29/09/2007

Le 7/10 changement de N° au Sénégal

Sénégal la numérotation téléphonique passe à 9 chiffres le 7 octobre

gsm

La numérotation téléphonique au Sénégal va passer à 9 chiffres à compter du 7 octobre prochain, conformément à une décision de l'Agence de régulation des télécoms.

 

Une intense campagne de communication, par voie d'affichage ainsi que dans les médias, a déjà été lancée pour prévenir les usagers des changements à venir, a pu constater un collaborateur d'Ouestafnews.

Selon le nouveau plan de numérotation, tous les anciens numéros de téléphone fixe seront désormais précédés du 33 alors que les numéros de mobile de l'opérateur Sonatel (Orange) seront quant à eux précédés du 77.

Le deuxième opérateur du mobile Tigo, verra ses numéros précédés du chiffre 76.

Ces indications avaient été déjà fournies en juin dernier par l'ARTP, qui avait, un peu plus tôt dans l'année annoncé une nouvelle numérotation à huit chiffres pour le mois de juillet, avant d'y renoncer.

"Initialement, on avait prévu que le basculement aurait lieu en juillet mais par la suite, en relation avec les opérateurs, du fait qu'il y a des logiciels à créer et des équipements à acquérir, on est arrivé à la conclusion que le délai ne pouvait plus être respecté", affirmait à l'époque Thierno Mouhamadou Baba Ly un des responsables de l'Agence de régulation.

Ouestaf News

Dakar-Ziguinchor moins cher!

Bravo à Air Sénégal International

  

Une fois n'est pas coutume. On a souvent dénoncé les tarifs appliqués par Air Sénégal international sur le trajet Dakar - Ziguinchor. A vrai dire, l'espoir était mince de voir les choses aller vers la prise en compte réelle des revendications des voyageurs.

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Or, voilà que le prix du billet aller et retour passe de 111 600 F à 62 500 F, soit une baisse de près de 44 % en valeur relative, ce qui est une très bonne nouvelle, incontestablement. Je dis donc BRAVO et félicitations à la compagnie et l'encourage à continuer sur cette voie de baisse des tarifs.

 

Maintenant, nous allons réapprendre à aimer cette compagnie.

 

Bassirou FATY

Corruption au Sénégal

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Indice de corruption 2007 : Le Sénégal encore et toujours 71ème

 

Le Sénégal occupe la 71e place avec 3.6 dans l’indice de perception de la corruption 2007, qui est dressé chaque année par Transparency international pour jauger l’état de la corruption dans le monde. Même si la classe compte 179 élèves, force est de reconnaître que le Sénégal est toujours resté au-dessous de la moyenne avec le même rang que l’année dernière.

 

Le Sénégal se complaît bien dans son rang de mauvais élève dans la lutte contre la corruption en occupant, pour la seconde fois consécutive, la 71e place dans l’indice de perception de la corruption 2007. Il a enregistré 3.6/10 dans le classement mondial livré hier, à la presse, par le Forum civil. Depuis 1998, le Sénégal ne parvient pas à obtenir la moyenne, il se situe toujours entre 3.1 et 3.6. Au plan régional, il est classé à la 9e place, derrière des pays comme le Cap-Vert, le Ghana, les Îles Maurice entre autres.

Mais pourquoi le Sénégal piétine-t-il et reste-t-il toujours dans la zone critique ? Réponse du Forum civil : à cause de l’absence d’un cadre normatif, de la dégradation exponentielle des valeurs et du manque de systèmes répressifs. Une fois ce diagnostic effectué, le Forum civil propose des solutions qui, bien appliquées, selon son secrétaire exécutif Mamadou Seck, sortiront le pays du gouffre. Il s’agira, d’abord, de renforcer le cadre normatif en mettant en place des règles, des procédures et des systèmes de contrôle pour assurer une transparence dans la gestion des affaires publiques. Mais pour le Forum civil, cela demande un certain nombre de préalables. Il faudra que le Sénégal dépose les instruments de ratification des conventions de l’Union africaine et des Nations unies contre la corruption qu’il a déjà ratifiées. Lesquelles préconisent la mise en place d’une Agence indépendante de lutte contre la corruption, le renversement de la charge de la preuve et la défense des déclencheurs d’alerte, ce qui n’existe pas au Sénégal, se désole Mamadou Seck. Pour lui, ‘cette Agence indépendante de lutte contre la corruption pourrait remplacer la Commission nationale de lutte contre la corruption qui n’a pas de prérogative et ne dispose presque pas de moyens pour mener à bien ses activités’. Pour étayer son argumentaire, le secrétaire exécutif du Forum civil rappelle que la Commission nationale de lutte contre la corruption avait été incapable d’éclairer la lanterne des Sénégalais sur l’affaire d’argent entre l’ancien ministre de l’Environnement, Thierno Lô et le directeur de publication du journal le Quotidien, Madiambal Diagne.

 

En matière de cadre normatif à renforcer, le Forum civil révèle que le Code des marchés publics rencontre dans sa mise en œuvre plusieurs problèmes liés aussi à l’absence d’un cadre normatif. Et c’est pourquoi, soutient Mamadou Seck, son entrée en vigueur nécessite l’accompagnement de structures comme la Direction générale des marchés publics et le Conseil de surveillance des marchés public. Seulement pour ce dernier, le Forum civil émet des réserves car dans sa récente Déclaration de politique générale, le Premier ministre a promis la mise en place de cet appareil en janvier 2008. Et, pour le Forum civil, ‘il est curieux de constater que sa mise en place coïncide avec la fin prévue des travaux de l’Anoci, cela peut prêter à équivoque’.

 

Ensuite, il est impératif aujourd’hui, pour contenir la corruption, de se pencher sur la question des valeurs au Sénégal, a noté le Forum civil. Des enquêtes menées par ce dernier, confient ses membres, font état ‘d’une perversion allant crescendo de nos valeurs, aussi de plus en plus la corruption semble acceptée et légitimée au Sénégal’. Il faudra donc pour le secrétaire exécutif, ‘renforcer le système éducatif et sensibiliser les populations par divers moyens’.

 

En troisième position, le Forum civil s’est penché sur la dimension répressive. Et de son avis, elle doit passer d’abord par une justice indépendante. Laquelle doit disposer d’un système répressif pour punir ‘toute pratique de corruption’. Dès lors, il faudra faire de la formation du personnel de la justice un élément fondamental.

 

Par ailleurs, le Forum civil s’est désolé de la corruption qui se trouve au sommet de l’Etat. En guise d’exemple, il a déroulé une panoplie de décisions prises par l’Etat et qui font le lit de la corruption. Il s’agit de ‘l’attribution d’une nouvelle licence de téléphonie à Sudatel entourée d’une certaine opacité, le décret permettant à tout investisseur de plus de 250 milliards de francs un certain nombre de privilèges qui sont aux antipodes des principes de bonne gouvernance et qui peuvent nourrir la corruption, la restriction de l’accès à l’information assez difficile aux comptes de l’Anoci’ Le Forum civil est resté très pessimiste quant au rang que pourrait occuper le Sénégal dans le classement de l’indice de perception de la corruption de 2008. Une position corroborée par la non insertion dans le classement 2007 de l’affaire de corruption entre Thierno Lô et Madiambal Digne, l’affaire Sudatel entre autres.

 

Amadou NDIAYE

27/09/2007

Gang démantelé à Mbour

MBOUR : Le gang qui avait visité un ancien gouverneur démantelé

 

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Les éléments de la brigade des recherches du commissariat de police de Mbour viennent de mettre fin aux agissements d’une redoutable bande de cambrioleurs à l’origine de nombreux forfaits perpétrés dans la ville ainsi qu’à Thiès et Saly. Bien organisés, les malfaiteurs s’étaient attachés les services de prostituées comme la nommée Awa Guèye dont la chambre servait de base arrière au gang. Les cambrioleurs ont véritablement semé la terreur dans la commune. On peut citer parmi leurs victimes l’ancien gouverneur Mamadou Diaboula dont le poste téléviseur de marque Samsung a été emporté dans la nuit du 27 juillet 2007, tout comme le sieur Alassane Dieng, également dépossédé d’un téléviseur de marque Gold, de deux téléphones portables et d’une paire de chaussures. Astou Ndaw, une commerçante domiciliée à Grand Mbour, a vu son magasin mis à sac par les malfrats qui sont parvenus à se fondre dans la nature avec 30 téléphones portables et un téléviseur à écran plasma. Quant à la dame Aminata Sow, elle a été victime du nommé Sadio Makalou qui lui a subtilisé son téléphone cellulaire.

 

Toutefois, les investigations menées depuis ont permis d’identifier la piste Awa Guèye, laquelle a permis d’aboutir à des résultats probants. C’est ainsi que la descente effectuée à son domicile a conduit à l’interpellation de plusieurs membres de la bande parmi lesquels Sadio Makalou, Ibrahima Sarr, El Hadj Samba Diop, Amadou Seck, Abou Diallo, Awa Guèye, la marraine du gang, et Diné Kassé, une autre prostituée. La fouille des lieux a permis de saisir deux cornets et un joint de chanvre indien.

 

Un lot de matériel électronique a pu être découvert ainsi qu’un couteau à lame unique. Le reste de la bande a été appréhendé au domicile de Sadio Makalou où sont tombés les nommés Ousseynou Ndoye, Moustapha Fall, Alioune Badara Diagne alias Boy Djinné et Fatou Dia. Tous ont reconnu être des pickpockets. Toutefois, s’agissant des cambriolages perpétrés, les malfaiteurs se sont mutuellement rejetés la responsabilité des forfaits commis. La totalité des membres du gang dort à la citadelle du silence après avoir été déférés au parquet.

 

Pape Guaye

 

Verdict des "danses obcènes"

La justice sénégalaise a prononcé jeudi six relaxes, avec mise à l'épreuve pour trois danseuses, et deux condamnations à un mois de prison ferme dans le procès de huit personnes accusées pour la tenue en 2005 à Dakar d'une soirée privée marquée par des "danses obscènes".


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 Le tribunal des flagrants délits de Dakar, qui a jugé l'affaire, a condamné à un mois de prison ferme et à 200.000 FCFA (304 euros) d'amende l'initiateur de la soirée, et le barman de la boîte de nuit dakaroise où elle s'est déroulée. Les deux hommes, qualifiés d'organisateurs, ont été reconnus coupables de "complicité d'attentat aux bonnes moeurs", selon la décision lue par la présidente du tribunal, Catherine Aïssata Ba, dans une salle d'audience comble. Les six autres prévenus, dont trois danseuses, ont été relaxés pour ce motif. Les danseuses ont en revanche été déclarées coupables de "complicité d'outrage public à la pudeur" et placées "sous le régime de la probation", pour un délai de six mois à compter de jeudi, a ajouté la juge. Au terme de cette décision, "elles devront se soumettre aux mesures de contrôle" prévues par la loi, "et répondre éventuellement à toute convocation" de la justice, a-t-elle précisé. La cour n'a pas suivi le réquisitoire du procureur, qui avait demandé lundi de trois mois à un an de prison ferme contre les prévenus. La justice a en outre ordonné "le retrait de la vente de tout support audiovisuel des images incriminées".  Le film de la soirée incriminée circulait depuis l'été sur internet et est vendu sur CD à Dakar avec un titre en wolof: "Guddi town, yëngël down", traduisible par "Jeu de fesses lors d'une nuit citadine". 

26/09/2007

Le Joola, 5 ans après

Sénégal: cinq ans après le naufrage du Joola, l'amertume des familles des victimes

Cinq ans après la catastrophe maritime du Joola qui a fait près de 2.000 morts, les familles des victimes du naufrage de ce ferry sont amères et dénoncent l'inaction des autorités sénégalaises.

Malgré le versement de 80% des indemnités dues aux ayants droit des victimes de la catastrophe du 26 septembre 2002, elles réclament le renflouement de l'épave et des poursuites judiciaires à l'encontre de responsables civils et militaires sénégalais.

"En dehors des indemnisations, rien n'a été fait. La situation n'a pas évolué" depuis 5 ans, se désole Idrissa Diallo, président du Collectif de coordination des familles de victimes du Joola (CCFV-Joola).

Selon M. Diallo, 80% des victimes ont reçu des indemnisations. Pour les victimes non indemnisées, cette carence est plutôt provoquée par des "problèmes administratifs", certains parents ayant en outre refusé par principe toute indemnisation, a-t-il dit.

"Mais c'est le seul point où il y a eu des promesses réalisées", regrette-t-il, estimant que le gouvernement "veut installer l'amnésie" et faire oublier le drame du Joola.

Par ailleurs, les enfants des victimes du naufrage se sont vu accorder en novembre 2006 par le gouvernement le statut de "pupilles de la Nation", mais M. Diallo estime qu'il "n'y a rien derrière" cette décision.

"Ils ont le statut, mais ils ne reçoivent aucune assistance, rien n'est fait", se désole-t-il en dénonçant "une succession de promesses" non tenues.

Boubacar Bâ, président de l'Association nationale des victimes du Joola (ANFV-Joola), un autre groupe, affirme que 1.900 enfants sont concernés par ce statut, mais sont abandonnés par les autorités.

Le Joola a chaviré alors qu'il reliait Ziguinchor, principale ville de Casamance (sud), à Dakar. La catastrophe a fait 1.863 morts et disparus selon le bilan officiel, 2.133 morts selon les associations.

Il n'y a eu que 64 rescapés dans ce naufrage, l'une des pires catastrophes de l'histoire maritime, provoqué notamment par la surcharge et le non-respect des normes de sécurité.

Comme tous les ans, des commémorations devaient être organisées mercredi à Dakar et à Ziguinchor.

Cinq ans après, les familles des victimes regrettent qu'aucun monument n'ait été érigé en l'honneur des disparus et que les autorités "n'entretiennent pas les cimetières" où sont inhumées les victimes.

Elles demandent surtout sans succès le renflouement de l'épave du Joola dans laquelle reposent les dépouilles de nombreuses victimes.

Pour Alain Versatche, vice-président de l'Association des familles des victimes du Joola (AFVJ) qui regroupe les familles des 22 victimes françaises du naufrage, "on peut encore renflouer" le Joola.

Selon lui, des plongeurs ayant exploré l'épave en septembre 2006 "ont confirmé qu'il restait des effets personnels" ayant appartenu aux victimes dans le Joola.

Sur le plan judiciaire, des procédures ont été entamées au Sénégal et en France, "mais le procureur (de Dakar) a classé le dossier sans suite", déplore M. Diallo qui a également l'impression que "la justice française traîne des pieds".

25/09/2007

Joseph Ndiaye

Justice à Boubacar Joseph NDIAYE


Boubacar Joseph NDIAYE est l’une des personnalités sénégalaises les plus connues dans le monde entier et son nom est désormais indissociable à la maison des esclaves de Gorée. À 85 ans, il sert encore sa patrie avec un amour et une énergie à nul autre pareil. Pourtant, sa situation sociale est connue de tous: elle est lamentable et je ne suis guère mandaté pour lancer un cri du cœur, je le fais en tant que libre citoyen dépité par une injustice déshonorante pour mon pays. Joseph NDIAYE, sous officier de l’armée française est nommé Conservateur du musée la Maison des Esclaves depuis plus de quarante ans. C’est un homme ouvert, disponible, féru d’histoires, qui ne laisse personne indifférent.

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Il n’a cessé de se dévouer à cette institution qu’il a largement contribué à faire connaître dans le monde entier. Il connaît la moindre pierre de « sa » maison : chaque pièce, chaque recoin, chaque maillon de chaîne. Ici, le temps semble s’être arrêté, mais dés que sa voix s’élève, s’amplifie et couvre le ressac de la mer alors le passé ressurgit et du fonds des cachots obscurs on se surprend à entendre le râle de ceux qui meurent et à sentir l’odeur âcre des corps et des urines. Et si l’on prête bien l’oreille, l’on percevra, venant de l’étage d’au dessus, les rires pervers des négriers vautrés dans la débauche et la concupiscence. Et l’on apercevra ancrés au port, les navires de la déportation, prêts à rallier Nantes, Liverpool, Amsterdam et puis quelque autre port lointain, quelque part dans le Nouveau Monde, prés du Saint Laurent, du Mississipi ou de l’Amazonie. Il enseigne l’histoire et le pardon tout en rejetant toute idée de réparation financière pour le compte de l’Afrique.

Boubacar Joseph NDIAYE s’est singulièrement illustré par un engagement pour la défense de la mémoire et grâce à son talent, l’île de Gorée est une destination incontournable pour quiconque se rend au Sénégal. Une œuvre aussi utile que la sienne mérite à la fois reconnaissance et récompense. A cet effet, des mesures immédiates doivent être prises pour que le vieux mène enfin une vie qui compense ces dizaines d’années passées à maintenir intactes les traces de notre tragique passé. Tonton Joe ne demande pas l’aumône, " il s’est tout simplement donné comme tâche ", conformément à la sentence de Martin Luther KING Jr, " de découvrir ce pourquoi il est fait et se consacre avec passion à le faire ". Le peuple reconnaissant a l’obligation de lui renvoyer l’ascenseur, pas en lui remettant seulement des médailles et des témoignages "politiques" devant les cameras, mais en améliorant sa situation sociale au moment où il en a le plus besoin. Que DIEU le garde encore longtemps parmi nous.


Souleymane DIEYE
Premier adjoint au maire
De Thiadiaye / Sénégal
jeey63@yahoo.fr

http://souleymanedieye.blogspot.com

22/09/2007

Le roi de la Salsa Sénégalaise est mort

L’auteur du célébrissime « Aminata » Labah Sosseh, s’en est allé ! 


Labah Badara Sosseh
Grand auteur et interprète de « Salsa africaine », Labah Badara Sosseh, pionnier du genre musical au Sénégal vient de s’éteindre. Le chanteur sénégalo-gambien avait 64 ans. L’artiste, auteur, compositeur et interprète du fulgurant « Aminata » était atteint d’un mal dont la nature n’a jamais été communiquée !  En quarante ans de carrière, Labah Sosseh s’est évertué à vulgariser un rythme chaud venu d’ailleurs : la Salsa. Ayant collaboré avec des pointures et références telles Célia Cruz et l’orchestre Aragon, le chanteur africain a vulgarisé le rythme cubain le plus connu de tous : la Salsa ! Originaire de Cuba, le rythme qui fait chaud au cœur, n’avait plus de secret pour celui qui vivait désormais à Dakar au Sénégal.Pour la petite histoire, alors qu’il entamait sa carrière musicale en 1963 en Gambie au sein de l’African Jazz Band, c’est en 1968 qu’il s’installe au Sénégal à la demande du responsable d’un club réputé de la capitale. Le titre qui le propulsera est sans nul doute : « Seyni ». Nous sommes en plein dans les années 70. « Aminata », titre enregistré en 1972, viendra couronner une carrière plus que brillante d’autant plus que, le chanteur mènera parallèlement à un certain moment de sa vie, une carrière solo. La chanson sera maintes fois reprise notamment, par le groupe Africando qui l’exportera véritablement hors des frontières africaines. « La voix africaine » ; « La voz africana » comme l’avaient surnommé ses fans, s’est à tout jamais éteinte !L’artiste qui avouait lui-même être le père de 27 enfants, laisse de nombreux cœurs meurtris et, des mélomanes désappointés.Adieu « Maestro » !

21/09/2007

Proces des danses obscenes

Le procès des danses jugées obscènes renvoyé au 24 septembre avecjoealexdansesauvage
La justice sénégalaise a renvoyé jeudi au 24 septembre le procès de huit personnes poursuivies pour la tenue en 2005 à Dakar d'une soirée privée marquée par des danses jugées obscènes, a-t-on appris auprès de la défense. Lors de l'audience, "un des avocats a demandé le renvoi pour qu'il puisse consulter le dossier et être dans les meilleures dispositions pour assurer sa défense", ce qu'a accepté le tribunal, a déclaré à l'AFP Me Ndiaga Fall, avocat de trois danseuses sénégalaises poursuivies. Au départ, les trois danseuses devaient comparaître jeudi avec trois hommes: l'organisateur de la soirée, un Espagnol basé à Dakar, le gérant de la boîte de nuit où elle s'est déroulée et le caméraman qui a filmé les scènes de danse.Tous les six ont été inculpés d'"outrage public à la pudeur" et d'"attentat aux moeurs", comme auteurs ou complices, puis incarcérés mardi.Selon une source judiciaire, les mêmes inculpations ont été prononcées contre le propriétaire de la boîte de nuit, également écroué, et l'animateur de la soirée, "en fuite", portant à huit le nombre des prévenus. Ceux qui sont détenus demeureront en prison jusqu'au procès.Parmi les prévenus, figure Awa Guèye, plus connue sous son nom de scène Ndèye Guèye, icône de la danse sénégalaise régulièrement invitée par les chanteurs pour leurs clips ou leurs tournées.Il lui est reproché comme à ses deux collègues d'avoir dansé de manière "obscène" - "pornographique", accusent certains journaux - lors d'une soirée privée dans une boîte de nuit dakaroise en 2005.Cette soirée a fait l'objet d'un film circulant depuis l'été sur internet avec un titre en wolof, "Guddi town, yëngël down" (ou "Gouddi town, yeungeul down"), qu'on peut traduire par: "Jeu de fesses lors d'une nuit citadine".L'affaire faisait grand bruit depuis la parution du film, vendu sur CD au Sénégal et visible sur plusieurs sites sénégalais. Mais elle n'a pris une tournure judiciaire qu'à la suite du dépôt d'une plainte "fin juillet-début août" par une des danseuses, Fatima Dorenal.

La plainte est relative à la fabrication et la diffusion de la prestation des danseuses à leur insu, "contre leur avis et sans leur autorisation", d'après Me Fall.

Le Monde

19/09/2007

Inondations en Afrique

Inondations en Afrique: 1,5 million de personnes affectées

Au moins 1,5 million de personnes sont affectées par les inondations en Afrique, les pires depuis des dizaines d'années, a indiqué mercredi le Programme alimentaire mondial (PAM), revoyant à la hausse un précédent bilan donné par l'ONU de un million de personnes touchées.

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"Les inondations à travers l'Afrique sont considérées comme les pires depuis des décennies et s'étendent d'un arc partant de la Mauritanie à l'ouest au Kenya à l'est. Au moins 1,5 million de personnes sont jusqu'à présent affectées", indique le PAM dans un communiqué. Le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) avait mardi estimé le nombre de personnes touchées depuis juillet à un million. Selon une compilation effectuée par l'AFP à partir de bilans locaux, donnés par des organisations humanitaires ou par des gouvernements, plus de 270 personnes ont trouvé la mort à la suite de ces pluies diluviennes, notamment au Sénégal, au Soudan, au Ghana et au Nigeria.

Belga/GFR

Convention entre Lille et St Louis

Signature d'une convention entre les villes de Lille et Saint-Louis

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Une convention de partenariat d'une valeur de plus de 250 millions de francs Cfa a été signée mardi entre les villes de Lille et Saint-Louis, a constaté le correspondant permanent de l'APS.

 

Aprés avoir procédé à la signature de cette convention, le maire de Saint-Louis Ousmane Masseck Ndiaye a dit "toute (sa) fierté" de donner un coup de fouet à la coopération avec cette ville française liée depuis 1978 à Saint-Louis par un jumelage.

 

Durant les trois ans à venir, espère-t-il, la ville de Saint-Louis connaîtra un changement important dans les domaines de l'environnement, de la santé, de la pêche ainsi que de tous les domaines couverts par cette convention.

 

La ville de Saint-Louis, appuyée par Lille, développe depuis quelques années une expérience en instaurant des conseils de quartier. Lille a envoyé également à Saint-Louis, selon le maire, 400 lampadaires dont une partie a servi à éclairer le Pont Faidherbe.

 

Le premier adjoint au maire de Lille, Pierre de Saintignan, s'est également félicité de la signature de cette convention qui ouvre selon lui "un vaste chantier dans le domaine du tourisme".

 

Le maire de Lille, Martine Aubry, sous le coup d'une fatigue après deux jours d'intenses activités, était supplée par son adjoint pour le dernier acte de cette visite.

 

Elle s'est rendue à l'école Ndatté Yalla pour un échange entre les parlements des enfants des deux villes et à l'hôpital régional. Elle a promis d'accompagner la modernisation de l'infrastructure hospitalière et d'aider à la mise en place d'une faculté de médecine à l'Université Gastson Berger.

 Amd/Adc

17/09/2007

Nouvel album de Youssou N' Dour

Sénégal: Youssou Ndour offre "Rokku Mi Rokka", un nouvel album en fin octobre

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Le chanteur Youssou Ndour présentera le 29 octobre prochain à Paris un nouvel album intitulé "Rokku Mi Rokka (Give And Take)" qui signifie "donner et recevoir" en pulaar, une langue commune à l'ethnie peul et parlée dans plusieurs pays africains dont le Sénégal, indique le site de Sentoo, portail de Sonatel.

 

"Le chanteur lui-même reconnaît vouloir faire un clin d'oeil à cette partie du Sénégal et à ses habitants à travers son huitième album international", souligne le site visité dimanche à l'Agence de presse sénégalaise.

 

Youssou Ndour avait sorti en avril dernier au Sénégal "Alsaama Day" - un mélange de mandingue et d'anglais pour dire bonjour -, un opus de huit titres constituant une ébauche de "Rokku Mi Rokka".

 

A part le nom du disque, explique Sentoo, Ndour titre un de ses morceaux "Pullo Ardo" et "décline 'Sama Gàmmu', 'Dabbaax' et "Sportif" dans un style musical très proche du registre acoustique de Baaba Maal, icône de la musique pulaar au Sénégal et en Afrique".

 

S'y ajoute "l'apport du guitariste feu Ali Farka Touré, invité par le disque d'or sénégalais et qui a teinté les morceaux 'Létt Ma" et 'Baay Faal' de forts accents peuls et mauresques qui fait de cette galette une belle surprise musicale très sahélienne".

 

C'est "un vrai swing nomade propre aux peuples éleveurs de cette région sémi-désertique du continent", commente le portail relevant que la star africaine rend hommage à la société sénégalaise et au continent africain en général et la culture hal pulaar ou peul en particulier, très présente au nord, à l'est et au sud-est du Sénégal.

 

En outre, pour le premier single extrait de cet opus, "Wake Up", Youssou Ndour retrouve sa partenaire fétiche Neneh Cherry avec qui il avait connu un succès planétaire pour le titre "7 Seconds" en 1994 (2 millions de copies vendues).

 

Il y a aussi "4-4-44", "Bàjjan", "Xel" et "Tukki" qui viennent compléter la liste de cette nouvelle sortie de Youssou Ndour qui s'apparente déjà à "un futur carton", assure Sentoo.

 

Dans le passé, le "roi du mballax" que le magazine américain Time considère comme l'une des cent personnalités les plus influentes au monde, a collaboré avec de nombreux artistes comme Sting, Peter Gabriel, Tracy Chapman, Paul Simon, Axelle Red, Wyclef Jean (ex-Fugees), ou encore Dido.

 

Youssou Ndour a composé, en 1998, la musique du film d'animation "Kirikou et la sorcière" et "La Cour des Grands", hymne de la Coupe du monde de football disputée la même année en France. Il a remporté de nombreux prix dont celui du meilleur artiste africain au Kora Awards (1996). En février 2005, il a été récompensé d'un Grammy Award pour son inclassable album "Egypt" dans la catégorie meilleur album de Musiques du monde.

 "Rokku Mi Rokka" est le 8-ème album que Youssou Ndour sort à l'international. Il vient après "Egypt" (Nonesuch/2004), "Coono Du Réér (Nothing's In Vain)" (Nonesuch/2002) "Joko (From Village To Town)" (Virgin/2000), "Wommat (The Guide)" (Sony/1994), "Eyes Open" (Sony/1992), "Set" (Virgin/1990) et "Gaïnde (The Lion)" (Virgin/1989). 

Youssou Ndour est ambassadeur de bonne volonté du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et du Bureau international du travail (BIT). Il a mis sur pied une maison de production Jololi, le studio Xippi, et le groupe de presse Futurs Médias.

 Adc

 

14/09/2007

Musee de la femme à Gorée

Sénégal: Près de 14 millions de francs Cfa pour réhabiliter le Musée Henriette Bathily de Gorée femme1
Le Musée de la femme Henriette Bathily de Gorée et l'ambassade des Etats-Unis à Dakar ont signé jeudi un protocole d'accord portant sur une subvention de près de 14 millions de francs Cfa pour la préservation le patrimoine culturel féminin existant au Sénégal, a constaté l'Aps. Le financement sera consacré à la restauration de la qualité des collections, la réfection des locaux, la création d'un site web, d'un catalogue et le vernissage d'une scénographie "répondant aux normes internationales", a expliqué Jay T. Smith, chargé d'affaires à l'ambassade des Etats-Unis lors de la cérémonie de signature tenue dans les locaux du musée.  Smith a souligné que le musée renferme "des aspects du passé du Sénégal qui sont essentiels à la transmission de l'héritage de l'humanité". Cette subvention est "un investissement dans l'historiographie africaine", a-t-il dit, ajoutant qu'elle provient du Fonds des ambassadeurs pour la préservation culturelle, créé par le Congrès américain et administré par le département d'Etat. Des projets culturels, soumis à un jury placé sous la tutelle du Fonds, bénéficient de subventions du genre. Cette année, quelque 177 projets culturels dont celui du musée de la Femme Henriette Bathily ont été soumis à l'étude du jury. La directrice du musée, Annette Mbaye d'Erneville, a pour sa part prié les visiteurs de "formuler des critiques objectives qui nous permettent de faire mieux". L'ouvrage toujours bénéficie de "peu de moyens financiers", a constaté Adama Cissé, qui a pris part à sa création en 1994. Vitrine du patrimoine culturel de la femme sénégalaise, il abrite aussi un atelier de production spécialisé dans le tissage, la teinture, etc.    Esf/Adc

13/09/2007

Un écrivain: Fatou Diome

Fatou Diome, écrivain, une victoire sur l'analphabétisme

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 Elle a failli ne pas aller à l'école et elle est pourtant devenue un auteur à succès: La Sénégalaise Fatou Diome, associée à l'Unesco dans la lutte contre l'analphabétisme, représente une victoire pour l'éducation en Afrique, où de nombreux enfants ne savent ni lire ni écrire.

 

Fatou Diome, 39 ans, auteur du best-seller Le ventre de l'Atlantique, a participé avec d'autres écrivains à une anthologie en faveur de la lutte contre l'analphabétisme, L'alphabet de l'espoir, à l'initiative de l'Unesco qui édite l'ouvrage.

 

Dans son texte, L'instituteur, la Sénégalaise revient sur son parcours de petite fille pauvre de Niodior, une île de la région du Saloum (centre-ouest du Sénégal) où elle est née en 1968 et a été élevée par sa grand-mère.

 

L'instituteur, c'est "monsieur Ndétaré". Un homme "déjà vieillissant. Avec une lame pour visage, des fourches en guise de mains et des échasses pour l'emmener faire le fonctionnaire dévoué jusqu'aux confins du pays", écrit Fatou Diome, renvoyée plusieurs fois de l'école parce qu'elle n'était pas inscrite.

 

Une chance pour la fillette: "la classe de monsieur Ndétaré n'était jamais fermée". Alors, elle s'obstine à y aller. Elle a "triché, volé, menti, trahi (...) mais c'était pour la bonne cause": apprendre à lire et écrire.

 

Par son entêtement, son intelligence aussi, la petite Fatou finit par être tolérée en classe par l'instituteur qui, à son tour, convainc sa grand-mère de la laisser aller à l'école et permet de "régulariser (sa) situation scolaire".

 

Alors, cet enseignant, "bien sûr que je me souviens de lui", déclare-t-elle, en lui rendant hommage. "Je lui dois mon premier poème écrit en cachette", "la première chanson française que j'ai murmurée", "ma première phrase française lue, entendue et comprise".

 

"Je lui dois ma première lettre française écrite de travers sur mon morceau d'ardoise cassée. Je lui dois l'école. Je lui dois l'instruction. (...) Parce que je ne cessais de le harceler, il m'a tout donné: la lettre, le chiffre, la clé du monde."

 

Elle rend aussi hommage à sa grand-mère, qui se "passionna pour (ses) études", "surveillait (ses) révisions du soir devant la lampe-tempête" alors qu'elle ne savait ni lire ni écrire. "Ceux qui ont un bon guide ne se perdent pas dans la jungle", observe-t-elle, citant la doyenne, son "accompagnatrice".

 

Fatou Diome a quitté Niodior à l'âge de 13 ans, a connu des années difficiles dans d'autres villes de son pays, puis en Gambie et en France, où elle vit depuis 1994.

 

Elle a signé en 2001 un recueil de nouvelles, La préférence nationale (Editeur: Présence africaine), qui a été suivi deux ans plus tard de son premier roman, Le ventre de l'Atlantique (Editeur: Anne Carrière). Un gros succès en librairie...qui est une MERVEILLE!!!

 

Son dernier roman, Kétala, est sorti en 2006 (Editeur:. Flammarion).

 

Ce parcours est plutôt rare en Afrique, où l'on compte un grand nombre d'enfants non scolarisés. Il y en aurait 77 millions dans le monde, dont plus des trois quarts en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud et de l'Ouest, selon l'Unesco.

 

"L'alphabet de l'espoir" vise à "promouvoir l'alphabétisation pour tous à travers des écrivains de renommée internationale", explique l'organisation onusienne, qui a publié l'ouvrage à l'occasion de l'édition 2007 de la Journée internationale de l'alphabétisation (8 septembre).

 

Ce livre comprend également des textes de Nadine Gordimer (Afrique du Sud), Abdourahman Waberi (Djibouti), Gisèle Pineau, Erik Orsenna et Marc Lévy.

Dakar/afp

Ramadan

Ramadan
C'est aujourd'hui que commence le Ramadan au Sénégal. Bonne fête à tous les Musulmans du pays de la Téranga!

12/09/2007

Art à Ngaparou

VILLA GOTTFRIED : L’art ouvre une porte à Ngaparou

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La dimension sociale de l’art sera vécue comme une autre réalité par les populations et les artistes plasticiens de l’association Villa Gottfried installée au village côtier de Ngaparou (département de Mbour). Ils ont formalisé le partenariat qu’ils veulent entretenir à travers diverses activités lors d’une récente rencontre en présence du chef de village.

 

L’art, l’expression artistique et la créativité sont présents dans notre quotidien, notre environnement et jouent un rôle incontournable dans l’évolution de notre société. Ils influencent à la fois les modes, les designs, l’architecture, les techniques et perpétuent le savoir et les connaissances. Les membres de l’association d’artistes plasticiens sénégalais dénommée « Villa Gottfried » l’ont bien compris et ont tenu à impliquer les habitants du village côtier de Ngaparou dans leurs activités. C’était lors d’une récente rencontre dans l’enceinte de la Villa Gottfried. En présence du chef de village, Issa Sagne et de plusieurs notables et personnalités dont le professeur Gorgui Faye, Arona Dieng représentant la communauté rurale et des villageois comme Djibril Gabriel Mbengue et Lamine Gueye entre autres, ce fut l’occasion de formaliser le partenariat. Comme le souligne le président de l’association Villa Gottfried (le sculpteur sénégalais vivant à Berlin, Mansour Ciss Kanakassy), il s’agit de passer à une phase active du projet tout en se posant en permanence cette question : qu’est ce qu’on peut apporter au village et qu’est ce qu’il peut nous apporter en retour ?

 

Le village de Ngaparou, à 70 km de Dakar, entre les pôles touristiques de Saly Portudal et de la Somone, abrite un ambitieux projet artistique à travers Villa Gottfried. Il s’agit d’un GIE d’artistes professionnels dont les préoccupations sont avant tout la promotion de la création contemporaine à travers des manifestations ponctuelles et la promotion du développement, en insistant sur le rapport entre l’art et les populations.

 

Le nom de l’association est tiré du nom donné à la villa Gottfried, l’équivalent en allemand du mot ouolof « Diamalaye », autrement dit, un lieux de paix. Conçue par Mansour Ciss Kanakassy, l’idée de départ est de développer des échanges multiformes, d’apporter un esprit neuf à Ngaparou en faisant de la villa Gottfried « un creuset et une porte ouverte pour l’échange ». Dans leurs projets d’activités, les artistes de Villa Gottfried envisagent de travailler avec les institutions culturelles nationales et internationales. Le groupe est notamment constitué du président Mansour Ciss, de Rassoul Seydi (secrétaire général), de Seyni Gadiaga (adjoint) et de Fodé Camara (trésorier). L’association, à travers son GIE, est jumelée avec les Ateliers du Sahel du peintre Kalidou Kassé.

 

La Villa Gottfried, construite en 2001, est un édifice assez connu du fait de son architecture très originale. On l’aperçoit de loin, dressée dans son manteau ocre brun, avec les créneaux de sa terrasse supérieure qui s’inspire de l’architecture de Tombouctou. Elle possède un aménagement sur deux niveaux et peut recevoir des résidences d’artistes ainsi que des séminaires et ateliers. Elle a été inaugurée lors du programme Off de la Biennale de Dakar en 2002. Les activités de l’association passent désormais à une étape supérieure qui devrait dégager de belles perspectives dans un environnement qui connaît un développement fulgurant à l’image des nombreuses maisons de vacances érigées un peu partout à Ngaparou.

  

JEAN PIRES

11/09/2007

Extraction de sable de plage

EXTRACTION DE SABLE MARIN : Luc Nicolaï écope d’une amende de 2 millions de francs

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Le célèbre promoteur de lutte, Luc Nicolaï, a été infligée d’une amende de deux millions de francs pour une histoire d’extraction de sable marin. Cette sanction a été prise après qu’un camion chargé de sable destiné à son chantier a été appréhendé.

 

Dans le cadre de la lutte contre l’extraction illégale du sable marin, une opération menée le long de l’axe Ngaparou-Saly a permis d’appréhender un camion immatriculé Th 1224C de 17 tonnes avec son chargement de sable. L’opération a été menée par un haut gradé du Ministère de l’Environnement opérant sur place. Ainsi, une amende de deux millions de francs Cfa a été proposée aussitôt après l’interpellation du véhicule. Le chauffeur du camion, Pape Sarr, domicilié au quartier Thiocé Est, à Mbour, a fait appel à son patron, un certain Michel, qui se trouvait à la Résidence du Port, à Saly. Ce dernier a préféré user de son téléphone pour proposer un arrangement, ce que l’agent a refusé catégoriquement, lui demandant de venir le rencontrer à la Gendarmerie de Saly. Depuis lors, Michel ne s’est pas présenté. Selon nos sources, la charge du camion était destinée à Luc Nicolaï, le célèbre promoteur de lutte. Ce dernier, qui était hors du pays, nous apprend-on, a appelé pour demander l’indulgence de l’autorité qui a saisi le camion. Cette dernière n’ayant pas obtempéré, Luc décida alors de tout laisser tomber, en attendant son retour pour arranger le problème. Conformément à la loi 2001-01 du 15 janvier 2001 et son décret d’application 2001. 282 du 12 avril 2001 à son article L 100, une amende de deux millions de francs a été infligée à Luc Nicolaï. Si ce dernier ne réagit pas par rapport au règlement de la transaction au Trésor publique, le contentieux sera transmis au Procureur de la République pour suite à donner à la procédure judiciaire.

 

Pour l’heure, le camion est immobilisé dans la cour de la Gendarmerie de Saly avec son chargement qui n’est pas le premier. Puisque le chauffeur a avancé que depuis 2006, il transportait du sable prélevé au niveau de la Résidence du Port, à Saly, au dépôt de stockage « Orange 2 » pour l’acheminer au chantier de Luc Nicolaï en face de la nouvelle gare routière de Mbour. Un chantier qui est à son troisième niveau de construction laisse croire que plusieurs chargements de sable y ont été déversés. Le chauffeur Pape Sarr n’était pas d’ailleurs le seul à transporter ce sable, il était secondé par un autre collègue du nom de Ousmane Willane. Pour les deux, il n’y avait pas péril en la matière puisque leur patron leur avait fait comprendre, au début, qu’il avait une autorisation pour prélever le sable et l’acheminer à Mbour, au chantier de M. Nicolaï. L’opération de désensablement permet, semble-t-il, l’accotement des bateaux de pêche sportive. Pour autant, vaut-elle la peine de faire l’objet de menaces réelles que font planer l’avancée de la mer ?

 

AMATH SIGUI NDIAYE

10/09/2007

Tourisme: Sénégal et Gambie: même combat!

Sénégal: Dakar abrite, fin octobre, la première édition d'un salon sénégambien

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La première édition d'un Salon sénégambien du tourisme (SST), qui est destiné à être une manifestation annuelle, se tiendra à Dakar du 31 octobre au 4 novembre prochain, a-t-on appris auprès des organisateurs.

 

Ce salon, qui veut promouvoir "un tourisme responsable", se tiendra alternativement au Sénégal et en Gambie et se veut ouvert à l'avenir à d'autres pays de la région ouest africaine, ont-ils précisé, samedi à Dakar, au cours d'une conférence de presse.

 

"Le problème principal demeure" la promotion du tourisme, a fait remarquer Doudou Diop, président de l'Organisation nationale pour l'intégration du tourisme sénégalais (ONITS), un des organisateurs de cette manifestation qui va ainsi servir, a-t-il dit, comme complément des efforts déployés par les deux pays dans ce domaine.

 

"La zone de la Sénégambie tire sa riche diversité culturelle de la composition multiethnique de son peuple. Les deux pays forment une mosaïque de plusieurs ethnies et de cultures. En plus de cet avantage humain, les deux pays possèdent (...) des sites naturels pittoresques et insolites et une faune qui incite à la découverte", lit-on dans un dossier de presse distribué par les organisateurs.

 

En servant de compléments aux "deux produits existants", représentés par l'offre touristique sénégambien, ce premier salon permettra en même temps de "consolider la fraternité entre les deux peuples".

 

L'hôtellerie, la restauration, les transports terrestre et aérien, les agences de voyage, l'artisanat, la culture, les collectivités locales seront représentés à ce salon organisé en collaboration avec l'Association des petites entreprises touristiques (ASSET) de la Gambie.

 

Cette dernière structure compte pour beaucoup, selon Doudou Diop, dans l'amélioration de l'image négative du tourisme gambien. Une dynamique que le président de l'ONITS veut voir en oeuvre au Sénégal également.

 

"Notre idée d'organiser ce salon, qui a déjà une coloration internationale, est de servir de vitrine pour la promotion du tourisme non seulement du Sénégal et de la Gambie mais de la sous-région dans sa diversité", a indiqué Idrissa Badji, secrétaire général du Salon sénégambien du tourisme.

 

"Nous pensons qu'à partir de ce moment, alors la sous-région doit vraiment prendre le relais", a-t-il dit, en soulignant : "au moins essayer pour une fois au Sénégal" d'organiser un salon qui mettra en exergue les produits et potentialités touristiques du pays.

 

"Il faut une rupture" à travers une diversification de l'activité touristique, a soutenu Idrissa Badji selon qui depuis 40 ans, le tourisme ne profite ni à l'économie ni aux populations du Sénégal qui "regorge de beaucoup de potentialités".

 

Il s'est dit convaincu "qu'au sortir de ce salon, il y aura un impact qui sera ressenti par les populations", grâce aux différents échanges et rencontres attendus de cette manifestation qui se tiendra à la Place de l'Indépendance de Dakar (centre-ville).

 

Agence de Presse Sénégalaise.

09/09/2007

Le Sénégal qualifié!

CAN 2008: Le Sénégal qualifié

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Les Lions de la Teranga ont eu chaud. En ballotage défavorable dans le groupe 7, le Sénégal a obtenu son billet pour la prochaine CAN grâce à sa large victoire face au Burkina Faso (5-1), mais aussi et surtout grâce à la défaite de la Tanzanie à domicile face au Mozambique (0-1). Dans le groupe 1, la Côte d'Ivoire, déjà qualifiée et privée de Didier Drogba, a été tenue en échec au Gabon (0-0).

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Le Marocain Adil Jelloul a remporté, samedi, la 10e édition du Tour cycliste du Sénégal, 37 ans après le dernier Africain, l'Algérien Amza Magid, a-t-on appris le même jour à Dakar.  toursenegal_220
Adil Jelloul a créé la sensation en conservant le maillot jaune endossé depuis l'abandon, mercredi dernier, de l'Italien Domenico Loria (maillot vert) à l'entame de la sixième étape (Pout-Kaolack), pour raison de santé.   De la deuxième place, Jelloul est passé à celle de leader à la faveur du forfait de Loria et de son frère jumeau Eugenio, vainqueur des deux premières étapes disputées en terres sénégalaises.  Il a tenu jusqu'au bout sans remporter la moindre victoire d'étape.  "Il est le premier maillot jaune de l'histoire du Tour du Sénégal à remporter la compétition sans s'être imposé dans une course d'étape", selon des organisateurs.  Le cycliste marocain est le premier coureur africain à s'imposer dans le tour depuis 37 ans, après l'Algérien Amza Magid, vainqueur du tour en 1970.  Outre le maillot jaune, Adil Jeloul a également remporté le maillot du meilleur Africain, le maillot orange et le maillot blanc offert par le maire de Dakar.  La deuxième place est occupée par un autre Marocain, Abdelati Saadoun, à deux secondes de son compatriote, avec un temps de 30 h 14 mn 43 sec contre 30 h 14 mn 41 sec pour Jelloul.  La 9e et dernière étape du Tour du Sénégal a été remportée par le Français Benoît Jouanigot, après 3h 06mn 11 sec, devant le Sénégalais Malick Thiam et l'Italien Eugenio Loria, arrivés dans le même temps.  Onze équipes ont pris part au Tour du Sénégal, dont deux sénégalaises. La distance totale du circuit était de 1 272,6 km.  

Inscrit au calendrier international 2007, le Tour cycliste du Sénégal, achevé samedi, est régi par les règlements de l'Union cycliste internationale (UCI).

08/09/2007

3ème license de téléphonie

La 3e licence de téléphonie vendue à une société soudanaise 

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La 3e licence de téléphonie au Sénégal a été vendue à la société soudanaise de télécommunications (Sudatel) pour la somme de 200 millions de dollars, a annoncé vendredi l'Agence de régulation des télécommunication et des postes (ARTP).

 

"Sudatel a mis sur la table 200 millions de dollars, contre 152 millions de dollars et 105 millions de dollars proposés respectivement par les deux autres soumissionnaires", les sociétés "Bintel" et "Celtel", a déclaré le directeur général de l'ARTP, Daniel Seck, dans un entretien avec l'agence de presse sénégalaise (APS).

 

La BMCE Capital Afrique, filiale du groupe BMCE Bank, avait été choisi conseiller financier du gouvernement sénégalais dans le processus d'attribution de cette troisième licence de téléphonie.

 

"L'Etat du Sénégal a désigné le consortium composé de Goldman Sachs et de BMCE Capital Afrique pour l'accompagner en qualité de conseiller financier dans le cadre du processus d'appel d'offres international relatif à la désignation d'un nouvel opérateur global de télécommunications", avait déclaré à l'agence MAP le directeur général de la banque marocaine, Adnane Chmanti.

 

L'ARTP avait annoncé le 1er septembre dernier que trois entreprises avaient soumissionné à l'appel d'offres lancé par le Sénégal pour l'attribution d'une licence "globale" : téléphone fixe, mobile et Internet.

 

La dernière licence de téléphonie avait été vendue par le Sénégal en 1998 à la société "Sentel" pour la somme de 100.000 dollars. Le nouvel opérateur viendra concurrencer deux autres sociétés qui partagent le marché sénégalais : la Sonatel, l'opérateur historique, dont France Telecom détient 42,33% du capital, et la Sentel GSM, filiale du groupe Millicom International Cellular.

 

Au 31 mars 2007, le Sénégal, pays de près de 11 millions d'habitants, comptait 286.000 abonnés au téléphone fixe et environ 3,4 millions d'abonnés à la téléphonie mobile.

  

| MAP

 

Crues à St Louis

Sénégal: Montée des eaux du fleuve - Saint-Louis prend ses dispositions

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Les autorités administratives de la région nord tiendront une séance de travail en vue de prendre toutes les dispositions pour faire face aux éventuelles conséquences désastreuses qui pourraient être engendrées par une montée des eaux constatée à la station référence de Bakel où la cote est passée de 8,44 m, le 14 août 2007, à 10,34 m, le 2 septembre 2007, a déclaré le chef du service régional de l'hydraulique, Ibrahima Diop.

Ces deux pointes de crue du fleuve Sénégal, a-t-il poursuivi, inquiètent les autorités de la région, car cette hauteur de 10,34 m relevée à Bakel, le 2 septembre 2007, est supérieure à la cote d'alerte de Bakel, qui est de 10m. Cette hauteur de 10,34m, a-t-il précisé, est supérieure aussi à la pointe observée en 2003 et qui était de 10,22 m. M. Diop a, à ce propos, rappelé qu'avec cette cote de 10,22m, on avait connu en 2003, tout le long de la vallée du fleuve, des inondations.

C'est ce qui avait même incité et motivé le chef de l'Etat à donner des instructions fermes pour le creusement au niveau de l'embouchure, d'un canal de délestage. Ce canal, qui est situé à 7 km de Saint-Louis, est toujours utile dans la capitale du nord qui est actuellement à une cote de 80 cm, et a permis, depuis 2003, de protéger les populations riveraines contre les inondations dues à une forte crue du fleuve.

Aujourd'hui, a-t-il souligné, il y a lieu de s'inquiéter, quand on sait que depuis mardi, à 12 heures, une montée des eaux a encore été constatée à Bakel qui est actuellement à une cote de 10,35 m. Et, une troisième pointe verra certainement le jour. Depuis le Crd spécial présidé par le ministre d'Etat, ministre de l'Equipement et de l'Assainissement, Habib Sy, a précisé M. Diop, un comité de veille et de suivi des inondations a été mis en place par le gouverneur, sur recommandation du ministre d'Etat. Ce comité se réunira pour réfléchir sur les voies et moyens à mettre en oeuvre pour faire face à la montée des eaux.

Il a tenu à rappeler qu'une crue observée à Bakel fait environ 30 jours pour arriver à Saint-Louis. D'ici là, toutes les dispositions seront prises pour faire face aux éventuelles inondations. Le canal de délestage et les travaux d'endiguement qui seront effectués au niveau des points bas et autres mesures hardies qui seront prises à temps permettront, à coup sûr, de protéger les populations de la région nord contre les inondations. M. Diop n'a pas manqué de rappeler que cette crue du fleuve n'est que le fait du Bakoy et de la Falémé. En effet, le barrage de Manantali a connu son niveau le plus bas cette année, du fait de la faiblesse des crues de 2004, 2005 et 2006. Ainsi, cet ouvrage hydraulique est en phase de remplissage et ne laisse que des débits qui oscillent entre 200 et 100 mètres cubes par seconde.

Le Soleil/Mbagnick Kharachi Diagne

Artiste sénégalaise à Genève

Sénégal: Une potière de Tambacounda expose ses oeuvres à Genève

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La galerie « Une sardine collée au mur » de Genève abrite du 13 septembre au 21 octobre prochain une exposition de l'artiste sénégalaise Dieynaba Ndiaye, une potière originaire de Tambacounda (est) qui s'est ouverte à d'autres formes d'expression.

Dieynaba Ndiaye présentera "un choix d'oeuvre créées entre 2002 et 2007, aussi bien des dessins au crayon, au pastel gras que des peintures ou des encres de Chine", indique un communiqué transmis à l'Aps.

Cette exposition sera "l'occasion pour le public averti de cette galerie qui travaille dans le champ de l'art brut, de l'outsider art et du folk art de découvrir l'oeuvre forte et d'une qualité plastique remarquable de cette grande artiste tambacoundoise", indique la même source.

En 2001, Dieynaba a participé à un atelier de céramique dans le cadre de la première édition du projet d'échange artistique Tambacounda Genève Dakar (TGD) entre la Suisse et le Sénégal, rappelle le texte.

"Sa facilité à nouer des relations de travail inhabituelles, sa créativité et sa curiosité ont amené les organisateurs de TGD2 à l'inviter pour le projet retour à Genève en février 2002", souligne le communiqué rappelant que "lors de ce séjour, elle a peint trois magnifiques toiles abstraites, alors qu'elle n'avait jamais dessiné ou peint".

De retour au Sénégal, avec du matériel offert, Mme Ndiaye a entamé une série de dessins sur papier.

En 2003, son travail a fait l'objet d'une exposition individuelle à la Galerie N'Dajé à Morges en Suisse. En décembre 2004, elle a pris part à la 4-ème édition de TGD aux côtés de 64 artistes venus de 17 pays pour un workshop dans la ville de Tambacounda.

En 2006, Djeynaba Ndiaye a exposé ses travaux dans le cadre de l'exposition collective « Brassage » / TGD6 à Genève, qui réunissait huit artistes suisses et sénégalais : Soly Cissé, A. Camara Guèye, Lorédane Straschnov, Igor Denegri, Mélanie Derron, André-W. Blandenier et Saliou Diop.

"Les travaux de Djeynaba Ndiaye, plus de 400 à ce jour, sont principalement des dessins de format A3 ou A4 à la craie grasse ou au crayon couleur", souligne une note de présentation.

Le texte rappelle que depuis 2004, l'artiste a aussi utilisé des papiers kraft récupérés pour réaliser des travaux plus grands. Et en 2006, "elle a fait une série de travaux à l'encre de Chine sur papier bristol de petit et moyen formats".

En même temps, précise la note, Dieynaba poursuit son activité de potière et crée avec de l'argile des séries de figurines humaines ou animales dont l'apparence et les expressions sont les mêmes que celles des créatures qui habitent ses dessins.

 

06/09/2007

Le Kankourang

Sénégal: Casamance, Guinee-Bissau, Mbour - Pourquoi le Kankourang ne doit pas disparaîtrekangourang

La cérémonie marquant la fin de la circoncision en milieu mandingue (le faniké*) a été célébrée avant-hier dimanche 2 août à Mbour. Malgré le fait d'avoir anticipé sur le Ramadan, attendu dans la seconde moitié du mois de septembre, la collectivité mandingue de la ville a encore une fois réussi le pari d'une certaine organisation.

Comme d'habitude, elle a encore mobilisé le Sénégal autour d'un événement devenu incontournable tous les ans, à pareille époque à Mbour. Mais aujourd'hui, si le succès de la circoncision mandingue et de l'initiation qui s'en suivent ont fait le tour du monde, les dysfonctionnements liés à un certain défaut d'organisation ne manquent pas. Même s'ils n'entachent pas le sérieux qui accompagne l'événement et les beaux souvenirs qu'on en garde.

Un mois de kankourang. Un mois de folie qui se termine à Mbour et le petit village de Mboulème. Une année de souvenirs qui passe encore pour ces vieux initiés habitués tous les ans à suivre le Kankourang. Un vieux métier qu'ils exercent depuis la moitié d'un siècle sans se lasser. Mais qu'en retiendra-t-on du côté de Mbour pour cette année encore au moment de faire le bilan ? Beaucoup de choses diront la plupart des gens venus à l'occasion goûter chacun à sa manière, aux délices d'un phénomène qui a fini d'entrer dans l'histoire du monde.

Pour certains, ce seront les courses effrénées d'un selbé excité. Pour d'autres, les déhanchements d'un Kankourang inspiré. Pour d'autres encore en quête de découverte, le rythme très particulier et plein de saveur d'un Jambadong rencontré au coin d'une rue sous la conduite d'un chanteur qui vante les louanges de son maître : le Kankourang. Oui, depuis un siècle et un peu plus, le Kankourang a fait le succès de la ville de Mbour. Une ville où les mandingues ne sont pas pourtant les seuls habitants mais où ils sont parvenus à donner une autre image au vécu des gens. Une autre manière de rêver, de se faire plaisir qui a fini par plaire à presque tout le monde. A toute une région. A une grande partie du Sénégal.

Les autorités de l'Unesco ne sont sans doute pas trompées en consacrant le Kankourang et le portant au patrimoine culturel de l'Unesco. L'année dernière quand la nouvelle est tombée, au Sénégal, la ville de Mbour a été la localité qui l'a plus célébré que les autres grandes localités connues au Sénégal pour leur amour pour le Kankourang. Parce qu'au moment où les villes qui ont fait sa réputation continuent à le discréditer, Mbour tient le flambeau bien allumé en dehors de quelques réglages nécessaires.

Car ni Sédhiou, ni Kolda, encore moins Ziguinchor, Marssassoum, Vélingara, Goudomp jusqu'à en Guinée-Bissau, dans le vaste territoire du Gabou ne l'ont célébré avec autant de ferveur depuis trente ans. Et en une semaine, Mbour avait fini par donner raison à tous ceux qui avaient porté leur choix sur elle. Samedi et dimanche encore, sous la pluie, la ville a encore une fois dansé et chanté au rythme de son « Jambo * » favori. Une déformation idiomatique imposée depuis quelques années, par tous ceux qui ne parlaient pas la langue mandingue et qui trouvaient en ce mot, l'expression la plus simple pour parler de la danse des feuilles « le Jambadong ».

Jusqu'à 21 heures dimanche, jeunes filles et garçons, accompagnateurs du Kankourang (lambee, kintang) ou non initié (simple solma), tous y avaient leur place, regrettant pour l'essentiel que les choses se terminent si tôt. Un dimanche de septembre au moment où les plus nostalgiques se rappelaient encore les années où l'on célébrait encore la circoncision mandingue jusqu'à la fin de la première quinzaine d'octobre. Octobre, c'était aussi un mois où la ville était entourée de champs de mil, d'arachide, de maïs amorçait la période des premières récoltes. Au moment où les greniers remplis permettaient aux parents des circoncis de sortir de la période de soudure et d'entrer dans l'ère de l'abondance. Aujourd'hui, tout cela n'existe plus. Mbour a trop grandi. Le foncier rural a laissé place partout, aux occupations immobilières dans l'anarchie. Tout autour de la ville, plus de champs, plus de vergers. Plus de terres disponibles. Conséquemment, le champ d'action du Kankourang dont l'ère d'évolution est la forêt ou la brousse, a complètement disparu.

Des réglages nécessaires et inévitables...

Après tant d'années de succès, Mbour et son Kankourang ne sont pas comme en Casamance, à l'abri des difficultés qui surgissent autour d'une civilisation, quand le phénomène perdure. Dans les cinq « joujou » qui ont été aménagés cette année, des problèmes n'ont pas manqué. Car, pour conserver le mythe des lieux, la proximité des maisons et la cohabitation avec certains milieux pose un sérieux problème de sécurité à la sortie du Kankourang, le soir venu au moment où la ville somnole. Aujourd'hui, du lundi au samedi, les populations ne dorment plus avec tout le tapage qui est organisé aux portails des maisons pour tous ces curieux qui attendent patiemment la sortie du Kankourang. Entre sifflets, courses effrénées sur les larges boulevards de Thiocé, 11 novembre, Santassou et Tefess, tout le monde ou presque, est dehors. Tout cela avec une dose de provocation qui peut mener à toutes les dérives. Quand on aime le Kankourang, on ne le provoque pas on le protège. Ce n'est pas le cas à Mbour.

L'autre défi à relever s'articule autour des énormes conflits d'intérêt qui se trouvent aujourd'hui au centre de l'organisation de la circoncision mandingue à Mbour comme ailleurs au Sénégal. De plus en plus, on voit surgir çà et là, des maisons de circoncis (joujou) animés par des gens qui ne semblent se préoccuper que de leurs intérêts propres. Cela au détriment et parfois sur le dos de milliers de gens qui laissent tout derrière eux, pour se plonger le week-end venu, dans l'univers des initiés et du Kankourang.

Ils ont tout sacrifié pour cela. Parfois, pour rien. Parce que le phénomène actuel avec le succès qu'il connaît ici devrait être au-dessus des intérêts politiques ou pécuniaires des uns et autres. Ce n'est pas le cas à Mbour. Aujourd'hui, il est arrivé que des gens dotés de quelques moyens et d'ambitions politiques en arrivent à diviser les membres de la collectivité pour des questions d'argent. Grave. Pour ce que représentent le Kankourang et la vie des jeunes circoncis dont on veut se servir de l'image, pour exercer ce sale boulot.

Sortir de la guerre des clans

La troisième dimension de la crise que vit le système est liée à nos rapports entre nous-mêmes initiés de divers âges. En effet, à côté du conflit d'intérêt, se greffe aujourd'hui une bataille dite de générations dont le maître mot devrait être centré autour du devoir d'explication et d'introspection. Il ne s'agit pas d'un conflit comme on serait tenté de le dire, mais, d'un malentendu historique qui est venu du fait que le tournant des années 1980-1990 a été très mal négocié. S'il y a eu négociation. Car au moment de l'arrêt de la sortie du Kankourang au début des années 1980, il n'y a pas eu une véritable introspection.

Comme si tout était parfait, rien n'a été fait en termes de réflexions de fond à la suite des incidents qui avaient amené la suspension du Kankourang. Et qui ne résultait en fait que d'un simple malentendu entre gens d'un même monde au sein duquel on trouvait des gens, amoureux du Kankourang pourtant, qui n'arrêtaient de provoquer des selbés parfois un peu zélés. La suite est connue, mais elle n'a pas connu un véritable épilogue faute d'explication entre nous. Aujourd'hui dans la mouvance générale chacun gère. Mais, personne ne gère rien en effet.

Vaincre l'indiscipline ou périr

Le dernier vrai problème à résoudre par la communauté mandingue à Mbour reste l'INDISCIPLINE. Depuis quelques années, tous les sujets relatifs au comportement des jeunes selbés comme de certains moins jeunes ont été constamment soulevés, sans qu'on puisse trouver les moyens de sanctionner voire même de punir certains excès. D'abord, avec la drogue et l'alcool devenus un véritable fléau dans le système, certains jeunes ont pris le plaisir de profiter de ces évènements pour se servir et déranger tout le monde. Il est temps de s'arrêter pendant la saison morte pour s'organiser et sévir.

Avant-hier, encore beaucoup de jeunes à la suite d'une nuit bien arrosée ou sous l'emprise de la drogue ont été très difficiles à maîtriser. Tous les ans, le même problème menace de gâcher la fête. Ce problème qui tend à devenir un fléau ne doit plus être laissé en rade mais pris en charge par un comité ou un groupe d'étude. Parce que 100 ans de lutte, d'organisation, d'évolution, viennent de mener le Kankourang au sommet de son art. Un vécu culturel et un art propres à lui que certaines brebis galeuses ne devraient pas aider à nuire. Avant les sorties de l'année prochaine, les défis de l'organisation sont ainsi campés.

Et à Mbour en tenant compte de l'esprit d'initiative qui anime tous ces gens qui s'activent depuis des années, sans rien attendre en retour dans le succès de cet événement, on peut attendre de gens dévoués et convaincus comme le vieux Ibou Fofana, Kéba Sagna, Ablaye Sagna, Ousmane Dary, Pape Konaté, Lamine Demba, Mamadou Diaboula, Maguette Sow, Omar Ndao, Abdoulaye Camara, Ibou Cissé, Darou Fall, entre autres, qu'une véritable réflexion soit entamée autour des cérémonies qui entourent la circoncision des jeunes enfants de nos villes et de la diaspora.

Cela pour le futur d'une bonne éducation à donner à nos enfants pour demain.

 Sud quotidien/Mame Ali Conte

04/09/2007

Passeport biométriques au Sénégal

Sénégal: des passeports biométriques avant fin 2007 passeport

DAKAR - Le Sénégal va se doter de passeports biométriques avant la fin de l'année, avec le concours d'une société malaisienne, afin de résoudre les fraudes et les lenteurs dans la délivrance de ces documents, a annoncé le ministre de l'Intérieur, cité mardi par les médias publics.

Le gouvernement a signé lundi à Dakar avec la société Iris Corporation Berhad de Malaisie un contrat relatif à la fourniture au Sénégal de passeports à puce, a expliqué le ministre d'Etat Ousmane Ngom, d'après la Radio-télévision sénégalaise (RTS) et l'Agence de presse sénégalaise (APS).

"Le financement du système est sur le modèle BOT ("Built-Operate-Transfer", Construction, exploitation et transfert, NDLR), entièrement pris en compte par la société pour l'ensemble des sites de dépôt et les consommables y afférant", a déclaré M. Ngom, cité par l'APS (officielle).

Dans un contrat BOT, l'entreprise privée investit dans la construction de l'installation et l'exploite pour une durée donnée. L'Etat ou le service public rémunère l'opérateur pour la prestation, à un tarif couvrant les coûts de construction et d'exploitation.

Interrogé par la RTS sur le coût de ce contrat, le ministre n'a pas souhaité révéler de montant. Il a cependant indiqué que les passeports biométriques seront maintenus aux prix des passeports actuels (20.000 FCFA, 30,5 euros), même si "au regard de toutes les sécurités qu'ils offrent, (ils) devraient coûter 50.000 FCFA (76 euros)."

"La mise en oeuvre du système biométrique est prévue fin 2007 (...). Ces nouveaux passeports confortent notre ancrage au numérique concernant certains documents sécurisés", après le passage du Sénégal aux cartes d'identité et d'électeur numérisées, a encore déclaré Ousmane Ngom, cité par l'APS.

Les autorités espèrent ainsi régler définitivement le "lancinant problème de délivrance des passeports", mais également mettre fin aux falsifications et fraudes sur les documents de voyage, d'après l'agence.

Cette annonce suscitait mardi un certain scepticisme chez les Sénégalais, notamment ceux de la diaspora. Certains affirment être dans l'attente de leurs passeports depuis de longs mois, souvent plus d'un an, d'après le forum du site sénégalais d'actualités Rewmi.com.

Iris Corporation Berhad figure parmi les pionniers mondiaux dans la confection des passeports électroniques, et en a doté le gouvernement malaisien dès mars 1998, selon son site Internet.

D'après la même source, la compagnie développe ses technologies dans plusieurs pays en Asie, au Moyen-Orient et en Afrique. Elle a des projets de passeports électroniques notamment au Nigeria, en Somalie, Turquie et Nouvelle-Zélande.

01/09/2007

Scrabble: Un Sénégalais champion du monde

Scrabble : un sénégalais champion du monde


vichypodium
Le jeune Sénégalais Mactar Syllla, 22 ans, a remporté le lundi 6 août à Québec (Canada) le titre de champion du monde en Blitz (une minute de réflexion dans le jeu) de Scrabble. Aligné dans la catégorie des 18-25 ans, Mactar Sylla est le deuxième Sénégalais à avoir remporté le titre de champion du monde après le duo Ndongo Samba Sylla-Arouna Gaye, en 2006. Dakar abritera la 37e édition des championnats du monde de scrabble prévus du 18 au 27 juillet 2008.