18/07/2007

JP Granatelli en intervieuw

Sénégal: Jean Pierre GRANATELLI, Président du Comité de sécurité de la station balnéaire de Saly Portudal, l'importante quantité de drogue récemment saisie ne peut pas provenir de Saly

 

aerienne

Interview de Wal Fadjri

L'image de la station balnéaire de Saly Portudal pourrait être écornée par la saisie récente d'une importante quantité de drogue. Pourtant, le président du Comité de sécurité de la station balnéaire est convaincu que cette drogue était en transit à Saly pour être transportée dans d'autres pays et qu'elle ne provient pas de la station.

D'où l'appel de Jean Pierre Granatelli aux autorités, pour que l'affaire soit gérée avec beaucoup de discernement. Dans l'entretien qu'il nous a accordé, il a également tenté de lever l'équivoque à propos de la concurrence déloyale que la para-hôtellerie ferait à l'hôtellerie avant de jeter un regard sur la politique touristique du gouvernement.

 Une affaire de drogue, des problèmes de sécurité Qu'est-ce qui ne va plus à la station balnéaire de Saly ?

Je tiens d'abord à préciser que cela fait onze ans que je suis présent dans la zone. J'ai connu Saly au départ quand il n'y avait rien au niveau de la sécurité et on s'est battu pour obtenir beaucoup. Ainsi, une brigade de la gendarmerie et des garanties sur la sécurité des personnes et des biens ont été obtenues. A cela s'est ajoutée l'installation d'une caserne des sapeurs pompiers dotés de véhicules grâce à l'intervention de la Sapco, des promoteurs et des hôteliers. C'est vrai qu'aujourd'hui comme toujours d'ailleurs, on parle de problèmes de sécurité.

Mais comme toute zone balnéaire qui évolue et qui se développe chaque jour, il est important à chaque fois de remettre en cause la sécurité et donner le meilleur de soi-même. Il est évident qu'il y a encore des choses à faire. On attendait même une police touristique que l'ancien ministre du Tourisme nous avait proposée et j'espère qu'un de ces jours, on en bénéficiera. Mais il faut reconnaître que, dans le domaine de la sécurité, d'énormes efforts ont été entrepris, surtout cette année. Actuellement, par exemple, nous avons des agents de sécurité qui sont subventionnés par la Sapco, et qui viennent renforcer la gendarmerie.

Cette dernière est composée de beaucoup d'agents qui assurent les interventions de jour et de nuit et opèrent même sur les plages. Mais comme dans toutes les zones balnéaires du monde, il y a toujours des débordements. Il faudrait toujours les améliorer et je pense que cela se fera dans un proche avenir.

 L'image de la station se trouve écornée à cause de la récente saisie d'une importante quantité de drogue. Ne risquez-vous pas de perdre votre clientèle ?

Peut-être. Mais ce problème dépasse la station de Saly. Quand on voit une quantité aussi importante de drogue arriver dans une station si petite que Saly, il y a de quoi se poser des questions. A mon avis, ce sont des choses qui nous dépassent et que le gouvernement sera à même de gérer. Je crois que cette importante quantité de drogue saisie était là en instance pour être transportée dans d'autres pays. Il faut ouvrir les yeux et éviter de se voiler la face : cette drogue ne peut pas provenir de Saly.

Les gens qui travaillent dans la station gagnent honnêtement leur vie et n'ont franchement pas besoin de s'adonner à de telles pratiques. Il est bien de gérer cette affaire pour punir les responsables, mais nous comprenons quand même que la zone n'a rien à voir dans cette affaire. Evitons de médiatiser la situation, car l'image de Saly risque d'en prendre un sacré coup. Cette affaire doit être gérée à un niveau plus élevé.

 On dit souvent que certains investissements dans la station proviennent de blanchiment d'argent. N'est-ce pas là une autre mauvaise image de Saly ?

Dans la vie, il y a deux cas de figure : il existe des gens qui sont là et qui travaillent en toute honnêteté. D'autres, par contre, font tout le contraire, en travaillant dans l'ombre. C'est pour cela que je demande au gouvernement et aux services de sécurité de faire leur travail en sanctionnant qui le mérite.

'Il y a 25 ans, il y avait 30 mille habitants à Mbour. Aujourd'hui on se retrouve avec 450 mille habitants. Il n'y a pas eu, entre-temps, de développement industriel, ni de surplus de pêche, ni de développement agricole. Ces gens sont venus pourquoi ? Mais pour travailler autour d'un système touristique.'

La para-hôtellerie est généralement accusée de mener une concurrence déloyale à l'hôtellerie classique parce qu'on ne sait pas qui y entre et y fait quoi. Faut-il l'interdire ou la réglementer un peu plus ?

A ce niveau, il y a une erreur profonde de part et d'autre. L'hôtellerie est un métier. Dans tous les pays du monde, dans toutes les stations balnéaires du monde, vous verrez un certain pourcentage d'hôtellerie et à peu près le même pourcentage en para-hôtellerie. Il est clair que vous avez des touristes qui préfèrent être dans un hôtel et d'autres qui souhaitent être dans la para-hôtellerie, parce qu'ils y sont de façon plus conviviale, avec leurs familles.

Ce sont des gens qui travaillent toute l'année. Le mari ainsi que la femme travaillent, les enfants sont de leur côté, ils s'entrevoient, mais ne se voient pas. Et le moment des vacances, c'est l'occasion rêvée pour ces gens qui préfèrent ce système-là, celui de se retrouver ensemble d'une façon conviviale, autour d'une table et de vivre dans la même maison ensemble. Cela leur permet de passer les vacances autrement, c'est tout ! Mais il n'y a pas de concurrence possible.

Si vous voulez, il y a des gens qui préfèrent acheter au Maroc et d'autres qui préfèrent acheter au Sénégal. Et chacun y trouve son compte.

 Y a-t-il des retombées de cette activité de la para-hôtellerie au niveau de la population locale ?

Justement, c'est là où il y a des retombées directes. Prenons un exemple : vous achetez une maison à Saly. Vous avez besoin de manger, il vous faut le pain, les légumes, le poisson, etc. Vous faites travailler dans tout ce qu'il vous faut pour consommer tous les jours, sans conter les produits d'entretien. Et ensuite, il faut entretenir votre maison : il faut de la peinture, des plombiers, des électriciens, etc.

Il faut tellement de gens autour, que vous ferez travailler de toute manière tous ces gens-là de façon journalière autour de vous. Si vous multipliez votre maison par le nombre de maisons qu'il y a sur Saly, comptez le nombre de gens que vous allez employer ! Forcément qu'il y a des retombées économiques. Prenez l'exemple : à Mbour, il y a 25 ans, il y avait 30 mille habitants.

Aujourd'hui on se retrouve avec 450 mille habitants. Il n'y a pas eu de développement industriel, ni de surplus de pêche, ni de développement agricole. Mais bien sûr, ces gens-là sont venus pourquoi ? Pour travailler autour d'un système touristique.

 En tant qu'investisseur, quel regard portez-vous sur la politique touristique du Sénégal, notamment la promotion de la destination ?

Ce que je pense, c'est que le gouvernement devrait se pencher beaucoup plus sur l'infrastructure du tourisme au Sénégal. C'est-à-dire que l'Etat est en train de faire de bonnes choses entre les routes et l'aéroport (de Ndiass, Ndlr) qui, je l'espère, verra le jour très prochainement. Ce qui va favoriser le tourisme, j'en suis certain ; maintenant, il faut aussi penser à toute l'infrastructure locale. C'est-à-dire, les routes aux environs de la zone balnéaire de Saly qui est la locomotive du tourisme au Sénégal.

Il faudrait qu'en même temps que cela soit une image de marque, que cela soit beaucoup plus propre, beaucoup plus structuré, plus beau. C'est-à-dire que les routes soient bien faites, que des arbres soient plantés, que la nuit soit éclairée, qu'il y ait beaucoup plus d'infrastructures qui ressemblent vraiment au tourisme comme on le trouve dans le monde entier.

 Quelles relations entretenez-vous avec la Sapco ?

Comme son nom l'indique, Société d'aménagement de la Petite côte, la Sapco a pour devoir d'aménager la Petite côte. Nous travaillons en parallèle avec elle au sein d'un comité de station pour essayer d'améliorer les produits. Une station est un peu coûteuse, vous savez. Il faut l'entretenir, l'embellir, la structurer pour lui permettre de se développer, etc.

 La Sapco se charge d'aménager. Vous, vous ne faites que construire ?

Nous ne sommes pas spécialement chargés de construire. Il y a les hôteliers qui gèrent leurs clients, les concessionnaires qui s'occupent de leurs randonnées etc. La Sapco a un rôle bien défini, c'est d'aménager la Petite côte et de l'entretenir d'une très belle manière. Toutefois, il me semble que la Sapco pourrait faire un peu plus d'effort en ce qui concerne l'aspect routier qui la concerne. Car vouloir réceptionner des touristes de choix et de qualité avec des routes très dégradées comme c'est le cas à Saly, c'est vraiment dommage. Ce serait bien que la Sapco fasse un effort à ce niveau.

La politique du gouvernement tend de plus en plus vers un tourisme de luxe. Ne craignez-vous pas à ce niveau en tant qu'investisseur traditionnel un ralentissement de vos affaires ?

 

Le problème est que nous ne sommes pas prêts pour recevoir ce tourisme qui est extrêmement exigeant. Et pour son installation, il y a un préalable : il faut embellir la station, mettre sur pied l'infrastructure de sécurité, renforcer l'éclairage. Fort de tout cela, je ne pense franchement pas voir ce tourisme demain. Il faudra du temps, car ce genre de tourisme demande de gros moyens.

 

 

 En tant qu'investisseur ne pouvez-vous pas un peu aiguillonner dans ce sens pour avoir une infrastructure digne de ce nom apte à accueillir ce tourisme haut de gamme ?

 

En tant qu'investisseurs, nous pouvons investir dans nos infrastructures, mais il nous est très difficile, voire impossible d'investir dans les infrastructures externes qui concernent les promoteurs. Le promoteur, lui, va créer une infrastructure qui va permettre d'amener des touristes. Mais en dehors de cela, il faut savoir que le touriste vient pour voir le Sénégal, raison pour laquelle, il faut qu'il bouge et qu'il découvre des choses qui lui permettent de rester.

 

 

Et justement, on veut un touriste haut de gamme pour qu'il laisse des devises considérables. Mais comme les moyens pour mettre sur pied des infrastructures n'existent pas, nous n'avons qu'à nous rendre à l'évidence.

 

 Les professionnels dénoncent aussi la cherté de la Tva de 18 % appliquée au secteur qui, à leurs yeux, ne contribue pas à faire la promotion de la destination. Partagez-vous leurs préoccupations ?

 

Il est vrai que j'ai entendu dire que le prix du billet d'avion était assez élevé. Ce qui donc rend plus coûteuse la destination pour un couple avec deux ou trois enfants. Il serait intéressant, à mon avis, que le gouvernement se penche sur cette question en baissant un peu le coût de la venue du touriste. Ceci donnerait un tourisme de masse qui permettrait d'aller en avant dans le développement du secteur.

16/07/2007

Accident mortel au port de Dakar

Trois agents du Port autonome de  Dakar (PAD) ont été tués et six autres blessés, samedi soir, lors  d'une opération de déchargement d'un navire qui avait à son bord  14.500 tonnes de riz. 
djolla

     Les ouvriers ont vu l'amas s'effondrer sur eux, en déchargeant  le navire, a expliqué la Radio Futurs médias (FRM, privée).  

     "L'accident est dû à une défaillance technique du mât de charge du navire", a ajouté Ambroise Sarr, directeur de l'exploitation et de la sécurité du PAD, ajoutant qu'au cours de ce déchargement, un poids en suspension "s'est brisé et a trouvé les hommes qui  étaient sur le quai, entre autres, des experts maritimes". 

     Ce genre d'accident est rare dans ce port en eau profonde qui  permet aux navires de 10 tonnes de mouiller, selon des sources  portuaures.

Recette du Mbakhal

Recette Sénégalaise

preparerepas4

 

600gr de poisson frais, 35gr de poisson séché, 250gr d'oignons, 100gr d'oignons verts, 100gr de diakhatous, 40gr de yet, 1 boule de tamarin, 1kg de riz, 25gr de nétéfou, 600gr de tomates, 200gr de manioc, 15gr de piment, 200gr de carottes, 700gr de chou, 4 citrons.

Faire dorer 100gr d'oignons ordinaires émincés. Mouiller et mettre les légumes pelés et coupés. A ébulition, ajouter le poisson et laisser cuire 1h au moins. Retirer les légumes cuits et le poisson et les déposer dans un plat en y ajoutant le tamarin. Tenir au chaud. Dans le bouillon de cuisson, verser le riz. Faire cuire 10 à 15 minutes. Servir séparément, chaud, le riz, légumes, poisson et sauce d'accompagnement faite en faisant revenir 150gr d'oignons émincés. Ajouter les tomates coupées et laisser cuire. Mouiller. Piler l'ensemble nététou, oignons frais et piments. Verser dans la sauce puis, au dernier moment, le jus de citron.

13/07/2007

23.000 réfugiers en 2006

Sénégal: Le Sénégal a accueilli près de 23.000 réfugiés et demandeurs d'asile en 2006

 

refugiers

A l'heure où des opportunités de retour volontaire sont offertes aux réfugiés mauritaniens vivant au Sénégal et au Mali, la Raddho et Waripnet demandent qu'un recensement global soit fait afin d'être fixé sur le nombre et les catégories à rapatrier, et la mise sur pied d'une commission de travail. Cette dernière devra déterminer les mécanismes adéquats de sensibilisation des réfugiés pour recouvrer leur nationalité et s'insérer dans leur pays d'origine.

 

La Rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme (Raddho) et le Réseau ouest africain pour les réfugiés et les personnes déplacées (Waripnet) ont tenu hier une conférence de presse sur la situation des réfugiés au Sénégal. Cette activité entre dans le cadre du lancement d'un rapport sur la situation globale des réfugiés dans le monde. Selon l'organisme producteur de ce rapport, « Us Committee for refugee and immigrants », le Sénégal a accueilli près de 23.200 réfugiés et demandeurs d'asile en 2006. Parmi eux, il y a 19.700 Mauritaniens.

 

Le reste est constitué d'Ivoiriens, de Congolais, de Guinéens, de Tchadiens, etc. Dans le rapport, on note que le Sénégal, qui est un centre d'accueil de réfugiés, a dénombré plus de 7.500 Sénégalais en Gambie et près de 2000 en Guinée-Bissau du fait du conflit en Casamance.

 

Après avoir ciblé et analysé les nombreux problèmes liés au statut du réfugié et au faible taux d'acceptation, la Raddho et Waripnet ont reconnu que la liberté de circulation est garantie, mais elle se heurte souvent à l'absence de document d'identification, surtout pour beaucoup de Mauritaniens qui ne sont pas détenteurs de carte d'identité de réfugiés, et certains demandeurs d'asile déboutés plusieurs fois devant la Commission nationale d'éligibilité. Pour ces cas, selon le rapport, des tracasseries policières sont parfois signalées lors de leurs déplacements d'une région à une autre. La raddho et Waripnet signalent, en outre, que la grande majorité des réfugiés ne bénéficient d'aucune aide publique ou de ration alimentaire, mis à part quelques privilégiés de l'assistance du Bureau d'orientation. Ils déplorent en même temps la non existence de centre d'accueil pour les demandeurs d'asile au Sénégal et les réfugiés.

 

La seule forme d'assistance significative, selon eux, est l'assistance communautaire accordée aux réfugiés mauritaniens vivant dans les camps sous forme de micro-projets agricoles destinés aux femmes. Il y a aussi l'assistance en matière d'éducation, destinée aux élèves et étudiants réfugiés. Elle se manifeste à travers des bourses d'étude dans des établissements scolaires ou universitaires. A cela s'ajoute, enfin, l'assistance médicale en direction surtout des femmes et des enfants.

Le Soleil/Pape Sanor Drame

 

Cour d'assises pour H.Habré

Sénégal: Hissène Habré sera jugé par une Cour d'assises

hh

 

L'ex-président tchadien Hissène Habré sera jugé au Sénégal pour crimes contre l'humanité par une Cour d'assises et non par une juridiction spéciale, comme initialement envisagé, cette option étant abandonnée car "coûtant cher", selon le gouvernement sénégalais.

"En lieu et place de la juridiction spéciale, genre tribunal pénal pour le Rwanda ou Cour pénale internationale pour l'ex-Yougoslavie, le président de la République a préféré nos juridictions de droit commun, la Cour d'assises" pour juger Hissène Habré, a indiqué le ministre sénégalais de la Justice, Cheikh Tidiane Sy. "Cela suppose une réforme des Cours d'assises dont le projet va être prochainement soumis à l'Assemblée nationale", a poursuivi M. Sy au cours d'une conférence de presse.

09/07/2007

Vol à Saly

Le domicile du propriétaire de «Les métis » cambriolé

Toujours en cette période de l'année, les vols se multiplient dans la station balnéaire particulièrement dans les maisons qu'occupent les résidents Européens. Jean Pierre Henry, un résident ressortissant Français propriétaire du restaurant « Les métis » vient d'être victime de vol à son domicile à Saly Niakh-Niakhal.

 
58392-a-shameless-plug-for-les-metis-restaurant-in-saly-mbour-senegal

Les cambrioleurs qui seraient au nombre de deux personnes ont escaladé le mur de la maison et défoncé la porte d'entrée du salon pour se retrouver à l'intérieur et emporter un ordinateur portable, un poste téléviseur et une console de jeux. Ensuite, les voleurs ont défoncé la porte d'entrée de la maison pour se sauver avec leur butin. Selon le maître des lieux, c'est la deuxième fois, en l'espace de deux mois, qu'ils sont victimes de vols au cours desquels les cambrioleurs avaient volé cinq passeports, deux appareils photo numériques, deux ordinateurs portables et une carte de résident. Les gendarmes se sont rendus sur place pour procéder à un constat.

Source: l'observateur

Viol à Saly

FAIT DIVERS - Viol sur une jeune élève française à Saly : 7 élèves de Sainte Jeanne d'Arc traduits en conseil de discipline

doc-31

Ils sont âgés ente 14 et 15 ans, élèves à l'Institut privé Jeanne d'Arc de Dakar. Ils ont été traduits en conseil de discipline pour avoir violé sous l'emprise de l'alcool durant un week-end à Saly Portudal, une jeune élève française qui n'est pas mentalement équilibrée. Ils ont poussé leur audace jusqu'à filmer la scène et se sont passés les images sur leurs téléphones portables.

 

 Ils sautent de joie, gambadent et crient à tue-tête, insouciants, la tête pleine de rêves et de projets pour les grandes vacances qui viennent de commencer. En cette matinée où un léger vent frais balaie Dakar, prémices d'un hivernage qui s'annonce, la cour de l'Institut privé Sainte Jeanne d'Arc grouille de monde. Les parents d'élèves, venus s'enquérir des résultats de leurs mômes ou encore s'occuper des dossiers de leur réinscription, ont pris d'assaut l'établissement.

 

L'ambiance joyeuse qui règne dans l'institution, laisse difficilement apparaître le fait que derrière cette joie béate des enfants et des préoccupations des parents, se cache une redoutable réalité. En effet, la réputation d'un établissement sérieux et la quiétude des lieux viennent d'être perturbées par une dizaine d'élèves âgés de 14 à 15 ans au visage hideux. Le portail de l'institut Sainte Jeanne d'Arc, vient d'être franchi par un acte délictuel : un viol. Lequel acte est l'œuvre de jeunes sénégalais d'origine libanaise aux visages d'ange, qui par leur comportement répréhensible viennent de montrer que «la réflexion par le pantalon» n'est pas le propre des adultes. Mais, que des enfants qui n'ont pas encore atteint la majorité légale, peuvent bien commettre un acte délictuel.

 

En effet, ces 7 jeunes élèves, de l'institution Sainte Jeanne d'Arc, ont durant un week-end à Saly Portudal, perpétré un viol sur une jeune élève Française du lycée français Jean Mermoz. Selon notre source, les jeunes élèves, sénégalais d'origine libanaise se sont acharnés sur la Française à Saly Portudal en la violant, tour à tour, sous l'emprise de l'alcool.

 

Pire, indique notre source, ils ont poussé l'audace jusqu'à filmer la scène. S'ils s'en limitaient à cela, rapporte notre source, l'affaire pouvait être étouffée, d'autant plus que les parents de la victime n'ont pas consenti à porter plainte, du fait de l'état psychologique de leur fille qui est presque une malade mentale. Mais, les «apprentis-violeurs» ont eu l'outrecuidance de télécharger l'horrible scène de viol dans leurs téléphones portables et se passés un à un les images.

 

LA DIRECTION INTERPELLEE

 

Le bruit, qui commençait à se répandre au sein de l'établissement a atterri au niveau de la direction de l'école. Les parents d'élèves horrifiés et soucieux de la bonne éducation de leurs enfants, sonnent l'alerte, en interpellant la direction. Mais, à en croire notre source, ce qui a irrité les parents d'élèves, c'est la déclaration du père d'un des auteurs du viol. Selon elle, ce dernier aurait déclaré à qui veut l'entendre, qu'il «préfère que son fils viole que de toucher à la drogue». Face à une telle déclaration que certains parents d'élèves ont jugé scandaleuse, les plus touchés parmi ces derniers n'ont pas hésité à saisir la presse pour faire passer l'information. Un parent d'élève sera même, d'après notre source, menacé de mort, car il est soupçonné d'avoir organisé la fuite dans la presse. La direction de l'institution saisie, s'est résolue finalement à traduire «les jeunes d'un week-end» devant le conseil de discipline.

 

Pour Madame Depardieu, le proviseur de l'institution Sainte Jeanne d'Arc que nous avons rencontré au sein de son établissement, «le conseil de discipline va statuer en son âme et conscience». A l'en croire, son établissement «a une ligne de conduite qui est le respect de la réglementation en vigueur». C'est pourquoi, ajoute-t-elle, «le conseil de discipline va statuer, sous peu.» Mais, elle a affirmé que selon la procédure «à titre conservatoire, la réinscription est suspendue». Le conseil pourra décider du renvoi des élèves. Dans ce cas, ajoute Mme Depardieu, «le recours est possible auprès de l'Ambassade de France». D'ailleurs, elle dit ne pas pouvoir s'étaler davantage sur les faits d'autant que l'Ambassade va diffuser un communiqué sur cette affaire. Mais aussi, dit-elle, parce que les faits se sont déroulés en dehors de son établissement.

 

LE LYCEE JEAN MERMOZ «NON CONCERNE»

 

Le même argument est développé par le proviseur du lycée français Jean Mermoz. Selon Claude Coulon que nous avons joint au téléphone, après être passé à son établissement sans l'avoir vu parce qu'absent des lieux. Pour lui, «les rumeurs distillées par un journal de la place» ne concernent nullement son établissement. Mieux, il n'y a pas eu de bagarres entre élèves à propos de ce viol que d'autres élèves ont commis, ajoute-t-il. Il dit vouloir s'en remettre au communiqué de l'Ambassade de France. Lequel communiqué devrait nous parvenir, selon Sonia Guyen, la chargée de communication de la coopération de l'Ambassade de France, au plus tard lundi.

 

Mais, ce ne sont pas seulement les deux proviseurs et l'Ambassade qui ont refusé de s'exprimer sur ce cas de viol. Les parents d'élèves que nous avons essayé d'interroger se sont emmurés dans un «silence éloquent». Selon eux, c'est une affaire qui s'est déroulée en dehors de l'établissement, ils n'ont pas à se prononcer, d'autant que c'est la fin de l'année scolaire.

 

Même son de cloche du côté des élèves qui refusent systématiquement de se prononcer. Sauf une ancienne, Nadine, qui dit l'avoir entendue auprès de ses amies. La phrase : «Je ne voudrais pas me prononcer sur cette affaire», semble être le mot de passe de tous ceux qui ont été interrogés.

source : Le quotidien

07/07/2007

Sarkozy à Dakar

Nicolas Sarkozy en visite au Sénégal "à partir du 25 juillet", selon Dakar

 

290sarkozy_1

 Le président français Nicolas Sarkozy effectuera "à partir du 25 juillet" une "visite de travail" au Sénégal, a-t-on appris samedi à Dakar de source officielle.

 

Le président sénégalais Abdoulaye Wade a annoncé lors du Conseil des ministres vendredi "la visite de travail que son Excellence Monsieur Nicolas Sarkozy, président de la République française effectuera au Sénégal à partir du mercredi 25 Juillet 2007", indique le communiqué du Conseil des ministres.

 

 

M. Wade a demandé à son Premier ministre, Cheikh Hadjibou Soumaré, "de prendre toutes les dispositions pour que cette visite soit un grand succès", et a demandé aux populations sénégalaises "de réserver un accueil chaleureux à ce grand ami de l'Afrique".

 

"Un projet (de visite) est à l'étude", a indiqué samedi à l'AFP l'ambassade de France à Dakar qui ne confirme toutefois pas la date annoncée.

 

La visite du président français fait également la une, samedi, du quotidien pro-gouvernemental Le Soleil.

 

M. Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, s'était déjà rendu au Sénégal en septembre 2006 pour signer avec le gouvernement sénégalais un accord sur "l'immigration concertée" ou "immigration choisie".

 

Cet accord, qualifié "d'historique" par M. Sarkozy prévoyait la délivrance plus facile de "visas de circulation" pour les hommes d'affaires, les artistes et les sportifs, et en contrepartie une simplification du rapatriement des clandestins sénégalais.

 

Des accords similaires ont depuis été signés avec plusieurs autres pays africains, notamment le Bénin, où le ministre français de l'Immigration, Brice Hortefeux, s'est rendu le 21 juin.

 

Le Sénégal est l'un des principaux points de départ des clandestins africains qui tentent de rejoindre l'archipel espagnol des Canaries.

 

Les 10 et 11 juillet, le chef de l'Etat français doit se rendre en Algérie et en Tunisie. A Dakar, il effectuera sa première visite en Afrique sub-saharienne.

 

06/07/2007

Sus aux rétrécisseurs de sexe!

Sus aux rétrécisseurs de sexe !

Plusieurs personnes lynchées après des accusations erronées

 

sexe

Des voleurs et rétrécisseurs de sexe présumés ont été copieusement tabassés, ces dernières semaines, par une foule persuadée de leur pouvoir de sorcier. Seulement, vérification faite, il s’est révélé que rien n’avait rétréci, et encore moins disparu…

 

 

 

Il y a environ deux semaines, à Touba, une femme s’est présentée accompagnée par la foule à la gendarmerie pour dénoncer un crime insolite : elle était certaine qu’un voleur s’était emparé de son sexe. L’inspecteur en charge de l’affaire a demandé à une policière de vérifier les dires de la plaignante. L’agent a ainsi constaté que rien ne manquait. La presse sénégalaise se fait l’écho, depuis quelques semaines, d’affaires similaires – qui concernent majoritairement des hommes. Le scénario est presque toujours le même. Une personne crie que son sexe a disparu après avoir serré la main d’un inconnu. Elle le désigne du doigt, la foule s’amasse et le tabasse.

 

Poignée de main fatale

 

Si une bonne âme ou la police ne prêtent pas assistance à temps au rétrécisseur ou voleur de sexe présumé, il peut mourir sous les coups. « Je me souviens d’un mendiant qui était rentré dans une maison pour demander à manger. Pour saluer, il a serré la main des gens, et des jeunes, peut-être effrayé par son accoutrement, ont crié qu’il était un rétrécisseur de sexe. Les gens lui ont sauté dessus et ils ont commencé à le tabasser. Il a été emmené à l’hôpital, où il est mort. Les petits ont été amenés à la gendarmerie et il est ressorti que leur sexe était en place. On les a arrêtés un temps et puis ont les a laissés », raconte, écoeurée, une source du ministère de la Justice.

 

Lundi dernier, à Touba, un homme a été lynché à mort par la foule après que deux jeunes l’ont accusé de leur avoir dérobé leurs attributs. « Après vérifications, ses attributs sexuels n’avaient subi aucun dommage », conclut Le Soleil. Ce quotidien sénégalais, qui a suivi plusieurs affaires, estime « les histoires de rétrécissement de sexe, confinées au début à Dakar, ont pris une proportion inquiétante à travers le Sénégal ».

 

L’accuseur accusé

 

Comment en est-on arrivé là ? D’aucuns parlent d’une psychose qui ferait qu’on ne s’aventure parfois plus à serrer la main d’un inconnu. On évoque aussi la thèse des machinations destinées à se débarrasser d’un ennemi encombrant. Une thèse qui ne convainc pas l’avocat Cheikh Fall : « Les gens crient en plein marché ou en pleine rue, où ils ne connaissent personne », affirme-t-il.

 

Le règlement des affaires mystiques se passe le plus souvent devant les forces de l’ordre. « La police ou la gendarmerie vérifie les faits et détermine si la personne a menti ou s’il y a des éléments de preuve et des indices graves. Très peu de cas arrivent devant les juridictions », poursuit Me Cheikh Fall. Et quand ils y arrivent, ce sont bien souvent ceux qui ont été dénoncés qui lancent la procédure. Motif : « Coups et blessures volontaires, ce qui peut coûter jusqu’à dix ans de prison en cas de mort », souligne notre source du ministère de la justice.

 

Un renversement de situation qui tend à jouer en faveur du rétrécisseur de sexe présumé. A Mbour, un tribunal départemental « a condamné Ousmane Ndiaye et Elimane Badiane à 2 mois de prison ferme et à payer 163 000 FCFA » de dommages et intérêts au Ghanéen qu’ils avaient dénoncé à tort. Quatre Sénégalais ont par ailleurs été déférés au parquet pour avoir causé le tabassage de quatre Nigerians, dont une femme, il y a plus de deux semaines. Ils pourraient fort bien être condamnés car ils ne pourront prouver qu’il y a eu sorcellerie. Et plaider « l’altération de conscience », comme l’avait tenté un avocat, risque de se révéler infructueux. Mieux vaut alors réfléchir à deux fois avant de crier : « Au voleur de sexe ! »

 

Habibou Bangré

Le ciména se meurt...aussi!

Au Sénégal, les salles de cinéma ferment les unes après les autres

au_senegal_les_salles_de_cinema_ferment_les_unes_apres_les_autres_resize_crop320par220

Le cinéma sénégalais, dont l'îcone Sembène Ousmane est décédée le 11 juin, traverse une profonde crise avec la fermeture progressive de la quasi-totalité des salles à Dakar en raison notamment de la concurrence des DVD et de la privatisation du secteur.

 

 Amadou Ly, projectionniste du cinéma Liberté à Dakar le 15 juin 2007

 

Agrandir la taille du texte Réduire la taille du texte Imprimer l'article Envoyer par email DAKAR (AFP) - 05 juillet 2007 | 07H45

"Les gens ne viennent plus au cinéma. Le propriétaire exploite la salle à perte et l'a même mise en vente", indique à l'AFP Amadou Mamadou Ly, projectionniste au cinéma "Libert" dans un quartier populaire de Dakar.

 

Ce cinéma est l'un des cinq derniers de la capitale qui en comptait une quarantaine au début des années 80.

 

"Ca ne marche plus à cause des DVD à domicile et du mauvais état de la salle. Le cinéma se trouve aussi dans un quartier où il y a des risques d'agressions", explique Ousmane Diouf, qui a travaillé pendant plusieurs années dans ce cinéma.

 

"Un match de football retransmis sur écran géant (dans la salle du cinéma) rapporte plus qu'un film", souligne-t-il.

 

Pendant ce temps, à Dakar, les vendeurs de films DVD prospèrent, en proposant des DVD piratés qui sont vendus à environ 2.000 FCFA (environ 3 euros) ou loués à 500 FCFA (moins d'un euro) pour un à deux jours.

 

Les DVD étant le plus souvent regardés en famille, cela revient beaucoup moins cher que le cinéma, où le prix d'une place va de 150 FCFA (O,25 euro) à plus de 2.000 FCFA par personne.

 

Signe supplémentaire de la profonde crise que traverse ce secteur, le célèbre cinéma "Le Paris", situé sur la place de l'Indépendance, au coeur de la capitale, a été démoli il y a deux ans.

 

Depuis lors, un panneau annonce la construction d'un hôtel et d'une salle de cinéma. Mais les travaux n'ont pas encore débuté...

 

Et à "El Mansour", dans le quartier populaire de Grand-Dakar, la salle de projection est devenue un entrepôt de pièces automobiles et d'objets divers.

 

Au début des années 1980, il y a avait 78 cinémas au Sénégal, contre seulement 18 aujourd'hui, selon le ministère de la Culture. Chaque cinéma n'a qu'une seule salle.

 

"Il y a entre 60 et 70 autorisations de tournage par an dont plus de la moitié sont effectivement tournées. Mais ces films (des courts et longs métrages et des documentaires) sont davantage vus à l'extérieur" du pays, selon le directeur de la cinématographie au ministère de la Culture, Amadou Tidiane Niagane.

 

"On s'est fourvoyé avec la Banque mondiale et le Fonds monétaire international qui ont préconisé une privatisation du cinéma" dans les années 1980, affirme pour sa part le président de l'Association des cinéastes sénégalais, Cheikh Ngaïdo Bâ.

 

"C'est la pire privatisation qu'on ait eue au Sénégal. La société (publique) qui gérait le cinéma faisant des bénéfices de 200 millions à 800 millions de FCFA (entre 305.000 et 1.220.000 euros) par an", assure M. Niagane, en référence à l'âge d'or du cinéma, pendant les années Senghor (1960-80).

 

Pendant les mandats du poète-président, tous les secteurs culturels ont bénéficié d'un appui important de l'Etat sénégalais.

 

En plus de la fin du soutien de l'Etat, le cinéma sénégalais a aussi été victime de problèmes d'organisation comme l'absence de billetterie nationale, selon les spécialistes.

 

En outre, le code de l'industrie cinématographie, qui régit le secteur et remonte à 2002, est à ce jour quasiment inappliqué.

 

Le Fonds de promotion à l'industrie cinématographie promis en début d'année attend toujours une dotation de 3 milliards de francs CFA (plus de 4,5 millions d'euros). Et le centre national de la cinématographie, promis par les autorités, est toujours virtuel.

Rufisque se meurt

Rufisque ou la ville aux multiples niches de moustiques

 

jardin public rufisque

 

La vieille ville de Rufisque, qui fut jadis l'une des plus belles capitales économiques du Sénégal, de l'Aof, avec ses nombreux magasins de stockage, ses fabriques et usines assurant le plein emploi, ses établissements de commerce et son port dont les vestiges apparaissent toujours de nos jours le long de la côte Atlantique, tombe dans une désuétude totale, abandonnée tristement à elle-même par les pouvoirs publics.

 

On pourrait affirmer avec certitude que le vieux Rufisque sera en ruine complète dans un proche avenir si aucune mesure de sauvegarde et de réhabilitation n'est envisagée, faisant ainsi disparaître dans les profondeurs de l'oubli un patrimoine historique et culturel riche, matériel et immatériel.

 

 

En plus de l'avancée à pas de géant de la mer qui dévore des pans entiers des quartier historiques de Keury souf, Keury kao, Mérina, Diokoul et Thiawlène, formant le vieux plateau et ceinturant la mer, les nombreux canaux parallèles à ciel ouvert érigés pour l'évacuation des eaux pluviales traversant la ville d'est en ouest en la divisant en cinq parties, sont devenus des déversoirs de déchets solides et d'eaux usées, constituant des niches assimilables à des usines de fabrication de moustiques pour le Sénégal.

 

En lieu et place de ses fabriques et usines et du plein emploi qui faisaient le bonheur des Rufisquois, se sont substituées les fabriques de moustiques avec les canaux à ciel ouvert, la pauvreté et les maladies endémiques tels que le paludisme et le choléra.

 

Les Sénégalais ne se rendent pas compte de la forte densité de concentration de moustiques au km2 à Rufisque, unique au monde, non seulement pendant l'hivernage, mais, durant les douze mois de l'année, faisant de cette ville un mouroir avec le paludisme qui décime les populations à pas de géant, comme la mer dévore sans résistance les plages et les quartiers du littoral.

 

Le paludisme est omniprésent toute l'année dans cette zone la plus durement touchée du Sénégal où toute la population sans exception est exposée à cette maladie. Les gîtes larvaires de moustiques ou anophèles sont constitués par des collections d'eaux permanentes usées non traitées, mélangées de déchets solides, faisant de ces endroits une zone hyper endémique.

 

Le développement du paludisme qui n'épargne aucun habitant de Rufisque, est encore plus grave que l'avancée de la mer qui concerne une partie de la population. Toutefois, il y a lieu de considérer l'éradication du paludisme et le stoppage de l'avancée de la mer comme les deux problèmes majeurs de Rufisque.

 

Le drame est qu'en dépit de l'approche de l'hivernage, il n'y a aucune mesure préventive de protection civile des populations par la mise en oeuvre d'opérations d'envergure de destruction des niches de moustiques, de saupoudrage régulier de la ville, à long et moyen terme, de réalisation d'infrastructures d'assainissement, de couverture des canaux à ciel ouvert et leur réhabilition.

 

Cette ville, en effet, est abandonnée à un triste sort et on se demande où sont les autorités étatiques et locales et que font-elles pour cette ville bientôt de 500 000 âmes qui n'a ni un grand marché moderne, ni une grande formation hospitalière digne de ce nom, ni des routes qui ceinturent et qui traversent la ville en plus d'une insalubrité unique au monde et dans les anales de l'histoire.

 

Tout au moins, dans une zone dite hyper endémique où la morbidité et la mortalité sont au paroxysme, la moindre des choses serait d'avoir la préoccupation de mettre en place une formation hospitalière capable de relever les défis pour soigner les nombreux malades. Malheureusement, le dispensaire Youssou Mbargane Diop - car il s'agit bien d'un dispensaire et non d'un hôpital - est lui-même une niche de moustiques : si on y est interné pour cause de paludisme, le paludisme finira par vous emporter du fait de nouvelles piqûres aggravant davantage la situation du malade ; si on y est admis pour une autre cause de maladie même bénigne, le paludisme finira par vous abattre et il ne serait pas exagéré de dire que 'l'hôpital' Youssou Mbargane Diop, doté d'un plateau technique très faible, est lui-même un vecteur de transmission de paludisme, si bien qu'on se demande parfois dans quelle planète, on se trouve à Rufisque et au Sénégal ?

 

Pourtant, les moyens sont disponibles avec un budget municipal avoisinant les 7 milliards de francs Cfa, le budget le plus important des villes du Sénégal après celui de la municipalité de Dakar, non sans évoquer les nombreuses opportunités offertes, mais inexploitées avec la coopération décentralisée et la très mauvaise allocation des ressources. C'est dire qu'en définitive, ce sont les volontés politiques et les compétences qui font défaut à travers l'inexistence d'un projet de ville et d'une ambition pour Rufisque.

 

Au plan du développement et de la restauration économique afin de faire retrouver à cette ville multiséculaire ses lueurs d'antan, il y a lieu de réaliser le vieux projet du port minéralier de Bargny-Rufisque qui fera retrouver à la ville son port naturel et, subséquemment, ses activités économiques abandonnées. La réalisation de ce projet de dégagement d'une partie du port de Dakar, à tout point de vue, est meilleur et plus rentable que la réalisation du projet de prestige de l'aéroport de Ndiass du fait de ses impacts économiques avec la multipolarité et le désengorgement de Dakar.

 

De ce point vu, les Emases (entrepôts maliens), en plus d'autres activités, pourront être transférés à ce nouveau port minéralier de Bargny-Rufisque (pétrole, phosphate, fer, sel) nous approchant davantage avec le Mali, notre hinterland naturel.

 

Rufisquoises et Rufisquois, partout où vous vous trouvez au Sénégal et dans la diaspora, unissons-nous pour la sauvegarde et le développement de notre vieille et chère ville qui se meurt.

Wal Fadjri/Kadialy GASSAMA

 

Inondations sur le fleuve Sénégal

Des villages menacés par l'avancée du fleuve sénégal

 

dagana14

 Chaque année, les villages de Saldé, Donnaye, Wassétaké, Diaranguel, Ngouye et Toufndé Gandé voient une partie de leur surface habitable envahie par les eaux du fleuve Sénégal qui irrigue cette partie nord du Sénégal, frontalière avec la Mauritanie.

 

Ainsi, année après année, ce sont des superficies assez significatives qui sont emportées par les eaux. A Saldé, par exemple, l'ancien poste de santé, le bureau des Ptt, ainsi que de nombreuses concessions sont, aujourd'hui englouties par les eaux.

 

 

Par conséquent, le bureau de poste a été transféré à 300 mètres du fleuve. De même, depuis quelques années, plusieurs familles riveraines ont abandonné leurs concessions ancestrales pour se reconstruire ailleurs de nouvelles maisons, souvent derrière les limites du village.

 

 

Malgré cela, force est de reconnaître que ce phénomène d'avancée des eaux du fleuve Sénégal n'a pas encore retenu l'attention des pouvoirs publics. Or, ce problème écologique a des répercussions sur le plan sanitaire, et environnemental. Avec l'hivernage qui approche, l'inquiétude des populations insulaires ne fait que grandir.

 

Comme solution à ce phénomène écologique, les populations suggèrent aux autorités la construction de quais et la fixation des berges avec des pierres et des grillages pour stopper l'avancée du fleuve. En tout cas, du côté de l'île à Morphil, les populations s'attendent à une réaction de l'Etat face à ce problème

 

. Dans cette partie enclavée du département de Podor, nombreux sont les habitants qui perdent leurs maisons pendant la saison des pluies. A titre d'exemple, le village de Donaye, complètement inondé en 1997, a été obligé de se délocaliser à 22 kilomètres de son emplacement initial.

Wal Fadjri/Abou Kane

Matam déjà sous eau

Sénégal: Avec seulement 18 cm de pluies, Matam coupée du reste du pays

 

matam

Dix huit millimètres ont suffi pour couper Matam du reste du Sénégal. Avec cette quantité de pluies recueillies, la route qui servait de déviation aux véhicules en partance sur la commune de Ourossogui a, en effet, été envahie par les eaux en furie, rendant ainsi difficile la circulation.

 

Comme pour ne rien arranger, les trois ponts se situant sur l'axe Matam-Ourossogui sont fermés a la circulation depuis maintenant trois mois. Ainsi, pour rallier les deux villes, c'était la croix et la bannière. Une situation très difficile, surtout pour les personnes âgées.

 

 

Très indisposées par cette situation on ne peut plus insupportable, les populations de la commune de Matam accusent le gouvernement d'en être le seul responsable. 'Cette situation aurait pu être évitée dans la mesure où, lors du passage de Macky Sall pour les besoins de la campagne pour les législatives, ce dernier avait annoncé que huit milliards étaient disponibles pour réhabiliter la route Matam-Ourossgui. En plus, l'Etat avait déclaré que cette route entrait dans le cadre du programme de réfection de la route Linguère-Matam.

 

Par conséquent, de la même manière que les travaux ont démarré au Djolof, ils devaient l'être aussi à Matam mais rien de cela n'a été fait. Nous dénonçons ce manque de considération de l'Etat à l'endroit des populations de la commune de Matam' , a déclaré Samba Diallo, rencontré au quartier Soubalo de Matam.

 

 

Le gouverneur de la région de Matam, Abdoulaye Diallo a dépêché une mission de supervision du pont dès qu'il a été informé de la situation. Déjà, une équipe d'ingénieurs et de techniciens est à pied d'oeuvre pour la réhabilitation immédiate du pont. 'Nous avons démarré les travaux depuis le 29 juin dernier pour un délai d'un mois ; nous allons nous atteler à libérer le tablier pour que le trafic reprenne normalement', déclare M. Gaye, un des techniciens de l'Agence autonome des travaux routiers, en mission à Matam.

 

Toufefois, le problème ne concerne pas que la circulation. Car, après les fortes pluies, plusieurs maisons ont été englouties et les populations sont obligées de patauger pour vaquer à leurs occupations. Celles qui sont les plus touchées sont celles du quartier Tantadji.

 

A notre passage, nous avons observé un père de famille obligé de creuser un canal pour évacuer l'eau de sa maison. Comme lui, beaucoup de matamois vivent cette difficile situation. Et ils devront s'armer de patience parce que l'hivernage ne fait que commencer.

 

Wal Fadjri/Amadou Issa Kane

 

04/07/2007

Insécurité au Sénégal

Sénégal: Les défis de la sécurité , les vols avec violence

 

boygun2

 

Sud Quotidien/ Mahany

 

Le phénomène des agressions est de retour au Sénégal.

 

Les agresseurs sont ces jeunes âgés entre 15 et 30 ans, organisés en bandes pour commettre des vols à mains armées de jour comme de nuit. Armés de couteaux, de machettes et parfois d'armes à feu, ces jeunes sèment la terreur à la sortie des lycées, des concerts et des boites de nuit. Ils opèrent en petits groupes et délestent leurs victimes de leurs portefeuilles, de leurs habits, de leurs chaussures, de leurs bijoux de valeurs et autres ; et n'hésitent pas à tuer de sang-froid leurs.

 

 

Aujourd'hui personne n'est à l'abri de ces bandes sanguinaires et incontrôlables, même les personnages de l'Etat. La preuve en est l'agression d'une député dans sa voiture la semaine dernière.

 

Depuis quelques mois, nous assistons de plus en plus à des meurtres d'étudiants, de commerçants, de vacanciers et des agressions d'une extrême violence sur des passagers des transports publics et privés. Faits illustrant ces agressions barbares, la semaine dernière, un brillant étudiant de 20 ans, qui rentrait chez lui après une rude journée de révision, a été mortellement poignardé dans la rue.

 

Ajouté à cela, nous assistons de façon exponentielle à des braquages de banques, des braquages d'automobilistes en pleine circulation, des coupeurs de routes, des agressions sur des militaires, des agressions sur des forces de l'ordre, des enlèvements en plein jour, des attaques de stations d'essence, etc. Ces types de vols à mains armées, bien que présents au Sénégal depuis des années, n'ont jamais été aussi importants qu'actuellement.

 

Les crimes sexuels

 

Les crimes sexuels (viol et pédophilie) connaissent actuellement une recrudescence extraordinaire. On peut lire chaque semaine dans la presse des articles sur des viols de femmes, de jeunes filles et de jeunes garçons. Il y a aussi les agressions de plus en plus fréquentes contre les homosexuels.

 

Au Sénégal, les crimes sexuels sont légèrement sanctionnés par la justice et il arrive que les familles optent pour un arrangement à l'amiable plutôt que de se présenter devant un juge. Cela a pour conséquences de banaliser ses crimes odieux.

 

Le trafic de drogue

 

Depuis quelques années, le pays est devenu la plaque tournante (de la sous-région) du transit de drogue vers l'Europe, l'Afrique du nord et le Moyen Orient. Chaque année des centaines de kilogrammes de cannabis et de cocaïne sont saisies par la gendarmerie nationale et la douane. Récemment, 1,2 tonnes de cocaïne d'une valeur de plus de 70 milliards de FCFA ont été saisies à Mbour. Cette saisie bat le record national jusqu'ici enregistré.

 

La drogue transitant par le Sénégal provient pour l'essentiel des pays de l'Amérique Latine (pour ce qui est de la cocaïne), du Nigéria, du Ghana, de la Gambie mais aussi du Sénégal (pour ce qui est du cannabis). Les voies qu'empruntent les trafiquants sont le plus souvent la mer (pour ce qui est des grosses quantités) et l'aéroport international Léopold S. Senghor (pour les quantités moins importantes). La plupart des trafiquants ne sont pas des nationaux. C'est soit des nigérians, soit des ghanéens, soit des pakistanais ou des français.

 

En résumé, même si le Sénégal est une passoire de la drogue, la gendarmerie nationale et la douane avec le peu de moyens à leur disposition arrivent de temps à autre à porter des coups sérieux aux trafiquants.

 

"La loi des marabouts"

 

Depuis l'alternance démocratique de 2000, les confréries religieuses (Mouride et Tidjane) influent de plus en plus dans les affaires de l'Etat.

 

Au Sénégal les hommes politiques sont incapables de s'asseoir ensemble pour discuter de leurs divergences sans une intervention d'un marabout ou d'un pseudo marabout. Au Sénégal, des « talibés » d'un marabout peuvent agresser d'honnêtes citoyens sans risquer d'aller en prison ou de se présenter devant un juge. Au Sénégal, les hommes d'Etat ne prennent pas de décisions importantes sans consulter leurs marabouts. Au Sénégal un marabout peut faire appliquer des décrets "religieux" sans que l'Etat ne bronche. Au Sénégal, un marabout peut sortir une arme au tribunal et la pointer sur le juge sans risquer la prison. Au Sénégal même le président de la République s'incline devant des marabouts. Tout ce que nous venons de dire sur ces marabouts est une réalité. Ces personnes ont une influence exceptionnelle sur les citoyens, notamment sur leurs « talibés ». C'est les seuls aujourd'hui capable de faire accepter à un Sénégalais l'idée de prendre des armes pour combattre un autre Sénégalais. Plus clairement ils sont la principale menace à la cohésion sociale et à la stabilité du pays. La plupart de ces gens ont une influence au delà de leurs capacités de maîtrise et de discernement.

Face à l'absence de l'Etat, les marabouts ont occupé le terrain du social. Ils nourrissent, soignent, logent et endoctrinent leurs "talibés" à volonté. Ces derniers leur sont très reconnaissants et leur obéissent du bout des doigts. Pour préserver le Sénégal du phénomène des "Seigneur de la guerre" comme en Afghanistan, il faudrait que l'Etat assume pleinement ses responsabilités et assoie son autorité sur tout le territoire national et sur tous les citoyens.

 

Causes

 

 

Quand on lit la presse sénégalaise, on remarque que les coupures d'électricité sont souvent avancées comme argument pour justifier l'insécurité dans le pays. Bien vrai qu'elles favorisent les opérations des malfaiteurs, elles ne sauraient à elles seules justifier l'insécurité ; la preuve, les "Agresseurs" opèrent souvent en plein jour sans cagoules et devant des témoins.

 

Les causes sont nombreuses et menacent sérieusement la stabilité du pays. Parmi elles, nous pouvons citer :

 

• Les difficultés sociales. Le Sénégal connaît depuis quelques années un fort taux d'inflation. Les prix de certaines denrées alimentaires ont augmenté de plus de 100% depuis 2000 et sans pour autant que les salaires n'augmentent conséquemment. La pauvreté gagne de plus en plus la population. Dans certaines familles on mange une fois par jour. Les parents n'ont plus les moyens d'envoyer leurs enfants à l'école ou à l'université ; ce qui fait que ces jeunes sont laissés à eux même et finissent dans la rue. Le taux de chômage du pays dépasse largement les 50 % de la population active. L'agriculture, qui occupe 70% de la population connaît de graves difficultés depuis 2002 : cause de l'exode des jeunes des villages vers les grandes villes à la recherche de travail qu'ils ne trouvent souvent jamais ; livrés à eux même dans les villes, ces jeunes tombent souvent dans la délinquance.

 

• Au Sénégal les forces de l'ordre ont un manque criard de matériel d'interventions (armes, munitions, véhicules, matériel anti-émeute, matériel de surveillance) et vivent dans des conditions déplorables. La majeure partie d'entre eux ont un salaire qui leur permet juste de payer le loyer ; pour le reste (alimentation, entretien de la famille, etc.) ils doivent se débrouiller d'eux même. Et le moyen le plus simple pour combler les fins de mois difficiles est de recourir à la corruption. L'image de la police sénégalaise est loin d'être reluisante. Les citoyens ne portent aucun respect à son égard parce qu'ils estiment qu'elle est inefficace et corrompue. Il arrive de voir des citoyens tabasser ou insulter des policiers sans risquer grand chose. On voit des policiers et même des gendarmes s'incliner devant des hommes politiques ou des hommes d'affaires par crainte ou pour gagner des faveurs.

 

• La justice sénégalaise est trop laxiste face aux crimes. Au Sénégal on voit des meurtriers qui ne séjournent qu'une année en prison. Au Sénégal, la police arrête et relaxe des personnes ayant commis des crimes sans qu'ils aient passé devant un juge. Au Sénégal, on peut conduire sans permis, faire un accident et tuer une personne sans passer un mois en prison. Au Sénégal, quand on est riche on ne risque pas d'aller en prison même si on tue. Au Sénégal, les magistrats sont corrompus et impartiaux...

 

• Depuis la crise ivoirienne, de plus en plus d'étrangers qui se trouvaient en Côte d'ivoire, affluent vers le Sénégal. Cet afflux est aussi dû par le fait que le Sénégal est l'une des rares pays de la région qui soit stable. Ces étrangers auraient dû, avec leurs compétences, booster l'économie du pays mais malheureusement, le Sénégal a hérité de la Côte d'ivoire des enfants soldats et les criminels de guerre du Libéria et de la Sierra Léone. A ceux là, est venue s'ajouter la mafia nigériane et ghanéenne qui commence à aimer notre pays.

Corruption et Criminalité

 

 

• L'immigration clandestine. Certains des jeunes rapatriés d'Espagne, n'ayant plus d'emploi et ayant perdu leurs épargnes, se sont reversés dans le banditisme. Conséquences

 

L'insécurité au Sénégal a des conséquences fâcheuses sur les relations entre les citoyens et l'Etat mais aussi sur l'économie nationale.

 

Le manque de confiance à la justice et aux forces de l'ordre. Les Sénégalais se détournent de plus en plus de la justice et des forces de l'ordre qu'ils jugent inefficaces et corrompues. Cette situation fait qu'aujourd'hui les citoyens font leur propre justice ("la justice sociale") et créent leur propre "force de sécurité".

« La justice sociale ». Au Sénégal quand on arrête un voleur, on ne le conduit pas à la police, on lui règle son compte. Au Sénégal quand quelqu'un doit de l'argent ou des biens, on le menace de mort ou même on porte atteinte à son intégrité physique pour lui faire payer. Au Sénégal quand vous regardez de travers la femme d'autrui vous risquez de prendre des coups de machettes ou de couteaux. Au Sénégal quand on se fait justice on ne risque pas la prison... « Les forces de l'ordre sociales ». Il y a aujourd'hui un phénomène assez dangereux qui se développe dans le pays ; c'est le fait que la population assure elle même sa sécurité. Ce rôle est celui de l'Etat. Seul l'Etat doit avoir le monopole de la violence légalisée. Maintenant si chacun se permet de faire sa loi, cela devient très dangereux pour la stabilité du pays. Des exemples de ce phénomène, il y en a beaucoup. Pour illustration, dans certains quartiers, les jeunes s'organisent pour monter des groupes de garde et de patrouille de nuit pour dissuader les cambrioleurs. Dans les marchés, les commerçants s'organisent et créent des groupes d'intervention afin de limiter les vols et les agressions sur les clients. A ces groupes d'auto-défense s'ajoutent les milices de certains marabouts et des hommes politiques.

 

La course aux armements. Avec l'insécurité grandissante, on s'aperçoit que dans une grande majorité des familles aisées, on garde des armes à feu à la maison pour assurer la sécurité de la famille et des biens. On remarque également qu'une importante partie des automobilistes possèdent des armes dans leurs voitures (armes à feu, machettes, couteaux ou gourdins) pour se protéger en cas d'agression. Il y a de cela quelques années cela était inconcevable mais aujourd'hui s'armer est devenu une banalité.

 

 

L'insécurité a aussi des conséquences économiques. Aujourd'hui les commerçants n'osent plus ouvrir leurs commerces jusqu'à une heure tardive de la nuit par crainte des agresseurs. Et comme vous ne l'ignorez, plus un pays est sûr plus cela encourage les investisseurs. Ces derniers ont besoin d'un endroit stable et sécurisé pour faire fructifier leur affaire. Si la situation au Sénégal persiste, nous risquons de voir les investisseurs nous fuir.

 

La faillite de l'Etat

 

La sécurité peut être définie comme l'état d'un sujet qui s'estime non menacé par tel ou tel danger, ou pense avoir les moyens d'y répondre si ce danger venait à devenir actuel. On ne peut pas en dire autant pour les citoyens sénégalais.

 

 

Notre pays est un "Etat faible" c'est à dire un Etat qui est incapable d'assumer pleinement ses missions régaliennes (sécurité, justice). Un Etat qui n'a pas un contrôle total sur l'ensemble de son territoire et de sa population. Un Etat vu par le citoyen comme incapable, inefficace et corrompue. Un Etat aux frontières poreuses. Un Etat ou quelques hommes font la loi au détriment de la majorité. Un Etat impartial. Un Etat ou tous n'ont pas la chance à la réussite, à l'éducation, à la santé et au bien être.

Nous devons trouver des solutions immédiates pour que ce qui est arrivé au Rwanda, au Libéria, en Somalie, en Sierra Léone et en Côte d'ivoire ne nous arrive. Nous Sénégalais, nous arguons souvent que nous sommes des gens civilisés et intelligents et que tout ce qui est arrivé à ces pays ne pourrait pas nous arriver. Et bien détrompons nous et sachons que nous n'étions pas plus civilisés que les Ivoiriens quand ils ont sombré dans le chaos ; que nous ne sommes pas plus civilisé que les Allemands quand Hitler s'en est pris au Monde ; que nous n'étions pas plus civilisé que les Yougoslaves quand ils ont pris le chemin des armes ; que nous n'étions pas plus civilisés que les Rwandais quand ils ont décidé de s'entretuer. Il y a des raisons et des mécanismes à tout cela et le Sénégal ne fera pas l'exception.

 

Pour un petit pays comme le Sénégal, il n'est pas titanesque de le sécuriser. Il existe une infinité de solutions et de méthodes.

Ciments du Sahel

Sénégal: Extension des ciments du Sahel, un pari sur l'avenir, 3 millions de tonnes par an et baisse du prix du ciment

CIMENT


 

 

La société 'Les ciments du Sahel', un des fleurons de l'industrie sénégalaise est installée non loin du village de Kirène à 65 kilomètres au sud-est de Dakar, dans la communauté rurale de Ndiass, département de Mbour, région de Thiès.

Aprés cinq ans d'activités les dirigeants de la cimenterie de Kirène veulent poursuivre l'extension et le positionnement de l'usine dans le marché national et international. Jeudi dernier, le directeur de l'exploitation, Mamadou Ndiaye et le Président directeur général(Pdg), Latfallah Layousse ont exposé à la presse le projet d'extension en vue de tripler la capacité de production qui est actuellement de 600000 tonnes pour l'amener jusqu'à 3 000000 de tonnes par an. '

L'avènement de cette usine a permis au Sénégal d'atténuer une pénurie chronique de ciment qui durait depuis plusieurs années malgré l'existence d'un aujourd'hui, nous sommes rattrapés par la forte de demande de ciment qui a augmentée de 6 à 10%. À l'extension' ont expliqué les dirigeants de la Cimenterie de Kirène qui est jusqu'ici le plus important investissement deux fois plus grande. La nouvelle usine dont les travaux préliminaires ont démarré depuis quatre mois occupera 80 hectares et sera une cimenterie complète utilisant un système de contrôle commande de très haute technologie avec une supervision automatisée.

Comme l'actuelle usine toutes les infrastructures y sont prévues, notamment une nouvelle unité de broyage du clinker, matière première indispensable à la fabrication du ciment que beaucoup de pays de la sous région importent de l'étranger. Les travaux devront terminer au premier trimestre de 2009. D'après les dirigeants de l'entreprise les travaux de montage nécessiteront 20000 tonnes de matériel, 30 000 m3 de béton.

Plus d'une quarantaine d'entreprises de divers domaines travailleront sur le site avec 2000 emplois créés pendant la phase de construction. Il y a également les autres effets induits par le projet.

Le coût global à 130 milliards de francs. Pour se faire, le Pdg Latfallah Layousse a le soutien de partenaires financiers internationaux parmi lesquels figurent l'Agence française de développement (Afd), la D.E.G (Coopération allemande). On note également la Banque ouest africaine de développement (Boad) et locaux, notamment, la Société générale de banque du Sénégal (Sgbs) avec qui il a signé une convention de prêt le 3 juillet 2007.

Selon les responsables de l'entreprise, les résultats attendus de ce projet d'extension de la société 'Les ciments du Sahel' sont double: d'abord et avant tout, satisfaire la demande sans cesse croissante au niveau national pour permettre au commun des sénégalais de pouvoir acquérir la tonne de ciment à un prix raisonnable et ensuite reconquérir le marché africain en général et particulièrement celui de la sous région ouest africaine et des pays comme le Mali.

02/07/2007

Saisie record de drogue

Sénégal : saisie de 1.254 kg de cocaïne 

 
dyn001_original_900_675_pjpeg_2520752_246663b207550cd32f37fec16a6e8b7c

 

 

    Une saisie record de 1.254 kg de cocaïne "non encore coupée" a été opérée dimanche à Nianing ( petite-côte) par la gendarmerie de Mbour (ouest du Sénégal), a  rapporté dimanche l'agence de presse sénégalaise. 

 

     Intervenue aux environs de 13h environ, cette saisie fait suite à l'interpellation de trois latino-américains (un Vénézuélien, un  Colombien et un Equatorien) arrêtés dans le cadre d'une enquête  ouverte après une première saisie de 1200 Kg ralisée mercredi à  Mbour, a-t-on précisé d'une source proche de l'enquête citée par  l'agence sénégalaise. 

 

     Cette "prise", alors présentée comme particulièrement  importante,avait été évaluée à 70 milliards de francs CFA. Elle  fait suite à une autre, de 21 kg, intervenue il y a quelques  semaines, selon les enquêteurs. 

 

     "Bien avant" ces trois opérations, la gendarmerie suivait " depuis longtemps" la trace des personnes impliquées qui, sous  couvert de pisciculture, s'adonnaient en réalité à des activités  délictueuses, a indiqué une source qui a requis l'anonymat. 

 

     La semaine dernière, rappelle-t-on, le gouvernement sénégalais  a détruit par le feu une tonne de chanvre indien et 61 kg de  drogue dure, symboliquement pour montrer la volonté de Dakar de  combattre ce fléau.  

 

     Depuis le début de l'année, la police sénégalaise a saisi plus  de 8 tonnes de chanvre indien à brûler plus tard.

Une nouvelle Dubai au Sénégal

Une nouvelle Dubaï au Sénégal

         

dyn001_original_900_374_pjpeg_2520752_49209ee2960a2d70183bc104ba01972a

Une nouvelle ville Dubaï sur l’Atlantique va être créée de toute pièce au Sénégal et sera réalisée sur 3 ans (2008-2010), créant ainsi une nouvelle capitale pour ce pays, après Saint-Louis et Dakar.

C’est l’architecte Franco-tunisien, Olivier Cacoiub, qui aurait réalisé les plans d’architecture de cette nouvelle cité, dont le protocole de réalisation a été signé par Dubai World en mars dernier.

Selon des chiffres fournis, Dubaï Atlantique coûtera la bagatelle de 30 milliards de dollars américains qui seront avancés par Dubai World et puis remboursé par l’Etat sénégalais sous forme de loyer, du fait que l’administration va disposer des bâtiments, d’hôtels, de routes et autres hôpitaux.

 

Le bail s’étalera sur une période comprise entre 30 et 50 ans.

 

Dubaï sur l’Atlantique va couvrir 5.000  Ha au départ, pour en atteindre 25.000, avec une population de 200.000 habitants en 2010, et 1 million vers 2030.

 

La nouvelle ville sera reliée à l’aéroport Blaise-Diagne par un TGV et par des autoroutes de 6 à 8 voies en direction de Dakar et Saint-Louis.

 

En outre, les promoteurs Damag et Limitless prévoient la construction d’hôtels de luxe à 40 km au nord de Dakar, dans la région du Lac Rose.

01/07/2007

150 4X4 Chinois...et moi et moi et moi

Pour l'achat de 150 nouveaux véhicules pour les députés, l'Etat décaisse 2 milliards 250 millions de francs Cfa

 

kandwind

2 milliards 250 millions de francs Cfa, c'est la coquette somme que l'Etat du Sénégal va décaisser pour acheter de nouveaux véhicules 4X4 pour les 150 députés qui composent la nouvelle Assemblée nationale.

 

Les autorités sénégalaises font, cependant, une économie de 390 millions de francs Cfa, soit 7 millions de francs Cfa par véhicule, par rapport au coût des véhicules acquis lors de la précédente législature dont l'unité revenait à 22 millions de francs Cfa. Cela, malgré l'augmentation du nombre des députés qui est passé de 120 à 150.

 

 

Les 150 députés nouvellement élus vont bientôt receptionner leurs véhicules de fonction. Mais, pour la présente législature, l'Etat du Sénégal a jeté son dévolu sur des chinoises. De ritulentes 4X4 (Diesel) qui vont coûter la rondelette somme de 2 milliards 250 millions de francs Cfa, soit 15 millions de francs Cfa l'unité. ( Véhicules ayant été recalés en Europe et interdits d'importation pour non conformités en matière de sécurité Eurocap - note du blogueur) De sources dignes de foi, le président de l'Assemblée nationale a signé le bon de commande, hier, et les véhicules devraient être, incessemment, livrés par le Groupe Ccbm qui se trouve être le concessionnaire.

 

Qu'adviendra-t-il alors des anciens véhicules ayant servi lors de la précédente législature ? Des sources proches de l'Assemblée nationale croient savoir qu'elles ont été offertes aux parlementaires. C'est le lieu de se demander si les anciens députés membres du 'Front Siggil Sénégal' (le regroupement des partis ayant boudé l'Assemblée nationale) ont accepté ce don. Prompts à dénoncer le train de vie dispendieux de l'Etat, on verrait mal, en tout cas, ces parlementaires de l'opposition boycotteuse continuer à rouler avec ses véhicules. Ce serait une manière, pour leur part, de cautionner l'achat des nouvelles 4X4 pour les députés.

 

 

Tout bien pesé, l'Etat lui peut se frotter les mains parce qu'elle a fait une bonne affaire. En effet, les nouveaux véhicules coûtent moins cher que les précédents dont le prix unitaire étaient de 22 millions de francs Cfa. Soit une économie de 7 millions de francs Cfa par véhicule. Il faut, cependant, noter que le nombre de députés est passé de 120 à 150, soit 30 députés de plus. Néanmoins, globalement, l'Etat économise 390 millions de francs Cfa.

 

On aura constaté que l'Etat du Sénégal fait de plus en plus appels à des concessionnaires sénégalais pour ce genre de prestation. L'année dernière, c'était aussi une société nationale qui s'était vu octroyer le marché de l'achat des véhicules pour les députés. Mais, cette démarche est loin d'être anondine. Elle répond plutôt à une volonté de faire la promotion des entreprises privées sénégalaises. En effet, explique une haute autorité de l'Etat, le Sénégal est à l'école des pays asiatiques et des Emirats arabes unis à l'instar de Dubaï. 'Par exemple, la Corée, rappelle notre interlocuteur, avait, dans les années 60, le même Pnb que le Sénégal'. 'Mais, si les Coréens nous ont largement dépassé, c'est parce que l'Etat a soutenu et protégé l'investissement des nationaux', soutient notre interlocuteur. A Dubaï, également, l'Etat met un point d'orgue sur l'entreprise privée nationale. De sorte que, quand un étranger veut investir dans ce pays, il est contraint de s'associer à un autochtone et ce dernier est, obligatoirement, l'actionnaire est majoritaire. 'Ce qui fait que les dividendes restent, dans leur majorité, dans le pays d'accueil', explique-t-il. Et d'ajouter : 'Même dans leurs investissements extérieurs, les entreprises des Etats du Golf appliquent cette démarche. On a constaté que, dans le cadre des chantiers de la Corniche, les entreprises sénégalaises soumissionnaires ont toutes été couplées à des entreprises koweitiennes. C'est pourquoi Al Kharafi et Cde, qui ont gagné ce marché, font équipe. C'est ce qui fait, aujourd'hui, la force des entreprises nationales privées asiatiques et du Golf qui viennent actuellement conquérir le marché sénégalais'.

 

C'est cette nouvelle démarche que l'Etat du Sénégal veut désormais adopter. Mais, l'entreprise privée nationale devra mettre la main à la pâte. 'Elle doit s'investir dans la diversification en installant d'autres unités industrielles pour générer des emplois', précise notre interlocuteur.

 

Wal Fadjri/Amadou Diouf

Chute de Dindefelo

 

 

Dindéfélo est un site naturel sacré, un pôle de développement essentiel de la ville de Kédougou. Le village est situé à 35 kilomètres de Kédougou et à 6 kilomètres de la Guinée Conakry. Sa population est constituée de Peuls qui vivent d'agriculture et d'élevage.

 

Photo 122

Dindéfélo signifie 'au bas de la montagne' en Peul. Cette contrée doit sa célébrité à ses chutes d'eaux, appelées la cascade. Unique au Sénégal, Dindéfélo, est une cascade majestueuse. Avec un paysage verdoyant et une diversité biographique saisissante. Une vue panoramique permet d'en mesurer toute sa beauté. Telles des briques superposées, la stratification de la roche est fabuleuse. Un kaléidoscope de couleurs se retrouve dans cet agencement naturel. Et le reflet sur l'eau trace les contours d'un arc-en-ciel.

 

 

Du sommet de la montagne, l'eau s'écrase sur les différents paliers jusqu'à atterrir sur une sorte d'esplanade qui donne sur le bassin tapissé de blocs de pierres, détachées des parois de la montagne. De part et d'autre, les parois, ciselées des flancs de la montagne, ressemblent aux balcons d'immeubles de plusieurs étages voire de gratte-ciel qui donnent sur le jet d'eau.

 

Le débit de l'eau varie, selon les saisons, notamment de juillet à août. Il devient plus important du fait des eaux pluviales venant de la Guinée Conakry, pays frontalier. Cependant, ces habitants qualifient ce lieu d'endroit hanté. Selon un des villageois 'il y a de cela des décennies qu'une mallette remplie de d'or a été déposée à quelques mètres des chutes d'eau, mais toute personne qui s'aventure à prendre ce trésor disparaît à jamais'. Néanmoins, les villageois ont fait de cet endroit propice un site touristique qui accueille beaucoup d'étrangers particulièrement des Européens. Ces hôtes sont logés dans les campements, créés par les villageois pour améliorer leurs sources de revenus.

 

Avec l'érection de Dindéfélo en communauté rurale, les populations suggèrent le désenclavement de cette zone en améliorant les routes qui mènent vers cette localité, car le visiteur qui perd plus de trois heures d'horloge entre Kédougou et Dindéfélo, avec une piste quasi impraticable surtout en cette période d'hivernage, n'est pas tenté de revenir.

 

Wal Fadjri/Paule Kadja TRAORE