27/05/2006

Le Sénégal fume

Sénégal :zone non protégée


Comment se porte le marché du tabac au Sénégal ? A merveille si l’on en juge le nombre de fumeurs et de marques de cigarettes qui se disputent la place dans la bouche des amateurs et les étals des vendeurs. La cigarette est omniprésente dans notre pays. Dans les restaurants, bars, boutiques, dans la rue, les salles de classe, les lieux de travail, les fumeurs se sentent bien dans leurs peaux. Aucune loi, dans la pratique, ne vient restreindre cette liberté qu’ils ont d’enfumer ceux qui ne fument pas. Pire, au niveau de l’Assemblée nationale, les textes dorment dans les tiroirs empoussiérés. Et ont comme pour unique destin, de ne pas jamais être appliqués.

 

« Le tabac tue », « abus dangereux pour la santé », les slogans les plus alarmistes se disputent la place sur les paquets de cigarettes sans outre mesure effrayer les fumeurs. Combien sont-ils dans notre pays à mourir des suites de l’usage de la cigarette ? Pour un problème de santé publique aussi important, les statistiques sont curieusement muettes. Même si des spécialistes comme le Professeur Pape Saliou Mbaye de l’hôpital Principal de Dakar, avouait dernièrement que le cancer des bronches, est largement dû, au Sénégal, à l’usage du tabac. La liste des maladies directement dues à l’usage du tabac est en effet longue. Cancer de la gorge, de la cavité buccale, du pharyx, de l’oesophage, du pancréas, du col de l’utérus pour les femmes, selon le cardiologue Adama Faye. Pour ce spécialiste du cœur qui en a vu des malades « généralement la quarantaine dépassée » défiler devant lui, avec des maladies directement liées à l’usage de la cigarette, « certaines études ont montré qu’avec dix cigarettes seulement par jour, il y a deux fois plus de risques d’attraper un cancer du sein chez la femme ». Il veut bien préciser le tabac industriel contient plus de 5 000 composants et que certains d’entre eux sont plus toxiques que les autres, notamment la nicotine et le monoxyde de carbone (CO). Parmi les substances cancérigènes, il retient particulièrement les hydrocarbures et les benzopyrènes. Un diagnostic bien médical qui recoupe bien les projections de l’Organisation mondiale de la santé, où on croit savoir que si d’ici 2030 rien fait, le tabac tuera 10 millions de personnes dans le monde dont 70 % dans les pays en développement. Une grande menace et de bien sombres perspectives pour les économies africaines déjà exsangues.

Le silence coupable de la loi

Seulement voilà, malgré toutes les preuves bien administrées que la cigarette est plus que nocive pour les populations sénégalaises, surtout les plus jeunes, l’Etat du Sénégal se singularise encore par son inertie. D’une façon générale, le désintérêt que les autorités et les populations manifestent pour la consommation du tabac saute à l’œil nu. Pourtant, le Sénégal comme beaucoup de pauvres sous-développés d’Afrique ou d’Asie est une cible privilégiée pour les industries du tabac. Ce que l’on nomme sans aucune pudeur en Europe « l’épidémie tabagique » est tranquillement en train de basculer des pays riches vers les pays pauvres.

Preuve du désintérêt des autorités par rapport à la propagation du tabagisme, aux archives nationales, dort dans les tiroirs, la loi 20436 autorisant le président de la République du Sénégal la ratification de la Convention anti-tabac de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms). Une loi qui a été adoptée à Genève le 21 mai 2003 et qui peine à être mise en application. Pourtant elle a bel et bien été promulguée et figure dans le journal officiel numéro 6201 du 15 janvier de l’année dernière. Cette loi, déclare un député libéral du groupe libéral démocratique qui a requis l’anonymat, « fait obligation d’informer sur les conséquences nuisibles du tabac sur la santé des personnes ». Mieux, précise le parlementaire, « elle interdit globalement la publicité du tabac sur l’ensemble du territoire national ». Mais, se désole-t-il, « vous voyez tous les jours des marques de cigarettes occuper les panneaux publicitaires ».

Et pourtant l’ex-ministre de la Santé, de la Prévention et de l’hygiène, Eva Marie-Coll Seck annonçait le 17 février 2003, à l’occasion de la conférence internationale contre le tabagisme, à Genève que la loi anti-tabac allait être « réactivée ». Une promesse qui fait suite à l’annulation de la loi anti-tabac en 1981 à la suite de fortes pressions des lobbies du tabac. Ainsi sous Diouf comme sous Wade, la règle, c’est plutôt le statu. Et certains craignent d’ailleurs que ce secteur sensible puisque intéressant directement la santé publique, soit libéralisé.

Le Niger en avance sur le Sénégal

Aujourd’hui un pays comme le Niger est en avance sur le Sénégal, toujours pionnier dans la signature des textes qui ne sont appliqués. « Au Niger, la loi (anti-tabac) a été proposée par le gouvernement en collaboration avec notre organisation. Elle a d’abord été adoptée en Conseil des ministres, puis à l’Assemblée nationale à l’unanimité », nous apprend le célèbre militant anti-tabac, Inoussa Saouna, interviéwé par Jeune Afrique dans sa dernière édition. Une loi qui « interdit d’abord toute forme de publicité directe et indirecte, la vente aux mineurs, la vente au détail et la vente ambulante. Désormais, les marchands de tabac se verront assigner des endroits précis pour éviter les abords des écoles, des hôpitaux et de certains services publics. Enfin, il est interdit de fumer dans les lieux publics ». Même si Inoussa Saouna reconnaît que « ces dispositions seront très difficiles à appliquer. Mais quand elle entrera en vigueur, au moins pourra-t-on mesurer son application et se battre pour qu’elle soit améliorée ». A l’opposé du Niger, au Sénégal, le tabagisme a encore de beaux jours devant lui. Marlboro, Dunhill, Excellence et maintenant Davidoff qui vient de pénétrer le marché sénégalais se bousculent sur la place alors que d’autres marques sont annoncées sur la place. Présente dans les grandes manifestations sportives, dans les sponsoring, sur les routes, les carrefours, tee-shirts, comptoirs etc, l’industrie du tabac bénéficie au Sénégal d’un terreau très fertile. Les rares mouvements qui rament contre, comme le mouvement anti-tabac, n’ont pas les moyens déployés par les firmes du tabac. En effet devant la force de frappe d’une société comme la Mtoa, financièrement bien assise qui assure jusque-là un monopole précaire de la commercialisation des produits tabagiques, chaque année, c’est un budget colossal de publicité (dépassant le milliard) qui est débloqué. Alors que son chiffre d’affaires (jamais publié) dépasse chaque année, la centaine de milliards de nos francs. Une affaire florissante mais pas pour l’Etat qui parvient grâce aux taxes opérées sur les marques, à remplir certainement les caisses du trésor. Mais qui, paradoxalement s’appauvrit au rythme de la progression du fléau. Toutes les études menées par les spécialistes montrent bien en effet que le tabac appauvrit non seulement ses consommateurs mais aussi l’Etat avec l’augmentation des frais de santé dans la prise en charge des maladies causées par l’usage du tabac, perte de productivité due à la maladie et à la mort prématurée, pertes de devises, agressions de l’environnement. Et au plan mondial, Japan Tobacco, Philipp Morris/Altria et Bat, les trois plus grands producteurs de cigarettes, ont engrangé à eux trois, plus de 121 milliards dollars. Une somme qui dépasse le Pib cumulé du Sénégal, du Zimbabwé, de la Zambie, de l’Ouganda, du Népal, du Paraguay, du Togo, du Tadjikistan du Cameroun, de l’Albanie, du Cambodge du Barheïm, de la Bolivie, du Botswana, de l’Estonie, de la Georgie, du Ghana de la Jamaïque, de la Jordanie, de Macédoine et Malte. La consommation s’étant affaissée ou stabilisée dans les pays riches les fabricants de tabac se sont lancés à l’assaut de nouveaux marchés dans les pays les plus pauvres. Les études réalisées par l’OMS montrent que d’ici à 2020, parmi les 10 millions de décès liés au tabagisme dans le monde, 7 millions seront dans les pays pauvres.

 

telephonie

Le Sénégal va tirer 378 milliards de la téléphonie en 2009


Le marché de la téléphonie mobile et fixe va représenter en 2009, près de 378 milliards de francs Cfa avec l’attribution prochaine d’une licence générale à un deuxième opérateur ‘global de télécommunications’ au Sénégal, a déclaré le directeur des ressources humaines de l’Art, Isaac Sissokho. ‘Le deuxième opérateur ‘global’, qui sera en même temps troisième opérateur de téléphonie mobile et concurrent direct de la Société nationale de télécommunications (Sonatel) sur la téléphonie fixe, permettra d’agrandir le champ d’exploitation de la téléphonie au Sénégal et d’envisager un marché équivalent au moins à 700 millions de dollars Us en 2009’, a affirmé M. Sissokho.

Selon le dernier rapport trimestriel de l’organe régulateur, le marché de la téléphonie représente actuellement environ 200 millions de dollars Us au Sénégal, pour un taux de couverture du territoire national estimé à 41 % et un taux de pénétration de la population évalué seulement à 10 %.

(Pana)

portail administratif

Le Sénégal ouvre un portail administratif pour simplifier les démarches à ses citoyens



Le gouvernement sénégalais a mis place un portail administratif (www.demarches.gouv.sn), destiné à « faciliter et simplifier » les démarches administratives des citoyens pour l'obtention de pièces ou de documents officiels.

Réalisé avec l'appui de la coopération française, ce portail s'ajoute à l'intranet gouvernemental, déjà en place au, et qui est un système de communication reliant les différentes administrations sénégalaises, tout en offrant de nombreux autres services aux usagers et aux fonctionnaires, tels que l'accès à internet, la messagerie, la formation en ligne, la téléphonie sur internet protocole.

Selon le directeur de l'Agence de l'informatique de l'Etat du Sénégal, Mohamed Tidiane Seck, le nouveau portail « oriente les citoyens vers les services compétents, en leur proposant des informations portant notamment sur la procédure administrative, la liste des pièces à fournir pour un dossier, le coût de chaque démarche, le délai normal de délivrance des documents demandés, les adresse précises, les horaires d'ouverture et de fermeture des services ».

Ce nouveau portail entre dans le cadre de la modernisation de l'administration sénégalaise en la rendant « plus rapide, plus simple, plus économe », tout en tirant avantage de « l'inter- activité qu'offre les nouvelles technologies de l'information et de la communication ».

Il s'inspire du modèle français du service public, qui est une référence en matière de simplification des procédures administratives, a souligné l'ambassadeur de France au Sénégal, André Parent, lors du lancement officiel du site.

24/05/2006

tourisme: les réceptifs en enquête

MBOUR- - SÉCURITÉ SOCIALE DANS LES RÉCEPTIFS : 17 établissements touristiques épinglés
 

Du fait d’une activité touristique soutenue, le département de Mbour abrite de nombreux réceptifs qui sont tenus de se conformer aux normes sanitaires et de sécurité sociale qui régissent le secteur.

Une mission de l’Inspection régionale du travail et de la sécurité sociale de Thiès a séjourné à Mbour pendant 72 heures. C’est suite à l’évaluation du climat social dans la zone touristique du département, que l’inspecteur régional, Alioune Badara Guèye, a jugé nécessaire d’effectuer une opération coup de poing pour taper dans la fourmilière et déceler tous les manquements pour procéder à des recommandations et mettre en place des procédures de redressement pour tout ce qui touche à l’application correcte de la législation en matière sociale.

C’est sur la base d’une équipe composée d’un inspecteur du travail et de 4 contrôleurs du travail que le tour d’une vingtaine de réceptifs a été effectué, de Saly à Joal, en passant par Mbour. Selon Alioune Badara Guèye, beaucoup d’insuffisances ont été constatées relativement à l’application des lois sociales. Beaucoup de réceptifs ou d’entreprises n’ont pas fait l’objet de déclaration. Ils sont donc inconnus du fichier de l’inspection du travail. Cependant, l’inspection n’a pas demandé leur fermeture, mais a plutôt pensé à une approche de sensibilisation et de conseil. Et c’est la raison pour laquelle Badara Guèye a dressé 17 convocations à des employeurs qui doivent impérativement aller répondre à Thiès pour recevoir les directives de l’inspection du travail. Des observations tendant à redresser ces manquements ont aussi été prodiguées sur place, a ajouté M. Guèye qui avoue que pour l’essentiel des employeurs n’étaient pas en règle par rapport à la législation, tout simplement par méconnaissance des textes. Il fallait donc, a-t-il admis, les pousser à se rapprocher de la bonne source pour avoir les bonnes informations. Parmi les formalités obligatoires à respecter avant toute ouverture de réceptif, l’inspecteur du travail a cité la déclaration d’ouverture d’établissement et celle de mouvement de travailleur sur la base de laquelle il peut être immatriculé ainsi que l’entreprise.

Le cas du Club Aldiana où le climat social a été tendu ces derniers temps n’a pas été occulté, Badara Guèye s’y est rendu avec son équipe et a fait remarquer qu’aujourd’hui la tendance est à l’apaisement. Une demi-journée a été consacrée au club pour rencontrer les délégués du personnel et la Direction pour recenser tous les problèmes en latence et qui pourraient être source de conflit. Avec les différentes parties, il a été convenu d’arrêter la signature de contrats source de conflits, de reprendre les réunions périodiques.

De ce point de vue, une injonction a été faite au Directeur du Club. Le cas de Samba Camara a été discuté et le constat fait, c’est que ce cas n’a jamais été officiellement posé à l’inspecteur du travail par une requête écrite en bonne et due forme. C’est maintenant chose faite et l’inspection du travail va le prendre en charge pour qu’il retrouve ses droits et réintègre son service.

17/05/2006

Dakar aéroport

Sénégal: Liaison aérienne sur le marché Africain : Dakar, deuxième destination la plus importante pour Air France

Dakar est la deuxième destination la plus importante pour Air France, après Johannesburg (Afrique du Sud). La révélation est du directeur général commercial international de la compagnie française, Patrick Alexandre. Dakar est suivie de Douala (Cameroun), Libreville (Gabon) et Bamako (Mali).

Venus fêter à Dakar, les 70 années de liaison aérienne Dakar-Paris, les responsables d'Air France ont salué la place que Dakar occupe dans les activités de la compagnie française. La capitale sénégalaise est la deuxième destination la plus importante des 23 escales effectuées en Afrique, après Johannesburg (Afrique du Sud). Le taux de remplissage à partir de Dakar est de 82 %. Ce qui est un motif de satisfaction pour le directeur commercial international d'Air France.

Pour les 670 vols effectués, ce sont 160 000 passagers qui sont transportés, chaque année, sur l'axe Dakar-Paris-Dakar. Les agents travaillant à Dakar pour le compte de la compagnie sont au nombre de 150 dont la styliste de renommée Nabou Diagne. 'Aujourd'hui, notre ambition est de faire de Dakar un site pilote d'une modernisation plus accrue de notre processus d'embarquement. Comme cela a commencé à se faire à Roissy Charles De Gaulle', a déclaré M. Alexandre.

Sous ce rapport, la compagnie a inauguré, le 12 mai dernier, à l'aéroport international Léopold Sédar Senghor, le Centre d'élaboration documentaire de Dakar. C'était en présence du ministre d'Etat, ministre de l'Equipement, Habib Sy, de l'ambassadeur de France à Dakar, André Parent, de l'administrateur délégué des activités aéronautiques du Sénégal, Mbaye Ndiaye, du directeur général des l'Agence nationale de l'aviation civile (Anacs), Mathiaco Bessane, etc.

L'objectif visé à travers le Centralized loading documents (Cld) est d'assurer le chargement de 7 300 vols par an en toute sécurité. Le Cld a été mis en service le 1er août 2003. Dix agents et un chef de service 'très' qualifiés y ont la responsabilité de la préparation du chargement des vols au départ d'Afrique (passagers, bagages et fret). Les documents réglementaires (plans et états de charge) sont envoyés par liaison électronique ou par satellite aux escales concernées pour être soumis à la signature des commandants de bord avant chaque départ pour Paris.

Les vols Air France au départ des 23 escales passagers en Afrique sont traités par le Cld ouvert à Dakar. 'Dakar est, avec Roissy, la seule escale d'Air France à accueillir un tel dispositif transnational', a commenté son directeur général Afrique Moyen-Orient, Jean-Claude Cros. Ce qui confirme la place de la capitale sénégalaise dans les activités aéronautiques de la compagnie française. Le Cld représente un investissem ent d'environ 75 000 euros, soit 50 millions de francs Cfa.

'La centralisation des devis de masse et de centrage, c'est l'assurance d'une sécurité des vols renforcée et d'une ponctualité encore améliorée. Déjà, d'autres opérateurs tels qu'Air Austral ou l'Armée de l'Air font appel à ce service. Bientôt, plus de 7 000 vols par an seront traités à Dakar. Les personnels d'Air France au Sénégal peuvent en concevoir une fierté légitime', a déclaré M. Cros.

Unique en son genre en Afrique, le Cld répond à la volonté d'Air France de maintenir ses services en Afrique aux meilleurs standards de qualité et de professionnalisme. Son développement s'inscrit dans un plus large ensemble, mis en oeuvre par Air France, en partenariat avec les autorités locales, les prestataires de services et les aéroports. Ce dispositif, appelé 'Aïda' et localisé dans plusieurs Etat africains (Mali, Sénégal, Gabon, Congo ), vise à renforcer la sécurité du traitement des vols en Afrique.

L'histoire de l'escale de Dakar se confond avec l'histoire de l'aviation : c'est d'ici que Jean Mermoz s'élance à la conquête de l'Atlantique Sud. C'est là qu'Antoine de Saint-Exupéry effectue en 1937 un voyage d'études pour Air France et le ministère de l'Air. Dakar fut aussi la première destination commerciale du Concorde, en route pour Rio de Janeiro, le 21 janvier 1976.

L'anniversaire des 70 ans d'Air France sur la ligne Dakar-Paris est chargée d'histoire. C'est le 31 mai 1936 que le premier service hebdomadaire Paris-Toulouse-Dakar d'Air France est ouvert au trafic de passagers. La ligne est assurée en trimoteur Dewoitine 338 à la vitesse de 275 km/h.

Les premiers vols sans escale Paris-Dakar sont effectués à partir du 1er décembre 1952, grâce à la mise en service du Super Constellation. Ces vols, offrant à la clientèle des fauteuils-couchettes, sont appelés 'Etoile de Dakar'. Le voyage dure dix heures. Le Sénégal entre dans l'ère des jets en avril 1960, avec la première liaison Paris-Dakar effectuée en Boeing 707. Le 21 janvier 1976, le Concorde effectue la première escale commerciale de son histoire à Dakar. Le supersonique est accueilli à Yoff par le président Léopold Sédar Senghor.

Aujourd'hui, la ligne Paris-Dakar est assurée tous les jours en Boeing 777-200 de 270 sièges dont 12 en cabine l'Espace Première, 56 en cabine l'Espace Affaires et 202 en cabine Tempo. 'Dakar occupe depuis lors (1936, Ndlr) une place éminente dans l'histoire de la compagnie', a déclaré Jean-Claude Cros, directeur général du réseau Afrique/Moyen-Orient d'Air France. 'Aujourd'hui, la desserte du Sénégal s'inscrit dans notre stratégie de développement mondial.

Entre Roissy-Charles-de-Gaulle et Dakar-Yoff, Air France exploite ses avions les plus modernes. Nous dotons cette escale des outils technologiques les plus avancés. Nous y avons créé une cellule d'experts pour la préparation des documents nécessaires au chargement de nos appareils sur l'ensemble du continent africain, hors Maghreb. Air France est et sera toujours fidèle à l'Afrique', a assuré M. Cros en présence de leur représentant au Sénégal, Franck Simian.

12/05/2006

Miel du Saloum

 

Le président du Club des plus belles baies du monde, Jérôme Bignon, a déclaré dimanche à Sokone (région de Fatick, centre du Sénégal) que le miel du delta du Sine Saloum (Sénégal) sera bientôt écoulé sur la Baie de Somme(France).

Selon M. Bignon, qui s'exprimait à l'occasion de la signature d'un protocole d'accord pour un partenariat durable avec le président du Conseil régional de Fatick, Abdoulaye Sène, "les ressources naturelles sont à la base du développement d'un tourisme durable".

"Ce procédé permettra de mieux vendre la destination Sine Saloum, d'orienter vers le Sénégal les nombreux touristes qui viennent en Baie de Somme afin d'avoir un impact certain sur l'économie de la région", a-t-il dit.

Par ailleurs, M. Bignon a souligné que la signature de ce protocole d'accord permettra une promotion du delta du Sine Saloum en plus des échanges d'informations sur les méthodes de suivi et de gestion qu'il suscite afin d'améliorer les composantes de l'environnement que sont l'habitat, la faune, la flore, les activités économiques traditionnelles et l'éco-tourisme).

Pour sa part, le président du Conseil régional de Fatick, a exprimé la nécessité d'associer les populations à la base afin de réussir un développement local.

"Les populations du Sine Saloum doivent bien prendre soin du tourisme qui est une vraie économie sur laquelle il faut veiller" afin de "résorber l'exode rural", a souligné M. Sène.


10/05/2006

Pauvreté au Sénégal

Pauvreté et développement : Le Sénégal peine à vaincre le mal

Il est admis que le Sénégal réalise des performances dans beaucoup de secteurs de l'économie. Mais il est aussi admis qu'il lui reste encore beaucoup d'efforts pour réduire considérablement la pauvreté et remporter la bataille du développement.

 

S'il est vrai que l'économie sénégalaise a enregistré des performances ‘relativement satisfaisantes’ dans la plupart de ses secteurs d'activités avec un taux de croissance du Produit intérieur brut (Pib) réel de l'ordre de 5,3 % réalisé en 2005, il reste que la bataille de la pauvreté et du développement est loin d'être gagnée. Surtout en zones rurales où les niveaux de pauvreté sont plus élevés qu'en zones urbaines (57,5 % contre 43,3 %). Et ce sont les régions de Ziguinchor et de Kolda qui sont les plus touchées par cette pauvreté.

C'est du moins ce qui ressort de l'analyse de la situation du pays faite par le Programme des Nations-unies pour le développement (Pnud) dans le cadre du Programme pays entre cette organisation onusienne et le Sénégal pour la période 2007-2011. Il découle de cette analyse présentée, hier, à la réunion du comité local d'examen de ce nouveau programme, que le Sénégal est encore à la traîne dans le domaine de l'éducation. ‘Dans le domaine de l'éducation, le Sénégal n'a pas encore réussi l'objectif universel au niveau de l'enseignement primaire, même si le taux brut de scolarisation est en progrès et se situe à 82,5 % en 2005, contre 62 % en 1998. L'écart entre les garçons (82,4%) et les filles (77,30 %) est encore important. L'analphabétisme recule mais touche encore 62,2 % de la population en 2005 dont 71,2 % de femmes’, lit-on dans le document remis aux participants à la réunion.

 

La santé va légèrement mieux avec les résultats des enquêtes de 2005 qui attestent d'une certaine amélioration des conditions de survie de l'enfant et de la mère. En effet, note le document, ‘le taux de mortalité infanto-juvénile est passé de 145,3 % en 1997 à 121 % en 2005 et de mortalité infantile de 70,1 % à 61 % durant la même période’. Concernant la lutte contre le Vih/Sida, le Sénégal a réussi à maintenir un taux de prévalence de 0,7 %, selon le document. Par contre, la même source note une subsistance des contraintes dans la lutte contre le paludisme. De même, il est indiqué une persistance de la précarité des conditions d'hygiène individuelle et collective, et d'assainissement. Et ce sont les carences alimentaires qui sont tenues pour responsables de la dégradation de l'état de santé des populations. On parle d'environ 72,9 % de la population qui ont un accès à l'eau potable en 2005 tandis que seuls 56,15 % ont un accès à l'assainissement. On note aussi l'accroissement des disparités intra urbaines, entre quartiers riches et quartiers pauvres.

 

S'agissant des infrastructures physiques dont le transport, le Pnud décèle des faiblesses au niveau de leur développement. Les télécommunications étant une exception à cette situation générale.

 

Dans le secteur de l'énergie, l'organisation onusienne relève le déficit de la production et la mauvaise qualité du service. Une situation qui, d'après elle, risque d'avoir des conséquences négatives sur les prévisions de croissance. En zone rurale, l'accès à l'électrification rurale est jugée encore faible par le Pnud (moins de 15 % en 2005). Ce qui, la même source, constitue un obstacle au développement économique et humain au Sénégal.

 

En matière d'emploi, l'on note aussi une faiblesse dans l'offre d'emploi dans le secteur formel ou moderne. Quant à la demande d'emploi, on indique un taux de chômage de l'ordre de 9,6 %. Mais pour le Pnud, c'est le sous-emploi qui constitue le principal problème du marché de l'emploi puisque, explique cette organisation internationale, il représente 21,8 % de la population active, soit près de deux millions de personnes.

 

Ainsi, les défis de la pauvreté et du développement sont donc réels. Et le gouvernement qui en est conscient a entrepris des initiatives pour les relever. Entre dans ce cadre la révision de sa stratégie de la pauvreté, l'accélération de la promotion de l'accès aux services sociaux de base, la protection sociale ainsi que la prévention et la gestion des risques et catastrophes, la gouvernance et le développement décentralisé et participatif.