30/11/2006

Vendredi 1er décembre sur FR3

joola

Ce vendredi 1er décembre

FR3 Thalassa

20H55

Cap Vert et Sénégal

La route pavée

Un archipel à vendredi

Une femme en Afrique

Retour sur le naufrage du Joola

27/11/2006

Photographe Willi Filz

www.willi-filz.com

 

du mercredi 22 novembre au vendredi 22 décembre 2006

Vernissage le mardi 21 novembre 2006 à 19H

Ouvert du mardi au vendredi de 15H à 18H

 

Willi Filz nous présente lors de son exposition des portraits réalisés lors de plusieurs voyages.

„Il s’agit d’hommes et de femmes rencontrés au gré des balades dans les rues d’une ville.

 

 

Filz explique:“c’est après avoir reconnu les lieux que j’aborde la personne que j’aimerais photographier et si un climat de confiance mutuelle s’établit, je lui demande de poser le plus naturellement possible à l’endroit et dans la lumière – généralement à l’ombre – que j’avais choisis au préalable.

 

Filz se veut l’observateur le plus neutre possible en proposant à ses personnages un cadre défini, semblable pour tous, afin de mieux pouvoir par la suite faire ressortir l’identité propre, la personnalité de chacun. Certes, les coiffures, les bijoux, les vêtements parlent de la personne, mais je pense qu’ici, l’essentiel se dit par l’attitude, l’expression du visage et surtout par cette intensité du regard où l’on rencontre au-delà du sujet anonyme, un être conscient de son humanité, de son unicité, prêt à partager cette prise de conscience avec vous.“ Robert Schaus

 

 

 


Né le 6 septembre 1962 à Eupen, Belgique

Marié avec Hildegard Girkes, 2 enfants : Willi (8 ans) et Paula (5 ans)

 

Ecole hôtelière. Pendant plusieurs années, cuisinier dans des hôtels et restaurants en Suisse et en Angleterre.

 

Plusieurs voyages en Afrique, Amérique du Nord et Centrale, Asie (Syrie et Liban)

 

A 27 ans, la décision est prise de devenir photographe. Etudes de photo-designer à l‘école technique supérieure de Dortmund, prof. Ulrich Mack.

 


Expositions personnelles

 

-          Galerie Arte Coppo, Verviers (B), 2004

-          Aukloster, Monschau (All.), 2004

-          Kunstforum, St. Vith (B), 2003

-          La Louvière (B),  2001

-          Damas, Assad Bashar Kahn, Syrie,  2001

-          Hofer Herbst, Hof (All.), 1999

-          Le Mans (F),  1996

-          St. Vith, catalogue,1994

-          Galerie Erftstadt (All),  1993

-          Belgisches Haus, Köln (Alll), 1993

-          Galerie Valentin, Eupen (B), 1992

 

 

Expositions collectives

-          Dakart, Off-festival, Dakar Senegal, 2004.

-          Salon de Printemps, Luxembourg, 2004

-          ebvk-Ausstellung, Prüm, D,  2003

-          installation video au Centre National de Danse à Montpellier, avec

Bernd Hartung (Berlin) et l’ensemble Felix Ruckert (Berlin), 2002

-          ebvk-Ausstellung, Prüm, D,  2002

-          Propositions d‘artistes , Contretype, Brüssel, B 2002

-          Alep, Syrie, 5ème Festival international de la photographie, sep .2001

-          Charleroi (B), sélection pour le centre d‘art de la province du Hainaut, septembre 2001

-          Centre d‘Art Contemporain du Luxembourg Belge, septembre 2000

-          Leopold-Hösch-Museum, Düren (All.), août 2000

 

 

 

Publications

 

-          „Das Hohe Venn“, livre 1992, en allemand et en français

-          „Willi Filz“, catalogue de l‘exposition personnelle à St. Vith, 1994

-          „Ostbelgien“, livre 2000

publié dans des différentes magazines dans le domaine d’architectures et portrait

 

 

 

 

Prixs et séléctions

 

-          séléction prix international du Rotary, Eupen 2002

-          propositions d‘artistes,  Contertype avec exposition en Mai 2002

-          1er prix triennal des arts plastiques attribué  par la Communauté germanophone, juin 2001

 

 

Collections

 

-          Collection de l‘art contemporain de la province du Hainaut (B)

-          Sammlung der deutschsprachigen Gemeinschaft, B

-          Collections privées

-          Collection de l‘IKOB, Eupen, B

 

 

Reg'ART
Galerie communale
Place Abbé Renard, 1
1420 Braine-l'Alleud
info@braine-lalleud.be

00320(0)2.389.48.70

26/11/2006

Portrait de Saly

entreesaly

Article trouvé sur le web. Des erreurs, des affirmations fausses, quelques vérités. Un portrait de Saly brossé avec parti pris. Je vous le livre tel quel...en ayant juste corrigé les fautes d'orthographe...

 

Les paradis artificiels de Saly

 

Sur la Petite Côte, région la plus touristique du Sénégal, fleurissent les complexes hôteliers destinés à une clientèle européenne. Mais s'ils profitent à l'économie du pays, les paradis pour touristes ne s'intègrent pas forcément bien à leur environnement immédiat. Visite à Saly, le plus ancien de ces microcosmes sénégalais pour toubabs.

 

Un élégant portail sépare la campagne desséchée d'une oasis de verdure. Vous entrez à Saly, paradis pour touristes occidentaux. Ici, à 80 km de Dakar, ce n'est plus vraiment le Sénégal. La chaussée est impeccable, les arbres soignés, le gazon abondamment arrosé. Au carrefour, sur un grand panneau, des noms d'hôtels bardés d'étoiles : le Palm Beach, l'Espadon, le Club Aldiana, les Villas Neptune... Le long des avenues ombragées, les résidents de Saly errent paisiblement. Tous blancs. Femmes en paréos et chapeaux de paille, messieurs au ventre rougissant. Ici, les Noirs sont barmen, serveurs, gardiens, taxis. Plus loin, un " village artisanal " lisse et propret. Rien à voir avec l'habituel souk africain : les prix sont le triple de la ville voisine de Mbour. Et la clientèle ne marchande guère, si ce n'est pour s'offrir le frisson d'un peu de " couleur locale ".

 

En cette fin décembre, l'ambiance est plutôt familiale à Saly. " Les célibataires arrivent quand les familles s'en vont ", raconte Yvette. Cette cadre parisienne est une habituée : c'est la quatrième fois qu'elle vient au Sénégal. " Je paye tout compris au départ de Paris. Les prix sont démocratiques et je n'ai pas le temps d'organiser mes vacances. " Avec le temps, Yvette a noué quelques connaissances à Mbour. Mais, avoue-t-elle, " beaucoup des clients de Saly n'osent pas sortir du village. Ils ont peur que les Sénégalais les sollicitent. " Dans les allées, de discrets gardiens armés de matraques surveillent ce paradis pour blancs. Leur mission : chasser les solliciteurs de tout poil et les guides non inscrits dans les agences locales. Nul besoin de quitter Saly pour se distraire : balades en scooter des mers, pêche au gros, golf, excursions à cheval, cours de djembé sont proposés sur place. Une économie en circuit fermé : même le poisson pêché à Mbour, à 15 km, est acheté par des sociétés dakaroises... avant d'être revendu à Saly.

 

Une économie tournée vers le tourisme

 

Fram, Nouvelles Frontières, Look voyages, Jet Tours... Ce " village " d'hôtels de luxe appartient tout entier aux multinationales européennes. Avec son interminable plage de sable fin, la Petite Côte offre l'avantage d'une baignade sûre. Partout ailleurs au Sénégal, - sauf en Casamance où sévit la guerre civile -, l'océan est dangereux : la " barre " et son rouleau de vagues puissantes déferle en permanence sur les côtes. Installés ici depuis le début des années 80, les grands groupes hôteliers sont la locomotive d'une région toute entière tournée vers le tourisme. " Dans dix ans, ce sera comme la Costa Brava : hôtels, marinas, boîtes de nuit sur toute la Cote ", sourit Charlie, 38 ans, propriétaire d'un petit campement à Mbour. Charlie tire l'essentiel de ses revenus de son travail dans l'immobilier pour un couple d'investisseurs belges. La maison la plus chère mise en vente coûte... 135 millions de francs CFA (762 000 euros). Un prix à l'européenne. Près de 500 à 600 villas sont actuellement en construction sur le territoire de Saly.

 

" La plupart des familles de Mbour ont au moins un parent qui travaille dans le tourisme. C'est une activité qui permet de faire la jonction pendant l'hivernage agricole entre septembre et mars ", raconte Ousmane, 32 ans, cuisinier depuis six ans dans les hôtels de luxe de Saly. Ousmane a commencé par un stage d'un an payé 10 000 francs CFA par mois (15 euros). " Aujourd'hui, les patrons proposent plutôt un contrat d'apprentissage, payé 35 000 francs CFA (50 euros) pendant trois ans ".  À l'issue, l'embauche n'est pas assurée : " Ma sœur a passé 17 ans au Club Aldiana comme journalière. Tu travailles si le patron veut bien. Elle a été embauchée il y a un mois ". Pour 50 000 à 70 000 francs CFA, la moyenne des salaires à Saly. " Parfois, j'arrive à économiser 10 000 ou 20 000 francs CFA dans le mois. Juste de quoi survivre ", déplore Ousmane. Et pas question de se plaindre : " les syndicats sont inactifs, faciles à corrompre. " L'inspection du travail se trouve à Thiès, à 50 km d'ici. Rares sont ceux qui prennent le risque de s'y déplacer pour rien... et de ne plus trouver d'emploi au retour.

 

Pourtant comme un aimant, la ville de Mbour attire des centaines de jeunes en quête de travail... ou d'un beau mariage avec un(e) "toubab(e)" de passage. À la terrasse des cafés de Saly, les prostituées, encore rares en cette saison de vacances en famille, chassent le blanc solitaire. Leur activité est légale au Sénégal. A Mbour, le phénomène a pris une ampleur inconnue ailleurs. " Les jeunes filles de Mbour sont touchées, même les mineures ", affirme Abdou Diatta, enseignant et vice-président de l'Acapes, une association d'éducation populaire. " On s'efforce de les orienter. Mais ce n'est pas facile. Il y a trop de tentations ici, trop de décalage entre les touristes et le niveau de vie local. Le tissu social  en est déstructuré ". Drogue, prostitution, pédophilie, Mbour Info, le journal local, regorge de faits divers sordides. " En juin, nous avons réuni 500 personnes pour une marche contre la pédophilie, après une affaire impliquant des touristes. On ne veut pas de ça ici ", se révolte Abdou Diatta. Mais la majorité des habitants de la Petite Côte, dépendants du tourisme, semblent bien démunis pour en endiguer les redoutables effets pervers.

 

Isabelle Renaud et André Mora

24/11/2006

Viviane Ndour à Saly

Viviane Ndour - La Diva de la soul mbalax


C’est dans les pubs de la station balnéaire de Saly à Mbour, ville qui l’a vue naître, que Viviane a fait ses premiers pas dans la musique. Un jour de 1993 elle a rejoint comme choriste le 'Super Etoile' de Youssou Ndour, groupe le plus populaire du Sénégal. Six ans plus tard, son premier album solo « Entre nous » avec le hit « Sama Néné » est sur toutes les lèvres quelques jours seulement après sa sortie.

Sa musique faite d’un mélange de sonorités traditionnelles et modernes ont fini de l’installer au firmament de la scène musicale Sénégalaise et Africaine. En 1999, Viviane confirme tout son talent avec l’album «Nature» aux mélodies qui mettent en valeur sa voix cristalline et mélodieuse.

L’année suivante, avec son groupe fraîchement créé le "Jolof Band" elle sort un troisième album, "Le Show" et fait son premier World Tour qui l’amène d’Afrique, en Europe et en Amérique. Sa dernière production « Man Diarra » connaît un succès éclatant sur le marché.

A la veille de sa tournée Américaine et Européenne la reine du Jolof Band a bien voulu se confier à votre magazine : Interview exclusive !

221 : Quelles sont tes sources d’inspiration ?
V.N. : Je m’inspire de tout ; mon mari et moi discutons sur des thèmes que nous trouvons intéressants avant d’écrire les textes.
221 : Te considères-tu comme une ambassadrice de la culture Sénégalaise?
V.N. : Je suis Sénégalaise et bien ancrée dans mes valeurs seulement ma musique est faite d’ouverture, de métissage pour mieux toucher tout le
monde, explorer de nouvelles frontières.
221 : Depuis que l’on t’a accusé de plagiat tu as décidé de travailler tes propres textes ?
V.N. : En tant que chanteuse de variétés, j’écoute beaucoup de musiques et je reprends des titres d'autrui, un fait acceptable dans le show-biz à mon avis. On a créé toute une polémique autour du morceau de El hadj Faye je ne m’explique pas pourquoi. Aujourd’hui, si c’était à refaire je n’hésiterai pas; ce n’est ni faute de textes ni de mélodies.
221 : On te reproche ton coté « provoc’ » alors
que tu es une femme mariée ?
V.N. : Lorsqu'on est constamment sous les projecteurs il faut accepter de perdre un peu de son intimité. C'est le prix à payer ; je n’ai pas 40 ans, ne fais pas des chants religieux, je suis jeune et fais de la musique moderne alors ne me demandez pas de ranger mes tenues sexy au placard même si on est au Sénégal. D’ailleurs, je suis consciente d’être un modèle pour beaucoup de jeunes ; Voyez, j’ai adopté les shorts et toutes les filles ont adopté. C’est la grande tendance du moment.
221 : Certains te trouvent superficielle lorsqu’ il
s’agit de défendre tes idées…
V.N. : Je ne suis pas là pour faire des discours interminables ni de la propagande ; j’essaie de convaincre par la qualité de mon travail c’est tout. C’est vrai que je n’ai pas des talents oratoires et j’estime même que je m’améliore avec le temps, n’empêche que j’ai la tête sur les épaules et je dis ce que j’ai à dire.

De but en blanc



221 : Tes origines ?
V.N. : Wolof et Libanais par mon père et Mauritanienne et Bambara par ma mère.
221 : Le prénom Mame Diarra ?
V.N. : Il y 13 ans, Serigne Saliou M’backé m’a converti à l’islam et m’a baptisé ainsi.
221 : Es-tu séductrice ?
V.N. : Dieu m’a ainsi faite et je crois que même vieille, je garderais mon charme.
221 : ce que tu aimerais changer en toi ?
V.N. : Rien !221 : Ta musique à l’extérieur ?
V.N. : J’affiche toujours plein lors des concerts en Europe et aux USA; c’est extraordinaire !
221 : En dehors de la musique une autre passion ?
V.N. : Le cinéma oui, je vous réserve des surprises.
221 : Lequel de tes albums t’a le plus marqué ?
V.N. : Le tout premier ainsi que le dernier Man Diarra qui a été très bien accueilli.
221 : Tes projets ?
V.N. : Une tournée Américaine et Européenne;
l’anniversaire du groupe au mois d’août et plein d’autres surprises.

Raul du Réal de Madrid à Dakar

Raul du Real Madrid au Sénégal pour des actions caritatives (FA0)

L'attaquant et capitaine du Real Madrid, Raul, est attendu la semaine prochaine à Dakar pour une visite de 24 heures marquée par des actions caritaives, selon l'agence de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) dont il est ambassadeur de bonne volonté.

Raul du Real Madrid au Sénégal pour des actions caritatives (FA0)

© BELGA/AG

Raul, 29 ans, doit arriver lundi soir dans la capitale sénégalaise, où il visitera dans la journée de mardi un projet de micro-jardin ainsi qu'une école de football, indique la FAO dans un communiqué. L'attaquant du Real Madrid - Raul Gonzalez Blanco de son nom complet - sera accompagné à Dakar de son épouse et de son manager. Depuis sa nomination comme ambassadeur de bonne volonté de la FAO, en octobre 2004, il soutient l'organisation onusienne "dans son combat pour éradiquer la faim, la malnutrition et la pauvreté".

Ngaparou

plage ngaparou

De Saly, prenez la direction du Nord. Vers la Somone, vers Dakar. Longez l'océan jusqu'au village de Ngaparou. Vous en avez pour une bonne demi heure de marche nonchalante. Là, vous oubliez les hôtels, les clubs, les résidences, les cabanons, les villas de toubabs. Vous êtes dans un village de pêcheurs Lébous. Maisons sénégalaises, pirogues, chèvres sur la plage. Peu ou pas de touristes. Remontez dans le village. Entre plage et route de la Somone. Vous découvrirez de justesse, avant que la station balnéaire de Saly ne s'étende, un endroit typiquement sénégalais. Où la vie coule, jour après jour, sans que le tourisme ai encore gagné trop la bataille de l'authenticité...

21/11/2006

France Gall et le Sénégal

france

Cette interview date de novembre 2002, après la catastrophe du Joola. La négresse blanche se confie à Fodé Sylla :

 

France Gall : C'est une belle idée que le Nord et le Sud se rejoignent à nouveau

Echange direct entre amoureux du Sénégal. Quand la chanteuse rencontre le député européen Fodé Sylla.

 

 

Fodé Sylla. Quelle a été votre première réaction quand vous avez appris le naufrage du Joola ?

 

France Gall. On n'a pas su tout de suite qu'il y avait mille deux cents personnes noyées. Au départ, les chiffres n'étaient pas aussi énormes. Comme après les attentats des Twins Towers, à New York, ce serait bien que la tragédie du Joola participe d'une prise de conscience des Africains aussi énorme que celle vécue par les Américains. Mais je suis pessimiste, parce que les Sénégalais sont des gens qui souffrent déjà beaucoup. Ils sont habitués à la dureté de la vie. C'est un pays où les banques ne fabriquent pas de monnaie par exemple. Il n'y a personne dans le gouvernement qui dit : " Il faut que tout le monde puisse avoir des petites coupures de 500 ou 1 000 francs CFA (1,5 euro). " C'est un détail, mais ça pourrit leur vie. Quand on veut acheter un produit, on ne peut pas rendre la monnaie. Ça freine les échanges économiques de la rue. L'Etat devrait faire en sorte que les rouages tournent. C'est un exemple des dysfonctionnements basiques qu'on rencontre là-bas.

 

 

Fodé Sylla. En même temps, il y a plein d'écrivains, des artistes, des membres de la société civile sénégalaise qui ont commencé à réagir, le président du Sénégal a dit qu'il se sentait responsable... Il n'y a peut-être pas de prise de conscience de la population, mais ne croyez-vous pas qu'il y en a une dans les classes intermédiaires ?

 

France Gall. Il y a bien sûr une prise de conscience des classes intermédiaires et du président Abdoulaye Wade. Mais les gens doivent penser à ce qu'ils vont manger et comment les choses vont se passer dans les vingt-quatre heures qui viennent, comment se soigner, comment se rendre à l'école. Ainsi, il y a peu de transports en commun, les routes sont dans un état lamentable, ajoutez à cela la corruption dans tous les domaines. C'est une chose qui montre l'état général du Sénégal. C'est un pays entier qui veut travailler, qui veut vivre décemment. Les Sénégalais sont des gens très courageux. Et ils sont là à attendre qu'on leur donne du travail. C'est insupportable. Un gouvernement, quel qu'il soit, qui ne donne pas de travail à son peuple, c'est un vrai drame.

 

 

Fodé Sylla. Vous allez souvent au Sénégal ?

 

France Gall. Mon premier voyage là-bas remonte à 1969. Je n'ai pas aimé parce que je n'ai rien compris. J'avais dix-huit ans, j'y suis allée comme n'importe quel touriste. J'ai commencé à sortir mon appareil photo pour prendre des clichés, tout de suite... On m'a fait comprendre qu'on n'avait pas à faire ça. J'ai fait mon éducation directement sur le terrain. Je les comprends tellement maintenant. Le Sénégal, j'y prends mes quartiers d'hiver. Les périodes de Noël sont tellement douloureuses pour moi, que c'est le seul endroit où je peux les vivre sereinement.

 

 

Fodé Sylla. Que faudrait-il faire pour que l'idée d'un bateau pour le Sénégal puisse être crédible ?

 

France Gall. J'aime l'idée que la France soit un pont et aide à ce que le Nord et le Sud se rejoignent. Mais pour que ce projet ne soit pas une goutte d'eau dans l'océan, on devrait avec ce comité pousser les décisionnaires à prendre des mesures concrètes. Il n'y a qu'eux qui peuvent faire quelque chose.

 

 

Fodé Sylla. Quel message avez-vous envie de leur adresser ?

 

France Gall. Il faut que ce bateau fasse du bien aux gens. Le voyage dure sept jours entre Dakar et Ziguinchor. Est-ce que ça ne pourrait pas, par exemple, être un bateau-hôpital ? On pourrait y apprendre des choses, comment éviter d'attraper le sida, comment se protéger du paludisme et beaucoup d'autres choses encore. Il y a là quelques idées et des gens formidables. On tient à ce que ce bateau existe. Peut-être peut-il apporter plus qu'un seul moyen de transport. J'aurai envie de leur dire : " Que ce serait dommage de passer à côté d'une occasion de donner. "

 

Victor Hache/Fode Sylla/L’humanité

 

19/11/2006

Face à la mer

ocean

Tu es face à l’océan. Les vagues viennent chasser les crabes, doucement.

A quoi penses tu ?

Aux pirogues qui griffent l’horizon ?

Au gamin qui lave son cheval ?

A Mamadou qui fait ses ablutions en priant ?

Aux jolies sénégalaises qui jouent et s’éclaboussent en riant ?

Au gros touriste toubab qui se trempe les pieds ?

Aux millions de sachets en plastique qui stagnent entre deux eaux ?

Aux gros chalutiers industriels qui vident la mer au large ?

Aux tankers qui se rincent et polluent inexorablement les côtes ?

A l’espadon qui se bat pour échapper au pêcheur ?

A cette pirogue qui verse et chavire au large de la Mauritanie, qui anéanti le rêve utopique d’Ibrahima et de ses frères immigrés… ?

18/11/2006

C'est la loi!

danslebusrapide

Dans le bus rapide de la société des transports en commun Dakarois monte Aminata.

Aminata est la petite sœur d’Abou, le vendeur de montres de Sandaga.

Son frère lui a téléphoné sur son Nokia pour qu’elle le rejoigne au plus vite.

Aminata habite avec toute la famille dans un appartement vétuste du quartier hlm5.

En bas de chez elle, deux millions de personnes attendent le bus pour descendre en ville.

Tant pis, elle attendra !

Abou l’a supplié de venir vite, le plus vite possible. Avec dix mille cfa.

Mais, les notions de temps sont ce qu’elles sont au Sénégal ; Aminata arrivera quand Allah l’aura voulu.

Enfin, malgré la bousculade, elle parvient à grimper dans le quatrième bus qui s’arrête.

Aminata donne sa pièce et tente d’avancer vers la cabine du minibus.

Il n’y a pas de place assise. De toute façon, les banquettes sont dans un si piteux état qu’elle préfère rester debout, ne pas salir sa jolie robe blanche.

Elle crie quand une grand-mère de mille kilos l’écrase contre un sac de riz et un vieux qui crache et pue.

Le bus s’arrête un million de fois avant de se garer à Sandaga.

Aminata descend au prix d’une bousculade et de jurons qu’elle préfère oublier…

Son frère l’attend à la boutique d’Amadou. Aminata connaît. Elle s’engouffre dans le vieux marché. Deux gendarmes encadrent Abou, entre les piles de tissu ; tous trois assis sur le banc des palabres.

Abou a eu un souci avec des toubabs. Il a voulu leur vendre une Rolex de contrefaçon. Comme il n’avait pas la monnaie, il a dit qu’il allait en chercher…et n’est pas revenu. Le couple de blancs a appelé la gendarmerie. On l’a cherché…et trouvé, caché dans la boutique d’Amadou.

Il faut dix mille pour que les gendarmes oublient…

Aminata pleure. Les gendarmes rigolent, se moquent d’elle.

Elle donne l’argent. Deux billets de cinq mille.

Les gendarmes s’en vont, sans un mot. Juste une petite tape sur l’épaule d’Abou et un clin d’œil.

Maintenant, ce sont les toubabs qui vont assurer le salaire des forces de l’ordre…il est interdit de posséder de la marchandise de contrefaçon…C’est la loi !

 

16/11/2006

Ma nuit chez les Peulhs

fete peul

Si certains tapent sur des bambous et sont numéro un...d'autres tapent sur des bassines en plastique et sont premier au hit parade de mes nuits Africaines...

Le village de Ngonio, à quelques 40 km au nord de St Louis, en s'enfonçant vers le Fouta. Une nuit d'hivernage sans pluie, avec un ciel sans nuage. Avec un ciel constellé de millions d'étoiles dont certaines pousseront le luxe jusqu'à devenir filantes! Rien que pour ton bonheur, pour graver ta mémoire à jamais de cette nuit chez les Peulhs. Diner au feu de bois, à côté de la Rama tendue de bric et de broc par mon copain Olivier et ses chameliers. Une artiste Belge qui joue, qui jongle avec le feu. Une bande de toubabs sympa et puis, surtout: les Peulh. Nos grandes conversations par gestes et par sourires. Les enfants qui te donnent timidement la main et ne la lâche plus. Les troupeaux qui regagnent leur enclos pour la nuit, avec juste un gosse de trois ans pour les cornaker.

Et enfin ce récital de percussions pour bassines et casseroles, ces chants doux et mystérieux...

Enfin, la nuit, quasi nus, étendus sur des nattes. Pas un insecte ne viendra gâcher le sommeil. Le petit matin sera sorcier avec le vieux chef de village allant parler au champs pour qu'il soit fertile et vierge de serpent. Le café touba, les enfants qui s'éveillent avec le sourire de ceux qui sont heureux et fiers que tu sois encore là.

Vivez heureux Peulhs le Ngonio, vous m'avez tant donné, en une nuit!

14/11/2006

Réserve de Bandia

RÉSERVE DE BANDIA : Un exemple réussi de reconstitution de la flore et de la faune
 
bandia2004

La réserve privée de Bandia est un exemple réussi de reconstitution de la flore et de la faune. Située à 65 km de Dakar et à quelques encablures (15 Km) de la station touristique de Saly-portudal, elle a une superficie d’environ 1500 ha entièrement clos qui reçoit annuellement 40 000 visiteurs.

La réserve en elle même contraste avec l’environnement immédiat et constitue à vue d’œil pour les milliers de personnes qui passent par la route nationale Dakar-Mbour, une simple forêt de plantes arbustives. Mais, le regard du passant ne saurait occulter la réussite de l’œuvre humaine. « Une réussite écologique par la régénération surprenante de la flore et la réintroduction de grands mammifères d’Afrique, disparus parfois depuis des siècles, sous la pression démographique et le braconnage », note-t-on. Pour le Conservateur de la réserve de Bandia, M. Cheikh Tidiane Diop, le périmètre de Bandia a été clôturé en 1990. Ce fut d’abord une surface de 400 ha qui a évolué jusqu’à 1500 ha. En somme, note-t-il, « 15 années de chantier qui ont eu pour résultat, ce paradis pour les grands mammifères d’Afrique tels les rhinocéros blancs, les girafes, les oryx, les gazelles, pour ne citer que ceux-là et plus d’une centaine d’espèces d’oiseaux ». « Un travail réalisé par des privés (un Allemand et trois Sénégalais) avec beaucoup d’abnégation et de patience pour un financement à hauteur d’un milliard de nos francs », confie-t-il.

Une forêt urbaine

Pour le visiteur qui compte faire un safari dans « cette forêt urbaine », il est conseillé pour la modique somme de 3000 F CFA pour le Sénégalais et 7000 F CFA pour l’étranger de visiter la réserve en dehors des heures chaudes. Une période durant laquelle, les animaux sauvages sont plus visibles. Pour ceux qui détiennent par dévers eux, un moyen de transport, libres à eux alors de parcourir les dizaines de kilomètres pour découvrir les merveilles de la réserve.

Par contre ceux qui n’en détiennent pas, comme ce fut le cas des membres de la délégation du Groupe recherche environnement et presse (Grep), il faut recourir à la location de véhicules tout terrain dont la location est de 30 000 F CFA pour 90 minutes de Safari voire 120 minutes.

À bord de quatre véhicules tout terrain pouvant contenir huit personnes, il a été aisé pour les membres du Grep de se délecter des yeux, cette nature et cette faune que n’ont le privilège de voir que les populations des grandes forêts, des parcs et autres réserves naturelles.

Pour notre guide Ibrahima Sow, chef de l’équipage du président du Grep, (notre confrère Abdoulaye Barry de la Rts), la majorité des animaux de la réserve proviennent de l’Afrique du Sud. Dans les dédales des pistes de la réserve, nous avons eu la chance de voir les effets de la régénération surprenante de la flore mais aussi plusieurs mammifères que l’on ne voit que dans les documentaires en face d’un poste téléviseur.

Une première leçon à tirer des effets de la régénération de la flore est que la nature reprend ses droits quand la terre est protégée de la main de l’homme. À Bandia, après 16 années de protection du périmètre de 1500 ha, la nature a tissé sa toile et la végétation a repris ses droits. Elle a pris la forme, par endroits, d’une savane arbustive, mais le long de certains cours d’eau, l’on retrouve une forêt-galerie. Il en est de même de forêts peuplées de bambous et d’acacias …

Des espèces de l’Afrique du Sud

Que dire de la faune ? Hormis cette pléiade d’oiseaux, avec l’aide de notre guide, nous avons dénombré une dizaine d’espèces différentes de mammifères pour la plupart herbivores. Ce fut d’abord le grand « Kodou », une grande antilope importée d’Afrique du Sud qui s’est fondue dans la nature à l’approche de notre véhicule. Un peu plus loin, c’est toute une famille de 5 girafes qui se prélassaient sous des arbres. Les girafes de la réserve, à en croire notre guide, viennent de l’Afrique du Sud. Ils sont actuellement une quinzaine dans la réserve.

Pour notre guide Ibrahima Sow, cet animal de la famille des camélidés peut mesurer 5,80 mètres de hauteur et a une durée de vie de 28 ans dans une réserve et un peu moins en liberté dans la nature. Les girafes de la réserve de Bandia sont assez jeunes, 2 voire 3 ans, selon Ibrahima Sow.

Les singes dits « patasses » et les singes « verts » ne se comptent pas dans la réserve, car ils ont vite trouvé en cette réserve un havre de paix face à la pression démographique. Progressivement dans cette visite aux contours de jeu de « cache-cache », nous avons pu découvrir les élans du Cap dont 8 ont été introduits à la réserve.

Aujourd’hui, on en dénombre une centaine, selon notre guide. Il en est de même de l’antilope cheval (hypotrague) ou « Koba », le symbole du parc de Niokolo-Koba qui nous vient du Parc de la région de Tambacounda. On en dénombre aussi une centaine dans la réserve de Bandia. Les impalas ou la gazelle à la patte noire, les autruches, les phacochères, les tortues et les crocodiles sont, entre autres, les animaux que nous avons eu la chance de rencontrer. Les buffles et la paire de rhinocéros ne se sont pas montrés sur notre chemin compte tenu de l’heure de notre visite (15h-18h), explique notre guide.

Bois de village

Le conservateur de la réserve Cheikh Tidiane Diop lors de la séance de travail qu’il a accordée aux membres du Grep a expliqué que la tendance nouvelle au niveau de la réserve est l’introduction d’animaux venant du parc de Niokolo-Koba.

Avec les travaux d’extension de la réserve de Bandia, toutes les zones limitrophes bénéficient de la même protection et le périmètre clôturé va atteindre une surface de 3500 ha tout en préservant les intérêts des populations environnantes.

Pour Cheikh Tidiane Diop, l’édification de la réserve naturelle de Bandia participe à une volonté de sensibiliser, d’éduquer les populations pour une protection de la nature afin de restaurer l’équilibre des écosystèmes. Un travail, selon lui, qui exige beaucoup de patience. Selon le conservateur de la réserve de Bandia, chaque région pourrait s’inspirer de l’exemple de Bandia. Comme d’ailleurs l’a préconisé le chef de l’Etat Me Abdoulaye Wade pour la réalisation de bois villageois. « Contrairement à ce qui a été fait à Bandia, les bois villageois prendraient 4 voire 5 années pour prendre leur aspect naturel », conseille-t-il. Il s’agira de trouver un juste milieu afin de s’entendre avec les populations pour agir dans le sens de l’intérêt de tous, admet-il.

 Babacar Bachir Sané/Le Soleil

12/11/2006

J'ai gagné!

visage

Salamalekoum

Nangadeff ?

Je m’appelle Aziz ! Je suis Sénégalais ! Woloff, de Pikine, dans la banlieue de dakar.

Je suis né le 15 avril 1979 de Awa Bâ et de Mamadou Ndiaye, respectivement ma mère et mon père.

J’ai deux sœurs, de même mère, de même père : Abi et Aminata.

Mes ancêtres sont Woloff et Mauritaniens, je suis Musulman.

J’ai embarqué à Mbour, sur une pirogue le 17 janvier 2006 avec 21 frères Sénégalais, Maliens, Guinéens.

Je désirais, plus que tout, gagner la France, travailler, gagner de l’argent, gagner, enfin…

Je suis tombé à l’eau au large des côtes de Ténérife.

J’ai gagné le paradis d’Allah.

11/11/2006

Allo, Ali?

accidentdame

« Allo, Ali ?

Waaw ! C’est Awa quoi !

Salamalekoum

Nangadeff ?

Waaw !

Heu…Ali !?!...J’ai en un accident. Waaw ! Un accident ! Waaw ! Avec la voiture quoi. Waaw ! Amoul solo ! Je n’ai rien ! Waaw ! Tu t’en fiches !?! Waaw ! Quoi la voiture ? Waaw, elle est un peu cassée quoi. Waaw. Deedeet, elle ne roule plus. Waaw ! Ne crie pas comme ça quoi, tu fais mal aux oreilles ! Deedeet. Ben quoi, je roulais sur la corniche. Waaw ! Et il y a un âne qui a traversé ! Waaw, un âne quoi ! J’ai freiné…mais avec la pédale droite quoi…Waaw, Si j’ai appelé la gendarmerie ? Waaw ! Ils sont là ! Ils se marrent… Waaw ! Dis, Ali ? On est assuré ? Deedeet ?!? Et pourquoi on n’est pas assuré ? Waaw ! Bon, je fais quoi là quoi ? Allo ! Ali ?

Ali ?

Tut tut tut tut tut…Bienvenue sur le réseau Alizé… »

07/11/2006

Jolie Marème

joliemareme

Certains d'entre vous la connaissent...C'est Marème!

Le cordon bleu, la fée du logis, de la maison de Saly...

Marème de Gd Mbour, Marème de Dakar, Marème la Woloff, Marème l'Amie!

Ba bennen Marème