15/07/2006

le Djoudj n'est plus en péril

Sénégal : Le Parc de Djoudj retiré de la liste du patrimoine en péril 

 

 

    Le Comité du patrimoine  mondial de l'UNESCO vient de retirer le Parc national des oiseaux  de Djoudj de sa liste du patrimoine mondial en péril après les  efforts constatés pour la sauvegarde de ce site situé dans la  région de Saint-Louis, au nord du Sénégal. 

 

     Selon un document du Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO,  "un contrôle biologique a permis aux gestionnaires du Parc  national des oiseaux du Djoudj d'éliminer la menace que  représentait l'invasion de certaines plantes pour cette zone  humide".  

 

     Pendant plusieurs années, la salvina molesta qui a menacé  l'équilibre écologique du parc a été l'objet d'une intense  campagne de lutte menée par les autorités nationales avec l'appui  des partenaires étrangers. 

 

     Considéré comme le troisième parc ornithologique du monde,  Djoudj s'étend sur 12 000 hectares et dispose d'un plan d'eau  permanent qui attire de nombreuses espèces d'oiseaux. 

 

     Environ 3 millions d'oiseaux transitent annuellement par le  parc où plus de 400 espèces ont été dénombrées. 

 

     A l'image du Parc de Djoudj, d'autres sites comme la Cathédrale de Cologne (Allemagne), le Parc national de l'Ichkeul (Tunisie) et l'Ensemble monumental de Hampi (Inde), ont été aussi retirés de la liste du patrimoine mondial en péril.

 

 

12/07/2006

Le pont de Rosso va voir le jour!

Le Maroc va accompagner le Sénégal et la Mauritanie dans la construction du pont Rosso

 

 Le Maroc s'est engagé à contribuer à la conduite des études et des travaux de réalisation du pont Rosso, à la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie, dans le cadre de la route transsaharienne Tanger-Nouakchott-Dakar.

L'engagement du Maroc a été annoncé, mardi à Dakar, par le directeur adjoint des Routes et de la Circulation Routière, Abdenbi Rmili, lors d'une réunion tenue par les gouvernements sénégalais et mauritanien avec les bailleurs de fonds. 

 

 

Au cours de cette réunion, la BAD s'est engagée à financer les études de base devant conduire à l'élaboration du dossier d'appel d'offres, alors que le Sénégal et la Mauritanie vont prendre en charge les frais des études géotechniques préliminaires.

 

La Banque européenne d'investissement (BEI) a marqué son intérêt pour participer avec la BAD au co-financement des travaux dans le cadre de l'option conception/réalisation et la Commission Européenne a annoncé, lors de cette réunion, qu'elle était disposée à examiner le financement de certains ouvrages annexes au pont d'une part, et des projets identifiés dans le corridor d'autre part, à travers le 10ème Fonds européen de développement (FED).á Lors de sa récente visite au Sénégal, le Premier ministre, M. Driss Jettou, avait fait part de la disposition du Maroc à appuyer les démarches entreprises par le Sénégal et la Mauritanie auprès des bailleurs de fonds pour la réalisation de ce pont.

 

Avec l'achèvement des travaux de construction de la liaison Nouakchott- Nouadhibou, le franchissement du fleuve Sénégal constitue une contrainte majeure pour la continuité de la chaîne de transports et la fluidité du trafic.

 

La construction de ce pont, d'une longueur d'environ 900 m, permettra d'assurer de façon permanente la traversée du fleuve Sénégal et de jouer un rôle décisif dans le développement de l'interconnexion des réseaux routiers entre le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal .

 

Ce projet, qui s'inscrit dans le cadre de la réalisation de la route transsaharienne et de la mise en oeuvre du Nouveau Partenariat pour le Développement en Afrique (NEPAD), est appelé à jouer un double objectif de renforcement du processus d'intégration Nord-sud et d'amélioration du cadre de vie des populations vivant de part et d'autre de l'ouvrage.

 

La liaison fluviale entre les deux rives du fleuve Sénégal est assurée actuellement par deux bacs dont la gestion et l'exploitation sont du ressort de la Société de Bacs de Rosso (SBR), sous tutelle du ministère mauritanien de l'Equipement et des Transports et une multitude de petites pirogues appartenant à des particuliers.

 

La concrétisation de ce projet de pont devrait permettre de renforcer et d'accroître la libre circulation des biens et des personnesáentre les deux pays, de réduire les délais d'attente lors de la traversée du fleuve ainsi que les coûts et les temps de parcours, de faciliter et de promouvoir les échanges commerciauxáet surtout d'assurer la continuité de la chaîne de transport sur l'axe Tanger-Nouakchott-Dakar.

07/07/2006

Sénégal paradis des tortues

24 Tortues sauvées au Sénégal

 

La direction nationale des parcs  nationaux du Sénégal va procéder, samedi prochain, à un lâcher de  24 tortues dans la réserve de Katane, dans le nord du pays, a-t-on appris vendredi de source officielle à Dakar. 

     Cet événement milite pour la conservation et la préservation  des dernières populations de tortues sillonnées, précise la même  source. 

     La cérémonie est organisée en collaboration avec les  associations SOS SULCATA et SOPTOM, le ministère de  l'Environnement, les départements des Eaux et Forêts et des Parcs  nationaux, et la commune de Ranérou (région de Matam, au nord). 

     Faisant suite à plus de cinq ans d'études de l'espèce dans le  Ferlo, ce lâcher permettra de soutenir la préservation des  dernières tortues sauvages et de mieux comprendre comment  sauvegarder l'espèce dans ses habitats naturels. 

     Ces tortues sont issues des cheptels du village des tortues de  Noflaye et de la réserve de Faune de Gueumbeul. 

     Plus gros chélonien continental, la tortue peut dépasser 80 cm  pour plus de 100 kilos avec une durée de vie estimée à 100 ans. 

     Ces tortues font partie du patrimoine du Sénégal et sont  actuellement très menacées, souligne le communiqué.