26/02/2007

Wade président?

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Le président sortant, Abdoulaye Wade sortirait vainqueur dès le premier tour des élections présidentielles au Sénégal avec un score de plus de 55%. Ce qui éviterait un second tour. C'est, du moins, ce qui ressort des premiers dépouillements et des déclarations des proches de Maître Wade...

25/02/2007

Elections ce dimanche

Participation massive et calme général pour la présidentielle au Sénégal

Dakar (Sénégal) Les opérations de vote qui ont démarré depuis dimanche à 8 H (TU) dans tous les centres ouverts à cet effet, se déroulent normalement sur l'ensemble du territoire sénégalais, ont constaté tous les envoyés spéciaux des médias.

Source : APAnews.

 

Les Sénégalais sont sortis massivement pour accomplir leur devoir de citoyen, observant partout une stricte discipline dans les longues queues qui se sont formées devant les bureaux.

Le même calme a marqué la journée de samedi, au lendemain de la clôture de la campagne électorale, vendredi à zéro heure.

Aucun incident n'a été signalé dans les 11 régions du pays en cette journée « tampon ».

Parmi les mesures de sécurité prises par les autorités, on relève notamment l'interdiction faite aux véhicules de transports de circuler, le jour vote, d'une région à une autre, avec des voyageurs à bord.

Il s'agit, par cette interdiction d'empêcher des déplacements de personnes malveillantes, qui pourraient être tentées par des votes multiples.

Cette disposition régulièrement reconduite depuis plusieurs années, à chaque consultation électorale ne semble plus avoir d'intérêt majeur, si elle ne concerne que la prévention des fraudes, estiment les Sénégalais.

En effet, le système est si bien vérouillé que le risque de votes multiples par personne "est de l'ordre de zéro", selon les autorités.

Plus de 400 journalistes d'Afrique, d'Europe, d'Asie et d'Amérique, ont été accrédités pour la couverture de l'élection présidentielle pour laquelle 15 candidats sont en lice.

Par ailleurs, dans certaines zones de la ville de Dakar, des populations se sont approvisionnées dans les marchés pour éviter toute mauvaise surprise.

La responsable d'une agence de voyage a déclaré à une radio locale, que de nombreux étrangers ont acheté des billets d'avion au cas où.

Les Etats-Unis ont demandé à leurs ressortissants d'éviter de se rendre au Sénégal pendant les deux semaines qui vont suivre l'élection présidentielle.

La président sortant, Abdoulaye Wade a sévèrement mis en garde ses opposants contre tout « trouble à l'ordre public ».

Ceux-ci avaient menacé, à plusieurs reprises, de descendre dans la rue "si Wade gagne au premier tour".

La dernière élection présidentielle au Sénégal a eu lieu en mars 2000.

Elle a été marquée par la victoire du président Wade contre l'ancien président Abdou Diouf alors au pouvoir depuis 1981.

Environ 5 millions de sénégalais des deux sexes se sont inscrits pour ce scrutin présidentiel à deux tours.

24/02/2007

Elections présidentielles

Le Sénégal aux urnes dimanche

(AP)

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Près de cinq millions de Sénégalais sont appelés aux urnes dimanche, pour un scrutin qui voit le président sortant Abdoulaye Wade, 80 ans, en lice face à 14 autres candidats. Son principal rival est son ancien Premier ministre Idrissa Seck, un temps considéré comme son dauphin potentiel avant d'être jeté en prison et de devenir le plus virulent de ses opposants.

Critiqué pour ses projets de construction pharaoniques alors que la moitié des 12 millions de Sénégalais sont au chômage et que des milliers d'entre eux risquent leur vie à bord d'embarcations de fortune pour gagner l'Europe, Wade, surnommé "gorgui", terme respectueux qui en wolof désigne l'"ancien", affirme que la question de son âge n'en est pas une, bien qu'ayant dix ans de plus que le plus vieux de ses rivaux. "Le grand âge n'est pas une maladie, c'est une étape dans la vie", déclarait-il récemment à l'Associated Press, jugeant qu'aucun journaliste africain ne poserait ce genre de question car "ça n'est pas comme cela que les Africains pensent".

En 2000, surfant sur la vague "sopi" ("changement"), Wade, éternel opposant depuis 30 ans, quatre fois candidat malheureux à la présidence avait été élu dans un raz-de-marée, déboulonnant le Parti socialiste aux commandes du pays depuis 40 ans en mobilisant notamment cette jeunesse laissée pour compte dans un pays où 40% de la population a moins de 14 ans...

Depuis, le slogan du "sopi" s'est retourné contre lui, Idrissa Seck appelant notamment les Sénégalais à voter pour le "véritable changement".

Premier ministre désigné en novembre 2002, Seck était limogé 15 mois plus tard, accusé d'avoir détourné des millions de dollars. Emprisonné sept mois, il fut ensuite libéré et blanchi.

Le Sénégal, un des plus paisibles, stables et démocratiques pays du continent, qui n'a jamais connu de coup d'Etat, a cependant essuyé sous Wade les foudres des organisations de défense des droits de l'Homme pour la répression d'opposants et de journalistes.

Et la campagne électorale en cours a été marquée par des violences. La police a tiré des grenades lacrymogènes dans la foule participant à une manifestation interdite de l'opposition. Moustapha Niasse, un des principaux chefs de l'opposition également candidat, a été traîné à terre par les forces de l'ordre. Et cette semaine, le cortège de Seck a été attaqué par une foule pro-Wade à coups de pierre, qui ont blessé un de ses assistants.

Bien que Wade ait présidé à un impressionnant taux de croissance de 5%, la moitié du pays reste au chômage, d'où les vagues d'immigration clandestine vers l'Europe, via les Canaries. La situation a pris un tour catastrophique en 2006: ayant survécu aux dangers de la mer, nombre de ces candidats à l'Eldorado européen ont été renvoyés au pays, Wade ayant passé des accords avec l'Europe qui lui ont valu les critiques de sa population, pour ce qui est sans doute le plus grave échec de sa présidence.

Plus de 12.000 bureaux de vote sont ouverts dimanche de 8h à 18h GMT. Pour la première fois au Sénégal, un système d'identification électronique des électeurs sera utilisé, basé sur les empreintes digitales et rétiniennes. AP

 

23/02/2007

Condamnation US

Violence électorale : Les Etats-unis condamnent, l'Etat du Sénégal s'étonne de la réaction
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C'est à travers un communiqué, parvenu, hier,que L’ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal a condamné ‘les récentes violences électorales’. Des violences notées, à Dakar, dans la soirée du mercredi 21 février et qui sont liées à l’élection présidentielle du 25 courant. Ces affrontements avaient opposé les partisans de Cheikh Béthio Thioune, allié du candidat de la coalition Sopi 2007, Me Abdoulaye Wade, et ceux d'Idrissa Seck, candidat de la coalition Dekkal Yakar. ‘L'ambassade d'Amérique regrette profondément la violence notée à Dakar’, lit-on dans le communiqué qui rappelle que cette violence a ‘occasionné des blessures graves sur des personnes et des destructions de biens appartenant à autrui’.

Suffisant pour que les Américains estiment que ‘cela a constitué une menace réelle sur des résidents de Dakar, y compris des citoyens américains’. Alors, l'ambassade des Etats-unis à Dakar lance-t-il un appel à tous les partis politiques ‘pour le respect de la sécurité et du droit de circuler de tous les citoyens’, avant de les inviter à assurer ‘la tenue d’élections paisibles au Sénégal’.

Du côté des autorités du Sénégal, ce communiqué surprend et étonne. Cela, d'autant plus que’contrairement à la coutume diplomatique consistant à saisir et à s'informer au préalable auprès des autorités du pays d'accueil, l'ambassade des Etats-Unis à Dakar a d'abord diffusé son communiqué avant de dépêcher un de ses conseillers au ministère des Affaires étrangères au Sénégal pour s'enquérir de la situation et de la réaction du notre gouvernement’, fait remarquer un communiqué du ministère des Affaires étrangères du Sénégal.

Le communiqué des autorités du Sénégal renseigne, par ailleurs, qu'une enquête a été immédiatement déclenchée pour déterminer les causes des affrontements afin de situer les responsabilités. N'empêche, le communiqué invite ‘les autorités de l'ambassade des Etats-Unis à Dakar à mener leur propre enquête sur les lieux et sur les auteurs des provocations’. Ce qui leur permettrait ‘de contribuer à la manifestation de la vérité sur les véritables fauteurs de troubles qui veulent entacher le processus électoral’.

Elh S. N. DIA

investissement colossal

ARCELOR-MITTAL va investir 2,2 milliards de dollars au Sénégal

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(AOF) - Arcelor Mittal va investir environ 2,2 milliards de dollars (1,6 milliard d'euros) au Sénégal afin de développer les activités d'extraction de minerai de fer dans la région de Faleme, au sud-est du pays. Les réserves totales de minerai de fer estimées, se situant à quatre emplacements dans la région de Faleme, s'élèvent à quelque 750 millions de tonnes et comprennent des gisement d'hématite et de magnétite.

Il est prévu que la mine entre en production en 2011. Le projet se déroulera en plusieurs phases pour atteindre, à pleine production, une capacité annuelle comprise entre 15 millions et 25 millions de tonnes. Arcelor-Mittal étudiera également de possibles investissement sélectifs dans les installations sidérurgiques en aval.

Les accords seront effectifs une fois que certaines conditions préalables auront été remplies.

Monsieur Lakshmi N. Mittal, Président et CEO d'Arcelor Mittal, a déclaré: "Ce projet représente une étape importante dans notre stratégie visant à faire de l'Afrique Occidentale un pôle majeur d'approvisionnement en minerai de fer pour nos sites sidérurgiques dans le monde entier. Nous sommes convaincus que le Sénégal s'avérera être un emplacement stratégique pour étendre notre présence actuelle sur les marchés en essor de l'Afrique Occidentale."

22/02/2007

Saly - Mbour Socialiste?

Dimanche: premier tour des élections présidentielles au Sénégal:

Tanor à Mbour : «Nous allons gagner les élections ! »

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A Mbour, Ousmane Tanor Dieng devant une marée humaine en liesse a crié victoire répondant aux ovations d'un monde fou de militants qui scandaient « Tanor Président ». Les militants avaient envahi le stade municipal où se tenait le meeting qui n'a pu démarrer qu'à 20h 30 mn. Tout était en vert ce mercredi 21 février. Boubous, foulards, t-shirts, ballons, tout était aux couleurs du Parti socialiste en fête dans ce meeting départemental qui avait l'allure d'une véritable démonstration de force.

 

 « Nous avons encore prouvé que nous sommes le grand parti du pays. Nous allons gagner les élections car nous sommes les plus forts. Beaucoup de candidats sont passés ici mais nous seuls avons eu la confiance de tenir un meeting dans ce stade » a déclaré le candidat du Parti socialiste comblé d'être accueilli par une telle marée humaine.

Le Premier secrétaire s'en est ensuite pris à la politique du gouvernement en matière de pêche et du tourisme. « La pêche a été détruite par le pouvoir. Moteurs, pirogues et carburant sont devenus plus chers. C'est ce qui a poussé à l'émigration clandestine. On va parler à Zapatero(le Premier Ministre Espagnol) pour faire un autre contrat » a déclaré Ousmane Tanor Dieng A l'en croire, aussi bien la pêche que le tourisme ont été mal gérés et gâchés par le gouvernement de Wade. « Tout est désuet à la station balnéaire de Saly et les taux de remplissage des hôtels sont passés de 70% à 30% » a ajouté le premier secrétaire socialiste. Il a par ailleurs promis de faire une nouvelle loi sur le littoral pour lutter la spéculation foncière dans le domaine maritime. « La spéculation foncière a atteint dans la Petite Côte un niveau jamais égalé.

Des zones d'aménagements touristiques où l'on ne doit pas construire des maisons sont l'objet de spéculation foncière. Nous allons mettre fin à ces mesures cliniques qui répondent à des intérêts de clans . Les problèmes auxquels Mbour est confronté, relatifs à la pêche, le tourisme et la spéculation foncière seront abordés, examinés et résolus. Nous allons booster le tourisme qui a été mis à terre et mettre sur pied une nouvelle politique de pêche qui va rendre le matériel de pêche plus abordable » a martelé Tanor qui est reparti de Mbour ragaillardi par une mobilisation exceptionnelle dont il a bénéficié, derrière une foule de militants qui ne cessaient de crier victoire.

(source Rewmi)

incidents à Dakar

Présidentielle au Sénégal: sept personnes blessées à Dakar
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Sept personnes ont été blessées et six voitures détruites mercredi soir lors d'échauffourées entre partisans du président Abdoulaye Wade et de son ex-Premier ministre Idrissa Seck. L'élection présidentielle est prévue dimanche au Sénégal.

[ats] - Les personnes blessées présentaient des blessures au dos, sur les bras et d'autres parties du corps, selon un journaliste de l'AFP qui suivait le cortège d'Idrissa Seck. La gravité des blessures n'a pas pu être immédiatement révélée.

Les circonstances de ces violences restaient floues mercredi soir.

Le cortège de M. Seck, qui sillonnait des quartiers de Dakar dans le cadre de la campagne électorale, a dans un premier temps été caillassé en passant près du domicile de Cheikh Béthio Thioune, un chef religieux de l'influente confrérie musulmane mouride, qui soutient la candidature de M. Wade.

Plusieurs véhicules du convoi ont alors dû s'arrêter ou rebrousser chemin.

"Nous étions en train de manifester notre fidélité à notre marabout quand les partisans d'Idrissa Seck sont passés et ont frappé certains d'entre nous", a indiqué de son côté un fidèle de Cheikh Béthio Thioune.

Dans la soirée, la circulation avait été interdite sur le lieu des événements, dans un quartier de Dakar, où des fidèles avaient également complètement détruit six voitures.

"Il faut brûler les véhicules", criait un fidèle du marabout mouride, alors que d'autres de ses correligionnaires s'acharnaient sur des carcasses de voitures.

"Nous sommes en train de recouper les événements pour donner notre version", a de son côté indiqué dans la soirée un membre de l'équipe de communication de M. Seck.

Ces violences interviennent après plusieurs autres incidents, notamment entre partisans de MM. Wade et Seck depuis le début de la campagne, le 4 février, qui s'est toutefois globalement déroulé dans le calme jusqu'à ce jour.

Ex-Premier ministre du président Wade, Idrissa Seck avait été limogé en avril 2004 avant d'être emprisonné pendant sept mois jusqu'en février 2006, après des accusations de malversations dans le cadre de chantiers publics à Thiès (70 km à l'est de Dakar), ville dont il est le maire.

Le 22 janvier dernier, le président Wade avait annoncé son retour au parti au pouvoir. Mais M. Seck n'a jamais confirmé et maintenu sa candidature à la présidentielle.

Il est présenté comme l'un des plus sérieux candidats à l'élection de dimanche, pour laquelle, quinze candidats dont Abdoulaye Wade, 80 ans, sont en lice.

20/02/2007

Telecentres sénégalais

Sénégal: Télécentres, 50 milliards de chiffre d'affaires

 

Le Soleil/ A.thiam

 

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Aujourd'hui, au Sénégal, les 18500 télécentres comptent 25000 lignes téléphoniques et ont créé 30000 emplois et génèrent 50 milliards de recettes, soit 33 % du chiffre d'affaires de la Sonatel.

 

Cette information a été livrée lors d'une rencontre organisée par l'union nationale des exploitants de télécentres et téléservices du Sénégal (Unets) qui s'est tenue à Mbour, sur le thème central " les télécommunications au Sénégal : de la fracture à la révolution du numérique par les télécentres ".

 

 

Cette réunion a été une occasion pour l'Unets de se pencher sur l'avenir face aux défis. Plusieurs communications ont été présentées par des spécialistes notamment le professeur Abdoulaye Sakho, président du Conseil de régulation de l'Artp, Amadou Top du Fonds de solidarité numérique (Fsn), les présidents des associations consuméristes, le représentant de la Sonatel, etc.

 

Recevant ses invités, le président de l'Unets, Bassirou Cissé, s'est félicité de cette retrouvaille avant d'ajouter que " cette réunion permet de réfléchir sur l'avenir des gérants qui sont les ambassadeurs des Ntics au niveau des zones les plus reculées ". Selon lui, depuis le lancement en 1992, aujourd'hui, 25 000 lignes sont en service avec 30000 emplois et 50 milliards de recettes, soit 33 % du chiffre d'affaires de la Sonatel. L'Unets, selon son président, souhaite un réaménagement législatif du code des télécommunications. M.Cissé pense qu'il est nécessaire de créer un comité de suivi pour la libéralisation des télécommunications.

 

Intervenant à son tour, le Pr Sakho du Conseil de régulation a dit que l'Artp doit jouer le rôle de gendarme d'où la nécessité de corriger les déséquilibres. " Quant on promet la qualité, on doit respecter sa parole ", souligne le Pr Sakho qui s'exprimait sur les sanctions contre l'opérateur.

 

Moustapha Diop, représentant le directeur général de la Sonatel, a reconnu que le renforcement des capacités est incontournable face à l'évolution rapide des télécommunications. Il faut travailler sur de nouvelles pistes pour réduire la fracture numérique. Il a redit l'engagement de sa société d'appuyer l'Unets.

 

L'expert du Fsn, Amadou Top, dans une brillante intervention a expliqué le fonctionnement de cette institution internationale avec les différentes étapes depuis sa mise en place.

 

" Le fonds, a-t-il rappelé, est une proposition de l'Union africaine et du Nepad, soutenu par le sommet mondial des villes et pouvoirs locaux, le congrès de Paris en mai 2004 et l'association internationale des maires francophones.

 

 

Selon lui, le fonds promet la coopération sud-sud mieux adaptée aux besoins réels et aux réalités locales et plus respectueuse de la diversité culturelle et des contenus locaux.

 

Les différentes interventions de Mme Fatima Sèye Sylla, Me Massokhna Kane, Momar Ndao, Jean Pierre Dieng, Assane Dièye de l'Adie, Abdoulaye Cissé de l'Iut à Genève, ont permis d'apporter des éclaircissements sur la réduction de la fracture numérique.

 

Plusieurs propositions ont été faites et versées au rapport final qui sera soumis aux responsables et autorités.

 

18/02/2007

A.Wade

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Abdoulaye Wade, actuel président du Sénégal, remet sa place en jeu fin février 2007. Va t'il se succéder à lui même ou un autre prétendant va t'il le détrôner? Le Sénégal va t'il gagner grâce à cette élection? L'actualité du pays ne tourne plus que sur cette fameuse élection. Jamais il n'y a eu autant de promesse... Que sera la réalité de demain?

Elections

penseur

16/02/2007

Quitter le Sénégal

Au Sénégal, «l'émigration est synonyme de réussite sociale»

En dépit d'une croissance de 5 %, le pays peine à retenir ses jeunes.

Par Thomas HOFNUNG
 (Libération)  
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Il faudrait être fou pour ne pas avoir envie de partir !» Etudiant en deuxième année de droit à Dakar, Amadou, 22 ans, n'a pas encore pris la décision de quitter le Sénégal. Mais, comme la majorité de ses condisciples, il l'envisage de plus en plus sérieusement. Amphis surpeuplés, absentéisme des profs partis enseigner en Europe, pénurie de débouchés professionnels : tout se conjugue pour faire de l'émigration le dernier espoir des jeunes.

A Cannes, pour le dernier sommet France-Afrique de Jacques Chirac, l'Elysée a choisi pour thème «l'Afrique et l'équilibre du monde»,  où la question de l'émigration sous-tend toutes les discussions. Ces derniers mois, des milliers d'Africains ont tenté, au péril de leur vie, de rallier à bord de pirogues les Canaries, pour forcer les portes d'une Europe inaccessible. Beaucoup venaient du Sénégal, l'un des Etats pourtant les plus aidés financièrement par les bailleurs de fonds.

Dans ce pays pauvre, dépourvu de richesses naturelles, l'émigration est une tradition. «Ce sont les conditions de départ qui, aujourd'hui, sont spectaculaires, pas le fait de partir», note le journaliste Abdou Latif Coulibaly. Au Sénégal, l'émigration, loin d'être vécue comme un traumatisme, est considérée comme une chance. Et fait même l'objet d'un consensus politique.

Attraction. Candidat à sa propre succession, lors de l'élection du 25 février, le président Abdoulaye Wade souhaite la «réguler» : «Je ne veux pas que nos jeunes finissent au fond des océans !» clame-t-il. Comment faire ? Le «Vieux» promet des visas pour l'Espagne, pays placé en première ligne, avec l'Italie, de la forteresse Europe. Mais ses propositions paraissent dérisoires au regard du nombre élevé de candidats au départ : quelques centaines de visas seulement...

Le taux de croissance du PIB, pourtant de l'ordre de 5 % depuis 2003 et le programme de grands travaux lancé par le président sénégalais ne suffisent pas à fournir un emploi à tous ces jeunes qui entrent chaque année sur le marché du travail. «Pour contrebalancer un taux annuel de croissance démographique de 2,5 %, il faudrait atteindre le chiffre de 8 % de croissance économique par an», explique un économiste étranger.

De l'autre côté de l'océan, l'Europe cherche à conjuguer régulation des flux migratoires et aide économique pour tenter de «fixer» les jeunes Africains chez eux. Au titre du codéveloppement, Paris finance des microprojets favorisant le retour au pays et la création d'emplois sur place.

Mais Ousmane Boye, responsable de l'association SOS Banlieues, insiste au contraire sur la force d'attraction persistante des pays du Nord. «A Pikine [une banlieue pauvre et surpeuplée de Dakar, ndlr] , les filles attendent le retour de ceux qui sont partis en Europe et qui se font construire des maisons à Dakar. L'émigration est synonyme de réussite sociale», dit-il. Le montant des capitaux rapatriés, de l'ordre de 800 millions de dollars (608 millions d'euros) chaque année au Sénégal, est supérieur à celui de l'aide internationale.

«Déstabilisation». Mais seuls les plus audacieux partiront clandestinement pour l'Europe. «Il ne faut pas s'attendre au déferlement de centaines de milliers d'Africains sur les côtes européennes», juge un expert français, qui dénonce un fantasme de l'invasion. En revanche, ajoute-t-il, «il y a un vrai risque de déstabilisation interne dans des pays comme le Sénégal, et par ricochet de déstabilisation régionale».  «Tous ces jeunes qui font le pied de grue dans les rues de Pikine sont déjà en Europe dans leur tête», assure Ousmane Boye. Combien de temps encore sont-ils prêts à patienter ?

(Illustration: maquette de la nouvelle bibiliothèque nationale de Dakar)

15/02/2007

Incendies au Sénégal

 

Sénégal: Feux de brousse trop fréquents, forêts en fumée

 

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Inter Press Service (Johannesburg)

Michée Boko

Le Sénégal connaît chaque année, autour des mois de janvier et février, un pic des feux de brousse qui ravagent des centaines de milliers d'hectares de terres propices à l'agriculture. Ceux de 2006 ont détruit plus de 400.000 hectares de terres, d'où le cri d'alarme du Centre de suivi écologique (CSE).

Dans son rapport 2006 intitulé "Suivi des feux de brousse au Sénégal", le CSE indiquait que pendant chaque saison sèche, "les incendies ravagent une grande partie des écosystèmes sénégalais. La saison des feux s'étend en général d'octobre à mai. La répartition temporelle et spatiale des foyers n'est pas homogène et varie d'une année à une autre".

L'essentiel des feux se propage dans les parties sud et sud-est du pays, notamment les régions de Tambacounda, Kolda, Ziguinchor, Louga et Matam.

En revanche, il y a moins d'incendies dans la partie nord du Sénégal, en raison, entre autres, des mesures prises par les autorités en matière de sensibilisation et de mise en place des moyens humains et matériels. Cette mobilisation a permis de stopper la recrudescence des feux enregistrés au début de la saison où d'importantes superficies avaient brûlé.

Par ailleurs, on note une quasi-absence des feux dans la frange ouest de ce pays d'Afrique de l'ouest. Cette absence s'expliquerait par deux facteurs : la localisation dans cette partie des grands centres urbains et la concentration des espaces agricoles.

Le centre du pays, qui correspond au bassin arachidier, est faiblement atteint. Dans le bassin arachidier, zone fortement agricole, les feux sont de faible ampleur. Cette situation peut s'expliquer par l'importance des surfaces emblavées d'une part, et d'autre part par l'utilisation de résidus de récoltes comme fourrage, ce qui réduit ainsi les matériaux combustibles.

"Il apparaît ainsi que les feux de brousse revêtent un caractère rural et affectent plus de la moitié du territoire national", souligne le CSE.

Au total, la saison 2005-2006 des feux a été exceptionnelle avec de grands foyers à travers tout le pays.

Les superficies brûlées dans le département de Linguère, dans le sud du pays, représentaient neuf pour cent de son étendue et 41 pour cent du total brûlé au plan national. Plus de neuf pour cent de la superficie du département de Bakel sont touchés par les feux de brousse où de nombreux cas de feux à superficies réduites ont également été enregistrés.

Les incendies sont favorisés en partie par les quantités élevées de biomasse enregistrées dans ces zones suite à une saison de bonne pluviométrie, indique le CSE.

En effet, dans les zones de grand incendie, la quantité de biomasse mesurée à l'hectare dépasse les six tonnes par endroits tandis qu'au nord, elle avoisine la tonne et demie dans des endroits où d'habitude, elle ne dépassait guère les 300 kilogrammes à l'hectare.

Cette situation peut également s'expliquer par les mises à feu précoces le long des axes routiers et ferroviaires et aux alentours des villages dans la région de Tambacounda par le service des eaux et forêts et les parcs nationaux.

En effet, les feux précoces, réalisés dans les règles, constituent un moyen de prévention des feux tardifs pour les forestiers.

Malheureusement, le respect par les populations des meilleures conditions de leur mise en oeuvre, laisse parfois à désirer et par conséquent, ces feux, qui étaient perçus comme moyen de limitation des dégâts, deviennent souvent de véritables incendies.

D'autre part, la densité de la végétation dans la partie sud du territoire peut expliquer la fréquence et le caractère violent des incendies qui surviennent parfois lors des préparations agricoles. Ces dernières consistent à défricher les parties périphériques des forêts riveraines des terroirs villageois.

Au cours de ces opérations, les populations mettent le feu pour la conquête de nouvelles terres en procédant à la reconversion d'une partie de la forêt en terres de cultures. Elles évitent ainsi des travaux laborieux de défrichement et ces actes restent souvent incontrôlés.

Selon Papa Mawade Wade, un spécialiste des questions de désertification, depuis la grande sécheresse des années 1970 qui a frappé toute l'Afrique de l'ouest, le Sénégal perd chaque année, de façon irrémédiable, 80.000 hectares de son couvert forestier, et connaît par la même occasion une baisse de rendements de 25 pour cent de ses sols.

C'est une raison supplémentaire pour laquelle ces feux de brousse sont une menace pour le pays d'autant plus que "depuis son indépendance en 1960, les superficies totales réservées au secteur agricole sont restées inchangées dans la mesure où les nouvelles terres de production ne font que remplacer celles qui sont perdues à cause de la baisse de fertilité des sols", indique l'agronome Mansour Fall.

Fall précise que seuls 19 pour cent de la surface arable du Sénégal se prêtent à l'agriculture. Si en plus, les feux de brousse devraient encore chaque année réduire cette superficie, il en résulterait un gros déficit pour l'agriculture du pays.

Afin de limiter ce phénomène qui ravage chaque année les forêts sénégalaises, le CSE recommande, pour les prochaines campagnes, l'identification des zones à haute production de biomasse avant la fin de la saison des pluies, la mobilisation des moyens humains et matériels dès le mois de septembre.

Le CSE recommande également la création et l'équipement des comités de lutte dans les zones névralgiques, l'incitation des populations à la mise en place et au nettoyage des pare-feux à la fin du mois de septembre et l'encouragement de la mise à feu précoce dans les zones où cette pratique est bien adaptée.

Le Sénégal a adopté son Programme d'action national de lutte contre la désertification (PANLCD) en octobre 1998.

"Les pertes annuelles de surfaces forestières dues aux feux de brousse sont estimées à 350.000 hectares de forêts", selon le PANLCD.

12/02/2007

ismael Lo

L'album Sénégal servi en live à l'Iflss : Ballade en musique avec le ‘candidat’ Ismaël
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Dans un jardin archi comble, le chanteur Ismaël Lô et ses fans ont communié vendredi dernier, à l'Institut français Léopold Sédar Senghor, et chanté même en chœur certains titres du répertoire du musicien. Une prestation tout en rythme que l'interprète de Manko, dédié aux politiciens dans son nouvel album, Sénégal, a qualifié de campagne électorale où, il sort élu.

A l'image des politiciens, qui sont depuis une semaine en campagne électorale, l'artiste Ismaël Lô a fait sa ‘campagne’ vendredi dernier à l'Iflss. Devant un public, composé à 95 % d'étrangers, que l'artiste considère comme ‘des Sénégalais, car ils sont au Sénégal et ils vivent ici’, il a déroulé sa ‘politique musicale’.

Dans une chaude ambiance, où les mélomanes participent à l'animation tantôt par des applaudissements harmonisés, tantôt par des vivats et autres sifflements, avec notamment le morceau Jammu Africa, le ‘Bob Dylan africain’, habillé d'une tenue traditionnelle tout en jaune, a provoqué l'hystérie du public.

Et quand l'interprète de Taar Dusey se plie à la volonté des femmes de reprendre des refrains de cet hymne à l'unité africaine, au ‘détriment’ des hommes, c'est un public qui se déchaîne. Même si, l'artiste s'est dit plus prêt des hommes. C'est sur ce tempo surchauffé que le chanteur, muni de son harmonica et de sa guitare en bandoulière, enchaîne avec les titres Le Joola, Yaye Boy, Mbindane, etc.

Des morceaux tirés de son dernier album Sénégal qui fait un clin d'œil aux politiciens avec le titre Manko qui ne doivent être guidés, selon Ismaël Lô, que par l'intérêt du pays. ‘Il ne faut pas qu'ils nous mènent en bateau’, lance-t-il après sa prestation, marquée par une participation fort rythmée des mélomanes qui ont entonné les refrains avec leur idole. Et que d'autres se sont illustrés à travers de belles chorégraphies. Ce qui fait monter d'un cran l'ambiance du concert.

Un ‘spectacle inédit’, se réjouissent des mélomanes tenu dans ‘l'endroit mythique du chanteur’, un an après sa dernière prestation à l'Iflss. Même avec les titres qui se sont succédé, notamment Dibi Dibi Rek, Incha Allah, etc., les mélomanes ont réclamé le retour sur scène du chanteur. Ismaël Lô qui s'était fait le devoir de répondre aux moindres sollicitations de ses inconditionnels, aura fini par se dérober, laissant derrière lui un public séduit.

Se confiant à la presse à la fin du spectacle, Ismaël Lô note qu'il vient de ‘réussir’ sa ‘campagne électorale et est élu par les mélomanes’. Parce que, estime-t-il, ‘j'ai convaincu avec ma politique musicale’. Ce grand panafricaniste affirme qu'il a mal aujourd'hui eu égard aux images de ces nombreuses guerres qui pullulent en Afrique.

F. K. SENE

 

09/02/2007

Doués les enfants!

Regardez, écoutez cette vidéo...Ce petit sénégalais a...4 ANS!

football

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Suite à l'épisode de l'annulation du match Sénégal-Angola à Dakar qui a fait déplacer pour rien le joueur de Bolton El-Hadji Diouf et le gardien lillois Tony Sylva, les cadres de la sélection nationale sénégalaise ont boycotté la rencontre face au Benin conclue à la hâte à Rouen. C'est ainsi que sous l'impulsion de Diouf, les joueurs cadres de la sélection sénégalaise, parmi lesquels Mamadou Niang, Habib Beye et Tony Sylva, ont boycotté le match face aux Béninois. Ceci afin d'exprimer leur ras-le-bol vis-à-vis de leur fédération et du Ministère des Sports. Il faut reconnaître que cela fait assez désordre de la part de la fédération sénégalaise de football d'oublier de prévenir ses joueurs que le match était annulé...Et qui va payer les billets d'avions de Diouf et de Silva?

 

Les chiens aboient...

chameauxsurplage

...la caravane passe! En ce mois de février, on prépare les élections présidentielles au Sénégal. Le pays palabre, discoure, s'affronte, pronostique...

06/02/2007

Un peu d'humour

i pod

Je ne me moque pas...mais un peu d'humour dans ce monde qui manque de sourire ne fait pas de tord. Et puis, avouez que l'ingéniosité, le système D est à élever au rang d'art au Sénégal. E tout le monde ne peut pas se vanter de construire soi meme un Epod!

04/02/2007

Aller aux commissions

interieur magasin

En faisant mes courses tout à l'heure, dans un supermarché...j'ai repensé à mes petits magasins sénégalais où j'adore m'approvisionner. Il y a de tout...et on ne ressort pas avec un caddye bourré jusqu'à la gueule et un portefeuille plus vide qu'un trou noir.

03/02/2007

Saly, un autre regard

Cet article est paru en 2003...


 

Les paradis artificiels de Saly


 

aerienne

 

Développement durable
Développement durable
Sur la Petite Côte, région la plus touristique du Sénégal, fleurissent les complexes hôteliers destinés à une clientèle européenne. Mais s'ils profitent à l'économie du pays, les paradis pour touristes ne s'intègrent pas forcément bien à leur environnement immmédiat. Visite à Saly, le plus ancien de ces microcosmes sénégalais pour toubabs.

Un élégant portail sépare la campagne desséchée d'une oasis de verdure. Vous entrez à Saly, paradis pour touristes occidentaux. Ici, à 80 km de Dakar, ce n'est plus vraiment le Sénégal. La chaussée est impeccable, les arbres soignés, le gazon abondamment arrosé. Au carrefour, sur un grand panneau, des noms d'hôtels bardés d'étoiles : le Palm Beach, l'Espadon, le Club Aldiana, les Villas Neptune... Le long des avenues ombragées, les résidents de Saly errent paisiblement. Tous blancs. Femmes en paréos et chapeaux de paille, messieurs au ventre rougissant. Ici, les Noirs sont barmen, serveurs, gardiens, taxis. Plus loin, un " villlage artisanal " lisse et propret. Rien à voir avec l'habituel souk africain : les prix sont le triple de la ville voisine de Mbour. Et la clientèle ne marchande guère, si ce n'est pour s'offrir le frisson d'un peu de " couleur locale ".

En cette fin décembre, l'ambiance est plutôt familiale à Saly. " Les célibataires arrivent quand les familles s'en vont ", raconte Yvette. Cette cadre parisienne est une habituée : c'est la quatrième fois qu'elle vient au Sénégal. " Je paye tout compris au départ de Paris. Les prix sont démocratiques et je n'ai pas le temps d'organiser mes vacances. " Avec le temps, Yvette a noué quelques connaissances à Mbour. Mais, avoue-t-elle, " beaucoup des clients de Saly n'osent pas sortir du village. Ils ont peur que les Sénégalais les sollicitent. " Dans les allées, de discrets gardiens armés de matraques surveillent ce paradis pour blancs. Leur mission : chasser les solliciteurs de tout poil et les guides non inscrits dans les agences locales. Nul besoin de quitter Saly pour se distraire : balades en scooter des mers, pêche au gros, golf, excursions à cheval, cours de djembé sont proposés sur place. Une économie en circuit fermé : même le poisson pêché à Mbour, à 15 km, est acheté par des sociétés dakaroises... avant d'être revendu à Saly.

Une économie tournée vers le tourisme

Fram, Nouvelles Frontières, Look voyages, Jet Tours... Ce " village " d'hôtels de luxe appartient tout entier aux multinationales européennes. Avec son interminable plage de sable fin, la Petite Côte offre l'avantage d'une baignade sûre. Partout ailleurs au Sénégal, - sauf en Casamance où sévit la guerre civile -, l'océan est dangereux : la " barre " et son rouleau de vagues puissantes déferle en permanence sur les côtes. Installés ici depuis le début des années 80, les grands groupes hôteliers sont la locomotive d'une région toute entière tournée vers le tourisme. " Dans dix ans, ce sera comme la Costa Brava : hôtels, marinas, boîtes de nuit sur toute la Cote ", sourit Charlie, 38 ans, propriétaire d'un petit campement à Mbour. Charlie tire l'essentiel de ses revenus de son travail dans l'immobilier pour un couple d'investisseurs belges. La maison la plus chère mise en vente coûte... 135 millions de francs CFA (762 000 euros). Un prix à l'européenne. Près de 500 à 600 villlas sont actuellement en construction sur le territoire de Saly.

" La plupart des familles de Mbour ont au moins un parent qui travaille dans le tourisme. C'est une activité qui permet de faire la jonction pendant l'hivernage agricole entre septembre et mars ", raconte Ousmane, 32 ans, cuisinier depuis six ans dans les hôtels de luxe de Saly. Ousmane a commencé par un stage d'un an payé 10 000 francs CFA par mois (15 euros). " Aujourd'hui, les patrons proposent plutôt un contrat d'apprentissage, payé 35 000 francs CFA (50 euros) pendant trois ans ".  À l'issue, l'embauche n'est pas assurée : " Ma sœur a passé 17 ans au Club Aldiana comme journalière. Tu travailles si le patron veut bien. Elle a été embauchée il y a un mois ". Pour 50 000 à 70 000 francs CFA, la moyenne des salaires à Saly. " Parfois, j'arrive à économiser 10 000 ou 20 000 francs CFA dans le mois. Juste de quoi survivre ", déplore Ousmane. Et pas question de se plaindre : " les syndicats sont inactifs, faciles à corrompre. " L'inspection du travail se trouve à Thiès, à 50 km d'ici. Rares sont ceux qui prennent le risque de s'y déplacer pour rien... et de ne plus trouver d'emploi au retour.

Pourtant comme un aimant, la ville de Mbour attire des centaines de jeunes en quête de travail... ou d'un beau mariage avec un(e) "toubab(e)" de passage. À la terrasse des cafés de Saly, les prostituées, encore rares en cette saison de vacances en famille, chassent le blanc solitaire. Leur activité est légale au Sénégal. A Mbour, le phénomène a pris une ampleur inconnue ailleurs. " Les jeunes filles de Mbour sont touchées, même les mineures ", affirme Abdou Diatta, enseignant et vice-président de l'Acapes, une association d'éducation populaire. " On s'efforce de les orienter. Mais ce n'est pas facile. Il y a trop de tentations ici, trop de décalage entre les touristes et le niveau de vie local. Le tissu social  en est destructuré ". Drogue, prostitution, pédophilie, Mbour Info, le journal local, regorge de faits divers sordides. " En juin, nous avons réuni 500 personnes pour une marche contre la pédophilie, après une affaire impliquant des touristes. On ne veut pas de ça ici ", se révolte Abdou Diatta. Mais la majorité des habitants de la Petite Côte, dépendants du tourisme, semblent bien démunis pour en endiguer les redoutables effets pervers.



Isabelle Renaud et André Mora
 


02/02/2007

Transmauritanienne

transm

Descendre au Sénégal par la route!?! Nickel chrome désormais avec la Transmauritanienne. Juste ne pas s'endormir...