29/12/2007

Le grand calife est mort

Sénégal: décès du calife des mourides  20071229124926rsz_41wade-serigne432_jpglast
 Le chef de la confrérie musulmane des mourides est mort hier à Touba, la ville sainte de sa communauté. Le décès de Serigne Saliou Mbacké est survenu en début d'après-midi, mais la nouvelle n'a été rendue publique qu'après son enterrement, à deux heures du matin. Les mourides constituent l'une des plus importantes confréries musulmanes au Sénégal et en Afrique de l'Ouest.Serigne Saliou Mbacké était âgé de 92 ans et dirigeait la communauté des mourides depuis 17 ans. Il était le dernier fils du fondateur de la confrérie et cela ajoutait à son charisme. Malgré ses apparitions très rares dans les médias, il était sans conteste l'homme le plus influent du Sénégal. Son inhumation a précédé l'annonce de son décès, selon une tradition désormais établie pour éviter des scènes d'hystérie durant les funérailles. Mais dès que la nouvelle a été publiée, notamment par les stations de radiodiffusion, des fidèles se sont lancés immédiatement sur les routes, bien après minuit, pour prendre part au deuil dans la ville de Touba, la capitale spirituelle des mourides, à quelque 200 kilomètres à l'est de Dakar. Acquointances présidentiellesLe président Abdoulaye Wade a été, en revanche, tôt informé et s'est rendu à Touba dans la soirée. Le chef de l'Etat sénégalais entretenait d'étroites relations avec le défunt khalife devant qui il se livrait parfois à de grandes démonstrations d'allégeance en public. Cela lui valait d'ailleurs la critique de ses adversaires et suscitait un mécontentement à peine voilé au sein des autres confréries. Wade a, en retour, bénéficié régulièrement du soutien de Serigne Saliou Mbacké et de la puissante mobilisation des mourides depuis son élection en 2000. Au plan interne, les mourides vont tourner une page. Depuis la mort en 1927du fondateur du mouridisme, ses fils se sont succédé à la tête de la confrérie. Avec la disparition du cinquième khalife, enfant direct du fondateur de la confrérie, Ahmadou Bamba Mbacké, le règne des petits-fils a commencé.

Le nouveau Khalife s'appelle Serigne Bara Mbacké.

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 Spécial Sénégal: protection de toits en paille contre le vieillissement et l'incendie

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Niang élu meilleur footballeur 2007

Sénégal / Football : Mamadou Niang élu meilleur joueur de l'année 2007 


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Elu jeudi par l'ANPS meilleur footballeur de 2007, Mamadou Niang a enfin vu son talent reconnu par la presse sportive locale qui lui a fait un véritable plébiscite lors de sa traditionnelle élection des meilleurs sportifs de l'année.     C’est un grand soulagement pour l'attaquant sénégalais de l'Olympique de Marseille (D1 française), qui a longtemps vécu à l’ombre des grands internationaux sénégalais à l‘image d’ El Hadj Diouf, Henri Camara ou Khalilou Fadiga. Même si depuis quelques temps le public trouve Mamadou Niang moins engagé lors des matchs de sélection par rapport à ses sorties dans ses différents clubs de l'Hexagone où il joue presque les premiers rôles. Rappelons que le jeune joueur n’avait pas pu joué la coupe du monde 2002 lors de laquelle le Sénégal s’était illustré au niveau international en battant la France et en arrivant en quart de finale. Alors attaquant de Troyes, il n'avait eu à participer qu'à un match amical contre la Bolivie à Dakar. Si ce soir-là, il avait marqué le but de la victoire, Mamadou n'avait toutefois pas réussi à convaincre Bruno Metsu de le retenir parmi les 23 sélectionnés. Après la coupe du monde 2002, alors que le Sénégal est en perte de vitesse, Mamadou Niang s’illustre au FC Metz, puis au RC Strasbourg et depuis deux saisons à l'OM où il est reconnu comme un grand butteur et endosse même régulièrement le brassard de capitaine.  A l’âge de 28 ans, Mamadou Niang a déjà relégué Djibril Cissé sur le banc des remplaçants et tout le monde attend ses performances pour la prochaine CAN. Ses10 buts en championnat et deux en ligue des champions pourraient être un atout de taille pour le sélectionneur national, Henri Kasperczak à l’heure où les autres attaquants sénégalais sont en perte de vitesse dans leurs clubs respectifs.

Casamance: ni guerre, ni paix

Une situation de ni paix, ni guerre en Casamance   zinguinchor port douane
L’assassinat en décembre de l’envoyé spécial du président pour la paix en Casamance, la région sud instable du Sénégal, n’arrêtera pas le processus de paix, ont affirmé les autorités sénégalaises ; mais pour certains observateurs, le processus de paix s’éternise, et 25 après le déclenchement de la rébellion séparatiste, la région se trouve encore dans une situation de ni paix ni guerre.  « Dans un sens, on peut comprendre que le gouvernement attende simplement que le mouvement [séparatiste] s’essouffle », a expliqué Vincent Foucher, chercheur au Centre d'étude d'Afrique noire, à Bordeaux, en France.  Mais cette stratégie comporte également des risques, a-t-il fait remarquer.  Bien que la Casamance ne soit plus en proie à un conflit armé généralisé, les communautés de la région vivent sous la hantise des mines terrestres, des crimes, des attaques armées sporadiques, ainsi que des assassinats politiques, ce qui semble être le cas du meurtre, le 20 décembre, de Samsidine Dino Némo Aïdara, l’envoyé spécial du président.  La Casamance est une région du Sénégal coincée entre deux pays, la Guinée Bissau et la Gambie. Ces pays, qui restent instables après des années de coups d’Etat successifs et de guerres civiles, ont été utilisés par le passé comme base arrière par les rebelles du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC) et ces derniers pourraient bien s’en servir à nouveau, selon certains observateurs. « [Si le contexte régional venait à changer cela pourrait réhabiliter le MFDC », a expliqué M. Foucher.  D’après les observateurs, le MFDC a éclaté en plusieurs factions et est affaibli, mais la faction dure de Salif Sadio continue de s’opposer à toute négociation avec le gouvernement.  « Il paraît que le président [Abdoulaye] Wade souhaite voir le problème du MFDC disparaisse de lui-même, mais ce ne sera pas possible », a affirmé à IRIN Martin Evans, un professeur de géographie à l’université de Leicester qui suit de très près l’évolution de la situation en Casamance.  « Il y a d’importants éléments du MFDC qui n’ont pas abandonné la lutte et qui ne sont pas près de l’abandonner dans le contexte du processus de paix actuel ».  La lutte pour l’indépendance  En décembre 1982, des responsables politiques et des chefs religieux de la Casamance ont lancé un appel en faveur de l’indépendance de la région. Depuis lors, l’aile militaire du mouvement s’est engagée dans une lutte armée qui a fait plusieurs dizaines de milliers de déplacés.  Pourtant, même au plus fort de la crise dans les années 1990, le MFDC ne représentait pas un mouvement puissant et unifié. « Le MFDC n’a jamais su exprimer en des termes politiques clairs et réalistes les objectifs du mouvement », a noté M. Evans.   En outre, a-t-il poursuivi, il y a un manque de coordination entre les ailes politique et militaire du mouvement. « C’est un problème historique et je pense pas que cela va changer ».  En effet, selon certaines sources à Ziguinchor, chef-lieu de la Casamance, bon nombre d’importants responsables de la rébellion ne participeront probablement pas à la réunion du MFDC prévue du 11 au 13 janvier 2008.  Plusieurs membres du MFDC ont dénoncé l’assassinat de M. Aïdara, l’émissaire du président, et des représentants du gouvernement ainsi que Dino Kébanding Aïdara, frère de la victime, ont dit ne pas croire à la thèse selon laquelle le MFDC serait derrière ce meurtre. « [Les assassins sont tout simplement] ceux qui ne veulent pas la paix en Casamance », a affirmé M. Kébanding Aïdara.  Réagissant à cet assassinat, le président Wade a déclaré : « Cela ne nous arrêtera pas […], nous irons imperturbablement vers la paix ».  Alors que le gouvernement et la plupart des chefs rebelles disent souhaiter une paix durable en Casamance, nul ne sait pour l’instant comment elle pourrait se matérialiser, font remarquer certains observateurs.  « Après avoir longtemps affirmé qu’ils ne satisferaient de rien d’autre que de l’indépendance, il est difficile pour les séparatistes de changer de position », selon M. Foucher. « Dès qu’un leader du MDFC se dit prêt à négocier une solution qui s’écarte de cet objectif, il perd beaucoup de son influence ».  Les rebelles du MFDC sont « coincés », a dit M. Foucher. « Mais ils ne se contenteront pas d’une simple fin du conflit. Ils attendent que le gouvernement fasse un geste en leur faveur – quelque chose de significatif ».  « Mais nul ne sait ce que le gouvernement peut proposer pour satisfaire un client difficile comme Salif Sadio [le leader d’une faction du MFDC] ».  ZIGUINCHOR, 28 décembre 2007 (IRIN) -

28/12/2007

Mauritaniens assassins arrêtés

Mauritanie : Les présumés meurtriers des 4 touristes francais arrêtés au Sénégal


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Les trois présumés meurtriers de quatre touristes francais suite à un braquage opéré lundi dernier près de la ville mauritanienne d’Aleg (260km au sud-est de Nouakchott), ont été arrêtés ce jeudi par les forces de sécurité sénégalaise, a appris Panapress à Nouakchott, de sources sûres. L’arrestation de ces hommes serait intervenue dans la ville sénégalaise de Richard Toll, frontalière de la Mauritanie, à 365 kilomètres au nord–est de Dakar, dans laquelle un impressionnant dispositif de sécurité était visible au cours des dernières heures. Les autorités de Nouakchott qui n’ont pas encore annoncé la nouvelle seraient guidées par la volonté d’en laisser la primeur à leurs homologues du Sénégal, indique la même source.

26/12/2007

Meurtre à Saly

Drame à Saly Carrefour. Il tue son jeune frère de quatre coups de couteau.

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Au moment où l’on s’apprêtait à fêter la Tabaski, un drame a eu lieu à Saly carrefour. Deux frères en sont venus aux mains et l’un a porté quatre coups de couteau à son jeune frère. Acheminé à l’hôpital de Mbour, Mohamed Fadel Mbacké Sarr y rendit l’âme.

Ce jour 19 Décembre 2007 vers 21 heures à Saly Carrefour, une bagarre a opposé deux frères : Ibrahima Daouda Sarr et son jeune frère Mohamed Fadel Mbacké Sarr dit Papis. À l’issue de cette bagarre, l’aîné a porté quatre coups de couteau à son frère qui est décédé des suites de ses blessures. Tout est parti d’une dispute entre la victime et l’épouse de son frère concernant le dîner. Selon l’enquête, la victime qui était en état d’ébriété s’en prenait violemment à sa belle-sœur. C’est ainsi que l’époux Ibrahima Daouda Sarr, ne pouvant plus supporter la raclée faite à sa femme, se précipite pour la sortir des griffes de son frère en furie. Mais il sera également rudoyé par le frangin qui était plus fort que lui. Désemparé, il entre dans le salon, se saisit du couteau qu’il avait acheté pour les besoins de la Tabaski et lui en assène quatre coups qui l’atteignent au dos et à la poitrine. Conduit à l’hôpital de Mbour, Mohamed Fadel Sarr y rendit l’âme. Les conclusions du genre de mort font état de cinq orifices traumatiques profonds, hémorragiques à la région cardiaque, dorsale et cervicale. Alertés par un coup de fil anonyme le lendemain, les hommes du commandant de brigade Abdou Seck, dirigés par son adjoint le Maréchal de logis chef Pierre Marie Diop, se sont rendus à l’hôpital pour constater le décès de Mohamed F Sarr. Aussitôt après, ils se sont transportés sur les lieux du meurtre sis à Saly Carrefour où habitent les frères avec leur mère. Déjà l’auteur avait pris la fuite pour une destination inconnue. Après une recherche rondement menée par les enquêteurs, le meurtrier a été arrêté grâce à la collaboration des parents le 22 décembre dans l’après-midi. D’après l’enquête de moralité, la victime était violente lorsqu’il prenait de l’alcool. Ibrahima Daouda Sarr a été déféré au parquet pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

 

Alioune Diop,

 

21/12/2007

Assassinat en Casamance

Sénégal: assassinat du chargé de mission du président Wade pour la paix en Casamance

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Le chargé de mission du président sénégalais Abdoulaye Wade pour la coordination du processus de paix en Casamance, Dino Samsidine Néma Aïdara, a été assassiné jeudi soir dans son village de Mahmouda Chérif, à une soixantaine de kilomètres au nord de Ziguinchor, près de la frontière gambienne, ont annoncé ses proches. Plusieurs membres de sa famille ont précisé vendredi qu'il avait été tué par des hommes armés supposés appartenir au Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC). Le responsable, tout juste rentré de voyage, était revenu au village pour célébrer la fête de Tabaski (Aïd el-Kébir) en famille, a indiqué Dino Kébanding Aïdara, l'un de ses frères. D'après lui, les assaillants ont fait irruption au domicile de la victime et l'ont froidement abattue, blessant également trois de ses enfants. 

Ces informations ont été confirmées par le chef de la légion de gendarmerie de Casamance. "Nos éléments ont constaté la mort de Dino Samsidine Aïdara, le chargé de mission à la présidence de la République, chargé de coordonner la recherche de la paix en Casamance. Il y a eu aussi le pillage de plusieurs boutiques du village par les assaillants qui ont tiré sur un véhicule de transport qui passait", a déclaré l'officier, ajoutant qu'une enquête avait été ouverte. AP

Le Dakar et ses retombées

 

RETOMBEES MEDIATIQUES ET FINANCIERES

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1,310 milliard F Cfa et 1683 articles au bénéfice du Sénégal Le rallye-raid “Dakar“, rapporte beaucoup pour le Sénégal. C’est en tout cas, ce qu’ont soutenu les organisateurs. D’abord sur le plan médiatique “c’est un moyen de promotion pour des pays comme le Sénégal qui n’ont pas la possibilité de s’imposer sur le plan international“, estime Etienne Lavigne. Pour le directeur du Rallye, “ Le Dakar c’est 101 heures de télévision représentant 5 millions par jour“. Et d’ajouter : “au niveau de la presse écrite, il y a 5613 articles dans le monde sur le Dakar dont 1683 papiers traitent des étapes du Sénégal, représentant 30 %“. Sur le plan financier, les organisateurs chiffrent à 1 million d’euro pour l’édition 2007. A cette somme, s’ajoute l’argent dépensé par les concurrents et dont ils estiment entre 800.000 à 1 million d’euro. 

Bref, soutient Etienne Lavigne, “les retombées se chiffrent entre 1,8 à 2 millions d’euros (environ 1,310 milliard de F. Cfa, Ndlr)“. L’organisation financière du “Dakar“ quant à lui est estimée à 12 millions d’euros (soit 7,860 milliards F. Cfa) sans compter la logistique et la production en télévision.

Abdoulaye THIAM | SUD Quotidien

Dakar Sénégal

Neuf équipages représenteront le Sénégal à la 30ème édition du "Dakar 2008"
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Neuf équipages sénégalais autos motos prendront part à la 30ème édition du Rallye "Dakar 2008" qui démarre à Lisbonne (Portugal) le 5 janvier prochain a appris APA lors d'un point de presse, mardi à Dakar.

Quatre autos et cinq motos représenteront les couleurs du Sénégal au 30ème "Dakar" qui prendra fin le 21 janvier au Lac Rose. Pour la première fois, un équipage féminin prendra le départ avec le couple Syndiéli Wade - Vanina Ickx, fille de l'ancien champion de Rallye Jacky Ickx.

La fille du président de la République du Sénégal en sera à sa 4ème participation.

Les autres équipages sénégalais en autos sont : Kamil Rahal-Patrick Albassit, Thierry Charbonnier-Abdou Thiam, Jean Philippe Alpa-José Lopez.

Chez les motos il y'aura Mame Less Diallo qui s'aligne pour son 11ème "Dakar", Olivier Le Cocq (4ème Dakar), Jean Hugues Moneyron le vétéran du groupe (54 ans, 4ème participation), Alioune Sarr (3ème Dakar) et le plus jeune participant du "Dakar" Cheikh Jeaquemain (18 ans).

Pour l'édition 2008 qui couvre 9273 km et 15 étapes, 570 concurrents seront sur la ligne de départ le 05 janvier à Lisbonne et l'arrivée au Lac Rose (Sénégal) prévu le 20 janvier. La famille du "Dakar" s'élargit cette année à 50 nationalités.

   Apanews

Le Dakar des Sénégalais

RALLYE : Ambitions du Sénégal pour le 30e Dakar 2008 Voir le Lac Rose après les pros, le pari de l’amateurisme  guerlain-dakar-grand
Les pilotes sénégalais devront se trouver les moyens de leur participation. Le principal problème de l’équipage sénégalais pour la 30e édition du Rallye de Dakar reste l’absence de sponsors. En véritables amateurs, les différents équipages du Sénégal s’activent jusqu’à présent à boucler leurs budgets. Pendant que les professionnels n’attendent que le départ, prévu cette année à Lisbonne, en Portugal. Dans ces conditions atteindre la rive du Lac Rose avec les couleurs du Sénégal relève d’un véritable exploit que les Lions comptent bien créer. Manque d’ambition ? Oh que non.

L’équipe du Sénégal est bien présente pour la prochaine édition, la 30e, du Rallye de Dakar. Présente et prête. Enfin, presque. Car le budget tarde à être bouclé pour certains des pilotes devant défendre les couleurs sénégalaises. L’exercice s’avère d’autant plus difficile cette année que ce sont eux-mêmes qui doivent chercher les moyens de leur participation. En conférence de presse hier matin au siège de la fédération, les responsables de l’écurie Sénégal ont affirmé que «celui qui veut participer doit trouver les moyens de sa préparation, de sa sécurité et de son engagement pour toutes les compétitions.» Le nœud du problème reste le même : les sponsors qui se font désirer pour accompagner les pilotes sénégalais. Tantôt, c’est la jeunesse (18 ans) de Cheikh-Yves Jacquemain, champion du Sénégal de moto qui fait douter, tantôt c’est l’inexpérience de Lune Sarr (qui en est à sa 3e participation déjà), si ce n’est l’inconstance d’Abdou Thiam, capitaine du groupe des Lions pour la présente édition. Toujours est-il que l’objectif de la “Team Sénégal” n’a pas changé au fil des éditions du Dakar. Voir le Lac Rose (point d’arrivée du rallye) après des jours de souffrance aux côtés des pros, plus fortunés, au propre comme au figuré, et se préparer pour la prochaine. Alors, pas la peine de se demander pourquoi le Sénégal ne gagne jamais (et n’en a même pas la prétention d’ailleurs) “son Dakar”. La réponse, Syndiély Wade, à la tête de l’équipage “Jigeen fit”, nous la donne. «Il y a deux catégories dans la course : les professionnels et les amateurs. Les objectifs ne sont pas les mêmes, les moyens non plus. C’est comme une course entre un avion de chasse et un autre de ligne.» Lune Sarr, pilote moto apporte les illustrations parfaites. «Au moment où on se retrouve avec deux à trois roues, les pilotes pros peuvent compter sur 20 “roues avant” et autant de “roues arrière” ! Quand ils passent leurs nuits à dormir, à récupérer, nous nous transformons en mécaniciens pour survivre dans la course». Eux, ils peuvent disposer de 80 mécaniciens par équipage, s’empresse de renchérir Syndiély. De quoi voir la différence et ses ambitions à la baisse. Alors ne comptez surtout pas sur la seule équipe africaine pour des ambitions démesurées. Et puis quoi ? Atteindre le Lac Rose drapé de la bannière Vert-Jaune-Rouge, c’est tout de même un exploit non ?

 BABACAR NDAW FAYE

18/12/2007

Eco tourisme

La France soutient l’éco-tourisme au Sénégal    

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La France va débloquer 1,5 million d’euros pour favoriser le développement d’un tourisme adapté aux normes environnementales (éco-tourisme ) en Casamance, la principale région méridionale du Sénégal, a appris mardi à Paris la PANA, de source autorisée.  Ces fonds devraient servir essentiellement à la construction des bungalows sur les différents sites touristiques de la Casamance, selon la même source.  A signaler que le ministère français du Tourisme a cessé de déconseiller la destination de la Casamance aux touristes français, jugeant acceptable le niveau de sécurité dans cette région verdoyante du Sénégal, qui tourne aujourd'hui la page d'un conflit séparatiste vieux de plus de 20 ans, mais qui dispose toujours d'importants attraits touristiques.  Le Sénégal, qui a fait du tourisme l'un des piliers de sa stratégie de croissance, envisage, rappelle-t-on, d’accueillir un million de touristes d’ici à 2010. Panapress

Sécheresse en Casamance

SÉNÉGAL: Des greniers vides en Casamance

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Après le brusque arrêt des précipitations en Casamance, la région sud du Sénégal, la quasi-totalité des greniers sont vides et bon nombre de familles ne vivent plus que d’un repas par jour.

D’après les habitants de la région, cette situation a créé une pénurie alimentaire, certains enfants ne vont plus à l’école, bon nombre de familles sont éclatées, car les hommes doivent partir chercher du travail ailleurs, et les habitants se tournent de plus en plus vers la production et la vente de charbon pour s’en sortir.

« Ma famille ne mange plus à sa faim depuis plus de trois mois maintenant », a déploré Abdoulaye Diémé, un paysan du village de Niaguis, situé à l’est de Ziguinchor, la capitale régionale. « Il n’y a aucune chance pour nous de récolter cette année, les quelques rares parcelles rizicoles que nous avions exploitées sont asséchées à cause de l’arrêt brusque des pluies ».

En Casamance cette année, la saison des pluies – qui va généralement de juin à octobre – a commencé en juillet et s’est achevée au début du mois d’octobre. Dans de nombreuses régions d’Afrique de l’Ouest, les inondations ont détruit les cultures ou les pluies erratiques ont perturbé la saison agricole.

Un rapport du CILSS – Comité permanent inter-états de lutte contre la sécheresse – du mois de novembre a classé les régions du sud et du centre du Sénégal dans la liste des régions considérées comme des zones à « risques » en Afrique de l’Ouest.

D’après le rapport, « il est évident que les retards de semis, les inondations et l’arrêt brusque des précipitations ont provoqué localement des pertes de production et d’autres dégâts », notamment des pertes en vies humaines et du bétail.

Dans les villages et dans la capitale, les habitants sont inquiets pour les mois à venir.

« Les populations vivent déjà dans une situation très difficile », a déclaré le maire de Ziguinchor, Robert Sagna, qui est par ailleurs ingénieur agronome. Selon lui, les réserves de la population sont presque totalement épuisées et la situation va empirer à partir du mois de décembre.

Les représentants du système national d’alerte précoce et le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies ont indiqué qu’ils examinaient la situation alimentaire dans le pays.

« Suite au rapport du CILSS […] nous travaillons avec les autorités pour évaluer la situation de la sécurité alimentaire et les besoins au Sénégal », a dit Jean-Noël Gentile, directeur adjoint du PAM-Sénégal. « Il se pourrait qu’il y ait des poches d’insécurité alimentaire, qu’il faudrait suivre de près avec le système national d’alerte précoce ».

La production agricole du Sénégal pour la saison 2007-08 devrait être inférieure de 11 pour cent à la moyenne des cinq dernières années, selon le Réseau de prévention des crises alimentaires (RPCA), qui a indiqué que ces statistiques étaient basées sur une étude de la production céréalière réalisée du 20 au 31 octobre.

Pour M. Gentil, il est trop tôt pour déclarer que certaines régions du Sénégal seront confrontées à une crise alimentaire, mais « quelques opérations seront certainement nécessaires dans quelques régions pour venir en aide à la population ».
A l’en croire, les opérations du PAM au Sénégal sont sous-financées, « ce qui pourrait être inquiétant si la période de soudure de 2008 s’avérait plus difficile que d’habitude ».

Une aide pour rebondir

Tidiane Diédhou, un paysan du village de Babadinka situé à quelque 14 kilomètres de Ziguinchor, espère que les agences initieront pendant quelques temps des opérations permettant à la population de rebondir.

« Vivres contre travail ou des activités génératrices de revenus, par exemple. Ca pourrait nous aider à nous rétablir », a-t-il dit.

M. Diédhou s’est dit également préoccupé par l’augmentation de la production de charbon et des autres conséquences de la pénurie alimentaire.

« Beaucoup d’enfants dans notre région ne vont pas à l’école – leurs parents ne peuvent pas payer les fournitures scolaires et les uniformes. Les enfants s’adonnent au maraîchage ou vendent du charbon pour se faire un peu d’argent et aider leur famille, ce qui n’était pas le cas avant », a-t-il dit. « [L’augmentation de la production de charbon] est un autre aspect négatif de la situation et est très mauvaise pour l’environnement ».

Plusieurs habitants ont confié à IRIN que de plus en plus de familles – qui vivaient habituellement de l’agriculture – étaient éclatées parce que les hommes partaient chercher un autre emploi.

L’époux de Guesso Badiane a quitté leur village de Djbélor, situé à sept kilomètres à l’ouest de Ziguinchor. « Je vis seule avec mes [neuf] enfants ; s’il n’est pas revenu, c’est parce qu’il n’a pas trouvé quelque chose », a-t-elle expliqué à IRIN. « Si nous ne trouvons pas de secours rapidement, nos enfants seront obligés d’abandonner les cours ».

« Depuis plus de deux semaines maintenant, mes enfants ne prennent plus le petit déjeuner avant d’aller à l’école », a affirmé Mme Badiane, le 7 décembre. « Nous n’avons plus de mil ou de maïs pour préparer la bouillie habituelle », a-t-elle ajouté, alors qu’elle se rendait à la rizière dans l’espoir d’y avoir quelques bouquets de riz.

« Nous risquons de n’avoir plus rien à manger pendant des mois », s’est-elle désolée. « Notre grenier est complètement vide ».

Beaucoup de familles, qui pouvaient compter sur la production de mangues pendant la période de soudure, éprouvent également des difficultés car les mouches des fruits détruisent les plantations de mangues.

mad/np/nr/ads/ail

17/12/2007

Quand la Tabaski?

 Tabaski 2007 au Sénégal : Un peuple - Un but - « 3 foi »

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Décidément, le Sénégal se distingue une fois de plus dans la division la plus totale au moment de célébrer l’Aid El Kabir ou Tabaski. Déjà, la communauté "Ibadou Rahmane", depuis un certain temps, s’aligne sur les fuseaux horaires de la Mecque (Arabie Saoudite) pour célébrer la fête du mouton. Pour cette année, la "Fatwa" est tombée et la Tabaski sera fêtée le mercredi 19 décembre 2007 chez les musulmans "barbus", à l’instar de la Mecque et des pays musulmans de l’Orient.

   

La Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire, qui regroupe l’ensemble des confréries significatives du Sénégal, et présidée par Mourchine Iyane Thiam, en se basant sur l’apparition du croissant lunaire et sur les calculs ésotériques du calendrier musulman, a fixé, elle, la date de la tabaski le vendredi 21 décembre 2007.

 

Qu’à cela ne tienne ! Dans la même ville de Kaolack, dans la même confrérie, "les Niassènes", affiliés à la Tijania, la Tabaski y sera célébrée, le jeudi 20 décembre, pour les talibés de Médina Baye, et le vendredi 21 pour ceux de Léona Niasséne. En attendant le "Ndigueul", la déclaration officielle du Khalife général des mourides, Serigne Saliou Mbacké, il y aura, au bas mot, 3 Tabaskis pour la communauté musulmane sénégalaise, vivant sur une petite superficie de 196 676 Km2.

 

Cela démontre une fois de plus l’incapacité de la Oumma sénégalaise, voire son insouciance à s’entendre autour de l’essentiel, c’est-à-dire la foi en Allah. On peut dès lors se demander quelle est la légitimité de la Commission nationale sur le croissant lunaire pourtant mise sur pied pour harmoniser les positions souvent divergentes des confréries. Et que dire de cette assertion des communicateurs traditionnels et autres laudateurs assermentés, selon laquelle "Le Sénégal est un et indivisible".

 

Dans ce pays « particulier » en matière de religion, on ne scrute pas le ciel avec les yeux, mais avec la foi de sa confrérie. C’est une confirmation d’une des chansons du groupe de rap « Rapadio », sortie en 1997 : à la veille de chaque Tabaski, "tarixa bu nekk tokk ci xérame di séntu wééram" (littéralement, chaque confrérie s’assoit sur sa pierre pour scruter sa propre lune).

 

C’est quand même inquiétant pour un pays, comme le Sénégal, qui a fait du dialogue inter religieux, le dialogue islamo chrétien, son cheval de Troie. Cela l’est plus encore plus pour un pays qui va célébrer le sommet de l’Organisation de la Conférence islamique (Oci) en mars 2008.

 

Mohamed SY "Ciré"

16/12/2007

Retraite au Sénégal

Immigration : Le Sénégal, terre d'accueil des retraités européens

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Le coût de la vie et la beauté de la nature attirent de plus en plus de retraités européens au Sénégal, dans le delta du Saloum et le long de la côte atlantique. Ces vieux Blancs profitent des plages et de la tranquillité des lieux. Une présence diversement appréciée par les populations locales.


SYFIA - Certains Européens ne viennent au Sénégal que pour quelques jours de vacances. D’autres s’y installent pour leur retraite. ‘Je veux mourir et être enterré ici !’, lance François Aurjac. Ce toubab (homme blanc en ouoloff) originaire du sud de la France est tombé sous le charme de Fimela, un village du delta du Saloum, situé à 150 km au sud-est de Dakar. Âgé d'une soixantaine d'années, François a pris sa décision il y a cinq ans, après plusieurs séjours touristiques dans ce village de 2 000 âmes. Signe de son désir d'intégration, il se fait appeler Marabout, un nom généralement attribué à un érudit ou à un guérisseur.

Dans la région, François n’est pas une exception. A Fimela et dans les villages environnants, vivent une douzaine de retraités européens, français mais aussi allemands et italiens. A Toubacouta, au sud du delta, ils sont une bonne trentaine. Selon Famara Coly Basse, adjoint au chef de village de Yaayem, près de Fimela, la venue de ces étrangers dans cette partie du Sénégal remonte aux années 90. ‘Mais, dit-il, c’est vers les années 2000 qu’on a assisté à une vague d’arrivées d’immigrés européens.’

Les vieux toubabs s’installent ici pour différentes raisons. ‘En tant que retraités, nous vivons mieux ici qu’en France où la vie est chère’, estime François qui a payé, rubis sur l’ongle, 3 millions de francs Cfa (près de 4 600 €) au Conseil rural pour un terrain afin d'y construire une grande maison qu'il n'aurait pas eu les moyens de s'offrir dans son pays.

‘Je connais bien le Sénégal. Sa stabilité m’a séduit’, explique de son côté Alain Maffré, un de ses compatriotes, militaire à la retraite depuis 1994, qui avait auparavant séjourné dans ce pays. La soixantaine, Michel Quemener évoque, quant à lui, ‘la beauté du paysage’ et ‘le calme qui y prévaut’ pour justifier son choix, il y a cinq ans. Marié à une jeune femme sérère, cet ancien pêcheur, natif de l’ouest de la France, semble visiblement heureux à Fimela. ‘Je me sens ici chez moi’, affirme-t-il.

Le cadre est, il est vrai, paradisiaque. Souvent entourés de mangroves, les îles et les villages ressemblent à un décor de carte postale. Ce sont de véritables havres de paix, dans ce pays sérère, réputé pour sa tolérance, où musulmans et chrétiens partagent le même cimetière. Toute proche, la Réserve de la biosphère de la rôneraie de Keur Samba Dia, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, est un des hauts lieux touristiques de cette région qui attire près d’un demi-million de visiteurs chaque année.

Ceux qui décident de rester ici sont plutôt bien acceptés par les populations, qui apprécient de les voir aider à la construction d'écoles et de dispensaires. ‘En été, ils parrainent des consultations gratuites, suivies de soins et de distributions de médicaments contre le paludisme pour les plus pauvres’, témoigne Mamadou Sarr, le président de l’association villageoise de Fimela. A Yaayem, ils ont construit des campements touristiques gérés par les jeunes du village. Famara Coly Basse révèle qu’un couple italien y appuie l’association des tradipraticiens et encadre l’alphabétisation des femmes.

La présence de ces immigrés crée aussi des emplois. ‘Un retraité emploie au minimum trois personnes : un gardien, un jardinier et une domestique’, se félicite Famara. Parallèlement, le petit commerce se développe. Avec leur pouvoir d’achat élevé, ces retraités sont de grands consommateurs de produits locaux. A en croire Nguénar Dianko, présidente d’un groupement féminin, les Blancs apprécieraient particulièrement les noix de cajou, les cacahuètes et les poulets locaux, ‘qu’ils achètent à des prix bien rémunérateurs’.

Dans leurs villages d’adoption, ces retraités construisent la plupart du temps des villas de style occidental en bordure de mer, un peu à l’écart des cases locales, faites de paille, avec des palissades en guise de clôtures. Leur présence, de plus en plus importante, commence cependant à susciter certaines inquiétudes. ‘Cela entraîne une perte d’autorité dans les familles, où les parents sont de moins en moins écoutés’, commente Papa Diabel Faye du village de Djilass. Nguénar Dianko soutient, elle, que depuis l’arrivée de ces immigrés, bon nombre de jeunes filles ne veulent plus épouser les garçons du village : ‘Presque toutes rêvent désormais d’un toubab.’

Diégane SARR

Senegal à vélo

A 62 ans bien sonnés : Deux Belges rallient le Sénégal à vélo
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A 62 ans, on peut faire beaucoup de prouesses. Les Belges Jean Claude et Christian Van Kampenhout, actuellement en séjour à Dakar, l’ont prouvé en bravant les routes depuis leur pays jusqu’à la pointe de l’Afrique de l’Ouest. Et à vélo.

Les deux cyclistes belges, Jean Claude et Christian Van Kampenhout ont prouvé que le sport n’a pas d’âge. Ils ont tous les deux 62 ans et sont arrivés au Sénégal le 4 de ce mois, au guidon de leur vélo, après avoir quitté Rebecq (40 km de Bruxelles) leur ville d’origine, le 29 septembre passé. Après avoir sillonné la France, l’Espagne, le Maroc et puis la Mauritanie, ils sont entrés au Sénégal par Rosso.

Si Christian en est à sa première visite au Sénégal, le second, Jean Claude, connaît bien le pays pour y avoir déjà séjourné à deux reprises. Mais, lors de ses premiers voyages, il avait toujours emprunté la voie des airs. Mais, cette fois ci, ce caméraman de métier, a préféré emprunter le vélo avec son compatriote pour revenir au Sénégal où il a eu à réaliser des documentaires et surtout deux actions humanitaires. C’était lors de son premier séjour, dans un village de la Casamance (Simbady Balante) où son documentaire a permis de venir en aide à deux enfants cardiaques (un garçon et une fille) qui grâce aux démarche de Jean Claude auprès des membres de la « Chaîne de l’Espoir », association spécialisée dans les opérations du cœur, ont été évacués en Europe où ils ont été opérés. L’option du bienfaiteur qui est « filmer et montrer » avait donc trouvé là un écho favorable. Et comme il le dit si bien : « cela peut toujours permettre de toucher le cœur sensible ». Et cette fois encore, Jean Claude compte retourner sur ses pas jusqu’à Sibamdy Balante pour revoir les deux adolescents et ramener dans ses bagages un autre documentaire. Sans doute pour toucher d’autres cœurs sensibles.

Adama MBODJ

Casamance, le retour

Les populations déplacées de Casamance rentrent au bercail

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Les populations déplacées par la guerre en Casamance reviennent dans leurs villages. Quinze ans après le début du conflit, en 1992, "les blessures cicatrisent petit à petit, les esprits s'apaisent et le goût à la vie chez soi habite les populations", note Sud Quotidien. Le 9 décembre, plusieurs villages du sud de la Casamance ont organisé "une journée de pardon et de réconciliation pour tourner définitivement la page sombre de l'histoire du conflit armé" et aider les anciens habitants de ces villages réfugiés en Gambie ou en Guinée-Bissau voisines à regagner leur domicile sans être inquiétés.

C'est dans ce contexte de paix retrouvée que la saison touristique se prépare dans la région. Et, afin de relancer cette activité autrefois fort lucrative pour la Casamance, qui a beaucoup à offrir, Air Sénégal international va très bientôt proposer un vol quotidien entre Dakar et Ziguinchor, la capitale régionale, et trois vols vers les plages du cap Skirring, très prisées des touristes", annonce
Le Soleil de Dakar.

40 immigrants morts

Une quarantaine d'immigrants africains sont présumés morts après que leur embarcation a dû retourner au Sénégal face aux difficultés rencontrées lors du voyage vers l'Europe, ont rapporté les autorités.

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Un porte-parole de la police sénégalaise, interrogé par RFI, a indiqué que les survivants avaient affirmé être partis à 130, mais que quarante d'entre eux, morts en route, avaient été jetés par-dessus bord.
Reuters

Tabaski le 21?

 La Tabaski sera célébrée le 21 décembre

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L’Aïd el Kébir (fête de la Tabaski) sera célébrée le vendredi 21 décembre au Sénégal, selon la Commission nationale de concertation sur le crossant lunaire (CONACOC).

La CONACOC, qui s’est réunie lundi soir dans les locaux de la Radiotélévision du Sénégal (RTS), rapporte que le croissant lunaire n’a été aperçu nulle part sur le territoire national.

Par conséquent, ajoute-elle, le Tabaski ne sera pas célébrée le 20 mais plutôt le 21 décembre.

APS

Ciment: 100 milliards d'investissement

Le groupe industriel français VICAT a lancé ce vendredi à Rufisque (environ 20 km de Dakar), en présence du chef de l’Etat sénégalais Abdoulaye Wade, un projet d’investissement de 100 milliards de FCFA, qui va permettre à sa filiale locale SOCOCIM Industries, de produire 6 millions de tonnes de ciment par an à l’horizon 2009.


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 "Le groupe VICAT a décidé d’investir au Sénégal plus de cent milliards de francs CFA entre 2007 et 2009", a notamment déclaré le président de la société, Jacques Merceron-Vicat, en présence du chef de l’Etat sénégalais.Selon le responsable français, ces investissements importants sont un signal fort et une incitation pour de futurs investisseurs qui souhaiteraient développer d’autres secteurs d’activités au Sénégal.Ces investissements devraient porter la production de SOCOCIM Industries à 6 millions de tonnes par an dans les prochaines années, contre 2 millions de tonnes actuellement, a-t-il souligné, précisant que le besoin du marché local est de 2,5 millions de tonnes par an."La cimentière sénégalaise aura ainsi la capacité de répondre pendant les prochaines années aux besoins du marché local et à ceux de la sous-région", a-t-il indiqué, avant de préciser qu’au-delà du développement de la capacité de production, le groupe avait aussi investi en construisant deux centrales électriques dont la dernière inaugurée par le président Wade a une capacité de 24 mégawatt.L’autre préoccupation du groupe est de moderniser ses équipements, avec l’installation de filtres à manches, pour supprimer les poussières aux cheminées "qui faisaient l’objet de beaucoup de récriminations de la part des populations riveraines de l’usine de production"."C’est pour moi une fierté devant cette audace et cette confiance placée au Sénégal par un des plus grands industriels qui projette au- delà de la satisfaction des besoins en ciment du Sénégal, à la satisfaction des besoins de la sous-région", a déclaré pour sa part le président Wade.

Le groupe SOCOCIM Industries, qui exporte du ciment vers le Mali, la Mauritanie, la Gambie, la Guinée Bissau et la Guinée, prévoit en outre de renforcer sa présence dans ces pays.

07/12/2007

Protection de la côte

SÉNÉGAL: Les populations du littoral luttent pour préserver leur environnement   200712043200712042

L'extraction illégale de sable à Dakar, la capitale sénégalaise, est l'une des activités que les communautés tentent de combattre pour protéger le littoral Les murettes en béton, les haies en pneus, les barricades en roche et les potagers clos sont autant d’exemples des différents moyens employés par les communautés du littoral sénégalais pour mettre fin au dépôt sauvage d’ordures ménagères et à l’extraction illégale du sable marin, ainsi qu’à la coupe abusive des arbres qui protègent la côte.  Ces activités illégales, mais lucratives, provoquent l’érosion du littoral sénégalais et nuisent à l’environnement marin ; pour les groupes communautaires comme pour les autorités, elles doivent cesser.  « L’exploitation croissante de cette bande de terre doit inciter la population locale à se mobiliser pour protéger ce joyau », a estimé El Hadj Amadou Bèye, président de SOS Littoral. L’organisation, créée en 2007, dresse toutes sortes de barrières protectrices et sensibilise les populations des régions côtières « afin d’obstruer tout passage aux charretiers agresseurs de l’environnement marin », a expliqué M. Bèye.  Les arbres (des casuarinas equisetifolia) – plantés entre 1925 et 1949 par les colons français le long de la côte de Dakar à Saint Louis, environ 270 kilomètres au nord-est – devaient protéger les potagers de la côte contre l’ensablement, et enrayer l’érosion du littoral.  Ces arbres « ont une fonction déterminante dans la vie des populations riveraines et des visiteurs », selon Amadou Baldé, ingénieur agricole et membre de SOS Littoral, qui vit le long de la côte. « Mais ils sont agressés et anéantis. C’est une situation décourageante et intolérable pour nous, les habitants ».  Le bois de cette espèce d’arbre - idéal pour la cuisine - est prisé par les gérants des « dibiteries », rôtisseries dakaroises. Les aiguilles de l’arbre sont utilisées comme engrais par les maraîchers et son bois sert à fabriquer des meubles.  L’extraction du sable est une pratique tout aussi lucrative. « Avec le boom de l’immobilier dans la capitale sénégalaise, les entrepreneurs en redemandent », a expliqué M. Baldé. « Un charretier, s’il est libre de tout mouvement, peut faire 20 rotations par jour à raison de 2 000 francs CFA (4,46 dollars) le chargement. C’est plus rentable qu’un taxi ».  Autre moyen d’exploiter la côte à des fins financières : le dépôt d’ordures. Grâce à l’inefficacité du système dakarois de ramassage des ordures ménagères, Yakham, charretier depuis 40 ans, gagne bien sa vie.  « Je n’ai plus besoin de retourner au village pendant les travaux champêtres », a-t-il confié à IRIN. « Avec mon cheval, je gagne pas mal ma vie ».  Si on ne lui confie pas de marchandise à livrer dans les commerces de la région, Yakham ramasse les ordures et les jette le long de la côte. Analphabète, il ignore tout du code de l’environnement, qui interdit cette pratique. Selon les défenseurs de l’environnement, les responsables locaux ont manqué à leur devoir d’assurer un système de ramassage des ordures qui fonctionne.  Démarches citoyennes  La multiplication actuelle des initiatives prises à l’échelle locale en vue de protéger la côte illustre l’ampleur des dégâts causés dans la région. Malgré tout, les environnementalistes locaux n’ont que peu de moyens d’action. Ils luttent en créant des comités de surveillance, en lançant des campagnes de sensibilisation et en dressant des barrières de fortune.  Et en collaborant avec les forces de sécurité. « Les charretiers sont de jeunes gens très agressifs et souvent armés [de matraques en bois] », a indiqué M. Baldé, l’ingénieur. « Ils viennent la nuit ou pendant la semaine quand nous sommes au travail [pour tenter de lever les barrières] ».  En tentant de s’opposer aux individus qui s’adonnaient à l’extraction du sable marin ou à la coupe du bois, les habitants des quartiers côtiers couraient le risque de provoquer des bagarres. Aujourd’hui, ils commencent à changer de tactique, privilégiant désormais un système d’alerte communautaire.  Depuis le début de l’année, 30 personnes ont été arrêtées pour extraction illégale de sable marin et 36 charrettes tirées par des chevaux ont été immobilisées par la gendarmerie, selon Daouda Diop, porte-parole de la gendarmerie nationale.  M. Diop a expliqué que la gendarmerie disposait désormais d’une nouvelle brigade de défense de l’environnement, épaulée par les sections environnementales des zones côtières, qui patrouillent à moto ou à cheval le long de la côte.  « Je me réjouis de la collaboration des populations, qui immobilisent les charrettes avant notre arrivée et nous informent [en appelant un] numéro vert », a-t-il dit.  Les habitants se portent volontaires pour monter la garde et patrouiller, afin de pallier le manque d’agents des eaux et forêts, selon les observateurs.  « Deux agents ne suffisent pas pour surveiller les huit kilomètres de forêt classée [situés au nord de Dakar] », selon M. Bèye, président de SOS Littoral. « Les autorités doivent multiplier ce nombre par trois ou quatre ».  Récemment, Djibo Ka, le ministre de l’Environnement, en visite à Guédiawaye – une banlieue de Dakar considérée comme le point névralgique de la bande côtière – a promis d’affecter un plus grand nombre d’agents dans la zone. « Je cherche le moyen de dresser un mur de clôture – je consacrerai les ressources qu’il faut pour sauver cette forêt classée ».  De nouvelles lois ?  A la mi-novembre, les membres du comité parlementaire sur l’environnement se sont rendus dans la zone côtière. Lamine Thiam, qui dirigeait la délégation, a déclaré à la presse que les membres du comité appelleraient le gouvernement à mettre en place « un programme spécial de gestion du littoral, et à mettre suffisamment de fonds à la disposition des ministères chargés des questions environnementales ».  Selon M. Thiam, « la lutte contre l’érosion du littoral est une question environnementale délicate et la gestion des côtes sénégalaises, une priorité ». M. Thiam a également expliqué que les lois sur l’environnement faisaient à l’heure actuelle l’objet d’une révision pour déterminer leur efficacité à protéger la côte.  Au lieu de se contenter de faire appliquer la loi, M. Baldé, ingénieur agricole, pense qu’il est possible d’autoriser de nouveau les chevaux et leurs propriétaires à se déplacer sur le littoral : « Nous pouvons envisager de transformer cette bande verte, de remplacer les charrettes par des calèches qui transporteraient les promeneurs pour qu’ils puissent visiter la forêt, fouler le sable et respirer l’air marin ».