30/06/2007

Prix à la hausse jugulés

Sénégal: baisse du prix du riz, ceux du pain et du gaz "bloqués"

boulangerie

 

 Le gouvernement sénégalais a décidé vendredi de baisser d'au moins 10% le prix du riz et de "bloquer" ceux du pain, menacé d'augmentation, et du gaz après une marche organisée le même jour à Dakar contre "la hausse des denrées", a annoncé la télévision publique.

 

Le prix du riz, dont le kilo est actuellement vendu entre 240 (0,36 euro) et 275 FCFA (0,4 euro), va baisser d'au moins 10% alors que celui du pain sera "bloqué" à son prix actuel au moins jusqu'à la fin de l'année 2007, a annoncé la Radio télévision sénégalaise (RTS, publique).

 

Quant au prix du gaz, il sera "stabilisé" pour ce qui concerne les emballages de 2,7 et 6 kg, vendus respectivement à 1.000 FCFA (1,5 euro) et 2.500 FCFA (3,8 euros), qui sont utilisés par la plupart des ménages sénégalais confrontés, en outre, à une pénurie récurrente de ce produit à l'origine d'une spéculation.

 

En outre, les autorités sénégalaises ont annoncé qu'elles vont "mener des actions énergiques" contre les spéculateurs sur le ciment qui ont récemment fait passer le prix de la tonne de ce produit de 61.000 FCFA (93 euros) à 80.000 FCFA (122 euros), selon des associations consuméristes locales.

 

Les boulangers sénégalais ont menacé ces derniers jours d'augmenter de 25 FCFA (0,03 euro) le prix de la baguette d'un kilo de pain, vendue à 150 FCFA (0,25 euros), après une hausse du prix du blé sur le marché international, selon la presse locale.

 

Ces différentes mesures ont été prises vendredi au cours d'un conseil présidentiel sur la baisse des denrées de première nécessité, selon la RTS.

 

"Le président de la République (Abdoulaye Wade) nous avait instruit de travailler résolument sur la baisse des prix des denrées de première nécessité, comme le riz, le gaz et le problème de la spéculation sur le ciment. Ce sont des mesures importantes", a déclaré le Premier ministre sénégalais, Cheikh Adjibou Soumaré sur la RTS, confirmant ainsi les annonces faites par la télévision publique.

 

"Ces mesures vont être accompagnées par des actions énergiques sur le terrain pour que les consommateurs les sentent", a pour sa part indiqué le ministre du commerce, Habib Ndiaye.

 

Ces mesures sont annoncées après une marche contre "la hausse des denrées de première nécessité organisée vendredi après-midi à Dakar par deux associations consuméristes locales.

 

Au cours de cette manifestation qui a réuni plus de cent personnes, les participants, dont des responsables du pouvoir et de l'opposition, ont scandé des slogans pour une diminution du coût de la vie et portaient des pancartes indiquant: "Touche pas au pain", "Nous voulons du lait".

 

"Nous marchons contre la hausse, depuis la présidentielle de février, des prix de tous les produits de première nécessité comme le lait, l'huile, le riz, le sucre et le ciment et la menace d'augmentation du prix du pain", avait déclaré le président de l'Association des consommateurs du Sénégal (ASCOSEN), Momar Ndao, une des organisations à l'initiative de la manifestation.

 

Selon lui, le prix du lait a, par exemple, augmenté de 80% depuis février.

 

L'inflation était de 5,9% en mai, selon le ministère sénégalais de l'Economie.

 

L'opposition sénégalaise a pour sa part exigé mercredi une "annulation des hausses des prix" intervenues depuis février et a annoncé une série d'actions, non précisées, en juillet pour obliger le président Wade, 81 ans, réélu en février pour un nouveau mandat de cinq ans, à accepter la tenue d'assises nationales.

 

(©AFP

27/06/2007

Recette: curry d'agneau à la Sénégalaise

Curry d’agneau à la Sénégalaise

curry

 

Ingrédients:
800 g d'épaule d'agneau désossée, 1 gros oignon, 50g de beurre, 2 dl de crème fraîche, sel, poivre, 1 yaourt nature, 50 g de raisins secs, 1 cuillère à café de curry, 1 pincée de cannelle.

Préparation : 10 minutes Cuisson: 35 minutes. pour : 4 personnes.
Faites tremper les raisin dans un bol d'eau tiède. Coupez la viande en cubes; faites les revenir dans une cocotte. Assaisonnez. Retirez les dès qu'ils sont bien dorés et remplacez les par l'oignon émincé. Quand l'oignon est devenu transparent, remettez la viande, ajoutez le yaourt et la crème, le curry et la cannelle. Laissez mijoter 30 minutes en remuant de temps en temps. Ajoutez les raisin égouttés. Rectifiez l'assaisonnement et laissez mijoter encore 2 minutes.

Bon appétit!

22/06/2007

Nudisme à Saly

Outrage à la pudeur à Mbour : trois Russes accusés de nudisme

 

nu

Les trois Russes, ingénieurs de Tigo Sénégal arrêtés la semaine dernière pour outrage à la pudeur, ont été relaxés par le tribunal départemental de Mbour.

Il s’agit d’Alexandre Sadikov, Alexandre Znobischev et d’Alexandre Akimov. Si les deux premiers ont été relaxés purement et simplement, le troisième l’a été au bénéfice du doute. Accusés par les vigiles de la Sapco de s’être baignés tout nus sur la plage de Neptune, ils ont été acheminés à la brigade spéciale de Saly et déférés au parquet depuis le 13 juin pour outrage à la pudeur, délit prévu et puni par l’article 318 du code pénal. Ce jour-là vers 13 heures, les trois Russes sont conduits à la brigade, accusés de nudisme par des vigiles de la Sapco. À la brigade, les vigiles avaient tous déclaré que les trois Russes se baignaient en tenue d’Adam. Depuis l’enquête de gendarmerie comme devant le procureur et à la barre, Sadikov et Znobischev ont toujours maintenu leur déclaration selon laquelle ils n’étaient pas dévêtus, Et seul Akimov était en tenue d’Adam. À la barre, les deux vigiles ont brillé par des contradictions qui ont irrité tout le monde, même le parquet, qui a demandé que des mesures fermes doivent être prises à l’encontre des vigiles qui ont apporté des témoignages fantaisistes. Selon Akimov, s’il est retrouvé nu c’était le temps d’enlever son slip mouillé pour enfiler son pantalon. Le parquet a ensuite demandé la relaxe des trois prévenus au bénéfice du doute. La défense, composée de Maitres Niane et Oumou Sow, a tour au tour souligné que leurs clients sont des boucs émissaires qu’il fallait coûte que coûte prendre dans ce grand projet d’assainissement de la station qui conduit à une chasse à l’homme. En clair, la défense a estimé que les prévenus sont victimes des préjugés. En conclusion, la défense a demandé de poursuivre les vigiles pour faux témoignages avant de demander la relaxe pure et simple pour Sadikov et Znobisher et au moins la relaxe au bénéfice du doute pour Akimov, car l’élément matériel et moral n’est pas réuni. Après avoir statué, le tribunal a relaxé Sadicov et Znobischer purement et simplement et au bénéfice du doute pour Akimov.

 

ALIOUNE DIOP

 

19/06/2007

Nouveau 1er ministre au Sénégal

Sénégal: le ministre du Budget nommé Premier ministre

DAKAR - Le ministre sortant du Budget Cheikh Hadjibou Soumaré a annoncé mardi avoir été nommé Premier ministre du Sénégal, à la suite de la démission de son prédécesseur Macky Sall après les élections législatives du 3 juin, boycottées par les principaux partis de l'opposition.

 

ministre

"Je commencerai les consultations (pour le gouvernement) dans l'après-midi, a-t-il indiqué dans une brève déclaration à la presse. Je remercie le chef du gouvernement sortant avec qui j'ai travaillé pour le travail accompli toutes ces années ensemble."

 

Cheikh Hadjibou Soumaré était depuis mai 2001 ministre délégué auprès du ministre de l'Economie et des Finances chargé du Budget et de l'Habitat. Il avait été d'août 2000 à mai 2001 directeur général des Finances après avoir débuté sa carrière en 1981 comme percepteur-receveur municipal.

 

Son nom ne figurait pas parmi les favoris, la presse sénégalaise ayant évoqué à plusieurs reprises la nomination d'une femme à la tête du gouvernement.

 

Le Premier ministre Macky Sall, en poste depuis avril 2004, avait un peu plus tôt présenté sa démission, ainsi que celle de son gouvernement, au président Abdoulaye Wade qui l'avait acceptée.

 

La démission "a été acceptée", a dit Macky Sall à la presse. "Je pars du gouvernement. Il ne s'agit pas d'une sanction, ni d'une promotion. C'est dans l'ordre naturel des choses. J'ai fait mon temps à la Primature (siège du gouvernement). Je pars la tête haute, fier de mon bilan et de mes résultats".

 

"Je suis maintenant en réserve de la République", a-t-il ajouté, après son audience avec le chef de l'Etat, au palais présidentiel. "Mais j'ai tenu à le (président Wade) remercier quand même de cette confiance. Il m'a toujours manifesté sa confiance et son soutien".

 

Le porte-parole du chef de l'Etat, Amadou Sall, a ensuite précisé que cette démission avait été acceptée "avec regret". "Le président de la République, après avoir accepté avec regret la démission du Premier ministre et de son gouvernement, a ensuite tenu à le remercier et à le féliciter chaleureusement pour le travail accompli qui a fait faire des progrès considérables au pays", a-t-il expliqué.

 

Agé de 45 ans, Macky Sall a été le directeur de campagne du président Wade lors de l'élection présidentielle du 25 février, remporté dès le premier tour par le chef de l'Etat sortant, 81 ans, élu une première fois en 2000.

 

Ce scrutin a été contesté par les principaux partis de l'opposition qui ont ensuite boycotté les élections législatives du 3 juin.

 

La coalition présidentielle, dont la tête de liste était M. Sall, a remporté 131 des 150 sièges. Le taux de participation a été historiquement bas, à 34,75%.

 

La Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (Raddho), une organisation non gouvernementale sénégalaise, avait évoqué un "recul démocratique impressionnant" à la suite de ces élections. L'Union européenne avait appelé les forces politiques à "renouer et intensifier leur dialogue".

Vols Dakar/Cap Skiring

TOURISME - Liaison aérienne Dakar-Cap-Skiring : La saison s’arrête, Air Sénégal continue

 

avion

Les populations du Cap-Skiring et les hôteliers en particulier, vont pousser un ouf de soulagement avec la décision de Air Sénégal international de poursuivre ses vols sur ce site touristique, au-delà de la saison touristique. Les prix des billets sont revus à la baisse et un tarif week-end est même proposé par la compagnie aérienne nationale.

Zone touristique située en Casamance, le Cap-Skiring, après la rallonge de la piste de son aéroport a, aujourd’hui, la possibilité d’accueillir de gros porteurs, à partir de Dakar, toutes les semaines. Les hôteliers qui en avaient fait la demande ont enfin obtenu satisfaction. Ces acteurs, ainsi que d’autres, se sont concertés le week-end dernier, pour essayer chacun, de jouer son rôle dans la relance du tourisme dans cette zone méridionale du Sénégal. Les hôteliers et les agenciers pour vendre la destination, la compagnie pour maintenir les vols de façon régulière et les journalistes pour la sensibilisation et la communication.

«Ce vol est une innovation pour cette année, parce que certains hôtels ont fait le pari de ne pas fermer et à Air Sénégal international, on a décidé de revoir notre stratégie. Mais, cela n’a pas été facile, Asi était confronté à des limites au début, comme le problème des pistes qui devaient être rallongées aussi bien au Cap-Skiring qu’à Ziguinchor», a soutenu le directeur commercial et marketing de la compagnie, M. Ibra Birane Wane. Ces deux problèmes ont été résolus par l’Etat du Sénégal. De même la route qui relie ces deux zones a été rénovée. Il informe que «la saison vient de se terminer et la compagnie a transporté plus de 4 000 touristes sur 50 vols pendant 5 mois. Nous souhaitons que tout le monde joue le jeu et nous attendons des hôteliers et des tours opérateurs que chacun joue son rôle pour que l’exploitation soit pérenne».

Pour M. Téhé Faye, inspecteur du tourisme : «Nous avons tout le temps tiré sur la sonnette d’alarme, parce que notre saison touristique est très courte, malgré nos potentialités. Nous souhaitons une concertation permanente pour ne pas tomber dans la non-rentabilité. C’est un début. Mais, le souhait est d’avoir au moins un vol par semaine pour maintenir les réceptifs ouverts.»  

Une brèche dans laquelle s’engouffre M. Joseph Sambou Faure, le directeur commercial de l’hôtel les Hibiscus : «Les hôteliers veulent rester ouverts durant la saison morte.» Et pour cela, «nous allons renforcer la demande. Il est vrai qu’il y a des choses à solutionner et il faut communiquer sur ce nouveau produit. La compagnie nous a rejoint sur la proposition d’une ligne vendredi et dimanche. Nous avons fait des efforts commerciaux et au niveau tarifaire il faut aussi faire des efforts. Il faut que la compagnie fasse un tarif local avec l’aide de l’Etat». avant d’ajouter que «nous investissons 15 à 20 millions de francs dans la publicité chaque année».

Originellement le trafic commençait au mois de novembre et se terminait avec l’hivernage. Cap Skiring reçoit des touristes, mais aussi des hommes d’affaires et des familles. Les prix sont les mêmes comme sur Ziguinchor. Traditionnellement, la destination touristique était vendue depuis l’Europe, et elle était plus chère que la destination de Ziguinchor, qui était vendue de l’intérieur. Mais, les tarifs ont été révisés et les billets sont à 61 000 francs cfa Ttc. Mais prévient M. Wane, «s’il y a des risques, nous ne décollons pas. Nous ne décollons que s’il y a un risque zéro. Nous pouvons recevoir des insultes, des reproches, mais nous ne décollerons que quand il y aura un risque zéro». Tout en affirmant : «On ne peut ramener le prix de l’avion au coût du bateau. C’est cher parce que tout est importé. Nous sommes des importateurs nets de produits aéronautiques. C’est pour cela que les prix sont chers. Si nous avons une panne, nous sommes obligés d’aller chercher la pièce. Et ça prend du temps et les coûts d’exploitation sont chers. L’offre de transport est raisonnable par rapport aux produits. Le problème n’est pas d’inscrire des vols mais d’être durable».

Pour Armand Rentier, hôtelier, «nous restons ouvert et nous perdons de l’argent durant l’hivernage, nous avons tous une responsabilité. Cette région est magnifique et nous devons faire des efforts communs pour que les choses se réalisent. Ensemble on peut réussir dans cette voie, car on apporte indirectement un appui à la paix dans la région. Il y a un effort à faire connaître la Casamance qui est une mine d’or en rentrées de devises pour le Sénégal».

 

Safiètou KANE

15/06/2007

La petite côte se diversifie

La Petite côte joue la diversification 

plage saly pirogues

 

La diversification des produits touristiques prend plusieurs formes dans la Petite côte. Très loin des réceptifs hôteliers, guides touristiques, maîtres d’hôtels et artistes ont commencé à exploiter des soirées de brousse et des veillées culturelles à l’attention des touristes dans les villages. Au-delà du folklore, il s’agit de la promotion d’activités culturelles aux fortunes diverses qui ont fait du chemin.

A une dizaine de kilomètres de la commune de Mbour et dans sa partie sud-est, ont convergé dans la soirée du 12 juin 2007, vers le village de Mboulème, un foyer cosmopolite (différentes ethnies avec une majorité bambara), une file de 4X4 transportant plusieurs dizaines de touristes. Ils sont suivis d’un car ayant à bord des artistes (percussionnistes, mangeurs de feu, acrobates, danseurs-échassiers, fakir et autres musiciens), une bonne vingtaine de personnes. Ils débarquent dans le village cité et situé plus haut.

 

Une fois sur les lieux, à la place publique du village, c’est la descente des véhicules qui se fondent dans la nature. La pénombre s’installe. Des gamins allument des torches, des bouts de bois enveloppés de tissus et trempés dans un liquide inflammable. Une nuée de jeunes adolescents des feuilles d’arbres à la main accueillent les hôtes de la soirée. Au son du rythme fétiche du « Jambandong », la danse des feuilles commence accompagnée d’une mélodie qui fait trépigner de joie et d’allégresse, les puristes. Des touristes emportés commencent à esquisser quelques pas de danse, se dirigeant vers le large espace entouré de manguiers très feuillus et de gros baobabs.

 

C’est là que l’on organise les soirées de brousse. Après une longue procession de quelques centaines de mètres, les touristes accompagnés de la foule arrivent au milieu du lieu des spectacles. Ils s’installent de manière circulaire et font face à la cuisine de fortune. Un barbecue, des récipients remplis de jus de fruits de baobab et de Bissap sont exposés. Le service est libre. Des jeunes filles font des pas de danses cadencée au rythme des sabars. C’est l’intermède qui précède le dîner. Nous nous approchons du maître d’œuvre de cette soirée, Cheikhna Doukouré, responsable des Ballets de Saly-Vélingara. Il nous confie que la troupe, les Ballets de Saly-Vélingara a été créée en 1986. Elle compte en son sein une trentaine d’artistes. les réalités quotidiennes, la culture des différentes ethnies de la Petite côte constituent leurs sources d’inspiration. Il nous apprend que la troupe vit de ses propres et reçoit aucune subvention malgré son audience sur le plan national et international.

 

UNE VERITABLE FRESQUE CULTURELLE

 

Les spectacles vont des combats de lutte traditionnelle, en passant par le Simb ou faux lion dompté par des incantations, la prestation du fakir qui se fait dans des planches en bois cloués de pointes en acier. Les échassiers ou Cakaba sont toujours de la partie au bonheur des enfants.

 

Des touristes sont confiés à faire des parties de lutte traditionnelle après l’observation de quelques combats tandis que les femmes essaient de s’adapter dans des costumes du terroir. Drapées dans des pagnes et des tailleurs du pays, elles s’accommodent et tentent de se divertir en divertissant. Elles font des pas de danses à la fois rythmés et incohérents. Rien n’est épargné pour eux, préparation mystique et animation, en plus des ovations quand leurs lutteurs sortent vainqueurs.

 

Un peu après minuit, nous nous approchons de Didier Fourmy, touriste belge qui ne peut contenir sa joie pour les découvertes faites. Il se réjouit de l’accueil dans le village et du comportement des jeunes enfants qui les ont côtoyés dans une correction exemplaire. Pour la Française Christine Bauvois venant du Nord de la France, c’est la gentillesse des villageois qui l’a séduite. Elle s’explique difficilement la gratuité du sourire en ces lieux, un fait pas du tout courant dans d’autres parties du monde.

 

La création de la troupe est venue de l’idée suivant ses déclarations du fait que tous les jeunes de Saly n’ont pas pu trouver un emploi dans la station touristique. Ils ont monté ainsi une troupe pour se faire des prestataires ponctuels, des animateurs de soirées folkloriques pour les touristes. A l’en croire, ils présentent une véritable fresque des différentes ethnies de la petite côte. Il nous apprend que la troupe utilise toutes les percussions du terroir ( Jembé, Sabar…) Selon ses confidences, ils ont démarré timidement les soirées de brousse depuis les premières années de la station balnéaire et touristique de Saly-Portudal. En une vingtaine d’années d’existence, de l’eau en quantité a coulé sous les ponts. Des fortunes diverses sont faites. Si certains artistes ont atterri par leur maîtrise et leur professionnalisme au niveau des Ballets du Théâtre Daniel Sorano et des Ballets Mansour Guèye, d’autres se sont exilés en Europe.

 

Les Ballets de Saly–Vélingara ont séjourné plusieurs fois en France ( Concarneau la ville jumelle de Mbour, Bordeaux, Blois). Il nous apprend qu’un ressortissant de Saly-Vélingara, ancien de la troupe est devenu un professeur de percussion et de danses en France. Selon Cheikhna, « la qualité et la diversité ont fini par accrocher la clientèle, ces dernières années. Maintenant, les touristes prépayent le spectacle des soirées de brousse depuis la réservation en Europe. » Selon lui, « L’originalité de sa troupe réside dans la qualité des prestations. En plus elle intègre des jeunes et des femmes du terroir. Et l’activité a été acceptée et épousée par Saly-Vélingara, ce qui a facilité sa pérennité. »

 

En dehors des activités dans les réceptifs hôteliers et les soirées de brousse, les Ballets de Saly-Vélingara participent à l’animation des soirées et des fêtes du village. Il a insisté sur la création d’emplois à temps plein pour une trentaine de personnes. Pour le désintéressement, le manager de la troupe paye les artistes selon une classification et une catégorisation basée sur l’expérience, le savoir-faire et la qualité des prestations offertes.

Samba Niébé BA | SUD QUOTIDIEN      

 

Karim Wade successeur de papa?

Sénégal: Wade s'en est expliqué avec Sarkosy, pourquoi Karim est son successeur

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Le président Abdoulaye Wade efface Macky Sall et écarte Idrissa Seck dans la course à sa succession. Il leur préfère son fils et en aurait fait la confidence au président français, Nicolas Sarkozy, lors d'une audience à laquelle Karim Wade a été l'invité officieux.

L'audience entre les chefs d'Etat sénégalais et français, en présence (informelle) de Karim Wade, continue de livrer ses secrets. On connaît, maintenant, les raisons qui ont poussé le président Abdoulaye Wade, dérogeant aux règles protocolaires strictes de l'Elysée, avec l'onction de Nicolas Sarokozy pardi, a convié son fils à cette rencontre officielle. Des sources bien introduites à l'Elysée informent, en effet, que le chef de l'Etat sénégalais a saisi l'occasion pour dévoiler le portrait du successeur qu'il s'est, lui-même, choisi. Et celui-ci n'est autre que son fils, Karim Wade.

 
Selon nos interlocuteurs, le président Wade a avoué à Sarkozy être en train de préparer celui-ci à sa succession.

Expliquant au président français le bien fondé de son choix, le chef de l'Etat sénégalais confie que c'est sur suggestion d'un de ses amis français qu'il a décidé de mettre son fils à l'épreuve. Dans le désarroi après sa rupture avec Idrissa Seck, le président Wade s'en était ouvert à cet ami à propos de sa succession. Ce dernier, selon les confidences du chef de l'Etat à Sarkozy, lui aurait suggéré de jeter son dévolu sur Karim Wade. Ce qu'il fit en portant son fils à la tête de l'Agence nationale pour l'organisation du sommet de l'Oci (Anoci), pour le tester.

Nos sources indiquent que le chef de l'Etat sénégalais a exprimé au président français toute sa satisfaction par rapport au travail abattu par Karim Wade à la tête de l'agence. C'est fort de cette réussite qu'il aurait, du reste, décidé de lui confier la réalisation de l'aéroport Blaise Diagne de Ndiass. Un autre test que le dauphin désigné de Me Wade passera avec succès en réalisant, selon le jugement du président sénégalais, un montage financier très satisfaisant. Toutes choses qui ont fini de convaincre le chef de l'Etat sénégalais que son fils est outillé pour lui succéder.

Après avoir écouté cet exposé pro domo, Sarkozy aurait, selon nos sources, demandé au président Wade si un pays comme le Sénégal était préparé à une dévolution dynastique du pouvoir. Le chef de l'Etat sénégalais, très à l'aise, aurait répondu par l'affirmative, en faisant remarquer au président français qu'il existe des mouvements apolitiques qui soutiennent déjà son fils alors que celui-ci ne s'est pas encore officiellement lancé en politique. Autrement, ce dernier n'aurait pas besoin, le cas échéant, de recourir à un raccourci, mais que ce sont les Sénégalais eux-mêmes qui vont porter Karim Wade à la tête du pays.


 
Interpellé par Nicolas Sarkozy sur les cas d'Idrissa Seck et de Macky Sall, le président Wade aurait fait savoir au président français que ces derniers avaient des insuffisances qui fait qu'il les a biffés de la liste des candidats à sa succession. Macky Sall parce qu'il manquerait d'initiatives personnelles et qu'il serait très controversé dans le Pds. Lors des dernières élections législatives, le taux d'abstention a été très fort surtout dans les rangs du Pds où des responsables libéraux accusent Macky Sall d'avoir 'boycotté' le parti en mettant sur la touche certains responsables.

Quant à Idrissa Seck, hormis le fait qu'il est en rupture de ban avec lui, Me Wade lui trouve des insuffisances. On est loin de la période où il présentait son ancien Premier ministre comme le plus doué de ses 'fils'. Au surplus, pour expliquer son choix, le président Wade rappelle à Sarkozy qu'Idrissa Seck traîne des casseroles et qu'il a encore maille à partir avec la justice sénégalaise.

Après avoir introduit son fils auprès des rois et princes héritiers des Emirats du Golfe, où la culture de la dévolution monarchique et dynastique du pouvoir est bien ancrée, voilà le président Wade qui se lance dans une campagne auprès des pays occidentaux. Dans cette dynamique, la France a été naturellement choisie par Me Wade comme porte d'entrée pour 'vendre Karim' en Europe. Et, eu égard aux relations séculaires entre la France et le Sénégal, l'onction du pays de Nicolas Sarkozy pourrait être décisive.

Wal Fadjri /Amadou Diouf

13/06/2007

Liaison maritime Dakar/Gorée/Saly

TRANSPORTS - Liaison maritime Dakar-Gorée-Saly : Les contraintes du projet

 

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Dans une perspective de désengagement de l’Etat de la liaison maritime Dakar-Gorée, un atelier a permis aux professionnels du tourisme d’apprécier le business plan élaboré en vue d’étendre la desserte jusqu’ à Saly Portudal et de mettre sur le marché un produit touristique innovant.

 

La journée de concertation entre pouvoirs publics et promoteurs privés du secteur touristique qui a eu pour cadre l’hôtel Savana de Dakar, a permis de soulever un certain nombre de contraintes qui font craindre une relative lenteur avant la mise en place effective de la nouvelle liaison maritime Dakar-Gorée-Saly. En effet, telle que présentée dans le business plan, la liaison reste une opération très rentable, mais des problèmes se posent quant aux infrastructures à mettre en place avant le démarrage. Ainsi, au niveau de la station de Saly, qui doit accueillir un des quais de débarquement, les professionnels du tourisme et les hôteliers ont exprimé leur crainte par rapport à une accentuation du phénomène d’érosion côtière auquel la station est confrontée.

 

Et dans la mesure où l’offre de service dans la petite côte concerne surtout le tourisme balnéaire, il est nécessaire de sauvegarder les plages déjà gagnées par la dégradation. De plus, le tarif à appliquer risque de poser problème dans la mesure où, affirme Pathé Dia, un des exploitants hôteliers de Saly, «la destination Sénégal est déjà chère et il ne faudrait pas renchérir le coût», au risque de plomber les ailes de ce secteur déjà en butte à des problèmes de compétitivité face à d’autres destinations plus exotiques et moins onéreuses. Modou Diallo, de Nouvelles frontières de lui emboîter le pas pour préciser qu’ «avec des tarifs aussi élevés, il faut des prestations idoines». Les tarifs proposés pour la desserte oscillent entre 20 et 25 000 francs Cfa pour les touristes, et 1 500 francs pour les autochtones. Aussi est-il préconisé que les services proposés aux touristes aillent au-delà d’une simple offre de transport sec, mais intègrent des prestations spéciales telles que la restauration, l’animation culturelle et autres.

 

Malgré tout, la nouvelle liaison Dakar-Gorée-Saly intègre dans ses projections, le transport des populations riveraines de Saly, même si, selon certains professionnels, la dimension sociale du projet n’est pas suffisamment prise en compte. Là où certains parlent de tarifs discriminatoires pour les touristes, Djibo Ka, le ministre des Transports maritimes qui présidait la rencontre parle de «subventionner les populations locales pour leur permettre d’accéder à ce service public». L’autre problème qui risque de se poser reste la sécurité des biens et des personnes.

 

La mise en œuvre de cette liaison Dakar-Gorée-Saly, qui vise à renforcer l’offre de transport et l’amélioration de la mobilité urbaine, en tirant parti des dispositions naturelles de la côte, est le résultat de la volonté de l’Etat de se désengager de cette liaison, affirme l’expert-comptable El Hadji Diagne, auteur du business-plan présenté aux privés.

 

Et pour mieux rentabiliser la liaison déjà existante, le prolongement jusqu’à Saly sur la petite côte, permettra de cibler une clientèle touristique qui constitue déjà les 70% des recettes de la liaison Dakar-Gorée (Lmdg). Avec un catamaran d’une capacité de 350 passagers, une nouvelle société sera mise en place, avec des capitaux mixtes constitués par le patrimoine de la Lmdg et des privés, avant un désengagement progressif de l’Etat du Sénégal. De plus, de nouvelles infrastructures seront mises en place avec la construction d’un wharf à Saly et à Gorée. Ce projet articulé à un autre développé par le Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec), prévoit de mettre en place des petits bateaux taxi desservant tout le littoral, de Dakar à Mbour.

 

 

Madiambal DIAGNE

12/06/2007

Législatives au Sénégal

Sénégal/législatives: confirmation de la large victoire du camp présidentiel

wade

DAKAR - La coalition du président Abdoulaye Wade a remporté 131 des 150 sièges à l'issue des élections législatives du 3 juin au Sénégal, qui avaient été boycottées par les principaux partis de l'opposition, selon les résultats provisoires proclamés jeudi.

 

Ces résultats confirment ceux donnés mercredi soir à l'AFP par une source de la Commission électorale.

 

Le taux de participation s'élève à 34,75%, selon ces résultats provisoires lus par le président de la Commission nationale de recensement des votes (Cnrv), Cheikh Tidiane Diakhaté, également président de la Cour d'appel de Dakar.

 

"Sur la base des procès-verbaux des commissions départementales, la Commission nationale de recensement des votes proclame les résultats provisoires des élections législatives" du 3 juin, a déclaré M. Diakhaté.

 

Il était entouré de représentants des 14 listes de partis et coalitions de partis qui étaient en lice pour ces législatives.

 

Ces élections ont été boycottées par les principaux partis de l'opposition pour protester contre les conditions de la réélection du président Wade lors de l'élection présidentielle du 25 février.

 

Ces partis avaient en vain demandé la révision des listes électorales avant les législatives pour, selon eux, garantir un scrutin libre et transparent.

 

Parmi les 14 listes en lice pour le scrutin du 3 juin, une seule n'a pas obtenu de siège à l'Assemblée nationale.

 

Trois listes obtiennent chacune trois sièges. Il s'agit des coalitions de Robert Sagna, un dissident du Parti socialiste (PS, ancien parti au pouvoir) et celle de Landing Savané, un ancien ministre d'Etat de M. Wade. MM. Sagna et Savané ont tous deux été candidats à la présidentielle du 25 février.

 

La coalition de Modou Diagne Fada, un dissident du parti présidentiel, obtient également trois sièges.

 

Les résultats définitifs doivent être proclamés par le Conseil constitutionnel à une date non déterminée.

 

Contraception

Préservatif féminin : Une méthode contraceptive encore sous utilisée au Sénégal

 

Pilule_contraceptive

 

Après plusieurs années de présence sur le marché des contraceptifs au Sénégal, le préservatif féminin reste encore faiblement utilisé. Et les différents acteurs qui interviennent dans la santé de la reproduction tentent de relancer le produit en mettant en place une stratégie nationale de promotion.

 

Disponible au Sénégal depuis 1999, après son introduction lors d’une phase de recherche démarrée en 1994, le préservatif féminin reste encore peu connu des Sénégalais. D’après l’Enquête démographique et de santé (Eds) de 2005, la connaissance de ce produit est de l’ordre de 21% chez les femmes et 32% chez les hommes. Ainsi, son taux d’utilisation est-il quasi nul, car seulement estimé à 0,1%. Pourtant, il permet une protection contre les grossesses non désirées et les Ist/Vih/Sida. Mieux, il figure dans la gamme des méthodes contraceptives reconnues par le ministère de la Santé et de la Prévention médicale.

 

Pour Khady Fall Diop, de la division de lutte contre le Sida du ministère de la Santé et de la Prévention médicale, cette situation est surtout due au contexte socioculturel. Et c’est pour cette raison que le produit a été testé auprès des travailleuses du sexe et/ou autres groupes cibles et non dans la population générale.

 

Aujourd’hui, il est question de faire en sorte que le préservatif féminin soit utilisé dans la population générale. A cet effet, un comité de pilotage est mis en place pour réfléchir sur la mise en œuvre d’une stratégie nationale de relance de ce produit qui est pourtant disponible en quantité suffisante. « L’Etat a beaucoup investi pour l’amener au Sénégal. Malheureusement, le taux d’utilisation reste faible. C’est ce qu’on a constaté depuis 5 à 6 ans. C’est pourquoi, nous sommes en train de relancer ce produit, en essayant de l’élargir dans la population générale, de renforcer les capacités des prestataires, celles des communautés et de faire un plaidoyer et une médiatisation pour que le préservatif féminin soit plus accessible, qu’il soit utilisé par toutes les femmes », indique Khady Fall Diop qui déplore le fait que les prestataires ne l’utilisent pas et n’en donnent pas aux clientes. Dans ce cadre, le renforcement des capacités des prestataires figure en bonne en place dans la stratégie de relance de ce produit. « Nous allons essayer de former tous les prestataires jusque dans les districts les plus éloignés. Nous allons aussi essayer d’impliquer la communauté, par le biais d’activités de sensibilisation, d’information, des causeries, des séances de mobilisation sociale et des plaidoyers auprès des religieux, des leaders d’opinion pour que la stigmatisation puisse être levée afin que les femmes puissent enfin bien utiliser le préservatif féminin ».

 

Maïmouna GUEYE

 

Rencontre Wade/Sarkozy

Sénégal: A sa sortie d'audience avec le président français, Wade se dit satisfait de l'accord sur l'immigration signé avec la France

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Le président Wade a été reçu, hier, en audience par le président français, Nicolas Sarkozy. A sa sortie d'audience, il s'est prononcé sur l'accord portant sur l'immigration signé par la France et le Sénégal.

La question de l'immigration a été au coeur de l'audience que le président français Nicolas Sarkozy a accordée hier au chef de l'Etat sénégalais. A la presse, le président Wade a dit toute sa satisfaction à propos de l'accord signé à la vieille des élections présidentielles des deux pays, sur la maîtrise des flux migratoires. Il en a profité pour exprimer son opposition à l'immigration clandestine, avant de vanter la qualité des termes de l'accord sur l'immigration : 'Tout le monde sait que je suis contre l'immigration clandestine, désordonnée.

Notre accord vise à la maîtrise des flux migratoires. Il va permettre une meilleure prise en charge de nos étudiants, entre autres'. A ce propos, le président Wade dira qu'il préfère que ses étudiants aillent étudier en Afrique que venir 'errer' en Europe.

Cette rencontre avec le président français s'est déroulée dans un contexte où l'immigration est le noeud gordien de la politique africaine de la France.

Tout récemment, Brice Hortefeux, qui a été reçu dimanche par le président Wade à la résidence de l'ambassadeur du Sénégal à Paris, s'est donné comme objectif d'expulser 25 000 clandestins d'ici la fin de l'année 2007. A ce chiffre, il ajoute un objectif de 125 000 interpellations. Et puisque le Sénégal est l'un des pays qui délivre le moins de laissez-passer qui permettent de renvoyer légalement des ressortissants irréguliers d'un pays, ce n'est pas étonnant que Brice Hortefeux rencontre le président de la République.

Toujours dans le domaine de la coopération bilatérale entre les deux pays, d'autres thèmes ont été abordés. Il s'agit de la coopération politico-militaire, et économique. Dans ce dernier domaine, on sait que sur le plan commercial, la France est le premier fournisseur et le deuxième client du Sénégal. Elle dispose, au Sénégal, d'environ 250 entreprises avec un chiffre d'affaires de 1,7 milliards d'euros et employant plus de 22 000 salariés. En 2004, le volume total des échanges, constitués à 84 % par les exportations, est égal à 637 millions d'euros.

Les exportations françaises vers le Sénégal (535,4 M-) ont marqué une progression de 6,1 % en 2004. Il s'agit surtout de la vente des véhicules automobiles, d'équipements électriques et électroniques, d'équipements du foyer, etc., alors que les importations françaises, essentiellement composées de produits agro-alimentaires, ont diminué de 10 % atteignant un montant de 52,5 millions d'euros.

Concernant les questions internationales, à sa sortie d'audience, le présidence a exprimé son point de vue sur la situation au Darfour et la proposition française d'un couloir humanitaire. Pour lui, il faut une solution africaine de la crise. Pour cela, il est important de laisser le temps aux Africains de trouver une solution au douloureux problème du Darfour. Pour ce qui est du couloir humanitaire proposé par Bernard Kouchner, le président Wade estime que vouloir coûte que coûte imposer un tel couloir pourrait aboutir à une guerre internationale qui sera difficile à maîtriser.

La presse privée sénégalaise n'a pas pu accéder à la cour de l'Elysée où le président Wade, à sa sortie d'audience, devait s'adresser à la presse nationale et internationale. La raison servie par les agents de sécurité de l'Elysée, c'est qu'il fallait passer par le service de presse de l'ambassade du Sénégal à Paris pour se faire inscrire sur une liste qui devait leur être acheminée. Pourtant, ayant eu échos de cette nouvelle donnée de l'Elysée depuis vendredi, nous avons essayé de prendre contact avec le service de presse de l'ambassade du Sénégal à Paris.

Aux multiples coups de fil adressés au chef du service de presse de l'ambassade, aucun n'a eu de répondant. Son portable était sur répondeur. Et malgré le message laissé, il n'y a pas eu de réponse. Les journalistes sénégalais de la presse privée étaient contraints de se poster en face du portail pour tenter de glaner ça et là des informations.

A onze heures et quart, le cortège présidentiel formé de quatre véhicules s'immobilise devant le portail de l'Elysée. Quelques secondes après, la voiture présidentielle, frappée du drapeau national, franchit la porte de la présidence française laissant derrière elle, les trois autres véhicules qui entrent après. Difficile de distinguer ceux qui accompagnent le président Wade à son audience avec son homologue français, Nicolas Sarkozy. Ce qui est vraiment préoccupant, c'est pourquoi l'Elysée conditionne l'accès des journalistes africains à la présidence française par une inscription sur une liste confectionnée à partir d'une ambassade africaine. Si l'on sait que la plupart des pays africains sont réfractaires à la presse privée de leur pays.

En tous les cas, des questions se posent quant à cette nouvelle donne à l'Elysée où il suffisait seulement, du temps de Jacques Chirac, de s'inscrire sur la liste de la cellule de presse pour accéder aux manifestations organisées par la présidence française. Cette mesure prise par les autorités ne favorise pas la pluralité de l'information et l'accès démocratique à celle-ci.

téléphone à 9 chiffres

Sénégal : Le téléphone passe à 9 chiffres en octobre, rappelle l’ARTP/senactu 

 

alize

Le Plan national de numérotation (PNN) actuel de 7 chiffres pour la téléphonie au Sénégal va passer à 9 chiffres à partir du 7 octobre, rappelle un communiqué de l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), reçu lundi à l’APS.

 

Justifiant cette mesure, l’ARTP explique que ’’le développement des réseaux a entraîné une croissance marquée du nombre d’utilisateurs avec au 31 mars 2007 un parc de 285. 774 abonnés pour le téléphone fixe et un parc de 3. 378. 272 abonnés pour la téléphonie mobile’’.

 

’’De l’avis de toutes les parties prenantes, le PNN actuel est saturé et a atteint les limites de sa durée de vie’’, ajoute l’ARTP.

 

Dans ce sens, l’ARTP a engagé la réflexion sur l’évolution du plan de numérotation et de ses outils de gestion puisqu’ au vu de ses prérogatives elle peut ‘’modifier le plan de numérotation en vigueur afin de satisfaire aux besoins de nouveaux services’’.

 

Ainsi, un comité consultatif chargé de mener à bien ce processus a été mis en place. Présidé par l’ARTP, il comprend les représentants de Sentel GSM, Sonatel Sa et Sonatel Mobiles.

 

Une journée concertation avec l’ensemble des acteurs du secteur s’est tenue en janvier pour valider les choix du comité, rappelle le communiqué.

 

A l’issue de la rencontre, ’’une des principales préoccupations des consommateurs a été prise en compte, à savoir une meilleure lisibilité tarifaire’’, précise la même source.

11/06/2007

Le cinéaste O.Sembene est mort

Décès du cinéaste sénégalais Ousmane Sembène, pionnier du cinéma africain

 

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Le cinéaste sénégalais Ousmane Sembène, considéré comme l'un des pionniers du cinéma africain, est décédé samedi à Dakar à l'âge de 84 ans, a-t-on appris dimanche auprès de son entourage.

"Il a souffert, mais il est mort dignement", a indiqué son assistant Clarence Delgado avant de préciser que M. Sembène était "malade depuis décembre" et qu'il était décédé à son domicile. Né en janvier 1923 dans une famille de pêcheurs de Ziguinchor, en Casamance, Ousmane Sembène a réalisé depuis 1963 une dizaine de films. De "Borom sarret" (1963), racontant une journée dans la vie d'un pauvre transporteur, à "Mooladé", plaidoyer contre l'excision et hommage aux femmes, en passant par "Le Mandat" (1968), "Ceddo" (1976), sa filmographie montre un "cinéma progressiste profondément populaire", selon plusieurs critiques. Son premier long-métrage, "La Noire de ...", est considéré comme le premier long-métrage négro-africain. Ousmane Sembène a été récompensé à deux reprises au festival de Venise. Il a reçu le prix de la critique internationale pour "Le mandat" en 1968, et le prix spécial du jury en 1988 pour "Le camp de Thiaroye", un film retraçant la violente répression de tirailleurs sénégalais réclamant leur solde par l'armée française. (SAD

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Sénégal: Casamance, une enveloppe de 6,5 milliards de francs cfa pour le déminage

 

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Les populations de la région Sud pourront bientôt pousser un ouf de soulagement. En effet, la dépollution de la Casamance tant attendue sera bientôt une réalité.

 

Le Centre national d'action anti-mines au Sénégal (Cnams) créé pour les besoins par l'État, conformément à la convention d'Ottawa, compte engager sous peu de façon concrète le déminage opérationnel de cette région polluée par les engins de la mort. Une enveloppe de 13 millions de dollars Us a été déjà mobilisée grâce au concours des bailleurs de fonds et de l'État. La révélation a été faite à Ziguinchor par M. Papa Omar Ndiaye, ambassadeur, directeur dudit centre lors d'un point de presse tenu en marge de la Journée anti-mine au Sénégal.

 

 

Réduire l'impact socio-économique et environnemental des mines au Sénégal, notamment dans sa partie méridionale, seule région infectée jusque-là par les engins de la mort au Sénégal, tel a été, entre autres, un des piliers essentiels du centre national d'action anti-mine au Sénégal. En effet, cette structure créée par l'État du Sénégal pour résoudre la problématique des mines en Casamance compte mettre en Å"uvre, dans un bref délai, un ambitieux programme de déminage de cette partie Sud du pays. Il s'agira, selon son directeur, de faire en sorte que le Sénégal se débarrasse de ces engins de la mort qui ont fait leur apparition depuis 1991 en Casamance. Le centre national d'action, anti-mines au Sénégal aura également, entre autres tâches, la réduction du danger des mines terrestres jusqu'au seuil de sécurité, de renforcer l'éducation des masses sur la problématique des mines, de procéder également à leur destruction dans les zones polluées et de plaider contre leur usage et leur trafic sur l'étendue du territoire national. Créé pour la circonstance par l'État du Sénégal, il compte entreprendre bientôt sa phase opérationnelle de déminage, de sensibilisation et d'intégration des personnes victimes de mines suite aux études menées depuis des mois sur le terrain.

 

À en croire, M. Papa Omar Ndiaye, la structure a déjà mobilisé une importante contribution des bailleurs de fonds, des pays partenaires et de l'État du Sénégal. Il s'agit d'une enveloppe d'environ 13 millions de dollars Us sur les 19 millions attendus pour la mise en Å"uvre du programme au Sénégal. Cette enveloppe déjà mobilisée permettra, selon M. Ndiaye, d'engager le plus rapidement possible des actions concrètes sur le terrain, avec comme option un déminage opérationnel civil. Dans sa mise en Å"uvre, le programme des actions anti-mines au Sénégal a pris également en compte certains aspects comme le relèvement économique des zones touchées, la réintégration de victimes de mines en Casamance, l'éducation et l'assistance des populations.

 

Dans sa démarche, le centre national s'est imprégné aussi des expériences de certains pays de la sous-région également pollués comme la Guinée-Bissau et la Mauritanie qui, depuis des années, sont en train de dérouler des programmes similaires. Aujourd'hui, selon les dernières données recueillies sur le terrain, les mines ont déjà fait 731 victimes en Casamance dont 161 morts depuis leur apparition dans le conflit armé. Une telle initiative prise par décret présidentiel au Sénégal pour dépolluer totalement la Casamance posera sans nul doute un jalon de plus dans le processus de paix en cours dans la région.

 

Seydou Prosper Sadio/le Soleil

03/06/2007

Petrole au Sénégal

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Production de pétrole : Le Sénégal à la porte du club des grands

Des indices probants permettent au directeur général de Petrosen d'espérer voir le Sénégal dans la cour des grands producteurs de pétrole.

 

Le directeur général de Petrosen (société pétrolière du Sénégal) espère voir, un jour, le Sénégal dans la liste restreinte des pays producteurs de pétrole. Serigne Mboup qui présentait hier sa structure au ministre de l'Energie, fonde son optimisme sur un certain nombre d'indices lui permettant d'y croire. ‘Les actions entreprises pour la prospection et l'exploration du bassin sédimentaire révèlent des indices probants qui nous permettent de penser que le Sénégal est à la porte du club bien fermé des pays producteurs de pétrole’, a-t-il souligné.

Dans la même foulée, M. Mboup a révélé l'existence d'un gisement de pétrole lourd mis en évidence dans la partie offshore. Selon lui, les réserves sont estimées à environ à 1 milliard de barils. Et il compte sur la coopération internationale pour se permettre de penser que l'exploitation de ce gisement sera dans quelque temps une réalité. ‘Pour ce qui est réellement de la productivité, les forages attendus dans la partie offshore feront l'objet d'investissements énormes et les sociétés se sont déjà engagées pour ça. Ces forages sont attendus vers la fin de l'année 2008. Si nos espoirs se confirment, vers 2009, nous serons dans les dispositions de pouvoir faire des annonces heureuses pour notre pays’, a indiqué le patron de Petrosen.

 

Serigne Mboup a aussi annoncé d'autres projets. Comme celui de la construction d'un terminal de stockage de produits pétroliers qui vise à faire jouer au Sénégal un rôle prépondérant dans l'approvisionnement des pays voisins enclavés. Il a aussi évoqué le projet d'implantation de stations-service et la construction d'un nouveau siège.

 

Pour sa part, le ministre de l'Energie, Samuel Sarr, a noté, pour s'en féliciter, les quantités remarquables d'hydrocarbures déjà produites au Sénégal, depuis le début des opérations d'exploration. Il citera ainsi les 279 millions 290 mille 673 mètres cubes de gaz naturel, qui ont été utilisés pour la production d'électricité, des 62 mille 642 barils de pétrole et de 32 mille 692 barils de condensat (pétrole lourd).

 

D'après Samuel Sarr, la facture énergétique représente aujourd'hui plus de 40 % du revenu des exportations du pays. Avec la flambée des prix des produits pétroliers, la facture pétrolière est passée de 184 milliards de francs Cfa en l'an 2000 à 327 milliards de francs Cfa en 2005, soit une hausse de plus de 78 %, alors que les importations en volume n'ont augmenté que de 24 %, selon le ministre de l'Energie. Dans ce contexte, Samuel Sarr a misé sur l'intensification de la recherche pétrolière et l'exploitation immédiate des ressources fossiles existantes qui, selon lui, sont devenues, à côté de la promotion de l'utilisation des énergies nouvelles et renouvelables, une option majeure du gouvernement.

 

Nd. M. GAYE

 

Malaise à Saly

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POUR CAUSE D’INSECURITE GALOPANTE A SALY Les Européens mettent à prix leurs résidences

 

Villa à vendre. «Plus qu’un simple slogan publicitaire, cette phrase traduit à elle seule tout le désarroi où vivent beaucoup de résidents français établis au Sénégal, plus particulièrement à Saly. Qu’est-ce qui explique cette situation ?

 

Jusque-là destination prisée pour beaucoup d’Européens, en quête d’avantages comparatifs dans les coûts de la vie, le Sénégal a enregistré l’arrivée de beaucoup de Français dans la station balnéaire de la Petite côte. Les résidences ont poussé comme des champignons avec des changements dans les modes de vie des autochtones. Beaucoup d’emplois sont créés au profit de ces derniers. Des zones enclavées ont profité des extensions électriques et hydrographiques initiées par des Européens installés dans la localité. Des retraités français fuyant le coût de la vie élevée en Europe, constituent le gros contingent de ces nouveaux migrants vivant de leur pension de retraite mensuelle assez substantielle, qui peut égaler un million de FCFA.

 

Ils s’installent au Sénégal après avoir vendu tous leurs biens en Europe. Ils épousent dans beaucoup de cas, de jeunes Sénégalais et profitent au maximum du niveau de vie largement inférieur au Sénégal par rapport à leur pays d’origine. Si ce phénomène a connu son âge d’or dans les années 90 après la dévaluation du franc CFA, aujourd’hui, la tendance est de plus en plus à l’inverse. Le boom s’est estompé et les observateurs constatent des centaines de villas à vendre. Dans toutes les brochures publicitaires distillées à Saly, des résidents mettent à prix leurs maisons. Ce «désamour pour le Sénégal» trouve son origine dans des explications endogènes comme l’insécurité de plus en plus grandissante qui sévit dans les sites touristiques, les vols et les agressions sont monnaie courante, une faune hétéroclite de marchands ambulants harcèle les visiteurs. Et des déceptions et trahisons amoureuses avec leurs épouses ou époux sénégalais. Mais le clou demeure certainement les accords signés entre les Etats du Sénégal et la France. Ces accords stipulent le payement effectif des impôts ici et au profit du Sénégal pour les résidents français établis au Sénégal. Ces accords ont découragé plus d’un Français. En effet selon eux leurs pensions connaissent des ponctions drastiques et l’Etat sénégalais est en train de les pressurer. Jean Jacques, retraité français rencontré à Saly, amer et dépité se fait l’échos des complaintes de ses compatriotes. Pour lui, les impôts qu’il paye en France sont passés du simple au triple au Sénégal ; ce qui entraîne une précarité de la vie. Ainsi ils sollicitent auprès des autorités sénégalaises un dégrèvement fiscal, ou à défaut certains parmi eux vont verser dans l’illégalité en ne déclarant pas leurs revenus au Sénégal. Situation certes préjudiciable au trésor public sénégalais mais qui a le mérite de les laisser avec d’avantage de moyens financiers pour vivre au pays de la Téranga. Où les pensions jugées maigres et faibles en France et exonérées de fisc sont taxées lourdement. Si des mesures urgentes ne sont pas prises, beaucoup de résidences risquent de mourir de leur belle mort. La boulimie fiscale de l’Etat sénégalais devrait être revue a la baisse si vraiment les autorités en charge du tourisme veulent booster le secteur. Moins de fisc, plus de sécurité, assainissement de l’environnement immédiat des réceptifs touristiques, telles sont les clés de la voie du développement pour le tourisme au Sénégal. Pour beaucoup d’observateurs avertis, la destination Maroc où les conditions d’installation sont plus souples, prospère actuellement au détriment du Sénégal. Et les dégâts collatéraux se font sentir pour les multiples personnes qui vivent du tourisme : hôteliers, restaurateurs, chauffeurs, guides touristiques, antiquaires, femmes de ménage, tous déplorent la morosité ambiante dans le secteur.

Source : L'Obs

Cuisine sénégalaise

Recette du poisson à la St Louisienne
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1 gros poisson, genre mulet, un bouquet de persil, 3 feuilles de laurier, 3 gousses d'ail, 2 gros oignons, 100gr de pain rassi, 6 grosses tomates, 3 piments.

Préparer le poisson en l'écaillant, couper les nageoires, les branchies, vider et laver. Enlever la chair à l'aide d'un couteau pointu. Fendre la peau du dos sur toute la longueur et dégager l'arrête centrale en évitant de déchirer la peau. Mettre la chair du poisson dans un plat au frais. Faire cuire dans une casserole un petit bouillon composé de l'arête centrale, du persil, du laurier, du sel et du poivre. Garder à part un oignon et piler persil, ail et oignon. Y ajouter la chair, du pain mouillé égoutté plus deux tomates pelées et épépinèes. Sel, poivre. Le tout bien mélangé au pilon pour réaliser une pâte fine. Essayer de remplir la peau avec la farce pour recomposer la forme initiale du poisson. Recoudre finement la fente initiale. Mettre dans un plat l'oignon réservé, coupé en lamelles. Mettre par dessus le reste des tomates pelées et coupées en rondelles. Saler et y redéposer le poisson, arroser d'huile. Faire cuire 45mm au four à 180°. Arroser à mi-cuisson avec le bouillon, laisser dorer. Servir seul ou accompagné de légumes, pommes de terre, carottes, etc...

01/06/2007

Projet immobilier à Saly

Macky Sall a posé la première pierre : Un projet d’habitat de 7,5 milliards à Mbour

 

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Le premier projet immobilier de la station balnéaire de Saly Portudal, d’un coût global de 7, 5 milliards, verra bientôt le jour. Le Premier ministre Macky Sall a posé, hier la première pierre en présence du promoteur Oumar Sy.

 

Le projet Entreprise Générale de Bâtiment Oumar SY (EGBOS) aura une vocation multidimensionnelle et abritera un centre commercial, une banque, un centre d’affaires et des villas grand et moyen standing construites en bordure de route. La première tranche sera livrée dans 6 mois et va générer beaucoup d’emplois, le promoteur ayant décidé de prendre sur place la main d’œuvre qualifiée. Selon Macky Sall , le projet qui est de qualité est l’œuvre d’un sénégalais tout aussi de qualité, doublé de talent et engagé pour la cause nationale. En initiant un tel projet, le Premier ministre a avancé que Oumar Sy est en train d’accompagner la politique de Me Abdoulaye Wade dans son volet habitat. “ L’Etat ne pouvant être présent partout, il a besoin de ses fils comme Oumar Sy qui a su, grâce à son expertise avérée, convaincre la banque de l’habitat et ses compatriotes hors du Sénégal, à venir acquérir des villas qui n’ont rien à envier, de son point de vue, à celles de la capitale ”, a dit Macky Sall. Le Premier Ministre a félicité le promoteur pour son abnégation. C’est pourquoi, il l’a encouragé et invité les Sénégalais à venir acheter à 500m de la mer, une villa, grand ou moyen standing. Auparavant, le promoteur a remercié le Premier ministre avant d’affirmer que son projet va, à coup sûr, marquer la vie immobilière au Sénégal. Il a présenté ses villas grands standing en disant qu’elles disposeront chacune de piscine, de salon de 40m2, de 2 garages, de chambres avec balcons dressing, avant de préciser qu’elles seront au nombre de 58 et celles moyens standing au nombre de 100.

 

Amath Sigui NDIAYE