27/02/2008

Concours de peinture

Le Sénégal lance le Prix de peinture "Fondation Cuomo Monte Carlo 2008" 

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Le Sénégal a été choisi pour le  lancement de la première édition du Prix de peinture "Fondation  Cuomo Monte Carlo 2008", permettant aux jeunes artistes sénégalais et à ceux du tiers monde d'avoir une plus grande visibilité à  travers le monde, rapporte mardi l'Agence de presse africaine. 

 

     La Fondation Cuomo, en partenariat avec les ateliers du Sahel  dirigés par le plasticien sénégalais Kalidou Kassé, met ainsi en  jeu plusieurs prix pour récompenser les artistes qui se seront  illustrés par leur originalité, leur créativité et la qualité  technique de leurs oeuvres, indique-t-on de même source. 

 

     Le lauréat du Premier prix recevra une enveloppe de 10.000  euros, soit environ 6,5 millions de francs CFA, révèle un  communiqué. 

 

     Les deux autres recevront respectivement 5000 euros (environ 3, 2 millions de Francs CFA) et 1500 Euro (1 million de francs CFA). 

 

     Ce concours international de peinture est aussi destiné aux  jeunes artistes issus du tiers monde avec une limite d'âge fixée à 35 ans et une inscription avant le 31 juillet 2008, indique le  document. 

 

     Au terme de la sélection des oeuvres artistiques, une grande  exposition des dix artistes sélectionnés sera organisée par la  Fondation Cuomo à Monaco en novembre 2008 et la cérémonie de  remise des Prix est également prévue en novembre 2008 à Monte  Carlo dans la Principauté de Monaco.   

Quotas d'immigration

Hortefeux teste au Sénégal

la politique des quotas

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Brice Hortefeux et Ousmane Ngom, le ministre sénégalais de l'Intérieur, ont signé lundi le nouvel accord.

Des visas de travail pourront être accordés aux Sénégalais pour exercer 108 métiers en France.

En signant, lundi à Dakar, un texte sur l'immigration, le ministre français chargé du dossier, Brice Hortefeux, a discrètement mis en place la première pièce d'une politique de quotas d'immigration. Le texte est un avenant qui met en musique l'accord de gestion concertée des flux migratoires, paraphé en septembre 2006 par Nicolas Sarkozy.

 

«Cet accord, honnête et transparent, est le symbole d'une volonté de partenariat entre la France et le Sénégal, où les deux pays prennent en compte les réalités de l'autre», a déclaré Brice Hortefeux. «Un très bon texte» qui est le reflet d'un «nouvel esprit» a de son côté sobrement commenté Ousmane Ngom, le ministre sénégalais de l'Intérieur.

 

Principale innovation de l'avenant, l'ouverture du marché du travail français aux Sénégalais dans 108 métiers, qualifiés ou non. Le texte prévoit ensuite la délivrance d'un plus grand nombre de visas de long séjour pour les intellectuels, les hommes d'affaires ou les universitaires. Paris s'est également engagé à augmenter son aide au codéveloppement, dont l'enveloppe passera à cinq millions d'euros. «Il ne peut y avoir de politique d'immigration efficace sans une aide au développement cohérente», a rappelé Brice Hortefeux.

 

En échange, le Sénégal s'engage à rapatrier dans les plus brefs délais ses ressortissants arrêtés en France en situation irrégulière. Environ 650 Sénégalais avaient été interpellés l'an dernier. «Nous ferons l'économie du passage en centre de rétention et de l'escorte qui raccompagne certains illégaux», souligne le ministre Hortefeux.

  

«Effet domino»

 

Reste que derrière les sourires, le texte a été âprement négocié des mois durant. À son arrivée, Brice Hortefeux a dû s'attacher à lever les dernières réticences de responsables sénégalais très soupçonneux à l'égard de la France. Le discours prononcé à Dakar par le président Nicolas Sarkozy en juillet 2007, mal accueilli ici, a laissé des traces. L'éventualité d'instaurer des tests ADN pour les candidats au regroupement familial a soulevé une intense polémique. Le projet a été jugé «inadmissible» par le président sé-négalais Abdoulaye Wade.

 

Il y a un mois, Paris a annoncé que les ressortissants du Sénégal seraient exemptés des tests ADN. Dernière concession accordée par le France : l'élargissement de la liste des métiers ouverts aux immigrants sénégalais. Prévue au départ pour compter une soixantaine de professions, elle en concerne finalement 108, allant des maçons spécialisés aux sage-femmes en passant par les ouvriers agricoles. «C'est une liste si large que même les plus oisifs trouveront à s'employer», a assuré Ousmane Ngom. L'accord laisse en revanche dans le flou le nombre de visas à accorder chaque année. C'est tout juste si un plancher de mille par an a été évoqué.

 

Brice Hortefeux espère, avec cet accord, qui suit ceux paraphés par le Gabon, le Bénin et le Congo, «provoquer un effet domino». Il pense d'abord au Mali, un important pays d'émigration. Il y aurait environ 60 000 clandestins maliens en France.

 

  Tanguy Berthemet/AFP/Figaro

   

Le Magal de Touba

CÉRÉMONIE OFFICIELLE DE CE MATIN LE SÉNÉGAL À L'ÉCOUTE DE SERIGNE BARA

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Tous les regards sont, aujourd’hui, tournés vers la ville sainte de Touba, où le gouvernement du Sénégal a fait face, pour la circonstance, au successeur de Serigne Saliou Mbacké. C’est dire à quel point le discours de Serigne Bara est attendu par beaucoup de Sénégalais. D’ici comme d’ailleurs.

 

Le Magal de Touba, 113e du genre, a donc vécu. Le premier sous le khalifat de El Hadji Mouhamadou Lamine Bara Falilou qui a hérité de cette charge suite au rappel à Dieu de Serigne Saliou Mbacké le 28 décembre 2007. Il ne reste que la traditionnelle cérémonie officielle qui est un des temps forts de cet évènement religieux. Moment de communion et de ferveur, s’il en est, entre le temporel et le spirituel, il a toujours été l’occasion pour les différents Khalifes généraux des Mourides, de Serigne Mouhamadou Moustapha à Serigne Saliou, de se prononcer sur les grands chantiers intéressant la marche de «Yoon Wi», la Mouridiya et/ou émettre des positions sur les débats de l’heure. Et Serigne Bara ne fera pas exception à cette règle. Déjà qu’il est surnommé le réconciliateur pour avoir posé des actes ayant permis de désamorcer des crises qui auraient pu avoir des conséquences très fâcheuses dans la vie de nos institutions. Voire au niveau de la société tout court.

 

Quatre axes d’un speech attendu

 

Aussi, nombreux sont les talibés qui attendent, avec impatience, l’allocution prononcee, ce matin, face à la délégation gouvernementale. Personnellement ou par le canal du porte-parole désigné pour l’occasion. Vu sous cet angle, il ne fait l’ombre d’aucun doute que sa première sortie publique est guettée par toutes les franges de la population. Proche de lui, un interlocuteur, sous le couvert de l’anonymat, croit savoir que son speech s’articule autour de quatre (4) grands axes : la nécessité de préserver l’unité dans la famille de Serigne Touba, son engagement à poursuivre les travaux démarrés par Serigne Saliou, le lancement d’un élan de solidarité en direction du monde rural et un appel à toutes les composantes de la nation à aller dans le sens d’une pacification du pays.

 S. S. SAMB, P. S. KANDJI, D. MINE ET A. DOUCOURE 

26/02/2008

Foire artisanale à Saly

SALY-PORTUDAL :

1ère Foire artisanale et touristique

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La foire de l’artisanat et du tourisme de Saly-Portudal a vécu. L’opportunité de sa première édition a été mise à profit par les artistes, artisans et commerçants du département de Mbour pour faire des expositions diverses la semaine écoulée.

Cette première initiative dans la station balnéaire de Saly-Portudal est l’œuvre de l’antenne départementale du Syndicat d’initiatives du tourisme de la région de Thiès dirigée par Boly Guèye. Ce dernier a soutenu que la foire est une tentative de brassage de l’ensemble des groupements de femmes du département de Mbour et actrices de développement.C’est ainsi que tout a été au rendez-vous, sculpture, coiffure, tailleur, encens, djembé, musique, une rencontre d’artistes, a-t-il indiqué. Pour lui, c’est une première. Le secteur informel veut ainsi mieux s’organiser et se faire reconnaître.

 

Ndiouga Sakho, le président et directeur général de la Sapco a dans son intervention louée la démarche de l’antenne du syndicat d’initiatives du tourisme. Il a pris l’engagement de faire comprendre l’importance de cette manifestation qui doit être désormais considérée comme un événement de dimension nationale. Il a révélé l’apport de la fondation de la Sapco qui a entrepris d’injecter 250 millions pour la promotion des femmes et des jeunes intervenant dans le secteur du tourisme à Saly-Portudal .Si les la Sapco a participé pour 50 millions, les 200 autres millions de francs proviennent de la Banque régionale de solidarité qui a complété le financement .Il a avancé que cette ligne de crédit va fonctionner sans condition aucune. Selon ses propos, la Sapco est entrain de faire de multiples efforts pour rénover le village artisanal de Saly consistant à le moderniser et à le rénover. Une enveloppe de 100 millions est destinée à ces fins.

 

Abordant la question liée à l’organisation de la conférence islamique au Sénégal, il a insisté sur le rôle important de la station balnéaire de Saly. Elle va céder 50 % de ses capacités d’accueil aux hôtes venus pour cette rencontre. Tout en saluant la mise en place d’un comité local, le président directeur général de la Sapco a fait part des travaux d’extension ou reprise du tronçon entre la nationale 1 et la station balnéaire de Saly .Les questions liées à l’embellissement de l’environnement, à l’amélioration de l’accueil et de l’hébergement vont faire l’objet de la plus grande attention à l’en croire.

Samba Niébé BA  

25/02/2008

Du pétrole au Sénégal!

HYDROCARBURES - Annonce d’importantes réserves de pétrole : Le Sénégal se rêve en Koweït du Sahel

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Le Sénégal dispose d’un gisement off shore de pétrole lourd, mis en évidence avec des réserves estimées à environ un milliard de barils, dont 650 millions de tonnes exploitables, a informé le mercredi dernier, l’agence de presse nationale, Agence de presse sénégalaise (Aps), citant des sources officielles. L’Aps se réfère dans la dépêche, à une conférence de presse donnée à Dakar par le ministre de l’Energie, M. Samuel Sarr. Elle ajoute que la rencontre avec les journalistes a eu lieu en présence des responsables des entreprises sous tutelle du ministère de l’Energie.

Le directeur général de la société pétrolière du Sénégal (Petrosen), M. Djibril Amadou Kanouté, qui a donné l’information, a indiqué que des «actions seront encore menées» dans le Nord du pays, notamment à Saint-Louis, et poursuivies au Sud, pour la prospection et l’exploration du bassin sédimentaire.

Selon lui, le grand bassin, qui constitue ? des terres, laisse envisager que le Sénégal peut, à terme, faire partie du «club des pays producteurs de pétrole».

«Des prospections commenceront dans les prochaines semaines, et plusieurs forages seront réalisés dans la partie offshore, avec le concours de 5 ou 6 compagnies pétrolières, qui ont accepté d’accompagner notre pays et de faire les investissements nécessaires», a encore indiqué M. Kanouté.

Le ministre de l’Energie s’est félicité des quantités remarquables d’hydrocarbures déjà produites au Sénégal, depuis le début des opérations d’exploration. Quelque 279 millions 290 673 mètres cubes de gaz naturel ont été utilisés pour la production d’électricité, et près de 62 642 barils de pétrole et 32 692 barils de condensat (pétrole lourd) ont servi au même usage industriel.

Cependant, les officiels qui ont affirmé aux journalistes de l’Etat leur volonté d’exploiter immédiatement toutes les ressources en énergie du pays, pour faire face à la facture élevée des hydrocarbures importés, n’ont rien dit sur les retards qui ont occasionné la mise en exploitation du pétrole trouvé depuis des décennies à la frontière maritime entre le Sénégal et la Guinée-Bissau. De même, les dirigeants de Petrosen se sont sans doute gardés de souligner les difficultés que la Mauritanie, qui a rejoint depuis deux ans le ‘club des pays producteurs de pétrole’, a connues avec les compagnies chargées d’exploiter son pétrole. Il y a eu d’abord, les accusations de gré à gré dans la passation du marché, ensuite, la société australienne a été accusée de sous-payer le pétrole, avant que l’on se rende compte que les réserves du pays avaient été très fortement surestimées.

Si l’on sait que la Mauritanie, dans sa partie sud, est réputée avoir plus de réservées prouvées que le Sénégal, il y a lieu de réfléchir à deux fois avant de se lancer. En plus de tout cela, il est loisible à tous de se rendre compte que le pétrole n’a pas mis fin aux délestages à Nouakchott et dans d’autres villes du pays. Sans doute ont-ils dû se dire que comparaison n’est pas raison.

24/02/2008

Peste equine

Lutte contre la peste équine

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La peste équine est un virus endémique du Sénégal qui frappe principalement les chevaux et dont les principaux vecteurs sont les insectes piqueurs. Une maladie grave que le Dr Oumou Khaïry Guèye Seck, Ministre Sénégalaise de l’Agriculture lie « à un manque nutritionnel de certains sujets sensibles parmi lesquels le cheval qui est mis au travail tout le temps. Lorsque que l’organisme s’affaiblit, cela peut créer des situations désastreuses ».

 

Le 10 octobre 2007 dernier, l’état sénégalais a décidé d’intervenir pour combattre cette maladie grandissante. Le Sénégal a obtenu de l’Institut de recherches agricoles (ISRA) 91.000 doses de vaccins polyéquipestes sur une commande de 210.000 doses. Une équipe de scientifiques, des docteurs vétérinaires et des organisations professionnelles de l’élevage ont été mobilisés dans cette lutte contre la peste équine. Pour appuyer l’action des services de terrain, un lot important de matériels d’une valeur totale de 110 millions de francs CFA a été mis en place. Il s’agit de matériels de conservation (congélateurs, réfrigérateurs, glacières) pour une utilisation du vaccin dans des conditions optimales d’efficacité, sans compter le matériel informatique pour le renouvellement du parc d’ordinateurs du réseau intranet du ministère de l’Agriculture pour permettre une alerte précoce et la réaction rapide face à l’épizootie de peste équine.

 

Au titre des mesures prophylactiques, le Gouvernement fixe comme objectif d’ici à fin décembre 2007, la vaccination de 300.000 chevaux. Cela devra permettre d’assurer un contrôle effectif de l’épizootie. Cette vaste campagne de vaccination sera poursuivie encore pendant trois ans afin de retrouver le statut épidémiologique antérieur du Sénégal et de le consolider.

 

Il convient de noter que ce n’est pas le sérotype 9 de la peste équine contre lequel les actions de vaccination ont été menées jusqu’ici qui sévit actuellement au Sénégal, mais le sérotype 2 selon les résultats des tests effectués en Grande-Bretagne et en Afrique du Sud. Pour faire face à cette situation très alarmante, 230.000 doses de vaccins ont ainsi été commandées par les autorités sénégalaises au niveau du laboratoire de l’ISRA et en Egypte. L’objectif est de mettre en place une quantité suffisante de doses de prévention.

23/02/2008

Championnat du monde de petanque

44èmes CHAMPIONNATS DU MONDE DE PETANQUE

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Le Sénégal vise le podium

Après le Maroc, l’Algérie et la Tunisie, les boulistes du monde entier vont se donner rendez-vous au Sénégal. Le pays de Teranga va accueillir du 12 au 16 novembre 2008, les 44e championnats du monde de pétanque. Dans cette perspective que Caude Azéma, a été l’hôte du Sénégal depuis le 18 février dernier. Avant son départ pour la France prévue aujourd’hui même, le président de la Fédération internationale de pétanque et de jeu provençal a tenu un point de presse hier, au Sporting club en attendant sa deuxième mission d’évaluation est prévue en septembre prochain. Côté sénégalais, Gassan Ezzedine affûte les armes pour faire monter ses poulains sur le podium. Le Sénégal va abriter du 12 au 16 novembre prochain, les 44e championnats du monde de pétanque. Une grande première pour un pays en Afrique au Sud du Sahara. C’est dans cette perspective que Claude Azéma, président de la Fédération internationale de pétanque et de jeu provençal a tenu un point de presse hier, jeudi 21 février au Sporting club de Dakar. Devant Gassan Ezzedine, président de l’instance fédérale sénégalaise et Tony Ndoye président des sports travaillistes, le patron des boulistes du monde est revenu sur le choix du Sénégal ainsi que sa politique de vulgarisation de sa discipline. Claude Azéma soutient que le “pétanque est un sport facile à jouer, convivial et rassembleur“. Il révèle également que c’est une discipline pratiquée dans 75 pays et sur les cinq continents notamment aux Etats-Unis, en Inde, en Russie et en Chine. Sur le choix du Sénégal, il retient un “dossier performant et intéressant“. Avant de s’empresser de préciser : “notre objectif est d’étendre la pratique de la pétanque partout dans le monde pas seulement en Europe“.Claude Azéma a également insisté sur l’avantage que le Sénégal pourrait tirer dans l’organisation de ces joutes mondiales. Non seulement son image sera mise en avant, mais également les délégations auront envie de revenir. D’où l’importance de l’enjeu admet-il.Quant à Gassan Ezzedine, il soutient que c’est le moment pour le Sénégal de monter sur le podium. Après avoir regretté les défections dont certains boulistes sénégalais ont fait preuve dans un passé récent, le président de la Fssb, estime jouer chez soi devrait permettre à ses poulains de mieux se concentrer sur l’enjeu.Un argument sur lequel, le président de l’instance mondiale ne partage. Pour Claude Azéma, ce n’est pas du tout évident de jouer à domicile. Ceci à cause de la forte pression du public.D’ici là, la Fédération sénégalaise de sport boule s’active à boucler son budget qui avoisine les 300 voire 400 millions F Cfa. Le concours de l’Etat va tourner autour de 20 voire 30 % de ce budget selon Gassan Ezzédine qui dit compter pour le reste sur les sponsors et ses amis.Reste maintenant à savoir quelle est la sélection (ou les sélections) qui va défendre les couleurs du Sénégal dans ces joutes mondiales en triplettes. 

Cher carburant Sénégalais

CARBURANT - Variation des prix : Le Sénégal reste le pays le plus cher de l’Uemoa

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Dans la dernière note de variation des prix des hydrocarbures, les produits pétroliers restent plus chers au Sénégal que dans tous les autres pays de l’espace Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (Uemoa).

 

Dans l’espace de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (Uemoa), le Sénégal continue d’être le pays où les prix des produits pétroliers coûtent plus cher. D’après la dernière variation des prix des hydrocarbures, le prix à la pompe du Super est de 728 francs Cfa et celui du gasoil 647 francs Cfa. Alors qu’au Burkina Faso et au Niger, qui occupent la deuxième place, le Super coûte 670 francs Cfa. Et dire que le Burkina est un pays enclavé, dont les importations doivent passer par le Ghana et le Togo, en évitant autant que possible le territoire ivoirien. En outre, quand le Sénégal se réjouissait d’une baisse de 23 francs Cfa sur le super en août 2007, le Burkina Faso en était à une baisse de 50 francs Cfa sur le Super et ce bien avant. Et le prix de l’essence ordinaire avait baissé dans ce pays, de 45 francs Cfa au même moment.

 

Le Niger, qui est aussi un pays enclavé fait des efforts, même si à Niamey, le prix du litre du Mélange ou Ordinaire continue à être plus exorbitant que le Super. Le Mélange revient à 735 francs Cfa, tandis que le Gasoil est à 664 francs Cfa.

 

Vient ensuite le Mali où, le prix à la pompe du Super est de 635 francs Cfa, toutes taxes comprises. Le gasoil revient à 555 francs Cfa le litre, tandis que le prix de la bombonne de gaz de 6 kg, la plus utilisée, est fixé à 2000 francs Cfa, contre 4 000 francs Cfa pour celle de 12 kg. Pourtant, depuis le début de la crise ivoirienne, c’est le Port autonome de Dakar (Pad) qui sert de point de débarquement pour les différentes marchandises destinées au Mali, dont les produits pétroliers constituent une partie non négligeable. Sans compter que les Maliens paient les frais de transport de leurs produits jusqu’à Dakar : à partir de la capitale sénégalaise, il y a les frais de débarquement, le dédouanement, les frais d’emmagasinage, etc. Une fois débarqués et placés sur les véhicules de transport, les produits destinés au Mali couvrent au moins la distance Dakar-Bamako. Et malgré toutes ces charges, les combustibles sont écoulés moins cher au Mali qu’à Dakar.

 

En Côte d’Ivoire le Super revient à 615 francs Cfa, malgré tous les problèmes économiques auxquels ce pays est confronté. Le gasoil y coûte 545 francs Cfa le litre, la bombonne de gaz de 12 kg ne coûte que 3500 francs Cfa.

 

La Côte d’Ivoire est talonnée par le Togo et la Mauritanie où le Super coûte respectivement, 505 francs Cfa et 578 francs Cfa, tandis que le gasoil revient respectivement à 500 et 506 francs Cfa dans ces deux pays. Le Bénin demeure le pays de l’espace Uemoa où le Super coûte moins cher. En effet, à la pompe, le litre du Super ne coûte que 475 francs Cfa, le gasoil 430 francs Cfa. Cependant, la bombonne de gaz de 6 kg y coûte plus cher. Son prix est fixé à 2750 francs Cfa.

 

Dialigué FAYE

21/02/2008

Viols et abus sexuels au Sénégal

RECRUDESCENCE DES CAS DE VIOL ET D’ABUS SEXUELS AU SÉNÉGAL 400 cas enregistrés en 2007 Dakar, Mbour et Tamba plus touchés

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Au Sénégal, les abus contre les enfants sont devenus ces dernières années un phénomène récurrent. Il n’y a pas un seul jour sans que la presse quotidienne ne soit inondée de comptes-rendus de procès et des récits d’abus sexuels. C’est pourquoi l’Ong «Grave» a crevé l’abcès en faisant l’état des lieux du viol au Sénégal. Ainsi près de 400 cas de viols et d’agressions sexuelles ont été enregistrés dans notre pays. L’enquête de «Grave» a montré que les régions de Dakar, Kolda, Diourbel, Louga, Matam et Tambacounda sont les endroits où l’on viole le plus.

Le nombre exact de cas de viol n’est pas encore connu au Sénégal, mais ceux relatés par-ci par-là montrent l’ampleur du phénomène. L’Ong GRAVE qui a fait l’état des lieux a enregistré près de 400 cas de viol et d’agressions sexuelles au Sénégal rien qu’en 2OO7. Mais ce chiffre, selon M. Adama Sow, le président de «Grave», est largement en deçà du phénomène quand on sait que les études ont montré que les 2/3 des cas de viols et d’inceste ne parviennent pas au tribunal, du fait des considérations socioculturelles, car la majorité des victimes de viols ont du mal à briser le silence. Ce qui l’amène à dire que les populations sénégalaises, du fait de la «sutura» (pudeur), assistent impuissantes à ce fléau pernicieux qui gagne chaque jour du terrain. Il se demande même si le Sénégal n’est pas devenu un havre pour détraqués sexuels.

 

Dakar, Saint-Louis, Kolda, Tamba et Mbour : fiefs des violeurs

 

Ces maniaques sont plus présents, d’après le président de «Grave», à Keur Massar, Yeumbeul, Thiaroye, Pikine, Parcelles assainies, Grand Dakar, Colobane, Nord foire, Yoff, Médina, Kolda, Vélingara, Diourbel, Louga, Saint-Louis, Bakel, Matam, Kaolack et Mbour où il y a une débauche organisée - sous le sceau du tourisme sexuel - qui reste impunie. Mais force est de reconnaître que les nouvelles technologies sont venues rendre plus complexe le phénomène, selon le président de «Grave» qui n’a pas manqué de dénoncer dans son exposé les contenus pédopornographiques du réseau Internet. Selon M. Sow, les jeunes téléchargent ces contenus pour être en contact avec certains prédateurs et autres personnes mal intentionnées qui ternissent l’image de marque de ceux qui ont mis en place ce moyen de communication international. M.Sow révèle qu’en 2007, 12.700 jeunes filles et garçons sénégalais sont actifs dans les sites pédopornographiques. Ce qui, selon lui, met fin au temps où l’on pointait du doigt accusateur l’habillement des jeunes filles comme invite au viol. À l’en croire, avec les nouvelles technologies, personne n’est à l’abri de ce fléau des temps modernes et les maniaques sexuels rôdent partout. « Le plus difficile à concevoir est que les auteurs sont proches des victimes et les côtoient tous les jours. La précocité des jeunes filles a été avancée comme une des causes mais ne nous voilons pas la face : il y a des détraqués sexuels en liberté au Sénégal qui ne font plus de différence entre une femme et une petite fille. Sinon, comment expliquer que les abords des écoles de jeunes filles ou des centres de formation, qui pullulent dans la capitale, soient pris d’assaut à l’heure de la descente par des «demi Paa’» ou carrément des «Paa’» (vieux) qui attendent les petites midinettes. Et on connaît la suite, ce sont des histoires de viols ou d’abus sexuels qui atterrissent à la barre», a dénoncé M. Sow, rappelant l’absence de données fiables. Et d’interpeller la justice à être plus ferme dans l’application des peines pour plus de dissuasion.

 

Le traitement des médias indexé

 

Selon El Bachir Sow, journaliste-consultant, qui a servi un exposé sur les sources et techniques de collecte de données, les journalistes doivent « éviter de verser dans la stigmatisation des victimes ». Mais ils ont le « devoir d’aller plus loin dans la relation des faits en étant sur le terrain » et « d’éviter d’avoir une position partisane ». À l’en croire, cette attitude est extrêmement grave pour un professionnel de la communication. D’ailleurs, il estime qu’il est important pour les journalistes de travailler avec les différents compartiments de la société pour ne pas léser une partie car souvent, dit-il, les faits tels que décrits dans les procès-verbaux d’enquête préliminaires peuvent ne pas refléter la réalité de l’affaire. Ce qui, à ses yeux, constitue un manquement par rapport au travail du journaliste qui doit fouiner davantage avant de publier son article. Face à cette situation, le doyen El Bachir Sow appelle la nouvelle génération de journalistes à ne ménager aucun effort pour recueillir le maximum d’informations dans le cadre de la collecte, de la vérification et du recoupement des données. Dans la foulée, il précise que les journalistes doivent tout mettre en oeuvre pour avoir des informations fiables et bien «sourcées» afin de relater correctement les faits. Ceci pour lever un certain nombre d’équivoques, notamment du côté des populations dont bon nombre sont souvent dubitatifs. C’est pourquoi il a tenu à sensibiliser les journalistes sur l’approche rédactionnelle en vue d’une meilleure prise de conscience des populations sur la situation des enfants victimes d’abus et d’exploitation sexuelle. Ce qui contribue à éradiquer ce fléau aux conséquences incommensurables.

 

El Hadji TALL

 

Mines antipersonnel au Sénégal

Sénégal : Le triste sort des victimes de mines

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Le Sénégal, dit-on, est le pays de la «Téranga». Cette «hospitalité- altruisme» est multidimensionnelle et légendaire. Tout le monde en bénéficie y compris les étrangers. Mais il semble que ce ne soit pas le cas des victimes de mines. Leur sort, qu’ils n’ont nullement choisi, est d’autant plus curieux, que le siège de leur Association nationale partage la même aire communale que le Centre national d’action antimines du Sénégal (Cnams) sensé les prendre en charge sur toute la ligne.

 

Prise au sens large, l’expression « victimes de mines » concerne l’ensemble des populations de la région méridionale du Sénégal. C’est la Casamance naturelle, où les relations interindividuelles sont si imbriquées que tout le monde est apparenté à tout le monde. Le sud du Sénégal ayant en effet ployé sous un quart de siècle de conflit avec son cortège de malheurs causés entre autres par les mines, est la seule qui ait directement connu cette page sombre de l’histoire de ce pays de l’Afrique occidentale. Oui, certes ! Mais « les victimes directes », tel qu’on les nomme à Ziguinchor, principale ville de la Casamance, sont évaluées à moins d’un millier. Ils sont estimés à un peu plus de sept cent trente (730) dont près de cent soixante dix (170) sont déjà décédés. Le reste, estimé à plus de cinq cent cinquante, traîne encore les vicissitudes aussi bien psychologiques, physiques que matérielles dues à leurs conditions de « victimes - handicapés » pour la plupart d’entre eux, à vie.

 

Maintenant qu’ils sont condamnés à vivre différemment, donc autrement que leurs compatriotes sénégalais, il se pose la question à savoir : à qui incombe leur prise en charge ? Cette question, aussi facile que lapidaire, n’en demeure pas moins pertinente. Au sens le Sénégal est un pays qui a ratifié « la Convention sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction ». Ceci n’est que l’intitulé dudit document, autrement nommé « La Convention d’Ottawa ».

 

La problématique de la prise en charge

 

La question de la prise en charge des victimes de mines trouve sa réponse à trois niveaux distincts. Il s’agit d’abord de ce qu’on pourrait désigner sous l’expression d’« auto prise en charge ». Laquelle reste tout à fait vitale. Car à défaut, toutes les victimes disparaîtraient pour n’avoir pas cherché de survivre à leurs « nouvelles » conditions. L’autre niveau est celui-là familial et sociétal. Cette prise en charge est d’autant naturelle que la cellule familiale, et au-delà, la société sénégalaise n’est pas du tout individualiste. A ce niveau, elle existe pleinement et entièrement à la mesure du niveau de vie des familles respectives directement touchées par les méfaits des engins de la mort. Reste maintenant, la prise en charge des victimes de mines par les autorités compétentes. Là, c’est tout un débat, pour ne pas dire, une polémique grandeur nature que les uns et les autres entretiennent en fonction de leurs intérêts assez divergents.

 

Car, s’il est constant que les victimes de mines qui ont trouvé nécessaire de s’organiser au sein de l’Association sénégalaise des victimes de mines (Asvm) pour mieux prendre en charge leurs revendications existentielles, s’accordent avec l’autorité sur le fait que c’est cette dernière qui doit s’occuper d’elles, la définition de l’expression « une prise en charge » reste le point d’achoppement.

 

L’indignation des « nécessiteux »

C’est justement à ce niveau que Sarani Diatta, le président de l’Asvm avance qu’ils n’ont « pas senti la main de l’Etat ». M. Diatta peiné par les dures conditions de vie que traversent ses consoeurs et ses compères, lesquelles conditions sont exacerbées par la modicité des moyens de subsistance de ces derniers, sera catégorique là-dessus : « Nous ne sentons absolument pas la main de l’Etat ». Une main, que les victimes de mines attendaient dans tous les domaines : par exemple ceux de la formation, de la création de microprojets, des Groupements d’intérêt économique, mais aussi au niveau de la gratuité des prothèses. Le seul effort des autorités compétentes, aux yeux de la personne morale de l’Asvm, reste la cooptation de trois membres de leur association, pour les employer comme « un gardien et deux femmes de ménage » en service au Cnams. « C’est tout ! » dit-il avec indignation. Est-ce suffisant pour faire taire des hommes et des femmes qui souffrent dans leur chair et dans leurs âmes. Du tout ! Car, pour Sarani, « ce n’est pas ce que nous attendions de l’Etat, nous attendions beaucoup plus que cela ». Par exemple la subvention des prothèses qui coûtent chères. Selon lui, les prothèses coûtent entre quarante (40) et quatre-vingt dix (90.000) Francs CFA (140 Euros). Et puis, « nos membres nous reviennent toujours avec des factures. Au moment où je vous parle, les victimes de mines paient leurs prothèses » déplore-t-il.

 

L’appréciation de l’Etat à travers le Cnams

 

Les années passées, les victimes de mines bénéficiaient des subventions d’une Ong internationale en activité en Casamance. Ces subventions s’élevaient à plus d’un million de nos francs. Elles ont été logées, selon le responsable de l’Asvm, « au centre hospitalier régional de Ziguinchor (sud du Sénégal), pour d’une part alléger les frais liés à la pose de prothèses par le centre orthopédique, de l’autre à la prise en charge des soins d’urgence ; mais la première est finie depuis, alors que la seconde est en passe de l’être ». M. Diatta concédera qu’une quarantaine d’entre eux, les victimes de mines, ont eu la faveur de bénéficier de la première subvention, entre 2005 et 2006. Ce sera tout ? Non, pas encore ! Le Directeur du Cnams, Pape Omar Ndiaye reconnaîtra, lors d’un point de presse, l’existence des trois emplois octroyés à l’Asvm et du fonds déposé par l’Ong en question au Centre hospitalier régional de Ziguinchor. Mais, côté définition de l’expression « prise en charge », le patron chargé de la problématique mine en Casamance voudra, lui, donner deux acceptions pour le moins mitigées. Le directeur parlera d’« indemnisation et d’assistance ». A l’en croire, appréhender la prise en charge des victimes de mines comme étant une « indemnisation », revient à chercher un interlocuteur autre que lui et le service qu’il dirige. Si, par contre ses vis-à-vis évoquent la question sous l’angle de l’« assistance », le directeur du Cnams se considère alors comme étant leur interlocuteur privilégié. Sous ce rapport, ce qui a dû échapper à M. Ndiaye, c’est que les vocables « indemnisation et assistance » appellent tous les deux, la notion de dépendance. Quelle que soit l’expression utilisée il ne serait pas exagéré de prendre les autorités pour les dépositaires du devoir d’assister les victimes de mines.

 

Qu’en est-il de la Convention d’Ottawa

 

Cette assertion est d’autant plus vraie que le Sénégal est, à l’image de 155 autres pays et nations du monde, signataire de la Convention d’Ottawa. Dakar l’a ratifiée en 1998 et elle entrera en vigueur un an plus tard, en 1999 ; soit depuis prés de 10 ans maintenant. Une Convention qui stipule, en son article 6, alinéa 4, que c’est à lui qu’incombe le devoir de fournir « une assistance pour les soins aux victimes des mines, pour leur réadaptation, pour leur réintégration sociale et économique ainsi que pour des programmes de sensibilisation aux dangers des mines. Cette assistance peut être fournie, entre autres, par le biais des organismes des Nations Unies, d’organisations ou institutions internationales, régionales ou nationales, du comité international de la Croix-Rouge, des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant -Rouge et de leur Fédération internationale, d’organisations non gouvernementales ou sur une base bilatérale ». Si, à la lumière de cet extrait, et comme l’a soutenu le directeur du Cnams, c’est grâce à la diligence de l’Etat que l’Ong ci-devant citée a déposé une caution au Centre hospitalier, il reste tout aussi vrai que c’est toujours Dakar qui doit assurer la continuité de la subvention, à partir du moment où la somme versée venait à être épuisée.

  

Or, le Sénégal a beaucoup de partenaires en matière de coopération bilatérale, notamment dans le cadre de la résolution de la problématique mine en Casamance. Retenons simplement, Pape Omar Ndiaye aidant, que l’Union Européenne a investi pas moins de « 4 millions d’Euros dont 3,5 millions sont exclusivement destinés au déminage » de la Casamance. « C’est acquis ! » a-t-il informé. D’autre part, « rien que sur la question des mines, le Gouvernement du Sénégal met plus de 200 millions (de FCFA soit 312.500 Euros) par an ! C’est considérable ! » a-t-il ajouté. Quelle place a été réservée alors à la prise en charge des victimes de mines ? M. Ndiaye avancera ceci : « Nous faisons ce que nous pouvons » ; avant de reconnaître lors du même point de presse : « Je suis d’accord qu’il reste à faire ».

 

Incendie à Niakh Niakhal

INCENDIE À SALY NIAKH NIAKHAL La maison d’un Belge presque anéantie par le feu

  incendie

Mardi dernier, aux environs de 9h30, un incendie s’est déclaré dans une villa appartenant à un Belge du nom de Pascal Valentin. Toutes les pièces se trouvant au premier étage ont pris feu. Le mobilier, le matériel de cuisine et électronique et une quantité importante de rouleaux de tissus ont été calcinés. Les dégâts sont inestimables selon le gardien des lieux. Le propriétaire se trouve actuellement en Belgique. D’après les premiers éléments de l’enquête, le feu provenait d’un terrain nu en face du lieu du sinistre appartenant à une ancienne présentatrice à la Rts. L’auteur de l’incendie incinérait les herbes mortes et, à la faveur du vent, le feu a atteint la toiture de la villa faite de paille. Il a été arrêté par les gendarmes pour incendie involontaire.

Ce jour, un grand vent soufflait sur la petite côte particulièrement à Saly. Dans une maison, un homme, après le désherbage, brûlait les ordures. Soudain, les étincelles commençaient à attaquer la toiture de la villa d’en face faite de paille. Rapidement, le feu se propage sur toute la surface de la toiture et gagne l’intérieur de l’étage. Grâce aux maçons qui travaillaient dans une maison d’à côté, le feu a été découvert. C’est ainsi que le gardien a été averti. Celui-ci, à son tour, appelle les sapeurs qui sont arrivés 30mn plus tard sur les lieux. Entre temps, les voisins s’étaient déjà mobilisés pour arrêter le feu avec les faibles moyens dont ils disposaient. Au bout de 3 heures, le feu a été complètement neutralisé avec l’arrivée en renfort de deux camions-citernes venus de Mbour. Seul le premier étage a été la proie des flammes. Toutes les pièces comprenant les chambres, le salon, la cuisine, la véranda et le matériel s’y trouvant ont été ravagées par les flammes. Il faut saluer le courage et la rapidité des voisins et des sapeurs qui ont empêché la propagation de l’incendie dans les autres maisons contiguës qui ont en général des toitures en paille. C’est aussi l’occasion de dénoncer ceux qui font de la paille sur les toitures et qui ne respectent pas les normes de sécurité. Car il est prévu dans les textes de la Sapco que tous ceux qui utilisent de la paille doivent normalement mettre un système de circuit d’eau sur les toits pour parer aux incendies. Malheureusement, cette disposition n’est jamais respectée par les constructeurs. La balle est dans le camp de la Sapco pour mettre de l’ordre dans cette pagaille. Si certaines maisons d’assurance acceptent de souscrire des polices d’assurances aux villas faites de paille, la plupart d’entre elles refusent à cause des risques.

Alioune Diop

 

Vaincre la pauvreté rurale au Sénégal

Le feu de l’espoir, ou la pauvreté rurale au Sénégal

 Alissoutin_Defis

 La pauvreté est décrite dans les documents officiels en des termes techniques qui ne rendent pas toujours fidèlement compte de la réalité. Il paraît utile, dans le cadre d’une analyse ancrée dans le réel, d’observer la pauvreté d’un œil concret, telle qu’elle est vécue au quotidien par les populations. On peut dans cet esprit et de manière très simple, souligner quelques visages palpables et significatifs de la pauvreté rurale au Sénégal.

• Dans les villages les plus frappés par la sécheresse, la population est en grande majorité composée d’enfants à bas âge, de vieillards et de femmes confinées aux travaux domestiques et à la corvée de recherche de nourriture. Les « bras valides » ont opté pour l’exode à la recherche de revenus hypothétiques.

 • Les jeunes filles parties en ville pour travailler comme femmes de ménage, obtiennent un « salaire mensuel » dépassant à peine le tiers du salaire minimum garanti et reviennent au village pendant la saison des pluies avec une épargne héroïque plus ou moins égale à 30 000 F CFA (à peine 46 Euros) après neuf à dix mois de travail éprouvant.

• Dans des villages du nord du Sénégal, il a été observé que pour faire croire aux enfants à l’illusion du dîner, une marmite vide est posée sur le feu ; après une vaine attente, les enfants finissent par s’endormir et le lendemain, ils sont sommés de prendre très tôt le chemin de l’école souvent le ventre vide : c’est la stratégie du « feu de l’espoir ».

• Certains ménages, faute de pouvoir honorer la cotisation modique exigée aux usagers des forages, utilisent pour la consommation humaine les eaux stagnantes des mares et bras de fleuves, en parfaite connaissance des risques sanitaires.

• L’habitat rural s’illustre par son aspect quasi préhistorique avec sol en sable, mur en banco, et toit en paille. Au-delà du conservatisme propre à certaines ethnies, cet état de l’habitat s’explique par l’extrême paupérisation des populations à certains points du territoire national.

• La mendicité était jusqu’à une certaine époque impensable dans le monde rural. Les risques de misère individuelle étaient annulés par le jeu des solidarités au sein de la communauté. Aujourd’hui, de petits mendiants apparaissent dans certains villages tendant une main famélique aux passants et vivant de manière générale dans des conditions très inquiétantes[1].

Cette pauvreté est-elle nécessairement le défi légitime et exclusif du développent local ?

N’est-elle pas de nature à exclure arbitrairement du champ de la notion les groupes nantis ?

Le développement local est-il à la portée de tous ou exige-t-il un minimum de qualités ou de prédispositions de ses acteurs ?

La mentalité de l’acteur ne peut être occultée lorsqu’on se propose d’élucider le sort de ses initiatives.

 Rosnert Alissoutin  (écrivain)

20/02/2008

Mortalité infantile

Mortalité infantile au Sénégal : 35 % des enfants qui décèdent, meurent par malnutrition

 

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Le Programme de renforcement nutritionnel (Prn) entame sa phase 2. L’objectif de ce programme 2007-2011, soulignent ses responsables, est de réduire le taux de malnutrition jusqu’à 10 % d’ici 2015.

 

La malnutrition fait des ravages chez les enfants. Figurez-vous que 35 % des enfants sénégalais qui décèdent, meurent par malnutrition. Une révélation de Biram Ndiaye, coordonnateur du Programme de renforcement de la nutrition (Prn) qui s’exprimait lors de la cérémonie de lancement officiel de la phase II du Programme de renforcement nutritionnel (Pnr), tenue dans l’enceinte du Cercle Mess des officiers. ‘C’est inacceptable’, s’offusque M. Ndiaye d’autant que cette malnutrition a des conséquences néfastes sur la performance scolaire des enfants, la productivité et la croissance économique du pays.

Toutefois, le Sénégal est cité en exemple pour avoir fait de la malnutrition une priorité nationale avec la mise sur pied de la Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm). Mieux, les données de la série d’articles présentés sur Lancet et qui portent sur la nutrition, font du Sénégal le pays qui a le plus faible taux de prévalence de malnutrition en Afrique de l’Ouest. En effet, ce taux de malnutrition au Sénégal se situait à 22 % en 1993. Aujourd’hui, il se situe à 16 %, qui constitue le taux le plus faible des pays de la sous-région.

 

Mais les responsables du Prn ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. En effet, l’objectif majeur de cette seconde phase 2007 - 2011 du Programme de renforcement de la nutrition est de réduire le taux de malnutrition jusqu’à 10 % d’ici 2015. Et ce, en conformité avec les Objectifs du millénaire pour le développement (Omd). Pour cela, un accent particulier sera mis sur le ‘choix des interventions réputées efficaces, à savoir la promotion de l’allaitement maternel exclusif et d’une alimentation complémentaire adéquate, la supplémentation en vitamine A, la distribution et promotion de moustiquaires imprégnées’.

 

Le Prn promet également de passer à l’échelle des interventions ‘qui ont eu à faire leur preuve lors de la première phase’, souligne son coordonnateur. L’enjeu, poursuit Biram Ndiaye, c’est d’atteindre 50 % des populations rurales, particulièrement dans les régions périphériques de Matam, de Tambacounda et de Kolda. Il s’agira, explique-t-il, de mettre un dispositif qui touchera trois cents collectivités locales situées dans les zones rurales des localités précitées où les problèmes de malnutrition sont plus aigus.

 

Revenant sur les contraintes rencontrées lors de la première phase du Prn 2002-2006, Biram Ndiaye a relevé une certaine difficulté à impliquer les Ong dans le programme. ‘Ces dernières n’avaient pas l’habitude de travailler avec l’Etat. Alors, il fallait leur prouver qu’il était possible de réussir énormément de choses ensemble’, explique le coordonnateur du Prn. Mais l’exposition faite dans l’enceinte du Cercle Mess des officiers montre une implication massive de ces partenaires dans la lutte contre la malnutrition.

 

Pour sa part, le ministre de la Femme, de l’Entreprenariat féminin et de la Micro finance qui a présidé cette cérémonie au nom du Premier ministre Hadjibou Soumaré, a invité tous les partenaires à redoubler d’efforts. Selon Awa Ndiaye, des pas énormes restent encore à faire en ce qui concerne la mortalité maternelle et infanto-juvénile. Il s’agira, dit-elle, d’améliorer durablement la situation nutritionnelle du pays. Pour cela, elle appelle à une synergie d’actions impliquant tous les secteurs (agriculture, santé, hydraulique, éducation, développement social…).

 

Phase 2 du Prn : Un budget de 50 millions de dollars américains pour sa réalisation

 

Le budget global de la Phase 2 du Prn est estimé à 50 millions de dollars américains. Selon le coordonnateur du Prn, ce budget est inscrit dans le Programme d’actions prioritaires 2006-2010 de l’Etat du Sénégal qui finance le tiers de ce budget. Les autres bailleurs sont la Banque mondiale, le Programme alimentaire mondial (Pam), l’Unicef, et l’Initiative pour les micro nutriments. Cependant, le budget n’est pas complètement bouclé, car un montant de 10 millions de dollars est encore à rechercher.

 

Malnutrition maternelle et infantile : Les Etats de la sous-région partent en croisade

 

Les Etats de la sous-région ouest-africaine, particulièrement ceux appartenant à l’espace Cedeao, ont décidé de faire de la nutrition une priorité. En atteste la connexion de ces pays lors de la visioconférence organisée avant-hier dans les locaux du Centre d’enseignement à distance de l’Ecole nationale d’administration (Ena). Cette visioconférence organisée dans le cadre du lancement en Afrique de l’ouest de la série d’articles de la revue The Lancet sur la malnutrition maternelle et infantile, aura été un espace de partage et d’échange d’expériences dans le cadre de la lutte contre la malnutrition maternelle et infantile. Abidjan, Nouakchott, Cotonou, Ouagadougou et Dakar se sont ainsi connectés pour porter le message approprié afin que l’alimentation et la nutrition maternelle et infantile puissent prendre place au cœur des problèmes de développement économique de la sous-région.

 

Cette série d’articles sur Lancet offre un nouveau regard sur la prévalence mondiale et l’impact de la malnutrition maternelle et infantile. Ces articles examinent les interventions réputées efficaces qui, mises en place à grande échelle, peuvent réduire les effets de la malnutrition maternelle et infantile de manière significative.

 

La malnutrition maternelle et infantile a une forte prévalence dans les pays à revenu faible et intermédiaire, ce qui entraîne une hausse substantielle de la mortalité et du poids global de la morbidité. Un examen approfondi des faits a permis d’évaluer les effets des risques liés aux mesures relatives à la malnutrition, ainsi qu’aux pratiques d’allaitement maternel inadaptées. ‘Comme d’autres pays de la sous-région, notre pays est toujours pris en tenaille dans le cercle vicieux malnutrition-maladies et maladies-malnutrition’, souligne Safiètou Thiam, ministre de la Santé et de la Prévention médicale. Selon elle, il s’agira de renforcer les échanges entre pays sur les interventions réputées efficaces pour vaincre la malnutrition.

 

Marième FALL (Présidente des sages-femmes du Sénégal) : ‘Travailler en synergie autour du couple mère-enfant’

 

La présidente des sages-femmes du Sénégal déplore l’éparpillement des entités qui tournent autour du couple mère-enfant dans le cadre de la lutte contre la malnutrition maternelle et infantile. Selon Marième Fall, ‘si les gens veulent s’inscrire dans une logique de pérennité, il faut qu’on cesse de travailler en vase clos. De son avis, ces entités éparpillées doivent être ensemble dans le cadre de leurs interventions pour atteindre les Omd 4 et 5.

 

Tantôt, un des représentants disait : ‘il faut qu’on travaille dans le cadre du cycle de la vie. Mais, précise Marième Fall, quand on parle du cycle de la vie, il faut d’abord commencer par la femme enceinte’. Pour elle, il faudrait que cette dernière soit en bonne santé pour qu’elle puisse mettre au monde un enfant en bonne santé, quand bien même qu’il ait de la nourriture.

 

Selon la présidente des sages-femmes du Sénagal, une mère mal nourrie et qui a des problèmes de fièvre d’hémorragie et de paludisme ne pourrait jamais mettre au monde un enfant sein qui ne souffrirait pas de malnutrition. De fait, appelle Marième Fall, malgré les résultats enviables au niveau de la sous-région, les entités qui travaillent de façon isolée gagneraient à réunir leurs forces autour du couple mère-enfant.

 

Issa NIANG

Sénégal: 156 ème sur 177 pays...

DEVELOPPEMENT HUMAIN - 156e sur 177 pays : Le Sénégal veut revoir les critères de notation

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Le pays de Abdoulaye Wade est classé parmi les 20 derniers pays du monde en matière de développement humain. C’est la note du 18e rapport du Pnud présenté, hier, à l’Ucad II. Mais, les autorités sénégalaises revendiquent d’autres variables relatives à l’Indicateur de développement humain (Idh) pour mieux fiabiliser les calculs.

 

Quand il s’agit de mesurer le niveau atteint par un pays en termes «d’espérance de vie, d’instruction et de niveau réel corrigé», plusieurs pays en développement, notamment africains, ne figurant pas parmi les meilleurs. La liste dressée dans le 18e Rapport mondial sur le développement humain (Rmdh) en donne la preuve. Dans ce classement relatif à l’Indicateur du développement humain (Idh) par le Programme des Nations-Unies pour le développement (Pnud), le Sénégal est logé à la 156e position sur 177 pays. Si les pays industrialisés occupent la tête de la hiérarchie, le Cap-Vert, la Guinée équatoriale, le Gabon ou encore le Ghana devancent le Sénégal. Cependant, au classement de l’Afrique de l’Ouest, le Sénégal ravit la place à 21 autres pays africains.

 

Néanmoins, les critères de notation de l’Idh ne conviennent pas aux autorités sénégalaises. Pour la représentante du ministre de l’Economie et des Finances, Mme Rokhaya Sène, «au niveau politique, l’Idh est source de problèmes. L’espérance de vie est un paramètre insuffisant. Le caractère des chiffres publiés pose un problème de fiabilité de la notation». C’est pourquoi, elle demande de tenir compte de certaines variables comme la paix, la santé et l’éducation, car le Sénégal a enregistré des avancées dans ces domaines. Et Mme Sène de proposer au nom du Gouvernement la création d’un réseau mondial de recherche pour la mesure de l’Idh. Il ne s’agit pas toutefois, pour la directrice du Plan d’une quelconque contestation des critères du Pnud, mais plutôt d’un souhait d’élargir les variables.

 

Le Pnud semble apporter une précision dans le rapport, en assurant que celui-ci est «indépendant». Et le représentant-résident de l’organisation des Nations-Unies de préciser qu’il n’y a pas de confusion entre progrès et performances. «L’Idh est un instrument de progrès, mais aussi de contre-performances des politiques de développement», rappelle-t-il. Et «salue les efforts inexorables du Sénégal avec le projet du chef de l’Etat de la Grande muraille verte». N’empêche, pour le directeur du Plan au ministère de l’Economie, «c’est un indice qui dérange» les politiques. Il faudra, à son avis, pour les pays en développement, concevoir l’Idh comme un outil de dialogue.

  

Hamath KANE

Vol (un de plus) à Saly

APRÈS AVOIR VOLÉ DANS UNE RÉSIDENCE A SALY

Un vigile du «Domaine des Orangers» interdit de séjour à Mbour

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Mamadou Mbodj, un vigile chargé de la surveillance du « Domaine des Orangers » a été arrêté par les gendarmes pour s’être introduit dans une villa par la fenêtre et y avoir commis un vol de deux portables à l’absence de ses occupants. Jugé par le tribunal de Mbour, il a été reconnu coupable et condamné à trois mois ferme. Le tribunal a également ordonné une interdiction de séjour pour deux ans dans le département.

Dans la nuit du 28 au 29 janvier dernier, Mamadou Mbodji, profitant de l’absence du couple Delacour, s’est introduit dans la villa en passant par la fenêtre pour y dérober deux téléphones portables. Par manque de chance, il a été aperçu par le couple à son retour lorsqu’il sortait par la fenêtre. Au milieu de la nuit, Dominique Delacour poursuivait le voleur en criant « au voleur ! ». Mamadou Mbodj, talonné par la victime, en faisait de même. Arrivé dans une maison en construction, le vigile disparaît et enjambe le mur de clôture pour se retrouver à l’intérieur du « Domaine des Orangers » en passant par la porte principale. Suivant les traces de chaussures, le chef des vigiles en fait de même. Les traces de pas le conduisent à l’intérieur de la résidence jusque dans la chambre des gardiens où il retrouve Mamadou Mbodji en possession d’un tournevis qui lui a servi à ouvrir la fenêtre et des sandales qu’il portait et qui correspondent aux traces de chaussures. Interpellé sur sa présence dans ces lieux, il soutient qu’il est venu chercher sa casquette. Quant à Dominique Delacour, il soutient mordicus que le voleur était habillé d’une tenue que portent les vigiles. À raison des indices, Mamadou Mbodj a été déféré au parquet et jugé par le tribunal de Mbour. Un vigile, qui a participé à la battue du voleur, a témoigné que lorsque Mamadou Mbodj s’est introduit dans la villa en construction, il l’a appelé à plusieurs reprises sans que celui-ci ne daigne répondre. En vérité, Mamadou Mbodj, après avoir créé ce scénario, a sauté le mur de la résidence pour réapparaître à l’intérieur. Mais il a été trahi par les traces de sandales. Le parquet est convaincu de la culpabilité du prévenu bien qu’il n’a pas été pris sur le fait. En rappelant que le droit pénal est un droit de la certitude mais également un droit de la logique. Selon le ministère public, il existe autant d’éléments pour le déclarer auteur du vol malgré ses dénégations. Il a ensuite requis deux ans dont trois mois ferme et deux ans d’interdiction de séjour. Après avoir statué conformément à la loi, le tribunal a condamné Mamadou Mbodj à deux ans dont trois mois ferme et à un an d’interdiction de séjour dans le département.

Alioune Diop 

17/02/2008

Voitures iraniennes au Sénégal

Le Sénégal se lance dans l’assemblage de voitures   
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Après les bus Tata, une société sénégalaise d’assemblage d’automobiles, la Seniran Auto, basée à Thiès (70km de Dakar), projette de lancer sur le marché local, durant l’année 2008, cinq mille voitures, selon les autorités de l’entreprise. La production devrait doubler en 2009 avec 10 000 voitures de marque "Samand Mandori" (Iran), a expliqué une source proche de Seniran Auto, jointe par APA, à Dakar, en marge du congrès de la Fédération mondiale des commerçants, du Sénégal. Seniran a été lancée par le milliardaire sénégalais Ady Niang, en partenariat avec des opérateurs iraniens et l’Etat sénégalais. Trois cent véhicules ont été cédés à un Groupe d’intérêt économique (GIE), mis sur pied par les chauffeurs de taxi de l’aéroport international Léopold Sedar Senghor, en direction du sommet de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), qui aura lieu à Dakar, du 8 au 14 mars prochain. Les chauffeurs de taxis sont, « pour l’heure », la principale cible de la société, ce qui correspond à la volonté de l’Etat du Sénégal de moderniser le parc automobile taxi. Seniran Auto envisage d’aller plus loin, pour se positionner sur le marché de la sous-région ouest africaine, affirme la source. Cette perspective devrait permettre à la société d’assemblage d’offrir « à terme », 2000 emplois, selon la source. Seniran Auto qui sera inaugurée le 8 mars, coincidant avec l’ouverture du sommet de l’OCI, a un capital de 40 milliards de francs CFA.  

GM/APA 

Les animaux domestiques au Sénégal

LE SÉNÉGALAIS ET LES ANIMAUX DOMESTIQUES

Un compagnonnage haut en … superstitions
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Article Par NDEYE FATOU SECK ET MARIA DOMINICA THIAM,

Caquètement de poules, bêlement de moutons, aboiement de chiens, ou encore miaulement de chats. Cela fait assurément penser à des animaux. Ne vous y trompez pas. Vous n’êtes pas dans une ferme en campagne. Mais bien en ville. Au Sénégal, élever des animaux chez soi, relève de l’ordinaire. On ne peut se balader dans un quartier sans entendre un bêlement ou un aboiement. Certains élèvent des animaux pour qu’ils leur tiennent compagnie (chats ou chiens), d’autres le font à des fins de commerce (élevage de poulets), ou certains, plus nombreux, par souci d’alimentation (poulets, moutons ou porcs). Domestiquer un chien ou un chat? Pas pour nous Africains, pourrait-on répondre. Ou encore, une culture typiquement européenne. Mais avec la libéralisation à outrance ou par simple imitation, domestiquer un chien ou un chat est «dans l’air du temps» et est devenu une chose courante qui ne fait plus tiquer.
Si en Occident, prendre un animal et le domestiquer, c’est lui apporter tous les soins d’un bon père de famille, c’est-à-dire, s’engager pendant une bonne dizaine d’années, à le protéger, le soigner, l’aimer, tel n’est pas encore effectivement le cas en Afrique. En particulier au Sénégal. Traditionnellement, les animaux domestiques ont toujours entretenu avec l’homme, des relations utilitaires disproportionnées. Ainsi, l’on a habitude d’élever un animal domestique à la maison, en vue de s’en servir, à l’occasion, comme base de nourriture. L’élevage de la race ovine ou porcine en est une illustration parfaite. «Il est vrai que j’ai aménagé un enclos à la maison pour des moutons que j’élève, explique Abdoul Ndiaye, mais, comme j’habite une grande maison avec mes frères, on le fait surtout en vue de la Tabaski». En effet, dans la demeure de M. Ndiaye, l’odeur de la pisse de moutons vous titille les narines dès que vous pénétrez dans l’arrière-cour. La trentaine, ce fringant bonhomme, cadre dans une grande banque de la place, confie élever des moutons chez lui pour des «raisons économiques».

Un but lucratif indéniable

«Après chaque fête de Tabaski, quand les prix des moutons baissent, nous en profitons pour acheter des ovins que nous engraissons en vue de la prochaine Tabaski. Et une fois la date arrivée, nous sommes peinards. Nous ne nous cassons pas la tête pour trouver un mouton. Ce qui est largement à notre avantage, car nous pouvons utiliser l’argent du mouton à d’autres fins, comme l’habillement de madame et des enfants», explique-t-il. En caressant l’encolure d’un mouton. Si certains, comme M. Ndiaye, élèvent des moutons pour parer aux tracas de la Tabaski, Mme Mbaye, elle, s’y adonne «juste dans un but lucratif». Institutrice à la retraite, elle s’est convertie à l’élevage de poulets, dans l’unique dessein d’avoir une source de revenu. En effet, Mme Mbaye fait, à l’occasion de chaque fête, «si le temps le lui permet, des opérations-poulets». «J’ai installé un poulailler à l’étage de ma maison. Elle est exclusivement réservée à l’élevage de poulets et la conservation d’œufs», lâche-t-elle dans un sourire en demi-lune. Avec une clientèle bien fidèle, constituée de ses voisins de quartier, Mme Mbaye fournit en plus les restaurants. Pour les porcs, itou. M. Gomis en élève pour son usage personnel, mais aussi pour son commerce. Ainsi donc, l’élevage domestique peut revêtir plusieurs facettes.

Montée en puissance de l’espèce canine

Même si de nos jours, il présente un nouveau visage avec l’entrée en scène des chats et des chiens. On note un nouvel intérêt porté sur l’espèce canine importée de l’étranger chez les classes montantes qui se sont surtout frottées aux civilisations occidentales. Cet intérêt nouveau pour ces chiens peut donc se comprendre par le mimétisme culturel, mais il s’expliquerait davantage par le phénomène d’insécurité et de terreur qui se développe crescendo dans les milieux urbains, surtout à Dakar. De fait, les familles aisées trouvent, désormais, la nécessité de s’assurer de la présence à leurs côtés de chiens de garde, spécialement entraînés, pour le service de protection du maître et de ses biens. Ainsi, on domestique le chien pour assurer le gardiennage de sa maison, surtout dans les quartiers résidentiels. Vigile au quartier résidentiel de Fann, Omar témoigne sans ambages : «Ici, les chiens sont souvent utilisés comme gardiens et on les dresse pour cela. Dès qu’un individu jugé suspect se présente, il aboie et commence à pousser des grognements». Il en veut, pour preuve, le berger allemand allongé à ses côtés, la tête basse et la langue pendante. Pour les familles pauvres, le recours à la race locale devient une alternative incontournable pour un minimum de sécurité.

CHIOTS ET MINOUS DE SALON : Tendance ou mimétisme ?

Ouafff, ouafff ! Miaou, miaou ! Ces jappements et miaulements sont très familiers dans notre entourage immédiat. Dans la rue, ou encore en dehors de nos demeures, ça passe. Transposé dans notre intérieur, cela donne autre chose. Même si quelquefois, il n’est pas rare de voir les enfants de la maison nourrir et protéger un chat qui traîne avec les récifs du repas. Mais ce dernier dépasse rarement le cadre de la cour.

Les «chiots et les minous de salon» investissent nos chaumières et font, de nos jours, partie intégrante de notre cadre de vie. À l’instar des occidentaux, qui ne peuvent imaginer leur maison sans animaux domestiques, un chien ou un chat, les Sénégalais sont en phase de s’approprier cette culture. Les chiots et les minous s’invitent maintenant au décor de la maison. Comme gardien ou tout simplement en tant qu’animal de compagnie. Ainsi, pour l’exemple du chien, nous pouvons dire que traditionnellement, c’est pour assurer le service d’aide à la chasse, le service de garde du patrimoine en général (troupeaux, champs, greniers etc.) et ou de la maison, le chat ou minou est domestiqué en général pour servir d’apparat ou d’animal de compagnie. Une nouvelle tendance directement importée de l’Occident. Installée en France depuis près d’une dizaine d’années et récemment rentrée au bercail, Atta, mariée à un occidental, n’échappe pas à cette nouvelle mode. «J’ai longtemps évolué en France où j’ai vécu avec mon mari Sébastien pendant près de dix ans. Nous avions une chatte à la maison prénommée «Minette», j’étais très attachée à elle. C’est pourquoi quand on a décidé de revenir définitivement au Sénégal, je l’ai apportée avec moi. C’est comme une compagne pour moi, je la bichonne et je suis aux petits soins pour elle. Et il arrive même qu’elle partage mon lit. Mon mari, lui, le considère comme son enfant», glousse-t-elle dans des poses très maniérées.

Des «jouets» hors de portée des goorgoorlu

D’autres, par contre, domestiquent le chien pour en faire un animal de compagnie, un «chien de salon» ou «toy (jouet)», pour faire plus simple. Souvent de très petite stature, ces canidés pèsent peu et sont souvent transportés dans les bras de leur propriétaire. Ils sont aussi appelés «chiens de manche». Les étrangers (occidentaux) établis au Sénégal sont les plus nombreux et les plus habiles à assurer la cohabitation avec le chien, qui trouve chez eux une importance affective. Il faut noter qu’il s’agit d’une espèce importée de l’étranger et qui jouit d’une protection totale de la part de leurs maîtres, qui disposent d’assez de moyens pour les entretenir décemment. Ainsi, beaucoup de vétérinaires et vendeurs spécialisés pour nourriture de chiens que nous avons interrogés, s’accordent pour dire que ceux qui sollicitent le plus leurs soins sont les occidentaux vivants au Sénégal. Ce constat pourrait également s’expliquer par la situation de pauvreté, de conjoncture difficile, qui se fait sentir jusque dans les foyers. Il est évident qu’un père de famille qui arrive à peine à assurer une alimentation saine, ainsi que des soins de santé primaires à ses propres enfants, ne pourra jamais sacrifier à une telle préoccupation, qui passe forcément pour être un luxe insolent aux yeux de la communauté. Il s’y ajoute que ces chiens importés coûtent excessivement cher, compte tenu du faible pouvoir d’achat au Sénégal. Leurs prix varient entre 80.000 Fcfa (800FF) à 250.000 Fcfa (2.500FF) !

Les chiens locaux abandonnés à leur triste sort

Le chien a toujours été réputé être un fidèle compagnon de l’homme. En revanche, du point de vue du traitement qui lui est réservé, l’espèce canine ne saurait s’estimer heureuse. Pas de gîte spécialement aménagé pour abriter son temps de repos, ni de nourriture saine et suffisante, propre à lui assurer une bonne alimentation, encore moins de soins de santé quelconques. Le chien est juste une bête de service, qui se nourrit des restes de la famille et dont on se débarrasse quand il ne sert plus à rien, c’est-à-dire quand il devient vieux ou malade. Cette conception traditionnelle de la vie du chien dans la cité, persiste encore dans notre époque moderne, du moins en ce qui concerne la race locale (chien bâtard).

Celle-ci, à quelques exceptions près, reste le parent pauvre, errant, porteur de maladies que le service d’hygiène essaye de juguler par une vaccination massive périodique, ou alors par une campagne d’éradication en cas de menace sur les populations.

Cette race locale dont on ne peut pas déterminer le nombre exact, est délaissée et n’entre pas dans le lot des chiens choisis pour subir des séances de dressage ou d’éducation. Il est également établi que cette race locale a un problème d’origine. Elle est de la famille du chacal auquel on attribue un caractère trop libertin. Cependant, malgré ses multiples manquements, ces chiens ont l’avantage de bien résister aux divers aléas d’un environnement très hostile.

De l’utilité traditionnelle des animaux domestiques

Les usages qui sont faits des animaux domestiques par l’Homme sont très nombreux, et cela depuis les temps anciens. On peut ainsi en énumérer les principaux :

- En alimentation humaine. Chaque viande a ses spécificités diététiques bien connues des initiés (viande de pintade, viande de bœuf...). Mieux, sur un même animal, les parties anatomiques du corps auraient chacune des propriétés particulières. Exemple, pour la volaille : la tête, les cuisses, les ailes, etc). De même, certains membres d’une famille ne sont pas autorisés à consommer tel ou tel organe. Exemple : les femmes et les œufs de volaille...)

- En thérapie de maladies spécifiques, certains organes ou produits biologiques d’animaux sont utilisés pour des traitements particuliers : les urines de vache comme antiseptique, la poudre d’os, le pancréas de bovins. - Dans les rites et coutumes : c’est là l’un des objets les plus connus de l’utilisation traditionnelle ou commune des animaux par les sacrifices animistes de poulets de toutes couleurs, de taureaux noirs ou rouges, de boucs noirs. Le sacrifice du bélier de Tabaski est bien connu depuis longtemps. Les mariages et les naissances sont célébrés, dans la plupart des groupes ethniques, avec des animaux abattus. De même que les funérailles. - Les animaux comme symboles de prestige social. Dans les sociétés traditionnelles, la possession d’un grand nombre d’animaux (surtout les bovins, les ovins et les dromadaires) est le signe du haut rang qu’occupe le propriétaire au sein de la communauté. Bien que la tendance soit au changement, c’est encore une philosophie qui continue de faire de nombreux adeptes, tant en campagne qu’en milieu urbain et périurbain.

- Les animaux comme épargnes vivantes, ou investissements économiques. Cette fonction est celle qui paraît la plus évidente de nos jours. Il faut dire que l’élevage des animaux domestiques est à l’heure actuelle l’une des alternatives crédibles de la lutte contre la pauvreté des populations. Bien entretenu, il peut être source de richesses importantes, quelle que soit l’espèce considérée. De plus, ne perdons pas de vue que depuis toujours, la fonction d’épargne vivante a été une des principales forme d’accumulation de biens économiques en milieu rural où la bancarisation n’était pas encore d’actualité.

CROYANCES ENTOURANT L’ÉLEVAGE DES ANIMAUX DOMESTIQUES : Des niaiseries à dépasser ?

Élever un chien à la maison permet de déjouer les éventuels assauts d’un anthropophage, un mouton est source de chance. Un chat porte malheur et un pigeon fait envoler toutes les économies de son propriétaire. Autant de superstitions qu’on a l’habitude d’entendre. Certains y croient. D’autres, plus sceptiques, y voient juste des niaiseries, des croyances ancestrales qu’il faut savoir dépasser.

Le terme «superstition» désigne la croyance que certains actes ont toujours une conséquence positive ou négative, que certains objets, animaux ou personnes, portent systématiquement bonheur ou malheur, que certains phénomènes sont des présages automatiquement auspicieux ou funestes. Pour des raisons irrationnelles que la personne superstitieuse ne saurait expliquer car non admises par la science moderne. Plusieurs superstitions ou croyances sont liées au fait de domestiquer des animaux. Les motivations liées à un tel état de fait varient selon les concernés. Si certains le font pour des raisons économiques ou par crainte de solitude, d’autres le font par souci de protection. Ces animaux élevés à la maison jouent le rôle de paravent, de barrières aux forces mystiques et occultes. Élever des animaux chez-soi revêt aussi un autre aspect. En effet, beaucoup voient dans le fait d’élever un mouton, par exemple, un signe de «weursseuk» (chance). Et dans celui du chien, une marque de protection contre les anthropophages «deumm». Toujours selon ces mêmes superstitions, rencontrer un chat noir quand on va à la quête de quelque chose est source de malheur et signe de réduction de sa chance à l’obtenir. La liste des superstitions concernant les animaux est loin d’être exhaustive.

Mouton blanc, chat noir …

Les Sénégalais passés maîtres dans l’art de la superstition et des croyances les plus inouïes, y vont chacun de son explication. Matar Diop, menuisier de son état, y croit dur comme fer. «Lorsque je venais de démarrer dans la menuiserie, un marabout m’a recommandé d’acheter un mouton, de le garder à la maison et de ne pas le tuer. Cela m’ouvrira les portes du succès et de la chance. Chose que j’ai faite et depuis lors, je ne le regrette pas, car «affaires ya ngi doxx bu baax (les affaires marchent à merveille). J’ai mon propre atelier maintenant» confie-t-il. Si pour certains, la croyance en ces superstitions a été source de bonne fortune, pour d’autres c’est carrément le contraire. C’est le cas de Malick Ndiaye, étudiant dans une école de formation de la place. «Un chat noir qui porte malheur? Évidemment que cela est vrai. En tout cas, moi, personnellement, j’y crois fermement». Très coopérant, il tient à nous conter sa mésaventure : «Je devais aller passer un concours et le matin, dès que j’ai franchi le seuil de ma porte, je tombe sur un chat noir. Cela m’a complètement déstabilisé et intérieurement, j’ai su que je ne réussirai pas à ce concours. Ce ne sont pas des futilités ou des histoires à dormir debout». Du côté des pessimistes, on croit plus en des croyances traditionnelles persistantes et têtues. Mère Aminata Mbengue, la soixantaine, une doyenne très respectée au sein de sa famille, est d’avis que ces superstitions liées aux animaux sont justes des «bêtises, des niaiseries».

Conjurer le mauvais sort

«Depuis quand voit-on un chat noir porter malheur à qui que ce soit ou un mouton apporter la bonne fortune ?» S’interroge-t-elle. Celle qui n’y voit que «des coïncidences heureuses ou malheureuses», pense que «tout relève de la volonté de Dieu». Très tenaces, les superstitions le sont. Ainsi donc, certains vont même jusqu’à croire que le fait d’avoir à la maison un chien ou un mouton permet de conjurer le mauvais sort et de se protéger contre les mangeurs d’âmes. Pour Paulette Mendy, ce fait existe bel et bien. «Ce sont nos réalités et nous les «Mancagnes», ont y croit. Dans la croyance populaire, il est dit que quand un anthropophage pénètre dans ta cour en vue de s’attaquer à quelqu’un, le chien le renifle et se met à grogner rageusement. Histoire de le dissuader», narre cette lingère, mère de quatre bouts de bois de Dieu. Même le mouton est considéré comme un excellent «bouclier» contre le mauvais sort. Il est dit que si quelque chose (un malheur ou un mauvais sort) devait s’abattre sur la famille et qu’il y a un mouton dans la demeure familiale, c’est celui-ci qui paie de sa vie «les pots cassés», en servant de paravent pour les membres de la famille. Tout le contraire pour le pigeon, dont on dit que la présence dans une maison est source de discorde ou encore de désoeuvrement. Et bien d’autres superstitions encore. Il est dit, il est dit… et il continuera toujours d’être dit. Reste seulement à le prouver !

Le chien dans la société musulmane

Du point de vue de l’Islam, qui marque une indisposition totale du musulman à l’endroit de l’espèce canine en général, dans l’imaginaire populaire des milieux islamiques, le chien est synonyme de souillure. A titre d’exemple, il serait interdit à un musulman de toucher à un chien après avoir accompli ses ablutions. Un tel acte l’obligerait ipso facto à renouveler ses ablutions avant de s’adonner à la prière. Par voie de conséquence, pour un musulman, la garde et l’entretien d’un chien chez soi devient non-recommandable. De même, s’il est d’usage chez un musulman de prier sur la peau de l’espèce bovine ou ovine, la prière sur une peau de chien est formellement interdite dans le Coran. Aussi, n’est-il pas étonnant, jusqu’à une époque récente, de voir à l’apparition soudaine de chiens, des enfants organiser une course-poursuite, armés de projectiles (cailloux).

ALY KHOUDIA DIAW, SOCIOLOGUE : «Domestiquer des animaux peut être vu comme un paravent, une recherche de sécurité par rapport aux choses mystiques»

Le sociologue Aly Khoudia Diaw revient ici sur les raisons intrinsèques qui poussent l’homme à élever et à domestiquer des animaux. Pour lui, c’est avant tout une tradition que l’on perpétue. Bien que de nos jours, elle revêt une autre explication qui serait d’ordre beaucoup plus économique. Cependant, il arrive que l’homme s’entoure aussi d’animaux domestiques pour contrecarrer les esprits maléfiques et les forces mystiques.

Il est de tradition, au Sénégal, d’élever des animaux domestiques. Comment expliquez-vous ce comportement?

Je pense que c’est une tradition bien de chez nous et si nous remontons le temps, notre subconscient nous renvoie toujours l’image du décor familial avec une cohabitation harmonieuse des hommes et des animaux domestiques, qui font presque partie de la famille. Ce sont les moutons, les chèvres, les poulets, avec leur lot de désagréments. Il y a aussi le chat qu’on aime bien traiter avec les restes de poisson, le chien qui se rebelle parfois contre les enfants qui l’empêchent de paresser tranquillement à l’ombre, bref dans notre espace familial et dans nos activités de tous les jours, les animaux domestiques font partie intégrante de notre vie. Et de nos jours, nous remarquons une nouvelle tendance dans la domestication des animaux, celle des chiots ou minous ou si vous préférez, les chats et chiens de salon. Cela est désigné sous les vocables de «vecteur de diffusion». Le font en général, les gens qui ont eu à côtoyer ou à évoluer dans un milieu occidental. Mais ils le font surtout par pur mimétisme. Mais il y a lieu de remarquer de plus en plus un autre type d’élevage à caractère commercial, qui concerne plus les bœufs, les moutons et les poulets de chair qui procure des revenus substantiels, surtout à l’occasion des fêtes de Tabaski et de Korité. Ce sont des moments privilégiés où le mouton et les poulets de chair valent leur pesant d’or. C’est un élevage de commerce, qui a tendance d’ailleurs à se rationaliser en ville pour se différencier du type d’élevage traditionnel que nous connaissons. Dans les deux cas, c’est un trait de culture que nous avons fini d’intérioriser et qui symbolise des relations de cohabitation qui dépassent même parfois le simple profit. Dans les tribus peulhs par exemple, la relation avec l’animal est sacrée et tuer un animal domestique relève presque de l’exception.

On note parfois beaucoup d’idées reçues à propos de l’élevage d’animaux domestiques. Comment analysez-vous cet état de fait ?

Vous avez raison d’évoquer cette situation. Mais comme je l’ai dit, certaines situations dépassent le simple profit. Il faut comprendre que l’environnement négro-africain est plein de mysticisme et de croyances aux forces invisibles qui font que l’homme cohabite avec les bêtes dans une symbiose et une harmonie qui marquent la ligne de démarcation entre le réel et l’irréel, le visible et l’invisible et qui tendent à conserver l’équilibre du groupe. Si par exemple un beau matin, votre joli bélier meurt, c’est parce que vous-même venez d’échapper à une mort certaine ou à un mauvais sort, et la bête a juste servi de paravent. On entend alors dire «yalna yobalé sama aye té daqualma moussiba». Ici la bête est l’intermédiaire, la frontière entre le monde des esprits et le monde des humains et quelque part, un interdit a été transgressé. D’autre part, nous connaissons tous la théorie du chat noir, qui symbolise le malheur dans notre mentalité et parfois même l’infortune. Cela veut dire que si vous cherchez quelque chose et qu’en sortant, vous croisez un chat noir, inutile de continuer, parce que la couleur noire, rapportée au chat, représente le malheur. Il en est de même pour le chien, dont nous croyons tous qu’il ne cohabite pas avec les anthropophages, ce qui nous encourage à l’avoir à nos côtés. Donc, ce sont des croyances qui nous ont vu grandir et que nous avons tendance à perpétuer, parce que dans notre subconscient, la frontière n’est pas bien grande et l’élevage d’animaux domestiques était plus une recherche de sécurité par rapport aux choses mystiques qu’une recherche de profit. C’est ce qu’on appelle prosaïquement de la superstition.

16/02/2008

Homos interdits au Sénégal

Sénégal: interdiction d'une marche annoncée à Dakar contre l'homosexualité

 


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Le préfet de Dakar a interdit une marche contre l'homosexualité et "la dépravation des moeurs" au Sénégal, prévue vendredi à l'appel d'un parti politique, a-t-on appris auprès de la préfecture et des organisateurs.

"La marche en question a été interdite par arrêté (...) du 14 février (qui a été) notifié au MRDS", le Mouvement pour la réforme et le développement social (opposition), qui avait appelé à manifester, a déclaré le préfet de Dakar, Ibrahima Sakho, dans un communiqué transmis à l'AFP.

Aucune explication n'a été fournie pour cette interdiction par le préfet, qui a demandé aux populations d'"éviter tout attroupement" à l'heure annoncée pour le début de la manifestation.

Mais "dix-sept personnes ont été arrêtées (vendredi) et ont toutes été libérées" au bout de quelques heures, a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police sénégalaise, le colonel Alioune Ndiaye.

Selon le colonel Ndiaye, elles avaient été interpellées lors d'un rassemblement après la prière du vendredi, devant la Grande mosquée de Dakar (centre), pour la manifestation contre l'homosexualité interdite par les autorités.

Le rassemblement a été dispersée par la police qui a fait usage de grenades lacrymogènes pour riposter aux jets de pierres des manifestants dont certains sont membres du MRDS, a-t-il indiqué.

Le MRDS, qui prévoyait de débuter la marche "après la grande prière du vendredi, vers 14h30" (locales et GMT), s'était déclaré surpris par cette interdiction, assurant avoir reçu jeudi du préfet en personne l'autorisation de manifester.

"(Il) nous avait convoqués hier (jeudi) pour nous dire que notre marche était autorisée", a assuré Ibrahima Dieng, membre de l'instance dirigeante du MRDS. "De toutes les façons, les gens vont se rassembler. On fera une déclaration" après la prière, avait-il annoncé.

La manifestation visait à protester contre "la dépravation des moeurs et la libération d'homosexuels" présumés, arrêtés puis libérés la semaine dernière dans le cadre d'une enquête sur un supposé "mariage homosexuel" symbolique à Petit Mbao (18 km au sud-est de Dakar).

D'après la police, cinq personnes avaient été arrêtées et placées en garde en vue à Dakar dans le cadre de cette enquête, puis libérées le 6 février.

L'affaire avait suscité de vifs débats au Sénégal, pays majoritairement musulman où l'homosexualité est passible de un à cinq ans de prison et de 100.000 à 1,5 million de FCFA (de 153 à 2.300 euros) d'amende.

14/02/2008

Youssou président!

Youssou Ndour, star, homme d'affaires mais pas présidentiable

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Le chanteur sénégalais Youssou Ndour est parti de presque rien et est devenu une star, puis un homme d'affaires. Il vient d'ajouter une corde à son arc en lançant sa société de micro-crédit mais refuse de se voir en présidentiable: "la politique, ça ne m'intéresse pas !".

 

Beaucoup lui ont prêté l'intention de se porter candidat à une élection présidentielle au Sénégal - la prochaine échéance est prévue en 2012 - mais c'est "non", a assuré Youssou Ndour dans un entretien avec l'AFP mercredi à Dakar, après le lancement de son projet de micro-crédit appelé "Birima".

 

"Non, ça ne m'intéresse pas ! La politique, c'est une chose, ce que je fais en est une autre", a affirmé le chanteur, auteur de plus de 20 albums, un des artistes sénégalais les plus connus au monde et qui cumule les casquettes à 48 ans.

 

En avril 2007, il avait dit "réfléchir" à se lancer dans la politique pour répondre à de nombreuses sollicitations jusque-là ignorées, selon ses confidences rapportées alors par l'Agence de presse sénégalaise (APS). Une réflexion abandonnée.

 

"Ce que je fais est mieux et beaucoup plus adapté à moi-même, à mes compétences, à mon temps, à mes ambitions. Ce n'est pas la politique", assure-t-il.

 

"En dehors de la musique, je trouve toujours des activités nouvelles" tout en demeurant "quelqu'un de très sensible à ce qui se passe en Afrique. J'encourage, je dénonce et entreprend des choses sans que ça sorte du cadre de ma musique. Parce que je ne l'oublie jamais, je suis d'abord musicien, chanteur-compositeur", a encore expliqué Youssou Ndour.

 

Depuis sa naissance dans le quartier populaire dakarois de la Médina, ce fils d'un menuisier modeste et d'une griotte (chanteuse traditionnelle) a parcouru, grâce à la musique, un long chemin, qui l'a mené sur les plus grandes scènes et à côtoyer plusieurs dirigeants du monde.

 

Il a créé à Dakar un studio et une société de production qui, selon son entourage, réalise plus de la moitié des cassettes et CD vendus sur le marché sénégalais.

 

Son "écurie" compte des vedettes comme la chanteuse de soul-mbalakh (rythme sénégalais) Viviane Chidid, le chanteur de mbalakh Pape Diouf, les rappeurs Fou Malade et Pacotille, tous des stars au Sénégal et dans la région.

 

Youssou Ndour est par ailleurs patron de presse, chef d'une fondation caritative, militant de la lutte contre le paludisme, le sida, l'émigration clandestine, avocat pour l'enfance et désormais "banquier pour pauvres" avec Birima, doté de 200 millions de dollars (plus de 305.000 euros).

 

La société de micro-crédit ne sera pas son dernier projet, puisqu'il veut lancer "bientôt" une télévision au sein de son groupe de presse Futurs Médias, qui regroupe une radio et un quotidien.

 

"Nous travaillons énormément autour de cela, nous voulons faire une télévision de qualité, qui va être au-delà même des capacités nationales (et) prendra en compte les réalités de l'Afrique", a-t-il annoncé à l'AFP.

 

Ses détracteurs lui reprochent son hyperactivité, en doutant de la sincérité ou de l'efficacité de ses "trop" nombreux projets. Lui répond simplement: "non, je ne crois pas".

 

"Je pense que c'est utile, toutes ces idées. Et si, par exemple, (...) on avait beaucoup de gens qui font cela en Afrique, je pense qu'on aurait une Afrique qui bouge, sans que tout soit (entre les mains) des gouvernants".

AFP

Drogue!!!

Saisie de drogue : Le Sénégal bat tous ses records en 2007

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Le Sénégal a battu en 2007 tous ses records de saisie de drogue. Alors que les saisies en 2006 ne se chiffraient qu’en grammes, l’année dernière, elles ont atteint des tonnes. Et ce sont tous les services de sécurité qui s’y sont mis, très souvent en synergie, pour mettre la main sur de la cocaïne et de l’héroïne, en plus du cannabis habituel.

 

L'année 2007 a été une année record dans la saisie de drogue. Selon les chiffres fournis par la douane sénégalaise, un total de 5 176 kg, toutes drogues confondues, a été saisi. ‘La répartition par catégorie de drogue saisie se décline comme suit : 57 kg de cocaïne, 3 kg d'héroïne et 5 116 kg de l'herbe de cannabis’, a révélé Ibrahima Seck de la douane sénégalaise. M. Seck s'exprimait hier lors du point de presse en prélude à la conférence internationale sur la toxicomanie prévue du 14 au 16 février 2008 à l'Ucad II.

A ces chiffres fournis par la douane sénégalaise, s'ajoutent les 2,5 tonnes saisies par la gendarmerie nationale, en collaboration avec la douane. C'est ce que l'on appelle les saisies record. Ce qui fait de l'année 2007, une année phare dans la saisie des drogues. Comparée à l'année 2006 qui a enregistré un total de 5 569, 77 grammes, l'on est tenté de se demander si le Sénégal n'est pas devenu une plaque tournante dans le trafic de drogue. ‘Nous assistons à une flambée du trafic dans la sous-région. Des grammes, on est passé à des tonnes’, note d’ailleurs Mamadou Bâ, expert consultant de la Cedeao et membre du Comité interministériel de lutte contre la drogue (Cild). Le Sénégal, quant à lui, se livre à une consommation qui porte essentiellement sur le cannabis, révèlent les acteurs de la lutte.

 

Qui dit saisie, parle également de trafiquants et d'interpellations. Ainsi, révèle-t-on à la presse, 5 413 individus ont été interpellés pour trafic et usage de drogue. Et parmi ces interpelés de l'année 2007, on note 81 étrangers. Ce qui pousse à s'interroger sur l'implication des populations locales. Ces dernières sont souvent utilisées comme des passeurs.

 

Malgré les faibles moyens dont disposent les brigades de répression, celles-ci arrivent à faire d'importantes saisies. Si les trafiquants sont traqués et mis sous les verrous, la lutte contre les consommateurs reste encore un casse-tête. D'où le vœu des acteurs de la lutte de renforcer les moyens de la lutte pour cerner tous ceux qui s'agitent autour du trafic. A ce titre, il s'agira de lutter contre une entrée précoce de la drogue chez les adolescents, mais aussi de surveiller le passage de l'adolescence à l'âge adulte. La problématique de la prise en charge des usagers est également une préoccupation du Cild. Actuellement, il n'existe pas de structures spécialisées dans la prise en charge des usagers de la drogue.

 

Par ailleurs, les médecins spécialisés dans le traitement des usagers de la drogue ont insisté pour que l'alcool soit inscrit sur la liste des drogues. Selon eux, l'alcool à lui seul fait plus de ravage que toutes les drogues confondues. Or, aujourd'hui, il est considéré comme une boisson de consommation courante, entrant dans les mœurs des jeunes.

 

‘L'enjeu du trafic des stupéfiants au Sénégal’, ‘la problématique de la prise en charge des usagers de la drogue’, ‘drogues et Vih’, seront, entre autres ,les thèmes qui seront développés à l'occasion de cette conférence internationale sur la toxicomanie. Selon le Professeur Mamadou Badiène, président du comité scientifique de cette rencontre, celle-ci sera une occasion pour sensibiliser les populations et les inviter à une collaboration avec les services de lutte contre la drogue. Simon Kaboré, président du Lion’s club Dakar Baobab, principal initiateur de cette rencontre, en collaboration avec le ministère de l'Intérieur par le biais du Cild, a également appelé à une participation massive des populations et autres bonnes volontés à lutter contre ce fléau.

 

Issa NIANG

OIseaux du Sénégal

Expo

Les oiseaux du Sénégal : Aviaires à voir

L’exposition du photographe Gilles Forget explore la faune aviaire de plusieurs écosystèmes au Sénégal.

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Dans les marais du Parc de Djoudj, sur la Langue de Barbarie, la Petite côte, dans les forêts de palétuviers du Sine-Saloum et de la Casamance, sans oublier le parc de Hann à Dakar, nichent différentes espèces d’oiseaux migratoires.

Parmi cette faune aviaire du Sénégal, on trouve les pélécaniformes, les hérons, les oies et cygnes, etc. Les pélécaniformes sont des oiseaux aquatiques de taille imposante, comme le phaéton à bec rouge, bel oiseau avec deux longues plumes blanches qui forment la queue. Cette photo, écrit son auteur Gilles Forget, qui vient de décrocher une exposition tenue du 23 janvier au 6 février dernier à la Galerie nationale d’art de Dakar, a été prise en mai 2004 sur l’île de la Madeleine. Le photographe nous promène ainsi dans l’univers de ces oiseaux, à travers une soixantaine de clichés en couleurs. On y contemple le pélican blanc du parc de Djoudj. Deux sur les trois espèces de cet oiseau palmipède qui existent en Afrique sont trouvés au Sénégal. Bien accroché sur un tableau en verre, le charlot que les scientifiques ont baptisé Ibis falcinelle, donne un reflet vert bronzé de son plumage au bec et au dos. Il fait face au grand flamant aux trois couleurs de plumage : rouge, noir et blanc. Cette espèce est un familier des îles du Saloum, de la Casamance et de Djoudj. Dans ce parc aviaire du Nord du Sénégal, le photographe a également croisé sur son chemin des oies d’Egypte, oiseaux à la taille imposante et au plumage noisette et gris.

 

Le panorama d’espèces migratoires que Gilles Forget offre à voir, comprend aussi le vorace vautour de Rüppells venu de l'Ancien Monde, la pintade commune, cousine de celle domestique qui se promène dans la basse-cour. Présentée par l’Ambassade du Canada à Dakar, cette collection de photos, met aussi en exergue les martins-pêcheurs, ces espèces dont neuf sur les dix-huit qui existent en Afrique sont présentes au Sénégal. Il y a, entre autres variétés à voir dans cette exposition très pédagogique, les martins-chasseurs aux oreillons bleus, les guêpiers à gorge rouge, les mules choucadors à l’œil jaune, etc.

 

Fatou K. SENE

13/02/2008

Youssou Ndour et le micro crédit

le chanteur Youssou Ndour lance un projet de micro-crédit

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Le chanteur sénégalais Youssou Ndour, ambassadeur de bonne volonté du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), a lancé mercredi à Dakar une société de micro-crédit dotée dans un premier temps de 200 millions de FCFA (plus de 305.000 euros).

 

"Dans un premier temps (...) il nous faut 200 millions de FCFA, c'est ce que j'ai mis en place", a-t-il déclaré dans un entretien avec l'AFP peu après le lancement officiel de cette société, baptisée "Birima", du nom d'un ancien roi du Sénégal "généreux et qui aimait bien la musique".

 

Les prêts de Birima sont destinés à "des personnes exclues du système bancaire", en particulier "les pauvres, les petits métiers, les artisans et les artistes", et iront tant aux individus qu'aux groupes, a de son côté expliqué lors d'une conférence de presse le président de Birima, Ibrahima Thioune.

 

La société va "utiliser des garanties simplifiées", basées notamment sur "le respect de la parole donnée", a-t-il ajouté.

 

Youssou Ndour a écarté l'idée de dons pour financer Birima, affirmant privilégier de vraies "relations de travail" avec les éventuels bailleurs.

 

"Je ne veux pas de dons, je n'(en) demande pas. (...) C'est une question de dignité pour les Africains", a-t-il déclaré.

 

Le lancement officiel de Birima a été fait conjointement avec celui d'une campagne du groupe italien Benetton, intitulée "Africa Works", destinée selon ses promoteurs à donner une visibilité internationale au micro-crédit en Afrique.

 

Plusieurs organismes de micro-crédit existent déjà au Sénégal où "le taux de bancarisation" tourne officiellement "autour de 4%", selon Ibrahima Thioune.

 

Ces initiatives de micro-crédit sont pour la plupart calquées sur le modèle des "tontines", permettant généralement à des femmes de cotiser et, ainsi d'épargner pour toucher un crédit à tour de rôle sans passer par les banques.

DAKAR (AFP)

12/02/2008

Dakar espère

Dakar 2009: le Sénégal veut encore y croire

dakar-rally

 

Après la délocalisation en 2009 du célèbre rallye Dakar en Argentine et au Chili, le Sénégal veut encore croire à l'avenir du sport automobile dans le pays même si le secteur touristique fait grise mine en raison d'un important manque à gagner.

 

"C'est dommage, mais je ne pense pas que ce soit dramatique. Ca va nous obliger à faire quelque chose pour remplir le vide laissé par le raid Lisbonne-Dakar-2008", déclare à l'AFP le président de la Fédération sénégalaise de sport automobile (FSAM), Dialo Kane.

 

"Nous sommes en train de réfléchir à des formules. Ce sont des idées, des réflexions autour de projets que nous pourrons avoir" pour remplacer le Dakar, poursuit-il, sans plus de précision pour l'instant.

 

Après l'annulation de l'édition 2008 en raison de menaces terroristes, le Dakar-2009 aura lieu du 3 au 18 janvier en Argentine et au Chili, avec Buenos Aires comme ville de départ et d'arrivée, ont annoncé lundi les organisateurs du rallye-raid créé par Thierry Sabine en 1979.

 

Depuis près de trois décennies, l'arrivée -toujours très médiatisée- du rallye s'effectuait quasiment toujours au Sénégal sur les rives du Lac Rose, près de Dakar, après une dernière pointe de vitesse sur les immenses plages atlantiques.

 

Pour le journaliste sénégalais Lune Tall, éditeur de "Automoto magazine", un mensuel africain spécialisé sur le sport automobile, le Sénégal qui "a une longue tradition de sport automobile ne peut pas être alarmé" par cette décision.

 

"La FSAM a plus de 50 ans. Il y a une continuité sur le plan historique. L'automobile au Sénégal ne dépend pas du Dakar", assure M. Tall.

 

Selon lui, "ce sont les +6 heures de Dakar+ (une compétition annuelle organisée par la FSAM) qui ont fait connaître à Thierry Sabine (initiateur du Dakar) la destination Dakar".

 

En outre, "ASO (Amaury Sport organisation, organisateurs du Dakar) a promis d'apporter une assistance aux « 6 heures de Dakar », la seule épreuve de circuit de vitesse en Afrique au sud du Sahara", ajoute le journaliste.

 

Sindjéli Wade, fille du président sénégalais Abdoulaye Wade, qui a participé à plusieurs Dakar se dit "déçue en tant que Sénégalaise". "Mais je ne suis pas surprise à cause des difficultés à trouver des itinéraires" sûrs, précise-t-elle.

 

"Le Dakar était un évènement médiatisé qui n'a pas d'équivalent mais j'espère que d'autres organisateurs prendront le relais", affirme-t-elle.

 

L'assurance des spécialistes du sport automobile contraste toutefois avec les craintes exprimées par l'Agence nationale de promotion touristique du Sénégal (ANPT), une structure publique.

 

"Notre réaction va dans le sens du regret. Le Dakar représente un potentiel de rayonnement de la destination Sénégal qui a fini de s'imposer dans notre agenda culturel et sportif", déclare à l'AFP son directeur, Assane Soumaré.

 

"L'annulation du Dakar-2008 a eu des effets néfastes après les investissements consentis dans l'exploitation des circuits touristiques, la restauration, la promotion internationale", poursuit-il.

 

M. Soumaré évoque un "manque à gagner direct" lié notamment à l'exploitation des entreprises touristiques et "indirect, difficilement calculable en terme d'image et de communication sur le plan international du fait de la médiatisation du Dakar".

 

Mais "je suis persuadé que cette délocalisation n'est qu'une parenthèse", précise-t-il.

 

"Les gens se rendent compte de l'impact médiatique, humanitaire et touristique" du rallye, indique pour sa part le journaliste Lune Tall, citant notamment des actions, liées à l'accès à l'eau et à l'alimentation, en faveur des populations africaines traversées par le Dakar.

DAKAR (AFP)

Katoucha est morte

Katoucha ; les recherches ont cessé ! 

Le corps du célèbre mannequin guinéen recherché depuis le 1er février dernier alors qu’elle avait été raccompagnée par des amis au sortir d’une soirée bien arrosée, n’a toujours pas été retrouvé ! La Brigade de la Répression de la Délinquance contre la Personne, cesse les recherches.

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Triste fin pour celle qui a fait rêver des millions de jeunes filles il y a plus de quinze ans en devenant le premier mannequin d’origines africaine à défiler pour les plus grands couturiers et stylistes modélistes ! Après plusieurs jours de recherche ; près d’une semaine, la BRDP laisse tomber les recherches et, selon cette même brigade, la thèse de la noyade est la plus sûre !

 

Il n’y a donc plus d’espoir pour que l’ex-mannequin Katoucha, puisse être retrouvée !

La diffusion d'un avis de recherche est restée vaine et, après avoir interrogé tous ses proches, la BRDP (Brigade de la Répression de la Délinquance contre la Personne) a cessé toute recherche annonçant qu’il n'y a plus d'espoir de retrouver Katoucha vivante.

La brigade fluviale a cessé ses recherches depuis le samedi 09 février, après avoir exploré les endroits connus d'elle où le corps de l'ex-vedette des podiums aurait pu rester bloqué en cas de noyade. Triste destin pour celle qui fut en quelque sorte, une Cendrillon des temps modernes !

Delinquance à Mbour

MBOUR : LUTTE CONTRE LA DELINQUANCE ET LE GRAND BANDITISME

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Une Bande de Cambrioleurs, et un Meurtrier en Cavale Sous les Verrous

La police a interpellé et déféré au parquet de Thiès, la semaine écoulée, une bande de cambrioleurs, des dealers et un meurtrier en cavale. Les mis en cause ont été pris suite à des opérations de sécurisation.

Des éléments de la brigade de recherches du commissariat de police de Mbour ont mis la main sur Pape Joquine Thiombane recherché pour un meurtre commis à Joal-Fadiouth. Ils ont aussi arrêté Yankhoba Keïta, Bassirou Sow, Babacar Fall, Bakary Coly, Mamadou Niang, Ibrahima Ndiaye, etc. pour cambriolages, vols avec violence et effraction. Ousmane Diallo et Ibra Bèye sont mis sous les verrous pour détention et trafic de chanvre indien.

 

Des sources proches de l’enquête de la police révèlent que ces personnes ont été surprises par des limiers dans le jardin public de Mbour, au boulevard Houphouët-Boigny. Ces derniers dont l’âge se situe entre 19 et 25 ans étaient recherchés pour divers forfaits. De nombreuses plaintes enregistrées par la police et des investigations menées ont permis aux enquêteurs de les cueillir dans les lieux cités plus haut le 06 février 2008 vers 23 heures. Ils sont pris avec des armes blanches : trois coupe-coupe et deux couteaux. Ce sont les armes avec lesquelles ils opéraient pour dépouiller leurs victimes. Ils ont avoué être les auteurs de cambriolages commis à Grand Mbour, Oncad, Escale et Saly Carrefour. Les objets dérobés au cours de ces différents forfaits sont des postes téléviseurs, des minichaînes et divers appareils électroniques. Ils ont aussi dénoncé le nommé Mamadou Diao Ba domicilié à Téfess, un des receleurs, qui leur permettaient d’écouler le butin. Au cours de cette soirée Ousmane Diallo un pêcheur est interpellé avec quatre kilogrammes cinq cent de chanvre indien.

 

Auparavant, Ibra Bèye a été arrêté en possession d’un kilogramme de chanvre indien et de trente cornets de l’herbe qui tue dans le quartier Golfe dans la soirée du 4 février 2008. Ces individus déférés au parquet de Thiès sont fichier au service des forces de sécurité pour des faits de vols et de banditisme avérés. Il faut signaler que le nommé Pape Joquine Thiombane n’est pas déféré sur Thiès, il a pris la direction de Joal-Fadiouth en compagnie des pandores de la localité, qui le recherchaient, depuis plusieurs mois pour un meurtrier commis.

Samba Niébé BA

08/02/2008

Excision

Sénégal : les ONG et les médias ensemble pour combattre l'excision 

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Des ONG et des professionnels des  médias se sont engagés pour mieux lutter contre l'excision et  éradiquer les pratiques traditionnelles néfastes au Sénégal dans  le cadre d'un partenariat au bénéfice des populations, a rapporté  mercredi l'Agence de presse sénégalaise. 

 

     Le Comité sénégalais sur les pratiques traditionnelles ayant  effet sur la santé de la mère et de l'enfant (COSEPRAT) a choisi  la célébration de la Journée internationale "Tolérance Zéro" sur  les mutilations génitales féminines (MGF) pour inviter les médias  à asseoir une stratégie d'information et de sensibilisation des  populations sur les dangers de telles pratiques sur la santé des  femmes et des petites filles. 

 

     La démarche s'inscrit dans un souci de faire comprendre à  l'ensemble des communautés que l'excision n'est pas faite pour " protéger les enfants" comme vecteur de certaines croyances et  traditions encore vivaces. 

 

     "Nous voulons amener tout le monde à un même niveau  d'information pour une prise en compte du fléau qu'est l'excision  dans nos sociétés", a évoqué la présidente du COSEPRAT Maguette Sy. 

 

     "Nous avons besoin de l'appui des médias pour toucher toutes  les couches de la population en vue d'arrêter le mal et mettre fin à la souffrance, à l'atteinte de l'intégrité physique des femmes", a-t-elle ajouté. 

 

     Dans sa communication, la secrétaire générale du Synpics Diatou Cissé a tenu à faire un cadrage de ce partenariat soulignant que  les médias ont effectivement un rôle à jouer mais "qu'il soit bien entendu que les journalistes ne sont pas des donneurs de leçons". 

 

     "Ce n'est pas aux journalistes de dire ce qu'il faire ou ce  qu'il ne faut pas faire mais on peut essayez de trouver comment  travailler en toute intelligence avec les ONG et les associations", a-t-elle dit. 

 

     Selon Diatou Cissé il s'agit surtout pour les médias qui ont la faculté de légitimer la cause de vulgariser des informations  auprès des populations, contribuer à faire pression sur les  décideurs (pression pour faire appliquer les lois) et relayer le  plaidoyer des ONG et des associations. 

 

     Elle a encore soutenu que les médias par devoir et obligation  et par respect aux principes du métier doivent relayer tous les  arguments à savoir ceux qui sont contre et ceux qui sont pour  l'abandon de l'excision. 

 

     Enfin, la patronne du Synpics a estimé que les journalistes  doivent s'imprégner du contexte socioculturel pour savoir quel  genre de message diffuser afin d'éviter toute approche  stigmatisante ou stéréotypée. 

 

     Elle a invité également les ONG et les associations à  décloisonner la question de la lutte contre l'excision pour ne pas en faire une affaire de femme uniquement, aider les médias à  disposer d'informations vraies, justes et fiables pour un  partenariat fructueux.

Rallye: tour du Sénégal

Thibaut Sans/Alain Florentin remporte le Tour du Sénégal

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La 2e épreuve de la saison automobile des rallyes Terre dénommé « TOUR DU SENEGAL » a tenu toutes ses promesses le week end dernier. 16 équipages se sont élancés de la Place de l’Indépendance Jeudi 31 Janvier pour quelques 1100 kms et au final, 7 voitures ont rallié l’arrivée Dimanche 03 Février.

 

La palme d’or dans la catégorie « PROTO » est revenu à l’équipage n°13 composé de THIBAUT SANS / ALAIN FLORENTIN et dans la catégorie « 4x4 » à l’équipage n°30 compose de KAMIL RAHAL / MICKY JOVASEVIC.

 

Au classement scratch, THIBAUT SANS a géré parfaitement sa course en scratchant 2 étapes sur 3, le tout en 12h13 minutes et 17 secondes. Derrière, arrive en 2eme position l’équipage N°03 de KARIM ET ADEL FILFILI à 42 minutes suivi de KAMIL RAHAL à 45 minutes du leader.

 

On pourra noter une hécatombe d’abandons car 7 voitures sur 16 ont pu rallier l’arrivée à Dakar.

 

Un bilan malgré tout satisfaisant comme le note le Directeur de Course, Jean Marc d’ERNEVILLE :

 

Pour une relance du Tour du Sénégal, ça a été une belle épreuve malgré le nombre importants d’abandons mais on a pu assister à de belles bagarres entre pilotes. La navigation sur ce rallye était très dure et les pistes traversées très variantes ce qui faisait le charme de la course. Dommage pour ceux qui n’ont pas pu rallier l’arrivée mais sur ce genre d’épreuve, il faut être bien préparé à tous les niveaux. Je félicite tous les concurrents qui ont pu rallier l’arrivée et je promets une édition 2009 encore plus belle.

 

Un grand merci à tous les sponsors qui nous ont accompagnés sur ce Tour du Sénégal.

 

Les concurrents du TOUR DU SENEGAL ont été récompensés hier à l’Ecurie Sénégal en présence de toute la Fédération Automobile et de nombreux invités.

 

Résultats

 

Catégorie PROTO :

 

1/ N° 13 THIBAUT SANS / ALAIN FLORENTIN

 

2/ N°03 KARIM FILFILI / ADEL FILFILI

 

3/ N° 01 JEAN AZAR / JEAN MARC GONCALVES

 

4/ N°25 PIERRICK LEGENDRE / SUZANNE DIANKHA

 

Catégorie 4X4 :

 

1/ N° 30 KAMIL RAHAL / MICKY JOVASEVIC

 

2/ N° 31 JEAN FRANCOIS LEROCH / JOHER SHARIFF

 

3/ N° 251 ALAIN LABARBE / ALAIN LAPLACE.

 

Homosexualité interdite

Cinq personnes qui étaient en garde en vue à Dakar dans le cadre d'une enquête sur un mariage homosexuel présumé au Sénégal ont été libérées jeudi, a-t-on appris auprès de la police.

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"Il y avait bien cinq personnes (en garde à vue), elles ont toutes été libérées" mercredi soir, a déclaré à l'AFP une source de la Division des investigations criminelles (DIC, police judiciaire), confirmant des informations rapportées par des médias sénégalais.

Parmi ces personnes figure un ressortissant français, a-t-on confirmé de même source.

Cette libération "ne veut pas dire qu'on ne leur reproche rien. Ce n'est qu'une partie (de l'enquête), la procédure suit son cours", a-t-elle ajouté, confirmant par ailleurs que d'autres personnes étaient recherchées dans le cadre de l'enquête.

Aucune indication n'était disponible sur leur nombre. Le Soleil a fait état jeudi de "fugitifs qui sont activement recherchés", dont "les plus importants (sont) un Ghanéen, un Ivoirien et deux Sénégalais".

"La plupart de ces personnes soupçonnées de s'adonner à l'homosexualité se serraient terrées dans un pays voisin du Sénégal", ajoute ce journal.

Mardi, un responsable de la police avait affirmé à l'AFP que les personnes interpellées étaient interrogées pour des faits "d'outrage à la pudeur et de mariage contre-nature."

03/02/2008

Les lions dans la nuit...

RETOUR - Les Lions retrouvent Dakar nuitamment : Le Sénégal en catimini

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Des «23 missionnaires ghanéens», seuls 15 Lions vont fouler le tarmac de l’aéroport Léopold Senghor après leur déroute à Tamalé, dans la poule D de la 26e édition de la Can.

 

Ils ont quitté avec faste la capitale sénégalaise, un après-midi de 14 janvier. Ils font dix jours ternes et sans briller à Ghana 2008. Normal qu’ils rentrent comme des fugitifs à Dakar. C’est la trilogie de la fin d’une époque. Les Lions de la Téranga, fierté d’hier, reviennent le dos rond. Et sans leur Capitaine… El Hadj Diouf, ni le commandant d’alors Henry Kasperczack, le coach démissionnaire. Et l’administration territoriale joue des subterfuges pour endormir le 12e Gaïndé, très remonté contre ses ambassadeurs en culotte courte.

 

Le Sénégal redoute le retour au bercail de ses ex-enfants gâtés de la République. Pour éviter les huées et autres houspilleurs, le scénario a été monté en toute urgence. La chute brutale est campée dans la totale obscurité. Les rayons du soleil sont devenus le quatrième adversaire de poule. La pleine lune n’est guère invitée, et des effets spéciaux sont en phase de commander une coupure électrique pour le dernier tournage de la fin de la série «Génération 2002».

 

Initialement prévue, à 17h, l’arrivée des envoyés spéciaux footballistiques sénégalais a été renvoyée jusque tard dans la nuit. A trois heures du matin. Histoire d’ensommeiller la fureur et la déception des supporters et des Sénégalais. Déçus de la prestation de ses enfants gâtés. Histoire de tempérer le trop plein d’amertume que les footeux sénégalais ont emmagasiné durant le séjour ghanéen de l’Equipe nationale de football. Les Lions qui ont été éliminés hier, par l’Angola et la Tunisie, retrouvent Dakar dans la sobriété. L’obscurité totale comme leur passage transparent sur le sol ghanéen. Aux accueils festifs, les dirigeants du foot jouent la carte de la nuit. La sobriété. Ainsi, après la déception de la Can 2008, le Sénégal sort par la petite porte à Kumasi et rentre par une fenêtre à Dakar. En catimini.

 

Le salon d’honneur ne va point abriter la troisième mi-temps d’explications entre les «chouchous» de la République. Dont certains ont préféré raser les murs. Mieux, le capitaine El Hadj Diouf, a dribblé ses coéquipiers. Le Vagabond a rejoint Londres et ses lumières, hier. Ibrahima Sonko (Reading) et Diomansy Kamara (Fulham) allongent ainsi la liste des «fugueurs». Souleymane Diawara, Lamine Diatta, Habib Bèye et Mamadou Niang, les Frenchies les avaient devancés. Pour rappel, ce quatuor a rejoint l’Hexagone à peine la fin de la dernière rencontre de poule sifflée entre le Sénégal et l’Afrique du Sud.

  

Par Woury DIALLO et Hyacinthe DIANDY

Saga des bateaux au Sénégal

Sénégal: retard dans la mise en service du nouveau bateau pour la Casamance


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DAKAR - Le Sénégal attend de disposer d'un "calculateur de stabilité" pour mettre en service le bateau flambant neuf qui devait assurer à partir de janvier la liaison maritime entre Dakar et Ziguinchor, en Casamance (sud), a-t-on appris samedi de source officielle."Au terme d'une visite effectuée par la Marine marchande, il a été révélé que ce calculateur de stabilité est indispensable avant (la) mise en service" du bateau, baptisé Aline Sitoé Diatta, a déclaré le ministre sénégalais de l'Economie maritime, Souleymane Ndéné Ndiaye, à la télévision publique RTS."Nous avons estimé qu'il fallait attendre (et) exigé que cet instrument soit à bord pour permettre à l'exploitant de disposer d'un bateau vraiment sécurisé", a ajouté M. Ndiaye, qui s'exprimait en marge de la réception d'un baliseur neuf acquis par le Sénégal.Il n'a pas donné de détails sur la provenance ou les fournisseurs de l'"instrument" attendu. Cependant, a-t-il dit, "tous les tests (ont) été effectués de façon satisfaisante" et "le voyage inaugural pourrait avoir lieu la semaine prochaine".Cette annonce intervient alors qu'un débat est en cours dans le pays, deux sociétés maritimes revendiquant par communiqués interposés la gestion du nouveau bateau, réceptionné par le Sénégal en décembre 2007 pour remplacer un autre navire, Le Wilis.La Société maritime de l'Atlantique (Somat, filiale de la Comanav du Maroc) qui exploitait le Wilis, affirme avoir signé avec l'Etat sénégalais un contrat d'une durée de 20 ans pour la gestion de la liaison maritime Dakar-Ziguinchor, couvrant l'exploitation du Aline Sitoé Diatta.Le Consortium sénégalais d'activités maritimes (Cosama SA), créé en décembre par des opérateurs privés, déclare que l'Etat sénégalais lui a "confié l'exploitation" du navire, ce qu'avait annoncé le président sénégalais Abdoulaye Wade lui-même lors de l'inauguration du nouveau bateau, le 14 décembre 2007.Cette annonce a créé une surprise au sein des bailleurs de fonds qui avaient aidé le Sénégal à acquérir ce bateau construit en Allemagne avec l'assurance qu'il sera géré par la Somat, a affirmé cette semaine l'ambassadrice d'Allemagne à Dakar, Doretta Loschelder."C'était une surprise pour les bailleurs de fonds (...), mais c'est la décision souveraine d'un Etat souverain", avait déclaré Mme Loschelder, citée par la radio privée RFM, lors d'une rencontre avec la presse jeudi."C'est bien sûr un changement de la situation, mais maintenant, on est en train d'évaluer cette nouvelle situation", avait-elle ajouté.Le Wilis a arrêté ses rotations le 25 janvier. Il avait été loué à une société indonésienne et mis en service en novembre 2005 pour remplacer le ferry Le Joola, ayant fait naufrage en septembre 2002 (bilan officiel: 1.863 morts).

AFP