24/05/2007

Jazz à Saint Louis du Sénégal

Festival de Jazz 2007

 

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L'agenda du week-end

 

Vendredi 25 mai 2007

09:00 Exposition de Sylvie Fort-Cheminade : « A bout de pinceau» (Galerie de l'ICL, Quai Roume)

10:00 Exposition de l'association des artistes plasticiens de St-Louis (auberge la Louisiane)

18:00 Apéro avec Nicolas Kwee (Sunu Keur)

18:00 Festival de Jazz OFF avec AURA, Awadi, Xuman, Big D, Myriam, Keity, Finale Rap, Big Soul Clan, Saint-Louis Soldiers etTundu Wundu (Stade Me Babacar Seye)

20:00 Diner dansant soirée Jazz - Glenn Mulher (restaurant le Salsa ex Saraba)

20:00 Jazz au Marco avec "Just Sow Jazz" (Marco Jazz)

21:00 Concert de Nicolas Kwee et Belo & Abou (Jardin Aldiana)

21:30 Festival de Jazz IN avec AFRICAN TOUCH SEXTET et à 23 H 15 : QUARTET PULCINELLA (Quai des Arts)

22:30 Concert (Embuscade)

22:30 Soirée avec tombola (Iguane)

23:00 Soirée Sénégalaise (Papayer)

 

Samedi 26 mai 2007

09:00 Exposition de Sylvie Fort-Cheminade : « A bout de pinceau» (Galerie de l'ICL, Quai Roume)

10:00 Exposition de l'association des artistes plasticiens de St-Louis (auberge la Louisiane)

18:00 Festival de Jazz OFF avec Orchestre Teranga, Shoula Ndiaye, Xosluman, Jololi Hit Band, Ousmane Gangue, Amicolé, Aby Ndour, Pape Diouf, Mapenda Seck et Birame Dieng (Stade Me Babacar Seye)

18:00 Apéro avec Nicolas Kwee (Sunu Keur)

18:00 Soirée Percussions (Papalodge)

20:00 Diner dansant soirée Créole (restaurant le Salsa ex Saraba)

20:00 Jazz au Marco avec "Just Sow Jazz" (Marco Jazz)

21:00 Concert de Nicolas Kwee et Belo & Abou (Jardin Aldiana)

21:30 Festival de Jazz IN avec QUARTET FRANCOIS JEANNEAU et à 23 H 15 : SAINT-LOUIS JAZZ ORCHESTRA (Quai des Arts)

21:30 Concert Takussan N'dar (Hôtel du Palais)

22:30 Concert (Embuscade)

22:30 Soirée discothèque internationale (Iguane)

 

Dimanche 27 mai 2007

10:00 Exposition de l'association des artistes plasticiens de St-Louis (auberge la Louisiane)

18 :00 Apéro avec Belo et Abou (Sunu Keur)

18:00 Festival Jazz OFF avec Jeunes Talents, Yvon et Saint-Louis Blues, Takussan N'Dar et Viviane Ndour (Stade Me Babacar Seye)

20:00 Jazz au Marco avec "Just Sow Jazz" (Marco Jazz)

20:00 Diner dansant soirée Salsa (restaurant le Salsa ex Saraba)

21:00 Concert de Nicolas (Jardin Aldiana)

21:30 Festival de Jazz IN avec Martin REITER puis à 23 H 15 : TIME OUT TRIO et enfin à 01 H 00 : QUARTET Randy WESTON (Quai des Arts)

22:00 Cuban Bar, ambiance tropicale, Happy Hour (Iguane)

 

Toute l'année retrouvez l'agenda de Saint-Louis sur :

www.s1louis.com (www.saintlouisdusenegal.com)

 

Far west à Saly

BLANCHIMENT D’ARGENT ET UN TRAFIC INTERNATIONAL DE DROGUE

Deux Nigerians arrêtes par interpol à saly

 

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Des arrestations pour blanchiment d’argent ont eu des ramifications au Sénégal, à Mbour. Deux Nigérians arrêtés et un autre recherché. Tel est le bilan de l’opération déclenchée depuis le Portugal par Interpol avec l’appui de leurs homologues sénégalais.

Des Nigérians épinglés depuis quelque temps pour cambriolage et tentative de hold-up ont encore fait parler d’eux. L’enquête qui a commencé au Portugal avec l’arrestation de Nigérians, s’est continuée au Sénégal. Un membre d’Interpol accompagné d’un policier sénégalais a débarqué sur la Petite côte pour arrêter trois Nigérians membres d’un vaste réseau international de drogue et de blanchiment d’argent. Munis de renseignements et de références sur le groupe de malfrats, ils ont arrêté sans peine, deux Nigérians à Mbour. Le troisième a fait l’objet d’une vaste chasse à l’homme à Saly. En effet, les policiers qui avaient des indications morphologiques de l’homme avec une balafre au visage et ses lieux de fréquentation, l’ont surpris au night club le (Rolls) durant la nuit du samedi au dimanche à 3h du matin. L’ayant interpellé et décliné leur identité, le Nigérian a fui par une porte dérobée pour escalader le mur. Poursuivi dans les rues de Saly, il s’est éclipsé montrant qu’il maîtrisait apparemment bien la topographie des lieux. Le policier portugais, malgré un coup de feu de sommation, devra se contenter des deux Nigérians arrêtés à Mbour. Cette scène digne d’un film du Far West, a intrigué beaucoup de badauds et témoins à cette heure de la nuit. Il a fallu que le policier d’Interpol se présente et s’explique pour éclairer la lanterne des personnes et les rassurer.

Alioune Diop

Casamance et tourisme

Sénégal : Des hôteliers demandent ’’une commercialisation différenciée’’ de la Casamance
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Des acteurs du secteur touristique casamançais on souhaité que l’Etat applique ’’une commercialisation différenciée de la ’’Casamance’’ par rapport au produit général ’’Sénégal’’.

’’Le combat pour la commercialisation différenciée de la ’’Casamance’’ par rapport au produit général ’’Sénégal’’ doit être l’affaire de tout le monde’’, a notamment déclaré, le directeur commercial des Hibiscus, Joseph Sambou, lors d’un point de presse, mardi au Cap Skiring.

Rappelant que ’’le Président Abdoulaye Wade avait promis une discrimination positive en faveur de la Casamance, pendant la campagne électorale pour la présidentielle du 25 février dernier’’, il a souhaité que ‘’cette promesse soit matérialisée au plus vite.’’

’’Cela est d’autant plus vital pour la région qu’il n’y a plus aucune usine qui fonctionne ici hormis la SONACOS’’, a laissé remarquer M. Sambou selon qui, toutes les usines de poisson sont devenues des usines de glace et les hôtels ferment dans un des sites les plus beaux du monde.’’

’’C’est pas normal, il faut mettre les moyens pour développer et valoriser l’activité touristique en Casamance !’’ s’est-il désolé, estimant que ’’la Casamance est une mine d’or en matière de rentrée touristique, et de rentrée financière’’.

Pour valoriser le tourisme casamançais, Joseph Sambou a préconisé ’’une baisse conséquente sur les prix du transport qui constituent, selon lui, un des facteurs de développement du secteur touristique’’.

Estimant que ’’le Sénégal n’est pas compétitif sur le marché international touristique’’, il a dit ne pas comprendre ce qui peut justifier ’’cette augmentation drastique des billets d’avion’’.

En outre pour la matérialisation de la discrimination positive en faveur de la Casamance, M Sambou a opté pour ’’l’annualisation de la saison touristique en Casamance’’ d’autant plus que, selon lui, ’’c’est aberrant qu’en cette période où les touristes sont encore déversés au Sénégal, on ferme pour 6 mois les hôtels en Casamance qui est le produit le plus vendable du Sénégal.’’

 

Sonatel N°1 au Sénégal

TELECOMMUNICATIONS - Ambitions d’un opérateur : La Sonatel s’impose hors du Sénégal

 

 

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4,2 millions de clients pour le premier opérateur de téléphone du Sénégal. Dans ce nombre, seuls 2,8 millions sont établis au Sénégal. C’est dire que la stratégie d’expansion de la Société national des télécommunications, dans la sous-région de l’Afrique de l’Ouest, rapporte de plus en plus. Lors de la célébration de la journée internationale des télécommunications, le 16 mai dernier, le directeur général de la société sénégalaise de téléphonie, M. Cheikh Tidiane Mbaye, s’est félicité de ce que cette politique de prise de parts de marchés à l’externe a apporté à la Sonatel.

 

«La Sonatel a investi plus de 110 milliards l’année dernière, et prévoit d’en investir 130 cette année. Mais il faut savoir que sur cette somme, 100 milliards ont été investis au Sénégal, alors que seuls 46 milliards de francs de bénéfices réalisés en cette période l’ont été sur le Sénégal.» M. Mbaye en a profité pour attirer l’attention des détracteurs de sa société sur le fait que, d’un, pour pouvoir investir, il fallait qu’une entreprise ait pu générer des bénéfices, et de deux, qu’il n’était pas juste que les gens se scandalisent des énormes bénéfices de la Sonatel, en disant qu’ils étaient faits sur le dos des usagers du téléphone au Sénégal. Aujourd’hui, la filiale de la Sonatel au Mali, Orange Mali, marche tellement bien qu’elle pose de serieux problèmes de réajustement à l’opérateur traditionnel de ce pays. De l’autre côté, le processus d’établissement de la Sonatel en Guinée Conakry et en Guinée-Bissau se poursuit sans anicroche.

 

Avec le rythme de la croissance de sa clientèle, il ne serait pas surprenant que, dans un avenir assez proche, le nombre de clients des filiales dépasse celui des abonnés au Sénégal. Ce qui finirait d’asseoir définitivement le label international que la Sonatel est en train d’acquérir.

 

L’une des caractéristiques de cette internationalisation, est la tarification unique des abonnés du réseau Orange au Mali et au Sénégal. En d’autres termes, le Roaming n’existe pas, les deux pays étant considérés comme un réseau unique, avec un tarif uniformisé des appels. Cette innovation n’existe, en Afrique, que pour les abonnés du réseau Celtel, dans les pays d’Afrique de l’Est. Les bénéfices en seront encore plus fortement ressentis le jour elle sera appliquée pour les deux Guinée, avec le développement du réseau Orange sur place.

 

Parallèlement au déploiement de l’entreprise à l’étranger, des efforts sont en cours pour améliorer la qualité du service au Sénégal. Car le directeur l’a déclaré la dernière fois : «Les clients demandent plus une amélioration de la qualité de service que des baisses de tarif», ajoutant même, que tout le monde sait que les tarifs du téléphone au Sénégal ne sont pas chers. Quoi qu’il en soit, la société a décidé d’entamer un travail de rénovation du réseau, qui va aboutir au doublement du réseau actuel. En d’autres termes, selon les mots du Dg, d’ici la fin de l’année, la Sonatel va «réaliser en un an ce que nous avons fait en huit ans». L’objectif est de mettre en place un réseau qui puisse précéder d’environ six mois l’augmentation de la clientèle. M. Mbaye veut que, grâce au travail de sa société, le Sénégal soit cité en exemple en matière de télécoms.

 

Mohamed GUEYE

Mega complexe hotelier à Dakar

Sénégal: Complexe hôtelier à Dakar « Al Kharafi » mettra 110 milliards francs cfa

 

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Le Groupe koweitien "Al Kharafi" va construire un complexe hôtelier dénommé "Al Kharafi les Mamelles" et un hôtel de cinq étoiles de 360 chambres, 70 villas présidentielles et un centre de conférence de 1500 places environ. La réalisation de cette infrastructure hôtelière va nécessiter un investissement de 110 milliards de F Cfa.

 

Le patron du groupe a été invité à un déjeuner offert par le président de l'Agence nationale de l'Oci (Anoci), Karim Wade et le Secrétaire exécutif de cette agence, Abdoulaye Baldé.

 

 

Après avoir été reçu par Me Abdoulaye Wade, Nasser Al Kharafi, a noté toute la confiance qu'il place au chef de l'Etat . Le patron du premier Groupe koweitien a rendu hommage au président de la République pour "les efforts importants qu'il déploie au niveau de la sous-région et dans le monde pour attirer des investisseurs au Sénégal ". "Je suis persuadé que sous la direction du président Wade, le Sénégal enregistrera des développements spectaculaires dans le domaine économique", a-t-il assuré.

 

Le président "Al Kharafi"dont le groupe est à la 29ème place dans le monde, a estimé que c'est pour cette raison qu'actuellement les investisseurs viennent en masse au Sénégal.

 

Le groupe compte construire un complexe hôtelier sur le site des Mamelles dénommé "Al Kharafi les Mamelles" et participe aux chantiers de la Corniche Ouest de Dakar.

 

Il construira également un hôtel de cinq étoiles de 360 chambres, 70 villas présidentielles et un centre de conférence de 1500 places environ. La réalisation de cette infrastructure hôtelière va nécessiter, selon le groupe, un investissement de 110 milliards de F Cfa. Le président du groupe koweitien entend aussi faire d'autres investissements dans d'autres secteurs, en particulier dans les industries. Il annonce que des études sont déjà en train d'être faites dans le secteur de l'industrie pour d'éventuels investissements.

 

Selon lui, actuellement l'économie du Sénégal attire beaucoup d'investissements. Cet homme d'affaires nourrit l'ambition de contribuer au développement du Sénégal. Pour sa part, le président de l'Anoci a déclaré que le chef de l'Etat a toujours encouragé la diversification de la coopération et que les relations existant avec les pays du Golf s'inscrivent dans cet objectif. "L'axe privilégié que nous entretenions avec les pays du Golf est un axe très solide qui a répondu à la nouvelle politique menée actuellement au Sénégal", a-t-il poursuivi.

 

 

Selon lui, les pays du Golf ont répondu présent au Sénégal pour accompagner notre pays dans son développement dans différents projets, dont ceux qui sont liés aux secteurs routiers et immobiliers. "Les relations sont porteuses d'avenir. Nous avons de plus en plus de concours des pays du Golf qui s'intéressent au Sénégal et qui souhaitent en faire un hub pour toutes leurs activités africaines", a-il affirmé.

 

Le groupe Al Kharafi est, selon lui, un exemple dans ce domaine.

 

Il y a, a-t-il assuré, un certain nombre de groupes tels que ceux des Emirats Arabes unis, des Saoudiens qui veulent véritablement s'installer au Sénégal.

Le Soleil/Mamadou Sy

Droits de l'homme

Situation des droits de l'homme au Sénégal : Amnesty International dénonce un grand bond en arrière

Le Sénégal a été épinglé par le rapport annuel de l'Ong Amnesty International. Rendu public hier, le rapport porte sur l'état des droits de l'Homme dans 150 pays du monde.

 

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Même si le rapport annuel 2006 d'Amnesty International n'attribue pas de rang au Sénégal pour mesurer le degré des violations des droits de l'homme qui y sont pratiquées, il reste qu'il y note ‘un grand bond en arrière’ en matière de respect des droits de l'Homme et de liberté d'expression. Un recul justifié par ‘le harcèlement des opposants politiques, des arrestations et renvois de migrants, la reprise des combats en Casamance, la restriction des libertés d'expression, la résolution de l'affaire Hissène Habré’. Des manquements soulevés, hier, par Louis Mendy et Seydi Gassama, respectivement président et directeur de la section sénégalaise d'Amnesty International. Il s'exprimaient au cours d'une conférence de presse tenue au même moment où le lancement du rapport se déroulait un peu partout à travers le monde.

Ainsi, au chapitre des harcèlements des opposants politiques, les défenseurs des droits de l'homme ont retenu, comme facteur de régression, le fait que malgré la mise en liberté ‘de l'ancien Premier ministre, au terme de sept mois d'emprisonnement, après l'abandon de la plupart des charges retenues contre lui (atteinte à la sûreté de l'Etat, détournement de fonds...), des manœuvres de harcèlement visant certains de ses partisans ont continué’. Pire, ‘quelques-uns d'entre eux ont été arrêtés pour complicité dans des opérations de blanchiment d'argent’, se désole le rapport. Les emprisonnements de Jean-Paul Dias et de son fils Barthélémy Dias ont aussi été retenus par Amnesty International pour expliquer la régression du Sénégal en matière de respect des droits de l'homme.

 

Un autre aspect qui rend la situation des droits de l'homme au Sénégal déplorable est lié aux ‘arrestations et renvois des migrants’. Le rapport note que ‘les forces de sécurité sénégalaises ont arrêté plusieurs centaines parmi les milliers de migrants qui transitaient par le Sénégal pour rallier les Iles Canaries’, au nom ‘d'accord signé au mois d'août par le Sénégal et l'Espagne pour organiser des actions conjointes afin de réduire les mouvements de migrants clandestins’, rappelle le rapport qui s'émeut, encore, du fait ‘qu'au mois de septembre et octobre, plus de 90 Pakistanais, dont au moins un mineur, aient été arrêtés et accusés de tentative d'entrée illégale sur le territoire, et renvoyés dans leur pays’.

 

La situation en Casamance n'a pas, non plus, échappé aux défenseurs des droits de l'homme. Une situation évoquée du fait que ‘la reprise des combats a contraint plus de 8 000 personnes vivant dans la zone frontalière à quitter leur foyer et 6 000 autres de fuir vers la Guinée-Bissau’. Des départs provoqués par ‘des affrontements opposant des factions rivales du Mfdc dans le nord de la région’ au moment où ‘les forces de la Guinée-Bissau entrent au Sénégal pour attaquer le quartier général de la faction conduite par Salif Sadio, considéré comme un obstacle majeur à la paix en Casamance’.

 

Le rapport s'est, en outre, désolé ‘des menaces qui continuaient de peser sur la liberté d'expression des journalistes ou des auteurs critiques à l'égard du gouvernement’. Et le rapport de rappeler la fermeture de la radio Sud, en octobre 2005, suite à une interview de Salif Sadio. Ce qui, par ailleurs, avait valu à six employés de la radio d'être placés en détention.

 

Le seul point positif reconnu au Sénégal par l'Ong Amnesty international découle de ‘son engagement à lutter contre l'impunité’. Un engagement marqué par l'adoption d'un projet de loi permettant l'organisation du procès d'Hissène Habré au Sénégal. Même là, les défenseurs des droits de l'homme ont décelé une volonté des autorités sénégalaises de traîner les pieds pour le jugement de l'ancien président tchadien, en demandant notamment ‘un budget absolument irréaliste que personne ne financera, aujourd'hui, au sein de la communauté internationale’, pense le directeur de la section sénégalaise d'Amnesty International.

 

Elh Saidou Nourou DIA

Jazz à St Louis

Sénégal: Randy Weston, tête d'affiche du 15e Saint-Louis Jazz festival

 

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Randy Weston le 13 août 2005 à Marciac

 

La ville de l'extrêmme Nord du Sénégal, Saint-Louis, accueille à partir de jeudi son 15e festival international de jazz avec, en vedette, l'Afro-américain Randy Weston pour une édition placée sous le double signe de la "rupture" et du "retour aux sources", selon les organisateurs.

 

Randy Weston, 81 ans, musicien ouvert sur l'Afrique et figure imposante du piano moderne, se produira à la tête de son quartet le dimanche 27 mai, au dernier des quatre jours de l'événement, qui est l'un des tout premiers du genre sur le continent et l'un des plus réguliers avec le Festival Jazz à Ouagadougou.

 

Le pianiste, qui s'était déjà produit en 1993 dans le cadre de ce festival qui a démarré en 1991, revient cette année pour la deuxième fois, a indiqué à l'AFP Samba Diop, porte-parole de l'association Saint-Louis Jazz.

 

L'Américain sera précédé sur scène, le même soir, par la Française Géraldine Laurent, saxophoniste de 32 ans, lauréate en 2006 du "Django d'or" du nouveau talent, représentant au jazz ce que sont les "César" pour le cinéma en France.

 

Elle se produira avec deux autres musiciens avec lequel elle forme le "Time Out Trio", un des huit groupes à l'affiche du programme "In".

 

La scène du "In" verra ainsi évoluer différentes générations, à l'instar du septuagénaire français François Jeanneau, ex-directeur de l'orchestre de jazz de son pays, et de son cadet autrichien, Martin Reiner, à l'aube de la trentaine.

 

La vieille cité bâtie sur l'estuaire du fleuve Sénégal résonnera également de sonorités du pays avec l'ensemble traditionnel du Théâtre Daniel Sorano de Dakar, à l'ouverture officielle, ainsi qu'avec l'orchestre du festival, le Saint-Louis Jazz Orchestra mêlant kora, piano, batterie et basse (samedi 26).

 

Convier la musique traditionnelle à une manifestation dédiée au jazz, "c'est un choix délibéré (...) pour ouvrir davantage le festival aux populations (qui) disaient qu'elles ne se sentaient pas concernées par le festival à cause d'un programme trop élitiste", a expliqué Samba Diop.

 

C'est aussi "une ouverture aux détenteurs de nos traditions", a-t-il ajouté.

 

Le programme "Off" prolongera cette ouverture, avec des concerts animés sur trois jours par des célébrités du "mbalax", musique locale très rythmée, et des stars du hip-hop au stade Me Babacar Sèye.

 

Le festival 2007 "est une édition de rupture et de retour aux sources", a déclaré le président de Saint-Louis Jazz, Ousmane Alioune Sarr, dans le dossier de presse du festival.

21/05/2007

Importation automobile au Sénégal

Sénégal: Véhicules de plus de 5 ans, Habib Sy rejette la demande des transporteurs

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En marge de la cérémonie de lancement des travaux de réhabilitation de la route Mbirkelane-Tambacounda, le ministre d'Etat, ministre des Infrastructures, de l'Equipement et des Transports terrestres a manifesté sa fermeté en réponse à la doléance des transporteurs et chauffeurs de la région de Kaolack qui demandaient de revoir la mesure à propos des véhicules importés de plus de cinq ans.

Habib Sy a rejeté en bloc cette demande. Il dit ne pas être d'accord avec cette vision. « Nous avons simplement limité l'âge des véhicules à importer au Sénégal, car nous sommes en train de créer des infrastructures de qualité.

On ne peut pas investir autant d'argent et autoriser des guimbardes à circuler sur nos routes, ascenseurs, et ponts », a souligné le ministre d'Etat. Le ministre d'Etat Habib Sy de souligner que : « tout ce qui est possible dans les pays développés, on doit pouvoir le réaliser au Sénégal ». Selon le ministre d'Etat, « nous n'accepterons pas cette doléance des transporteurs et que nous envisageons d'autres mesures qui tendent vers la rénovation de notre parking automobile ».

Un autre point évoqué par Habib Sy : la gestion et l'entretien du réseau routier dont l'histoire a montré qu'il constitue un problème récurrent. Il a ainsi annoncé des mesures pour contrecarrer les principaux responsables des dégradations de nos routes. Il s'y ajoute la circulation des gros porteurs surtout étrangers dont le poids de la charge est souvent facteur de détérioration des routes. Et que les techniciens y travaillent pour le réglementer afin de permettre aux camionneurs étrangers de suivre la règle normale de chargement.

Le Soleil/M. Sagne

19/05/2007

téléphones portables: le boum au Sénégal

TELEPHONIE - Forte expansion du mobile : Le Sénégal consomme un million d’appareils par an

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Le marché du Sénégal est si porteur que le n°1 mondial des fabricants, Nokia, n’a pas hésité à ouvrir un bureau à Dakar.

 

Le marché de la téléphonie mobile est l’un des plus florissants du Sénégal, à l’heure actuelle. On a ainsi appris, hier, que près d’un million de téléphone se vendent chaque année au Sénégal ; ce qui place les Sénégalais en tête des Africains qui acquièrent les téléphones. Cependant, en dehors de certaines entrées de gamme, aux fonctionnalités encore assez réduites, le téléphone portable est encore assez cher au Sénégal.

 

Les spécialistes indiquent que cela est dû aux droits de douanes qui sont assez élevés. Des informations fiables indiquent que, pour un appareil assez simple, le Sénégalais paie entre 30 et 40% de droits de douane. Cela n’empêche que l’envie d’acquérir un téléphone se développe grandement dans ce pays. Les Sénégalais ne reculent devant aucun sacrifice pour acquérir un appareil. Et sur ce terrain, la marque finlandaise Nokia se taille la part belle, avec plus de la moitié des parts de marché. Ce qui ne fait que refléter une domination mondiale incontestable de la marque, qui détient plus de 35% de parts de marché du téléphone au monde. Ayant très tôt misé sur le développement du téléphone mobile, le fabricant finlandais a tout simplement ouvert son bureau régional pour l’Afrique de l’ouest à Dakar.

 

La raison de cette implantation à Dakar est, pour le représentant local de Nokia, M. Yannick Debaupte, «de garantir que les produits Nokia vendus au Sénégal sont de qualité, que l’utilisateur final du téléphone a en mains un produit de qualité, et qui dispose de la garantie du fabricant». Cela permet, aussi, au public sénégalais, d’acquérir très rapidement, les modèles les plus récents créés par le fabricant. Hier, le bureau de Dakar présentait, en synchronisation avec d’autres représentations de Nokia, l’une des dernières créations de Nokia, la 6300.

 

Cet appareil vise, selon le représentant, une certaine catégorie de clientèle. M. Debaupte déclare en effet, : «Le Nokia 6300 a été développé pour les clients à la recherche d’un téléphone mobile leur offrant un ensemble de fonctionnalités sans compromis dans un design de pointe très attrayant.» Il ajoute, avec beaucoup d’assurance : «Nous sommes persuadés que ce modèle figurera parmi nos meilleures ventes en 2007.»  

 

Mohamed GUEYE

18/05/2007

Megalithes du Sénégal

Mises en valeur des megalithes au Senegal: Les vestiges d'un passé… porteur d'avenir !

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C'est un véritable trésor que la découverte des mégalithes. A cheval sur le Sénégal et la Gambie, ces pierres taillées, vestiges de civilisations anciennes, révèlent un pan des traditions passées, avant que la colonisation ne change les choses. Avec le classement de certains sites au Patrimoine mondial de l'Unesco, ce patrimoine national est enfin pris en compte.

 

 

 Par une matinée de chaleur extrême, la direction du Patrimoine culturel du ministère de la Culture et du Patrimoine historique classé a organisé une visite des lieux sous la direction de Hamady Bocoum son directeur. Disons plutôt une visite de quelques lieux représentatifs comme Sine Ngayène et Wanaar (région de Kaolack) car la superficie totale que couvrent les mégalithes est vaste comme… l'espace Sénégambien.

 

Cette visite de la direction du Patrimoine culturel a été un prélude aux « Journées du Patrimoine » qui s'ouvrent ce vendredi 18 mai au théâtre Sorano avec, entre autres temps forts, le panel sur le thème : « Patrimoine et tourisme culturel ».

 

« Les mégalithiques sont les vestiges laissés par une civilisation qui vécut 1500 ans et qui n'abandonna ses rites funéraires si particuliers qu'aux alentours de 15ème siècle ». C'est ainsi que Hamady Bocoum, le directeur du Patrimoine culturel qui avait à ses côtés quelques-uns de ses plus proches collaborateurs, a commencé ses explications. A cheval entre la Gambie et le Sénégal (ce qui montre qu'il s'agissait là d'une aire culturelle continue), on dénombre jusqu'à 30 000 pierres mégalithiques réparties entre 1987 lieux différents (pour le seul Sénégal). Mais ce sont avant tout deux grands sites qui attirent l'attention.

 

En effet, Sine Ngayène, le site le plus important de toute l'ère sénégambienne, renferme 1200 pierres mégalithiques, 52 cercles et une centaine de tumulus de mégalithiques. Pour y voir clair, les mégalithes sont les restes des grands sites funéraires et sont dissociées entre tumulus, un simple monticule de terre où a été placée une pierre mégalithique à l'est - ce qui fait certainement référence à un culte solaire - et cercles, qui sont des constructions plus élaborées composées de caveaux comprenant des familles ou des clans entiers.

 

Mais la distinction ne s'arrête pas là : les restes des corps retrouvés dans les cumulus sont intacts alors que ceux retrouvés dans les caveaux ont été déplacés et divisés selon une méthode floue au point que l'on retrouve des crânes ou des bassins entassés dans certains cercles. Selon les explications du directeur du Patrimoine culturel, « il semble (donc) que les cercles aient été entretenus selon des procédés assez élaborés et hiérarchisés que les archéologues ne comprennent pas encore ». Par contre, une donnée révèle la continuité de cette civilisation : certains cercles semblent avoir duré plus de 500 ans pour certains clans.

 

L'autre site majeur est Wanaar (lui aussi classé au patrimoine mondial). « Il est moins impressionnant que Sine Ngayène mais se caractérise par une taille plus fine des pierres ». Par exemple, les pierres des autres sites sont souvent de grands blocs immenses alors qu'à Wanaar, les pierres sont plus petites et dites « liées », en forme de A ou Y avec beaucoup de latéralité.

 

« Ce site, plus petit, se différencie donc par la qualité des mégalithiques. D'autant plus que des grandes campagnes de fouilles n'ont pas encore été commencées et que certaines pierres devraient être remises en place ». Pour assurer la durabilité du site qui est désormais connu, une clôture de 1500 hectares a été posée ainsi qu'un hangar où les touristes peuvent venir se reposer et profiter du panorama.

 

Le Sénégal comme la Gambie possèdent donc avec cette ère culturelle de 36 km2 un patrimoine commun exceptionnel. Peut-être une manière de relativiser les frontières artificielles de la colonisation et de rapprocher deux pays qui se tournent le dos. Car les pierres mégalithiques sont le symbole de l'unicité et du temps… long. En témoigne la pierre mégalithique qui ouvre l'espace Afrique du nouveau et magnifique au musée des Arts Premiers du Quai Branly à Paris.

 

L'autre enjeu est la gestion de ces sites qui attireront rapidement les convoitises. Classés au patrimoine de l'Unesco, ce qui suppose le respect de quelques règles, les sites ne sont pas pour autant des sanctuaires. Au contraire, ces sites doivent contribuer au développement des villages avoisinant. La meilleure solution consiste donc à impliquer les populations dans la valorisation des sites ce qui semble être la solution choisie.

 

Si les clôtures empêchent cultures et bétail dans les sites, des retombées bien plus positives avec la venue d'un tourisme culturel peuvent devenir une solution à moyen terme. « C'est dans ce cadre que responsables de l'Unesco, les élus locaux, les populations et quelques spécialistes du secteur touristique vont se réunir pour définir un plan de travail commun » a fait savoir M. Bocoum.

 

La décision de mettre enfin en valeur les mégalithes au Sénégal comme en Gambie laisse entrevoir de « nouveaux apports aux pays respectifs », selon l'expression du directeur du Patrimoine. Elle rappelle aussi, cette décision de mise en valeur des mégalithes, « la richesse et la grandeur des civilisations qui précédaient la colonisation, ce que devraient mieux connaître les Sénégalais ». Nous sommes ici loin, très loin du mythe des « gentils sauvages »…

 

Enfin, ces sites rappellent aussi la vanité des hommes qui se sont divisés entre deux pays étrangers.

(Sudonline)

Desensablement des rues Dakaroises

Sénégal: Désensablement des routes de la ville de Dakar - Habib Sy réceptionne des engins

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Le ministre de l'Equipement et des transports Habib Sy a réceptionné trois unités composées de deux engins de nettoiement des routes et d'un camion pour le désensablement des grandes artères de la capitale sénégalaise.

La cérémonie de réception et de mise en service de ces engins a eu lieu en présence de la représentante de l'ambassade de l'Italie au Sénégal, de celui de la société italienne Dulevo et de la Pme Getran Sa.

Ce matériel entre dans le cadre de l'innovation des actions de désensablement mécanique des routes de la capitale sénégalaise.

Ces balayeuses mécaniques devront participer à rendre les rues de Dakar plus propres, a noté le ministre Habib Sy avant d'ajouter que l'initiative a été prise de travailler au départ avec une Pme pour l'acquisition de ce matériel adapté.

Selon lui l'opération doit faire tache d'huile et servir de modèle pour tous les Sénégalais afin qu'ils investissent le créneau.

Elle doit aussi être étendue à l'ensemble de la capitale sénégalaise, dans toutes les régions du Sénégal, afin d'améliorer l'environnement.

Le Soleil/Mamadou Sy

17/05/2007

La route plus mortelle que le sida

Ce week-end, quelque 57 personnes sont mortes carbonisées dimanche, au Nigeria, dans deux accidents distincts dans les Etats de Rivers et du Delta, a rapporté la presse locale dans ses éditions de lundi. Dans le premier accident, 50 personnes ont perdu la vie lorsque trois véhicules de transport en commun dans lesquels elles voyageaient ont explosé à la suite d'une collision survenue sur l'axe routier Elele-Port Harcourt. Deux de ces véhicules ont pris feu suite au choc, le troisième étant ensuite entré en collision avec les deux premiers déjà en flamme. Selon certaines indications, les deux autobus transportaient aussi des fûts chargés d'essence, une pratique courante au Nigeria, du fait des fréquentes pénuries de carburant. Le second accident a impliqué un véhicule de transport en commun sur la voie rapide Benin-Warri qui est entré dans un camion en stationnement, prenant ensuite feu. Tous les occupants du car de transport ont péri carbonisés.

 

accident

Même constat au Sénégal on a eu la confirmation de cette tendance loin d'être une nouveauté a eu lieu lundi quand un camion qui transportait des talibés en partance pour Khelcom s'est renversé sur le bas-côté de la route, faisant deux morts parmi ses passagers, selon des sources relayées par l'Agence de presse sénégalaise. Se greffe à ce bilan déplorable quelque 45 blessés dont neuf très graves qui ont également été dénombrés dans cet accident qui a eu lieu à hauteur du village de Ndiourol. Situé prés de la ville de Kaolack, le village de Khelcom, aujourd'hui assimilé à un vaste champ, abrite un vaste domaine agricole exploité par le Khalife général des mourides, Serigne Saliou Mbacké.

Surcharge, simple négligence du chauffeur ou des affréteurs du camion en question, toujours est-il que c'est un autre accident qui se greffe au bilan annuel des dégâts causés par la circulation routière. De ce côté de la route qui mène à Khelcom, il faut signaler que même si elle a connu une réfection, le chemin n'en est pas parsemé d'embûches. Y passent tous les jours des camions gros-porteurs venant des champs voisins, mais aussi d'autres régions comme celles de Kaolack et Fatick, lourdement chargés de marchandises. Il y circule aussi des dizaines de charrettes traînées par des chevaux ou des ânes, des fois sans lumière la nuit.

 

Quand on ajoute à cela, le manque de surveillance de la sécurité routière que la police devrait assurer, on a une des raisons entre autres qui pourraient expliquer cet accident. Ce manquement ne peut être pour autant le seul mobile, car sur ces contrées rurales, il est rare de voir les gens s'entourer d'une réelle prudence. Couverts par les prières du marabout, certains chauffeurs, comme de nombreux usagers se croient souvent au-dessus de tous les risques.

 

Un excès de confiance à la base de nombre d'accidents sur les routes de Touba, Diourbel, Kaolack, Gossas ou Fatick. Il semble face à autant de négligence, que l'Etat tarde à exercer un sérieux contrôle sur tout ce qui passe sur cet axe en termes de transports de marchandises, de matériaux en tout genre et de personnes. L'accident de lundi devrait aussi être l'occasion, d'organiser une bonne campagne d'information en direction de ces chauffards qui traînent tous les jours sur les routes, de véritables tombeaux ambulants.

Sud Quotidien/Mame Aly Konte

15/05/2007

Fête des Lébous au Sénégal

Sénégal: Les Lebous se souviennent de « mame ndiare », et prient pour le Festival mondial des arts nègres

lebou

La tradition a été respectée la semaine passée comme chaque année, à cette période, notamment par le rituel de protection du village de Yoff contre les catastrophes et les mauvais sorts.

Toute cette semaine durant, les populations venues de Tonghor, de Ndénatt, de Dagoudane, de Mbenguène, de Ngaparou, de Ndegagne, de Layène... ont animé par le rythme lébou, les danses sacrées, les chants incantatoires et autres activités, le « Tourou Mame Ndiaré », du nom du génie tutélaire de Yoff.

Amenée par la prêtresse Binta Ndir, la foule a fait montre d'une ferveur certaine. La journée du samedi 12 mai a été dédiée au Festival mondial des Arts nègres (Fesman III) prévu en 2008. En fait, il a plus été question d'une démarche de soutien mystique de la communauté l'éboue à l'événement. Ainsi, une visite a été effectuée au « puits de Ndiafougne » qui représente, aux yeux des lébous, et dans l'ordre des symboles sacrés, le plus important lieu de culte.

Selon Alioune Badara Bèye, s'exprimant en son nom, - en tant que Coordonnateur général du Fesman -, et au nom du ministre de la Culture et du Patrimoine historique classé, Mame Birame Diouf, cette démarche de soutien cadre bien avec l'esprit du festival : « La communauté l'éboue a une tradition de valorisation de sa culture et cela correspond tout à fait à l'esprit du Fesman tel que le voudrait le président Abdoulaye Wade », a-t-il dit. La mobilisation du samedi a été très forte avec, en première ligne, les femmes. Un mini-festival est prévu avant le Fesman III proprement dit, qui aura valeur de test. Il s'inscrit dans la suite des différents lancements organisés et à organiser un peu partout à travers le Sénégal, l'Afrique et le monde.

Le « Jaraaf » Seyni Guèye qui avait à ses côtés un bataillon de « saltigués » venus des régions, a formulé des prières pour la paix au Sénégal.

Torture policière

Nouvelles de la Faim et de la Mort!

Sénégal: policiers et gendarmes utiliseraient la torture

L'ONDH proteste contre l'usage de la torture par les pouvoirs publics. Dans un communiqué reçu samedi à l'APS, l'ONDH justifie sa préoccupation par la mort de Dominique Lopy, survenue lors de sa garde-à-vue par les services de sécurité publique de la ville de Kolda (670 Km de Dakar), en avril. 
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L'ONDH proteste contre l'usage de la torture dans les services de sécurité

Dakar, (APS) - L'Organisation nationale des droits de l'Homme (ONDH) du Sénégal a indiqué qu'elle était ‘'très préoccupée par l'usage répandu de la torture au niveau des commissariats de police et brigades de gendarmerie du Sénégal''.

Dans un communiqué reçu samedi à l'APS, l'ONDH justifie sa préoccupation par la mort de Dominique Lopy, survenue lors de sa garde-à-vue par les services de sécurité publique de la ville de Kolda (670 Km de Dakar), en avril.

La mort de Dominique Lopy avait été à l'origine d'affrontements physiques entre jeunes et forces de l'ordre de cette localité. Un jeune garçon y avait trouvé la mort et, au moins, un autre avait été blessé, rappelle-t-on.

Par ailleurs, l'organisation met ‘'formellement'' en cause la brigade de gendarmerie de Joal (région de Thiès) pour ‘'actes de torture circonstanciés'' sur la personne de Bathie Guèye, décédé lors de sa comparution devant le tribunal correctionnel régional de Thiès.

‘'L'absence de mesures de sauvegarde permettant de prévenir ces actes de torture qui ne font l'objet d'aucune enquête ni poursuites judiciaires est inquiétante'', estime l'ONDH qui réaffirme son engagement en faveur de la présence d'un avocat dès la première phase de la garde-à-vue de tout citoyen poursuivi par la justice.

Cette revendication figure parmi les mesures préventives urgentes que l'ONDH compte soumettre aux autorités, poursuit le communiqué à travers lequel elle appelle les autorités sénégalaises au respect des mécanismes africains et internationaux de protection des droits de l'Homme.

Elle prendra part à l'ouverture de la session de la Commission africaine des droits de l'Homme et des peuples, prévue mercredi 16 avril à Accra (Ghana), ajoute le texte.

 

Source :

http://www.editoweb.eu

 

14/05/2007

Rencontre touristique

a la portiere

Allah est grand! ...A la portière, une rencontre. Et, tu sais quoi!?!...C'est d'abord le sourire que tu regardes! La Teranga, c'est ça, aussi! Et le "toubab cadeau" n'est pas de mise.

08/05/2007

Bateaux taxis entre Dakar et Mbour

TRANSPORT MARITIME DAKAR-MBOUR : Des bateaux-taxis en décembre 

 

 

nogorance

Venu présider à Saly Pordudal, à Mbour, une course à voile, le président de la Fédération sénégalaise de voile, par ailleurs Secrétaire exécutif de l’Anoci, a annoncé la mise en mer de bateaux qui feront la navette entre Dakar et Mbour, en décembre prochain.

 

Dès l’annonce de la mise en mer de bateaux-taxis par le Secrétaire général de la Présidence de la République, Abdoulaye Baldé, les Mbourois ont commencé à se frotter les mains, pensant trouver là un moyen de se départir des embouteillages qui leur faisaient passer plusieurs heures pour relier Dakar. Ils ne seront pas les seuls à être impatients d’emprunter la voie maritime pour rallier la capitale en une heure seulement, d’autres compatriotes pouvant faire escale à Mbour pour prendre le reste de leur trajet en mer.

 

Le projet de bateau-taxi se porte très bien, a dit Abdoulaye Baldé, ajoutant qu’un certain nombre de démarches ont commencé au niveau des autorités administratives et des populations.

 

Selon lui, plusieurs missions ont été effectuées auprès des partenaires, et le dossier est en phase terminale. « Le financement est bouclé par le COSEC (Conseil sénégalais des chargeurs), en collaboration avec l’Anoci (Agence nationale de l’Organisation de la conférence islamique) », a expliqué le Secrétaire exécutif de l’Anoci qui avance que bientôt des bateaux-taxis vont faire la navette Dakar-Rufisque-Saly-Mbour.

 

L’échéance est fixée au mois de décembre pour que le rêve de se rendre de Mbour à Dakar en une heure puisse se réaliser.

 

 

AMATH SIGUI NDIAYE

 

06/05/2007

Désert de Lompoul

lompoul

Ce petit désert est une curiosité à ne pas manquer! Sur la route Dakar-St Louis, la grande dune "rouge" réserve une réelle surprise. http://www.salysenegal.net/activites/excursions/excursionslompoul.htm

04/05/2007

La calebasse

Objet mystique, de fécondité, thérapeutique, design, etc : Tout sur les vertus de la calebasse

calebasse

Outre l'utilité culinaire, la calebasse a des vertus thérapeutiques chez un malade mental. Et le côté rampant de la plante permet à la femme, qui en utilise les fruits, d'être féconde. Et la liste des opportunités est bien longue d'un pays africain à un autre. Aujourd'hui, cet objet inclus dans notre patrimoine culturel, a été transformé par le Gie Goorgolou de Yeumbeul en meubles. Après Fatick et Mbour (station de Saly), Dakar a (re) découvert cet objet.

 

Le symposium, tenu dernièrement à la maison de la culture Douta Seck, en marge de l'exposition itinérante Koomu rewmi, qui met en exergue le design de la calebasse, a permis de (re) découvrir cet objet ancré dans les traditions africaines.

Son nom change d'une ethnie à une autre. En langue Sérère, elle est appelée Saklal et saka-bangue. Chez les Wolof, elle se nomme Léket ou batù et les Mandingue parlent de Miranho ou Kalama. La calebasse, souligne-t-on, remonte très loin dans l'histoire des peuples d'Afrique. De l'avis du chercheur, Amadou Lamine Dramé, par ailleurs producteur à la Radiodiffusion télévision sénégalaise, l'empereur Mandingue Soumangourou Kanté, qui aimait entrer en communion avec des objets mystiques, a utilisé les petits calebasses (kalama) pour fabriquer son balafon fétiche.

 

Au-delà de cet aspect mystique et sacré, la calebasse revêt aussi une signification importante dans les sociétés africaines. ‘Elle est liée à la vie de l'homme. La plante de calebasse ou l'arbre calebassier ne survit qu'en présence de l'homme’, fait savoir le président de l'Association des tradipratriciens de Fatick, Tekhyé Diouf. D'où sa présence dans toutes les étapes de la vie de l'être humain. De la naissance de l'enfant (pour la purification) à la libation pour un mort en passant par l'adolescence (bois sacré et mariage). Mais la calebasse, qui servait aussi de panier pour les ménagères, incarnait la discrétion.

 

L'objet est aussi thérapeutique. Tradipratricien, Tekhyé Diouf utilise la calebasse, qu'il appose sur la tête du patient, pour dialoguer avec lui. Les plantes de la calebasse aussi, informe-t-il, peuvent servir, car ‘ses feuilles, associées à des produits, traitent les cas de dysenterie très aiguë. Ses fruits aussi consommées avec le couscous facilite la digestion’. Mais ces vertus de la calebasse, qui est un patrimoine culturel, ne sont pas seulement retrouver au Sénégal.

 

Selon le professeur Oumar Ndao, qui a fait le tour de certaines localités ouest africaines notamment Bamako, Ségou, Ouagadougou, Niamey, etc., ‘dans ces lieux, la calebasse occupe une place centrale’. Ainsi, il déduit de cette appartenance commune, un trajet vers l'intégration africaine. Aujourd'hui à travers le design, la calebasse a retrouvé une deuxième naissance.

 

L'exposition itinérante Koomu rewmi en a donné la preuve. Mobiliers de bureau, salons, chambres à coucher, bars restaurant, etc., Khalifa Dramé et ses camarades font (re)découvrir une autre utilité de la calebasse.

 

Fatou K. SENE