31/01/2008

Incorrigibles Sénégalais

INCORRIGIBLES SENEGALAIS

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Sortis en boite de nuit mardi soir malgré la déception de la défaite contre l'Angola, les Sénégalais sont vivement critiqués par la presse. Les coéquipiers de Diouf ont encore fait preuve de non-professionnalisme à deux jours d'un match capital contre l'Afrique du Sud. La fin d'une génération ?

 

C'est avec la gueule de bois que certains Sénégalais se sont réveillés mercredi matin. Et ce n'est pas à cause du souvenir de la claque reçue contre l'Angola dimanche (3-1). Ni en raison de la démission d'Henri Kasperczak, le sélectionneur polonais du Sénégal. Mais bien pour une soirée arrosée d'El Hadj Diouf et Tony Sylva dans une boite de nuit ghanéenne. Au grand dam de tous les observateurs. "Transparents sur le terrain El Hadji Diouf et Tony Sylva s'offrent en spectacle dans une boîte de nuit", s'exaspère le quotidien Walfadjri reprit par Ouestafnews.

 

"Ils l'auraient fait sous les drapeaux d'autres nations qu'on leur aurait demandé de plier bagage dare-dare", renchérit Abdoulaye Ndiaga Sylla, un journaliste sénégalais. "Que tous ces Sénégalais qui continuent à craquer pour ces zigotos en crampons se le tiennent pour dit: il faut oublier la bande Diouf and Co !", s'emporte à son tour le quotidien l'Observateur. La réaction de la presse sénégalaise est virulente mais peut sembler étonnante. Le manque de professionnalisme des Lions de la Teranga n'est pas une nouveauté. Loin de là. A tous leurs regroupements, les boites de nuit situées près de leur hôtel font le plein. Jusqu'à aujourd'hui, tout le monde faisait avec. Les sélectionneurs tout comme les fans et les journalistes. Mais là, il semble que cette sortie soit la goutte d'eau qui fasse déborder le vase.

 

Descendus de leur piédestal

 

Rien d'illogique tant la déception est grande au Sénégal. Les héros nationaux sont tombés de leur piédestal depuis le début de la CAN. Arrivés au Ghana avec l'ambition d'accrocher un premier titre continental, les Lions de la Teranga vont de déception en déception malgré un groupe largement à leur portée. Tenus en échec par la Tunisie (2-2) lors du match du match d'ouverture, ils ont touché le fond contre l'Angola (1-3). Et sont proches de la sortie avant le dernière rencontre face à l'Afrique du Sud. Une élimination au premier tour qui serait une première pour le Sénégal depuis la CAN 1986. Une vraie humiliation. A tel point que si tout reste encore possible mathématiquement, la presse ne leur fait déjà plus de cadeau.

 

Il faut dire que l'électrochoc souhaité par Kasperczak avec sa démission semble bien improbable tant les Sénégalais se sont montrés d'une affligeante médiocrité lors de leurs deux premières rencontres. A l'image de son duo Niang-Diouf incapable de s'entendre, l'attaque est aphone. La défense est aux abois et a encaissé cinq buts en deux matches. Et le collectif se délite à la moindre contrariété. Mais surtout, l'état d'esprit sénégalais laisse songeur. Les coéquipiers d'El Hadji Diouf n'ont plus l'agressivité qui avait amené leurs succès en 2002 lors de la Coupe du monde où ils s'étaient offert la France en ouverture avant de rallier les quarts de finale.

 

Un état d'esprit pourri

 

En fait, ils sont suffisants. Ils n'ont plus l'envie de tout casser. Ils se satisfont de peu. "Aujourd'hui, cette équipe manque de caractère, explique Bruno Metsu, l'ancien sélectionneur des Lions de novembre 2000 à l'été 2002 dans L'Equipe. Je me souviens d'un match perdu en Egypte. Tous les gars pleuraient dans le vestiaire". Signe que les temps ont bien changé, dimanche seul Diagne Faye a versé des larmes... Et pour couronner le tout, les Sénégalais, qui semblaient si soudés avant, vivent désormais en clan avec les jeunes d'un côté et les anciens de l'autre. Certains n'ayant toujours pas digéré les départs d'anciens amis (de soirée ?).

 

"D'un seul coup, les Sénégalais ont commencé à dire que cette équipe-là elle est vieille, que Fadiga ne joue pas, Salif Diao ne joue pas dans son club, qu'Aliou Cissé ceci et cela, il est vieux, Ferdinand Coly est vieux. Or, une équipe, c'est quelque chose de précieux. Moi, je ne parle pas du présent, je parle d'avant, cette équipe-là, on l'avait et les Sénégalais ont tout fait pour la casser" , regrette Diouf, visiblement aigri. Il est vrai qu'à cette époque, leurs victoires faisaient oublier leurs frasques extrasportives. Mais aujourd'hui, ça ne passe plus. A moins qu'un exploit face aux Bafana Bafana efface tout. Mais de toute manière, il y a fort à parier que Diouf et consorts se réveilleront avec la gueule de bois vendredi matin. Et quelque soit le résultat de leur dernier match de poule....

 

30/01/2008

Drogue saisie à Mbour

Saisie d'une pirogue contenant 450 kg de chanvre indien 

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Une pirogue contenant 450 kg de  chanvre indien, d'une valeur estimée à 11 millions de FCFA, a été  saisie dans la région de Mbour (ouest), dans la nuit de samedi à  dimanche, par la brigade des douanes de Joal-Fadiouth, a-t-on  appris mardi de source officielle. 

 

     Deux des trois passagers de la pirogue ont été appréhendés par  les douaniers, tandis que le troisième, un certain P. Ndoye alias  "Bouki", a réussi à s'enfuir, précise mardi l'Agence de presse  sénégalaise. 

 

     En attendant de retrouver le fugitif, les soldats de l'économie qui se sont heurtés à une petite résistance de la part des  convoyeurs de la drogue ont transféré les deux malfaiteurs auprès  de la gendarmerie où ils sont en garde à vue, en attendant d'être  déférés au parquet, selon la même source. 

 

     Face à la recrudescence du phénomène du trafic de drogue, les  forces de sécurité ne lésinent pas sur les moyens pour mettre les  trafiquants hors d'état de nuire, comme en témoignent les  nombreuses arrestations opérées à travers le département de Mbour  ces derniers temps par la gendarmerie, indique-t-on.

Xinhua

9 morts à Saly

VIOLENT ACCIDENT DE LA CIRCULATION

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9 morts et plusieurs blessés graves

Un grave accident de la circulation s’est produit hier au croisement de Saly aux environs de 18 heures. Le bilan provisoire dans un premier temps, était de huit morts avant d’être porté hier en début de soirée à 9 victimes et plusieurs blessés graves.

 

SECURITE ROUTIERE

Un accident de plus sur la route de Mbour, serait-on tenté de dire. Sur la nationale 1 et à hauteur du croisement de Saly un camion immatriculé Dk 8244D et un minicar immatriculé Th 7348 C sont entrés en contact. Selon des témoignages recueillis sur les lieux, c’est le mini car venant de Mbour qui a fait une fausse manœuvre fatale qui va l’envoyer dans l’autre sens ; ce qui a eu pour conséquence, de le pousser vers un camion venant de Dakar qu’il va percuter.

 

Le minicar dont le côté droit a été entièrement endommagé s’est retrouvé dans le décor. Un ravin a aggravé la chute. Les occupants du minicar ont été propulsés et projetés. Des scènes d’horreur ont suivi le choc. Les victimes, au nombre de huit, sont des femmes, des hommes et des enfants morts sont les bras de leur mère.

 

Des corps éventrés des jambes ne collant plus au corps que par des lambeaux de chair ont été vus à l’entrée de Saly, un décor indescriptible. Les sapeurs pompiers très tôt arrivés sur les lieux ont organisé les secours sur Mbour et enlevés les corps des victimes pour les déposer à la morgue du centre de santé très peu équipé d’une grande ville comme Mbour. Le minicar, selon certaines déclarations, serait venu de Mbour. Cet accident repose la lancinante question de la nationale 1 qui par endroits, pose problème avec ses accotements élevés.

 

D’autre part, l’autre problème est que les chauffeurs n’arrêtent pas de violer les mesures de prudence en filant à des vitesses vertigineuses à l’entrée des agglomérations. Ce qui a comme autre conséquence de leur faire perdre le contrôle de leur véhicules, qui se retrouvent dans des situations incontrôlables qui débouchent sur l’irréparable.

Samba Niébé BA | SUD QUOTIDIEN

Voleurs à l'ombre à Mbour

MBOUR : Une bande de malfaiteurs démantelée

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La brigade de recherches du commissariat de Mbour vient de mettre hors d’état de nuire une bande de malfaiteurs. Les policiers ont aussi réussi à récupérer des objets volés et ont en même temps interpellé des individus pour recel.

 

Une bande composée de malfaiteurs notoires connus des services de sécurité vient d’être démantelée par les éléments de la brigade des recherches du commissariat de Mbour à la suite d’une descente inopinée au quartier Oncad. Au cours de cette opération, deux individus ont été surpris par les policiers en train de dépouiller des passants. Trouvés porteurs de deux couteaux et d’une pince avec laquelle ils tenaient en respect leurs victimes, les malfaiteurs, pris en flagrant délit, ont aussitôt été acheminés au poste pour interrogatoire. Il s’agit du nommé Thierno Dème, né en 1981 à Mbour, et se disant pêcheur, et d’un certain Khadim Diop, âgé de 27 ans, se disant également pêcheur de passage à Mbour. Considéré comme le chef de la bande, Thierno Dème n’a pas hésité à décliner l’identité de ses acolytes et surtout à préciser que ces derniers se terraient dans les quartiers de Warang et Mballing pour échapper à la vigilance des policiers. Un transport aux endroits indiqués des éléments de la brigade des recherches a ainsi permis de mettre la main sur les complices en question. Les nommés Pape Bouna Niang se disant guide touristique, Alpha Diop et Ousmane Sarr, pêcheurs, ont de la sorte été interpellés avant d’être placés en garde à vue. L’interrogatoire poussé auquel les délinquants ont été soumis a porté ses fruits car ils ont tour à tour conduit les policiers aux domiciles de leurs victimes et en particulier spécifié les objets volés au cours de leurs cambriolages. Leur première sortie en compagnie des policiers a été effectuée à Saly Niakh Niakhal, chez le nommé Michel André Morvan, où ils avaient subtilisé un ordinateur portable, deux téléphones cellulaires et trois anneaux en or. La razzia du gang s’était poursuivie dans une villa voisine d’où ils ont emporté un poste téléviseur grand écran avant de pénétrer chez le nommé Amidou Dieng dont le téléviseur de marque Sharp a également été dérobé.

 

A Saly Carrefour , au quartier Château d’eau Nord, à Nianing et dans la zone résidentielle de la ville de Mbour où les policiers se sont ensuite rendus, un important lot d’appareils électroniques avait été emporté par la bande, notamment sept postes téléviseurs, trois lecteurs vidéos, deux radios double-cassettes, deux lecteurs Vcd , un ordinateur portable Ibm et un décodeur Canalsat. La dernière victime de la bande se nomme Babacar Diop, aujourd’hui sous surveillance médicale après avoir été roué de coups de barres de fer alors qu’il se promenait tranquillement à Saly Niakh Niakhal. Son portable et une somme de 18.000 francs Cfa lui ont été subtilisés, de même qu’il a été dépossédé du pantalon qu’il portait. Les receleurs de la bande ont heureusement pu être identifiés et arrêtés. Il s’agit des nommés Médoune Gaye, Daouda Boye, Aliou Fall, Mbaye Niang, Ndiaga Kane, Ibrahima Ndione, Ousseynou Dione et Soulèye Sarr. Le butin qui a pu être saisi par la police a véritablement été bradé par les malfaiteurs. L’ordinateur portable Ibm évalué à 700. 000 francs Cfa a été cédé à Médoune Gaye au prix de 35.000 francs Cfa, tout comme les postes téléviseurs « liquidés » à 20.000 francs Cfa. Toutefois, certaines victimes se frottent les mains, leurs biens leur ont été restitués au terme de la procédure ouverte à l’encontre du gang. En attendant, Thierno Dème et ses complices sont en prison après avoir été déférés au parquet de Thiès en fin de semaine dernière.

  

Pape GUEYE

 

Budget 2008 et propreté

BUDGET 2008 DE LA COMMUNE DE MBOUR : Pour une meilleure amélioration du cadre de vie 

 

 centre culturel mbour

Réuni sous la présidence du maire Mbaye Diagne, le Conseil municipal de Mbour a voté à l’unanimité de ses membres présents le budget 2008. Un budget qui s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de 2.238.918.090 F.Cfa.

 

Pour l’exercice 2008, les prévisions de recettes sont estimées à 1.775.457.977 F.Cfa. Elles proviendront des impôts locaux, des produits domaniaux et produits divers qui constituent les poches de recettes les plus significatives. Quant à l’investissement qui s’élève à 553.460.113 F.Cfa, il représente le montant des prélèvements opérés sur la section fonctionnements. Selon le rapporteur du budget, Magatte Diop, une lecture attentive du projet de budget confirme que le volume des recettes repose essentiellement sur les recettes fiscales (43,17%). Selon lui, pour la gestion 2008, des investissements sont prévus dans les domaines de l’artisanat pour 5 millions, pour les travaux d’aménagement 10 millions et 14 millions pour des abattoirs modernes. Par rapport à la voirie publique, des chaussées et voies publiques seront aménagées pour 80 millions, tandis que des infrastructures à caractère commercial seront réalisées pour 40 millions. En 2008, la densification du réseau électrique sera effective et va coûter 50 millions de F.Cfa. L’éducation ne sera pas en reste et se verra affecter 65 millions, tout comme la santé, l’hygiène et l’action sociale qui recevront près de 50 millions. Le stade de Mbour S.A qui est dans le championnat professionnel aura une subvention de 50 millions et verra le maire exercer son pouvoir de contrôle conformément aux normes de la comptabilité publique. Par rapport à la lutte contre la pauvreté, à l’emploi à travers le fonds communal d’appui aux femmes et aux jeunes, 25 millions seront dégagés avec la recommandation selon laquelle les obstacles techniques doivent être levés pour un meilleur fonctionnement du fonds communal. Se voulant réaliste et réalisable, le budget 2008 de la commune cadre avec les préoccupations des populations, consolide les acquis et ouvre des perspectives d’amélioration du cadre de vie des Mbourois.

  

OPERATION SALY VILLE PROPRE : « Assainir la station balnéaire avant le sommet de l’OCI »

 

Les populations de Saly carrefour organisent une semaine de nettoyage, du carrefour, sur la nationale 1 aux hôtels. C’est dans le but de donner une belle image à notre première station balnéaire qui va accueillir des invités de marque lors du sommet de l’Oci.

 

Selon Mme Fatou Kébé de la commission recherche des moyens du quartier, les populations habitant le quartier Carrefour Saly vont se mobiliser du 1er au 8 février pour donner un grand coup de balai à la station balnéaire. C’est suite à l’appel du président Wade pour une mobilisation nationale afin que ce sommet tant attendu soit une réussite. Il est heureux, a soutenu Mme Kébé, que toutes les populations sans discrimination aucune, aient accepté de se mobiliser pour cette opération de nettoiement et d’accueil de nos futurs hôtes.

 

L’iman ratib, El hadji Abdoulaye Mbaye, pour sa part, a dit que le sommet est une occasion pour tous de se mobiliser pour son succès. Il a lancé un appel pour aider à finir la construction de la grande mosquée du quartier et a prié pour le président pour une union des cœurs et des esprits pour une parfaite réussite dd sommet de l’Oci.

  

A.S. NDIAYE

 

28/01/2008

Kasperczak démissionne

Kasperczak démissionne

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Le sélectionneur du Sénégal, Henry Kasperczak, a donné sa démission à l’issue de la défaite face à l’Angola (3-1), dimanche soir. Son adjoint, Lamine N’Diaye, prend les commandes de la sélection jusqu’à la fin de la CAN.   

 

Abattu après la lourde défaite face à l’Angola (3-1) dimanche soir à Tamale, Henry Kasperczak a tout de suite donné sa démission à l’issue de la rencontre.

 

« J’ai immédiatement donné ma démission au président de la Fédération sénégalaise après le match contre l’Angola, déclare l’ex-sélectionneur du Sénégal au micro de la BBC. J’en ai informé les joueurs. J’assume toute la responsabilité de ce pauvre spectacle. »

 

Jusqu’à la fin de cette CAN où les Lions de la Teranga sont bien mal engagés (ndlr : un point seulement après deux matchs), la sélection sera donc dirigée par l’ancien adjoint de Kasperczak, Lamine N’Diaye. Le Polonais avait pris en main le Sénégal en mai 2006.

 

A.C

 

27/01/2008

L'angola écrase le Sénégal

L'Angola et Manucho terrassent le Sénégal

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 L'Angola et son buteur Manucho, auteur d'un doublé, ont créé une énorme sensation en dominant 3-1 le Sénégal, qui voit sa tâche sérieusement compliquée dans la course à la qualification pour les quarts de finale, dimanche à Tamale. Les Palancas Negras ont ainsi confirmé les espoirs suscités par leur première sortie face aux Bafana Bafana et démontré qu'il faudra désormais compter avec eux sur le continent. Leur billet pour le prochain tour est pratiquement acquis avant leur match face à la Tunisie, jeudi. Pour le Sénégal, la désillusion est totale et la sortie de route presque assurée. Les Lions sont désormais dans l'obligation de rééditer le même scénario qu'il y a deux ans, quand ils avaient arraché leur billet lors de la dernière rencontre après un parcours chaotique (2 défaites, une victoire). Tenus en échec par la Tunisie (2-2) mercredi, les Sénégalais étaient pourtant dans l'obligation d'enclencher leur marche en avant. Mais leur inconstance leur a, une nouvelle fois, joué des tours et cette nouvelle douche froide pourrait leur coûter très cher. Si le Sénégal est parvenu en première période à supporter le défi physique imposé par les athlétiques Palancas Negras, il a été encore victime de l'inefficacité de ses attaquants, le duo Niang-Diouf en tête, et du manque de vigilance de son arrière-garde, surprise en seconde période par deux coups de boutoirs du géant angolais Manucho  avant d'être terrassé sur une tête de Flavio C'est de ce même secteur défensif qu'était toutefois venue l'ouverture du score sénégalaise sur une tête rageuse de Faye . Mais ces trois fautes d'inattention après la pause ont ruiné tout le travail de sape des deux milieux Sall et Diop, qui avaient écoeuré les Angolais durant les 45 premières minutes, et soulagé une défense qui avait fort à faire avec la paire Manucho-Flavio. 

Il n'y a plus désormais qu'un exploit contre l'Afrique du Sud, jeudi, qui pourrait sauver les Lions de la Teranga.

AFP

Retour au pays des Négros Mauritaniens

Début mardi du rapatriement de 24.000 Négro-mauritaniens à partir du Sénégal

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DAKAR, 27/01 - Le rapatriement de quelque 24.000 réfugiés négro-mauritaniens, expulsés vers le Sénégal après des violences contre eux de 1989 à 1991, doit débuter mardi avec le retour en Mauritanie d`un premier groupe d`une centaine de personnes.

Le convoi de 114 Négro-mauritaniens partira de Rosso-Sénégal (nord-ouest), une localité située sur le fleuve Sénégal qui sépare les deux pays, selon le responsable de la communication du bureau du Haut commissariat de l`ONU pour les réfugiés (HCR) pour l`Afrique de l`Ouest, Francis Kpatindé.

Pour cette "opération test" organisée par le HCR, la Mauritanie et le Sénégal, les réfugiés seront acheminés par camions à partir de Dagana, un de leurs sites d`accueil sur le fleuve Sénégal, pour Rosso-Sénégal, avant d`embarquer dans des pirogues motorisées.

Les nouvelles autorités mauritaniennes ont affiché leur volonté de régler la question des réfugiés pour "réconcilier les coeurs" en Mauritanie, un pays où le terme de "passif humanitaire" est souvent utilisé pour désigner les exactions dont ont été victimes la minorité négro-mauritanienne sous le régime du président Maaouiya Ould Taya

26/01/2008

Drogue au Sénégal

DROGUES - Tendances : Forte progression dans la consommation au Sénégal  untitled
L’Office national des Nations-Unies contre la drogue et le crime (Onudc) signale que les saisies de cocaïne dans les pays africains ont été 60 fois supérieures en quantité à ce qu’elles étaient en 2002, au cours des neufs derniers mois de 2007.  Alors que pour les pays membres de l’Organisation mondiale des douanes (Omd), seulement 10% des pays ont une structure de renseignement dédiée à la lutte contre le trafic des stupéfiants. La gestion des risques est très peu utilisée dans la lutte contre la drogue. «Le plus souvent, les saisies se font au hasard. Toutefois, nous sommes conscients du besoin d’une action plus ciblée sur les drogues», renseigne le colonel Ousmane Mbengue, chef de bureau de renseignement, de la documentation et des stupéfiants. Il introduisait hier, lors de la journée internationale des douanes, le thème  sur la lutte contre le trafic illicite de drogues et de produits psychotropes. Il reconnaît que «souvent nous sommes obligés de nous focaliser sur nos missions fiscales». Alors que «l’évolution du trafic des stupéfiants nous oblige à réorienter nos priorités. Il est nécessaire que nous soyons de plus en plus efficace, d’organiser la lutte contre le trafic illicite des stupéfiants».  Selon les tendances de 2007, présentées par le colonel des douanes, l’Afghanistan a renforcé sa place de leader comme pays producteur de l’héroïne. Pour la cocaïne, l’Afrique de l’Ouest est devenu une zone de départ et de transit, mais il y a très peu de saisies. Le Maroc et l’Argentine sont des pays de départ de la cocaïne. La résine de cannabis est consommée par 162 millions de personnes, et 176 pays en produisent. Le Sénégal fait partie des pays qui sont cités comme pays en progression dans la consommation. L’Arabie Saoudite apparaît comme un pays de destination. La consommation d’herbe de cannabis est en progression continue depuis 1992, mais il y a une réduction des saisies. Pour l’ecstasy, les saisies douanières ont baissé parce que produit localement, mais il y a une augmentation de la contrebande des produits chimiques, aux frontières. La Hollande reste le premier pays de consommation. Pour les amphétamines, il y a eu beaucoup de saisies et la destination majeure est le Moyen-Orient, l’Arabie Saoudite et le Koweït principalement.  En Afrique de l’Ouest, entre 2005 et 2006, il y a eu 68 cas de saisies. «Mais il n’y a qu’une petite quantité qui a été rapportée. Malheureusement, les administrations ne rapportent pas toutes», se plaint l’officier. Il n’y a que la Côte d’Ivoire, le Mali et le Sénégal qui rapportent leurs saisies. Même si «les drogues ne font que passer par nos pays». Néanmoins, «les femmes réclament la parité et sont de plus en plus attirées» par ces substances. Le Sénégal est cité 54 fois comme pays de transit et de départ dans les rapports. Le Ghana 15 fois, le Cap-Vert 1 fois, le Mali 5 fois. «Toutes les saisies se font dans les aéroports. Nous devrons revoir nos contrôles au transit et au départ. Ils ne sont pas efficaces. Nous devons voir ce qui se passe à l’extérieur. La situation montre qu’il est urgent de lutter contre la drogue, d’instituer une meilleure opération et se donner les moyens», estime le colonel Mbengue.  Les recommandations de l’Omd pour une meilleure lutte commencent par une «nouvelle approche psychologique pour que l’agent des douanes comprenne que la lutte contre les stupéfiants est aussi importante que la collecte des recettes». L’Omd recommande «le souci de la réputation internationale parce que nos dirigeants sont plus sensibles à cela qu’à autre chose». Les douanes doivent revisiter leurs compétences. Pour le colonel Mbengue : «Jusqu’à présent, pas de structure dédiée à la lutte contre les stupéfiants. Nos brigades font de la lutte contre la fraude en général. Nous devons avoir des unités de recherche qui puissent faire des investigations et des saisies. Nous devons utiliser les règles du contentieux douanier qui donnent les opportunités importantes. Il est inutile de se lancer dans une guerre des services et de course-poursuite pour sortir, le premier, un communiqué.» Il souhaite «une motivation du personnel, sinon toute la théorie qu’on débloque ne servira à rien. Un mécanisme de motivation des personnels est en cours».  

Safiètou KANE

Religion football au Sénégal

LA CAN 2008 VECUE AU SÉNÉGAL Le foot, une religion

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Et c’est parti pour un mois plein de passions phénoménales. L’Afrique entière s’amuse : elle sait donc s’amuser! C’est la Coupe d’Afrique des Nations. Elle se déroule au Ghana. À des milliers de kilomètres de ce grand meeting CAF, on vit au rythme du ballon rond que domptent des magiciens sur de grands rectangles. Au Sénégal, au pays des grands rois de la savane, les «Lions», c’est l’extase totale. Le football est à l’honneur et tous les secteurs d’activité ont fait allégeance à «la chose» du roi Pelé. Quelques exemples concrets : la musique locale est l’apologie des «Lions», partis à la conquête du petit mais fort lourd trophée continental. Quant aux médias, soutenus par de gros sponsors, ils vivent aussi l’une de leurs plus grandes traites économiques.

??Sur la terre des «Gaïndés», tous les citoyens sont devenus joueurs, entraîneurs, consultants, ou professionnels occasionnels du ballon rond. Nous sommes à la coupe d’Afrique des Nations. Et c’est pourquoi, partout dans la capitale, Dakar, on vend, on achète, on revend et on rachète, au nom des dignes et valeureux «Lions». Ici et là, on peut le constater, la Coupe d’Afrique, en plus de passionner, nourrit aussi ses amateurs.? Dans cette fièvre de la fête du football, des vendeurs ambulants happent les passants et les éventuels clients. Des Tee-shirts, des brassards, des maillots, des bandanas et autres artifices aux couleurs de la Nation, sont proposés pour pousser, comme un seul homme, les «Lions» vers la plus haute marche du podium. Et les jeunes férus de foot ne sont pas les seuls à être grisés par cette fièvre du ballon rond : les adultes aussi s’y mettent. Et quand l’équipe nationale affronte un adversaire, c’est toute la Nation qui retient son souffle.

 

Rien n’est de trop pour pousser les «Gaïndés»

 

La religion embrasse tous les aspects de la vie. Pas seulement la vie intérieure du coeur, mais aussi l'heure du service dominical et de la prière ou l'intimité de la famille et des amis. Un croyant qui pratique un sport, pratique aussi cette activité à la lumière de sa foi. Ne voit-on pas souvent un joueur faire le signe de la croix ou réciter une prière avant d’entrer en jeu. Alors, il ne fait aucun doute que le sport peut porter un sens spirituel. Les religieux pourront aisément le confirmer. Armés de leurs chapelets, ils formulent des prières pour les «Lions» (voir les reportages sur le sujet). A distance, certes. Mais la force des prières ne réside-t-elle pas dans la foi et la croyance? Qu’importe la distance donc! Ce n’est en tout cas pas ce «Hadj», récemment revenu de la Mecque, qui nous contredira. Badara Diop de son nom, confie ceci: «Je reviens du pèlerinage de la Mecque et j’ai formulé des prières pour l’équipe nationale afin qu’elle remporte le trophée continental». Féru de foot, il ne s’est pas privé de formuler des vœux pour un succès éclatant des «Gaïndés» en faisant le tour de la «Kaaba». Du côté des plus jeunes, les superstitions ont plus d’emprise, on se précipite pour retourner les chaussures dès qu’une occasion de but se présente. Cela ne marche certes pas à tous les coups mais quelques fois (et Dieu sait combien cela est rare), il arrive que cela coïncide et soit suffisant pour détourner la balle adverse. Pour finir, disons qu’à l’unisson, tous les Sénégalais rêvent de voir la troupe du sélectionneur Henri Kasperzack gravir, à l’image du Cameroun ou encore de la Côte-D’Ivoire, l’une des marches les plus honorables du podium que dresseront à l’issue de la compétition, Issa Hayatou et son équipe. Du Ghana, on le sait, il peut naître des frustrations, des déceptions, des regrets, un goût d’inachevé, mais peu importe. On y est! Les «Lions» sont attendus au pays des «Black stars» et, avec eux, tous ces millions de téléspectateurs supporteurs, eux aussi, «Lions» au soutien indéfectible. Dans de nombreux cas de figure, dans nos têtes, on a déjà gagné et rien ne pourra faire penser, ici au Sénégal, le contraire à tous ces nombreux inconditionnels du ballon rond.

 

THIES : AU CŒUR DE LA FAMILLE NDIÈGUÈNE : Des versets et des sourates pour accompagner les «Lions»

 

Au quartier Keur Mame El Hadji de Thiès, chez la famille Ndièguène, l'atmosphère était particulière mercredi, jour du match Sénégal-Tunisie. Contrairement au calme qui caractérise en général ce populeux quartier, l'ambiance y était plutôt très décontractée. Match Sénégal-Tunisie oblige. Pour dire que quand les Lions jouent, c'est la ferveur et l’engouement partout, même au sein des familles religieuses. Reportage

 

16 heures 45 minutes, le muezzin de la mosquée de «Keur Mame El Hadji» appelle les fidèles à la prière de «Takusaan». Heure de prière qui avait ce jour-là, presque coïncidé avec le coup d'envoi de la rencontre entre les «Lions» et les «Aigles de Carthage». Malgré tout, les fidèles de la cité religieuse avaient répondu à l'appel. Dans la masse des fidèles qui avaient pris d'assaut les lieux saints pour prendre part à la prière que dirigeait l’imam Ablaye Ndièguène, la rencontre planait déjà sur les lieux. L’habillement des jeunes férus de foot avait fini d’annoncer la couleur. A l'intérieur, des colonnes Tee-shirts, brassards, écharpes, ou autres habits aux couleurs du drapeau national, étaient visibles. La prière terminée, c'est au pas de charge que les fidèles ont rallié leurs domiciles. Accompagnés de Sidy Ndiéguène, arrière petit-fils de Mame El Hadji Barro Ndièguène, nous accédons au domicile de Serigne Sidy Ndièguène, son homonyme. Il est frère du khalife Serigne Mounirou. Dans un salon qui avait fait le plein de monde, nous suivons la rencontre avec la famille. Outre le nombre assez important de jeunes filles et garçons, il y avait dans la salle, Ibrahima Ndièguène et Cheikh Ndièguène, sans oublier les dames. Qui, dehors, sous la véranda, restaient attentives au déroulement du match. La concentration était visible sur tous les visages. Chapelets à la main, les supporters qui revenaient de la mosquée ne cessaient d'égrener et de murmurer des prières. Histoire de pousser le onze national à la victoire. Alors que d'autres qui piaffaient déjà de voir le réalisme de la bande à El Hadji Diouf, commentaient toutes les actions. Amenant souvent les adultes à les calmer. «Faites preuve de patience, ça ira incha Allah !», déclare Sidy Ndièguène, qui continuait d’égrener son chapelet. Et comme si les dieux du sport n'avaient pas entendu les prières formulées çà et là, à la 9ème minute de jeu, Jeema ouvre le score, suite à une mauvaise appréciation de la défense des «Lions». C'est la douche froide dans la salle et dans presque tout le quartier. Silence total partout. «Ce n'est pas grave, nous allons revenir», lancent Ibrahima et Cheikh, alors que la tristesse commençait déjà à se lire sur certains visages. Mais ce fut de courte durée, car comme des fauves blessées, les «Lions» se montrent de plus en plus dangereux, en multipliant les occasions pour revenir au score. Et c'est à la 45ème minute que le salut est venu de Bayal Sall, qui profite d'une perte de balle dans la défense tunisienne, pour remettre les pendules à l'heure, à quelques secondes de la fin de la première période. Les nombreux supporters pouvaient alors commencer à jubiler. La joie était perceptible partout. Dehors, au niveau de l'esplanade de la mosquée, communément appelée «Penc ma», les commentaires allaient bon train, dans une ambiance indescriptible. C'est dans cette même atmosphère que les petits-fils de Mame El Hadji ont repris la deuxième période.Cela jusqu'au deuxième but des «Lions» marqué par Diomansy Kamara. Galvanisés par un tel but qui ne venait que confirmer la domination de l'équipe sénégalaise, Sidy Ndièguène et ses frères et cousins, continuaient alors à pousser leur équipe en espérant ainsi voir les Lions empocher les trois points. Mais c'était sans compter avec l'opportunisme des attaquants tunisiens. A moins de dix minutes de la fin du match (83 mn), Traoui, d'un tir de 30 mètres, trompe Tony Silva et ramène les deux équipes à égalité. Le moral est au plus bas. Du côté des supporters sénégalais, la déception commençait à gagner du terrain et cela, jusqu'au coup de sifflet final de l'arbitre. Un nul qui a totalement brisé l'ardeur des supporters de «Keur Mame El Hadji» mais qui n'a rien enlevé à l'amour qu'ils vouent à l'équipe nationale du Sénégal. «Ce n'est que partie remise, les prochaines sorties seront meilleures», conclut Sidy Ndièguène qui renseigne, qu'au sein de sa famille, on aime bien le sport, particulièrement le football. Il en veut pour preuve Yally Ndièguène, ancienne gloire du Sénégal. Il était international gardien du Club Olympique thiessois (Cot).

 

TOUBA : Entre café Touba et chapelet

 

Evénement sportif du continent africain, le match entre le Sénégal et la Tunisie a été suivi par des chefs religieux de Touba. C'est le cas de Serigne Bassirou Mbacké qui, vers seize heures trente minutes, s’est déjà installé devant sa télé. Étendu sur son fauteuil marocain, il égrène les perles de son chapelet une à une de la main droite, récitant doucement quelques versets du Saint Coran. Dans son salon, il y avait une dizaine de talibés. C’était la grande concentration sur les actions du match. Quelques minutes après le coup d’envoi, c'est le premier but tunisien. Des murmures se font entendre dans le salon pour fustiger le comportement du gardien Tony Sylva. Mais le marabout, très calme, ne prononçait aucun mot. Subitement, il demande l'heure. L'on pensait qu'il parlait de l'heure de la prière, mais c'était plutôt pour le temps écoulé depuis le début du match. Une jeune femme arrive avec un plat, des verres et une cafetière. L'on commence à servir le café et un talibé taquine, en demandant de prier pour l'égalisation des Lions avant la mi-temps. Comme une prière exaucée, c'est tout juste avant la mi-temps que survient l'égalisation des Sénégalais. Place aux cris de joie et aux trémoussements. Dès la reprise, le deuxième but des Sénégalais intervient et met la salle sens dessus dessous. Tout le monde jubilait. Même le chef religieux ! Qui, s'il ne trépignait pas de joie avait les yeux qui rayonnaient de bonheur. Quelques instants après, d'autres tasses de café sont servies. Mais dès que l'égalisation tunisienne survient, tout le monde en veut au gardien sénégalais. Le marabout, jusque-là très calme, rompt le silence et lance : «Tony Sylva est vieux maintenant !». Tout le monde acquiesce dans le salon et des commentaires fusent jusqu'à la fin de la rencontre sur ce score de deux buts partout. Et au moment où les commentaires se poursuivaient dans la cour avant l'heure de la prière de «Timis», des tasses de café sont encore servies. Et tout le monde priait. Vivement que la prochaine sortie des «Lions» contre l'Angola se solde par une victoire.

 

ŒIL DU SOCIOLOGUE ALY KHOUDIA DIAW : «L’environnement footballistique sénégalais est fortement imprégné de mysticisme»

 

Dans cet entretien, le sociologue essaie d’expliciter le rapport qui existe entre football et religion. Pour lui, la pratique du «football demande avant tout la force, la technique, le physique et le mental». C’est seulement après avoir réuni tous ces éléments que le sportif peut aller chercher un «renfort psychologique dans la religion qui est tout aussi importante dans toutes les compétitions». «Cela peut toujours servir», conclut-il.

 

Comment analysez-vous les rapports football-religion?

 

Je pense que les sociétés de tradition négro-africaine comme le Sénégal, entretiennent des rapports complexes avec la religion, qui est une donnée constante dans l’exécution de nos activités quotidiennes. La religion demeure un refuge, un repère et un recours dans l’accomplissement de soi. Aussi, dans la vie de tous les jours, le Sénégalais est-il guidé dans ses actes par la religion et cela se matérialise par la visite au marabout du coin pour réussir un examen, chercher du travail. Parfois, c’est pour conjurer le mauvais sort, ou simplement pour se déterminer dans la vie. D’autre part, dans les compétitions, la religion et le mysticisme sont partout présents. C’est l’exemple dans la lutte et dans le football, où les Sénégalais ont poussé très loin les limites du rationalisme cartésien. Les affiches des combats de lutte, malgré une forte demande de technicité et de forme physique, mettent toujours les marabouts au premier plan, avec une visibilité étonnante.Il en est de même pour le football, et toutes les équipes du Sénégal depuis l’équipe de «navétaane» jusqu’à l’équipe nationale, disposent d’un comité qui gère le côté , ou si vous voulez, les «xons». L’équipe nationale de 2002 a jusqu’à présent un contentieux avec des marabouts qui courent derrière leur argent. Le problème est donc réel et il faut l’analyser sous la forme d’un renforcement psychologique et moral qui donne au négro-africain l’impression qu’il partage le monde avec des déterminations inconditionnelles et préétablies qu’il est possible de modifier. C’est là qu’intervient la religion.

 

On a remarqué que les familles des joueurs formulent des souhaits et des prières pour leurs enfants et parfois même vont voir le marabout, qu’est-ce qui l’explique?

 

Vous avez raison et ce qu’on remarque en réalité, c’est l’implication des familles dans cette compétition, car il faut d’abord comprendre que le joueur en tant que tel, est le produit d’un investissement et parfois même d’un long investissement. Et un investissement, on le protège et on le sécurise, surtout un investissement qui rapporte. Or, le joueur est comme le modou-modou, le digne fils qui travaille et met sa famille à l’abri du besoin. Nous avons tous entendu la mère de Bayal Sall dire que son fils a fait faire à toute sa famille le pèlerinage de La Mecque.C’est cet investissement rentable qui explique cet instinct de préservation et le marabout est là pour faire en sorte de le préserver contre le «cat», le «mùssiba» et le «lamiñ», comme on dit dans la sémiologie populaire. L’environnement footballistique sénégalais est donc fortement imprégné de religion et de mysticisme. C’est un facteur unifiant auquel tous les musulmans sont censés adhérer. Les «navétanes» sont un exemple achevé de l’importance qu’a le mysticisme religieux. Car les critères de technicité, de forme physique, de mental, de collectif, expliquent secondairement la victoire de l’équipe : c’est d’abord la prouesse du marabout avant toute autre chose.

 

Croyez-vous à ce mysticisme religieux dans le football?

 

Mon rôle n’est pas de faire une analyse mystique des phénomènes sociaux, je m’en tiens au cadre rationnel des choses. J’ai une fois dit dans une radio que la lutte, comme le football, demandait la force, la technique, le physique et le mental. Je maintiens ma vision des choses. Maintenant, si vous avez tous ses éléments, vous pouvez aller chercher un renfort psychologique auprès du marabout ou dans la religion qui sont tout aussi importants dans toutes les compétitions. Cela peut toujours servir.

 Article Par ND. F. SECK, M. D. T. DIEDHIOU, ND. DIOP, P. CH. FALL,  

25/01/2008

Centrale à charbon pour le Sénégal

Sénégal: une centrale à charbon de 180 millions d'euros attendue pour 2010

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 Le Sénégal a signé un "contrat d'achat d'énergie électrique" avec des entrepreneurs privés prévoyant la construction pour 2010 d'une centrale à charbon d'un coût de 118 milliards de FCFA (près de 180 millions d'euros), a-t-on appris vendredi auprès du ministère de l'Energie. Le contrat a été signé jeudi à Dakar par la société publique d'électricité Sénélec et des représentants de Nykomb Synergetics, groupement de sociétés privées basé à Stockholm, indique le ministère dans un communiqué transmis par l'AFP. Au terme de cet accord, Nykomb Synergetics "va installer en 2010 dans le village de Sendou (35 km au sud-est de Dakar) une centrale à charbon d'un montant de 118 milliards de FCFA", a déclaré le ministre sénégalais de l'Energie, Samuel Amète Sarr, dans son discours dont l'AFP a obtenu copie. La centrale sera d'une puissance de 125 mégawatts (MW) "pour une production de 925 gigawatt-heure (GWh) par année sur une période de 25 ans", a précisé M. Sarr. Elle doit permettre à la Sénélec "de porter la puissance de son parc de 340 MW en 2000 à plus de 700 MW en 2010, ce qui représente un accroissement de la capacité de production de plus de 123% par rapport" à la situation avant 2000, a-t-il dit. La réalisation de cet ouvrage est l'une des mesures décidées par le Sénégal pour son approvisionnement en énergie, qui a été sévèrement perturbé ces dernières années par la flambée du cours du pétrole dont le pays n'est pas producteur. Le "contrat d'achat d'énergie" a été signé deux jours après l'inauguration officielle d'une nouvelle centrale électrique privée à Kounoune (27 km à l'est de Dakar) dans le cadre d'un "plan de redressement du secteur de l'énergie", d'après le ministère. 

Cette centrale d'une "puissance installée de 67,5 MW" et fonctionnant au fioul lourd a été réalisée par les groupes Mitsubishi (Japon) et Matelec (Liban).

AFP

23/01/2008

Youssou N'Dour à Bruxelles

Youssou N'Dour en concert à l'AB à Bruxelles  youssou_ndour
   Le chanteur et musicien sénégalais Youssou N'Dour se produira en concert le 28 mars à l'Ancienne Belgique à Bruxelles.  

Pour le public occidental, Youssou N'Dour est surtout connu pour sa collaboration avec Peter Gabriel, Neneh Cherry, Wyclef Jean et Axelle Red. Il a aussi joué et enregistré avec Sting, Paul Simon, Bruce Springsteen, Dido, Tracy Chapman et bien d'autres encore. Il a débuté très jeune sa carrière, à l'âge de 12 ans. Après quelques années de concerts avec le "Star Band", le groupe le plus populaire de Dakar au début des années 70, il forme son propre groupe, "Étoile de Dakar", rebaptisé plus tard "Super Étoile de Dakar". Trois ans après son disque "Egypt", qui lui a valu un Grammy Award, Youssou N'Dour revient avec "Rokku Mi Rokka". Il s'est, pour cet album, à nouveau associé aux musiciens de la "Super Étoile de Dakar" et a en outre pu compter sur les contributions exceptionnelles d'une partie de la vieille garde de l'Orchestra Baobab. L'album comprend également un nouveau duo avec Neneh Cherry, avec qui il avait enregistré, il y a 13 ans, le succès mondial "7 Seconds". (BEM)

sénégal - Tunisie : 2 - 2

TAMALE, Ghana: Un coup de canon de Mejdi Traoui a permis mercredi à la Tunisie d'arracher le nul 2-2 face au Sénégal en match d'ouverture du groupe D de la Coupe d'Afrique des nations.

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Dominateurs, les Sénégalais pensaient tenir une victoire importante face à leur principal adversaire pour la première place de la poule quand Traoui, d'une frappe soudaine de 25 mètres, a trouvé la lucarne droite de Tony Sylva.

Les champions d'Afrique 2004, tranchants en contre, peuvent se féliciter de la maladresse des deux canonniers des Lions de la Teranga, Mamadou Niang et El Hadji Diouf.

Le Sénégal dominait le début de la partie mais le pressing haut des Tunisiens payait dès la neuvième minute.

A la conclusion d'une contre attaque ultra rapide, Issam Jemaa battait Sylva d'une reprise de demi-volée croisée.

Les Lions de la Teranga ne se décourageaient pas, à l'image de Mamadou Niang, hyperactif sur le front de l'attaque.

Dans les arrêts de jeu de la première période, les hommes d'Henri Kasperzack étaient récompensés de leurs efforts lorsque Mustapha Sall s'en allait battre de près le gardien tunisien.

Les Sénégalais revenaient des vestiaires le couteau entre les dents et El Hadji Diouf manquait la balle du 2-1 en butant deux fois coup sur coup sur Hamdi Kasraoui.

La formation de Roger Lemerre semblait accepter la domination adverse pour mieux pouvoir surprendre en contre.

Peu avant l'heure de jeu, Niang manquait de nouveau la cible mais à la 66e minute, Diomansy Kamara à nouveau l'avantage au Sénégal en profitant d'un cafouillage dans la surface tunisienne.

Les Tunisiens ne désarmaient pas et Traoui allait donc leur offrir, à sept minutes de la fin, le partage des points.

La seconde rencontre du groupe D oppose en début de soirée l'Angola à l'Afrique du Sud au Sports Stadium de Tamale.

21/01/2008

400 millards pour le Sénégal

Le Sénégal attend 400 milliards de FCFA d’investissements, d’une filiale de DP World dakar_1
 Le groupe émirati, Dubaï Ports World, va renforcer sa présence au Sénégal avec la signature lundi, d’une convention liant Dakar à une filiale de DPW, la Jebel Ali Free Zone Authority (JAFZA), pour quelque 400 milliards de FCFA, à investir dans le programme d’exploitation d’une plateforme industrielle et commerciale. Le document a été signé, pour la partie émiratie, par le sultan de Dubaï, Ahmed Bin Sulayem, par ailleurs président de DPW, en visite à Dakar et, côté sénégalais, par la directrice de l’Agence nationale chargée de la promotion de l’Investissement et des grands travaux de l’Etat (Apix), en présence du premier ministre, Cheikh Hadjibou Soumaré. Les autorités sénégalaises attendent de cet investissement arabe, la génération de 30.000 emplois salariés directs et 100. 000 autres indirects. Au plan technique, il s’agira de viabiliser 650 hectares, dans une zone péri-urbaine de Dakar, pour la construction de bâtiments industriels et administratifs, sur une période de 20 ans, l’achèvement de la première phase étant prévue dans les trois prochaines années. Plus d’un millier d’entreprises étrangères et locales sont attendues sur cette plateforme industrielle dont environ la moitié, dès « les cinq premières années d’exploitations’’. Selon le communiqué officiel rendu public lundi, le projet permettra de faire du Sénégal une ‘’plateforme (...) à la fois compétitive et fortement génératrice d’emplois’’, de même qu’il aidera à ‘’encourager le développement du secteur privé national et stimuler l’investissement direct étranger’’. Le premier ministre sénégalais y voit un paquet d’opportunités pour ‘’impulser une nouvelle dynamique de croissance », de l’économie de son pays. . Avec l’arrivée en force de sa filiale JAFZA sur un projet que Dakar mûrit depuis quatre ans, Dubaï Ports World renforce sa présence au Sénégal. Le groupe a déjà été retenu en octobre dernier, comme concessionnaire, sur une période de 25 ans du marché d’exploitation des terminaux à conteneurs dans le Port Autonome de Dakar, où il prévoit d’investir 217 milliards FCFA, pour la construction d’infrastructures.
APA

Erosion côtière

Erosion côtière : Le Sénégal perd 3 à 4 kilomètres carrés par an

plage toubab

Reprendre à la mer ce qu’elle nous a pris, tel est l’objectif du plan national de lutte contre l’érosion en cours d’élaboration. Une rencontre d’échanges sur le phénomène de l’érosion côtière qui gagne la côte sénégalaise a réuni, vendredi dernier, les élus locaux, les experts, le secteur privé et public.

 

Les 1 700 km de côtes dont dispose le Sénégal, de Saint-Louis à Cap Skirring, sont menacés de disparition par l’avancée de la mer consécutive à la montée des eaux suite à la fonte des glaciers du Nord et aussi du fait de l’action de l’homme avec l’extraction du sable marin pour la construction. Ce constat est partagé par tous les participants, vendredi dernier, au séminaire sur l’érosion côtière qui a réuni élus locaux, experts, secteur privé et public. Forts de ce constat, les uns et les autres se sont engagés à jouer leur partition pour prendre à bras le corps ce phénomène de l’érosion marine qui a causé récemment d’énormes dégâts à Rufisque. D’autres localités situées le long de la côte sont également menacées. Il s’agit entre autres des Niayes, de Guédiawaye, de Popenguine, de Jeffer, de la Pointe de Sangomar, de Kafountine, de Diembering, de la Langue de Barbarie pour ne citer que celles-là.

Avec des photos et des chiffres à l’appui, l’expert environnementaliste, le Pr Pape Goumba Lô du Centre expérimental d’étude pour l’équipement (Cerec), situé à Hann, a estimé que l’impact négatif de l’érosion côtière sur les modifications de l’écosystème, sur la pêche, les habitations, la santé et l’agriculture n’est plus à démontrer. Selon lui, le Sénégal perd en moyenne 3 à 4 km carrés par an. D’ores et déjà, notre pays a perdu, à cause de l’érosion côtière, 3 millions d’hectares de terres cultivables. Et si cette évolution continue, 730 à 788 000 personnes sont menacées de déguerpissement du fait de l’avancée de la mer qui inonde les habitations et détruit les infrastructures routières et industrielles entre autres. Les pertes sur le plan économique sont évaluées entre 4 et 29 milliards.

 

En présidant la réflexion sur les mesures à mettre en place pour lutter contre ce phénomène, Djibo Leïty Ka, ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature, des Lacs artificiels et des Bassins de rétention a estimé que pendant longtemps, nous avons fait la ‘politique de l’Autriche’ pour ne pas voir en face cette question brûlante. Pour parer aux conséquences de l’érosion côtière, le ministre a assuré que notre pays ‘prendra les solutions les plus adaptées à notre environnement’. ‘Nous avons la claire conscience qu’il faut agir, car l’érosion côtière est une réelle menace pour les hommes et les biens comme ce qui est arrivé récemment à Rufisque. Nous avons un programme dans lequel on prévoit de remplacer l’utilisation du sable marin par le sable de dunes pour la construction. Il y a aussi d’autres techniques qui existent pour reprendre à la mer ce qu’elle nous a pris. Cela coûte beaucoup plus cher, mais le financement existe. Pour le reste, il faut privilégier la communication et la sensibilisation sur la nécessité de préserver notre environnement’, informe Djibo Ka.

 

Il a également informé les participants que le processus décisionnel en vue de l’adoption d’un plan national de lutte contre l’érosion côtière vient de commencer. Dans les prochains jours, un conseil présidentiel va se tenir pour dégager les orientations majeures de ce plan.

 

Ndiawar Touré, le député-maire de Rufisque qui a pris part à la rencontre, a abondé dans le même sens que le ministre de l’Environnement. Selon lui, en matière de lutte contre l’érosion côtière, l’état des lieux a été déjà fait, il reste maintenant à passer à l’action. Toutefois, l’édile de Rufisque a clairement dit qu’il était opposé à la construction de mur tout le long de la côte, notamment à Rufisque. ‘Je n’ai rien contre les murs’, prévient-il, avant d’objecter que ‘cela ne me semble pas être une bonne solution. En tout cas, nous ne voulons pas tourner le dos à la mer. On a besoin de la mer. Peut-être que les murs sont valables à d’autres endroits, mais à Rufisque, ce n’est pas une solution’.

 

Mamadou SARR

19/01/2008

Pas prêts!

Au secours!!!

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Les agents de sécurité des pays arabes venus en repérage n’en reviennent pas. A deux mois du sommet de l’Oci prévu le 13 mars à Dakar, aucune infrastructure hôtelière n’est prête pour accueillir les princes arabes et leurs cours. Les responsables de l’Anoci les ont vite rassurés, en leur faisant comprendre qu’ils ont prévu deux paquebots géants loués au prix fort, pouvant accueillir jusqu’à 1500 personnes. Ils sont tombés à la renverse, mais ils n’étaient pas au bout de leur surprise. Le lendemain, rendez-vous sur les routes qui mènent...au sommet. Ils se sont rendu compte que les voies n’étaient pas éclairées. Après vérifications, il s’est trouvé tout simplement que l’éclairage public n’était pas prévu dans les budgets. Dans la précipitation, les responsables de l’Anoci ont de nouveau donné leurs assurances : l’éclairage public sera installé par la Mairie de Dakar. Pape Diop est en train de casser la chape de béton qui sépare les voies de la Corniche, pour y installer des lampadaires, le regard rivé sur le chrono. Les routes qui mènent au sommet ne sont pas prêtes. Ce n’est pas un simple jeu de mots. La rencontre tant attendu entre l’ingénieur savant et le pouvoir risque de ne jamais se tenir. Wade fils s’est perdu sur la route qui mène au sommet du pouvoir, avec ceux qui ambitionnaient de l’y installer.
Il y a deux ans, Karim Wade a monopolisé une heure de grande écoute de la télévision nationale, pour présenter sa vision futuriste de la Corniche. Nous avons encore, au milieu du visage, les marques de ce coup d’éclat médiatique du jeune sportif en survêtement, plus pressé que tout le monde. Le lendemain, il était déjà transformé en maure enturbanné, prêt à discuter avec ce que ce pays compte de jeunes marabouts, toujours sous les yeux complaisants des caméras de la présidence. Karim Wade a été, de loin, le personnage le plus médiatisé de la République, durant ces deux dernières années. Il a rivalisé en préséance médiatique avec son père. Je ne veux pas jouer les oiseaux de mauvais augure, mais ce qui est à l’origine de l’échec du premier a nui au second : la démonstration excessive de leur savoir télévisé . Au lieu de sensibiliser les populations sur l’importance de ce sommet et l’utilité des infrastructures pour l’économie de ce pays, on a convié les regards vers l’organisateur, l’ingénieur financier. Ce qui est surprenant avec ce grand chantre du réel et du concret, c’est la part d’utopie qui accompagne sa vision futuriste. Les technologies nouvelles, les imageries trois dimensions accompagnent ses rêves d’enfant. C’est sur la base d’une simple maquette que son père, séduit par le génie inventif d’un fils décidé à atteindre les sommets, s’est laissé aller à cet alexandrin malheureux, « je dirai à ta mère que tu as bien travaillé ». Le fils venait d’hériter du père ce génie qui lui est propre, la capacité à soulever les foules et à les faire rêver debout. Pour de nombreux jeunes qui se préparaient à affronter les océans, la génération du concret aura été ces deux dernières années un adjuvent moral. On leur a promis des financements et des emplois, à la seule condition qu’ils soient « de la génération du concret ». Des désœuvrés et des cadres chômeurs se sont jetés aux bras de ce jeune illusionniste, capable de planter les deux tours du World trade center en plein Sandaga, si vous lui donnez une souris et un ordinateur. Le résultat de deux ans de travaux pratiques est en soi une catastrophe que les coups de pinceau et de truelle ne pourront jamais cacher : il n’a rien fait de concret. Si Abdoulaye Wade retournait deux ans après au même endroit où il avait prononcé cette phrase malheureuse, il saurait qu’un pays ne se construit pas à coups d’incantations et de psalmodies. Devant le monde entier, il s’est glorifié du néant. Cette opération coup de poing lancée pour ouvrir la voie à une succession monarchique a été un échec total. Mais c’est le propre de tous ceux qui font un pari sur l’incertitude.

Si ces réalisations devaient être une réussite, le mérite reviendrait d’abord aux ouvriers sénégalais, aux ingénieurs, aux entrepreneurs qui ont, dans un élan patriotique jamais égalé, engagé des sommes considérables que leur doit encore l’Etat du Sénégal. Karim Wade ne sait pas couler du béton. Son rôle s’arrête jusqu’ici à celui d’un vulgaire convoyeur de fonds. Ce que n’importe qui aurait fait mieux que lui, muni d’un passeport diplomatique, d’une lettre de recommandation et d’un Jet privé. Arriver à un tel résultat après tant d’années n’est pas brillant. Le raccourci qu’il cherchait pour arriver au sommet s’est transformé en une sortie de route que tous les démocrates devaient lui souhaiter. Le seul fait que le président de la République vienne à son secours pour sauver le sommet est la marque d’un échec patent. Mais il y a des vérités qui ne se disent qu’en famille. Que Karim Wade rase les murs et s’éloigne des caméras de la télévision est déjà une grande victoire du bon sens et de la mesure qui nous ont fait défaut ces dernières années. S’il renonçait à ses ambitions trop haut placées, ce serait encore mieux pour lui. Cet échec vient de ce qu’en dehors de quelques iconoclastes accroupis à ses pieds, le fils du président de la République agissait seul, faisait ses comptes du seul, et se glorifiait tout seul. Quand les architectes sénégalais ont envoyé le premier signal de danger en voyant l’état de la chaussée et les élévations de la Corniche, il a vu en eux des envieux et des méchants. Exactement comme il faisait avec ses amis d’enfance de la rue Tolbiac.

Même les esprits peu avisés savent que les dignitaires arabes, déjà confrontés à des problèmes de sécurité dans leurs propres pays, ne s’aventureront pas dans cet amas de gravats. Mais Wade tient à son sommet, quitte à l’organiser seul, avec quelques convives arrivés en chameau du désert d’Arabie. Tenez-vous bien, il a refusé à la DGSE française l’arrestation en territoire sénégalais des meurtriers des touristes français, sous le prétexte que « nous avons un sommet à organiser, nous ne voulons pas de problèmes avec Al Qaeda ». C’est pourquoi les jeunes Salafistes mauritaniens se sont permis une visite prolongée en Guinée Bissau. Quand ils ont proféré des menaces contre l’Etat bissau-guinéen, Wade a poussé un ouf de soulagement : « vous imaginez ce que ça serait, s’ils avaient proféré ces menaces à l’aéroport de Dakar ? Ce serait l’annulation automatique du sommet ». Il est prêt à des compromis avec le diable, pour sauver son sommet.

Mais ce qui fait planer une véritable menace sur le sommet de mars 2008, c’est le malaise qui gagne la haute hiérarchie de la police, après celle de la gendarmerie. Les services de renseignement, pour punir les autorités, avaient bloqué les renseignements sur la manifestation que préparaient les marchands ambulants. Un tel scénario, que nous avons vécu en février 1994, avait connu une issue tragique, avec la mort de plusieurs agents de police Quand il a fallu sanctionner, Abdou Diouf avait sanctionné les responsables politiques de l’époque, le ministre de l’Intérieur en premier. Abdoulaye Wade a procédé inversement, en sanctionnant des gens qui n’ont rien fait, alors que tout ce malaise, la lettre anonyme des policiers le révèle, est dû à la gestion autocratique d’Ousmane Ngom, qui ne supporte pas les remarques, encore moins les critiques. Si cette question délicate n’est pas réglée, rien n’empêchera les policiers, touchés dans leur orgueil par la nomination du fantoche Assane Ndoye, de laisser quelque groupuscule opérer. La division infecte ne concerne pas seulement le Pds. Elle a touché tous les segments institutionnels et sociaux du pays.

Rater ce sommet tant attendu serait une catastrophe pour Wade. Mais ce ne serait pas son premier échec. Que d’idées enfantées et abandonnées en cours de route Il y avait le plan Omega, pour lequel il a fait trois fois le tour de la terre. J’ai entendu un jour son conseiller en informatique coranique, Pape Sy, deviser sur le caractère « divin » du terme « Omega » : il l’a oublié aussitôt perdu dans les méandres de la littérature politique africaine. Il s’est inventé le plan Reva. Quand il a vu que les espagnols rechignaient à mettre leurs sous sur la table, il a changé de plan. Sitôt l’hypothèque posée sur le sommet de l’Oci, le président du Sénégal s’est déjà branché sur les Ape. Il ne sait pas de quoi il s’agit. Il n’arrive même pas à dire pourquoi il est contre. Quand tout le monde se sera mis sur les Ape, il sera déjà loin, sur d’autres champs de bataille. Notre président aime les coups d’éclat permanents. L’essentiel pour lui est de courir, toujours courir, encore courir, jusqu’à épuisement

Auteur : Souleymane Jules Diop

Sida au Sénégal

Sénégal : 50.000 enfants affectés par le VIH/Sida en 2007

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Quelque 50.000 enfants sont  affectés

 à des degrés divers par la pandémie du VIH/Sida au  Sénégal, loin du chiffre de 17.000 avancé par le passé et qui ne  concernait que les orphelins de cette infection.       C'est ce que le directeur de la Ligue situationnelle nationale  sur les orphelins Ngagne Mbaye a annoncé en présentant vendredi à  Dakar les résultats d'une analyse de la situation des orphelins et autres enfants rendus vulnérables par le VIH/Sida.       L'étude menée entre juillet et août 2007 dans les différentes  régions du pays, montre, selon M. Mbaye, que "le chiffre de 17.000 orphelins du fait du VIH ne reflète que le tiers des enfants  affectés à degrés divers par le VIH/Sida".       Une étude avançait un chiffre estimatif de 17.810 orphelins et  enfants rendus vulnérables par le VIH/Sida (OEV), pour l'année  2007. 

     L'étude vise à avoir un cadre de référence commun pour " harmoniser les différentes interventions" du secteur privé, public ainsi que des ONG, en faveur de ces enfants vulnérables, a  expliqué le docteur Mbaye. 

18/01/2008

Insécurité au Sénégal

  

Insécurité au Sénégal : Expression de pertes de valeurs et de mal être

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 A l’origine était le Sénégal pays de la téranga et de la paix. Mais depuis un certain temps, les donnes ont changés. Agressions, viols, meurtres ; c’est le spectacle quotidien observé depuis lors au niveau de la scène publique sénégalaise et relayé par les média. Pour mieux cerner l’origine de cette déviance, la rédaction du journal La sentinelle s’est rapprochée du sociologue Sidy Bâ.La Sentinelle : Vous êtes Sénégalais. Vous avez grandi dans ce pays. Avez-vous toujours cette situation déplaisante d’insécurité ?SB : En 1984, 1985 où je suis venu de Thiès à Dakar on n’entendait pas parler d’agressions, on ne connaissait pas l’insécurité mais maintenant, c’est un phénomène quotidien. Et personnellement, je pense que ça prend de l’ampleur de jour en jour.La Sentinelle : Avez-vous idée de la cause de cette situation ?SB : A Dakar, il y a la forte urbanisation causée par l’exode rural, la création de bidonvilles entraînant la promiscuité dans les quartiers surpeuplés. On y observe donc un effet boomerang. Dans les régions, il y a plusieurs raisons. D’abord, l’appartenance à certaines villes comme Saint Louis et Kolda à des zones frontalières. Dans le Sud, il y a le problème de la rébellion où des bandits encagoulés usurpent le titre d’appartenance au MFDC pour rompre la quiétude des populations. C’est pourquoi, on constate moins ces genres de déboires au niveau de la région de Diourbel qui fait partie du centre. En dehors de cette situation géographique et des problèmes particuliers y afférant, il faut noter une situation socio-économique dégradante matérialisée par le chômage qui est un élément de taille dans ce que nous vivons actuellement. On retient que la majorité des jeunes dans les quartiers populaires ne travaillent pas. Dépendant de la drogue, ils ont recours aux agressions pour se trouver de quoi meubler leurs existences. A cela s’ajoute la détérioration de la situation familiale. Les parents n’ont plus le temps et les moyens de s’occuper de leurs enfants et de leur donner une éducation de base solide. En manque d’affection parentale et autres, ces enfants se retournent vers leurs camarades de la rue et ça donne ce que nous voyons, lisons ou entendons chaque jour. Il y a aussi une autre forme d’insécurité que nous cotoyons mais que nous semblons ne pas voir. C’est la réalité de l’Université, qui à travers les grèves et autres revendications, offre un plateau d’insécurité assez bien fourni. Construite pour moins de 6000 étudiants et avec aujourd’hui un effectif de plus de 50000 apprenants, l’Université Cheikh Anta Diop est devenue une véritable bombe humaine. Une situation dégradante qui donne naissance à des mouvements d’humeur spontanée et non contrôlable. Je n’en veux pour preuve que la présence quotidienne des cars de la police aux abords de l’Université pour intervenir en cas de problème. Autrefois, les villageois ne voulaient même pas venir travailler en ville. Aujourd’hui, c’est la ruée parce que l’agriculture piétine, les paysans s’appauvrissent. Il y a aussi la perte d’un certain nombre de valeurs culturelles. Pour exemple, il y a les cas d’adultère fréquents dans les régions de Kolda et de Vélingara, entre autres. Ne concevant pas ce genre de dérives, les maris cocufiés s’en prennent à elles, ce qui entraîne des meurtres, des sévices corporels et autres. Dans ce climat, l’individu face à la disparition du socle de la cohésion familiale se détourne de son entourage. Il développe ses propres valeurs et là, il devient un danger public pour sa famille et pour la société.

La Sentinelle : Que pensez-vous possible d’être fait pour renverser la vapeur ?

S. B : Il faut investir à tous les niveaux. Chacun doit prendre conscience de son rôle dans la société. Il revient à l’individu d’être conscient de ses actes et de participer au développement et au rayonnement des valeurs de la cité que sa famille se chargera de lui inculquer. L’école, en dehors du savoir scientifique, doit également œuvrer pour ancrer dans l’esprit du petit citoyen le civisme et les valeurs morales. Que l’Etat prenne ses responsabilités en rendant la justice équitable à tous. Pour cela, il doit apparaître un cadre de référence pour faire comprendre aux citoyens la sacralité de la justice. Grand ou petit, intellectuel ou analphabète, tous devront la respecter. L’Etat, en dehors des réforme sociales et autres, doit aussi mettre un accent sur la formation des prisonniers pour le processus de réinsertion de ces délinquants.La Sentinelle : On sait qu’au Sénégal les guides religieux, notamment les marabouts, ont une écoute favorable auprès de la population. Alors comment peut-on comprendre que malgré ces incessants sermons, on observe cette insécurité ambiante ?

S. B : Le marabout est le représentant de la spiritualité, de la foi, de la conviction religieuse, donc incarnation de la paix. Cité alors en exemple et en référence, il est un élément important de la société. Il permet en cas de désorganisation sociale de coordonner les actions pour la paix. Mais lorsque le marabout s’implique dans des affaires politiques sans prendre garde aux problèmes sociaux de l’individu, apparaît une insécurité spirituelle ou socio-temporelle parce que le croyant perd confiance en son guide. On parlera de rupture du contrat social. Il agit, dès l’instant, tout seul en fonction de ses aspirations personnelles. La Bible et le Coran prônent des valeurs que devront incarner les marabouts et autres guides religieux. Ils doivent montrer la voie. Malheureusement certains ont failli à leurs missions.

Hôpitaux de Dakar en grève

Un minimum de service assuré dans plusieurs hôpitaux en grève à Dakar

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Une partie du personnel médical de plusieurs hôpitaux dakarois était jeudi en place pour dispenser les soins aux patients, malgré le mot d'ordre de grève de vingt- quatre heures lancé par la Fédération des syndicats de la santé et de l'action sociale, apprend-on de source officielle, rapporte affirme l'Agence de presse sénégalaise

Au service de neurologie du Centre hospitalier universitaire ( CHU) de Fann, plusieurs membres du personnel ont répondu à l'appel à la grève de leur organisation syndicale pour protester contre le non-respect par le gouvernement d'un protocole d'accord signé en mai 2006.

Le financement du système de la santé, le statut des personnels des EPS (établissements publics de santé), le relèvement au niveau du baccalauréat pour l'entrée à l'Ecole nationale de développement sanitaire et sociale (ENDSS), l'érection des centres de santé en hôpitaux de niveau 1 sont les principales revendications des agents en grève.

Selon les principaux journaux sénégalais parus jeudi, tout le personnel médical et paramédical des forces armées du Sénégal a été réquisitionné pour faire face ce jeudi aux urgences dans les hôpitaux dont le personnel afflilié à la Confédération nationale des sundicats de la santé va en grève générale.


APS

Procès Habré

L’Union européenne va aider le Sénégal pour le procès d’Hissène Habré


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L’arrivée à Dakar d’une délégation de l’Union européenne (UE) pour assister le Sénégal dans la préparation du procès d’Hissène Habré, va donner un nouvel essor aux efforts entrepris pour traduire en justice l’ancien dictateur, ont déclaré aujourd’hui plusieurs organisations africaines et internationales de défense des droits humains. Habré, qui a dirigé le Tchad de 1982 à 1990 avant de se réfugier au Sénégal, est accusé de milliers de meurtres politiques, de torture systématique et de vagues de « nettoyage ethnique » durant l’exercice de son mandat. En juillet 2006, le Sénégal a accepté, à la demande de l’Union africaine, de juger Habré au Sénégal « au nom de l’Afrique ».  
 
La délégation européenne, dirigée par Bruno Cathala, le Greffier de la Cour pénale internationale, arrive dimanche soir 20 janvier à Dakar à la suite d’une demande d’aide internationale pour préparer le procès émanant du Président du Sénégal, Me Abdoulaye Wade. Les experts de l’UE vont rencontrer les autorités ainsi que des membres de la société civile pour évaluer les besoins du Sénégal et proposer une aide technique et financière.  
 
Les organisations de défense des droits humains ont soutenu l’appel du Sénégal à l’aide internationale et salué la visite des experts.  
 
« Les défis sont considérables et le coût est élevé, mais si M. Habré obtient un procès équitable, cette affaire sera un précédent historique dans la lutte contre l’impunité », a déclaré Jacqueline Moudeina, Présidente de l’Association Tchadienne pour la Promotion et la Défense des Droits humains et avocate des victimes. « Les pays qui soutiennent la justice devraient aider le Sénégal à relever le défi. »  
 
« L’engagement pris par le Sénégal de juger Hissène Habré constitue un précédent historique : c’est la première fois qu’un pays africain instruira et jugera des crimes massifs commis par un chef d’Etat étranger », a déclaré Reed Brody, conseiller juridique à Human Rights Watch.  
 
Le gouvernement sénégalais a estimé le coût de l’instruction et du procès à 28 millions d’euros, et a indiqué la semaine dernière que 1 milliard de francs CFA (environ 1,5 millions d’euros) serait alloué au procès. Les organisations de défense des droits humains ont salué cette annonce tout en rappelant que le financement du procès n’est pas lié à la nomination d’un juge d’instruction qui devrait commencer son travail au plus vite. Elles ont également appelé le Sénégal à prendre les mesures juridiques nécessaires pour assurer la présence d’Hissène Habré au procès, comme l’exige la convention des Nations unies contre la torture.  
 
« Cela fait 18 mois que le Sénégal a accepté de juger Habré. Il est urgent de lancer la machine judiciaire. Nous déplorons que le gouvernement du Sénégal n’ait toujours pas nommé de juge d’instruction. Rien ne l’empêche d’ouvrir une enquête demain », a déclaré Alioune Tine de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (RADDHO). « Si Habré prend la tangente, le Sénégal va devoir s’expliquer devant l’Union africaine et les Nations unies ».  
 
Outre l’Union européenne, un certain nombre de pays, à titre individuel, incluant la France et la Suisse, se sont publiquement engagés à aider le Sénégal.  
 
En novembre dernier, les responsables du ministère de la justice sénégalaise ont promis aux avocats des victimes d’Hissène Habré qu’un juge d’instruction serait nommé pour instruire le dossier Habré « d’ici quelques mois ».  
 
L’Union africaine a récemment nommé Robert Dossou, ancien ministre des Affaires étrangères du Bénin et ministre de la Justice, comme envoyé spécial pour le procès.  
 
Les organisations de défense des droits humains ont noté que l’accord de partenariat stratégique signé en décembre au Sommet UE-Afrique à Lisbonne, déclare que « les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et de génocide ne sauraient rester impunis et leur poursuite judiciaire doit être assurée ».  
 
En avril 2007, le Parlement européen a invité l’Union européenne « à encourager et à appuyer le gouvernement du Sénégal dans ses efforts en vue de préparer un procès rapide et équitable d'Hissène Habré, afin qu'il réponde devant la justice d'accusations de violation massive des droits de l'homme ».  
 
En février, le Président sénégalais, Abdoulaye Wade, a promulgué de nouvelles lois permettant au Sénégal de juger des faits de génocide, de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et de torture, y compris commis en dehors du Sénégal, levant ainsi les obstacles juridiques au jugement d’Hissène Habré.  
 
Historique  
 
Hissène Habré a dirigé le Tchad de 1982 à 1990 jusqu’à son renversement par l’actuel président Idriss Déby Itno et sa fuite vers le Sénégal. Son régime de parti unique fut marqué par une terreur permanente, de graves et constantes violations des droits humains et des libertés individuelles et de vastes campagnes de violence à l’encontre de son propre peuple. Les archives de la police politique de Hissène Habré, découvertes par Human Rights Watch en 2001, révèlent les noms d’au moins 1208 personnes mortes en détention. Au total, 12 321 victimes de violations des droits humains ont été mentionnées.  
 
Hissène Habré a d’abord été inculpé au Sénégal, en 2000, avant que la justice sénégalaise ne se déclare incompétente pour le juger. Ses victimes se sont alors tournées vers la Belgique et, après quatre années d’enquête, un juge belge a délivré, en septembre 2005, un mandat d’arrêt international accusant M. Habré de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et d’actes de torture. Conformément à la demande d’extradition formulée par la Belgique, les autorités sénégalaises ont arrêté M. Habré en novembre 2005.  
 
Lorsqu’un tribunal sénégalais a refusé de statuer sur la requête d’extradition, le gouvernement sénégalais a demandé à l’Union africaine de se prononcer sur « la juridiction compétente » pour juger M. Habré. Le 2 juillet 2006, l’Union africaine, s’appuyant sur les recommandations du Comité des Éminents Juristes Africains, a demandé au Sénégal de juger Hissène Habré « au nom de l’Afrique », ce que le Président Wade, a accepté.
 

Reprise de la liaison maritime Dakar-ziguinchor

Reprise de la liaison maritime Dakar-Ziguinchor

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La liaison maritime entre Dakar et Ziguinchor (Casamance, sud du Sénégal), va reprendre vendredi suite au paiement par le gouvernement sénégalais de subventions dues à la société exploitant la liaison, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

 

"Le gouvernement a payé l'intégralité de la somme, les rotations reprennent demain", a indiqué à l'AFP Jacques Iyok le responsable de la communication de la Société maritime de l'Atlantique (Somat), qui exploite le navire le Wilis effectuant la liaison.

 

"Le chèque est parti, tout va rentrer dans l'ordre", a confirmé sous couvert de l'anonymat une source proche du ministère de l'Economie maritime.

 

Les rotations du navire le Wilis étaient suspendues depuis mardi en raison du non-paiement par le gouvernement sénégalais de subventions dues à la Somat pour les 3e et 4e trimestres 2007, et d'un montant de 882 millions FCFA (1,35 million d'euros).

 

Le Wilis a été mis en service en novembre 2005, en remplacement du ferry Le Joola, qui a fait naufrage en septembre 2002, faisant officiellement 1.863 morts (plus de 2.000 selon les familles des victimes).

 

Le Sénégal a réceptionné le 12 décembre le Aline Sitoé Diatta, un bateau construit en Allemagne et destiné, après une série de tests, à remplacer le Wilis pour assurer la liaison maritime vers la Casamance, région enclavée et séparée du reste du pays par la Gambie.

AFP

17/01/2008

Insécurité au Sénégal

L’insécurité au Sénégal : d’une insécurité de survie vers la criminalite

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Depuis un certain temps, on est passé des agressions, des vols à mains armées, d’une insécurité d’instinct de conservation, de survie à une insécurité criminelle sournoise. La pauvreté, l’absence des perspectives et d’avenir pour les jeunes et les flux migratoires expliquent cette nouvelle forme de violence et d’insécurité qui se termine souvent par mort d’homme. Seulement, le nombre de crimes enregistrés au Sénégal a baissé de plus de deux tiers entre 2006 et le premier semestre de l’année 2007, affirme le Commandant Daouda Diop de la Division de la formation et de la communication (Difcom) de la Gendarmerie nationale. Toutefois, l’insécurité est là et bien là.

   

La recrudescence des agressions à main armée.

 

Les agresseurs sont ces jeunes âgés entre 15 et 35 ans, organisés en bandes pour commettre des vols à mains armées. Armés de couteaux, de machettes et parfois d’armes à feu, ces jeunes sèment la terreur dans les lieux à forte influence humaine mais aussi dans les ruelles moins fréquentes pour commettre leur forfait sans être inquiétés. Ils opèrent en petits groupes et délestent leurs victimes de leurs portefeuilles, de leurs habits, de leurs chaussures, de leurs bijoux de valeurs et autres ; et n’hésitent pas à tuer de sang-froid si leur survie est en jeu. Aujourd’hui, personne n’est à l’abri de l’insécurité devenue inquiétante à Dakar ,dans les régions de l’intérieur et le long des frontières. « Chômage des jeunes et insécurité régionale en Afrique de l’Ouest », c’est le titre du premier rapport du Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest (Unowa) qui est paru en 2007. Le document met en lumière la corrélation entre le chômage et l’insécurité. « Un chômage toujours croissant chez les jeunes et le désespoir qu’il suscite sapent toutes les possibilités de progrès dans les pays de cette région qui émergent d’un conflit. Cette situation risque également de détruire même les structures politiques stables et sociales de pays pour le moment stables. L’avenir de toute la sous-région est menacé par l’accroissement du nombre de jeunes dépourvus de toutes possibilités de travailler pour gagner décemment leur vie », soutient le représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu pour l’Afrique de l’Ouest, Ahmed Ould Abdallah. Lequel chômage a pour corollaire direct, une insécurité de plus en plus galopante au Sénégal.

 

Le crime de sang, le « summum » de l’insécurité

 

Depuis quelques temps, des meurtres d’étudiants, de commerçants, de vacanciers et des agressions d’une extrême violence sont perpétrés au Sénégal. Faits illustrants de ces agressions barbares et crimes de sang, la mort de deux cambistes de Sandaga, Alla Faye et Mbaye Ndour, tués et enfermés dans la malle arrière d’une voiture. Des sources proches de l’enquête révèlent qu’ils n’ont pas été tués par balles, mais battus jusqu’à ce que mort s’en suive. Selon les mêmes sources, les présumés auteurs de ces actes seraient les braqueurs de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) dont le cerveau est arrêté et 18 de ses acolytes hument toujours l’air de la liberté.

 

Ajoutés à cela, des coupeurs de routes, des agressions verbales et physiques sur des forces de l’ordre, des enlèvements, des rapts, des braquages de stations d’essence, etc. Ces types de vols à mains armées, bien que présents au Sénégal depuis des années, n’ont jamais été aussi importants qu’actuellement. Depuis la crise ivoirienne survenue en 2001, de plus en plus d’étrangers affluent vers le Sénégal. Cet afflux est aussi dû au fait que le Sénégal est l’un des rares pays de la région qui soit stable. Depuis longtemps, l’insécurité était liée à un malaise socio économique qui fait que l’agresseur ou le voleur usurpait le bien d’autrui dans le but de le revendre. C’est donc essentiellement, une insécurité « économique ». Mais aujourd’hui, l’insécurité a opéré un glissement pour revêtir une forme criminelle avec son lot de meurtres, volontaires ou involontaires.

 

Aussi, faut il le rappeler, en milieu rural et dans les régions de l’intérieur, les crimes naissent pour la plupart des relations heurtées entre les éleveurs et les agriculteurs où, sans être délinquants au sens pénal du terme, les auteurs de ces crimes tuent au nom de leur honneur et de leur dignité qu’ils estiment bafoués. Dans les centres urbains, par contre, la criminalité née de cette insécurité grandissante a un motif tout à fait autre que la préservation des valeurs morales, mais plutôt des soubassements économiques, matériels ou financiers, pour l’essentiel des affaires portées devant la police et la gendarmerie et jugées dans les cours et tribunaux.

 

Les sources de l’insécurité : coupure d’électricité ou pauvreté ?

 

Les coupures d’électricité furent souvent évoquées comme argument pour justifier l’insécurité dans le pays. Bien vrai qu’elles favorisent les opérations des malfaiteurs, elles ne sauraient à elles seules justifier l’insécurité. La preuve, les agresseurs opèrent souvent en plein jour sans cagoules et devant des témoins. Le Sénégal connaît depuis quelques années un fort taux d’inflation. Les prix de certaines denrées alimentaires ont augmenté de plus de 100% depuis 200 sans une augmentation conséquente des salaires. La pauvreté gagne de plus en plus la population. Dans certaines familles, on se contente d’un repas par jour. Les parents n’ont plus les moyens d’envoyer leurs enfants à l’école ou à l’université qui est, pour le système public, en désintégration très avancée .Ce qui fait que ces jeunes sont laissés à eux mêmes et finissent dans la rue. Le taux de chômage du pays dépasse largement les 50 % de la population active même si le gouvernement du Sénégal le situe à 14%. L’agriculture, qui occupe 70% de la population connaît de graves difficultés depuis 2002. Conséquence directe, l’exode des jeunes des villages vers les grandes villes à la recherche de travail qu’ils ne trouvent souvent jamais, livrés à eux même dans les villes, ces jeunes tombent souvent dans la délinquance et la déliquescence juvénile. La majeure partie de la population active du Sénégal, en mal d’emploi, exercent dans le secteur informel dont l’organisation et la structuration sont le cadet des soucis des pouvoirs publics. Les évènements du mercredi 21 novembre 2007, durant lesquels les marchants ambulants ont mis Dakar à feu et à sang illustrent combien nous sommes tous dans une insécurité permanente, tant que des solutions de sortie de précarité et de pauvreté ne sont pas effectives et immédiates pour « les damnés de la terre », pour reprendre Frantz Fanon.

 

Justice d’Etat et justice privée

 

Au Sénégal, les forces de l’ordre ont un manque criard de matériel d’interventions (armes, munitions, véhicules, matériel anti-émeute, matériel de surveillance) et vivent dans des conditions déplorables. La majeure partie des agents de sécurité ont un salaire qui leur permet juste de payer le loyer. Pour le reste (alimentation, entretien de la famille, etc.) ils doivent se débrouiller d’eux mêmes. Et le moyen le plus simple pour combler les fins de mois difficiles est de recourir à la corruption. Le Forum Civil qui est la section sénégalaise de « Transparency International » a présenté lors d’un point de presse,un rapport sur le Baromètre Mondial de la Corruption 2006. La perception demeure que les partis politiques, les Parlements sont les plus corrompus, suivi par le milieu des affaires et par la police. Au Sénégal, le système judiciaire remporte la palme. L’image de la police sénégalaise est loin d’être reluisante. Les citoyens ne portent que peu de respect à son égard parce qu’ils estiment qu’elle est inefficace et corrompue.

 

Le manque de confiance en la justice et aux forces de l’ordre a fini de gagner une bonne frange de la population. Cette situation fait qu’aujourd’hui, les citoyens font leur propre justice ("la justice sociale") et créent leur propre "force de sécurité".

 

Au Sénégal, quand on arrête un voleur, on ne le conduit pas à la police. On lui règle son compte. Il est sans risque d’aller en prison. Au Sénégal quand on se fait justice on ne risque pas la prison... « Les forces de l’ordre sociales ». Il y a aujourd’hui un phénomène assez dangereux qui se développe dans le pays .Les exemples de ce phénomène sont légion. Pour illustration, dans certains quartiers, les jeunes s’organisent pour monter des groupes de garde et de patrouille de nuit pour dissuader les cambrioleurs. Dans les marchés, les commerçants s’organisent et créent des groupes d’intervention afin de limiter les vols et les agressions sur les clients.

 

Avec l’insécurité grandissante, on s’aperçoit que dans une grande majorité des familles aisées, on garde des armes à feu à la maison pour assurer la sécurité de la famille et des biens. On remarque également qu’une importante partie des automobilistes possèdent des armes dans leurs voitures (armes à feu, machettes, couteaux ou gourdins) pour se protéger en cas d’agression. Il y a de cela quelques années, cela était inconcevable mais aujourd’hui s’armer est devenu une banalité. Certains des jeunes rapatriés d’Espagne, n’ayant plus d’emploi et ayant perdu leurs épargnes, se sont reversés dans le banditisme.

 

Décristallisation de la charge émotive

 

Toutefois, au-delà de l’assassinat des deux cambistes de Sandaga, Alla Faye et Mbaye Ndour qui est un fait générateur d’émotions, la nuance et la prudence doivent être de rigueur pour ne pas monter en épingle et faire une cristallisation de la criminalité à la seule décharge de la communauté africaine vivant parmi nous. Car, loin d’accuser d’aucuns pour disculper d’autres, la criminalité au Sénégal est dans les limites du « contenable ». Avec les efforts déployés par la gendarmerie nationale dans le cadre de la sécurisation des biens « opération Karangué » et des personnes « opération Fagaru » sur toute l’étendue du territoire national, en collaboration avec les populations par le biais des technologies de l’information et de la communication (numéros verts, sms etc…), les forces de l’ordre sont davantage perçues comme des partenaires plutôt que des adversaires dans la recherche de la paix sociale. S’il est vrai qu’une société à zéro criminalité est une utopie, car la vie en société sécrète elle même ces luttes perpétuelles et ces stratifications sociales, les pouvoirs publics doivent combattre le mal par la racine en créant des emplois et en éduquant les masses. Encore que ce travail de conscientisation et d’éducation doit commencer par les cellules de base, c’est-à-dire les familles.

 

Mohamadou SY « Siré »

 

SENEGAL 2 - BENIN 1

MATCH AMICAL SENEGAL-BENIN 2-1 Babacar Guèye et Frédéric Mendy sauvent les Lions

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La gauche au pouvoir. La satisfaction du match d’hier est venu de ce côté. Babacar Guèye à la 82e minute et Frédéric Mendy à la 10e minute ont été les buteurs contre les Écureuils Bénin en match amical joué au Burkina Faso. La rencontre s’est soldée sur le score de deux buts à un.

Les lions ont enregistré hier leur deuxième victoire consécutive en match de préparation en vue de la coupe d’Afrique des nations Ghana 2008. Ils ont eu raison du Bénin, en match joué à Ouaga, sur la marque de deux buts à un. L’ouverture du score à la 10 minute porte les empreinte de Frédéric Mendy. Une avance que les protégés de Kasperczak n’ont pas pu gérer en première période puisque les Béninois sont revenus à la marque à la 45e minute de jeu par l’intermédiaire d’Okeptola. Un but qui selon des personnes ayant assisté à la rencontre a semé le doute dans le camp des Lions. Lesquels ont été sauvés in extremis par Babacar Guèye. Le sociétaire de Metz comme ce fut le cas lors du match contre la Namibie est entré en seconde période et a apporté tout son savoir-faire dans l’organisation du jeu avant de trouver le chemin des filets à la 82e minute. Redonnant ainsi le moral aux Lions qui ont failli être tenus en échec par le Bénin. Selon un confrère Burkinabé, «les Lions n’ont pas beaucoup forcé dans le jeu toutefois, ils se sont procuré beaucoup d’occasions de buts. Il y a eu quelques accélérations sur le front de l’attaque. Mais l’entrée de Babacar Guèye a été déterminante». Lors de cette rencontre, le Sénégal a présenté un onze de départ autre que celui contre la Namibie. En défense, Habib Bèye a retrouvé son couloir droit obligeant Lamine Diatta à retrouver le banc. Guirane Ndaw, Souleymane Diawara et Ibrahima Sonko ont été maintenus à leur poste. Au milieu, Bayal Sall et Ousmane Ndoye ont été reconduits aux côtés de Frédéric Mendy et Diomansy Kamara, excentrés. El Hadji Diouf et Henri Camara au détriment de Niang étaient sur le front de l’attaque. Le capitaine des lions a cédé sa place en première période au marseillais. Le coach a tenu à voir beaucoup de joueurs notamment le gardien de but Bouna Coundoul qui a pris la place de Tony Sylva à la seconde période. La paire Diawara-Sonko aussi a été remplacée par Diagne Faye et Lamine Diatta, tandis Diomansy a cédé sa place à Pape Waïgo Ndiaye. Sur le front de l’attaque, Sougou a pris la place de Henri. Les Lions quittent la capitale burkinabé ce vendredi en direction de Tamale (Nord du Ghana) où ils affronteront la Tunisie le mercredi 23 janvier.

SALIOU GACKOU 

16/01/2008

Problèmes hôteliers à Dakar

Les tour-opérateurs doivent gérer une "crise" au Sénégal

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 Comme s'il n'avait pas suffisamment à faire avec le Kenya et le Sri Lanka, voilà que le Ceto doit aujourd'hui gérer une nouvelle crise...au Sénégal cette fois.

  

Du 5 au 15 mars prochain, le Sénégal accueillera la 11ème conférence islamique, un événement international qui devrait attirer plus de 6000 visiteurs venus du monde entier. Victimes co-latérales de cette manifestation au sommet, les TO pourraient à cette occasion voir leurs chambres d'hôtels réquisitionnées par l'Etat sénégalais. "C'est inadmissible. Comment peut-on nous faire cela en pleine haute saison" s'indigne René-Marc Chikli, président du Ceto qui se demande surtout ce que les TO vont faire des sièges d'avion qui leurs resteront sur les bras faute de chambres. Avec ses 11000 lits, le pays se dit être largement en mesure de recevoir ses hôtes dans les meilleures conditions. Pourtant d'après nos informations, à deux mois de la conférence, il semblerait que Dakar et sa région souffrent d'une sous-capacité hôtelière qui obligerait les autorités locales à improviser. Accusant un fort retard de chantier, les huit complexes hôteliers actuellement en cours de construction dans la capitale sénégalaise (Radisson SAS, Sheraton, Kempinski...), compliquent la tâche des organisateurs qui viennent même d'affréter un bateau-hôtel de 1275 cabines. 

15/01/2008

Plus de bateau pour Ziguinchor

Suspension de la liaison maritime Dakar-Ziguinchor


zigport 
La société qui assure depuis plus de deux ans la liaison maritime entre Dakar et Ziguinchor, principale ville de Casamance (sud), a annoncé mardi dans un communiqué une suspension de ses rotations.  La Société maritime de l'Atlantique (Somat) a informé ses clients que "pour des raisons indépendantes de sa volonté, les rotations du "Willis" sont suspendues jusqu'à nouvel ordre sur l'axe Dakar-Ziguinchor à compter de ce mardi 15 janvier", dans un communiqué reçu par l'AFP.  Aucune précision n'a été apportée par la société sur les raisons de cette suspension du Wilis, un navire qui relie deux fois par semaine Dakar à Ziguinchor.  La Somat, opérateur du Wilis, avait menacé jeudi de suspendre ses rotations à partir du 15 janvier en raison du non versement par l'Etat sénégalais d'une "compensation financière" d'un montant de 882 millions de FCFA (1,35 million d'euros).  Cette "compensation financière" couvre la période de juin à décembre 2007, avait précisé à l'AFP un responsable de la Somat. Le ministère sénégalais de l'Economie maritime, en charge du dossier du Wilis, n'a pas souhaité confirmer ni infirmer la suspension des rotations du Wilis par la Somat, une filiale de la Compagnie marocaine de navigation (Comanav).  "Une réunion de coordination est prévue demain (mercredi). Elle sera axée entre autres sur cette question", a indiqué une source du ministère jointe par l'AFP. Le Wilis a été mis en service en novembre 2005, en remplacement du ferry Le Joola, qui a fait naufrage en septembre 2002, faisant officiellement 1.863 morts (plus de 2.000 selon les familles des victimes).  

Le Sénégal a réceptionné le 12 décembre le Aline Sitoé Diatta, un bateau construit en Allemagne et destiné à remplacer le Wilis pour assurer la liaison maritime vers la Casamance, région séparée du reste du pays par la Gambie..

AFP 

 

14/01/2008

Expo "Bassari" à St Louis du Sénégal

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13/01/2008

Sénégal 3 - Namibie 1

Le match amical Sénégal-Namibie,  préparatoire à la CAN Ghana 2008, a pris fin par une victoire de 3 buts à 1 des "Lions" du Sénégal sur les Warriors de Namibie,  samedi à Dakar. 

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     Les buts sénégalais ont été inscrits par Diomansy Kamara (9e et 73-e mn) et Henri Camara (83e mn). Les Namibiens avaient égalisé  par Brendell à la 62e minute. 

     L'équipe nationale sénégalaise rencontrera bientôt celle du  Bénin en match amical, avant de se mesurer avec l'équipe  tunisienne, le 23 janvier prochain, à la Coupe d'Afrique des  Nations (CAN) au Ghana.

Stage de danse et percussions

Voyage Senegal Stage de danse et de percussions africaines ( mandingues ET sabar ) au Sénégal, 19 avril au 04 mai 2008  
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KAKILAMBE France vous propose de découvrir le Sénégal en participant à un stage de danse et de percussions de quinze jours du 19 avril au 04 mai 2008 ( vacances scolaires zone C ).Loin des complexes touristiques, vous vivrez à l' africaine parmi vos professeurs et hôtes sénégalais au campement "Le Thiossane" situé entre une lagune et le bord de mer de Mbodiène. Cours de danse et de percussions:Les cours sont donnés par les membres-artistes du ballet Kakilambe Sénégal qui enseignent la danse et les percussions mandingues ou bien le sabar typiquement sénégalais.Des groupes seront créés par niveau afin que tout le monde puisse progresser à son rythme.

Un spectacle de fin de stage sera présenté par les élèves pour leurs professeurs

http://www.afrolatino.net:80/8134-Voyage-Senegal-Stage-de-danse-et-de-percussions-africaines---mandingues-ET-sabar---au-Senegal.htm

12/01/2008

Terroristes Mauritaniens arrêtés

Fin de cavale pour les terroristes mauritaniens

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Deux des trois assassins présumés de quatre touristes français ont été arrêtés vendredi à l’aube en Guinée-Bissau. Quatre vacanciers français ont été tués de sang-froid et un cinquième blessé le 24 décembre, près d’Aleg, dans le sud-est de la Mauritanie. La police locale avait identifié trois agresseurs, dont deux ont eu affaire à la justice mauritanienne à cause de leurs liens avec Al-Qaeda au Maghreb islamique. Les deux hommes, Mohamed Ould Sidi Charbanou (alias Abou Muslim ou Abou Soulema) et Sidi Ould Sidna (alias Abou Jandal), ont été arrêtés à l’hôtel Lobato de Bissau, la capitale de cet Etat lusophone au sud du Sénégal. Les deux hommes venaient de Gambie, un petit Etat enclavé dans le Sénégal. Le troisième assassin présumé est en cavale. La directrice de la police judiciaire locale, Lucinda Ahukharie, a révélé qu’elle avait bénéficié de renseignements français. La France et la Mauritanie auraient lancé des demandes d’extradition.

13 pêcheurs de St Louis inculpés

SENEGAL: 13 personnes inculpées après une manifestation de pêcheurs

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Douze personnes ont été inculpées pour vandalisme après une marche de pêcheurs à Saint-Louis (nord du Sénégal), et une 13ème à l`origine de la manifestation a été inculpée de tentative d`incendie en Mauritanie, a-t-on appris vendredi de sources autorisées.

 

Douze jeunes, qui avaient été interpellés le 8 janvier pour pillage en marge de la marche, ont été présentés au parquet de Saint-Louis mercredi, a déclaré un responsable des services du gouverneur de la région.

 

Ils ont été inculpés de "vandalisme, destruction de biens et trouble à l`ordre public", puis placés sous mandat de dépôt, a-t-il indiqué sous couvert de l`anonymat. Ils sont accusés d`avoir pillé la boutique d`un ressortissant mauritanien en marge de la manifestation - officiellement non autorisée - de pêcheurs qui protestaient contre la détention d`un des leurs en Mauritanie.

 

Ce pêcheur, qui était retenu pour pratique illégale, avait été ramené mercredi à Saint-Louis par une délégation de responsables sénégalais.

 

Il a été présenté jeudi au parquet de Saint-Louis, qui l`a inculpé de tentative d`incendie en Mauritanie puis placé sous mandat de dépôt, a de son côté annoncé le gouverneur de Saint-Louis, Mouhamadou Moustapha Ndao.

 

"Il est poursuivi pour avoir tenté de mettre le feu sur le navire de garde-côtes mauritaniens", a expliqué M. Ndao lors d`une conférence de presse jeudi.