30/08/2007

Tour du Sénégal 2007

Sénégal: 10e tour cycliste du sénégal - Premiers coups de pédale ce matin à Casablancaarton1628
Casablanca, la « Maison blanche » en arabe dialectal marocain, donnera ce matin à partir de 10 heures, le coup d'envoi de la 10e édition du Tour cycliste du Sénégal.La première étape conduira les coureurs à Rabat, sur une distance de 129,5km, avec un départ qui sera donné à la Place Mohamed V, sur l'avenue Hassan 2. Déjà, les délégations sont sur place à l'exception du Burkina Faso, de la Libye, du Nigeria et de l'Egypte qui n'ont pu faire le déplacement pour cause de vol. Ce qui fait qu'on se retrouvera avec 10 équipes sur la ligne de départ ce matin. Et en l'absence de la Pologne qui avait remporté le maillot jaune l'année dernière, sous la conduite de Lukasz Podolski, les paris seront ouverts pour l'édition 2007.Des équipes comme celle de RFI ou encore Bomthi Force Orange Sénégal auront cette fois-ci leur mot à dire. Surtout la seconde qui s'est payée les services de l'ancien entraîneur de la Libye, Pierrot Arrighi qui avait fait gagner les compatriotes de Khadafi lors du Tour de Libye 2006. Un renfort de taille si l'on y ajoute des coureurs chevronnés comme Malick Thiam et Abdoulaye Thiam, mais aussi un certain Ismaël Nelson Sanchez celui-là même qui avait permis au Français Alexandre Lecoq de l'équipe de Sénégal mixte de s'imposer lors du Tour 2005.Ce n'est pas tout puisque cette équipe de Bomthi Force Orange Sénégal s'est complétée avec la sélection des trois Italiens, Ivan Denobile, Loria Domenico et Loria Eugenio, des professionnels aguerris dont on dit beaucoup de bien. L'équipe de RFI qui avait raté de peu le maillot jaune l'année dernière devra cependant faire attention aux Camerounais qui sont renforcés en éléments de valeur.

Tout cela se vérifiera sur le circuit à partir d'aujourd'hui et ce jusqu'au 8 septembre prochain, jour de l'arrivée de la grande boucle à Dakar. Au niveau de l'organisation, tout est prêt et la conférence de presse suivie de la réunion technique hier a permis de faire le point sur les derniers réglages avant le départ de ce matin

Keita/Le soleil

27/08/2007

Voyage en Mauritanie

Toutes les photos, les infos, les commentaires et bonnes adresses:

chauffeur

http://www.leoferre.net/mauritanie/index.htm

26/08/2007

Sarkozy va aider Saly

Institut Diambars : Vieira « compte sur le soutien de Sarkozy »    centre footsaly
Patrick Vieira, capitaine de l’équipe de France de football qui a été reçu hier par le président Sarkozy, a affirmé à la presse qu’il comptait “sur le soutien de Nicolas Sarkozy” pour développer un projet éducatif en Afrique. Patrick Vieira était accompagné de deux ex-footballeurs, Bernard Lama (ancien gardien de but notamment du Paris SG), et Jimmy Adjovi Boco, franco-béninois et ancien défenseur de Lens. Tous trois ont été reçus pendant une heure environ par M. Sarkozy. La rencontre a porté sur le développement de l’institut Diambars (“les guerriers” en Wolof,) une école de football fondée à Saly, au sud de Dakar, par Vieira et Lama, et qui axe son travail sur l’éducation autant que sur le sport. Adjovi Boco en est un membre actif. “Le projet pilote est au Sénégal, mais l’objectif sur les années à venir, c’est d’étendre ce projet sur plusieurs pays africains”, a expliqué Patrick Vieira aux journalistes. “On compte sur (M. Sarkozy) et sur son soutien pour pousser ce projet”, a-t-il ajouté. Le président “a été tout à fait d’accord, ce qui est très encourageant pour la suite de notre projet”, a-t-il également affirmé. “En Afrique, il y a des manques de structures et notre projet pousse les enfants à aller à l’école. Ce qui est important pour nous, c’est qu’à la fin, les 18-19 ans, qu’ils aient un diplôme et un métier pour pousser l’Afrique à se développer”, a-t-il ajouté. Le capitaine de l’équipe de France a affirmé que la France apporterait “un soutien financier” au projet. Pour quelle somme ? “On n’en est pas encore là”, a-t-il dit. AFP

24/08/2007

8 enfants de - de 5 ans meurent chaque minute

Afrique: 8 enfants de moins de 5 ans meurent chaque minute

 acceuil des enfants

Huit enfants de moins de cinq ans meurent chaque minute en Afrique de maladies pour lesquelles il existe des vaccins, ont indiqué mardi des agences des Nations unies.

Ces enfants décèdent notamment des suites de poliomyélite, du tétanos ou de la rougeole, précise un communiqué diffusé à l'occasion d'une rencontre à Maputo entre les pays africains de langue portugaise (Palop), l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (Unicef). Cette réunion, qui se tient jusqu'au 31 août dans la capitale mozambicaine, vise à augmenter la vaccination des enfants en Afrique. Le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans sur le continent est actuellement de 155 pour 1.000, selon le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA). L'objectif de l'OMS et de l'Unicef est de réduire ce taux de moitié d'ici à 2015.

17/08/2007

Nouveau bateau entre Dakar et la Casamance

Sénégal: un nouveau bateau attendu pour "début 2008"

 bateau
Le Sénégal doit recevoir "début 2008" un bateau actuellement en construction en Allemagne, destiné à assurer la liaison maritime entre Dakar, la capitale, et Ziguinchor, principale ville de la région enclavée de Casamance (sud), a annoncé à l'AFP une société maritime. "Un nouveau bateau est en construction en Allemagne, le +Aline Sitoé Diatta+. (Il est) financé par le Sénégal et des bailleurs de fonds. Il doit être reçu début 2008", a révélé Ousmane Touré, directeur général adjoint de la Société maritime de l'Atlantique (Somat) qui exploite le bateau le Wilis. Le Wilis, qui assurait depuis novembre 2005 la liaison maritime Dakar-Ziguinchor, a été mis en "arrêt technique" jeudi, après une avarie d'une pièce de son moteur. Il devrait être immobilisé "pour quatre à six semaines", selon M. Touré. Le Aline Sitoé Diatta sera la propriété du Sénégal, contrairement au Wilis "qui est un navire affrété" à une société indonésienne et exploité par la Somat, a-t-il expliqué dans un entretien téléphonique. Le nouveau bateau pourra transporter "environ 500 passagers", contre une capacité de 462 passagers pour le Wilis, "et faire jusqu'à trois rotations par semaine", contre deux pour le Wilis, a-t-il indiqué. Selon Ousmane Touré, il est par ailleurs envisagé que ce navire fasse escale à Karabane (ouest de Ziguinchor), île polarisant plusieurs villages de la Casamance qui ont été lésés par le naufrage, il y a cinq ans, du ferry Le Joola. Karabane était la dernière halte du Joola sur sa route entre Dakar et Ziguinchor.  "Le Wilis ne s'y arrête pas parce qu'il n'y a pas de quai. Il y a un projet d'aménagement de quai, qui est en cours de réalisation", a expliqué le responsable de la Somat. L'ouvrage devrait être finalisé dans le courant de l'année prochaine, d'après lui. Le naufrage du Joola, survenu le 26 septembre 2002 au large de la Gambie voisine, fut l'une des pires catastrophes de l'histoire de la navigation maritime avec, selon un bilan officiel, 1.863 morts. Seules 64 personnes ont survécu au drame, qui a laissé un grand traumatisme dans le pays. "Nous voulons prendre toutes les précautions nécessaires, (...) éviter les imprudences du passé", a assuré Ousmane Touré. D'après lui, c'est cette démarche qui a conduit à "l'arrêt technique" du Wilis, une décision prise "en accord avec les autorités compétentes" pour permettre "la confection et l'installation d'une nouvelle pièce" à la place de la composante défectueuse du moteur. Même si les tarifs pratiqués par le Wilis étaient jugés peu abordables par beaucoup de Sénégalais (entre 10.500 et 24.500 FCFA / 16 et 37 euros l'aller simple pour les nationaux), sa mise en circulation avait permis d'atténuer l'enclavement de la Casamance, coupée du reste du Sénégal par la Gambie. 

(©AFP / 17 août 2007

15/08/2007

Finies les coupures?

Sénégal: le gouvernement prévoit la fin des coupures d'électricité vers 2012 bougie

Le gouvernement sénégalais prévoit la fin des coupures d'électricité, devenues sévères ces derniers mois, "à l'horizon 2012", ont rapporté jeudi les médias locaux, en citant le ministre de l'Energie, Samuel Sarr.M. Sarr, interpellé par une députée, s'est exprimé mercredi à l'Assemblée nationale sur "la fin des délestages et la couverture totale en électricité" du pays, a expliqué la radio publique (RTS).Le Sénégal pourrait arriver à une production électrique suffisante "à l'horizon 2012, avec 1.000 mégawatts (MW) de capacité installée", contre moins de 550 MW actuellement, a répondu le ministre, cité par la RTS.Pour ce faire, "nous sommes en train d'accélérer tous les investissements", avec des initiatives visant à sortir la Société nationale d'électricité (Sénélec) de "la tyrannie" du prix du carburant, a-t-il affirmé.Parmi les investissements évoqués par Samuel Sarr, figurent plusieurs centrales, dont une "de charbon", et une "de biomasse".Dakar a déjà procédé à une recapitalisation de la Sénélec et a mis à sa disposition 40 milliards de FCFA (plus de 61 millions d'euros) "pour lui permettre de s'approvisionner correctement" en pétrole, a-t-il dit.Le journal privé Sud Quotidien précise que cette enveloppe fait partie d'un montant global prévu de 65 milliards de FCFA.Il existe également une ligne de crédit de 70 milliards de FCFA (plus de 107 milliards de FCFA), consentie par la Banque islamique de développement (BID), pour sécuriser la fourniture en combustible de la Sénélec, a poursuivi le ministre.Il s'agit d'un "crédit revolving" - ou crédit renouvelable, réserve d'argent permanente renouvelée partiellement au fil des remboursements - sur un an (2006-2007), a précisé à l'AFP un responsable du ministère de l'Energie.La Sénélec éprouve de plus en plus de difficultés à s'approvisionner en carburant, et procède depuis plusieurs mois à de récurrentes et longues coupures de courant à travers le pays, au grand dam des abonnés.Les problèmes de trésorerie de la Sénélec sont, avec ceux de la Société africaine de raffinage (SAR), à l'origine d'une aggravation du déficit budgétaire du Sénégal, selon le bureau régional de la Banque mondiale.Ce déficit "a doublé entre 2005 et 2006, passant de 3% à près de 6% du produit intérieur brut (PIB)", a révélé la dernière livraison du magazine "Les Echos de la Banque mondiale".Selon la même source, l'Etat a transféré en faveur de la Sénélec et de la SAR environ 140 milliards de FCFA (près de 214 millions d'euros) en 2006, soit plus du double de ce qui était initialement prévu. 

Telephone à 9 chiffres au Sénégal

Sénégal

Numérotation téléphonique à neuf chiffres en octobre 

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Le Sénégal adoptera en octobre un système de numérotation téléphonique à neuf chiffres - contre sept actuellement - pour les téléphones fixe et mobile, a-t-on appris aujourd'hui à Dakar de source officielle.

 

Ce nouveau Plan de numérotation national (PNN) entrera en vigueur à compter du 7 octobre 2007, indique l'Agence de régulation des télécommunications et des postes (ARTP, publique) dans un communiqué reçu par l'AFP.

 

L'usager du téléphone devra ajouter le préfixe 33 aux sept chiffres actuels du numéro de fixe de son correspondant. Ce préfixe sera le 76 pour les numéros de téléphone mobile Tigo (label de l'opérateur Sentel SA), et le 77 pour les numéros de téléphone mobile Orange (label de l'opérateur Sonatel Mobiles).

 

Le plan de numérotation à sept chiffres, mis en service en octobre 1997, est actuellement "saturé et a atteint les limites de sa durée de vie", déclare l'ARTP.

 

A la date du 31 mars 2007, selon l'ARTP, le Sénégal comptait 285.774 abonnés au téléphone fixe et 3.378.272 abonnés au téléphone mobile, tous opérateurs confondus.

  AFP

Taxe aéroportuaire à Dakar

AUGMENTATION DE LA TAXE AÉROPORTUAIRE

avion

« La destination Sénégal va en pâtir », selon les professionnelsLes professionnels du tourisme sénégalais n’ont pas fini de diagnostiquer les maux qui freinent le développement de leur secteur d ‘activités que le gouvernement leur en rajoute avec l’entrée en vigueur, dès le 1er septembre prochain, de la nouvelle taxe aéroportuaire qui a été majorée à volonté. Aussi, ont-ils interpellé le gouvernement pour qu’il sursoive cette mesure dont l’application détournerait les touristes vers d’autres destinations moins contraignantes au plan fiscal.

Les ambitions du Sénégal d’atteindre la barre du million cinq cent mille touristes à l’horizon 2015 pour un tourisme émergent risquent tout bonnement d’être compromis. Les conditions pour l’atteinte de cet objectif sont loin d’être réunis. En atteste la vétusté des réceptifs, la pression fiscale, le problème du crédit hôtelier, l’inexistence de filiale charters au niveau de la compagnie nationale Air Sénégal International, les tours opérateurs qui plient bagages, le coût des facteurs de production (eau, électricité, carburant…).

 

À ce chapelet est venu se greffer la problématique de la surenchère des taxes sur les billets d’avion, qui représentent un coût d’environ 50 à 60 % dans un forfait touristique. Dans cet imbroglio touristique tous azimuts, le syndicat des hôteliers tout comme celui des agences de voyages regroupés au sein de la Coordination patronale de l’industrie du tourisme au Sénégal (Copits) ont reçu du Cercle d’études des tours opérateurs (Ceto) français une lettre. Dans cette correspondance, le Ceto attire l’attention de leurs partenaires et des pouvoirs publics sénégalais sur « les conséquences graves qu’une augmentation nouvelle des taxes aéroportuaires risque d’avoir sur d’avoir sur la fréquentation touristique du Sénégal ».

 

Le document de quatre pages remis aux professionnels du tourisme sénégalais retrace l’historique de la structure des taxes sur les billets d’avion depuis le 1er mai 2005 jusqu’à cette augmentation qui doit entrer en vigueur le 1er septembre prochain. C’est ainsi que « la taxe de 18.000 F Cfa appliquée à l’heure actuelle va évoluer du 1er mai 2007 au 1er septembre 2007 de 3,80 euros à 15 euros ».

 

À en croire Amadou Diallo, Vice-président du Syndicat des Agences de voyages et de tourime (Savt) par ailleurs Représentant T.O Nouvelles Frontières-TUI, « sachant qu’aujourd’hui, un euro de différentiel tarifaire sur la destination peut faire basculer le client vers une autre, les professionnels du tourisme lancent un appel du pied à temps pour alerter les pouvoirs publics sénégalais afin qu’ils sursoivent à cette mesure qui désarticulerait l’offre sénégalaise ».

 

Aussi, considérant que les professionnels du tourisme passent par le canal des pourvoyeurs de touristes que sont les Tours Opérateurs étrangers (Jet tours, Fram, Nouvelles Frontières, Alpi Tours qui vient de cesser ses activités au Sénégal), qui sont leurs principaux partenaires ; M. Diallo estime en outre, qu’ « on peut tout leur reprocher sauf de savoir compter ». Ajouté à cela le rapport qualité-prix, (le package au Sénégal correspond au prix dans un hôtel haut de gamme au Maroc) et l’inexistence de vols charters qui pourrait avoir un effet sur le prix de la destination Sénégal (il faut 150.000 F Cfa pour un aller-retour Paris-New York alors qu’il faut le double pour venir au Sénégal), « la destination est gravement menacée et toute nouvelle augmentation de la taxe aéroportuaire plomberait davantage l’activité touristique au Sénégal », a t-il conclu.

Mamadou Lamine DIEYE | SUD QUOTIDIEN

600.000 footeux au Sénégal

Sénégal: Le Sénégal compte plus de 600 000 footballeurs

 foot

Wal Fadjri

  

Répartis en 12 000 équipes comprenant les clubs de quartiers qui participent au championnat national populaire, ils sont 661 685 joueurs de football au Sénégal, dont seulement 459 sont des femmes joueuses, d'après des chiffres de la Fifa.

 

Le Sénégal totalise plus de 600 000 footballeurs répartis en 12 000 équipes comprenant les clubs de quartiers qui participent au championnat national populaire, selon des chiffres fournis par le journal Fifa Magazine du mois d'août 2007. Dans un dossier intitulé 'Big Count' (le grand décompte), le journal officiel de la Fifa révèle que le Sénégal dispose de '661 685 joueurs de football, dont seulement 459 sont des femmes joueuses'.

 

La Fifa a dénombré chez le quart de finaliste de la coupe du monde de 2002 '100 joueurs professionnels' alors que les amateurs âgés de 18 ans et plus qui évoluent dans les différents championnats et dotés de licences sont au nombre de 15 145. L'arbitrage sénégalais n'est pas en reste puisque le Sénégal en compte aujourd'hui, selon le magazine, près de 2 960. Les clubs officiellement reconnus par la fédération seraient au nombre de 191, alors que le total des équipes de football est de 12 200.

 

Ailleurs dans le monde, la Chine est le pays où l'on joue le plus au football avec 26,266 millions de joueurs de football enregistrés. Le Brésil compte le plus grand nombre de footballeurs professionnels, le récent vainqueur de la Copa América totalisant 16 200 joueurs qui vivent de leur métier de footballeurs, contrairement au Bengladesh qui n'en compte pas un seul. Le Costa Rica a le plus grand ratio entre population totale et le nombre de joueurs de football, le pays comptant 4 millions de personnes dont plus d'un million pratiquent le jeu du ballon rond. En Europe, l'Allemagne compte le plus grand nombre de joueurs et joueuses actifs avec plus de 16 millions de joueurs, alors que l'Angleterre compte le plus grand nombre de clubs 119 000.

 

Les Etats-Unis compte le plus grand nombre de joueuses (plus de 7 millions), le Nigeria est le pays africain où l'on joue le plus au football (plus de 6 millions de joueurs) alors que l'Afrique du Sud a le meilleur avenir en football. Le pays de Mandela comptant le plus de jeunes qui pratiquent ce sport (1,3 jeunes joueurs recensés

Sénégal portrait vacances

DANS UN SÉNÉGAL DE SILENCE •  La nature au rythme des pirogues   coucherdesoleilpalmier
Au sud de Dakar, entre les fleuves Siné et Saloum, on découvre une région au patrimoine naturel exceptionnel. Dans les mangroves, pélicans, aigrettes et hérons cachent leurs nids, tandis que les habitants vivent au fil de l'eau.  Le rythme asthmatique de la pirogue n'a rien d'inquiétant. Bien au contraire, il prolonge la douce ivresse qui ne manquera pas d'envahir celui qui a eu la chance d'embarquer. L'eau tiède oscille entre le vert et le bleu, tandis que les racines des palétuviers, délicieuses méduses, s'entremêlent à l'infini en descendant vers les profondeurs. Perché sur le toit de la mangrove, un couple de hérons observe placidement notre passage. Rien, décidément, ne parvient à briser le silence, si ce n'est le chuchotement d'un vol de pélicans gras. Nous sommes dans un labyrinthe où il fait bon se perdre. Nous sommes dans le parc national du delta du Saloum [en fait du Siné-Saloum]. A l'extrême sud de ce que les Sénégalais appellent la Petite Côte (en opposition à la Grande Côte, qui relie Dakar à Saint-Louis, à la frontière mauritanienne), les fleuves Siné et Saloum, flirtant avec la Gambie, traînent leurs cours sirupeux vers l'Atlantique. Mais, avant d'atteindre le Grand Bleu, ils se divisent en une myriade de bras de mer (appelés bolongs) et forment un immense delta (environ 170 000 hectares) qui constitue sans aucun doute un des écosystèmes les plus riches du continent africain. Entre ces interminables mangroves s'ébat en effet une faune aussi diversifiée que nombreuse : phacochères, chacals, servals et hyènes, entre autres, se disputent la suprématie sur terre, tandis que dauphins, marsouins, loutres, et les étonnants lamantins (qui peuvent atteindre 500 kilos) sillonnent le domaine marin. Mais les fantastiques ressources du delta du Siné-Saloum ne s'arrêtent pas là : avec plus de 200 espèces d'oiseaux recensées, ce coin de paradis est un véritable régal pour les ornithologues. A vrai dire, la vie semble aussi riche dans les airs que sur le plancher des zébus. Pour l'observer, il faut bien sûr faire preuve d'une attention de tous les instants, et surtout s'armer d'une bonne paire de jumelles, qui permettra de distinguer le moindre détail du plumage des audacieux volatiles : du petit calao à bec rouge à l'aigle pêcheur en passant par le longiligne héron goliath, la grâce est en permanence au rendez-vous, et même le néophyte trouvera l'occasion de s'extasier. Surtout lorsque, avec l'obscurité naissante, de véritables nuages de pélicans ou d'aigrettes viennent se nicher dans les arbres d'un îlot verdoyant pour y passer la nuit ; l'homme se tait alors et écoute, avec un mélange d'émerveillement et de recueillement, le dialogue tantôt mélodieux, tantôt violent des oiseaux. Les pêcheurs, quant à eux, ne sont pas en reste : vingt-cinq espèces de poissons vivent dans les bolongs (parmi lesquels l'ombrine, la carangue, la raie et la carpe rouge), et le proche Atlantique constitue un réservoir halieutique inépuisable. La pêche à la traîne permet de se frotter à d'innombrables barracudas, capitaines et tarpons. Les fosses profondes à fonds rocheux servent d'abri à d'impressionnants mérous, qui se prêtent fort bien à la pêche à la palangrotte (une ligne plombée, enroulée autour d'une petite plaque de liège, que l'on manoeuvre avec la main). Quant au grand large, il est la chasse gardée de l'espadon, du marlin et du requin. Cette remarquable biodiversité (le delta du Siné-Saloum fait d'ailleurs partie du patrimoine naturel de l'humanité établi par l'UNESCO) offre à la région d'incomparables perspectives de développement en matière d'écotourisme, ce qui lui permettrait de compenser quelque peu le terrible exode rural qui opère d'importantes ponctions, surtout parmi les jeunes, attirés par les lumières trompeuses de Kaolack, de Mbour ou de Dakar. Ces ressources constituent également une alternative salutaire à la culture des arachides, spécialité millénaire du Sénégal qui mobilise de très gros effectifs, mais qui vit à l'heure actuelle, à l'image d'ailleurs de nombreuses monocultures africaines (comme le cacao en Côte-d'Ivoire), une grave crise, après avoir représenté près de 90 % des exportations du pays. Après avoir vécu de nombreuses années en Europe, Lamine, notre guide sur l'"Ile des oiseaux" (une des très nombreuses îles qui ont essaimé entre les bras de mer), est revenu sur sa terre natale et participe à ce changement. Le delta du Siné-Saloum attire de plus en plus de visiteurs. C'est une grande chance pour nous, parce que cela nous permet de sensibiliser des décideurs à nos problèmes : grâce à un prêt de la Banque mondiale (pourtant rarement associée au développement social dans les pays en voie de développement), j'ai pu me charger de l'alphabétisation de 350 enfants dans l'arrondissement de Toubakouta, et leur offrir ainsi de nouvelles perspectives d'avenir. De plus, ce nouveau tourisme tourné vers la nature procure de nombreux emplois (guides, pisteurs ou piroguiers), qui nous permettent d'exploiter la connaissance que nous avons de notre environnement et de notre culture si particulière, une culture largement tournée vers l'eau, compagne omniprésente et source de vie des habitants.  On s'en rend d'ailleurs compte en observant les mystérieux amas de coquillages que l'on retrouve à intervalles réguliers sur les rives des bras de mer. De tout temps, les habitants se sont essentiellement nourris de crustacés et de fruits de mer (les huîtres de palétuviers grillées sont un régal), dont ils conservaient les coquilles, constituant petit à petit d'impressionnants entassements qui finirent par servir de sépultures aux morts. De véritables îlots artificiels se sont ainsi créés un peu partout dans le delta. La plus importante de ces originales nécropoles s'appelle Dioran Boumak, et elle s'étend sur près de 400 mètres de long, atteignant 12 mètres de hauteur et abritant pas moins de 120 tombes. Le prétexte est parfait pour une nouvelle escapade en pirogue. Ah ! la pirogue : filiforme et oblongue, les arêtes délicatement peintes en bleu, le ventre blanc rehaussé de traits jaunes et rouges, c'est le moyen de locomotion par excellence dans la région, emblématique du Sénégal de façon plus générale. Ne dit-on d'ailleurs pas que le nom même du pays vient du wolof sunu gal, qui signifie "notre pirogue" ? Mais, dans le delta du Siné-Saloum, si l'eau est un délice, la terre ferme permet de multiplier les rencontres et de découvrir une population ouverte et sympathique, toujours prête à faire la conversation au toubab, le touriste blanc qui passe. Et puis, avec un peu d'expérience, après quelques discussions à l'ombre des omniprésents et pluricéphales baobabs, on peut prétendre au rang de "Sénégaulois", celui de l'Européen acclimaté à la douceur du pays. Quoi qu'il en soit, c'est certainement le délicieux mélange entre la luxuriance de la région et la chaleur des habitants qui a séduit Alain Goetghebuer et sa femme Simone, un couple de Gantois francophones, et qui les a incités à remettre à neuf l'hôtel Keur Saloum ("la Maison du Saloum") à Toubakouta. Après de nombreuses visites en tant que touristes, ils ont franchi le pas et décidé que leur projet contribuerait également au bien-être de la population locale, comme on peut s'en rendre compte auprès des femmes qui veillent sur leur étal au marché maraîcher. "Alain et Simone nous apportent de Belgique des semences que nous ne possédons pas ici, comme la tomate, et nous achètent pour les besoins de leur hôtel le produit de notre récolte", explique l'une d'elles. Assurément un très bel exemple d'intégration, qui, on peut l'espérer, en appellera d'autres dans un continent qui a désespérément besoin d'attention et d'aide (désintéressée). Le delta du Siné-Saloum dispose en tout cas d'une large panoplie d'atouts pour séduire le visiteur : porte à la fois tranquille et vibrante de vie sur l'Afrique, il éblouit sur terre, en mer et dans les airs.   Yannick Minsier

Le Soir

Miss Sénégal 2007

Sénégal: Election Miss Sénégal 2007 - Dakar retrouve la couronne, deux ans après arton246
Wal Fadjri/Mbagnick NgomLa finale de Miss Sénégal 2007 a vu le retour de deux régions sur ce podium de l'élégance. Il s'agit de Dakar et de Kolda, avec leurs candidates qui se sont adjugé les première et troisième places ; le titre de première dauphine allant à la diaspora.Elève en classe de Terminale L au lycée Kennedy. Age 19 ans. Taille : 1m 75. Tour de poitrine : 85 cm. Tour de hanche ; 92. Occupation professionnelle : Mannequin à l'agence Harmonie. Avec ces données, vous avez le profit de Miss Sénégal 2007. Elue Miss Dakar le 06 juillet dernier, Aminata Diallo surnommée 'La jolie', a réussi l'un des grands paris auxquels elle s'était lancée pour l'année 2007 : celui de porter la couronne nationale de Miss Sénégal. Avec cette belle performance dans ce monde de l'élégance, 'La jolie' de Dakar permet ainsi à la capitale de s'adjuger à nouveau le titre tant convoité, deux ans après le sacre d'Aminata Dièye en 2004. Les années 2005 et 2006 ont été marquées par les triomphes des régions de Saint-Louis et de Matam avec respectivement les demoiselles Maria Magdaléna Vertommen Diop et Khady Bâ.Le retour de la région de Dakar sur ce podium de la beauté, a été signé ce samedi, à l'issue de la finale nationale de Miss Sénégal, tenue au coeur de la station balnéaire de Saly Portudal. Ce retour tout en charme en cache un autre, avec notamment celui de la région du Fouladou, représentée cette année par la ravissante Oumou Mballo de Kolda (après Maïmouna Diallo, Miss Sénégal en 1997), élue deuxième dauphine de Miss Sénégal 2007. Elle a été devancée par l'ambassadrice de la diaspora, Mlle Maïmouna Kâ, candidate de l'île de France.Aujourd'hui qu'elle a fini de séduire ses compatriotes, Aminata Diallo va se lancer à la conquête d'autres trophées aux plans régional et continental.D'ores et déjà, la nouvelle Miss, qui rêve de devenir hôtesse de l'air après le baccalauréat, entend oeuvrer pour la défense des droits de la femme et la lutte contre la mortalité infantile, la promotion des investissements au profit des enfants de la rue. Aussi, s'engage-t-elle à sensibiliser les populations pour une réelle utilisation des moustiquaires imprégnées afin de stopper la progression du paludisme.Et tous ces projets, elle compte les développer en mettant en avance son image et le symbole du concept de l'élection. Une image sur laquelle, elle devra veiller. Parce que 'Miss Sénégal est une image capitale pour le tourisme du pays', soutient Youssou Ndour. Invité vedette de la finale de ce samedi, le lead vocal du Super Etoile, au-delà des superbes notes distillées par ses complices, a magnifié le sens de l'événement. La soirée de Miss Sénégal, présidée par les ministres du Tourisme et de la Fonction publique, Mmes Fatou Gassama et Innoncence Ntab, aura également vu la prestation de l'humoriste Gallo Thiélo, dans un One man show déroutant.

Cul tout nu condamné

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Un Irlandais, jeune "volontaire de l'Education" à Saint-Louis (nord du Sénégal), est détenu depuis quelques semaines dans cette ville pour "outrage public à la pudeur" et attend d'être fixé sur son sort, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.
 
Patrick Devine, qui travaillait pour le compte de l'Inspection d'académie (IA) de la ville, a été interpellé le 27 juillet dernier pour s'être "déculotté devant la porte principale de la Gouvernance de Saint-Louis", donnant sur la mythique Place Faidherbe (centre-ville), a expliqué à l'AFP un responsable de la police à Saint-Louis.   Selon lui, l'Irlandais "s'était +déculotté+ pour se faire photographier nu" par une Canadienne qui, comme lui faisait partie d'un groupe de jeunes en balade dans la cité historique bâtie sur l'estuaire du fleuve Sénégal. "Ils disaient que c'était un jeu. Pour nous, il s'agit d'un outrage public à la pudeur", a déclaré le responsable. Les deux jeunes gens ont été déférés au Parquet le 30 juillet. Le juge a décidé de placer l'Irlandais en détention préventive pour le même motif, selon une source judiciaire sénégalaise. D'après la même source, le jeune volontaire de l'Education a comparu le 8 août dernier. L'affaire a été mise en délibéré au 6 septembre. Lors de l'audience, le procureur a requis une peine de six mois de prison ferme et 100.000 FCFA (153 euros) d'amende contre l'Irlandais. Selon le code pénal sénégalais, "l'outrage public à la pudeur" constitue un "attentat aux moeurs". Toute personne qui en est reconnue coupable encourt un emprisonnement de trois mois à deux ans, et une amende de 20.000 à 200.000 FCFA (entre 30,6 et 306 euros). Le ministère irlandais des Affaires étrangères a confirmé qu'un Irlandais est détenu à Saint-Louis, mais n'a pas souhaité donner de détails. Une porte-parole a indiqué qu'une assistance consulaire lui était apportée à partir d'Abuja, au Nigeria, l'Irlande ne disposant pas d'ambassade à Dakar. Le ministre irlandais des Affaires étrangères Dermot Ahern, cité mardi par le quotidien britannique The Independent, a qualifié l'histoire "d'affaire très malheureuse". "Le ministère fait de son mieux à son niveau, et nous nous concertons également avec des Etats membres de l'Union européenne et d'autres pays des ambassades au Sénégal" sur la question, a-t-il déclaré. 

Fortes pluies au Sénégal

Fortes pluies au Sénégal: inondations dans l'ouest et le sud

De fortes pluies se sont abattues ces dernières heures sur plusieurs localités du Sénégal, provoquant des inondations à Thiès (ouest) et Ziguinchor (Casamance, sud), ont rapporté lundi les médias locaux.

La ville de Thiès (70 km à l'est de Dakar) "a reçu 127 mm d'eau" en un peu plus de cinq heures, dans la nuit de dimanche à lundi, indique l'Agence de presse sénégalaise (APS, officielle).

Dans plusieurs zones de la cité, les habitants se sont retrouvés submergés d'eau, "jusqu'à deux mètres de hauteurs" en certains endroits, affirme le correspondant de l'APS à Thiès.

Selon la même source, parmi les nombreux lieux où les inondations ont causé de sérieux dégâts, non encore estimés, figure la Chambre de commerce de la ville, où "tout le matériel informatique et de bureau ainsi que tous les documents flottent dans les eaux".

La radio nationale (RTS) a confirmé ces informations, évoquant des sans-abri mais sans préciser leur nombre.

"De mémoire de Thiessois, depuis 1973, de telles pluies ne se sont pas abattues dans la commune", affirme de son côté le quotidien sénégalais en ligne Nettali.net.

A Ziguinchor, où la Direction de la météorologie nationale a compté 62,3 mm de pluies pour la seule journée de dimanche, les eaux ont également causé des dégâts pour l'heure non estimés, d'après Nettali.net.

"Plusieurs quartiers sont inondés et les populations mécontentes ont même barré la nouvelle route qui mène au Cap-Skirring" (environ 70 km au sud-ouest de Ziguinchor), écrit le journal électronique.

L'hivernage (saison des pluies) a tardivement débuté au Sénégal, vers fin juillet mais il a commencé par des fortes averses dans plusieurs localités avant qu'on ne note une certaine accalmie des précipitations, jusqu'à ce week-end.

Selon l'APS, des pluies et averses temporaires sont prévues jusqu'au 17 août sur Thiès et ses environs.

En août 2005, le Sénégal avait connu de terribles inondations, ayant fait des milliers de sans-abri, particulièrement à Dakar et sa banlieue, poussant le gouvernement à déclencher un plan Orsec (organisation des secours). Certains de ces sans-abri demeurent toujours logés dans des camps de transit.


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Les travaux de mise aux normes internationnales en la matière portent leurs fruits; le premier porte container a quitté le port de Ziguichor, capitale de la Casamance