31/10/2007

Diouf revient!

Le capitaine des Lions du Sénégal, El Hadj Ousseynou Diouf, qui avait annoncé sa retraite  internationale, a fait part dans un communiqué de sa décision de  retrouver l'équipe nationale. 

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     "Très sensible aux différentes interpellations à propos de ma  décision de suspendre mes activités au sein de l'équipe nationale  de football, j'ai décidé, avec humilité, de retrouver l'équipe  nationale de mon pays que j'aime profondément", a notamment  annonce le joueur, cité mardi par l'Agence de presse sénégalaise ( APS). 

 

     Dans plusieurs entretiens avec la presse nationale, l'attaquant de Bolton (D1 anglaise) avait annoncé son retrait motivé par la  gestion peu orthodoxe du football national. 

 

     Revenant sur les raisons ayant motivé l'annonce de sa retraite  internationale, El Hadj Diouf explique que c'est "l'amour" du  Sénégal "qui me donne parfois des larmes de tristesse et que je  partage avec tout le peuple sénégalais qui m'a poussé à mettre les acteurs du football devant leurs responsabilités". 

 

     "Aujourd'hui, je constate que de nombreux efforts ont été  consentis de la part de l'Etat, du ministère des Sports et de la  Fédération sénégalaise de football, quant à la préparation des  échéances à venir", a-t-il dit. 

XINHUA

Air Sénégal quitte RAM

Le Sénégal va prendre le contrôle d'Air Sénégal aux dépens de la RAM (Royal Air Maroc)

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Le Sénégal a annoncé mardi qu'il prendrait prochainement le contrôle d'Air Sénégal International (ASI), en visant une participation de 75% de la compagnie aérienne aux dépens de l'actionnaire majoritaire actuel, Royal Air Maroc (RAM).

 

"Le maintien de la gestion par la RAM ayant montré ses limites, le Sénégal décide de reprendre Air Sénégal International", a annoncé le ministère sénégalais des Transports terrestres et aériens dans une note reçue par l'AFP, précisant que cette décision fait suite à un déficit de plus de 19 millions d'euros accusé par la société.

 

"La recapitalisation de la société sera assurée uniquement par le Sénégal", avec une nouvelle répartition des parts dans laquelle "la partie marocaine conserverait 25% et le Sénégal 75%", a poursuivi le ministère.

 

Cette mesure doit prendre effet le 5 novembre lors d'une réunion de la Commission mixte entre les deux pays.

 

Depuis sa création en 2001, ASI est détenue à 51% par la RAM et à 49% par l'Etat sénégalais.

 

La compagnie, souvent présentée comme un modèle de coopération entre deux pays africains, était florissante à ses débuts en assurant la desserte de plusieurs pays ouest-africains et d'Europe au lendemain de la faillite de la compagnie Air Afrique.

 

Elle avait même été sacrée meilleure compagnie africaine en 2003.

 

Selon Dakar, la gestion d'Air Sénégal International par la partie marocaine "a enregistré une perte cumulée de 12,9 milliards de FCFA (environ 19,7 millions d'euros) au 31 décembre 2006 et plus de 11 milliards de FCFA (16,7 millions eur) pour le seul exercice de 2006", selon la même source.

 

A la suite d'une grève déclenchée en mars par les travailleurs sur fonds de revendications salariales, la RAM avait accordé un nouveau financement d'un montant de 10 millions d'euros pour permettre à la compagnie de se développer.

 

Récemment, l'annonce par Dakar de la création d'une nouvelle compagnie nationale, "Sénégal Air Teranga", chargée d'assurer les lignes intérieures, avait été perçue par beaucoup d'observateurs comme une volonté de Dakar de se démarquer de la gestion d'ASI.

 

Par ailleurs, le ministère a annoncé mardi la "dénonciation du contrat particulier qui le lie à l'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna) pour la gestion technique et commerciale de ses aérodromes".

 

Le Sénégal restera toutefois membre de l'Asecna, qui conservera ses compétences en matière de gestion de l'espace aérien, précise le ministère.

 

A Casablanca, la RAM a affirmé mardi dans un communiqué qu'elle avait proposé en avril, "à la suite d'une importante crise sociale", aux autorités sénégalaises "plusieurs scenarii de sortie de crise, parmi lesquels figurait la reprise par la partie sénégalaise de la majorité du capital ainsi que la gestion de la compagnie tout en maintenant le partenariat entre les deux compagnies à un niveau élévé".

 

La RAM "réitère sa volonté de maintenir le partenariat maroco-sénégalais dans le domaine du transport aérien à son niveau le plus élevé et exprime son attachement au développement d'Air Sénégal International".

AFP

30/10/2007

100.000 visiteurs

Juste MERCI! Un immense merci de visiter ce blog, ainsi que le site qui s'y rapporte. Site du coeur avec un pays et des gens que j'aime.

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29/10/2007

Youssou Ndour

A l'aise, alerte, jeune, Youssou N'Dour, 48 ans, publie Rokku Mi Rokka, son huitième album international - les cassettes et disques parus dans son pays, au Sénégal, sont un autre pan de sa carrière. Les deux sont d'ailleurs ici réconciliés sous forme d'un second CD de cinq titres bonus extraits de Alsaama Day, un disque de mblax, style qui a fait la fortune de Youssou N'Dour, paru à Dakar en avril.


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 Fabriquées pour danser, avec synthés et embardées vocales, ces chansons ravissent toujours et encore le public sénégalais, tandis qu'ailleurs, la qualité du travail musical de l'enfant de la médina séduit les partisans de l'audace. Ce double ancrage est sans aucun doute l'un des secrets du succès de Youssou N'Dour. En 2004, la star avait réalisé un coup de force : marier la musique africaine avec l'Egypte, dans Egypt, une ode à l'islam soufi des confréries sénégalaises. Violons, grand orchestre oriental, tambours et balafons. Aujourd'hui Youssou N'Dour change à nouveau de cap, partant à la conquête du Nord, en s'appuyant sur ses connaissances occidentales, machines et ordinateurs compris. Toucouleur par sa grand-mère, une griotte qui lui donna le goût de la parole et le don de la voix, le musicien a puisé l'inspiration de Rokku Mi Rokka (le titre est en pulaar, la langue des Toucouleur, soit 10 % de la population sénégalaise, alors qu'il parle et chante en wolof) aux frontières du Sénégal, de la Mauritanie et du Mali sahélien. LA SAGESSE DU BERGER Invité sur Rokku Mi Rokka, sous-titré en anglais Give and Take, le musicien "maure et toucouleur" Mody Ba y côtoie le chanteur né en Mauritanie Ousmane Guangue, ou encore le joueur de n'goni (quatre cordes, un son de banjo rural) Bassekou Kouyaté, complice de feu Ali Farka Touré. Ceux-là auront servi de passeurs pour un disque de parfaits métissages, que résume Pullo Ardo, chanson alerte dédiée à la sagesse du berger, où la batterie occidentale et fine d'Alain Berge apporte en légèreté, ou encore Baay Faal, du nom du fondateur d'une confrérie mouride, avec youyous et rythmes syncopés tricotés à la guitare électrique et soutenus par les gamineries du tama, le tambour à aisselle. 

Youssou N'Dour commente quarante-quatre ans d'indépendance du Sénégal (4-4-44, écrite en 2004), les combats de lutte (Sportif), l'intelligence humaine (Xel), l'unité africaine et tous ces sujets qui tiennent à coeur à cet infatigable militant des justes causes. Enfin, il retrouve celle avec qui il avait connu un succès planétaire en 1994, Neneh Cherry, ici en rappeuse avec son groupe cirKus. Loin de Seven Seconds, Wake Up (Africa Calling) est une sorte de reggae musclé pour penseurs positifs. C'est donc seul que Youssou N'Dour chante l'amour, avec un superbe Létt Ma ("irrésolution"), traversé par les éclairs d'une voix qui compte sans aucun doute actuellement parmi les plus belles au monde.

Le Monde  

Gare de Kelle

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Carte postale ancienne de la gare de Kelle

27/10/2007

Prêt de la France au Sénégal

FINANCEMENT - Prêt de la France au Sénégal : L’ambassadeur intransigeant sur la corruption

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En marge d’un point de presse sur le financement de la baie de Hann par l’Afd, l’ambassadeur Jean-Christophe Ruffin en appelle à la rigueur dans la gestion des fonds et met en garde contre les risques de corruption. Une manière de mettre diplomatiquement le doigt sur le mal actuel de l’économie sénégalaise.

 

Hier, en répondant à une question sur le financement que son pays vient d’accorder au Sénégal, l’ambassadeur de France à Dakar n’a pas manqué de montrer le niveau de confiance des bailleurs de fonds dans les capacités de gestion des gestionnaires sénégalais. Parlant du financement que l’Agence française de développement (Afd) vient d’accorder au Sénégal, pour l’assainissement de la baie de Hann, M. Ruffin a déclaré : «Avec ce type de projet, il faut être plus rigoureux. Il n’y aura pas d’espace pour la corruption. Les marchés qui seront attribués se feront sous forme d’appels d’offres, avec des entreprises qui auront des références sur la base de la qualité, de la technique.» Ces propos du diplomate français sonnent comme une dénonciation des pratiques en cours actuellement dans la passation des marchés publics au Sénégal, où le gré à gré et l’entente directe semblent être devenus la norme. L’ambassadeur français a ajouté que cette transparence a un prix : «Il y a aura plus de contraintes, plus de lourdeurs administratives, mais ce sera pour le bénéfice des populations.»

 

Ce financement de l’assainissement de la baie de Hann est le premier projet financé par prêt par la France, qui compte s’engager à hauteur de 19,6 milliards de francs Cfa, équivalent à 30 millions d’euros. Le projet global a été évalué à quelque 30 milliards de Cfa, déclare M. Jean Christophe Ruffin. En sus de ce montant global, la Banque européenne d’investissement (Bei) apportera un financement supplémentaire de 9 milliards 840 millions de francs Cfa (15 millions d’euros). «Le but de ce projet consiste à construire un réseau d’assainissement de la baie, afin d’améliorer de manière visible la situation environnementale et sanitaire de la baie», a expliqué l’ambassadeur Ruffin. L’ouvrage devrait être achevé en 2011. Les travaux devraient débuter en 2009.

 

Dans la conduite de ce projet, les bailleurs comptent associer les industriels, qui produisent 70% des déchets rejetés dans la baie. L’objectif est de parvenir au paiement d’une taxe par ces gros pollueurs, assure le directeur de l’Office national d’assainissement du Sénégal (Onas), Amadou Lamine Dieng. Il parle «de solution définitive, avec une station d’épuration, avec une implication du ministère de l’Environnement et des industriels. Le principe est de faire payer à ces industriels, une taxe sur la pollution». Pour cela, il faut que tout ce monde s’accorde sur les mécanismes d’accompagnement.

 

Le gouvernement s’engage sur les conditionnalités, qui consistent en l’adoption d’un Code de l’assainissement, qui est déjà élaboré, et fera l’objet d’une évaluation le 6 novembre prochain. Avant d’être soumis à un vote de loi à l’Assemblée nationale. La deuxième conditionnalité est la revue du contrat de performance entre l’Etat et l’Onas, pour créer les conditions favorables à l’accomplissement de ce projet, notamment la mise en place des moyens juridiques et institutionnels.

 

Safiètou KANE

Paaseports électroniques

PASSEPORTS NUMERISES :

Le Sénégal va-t-il payer 117 milliards pour un BOT

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Au sortir du premier Conseil des ministres après les vacances gouvernementales de cette année, le ministre de l’intérieur Me Ousmane Ngom avait déclaré devant la presse, avec une fierté évidente, que le Sénégal allait, pour la confection des passeports, entrer dans l’ère du numérique. Me Ousmane Ngom avait en outre précisé que le gouvernement venait de signer un accord avec une société malaisienne Iris Corporation Bhdhas

Comme l’accord était conclu sur la base d’un Bot -Build, own and transfer - (construire, gérer et transférer) de 25 ans, beaucoup pensaient que le Sénégal allait disposer d’un système de fabrication moderne de passeports sans être obligé de le financer avec son propre budget. On s’est demandé quel serait le coût financier de ce nouveau passeport sécurisé pour l’usager. Autre interrogation, comment maintenir le prix tout en sécurisant ce document de voyage ? La réalité est que le prix devrait même connaître une baisse du fait que le numérique coûte moins cher.

 

Nos investigations nous ont permis de constater que le débat se situe ailleurs. Le gouvernement a certes promis la confection 10 millions d’unités mais ne dit pas clairement qui va payer la note. Dans une déclaration datée du 05 septembre 2007 et faite à Kuala Lumpur, la capitale de la Malaisie, la société Iris disait ceci : The Senegal Government will pay a consideration of Euro 180 millions for the 10 millions units of electronic passports (E-Passports). That are scheduled to be delivered during the Bot period. « Le gouvernement du Sénégal va s’acquitter d’une rétribution de 180 millions d’euros pour les dix millions d’unités de passeports électroniques dont la livraison est programmée dans la période de la durée du Bot. » Comme on le voit, c’est plus de 117 milliards de F Cfa que le gouvernement se serait engagé à payer pour un projet qui va appartenir à une compagne étrangère pendant 25 ans.

 

Après cette déclaration, surviennent des éléments troublants. Le lien Internet http://www.iris.com.my/News/new_detail.asp ?id=210 qui renvoyait le visiteur à cette déclaration dans le site Web de la compagnie et visité par nos soins le 15 septembre dernier, oriente aujourd’hui vers une déclaration tout à fait différente parlant du même sujet.

 

Dans la première version, visiblement les dirigeants de Iris s’adressaient à leurs actionnaires et aux traders de la bourse de Kuala Lumpur. On y insistait plutôt sur le fait que Iris Corporation allait réaliser des résultats financiers très intéressants cette année à cause de l’accord conclu avec le Sénégal. Et la même déclaration donnait un autre lien Internet qui renvoyait à des informations sur les relations entre Iris et des sociétés turques et avec Ibm dans le cadre des joint-ventures. Ce lien aussi a disparu dans la deuxième version de la déclaration. Dans la version corrigée de la déclaration, on insiste sur l’importance que représente l’Afrique pour cette boîte, sans faire mention d’un payement quelconque. Il est également fait mention dans cette deuxième version d’une assistance fournie aux agents du gouvernement sénégalais chargés de la gestion du système. Avons-nous un Bot, qui signifie construire opérer et transférer ? Où sont les fonctionnaires du gouvernement payés par l’Etat, qui vont gérer le système au profit de la compagnie propriétaire pendant un quart de siècle ?

 

A t-on pensé aux questions de sécurité nationale posées par certains qui estiment que la fabrication des passeports est tellement sensible qu’elle ne devrait pas être entre les mains d’étrangers ?

 

Un autre élément troublant est que, depuis 2003, une compagnie américaine appartenant à des Sénégalais avait proposé aux ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères le même type de système mais uniquement pour les postes diplomatiques qui couvrent les Sénégalais de l’extérieur. Et le coût global de l’équipement et la conception des logiciels était seulement de 300 milles dollars américains ; environ 150 millions de FCfa.

 

Il ne restait à l’Etat qu’à acheter les talons de passeports. N’oublions pas qu’une fois le système crée, la compagnie sénégalo américaine allait le livrer au Sénégal, ce qui est une garantie que notre sécurité nationale restait entre les mains des nationaux. Il s’y ajoute que le mode de fonctionnement de ces sociétés garantit la transparence dans les opérations. La comptabilité publique du pays de l’Oncle Sam ne permet pas souvent de dépenses « non justifiées », même pour les compagnies privées. Les « perdiems » et autres « dessous de table » ne passent pas facilement dans leurs livres comptables.

 

Finalement la proposition avait fait l’objet d’un rejet automatique de la part du ministère de l’Intérieur qui arguait que le passeport Cdeao était soumis à une règlementation communautaire qui ne permettait pas un traitement national particulier. Au ministère des Affaires étrangères, par contre, l’offre avait suscité un réel intérêt.

 

Nos recherches nous ont permis de voir que l’offre des Sénégalais Américains n’était pas faite à la légère. C’était fait avec démonstration et croquis à l’appui :

 

Le cas des passeports numérisés n’est pas la seule expérience troublante entre cette boîte sénégalaise qui a aussi ses bureaux à Dakar. Bien avant la décision des autorités de faire fabriquer des cartes d’identité numérisées, elle avait soumis une première offre pour la fabrication de ces cartes.

 

Pendant que celles finalement retenues, accompagnées des cartes d’électeurs, ont fini de creuser un trou de plus d’une douzaine de milliards dans le Trésor public, le mode de financement qu’avait soumis la structure sénégalo américaine devait permettre à l’Etat de doter les citoyens de leur pièce d’identité gratuitement et de recevoir, au passage, des redevances annuelles payées par le contractuel.

 

Tout le financement de l’opération devait provenir des renouvellements et de la numérisation des permis de conduire en raison de 18.000 FCfa par permis. Les calculs étaient faits avec des projections qui attestaient clairement de la faisabilité.

 

Quand la démonstration était faite devant une haute autorité sénégalaise à l’époque, cette dernière n’a même pas voulu laisser l’ingénieur terminer son exposé. Sa réaction a été tout de suite d’appeler le ministre en charge du dossier des permis de conduire, pour lui demander de recevoir ces jeunes qui portaient cette offre.

 

Grande avait été la surprise des deux ingénieurs de se voir dire par un fonctionnaire du ministère en question que le permis américain qui est à la base de leur offre ne pouvait être accepté par le Sénégal, car n’étant pas un permis international. C’est comme si des millions de Sénégalais avaient besoin de conduire des voitures à l’étranger.

 

Résultats des courses, le contribuable sénégalais a fini par débourser des milliards pour les cartes d’identité et d’électeurs, là où l’Etat devait recevoir des redevances annuelles et par là même avoir l’occasion de créer du travail et de la richesse pour des nationaux.

DAME BABOU | SUD QUOTIDIEN     

26/10/2007

Des femmes dans l'armée

Sénégal: l'armée veut recruter ses premières soldates

 

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L'armée sénégalaise a lancé jeudi une campagne pour recruter d'ici à la fin de l'année 2.400 soldats, qui seront formés pour des unités combattantes et incluront pour la première fois de son histoire 300 jeunes femmes.

 

"Nous avions des filles médecins militaires, c'est-à-dire de la catégorie officiers. Mais maintenant, nous avons décidé d'élargir cet éventail au niveau des militaires du rang, c'est-à-dire ceux qu'on appelle communément soldats", a déclaré à l'AFP le colonel Ousmane Sar, chef de la Direction de l'information et des relations publiques des armées (Dirpa).

 

"Ce sera le premier contingent de jeunes filles. Dans un premier temps, nous voulons incorporer 300 filles (...) en trois fractions de 100", à compter de janvier 2008, a ajouté le colonel Sar.

 

L'opération de recrutement est prévue sur 45 jours à travers le pays. Elle a commencé jeudi à Podor, Matam (extrême nord) et Vélingara (sud), avec pour objectif de sélectionner au total 2.400 jeunes (18-23 ans) pour "la formation initiale du combattant", sur deux ans.

 

"Formation du combattant, car la finalité d'une armée, c'est l'engagement. On prépare la guerre en temps de paix", a expliqué le lieutenant-colonel Ma Boye, chef de la Division gestion et formation (DGF) des armées.

 

Pour Amsatou Sow Sidibé, présidente du Réseau africain des femmes travailleuses (Rafet), intégrer des femmes recrues est "une excellente chose", mais les futures soldates doivent "jouer le rôle noble".

 

Elles doivent être engagées "pour le maintien et la consolidation de la paix, la résolution des conflits. Parce qu'elles sont ou seront mères, elles ne doivent pas détruire des vies", a indiqué Mme Sidibé.

 

En attendant qu'elles puissent décider de leur carrière dans l'armée, "nos soeurs seront bien prises en compte", a assuré le dentiste commandant Pape Moussé Ndiaye, de la Direction de la santé des armées.

 

Tout a été préparé pour leur accueil, ont affirmé les officiers: les "textes réglementaires" ont été révisés, des "cadres d'emploi" définis pour les femmes, et les infrastructures réaménagées, notamment au centre d'instruction de Dakar-Bango (près de Saint-Louis, nord).

 

Ce centre, jusqu'alors "bastion masculin" et "creuset d'une certaine forme de virilité (...) va s'adapter à une nouvelle réalité", avec les futures soldates, a souligné le commandant Ndiaye.

 

"Mais nous ne ferons pas de dichotomie dans la formation. Elles vont subir les mêmes leçons, les mêmes modules, les mêmes rigueurs" que les jeunes hommes, a assuré le lieutenant-colonel Boye de la DGF. "L'objectif, c'est d'atteindre la parité, mais il faut que nos soeurs gagnent leur place dans l'armée".

 

Au-delà de la révision des textes et des infrastructures, l'arrivée des soldates implique aussi une autre adaptation pour leur hiérarchie: celle du langage courant.

 

"On parlait d'hommes de troupes, mais par rapport à l'exigence de féminisation, j'utilise (désormais) le terme +militaire du rang+", a avoué le lieutenant-colonel Ma Boye.

 

Le commandant Pape Moussé Ndiaye, lui, est déjà habitué à avoir des collègues femmes. Il a été formé à l'Ecole militaire de la santé (EMS) d'où sont sorties pour l'heure 25 Sénégalaises officiers, sans compter 36 autres toujours en formation pour devenir médecins militaires.

 

Mais, a-t-il estimé, il faudra aussi "préparer psychologiquement l'encadrement, parce qu'il devra être en mesure de prendre en compte cette approche +genre+."

 

AFP

25/10/2007

Piratage à Dakar

Une centaine d'arrestations, 18.000 faux DVD/CD saisis en 45 jours

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 Une centaine de commerçants sénégalais ont été arrêtés et 18.000 faux DVD, CD ainsi qu'un important lot de matériel informatique saisis à Dakar en 45 jours par les services sénégalais de lutte contre la contrefaçon, a annoncé mercredi à l'AFP la police.

 

"Une centaine de personnes ont été arrêtées en 45 jours et 18.000 DVD, CD, et cassettes audio et vidéo contrefaits d'une valeur de 30 millions de FCFA (près de 46.000 euros) saisis à Dakar et sa banlieue", a déclaré le chef de la Brigade nationale de lutte contre la piraterie et la contrefaçon, le commissaire Pape Mbacké Faye.

 

Une cinquantaine d'appareils comprenant des ordinateurs, des graveurs et des duplicateurs de DVD et CD, des imprimantes, des scanners et lecteurs DVD ont également été saisis au cours de cette période à la suite d'opérations de la police menées depuis début septembre, selon la même source.

 

Un journaliste de l'AFP a vu mercredi des sacs en plastique contenant le matériel saisi qui était entreposé dans les locaux de la Brigade, dans le centre-ville de Dakar.

 

Les personnes arrêtées, toutes des Sénégalais revendeurs de faux DVD et CD notamment, ont été interpellées à des carrefours de Dakar et sa banlieue. Elles ont été ensuite présentées à la justice, a indiqué la Brigade nationale de lutte contre la piraterie et la contrefaçon.

 

Parmi les personnes arrêtées, il y a "au moins quatre à cinq producteurs dont certains disposent d'un réseau de distributeurs", a-t-il été précisé.

 

Il n'a pas été possible dans l'immédiat de savoir si ces personnes ont déjà été jugées.

 

Au Sénégal, les auteurs de délit de contrefaçon encourent des peines de 3 mois à deux ans de prison avec amende, ou de simples amendes de 50.000 à 300.000 FCFA (de 76 à 457 euros).

 

Les faux DVD, CD et VCD saisis contiennent de la musique et des pièces de théâtre sénégalaises et des films étrangers, selon la police.

 

"Pour l'essentiel, c'est du matériel contrefait produit sur place. Une infime partie a été introduite frauduleusement sur le territoire national en violation des règles de protection des droits d'auteurs", a expliqué le commissaire Faye. Leur provenance n'a pas été précisée.

 

Une réunion sur la lutte contre la contrefaçon avait été organisée par le Sénégal et l'Organisation mondiale des douanes (OMD, 169 membres) en novembre 2006 à Dakar où 42.000 contrefaçons de DVD et CD, en provenance du Nigeria et d'une valeur de près de 92.000 euros, avaient le même mois été saisis à l'aéroport sur trois commerçants sénégalais.

 

Lors de la réunion de novembre 2006, le directeur général des douanes sénégalaises, Armand Jean-Jacques Nana avait déclaré que l'année 2006 était en passe de devenir celle "de tous les records" pour les produits contrefaits et piratés.

 

AFP

24/10/2007

Tourismes au Sénégal (suite)

Sénégal : Un tourisme aux multiples facettes   h_3_ill_733097_fleuve-senegal-dr

Plages et sports nautiques :

 Se reposer, profiter du soleil et de la mer en toute saison, pratiquer des activités sportives nautiques – le tout, si possible, avec une pointe d'exotisme –, voilà les objectifs de la plupart des personnes se rendant au Sénégal : le tourisme balnéaire représente près de la moitié des entrées.  Le séjour type consiste en une semaine de séjour dans un club de vacances ou un hôtel confortable, le plus souvent situé sur la Petite-Côte. Saly figure en tête du palmarès, mais d'autres localités sont également très prisées, telles que Toubab Dialo, M'bour, La Somone, Nianing ou Mbodiène. Non loin du centre de Dakar, la pointe des Almadies, Ouakam et sa célèbre vague droite, ou l'île de Ngor comblent les amateurs de sports nautiques, notamment les plongeurs et les surfeurs. Sur la Grande-Côte, au nord de la capitale, entre le lac Rose et Saint-Louis s'étend une immense plage de sable fin sur près de 200 km, ignorée du tourisme de masse, mais bien connue des concurrents du Rallye Dakar qui la longent en descendant de Mauritanie. Dans les îles du Sine-Saloum, par exemple à Mar Lodj ou à Niodior, les campements, rudimentaires ou plus luxueux, offrent la quiétude espérée, à peine troublée par les cris d'oiseaux. L'aéroport de Ziguinchor et celui de Cap Skirring permettent d'arriver directement en Casamance où d'autres lieux de villégiature attendent les amateurs de farniente et de dépaysement, par exemple à Abéné, à l'île de Karabane ou sur la longue plage bordée de filaos de Kafountine.  

 Tourisme d'affaires :

 Dakar – et notamment le quartier de Dakar-Plateau – joue pleinement son rôle de capitale et de grande métropole moderne de l'Afrique de l'Ouest. Elle accueille chaque année de nombreux congrès, salons professionnels, colloques universitaires et rencontres panafricaines ou internationales, sans oublier la Biennale de Dakar dédiée à l'art contemporain et le Rallye Dakar. Ce tourisme d'affaires bénéficie y d'infrastructures significatives, telles que le Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES), situé à proximité de l'aéroport international Léopold Sédar Senghor, ou l'hôtel Le Méridien, sur la pointe des Almadies, qui est doté de son propre palais des congrès. Quoique disposant généralement de peu de temps, les hommes d'affaires et les participants aux diverses manifestations pour profiter de la mer et du soleil, ou consacrer une demi-journée à l'île de Gorée toute proche.  

 Découverte du patrimoine  :

 Le tourisme culturel constitue l'une des autres motivations du voyageur. Certes, le climat et les termites n'ayant pas facilité les choses, le Sénégal dispose de peu de vestiges monumentaux d'un passé très lointain. Cependant les amateurs d'Histoire (voire de préhistoire en l'occurence), tiennent à visiter les cercles mégalithiques de Wassu, situés à la frontière sénégalo-gambienne.  En revanche la période coloniale a laissé son empreinte en de multiples endroits. Les hauts lieux en la matière sont l'île de Gorée et Saint-Louis, dont les balcons en fer forgés et les façades aux tons chauds créent une atmosphère au charme certain, même si les travaux de restauration sont loin d'être achevés. On trouve également quelques maisons de style colonial à Rufisque, près de Dakar, et à Ziguinchor, capitale de la Casamance. Si l'on compte aussi se rendre en Mauritanie ou lorsqu'on remonte le fleuve Sénégal, on peut contempler le château démesuré du baron Jacques Roger à Richard-Toll, le fort de Podor et celui de Bakel, voulus par Faidherbe, ou les mosquées omariennes en banco de style soudanais, sur l'île à Morphil. Parmi les constructions (beaucoup) plus récentes, les cases à impluvium d'Affiniam ou d'Enampore ou Séléki sont particulièrement dignes d'intérêt, de même que les maisons à étages de Mlomp, classées par les Monuments historiques. Quant aux musées, ils se trouvent pour la plupart à Dakar, tel le Musée d'Art africain, ou à Gorée, par exemple le Musée historique du Sénégal. L'art contemporain trouve sa place à la Biennale et dans les galeries de la capitale. Selon leurs goûts, les mélomanes se rendent au festival de djembé d'Abéné ou au Festival international de Jazz de Saint-Louis, mais la musique et la danse sont omniprésents dans le pays.  

 Tourisme de mémoire  :

 L'intérêt pour les lieux chargés d'Histoire, et notamment ceux liés à des événements dramatiques, comme par exemple les plages du Débarquement ou les camps de concentration, a conduit au développement d'un tourisme de mémoire. Au Sénégal ce type de démarche est presque exclusivement concentré sur la commémoration de l'esclavage et l'île de Gorée.  Les premières séquences du film Little Senegal de Rachid Bouchareb montrent ainsi des touristes noirs américains saisis par l'émotion en visitant la Maison des Esclaves. Même si dans l'intervalle les travaux des historiens ont montré que cet édifice, qui a bénéficié de la reconnaissance de l'UNESCO, n'a pas joué dans la traite négrière le rôle de premier plan que lui prête son charismatique et zélé Conservateur, la célèbre bâtisse rose reçoit pourtant près de 500 visiteurs par jour. Personne (ou presque) ne se rend à Dakar pour la première fois sans sacrifier à l'excursion à Gorée. De nombreuses personnalités ont aussi fait le voyage, tels le président du Sénégal Abdoulaye Wade, son prédécesseur Abdou Diouf, les présidents Bongo, Houphouët-Boigny, Lula, François Mitterrand, Jimmy Carter, Bill Clinton et George Bush[14], l'empereur Bokassa Ier, l'impératrice Farah Diba et sa mère, le roi Baudouin et la reine Fabiola, Michel Rocard, Jean Lecanuet, Lionel Jospin, Régis Debray, Roger Garaudy, Harlem Désir, Bettino Craxi, Nelson Mandela, Jesse Jackson, Hillary Clinton et sa fille, Breyten Breytenbach, les chanteurs James Brown et Jimmy Cliff ou encore le pape Jean-Paul II en 1992. Aux États-Unis des agences proposent aux touristes noirs américains des "Black-History Tours" qui leur permettront d'aller se recueillir sur la terre de leurs ancêtres et de méditer sur leur destin tragique. De fait les touristes américains sont peu nombreux hors de l'île. Léopold Senghor a sans doute pressenti les retombées d'un tel engouement lorsque, dès 1967, il remercie le Conservateur Joseph Ndiaye pour son éloquence et sa « contribution efficace au développement culturel et touristique du Sénégal »  

 Tourisme religieux :

 Certes, le Grand Magal de Touba – qui draine chaque année des milliers de pèlerins musulmans – ne peut guère être considéré comme du tourisme religieux. Cependant de nombreux visiteurs étrangers se rendent également dans la ville sainte pour contempler la Grande Mosquée ou le mausolée de Cheikh Ahmadou Bamba. Parmi les lieux de pèlerinage catholiques, le sanctuaire Notre-Dame de la Délivrance de Popenguine et le petit séminaire Saint-Joseph de Ngazobil figurent parmi les plus connus. La cathédrale de Dakar, l'église de Fadiouth et surtout l'abbaye de Keur Moussa, célèbre pour ses messes dominicales chantées, accompagnées à la kora, sont très prisées des voyageurs. Rites d'initiation et cérémonies animistes chez les Diolas de Casamance, chez les Bédiks ou les Bassaris dans le sud-est du pays, suscitent un intérêt grandissant. Les tour opérateurs les proposent parfois dans leurs catalogues, mais les difficultés d'accès et le caractère aléatoire des dates préservent encore ces populations d'incursions trop fréquentes.  

 Tourisme sexuel :

 Le développement rapide du tourisme de masse dans des contrées émergentes touchées par un taux de chômage élevé et dotées par ailleurs de plages de rêve, explique, en Asie du Sud-Est puis en Amérique centrale, l'apparition ancienne de certaines dérives, telles que la petite délinquance, la prostitution et la pédophilie, ou encore la propagation du sida et d'autres infections sexuellement transmissibles (IST). Par méconnaissance, ou pour ne pas ternir l'image du pays, le tourisme sexuel est un sujet longtemps resté tabou au Sénégal. Néanmoins le gouvernement avait pris quelques mesures draconiennes et en 2002 un Observatoire pour la protection des enfants contre les abus et l'exploitation sexuelle, "Avenir de l'Enfant" (ADE), avait été mis en place à M'bour par une ONG sénégalaise. Pour beaucoup la prise de conscience (douloureuse) s'est effectuée lorsqu'en 2003 la chaîne de télévision française M6, dans le cadre de l'émission Ça me révolte, a diffusé un reportage centré sur la station balnéaire de Saly, contribuant à alerter l'opinion internationale qui, jusque là, situait le tourisme sexuel principalement sur le continent asiatique. À ces pratiques condamnées par la loi, il faut ajouter d'autres phénomènes de société, comme les mariages entre Occidentaux d'âge mûr – des deux sexes – et jeunes ressortissant(e)s locaux[19]. Ce thème a été porté à l'écran dans le film réalisé par Laurent Cantet et interprété par Charlotte Rampling, Vers le sud. Certes, dans ce cas, l'action est située en Haïti, mais des situations semblables sont observées au Sénégal, et peut-être encore davantage en Gambie. Cure de jouvence pour les un(e)s, espoir d'un visa et d'une vie meilleure pour les autres, l'aventure réserve souvent quelques désillusions.   La nature : de la chasse à l'écotourisme : La période coloniale a probablement encouragé, ou du moins toléré, chez les Occidentaux séjournant en Afrique des comportements prédateurs, qu'il s'agisse de la chasse ou de la collecte d'objets rituels, voire de crânes de griots. L'heure n'était pas encore aux préoccupations environnementales et ces vastes territoires vierges ne semblaient guère vulnérables. Dans l'intervalle une prise de conscience a eu lieu et nombre de touristes sont désormais soucieux d'aligner leurs vacances sur leur démarche à la ville. Ils sont donc fort intéressés par les six parcs nationaux – le Parc national des oiseaux du Djoudj et celui du Niokolo-Koba sont parmi les plus connus – et les nombreuses réserves naturelles que compte le pays. Observer les oiseaux, explorer les bolongs, comprendre l'écosystème de la mangrove, réfléchir sur les effets du réchauffement climatique en pays sahélien, l'érosion du littoral ou l'économie de l'arachide, et le faire éventuellement en compagnie de guides expérimentés, voilà des activités qui l'emportent de plus en plus souvent sur les joies de la baignade ou s'y ajoutent. Au respect de la nature répond celui des populations. Il ne s'agit plus de porter sur les habitants de ces contrées un regard d'entomologiste, voire d'ethnologue, mais de les connaître en tant qu'êtres humains, de vivre quelques jours dans leurs communautés, tout en sachant que ce séjour participe à l'économie locale. Tourisme équitable, tourisme éthique, tourisme responsable figurent parmi les labels de cette nouvelle forme de découverte, initiée dès les années 1970 en Casamance où les premiers campements villageois autogérés furent créés. Cette formule séduit tout particulièrement les Français, mais également les Espagnols et quelques Américains. Si le touriste hypermoderne est attaché aux valeurs et aux responsabilités dont il se sent investi, il n'en apprécie pas moins, comme les autres, les routes en bon état et les hébergements sûrs !

22/10/2007

Délinquance à Mbour

MBOUR : TRAVAUX D’ASSAINISSEMENT. LE CHEF DES MANŒUVRES FAIT UN TROU DE 56 MILLIONS DE FRANCS.

 senegal 2006 098

La police va présenter au parquet de Thiès, Adama Ndiaye ,Babacar Ndiaye , Baba Ndoye et Modou Faye .Les mis en cause sont poursuivis pour divers délits ,vol au préjudice de son employeur ,abus de confiance ,menaces de mort et recel. Adama Ndiaye le chef des manœuvres des travaux d’assainissement a fait un trou de 56 millions de francs, suite à des forfaits ou vols répétés sur des matériaux de construction (fer et ciment).Son arrestation est suivie de celle de ses receleurs .D’autres éléments ont fini par le compromettre et le confondre

 

Les faits qui ont abouti à l’arrestation du sieur Adama Ndiaye remontent à la journée du 11 octobre 2007. Tout est parti d’une plainte déposée par le responsable du Gie « Saloum Saloum »spécialisé en génie civil et bâtiment contre un de ses employés, le chef des manœuvres au niveau de ses chantiers de réalisation de canalisations dans la commune de Mbour. Adama Ndiaye, le mis en cause est sous traitant auprès de Fougerolles .Il est reproché en cinq mois, d’avoir un manquant dans ses stocks de matériaux, essentiellement du fer et du ciment, d’une valeur estimée à 56 millions de francs. Au cours de la même journée aux environs de 7 heures ,Adama Ndiaye est surpris sur le point de charger une charrette de fer par un pointeur .Le responsable des chantiers fonde sa gouverne sur le fait et impute le manquant constaté à Adama Ndiaye.

 

Après l’échec de sa tentative de soustraire du ciment et du fer, il se fond dans la nature .Les limiers parviennent à le trouver et à l’épingler à Dakar dans le quartier Grand Yoff . Il avoue aux enquêteurs le vol d’une tonne de fer et de neuf tonnes de ciment. Il explique dans les détails sa manière d’opérer .Il choisit toujours l’aube pour charger du ciment et du fer après avoir la veille trouvé un client pour écouler le butin. Il balance ses receleurs. Ces derniers sont : Mbaye ou Babacar Ndiaye un réparateur de téléviseurs domicilié à Saly Niakhniakhal et un maçon habitant le quartier Château d’Eau à Mbour.

 

Mbaye Ndiaye reconnaît les faits de recel suite à son interpellation .Il confirme avoir reçu 34 sacs de ciment de son fournisseur épinglé .Il a revendu les vingt sacs c’est à dire une tonne à Modou Faye, un quincaillier de Saly Niakhniakhal à 3200 francs le sac .Il s’en sert pour construire une cantine.

 

Baba Ndoye nie d’avoir reçu du fer du mis en cause Adama Ndiaye .Des éléments de l’enquête confirment qu’il allait être servi dans la journée n’eût été l’interpellation du pointeur . Une zone d’ombre demeure .Le préjudice déclaré par l’employeur de 56 millions de francs est largement supérieur à l’estimation des forfaits reconnus par Adama Ndiaye. Ce dernier est aussi poursuivi pour d’autres faits d’abus de confiance portant sur un téléphone portable valorisé à 60 000francs et de menaces de mort évoqués par deux employés des chantiers. Ils ont déposé une plainte suite à son arrestation. Il faut signaler que le nommé Adama Ndiaye n’en est pas à son coup d’essai. Il a été une fois condamné pour le vol de câbles dans les chantiers de l’Anoci sur la corniche à Dakar.

Samba Niébé BA | SUD QUOTIDIEN

21/10/2007

Tourisme au Sénégal

Le tourisme étant un concept moderne – le mot tourism apparaît en Angleterre en 1811, on ne peut guère assimiler à des touristes les premiers navigateurs et les intrépides explorateurs qui s'aventurèrent tout d'abord dans la contrée, ou du moins le long de ses côtes. Leurs récits, du XVe au XVIIIe siècle, ne manquent pourtant pas d'intérêt. saly

A titre d'exemple, on peut mentionner le botaniste français Michel Adanson qui voyage au Sénégal à ses frais de 1748 à 1754 et en rapporte un nombre considérable de descriptions d'espèces animales et végétales, mais y fait également de nombreuses observations géographiques et ethnographiques. C'est à lui que le baobab, emblème du Sénégal, doit son nom, Adansonia digitata.  Le Touring-Club de France y organise des caravanes et dans les années 1930 un syndicat d'initiative est créé à Dakar. L'AOF devient une destination envisageable, voire une destination à la mode. Les brochures vantent ces paysages neufs, la diversité des peuples – « véritable damier ethnographique » –, la saveur des tams-tams, ainsi qu'une faune abondante à portée de fusil. Un numéro spécial de L'Illustration, consacré à « L'œuvre de la France en Afrique occidentale », décrit en 1936 « l'inexprimable et inépuisable attrait » de cette « nature ardente », inquiétante hier, mais accueillante aujourd'hui. Tout semble devenu facile : « En fait, l'AOF est la banlieue tropicale de l'Europe. ». Et de citer les propos d'un grand voyageur américain : « Mais votre Afrique c'est tout l'Orient de la Bible. Quelque chose que nous n'avons pas. Quelque chose que l'on n'a pas déjà vu. » La Seconde Guerre mondiale freine cet engouement, mais, au moment des indépendances, le Sénégal reste le seul pays à vocation touristique de la sous-région. Sa stabilité politique consolide cette position privilégiée. Au début des années 1970 l'État met en place une politique de développement du secteur, matérialisée notamment par la construction de plusieurs établissements hôteliers de grand standing. En 1973 le Club Méditerranée ouvre un premier village de vacances à Cap Skirring. La Casamance innove aussi avec les premiers campements villageois. Séduits par ces nouvelles possibilités en bord de mer, Européens et Américains affluent. Dans les années 1980 le tourisme est porteur d'immenses espoirs et l'on escompte alors le million de visiteurs annuels. La déception est au rendez-vous, car d'autres destinations apparaissent et le tourisme balnéaire ne détient plus le monopole des motivations. De même que le Sénégal a parfois profité des troubles au Maroc ou en Égypte, il a à son tour été privé de l'une de ses meilleures cartes pendant les quelques années du conflit en Casamance. Cette éclipse a profité indirectement à Saint-Louis qui a connu un véritable boum touristique dans les années 1990, profitant d'un engouement croissant pour la découverte de la nature et le tourisme culturel. Pendant que la Casamance perdait 16,9% d'arrivées entre 1999 et 2000, Saint-Louis accueillait 37,2% de touristes supplémentaires. Depuis le cessez-le-feu de 2004 la verte contrée a retrouvé le sourire. Après l'envolée spectaculaire des années 1980, les chiffres du tourisme ont donc marqué le pas. La durée des séjours est courte (à peine 4 jours en moyenne), le taux d'occupation des infrastructures d'hébergement – plus nombreuses – a diminué et le taux de retour est particulièrement faible pour le Sénégal. Les visites sont très inégalement réparties dans l'année et concentrées pour l'essentiel sur la façade atlantique. Il est vrai que, faute d'un véritable réseau ferroviaire et de routes en bon état, il n'est pas aisé d'atteindre l'est du pays. Une étude couvrant la période 1972-2003 a montré que le Sénégal était considéré comme une destination intermédiaire ou de second choix par les touristes, que les variables relatives aux prix affectaient négativement la demande et que les capacités d'hébergement la favorisaient. En revanche le niveau de revenu des vacanciers ne constituerait pas un facteur déterminant. De fait, en 2006-2007, on a observé une baisse de l'ordre de 15 à 20% des arrivées pendant la basse saison. Les professionnels du secteur ont analysé cette situation préoccupante et identifié plusieurs causes. Par rapport à ses concurrents, le Sénégal est handicapé par une fiscalité élevée, notamment un taux de TVA de 18%, le seul des pays membres de l'UEMOA à appliquer un tel taux. Le coût des facteurs de production (eau, électricité) a augmenté. Le parc hôtelier a vieilli et la promotion de cette destination, pourtant dotée de nombreux atouts, n'a peut-être pas été suffisante. Pourtant beaucoup d'efforts ont déjà été faits pour améliorer le réseau routier et désengorger la capitale. Pour rassurer les visiteurs, il était également nécessaire d'assurer leur sécurité et leur tranquillité dans quelques hauts lieux tels que le marché Sandaga de Dakar-Plateau ou le Lac Rose. Sans aller aussi loin que le héros du roman d'Aminata Sow Fall, La Grève des Bàttu le gouvernement a cependant annoncé la création d'une police touristique. L'Agence nationale de promotion du tourisme (ANPT) a été lancée en 2004. La première pierre d'un nouvel aéroport, l'aéroport international Blaise Diagne, a été posée en 2007. L'État espère désormais accueillir 1,5 millions de touristes à l'horizon 2010 et 2 millions en 2015, si possible mieux répartis dans le temps et dans l'espace. Combien sont-ils à présent ? En l'absence d'outils permettant de les comptabiliser, il est difficile d'être précis. C'est pourquoi l'instauration d'un visa d'entrée a été envisagée. Selon Pape Abdoul Niang, du Syndicat patronat de l’industrie hôtellerie et touristique au Sénégal [11], ils seraient aujourd'hui 700 000, mais ce chiffre semble élevé, par comparaison avec les données antérieures. Cela dit, si l'on en juge par le site du Ministère du Tourisme – non remis à jour depuis deux ans – la promotion de la destination Sénégal peut certainement encore progresser.

20/10/2007

Dakar propre?

Sénégal écologie entre en action    voiturecasse
Dakar oubliera bientôt, comme un mauvais souvenir, le décor constitué des épaves et autres carcasses de voitures qui peuplent jusqu’ici ses rues. C’est l’ambition de la nouvelle société dénommée Seneco (Sénégal Ecologie) qui vient de voir le jour au Sénégal. Ses promoteurs, Alioune Diop, ministre conseiller et Bachir BARCHI viennent d’être reçu, mercredi, en audience par le président de la République Me Abdoulaye Wade, en présence du Premier Ministre Hadjbou Soumaré et du ministre du Cadre de Vie et de l’Hygiène publique Mme Maïmouna Sourang Ndir. Les initiateurs du projet étaient venus au Palais pour présenter au président de la République le matériel de leur société composé essentiellement de camions qui seront utilisés pour l’enlèvement des véhicules et autres objets encombrants. La Seneco (Sénégal Ecologie) se donne comme mission de veiller à la salubrité de Dakar et des régions en les débarrassant des épaves qui jonchent un peu partout. Le président de la République a apprécié positivement l’arrivée de ces camions pour « débarrasser les véhicules et les pneus qui encombrent ». « Dakar est une ville encombrée et, depuis l’indépendance, on a essayé de faire quelque chose », a souligné le président Wade. Mais devant « l’écrasant nombre de camions, pièces détachées et autres, les gouvernements et mairies précédents ont cédé », s’est-il désolé. Quand aux propriétaires des véhicules qui envahissent les rues de Dakar, Me Abdoulaye Wade leur a demandé de les enlever avant l’arrivée des camions grue. Un délai raisonnable sera observé et au-delà l’enlèvement sera de rigueur. Il leur a demandé de poursuivre le travail dans les régions et le long des routes du Sénégal. Me Abdoulaye Wade a adressé ses félicitations au Premier Ministre, le ministre Alioune Diop, M. Bachir et les autres initiateurs qui ont travaillé conformément aux instructions qu’il avait données. M. Béchir Bachir travaille dans le ramassage des épaves en France. C’est pour l’avoir vu à l’œuvre que Me Abdoulaye Wade lui a demandé de faire la même chose au Sénégal. M. BACHIR a apporté des facilités dans le financement et la mise en place de la société. Le Président de la République a pris l’exemple des pays comme la France, l’Allemagne, la Suisse où il n’est pas permis que des épaves soient jetés dans la rue. « Je demande aux Sénégalais de m’aider. Tout ce que nos voulons, c’est la propreté de la ville. Nous ne voulons causer d’ennuis à quiconque, cependant nous ne laisserons personne dégrader l’image de la ville », a souligné le chef de l’Etat. Il leur a conseillé de ramasser les véhicules en panne dans la rue. « Si nous voulons que tout marche, il faut que chacun fasse les choses correctement », a-t-il conclu. Au nombre de vingt, les véhicules vont servir au ramassage des épaves qui sont diverses (véhicules, pièces détachés, pneus, etc.). Des bennes vont être mises à la disposition des entreprises qui pourront y jeter leurs véhicules usagés, des camions grue pour charger les épaves, des camions pelle autonomes et automatiques. Tout ce matériel permettra de faire des interventions rapides dans la ville de Dakar. Une fois récupérés, tous ces déchets seront acheminés vers le site de dépollution situé Sébikotane à 35 km de Dakar. Après démontage et dépollution, les pièces détachées iront dans les filières de revalorisation et de recyclage. Concernant les pneus qui constituent un grand problème partout, ils pourront être récupérés pour servir à faire des objets moulés, des aires de jeux pour les enfants, des tapis, des œuvres d’art, etc. MBAYE SARR DIAKHATE

19/10/2007

Hakuna Matata

"Hakuna Matata" Sur l'île de Mar Lodj, voilà un coin de paradis où "volupté, calme et beauté"... sont au menu.

Paillotes sur la plage d'Hakuna Matata D

 Accessible en pirogue (10h et 17h au départ de N'Dangane) vous pourrez y manger - excellent et pas trop cher - faire la sieste, juste dérangé par le clapotis de l'eau ou le chant de plus de 100 variétés d'oiseaux. Possibilité de pension sur réservation. Principalement LE rendez-vous des pêcheurs du Saloum. Nicolas et Olivier, les nouveaux patrons, vous attendent! http://hakuna.matata.free.fr

     

18/10/2007

Gisements au Sénégal

Fer, or, phosphate, zircon: le Sénégal, futur pays minier

Dakar a déjà signé un contrat de 2,2 milliards de dollars avec Arcelor Mittal.

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 Le Sénégal, qui a signé ces dernières semaines d’importants contrats miniers, notamment avec le numéro un mondial de l’acier Arcelor Mittal, mise de plus en plus sur les ressources de son sous-sol pour son développement économique. Le phosphate est le seul minerai actuellement exploité à l’échelle industrielle dans le pays, mais plusieurs projets d’envergure ont récemment été lancés pour l’exploitation du fer, de l’or et du zircon, ce dernier étant utilisé notamment dans la joaillerie.

17/10/2007

800.000 victimes du Palu

Le paludisme tue encore au moins 800.000 enfants en Afrique

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Si la lutte contre le paludisme a considérablement progressé en Afrique subsaharienne, cette maladie y tue encore au moins 800.000 enfants de moins de cinq ans chaque année, selon un rapport de l'UNICEF publié mercredi.

Intitulé "Paludisme et enfants", ce rapport présente une évaluation globale des progrès réalisés pour contenir cette maladie infectieuse transmise par le moustique anophèle. Il signale que, de 2004 à 2006, la production annuelle de moustiquaires imprégnées d'insecticide a plus que doublé, passant de 30 à 63 millions et qu'elles sont plus rapidement disponibles pour les communautés qui en ont le plus besoin. Des efforts restent pourtant encore à accomplir en Afrique subsaharienne car 34 pc des enfants souffrant de fièvre reçoivent des médicaments anti-paludiques, mais peu de pays ont augmenté leur couverture depuis 2000 et de nombreux enfants reçoivent par conséquent des médicaments moins efficaces. (Belga/GFR)

 

Bush en Casamance

Bush nomme son Monsieur Casamance

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La Casamance, cette région naturelle du sud du Sénégal, ayant une frontière commune avec la Gambie, la Guinée-Bissau et la République de Guinée, a désormais un spécialiste dans le dispositif de Georges W. Bush. En effet, Washington vient de nommer un «officiel américain» dont la mission sera de s’occuper quasi exclusivement de toutes les questions relatives à cette partie du Sénégal. Il en sera, en quelque sorte, «le point focal».

 

L’information a été donnée, lundi matin à Ziguinchor, localité située à 455 km au sud de Dakar, par la conseillère aux affaires publiques, à l’ambassade des Etats-Unis à Dakar. Mme Robin Diallo qui avait rendu une visite de courtoisie aux journalistes de cette partie du Sénégal, a annoncé ceci : « je pense qu’il est arrivé aujourd’hui (lundi) à Dakar. On aura quelqu’un de l’ambassade qui est chargé seulement de la Casamance ». Mme Diallo n’a pas révélé le nom de celui-là qu’on pourrait dorénavant surnommé le « Monsieur Casamance des Etats-Unis ». Elle ajoutera, toutefois, que ce dernier, à défaut de résider à Ziguinchor, sera très fréquent en Casamance.

Le « Media specialist » de l’ambassade des Etats-Unis à Dakar, M. Oumar Watt, a confirmé cette information. Selon lui, « il a été récemment décidé d’envoyer un officiel américain qui va séjourner ici en Casamance. Il sera certainement basé à Dakar ou à Ziguinchor ». En somme, poursuit M. Watt, c’est le « Point focal qui sera chargé de la Casamance, au niveau de la mission américaine au Sénégal ».

 

A la question à savoir quelle sera effectivement la mission de ce « Monsieur Casamance » du pays de Georges W. Bush, le « Media specialist » d’expliquer le caractère polyvalent de son cahier des charges. Si l’on en croit Oumar Watt, le « Point focal » dont on n’ignore encore le nom et la qualification, s’occupera des questions relatives à « la situation en Casamance : développement, processus de paix, accompagnement du processus de paix ; il sera le point focal. Il est déjà arrivé ».

 

La coopération sénégalo-américaine date de plusieurs décennies, maintenant. Elle a toujours été au beau fixe. Au point que certains présidents américains n’hésitent pas à rendre des visites de courtoisie et/ou de travail à leurs homologues sénégalais. En mars 1998, Bill et Hillary Clinton se sont rendus au Sénégal, pour 48 heures. C’était durant le magistère de l’ex-président Abdou Diouf actuellement secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie. En juillet 2003, Georges Bush a rendu visite à Me Wade.

 

Que cherche le pays de Georges W. Bush et pourquoi s’intéresse-t-il à la Casamance, au point de nommer une personne chargée quasi exclusivement de cette partie du Sénégal en crise irrédentiste depuis décembre 1982 ? L’on ne saurait répondre à cette interrogation, sans risque de se tromper. Mais une chose est sûre, depuis l’accession au pouvoir de l’actuel président de la République Me Abdoulaye Wade, le 19 mars 2000, la coopération entre Dakar et Washington a été comme redynamisée. La région de Casamance a eu à bénéficier d’un minimum de 15 millions de dollars entre 2000 et 2007. Ce geste entre dans le cadre d’accompagnement du processus de paix en cours en Casamance. Un processus qui a reçu, le 30 décembre 2004, un coup de fouet à Ziguinchor, avec la signature entre le gouvernement du Sénégal et le MFDC (rébellion casamançaise) un protocole d’accords de paix.

Prisonnier de Wade

Le journaliste sénégalais Moussa Guèye, écroué lundi pour "offense au chef de l'Etat", est "un prisonnier personnel" du président Abdoulaye Wade, a estimé mardi l'organisation Reporters sans frontières (RSF) dans un communiqué reçu par l'AFP à Dakar.


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 RSF se dit "stupéfaite par le placement sous les verrous de Moussa Guèye, directeur de publication du quotidien privé L'Exclusif, inculpé le 15 octobre 2007 d'+offense au chef de l'Etat+ et +diffusion de fausses nouvelles+ pour avoir évoqué, dans son journal, des « escapades nocturnes »  du président Abdoulaye Wade." "Le président sénégalais compte désormais un prisonnier personnel (...). Emprisonné en vertu d'une loi archaïque et grâce à des procédés iniques, ce journaliste doit être libéré", déclare l'ONG, selon laquelle M. Guèye est également accusé de "trouble à l'ordre public".  Moussa Guèye avait été interpellé le 8 octobre après la publication d'un article intitulé "Sorties tardives au Palais: les escapades nocturnes du président Wade" par L'Exclusif. Ce journal, dont l'audience est limitée, est basé à Rufisque, près de Dakar. M. Guèye avait été placé en garde à vue jusqu'à lundi, puis inculpé et écroué. La date de son procès n'était pas connue mardi. Le code pénal sénégalais, invoqué pour son dossier, punit d'un emprisonnement de 3 ans à 5 ans et d'une amende de 100.000 à 1,5 million de FCFA (d'environ 150 à 2.280 euros) les auteurs de manoeuvres et actes compromettant la sécurité publique, discréditant les institutions ou enfreignant les lois.. Ces dernières années, les autorités ont annoncé à plusieurs reprises leur volonté d'abroger ce texte voté il y a presque 30 ans. Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) avait également dénoncé l'incarcération du journaliste, estimant qu'il s'agit d'une tentative de "jeter la peur" dans la presse critique envers le pouvoir. 

15/10/2007

Ismael Lo en tournée

Ismaël Lô en tournée en Afrique Centrale ; le Gabon est sa 1ère destination. 

Du 23 octobre au 05 novembre prochain, la vedette sénégalaise Ismaël Lô, se produira à travers l’Afrique Centrale et notamment au Gabon. 

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Ismaël LÔ muni de sa guitare et de son harmonica a décidé pour cette presque fin d’année de parcourir le centre du continent en répondant à l’appel du Centre Culturel Français. Organisée par les Alliances Françaises ; Cultures France et le Centre Culturel Français, cette invitation est une belle occasion pour le chanteur de retrouver son public d’Afrique Centrale.

Que les inconditionnels de sa musique prennent note :

Ismaël Lô se produira à Libreville au Gabon le 23 octobre ; le 26 au C.C.F de Kinshasa en RDC ; le 28 à l’Alliance Franco/Angolaise de Luanda ; le 31 octobre au CCF de Brazzaville au Congo ; le 02 novembre à l’Alliance Française de Bangui République de Centrafrique et le 05 novembre au cinéma le Wouri de Douala au Cameroun

Problème à L'aéroport de Dakar

Grave crise à Léopold Sédar Senghor de Dakar: Quand Air Sénégal international fait languir des Guinéens sur fond de mépris

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La nuit du 12 au 13 octobre 2007 aura été, pour tous les passagers Guinéens en provenance de Dakar, par la Compagnie Air Sénégal International, celle de toutes les misères et de toutes les humiliations. Ce 13 octobre, au lieu de quitter Dakar a 4 h comme prévu sur le billet, ils n’ont quitté le sol Sénégalais qu’a 11 h, après mille difficultés, dans la plus grande indifférence des responsables de la Compagnie.

 

En effet, convoqués à 1 h 30, les passagers avaient remplis la salle d embarquement à 2 h, tant, pour des raisons diverses, ils étaient pressés de rentrer en Guinée.

 

Ainsi, à 4 h précises, Air Sénégal International annonce l’annulation de son vol 720, Dakar-Conakry, sans aucune explication.

 

Les minutes suivantes, deux jeunes, des bagagistes selon certains, d’à peine 20 ans, viennent demander aux passagers de donner leurs tickets d’embarquement pour enregistrement. Alors que ceux-ci s’attendaient à des explications plus claires sur cette décision unilatérale et injuste, ces jeunes étaient incapables de donner le minimum de renseignements sur les causes de ce report, encore moins sur le temps qu il va falloir mettre encore à Dakar.

 

Apres plusieurs heures de balades des passagers entre la salle d’attente et le siège de la Compagnie à l intérieur de l’Aéroport, au basket de ces deux jeunes désormais chargés de les gérer, les passagers sont réembarques vers l hôtel de l’Indépendance, au centre ville, à 6 h du matin.

 

Là aussi, des passagers qui espéraient être logés avec le minimum de commodité ont été plus que dessus. En effet, ce vieil hôtel de 20 étages, autrefois fierté du Sénégal n’ est plus que l’ombre de lui-même. Il est moisi, délaissé, démuni de lumière dans les chambres et dans les couloirs. « On a regagné nos chambres à la lumière des téléphones, rapporte un passager. Les couvertures étaient sales, les chambres non balayées, avec des toiles d araignée un peu partout, sur fond d odeur de pourri qui vous prend a la gorge », lance un autre.

 

« Alors que nous étions enfin installes dans ce camp de réfugies, a 9 h le téléphone sonne montez au 16e étage pour le petit déjeuner entend-t-on cracher au téléphone. A peine qu on arrive dans le restaurant, un autre communique est diffusé : le bus est au pied de l hôtel ; embarquement immédiat vers l Aéroport international Léopold Sedar Senghor ».

 

Et la course folle reprend. « On abandonne ce petit-dejeuner et on repart en courant vers les ascenseurs, avec les bagages, pour regagner les bus », précise Fanta.

 

Apres leur arrivée, les passagers doivent patienter 1 h encore avant d’être convoqués pour enfin embarquer dans l’avion.

 

Finalement, l’avion quitte le sol sénégalais a 11 h, sans aucune excuse de Air Sénégal international aux passagers, pour ce retard de 7 h, sur fond d’un mépris ostentatoire et répugnant. A propos, courroucé, Oumar, un passager, précise « ils ne le feront jamais a des Guinéens car pour ces Sénégalais, on est des moins que rien, nous Guinéens. Cela va continuer encore et encore, tant que le vol restera Dakar-Conakry et Conakry-Dakar. Si au moins, la Guinée n était qu un pays de transit, cela ne serait arrive qu en cas de force majeure. Mais autant que durera le statu quo, ce sera toujours des misères car c est la nième fois que ce genre de choses nous arrive avec cette compagnie ».

 

Le moins que l’on puisse dire est que cette attitude peu élégante n’est pas digne de la Compagnie Air Sénégal international, surtout vis-à-vis de passagers issus d’un pays voisin. Des retards ou des annulations de vol pour telle ou telle raison, c’est possible, et cela arrive à toutes les compagnies. Ce qui, par contre, reste très déplorable et qu’il faut refuser, c est la manière peu amène de gérer les problèmes. Ainsi, pour de nombreux passagers qui ont vécu cette situation, entre Guinéens et Sénégalais, Air Sénégal International aurait pu imaginer plusieurs autres scénarios qui s’inscrivent dans l’hospitalité africaine. Elle pouvait expliquer le motif de ce retard, éviter de faire promener les passagers dans l’aéroport, les loger avec le minimum de commodité. Ce n’était pas de la mer a boire tout ça. Ce serait une bonne manière de donner enfin un contenu concret au fameux slogan du terroir, claironné à tout bout de champ avec fanfare, mais platement appliqué : la Téranga.

Karim Bah

© Copyright Libre antenne

 

Crue à Saint Louis

Crue du fleuve Sénégal à Saint Louis : Sans dommages pour la ville

 

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Depuis six jours, la crue du fleuve Sénégal si redoutée à Saint Louis, est arrivée. Le phénomène est le plus souvent visible avec la montée de la marée. Et jusqu’à présent, aucun dommage n’est encore signalé dans la capitale du nord. Les spécialistes s’accordent à dire que la déviation des eaux par le canal de délestage et la gestion des lâchers au niveau des barrages ont beaucoup contribué à gérer les risques.

 

Depuis six jours, la côte du fleuve Sénégal flirte entre 140 et 145 cm et le débit du cours d’eau a atteint 1700 et 1800 m3 ." C’est à cette hauteur que les eaux avaient fait des dégâts pendant les inondations de 1999 et 2003." C’est le constat qui a été fait par M. Ibrahima Diop , le chef de la Division régionale de l’ Hydraulique de Saint louis , au cours de la visite des sites d’édification de la digue de Khor Eglise .

 

C’était en compagnie de l’adjoint au gouverneur chargé des Affaires administratives , M. Bouya Amar et du préfet de Saint Louis , Wiliam Manel. Pour M. Diop, depuis le 2 septembre où un maximum de 10, 34 mètres a été atteint à la station de Bakel ," nous avions imaginé tous les scénariis face à l’onde de crue qui devait mettre entre trente et trente cinq jours pour atteindre la capitale régionale. En amont, à Bakel, Matam, Podor et Dagana où les côtes d’alerte ont été dépassées , le phénomène ni les désagréments n’ont pas été constatés à Saint Louis , parce que d’une part , le rôle dissipateur du canal de délestage a correctement évacué le débit pendant la marée basse . D’autre part , les barrages ont également été d’une contribution fort appréciable notamment celui de Manantali qui nous a permis de stocker plus de 4 milliards de mètres-cubes d’eau en amont , le niveau d’eau aurait considérablement monté. Cela aurait eu beaucoup de conséquences au niveau de la vallée et du delta du fleuve Sénégal " a ajouté M. Diop.

 

Selon l’hydraulicien, le barrage de Diama a baissé considérablement son plan d’eau de retenue jusqu’à 1,49mètres parfois pour qu’à l’arrivée de la crue , le niveau de la crue puisse être modulé à Saint Louis. Ces actions combinées nous ont permis de faire une bonne gestion de la crue du fleuve " a ajouté M. Diop .

 

Néanmoins, avec l’appui de certains partenaires comme les forces armées, les sapeurs pompiers , certains transporteurs et la SVTP , nous avons pris la précaution d’ériger une digue de 1,5 km de longueur au niveau de Khor Eglise et de la cité Vauvert pour éviter toute mauvaise surprise en cas de débordement des eaux " a signalé le chef de la division régionale de l’ Hydraulique de Saint Louis .

 SALIOU FATMA LO 

13/10/2007

Production de coton

Production record de 52 421 tonnes de coton en 2007 

coton

Le Sénégal vient d'établir un record de production de coton graine, avec 52 421 tonnes de produits, au terme de la campagne agricole 2006-2007, a fait savoir la Société de développement et des fibres textiles (SODEFITEX).

 

"Au terme de la campagne de commercialisation 2006/2007, à la 3 494ème rotation qui marque le passage du dernier camion sur le pont bascule, 52 421 tonnes de coton graine ont été produites au Sénégal", indique la SODEFITEX dans le dernier numéro de son journal Renaissance Cotonnière, paru en septembre.

 

Le précédent record de production de la campagne 2003-2004 était de 51 646 tonnes.

 

Cette production a été obtenue avec 1195 kilogramme par hectare, ce qui constitue, selon la SODEFITEX, le meilleur rendement agronomique en Afrique de l'Ouest et du Centre.

 

Pour autant, souligne le journal, cette performance ne se traduit pas en résultats financiers, à cause de la baisse sensible des cours mondiaux du coton de l'ordre de 551 francs le kilogramme pour un prix de revient se situant entre 750 et 800 francs Cfa.

 

"Les résultats obtenus ont permis d'injecter 9,360 milliards de francs CFA dans la zone cotonnière", précise la SODEFITEX qui relève également une "excellente qualité" de la fibre par rapport à l'année précédente.

 

Ces résultats ont été obtenus grâce aux efforts de l'Etat qui a notamment apporté un appui de 1,4 milliard de francs CFA aux cotonculteurs, pour leur permettre de faire face à la flambée des cours des intrants, a-t-on indiqué de même source.

(XINHUA)

L'Islam au Sénégal

L’Islam au Sénégal, la honte ?

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S’il y a dans la communauté des pays islamiques, un et un seul qui doit faire la honte des musulmans, c’est bien le Sénégal. Ce pays d’environ 11 millions d’habitants, avec pas moins de 10.450.000 musulmans a en effet toutes les difficultés du monde pour célébrer, à l’unisson, les deux principales fêtes légitimes de l’Islam. Il s’agit de l’Aïd el Fitr et de l’Aïd el Adha appelées, au Sénégal, respectivement Korité et Tabaski.

  

Il est rare, vraiment rare de voir les Sénégalais, observer le jeune musulman en même temps et rompre celui-ci, 29 ou 30 jours plus tard, l’unisson. Et pourtant, ce pays n’est pas en tête de peloton des territoires, où cette religion est traitée en parent pauvre. Au contraire ! En ce sens qu’au Sénégal, non seulement l’Islam dit "standard", pratiqué dans la majorité des pays musulmans (ou islamiques, c’est selon), mais aussi des confréries y existent qui organisent tant bien que mal leurs fidèles pour une meilleure prise en charge de leur religion, notamment dans le cadre de la formation, des études, du suivi, etc. Nous ne saurions citer ici ces confréries pour ne pas frustrer certains fidèles.

 

Ce qu’il faut en revanche retenir, c’est qu’on peut énumérer au moins une douzaine de confréries religieuses au pays de la Téranga. Lesquelles, même si elles se réclament toutes de la religion du Prophète Mohamed (Paix et Salut d’Allah sur Lui), il n’en demeure pas moins qu’elles se différencient dans la pratique. C’est d’ailleurs cette "vision" de la religion qui fait la spécificité de chaque confrérie. Conséquence palpable : la division dans le respect des préceptes élémentaires de l’Islam.

 

Rares, en effet, et on se répète, sont les cas où tous les Sénégalais observent en même temps le jeune, la Korité et la Tabaski. Le dernier exemple aura été la clôture du mois de Ramadan 2007. Car, si certains fidèles ont jugé nécessaire prier jeudi dernier (à Niary Tally, un quartier de Dakar), d’autres ont cru devoir faire la même pratique Vendredi (une partie des régions de Louga au Centre du Sénégal et de Matam au Nord-Est, et Patte-d’oie un autre quartier de Dakar), alors que d’autres enfin, la majorité des Sénégalais, pensent pouvoir attendre Samedi. Il n’est pas exclu que d’autres Sénégalais (une autre infime partie), prient en définitive, Dimanche.

 

Or, la même pratique est tributaire de l’apparition du croissant lunaire, comme voulu par les textes islamiques, que nous nous gardons volontiers, de rappeler ici. Est-ce alors à dire que les Sénégalais voient apparaître deux, trois et même quatre croissants lunaires « tout neufs ». Où, est-ce que certains se fient au tout premier croissant apparu dans tel ou tel autre pays musulmans de la planète ? La gisent les questions auxquelles les Sénégalais doivent trouver des réponses, les meilleures réponses qui soient. Vendredi, l’ancien Premier ministre sénégalais, et Chef de file de l’Alliance des Forces de progrès (opposition) M. Moustapha Niass, a préconisé une concertation nationale pour solutionner ce problème.

 

Car, en définitive, c’est justement pour faire taire leurs divergences relativement à l’apparition du croissant lunaire, et qui font honte des musulmans du monde, qu’une commission chargée de l’observation de ce sésame, a été mise sur pied dans les années 90. Rappelons que malgré ces comportements des musulmans dans ce pays de l’Afrique occidentale, l’Organisation de la conférence islamique (Oci), compte y tenir son prochain sommet les 13 et 14 mars 2008. Ainsi, pour la deuxième fois, en l’espace de 16 ans, le 11ème sommet de l’Organisation de la conférence Islamique (Oci), se tiendra, en terre africaine du Sénégal. Le premier sommet du genre, organisé dans ce pays, remonte à 1991.

 

Déjà, pour accompagner les efforts de Dakar de mieux se préparer dans le sens d’un accueil digne de ce nom, un accord de prêt de 10 millions de dinars koweïtiens correspondant à environ 17 milliards de francs Cfa du Fonds koweïtien pour le Développement économique Arabe (FKDEA) a été signé, récemment, par le Directeur général dudit Fonds, M. Abdulwahab Al-Bader et M. Abdoulaye Diop, ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances.

 

12/10/2007

fin du Ramadan

C'est la Korité au Sénégal...

korité

La fin du Ramadan,

Belle fête à tous mes Amis du pays de la Téranga!

09/10/2007

Les enfants talibés

Les enfants talibés : Une réalité quotidienne au Sénégal.

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Dans toutes les sociétés, il est reconnu que les enfants doivent être protégés et guidés pour se développer tant physiquement que mentalement. Malheureusement, tel n’est pas toujours le cas et les enfants sont parfois livrés à eux-mêmes sans aucune porte de secours.

  

En effet, dans certains pays comme le Sénégal, on rencontre des enfants dans les rues, aux marchés ou dans les stations de bus, etc. Ces enfants portent des vêtements sales et déchirés, des boîtes de conserve dans leurs fragiles mains dont ils se servent quotidiennement pour faire la quête dont ils dépendent pour survivre. On les appelle les enfants talibés.

 

Les talibés sont des élèves âgés de 5 à 25 ans qui reçoivent d’un marabout (religieux ayant approfondi divers aspects de la religion musulmane) un apprentissage gratuit du Coran. En échange, les talibés s’acquittent de divers services comme des travaux domestiques, mais payent également de l’argent au marabout, en guise de payement pour leur formation. C’est pour cette raison que la plupart des talibés, surtout les enfants qui ne disposent pas d’autres revenus, passent la majeure partie de leur temps dans les rues à quêter non seulement leur nourriture, mais également de l’argent pour leur maître.

 

L’éducation des talibés se dispense dans les daaras qui sont des écoles coraniques situées, la plupart du temps, loin du village et parfois même à l’étranger. Au Sénégal, les talibés ont toujours fait partie du décor historique et culturel du pays. Mais aujourd’hui, ce sont les enfants qui sont de plus en plus affectés par ce système et leurs conditions de vie prennent aujourd’hui une tournure catastrophique. En effet, certains marabouts mal intentionnés obligent ces enfants à mendier et leur imposent parfois un certain montant d’argent à rapporter quotidiennement sous peine de châtiments corporels et d’insultes.

 

Ce phénomène devenu incontrôlable au Sénégal depuis les années 80 peut être expliqué, entre autres, par deux facteurs : la religion /la culture et l’économie du pays.

 

Les facteurs religieux et culturel

 

L’identité culturelle d’une communauté est, dans la plupart des sociétés, indissociable de l’identité religieuse. En effet, la culture et la religion sont si fusionnées, notamment dans les pays où la religion joue un grand rôle comme au Sénégal, qu’il est parfois difficile de distinguer la différence entre ces deux facteurs.

 

Au Sénégal, la population, en majorité musulmane (90 % de la population), attache beaucoup d’importance à la religion. Par conséquent, beaucoup de parents musulmans n’hésitent pas à envoyer leur progéniture chez des maîtres coraniques pour y apprendre le Coran dont les préceptes devront guider leurs comportements quotidiens durant toute leur vie.

 

L’importance accordée à la religion et le prestige dont bénéficient les marabouts en tant qu’autorité morale fait d’eux des hommes craints et respectés dont la parole et les actions sont rarement remises en question. Ce statut qui leur est conféré explique, par ailleurs, pourquoi les marabouts qui abusent de leur pouvoir en incitant les enfants à la mendicité ne sont pas dénoncés.

 

Le facteur économique

 

Le Sénégal est parmi les pays les plus pauvres d’Afrique et beaucoup des familles sont si démunies qu’elles parviennent difficilement à subvenir aux besoins de leurs enfants. Ainsi, en confiant un enfant à un marabout, ils font d’une pierre deux coups : ils ont une charge de moins tout en s’acquittant d’une obligation morale et religieuse.

 

Dans la même veine, la pauvreté est l’une des raisons qui incitent certains marabouts à envoyer les enfants talibés mendier. En effet, ces religieux ne reçoivent pas toujours le support financier escompté de la part des parents ou du gouvernement. Pour s’en sortir, ils doivent se débrouiller pour éviter la fermeture des écoles coraniques. Dans ce cas, la mendicité devient une solution pour parer à ce problème.

 

Pour comprendre la pénurie que connaît aujourd’hui l’Afrique, il importe d’en évoquer les causes principales, entre autres, les perturbations qu’éprouve le secteur agricole. Celles-ci sont provoquées notamment par les calamités environnementales comme la sécheresse, l’érosion du sol, les invasions acridiennes ainsi que par les conflits multiples qui défient toute organisation dans tous les secteurs. Ensuite, le manque d’infrastructure adéquat, de modernisation de l’agriculture et d’équipements sans parler des conséquences engendrées par le commerce international viennent s’ajouter à ce triste tableau. En effet, depuis l’avènement du libre échange, le domaine agricole achoppe à une impasse flagrante. Pour briser la concurrence, les pays du Nord subventionnent les produits agricoles qui sont vendus à un prix bas sur le marché mondial, devançant ainsi les paysans du Sud qui n’obtiennent aucun support gouvernemental. Or, le secteur agricole est le moteur de l’économie africaine et occupe, au Sénégal, les deux tiers de la population dans les villages.

 

Les pistes de solution

 

Les enfants sont des êtres fragiles et leur place n’est pas dans les rues, mais à la maison ou sur les bancs de l’école. En effet, une éducation facilement accessible doit être dispensée aux enfants de la rue pour leur assurer un avenir meilleur. Certes, l’école coranique n’est pas ce qu’on pourrait attendre d’une scolarisation normale mais, en l’acceptant telle quelle, le gouvernement et les parents devraient du moins contribuer financièrement aux dépenses de cette institution afin que les maîtres puissent se passer de la mendicité des talibés.

 

Une autre action à prendre serait de sensibiliser les parents sur l’importance de leur prise de responsabilité envers leurs enfants au lieu de les confier aveuglement aux marabouts. Dans le même ordre d’idées, le gouvernement sénégalais devrait se pencher sur les mesures stratégiques de lutte contre la pauvreté pour assurer la sécurité alimentaire des citoyens, notamment dans les terroirs où l’agriculture est délaissée, ce qui plonge les populations dans une pauvreté de plus en plus accrue.

 

Par ailleurs, il va s’en dire que tous les efforts doivent être accompagnés d’une législation efficace et opérationnelle pour les personnes qui ne respectent pas les droits des enfants. À cet effet, des sanctions rigoureuses devraient être appliquées aux marabouts qui ne respectent pas les lois et qui abusent de leur autorité en maintenant ces enfants talibés dans une sorte d’esclavage.

 

Retraite pour El Hadji Diouf

Sénégal - El Hadji Diouf annonce sa retraite internationale

 diouf

El Hadji Diouf, capitaine de l'équipe de football du Sénégal, a annoncé lundi qu'il ne porterait plus les couleurs de la sélection nationale, en dénonçant la mauvaise gestion des dirigeants de sa fédération à six jours d'un match amical contre la Guinée.

 

"Je maintiens ma décision de me retirer de la sélection. Je vais aller jusqu'au bout", a déclaré Diouf, qui s'exprimant à l'antenne de la radio privée RFM, confirmant une annonce publiée samedi par le quotidien privé L'Observateur.

 

Cette retraite ne serait "pas la fin du monde", a ajouté El Hadji Diouf.

 

L'attaquant de Bolton (1re division anglaise) a expliqué avoir été poussé à cette décision par les dirigeants sportifs sénégalais, qu'il a accusés de manquer d'organisation et de considération envers les joueurs.

 

Certains joueurs convoqués pour des rencontres internationales "paient leur billet d'avion", et rencontrent des difficultés à se faire rembourser, a-t-il indiqué, évoquant également des problèmes pour percevoir des primes dues.

 

Le Sénégal doit rencontrer la Guinée en match amical le 14 octobre à Saint-Ouen (près de Paris) dans le cadre de sa préparation de la phase finale de la CAN-2008, prévue en janvier-février au Ghana.

 

"Trop, c'est trop!"

 

"Trop, c'est trop! (...) Il y a des choses qu'il faut mettre au point" avant la phase finale de la CAN, a-t-il encore assuré.

 

Interrogé par la radio, il a reconnu avoir été contacté par des "bonnes volontés" pour le faire revenir sur sa décision. Il n'a pas souhaité donner de nom, mais la radio a notamment cité le chanteur Youssou Ndour, par ailleurs propriétaire du groupe de presse Futurs médias, englobant RFM et L'Observateur.

 

Ce n'est pas la première fois que El Hadji Diouf critique les dirigeants du football national.

 

En février dernier, il avait boycotté un match amical contre le Bénin, joué à Rouen (France), en dénonçant "un amateurisme" des responsables de la Fédération sénégalaise de football (FSF).

 

El Hadji Diouf, deux fois élu joueur africain de l'année (2001 et 2002), a par ailleurs indiqué qu'il continuerait à jouer à Bolton, un "choix du coeur", démentant des rumeurs annonçant son départ prochain de ce club.

 

Ancien joueur de Lens (1re division française), il est sous contrat jusqu'à l'été 2009 avec Bolton, où il est arrivé pendant la saison 2004-2005 en provenance de Liverpool.

 

Il fait partie des "cadres" parmi les "Lions" (surnom de l'équipe nationale) avec lesquels il a vécu des moments de gloire en remportant le titre de vice-champion d'Afrique à la CAN-2002 au Mali, avant d'atteindre la même année les quarts de finale au Mondial en Asie, pour sa première participation à cette compétition.

 

Depuis cette période glorieuse, les "Lions" n'ont pas su retrouver un niveau de jeu équivalent, d'après les observateurs.

 

Le Sénégal avait été éliminée de la CAN 2004 en quarts de finale, n'était pas parvenu à se qualifier pour le Mondial 2006 en Allemagne et s'était classé quatrième à la CAN 2006. (AFP)

08/10/2007

Le Wilis vogue...

LE WILIS - Reprise des rotations du Wilis :

 WILIS

 L’état des toilettes et le service au restaurant décriés

Après la suspension de ses rotations pour défaillances techniques, Le Wilis, le seul bateau qui désenclave la partie Sud du Sénégal par la voie maritime, reprend ses activités. Pour ce premier voyage test, six semaines après sa mise au carénage, certains voyageurs apprécient tandis que d’autres déplorent déjà l’état sanitaire des toilettes publiques et la qualité du service au niveau du restaurant.

Après avoir suspendu ses rotations sur la liaison maritime Dakar-Ziguinchor-Dakar dans la nuit du 15 au 16 août dernier à cause d’une panne en haute mer, Le Wilis a repris services dans la nuit 5 octobre à 20 heures pour arriver à Ziguinchor à 11 h passées de quelques minutes (soit 16 heures de voyage) avec, au moins 200 passagers à son bord, selon Moustapha Mankadia, chef du staff du Wilis à Ziguinchor.

A leur arrivée à la gare maritime, les voyageurs ont apprécié, de manière différente, le voyage dans son ensemble.

Pour certains, le voyage a été formidable. C’est le cas de M. Mbow : «On est parti hier (Ndlr : vendredi) de Dakar à 20h et on est arrivé à Ziguinchor à 11h 10. Le voyage est formidable. On n’a rien à dire, pour le moment. Pas de soucis.» Même son de cloche chez l’adolescente Sénabou Fall, âgée de 13 ans : «Le voyage s’est bien passé. Je n’avais pas peur de prendre le bateau pour rentrer en Casamance», indique-t-elle en souriant.

Pour un couple d’origine italienne, Flavio Alba et Virginie Rousseau, le voyage s’est déroulé dans de bonnes conditions et ils disent être contents d’arriver en Casamance par Le Wilis. Si certains voyageurs apprécient le voyage et indiquent qu’ils n’ont aucune remarque à faire à l’endroit des autorités de la Somat, d’autres par contres disent le contraire. Ces derniers fustigent, en effet, le service au niveau du restaurant et l’hygiène des toilettes publiques.

«PAS ASSEZ DE NOURRITURE POUR TOUT LE MONDE»

Selon Abbé Achille Djihounouck, qui a avoué qu’il n’a senti aucune secousse et a été surpris de constater qu’ils sont arrivés tôt à Ziguinchor, laisse entendre que le service au restaurant a été défectueux. «Ils ont voulu ouvrir le restaurant à 22 heures, mais finalement ils ont ouvert plus tôt que prévu et n’ont pas pu satisfaire toute la forte demande des clients qui voulaient manger. Il n’y avait pas assez de nourriture pour tout le monde. Moi-même, je suis allé me coucher sans dîner. Le poulet, les pommes de terre frites et ils ont fini avec du poisson, pommes de terre frites, des omelettes, de la salade constituaient le menu. J’ai beaucoup déploré le fait que le service au restaurant n’ait pas été au rendez-vous, parce qu’à un certain moment, on nous disait qu’il n’y avait plus de poulet», regrette le prélat avant d’ajouter qu’un monsieur qui était assis à côté de lui a énergiquement réagi. Parce qu’il s’est senti lésé par rapport à la commande qu’il avait faite avant qu’on ne lui serve un menu de 4 500 francs de poisson.

Un autre jeune sénégalais du nom de François Tendeng revenant de vacances d’Allemagne avec un groupe de jeunes allemands avec qui il a effectué le voyage, déplore également le service du restaurant du Wilis. «Nous sommes arrivés au resto pour manger à 21h. Mais, finalement, on a pris notre repas à 23 heures», nous confie-t-il.

De l’avis de Ousmane Ndiaye, un autre Sénégalais qui a voyagé à bord du Wilis, si le dîner était insuffisant au point de ne pas pouvoir satisfaire tout le monde c’est parce que «les autorités de ce navire ont certainement pensé que les gens allaient avoir peur de voyager à bord et qu’il n’y aurait pas beaucoup de clients».

LA DIRECTION DU WILIS ACCUSEE D’EMPRESSEMENT

Pour ce jeune expatrié d’Allemagne, François Tendeng, les manquements constatés dans la restauration sont tolérables. Mais, pour lui, le point crucial en matière de transport d’êtres humains, ce sont les toilettes. Il soutient qu’il y a encore des choses à faire dans le bateau, même si ce premier voyage s’est bien déroulé dans l’ensemble. Il estime qu’il est important de parler de certaines choses comme le côté sanitaire, parce que, à son avis, ça ne va pas du tout pour un bateau qui revient du carénage.

D’après toujours M. Tendeng, les toilettes sont dans une situation très déplorable, il y a beaucoup d’eau partout, elles ne sont pas utilisables. «C’est vraiment le grand manquement. Il faut que les gens puissent aller aux toilettes correctement, que les portes des toilettes publiques se ferment et que les robinets soient fonctionnels. Ceci, tout simplement, pour permettre aux passagers d’être dans de bonnes conditions durant les 16 heures que dure le voyage sans que cela ne coûte beaucoup de millions à la Somat», conseille-t-il.

M. Diop, dira que la Somat était «pressée de remettre à l’eau Le Wilis, parce que même s’il était en réparation, l’Etat du Sénégal continuait à pa-yer sa location. Selon lui, puisqu’il y a le bateau Aline Sitoé qui va remplacer sous peu Le Wilis, l’Etat du Sénégal n’a pas jugé utile de dépenser beaucoup d’argent sur un navire qui va être bientôt remplacé. «C’est la raison pour laquelle l’état sanitaire des toilettes publiques du bateau n’est pas au rendez-vous. Ce qui est très déplorable pour une société comme la Somat.»

DENEGATIONS DE RESPONSABLES DU WILIS

Interrogé sur les accusations des voyageurs, M. Belhadj, le responsable du restaurant du Wilis, explique que si le service au niveau du restaurant a commencé à 21 heures, c’est parce que le chef du restaurant avait jeûné et a pris un tout petit peu de temps pour manger, pour faire la rupture avant de commencer. M. Belhadj a nié en bloc les accusations de certains voyageurs selon lesquelles le service faisait défaut au niveau du restaurant, des passagers ont tapé sur la table avant d’être servis et que certains se sont couchés sans avoir mangé parce qu’il n’y avait pas à manger pour tout le monde. «Je ne crois pas qu’il y a quelqu’un qui voulait dîner et qui n’a pas trouvé de quoi manger. Parce qu’il y a même le directeur technique du Wilis qui était dans le restaurant et qui a demandé au chef du restaurant de commencer à servir à partir de 21 heures», renseigne-t-il.

Revenant sur l’aspect sanitaire des toilettes publiques du Wilis, M. Belhadj dira qu’il n’y a rien à déplorer sur ce point, car elles sont nettoyées toutes les 30 minutes.

M. Moustapha Mankadia, le chef du staff de la Somat à Ziguinchor que nous avons interrogé sur l’état du navire avant son arrivée, ne rame pas à contre-courant de ses collègues. «Du travail a été fait au niveau du bateau, non seulement pour l’améliorer, mais aussi pour faire plaisir aux clients qui prennent le bateau pour voyager dans les deux sens Ziguinchor-Dakar ou Dakar-Ziguinchor», indique M. Mankadia.

Moustapha Mankadia promet que, d’ici le 15 octobre prochain, le navire risque de refuser du monde à Ziguinchor, tout comme à Dakar. Parce que, tout simplement, les gens aiment voyager à bord du bateau.

Erick Salemon BASSENE

 

Le goût du Sénégal

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Un site très intéressant sur le Sénégal: http://legoutdusenegal.com/?p=242

Pauvreté au Sénégal

Recul ou accentuation de la pauvreté au Sénégal ?

 pauvre
 

Se fondant sur une enquête relative à l'état de la pauvreté au Sénégal couvrant la période 2000-2005, le ministre de l'Economie et des Finances, visiblement satisfait, déclare sans sourciller que la pauvreté a régressé de 13 points pour atteindre le niveau de 48 % dans notre pays. S'il reste évident que, dans une situation caractérisée par la manifestation de contre-performances économiques et la dégradation des conditions de vie et d'existence des Sénégalais, l'enquête matérialise un repli de la pauvreté sur un passé lointain, il n'en demeure pas moins criard que la paupérisation devient de plus en plus grandissante de nos jours au Sénégal. Le problème ne consiste pas à dire aux Sénégalais que la pauvreté a reculé entre 2000 et 2005, en ayant les yeux rivés sur le passé tel un passéiste, mais il s'agissait, à partir de l'enquête, d'indiquer l'état actuel de la pauvreté, plus particulièrement de déterminer les tendances pour 2008 et 2009.

Gouverner, c'est prévoir et c’est justement en fonction de la prise en compte des projections sur le futur que nous pouvons mettre en place des mesures anticipatrices susceptibles de renverser les tendences défavorables. Or, en 2006 et 2007, période pendant laquelle nous avons connu une chute des taux de croissance économique (2, l % en 2006 et moins de 3 % en 2007), en deçà du taux de croissance démographique, une hyper inflation et un effondrement du monde rural, l'intensité de la pauvreté a évolué à la hausse corrélativement aux variations sensibles à la baisse des taux de croissance économique en raison des liens de causalité. Le ministre de l'Economie et des Finances en évoquant les résultats de l'enquête sur la période 2000 - 2005 devrait, surtout faire l'état des lieux en 2005, 2006 et 2007 et dresser les tendances pour le futur. Cette présentation complète aurait l'avantage d'être plus instructive de l'état de la pauvreté au Sénégal, si bien qu'elle n'aurait pas permis le cas échéant une autoglorification .

 

En mettant même de côté les interrogations que nous sommes en droit de nous poser sur la conformité des résultats de l'enquête à la réalité eu égard aux choix des techniques et hypothèses de travail mises en œuvre pour la determination de l'indice de pauvreté et, qu'en l'espèce, d'une option à 1'autre, les résultats peuvent varier, il y a lieu de préciser que la période 2000 - 2005 sur la base de laquelle l'enquête a décelé un recul de la pauvreté se rapporte à la période de grâce économique. Cette période de grâce économique pendant laquelle s'est effectué un recul de la pauvreté ne peut, en aucune manière, être la résultante des implications de la gouvernance économique libérale. Si la ruse et la manipulation par la mise en œuvre de tentatives d'occultation de certaines réalités peuvent faire atteindre des objectifs politiques à leurs tenants, la conservation des avantages à l'épreuve du temps devient hypothétique avec l'effectivité de la manifestation d'effets pervers. La présentation avec fracas au peuple sénégalais du recul de la pauvreté dans un passé lointain en occultant le présent et l'avenir relève d'une politique manifeste de l'Autriche, car bien évidemment, l'année 2005 avait fini de convaincre désormais les Sénégalais de l'impertinence des choix économiques du gouvernement libéral. A partir de 2000 en effet, jusqu'en 2003, 2004, l'état de grâce économique était en cours au Sénégal par suite de la bonne tenue des fondamentaux et des sacrifices consentis durant la période 1994 - 2000, soit sur une assez longue période, l'année 2005 constituant une année tampon en ce que les libéraux ont pu bénéficier durant les années 2000, 2001, 2002, 2003 et 2004 de la gestion économique des socialistes correspondant à la période de grâce économique. Les effets induits d’un bon ou d'un mauvais comportement d'une économie à la suite de mesures décisionnelles prises au plan macro économique ne peuvent, en réalité, se manifester qu'à l'issue d'un délai de réactivité, délai nécessaire à la manifestation de résultats positifs ou négatifs.

 

Sans préjuger des résultats de l'enquête, en considérant que la pauvreté a connu un petit recul entre 2000 et 2005 nous éloignant de l'objectif de réduction de la pauvreté de moitié d'ici 2015, ce résultat ne peut en aucun cas être le fait du gouvernement libéral et qu'en l'espèce, le ministre de l'Economie et des Finances devrait rendre à César ce qui appartient à César, en ne mettant pas cette évolution sous le compte de la gestion des libéraux. Ce qu'il y a lieu d'indiquer aujourd'hui, en essayant de ne pas se voiler la face, c'est d'affirmer que la situation actuelle du Sénégal est marquée par une récession économique et sociale, dont les causes profondes doivent être recherchées à la fois dans les pratiques du pouvoir libéral et les contre valeurs qui les sous-tendent. Les pratiques sont celles d'un Etat affairiste, prédateur et rentier, dont la passion de l'argent est sans nul autre pareil.

 

Ce qui préoccupe les tenants actuels du pouvoir, ce n'est pas l'honneur de servir, c'est de faire des affaires avec les moyens de l'Etat en se lançant dans d'ambitieux projets de prestige au-dessus des moyens de l'Etat avec un train de vie outrancièrement dispendieux. Il y a lieu de relever les solutions de facilité et tâtonnements à la pelle, partout, dans tous les secteurs stratégiques de la vie nationale comme l'agriculture, l'industrie, l'énergie, où de nombreuses décisions à l'emporte pièce ont plongé le Sénégal dans un stade de recul économique avec un taux de croissance en 2006 et probablement en 2007 inférieur au taux de croissance démographique matérialisant une accentuation de la pauvreté et des perspectives sombres pour 2008. L'indice du développement humain publié par le Pnud place notre pays à la 157e place parmi 170 pays derrière la Gambie, le Burkina Faso, la Jamaïque et à la même position que le Rwanda. Au niveau de la zone Uemoa à laquelle nous appartenons, le Burkina Faso a connu en 2006 une croissance de 6,5 %, c'est-à-dire de 4 points et demi supérieur à celui du Sénégal alors que notre pays, le Togo et la Côte d'Ivoire occupent la queue comme si le Sénégal connaisait les mêmes problèmes d'instabilité prévalant dans ces pays. On ne nous opposera pas que le Burkina Faso, pays enclavé de surcroît, n'a pas subi comme le Sénégal les effets des conditions économiques internationales défavorables.

 

C'est dire en réalité qu'en essayant de réinventer la roue, les libéraux, se fondant sur l'idéalisme du Nepad et des théories surréalistes sur la solidarité numérique, des Ntics et des infrastructures, se sont arrangés pour gripper la machine économique sénégalaise avec la crise agricole (désorganisation des marchés, destruction du capital semencier, improductivité, programmes spéciaux inadéquats), la crise énergétique et industrielle (Senelec, lcs, Sar), la crise au niveau du tourisme. Le secteur productif est le seul secteur viable porteur de croissance saine avec un effet de multiplication plus que proportionnel compte tenu de sa grande élasticité par rapport à l'éradication de la pauvreté.

 

L'urgence par rapport aux nouveaux enjeux, à la suite de la dérégulation de la machine économique, revient à mettre en place un plan de redressement économique et financier afin de lever les obstacles à la croissance, de renforcer les incitations à la production et d'éliminer les défaillances des marchés et de l'Etat. Au lieu d'évoquer un quelconque recul de la pauvreté dans un passé lointain alors que la misère est le lot quotidien des Sénégalais, il faut rétablir d'abord la croissance économique en chute libre et mettre en œuvre des politiques pour freiner les tendances défavorables.

 

Kadialy GASSAMA

07/10/2007

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