31/03/2008

Emeutes à Dakar

Manifestation contre la faim réprimée à Dakar

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L’Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen) et l’Union nationale des consommateurs du Sénégal (Uncs) ont organisé une manifestation contre la hausse des prix. Face à la décision du préfet de Dakar d’interdire le sit-in, les manifestants ont décidé de faire face aux GMI.

 

Il s’en est suivi un violent affrontement entre les manifestants et les forces de l’ordre . La diffusion d’images était interdite par la DIC (Division des investigations criminelles) , WalfTV en a fait les frais vers 19H.

 

Même des politiciens se sont joints aux manifestants. Ils furent tous malmenés et ramenés chez eux. Ceux qui ont eu moins de chance furent bastonnés et/ou arrêtés quels que soient leur sexe et/ou âge. C’est l’exemple de Mously Diakhaté, Momar Ndao et Jean-Pierre Dieng.

La police intervient dans une TV

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La police sénégalaise est intervenue dimanche dans les locaux d'une chaîne de télévision privée qui avait diffusé à plusieurs reprises des images de policiers frappant des protestataires lors d'une manifestation illégale contre la hausse des prix alimentaires. La chaîne avait montré des policiers armés de matraques électrifiées et jetant des gaz lacrymogènes pour disperser une centaine de personnes près de Dakar. Trois personnes, dont le président de l'association des consommateurs du Sénégal, ont été arrêtées lors de la manifestation.

  

28/03/2008

La grande fouille du FMI

Mission de vérification au Sénégal : Le Fmi engage la grande fouille

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La mission du Fonds monétaire international qui séjourne au Sénégal jusqu’au 9 avril 2008 n’est pas banale. Le Fmi, qui tient à tirer au clair tous les aspects de son programme avec le Sénégal, veut faire une évaluation exhaustive des finances publiques et de la situation économique du Sénégal. Le chef de mission Johannes Mueller lance, à cet effet, la grande fouille.

Une importante mission du Fonds monétaire international (Fmi) séjourne au Sénégal, depuis mardi dernier. La délégation conduite par M. Johannes Mueller est composée de six experts et devra travailler avec les autorités sénégalaises jusqu’au 9 avril 2008. Le Fmi accorde beaucoup d’intérêt à cette mission qui a un double objectif, à savoir, d’une part, procéder à la revue du programme conclu avec le Sénégal en juillet dernier, dans le cadre de l’Instrument de soutien à la politique économique (Ispe) et d’autre part, évaluer la situation économique du pays dans tous les secteurs. Ainsi, le chef de la mission Sénégal au Fmi est accompagné de deux experts du département Afrique, MM. Stephane Roudet et Frank Lakwik, d’un expert en finances publiques, Mlle Isabel Adenauer et d’un expert du département de l’élaboration et de l’examen des politiques Mlle Pritha Mitra, ainsi que du représentant résident du Fmi au Sénégal M. Alex Segura. La configuration de la mission laisse dire à un haut fonctionnaire du ministère des Finances que «cette fois- ci le Fmi a déplacé une grande armada». Outre le chef du gouvernement, les autorités du ministère des Finances et du Budget, la délégation du Fmi aura des séances de travail avec la Cour des comptes et le patronat, notamment la Cnes et le Cnp.

La feuille de route de la mission sera donc, au-delà de la «surveillance économique», «d’analyser et évaluer les performances économiques du Sénégal par rapport aux engagements signés avec le Fmi lors de la mission du 2 novembre 2007». A ce propos, certaines échéances vont arriver à terme au cours de la mission, précisément le 31 mars 2008.

DES COMPTES A PASSER AU CRIBLE

Les experts du Fmi comptent tirer au clair la situation financière du Sénégal. C’est ainsi que lors de la première rencontre avec les responsables du ministère des Finances, ils ont exigé le texte du projet de Loi de finances rectificative adopté la semaine dernière en Conseil des ministres et qui doit passer à la présente session du Parlement. Jusqu’à hier, le ministre des Finances du Sénégal n’avait pas encore satisfait à cette demande et cela a soulevé des interrogations de la part des représentants du Fmi. Il leur semble curieux que ledit projet de Loi ne puisse pas être immédiatement disponible. Dans tous les cas, le Fmi voudrait savoir la teneur de cette loi de finances rectificative, d’autant qu’il se sussure que cette loi devrait «corriger certains errements dans la gestion des finances publiques, notamment la prise en compte a posteriori des dépenses de l’Anoci dans le budget de l’Etat». Sur cette question de l’agence, dirigée par Karim Wade, la mission du Fmi se voudrait très prudente car, à Washington, les déclarations des autorités sénégalaises, qui affirmaient que le Fmi avait félicité l’Anoci pour sa bonne gestion, avaient suscité à tout le moins, une certaine gêne, alors que soutient-on sur les bords du Potomac, «le Fmi n’a pas encore à sa disposition assez d’éléments d’appréciation pour juger de la fiabilité de la gestion de l’Anoci».

L’utilisation des ressources financières exceptionnelles, tirées de la vente de la troisième licence de téléphonie à l’opérateur soudanais Sudatel, sera aussi examinée. Le Fmi, par la voix de Alex Segura son représentant au Sénégal, avait laissé entendre que le Fmi encourageait le Sénégal à faire de cette manne financière le meilleur usage, en résorbant notamment la dette intérieure (Voir Le Quotidien n° 1473 du 30 novembre 2007). La présente mission du Fmi tient à savoir ce qu’il est advenu de cette rentrée de fonds. Certains milieux sont convaincus que l’argent de Sudatel aurait été utilisé pour payer un avion de commandement pour le président de la République. Le Fmi ne semble pas se préoccuper de l’achat de l’avion présidentiel. La ligne de conduite à Washington est de prendre au mot le ministre d’Etat ministre de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop qui, au sujet de l’achat d’un nouvel avion, avait assuré le Fmi qu’il voudrait bien trouver les ressources pour acheter un avion, mais qu’avant de le faire il en discuterait avec le Fmi. Le Fmi n’étant pas encore à ce jour saisi de cette affaire, se suffit de l’engagement de Abdoulaye Diop. «Si cet engagement était pris par quelqu’un d’autre on pourrait en douter, mais le Fmi n’a aucune raison de ne pas se fier à ce que lui dit Abdoulaye Diop.» La question du projet de vente des actions de l’Etat dans le capital de la Sonatel sera également inscrite dans les discussions. Le Sénégal a lancé la procédure de sélection d’un cabinet-conseil pour une telle opération pourtant fortement déconseillée par les Institutions de Bretton Woods,

DETTE INTERIEURE PROBLEMATIQUE ET TENSIONS DE TRESORERIE

En dépit de cette grande confiance envers les engagements souscrits par le ministre des Finances, le Fmi se voudrait pourtant très vigilant face à la situation de la dette intérieure. Lors de la mission de novembre dernier, le ministère des Finances avait indiqué des résultats encourageants au sujet de la résorption de la dette intérieure. Toutefois, des voix s’étaient élevées dans les milieux des affaires au Sénégal pour douter de l’apurement aux proportions indiquées de la dette due aux entreprises. Le stratagème d’une rétention par l’administration financière de certaines factures aux guichets de paiement pour présenter un solde favorable a été évoqué. Au Fmi on n’exclut pas une telle éventualité, et c’est pourquoi une attention particulière sera accordée par la Mission au recensement «de tous les arriérés de paiement».

Cette exigence est d’autant plus réelle que nombre de responsables d’entreprises engagées dans les travaux de l’Agence nationale d’organisation de la Conférence islamique (Anoci) ont eu, lors de la visite de chantiers, organisée le 17 mars 2008 par Karim Wade, flanqué des ministres des Finances, de la Communication et des Transports, entre autres, à exiger le paiement de sommes dues afin de pouvoir poursuivre les travaux de finition des chantiers. Le Sénégal s’était engagé dans le cadre de l’Ispe, à ce que «le stock des avances de trésorerie (dépenses de fonctionnement et d’investissement) sera strictement limité à 30 milliards de francs Cfa à tout moment».

Les tensions de trésorerie constatées ces derniers mois préoccupent le Fmi. Les décaissements soutenus effectués par le trésor public, depuis la dernière visite du Fmi surtout dans le cadre des préparatifs du sommet de l’Oci, vont être passés au peigne fin. En effet, le Fonds monétaire international tient particulièrement à «l’amélioration des équilibres macro économiques, mais aussi et surtout à l’amélioration des conditions de transparence dans la gestion des finances publiques». De ce fait, les sources des différents financements seront examinées ainsi que les niveaux de dépenses.

Dans le cadre de l’évaluation de la situation économique du Sénégal, les experts du Fmi comptent discuter avec le gouvernement du Sénégal de la flambée des prix des denrées de première nécessité et des répercussions de la hausse du prix du baril du pétrole sur l’économie. Le Fmi voudra également discuter de comment revoir, les politiques de subvention et les mesures que le gouvernement pourrait prendre, pour faire face à cette situation. Le gouvernement montre des signes d’impuissance à maîtriser l’inflation.

Une autre grande préoccupation du Fmi reste la «soutenabilité de la dette» car, après les effacements de dettes obtenus les années précédentes, le Sénégal s’est engagé à nouveau dans un cycle d’endettement qui pourrait s’avérer onéreux. Le financement des grands chantiers du chef de l’Etat par des emprunts est passé par là. Il reste que dans ses engagements vis-à-vis du Fmi, le gouvernement du Sénégal promettait «de ne contracter, ni ne garantir d’emprunts extérieurs à des conditions non concessionnelles. Le gouvernement consultera les services du Fmi bien à l’avance pour toute exception qui pourrait s’avérer nécessaire portant sur des projets pour lesquels un financement concessionnel ne peut être obtenu ou un Partenariat Public-Privé».

Madiambal DIAGNE ISPE

Le patron du tourisme de Saly en prison

USURPATION DE FONCTION ET VIOLATION DE DOMICILE À MBOUR Un fonctionnaire de la préfecture condamné à 6 mois ferme

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Le président du syndicat d’initiatives du tourisme de Mbour Boly Guéye, Khayria Faye son assistante et Oumar Bâ un fonctionnaire de la préfecture de Mbour condamnés à 6 mois ferme.

Boly Guéye le président du syndicat du tourisme, Khayria Faye et Oumar Bâ un fonctionnaire de la préfecture de Mbour ont été reconnus coupables par le tribunal départemental d’usurpation de fonction et de violation de domicile et condamnés à six mois ferme. Les faits remontent en octobre 2007 à Warang à l’hôtel « Samba Beach ». Ce jour, les trois cités plus haut se sont rendus à l’hôtel et, après avoir forcé la barrière, se sont présentés devant le responsable des ressources humaines pour lui dire qu’ils sont en tournée de contrôle en lui demandant les listes du personnel tout en exhibant une lettre de mise à pied à l’encontre de leur interlocuteur. Au moment où ils étaient en conversation, le patron de l’hôtel Christian Ciares se présente pour leur intimer l’ordre de déguerpir de son établissement. Auparavant, ils s’étaient présentés dans plusieurs hôtels, d’abord au Lamantin Beach, à Saly hôtels et au "Filaos". Selon Oumar Bâ se disant chargé de la main d’œuvre à la préfecture, chaque année à pareille époque, avec Boly Guéye, ils font des tournés dans les établissements hôteliers pour recenser toutes les demandes des saisonniers et des stagiaires dans le cadre d’une mission de la préfecture. Et ce jour, poursuit-il avec l’aval de l’adjoint au préfet Coundoul, ils ont effectué leur mission. À la question du président et du Délégué du procureur à savoir s’ils détenaient un arrêté ou un ordre de mission, ils n’ont pas été en mesure de produire le moindre document. Interpellé dans le cadre de l’enquête, l’adjoint au préfet a déclaré qu’il réfute tous les propos de ces derniers et dit n’avoir délivré aucun ordre de mission pour effectuer des tournées. Boly Guéye, pour semer des doutes, a produit une circulaire de la commission civile de protection, un document qui n’a rien à y voir. C’est pourquoi le Délégué du procureur leur a fait savoir qu’ils étaient dans l’illégalité car n’étant pas habilités à s’immiscer dans les affaires des hôtels. Dans son réquisitoire, le parquet leur a indiqué que dans cette affaire, il avait effectué des investigations à la préfecture, à l’Inspection départementale du tourisme et au syndicat d’initiatives du tourisme de Thiès et nulle part, il n’avait pas eu connaissance de cette commission de contrôle. Poursuivant, il a souligné que le syndicat du tourisme est une association dont le rôle et de promouvoir le secteur et qu’il n’a pas mission d’inspecter les hôtels. Selon le ministère public, ils sont en face d’un réseau occulte qui exerce un trafic d’influence afin de soutirer des prébendes. Et aujourd’hui le tribunal doit prendre une décision historique pour arrêter ces agissements délictuels et y mettre un terme. Après avoir statué conformément à la loi, le tribunal a condamné Boly Guéye, Omar Bâ ( après 32ans de service) et Khayria Faye à 6mois ferme pour usurpation de fonction et violation de domicile.

 

Alioune Diop,

Pénurie de carburant

Pénurie du carburant au Sénégal

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Malgré la hausse des prix, le carburant se fait rare

Décidément au pays de la téranga tout rime avec hausse des prix. Dans la foulée de hausse généralisée des prix, les hydrocarbures viennent de connaître une nouvelle hausse en même temps qu’une situation de pénurie est observée dans tout le pays.

 

Les populations qui payent le plus lourd tribut de cette pénurie de carburant sont les couches les plus défavorisées. Les goorgoorlous qui courent derrière la dépense quotidienne ne savent plus à quel saint se vouer. A Kaolack ce sont des files indiennes de chauffeurs de vélo-taxi qui envahissent les stations d’essence. Ces jeunes qui ont préféré tenter leur chance chez eux au moment où bon nombre d’entre eux prennent d’assaut la mer, sont obligés de se garer par manque d’essence. Au lendemain du Gamou, le carburant est une denrée rare dans le Saloum dont le cas est loin d’être critique comparé aux régions du sud.

 

A Dakar, le décor ne change pas devant les stations d’essence vers lesquels se ruent les populations. Cependant les conséquences de cette pénurie sont plus ressenties chez les pêcheurs qui crient leur raz le bol d’autant plus que la plupart d’entre eux ont dû arrêter le travail. En effet, ils ne parviennent plus à trouver de l’essence pirogue et leurs stocks sont épuisés.

 

Pourtant depuis samedi dernier de nouvelles hausses des prix des hydrocarbures raffinés à l’exception de ceux du gaz butane sont entrées en vigueur. Ainsi, le supercarburant passe de 717 francs le litre à 735f ; pour l’essence ordinaire il faut débourser 702 francs par litre là où le gasoil a enregistré une hausse de 28 francs, le litre passant de 640 francs CFA à 668f tandis que l’essence pirogue et le pétrole lampant connaissent une légère hausse avec 554f au lieu de 534 et 550 au lieu de 520 francs CFA successivement.

 

Selon les explications officielles, cette situation découle d’un arrêt de production de la Société Africaine de Raffinage SAR (société qui s’occupe du ravitaillement du marché national en hydrocarbures) qui intervient chaque année. Cette arrêt technique permet d’opérer des vérifications des outils de travail de la dite société. C’est la raison pour laquelle les opérateurs du secteur se ravitaillant auprès des privés ont des problèmes pour s’approvisionner.

Ndéye Fatou NDIAYE

Dix milliards au monde rural

Dix milliards de francs CFA d’appui de l’Etat du Sénégal, au monde rural 

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Le Chef de l’Etat du Sénégal, Me Abdoulaye Wade, a décidé jeudi d’octroyer 10 milliards de francs CFA au monde rural, pour faire face à la soudure, a déclaré dans la soirée à la télévision publique, le ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement, le Dr Bakar Dia.

 

Le président Wade a fait l’annonce au cours du conseil des ministres, a indiqué le Dr. Dia, expliquant la mesure par le souci des autorités de « soulager » les ménages face à la « soudure », et au « renchérissements » du prix des denrées de bases.

 

Cette mesure est une « réponse » à la « conjoncture internationale difficile » marquée par l’augmentation du prix du baril du pétrole qui a dépassé pour la première fois les 100 dollars (US). a ajouté le porte-parole du gouvernement.

 

Selon Dia, elle n’aurait ’rien à voir" avec l’annonce d’une marche de l’opposition, prévue le 27 avril prochain.

 

La soudure annoncée depuis plusieurs semaines par des spécialistes du secteur agricole, a déjà conduit à l’adoption par les deux chambres du Parlement, d’une proposition de loi portant report au 22 novembre 2009 des élections locales initialement prévues le 18 mai .

 

C’est contre ce report et contre la vie chère, que l’opposition, qui durcit le ton, a décidé de marcher le 27 avril prochain.

 

GM/ib/APA 

27/03/2008

Autosuffisance alimentaire

Hausse des prix: les Sénégalais doivent consommer leur production

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Les Sénégalais doivent consommer ce qu'ils produisent pour éviter de continuer de subir la hausse répétée des prix des produits de base, comme le riz et le lait et le blé, dont la plupart sont importés, a déclaré mercredi le ministre sénégalais chargé du commerce.

 

"Nous sommes le seul pays au monde qui consomme ce qu'il ne produit pas. Il faut sortir de ce modèle de consommation extraverti", a dit Abdourahim Agne, également ministre de l'Aménagement du territoire et de la coopération décentralisée, au cours d'une conférence de presse.

 

Selon M. Agne, le Sénégal doit prendre "des mesures structurelles qui règlent définitivement le problème pour (atteindre) l'autosuffisance alimentaire et ne plus dépendre de l'extérieur".

 

Quelque 800.000 tonnes de riz sont débarquées annuellement au Sénégal, en provenance principalement de Thaïlande, pour faire face à une consommation nationale estimée à 770.000 tonnes, alors que la production nationale est de l'ordre de 130.000 tonnes.

 

Le blé, destiné à la production de pain, n'est pas produit dans le pays.

 

Plusieurs produits de base comme le riz, le lait, le pain et l'huile ont connu récemment des hausses des prix dénoncées par les associations de consommateurs qui ont notamment dénoncé l'"inaction" du gouvernement.

 

M. Agne a annoncé un programme d'investissements agricoles visant à atteindre une production locale de riz d'un million de tonnes en 2015, en plus de mesures pour valoriser la production locale de lait et d'oignons.

 

"Le gouvernement a renoncé à des recettes fiscales pour subventionner des produits destinés à la consommation populaire. De 2006 à aujourd'hui, le soutien de l'Etat (s'est situé à à plus de 61 milliards de FCFA - 93 millions d'euros). Ces mesures de suspension (de droits de douane) n'ont pas vocation à être définitives parce que nous avons des moyens limités", a ajouté M. Agne.

 

Les autorités sénégalaises avaient pris en août 2007 des mesures de suspension des droits de douane sur certains produits comme le riz et le lait.

 

Selon les observateurs, les effets escomptés de ces mesures n'ont pas été obtenus à cause notamment des réticences des détaillants à appliquer les marges indiquées par les autorités.

 

Pour protester contre la "cherté de la vie" et la hausse des prix des denrées de base, l'Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen), une des principales au Sénégal, a prévu d'organiser une manifestation le 30 mars à Dakar, avait indiqué le 18 mars son président, Momar Ndao.

 

L'Ascosen, qui revendique 28.000 membres, souhaite associer dans sa démarche "les syndicats, la société civile, les partis politiques et tous les Sénégalais qui se sentent malmenés par la hausse des prix", avait précisé M. Ndao.

AFP

Accord de pêche avec la Mauritanie

La Mauritanie et le Sénégal concluent un nouveau protocole d’accord de pêche

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La Mauritanie et le Sénégal ont conclu, mercredi à Nouakchott, un nouveau protocole d’accord de pêche d’une durée d’une année, a appris APA de source sûre dans la capitale mauritanienne.

 

En vertu de ce protocole d’accord, 300 licences de pêche artisanale dans les eaux territoriales mauritaniennes sont attribuées aux embarcations sénégalaises qui sont tenues de débarquer 15% de leur capture en Mauritanie.

 

Dix licences de pêche industrielle dans les eaux mauritaniennes sont également accordées aux thoniers sénégalais, tenus eux aussi d’offrir 40 emplois permanents à des mauritaniens, en raison de 3 mareyeurs et d’un inspecteur par bateau.

 

La partie mauritanienne, en retour, va percevoir des taxes sur les bateaux de pêche industrielle sénégalais et bénéficier de cinq licences de pêches démersale côtière dans les eaux territoriales sénégalaises.

 

Le nouveau protocole d’accord a été signé du côté mauritanien par le ministre des pêches, Assane Soumaré, et du côté sénégalais par le ministre d’Etat, ministre de l’économie maritime, des transports maritimes, de la pêche et de la pisciculture, Souleymane Ndéné NDiaye.

 

« L’esprit qui a prévalu tout au long des négociations démontre que ce qui lie les deux pays frères est plus important que des divergences sur des intérêts économiques », a déclaré le ministre sénégalais lors d’un échange de discours à cette occasion.

 

L’ancien protocole d’accord attribuait aux Sénégalais 270 licences de pêche artisanale dans les eaux mauritaniennes avec la condition de faire débarquer 26% de leur capture.

 

Cette proportion a été dernièrement ramenée à 20%. En contrepartie, les Mauritaniens bénéficiaient de 5 licences de pêche en eau profonde dans les eaux territoriales sénégalaises en plus des taxes prélevées sur les embarcations de pêche sénégalaises.

APA

25/03/2008

Cadeau du Koweit...

Senegal : Seize milliards du Koweït pour la réhabilitation de routes


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Le Sénégal et le Koweït signent mercredi à Dakar un accord de prêt d’un montant de 16,3 milliards de francs CFA (10.000.000 de dinars koweitiens) relatif au financement complémentaire du projet de réhabilitation de routes à Dakar, annonce le ministère de l’Economie et des Finances dans un communiqué.Cet accord de prêt sera signé par le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances Abdoulaye Diop et le directeur général adjoint du Fonds koweitien pour le développement économique arabe (FKDEA), Hamad Al-Omar.Prévue à partir de 11h, cette cérémonie se tiendra dans les locaux (6e étage) du ministère de l’Economie et des Finances, précise le communiqué dont copie a été transmise à l’APS.Selon le texte, le projet de réhabilitation de routes à Dakar, qui s’inscrit dans le cadre du sommet de l’OCI, a pour objectif d’améliorer la mobilité urbaine à Dakar à travers l’amélioration du niveau de service et de sécurité de la route bordant la mer qui constitue l’un des principaux axes urbains de Dakar, reliant le centre ville à l’aéroport Léopold Sédar Senghor.Ce projet ‘’permettra en outre de dégager d’importants bénéfices économiques à travers la réduction des coûts d’exploitation des véhicules, la réduction des temps de parcours ainsi que l’amélioration de la sécurité routière’’.

APS

Voleurs de bétail à Mbour

Mbour Un gang de voleurs de bétail démantelé

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Dans la nuit du 12 au 13 Mars à Saly Carrefour, des individus, à bord d’un taxi jaune noir immatriculé DK 6196, ont pénétré dans une maison pour voler 16 moutons de race. Le gardien a été surpris et mis en respect par les voleurs armés de pistolet qui sont repartis dans le même véhicule.

C’est à quatre heures du matin que les voleurs, armés de pistolets, sont venus à bord d’un taxi jaune noir au domicile de Ousmane Diop, un éleveur de moutons pour voler 16 moutons de race. Dès qu’ils sont partis, le gardien alerte son patron qui se trouvait en ce moment à Dakar. Et sans perdre une minute, la victime prend la route de Mbour. Sur le chemin, il a la présence d’esprit de prendre en auto-stop un policier qui rentrait à Mbour et d’informer les éléments du commissariat de Mbour et les gendarmes de Saly. À moins de 30 minutes, Ousmane Diop se pointe à Gandigal à quelques kilomètres de Saly et aperçoit une voiture qui sort de la brousse pour prendre la direction de Dakar. Au moment où le taxi amorçait la route, le véhicule de la victime se met à travers et l’oblige à faire demi-tour à l’intérieur des pistes. Pour dissuader les poursuivants, les bandits ouvrent le feu en leur direction et il s’en est suivi des tirs croisés de part et d’autre. Au bout du compte, les malfrats avaient épuisé leurs munitions et c’était le moment opportun pour l’éleveur de cogner son véhicule sur celui des poursuivants en donnant des coups pour le déstabiliser. À hauteur du centre Diambar, le véhicule des cambrioleurs est envoyé dans le décor en se renversant après avoir perdu un pneu. Malgré tout, les voleurs sont arrivés à sortir du véhicule et prendre la tangente dans la pénombre à travers la forêt de Saly. Dans leur fuite, les malfaiteurs ont omis d’emporter leurs pièces d’identité, ce qui a permis aux gendarmes de les identifier. Il s’agit du chauffeur Assane Gueye né en 1964 à Dakar, Ibrahima Thiaw né en 1975 à Kaolack et d’Assane Kama alias Ass, le chef de gang - un boucher demeurant à Dalifort à Dakar. Dès le lendemain, le chauffeur est arrêté par Ousmane Diop aidé par les éléments de la force publique. Et c’est d’ailleurs le chauffeur qui a amené les enquêteurs au domicile du chef de gang Assane Kama. Mais avant leur arrivée, Assane Kama a disparu laissant sur place des carcasses de mouton qu’il avait fini de dépecer. Le troisième, en l’occurrence Ibrahima Thiaw, n’a pas été arrêté. Interrogé par les gendarmes, le chauffeur a déclaré que c’est la troisième fois qu’il vient à Saly et à Mbour sur ordre d’Assane Kama pour embarquer des moutons. Et selon l’éleveur de moutons Ousmane Diop, ce sont les mêmes personnes qui avaient emporté ses neuf bêtes lors du dernier Magal. Seuls 12 moutons sur les 16 ont été retrouvés.

Alioune Diop,

 

24/03/2008

3ème cimenterie au Sénégal

Nouvelle cimenterie à Keur Moussa en 2009 : 100 à 150.000 tonnes attendues 

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D'aprés lesoleil.sn, La troisième cimenterie du Sénégal devrait voir le jour sous peu. La pose de la première pierre a été effectuée hier par le ministre Me Madické Niang qui apprécie ainsi l’œuvre de jeunes sénégalais qui suscitent un réel espoir chez les populations. La capacité de production de départ est estimée entre 100 000 à 150 000 tonnes, avec une réelle opportunité de création de beaucoup d’emplois et d’infrastructures de base.

 

Le projet est porteur d’espoir. Parce qu’il est porteur aussi de beaucoup d’emplois, et surtout des possibilités de création d’infrastructures routières pour le désenclavement, d’éducation, de santé, et des services sociaux de base.

Le projet devrait démarrer dans le courant 2009, avec une capacité de production annuelle entre 100 000 à 150. 000 tonnes, qui sera revue en hausse progressivement. « Xewell cimenteries entend participer à la construction de notre pays », affirme Madieng Ndiaye du groupe, qui considère cette nouvelle unité comme le début d’un processus marqué par une nouvelle vision, voire un nouveau type d’entrepreneurs.

BTP

 

22/03/2008

Les Belges et le Sénégal

Tourisme : La destination Sénégal peu visible en Belgique

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Malgré ses énormes potentialités dans le secteur du tourisme, la destination Sénégal n’est pas bien visible en Belgique. Le constat est des opérateurs de voyages basés à Bruxelles. Certes, beaucoup de touristes belges ont choisi le Sénégal pour y passer leurs vacances, cependant la destination est de moins en moins attractive. Les raisons de cette situation sont à chercher dans l’absence de promotion de la destination en Belgique. Cette promotion laisse à désirer, soulignent nos interlocuteurs. Ainsi, alors que les Marocains et Tunisiens font beaucoup pour vendre les atouts touristiques de leurs pays, les Sénégalais brillent par leur absence.

Dans leurs explications, les agents de voyages rencontrés sur place indexent les prix jugés ‘élevés’ du voyage. La destination Sénégal coûterait cher, comparée aux autres destinations comme les pays du Maghreb. Alors, beaucoup de Belges préfèrent se rendre dans ces pays moins chers et moins éloignés de leur pays. L’autre raison est liée au fait que de plus en plus, les touristes belges veulent découvrir une autre forme de tourisme que le balnéaire. Avant l’avènement de la rébellion dans la région Sud du Sénégal, beaucoup de Belges s’y rendaient. Raison pour laquelle, il convient de diversifier les produits touristiques que le Sénégal propose.

 

En vue d’améliorer la situation, le ministère du Tourisme et des Sénégalais de l’extérieur gagnerait à se pencher sur des mesures plus efficaces pour la promotion du secteur. ‘Il n’est pas rare de voir des affiches des pays du Maghreb vantant leurs destinations aux niveaux des gares et stations de bus, mais pour le Sénégal, on ne voit rien’, regrette Alioune Diop, président de l’Association des Sénégalais de Bruxelles et environs. L’autre solution avancée est la création d’un bureau chargé du tourisme à l’ambassade du Sénégal en Belgique. Sa mission sera d’orienter, d’informer les touristes belges qui voudraient passer leurs vacances au Sénégal sur les opportunités qui s’offrent à eux, sur place au pays. L’idée de la création d’une maison du Sénégal en Belgique a été aussi lancée. Cette maison sera un cadre pour la promotion culturelle et touristique du Sénégal. ‘Beaucoup de Belges aimeraient découvrir le Sénégal, mais ils manquent d’informations’, a constaté Elhadj Sène, président des Etudiants sénégalais en Belgique.

 

K. LO

Axel Red à Dakar

JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FRANCOPHONIE : Axelle Red plaide une plus grande ouverture culturelle

 

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Présente à Dakar pour les besoins du Gala de la Francophonie, dont elle était l’invité vedette mercredi soir au théâtre Sorano, la chanteuse belge Axelle Red, avait rencontré la presse auparavant à l’Institut français Léopold Senghor, initiateur de l’événement. Une occasion pour elle de magnifier l’importance de la diversité culturelle et de l’ouverture sur le monde, dont le président Léopold Sédar Senghor était une parfaite illustration.

 

« Un visionnaire, un grand poète ». Ce sont les qualificatifs employés par la chanteuse pour louer les actions menées par Léopold Sédar Senghor pour le Sénégal et la Francophonie.

 

Pour donner une autre vision de la Francophonie, « il est extrêmement important pour le monde que nous collaborons, qu’on s’échange systématiquement, constamment nos valeurs, nos expériences », a plaidé la chanteuse belge.

 

Cela d’autant plus que « chaque pays garde ses langues traditionnelles tout en ayant un lien avec le français », suggère Axelle Red. Dans le même ordre d’idée, le Secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf a invité dans son message du 20 mars -Journée internationale de la Francophonie- au respect du multilinguisme qui est « indissociable de la démocratisation des relations internationales ».

 

Pour ce faire, « le simple fait de ne pas regarder en arrière, le passé lié à la colonisation avec une haine, est positif », dit la chanteuse. « Le français, c’est une langue que j’ai choisie parce que ma propre langue maternelle, c’est le flamand. Sous ce rapport, argue la chanteuse, je peux dire que je suis un fruit de la diversité culturelle ». D’où la nécessité d’avoir une ouverture culturelle. « Le monde évolue constamment et bientôt on parlera tous chinois », affirme l’artiste.

 

Symbole de cette ouverture, les musiciens de son orchestre sont des afro-américains. Ce qui influe sur sa démarche musicale avec des accents « soul ». « La musique que je fais vient aussi, d’une certaine manière, d’Afrique, poursuit-elle. Il est important que les artistes se connaissent, s’invitent ». Dans cette dynamique, Axelle Red nourrit des projets avec la chanteuse sénégalaise Coumba Gawlo Seck, avec qui elle partage l’engagement pour la cause des femmes, des enfants. La Belge est ambassadrice de bonne volonté pour l’Unicef, tandis que la Sénégalaise est ambassadrice pour le Pnud.

 

Illustration de son attachement pour l’Afrique, Axelle Red était déjà venue en vacances au Sénégal alors qu’elle avait 17 ans. « J’ai un grand lien avec le Sénégal » confie-t-elle. En atteste l’hymne à la Coupe du monde co-interprété en 1998 avec Youssou Ndour. « Avec la musique, on peut lancer des messages, elle adoucit les mœurs. C’est un baume pour le cœur », estime la chanteuse.

 

El Hadji Massiga FAYE

19/03/2008

Benetton et Youssou Ndour

Benetton soutient le projet Africa Works

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Birima, la société de crédit coopératif du chanteur sénégalais Youssou N'Dour, veut lutter efficacement contre la pauvreté. Elle offre donc des prêts supérieurs au microcrédit traditionnel, en terme de durée et de montant, car explique l'artiste : "L'Afrique ne demande pas la charité, mais des fonds remboursables à des taux d'intérêt avantageux." C'est la raison pour laquelle Youssou N'Dour a créé cette structure baptisée du nom d'un roi légendaire du Sénégal qui, ne s'adressant qu'une fois par an à ses sujets, est devenue le symbole de la parole donnée.

 

Le groupe Benetton soutient ce projet avec un million de dollars et une campagne mondiale de communication, fidèle à une politique soucieuse des thèmes sociaux développés depuis quelques années (bénévolat en partenariat avec les Nations unies, faim dans le monde avec le World Food Programme de l'Onu ou, plus récemment, lutte contre la chasse d'espèces en voie de disparition).

 

Alessandro Benetton a vite été séduit par ce thème du microcrédit, car souligne-t-il : "C'est un projet qui, parce qu'il s'appuie sur les capacités entrepreneuriales, l'engagement dans le travail, l'optimisme et l'intérêt pour l'avenir, mise fortement sur la promotion du nouveau visage de l'Afrique."

 

www.birima.org

Gabrielle de Montmorin

Investisseurs au Sénégal

Investissements au Sénégal : Montée en puissance des Arabes et Perses

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Si la France est historiquement le principal investisseur étranger au Sénégal, les pays du Golfe font preuve d’un certain regain d’intérêt pour ce pays africain depuis quelques années. Une tendance qui a été renforcée par le 11e sommet de l’Organisation de la conférence islamique (Oci). Ce qui a permis d’intensifier le volume de pétrodollars à destination de Dakar. L’investissement provenant du Golfe, qu’il soit arabique et persique, n’est pas l’apanage des seules structures hôtelières et autres projets d’infrastructure liés à la tenue du 11e sommet de l’Organisation pour la conférence islamique. Loin de là ! D’autres secteurs commencent à faire preuve de dynamisme à travers de nouvelles implantations. Mais bien entendu, ce sont les investisseurs de Dubai, après s’être forgés une réputation de battants en Afrique, toujours à l’affût de projets ambitieux, qui ont frappé le plus fort sur le marché sénégalais avec deux projets d’envergure stratégique, qui serviront de piliers à la croissance du pays. D’abord, c’est Dubaï Port World, quatrième opérateur portuaire mondial, et sa filiale Dubaï World, qui ont été choisis pour développer et exploiter le port de Dakar moyennant un investissement de l’ordre de 500 millions d’euros. Ce projet a été consolidé par la conclusion d’un accord avec Jafza, une autre filiale de Dubaï World, visant la construction et le droit d’exploitation d’une Zone économique spéciale proche du nouvel aéroport international de Ndiass. Un projet d’aménagement qui représente un investissement de 800 millions de dollars.Dans le secteur des télécommunications, le groupe soudanais Sudatel, dont les actionnaires stratégiques comptent entre autres le groupe Etisalat des Emirats Arabes Unis, a remis à l’Etat du Sénégal un chèque de 200 millions de dollars en novembre dernier en contrepartie de l’obtention de la troisième licence globale du pays. Par ailleurs, la société du prince saoudien Alwaleed bin Talal détient une part à hauteur de 10 % dans le capital de la Sonatel. Concernant le monde bancaire, le groupe marocain Attijariwafa Bank a fini de convaincre les plus sceptiques sur sa capacité à s’imposer sur la place de Dakar. Il a débuté ses activités au Sénégal dans le courant de l’année 2007 pour représenter actuellement la première banque au sein de l'Union monétaire ouest africaine (Uemoa). En outre, le groupe marocain a, par la suite, pris le contrôle de la Banque sénégalo-tunisienne (Bst) par l’acquisition de 66,7 % de son capital.  De son côté, l’Iran s’est montré particulièrement actif dans le secteur industriel. En atteste son entrée dans la cour des grands investisseurs. Et c’est ainsi qu’en 2006, la société Iran Khodro, dans le cadre d'un partenariat associant l’Etat du Sénégal et des investisseurs privés nationaux, a mis sur pied Seniran-Auto dans la ville de Thiès pour l’assemblage de voitures, d’autobus et de camions. Seniran-Auto, détenue à raison de 60 % par Khodro, nécessitera un financement de l’ordre de 80 millions de dollars et procèdera à l’assemblage de véhicules sous licence Peugeot et Mercedes-Benz. Par ailleurs, les négociations portant sur la recapitalisation de la Société africaine de raffinage (Sar) sont en cours par le biais de la National iranian oil refining and distribution company qui entend racheter 34 % du capital de cette société en proie à de graves difficultés de trésorerie. Et récemment, le ministre de l’Energie, Samuel Sarr, annonçait que ‘la Banque islamique de développement (Bid) et la Banque ouest africaine de développement (Boad) sont prêtes à accompagner tous les investissements’ nécessaires à la rescousse de la Sar.  Toutes choses qui font penser que l’investissement au Sénégal provenant du Golfe, qu’il soit arabique ou persique, reflète une confiance accrue dans l’avenir économique du pays. Non seulement encouragera-t-il d’autres investisseurs étrangers à opter pour le Sénégal, mais de surcroît, les projets de développement du port et de la zone franche engagés par Dubaï World sont en mesure d’asseoir l’essor du Sénégal en tant que plate-forme logistique et centre économique de l’Afrique de l’Ouest.  Ibrahima DIAW (Sources : Rapport Oxford Business)

18/03/2008

Cambriolages à Mbour

SÉRIE DE CAMBRIOLAGES SUR LA PETITE CÔTE Deux boutiques cambriolées en une seule nuit à Mbour

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Les cambriolages de boutiques continuent inexorablement à Mbour. Les malfaiteurs commettent leurs forfaits sans attirer l’attention des gardiens et des riverains. Et personne ne peut fournir une information qui pourrait aider les enquêteurs à suivre une piste. S’agit-il d’une seule ou de plusieurs bandes qui ont jeté leur dévolu sur les boutiques ? Ce qui est certain, c’est que les cambrioleurs ne sont intéressés que par l’argent.

C’est la saignée à Mbour. Plusieurs boutiquiers sont victimes de vols par des individus, non encore identifiés, qui font la pluie et le beau temps sur la Petite côte. Dans la nuit du 10 au 11 mars, les cambrioleurs ont frappé à deux reprises. D’abord dans l’alimentation Ste Ane où ils sont passés par la toiture pour se retrouver à l’intérieur. Une somme de 20.000F CFA et quelques sachets de lait ont été emportés. Laissant un grand désordre, ils sont repartis comme ils étaient venus. Quelques instants après, c’est une autre alimentation appartenant à Aly Samb et qui se trouve non loin de là, qui a reçu la visite des hôtes indésirables. Qui ont emprunté la porte de l’arrière-cour sans attirer l’attention des gardiens. Une somme estimée à 50.000F CFA et des paperasses ont été volées. Ce n’est que le matin, à l’ouverture, que les faits ont été constatés par le personnel. Il faut rappeler que tout au début du mois de mars, une succursale de l’alimentation Ste Ane à Saly a été l’objet d’un cambriolage par une bande armée qui tirait des coups de feu sur tout ce qui bougeait. Dans la même heure, c’était une pharmacie et une boutique à Niakh-Niakhal qui étaient la cible des malfrats. Toujours au début du mois, une autre alimentation située à Grand Mbour et dont le propriétaire est Aly Samb, a été visitée nuitamment. Après de vaines recherches pour trouver de l’argent, les bandits se sont rabattus sur des boissons pour se rafraîchir avant de disparaître. Partout où ils sont passés, les cambrioleurs se sont plutôt intéressés à l’argent. S’agit-il d’une stratégie pour ne pas laisser de traces aux enquêteurs ? Ou s’agit-il d’une même bande qui hante actuellement le sommeil des commerçants ? Pour le moment, personne ne peut dormir sur la Petite côte.

 

Alioune Diop

Axel Red à Dakar

La chanteuse belge Axelle Red à Dakar pour le Gala de la Francophonie

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La chanteuse belge Axelle Red va animer mercredi, au Théâtre national Daniel Sorano de Dakar, le Gala de la Francophonie organisé par l’Institut français Léopold Sédar Senghor, selon un communiqué de presse du centre culturel français transmis lundi à la PANA.

Cette manifestation entre dans le cadre de la célébration de la Journée de la Francophonie, précise la même source.De son vrai nom Fabienne Demal, cette artiste (auteur, compositeur et interprète) interprétera ses plus grands succès, ainsi que des tubes extraits de son dernier album.

Depuis 1993, année de la sortie de son premier album, Axelle Red est devenue une grande star dont les consécrations se multiplient.

En 1998, elle avait été choisie, avec la star de la musique sénégalaise Youssou Ndour, pour chanter l`hymne de la Coupe du monde de football ; en 1999 elle obtient "la Victoire de la Musique" de la meilleure interprète, et en 2003 son duo avec Renaud, “Manhattan- Kaboul", est récompensé par la "Victoire de la meilleure chanson".

Avant son spectacle, Axelle Red animera, mercredi matin, un point de presse dans les locaux de l’Institut français.

16/03/2008

L'OCI parle de l'Islam

Pour l’OCI il faut réduire les inégalités entre les pays musulmans

Sommet de l’Organisation de la Conférence islamique

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Les Etats-membres de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI) devraient se mettre d’accord sur divers moyens de réduire la pauvreté et revoir leur charte pour combler l’écart colossal entre les pays riches et les pays pauvres du monde musulman, à l’occasion du sommet qui se tient cette semaine à Dakar, capitale du Sénégal.

  

« Ce qui importe, ici, c’est [que les 57 Etats-membres de] l’OCI comptent parmi les pays les plus riches et les plus pauvres du monde », a déclaré Cheikh Tidiane Gadio, ministre sénégalais des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse organisée le 11 mars, au terme de la rencontre des quelque trente ministres des Affaires étrangères qui avaient passé la journée à finaliser la révision de la charte de l’OCI. La nouvelle charte devrait être adoptée par quelque 37 chefs de l’Etat le 14 mars, à la fin du sommet de l’OCI, qui aura duré deux jours à Dakar, au Sénégal.

 

« Nous ne prévoyons pas uniquement de donner la “zakat” [aumône] aux pays pauvres, mais de mettre en place un véritable mécanisme qui permettra une répartition plus équitable de la richesse des pays musulmans », a-t-il indiqué.

 

Le fonds de lutte contre la pauvreté, dont la création avait été annoncée pour la première fois par l’OCI en mai 2007, représentera 10 milliards de dollars américains, bien que jusqu’ici, seuls 2,6 milliards aient été promis, selon certaines informations.

 

Selon M. Gadio, ministre des Affaires étrangères, l’OCI doit s’intéresser tout particulièrement au développement des pays d’Afrique. « Il faut se souvenir de la tenue du sommet au Sénégal comme de la date clé [à compter de laquelle les pays musulmans ont commencé à s’investir sérieusement en] Afrique, au même titre que le sommet organisé en Malaisie [en octobre 2003] constituait un tournant pour l’Asie », a-t-il estimé.

 

Ekmeleddin Ihsanoglu, secrétaire général de l’OCI, abonde dans ce sens. Les amendements proposés à la charte de l’OCI symbolisent un « tournant pour l’organisation », a-t-il déclaré au cours de la conférence de presse. « Il s’agira du premier changement apporté à la charte depuis près de 40 ans », a-t-il dit. « L’OCI n’est plus ce qu’elle était en 1972. Le champ d’action de l’OCI s’est étendu et le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui n’est plus bipolaire comme à l’époque de la guerre froide ».

 

Les détails des modifications apportées à la charte n’ont pas encore été rendus publics, mais M. Gadio a suggéré qu’ils s’agiraient de modifications en profondeur et avant tout destinées à permettre de réduire les disparités entre les pays musulmans pauvres et riches. M. Ihsanoglu et lui-même ont également indiqué qu’ils avaient bon espoir que la nouvelle charte serait approuvée par les chefs des Etats-membres de l’OCI le 14 mars, et que les détails des modifications seraient diffusés à ce moment-là.

 

D’autres responsables de l’OCI ont favorablement accueilli les amendements proposés. « Il est certainement temps de passer des paroles aux actes, des vagues délibérations à la mise en application, en prenant des mesures pratiques, dans l’intérêt de nos peuples », a déclaré Iftekhar Ahmed Chowdhury, conseiller bangladais des affaires étrangères, dans les pages du Daily Star, une publication bangladaise.

 

14/03/2008

Saly est calme

La station balnéaire de Saly sous haute et discrète surveillance

 

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Une discrète et haute surveillance est notée dans la station balnéaire de Saly Portudal. Des forces de sécurité y ont été envoyées. Elles sont composées de gendarmes, de bérets rouges du Gmi et des gardiens de la paix en uniforme et en tenue civile. Ces éléments sont placés sous le commandement du colonel Diouf, responsable de la 6ème légion du centre ouest basée à Thiès et du commissaire divisionnaire Sarr, chargé de la police touristique du Sénégal.

 

Le renforcement des capacités d’intervention dans la station balnéaire de Saly à l’approche du sommet de l’Oci a nécessité l’organisation, dans cette localité, de la réunion d’un comité de pilotage présidé par le Gouverneur de la région de Thiès, M. Mouhamed Fall. C’était en présence de Ndiouga Sakho, Directeur général de la Sapco, et des responsables du Syndicat d’initiatives et du tourisme dont Boly Guèye et Boubacar Sabaly qui s’occupent respectivement de la mobilisation sociale, de l’accueil folklorique et théâtral et de l’hébergement des hôtes du Sénégal.

 

C’est à la suite de cette réunion qu’un train de mesures sécuritaires a été pris par le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, Me Ousmane Ngom. Ces dernières ont d’ailleurs été portées à la connaissance de l’opinion publique. Elles portent, pour l’essentiel, sur la sécurité des lieux des hôtes et des populations en général.

 

C’est dans cette optique que 200 membres des forces de sécurité ont été envoyés en guise de renfort sur place. Ils sont composés de gendarmes, de bérets rouges du Gmi et des gardiens de la paix en uniforme et en tenue civile. Ces éléments sont placés sous le commandement du colonel Diouf, responsable de la 6ème légion du centre ouest basée à Thiès et du commissaire divisionnaire Sarr, chargé de la police touristique du Sénégal.

 

La station balnéaire est ainsi placée sous une haute, mais discrète surveillance. C’est dans cette perspective que le déguerpissement des « taxis clandos » dont le nombre dépassait 400 a été effectué. Il faut dire d’ailleurs que, pour la plupart, ces « clandos » sont irréguliers et conduits par des jeunes dépourvus souvent de permis de conduire. Ils occupaient de façon anarchique un emplacement situé non loin du centre ville à Saly. Ils croisaient quotidiennement des véhicules de qualité. Il s’y ajoute que, souvent, des bagarres surgissent entre chauffeurs à cause d’une concurrence déloyale.

 

Dans le même ordre d’idées, les cantines qui se trouvaient aux abords de la route principale partant du carrefour vers le village de Saly ont été dégagées.

 

Ces abris installés de manière insolite servent, selon plusieurs témoignages, de lieux de vente de drogue et de cachette pour prostituées. Ces personnes malintentionnées, traquées souvent par les hommes en « bleu » qui relèvent de la brigade spéciale de Saly, avec en tête le major Abdou Seck dont la vie n’est plus de tout repos. C’est en tenant compte des nouvelles donnes liées à la tenue du sommet de l’Oci que tous ces éléments multiplient les opérations de rafle et de contrôle des véhicules, de leurs occupants, et du personnel hôtelier, voire des touristes à l’entrée comme à la sortie de Saly.

 

Ils poursuivent, depuis la fin de la semaine dernière, leurs investigations, de concert avec leurs collègues secouristes qui sont en train de fouiller tous les cabarets, les cabanes et les campements installés autour de la station balnéaire. Certaines bâtisses servent aussi souvent de refuge aux bandits de grand chemin et trafiquants de drogue d’origine diverse recherchés parfois par la justice.

 

Les gendarmes et policiers devront aussi assurer, durant toute le période du sommet de l’Oci, le contrôle routier au niveau de la Nationale 1, partant de Diamniadio jusqu’à Saly et au-delà, vers Mbour et les localités environnantes. Il ne fait pas donc de doute que la tâche des forces de sécurité ne souffre d’aucun manquement, du point de vue maintien de d’ordre et régulation de la mobilité de la circulation, malgré l’importance du rythme du trafic sur la nationale.

 

Rappelons que, depuis près de quatre ans, un système de maillage est instauré au niveau du département de Mbour par le Haut commandement de la gendarmerie qui a multiplié ses unités d’actions dans cette partie du pays.

  

Ben CHEIKH

Islamophobie à l'OCI

SÉNÉGAL: L`islamophobie au coeur du 11ème sommet de l`OCI

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Elles représentent 1,3 milliards de musulmans. Parmi les dirigeants présents, outre le président sénégalais Wade, il y a également Mahmoud Abbas, le président de l`Autorité palestinienne et le président tchadien.

 

Idriss Deby et son homologue soudanais Omar el-Bechir se sont réunis pour une rencontre censée aboutir à un nouvel accord de paix alors que N`Djamena accusait au même moment Khartoum d`avoir "lancé" des colonnes rebelles au Tchad.

 

Cette rencontre s`est déroulée en présence de Ban Ki-Moon. Le secrétaire général de l`Onu qui a condamné "l`usage disproportionné de la force" par Israël contre des palestiniens tout en appelant à un cessez-le-feu.

 

Le président algérien Bouteflika et ses homologues iraniens Mahmoud Ahmadinhed et turc Abdullah Gül participent également à ce sommet.

Chanteuse bigame condamnée

Une chanteuse célèbre condamnée pour bigamie  La justice sénégalaise a condamné mardi une célèbre chanteuse à une amende avec sursis de 30 euros et de 1.524 euros de dommages et intérêts pour bigamie après une plainte déposée par un homme estimant être toujours marié avec elle, a-t-on appris auprès de sa défense. 

Le tribunal "a déclaré (la chanteuse) Fatou Guéwel Diouf coupable pour le délit de bigamie et l'a condamnée à payer une amende de 20.000 FCFA (30 euros) avec sursis et un million de FCFA (1.524 euros) de dommages et intérêts" à Mbaye Guèye, dit "Petit La", un percussionniste qui assure être toujours marié à Mme Diouf, a déclaré Me Borso Pouye, une des avocats de la chanteuse.


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  Il a prononcé "la relaxe pour Fatou Guewel (Diouf) et Mapenda Seck pour le délit d'adultère", a-t-elle poursuivi. Aucun avocat de la partie civile n'a pu être immédiatement joint par l'AFP. Mme Diouf et Mapenda Seck, son nouvel époux, également un chanteur réputé au Sénégal et dans la sous-région, avaient été accusés de "bigamie et adultère" par Mbaye Guèye qui dans une plainte déposée en décembre 2007, réclamait aux deux accusés 50 millions de FCFA (plus de 76.000 euros) de dommages et intérêts. Les médias sénégalais se sont passionnés pour cette affaire, d'autant que ses protagonistes sont célèbres et qu'au Sénégal, les femmes n'ont pas le droit d'avoir plusieurs époux. La polygamie est cependant autorisée pour les hommes. 

12/03/2008

11ème sommet des pays musulmans

Dakar se prépare à accueillir en grande pompe le 11e Sommet des pays musulmans   

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 Le Sénégal accueille, les 13 et 14 mars, un sommet ordinaire des pays membres de l'Organisation de la conférence islamique (OCI). Le Sommet est d'ores et déjà critiqué par de nombreux Sénégalais pour ses cérémonies jugées disproportionnées.  Ce 11e sommet du genre attend plus de cinq mille participants. Il s'agit de souverains arabes, chefs d'Etat, de gouvernements ou leurs représentants, et d'observateurs.  L'OCI, basée en Arabie Saoudite, n'est pas une organisation religieuse, mais un regroupement politique qui compte 57 Etats. Elle a été créée à la suite de l'incendie intentionnel de la mosquée de Jérusalem en 1969.  Placé sous le thème «L'islam au 21e siècle: partenariat économique», ce sommet se penchera, entre autres, sur les problèmes en Palestine, les affaires politiques, la science et la technologie, le partenariat économique entre pays membres, ainsi que l'islamophobie.  Pour ces assises, les dirigeants sénégalais ont investi plus de 100 milliards de francs CFA (240 millions de CHF) dans la réalisation d'infrastructures. Plus de 47 km de route, avec ponts et tunnels, ont été construits, de mêmes que des hôtels 5 étoiles, changeant le décor d'une partie de la ville de Dakar.  Investissements jugés «choquants»Selon les autorités sénégalaises, toutes ces réalisations permettent d'accueillir les participants dans de meilleures conditions de circulation et d'hébergement, en rendant plus fluide le trafic automobile qui est un casse-tête à Dakar.  Mais les adversaires du régime jugent «choquants» ces investissements en raison des difficultés économiques et sociales du pays. Ils invoquent à ce sujet, le déficit vivrier chez les paysans à cause de l'insuffisance des pluies.  Outre ces dépenses, l'opposition dénonce la politisation à outrance de l'organisation du sommet, jugeant que «jamais sommet n'a suscité autant de déploiement d'énergie, de bouillonnement diplomatique, d'invocations et d'incantations mystico-religieuses».  Depuis plusieurs mois, la télévision publique sénégalaise diffuse quotidiennement, des prières et lectures de Coran dans les mosquées à travers le pays, pour le «succès du sommet de l'OCI». De nombreux Sénégalais ont fustigé ces cérémonies.  apic  

11/03/2008

Youssou Ndour et Karim Wade

Youssou Ndour au sujet de sa réconciliation avec le fils du président Wade : « Il ne s’agit pas de soutenir Karim Wade pour aller aux élections "

Publié le 11 mars 2008 à 12h55 

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C’est dans sa loge au Château-Rouge où se tenait le 8 mars, Journée internationale de la Femme, l’un des plus grands concerts du Festival Voix de Fête que Youssou Ndour nous a accueilli avec un sourire très fraternel. Il y a deux ans, il nous confiait ses « affinités avec le Président Wade ». Une querelle avec le fils du Chef de l’Etat l’avait mis hors de la sphère présidentielle. La réconciliation annoncée à quelques jours du Sommet de l’OCI et dans un contexte marqué par des supposées ambitions présidentielles de Karim Wade, a créé la suspicion au niveau de certains de nos compatriotes. Qu’en est-il ? Le promoteur de « Birima », homme d’affaires et artiste majeur qui a donné un concert exceptionnel de 24 chansons, s’explique.

   

Certains ne comprennent pas les raisons de votre réconciliation avec le fils du Président. Youssou Ndour, allez-vous soutenir Karim Wade ?

 

Ma réconciliation avec Karim Wade n’a rien de politicien. Tous les gens qui me connaissent savent que moi, je suis un homme de paix. J’avance et j’avance dans la paix. Le Sénégal est un pays de paix. Je sais ce que je représente. Je sais aussi ce que représente Karim Wade. Nous avons aujourd’hui dépassé nos différends et nous sommes ensemble. Maintenant, une réconciliation est une réconciliation. Il y a beaucoup de gens qui sont très contents. Bien sûr d’autres sont mécontents. Au niveau de nos proches entourages, tout le monde a salué cette réconciliation. Maintenant il ne s’agit pas de soutenir Karim Wade pour aller aux élections.

 

C’est donc une réconciliation entre Frères ?

 

Effectivement. C’est une réconciliation entre Frères. D’ailleurs, c’est ce que le Président Wade et mon père ont dit. Mon père a fait les mêmes commentaires que le Président Wade. Ce dernier a dit : « Deux Frères se sont retrouvés ». Vous savez tout cela est bien et très important car il faut avancer. Moi je suis conscient d’une chose : le Sénégal et ce qui s’y passe m’intéressent mais pas la politique. Je sais aussi quelque part que pour soutenir mon pays, je dois me mettre dans une logique de paix. C’est ce qui nous permet d’être dynamiques et d’avancer. Je ne vais plus m’occuper de détails. Mon ambition, c’est faire avancer le Sénégal.

 

Pouvez-vous à présent nous parler de votre projet « Birima » ?

 

C’est une manière pour moi de lutter contre la pauvreté. Le microcrédit est un instrument très important pour que les gens puissent travailler, garder leur dignité –je l’ai vécu personnellement. J’ai pensé qu’il fallait partir sur des bases qui respectent nos traditions, la parole donnée, pour ces gens qui ne parlent pas beaucoup mais quand ils disent quelque chose ils le font. Le microcrédit n’implique pas de grosses sommes donc les gens vont tout faire pour rembourser. J’avais un peu d’argent, et je l’ai mis dans ce projet. Je remercie Benetton qui m’ont fait bénéficier de leur campagne mondiale. Les réactions autour de ce projet Birima sont très positives. Ce que je recherche à travers ce projet, c’est que les bailleurs de fonds, qui ont l’habitude de prêter aux banques traditionnelles, puissent aussi en même temps prendre en compte le microcrédit, c’est à dire que qu’une banque d’ici puisse aller vers un Birima et accorde un microcrédit. Dès le lancement, des milliers de personnes se sont inscrites sur Birima, environ 3,000 personnes et si nous ne trouvons pas les institutions financières, ça va être difficile, au Sénégal comme ailleurs en Afrique. Nous voulons rebooster ce label Birima qui existe déjà et marche bien. Avec cette multinationale, nous bénéficions de leur savoir-faire et eux aussi retire un profit. Tout le monde y gagne. Mon rôle s’arrête à la promotion de ce projet ; j’ai pris des gens avertis, qui connaissent très bien le microcrédit, qui pourront répondre aux questions techniques ce que je ne peux moi-même fairee. Il y déjà une équipe dirigée par Malick Thioune. Ce sont des jeunes qui ont reçu une bonne formation bancaire et juridique. Beaucoup de gens viennent déposer un peu d’argent, quelquefois beaucoup d’argent, en disant qu’ils croient en ce projet, d’autres présentent un projet de financement. Notre but c’est de voir s’installer ces petites banques partout en Afrique.

 

Vous dites que l’Afrique n’a pas besoin de charité ?

 

Birima est un projet qui veut retourner aux gens leur Dignité. Vous savez, j’ai dit dès le départ à tout le monde que cette opération n’est pas une œuvre de charité. Nous ne demandons rien à personne. Nous recherchons plutôt à mettre en jonction les gens. L’Afrique n’a pas besoin de tendre la main. Ce dont elle a besoin c’est de travailler. Et si on en donne les moyens à l’Afrique, elle travaille.

 

Jusqu’ici ce sont les Etats qui s’endettaient mais il est temps que les populations s’endettent directement. Et je pense que cela peut être différent.

 

Etes-vous soutenu par le gouvernement du Sénégal ?

 

J’ai déjà eu les encouragements et les félicitations du Président Wade directement, de Jacques Attali qui est un ami et celles du Président Diouf, secrétaire général de la Francophonie et de diverses personnalités des milieux des affaires et des finances aux Etats-Unis, en Italie avec notamment M. Alessandro Benetton qui croit fermement à ce projet. Ce dernier s’est investi personnellement pour que les institutions financières puissent faire confiance à Birima.

 

Vous- êtes membres, comme Fatou Diome, Ousmane Sow, Patrick Pivre d’Arvor, de « Génération-Afrique » lancée par le secrétaire d’Etat français à la coopération, Jean-Marie Bockel, de quoi s’agi-il ?

 

C’est une initiative de la coopération française qui regroupe entre autres des Africains issus de divers milieux représentatifs de l’Afrique. Génération Afrique est une boîte à idées pour conseiller la France et l’accompagner dans son engagement et son comportement envers l’Afrique. Nous essayons aussi d’appuyer la Francophonie au niveau culturel. Génération Afrique a demandé au Gouvernement français d’assouplir les visas. Ce qui est en train de se réaliser. Les artistes ont par exemple plus de facilité pour obtenir des visas. D’autres visas sont concernés, comme pour les études.

 

El Hadji Gorgui Wade NDOYE (ContinentPremier.Com)

Création d'entreprises au Sénégal

ENVIRONNEMENT DES AFFAIRES AU SENEGAL : 1109 nouvelles entreprises créées en six mois

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L’environnement des affaires rassure les investisseurs au Sénégal. Ce qui se traduit par une recrudescence de la création des entreprises ces deux dernières années. Selon le dernier rapport d’activités 2000-2007 de l’Apix, le Bureau d’appui à la Création d’Entreprise (Bce) a enregistré six mois après sa création, 2454 requêtes réparties en 1109 nouvelles entreprises créées et 1346 sociétés appuyées dans les procédures de facilitation.

 

Les réformes entreprises ces deux dernières années par le gouvernement du Sénégal, par le biais de l’Apix, ont sensiblement contribué à créer de nouvelles entreprises dans le pays. Six mois après le démarrage des activités du Bureau d’appui à la Création d’Entreprise (Bce), 2454 requêtes sont parvenues à cette structure logée au Centre de Facilitation des Procédures Administratives liées à l’investissement (CFPA) de l’Apix.

 

Ces requêtes se sont traduites par la création de 1109 nouvelles entreprises. Dans le même temps, 1345 sociétés et entreprises individuelles ont bénéficié de l’appui du Bce dans les procédures de formalisation comme l’établissement de Ninea et la déclaration d’ouverture. Ce sont là des résultats contenus dans le rapport d’activités 2000-2007 de l’Apix dont copie nous est parvenue. Il ressort de cette même étude que les entreprises nouvellement créées sont pour la plupart des entreprises individuelles. Ainsi de 2006 et 2007, ces entreprises sont passées de 70 à 73% des nouvelles créations au Sénégal. L’importance du secteur informel, l’absence du capital minimum exigé et la souplesse de la fiscalité entre autres seraient à l’origine de cette effervescence dans la création d’entreprises. « La simplification et l’allégement des formalités de création d’entreprise sont donc des facteurs d’encouragement de la création de sociétés », ajoute-t-on dans ce rapport d’activités.

 

Au plan géographique, ces résultats profitent en grande partie à la région de Dakar. Dans la capitale, la moyenne de création des entreprises est passée du simple au double depuis l’avènement du Bce. De 471 nouvelles entreprises, le nombre de sociétés nouvellement créées est passé de 877 au deuxième semestre de l’année 2007, soit une moyenne de 39 créations/ mois. Mais la capitale sénégalaise et la région de Thiès restent les deux villes du Sénégal où se concentrent 80% des nouvelles entreprises créées.

 

Même s’il a connu une évolution dans le domaine de la création d’entreprises, passant de 55 nouvelles sociétés (2006) à 70 dans l’année 2007, Matam reste la région du Sénégal où l’on a enregistré le moins d’entreprises.

 

Revenant sur les raisons qui expliquent l’implantation de ces nouvelles entreprises au Sénégal, il est rappelé dans ce rapport qu’elles ne sont pas dues uniquement à l’obtention rapide de licences et autorisations et des procédures de création. « Interviennent d’autres facteurs tels que l’accès au crédit, au foncier, au conseil. Tout un package, en somme, qui fait actuellement défaut à nos PME/PMI, en dépit de l’existence de nombreux mécanismes d’appui au secteur privé... », indique-t-on dans cette étude sur la création d’entreprise au Sénégal.

 

En tant que service d’assistance pour la réalisation des formalités administratives relatives à la création d’entreprise, le Bce a le mérite de faire passer le délai de création d’entreprises au Sénégal de 58 jours à 48 heures. Des résultats encourageants approuvés par la Banque mondiale, mais qui ne profitent pour le moment qu’aux entreprises implantées à Dakar.

 

C’est pourquoi, dans le souci « d’égalité des citoyens devant le service public », l’Apix est en passe de réfléchir à d’autres solutions comme l’installation de Bureaux régionaux d’appui à la création d’entreprise (BRCE) dans les différentes régions du pays. Ou plutôt de mettre en place des conditions de création en ligne. Mais cela suppose au préalable une « une interconnexion « réseau » des services compétents, tel que envisagé lors du lancement des activités du BCE », signale-t-on dans le rapport.

 

Tout de même, il faut relever que ces résultats sont obtenus grâce aux recommandations prises par les autorités de la République lors de la sixième session du Conseil présidentiel de l’investissement (Cpi) du 28 novembre 2006. Ce qui a permis de créer au sein du Centre de Facilitation des Procédures Administratives (CFPA), le Bureau d’appui à la Création d’entreprise (Bce).

  

Maguette NDONG

L'OCI remplace le "Dakar"

L’OCI fait oublier le rallye 2008 à Saly Portudal 

Par Gaston MADEIRA, Envoyé spécial

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Mbour (Sénégal) L’arrivée de 1 200 personnes dans le cadre du 11è sommet de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) dans la station balnéaire de Saly Portudal située sur la Petite Côte à 91km de la capitale Dakar pourrait faire oublier l’annulation du rallye Le Dakar 2008.

 

Constitué principalement de personnels navigants et autres fonctions, le groupe de 1200 accompagnateurs des hôtes du 11è sommet de l’OCI, va permettre aux hôteliers de récupérer les financements réalisés en décembre dernier et janvier 2008 en vue de l’arrivée du rallye 2008 indique un hôtelier requérant l’anonymat.

 

«L’arrivée de ces 1200 personnes constitue une véritable manne financière. L’annulation à la dernière minute du Dakar 2008 a fait très mal aux hôteliers de Saly qui ont investi près de trois cent millions de francs CFA rien que pour le rallye », a-t-il indiqué.

 

Les 12 hôtels que compte la région sont pleins, renseigne l’hôtelier.

 

Cette bouffée d’oxygène dans le secteur hôtelier a été confirmée par la journaliste Mme Awa Thiao Bop, chef de station d’une radio privée régionale.

 

Selon elle, il n’y a pas que les hôteliers qui vont faire des affaires, les artisans, tailleurs et autres métiers de la station balnéaire pourraient réaliser des recettes intéressantes, dit-elle.

 

Interrogés par l’envoyé spécial de APA, les artisans préfèrent attendre « pour voir ».

 

«Les touristes européens qui viennent pour une ou deux semaines sont de bons clients, pour ce qui concerne les hôtes de l’OCI, on ne sait pas. On va voir, s’ils seront intéressés par ce que nous faisons", disent-ils en choeur.

 

L’autre question est de savoir s’ils auront du temps pour faire des achats », a dit l’artisan spécialisé dans le batic (peinture sur tissu.

 

L’hôtelier, la journaliste et l’artisan s’accordent pour dire que l’adhésion des populations autour du sommet de l’OCI est « incontestable ».

 

Ce groupe de 1200 personnes venant au nom de l’OCI constitue l’un des flux les plus importants en ce qui concerne l’organisation d’événements internationaux dans cette zone balnéaire.

GM/mn/APA 

Haut débit 3G au Sénégal

Sonatel va lancer un "réseau 3G+", à très haut débit mobile

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Le groupe Sonatel, opérateur historique des télécommunications au Sénégal, a annoncé le lancement prochain de son "réseau 3G+", à très haut débit mobile, en cours d'expérimentation à l'occasion du sommet de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) à Dakar.

 

A l'occasion de ce sommet qui se tient jeudi et vendredi, Sonatel "lance en expérimentation son réseau 3G+", également appelé HSDPA (High Speed Dowlink Packet Access), qui permet de multiplier par trois ou quatre les débits de données, affirme le groupe dans un communiqué reçu mardi par l'AFP.

 

Des tests effectués précédemment se sont révélés "concluants", et permettront "son lancement au grand public après le sommet de l'OCI", ajoute-t-il.

 

Aucune information n'a pu être obtenue sur le calendrier de lancement commercial du réseau 3G+, et le coût de cette opération.

 

Selon une source jointe à l'Agence de régulation des télécommunications et des postes (ARTP, publique), il s'agit du premier opérateur à introduire ce réseau au Sénégal, où deux opérateurs de téléphonie mobile sont actuellement actifs sur les trois autorisés.

 

En septembre 2007, une licence globale de télécommunication (téléphonie fixe, mobile, international et internet) a été attribuée à la société soudanaise Sudatel pour 200 millions de dollars. Sudatel doit lancer prochainement lancer son réseau et mettra également en service le 3G+, d'après la source à l'ARTP, qui n'a pas précisé de date.

 

Pour l'heure, les deux opérateurs de téléphonie mobile actifs au Sénégal sont Sonatel Mobiles (label Orange), filiale du groupe Sonatel dans lequel est actionnaire France Télécom (42,33%), et Sentel SA (label Tigo), filiale du groupe Millicom International Cellular (MIC).

AFP

09/03/2008

Bateaux-taxis Dakar/Saly

Bateaux-Taxis Le Directeur du Cosec annonce le démarrage de la ligne Dakar-Rufisque pour le mois de juin

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La ligne Rufisque-Dakar sera finalement ouverte au mois de juin, au lieu du mois d’avril, précédemment annoncé. C’est ce qu’a révélé le ministre qui a procédé hier à la pose de la première pierre de la gare maritime de Rufisque. La cérémonie a eu lieu à quelques encablures du quai de pêche, à l’endroit où l’édifice sera construit.

«L’éléphant blanc est devenu tout à fait bleu». Des termes ironiques prononcés par le ministre d’Etat, ministre des Transports maritimes, Souleymane Ndéné Ndiaye, à l’endroit de ceux qui prenaient ce projet pour une utopie. L’annonce de ces bateaux-taxis lors de la campagne présidentielle, avait en effet beaucoup fait rire les rufisquois. Qui avaient déjà classé le projet parmi ceux, nombreux du Président, qui n’avaient aucune chance d’être réalisés. La cérémonie a eu lieu à quelques encablures du quai de pêche, à l’endroit même où sera érigée la gare maritime. La création de la gare maritime à Rufisque fera de cette ville, sans nul doute, selon M. Amadou Kane Diallo, directeur du Cosec, un nouveau pôle économique. Un parking sera également créé. Ce qui permettra aux voyageurs de l’intérieur du pays, de garer leurs véhicules pour poursuivre le voyage en bateau. Aussi, les routes d’accès à la gare seront toutes goudronnées pour faciliter le trafic. Les pêcheurs de la vieille ville qui avaient nourri quelques appréhensions, ont finalement reconnu l’intérêt du projet. Ils ont finalement consenti à déplacer légèrement leurs pirogues pour permettre au joyau du Président Wade de voir le jour. D’ailleurs, d’après le président du Gie interprofessionnel «Teung-Guedj Pêche», après discussions, il a été décidé que 30% des emplois que va générer cette réalisation leur seront octroyés. Cependant, la ligne Dakar-Rufisque, a révélé, le directeur du Cosec, ne débutera qu’au mois de juin. Elle permettra le transport de près de 4000 personnes par jour. Des débarcadères seront plus tard construits au niveau de Mbour, de Saly Portudal et de Thiaroye, pour élargir le trafic maritime. Le maire Ndiawar Touré, présent à la cérémonie, s’est félicité de cette réalisation qui participera à redonner à Rufisque son lustre d’antan. La cérémonie a cependant failli être ternie par des jeunes de Diokoul, un quartier périphérique. Ces derniers, brassards rouges au bras, ou bandeaux de la même couleur à la tête, se sont offusqués du fait que les pierres qui servaient de barrage aient été déplacées vers le seul périmètre qui leur restait pour jouer au football. Ils ont été tenus à l’écart par les forces de l’ordre. Sans les empêcher de manifester leur mécontentement sous forme de cris et autres gesticulations.

 

Salimata Gassama Dia

 

Air Sénégal

Air Sénégal, faillite ?

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Le constat fait par le Conseil d’administration est que même si la compagnie est rentable, il n’en demeure pas moins que la situation financière est fragile. Comme solutions proposées, il y a entre autres, le gel des salaires, la réduction des effectifs et le gel des investissements de 2007.

 

La situation financière d’Air Sénégal International est fragile. Pour pallier cela, son Conseil d’administration a demandé, selon des sources concordantes, le retour aux normes de l’industrie aéronautique. Avec 600 employés, le ratio de la filiale de la Royal Air Maroc (Ram) est aujourd’hui à 150 employés par avion. Ce qui constitue une déréglementation qui pourrait, à terme, engendrer une crise. Et lors du dernier Conseil d’administration tenu à Casablanca (Maroc), les administrateurs ont opté pour une remise à niveau des normes.

 

Raison invoquée par le Ca : la situation financière d’Asi est fragile. Les administrateurs ont rappelé, lors de la même réunion, le soutien financier apporté par la Ram en septembre 2006. Une enveloppe de 10 millions d’euros, soit 6,5 milliards de francs Cfa, avait été mise sur la table pour sauver Air Sénégal International qui était alors au bord du dépôt de bilan.

 

Toujours lors de ce Ca du 12 mars dernier, les trois administrateurs sénégalais (Maniang Faye, le Pca, Lamine Bâ de la présidence de la République et Mathiaco Bessane de l’Anacs) auraient proposé, contre toute attente, le gel des salaires et des investissements de 2007 et la réduction des effectifs, à la surprise générale de la partie marocaine. Une opportunité saisie par ses administrateurs. Et comme le directeur général, le Marocain Mohamed El Yalaoui, est chargé d’appliquer la politique fixée par le Ca, il a opposé un niet catégorique à la demande des travailleurs sur l’augmentation des salaires d’autant plus que leur gel est avancé par les administrateurs sénégalais.

 

Le constat fait par le Conseil d’administration est que même si la compagnie est rentable, il n’en demeure pas moins que la situation financière est fragile. Demander le gel des investissements est synonyme de dépôt de bilan d’autant plus que la compagnie est aujourd’hui sous capitalisée. Réduire le ratio personnel/avion est aussi synonyme de plan social. Et les pertes enregistrées par jour sont estimées à 200 millions de francs Cfa. Sur la desserte Dakar-Milan, dont l’arrêt définitif est prévu en fin mars courant, c’est 1,4 milliard de francs de pertes qui a été enregistré entre 2006 et le premier trimestre de 2007. Air Sénégal a aujourd’hui besoin d’investissements en termes de flotte, de pièces de rechanges, de matériels d’escale et de fournitures d’équipements.

 

N’empêche, les travailleurs d’Asi exigent une revalorisation des salaires jugés très bas par rapport aux autres compagnies de la plate-forme aéroportuaire. Ils seraient inférieurs de 35 %, selon une source digne de foi. La plate-forme revendicative des travailleurs insiste sur la revalorisation des salaires, la régularisation de la situation des intérimaires et prestataires de service, ainsi que la refonte de l’organigramme sur lequel reposent les nominations.

 

S’étant rendu compte de leur erreur, les administrateurs sénégalais ont eu, dimanche soir, une séance de travail avec les délégués, la direction générale de Asi et le ministre de tutelle. Acculés, ils ont fait volte-face, à en croire une source ayant participé à la réunion. Ils ont alors demandé au Dg d’augmenter les salaires. Ce que ce dernier n’entend pas faire, sans l’accord du Maroc. La décision doit être validée par le Ca. Face à cette situation, les travailleurs ont déclenché une grève. Le personnel navigant commercial (Pnc) et le personnel au sol ont suivi le mouvement. Aucun vol n’a été donc enregistré hier.

 

Selon les travailleurs, les administrateurs sénégalais doivent avoir une expertise dans le transport aérien commercial, et que l’Etat ait une vision sur Asi. Les cadres ne cessent d’accuser la maison mère, qui ‘définit’ la politique de sa filiale, de vouloir asphyxier Asi. Selon le coordonnateur des délégués du personnel de la filiale de la Ram, Moustapha Diakhaté, qui s’exprimait récemment lors d’un point de presse, ‘la Ram a régné en maître pendant plus de cinq ans. On avait l’impression qu’elle détenait les 100 % des actions’. ‘Au lieu de jouer un rôle de complémentarité, elle joue le rôle de concurrent déloyal. La direction nationale définit le programme des vols sans tenir compte des contraintes et des besoins nationaux, quitte à négocier les prises en charge d’une contrepartie équitable pour tenir compte de la mission de service’, avait renchéri Baïla Sow, un ancien d’Air Afrique, secrétaire général du Suttaaas.

 

Les travailleurs pensent que les termes du contrat qui lient le Maroc au Sénégal, depuis février 2001 (date de la création d’Asi), sont plus profitables au Royaume chérifien. Sous ce rapport, le ministre du Tourisme et des Transports aériens, Ousmane Masseck Ndiaye, avait demandé, lors de la dernière revue de la coopération Sénégal-Maroc, la révision du partenariat. La tutelle ne comprenait pas le fait que la Ram effectue quatorze vols par semaine sur l’axe Casablanca-Dakar, et que sa filiale n’en fasse pas autant.

 

Les syndicalistes, qui ont entamé, depuis hier, une grève de 48 heures, sont conscients des difficultés que traverse aujourd’hui la compagnie. ‘Air Sénégal International est aujourd’hui plombée par des dettes’, a soutenu Moustapha Diakhaté, le coordonnateur du collège des délégués de la compagnie.

 

D’autres sources proches de la direction s’inscrivent en faux contre de telles allégations. ‘Aucun administrateur sénégalais n’a demandé le gel des salaires et des investissements, et la réduction des effectifs. C’est le Ca, en entier, qui a affiché sa volonté de revoir le ratio pour se mettre aux normes standard de l’industrie aéronautique. On ne peut pas dire que les administrateurs sénégalais n’ont pas défendu les intérêts de l’Etat sénégalais’ , ripostent-elles.

l'OCI encore et toujours...

LA REUNION DE L’OCI LE SOMMET DES REPORTS , DES TRAVAUX INACHEVES ET DES PRETEXTES

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Le Sommet de l’OCI, qui devait initialement se tenir en 2006 a été reporté à trois reprises, le Sénégal n’étant pas prêt à accueillir ses hôtes dans les délais prévus.

Malgré ses reports, les infrastructures promises et annoncées en grande pompe ne sont pas disponibles : aucun des grands hôtels cinq étoiles, en construction sur le domaine maritime, ne pourra héberger les participants au Sommet, les routes sont loin d’être achevées et « la plus belle corniche de l’Afrique, voire du monde », est toujours en chantier.

 

Devant se tenir au départ, selon les dires du Président Wade, dans « sa nouvelle capitale administrative », construite aux frais des pays du Golfe, ensuite dans des nouveaux hôtels cinq étoiles, avec suites royales, salles de conférences et tout le luxe digne d’un palace, le Sommet aura finalement lieux au Méridien Président, dès le départ bien équipé à cet effet – il suffisait de quelques travaux de rénovation – le gros des participants étant logés dans un bateau de luxe affrété à cet effet et dans les hôtels de Dakar et de Saly, réquisitionnés pour « la bonne cause », les chantiers de l’Anoci étant restés inachevés. On peut imputer la mauvaise préparation logistique du Sommet de l’OCI à la mégalomanie des deux principaux maîtres d’œuvre : le Président de la République, Me Abdoulaye Wade et son nébuleux et tentaculaire fils, Karim Wade, président de l’Anoci.

 

A quelques jours du Sommet il n’y a qu’une seule certitude : le coût élevé de l’opération « génération du concret », que les générations futures devront rembourser.

 

Entre le chiffre officiellement annoncé par les responsables de l’Anoci (134,4 milliards de FCFA) et celui que nous avançons, confirmé par le publi-reportage de Jeune Afrique du 2 au 4 mars 2008, et qui est de 356 milliards de FCFA, la différence est énorme. Jusqu’à ce jour, les responsables de l’Anoci n’ont pas infirmé le chiffre avancé par Jeune Afrique dans son reportage payé – et donc supervisé – par cette agence. Il faudra que l’on éclaire le peuple sénégalais sur le coût réel des infrastructures mises en place pour l’accueil du Sommet de l’OCI et sur les raisons pour lesquelles celles-ci ne sont pas prêtes, malgré les reports successifs afin de permettre à l’Anoci de terminer les travaux.

 

Nous souhaitons que les travaux proprement dits du Sommet, qui se dérouleront finalement au Méridien Président et se limiteront donc à cet espace, soient des plus fructueux et puissent déboucher sur des prises de position fermes et entendues par la communauté internationale, notamment en ce que concerne l’épineux problème israélo-palestinien. La défaillance, déjà annoncée, de certains chefs d’Etat risque toutefois de jeter un discrédit sur les travaux de ce Sommet, à propos duquel on tient en haleine le Sénégal depuis plusieurs années comme si tout l’avenir du Sénégal ne dépendait que de la réussite d’un Sommet, qui somme toute n’a rien d’extraordinaire car depuis 25 ans il a été organisé sans aucun problème tous les trois ans – à l’exception de ce dernier dont les préparatifs inachevés ont largement débordé le calendrier initialement prévu.

 

Pendant que des centaines de milliards sont injectés dans les travaux de l’Anoci, les Sénégalais peinent à faire face à l’augmentation du coût de la vie et le monde agricole vit dans la plus grande précarité. La nouvelle campagne agricole s’annonce aussi désastreuses que les précédentes. Le Sénégal va mal, mais le pouvoir ferme les yeux devant la détresse de la population et ne veut voir que ce qui brille : les voitures de luxe, les belles villas et grands immeubles qui, à Dakar, sortent de terre comme des champignons et entraînent une spéculation foncière et une augmentation des loyers sans précédent au Sénégal.

 

La réussite du Sommet de l’OCI est prétexte à tout et toute contestation, de quelque mesure arbitraire que ce soit, est reportée à l’après-OCI.

 

Exemple récent en la matière : la démolition du stade Assane Diop à Rebeuss, dont le Président, craignant une révolte des jeunes à la veille de « son » Sommet, vient de « geler » l’exécution. Soulignons que « gel » ne veut pas dire «abandon » du projet et qu’il appartient donc aux jeunes de Rebeuss de rester très attentif à ce dossier, qui va inévitablement rebondir au lendemain du Sommet. Qu’on ne s’y trompe pas : ce n’est que partie remise.

 

Enfin, dernier exemple en la matière : à quelques jours du Sommet le Président appelle de façon hâtive et plus qu’improvisée, l’opposition politique au dialogue, espérant ainsi porter un coup fatal aux assises nationales, réclamées par l’opposition et l’ensemble des forces vives de la nation. Au même moment, Mme Aminata Tall, dont personne ne peut mettre en cause la fidélité au Président Wade, dépose à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à reporter les élections municipales à novembre 2008, sous prétexte de l’érection de Kédougou, Kaffrine et Sédhiou en région. Or, c’est bien le Président Wade qui a pris cette décision, en connaissance de cause, osons nous espérer de la part d’un éminent juriste, homme le plus diplômé de l’Afrique, à quelques mois seulement des élections municipales.

 

Le Président Wade joue avec le feu. Reporter les vrais problèmes du Sénégal jusqu’après le Sommet de l’OCI ne résoudra en rien les choses. « La patate chaude reste entre ses mains. » Les questions de fond seront posées sans aucune complaisance. Nous devons refuser d’être mis au pas par un régime des coups bas, des faits accomplis et de la logique de gouvernance par le report au lendemain. Il n’y a que le respect pour nos hôtes qui nous empêche de le faire dès aujourd’hui.

 

ABDOULAYE WILANE

Saly et l'OCI

Préparation de l’OCI à Saly Plus de 200 gendarmes et de GMI attendus à Saly

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Tout est fin prêt pour accueillir à Saly les 1.200 hôtes qui doivent être hébergés dans différents hôtels de la station balnéaire. Sur le plan sécuritaire, plus de 200 gendarmes et d’éléments du groupement mobile d’intervention sont attendus pour assurer la protection des personnes et des sites d’hébergement et la surveillance de l’axe Diamniadio-Saly. Dans le domaine des infrastructures, la route principale sera livrée au plus tard le 9 mars. La Sonatel, la Senelec, l’ONAS sont à pied d’œuvre pour offrir des services de qualité aux hôtes.

Dans le cadre du 11e sommet de l’OCI, la station balnéaire de Saly a été retenue pour héberger 1200 participants du 7 au 14 mars. Sur le plan de la sécurité, les gendarmes ont déjà entamé un travail d’assainissement en accentuant les patrouilles. Selon le capitaine Adama Gueye, commandant de la compagnie de gendarmerie de Mbour, «ces derniers jours, il y a beaucoup d’opérations de sécurisation et on va monter en puissance, parce que le dispositif est évolutif. Mais à partir du 7 février, en rapport avec les autorités administratives, on va faire respecter certains arrêtés d’interdiction, accentuer les contrôles routiers et la filtration des différents hôtels, où le port de badge sera le seul moyen d’y accéder». A l’en croire, le haut commandement va mettre à leur disposition des moyens pour pouvoir être à la hauteur de l’événement et leur action est en trois phases : assurer la sécurité des hôtes et des sites et surveiller l’axe Diamniadio-Saly. Ensuite, instaurer la sécurité dans la circulation des hôtes. Et enfin, encadrer le retour des délégations. Pour l’heure, la gendarmerie locale attend un renforcement du centre ouest. Pour des raisons de sécurité, le capitaine ne veut pas avancer de chiffre. Mais ce qui est certain, c’est que toute la compagnie sera mobilisée (75gendarmes), l’escadron (100 personnes) et la brigade de recherches, dont les éléments sont en civil. Au niveau de la police, le groupement mobile d’intervention viendra en appoint. Côté infrastructures, la route principale qui mène du carrefour jusqu’à la station, sera livrée au plus tard le 9 février, selon Babacar Sy, directeur technique de la SAPCO et par ailleurs président de la commission. Pour le curage des cinq stations de Saly et de 1300 mètres de canalisation, la SAPCO a utilisé quatre pompes. La Sonatel a déjà installé des bornes satellites à Saly pour une bonne couverture du réseau. Le débit ADSL (internet) dans les hôtels ciblés va être augmenté. Concernant la Senelec, les responsables ont renforcé le réseau électrique pour mettre Saly hors délestage. Pour l’accueil, la mobilisation et l’animation, la commission a adressé des invitations aux différentes collectivités locales. S’agissant de l’hébergement, le président de la commission, M. Sabaly, a indiqué que les hôteliers ont consenti des efforts, en procédant à des rénovations pour rendre agréable le séjour des étrangers.

Alioune Diop

 

Dakar change de circulation

Oci :Entrée en vigueur d’un nouveau plan de circulation depuis samedi matin

 

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Un nouveau plan de circulation entre en vigueur samedi matin à Dakar, en perspective du 11-ème sommet de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI) prévu les 13 et 14 mars.

La révélation a été faite jeudi par le chargé de communication de la gendarmerie nationale, le commandant Daouda Diop, à l’issue d’une réunion tenue à la gouvernance de Dakar.

Selon Daouda Diop ce plan de circulation fera l’objet d’un arrêté vendredi pour être porté à la connaissance du public.

Le boulevard de la République et la corniche, jusqu’aux Mamelles, seront réservés uniquement aux véhicules des officiels et aux voitures dotées de macarons. Il en est de même de la route qui mène de l’aéroport à l’hôtel Méridien où se déroule la conférence.

Plusieurs voies de déviation seront prévues, a indiqué le commandant Diop. ‘’Des voies spéciales seront réservées aux populations riveraines’’ des sites concernés, a-t-il souligné.

Ce plan de circulation applicable ’’24 heures sur 24’’ et durant tout le sommet ‘’n’a pas pour objectif de contraindre les populations, mais d’assurer la sécurité de nos hôtes et celle des populations’’, a expliqué le gendarme.