ailleurs à partir de ces chiffres que de nombreuses questions se posent.
Le pays est-il maudit à tel point que les femmes sénégalaises, tous âges confondus, pourtant bien éduquées, belles, bien faites et intelligentes ne trouvent pas d’époux pour fonder un foyer? Qu’est ce qui pourrait déterminer réellement ce problème ? Si bien que cela puisse défrayer la toile, ce phénomène est expliqué sous diverses formes au Sénégal.
Aida Faye, une veuve à la retraite pense que si les femmes en sont arrivées là c’est bien à cause des hommes qui abusent de l’innocence de certaines, en les promettant bien des choses pour ensuite faire volte-face.
«Les femmes sénégalaises n’arrivent pas à se marier car la plupart des hommes abusent d’elles pendant l’adolescence pour ensuite vaguer à d’autres occupations et quand il s’agit de les marier, il n’y a plus personne.»
Selon Khady Fall jeune mariée de 26 ans «La plupart des femmes ici sont très exigeantes en ce qui concerne la situation financière de leur prétendant en vu de cela les hommes s’éloignent de plus en plus et préfèrent même se marier avec des étrangères»
Pour Habib Ndiaye alias Bibo étudiant en Journalisme/Communication à l’ISEG, les femmes sont les seules et uniques responsables de tous ces maux.
«Ce revirement de situation est dû au fait que les femmes sénégalaises sont très matérialistes. C’est la raison pour laquelle les hommes confrontés à la dureté de la vie n’osent pas s’aventurer dans ce genre de problème quitte à même finir leur vie célibataire.»
Comme pour dire que les jeunes filles sénégalaises devront sans nul doute descendre les enchères dans les plus brefs délais pour trouver un mari.Ne vous découragez pas Mesdames, ce n’est pas encore la fin. À bien des égards choses bonnes ou mauvaises, la culture pourra vous tirer l’épingle du jeu. Edmond Rostan disait « une femme est plus dangereuse d’autant plus qu’elle est instruite » alors Mesdames, instruisez-vous
IGFM/Senxibar

13/10/2016

MARIAGES ET BEBES GRIS...

Quand des africains profanent leur famille pour avoir des papiers en France : « mariage gris » et « bébé gris »

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Avec le ministre français de l’immigration Eric BESSON, j’ai participé à un groupe de travail sur l’incrimination de l’escroquerie sentimentale à des fins migratoires. J’ai défendu devant ce groupe que l’administration française n’avait pas le droit de s’immiscer dans la vie sentimentale des étrangers, pour déterminer si leur amour est sincère ou sournois. Cela dit, l’honnêteté et la pratique du droit des étrangers obligent à admettre que des étrangers bricolent un mariage (mariage gris) ou « fabriquent » un bébé (bébé gris) uniquement pour obtenir un titre de séjour. Il y a lieu d’avertir les africains qui banalisent ces manœuvres sur les risques qu’ils encourent.
Mariage gris : je t’aime, moi non plus !
Il ressort de la loi française que tout étranger non polygame marié à un ressortissant français peut obtenir de plein droit un titre de séjour « vie privée et familiale », s’il mène une vie commune effective avec son conjoint. Il arrive ainsi qu’un étranger, faisant l’objet d’un refus de titre de séjour, se dépêche d’épouser un « gaulois » ou d’engendrer un petit « gaulois » pour échapper à l’éloignement. Des « sans papiers », à qui la loi ou la préfecture n’offrent aucune autre chance d’obtenir un titre de séjour, succombent à cette tentation. Ce détournement frauduleux du droit fondamental à une vie privée et familiale normale peut être le fait de l’étudiante titulaire d’un Master 2, qui n’a pas pu faire un changement de statut pour obtenir un titre de séjour »salarié ». Comme la loi lui impose de rentrer au pays, elle dit OUI au mariage éclair que lui propose son camarade de classe français ou son compatriote étranger qui détient un titre de séjour. Alors qu’en temps normal, ce camarade étudiant n’aurait même pas espéré un bisou de sa part. Cela peut aussi être le fait d’un étranger qui a fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français, à qui son avocat, en manque d’inspiration ou d’expertise en droit des étrangers, conseille de se marier à un ressortissant français pour bloquer toute procédure d’expulsion à son encontre. C’est aussi le cas d’un étranger qui en a marre d’essuyer des refus de titre de séjour, et qui improvise un amour insidieux l’obligeant à jouer le gigolo ou la courtisane, pendant tout le temps nécessaire à l’obtention d’un titre de séjour en tant que conjoint de français(e). Une fois son titre de séjour en poche, il n’hésitera pas à trouver un prétexte pour larguer son naïf conjoint français.
Bébé gris : Où t’es, papa où t’es ?
D’autres étrangers, plus pressés, zappent la case mariage et font rapidement un enfant avec un ressortissant français pour obtenir un titre de séjour. La loi française attribue un titre de séjour à tout étranger non polygame, qui est père ou mère d’un enfant français vivant en France, s’il contribue à son entretien et son éducation. Les étrangers qui font des « bébés gris » sont généralement rattrapés par l’effet boomerang de leur turpitude : titre de séjour non renouvelé pour défaut d’entretien de l’ « enfant gris » ; chantage de la mère de l’enfant qui leur soutire de l’argent avec la menace de dénoncer leur manège à la préfecture ; infidélité ou divorce au bout de quelques mois du fait que la mariage n’était pas motivé par une intention matrimoniale, etc.
Pour éviter le poids très lourd de la procréation d’un enfant juste pour obtenir des papiers, des étrangers, plus machiavéliques, se livrent à un périlleux business de reconnaissance frauduleux de leur enfant par un français : les vrais géniteurs se mettent d’accord pour payer jusqu’à 10 000 euros à un français pour qu’il se déclare comme étant le père de leur enfant. De ce fait, l’enfant étranger devient automatiquement français. Par conséquent, la maman étrangère bénéficie d’un titre de séjour en tant que mère d’un enfant français. Comme les français de peau blanche font plutôt des enfants métis avec des africaines de peau noire, ces dernières ciblent alors les français antillais pour procéder à cette téméraire fraude à la filiation. Ce business compromet l’état civil de l’enfant innocent, et accouche souvent d’une souris judiciaire.
Sanctions grises : je ne savais pas que c’est si grave.
Les étrangers tentés par ces transgressions ne se rendent pas souvent compte du risque pénal qu’ils encourent. La loi française punit toute personne qui contracte un mariage ou reconnait un enfant uniquement pour obtenir des papiers, éviter l’éloignement ou obtenir la nationalité française, à une peine de prison de 5 ans, pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison si plusieurs personnes ont contribué à la fraude. Pis, le seul fait d’avoir tenté de faire un « mariage gris » ou un « bébé gris » peut vous amener en prison.
Pis encore, votre conjoint français peut vous faire emprisonner s’il découvre plus tard que vous l’avez épousé, ou lui avez fait un bébé, juste pour obtenir un titre de séjour.
Dans cette hypothèse, votre vie dépend de lui : vous êtes à sa merci et vous devenez psychologiquement son esclave. A la sortie de prison l’étranger condamné pour « mariage gris ou « bébé gris » peut se voir interdit de remettre le pied en France pour plusieurs années ou définitivement ; et ses biens peuvent être confisqués. A y voir plus clair, ce n’est pas un bon deal.
Il existe des moyens légaux pour régulariser sa situation administrative en France, sans faire de mal à un conjoint et à un bébé innocent, et sans se tirer une balle sur la cheville.
A bon entendeur, vigilance !
Aliou TALL, Juriste, Président du Réseau Africain de Défense des Usagers, des Consommateurs et du Citoyen (RADUCC)/Fatima Diop/Senenews

18/08/2016

DIVORCE A LA SENEGALAISE

Mariage au Sénégal: 1775 divorces en 2015

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C’est devenu comme un fléau, constate le quotidien “Le Populaire”. Les couples ne tiennent plus et les chiffres sont assez révélateurs. A Dakar, durant l’année 2015, le tribunal départemental a ainsi eu à prononcer 1775 divorces.
Dans la société sénégalaise, commente Le Populaire, on a tendance à entendre à un certain âge chez les jeunes filles l’expression: “Yalna la yalla may jeker ju baax”. Et aux jeunes hommes de la trentaine, on balance: “Loy xaar pour takk”. Sauf que souvent, les couples ne durent pas longtemps. En effet, au niveau du Tribunal départemental hors classe de Dakar, les statistiques ont révélé que 1775 cas de divorces par consentement mutuel (Dcm) ont été répertoriés en 2015.
Ainsi, beaucoup de choses restent les causes des nombreux divorces constatés. Avec l’apanage des réseaux sociaux les mariages via Facebook occupent une part belle sur les résultats catastrophiques des unions. Les incompatibilités d’humeur, la jalousie restent aussi d’après la même source, les causes principales de ces multiples divorces.
Le témoignage de Mballo en est un exemple patent. Teint clair, taille moyenne, Mballo est un homme qui a subi le divorce. Il explique sur les colonnes du Populaire: “Mon divorce a été causé par plusieurs facteurs, notamment avec des problèmes liés à la belle-famille, au matérialisme. Avec mon ex-femme, on a fait 8 ans de mariage et on a eu deux gosses. Je travaillais journalièrement et elle était au courant de ma situation. Quand elle a commencé à travailler, elle a commencé à avoir un comportement différent. Elle avait de l’argent et tantôt quand je rentrais à la maison, je la voyais assise à droite, ma famille à gauche. Elle ne leur parlait plus. Et cette situation, ne me plaisait pas du tout. Finalement, de problème en problème, le mariage a cassé”
Couly CASSE/Senego

26/02/2016

SEXE A MBOUR: ATTENTION DANGER

Situation alarmante des jeunes et adolescents de Mbour face aux infections sexuellement transmissibles

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Adopter un comportement responsable, tel est le message de Ibrahima Bodian responsable du service du bureau de l’éducation pour la santé (EPS) du district sanitaire de Mbour (ouest). Il s’exprimait ce jeudi sur l’exposition des jeunes et adolescents face aux infections sexuellement transmissibles (IST).
Mr Bodian est très inquiet de la situation alarmante de la sexualité des jeunes et adolescents dans le département de Mbour et le point-focal VIH est dans une phase de turbulence pour cette frange de la population. Il souligne qu’aussi l’absence de communication entre les parents et leurs enfants et pense donc cette politique doit être accompagnée à travers les services de santé.
«Les jeunes et adolescents ont besoin d’informations appropriées, de services de santé adaptés dans un environnement propice. Et il faut leur donner des opportunités de participer aux interventions et autres activités qui les concernent», a-t-il élagué.
Une intervention multisectorielle dans la prise en charge de la santé de cette marge est aussi préconisée. Mr Bodian faisait la représentation de la prise en charge des adolescents et jeunes âgés entre 15 et 24 ans dans le district de Mbour pour l’année 2015.
Cette présentation rentre dans le cadre d’une session de formation en faveur de la santé de la reproduction des adolescents et jeunes en présence des journalistes et acteurs de la commune de Mbour.
Ainsi, Alassane Cissé, président de l’association des journalistes en santé, population et développement (AJSPD), soutient que cette politique sur la santé de la reproduction ne peut avoir de résultats que si les jeunes s’y mettent et s’en servent pour ainsi éviter les grossesses précoces ou non désirées et aussi contrôler leur santé sexuelle et reproductive.
Senenews

22/01/2016

HARO SUR LES HOMOS

Fatwa généralisé contre les homosexuels du pays et le ministre de la justice

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Les homosexuels vivants au pays de la Téranga risquent gros. Depuis le scandale du mariage organisé dernièrement en pleine mawlid à Kaolack, les sénégalais sont devenus beaucoup plus intolérants à l'endroit des gays.
Le collectif non à l'homosexualité, un mouvement né spontanément suite au scandale de Kaolack va plus loin, il exige la démission du ministre de la Justice Me Sidiki Kaba Rechercher Sidiki Kaba qui selon les membres du collectif est, et restera un fervent défenseurs des homosexuels. C’est pourquoi ils exigent purement et simplement qu’il soit renvoyé du gouvernement.
Et ces derniers d’exiger des députés, la révision de la loi portant sur les actes contre nature, en interdisant nommément l’homosexualité, le lesbianisme et la bisexualité.
Et même le très célèbre avocat Me El hadji Diouf a « plaidé » contre les homosexuels. Lors de son rencontre le mardi avec la presse, le député non inscrit en bon avocat du peuple, s’est attaqué aux lobbys homosexuels et au ministre de la Justice Me Sidiki Kaba Rechercher Sidiki Kaba , qui selon lui est le plus grand défenseur des gays.
« Sidiki Kaba Rechercher Sidiki Kaba a été très clair sur sa position en ce qui concerne les questions d’homosexualité. Je l’ai suivi lors d’une émission sur France24 se demander, comment pour le Sénégal, la légalisation de l’homosexualité peut-elle continuer de poser problème. Je pense que les homosexuels sénégalais ont beaucoup de chance, puisque c’est leur plus grand défenseur qui est le ministre de la Justice»
D'ailleurs un rassemblement monstre se prépare. En effet les associations islamiques qui se sont réunis pour dire stop à l’homosexualité, comptent se rencontrer à la Place de l’Obélisque pour crier leur courroux.
Selon nos informations parvenues à KOACI.COM, les membres du collectif ont déposé auprès des autorités une demande d’autorisation. Les enquêtes ont même déjà été menées. La rencontre est prévue demain vendredi. Reste à savoir si les autorités vont leur donner l’autorisation de se réunir.
Sidy Djimby Ndao/Kaoci

21/12/2015

SEXUALITE DES ADOS AU SENEGAL

19% des adolescentes ont goûté à la vie sexuelle

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Les adolescentes sénégalaises commencent très tôt leur vie sexuelle, si l'on en croit au Dr Selly Kane Wane, de l'Unfpa-Sénégal, qui souligne que sur la tranche d'âge 15-19 ans, ce sont 19% qui ont débuté leur vie procréatrice.
La situation est alarmante au Sénégal concernant la sexualité des adolescentes et des jeunes dont 19% sont en état de grossesse à bas âge. Parmi celles ci, 25% sont mariés et 65% sobt des célibataires.
Car, selon le Dr Selly Kane Wane qui s'appuie sur la dernière enquête Eds 5, ce sont 15% des femmes de 20-49 ans avaient déjà eu des rapports sexuels avant d'atteindre l'âge de 15 ans. « Une adolescente de 15-19 ans sur 5, soit 19% a déjà commencé sa vie procréatrice. Dans la tranche d'âge des hommes âgés de 25-59 a, s,17% avaient déjà eu leurs premiers rapports sexuels avant l'âge de 18 ans », a expliqué le Dr Selly Kane Wane au cours d'un forum national sur la santé de la reproduction des adolescents et adultes (Sraj) organisé par Enda Santé, en collaboration avec l'Unfpa et le mi8 de la santé.
« Ainsi, en termes de Sraj, de nombreux défis restent à relever notamment pour ce qui est de l'excision, de l'utilisation des services de santé de la reproduction/planification familiale (Sr/Pf) , du mariage des enfants et des grossesses précoces et/ou non désirées bqui entraînent une déperdition scolaire importante.
Face à cette situation, Enda Santé en partenariat avec l'Unfpa et la direction de la santé de la reproduction et du survie de l'enfant, se donne comme mission de contribuer au renforcement des acquis, d'identifier et de renforcer les stratégies innovantes en vue d'améliorer de façon significative la prise en charge des préoccupations des adolescents/jeunes en matière de santé sexuelle et de la reproduction.
Pour ce faire, une centaine d'acteurs de la société civile venant des 45 départements du Sénégal et travaillant sur la thématique et les associations de jeunes se sont réunis depuis hier pour l'établissement d'une feuille de route commune devant définir la contribution des organisations de la société civile (Osc) dans la mise en oeuvre du plan stratégique 2014-2018 de santé sexuelle et de la reproduction des adolescents.
Entre autres objectifs, ce forum vise à mesurer le poids du dividende démographique sur le développement durable, de faire le point sur les actions menées par la coalition nationale pour la Sraj afon de capitaliser, harmoniser et partager l'ensemble des bonnes pratiques pour l'amélioration de l'éducation sexuelle des ados-jeunes, tout en établissant une feuille de route commune pour les interventions en matière de santé de reproduction des jeunes et conforme au plan stratégique sur la Sraj.
Sen360

26/09/2015

OU SONT LES HOMMES?

Sénégal: femmes cherchent maris: 1.544.480 filles célibataires
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Le nombre peut paraitre hallucinant. Pourtant, il est bien réel, 1.544.480 de filles en âge de se marier ne le sont pas.
Les filles célibataires au pays du président Macky Sall sont au nombre de 1.544.480, selon le dernier recensement de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie du Sénégal (Ansd).
Le Sénégal serait-il un eldorado pour les hommes en quête d’âmes sœurs ?
Le nombre de femmes célibataire au Sénégal est effrayant. Sur une population de 14 548 171 en 2014, celle des femmes s’estimait à 7 195 122 contre 7 159 568 hommes.
L’état matrimonial et nuptialité du pays indique l’âge moyen au premier mariage à 26 ans, la proportion de célibataires à 43% et celle de polygames à 35,2%.
Le phénomène suscite bien de questions. Certaines des femmes auraient choisi de vivre en solo pour une raison ou d’une autre.
Est-ce des victimes de trahison, de divorce, d’une frustration ou d’un dégout pour le mariage ou les hommes en général ?
Le Matérialisme qu’on connait aux femmes aujourd’hui en serait-il une des causes ? Quelle est la part des hommes dans ce fléau ?
j.Louis Verdier/Dakarecho

28/04/2015

JUST A GIGOLO

Les gigolos au Sénégal: un phénomène qui prend de l’ampleur
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La prostitution masculine, on n’en parle pas souvent parce qu’accrochée aux jupes des dames qui ont l’apanage du plus vieux métier au monde. La prostitution est tellement conjuguée au féminin, que certains en sont arrivés à croire qu’il n’y a que les femmes qui s’y adonnent.
Erreur ! Les hommes aussi sont de la partie. Des clichés si tenaces que les filles, qui ont la malchance de se retrouver à certains endroits et à certaines heures, sont vite cataloguées dans le rang des vendeuses de sexe.
L’heure du crime se situe entre minuit et 5 heures du matin où il n’est pas permis aux dames d’être seules en certains endroits de la ville. Et pourtant des prostitués du sexe masculin circulent sans être inquiétés. Ils participent au décor de la ville qui a complètement changé face à la perte des repères et des contrecoups de la crise.
De jeunes gens se sont résolus, face à la crise, à vendre leur vigueur pendant que d’autres ont choisi de vivre de leurs corps. Cette dernière tranche est constituée de jeunes homosexuels qui ont réussi à se fondre dans l’anonymat de la population pendant que d’autres hommes s’offrent à de vieilles dames nanties et qui cherchent une cure de jouvence auprès de ces jeunes gens qui ont souvent l’âge de leur fils.
Ces jeunes gigolos cherchent toujours des muscles ou ont la coupe particulière pour appâter des dames plus ou moins jeunes. Une prostitution avec son lot de dangers puisqu’il n’est pas demandé à ces hommes de se doter d’un carnet sanitaire. L’homosexualité, avec le développement du tourisme, est devenue le terreau fertile de la contagion de maladies sexuellement transmissibles comme le Sida.
Et dans les zones touristiques et dans la capitale sénégalaise, beaucoup de jeunes frappés par la crise se livrent à cette pratique luxurieuse.
Ibou Ndiaye/Web7actu/Dakarechos

14/04/2015

CHERCHE MARI...

Pénurie d’époux au Sénégal : le désespoir au féminin
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Les Sénégalaises se sont définitivement adaptées à l’ère du phénomène “je fais mon enfant” et ceci même sans mari.
Dans la rue, dans leur vie active, dans les réseaux sociaux, partout dans leur quotidien, les jeunes dames montrent manifestement, leur peine à trouver époux.
Et la quête désespérée de ce dernier les met dans des états dépressifs et les pousse parfois à agir en catastrophe.
Le pays est-il maudit à tel point que les femmes sénégalaises, tous âges confondus, pourtant bien éduquées, belles, tête bien faite, riches et intelligentes ne trouvent pas d’époux pour fonder un foyer ?
Et celles qui n’échappent pas à la tentation du diable finissent tout simplement par faire des réseaux sociaux leur chien de garde ou leur fusil d’épaule.
Leur défouloir: sur Facebook, c’est le déballage total. Des pages à la limite conçues ou spécifiquement dédiées à la gent féminine, dont le seul génie est d’être bien visité par les hommes à la recherche de nouvelles expériences.
Entre «Mouvement prendre soin de son mari», «Mari, l’homme adoré», «Douceur de nuit ou de matinée», «Fraîcheur du soir et de la lune», «Le coin des femmes», «Jongué ci bir keur ou ci biir cine», les femmes désespérées se perdent dans leurs calculs d’épicières très millimétrés.
On peut dire, sans risque de se tromper, que le manque de maris hante le sommeil des belles nymphes sénégalaises. Musulmanes ou d’obédience chrétienne, elles vivent toutes cette situation cauchemardesque.
Ces femmes touchées par la carence fulgurante d’époux
Elles ne trouvent pas un homme qui devrait leur passer la bague au doigt. Dg, diplomates, banquières, médecins, avocates, journalistes, chefs d’entreprise, restauratrices, musiciennes, danseuses, commerciales, femmes de ménage, vendeuses ambulantes, vendeuses de poisson, laveuses, étudiantes sont toutes touchées par cette carence fulgurante. Personne n’y échappe. C’est incroyable ! Vu leur beauté, finesse, rondeur, générosité, intelligence et pourtant ce n’est pas du vent.
Appelées toujours par leur nom de jeune (à défaut d’entendre madame), elles vivent souvent très mal cette situation pesante et inquiétante pour leur famille en général. Ayant une crainte de ne pas trouver de mari avant la ménopause, le phénomène «Je fais mon enfant» fait des ravages dans le pays.
Mais faudrait-il leur en vouloir quand on sait que chaque personne souhaite avoir un héritier ou une héritière sans oublier que tout être humain a des pulsions et désirs sexuels ?
Les incriminées avouent habiller leur corps pour mieux l’exposer à l’appréciation des hommes.
Les marchés et les boutiques de tissus de toutes sortes, accessibles à toutes les bourses, jalonnent le pays tout entier. Pourtant, sous nos yeux éberlués, défile le paradoxe de nos dames et de nos filles si peu couvertes à la limite de l’indécence.
Les incriminées avouent habiller leur corps pour mieux l’exposer à l’appréciation des hommes. L’image projetée anticipe la satisfaction d’une attente prêtée curieusement à celui-là qui s’en offusque si bruyamment.
Les cœurs et les esprits bien pensants sont choqués de voir cette beauté et tant de douceurs vulgarisées dans les réseaux sociaux. Pourtant, avec toute cette masse de «connaissances» virtuelles ou réelles, les dames n’arrivent pas à réussir et mener une vie conjugale sans austérité ou sans virtuosité.
Elles sont indépendantes, autonomes et bénéficient d’une aisance financière. Elles travaillent, ont de très bons salaires, une maison ou un appartement, un compte bancaire bien garni, une voiture, une calebasse remplie de bijoux.
«Elles sont belles, intelligentes, bien faites, mais bêtes des fois, très bêtes», s’exclame-t-on dans ces réseaux de défouloir. Elles n’ont toujours pas compris que ce n’est pas la tenue extravagante qui attire.
«Le corps est le temple de l’esprit, mais dommage qu’il est si démoli par la nudité de nos sœurs. Le corps de la femme si mal vêtu est responsable du mauvais hivernage de l’année 2014», confie une dame.
Connaissant si bien leurs partenaires, les femmes usent des vêtements et d’autres accessoires afin de mieux mettre en valeur ce qu’elles ont de mieux à offrir à l’homme pour le divertir de l’essentiel qui se trouve ailleurs que sous les froufrous.
La femme sénégalaise est en train de créer une révolution en extrayant ses libertés individuelles de la surface de supervision de l’homme. En montrant aujourd’hui ce qui, hier, était caché, la femme pose un acte social qui brise des liens afin de mieux en créer d’autres à son avantage.
Ces nouveaux vêtements réinventent les rapports de la femme au corps social et à son propre corps. En s’habillant, la femme refuse de se couvrir et se met en valeur, en exposant ses atouts et ses atours.
“Il faut de nouvelles «Assises nationales…Ces femmes espèrent trouver une solution définitive dans le programme «Sénégal émergent»
Il est ici question de divertir par des effets d’inhibition et d’illusion afin de mieux se camoufler dans l’espace public miné et balisé par les couturières-stylistes. Y a-t-il réellement une crise d’époux dans le pays ou est-ce qu’elles vivent des liaisons avec des esprits maléfiques ? Il faut de nouvelles «Assises nationales pour apporter des propositions et des solutions à cette pénurie de maris», raille une dame.
Ces femmes espèrent trouver une solution définitive dans le programme «Sénégal émergent» en y trouvant leur compte sans ralentir la cadence, poursuit-elle. «Pourtant, la solution est toute simple : Demandez la main des hommes célibataires ou déjà mariés aux élans polygames, renchérit-elle
Leral.net

19/03/2015

MBARANE

Infidélité au Sénégal: les collectionneurs de partenaires justifient leur « mbarane »
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De nos jours, l’infidélité («mbarane» en wolof) est devenu un phénomène de société fréquents chez les jeunes au Sénégal. Ils sont nombreux ces jeunes garçons et ces femmes qui partagent leurs intimités avec plusieurs copains ou copines. Des justifications ne manquent pas pour tenter de défendre son  infidélité.
Trois amants pour conjurer le mauvais sort
Seynabou est une jeune fille âgée d’environs 27 ans. Elle compte à son actif trois partenaires.
«La raison pour laquelle je suis infidèle tient au fait que j’ai été une fois trahie par un homme que j’aimais beaucoup. D’ailleurs, on avait envisagé de nous marier avant que ce dernier ne me trahisse. Pour ne plus subir cette épreuve, j’ai fait recours au «mbarane» pour soigner mon cœur brisé et bouter cette déception amoureuse hors de ma vie.
J’ai trois téléphones qui me permettent de dissimuler mes mauvaises intentions. Et je prends toujours le soins de supprimer  tous les messages sur mes téléphones portables.
Au bout du compte, je me donne toujours les moyens de réussir mes coups pour arriver à mes fins»
Fatou: infidèle pour ne pas s’engager dans une relation sérieuse
«J’ai choisi d’être infidèle pour m’amuser, et cette option me permet de ne pas m’engager dans une relation sérieuse. Car, je ne sais pas qui est le bon parmi les hommes. Je suis assez prudents avec eux, parce qu’ils sont mystérieux.
En gros, je suis à la recherche de l’âme sœur parmi beaucoup de prétendants et je prends le temps de les connaitre un par un juste pour pouvoir opérer le bon choix. Donc, je fais du «mbarane» justifié».
pape: C’est juste pour satisfaire mes besoins sexuels
«C’est juste pour me divertir et satisfaire mes besoins sexuels que je suis infidèle. Il y a beaucoup de jeune garçons qui ne ne peuvent pas rester avec une seule fille. Les hommes sont naturellement polygames.
D’autres cherchent à entretenir des relations amoureuses avec de grandes dames riches pour se mettre à l’abri du besoin. Ils sont communément appelés gigolos.
Personnellement, je suis infidèle, car je trouve que les filles sont naïves. Mais à côté des hommes riches courtisent les filles mineures pour jouer avec leurs sentiments et leur immaturité. Mais l’urgence sociale et l’accumulation des besoins vitaux provoquent aussi l’infidélité.»
Mamadou Fall/SENENEWS

26/04/2013

La femme sénégalaise est la meilleure!

Retenir son homme à la sénégalaise

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Pendant que les italiennes à l’image de Monica Bellucci sont les fantasmes des européens,  en Afrique, ce sont les femmes du pays de la Téranga qui font tourner la tête de nos hommes. Eh oui, la sénégalaise a réussi à être un mythe pour les africains ! A les entendre parler, les sénégalaises sont les meilleures femmes du monde ! Ils sont convaincus qu’elles réussiront à les rendre heureux. Un ami ivoirien m’a même avoué qu’il comptait se rendre spécialement à Dakar pour se trouver une femme.

J’ai passé trois années à Dakar et j’ai compris que les sénégalaises savent en fait utiliser leurs atouts. Certaines personnes disent qu’elles vont voir des marabouts ! Soit ! Mais je pense qu’au delà de pratiques mystiques, leur premier ''marabout'' c’est leur corps et leur intelligence.

Au Sénégal, on apprend très tôt à la jeune fille à s’occuper d’elle-même et d’un foyer. Je pense que c’est tout un ensemble, toute une éducation. La mère apprend à sa fille à faire la cuisine, à tenir une maison propre et à respecter son mari. Une jeune fille de 16 ans est déjà prête moralement à intégrer un foyer. C’est l’une des raisons pour lesquelles les sénégalaises se marient très jeunes sans pour autant interrompre leurs études.

Lorsque tu vas dans une famille à Dakar, l’accueil est très chaleureux, une odeur d’encens t’enveloppe les sens, et le sourire de la maîtresse de maison vous captive. Ayana girl, le sourire est l’un des aphrodisiaques pour déstabiliser votre homme. Souriez, c’est important, je dirai même que c’est capital. Le sourire donne envie de vous revoir. Le sourire retient l’attention. Le sourire attire les ondes positives et le bonheur dans la maison. En plus c’est bien pour la santé. Souriez ! Oui souriez encore et encore !

Cependant, votre sourire devrait être accompagné d’autres astuces. Les sénégalaises dépensent sans compter pour être belles. Certaines me diront que l’homme sénégalais a l’art de satisfaire pleinement et financièrement sa bien-aimée! Je sais ! Mais je crois que rester coquette en toute circonstance est un style de vie. Cela passe d’abord par une volonté personnelle. Est-ce qu’on a besoin d’être millionnaire pour se nettoyer les ongles ? Ou juste enlever ce vernis mal posé? Non je ne crois pas ! Ne négligez aucune partie de votre corps ! Tout comme nos sœurs sénégalaises, misons sur notre apparence.

séduire à la sénégalaiseElles sont souvent bien maquillées même si je trouve que beaucoup abusent sur leur fond de teint.  Elles font beaucoup d’efforts pour rester désirables. On dit l’habit ne fait pas le moine mais on reconnaît le moine par son habit. Donc, ne négligez pas votre allure. C’est l’extérieur qui attire donc faites attention à cette étape. Soyez propre, bien coiffée, bien parfumée, et ne marchez pas comme si vous partiez en guerre ! Quand tu vois deux femmes marcher à Dakar, tu reconnais sans faire d’effort la sénégalaise. C’est celle qui se déhanche le plus et qui marche avec grâce et élégance! Ayana prenons en de la graine…

On dit souvent entre étrangers vivant à Dakar à commencer par moi même, que les sénégalaises sont cachottières, elles ne disent jamais rien sur leur vie. Mais, aujourd’hui, je peux crier haut et fort qu’elles ont raison. Sachez tenir votre langue mesdames. Moins on en sait sur votre vie mieux c’est ! C’est vrai que c’est une question de culture mais sachons prendre ce qui est bon chez le voisin. Une femme qui sait se taire est une bénédiction pour son mari. Faites comme les musulmanes, tant que toutes les colas n’ont pas encore été donnés par la belle famille, elles ne disent pas à tout le pays qu’elles se marient ! Appliquez ce principe en toute chose. Soyez réservée. Nous ne sommes pas obligés de savoir ce qui se passe dans votre vie nuit et jour sur Facebook. Ne parlez pas de vos projets, ni de vos problèmes, ni même de vos joies encore moins de la performance au lit de votre chéri.

Enfin, les sénégalaises appliquent très bien le dicton qui dit «  pour garder son homme, satisfait son ventre et son bas ventre ». A chaque fois que je partais chez Awa derrière le stade Demba Diop, je mangeais toujours bien ! Je savourais de gros poissons bien assaisonnés et du bon tchep ! Ou encore chez Mme Sy avec son yassa qui faisait exploser mes papilles ! Hummm j’en ai encore l’eau à la bouche ! J’avoue aussi que là-bas, la nourriture est prête à 15h donc il faut être très patient mais quelle joie quand le bon plat fumant est servi ! Ah Dakar nam nala* !!! Vraiment elles savent préparer les sénégalaises. Elles savent surtout nourrir leur homme ! Il paraît qu’elles mettent la nourriture dans la bouche de leur mari, c’est peut être vrai mais moi je n’ai jamais assisté à ce spectacle. Cependant c’est une idée à retenir.

Au lit, elles utilisent beaucoup d’artifices. Et quand tu vas au marché HLM à Dakar, tu trouves  des nuisettes tricotées, des perles pour les reins appelés bine bine au Sénégal ou baya en Côte d’Ivoire, des aphrodisiaques à l’africaine, de l’encens qui stimule l’homme et plein de petites choses à utiliser uniquement avec son homme dans le secret conjugal.

Cependant, ce que je retiens c’est le respect que la sénégalaise a pour son mari. Je pense que c’est l’une des valeurs les plus importantes. Une ayana doit respecter son mari. Respecter veut dire le consulter avant de prendre une décision importante, lui faire des remarques seulement dans l’intimité, le protéger de l’extérieur et le défendre devant les mauvaises langues. Respecter son homme, c’est aussi être une oreille attentive et assurer une certaine quiétude dans le couple.

Pour finir, sachez qu’au Sénégal, il y a des femmes célibataires et divorcées pour de multiples raisons comme partout dans le monde. Donc messieurs, descendez sur terre ! Arrêter de vous faire des films sur nos sœurs de la Téranga. Et mesdames, pour retenir votre homme, c’est un travail quotidien qui doit se faire dans la joie et l’amour. Soyez toujours dans une optique de vouloir vous améliorer avec comme maître mot INNOVER !

Les hommes nous aiment et nous gardent auprès d’eux à cause de ce que nous sommes. Et chaque ayana est particulière. Ayez confiance en vous et vous aurez toujours à vos côtés l’homme qu’il vous faut.

Miss Lehi

03/10/2008

La mauvaise santé du Sénégal

La mauvaise santé du Sénégal

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Parler du Sénégal et des sénégalais est un exercice à la fois passionnant et déroutant. Ce pays, où nous sommes nés, a été décrit dans les manuels d'histoire et de géographie comme l'un des endroits au monde où la paix, l'hospitalité et l'urbanité sont érigées en dogme. Les valeurs portées de génération en génération ont longtemps résisté à l'altération induite par des modes de vie inspirés de la soif de l'argent et des honneurs.

L'attachement viscéral au dogme est aujourd'hui vécu comme une légende que l'on invoque selon les circonstances pour se donner bonne conscience ou afficher une fausse fierté.

La référence aux sages comme Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, El hadj Malick Sy, Limamoulaye Thiaw, entre autres, ne suffit plus à nous garantir la sécurité du havre. Ceux-là dont nous invoquons la mémoire et les prières ont remarquablement accompli leur mission au service de Dieu et leurs semblables. La question des questions est de savoir ce qu'il reste de l'héritage qu'ils nous ont légué. Le Sénégal dévot, dévoué au travail et soucieux de son image de terre de paix et de solidarité, est quasiment en déliquescence du seul fait de ses fils.

Le Sénégal a mal d'une certaine caste de Sénégalais, ceux-là qui violent toutes les valeurs morales et républicaines pour assouvir des desseins infâmes. Les maux aussi variés qu'ils soient, peuvent être résumés en un seul mot : mauvaise santé. Mauvaise santé de la mère, de l'enfant et du père de famille, mauvaise santé des établissements humains, mauvaise santé économique.

Dans les villes comme dans la campagne, les sénégalais sont atteints d'un marasme qui en dit long sur la déstructuration économique. Le paysan a perdu son capital semencier, toutes variétés confondues, ses champs sont réduits à leur plus simple expression, ses greniers sont vides, le petit bétail qui lui permettait de traverser la période de soudure n'existe plus. Il a tout perdu de son potentiel économique au point que même les colporteurs qui parcouraient la campagne de village en village, ne s'intéressent plus à lui.

Des années durant, on sérine au paysan un discours propagandiste sur l'agriculture qui est sa seule source de revenus. En lieu et place d'une planification, on le soumet à l'improvisation avec un lot de mesures aussi stériles les unes que les autres. Manioc, oseille (bissap), jatropha (tabanani), tout a été annoncé en grande pompe, mais en fin de cycle, les fruits n'ont pas confirmé la promesse des fleurs.

Et comme si ces échecs ne suffisaient pas pour amener leurs auteurs à corriger leur vision de l'agriculture, ils en rajoutent avec de grosses formules du genre Grande offensive agricole pour la nourriture et l'abondance (Goana) ; une entourloupette de plus pour spolier les ruraux de leurs terres. Le volontarisme qui sous-tend leurs options en matière d'agriculture ne suffit pas ; il faut une déclinaison claire des systèmes à partir de la planification des campagnes agricoles et de la mobilisation des ressources.

L'agriculture au Sénégal est un des segments économiques ayant le plus souffert du pilotage à vue qui a conduit à la suppression de la Sonagraines et à une privatisation rocambolesque de la Sonacos qui sont, entre autres, des structures clés dans l'organisation et la conduite des campagnes agricoles.

Sous le prétexte spécieux d'une tyrannie que la culture arachidière effectuerait sur les systèmes agraires, une nouvelle race d'agronomes a pris le relais d'une autre génération qui en 1975 s'était chargée de faire écho à une sordide campagne orchestrée depuis Londres contre l'huile d'arachide, perçue comme une menace contre les intérêts des producteurs européens de soja ,colza, d'olives...

Les pourfendeurs de cette culture accusent une certaine myopie, voire une ignorance des réalités de l'économie rurale et de l'industrie sénégalaise. La place et le rôle de l'arachide sont de premier ordre. Tant au plan alimentaire que financier, l'arachide assure aux ruraux l'équilibre nécessaire pour l'entretien des familles et cela est bien résumé par l'adage qui dit que l'usage rationnel du grenier (les réserves alimentaires) dépend des revenus financiers du paysan (jiba ji mofi bayi sax mi, clairement dit en langue wolof). Par-delà le revenu financier,l'arachide permet aussi au paysan de nourrir son bétail avec la fane, une réserve fourragère très prisée comme en atteste l'impact commercial qu'elle a à travers tout le pays.

Au plan industriel, l'arachide a donné naissance aux premières unités dont l'expansion aura été pour beaucoup dans la constitution d'un tissu économique remarquable à travers ses effets induits. Le commerce de produits manufacturiers, le transport, l'amélioration de l'habitat, bref tout un ensemble de secteurs tirés par la culture de l'arachide qu'il n'est pas exagéré de classer comme produit-phare de l'économie sénégalaise.

Au regard de tout ce qu'elle a symbolisé, vouloir substituer des cultures peu ou pas du tout admises dans les systèmes de production agricoles à une culture principale, semble relever d'une hérésie et de calculs affairistes pour permettre aux francs tireurs de s'enrichir par l'interventionnisme de projets agricoles sans lendemain. C'est dans ce registre qu'il faut inscrire la pseudo diversification annoncée avec le tabanani (jatropha) et d'autres spéculations qui en réalité sont loin d'être une nouveauté pour le paysan sénégalais.

En lieu et place des coups de cœur et du pilotage à vue, il sied de concevoir et dérouler un vaste programme de régénération des sols, de rééquipement des producteurs, de restauration des ouvrages et aménagements hydro agricoles, d'organisation des circuits commerciaux et de la technologie post-récolte, le tout soutenu par une politique de financement adéquat et une redynamisation de la recherche agronomique et des structures d'encadrement à même de relever la technicité des producteurs et les systèmes de production.

A l'heure où le monde entier se penche sur le déficit des productions vivrières, c'est une lapalissade que de dire au gouvernement du Sénégal qu'il faut se consacrer résolument à la mise au point et à la multiplication de variétés céréalières à haut rendement, en sus bien entendu de celles qui existent déjà, et à la restauration de la culture arachidière dans les systèmes agraires.

Il ne servirait à rien de fixer des objectifs agricoles à partir de prévisions fantaisistes. L'organisation des campagnes agricoles s'impose car elle sous-tend la dynamisation des structures d'encadrement et des unités socio-économiques de base.

Pour une agriculture productive et performante, le Sénégal ne peut pas faire l'économie d'une planification qui décline les orientations et les moyens en temps opportun. A titre d'exemple, nous disons que la mise en place du capital semencier, tout au moins pour les cultures principales, des engrais et produits phytosanitaires, de même que le matériel aratoire obéit à une logique d'anticipation par rapport à l'installation de l'hivernage qui conditionne 80 % des systèmes agraires en vigueur dans le pays.

En ce qui concerne spécifiquement l'agriculture irriguée, il y a lieu de reconsidérer les types d'aménagements de sorte que les coûts d'exploitation et d'entretien soient modérés. C'est dans la même lignée qu'il faudrait accorder à l'exploitation familiale sa place et l'appui technique nécessaire, si l'on veut éviter de transformer la grande masse des paysans en simples ouvriers à la merci de puissants agriculteurs financièrement bien lotis et politiquement soutenus à travers une réforme foncière source de spoliation.

La justesse et l'efficacité de la loi d'orientation agro sylvo-pastorale ne sauraient être appréciées en marge d'une politique agricole équilibrée. Il s'agit de permettre à chaque exploitant, quel que soit son profil économique d'avoir son lopin de terre, ses pistes de parcours et pâturages, une réserve forestière pour satisfaire ses besoins en combustibles.

Au regard des conditions météorologiques actuelles, on est enclin à dire que l'agriculture sous pluie est en passe de retrouver son allant. D'où l'intérêt d'un programme agricole élaboré à temps, si l'on veut éviter des retards préjudiciables tant à la constitution des réserves vivrières qu'à la collecte des productions industrielles. Tout doit être fait pour que les paysans n'aient plus le sentiment d'être abandonnés à leur sort. En examinant rétrospectivement le parcours économique du Sénégal, on est fondé à soutenir que quelles que soient les stratégies élaborées, le développement passera par l'agriculture ou ne se fera pas du tout.

Mbagnick DIOP Président du Groupement Agricole.

Brûlée vive au Sénégal

Morte brûlée vive au Sénégal

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Une Lannemezanaise se serait donné la mort en s'immolant par le feu dans son pub, au Sénégal. Mais son compagnon a été placé en garde à vue. Les enfants ne croient pas au suicide de leur mère.

Élisabeth Laforgue, 58 ans, Lannemezanaise d'origine, est décédée lundi 22 septembre dernier, dans une clinique de Dakar, au Sénégal, brûlée à 95 % et au 3e degré après avoir été plongée dans un coma artificiel pendant trois jours. Les faits se sont produits le 19 septembre, dans le pub-boîte de nuit qu'elle a ouvert une quinzaine de jours auparavant, à Thiadiaye. Deux versions ont été avancées par la police : d'abord, celle de l'explosion d'une bonbonne de gaz ; celle où elle se serait aspergée d'essence avant de s'immoler par le feu. La thèse retenue étant celle d'un suicide. La famille n'y croit pas. Deux enfants de la victime sont partis au Sénégal où ils ont pu, « non sans difficulté », porter plainte pour qu'une enquête soit ouverte. Le compagnon de leur mère, Amadou Sow, dit Bayel, a été placé, lundi 29 septembre, en garde à vue. Christelle N'Diaye, fille d'Élisabeth Laforgue, raconte.


« Ma sœur Aurélie m'a téléphoné le 19 septembre, vers minuit, pour me dire que Bayel venait de l'appeler pour lui annoncer que notre mère était hospitalisée à Kaolak, dans un état grave, après une explosion d'une bonbonne de gaz. Il lui a dit qu'au moment des faits il était à un enterrement ». À 4 heures, Aurélie la rappelle et lui dit : « J'ai pu parler à maman. Magaye

[frère de Christelle et d'Aurélie] aussi. Mais on n'a pas pu lui poser les bonnes questions », dit-elle. Le lendemain, le médecin de l'hôpital de Koalak et Bayel les contactent pour leur demander d'envoyer 150 € en urgence pour assurer les soins. « Le médecin nous dit alors que ma mère se serait aspergée d'essence et nous parle d'une tentative de suicide. On n'y croit pas. Deux heures avant les faits, ma mère et ma sœur se parlaient au téléphone : tout allait bien, elles ont même évoqué le mariage d'Aurélie. Elle a galéré pour ouvrir son pub. À présent il était ouvert, ça commençait à tourner. Elle était contente », indique-t-elle. Et si suicide il y avait, « elle aurait pris des comprimés, ma mère était infirmière », lance Christelle. Les trois frères et sœurs contactent alors l'ambassade de France au Sénégal pour que leur mère soit rapatriée en France pour être soignée. Mais elle est évacuée vers une clinique de Dakar et placée en coma artificiel. Le lundi 22 septembre, elle décède. « Notre mère est morte et nous sommes sans nouvelles de Bayel. Mon frère et ma sœur sont partis à Dakar pour le rapatriement du corps de maman. » Et là-bas, ils veulent porter plainte à la gendarmerie de Thiadiaye « pour homicide, mais ça les a fait rire. Pour eux, c'est un suicide du fait que maman a acheté la veille 2 l d'essence ». Aurélie et Magaye se rendent au pub : il n'y a aucuns scellés. « Bayel est interrogé et donne deux autres versions des faits : d'abord, que maman s'est aspergée alors qu'ils étaient en train de manger ; ensuite, qu'elle l'a fait alors qu'il était dehors avec le portier », raconte-t-elle. Sur l'avis d'une connaissance à Dakar, ils portent plainte auprès du procureur de la région de Thiès. Puis alerte le capitaine de gendarmerie de M'Bour qui décide d'ouvrir une enquête, le 29 septembre, en commençant par l'audition de Bayel et de sa famille. « C'est ainsi que nous avons appris que Bayel était déjà marié et père de trois enfants, alors qu'il disait que c'était la deuxième épouse et les enfants de son père. Il a été placé en garde à vue. Et nous avons pris un avocat à Thiadiaye », relate Christelle. Mercredi, le corps d'Élisabeth Laforgue est arrivé à la morgue de Rabastens. Christelle a porté plainte à la gendarmerie de Vic-en-Bigorre. Hier soir, Aurélie devait rentrer du Sénégal, suivie aujourd'hui ou demain de Magaye. Ils vont se retrouver pour préparer à présent les funérailles de leur maman.

22/08/2008

L'Afrique passe au bleu

 Les vacances au pays du coeur, de la téranga, sont finies. Le blog va reprendre  son actualité. Mais, je souhaitais commencer par cette photo tendresse. Juste pour la partager.

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12/10/2007

fin du Ramadan

C'est la Korité au Sénégal...

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La fin du Ramadan,

Belle fête à tous mes Amis du pays de la Téranga!

14/05/2007

Rencontre touristique

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Allah est grand! ...A la portière, une rencontre. Et, tu sais quoi!?!...C'est d'abord le sourire que tu regardes! La Teranga, c'est ça, aussi! Et le "toubab cadeau" n'est pas de mise.

24/04/2007

Le schtroumph noir

Juste parce que j'adore cette photo, la tendresse d'un p'tit bébé Sénégalais. Un schtroumph en négatif, même le bonnet est bleu au lieu d'être...toubab!
bonnet bleu

16/03/2007

L'Amour a tous les droits

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Paroles de L'amour A Tous Les Droits
Ismael lo
 
Tant qu’il y a un regard qui lève tes yeux
Un sourire qui te parle et t’appelle comme il peut
Tant qu’il y a un souffle qui t’effleure
Un geste qui te touche et son manque qui demeure

L’amour a tous les droits
Et nous, tous les devoirs
L’amour a tous les droits
Et nous, tous les devoirs

Tant qu’il y a une envie que l’on écoute
Un reste d’attention et quelqu’un dans la foule
Tant qu’on peut encore le ressentir
Ne rien toucher à ça et vouloir y tenir

L’amour a tous les droits
Et nous, tous les devoirs
L’amour a tous les droits
Et nous, tous les devoirs

Tant qu’on peut se tenir encore un peu
Rien qu’un instant pour l'autre
Une épaule pour deux
Tant qu’on peut redonner de la lumière
A une terre qui n’est plus qu’une parcelle d’enfer

L’amour a tous les droits
Et nous, tous les devoirs
L’amour a tous les droits
Et nous, tous les devoirs

Tant qu’il y a un regard qui lève tes yeux
Un sourire qui te parle et t’appelle comme il peut
Tant qu’il y a souffle qui t’effleure
Au geste qui te touche et son manque qui demeure

L’amour a tous les droits
Et nous, tous les devoirs

L’amour a tous les droits
Et nous, tous les devoirs

L’amour a tous les droits
Et nous, tous les devoirs

L’amour a tous les droits
Et nous, tous les devoirs

L’amour a tous les droits

03/03/2007

i have a dream

ptitsourire

"Demain, je vais aller à l'école. Demain, je ne serai pas excisée. Demain, mes parents ne seront plus pauvres. Demain, il va pleuvoir. Demain, mon frère ne prendra pas la grande pirogue qui tue. Demain, demain, demain..."

21/01/2007

Imagine...

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John Lennon - Imagine

Imagine que le paradis n’existe pas

C’est facile si tu essayes

Aucun enfer sous nos pieds

Au-dessus de nous seulement le ciel

Imagine tout le monde

Vivant dans le présent...

 

Imagine aucun pays

Ce n’est pas si difficile que ça

Rien pour tuer, aucune raison de mourir

Et aucune religion non plus

Imagine tout le monde

Vivant en paix...

 

Imagine aucune conquête

Je me demande si tu en es capable

Aucun besoin d’avidité ni de désir

Dans une fraternité

Imagine tous les gens

Partageant le monde...

 

Tu peux me prendre pour un rêveur

Mais alors je ne suis pas le seul

J’espère qu’un jour tu seras des nôtres

Et le monde sera uni

25/12/2006

Mariages mixtes

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Haute saison touristique sur la petite côte : Le rush des mariages mixtes à Mbour
Trois à quatre mariages mixtes sont enregistrés par mois aux services de l'Etat civil de Mbour, depuis le début de la haute saison touristique. Ces statistiques ne concernent que les mariages célébrés de manière officielle, car il en existe beaucoup d'autres qui sont célébrés dans la clandestinité. En fait, à Mbour, Saly, Ngaparou, en passant par la Somone, les mariages mixtes sont de saison.

(Correspondance) - Il est 18 h et le hall de la mairie de Mbour grouille de monde. Dada Diop, 21 ans, a le sourire aux lèvres. Drapée dans une belle robe de couleur jaune, elle s'apprête à entrer dans les liens du mariage avec son copain, un touriste français, en présence de ses parents, proches et amis. Dans la salle où se déroule la cérémonie, l'ambiance est aux séances de photos entre la mariée et les invités. En cette période de haute saison touristique, c'est le rush des mariages mixtes sur la Petite Côte. Les services de l’Etat civil de la mairie de Mbour enregistrent ainsi entre trois à quatre mariages mixtes par mois, selon son responsable Pape Diatta. Ces statistiques ne concernent que les mariages célébrés de manière officielle, car il en existe qui sont célébrés dans la clandestinité.
A Mbour, Saly, Ngaparou, en passant par la Somone, les mariages mixtes sont de saison. Mariage d’amour, de raison ou d’intérêt, les avis sont aussi nombreux que divers. Si, pour certains, le facteur amour peut justifier la célébration de tels mariages, d’autres jurent la main sur le cœur que ces mariages ne sont basés que sur le facteur matériel et financier. Un avis qui a le don de fâcher Mariama Badji. Mariée à un Français de 49 ans, cette Sénégalaise d’origine thiessoise trouve inadmissible l'explication selon laquelle les mariages mixtes soient basés sur l’intérêt. «Qu’est-ce que les gens font de l’amour ?», fulmine-t-elle.

Bien que n'ayant que 19 ans, Bineta Bâ ne se pose pas la question. Instruite par une de ses cousines qui est parvenue à mettre le grappin sur le touriste italien et qui paraît vivre à l'aise depuis lors, elle n'a plus qu'un rêve : se faire épouser par un touriste européen plein aux as. Certes, elle n’en a pas encore trouvé, mais elle ne désespère pas. Babacar S. est dans les mêmes dispositions d'esprit. Mais lui cherche Européenne pour se faire de l’argent et «sortir ma famille de la pauvreté». Issu d’une famille nombreuse, il a quitté son village depuis septembre pour s'installer à Saly. Ainsi, chaque jour, il part à la "chasse", mais n'a pour l'instant rien pris de consistant dans ses filets.

La trentaine bien sonnée, Diariétou a, quant à elle, quitté son village natal situé sur la route de Tivaouane pour rallier la station de Saly sur les conseils de deux de ses copines qui habitent le même village. Elle raconte que celles-ci revenaient souvent au village les bras chargés de cadeaux et le sac à main bourré d’argent, suscitant la convoitise des jeunes filles restées au village. Décidée à tenter sa chance, Diariétou a débarqué à Saly. Mais l’y attendait une surprise de taille. Sur place, cette jeune fille découvre que ses deux copines se prostituaient. Passée la surprise, Diariétou a commencé à prendre goût aux délices dans la station, instruite par ses amies qui lui ont appris comment repérer un client, l’aborder et le ferrer. «Je connais maintenant bien la station, mon ambition est de me marier avec mon copain français avec qui je sors depuis 7 mois», nous dira-t-elle. Grâce à son copain français, Diariétou espère pouvoir enfin quitter la grisaille du pays, pour s'installer en France. Diariétou, Bineta Bâ et Babacar S. ignorent toutefois que vivre en mariage mixte n’est pas facile du fait des différences sur les plans culturel et traditionnel existant entre les deux conjoints. Ainsi, nombre de mariages mixtes finissent par des séparations.

En dehors des mariages mixtes, le phénomène du concubinage entre filles sénégalaises et touristes ou entre jeunes sénégalais et femmes touristes est aussi très en vogue sur la Petite Côte.

Karim LO