25/04/2006

Erosion côtière

Sénégal: Lutte contre l'érosion côtière : plus d'un milliard de cfa pour protéger Rufisque et Mbao

 

 

Dans six mois, les populations des zones côtières de Diokoul à Rufisque et de Mbao devraient disposer de digues leur permettant de se parer de la forte avancée des eaux de mer.

 

Et c'est ainsi que plus d'un milliard de francs Cfa a été débloqué par le gouvernement du Sénégal, grâce à l'appui des Pays-Bas, pour apporter une solution aux différents dégâts causés par l'érosion côtière dans ces localités. L'annonce a été faite hier par le ministre de l'Environnement et de la Protection de la nature, Thierno Lô.

 

Deux ouvrages de protection côtière seront construits à Diokoul-Rufisque et à Mbao sur respectivement 115 et 200 mètres linéaires pour cette année. Il s'y ajoute un enrochement de stabilopodes en guise de brise-lames pour freiner la houle. En plus des ouvrages dont la pose de la première a été effectuée hier, il y aura un suivi environnemental avec le renforcement de la surveillance dans les zones, a confié un des experts chargé des études de faisabilité effectuées dans les zones, le Dr Papa Goumbo Lô. Ce qui fait dire à son collègue, expert en protection côtière, Khadim Guèye que ces ouvrages ont été le fruit de longues études.

 

L'extraction du sable, à l'en croire, ne sera plus de rigueur à Mbao où l'avancée de la mer est plus grande. Cette dernière est même en train de prendre une bonne partie d'un cimetière se trouvant à Mbao. D'où le satisfecit du maire de la localité Mamadou Seck qui voit, dans ces ouvrages, la réalisation d'un voeux émis depuis longtemps par les populations de Mbao, à savoir la préservation des tombes de leurs parents.

 

Ce programme qui sera étendu sur tout le littoral entend, selon le ministre, protéger les côtes sénégalaises qui subissent, chaque année, une avancée de la mer de près de deux mètres

21/04/2006

destination Casamance

Sénégal: Promotion de la destination Casamance : hébergement gratuit en basse saison

 

Pour accompagner Asi dans la desserte aérienne sur la Casamance, le Pdg de Sénégal hôtels offre des hébergements gratuits aux clients nationaux qui désirent s'y rendre. Mais cette offre n'est valable que pour la basse saison.

 

Le Président directeur général (Pdg) de Sénégal hôtels a répondu, hier, favorablement aux exigences du directeur général d'Air sénégal international (Asi), relatives à la desserte aérienne sur la ligne Cap-skiring. 'Moi, je suis prêt, en tous cas en ce qui concerne nos hôtels, à faire l'hébergement gratuit avec seulement la restauration à charge pour la clientèle pour toute la basse saison. Je répète que nous sommes disposés à offrir l'hébergement gratuit en contre partie que la restauration soit prise sur place. Ce qui va aider à remplir les vols', croit savoir M. Mamadou Racine Sy.

 

Le Pdg de Sénégal hôtels explique cette mesure par le fait qu' 'Au lieu de fermer les chambres d'hôtels en basse saison, il vaut mieux que les gens puissent venir se loger gratuitement et payer la restauration. Ça fait au moins vivre les hôtels et positive la basse saison. C'est, entre autres, une des mesures que nous pouvons prendre pour accompagner Asi dans sa volonté de desservir la Casamance', a déclaré M. Mamadou Racine Sy lors de la réunion de concertation entre les professionnels du secteur et le ministère du Tourisme et des Transports aériens.

 

Le directeur d'Asi avait posé comme condition pour la reprise des vols sur la Casamance la garantie d'avoir un avion rempli de clients. 'Si les hôteliers de Cap skiring peuvent nous donner cinq clients chacun, et qu'on arrive à avoir vingt cinq personnes, je mettrai l'avion à leur disposition. Autrement dit, si vous nous garantissez 50% de remplissage, je m'engage à mettre à votre disposition un avion', a demandé M. Mohamed Fatahi.

 

Revenant sur l'origine de l'arrêt des vols à Ziguinchor, le Dg d'Asi a mis à l'index la divagation des animaux sur les pistes. Et il a tenu à souligner l'avoir fait de concert avec le ministre de tutelle. Et il s'est dit aussi prêt à reprendre les vols sur Ziguinchor si les travaux du mur de clôture de l'aéroport sont terminés. 'Le jour où les travaux du mûr de clôture de l'aéroport sont complets, nous continuons à aller à Ziguinchor', a promis Mohamed Fatahi. A ce propos, le ministre du Tourisme et des Transports aériens a instruit les responsables de l'Asecna de veiller à ce que les travaux soient réceptionnés demain, jeudi, au plus tard. 'Je veux qu'avant jeudi qu'on me remette un document attestant la réception provisoire des travaux de clôture de l'aéroport de Ziguinchor. Je notifierai immédiatement ce document à Air sénégal international (Asi) en lui demandant la reprise du vol, le lendemain', a déclaré Ousmane Masseck Ndiaye.

 

En outre, le ministre du Tourisme et des Transports aériens a également instruit M. Mathiaco Bessane, le directeur général de l'Agence nationale de l'avion civile du Sénégal (Anacs), d'appliquer strictement aux compagnies aériennes les textes relatifs au paiement de la redevance de développement des infrastructures aéroportuaires. Sont concernées par cette redevance Asi et Air France. Ces deux compagnies sont les seules qui, selon le Dg de l'Anacs, ne payent pas cette redevance.

 

La redevance est de 30 euros, soit 19 650 francs Cfa sur la destination autre que le Sénégal et 1 euro, soit 655 francs Cfa pour les vols nationaux. A en croire Mathiaco Bessane, ces deux compagnies aériennes n'ont pas payé la redevance depuis le 1er avril 2005, soit un an.

 

Cette taxe est à l'origine de nombreuses annulations de réservations par certaines compagnies aériennes régulières depuis son instauration, selon le représentant de l'Association des compagnies aériennes, M. Henri Laberry. Cette taxe doit alimenter le nouvel aéroport international Blaise Diagne de Ndiass.

20/04/2006

vols Dakar Ziguinchor

 

Le billet d'avion d'Air Sénégal International sur " Dakar-Ziguinchor et Cap-Skirring " connaîtra bientôt une diminution sensible. Selon Ousmane Masseck Ndiaye, une baisse de 75 % des taxes aéroportuaires interviendra incessamment au niveau de Ziguinchor et Cap-Skirring.

 

" J'ai demandé ce matin (Ndlr hier) au directeur général d'Air Sénégal International (Asi) l'application très rapidement de ces tarifs pour que je puisse rendre compte au président de la République et au Premier ministre de cette décision aussi importante de pouvoir désenclaver la Casamance par deux dessertes : " Dakar/Ziguinchor " et " Dakar/Cap-Skirring ", avec deux vols croisés ". Ousmane Masseck Ndiaye, ministre du Tourisme et des Transports aériens, présidait, hier à Dakar, une réunion de concertation sur le bilan de la saison touristique 2005/2006 et la préparation des assises nationales du tourisme.

 

Ã- cet effet, il a révélé que " c'est sur instruction du chef de l'État d'abord que nous devons reprendre la desserte aérienne sur la Casamance ", indiquant que " le constat fait par beaucoup de Casamançais, c'est que le prix était élevé par rapport à d'autres destinations ". " J'avais demandé à l'Asecna de réfléchir sur les voies et moyens d'exonérer notre compagnie nationale de ses redevances aéroportuaires pendant au moins une période d'un an pour faire une évaluation par la suite. Et, il a été accepté une baisse des taxes de 75%. Ce qui va se répercuter sur les tarifs du billet " Dakar/Ziguinchor/Cap-Skirring ". Ainsi, Ousmane Masseck Ndiaye souhaite voir même le billet revenir à 50.000 ou 55.000 francs Cfa maximum.

 

D'autre part, le ministre du tourisme a annoncé que : " toute compagnie aérienne qui décidera de desservir la Casamance bénéficierait également d'une baisse de 50 % sur toutes les taxes aéroportuaires qui y sont appliquées ". Mais, la reprise de la liaison aérienne " Dakar/Ziguinchor/Dakar " par Air Sénégal International ne saurait être effective qu'à la fin des travaux de la réalisation de la clôture de l'aéroport de Ziguinchor. Mohamed Fattahi, Directeur général d'Asi en fait une condition sine qua non à toute reprise de la desserte par sa compagnie " dont le credo, martèle-t-il, est la sécurité ". Quant au maintien souhaité par les hôteliers de la liaison aérienne sur le Cap/Skirring au-delà de mars-avril, M. Fattahi attend des professionnels du tourisme qu'ils assurent 50 % de remplissage des vols sur cette destination. Ainsi, Air Sénégal International prendrait en charge le reste.

19/04/2006

contrefaçon

COMMERCE - Contre les ravages d’un phénomène mondial : Le Sénégal veut en finir avec la contrefaçon

Les méfaits de la contrefaçon sont ressentis par tous les pays du monde. Il s’agit dès lors de faire face à un phénomène qui étend ses tentacules dans toute la planète. A travers un atelier national, le Sénégal est en train de faire un état des lieux de sa législation nationale afin de pouvoir respecter ses engagements internationaux, mais aussi de dégager des stratégies de lutte contre le phénomène.

Elle reste un fléau pour tous les pays du monde. A elle seule, la contrefaçon réalise un chiffre d’affaires de 9% dans le commerce mondial, soit 300 à 400 milliards d’euros. Avec des méfaits multiples sur la santé des populations, la production, et les emplois, la contrefaçon et son corollaire habituel, la piraterie, demeurent des «adversaires tenaces» qu’il faut pourtant combattre. Et seule une «union sacrée» de tous les secteurs est à même de faire face à ces deux calamités.

Le Sénégal, en ce qui le concerne est confronté à des «problèmes de mise à niveau et de mise en œuvre pour le respect de ses engagements avec l’Organisation mondiale du commerce », a estimé Mme Diabé Siby, hier, au cours de l’atelier national sur la contrefaçon et la piraterie. Pour elle, par ailleurs coordonnatrice du Comité national de lutte contre la piraterie et la contrefaçon, cette rencontre de deux jours permettra de «faire un état des lieux de la législation nationale» sur la propriété intellectuelle et la propriété littéraire artistique.

Au plan purement juridique, il s’agira, selon la directrice du Bureau sénégalais des droits d’auteurs (Bsda) de faire «un examen critique» du code pénal et du code de procédure pénale. «La contrefaçon risque de nous étouffer à la longue. Il faut des dispositions pertinentes pour sécuriser nos frontières», propose-t-elle. De l’avis de Mor Talla Kane, représentant des organisations patronales, la contrefaçon touche au Sénégal les insecticides, les produits de beauté, la pâte dentifrice, les piles, les articles scolaires, le textile, les produits culturels. Mais aujourd’hui, le mal se développe et s’attaque «aux bases de notre système productif et de notre patrimoine culturel», relève le secrétaire-général de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal. Naguère confinée dans de petits réseaux clandestins, «la contrefaçon est passée du stade artisanal et régional à un phénomène industriel et planétaire», remarque Bineta Bâ Samb, le ministre de l’Industrie et de l’Artisanat.

Au niveau des entreprises, la contrefaçon entraîne une baisse du chiffre d’affaires, une perte des parts de marchés et des réseaux de distribution. Lutter contre ce phénomène requiert non seulement un engagement de l’Etat, mais également des organisations professionnelles et des chefs d’entreprise. Pour le ministre de l’Industrie et de l’Artisanat, chacun doit jouer sa partition «en s’intéressant davantage aux questions de propriété intellectuelle et en renforçant la sensibilisation des consommateurs pour qu’ils prennent conscience des conséquences graves que représentent la piraterie et la contrefaçon pour notre économie». Mais le préalable de la lutte reste pour Bineta Bâ Samb, «le dépôt des marques, dessins ou modèles auprès d’un office de propriété intellectuelle». L’Etat, à travers ses démembrements – services des Douanes, de la Gendarmerie, de la Police – estime que la saisie et la destruction des faux sur les points de vente reste la meilleure façon de lutter, plutôt que de poursuivre les petits trafiquants. De leur côté, les organisations patronales ont dessiné une stratégie de lutte contre le phénomène. Celle-ci consiste selon Mor Talla Kane, à «collecter des données sur le phénomène» ; «améliorer les contrôles, particulièrement douaniers» ; «intensifier la communication avec les professionnels et le grand public » et «harmoniser la législation contre la piraterie et la contrefaçon au niveau communautaire».

03/04/2006

crise dans le secteur de la pêche

Le secteur de la pêche est confronté à une crise aigue« et transversale marquée par la raréfaction de la ressource, la vétusté des équipements, la mauvaise gestion de certaines unités, etc. Et comme remède de cheval, l'État a décidé d'assainir le secteur.

 

Déjà, la cellule de redéploiement industriel est à pied d'oeuvre, un conseil présidentiel aura lieu sur le financement du secteur, les deux entreprises thonières vont fusionner et la nouvelle entité qui naîtra de cette fusion aura un partenaire stratégique libyen. La pêche artisanale sera elle aussi modernisée.

 

Assainir le secteur de la pêche. Voilà la décision de taille qui a été prise par le gouvernement pour sauver ce secteur empêtré dans une crise aiguë qui touche toutes les filières : conserverie, congélation, pêche artisanale, armateurs. L'option d'assainir le secteur de la pêche a été annoncée hier par le ministre d'État, ministre de l'Économie maritime et des Transports maritimes internationaux, Djibo Leïty Kâ, qui présidait une journée de réflexion entre acteurs du secteur et pouvoirs publics pour diagnostiquer les maux qui l'assaillent et lui trouver un remède de cheval.

 

Dans ce dessein, une cellule de redéploiement industriel a été créée. Elle va évaluer les entreprises, leur demander ensuite de se conformer aux normes, de remplir certaines conditions, etc. Les entreprises qui accepteront de se soumettre à ces obligations pourront bénéficier de financements dans le cadre de la relance. Ã- en croire Djibo Leïty Kâ, le gouvernement est d'autant plus conforté dans son option que les syndicats et les industriels ont marqué leur accord pour l'assainissement du secteur. " L'assainissement est un discours de rupture ", souligne le ministre qui a décidé d'appliquer les recommandations issues des rencontres de 2000 et 2004 ayant trait au droit d'accès à la ressource, au contrôle de l'effort de pêche, au respect du repos biologique, au gel des licences, etc.

 

Engagement conditionné des banquiers Avant la tenue de cette journée, il a rencontré les institutions banquières de la place. Et ces dernières, qui s'étaient montrées frileuses pour consentir à un quelconque financement au profit du secteur de la pêche, sont revenues à de meilleurs sentiments. Selon M. Kâ, les banques - qui n'entendent pas semer leur argent - sont désormais prêtes à financer le secteur s'il est assaini. Ã- son avis, aucune banque ne mettra son argent sur une entreprise qui ne marche pas. Il y a des entreprises dont les comptes ne sont pas certifiés. Pour Djibo Leïty Kâ, il vaut mieux prendre des solutions douloureuses que de disparaître. Justement, concernant les mesures de sauvetage à prendre, le ministre ne cache pas ses sentiments. " Je préfère soutenir les entreprises qui marchent que de maintenir sous perfusion les entreprises qui vont mourir ", tranche-t-il. Pour lui, il faut soutenir les entreprises qui marchent et les ai der à absorber celles qui ne marchent pas. Il s'est dit surpris qu'on refuse, dans ce secteur, l'absorption quand on est en difficulté, alors qu'ailleurs on assiste à des Opa. " Certaines entreprises doivent se regrouper pour avoir une production optimale. C'est mieux que de vouloir développer, seul, son entreprise et pousser les travailleurs dans la rue avec des brassards rouges.

 

Diagnostic

 

Au Sénégal, on est fort pour diagnostiquer les problèmes, mais on ne l'est pas toujours quand il faut prendre les mesures qui s'imposent. Dans la filière thonière, la décision majeure qui a été prise est de fusionner les deux entreprises existantes. Un cabinet a été engagé pour conduire la procédure de fusionnement. La nouvelle entité qui naîtra de cette fusion aura un partenaire stratégique libyen qui a déjà donné son accord pour entrer dans le capital

 

Pour la pêche artisanale, le permis de pêche sera mis en vigueur. Car, les produits halieutiques ont été détruits alors que la ressource n'est pas disponible à souhait. Il faut arriver à une nouvelle rentabilité. Le ministre a invité tous les acteurs à cultiver les fruits du patriotisme d'entreprise. " Le gouvernement actuel est hors de la corruption ", a assuré le ministre au sujet de la " vente " des licences de pêche.

 

Le chef de l'État, Me Abdoulaye Wade, a décidé d'organiser un conseil présidentiel sur le financement du secteur de la pêche. Déjà, les conclusions de cette journée de réflexion qui a effectué le diagnostic exhaustif des problèmes vont servir de document introductif à ce conseil présidentiel sur lequel on fonde beaucoup d'espoir.

 

Le vent de la révolution qui souffle dans le secteur du transport avec le renouvellement des cars rapides a étalé ses tentacules sur le secteur de la pêche. En effet, Djibo Kâ a révélé que le gouvernement a décidé le remplacement des pirogues existantes par d'autres moyens de pêche plus modernes. C'est dans ce cadre qu'un ingénieur électromécanicien sénégalais a présenté aux participants de la réunion son nouveau produit : une pirogue en aluminium insubmersible dont les prix varient entre 7 à 18 millions de francs Cfa.

 

 lutte contre le sida

LUTTE CONTRE LE SIDA dans les pays pauvres : 1,3 million de séropositifs sous traitement

 

Quelque 1,3 million de personnes vivant avec le Vih sont désormais sous traitement dans les pays à revenu faible et intermédiaire, a indiqué Teguest Guerma, responsable de l’Unité Vih-Sida de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) à l’occasion du lancement, lundi 27 mars 2006 à Dakar, du rapport mondial Oms-Onusida sur la situation de la mise en œuvre de l’initiative " 3 by 5 ".

Le but de la stratégie “ 3 by 5 ”, lancée en 2003 par l’Organisation mondiale de la Santé et le Programme des Nations unies sur le Sida (Onusida) était d’aider les pays à faible et moyen revenus à traiter 3 millions de Personnes vivant avec le Vih-Sida avant la fin de 2005, a expliqué la spécialiste. Si l’objectif de 3 millions n’a pas été atteint dans les délais prévus, il reste que l’accès au traitement s’est amélioré dans toutes les régions du monde. “ Aujourd’hui, plus de 1,3 million de personnes suivent un traitement antirétroviral (Tarv) dans les pays à revenu faible ou intermédiaire ”, a-t-elle indiqué, ajoutant que l’accès au Tarv a été triplé en seulement deux ans dans les pays en développement. Teguest Guerma a aussi souligné que la couverture mondiale pour les personnes ayant besoin d’un Tarv est passée de 7 pour cent en 2003 à 20 pour cent à la fin de 2005. Pour le représentant de l’Oms au Sénégal, Dr Patcho-Mahouri Yankalbé, le problème de l’accessibilité aux traitements anti-rétroviraux en Afrique est d’une brûlante actualité et, d’une manière générale, au niveau des pays en voie de développement de nombreux défis devraient être surmontés pour l’intégration de l’organisation et de la dispensation des soins du Vih dans le système de Santé. Parlant du Sénégal, il a ajouté qu’il existe déjà un programme-pilote sur les Arv, un engagement fort de l’Etat, appuyé par les partenaires mais également par les professionnels de la recherche, ce qui a permis de noter des avancées significatives. Toutefois, il a souligné que de nombreux défis restent pour pérenniser et renforcer les acquis. Il s’agit notamment de renforcer l’intégration de la prévention et de la prise en charge au niveau des districts sanitaires décentralisés, en accélérant les stratégies de dépistage volontaire et en renforçant le dispositif d’approvisionnement en Arv.Abondant dans le même sens, Mme Aghathe Frappier, directrice du programme du Sénégal et chef de la coopération de l’ambassade du Canada au Sénégal, a indiqué que le Canada reconnaît le grand rôle que joue l’Oms dans l’élaboration et la promotion des normes et de lignes directrices pour répondre aux besoins associés au Vih-Sida en termes d’accès en matière de prévention, de soins et d’appui. “ Quoique l’objectif de l’initiative “ 3 by 5 ” n’ait pas été atteint dans les délais prévus, nous notons un élan important. Plus d’un million de personnes reçoivent maintenant des traitements permettant de sauver des vies ”, a-t-elle dit, ajoutant que l’élan en Afrique subsaharienne où le fardeau de la maladie est plus lourd, est particulièrement encourageant. Le ministre sénégalais de la Santé et de la Prévention médicale, M. Abdou Fall, a pour sa part souligné que l’Etat a mis tous les moyens en place pour empêcher l’extension de la pandémie du Sida.Parlant de la prise en charge des malades du Sida, le ministre a indiqué que plus de 4.400 personnes, soit près de la moitié de ceux qui en ont besoin, bénéficient de la thérapie anti-rétrovirale au Sénégal.

vols Dakar-Ziguinchor

La reprise des vols de la compagnie d'Air Sénégal International entre Dakar et Ziguinchor est, reportée, à une date ultérieure…bien que prévue initialement au…1er Avril 2006.

Cette décision est contenue dans un communiqué de presse qui précise ainsi que " ce report a été motivé par l'inachèvement des travaux de clôture de l'aéroport de Ziguinchor et le souci de la compagnie d'assurer la sécurité des passagers ". Cela fait suite à une mission d'inspection effectuée ces jours derniers sur le terrain. Par ailleurs et conformément aux recommandations du président de la République la direction générale rappelle que les tarifs sur cette destination connaîtront une baisse de l'ordre de 15 %.