26/04/2008

Le Sénégal a faim

Sénégal: des milliers de personnes marchent contre la vie chère


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 Plusieurs milliers de Sénégalais ont manifesté samedi à Dakar pour protester contre le coût élevé de la vie et le report récent des élections locales à l'appel de la principale coalition de l'opposition, le Front Siggil Senegaal ("pour un Sénégal debout" en wolof).Les manifestants, de 5.000 à 6.000, selon les organisateurs, ont marché dans le calme dans le centre de la capitale sénégalaise en scandant des slogans hostiles au président Abdoulaye Wade, tels que "Le riz est cher, va t'en! ". "Les mots d'ordre sont +contre la cherté de la vie+, +pour la publication d'un audit des comptes de l'Agence nationale de l'Organisation de la conférence islamique (Anoci)+, +pour une aide significative envers le monde rural+ et +contre le report des élections locales+", a déclaré Barthélémy Dias, responsable de la jeunesse socialiste (PS, opposition). De nombreux manifestants, dont certains vêtus de T-shirts portant l'inscrition "On a faim ça suffit! ", ont brandi des sacs de riz vides et des casseroles avant de se disperser dans le calme vers 17H30 locales et GMT sous le contrôle d'un léger dispositif policier. (GFR)

 

24/04/2008

Cambriolage dans une auberge de Saly

SALY CARREFOUR Des touristes français victimes de cambriolage dans une auberge

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Onze touristes français arrivés au Sénégal il y a quelques jours, ont été victimes d’un cambriolage dans une auberge à Saly. Toutes leurs affaires comprenant des appareils numériques, photographiques, des téléphones portables, des cartes de crédit et des chéquiers ont été emportés.

L’accalmie n’a duré que le temps d’une rose car voilà que les cambriolages ont repris à Saly Niakh-Niakhal. Dans une auberge sise dans ladite localite, des cambrioleurs ont visité la maison d’un ressortissant français qui lui sert aussi d’auberge et volé plusieurs appareils au moment où tout le monde était dans les bras de Morphée. Pour accéder à l’intérieur, les voleurs ont défoncé la porte d’entrée du salon. Les faits se sont déroulés dans la nuit du vendredi au samedi dernier. C’est aux environs de 6h du matin qu’une touriste a constaté le vol à son réveil et a sonné l’alerte. Un tour à l’extérieur de l’auberge a permis aux résidents de trouver divers effets comprenant des vêtements abandonnés. Le gardien, bizarrement, n’a rien entendu. Et les voleurs sont repartis comme ils étaient venus en ne laissant aucun indice qui pourrait permettre de débuter l’enquête. S’agit-il du cambrioleur aux pieds nus qui perturbe le sommeil des gardiens ? Car l’homme s’était toujours signalé à Saly Niakh-Niakhal en cambriolant plusieurs maisons où résident des touristes. La dernière fois à Niakh- Niakhal, où il tentait de cambrioler des touristes, il a été vite maîtrisé par le gardien qui l’avait surpris dans le salon. Après un corps à corps, le voleur est arrivé à se sauver après avoir sectionné le doigt du gardien. Et c’était l’unique fois où il devait être appréhendé. Très audacieux, il use souvent d’échelle pour commettre son forfait, selon des gardiens qui n’arrivent plus à trouver le sommeil. Ou est-ce une nouvelle bande qui s’est constituée et qui a pris le relais de celle démantelée par la police de Mbour ? Ce qui est certain, c’est que le voleur connaissait bien les lieux et savait que des touristes y résidaient. D’après une source émanant de l’enquête, les touristes ont été repérés et suivis jusqu'à leur résidence depuis la plage ou au restaurant. Et cette source de lancer un appel aux touristes à plus de vigilance dans leurs fréquentations. Chez les victimes, c’est la désolation surtout chez celles qui ont foulé pour la première fois le territoire sénégalais. Pour le moment, l’enquête se poursuit et osons croire que dans les jours qui viennent, les malfrats seront mis hors d’état de nuire.

Alioune Diop

Fait divers à Saly

SALY Une Suissesse dévalisée par son amant sénégalais

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En état d’ébriété, Babacar Mboup a pénétré dans le domicile de sa copine d’origine suisse par le mur. Et, pour accéder dans la chambre, il a cassé les vitres pour ensuite s’emparer du matériel comprenant un poste radio, un décodeur et des baffles. Pris de remords, il est revenu dans la maison pour restituer le matériel. N’empêche, sa copine a appelé les pandores qui l’ont arrêté et déféré au parquet de Mbour.

C’est par un coup de fil de la Suissesse que les pandores sont arrivés sur les lieux et trouvent Babacar Mboup complètement givré. Déjà, des traces fraîches de la casse étaient visibles sur le portail de la maison. Selon la Suissesse, depuis 2007, ils vivaient ensemble, mais son copain s’adonnait immodérément à l’alcool et à chaque fois qu’il était ivre, il lui causait des difficultés. Elle avait alors donné des instructions à son gardien de ne plus le laisser entrer dans le domicile. Mais l’amant a escaladé le mur, et après avoir défoncé la porte de la chambre, il s’est retrouvé à l’intérieur pour procéder à des fouilles et emporter le matériel qu’il a mis dans un sac. Au bout de quelques minutes, il est revenu et la dame a appelé les gendarmes pour l’arrêter. La dame, du nom de Josette M-B., âgée de 60 ans, n’est pas prête à pardonner à son amant puisqu’elle a porté plainte pour violation de domicile et destruction de biens appartenant à autrui. Interpellé sur ses agissements, Babacar Mboup a déclaré être l’amant de la dame depuis six mois. Le12 avril dernier, a-t-il raconté, il s’est rendu à son domicile pour l’inviter à une soirée dansante organisée à Saly et elle a répondu par la négative. Lorsqu’il a voulu sortir, il a constaté que son amante qui ne voulait pas qu’il sorte avait fermé la porte. Et c’est ainsi qu’il a cassé les vitres pour sortir. En partant, il a emporté le matériel. En cours de route, il a été pris de remords et il est retourné sur ses pas. Il demande la clémence de la justice car il était sous l’emprise de l’alcool. D’après les gendarmes, Babacar Mboup est connu dans leurs fichiers pour avoir été à deux reprises déféré au parquet pour ivresse publique manifeste et vagabondage. Né en 1977 à Dakar, il a été déféré au parquet de Mbour.

Alioune Diop

19/04/2008

PLan agricole au Sénégal

Vaste plan agricole pour faire face au déficit alimentaire au Sénégal

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Le gouvernement du Sénégal a lancé ce vendredi, un vaste programme agricole dénommé "Grande offensive agricole pour la nourriture en abondance dès la prochaine saison hivernale".

 

"Le Sénégal a décidé de relever le défi en produisant en abondance 2 millions de tonnes de maïs, 3 millions de tonnes de manioc, 2 millions de tonnes de mil et sorgho, 500 mille tonnes de riz, 500 mille tonnes de viande et 300 millions de litres de lait dès la prochaine saison pluvieuse et pendant la contre-saison", a déclaré le président Abdoulaye Wade, au cours d’un conseil présidentiel tenu en début de soirée.

 

Selon le chef de l’Etat sénégalais, le gouvernement a pris toutes les dispositions nécessaires pour fournir tous les équipements nécessaires à la réalisation de ce plan.

 

"J’ai donné l’ordre d’acheter deux avions qui doivent ensemencer les nuages dans le cadre des pluies artificielles", a précisé le président sénégalais devant les représentants du gouvernement et de l’administration territoriale, invitant au passage les ministres, les députés, les hauts fonctionnaires à cultiver chacun 20 hectares dès la prochaine saison des pluies.

 

S’adressant directement à ces derniers, le chef de l’Etat sénégalais a insisté que chacun dans sa localité veille à ce que le plan soit exécuté dans son intégralité et conformément aux instructions données.

 

"Je souhaite en passant sur les routes du pays, ne pas voir des terres non défrichées", a lancé le président Wade.

16/04/2008

2.000.000 de touristes en 2015

Le Sénégal table sur les 2 millions de touristes en 2015

Accueillir 1,5 million touristes en 2012 et 2 millions en 2015

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c’est entre autres objectifs que s’est fixé le Sénégal. Ces ambitions placées dans le secteur du tourisme ont été dévoilées par Mme Aminata Lô Dieng, ministre des Sénégalais de l’Extérieur et du Tourisme.

Saly-Portudal à la suite d’une tournée de quarante-huit (48) heures dans la Petite-côte. Le tourisme génère 5 % des recettes fiscales. Le Sénégal, dans sa stratégie de croissance accélérée, considère le tourisme comme un support de base pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (Omd). C’est ainsi que Mme Aminata Lô Dieng, ministre des Sénégalais de l’Extérieur et du Tourisme, en tournée 48 heures à Mbour a décliné les ambitions du Sénégal pour ce secteur. Au cours d’une rencontre avec les acteurs et exploitants de réceptifs hôteliers, Madame la Ministre, a indiqué que notre pays se fixe pour objectifs d’accueillir un million cinq cent mille touristes (1,5 millions) en 2012 et deux (2) millions en 2015. Pour cela, plusieurs recommandations ont été faites.

 

Il s’agit entre autres de la prise en compte de la structuration de l’offre touristique et l’accroissement de la capacité d’hébergement du secteur touristique sénégalais. Cela passe, pour elle, par la revalorisation de sites existants et l’aménagement de nouveaux sites.

 

A l’en croire, le classement des réceptifs pour la saison touristique est un impératif. Ce qui va permettre d’afficher les étoiles correspondantes à chaque réceptif. Pour elle, la valorisation du patrimoine culturel et la prise en compte d’événements dans l’agenda culturel sont des supports de la diversification du produit touristique et de la destination Sénégal.

 

Elle a donné une grande considération à l’artisanat d’art appelé à jouer un rôle important dans l’activité touristique. Sur la question liée à la problématique de la compétitivité, elle a insisté sur la promotion de la destination Sénégal. Selon elle, la politique de marketing est à définir et à exécuter en direction des marchés émetteurs.

 

En tout cas, Boubacar Sabaly, président du syndicat d’initiative de la région de Thiès veut qu’elle soit plus “agressive“. Malgré les efforts louables de la gendarmerie nationale, la police touristique va s’installer de manière progressive en vue de rendre plus agréable l’environnement du tourisme. Un programme d’information d’éducation et de communication auprès des populations en vue d’asseoir des types de comportements.

 

Concernant la nouvelle politique touristique, ce sont les populations locales, principales cibles, qui devraient en profiter.

 

En plus, le tourisme est une activité transversale qui attire d’autres secteurs comme l’artisanat d’art.

 

Il nécessite une implication accrue de nationaux. Sur la question de l’investissement touristique, c’est la mobilisation d’importantes ressources financières qui est engagée avec une campagne de promotion basée sur les potentialités du pays.

 

Tout ceci vise à attirer les investisseurs et développer le partenariat public. Sur la question de la qualité, il s’agit de parfaire le système pour être concurrentiel avec comme appui un environnement sain.

 

Pour le ministre du tourisme, le choix du consommateur fait appel à un assainissement du secteur « un tourisme sain, dans un environnement sain ».

 

De son point de vue, cela participe à cette volonté de mettre en place à Saly (Mbour) une école de formation pour répondre aux normes internationales. Mme Lô a en outre insisté sur la sécurité de l’alimentation dans les réceptifs hôteliers et la tenue de visites permanentes des services de la protection civile pour corriger tout manquement constaté. Tout en appelant à faire bénéficier les Sénégalais des offres à travers le salon de tourisme en vue d’une vulgarisation de produits touristiques.

 

Elle a également émis le souhait de voir l’effectivité de l’évaluation des assises de 2002 sur le tourisme.

 

A l’endroit du Gouverneur de Thiès, elle a évoqué la démarche consistant à identifier des terrains à usage agricole pour les Sénégalais de l’extérieur dans le cadre du programme Reva.

 

En ce qui concerne le volet habitat, elle a réitéré le même appel en vue de leur trouver une zone à usage d’habitation pour qu’ils puissent disposer d’un toit. Il faut signaler que Boubacar Sabaly, le président du syndicat d’initiative du tourisme de la région de Thiès est revenu sur quelques faits importants qui entravent le développement du tourisme.

 

Selon lui, iI s’agit de la “lourde fiscalité de 18% de Tva qui constitue un handicaps jugés majeurs au même moment où d’autres pays proposent 7%“. Mais aussi “les taxes aéroportuaires élevées et la programmation de vols charters à partir de certaines heures de la journée suivant un calendrier et des horaires“. Il n’a pas aussi manqué de soulever “l’absence ou l’inertie de banques d’investissements versées dans le secteur du tourisme et pouvant faciliter l’accès de crédits aux nationaux“.

 

Il a en outre présenté l’ambitieux programme de réhabilitation et d’exploitation des sites, monuments et activités traditionnelles au niveau de la région de Thiès comme la poterie, la manufacture des arts, le musée. Le président du syndicat d’initiative, s’est également réjoui du degré d’organisation constaté à Joal-Fadiouth des marchands, piroguiers et guides qui parlent le même langage dans le souci de mieux profiter des retombées du tourisme.

 

Saly bouge !

Saly-Portudal : de la revalorisation à l’aménagement de nouveaux sites

aerienne

 

Les ambitions placées dans le secteur du tourisme ont été dévoilées mardi dernier à Saly-Portudal par Madame le ministre des sénégalais de l’extérieur et du tourisme à la suite d’une tournée de quarante huit heures dans la petite côte. Elle rappelle les 5 % de recettes fiscales que le tourisme génère. A l’en croire le Sénégal se fixe l’objectif d’un million cinq cent mille touristes en 2012 et 2 millions en 2015.

 

Dans la stratégie de croissance accélérée du Sénégal, le tourisme est perçu comme un support de base pour atteindre les objectifs du millénium pour le développement. L’ensemble des acteurs du tourisme qui ont assisté à la rencontre, ont égrené un chapelet de constats et de doléances pour demander une meilleure exploitation du secteur. Plusieurs recommandations ont été faites. Il s’agit, parmi tant d’autres, de prendre en compte la structuration de l’offre touristique. En ce sens, l’attente est d’accroître la capacité d’hébergement du secteur touristique sénégalais. Ceci passe par la revalorisation de sites existants et l’aménagement de nouveaux sites. Le classement des réceptifs pour la saison touristique est un impératif pour madame le ministre. Ceci va permettre d’afficher les étoiles correspondantes à chaque réceptif. La valorisation du patrimoine culturel et la prise en compte d’événements dans l’agenda culturel sont pour elle des supports de la diversification du produit touristique et de la destination. Elle a donné une grande considération à l’artisanat d’art appelé à jouer un rôle important dans l’activité touristique. Sur la question liée à la problématique la compétitivité, elle a insisté sur la promotion de la destination. Là la politique de marketing est pour elle à définir et à exécuter en direction des marchés émetteurs à l’image de la volonté M. Boubacar, le président du syndicat d’initiatives de la région de Thiès qui la veut plus agressive. Malgré les efforts louables de la gendarmerie nationale selon elle, la police touristique va s’installer de manière progressive en vue de rendre plus agréable l’environnement du tourisme. Un programme d’information, d’éducation et de communication sera défini, selon elle, à l’endroit des populations pour asseoir des types de comportements. Concernant la nouvelle politique touristique, ce sont les populations locales les principales cibles devant en profiter. Cette dynamique donne le ratio de 80 % des travailleurs qui sont des sénégalais. En plus, le tourisme est une activité transversale qui en tire d’autres comme l’artisanat d’art. Il nécessite une implication accrue de nationaux. Sur la question de l’investissement touristique, c’est la mobilisation d’importantes ressources financières qui est engagée avec une campagne de promotion basée sur les potentialités du pays. Tout ceci vise à attirer les investisseurs et développer le partenariat public.Cela rejoint la volonté de mettre en place à Saly (Mbour) une école de formation pour répondre aux normes internationales. Elle a, en outre, insisté sur la sécurité de l’alimentation dans les réceptifs hôteliers. Elle a appelé à faire bénéficier les sénégalais des offres à travers les salons de tourisme pour une vulgarisation de produits touristiques. Sa volonté est de voir l’effectivité de l’évaluation des assises de 2002 sur le tourisme. Il s’agit de quelques handicaps jugés majeurs comme la lourde fiscalité de 18% de Tva alors que d’autres pays proposent 7%, les taxes aéroportuaires élevées et la programmation de vols charters à partir de certaines heures de la journée et suivant un calendrier, voir un timing. Il n’a pas manqué de soulever l’absence ou l’inertie de banque d’investissement versée dans le secteur du tourisme pouvant faciliter l’accès aux crédits aux nationaux.

 

Samba Niébé BA

14/04/2008

Danger du climat de demain

CHANGEMENTS CLIMATIQUES AU SENEGAL : Un combat pour la vie sur terre    arbre-en-feu-500
Le réchauffement de la terre, le dérèglement des hivernages et les inondations constituent des phénomènes naturels dont les conséquences dans la production agricole, la vie biologique et végétale dans les forêts, contribuent dangereusement à la dégradation de la vie sur toute la planète. Loin d’être une quelconque malédiction qui tomberait du ciel, les changements climatiques ne sont que le résultat des actions abusives de l’homme sur l’environnement. Ceci à travers la forte pollution des grandes entreprises et l’émission des gaz à effets de serre. Or, le monde étant un et indivisible, la bataille autour des changements climatiques est un combat qui concerne l’humanité tout entière. Ce qui justifie la tenue, mercredi dernier à Thiès, d’un atelier de restitution et de partage sur les changements climatiques, initié par le Réseau africain pour le développement intégré (Radi) en partenariat avec Christian Aid. Une rencontre au sortir de laquelle un projet de plaidoyer sur les changements climatiques au Sénégal a été ficelé. Suite à une série de fora organisés dans les zones agro-écologiques de Mékhé, Passy et Podor avec les acteurs de développement à la base (paysans producteurs, éleveurs, pêcheurs, organisations de femmes et de jeunes) en présence des autorités locales, administratives et des services déconcentrés ; la réunion de Thiès a permis de mettre en commun ces résultats en vue d’accentuer la sensibilisation de tous les acteurs locaux pour qu’ils s’engagent dans l’élaboration d’axes d’un plan d’action national d’adaptation aux changements à finaliser par le Radi. Ainsi, ces questions environnementales qui ont jusqu’à présent mobilisé les spécialistes deviennent des sujets de discussion à intégrer dans les Plans locaux de développement, tableaux de bord de toutes les collectivités locales. Selon Dame Sall, Secrétaire général au Radi, la baisse de la production agricole et ses conséquences sur la vie des populations, exposées à une insécurité alimentaire grandissante, est aujourd’hui la situation la mieux partagée dans le monde rural. « La hausse vertigineuse du prix des céréales en est l’exemple patent », note-t-il. C’est pourquoi, il estime que les populations doivent comprendre les impacts de leurs agressions sur l’environnement et leurs corollaires sur les changements climatiques. Alors, rechercher des semences à court cycle végétatif, améliorer le système d’exhaure par des techniques économiques comme le goutte-à-goutte, disposer d’engrais adaptés sont devenus, entre autres, des impératifs pour une agriculture rentable et durable. « Pour y arriver, il faut une prise de conscience effective du danger encouru dans les changements climatiques qui nous conduisent inéluctablement vers la fin de la vie sur terre », affirme Dame Sall. Car, si la sécheresse sévit sur une partie de la planète, la terre se réchauffe au point que le couvert végétal en pâtit et l’eau des océans envahit le reste du globe, toute vie y cessera. Toutefois, il est encore possible d’éviter ce chaos ou cette apocalypse. A l’image de ce qui s’est passé avec la lutte contre les Ape, il faut amener les acteurs à concevoir un programme national de plaidoyer à même d’influencer dans le moyen et long terme des changements de comportement des sociétés qui émettent des gaz à effets de serre. « Ainsi, à l’échelle internationale, le respect des accords de Kyoto, qui réglementent les questions liées aux changements climatiques, devrait mobiliser l’ensemble des partenaires et des pays soucieux de l’éthique et de la morale dans l’exploitation des ressources naturelles », conclut-il. Une pierre jetée dans le jardin des Etats industrialisés pollueurs qui refusent encore de signer ces accords de Kyoto et qui exposent notre planète à une extinction programmée. Mbaye BA

Label Made in Sénégal

« Pour promouvoir une origine, il faut avoir une offre de qualité… »

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Le label Made in Senegal est lancé dans le rigoureux combat du marché international. Pour espérer y prospérer, les exportations sénégalaises, en plus des normes de qualité qui leur sont exigées pour espérer entrer les marchés porteurs, ils sont appelés à assurer une offre.

Les exportations Sénégalaises ont connu des difficultés d’hier à aujourd’hui. C’est le constat fait par le directeur général de l’Agence sénégalaise de promotion des exportations qui pense que pour promouvoir une origine en matière commerciale, il faut avoir une offre de qualité et en quantité suffisante. Ce qui, d’après Maïmouna Savané, permettra de se positionner de manière compétitive sur le marché de commercialisation. Interpellé, en marge du lancement du service Affaires Mobiles au Sénégal, sur l’état des lieux des exportations sénégalais, le directeur de l’Asepex avance que, aujourd’hui, la bonne nouvelle, c’est que le potentiel d’exportation est bien existant. « Jour après jour, l’amélioration de la base productive qui génère d’exportation est en train de se faire.

 

On voit un dynamisme accru notamment dans le secteur de la transformation des produits de la mer, dans le secteur de la transformation des produits agricoles et horticoles en particuliers pour en faire ce qu’on appelle les produits d’épiceries qui sont facilement exportables et peuvent entrer plus facilement sur les marchés internationaux au regard des contraintes sanitaires et phytosanitaires exigées par les marchés ». Le gouvernement, dans la Stratégie de croissance accélérée (Sca), intègre l’agriculture et l’agro-industrie comme une grappe de convergence.

 

Maïmouna Savané de rappeler le pays a connu un boom des exportations horticoles qui, aujourd’hui, avoisine plus 16 mille voire 20 mille tonnes. Comparé aux années antérieures, le directeur général de l’Asepex constate qu’il y’a des produits émergents et une base de diversification. Elle pense ainsi qu’il est du devoir de l’agence qu’elle dirige de faire un focus particulier sur ce secteur vu le nombre d’acteurs qu’il mobilise. Le président de l’Onapes, Cheikh N Gane, affirme les exportations en fruits et légumes sénégalaises se font de septembre à septembre.

 

Et de rappeler que le pays qui est premier fournisseur de tomate cerise de l’Union européenne, occupe une place confortable dans la compétition de la mangue et autres produits horticole. Il a ainsi fait part de l’ambition des exportateurs sénégalais d’intégrer le marché américain à travers l’initiative Agoa.

 

Face aux exigences du marché international, le directeur général de l’Asepex, Maïmouna Savané s’est appesantie sur le commerce des services qui, selon elle, « est assez mal comptabilisés ». Selon elle, son agence s’efforcera dans son agenda de travail à donner plus de visibilité à l’exportation de service origine Sénégal.

Bakary DABO | SUD QUOTIDIEN

09/04/2008

Charbon vert

Le Sénégal se met au charbon vert

 

Au Sénégal, un charbon "vert", a été obtenu grâce à des

résidus agricoles. Et participe directement au développement durable des populations.

  

Région de Saint-Louis au Sénégal. L’ONG de solidarité Pro-natura International (PNI) vient d’installer la toute première machine à charbon vert au monde. Un procédé aux multiples vertus : le combustible est 50 % moins cher, il limite la déforestation et réduit même les intoxications liées à la combustion du charbon classique.

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30 000 hectares de forêt en moins chaque année au SénégalIl s’agit aujourd’hui de la seule technologie capable de transformer les résidus agricoles inusités en briquettes de charbon. Utilisé à la place du charbon de bois classique, il permet de s’affranchir des contraintes de rareté de bois engendrées par une déforestation croissante, conséquence, elle, d’une gestion non durable des ressources. Rien qu’au Sénégal, ce sont 30 000 hectares de couvert forestier qui disparaissent chaque année du seul fait de la production de charbon de bois. Et pourtant, deux milliards de personnes dépendent de ce combustible facile d’utilisation et encore à la portée des budgets des familles, bien qu’elles y consacrent près d’un tiers de leurs revenus.Pyro-6F, le droïde de Pro-Natura Après 14 ans de recherches, six générations de prototypes et 400 000 € d’investissement, PNI industrialise enfin sa première machine à charbon vert, appelée Pyro-6F. Par carbonisation à l’étouffée des déchets végétaux habituellement incinérés (résidus agricoles ou biomasse renouvelable comme le Typha au Sénégal), Pyro-6F fabrique des briquettes de charbon vert. Et comme à chaque pays, sa végétation, la technique fonctionne avec n’importe quel résidu agricole (pailles de roseaux, de blé, de riz, tiges de coton, de mil, cannes de maïs, bambous, etc.). Avec une tonne de charbon vert produit par jour, ce sont aujourd’hui 400 familles qui bénéficient chaque jour d’un charbon de 50% moins cher et non-toxique.A terme, Pyro-6F devrait fabriquer trois tonnes par jour pour une économie de 5 000 tonnes de dioxyde de carbone par an. Trente personnes ont pu, grâce à la filière, bénéficier d’un emploi à temps plein ou à temps partiel dans l’approvisionnement en biomasse, l’entretien de la machine, etc. C’est qu’on appelle « l’effet boule de neige » ou ce que Guy F. Reinaud appelle plus précisément le développement participatif. Il existe généralement dans les pays du Sud un rapport entre pauvreté et dégradation de l’environnement. Un "cercle vicieux" que PNI tentent de rendre vertueux par la solution économique et technologique. Depuis 1992, cette ONG d’abord brésilienne puis internationale, a fait de ce « cercle » son cheval de bataille. Elle place ses actions de développement à la croisée de la protection de la biodiversité, de la lutte contre la pauvreté et de celle contre les changements climatiques. 

Hissène Habré, enfin jugé?

Hissène Habré sera jugé à Dakar

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L’Assemblée nationale du Sénégal a modifié mardi l’article 9 de la Constitution, en introduisant de manière « exceptionnelle » la rétroactivité pour des faits tels que les crimes contre l’humanité pour lesquels  l’ancien président tchadien Hissène Habré est poursuivi. Il est réfugié au Sénégal depuis qu’il a été écarté du pouvoir, en 1990, par l’actuel président Idriss Déby Itno. L'ancien chef d’Etat tchadien pourrait ainsi répondre de ses actes face à la justice sénégalaise. Hissène Habré, arrêté par les autorités de Dakar en 2005 à la suite d’une demande d’extradition formulée par la Belgique, est accusé de milliers de meurtres politiques et de violations des droits de l’homme par les familles des victimes et par des organisations de défense des droits de l’homme.  
Les débats qui ont duré quatre heures à l’Assemblée nationale sénégalaise furent vifs et houleux mais les députés sénégalais ont fini par faire sauter le dernier verrou juridique permettant au Sénégal de juger l'ancien président tchadien Hissène Habré. Ils ont modifié la Constitution et introduit une dérogation au principe de non rétroactivité de la loi pour les faits de génocide, les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre, dont est accusé Hissène Habré. En 2006, le Sénégal s'était engagé, à la demande de l'Union africaine, à juger l'ancien dictateur tchadien jugé responsable de plusieurs milliers de morts durant ses huit années de présidence, entre 1982 et 1990. IFaut-il ou non juger Habré ? C'est une question qui continue de diviser la majorité au Sénégal, alors que le président Wade s'est pourtant engagé à le faire auprès de l'Union africaine en juillet 2006. Lundi, à l'Assemblée nationale, les députés du Parti démocratique sénégalais, PDS (majorité présidentielle), se sont affrontés sur la question. Il faut dire que, parmi eux, il y a l'avocat d'Hissène Habré, El Hadji Diouf, et que le ministre de la Justice, maître Madické Niang, fut il y a quelques années, lui aussi, défenseur de l’ancien chef d’Etat tchadien. Il y a deux mois, la commission des lois de l'Assemblée avait refusé de suivre le gouvernement et de modifier la Constitution. Mais lundi les députés ont changé d'avis et ont adopté le texte proposé par le gouvernement. Le nombre de voix pour et contre ainsi que les abstentions n’ont pas été communiqués.La loi fondamentale est donc désormais en conformité avec le code pénal sénégalais qui vient lui aussi d'être modifié. Le crime de génocide, le crime contre l'humanité et le crime de guerre sont maintenant passible des tribunaux au Sénégal. Sur le plan juridique, plus rien ne s'oppose donc à la nomination d'un juge d'instruction et à la préparation éventuelle d'un procès d'Hissène Habré. L'Etat sénégalais est actuellement en discussion avec l'Union européenne, pour l'assistance financière et technique. Le Sénégal réclame 28 millions d'euros pour organiser l'instruction et le procès. Les Européens trouvent la somme un peu excessive. Pendant que les discussions se poursuivent, les associations de victimes et les défenseurs des droits de l'homme commencent à trouver le temps long. Hissène Habré a été mis en examen au Sénégal pour la première fois au mois de janvier 2000.
RFI 

08/04/2008

150 milliards de pertes

L’Etat du Sénégal perd 150 milliards de F CFA de recettes fiscales et douanières pour atténuer la hausse des prix 

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  Les pertes de recettes fiscales et douanières du Sénégal, consécutives aux mesures prises par le gouvernement pour atténuer la hausse des prix des produits de première nécessité, ont été évaluées à 150 milliards de franc CFA pour la période allant de juillet 2007 à mars 2008, a appris APA de source officielle à Dakar. Selon un document du ministère du Commerce, ces pertes des recettes fiscales, qui égalent la facture des importations de riz (156 milliards de francs CFA par an), s’expliquent par la suppression de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 15 pour cent et du droit de porte (douane) de 10 pour cent sur le lait et de 5% droit de douane sur le riz. Le Sénégal importe 600 000 tonnes de riz par an et les pertes de recettes douanières sur cette filière ont été estimées à 8,6 milliards de francs CFA de juillet à décembre 2007, précise le document. La mesure sur le riz a permis d’obtenir des baisses de prix de l’ordre de 3 à 5% sur les deux variétés préférées des Sénégalais. Cependant, entre décembre 2007 et février 2008, les cours mondiaux du riz ont poursuivi leur tendance à la hausse de 29% à 37% en trois mois. La répercussion sur le plan intérieur a été limitée par une révision à la baisse des marges et du poste coût des frais intérieurs, indique le texte. Par ailleurs, l’évolution du cours mondial du lait en poudre (hausse de 105% entre novembre 2006 à août 2007, en passant de 1800 à 3700 euros la tonne, puis à 4000 euros en septembre 2007), a conduit le gouvernement du Sénégal à suspendre les droits de douane (5%) et la TVA (18%). Le coût évalué de cette mesure, qui a permis de baisser les prix de 1 à 3%, se chiffre à 10,6 milliards de francs CFA sur la période juillet-décembre 2007. Quant au cours mondial du blé, autre produit de première nécessité, il est passé de 125 -145 euros la tonne au début du deuxième trimestre 2006 à 215-325 euros la tonne au mois de juillet 2007, soit une progression de 160%. Jusqu’en début 2008, il s’est maintenu à plus de 300 euros la tonne. Face à cette situation, l’Etat a décidé l’exonération de reversement de TVA au deuxième semestre 2006, la suspension du droit de douane sur le blé évaluée à 1,6 milliard de francs CFA, le maintien du prix au consommateur contre une subvention prélevée sur les finances publiques, soit 4 milliards de francs CFA versés au meuniers, indique le document. Concernant l’huile, l’Etat a subventionné le prix au consommateur depuis septembre 2007 pour un montant de 2 milliards 65 millions de francs CFA, en vue de couvrir le manque à gagner du principal industriel du secteur sur la période septembre 2007 à fin juin 2008. Les prix de l’huile ont enregistré une hausse cumulée de 42,32% entre juin 2006 et septembre 2007. Le pic a été atteint en mars 2008 avec une pointe de 619 000 francs CFA la tonne en prix CAF en mars contre 329 000 francs CFA la tonne en 2006, soit une variation de 88,14%. Le gouvernement indique que cette augmentation n’a pas été suivie d’une « répercussion mécanique » sur les prix intérieurs, la hausse intervenue le 23 octobre 2007 ayant été plafonnée à 13%, relève le document. 

GM/mn/APA

07/04/2008

Saly/Gorée en bateau

SALY GOREE

01/04/2008

Malicounda

Carte postale : Malicounda, un village séculaire multi-éthnique

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Par son nom, le village de Malicounda fait penser dans l’imaginaire populaire à un petit coin du Mali au Sénégal. Pourtant, il n’en est rien.

 

Niché entre le village de Ngandigal et la station balnéaire de Saly, Malicounda est situé à 5 km de Mbour. La densité de la population et des activités économiques à Saly et à Mbour fait qu’il est aisé de se rendre à Malicounda. On y accède généralement par voitures. De vieilles guimbardes appelés curieusement ‘clandos’ assurent le transport des marchandises en raison de 200 francs le trajet.

En ce jeudi matin, le soleil est au zénith. L’habitacle de notre voiture laisse percer quelques rayons solaires, tout comme, de notre siège, on peut apercevoir l’asphalte. Le voyage se passe tranquillement. Au bout de dix minutes et quelques accélérations de notre chauffeur, un jeune homme aux joues creuses nous ordonne de quitter l’habitacle de la voiture. En ce moment de la journée, le village est animé par le ballet des cars ‘Ndiaga Ndiaye’ qui ramènent les populations qui étaient au Gamou annuel de Ndiassane.

 

Quand on prend la route qui traverse le village d’un bout à l’autre, ce qui frappe, c’est l’impression de modernité qui se dégage à la vue des belles maisons avec eau, électricité et même des antennes paraboliques. En tout cas, les signes extérieurs de richesses sont visibles à travers la devanture des maisons.

 

Au bout de cinq minutes de marche, sous le chaud soleil de mars, on arrive devant une belle et grande mosquée en vert et blanc. En face, sont assis sur des nattes, d’autres sur des bancs, des vieux à la retraite. Parmi eux, le chef de village depuis 2004, Samba Sow. Mais c’est le plus âgé du groupe, Babacar Cissokho, 77 ans bien sonnés, qui se décide à nous raconter Malicounda. Un village qui serait fondé aux environs de 1901 par Samba Bâ et Karfa Traoré. Ils venaient alors du Mali, à l’époque de la colonisation, pour cultiver l’arachide. A cette époque, les terres de Malicounda étaient fertiles. Ce qui a attiré des hordes de travailleurs saisonniers, venus pour la plupart du Mali et de l’actuel Burkina Fasso qu’on appelait les ‘Firdous’. Ils rentraient chez eux après la vente des récoltes. Mais, selon toujours le vieux Cissokho, il est arrivé des années où la récolte n’a pas été bonne et les populations ont décidé de rester. D’année en année, ils ont commencé à se sédentariser. Puis, ils seront rejoints par d’autres parents ou ceux qui étaient déjà installés dans d’autres localités du Sénégal comme, par exemple, Tattaguine.

 

Toutefois, à l’arrivée de ces ressortissants maliens dont les descendants deviendront des Sénégalais à part entière, puisqu’ils sont nés à Malicounda et ne connaissent pas leur pays d’origine, ils ont trouvé sur place des autochtones. Ceux-ci sont des Sérères, des Wolofs et des Toucouleurs. C’est pourquoi il y a trois Malicounda : Malicounda Bambara, Malicounda Sérère et Malicounda Wolof. Pour autant, les populations de ces trois villages de Malicounda constituent un parfait melting-pot grâce aux mariages interethniques qui y sont légion.

 

Sur l’origine du nom qui renvoie dans l’imaginaire populaire à ‘un petit coin du Mali au Sénégal’, le vieux Cissokho nous a renvoyé auprès du doyen d’âge de la communauté, Songué Dieng, chef de village de Malicounda Sérère et âgé de plus de 80 ans. Selon lui, le nom Malicounda est d’origine sérère. Ainsi, Malicounda vient du sérère Mal qui signifie ‘herbes sauvages, spontanées’ et de Koundal, un lieu habité par les djinns. Songué Dieng raconte : ‘Lorsque les colons sont venus demander le nom du village, les populations autochtones leur ont répondu ‘Mal -Kounda’. Mais une erreur de transcription a fait écrire aux Blancs ‘Malicounda’. Et depuis lors, le nom est resté.’

 

Malicounda ne vit plus de la culture de l’arachide depuis belle lurette. Pour cause, les hivernages ne sont plus productifs comme avant. Les semences manquent. Tout comme les pluies. Bien plus, les jeunes ont abandonné la culture de la terre au profit d’un travail salarié dans les hôtels de Saly ou à Dakar. D’autres rêvent d’émigrer comme leurs aînés pour revenir construire de belles maisons, comme il y en a plusieurs dans ce village séculaire et multi-ethnique. En attendant, Malicounda continue sa croissance. Les champs ont cédé la place à des terrains lotis d’où sortent de terre des bâtiments en dur. Demain, Malicounda aura entièrement changé de visage…

 

M. SARR

Miss Sénégal

La Casamance choisie pour lancer Miss Sénégal 2008

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Le comité national d’organisation de Miss Sénégal édition 2008 a, dans l’optique revaloriser les potentialités de la Casamance, jeté son dévolu sur la région sud pour abriter les cérémonies de lancement et de remise en jeu du titre détenu depuis l’année dernière par Aminata Diallo ’’Ma jolie’’.

   

Dans un communiqué remis vendredi à l’APS, les organisateurs du concours expliquent que ce choix relève d’un accord passé avec les responsables du tourisme national qui entendent profiter de l’occasion pour ’’vendre’’ davantage la région sud.

 

Ainsi, dès le mois d’avril et jusqu’en fin juillet prochain, la caravane du comité d’organisation de miss Sénégal compte sillonner la région afin de mieux rendre visibles les potentialités de la Casamance et les faire apprécier des Sénégalais.

 

Cette randonnée se fera en compagnie de partenaires espagnols, avec la participation de la presse française spécialisée dans le tourisme et l’hôtellerie et la presse nationale, associées à l’événement.

 

Pour participer au concours, il faut être de nationalité sénégalaise et avoir au plus 25 ans.

 

S’agissant des innovations de cette année, le comité d’organisation de Miss Sénégal retient la date du 31 décembre 2008 pour l’organisation de la première édition de l’élection Miss continentale, dédiée à feue Katoucha Niane.

 

Une lettre sera adressée à cet effet à son père afin qu’il donne son accord, précise le texte qui renseigne pour la participation à l’élection de Miss continentale dix pays africains ont déjà donné leur accord.

 

Aminata Diallo ’’Ma Jolie’’, 20 ans pour 1m 75, avait remporté le titre de Miss Sénégal en août 2007 et avait déclaré qu’elle consacrerait son mandat à la lutte contre le paludisme les mortalités maternelle et infantile.

 

Elle avait, en novembre dernier à Abidjan, été sacrée Miss CEDEAO, dédiant ainsi sa victoire à toute la communauté sénégalaise de la Côte d’Ivoire.

 

APS