31/01/2007

La Somone

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Embouchure de La Somone. L'actualité tournant en rond autour des présidentielles, du football et des émigrants...plus des faits divers habituels, je continue mes interludes par des images du Sénégal...

Daouda Diakhate

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Petit interlude en forme de clin d'oeil à une amie Peulh, ce tableau de Daouda Diakhate (Mbour): "Femmes Peulh"

27/01/2007

Tourisme: 2 bonnes nouvelles!

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Enfin deux bonnes nouvelles en matière de tourisme!

Le Sénégal gèle l'obligation de visa pour rentrer sur son sol et réduit la TVA de 18 à 10% pour le tourisme!

Le Premier ministre sénégalais  Macky Sall a annoncé vendredi un taux modéré de la valeur ajoutée  (TVA) autour de 10% dans le secteur du tourisme en 2007.  

     "Pour la TVA sur le tourisme, le gouvernement a déjà posé au  niveau de l'UEMOA, la question de la baisse. Courant 2007, ce sera un taux modéré autour de 10%", a-t-il indiqué lors d'une réunion  sur la Stratégie Nationale de Croissance Accélérée (SCA, 2007-2010) . 

     Depuis huit ans, le Sénégal applique un taux unique de TVA de  18% sur les produits et services concernés. Ainsi des secteurs  nationaux, comme le tourisme local, qui était à des taux de TVA  inférieurs ont subi des distorsions et une perte de compétitivité  face à la concurrence. 

     Cette réforme fiscale a été faite en application de la  directive du Conseil des ministres de l'UEMOA du 22 décembre 1998  portant harmonisation des législations des Etats membres en  matière de TVA. 

     En plus de cette baisse du taux de TVA, le Premier ministre a  annoncé le gel de la mesure qui devait imposer un visa d'entrée au Sénégal aux touristes étrangers.  

     Le tourisme est partie intégrante de la Stratégie de Croissance Accélérée qui repose sur des grappes porteuses de croissance et  d'emplois, tirées de secteurs plus ou moins compétitifs :  agriculture et agrobusiness (75.000 emplois qualifiés projetés),  TIC et téléservices (120.000 emplois), tourisme, industries  culturelles et artisanat d'art (40.000 emplois), confection et  textile (130.000 emplois) et produits de la mer et aquaculture. 

     D'ici trois ans, les objectifs attendus de la SCA visent à  installer le Sénégal dans le camp des pays émergents, en portant  sur la longue période le taux croissance à 7-8%. Il s'agira de  doubler le Produit intérieur brut sur 10 ans et le PIB par  habitant sur 15 ans.

22/01/2007

Se méfier des terrains à vendre...

Une anecdote, comme tant d'autres... Acheter au Sénégal, c'est bien...mais pas n'importe quoi, n'importe comment et à n'importe qui!

villa construction

Saly UN Ressortissant français poursuivi pour occupation illégale de terrain


GEORGES GARCIA, un retraité français, a été jugé par le tribunal correctionnel de Thiès pour occupation illégale de terrain à Saly. En France à l’époque, il avait acheté un terrain par l’intermédiaire de son compatriote Bernard Dousse. De retour au Sénégal, il entame les travaux mais a été sommé par le propriétaire d’arrêter les travaux puisque la parcelle n’a jamais été vendue. L’affaire avait été jugée la première fois par défaut et Georges Garcia condamné à trois mois assortis du sursis et 300.000frs de dommages et intérêts.

Georges Garcia a-t-il joué d’imprudence en achetant ce terrain qu’il n’a jamais vu, par l’intermédiaire de son compatriote ? Bernard Dousse a fait la transaction avec le neveu du propriétaire sans procuration ni acte administratif. Interrogé par les enquêteurs, le neveu a toujours soutenu n’avoir pas vendu de parcelle à Bernard Dousse ou à qui que ce soit. Maître Fadel Fall, avocat de la partie civile, s’interroge : «Peut-on vendre quelque chose qui ne nous appartient pas?» Pour lui, les transactions entre le neveu du propriétaire et Bernard Dousse ne les concernent pas. Et personne ne peut affirmer qu’au moment de la vente, le neveu était le propriétaire de la parcelle. Subtilement, il veut faire porter le chapeau à Bernard Dousse qui a dû faire croire à Georges Garcia que le terrain lui appartenait. Or, explique l’avocat, la parcelle appartient à Mamadou Sow comme l’atteste l’acte administratif du conseil rural de Malicounda délivré en 1996. Ajoutant que le sieur Garcia doit l’apprendre à ses dépens. De ce fait, selon la partie civile, Georges Garcia tombe sous le coup de la loi pénale. La défense, par Maître Ndiaye, a plaidé la relaxe, puisque que son client n’occupe pas la parcelle de Mamadou Bâ ; tout en exhibant un acte administratif délivré par Bernard Dousse et qui ne comporte aucun numéro. La défense indique que son client a acheté de bonne foi et se pose la question suivante : «Comment une autorité peut-elle délivrer un tel titre ?» Avant de s’en prendre à cette même autorité pour dénoncer la situation qui prévaut dans cette localité. Et d’inviter les juridictions compétentes à mettre fin à cette anarchie. Le 30 janvier prochain, Georges Garcia sera édifié sur son sort.

 

21/01/2007

Imagine...

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John Lennon - Imagine

Imagine que le paradis n’existe pas

C’est facile si tu essayes

Aucun enfer sous nos pieds

Au-dessus de nous seulement le ciel

Imagine tout le monde

Vivant dans le présent...

 

Imagine aucun pays

Ce n’est pas si difficile que ça

Rien pour tuer, aucune raison de mourir

Et aucune religion non plus

Imagine tout le monde

Vivant en paix...

 

Imagine aucune conquête

Je me demande si tu en es capable

Aucun besoin d’avidité ni de désir

Dans une fraternité

Imagine tous les gens

Partageant le monde...

 

Tu peux me prendre pour un rêveur

Mais alors je ne suis pas le seul

J’espère qu’un jour tu seras des nôtres

Et le monde sera uni

17/01/2007

Sénégal oriental

Escapade au Sénégal oriental

Du Sénégal, on connaît surtout les plages de la côte atlantique.

 

mimontagnebedick

 

Forêts tropicales luxuriantes, terres désertiques et calme indolent des villages de pêcheurs, le Sénégal et la Gambie captivent les voyageurs par leur diversité de paysages, d’ambiances et de saveurs. Des marchés animés aux mélodies de la kora, ce guide vous donne toutes les clés pour réussir votre voyage, en solo ou en famille.

 

A ne pas manquer

• Les lions du parc national du Niokolo-Koba, plus grande réserve naturelle du Sénégal.
• Un bain rafraîchissant sous la cascade de Dindefelo.
• Une randonnée solitaire dans les forêts du pays bassari et la visite des petits villages bédik.

 

Il faut un certain courage pour braver la route sans fin, cahoteuse et pleine d’ornières, qui relie Dakar à Tambacounda dans l’est du pays, mais le jeu en vaut la chandelle. Après avoir traversé la savane émaillée de buissons et de baobabs, on atteint l’un des joyaux du Sénégal, qui reste farouchement en retrait : les paysages vallonnés du pays bassari, au Sud-Est. Les plateaux escarpés, les cascades cachées au milieu des montagnes et les forêts luxuriantes de cette région offrent un contraste saisissant avec les plaines qui s’étendent dans le reste du pays.

Une culture riche
La différence de cette région s’exprime aussi à travers sa culture. Dans les collines se nichent les minuscules villages bassari, bédik et peuls (foula), hameaux reculés où les traditions sont restées très vivaces, et qu’il vaut mieux visiter accompagné d’un guide. Les communautés qui vivent là sont surtout connues pour leurs spectaculaires cérémonies d’initiation. Avec un peu de chance, et pour peu que vous soyez introduit, vous verrez peut-être ces danses rituelles au cours desquelles les danseurs se parent de masques aux couleurs vives.

Le parc national du Niokolo-Koba

Le Sénégal oriental compte également la principale réserve naturelle du pays, le gigantesque parc national du Niokolo-Koba. C’est l’un des rares parcs d’Afrique de l’Ouest où vivent lions, éléphants et une foule d’autres grands mammifères. Sachez toutefois que les apercevoir tient du miracle. Il est bien plus probable que vous tombiez sur un lion assoupi lors d’une promenade en voiture très matinale dans le parc plutôt qu’en circuit organisé. Les amoureux des oiseaux y trouveront en revanche leur compte. Il existe tant d’espèces extraordinaires que même ceux que ces animaux n’intéressent guère se surprendront à chausser des jumelles pour scruter la cime des arbres et les observer.   

Lonely Planet nouveau guide 2007

 

15/01/2007

photos du Sénégal

mailphoto

13/01/2007

Ecoute, lis, regarde!

clandestin

Le drame des immigrés. Sobre, beau, efficace: http://www.studiosankara.com/sunugaal.html

10/01/2007

Visa obligatoire pour le Sénégal

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Le Sénégal exigera désormais un visa d'entrée aux ressortissants de l'Union européenne souhaitant fouler son sol, a confirmé lundi soir l'ambassadeur sénégalais Mame Balla Sy à la presse européenne accréditée à Bruxelles.

Cette loi, récemment votée par l'Assemblée nationale, vient d'être promulguée par le président Abdoulaye Wade. Dakar avait décidé, en 1996, de dispenser de visas les ressortissants européens dans le souci d'attirer les hommes d'affaires et les touristes.

M. Sy a expliqué que cette décision a été prise dans un souci d'harmonisation des politiques en cours au sein de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et qu'elle obéit aussi aux règles de la réciprocité parce que l'absence de visa d'entrée dans les pays européens pour les Sénégalais relève plutôt de l'exception.

L'exigence de visa d'entrée au Sénégal pour les Européens aurait dû entrer en application à partir du 1er janvier 2007, mais la mesure a été différée afin de permettre à la partie sénégalaise de mesurer l'incidence juridique qu'elle pourrait avoir sur les relations entre le Sénégal et les pays concernés.

En clair, a précisé l'ambassadeur, Dakar entend tenir compte des accords bilatéraux signés en matière de visa, notamment avec la France, l'ancienne puissance coloniale, voulant signifier par là que les Français restent exemptés de visa pour entrer en territoire sénégalais.

Toutefois, les représentants du secteur du Tourisme jugent cette mesure "unilatérale et inappropriée et à terme nuisible" à l'activité touristique en direction du Sénégal.

Selon un rapport de la Banque mondiale (BM), le Tourisme est l'une des principales sources de revenus en devises pour l'économie sénégalaise avec la pêche, l'arachide et les phosphates.

Le Sénégal est un des rares pays africains à ne pas réclamer le visa aux voyageurs européens se rendant dans le pays, alors que la RD Congo, par exemple, exige 80 euros (plus de 100 dollars) aux Européens, y compris aux ressortissants de la Belgique, l'ancienne puissance coloniale.


08/01/2007

Nouvel album d'Ismaël Lô

“ SENEGAL ”, NOUVEL ALBUM DE ISMAEL LO : Des chansons pour apaiser les chœurs
ismael

Cela faisait cinq longues années que Ismaël Lô n’avait pas sorti de disque. Depuis “ Dabakh ”, un hommage au vénéré guide religieux sénégalais Abdou Aziz Sy disparu en 1997, Iso (comme on le surnomme) s’était fait discret, très discret même, au point que certains se demandant s’il vit réellement au Sénégal.

Toujours entre deux avions, guitare et harmonica en bandoulière, Ismaël Lô parcourt la planète, semant sa musique acoustique aux quatre coins du monde. Et quand il est à Dakar, celui que les critiques occidentaux ont surnommé le “ Bob Dylan sénégalais ” profite de la quiétude de sa maison, dans le paisible quartier de Sacré Cœur 3, entouré de sa famille et de ses amis. C’est là où il compose, écrit et enregistre dans son studio situé juste au-dessus, à l’étage. Loin de l’étau oppressant du “ star-system ” et des potins des médiats people, il mène une vie tranquille ponctuée de virées à l’étranger et de quelques rares concerts au pays.

Dans le salon où il nous a reçu il y a quelques jours, trône un tableau qu’il a lui-même peint. Ses toiles colorées tapissent plusieurs endroits de la maison : le petit salon juste à l’entrée, les murs de la grande cour, les escaliers… Iso n’est pas seulement musicien, il est aussi peintre. Il a réalisé des dizaines d’œuvres qui n’ont rien à envier à celles des grands maîtres sénégalais. “ Peut-être qu’un jour je vais exposer mes tableaux dans une galerie de la place ”, lâche-t-il au détour de notre entretien.

Cet amour pour les arts plastiques se reflète sur la pochette de son nouvel album de quatorze titres, le 22ème depuis qu’il se produit en solo après son compagnonnage avec le « Super Diamono » de Dakar où il chantait aux côtés de Omar Pène. Il y pose avec, en toile de fond, une belle œuvre d’art. Le CD, tout simplement intitulé “ Sénégal ”, est le condensé de toute l’expérience musicale que le chanteur a accumulée ces vingt dernières années.

La particularité des chansons de Ismaël Lô, ce sont les textes bien écrits qui évoquent des thèmes de la vie quotidienne. “ Ces textes, je les écris moi-même avec l’aide d’amis et j’essaie d’y mettre tout le sérieux possible ”, explique le chanteur. Au moment où bon nombre d’artistes sénégalais s’adonnent à la facilité, enchaînant cassettes sur cassettes et remplissant leurs chansons de textes sans consistance, Iso, lui, a fait le pari de “ parler de l’essentiel ”, de ce qui préoccupe ses compatriotes. Une musique élitiste ? Non, répond-il. Et il enchaîne : “ On me dit parfois que je fais une musique pour une certaine frange de la population, mais moi je considère que mes chansons s’adressent à tout le monde. Seulement, je suis très perfectionniste ”. Cela se sent dans son disque “ Sénégal ” où on note plein de mélodies et peu de rythmiques endiablées, comme cela se remarque dans le mbalakh “ pur et dur ” actuellement en vogue. C’est peut-être pour cela que les chansons de Iso Lô passent peu dans les émissions musicales des stations FM dakaroises. “ J’ai envie de proposer autre chose aux Sénégalais. Depuis « Tadiabone », qui m’a fait connaître à travers le monde (et qui a été repris dans le nouveau disque, ndr), je me concentre sur ce style avec lequel j’ai commencé. Mes chansons sont comme mes enfants et je les prends comme elles arrivent. Et puis, je respecte tellement mon public que je ne lui servirai jamais n’importe quoi ”, poursuit-il.

Les larmes aux yeux

Ismaël Lô est un artiste qui aime prendre son temps, à l’image d’un Francis Cabrel qui sort un album tous les cinq ou six ans. Dans “ Sénégal ”, il rend un hommage pathétique aux quelques deux mille victimes du naufrage du bateau “ Le Joola ” survenu en septembre 2002 aux larges de la Gambie.

“ Je pense qu’il ne faut pas juste se contenter de dénoncer, mais pousser les autorités à sanctionner tous ceux qui ont une part de responsabilité dans cette catastrophe ”, avance-t-il. Cette chanson, il l’avait écrite deux semaines après le naufrage et à chaque anniversaire du drame, il voulait la donner aux radios. Mais ce n’en qu’en 2006 qu’il se décida à la mettre dans un disque.

“ Rien que de penser à la mort atroce de ces milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, j’ai les larmes aux yeux ”. La musique du titre “ Joola ”, jouée sur un tempo reggae, dégage une émotion renforcée par la voix de Iso Lô et le jeu très sobre des instruments à vent. Un tempo reggae qu’on retrouve tout au long du disque, par exemple dans “ Plus je fais ci, plus je fais ça ”.

Autre thème qui tient à cœur Ismaël Lô, la paix sociale. En cette période indécise où l’effervescence de la pré-campagne électorale semble raviver les tensions, le chanteur tance les acteurs politiques et semble leur dire : “ Ce pays nous appartient, ne le brûlez surtout pas ! ”

Dans le titre “ Manko ”, il se fait messager de la paix. Lui qui se dit apolitique est bien placé pour “ donner ” une petite leçon de civisme à ceux qui aspirent à diriger le Sénégal. “ Les leaders politiques ignorent parfois que ce sont les populations qui élisent, donc qui sanctionnent ceux qui n’honorent pas leurs engagements. Dans ce pays, j’ai l’impression que tout le monde veut être président de la République ”, lance-t-il.

Son appel est clair : concertez-vous, unissez-vous pour le bien du pays et évitez les querelles politiciennes et crypto-personnelles, qui ne mèneront le pays nulle part ! “ Les mots de cette chanson sont sincères et je les ai puisés du fond de mon cœur, car je ne voudrais pas que l’irréparable se produise au Sénégal ”, poursuit Ismaël Lô.

En tout, cela donne une musique très plaisante à écouter, assez bien rythmée et qui invite à une danse langoureuse. Les jolis chœurs de Olisa et de Queen Etiéme donnent une autre consistance à la chanson qui, si elle fait l’objet d’un clip, pourrait bien “ ouvrir ” les yeux à nos hommes et femmes politiques.

Comme pour prolonger les paroles de “ Africa Démocratie ”, l’un des titres de son avant-dernier disque, Ismaël Lô exprime à sa manière un engagement qu’il cultive depuis de nombreuses années. C’est cet engagement qui le pousse à fustiger la fameuse politique d’immigration choisie prônée par l’actuel ministre français de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy.

Même si ses propos tenus dans une interview accordée à Rfi avaient été mal interprétés, il demeure convaincu que la France devrait avoir une autre attitude face aux Africains, qui viennent sur son territoire, ne serait-ce que par rapport aux sacrifices des soldats noirs lors de la deuxième Guerre mondiale.

Dans l’album “ Sénégal ”, Ismaël Lô défend d’autres causes tout aussi nobles, comme celle des “ bonnes ” (« Mbindane »), ces femmes taillables et corvéables à merci et qui perçoivent un maigre salaire. Il rend également hommage à tous les ouvriers de la terre et aux paysans qui s’échinent dans les champs.

Iso dédie aussi une chanson à sa maman et à ses deux filles Marie et Dada qu’il n’a presque pas vues grandir, lui qui passe une bonne partie de l’année en tournée.

Le tout donne un disque à la musique épurée où l’on sent diverses influences. Cela nous change bien de cette cacophonie ambiante diffusée en boucle sur la bande FM et qu’on ose appeler “ musique sénégalaise ”.

MODOU MAMOUNE FAYE

07/01/2007

8 chiffres pour le téléphone

NUMÉRO TÉLÉPHONIQUE : Le Sénégal passe de 7 À 8 chiffres en juillet

L'Agence nationale de régulation des télécommunications et des postes a organisé hier une rencontre en vue de la mise en place du nouveau plan national de numérotation aussi bien au niveau de la téléphonie fixe que du mobile. Son Directeur général, Daniel Seck, a profité de l'occasion pour annoncer la date du 01 juillet comme jour de passage de sept (7) à huit (8) chiffres.

 

Source : Le Matin

 

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"Un plan de numérotation à 8 chiffres offre une capacité théorique de 100 millions de numéros contre 10 millions pour celui précédent, c'est-à-dire avec les 7 chiffres". C'est en ces termes que le Directeur général de l'Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp) s'est adressé à l'assemblée à l'occasion de la journée de restitution de l'évolution du plan national de numérotation. Il a aussi ajouté: "il est important de souligner qu'avec le rythme de progression actuel qui est de 250.000 nouveaux abonnés par mois, le plan actuel sera saturé en 08 mois", d'où, poursuit-il, "la nécessité d'adopter un nouveau plan dès le 01 juillet pour parer éventuellement au risque de saturation". De ce fait, dit-il, "le nouveau plan permettra l'introduction de nouveaux opérateurs et de nouveaux services avec la possibilité de mettre en réserve une quantité suffisante de ressources de numérotation". De même, souligne le responsable de l'Artp, "la structure qui sera proposée offre aux usagers une visibilité géographique et tarifaire ainsi qu'une visibilité des prestataires de services".

 

 

 

Pour cela, estime le directeur, "il est souhaitable de conserver, autant que possible, la structure actuelle des numéros d'abonnés existants, afin d'éviter d'embarrasser les usagers lors des opérations de changement de plan de numérotation". Ainsi, pour faciliter la tâche aux bénéficiaires, "il s'agit d'adopter les numéros qui sont conformes à la nouvelle structure ou, pour les autres, de procéder par ajout d'un chiffre devant le numéro existant sans changer ce dernier". Pour ce faire, explique Alpha Abdoulaye Thiam, chef de service saisi des opérations à la direction technique de l'Artp, " il suffira simplement d'ajouter le chiffre 2 pour la téléphonie fixe et 7 pour le réseau mobile, ce qui fait que le numéro 822 97 76 deviendra 28 22 97 76 et le 450 46 08 sera 74 50 46 08". Revenant sur les caractéristiques de ce nouveau plan, M. Thiam estime qu'il "couvre un horizon de 20 ans contre 10 pour l'ancien avec une réserve de 30 millions au niveau des prévisions". Ainsi, pour la mise en oeuvre de cette nouvelle donne, un chronogramme a été établi entre janvier et juillet, contenant entre autres des campagnes de communications, des planifications tests et le basculement prévu dans la nuit du samedi 30 juin au dimanche 1er juillet 2007. Concernant le coût de cette opération, Mactar Fall, Directeur technique à l'Artp, a voulu rassurer les consommateurs. En effet, selon lui, "les tarifs ne vont pas changer, car l'objectif est plutôt technique, elle évite les désagréments ainsi que la dénumérotation".

04/01/2007

Casse tête chinois au Sénégal

palaiswade

 

Sénégal: Aéroport de Diass, autoroute à péage , le casse-tête chinois

 

Wal Fadjri (Dakar)

Johnson Mbengue

 

Les partenaires chinois ne savent plus à quel Etat se vouer. En effet, après l'incarcération de Bara Tall, Pdg de Jean Lefébvre-Sénégal (Jls), ils viennent de subir un second revers à travers le marché de la construction de l'aéroport international Blaise Diagne de Diass.

 

'On parle beaucoup de Taïwan (notamment les fonds taïwanais transférés à Chypre) que l'Etat a tourné le dos pour se rapprocher de la Chine. Aujourd'hui, cette dernière est remontée surtout par rapport à l'appel d'offres. Les Chinois ont été frustrés de la façon dont ils ont été traités dans le marché de la construction de l'aéroport de Diass', croit savoir une source proche des milieux diplomatiques.

 

 

Dans l'appel d'offres relatif à la construction du nouvel aéroport Blaise Diagne de Diass, le consortium Zakhem/Etat chinois n'a pas été retenu. Alors qu'il était sorti premier devant le Groupe saoudien Ben Laden. L'attribution dudit marché est jugée viciée. En effet, le consortium Zakhem/Etat chinois est sorti en tête de l'appel d'offres non seulement grâce à la viabilité technique de son offre, mais aussi puisqu'il est moins disant de près de 100 millions de dollars, soit 55 milliards de francs environ. Et, quand le consortium proposait la réalisation du nouvel aéroport pour un montant de 200 millions de dollars (soit près de 110 milliards de francs Cfa), le groupe saoudien faisait une proposition de près de 300 millions de dollars (165 milliards de francs Cfa). Il s'y ajoute que le consortium avait déjà mis sur la table quelque 180 millions de dollars (près de 100 milliards de francs) correspondant au financement de 90 % du projet, alors que le Groupe Ben Laden n'avait pu boucler son financement et ne pouvait mettre sur la table, dans l'immédiat, que 80 millions de dollars (environ 44 milliards de francs) sur les 300 demandés. 'Il apparaît désormais que cet appel d'offres a été conduit en totale illégalité. Lequel appel d'offre rappellerait certaines pratiques déjà en exergue lors des chantiers de chantier. Le prétexte d'une intervention politique ne peut se faire et s'exprimer que sur des appels d'offres qui ont été conduits dans la légalité. Au vu des résultats de la consultation, il est une chose certaine que le Groupe saoudien Ben Laden est d'ores et déjà éliminé. Mais comme on est au Sénégal, on peut s'attendre à tout dans les marchés publics', regrette-t-on.

 

Des commissions de près de 20 milliards de francs ont été prévues dans le cadre de ce marché. 'Les commissions ne constituent pas un acte illégal. Quand on rend un service, on s'attend à être rémunéré. Dans le monde des affaires il y a des gens qui ne vivent que par les commissions', soutient une source proche des pouvoirs publics.

 

L'homme d'affaires, Pierre Aïm, serait impliqué dans ce dossier. Celui-là même qui avait touché une commission dans le cadre des fonds taïwanais relatés par l'hebdomadaire Le Témoin. Un de ses amis établis à Dakar est catégorique : 'Pierre n'est pas concerné dans cette affaire. D'ailleurs, entre lui et le président Wade ce n'est pas le parfait amour à cause des fonds taïwanais', révèle un ami de Pierre.

 

Il reste cependant que le marché de l'aéroport de Diass a fait ses bienheureux collatéraux.

 

En ce qui concerne l'autoroute à péage, le patron de Jls a noué un consortium avec Henan-Chine pour la réalisation de ce grand projet du chef de l'Etat. Bara Tall avait déjoué les pronostics pour trouver un partenaire stratégique du côté de la Chine. C'est ce qu'a fait Zakhem avec l'Etat chinois.

 

Quelques mois après le début des travaux, en juillet 2005, le Pdg de Jls a été arrêté, le 21 novembre dernier. A l'origine, les fameux chantiers de Thiès. Ce qui a provoqué l'inquiétude au sein des employés de Jean Lefebvre-Sénégal, et par ricochet Henan-Chine. Une inquiétude accentuée par des informations selon lesquelles les employés de Jls ont arrêté les travaux pour réclamer la libération de Bara Tall, le seul qui pouvait s'engager auprès des fournisseurs du Groupement Jls-Henan Chine.

 

Selon des sources proches de l'entreprise chinoise, la mise en demeure envoyée par l'Agence nationale chargée de la promotion de l'investissement et des grands travaux (Apix) à la direction de Jean Lefebvre a précipité l'inquiétude du partenaire asiatique. Henan-Chine a saisi, à son tour, Jls pour savoir les tenants et aboutissants de cette mise en demeure. Alors que le chantier n'est pas à l'arrêt mais au ralenti. A cause de l'arrestation du Pdg de Jls, les travaux qui devaient être livrés le 15 février 2007 le seront finalement à date échue : le 30 mai 2007, selon le contrat qui lie l'Etat du Sénégal au Groupement Jls-Henan Chine. Le partenaire chinois veille cependant au grain.

 

 

Par ailleurs, contrairement à l'autoroute à péage, la réalisation du nouvel aéroport de Diass n'a jamais reçu l'onction des partenaires au développement, notamment de la Banque mondiale. Ce qui a poussé l'Etat sénégalais à se tourner vers les Redevances pour le développement des infrastructures aéroportuaires (Rdia) pour trouver une contrepartie financière estimée à 40 milliards de francs.

 

Pour un projet parfaitement ficelé, l'autoroute à péage a reçu l'appui financier de la Banque mondiale. 'Il a été conçu en rapport avec d'autres projets structurants telle que la plate-forme de Diamniadio. C'est pourquoi les partenaires au développement ont accepté de mettre leur argent', expliquait Madani Tall, le directeur des Opérations de la Banque mondiale pour le Cap-Vert, la Gambie, la Guinée-Bissau, le Niger et le Sénégal.

 

Pour convaincre de la nécessité d'une telle infrastructure, le représentant de la Banque mondiale au Sénégal trouvait que 's'il n'y avait qu'un seul projet à réaliser au Sénégal, ça devrait être celui de l'autoroute Dakar-Diamniadio'.