31/05/2008

Le silence de Wade

Difficultés économiques et sociales au Sénégal:

L'insoutenable silence de Wade

 wade

Il se passe quelque chose au Sénégal. Quoi précisément ? Il est absolument difficile de répondre à une interrogation interpellant toute une nation désormais en attente. Le maître du jeu lui-même, semble inscrire ses faits et gestes pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir en mars 2000, dans une perspective attentiste. Il s’attend à une suite à ses nombreuses initiatives. On peut énumérer quelques exemples sur la longue liste d’actes isolés que rien ne lie pour le moment.

 

A ce titre, le chef de l’Etat a lancé solennellement la Grande Offensive Agricole pour le Nourriture et l’Abondance. Il entend pourtant mobiliser les fonds nécessaires estimés à plus de 300 milliards. De qui et sous quelle forme ? Personne ne sait pour le moment les termes des prochains accords entre le Sénégal et ses partenaires de développement pour financer les besoins en équipements lourds, en engrais et en investissements pour aménager et exploiter la terre. Il est permis de redouter un retour forcé à la politique d’ajustement que nous avons connu au débat des années 80. Economiquement, tout milite à un diktat des bailleurs de fonds surveillant de près les maigres budgets, les priorités et les dépenses. Tous les opérateurs économiques attendent des éclaircies financières.

  

Le Président Abdoulaye Wade veut modifier la constitution pour ramener le mandat de son successeur à la case de départ laissée par le premier président de la République, Léopold Sédar Senghor. Les citoyens sénégalais ne savent point quel est l’enjeu de cette initiative constitutionnelle d’un président en exercice qui vient d’être réélu à la tête de tête. Eux et leur président attendent de voir plus clair dans le jeu se dessinant à l’horizon d’une crise sociale, économique de plus en plus pressante. Le président et son peuple attendent également, l’issue de l’épreuve imposée par la flambée des prix des denrées de première nécessité et du renchérissement du coût de la vie dans la capitale économique et à l’intérieur du pays. Le monde rural aussi attend.

  

Il attend l’hivernage. Il attend un autre coup de main des pouvoirs publics qui ont débloqué une enveloppe de près de 10 milliards. Elle se révèle bien insuffisante pour contenir le malaise social paysan et la dégradation des conditions de vie des populations les plus déshéritées. La famine est déjà déclarée par certains acteurs politiques de l’opposition réclamant ouvertement l’aide de la communauté internationale. Ces adversaires du pouvoir libéral sont eux aussi dans l’attente. Ils ne savent plus quoi faire après les assises nationales devant démarrer au début du mois de juin prochain. Au-delà du procès de l’alternance, du Pds et du régime libéral, quoi faire et avec qui ? Ils attendent l’après assises nationales. Certains tentent à la limite d’anticiper en invitant le gouvernement aux assises pour au moins sauver la face du modèle démocratique au moment où la vague des révoltes alimentaires devient une bombe à retardement dans tout le continent noir.

  

L’attente est lisible aussi dans les rangs des organisations des travailleurs. Depuis l’ouverture de l’année scolaire, les enseignants sont en grève. Les enseignants du primaire et certaines franges du secondaire ont fini par se radicaliser à force d’attente en vain le petit geste du gouvernement en matière d’indemnité de recherche et de documentation. Les syndicats des travailleurs ont déclenché leur grève générale tant attendue. Ils ont attendu aussi longtemps le geste du patronat en faveur d’une augmentation significative des salaires rudement mis à l’épreuve de la baisse du pouvoir d’achat face à la montée des loyers, du transport et des denrées de premières nécessité. Et les chômeurs. Tout laisse croire que personne ne s’en occupe actuellement.

  

Le président, son gouvernement, les partis et les syndicats ont du pain sur la planche. Il faut sauver d’abord ceux qui ont la chance de travailler. Dans tous les cas, ceux qui ne travaillent pas, ne se font plus d’illusions. Ils attendent quelque chose non pas des acteurs de la vie politique mais des pays acceptant d’ouvrir leurs frontières aux jeunes Sénégalais et aux Africains à la recherche de solutions de survie. L’attente n’épargne guère les acteurs de la société civile. Cette dernière n’a plus de discours propre. Elle est assommée par les sorties récurrentes du chef de l’Etat. La dernière contre la FAO annonce bien d’autres contre les organisations non gouvernementales les moins avisées sur le terrain miné de la politique.

  

Cette longue attente va certainement continuer au moins quelques semaines, voire quelques mois. Autrement dit, en attendant quoi…, le Sénégal prête au moins une attention plus attentive à l’écoute de ce qui bouge ici et là au palais et dans la rue. Le réveil pourrait bien être brusque et violent. De ce côté, rien n’est plus à exclure. Le président Abdoulaye Wade est un homme politique. Il a de l’expérience. Les actes qu’il a posés au cours de ces derniers mois auront nécessairement une suite. Ce n’est point un acteur politique qui renonce facilement à ses convictions politiques surtout quant elles sont intimes. Il attend simplement le moment qu’il aura choisi pour avancer au grand jour. En face, le peuple lui sait qu’il n’a rien à perdre à attendre les décisions soit du gouvernement soit de l’opposition. Il choisira tôt ou tard de rompre son silence contenu. Et, la peur de l’attente a, souvent, sécrété des réactions imprévisibles, tant par le pouvoir que par les adversaires de ceux qui gouvernent

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Sénégal - Algérie ce samedi

SÉNÉGAL – ALGÉRIE CE SAMEDI À 19 H 30 AU STADE LÉOPOLD SÉDAR SENGHOR

 Des Fennecs comme cadeau d’anniversaire

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Les Lions de la Téranga reçoivent aujourd’hui, au stade Léopold Sédar Senghor, l’équipe nationale d’Algérie en match comptant pour les éliminatoires combinées Can/Mondial 2010. Un match qui ne pouvait pas mieux tomber dans la mesure où il intervient à une date mémorable pour tout un peuple. 31 mai, ça vous dit quelque chose ? Joyeux anniversaire, pardi !

Six ans déjà qu’un peuple écrivait la plus belle page de l’histoire de son football. Le Sénégal faisait tomber la France, redoutable numéro un mondial de la catégorie à l’époque. 31 mai 2002, 31 mai 2008, il ne reste plus grand-chose de gai de ce point de départ dont on tarde à voir encore le bout et à savourer les buts. Série de désillusions étant devenues le lot de ce peuple qui a atteint le septième ciel avant de descendre de son piédestal. Après la triste Can 2008, le réveil allait être difficile, pensait-on. Il le fut. Tardif en plus. Au point qu’il dut être reporté jusqu’à tomber, ô hasard du calendrier, sur une date presque divine au Sénégal. Qui rencontre ce soir, à 19 heures 30, une équipe algérienne, elle aussi en quête de nouveau départ. D’aucuns y verront un clin d’œil du destin, encore clément, en faveur des Lions. Mais l’enjeu sera autre que de couper un gâteau d’anniversaire. Les Lions sont dans une situation inconfortable qui ne favorise certainement pas des festivités. À moins que celles-ci ne se déroulent sur la pelouse reverdie du stade Senghor. Avec des Fennecs au menu, le Lion devenu trop chétif n’a pas d’autre choix. Prendre trois points et passer. Faire le “tong-tong” (partage) et déguster. Les Fennecs sont venus au complet avec leurs stars Belhadji, Ziani ou encore Hemdani. Le partage n’en sera que plus jouissif. Acérez vos griffes. Bon appétit. Et surtout…joyeux anniversaire !

 

Waïgo Ndiaye latéral droit, la surprise du chef

 

Après la cascade de forfaits pour cause de blessure, Pape Waïgo Ndiaye devrait être commis pour jouer au poste de latéral. Ce schéma a été testé hier et avant-hier à l’entraînement fermé des Lions. L’attaquant de la Fiorentina complétera le trio Malickou Diakhaté, Diagne Faye et Ibou Faye. Au milieu, la récupération est dévolue à la paire Bayal Sall-Malick Bâ. Babacar Guèye et Diomansy Kamara sont chargés de l’animation dans les couloirs. Le duo d’attaque est composé du couple El Hadji Diouf – Henri Camara.

 

Prostitution au Sénégal

PLAIDOYER - Prise en charge des travailleurs du sexe au Sénégal : Les Ong pour la révision des textes

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Améliorer l’environnement juridique pour mieux prendre en charge les travailleuses du sexe, communément appelées prostituées, c’est l’objectif des Ong Awa, Enda/Santé et Osiwa qui ont organisé, hier, un atelier de plaidoyer en direction des parlementaires. Selon Marième Soumaré, représentante de Awa, les textes qui régissent la prostitution sont «obsolètes», car datant de 1969. A la lecture des dispositions en vigueur, lit-on dans le document de presse, «on se rend compte que la pratique des textes fait ressortir une légalité et une tolérance surveillée, aléatoire et paradoxale». «Ce paradoxe apparaît dans le fait qu’au Sénégal, le travail du sexe est réglementé mais les travailleuses du sexe sont dans l’impossibilité d’exercer leur activité, car le cadre légal d’exercice n’existe pas.»

 

Mais, pour Hortense Nianké, représentant, de Osiwa, ce combat doit impliquer les principaux concernés. «Il faut que les groupes les plus exposés parviennent à parler de leurs problèmes. il y a des responsabilités», dit-elle. Cette question est d’autant plus préoccupante que le Sénégal est caractérisé par «une épidémie Vih de type concentré». A en croire Abdoulaye Wade, représentant du ministère de la Santé, «on a noté un taux de prévalence du Vih élevé au niveau des couches les plus vulnérables, comme les travailleuses du sexe». Même si, note-t-il, le taux de prévalence au sein de la population est resté à 2%. D’où la nécessité, pour lui, d’adapter les textes à «l’évolution actuelle».

 

En tout cas, Astou Kane Sall, présidente de la Commission Santé de l’Assemblée nationale, se dit déterminée à porter ces doléances à l’Hémicycle.

  

Daouda GBAYA

Le solaire: solution pour le Sénégal

Le solaire, une voie économiquement rentable pour le Sénégal

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Une écrasante majorité de l’énergie aujourd’hui utilisée dans le monde est d’origine fossile. Les énergies renouvelables se présentent cependant comme une alternative incontournable pour des raisons écologiques, mais aussi de plus en plus financières. Parmi celles-ci, l’énergie solaire photovoltaïque (Def) porte les plus grands espoirs. En cela, l’Afrique vit un paradoxe remarquable, car avec un ensoleillement des plus réguliers et des plus intenses au monde, elle fait face à une grande pénurie d’électricité et d’énergie en général. L’offre en énergie ne suit pas la demande, ce qui a pour première conséquence des délestages persistants, ralentissant plusieurs secteurs d’activités et nuisant au confort des populations jusque dans les foyers. La solution de choix à ce problème est souvent le groupe électrogène. Cependant, cette solution est non seulement polluante pour l’environnement, mais revient aussi relativement cher, étant soumise à l’augmentation constante du prix du pétrole.

Le soleil constitue une source inépuisable d’énergie. La technologie de transformation de l’énergie solaire en énergie électrique est au point et continue de faire ses preuves à travers le monde. Cependant, elle reste encore peu utilisée en Afrique où elle serait tout à fait adéquate et pourrait contribuer de façon très importante au développement économique. Le Sénégal par exemple reçoit plus de 3 000 heures de soleil par an (en moyenne plus de 5 kWh par jour par m2), mais a un taux d’électrification inférieur à 15 % en zone rurale et de moins de 80 % en zone urbaine. Les principales raisons de cette situation résident dans les politiques énergétiques et la solvabilité des populations. Peu de ménages peuvent en effet se permettre un investissement dans un système photovoltaïque, vu le niveau de vie moyen au Sénégal. De plus, les entreprises implantées au Sénégal dans le domaine de l’énergie solaire photovoltaïque proposent en quasi-exclusivité la vente et des services comme l’installation de panneaux solaires. L’assemblage de modules photovoltaïques reste une activité très marginale, voire inexistante, alors qu’il est incontournable pour une baisse considérable des coûts sur le marché africain.

 

L’assemblage de panneaux solaires peut se faire par des moyens assez simples pour un produit de grande qualité. Dans l’état actuel de la production industrielle, l’assemblage compte pour environ 30 % du coût dans la fabrication des modules classiques solaires à base de silicium. Il est possible de baisser ce pourcentage de façon considérable et d’éliminer tous les frais liés à l’importation des panneaux solaires prêts à l’emploi en faisant un assemblage local.

 

Le besoin de créer une ligne d’assemblage de panneaux solaires photovoltaïques au Sénégal répond par conséquent avant tout à la nécessité de mettre sur le marché des produits à plus faible coût, donc plus accessibles (on peut envisager jusqu’à 40 % de moins) et de qualité au moins égale à ceux qui sont importés à présent. Aujourd’hui, les panneaux solaires commercialisés en Afrique sont pratiquement tous importés d’Europe, d’Amérique ou d’Asie, ce qui inéluctablement se répercute sur les prix de vente. A présent, le Watt-crête de module solaire photovoltaïque est vendu en moyenne à 3 000 F Cfa sur le marché international. Il est possible, sans trop de difficultés, de baisser ce prix en dessous de la barre des 2 000 F Cfa en faisant un assemblage local des panneaux solaires et en utilisant le plus possible de produits déjà disponibles sur le marché local, tels l’aluminium et le verre (ou autre matériau transparent de même qualité), limitant ainsi les importations aux cellules photovoltaïques et au matériel d’encapsulation (pour la protection des cellules) uniquement dans un premier temps, avant d’arriver à une importation zéro.

 

Il est tout à fait faisable et rentable de monter des structures d’assemblage des panneaux solaires entièrement manuel par opposition à l’assemblage automatisé utilisé dans les pays industrialisés. Les raisons d’un tel choix sont le coût du matériel dans le cas d’une ligne automatique, son entretien et l’énergie nécessaire à son fonctionnement. Le faible coût de la main-d’œuvre et le niveau de formation requis sont aussi des facteurs encourageants pour le choix du travail d’assemblage manuel en Afrique. Tout de même, il est souhaitable d’avoir des activités de recherche et développement pour mettre au point, entre autres, des outils adaptés afin d’améliorer la productivité avec une vraie maîtrise de la chaîne de fabrication dans les pays pauvres.

 

Donc, même si le coût du Watt-crête à la fabrication est plus faible avec une ligne entièrement automatisée dans les pays industrialisés, il est plus judicieux et certainement moins coûteux de commencer avec un assemblage manuel. L’entretien et la réparation du matériel sont des difficultés particulièrement décourageantes pour l’automatisation dans les pays en voie de développement. Il revient donc aux pays africains, au Sénégal en particulier, de mettre en œuvre des politiques énergétiques favorisant de telles initiatives dans le domaine de l’énergie solaire et des énergies renouvelables en général.

 

Il est urgent de trouver une solution pour la Senelec, cette entreprise d’Etat qui fournit 2 millions de Mwh par an à ses 600 000 abonnés avec une capacité de production de 387Mw (pour 633Mw installés). La Senelec a fait un chiffre d’affaires de 157 milliards de francs Cfa, dont 130 milliards consacrés juste à des dépenses de combustibles en 2007, il faut aussi payer les salaires de ses 2 300 employés. Il est bien évident qu’il lui reste peu de ressources pour l’entretien du matériel et l’investissement, ce qui conduit au service de faible qualité qui nous connaissons tous. Soulignons que cela n’empêche pas de payer l’électricité de plus en plus cher, 91 F Cfa le kwh au Sénégal, contre en moyenne moins de 90 F Cfa en France. De plus, inévitablement, le prix de l’électricité continuera à monter tant qu’une vraie politique de rupture avec le pétrole ne sera pas adoptée.

 

L’énergie solaire est une alternative rentable pour la Senelec. En effet, même si la société nationale devait garder le monopole de la distribution d’électricité dans les zones urbaines, il est possible de connecter des panneaux solaires à son réseau. C’est une technologie maîtrisée qui est utilisée aux Usa, en France et dans beaucoup d’autres pays. Grâce à un onduleur (transforme la tension continue en tension alternative) adapté, l’électricité produite par le panneau solaire peut être directement injectée dans le réseau. Il faut donc voir ces installations de modules photovoltaïques propriétés de la Senelec (ou de particuliers) dans le sens de renforcer le réseau. Par exemple 100 Mw de modules solaires produiraient près de 300 000 Mwh par an, soit un sixième de la fourniture annuelle actuelle et demanderaient moins de 100 000 toits de maisons ou d’immeubles (en comptant 100 W par m2) pour un investissement inférieur à 250 milliards de francs Cfa si les modules sont assemblés au Sénégal. Certes, 250 milliards de francs Cfa, à étaler sur une durée adéquate, représentent une somme colossale, mais ce sera bien moins que les dépenses en carburant d’ici la fin 2011. De plus, le système solaire photovoltaïque demande peu d’entretien et certainement pas un autre carburant que le soleil pour fonctionner. La Senelec a dépensé 129 milliards de francs Cfa de combustibles en 2007, combien payera-t-elle quand le baril de pétrole sera à 200 dollars ?

 

Il est temps de faire quelque chose. Le solaire à grande échelle est une solution économiquement profitable pour les pays non producteurs de pétrole. L’autonomie en énergie doit être un véritable objectif dans le long terme avec des actions concrètes dès à présent. Le solaire permettra de stabiliser le prix de l’électricité qui est un besoin de première nécessité.

 

Dr Boucar DIOUF

30/05/2008

Amnesty international indexe le Sénégal

PROTECTION DES DROITS HUMAINS : Amnesty indexe le Sénégal sur les violences policières

 

 Amnesty_logo

En présentant son rapport 2008, Amnesty international a constaté l’échec des Etats en matière de protection des droits humains.

 

Selon Seydi Gassama, directeur de la section sénégalaise d’Amnesty international, notre pays a, au plan institutionnel, les textes les plus protecteurs en matière de défense des droits humains. Mais, dans la pratique, la réalité est différente. Le Sénégal est indexé dans le rapport 2008 pour les violences policières, en Casamance, les restrictions de la liberté d’expression et de marche. Le cas de Dominique Lopy tué à Kolda, l’année dernière, est donné en exemple. « Il est urgent pour le gouvernement de faire la lumière sur cette affaire ainsi que sur celle de Kaolack », a dit M. Gassama. Il a aussi dénoncé vigoureusement les violations des droits de l’homme perpétrées en Casamance, avec notamment l’histoire des oreilles sectionnées. Il a révélé que 735 personnes sont tuées ou mutilées par des mines. Pour la marche, M. Gassama a souligné que le droit à la manifestation étant un droit constitutionnel, il est inacceptable que la « restriction soit érigée en règle ». De même, il a estimé « anormal » que des journalistes soient intimidés pour avoir fait leur travail en informant le public sur la santé de ceux qui les dirigent. « Un homme public doit accepter que la presse parle de sa vie. Dans le cas contraire, il faut retourner à la vie privée », a indiqué le directeur de la section sénégalaise d’Amnesty international.

  M. GUEYE

Pas assez de chirurgiens

Pour 11 millions d'habitants : Le Sénégal ne compte que 150 chirurgiens

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Les malformations au premier plan des interventions au service de la chirurgie infantile du Centre universitaire hospitalier (Chu) Aristide Le Dantec. La révélation est du chef de ce service, le Professeur Mamadou Ndoye, qui s’exprimait hier, lors du point de presse de l’Association sénégalaise de chirurgie.

 

Des bébés nés avec des malformations, on en rencontre de plus en plus fréquemment dans les hôpitaux du Sénégal, en particulier au Centre universitaire hospitalier Aristide Le Dantec. En attestent les interventions chirurgicales faites au service de la chirurgie infantile de ce Chu où les malformations constituent la plus grande partie des pathologies. La révélation est du chef de service de la chirurgie pédiatrique de l’hôpital, le Professeur Mamadou Ndoye, qui s’exprimait hier, lors du point de presse de l’Association sénégalaise de chirurgie, en prélude à l’Assemblée générale des chirurgiens du Sénégal prévue samedi prochain 31 mai 2008. ‘Les malformations congénitales qui nécessitent une opération sont nombreuses’, explique le chirurgien, médecin-colonel des Forces armées qui estime que la chirurgie des malformations est le bien-fondé de la chirurgie pédiatrique. Selon le Pr Ndoye, les enfants souffrent de toutes les pathologies chirurgicales depuis la naissance jusqu’à 15 ans. Et au niveau de son service, la prise en charge des enfants se fait jusqu’à l’âge de 15 ans. ‘A la naissance déjà, il existe des malformations qui sont nombreuses et qui nécessitent dans la plupart du temps une intervention dans les 48 heures ou 72 heures qui suivent la naissance de l’enfant’.

A ces malformations qui affectent les nouveau-nés, s’ajoutent des pathologies ayant trait à l’orthopédie-traumatologie qui affectent les os des enfants. Selon le Pr Mamadou Ndoye, des interventions chirurgicales se font également en vue de corriger les organes génitaux urinaires de l’enfant. La chirurgie viscérale portant sur les abdominaux de l’enfant comme les hernies et la chirurgie plastique pour corriger les becs de lièvre sont également prises en charge au niveau de la chirurgie pédiatrique du Chu de Le Dantec. En plus, l’enfant peut contracter des brûlures qu’on soigne en décollant les doigts ou même développer une tumeur nécessitant une intervention chirurgicale.

 

Cette variété de prise en charge en chirurgie pédiatrique ne fait pas pour autant de la chirurgie en général un eldorado. En effet, le coup de ciseaux des chirurgiens à l’endroit de leur spécialité, lors de ce point de presse, témoigne des nombreuses difficultés que rencontre la pratique de la chirurgie au Sénégal. ‘La chirurgie est malade au Sénégal’, dixit le Professeur Cheikh Tidiane Touré. Selon le chef de service de la chirurgie à l’hôpital Le Dantec, il n’existe pas une vision, une feuille de route sur laquelle les spécialistes peuvent s’appuyer pour dire clairement où l’on va et qu’est-ce qu’il y a lieu de faire. A cela s’ajoute le déficit criard de spécialistes (voir encadré) dans le domaine et un plateau technique qui fait énormément défaut.

 

A l’occasion de leur Assemblée générale qui se tiendra samedi prochain, les chirurgiens promettent de réfléchir pour apporter des solutions aux maux qui gangrènent leur spécialité. ‘Nous ne voulons pas avoir une médecine à deux vitesses où les malades qui ont de l’argent se font opérer dans les plus brefs délais alors que ceux qui sont démunis attendent’, soutient le Professeur Abdourahmane Dia dit ‘Ardo’. Selon le vice-doyen de la Faculté de médecine, toutes les interventions chirurgicales qui se font en Europe, existent ici sauf quelques-unes comme la greffe du foie. ‘Les compétences sont là, seulement c’est le plateau technique qui fait parfois défaut’, regrette le chirurgien.

 

Déficit de spécialistes en chirurgie : Le Sénégal compte 150 chirurgiens pour 11 millions d’habitants

 

Le Sénégal connaît un déficit criard de spécialistes dans le domaine de la chirurgie. En effet, il compte près de 150 chirurgiens pour 11 millions d’habitants. Ce nombre insuffisant de chirurgiens pose un problème de prise en charge réelle des interventions chirurgicales dans les zones périphériques où l’on note une absence de spécialistes. ‘La chirurgie ne peut se faire qu’à l’hôpital. Elle est tributaire de la technologie avec tout ce que cela comporte comme matériel de diagnostic et d’équipements et de personnel’, relève le Chef de service de la chirurgie de l’hôpital Le Dantec. Selon lui, l’urgence est de mettre en place un plateau technique qui puisse accompagner la décentralisation de la pratique de la spécialité.

 

Cette carence de chirurgiens pose également le problème de la formation. En effet, le Sénégal ne forme qu’un à deux chirurgiens tous les trois ans. D’ailleurs, ils sont en nombre insuffisant dans les Ces de chirurgie. Le Professeur Abdourahmane Dia estime qu’il y a lieu de donner plus de bourses dans ce sens. Encore que la bourse qui s’élève à hauteur de 85 000 francs par mois, ne peut pas permettre à un docteur en médecine de subvenir à ses besoins durant les cinq ans de formation en chirurgie. Ce qui fait que le Ces en chirurgie est le moins convoité dans les spécialités. Le Dr Sokhna Bâ Diakhaté, une femme de la spécialité a révélé les difficultés qu’elle a dû affronter pour sa formation en chirurgie.

 

Sur la qualité de la formation avec les moyens dérisoires, il souligne la nécessité de renforcer le plateau technique, tout en qualifiant de ‘respectable’ la formation que subissent les chirurgiens au Sénégal. Le Pr Dia a également révélé que le plus fort taux de procès dans le domaine médical concerne les chirurgiens qui font également l’objet de couples brisés.

 

Issa NIANG

28/05/2008

Drame à Saly

SALY Un Français poignardé à mort par une prostituée avec un couteau de cuisine

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Daniel Rolland Gennsoni a trouvé la mort à son domicile aux Résidences du port de Saly. C’est aux alentours de 15 heures que le gardien, chargé de la sécurité des lieux, a entendu des gémissements à l’intérieur d’une villa. Venu s’enquérir de la situation, il a trouvé le Français gisant dans une mare de sang et demandant de l’aide. Le Français a rendu l’âme avant que les secours n’arrivent.

Selon des informations recueillies sur place, une prostituée est à l’origine du meurtre. Le Français a été frappé en plein cœur avec un couteau de cuisine. Juste avant son décès, selon une tenancière du bar «Keppaar gi» situé à Somone, Daniel est venu à son bar vers 12 heures. À son retour chez lui, une fille mineure est venue lui rendre visite et s’est heurtée au refus du vigile qui n’a pas voulu la laisser entrer. Appelé au téléphone, Daniel a demandé à la fille de revenir à 16 heures.

 

Selon une source proche de l’enquête, le Français était avec une prostituée lorsqu’il recevait l’appel téléphonique de la fille mineure. C’est sûrement par jalousie que la belle de nuit l’a poignardée avant de disparaître. La prostituée a été identifiée grâce à un appel qu’elle a émis sur le portable du défunt. Elle n’a pas encore été retrouvée, mais les gendarmes sont à ses trousses. Né en 1950, à Sursac en France, Daniel Rolland Gennsoni était divorcé. Il exerçait la profession de boulanger-pâtissier avant de prendre sa retraite pour venir s’installer au Sénégal.

 

Selon plusieurs filles rencontrées sur place dont l’ex-copine du défunt, le Français changeait de partenaire constamment.

 

Son corps a été déposé à la morgue du centre de santé de Mbour. La Brigade de recherches de la gendarmerie de Thiès a ouvert une enquête. Le consulat de France s’est saisi du dossier.

Alioune Diop

commentaire: N'allez pas au Sénégal pour le tourisme sexuel, ni la retraite coquine. Arrêtez d'être nuisble à un pays, une population que le tourisme perverti. A tous niveaux. Même avec le coeur, parfois!

Djembé fiesta à Bruxelles

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Djembé fiesta. Avec les élèves de Martine Cauwel et Nathalie Vanderheyden. Le dimanche 15 juin 2008 à 17h.  Entrée: 8 euros / Prévente: 6 euros(gratuit pour les moins de 14 ans) Hall des Sports de Ganshoren rue Vanderveken, 114

1083 Bruxelles

http://www.percutattoo.be:80/

 

Sida au Sénégal

DECOUVERTE DES CAS DE RESISTANCES AUX ARV

Au Sénégal, sur un groupe de 100 patients atteints du Vih/Sida les 12% développent des résistances aux antirétroviraux.

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La révélation émane des résultats d’une enquête réalisée sur cinq ans qui a été publiée hier. Cet échec thérapeutique a fait que les malades en question ont été inscrits pour un traitement de deuxième ligne. C’est ce qu’a confié Mme le Professeur Ndèye Coumba Touré Kane qui faisait ce lundi une présentation sur la problématique à l’occasion de la journée scientifique organisée par l’Agence nationale de recherche sur le Sida et les hépatites virales (Anrs), de Dakar.

Le partenariat nord-sud dans le domaine de la recherche sur l’épidémie du Sida a permis de mettre à nu les limites et/ou les efforts qui restent à faire pour améliorer le traitement à l’aide des Anti-rétroviraux. Un traitement dont l’utilité était seulement de ralentir le processus de développement de la maladie chez les personnes vivant avec le Sida. En effet, 10 ans après son introduction dans notre pays, des études ont révélé qu’aujourd’hui des doutes existent sur l’efficacité de ce traitement à cause du développement de plus en plus d’un virus résistant. Pour tenter de pallier cette situation, ces malades ont été mis dans un traitement de deuxième génération.

 

Les résultats d’une enquête présentée hier lundi par le Pr Kane de l’hôpital Aristide Le Dantec, ont révélé cette situation inquiétante. Ils ont montré qu’entre 2003 et 2008, 12 % d’un échantillon composé de 56 patients sélectionnés au Chu de Fann et mis sous Arv et un autre groupe de 48 malades recensés au district du Roi Baudin de Guédiawaye, ont développé des cas de résistance avérés. Dès lors, il fallait que ces malades soient inscrits sur une autre liste thérapeutique, a–t-elle indiqué. Mais la spécialiste du Sida de faire remarquer que ces cas de résistance ont été constatés dans tous les pays, de même qu’en Europe où la fourchette a également atteint le taux de 12% de cas de résistance. Et l’autre problème que cela pose c’est celui du coût et la rareté des médicaments pour le traitement de deuxième génération.

 

La spécialiste qui tire la sonnette suite à ce constat, demande aux autorités de renforcer davantage l’action de sensibilisation et de prévention pour mieux surveiller la circulation de ce virus dans le pays même si le rythme de son mouvement encore très faible au Sénégal.

 

Pour sa part, le directeur général de l’Anrs, le Pr Jean François Delfraissy a déploré l’inefficacité du traitement par Arv. Selon lui, la recherche devrait être une priorité dans les pays du Sud dont des millions de ressortissants sont infectés par le virus. Toutefois, le directeur de l’Anrs dont l’agence consacre 27% de son budget à la recherche sur la maladie dans les pays du sud, s’est réjoui du cas du Sénégal, un pays leader et qui a joué un grand rôle dans le développement de la recherche sur le Sida. Il a averti en revanche sur le fait que la maladie du Sida va rester l’épidémie majeure du 21ème siècle.

 

Le ministre de la Santé et de la Prévention a rappelé dans son intervention que le 25ème anniversaire de la découverte du Vih/Sida célébré récemment a été l’occasion pour les co-découvreurs du virus, Luc Montagnier et Robert Gallo d’évoquer la lenteur des progrès de la recherche sur le Sida. Fort de tels constats, le ministre de la santé estime que de nombreux défis interpellent les gouvernements des pays du G8, surtout par rapport à la question des financements des programmes liés à la lutte contre le Sida, dont le principal est d’arriver à la découverte du vaccin contre le Vih/Sida.

Cheikh Tidiane MBENGUE | SUD QUOTIDIEN

Aide alimentaire en Casamance

Sénégal : distribution de vivres et de semences aux populations du Sindian en Casamance

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a commencé à distribuer des semences de riz, d'arachide et de vivres à 18 200 personnes vivant dans la zone du Sindian, en Casamance.


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 « La mauvaise pluviométrie enregistrée en 2007 a eu un impact négatif sur les récoltes des populations, qui ont besoin d'aide pour surmonter la période de transition », a souligné Juan Coderque, chef de la délégation du CICR au Sénégal.

Dans les semaines à venir, le CICR prévoit d’acheminer des secours similaires au Nord de la Guinée Bissau, qui abrite des populations réfugiées sénégalaises. Ces distributions, qui s'inscrivent dans le cadre des activités humanitaires du CICR en Casamance, font suite à l’évaluation des besoins menée en mars, après la reprise des déplacements du CICR dans le Sindian.

Présent en Casamance depuis 2004, le CICR apporte son concours à la réhabilitation des infrastructures d'eau et de santé (maternités et dispensaires), à la relance de la production maraîchère gérée par des groupements de femmes et aux activités communautaires de la Croix-Rouge sénégalaise. L'institution s'emploie aussi à promouvoir le droit international humanitaire.

Education au Sénégal

Sénégal: Nette amélioration de la qualité de l’éducation

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Le directeur de l’Enseignement élémentaire du Sénégal, Abdou Diao, a annoncé ce mardi à Dakar, que "malgré la lenteur naturelle des progrès", la qualité de l’éducation connaît aujourd’hui une nette amélioration avec une baisse moyenne du taux de redoublement qui est passé à 9,2% et une évolution des taux d’achèvement du cycle primaire et de scolarisation respectivement à 55,7% et 86%.

 

Le directeur de l'Enseignement élémentaire s'exprimait au cours d’une conférence de presse tenue mardi après-midi, en prélude à la semaine nationale de l’Ecole de base dont le lancement est prévu le lundi 02 juin prochain à Saint Louis (Nord).

 

A l’occasion, M. Diao a précisé que le ministère sénégalais de l’Education s’est fixé comme défi de réaliser la scolarisation primaire universelle d’ici 2015.

 

Inscrite dans le calendrier scolaire du Sénégal, la semaine nationale de l’école de base est une occasion annuelle pour le ministère de l’Education de débattre des problèmes relatifs à la situation de l’école sénégalaise.

 

Cette année, la 12ème édition sera axée sur le thème "la scolarisation primaire universelle en 2015 : enjeux et défis". Les raisons de ce choix sont, selon la direction de l’Enseignement élémentaire, de marquer un arrêt sur le chemin vers 2015 pour évaluer les réalisations et mesurer les progrès qu’il reste à accomplir, identifier les défis, les nouvelles stratégies à mettre en oeuvre, intensifier l’information et la sensibilisation sur une éducation de qualité et de trouver de nouveaux mécanismes pour une meilleure synergie des actions dans le secteur de l’enseignement.

 

Les chiffres avancés par M. Diao, montrent une nette amélioration de la qualité de l’éducation au Sénégal. Le taux brut de scolarisation est passé à 86% et le nombre d’écoles de 4551 à 7488 en 2007, au moment où le taux de redoublement se situe à 9,2% en 2007, contre 11% en 2006.

 

Il s’y ajoute qu’à la même date, il y a eu une évolution du taux d’achèvement du cycle primaire, qui est passé de 47,20% à 55,7%, alors que l’indice de parité entre garçons et filles est passé de 0,74 à 1,02 entre 2000 et 2007.

 

Des progrès importants, qui selon le directeur de l’Enseignement élémentaire, doivent être maintenus avec l’espoir d’enrôler les 14% d’enfants non scolarisés d’ici 2015.

 

27/05/2008

Gaz au Sénégal

Le Sénégal est bien assis sur du gaz

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En plus des puits de gaz en exploitation dans la zone de Gadiaga (région de Tivaouane), le projet d’exploitation du même gaz sur le bloc de Tamna (sous préfecture de Pambal, région de Thiès), promet. Le puits producteur de 30 mille mètre cubes par jour qui alimentait une tribune à gaz pour seulement quatre heures par jour, est désormais passé à un débit de 300 000 mètres cubes/jour, selon les responsables de Petrosen. De quoi faire sourire les responsables de la Senelec actuellement en discussion avec Petrosen sur un partenariat dans ce sens.

La Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec), très tenaillée par le cours du pétrole sur le plan international, est en passe de trouver une alternative bien de chez nous. L’exploitation locale du gaz méthane capable d’alimenter les turbines de l’entreprise d’électricité, constitue un motif sérieux d’espoir en vue de réduire ses charges. Les potentialités du bloc de Tamna poussent ainsi les techniciens à l’envisager comme une alternative à la forte demande en fioul lourd de la Senelec. Le projet que mène Petrosen et son partenaire la société Nord américaine Fortesa International dans le département de Tivaouane (sous préfecture de Pambal, région de Thiès) présente des résultats jugés positifs. Le ministre de l’Energie, Samuel Amète Sarr, au terme d’une visite de terrain effectuée ce lundi 26 mai, a fait savoir que : « entre janvier 2007 et mars 2008, les travaux d’exploration ont abouti à quatre nouveaux forages ».

 

Selon lui, les résultats positifs, qui en ont résulté, ont permis de passer d’un puits producteur de gaz de 30 mille mètres cube/jour pour alimenter une turbine à gaz, à la production, désormais, d’un débit de 300 mille mètres cube/jour. A son avis, la mise en production des six puits permettra d’alimenter, deux turbines à gaz de 20 MW pendant 24 heures, soit des économies de plus de 100 mille tonnes/an de fioul, ce qui présente un quart des besoins en combustibles lourds de la Senelec. Sur cette lancée, le directeur général de la Senelec, Lat Soukabé Fall, confirme : « avec le gaz méthane, les possibilités d’économie sont de l’ordre de 40 % par rapport au Diesel ».

 

Reste à connaître l’issue des discussions menées depuis le mois de mars dernier entre la Senelec et Petrosen qui doit lui fournir ce gaz à un coût compétitif. Le directeur général de la Senelec qui évoque l’impact positif de l’utilisation du gaz à la place du diesel pour le fonctionnement des turbines, fait part de l’ambition de la société d’électricité d’étendre l’utilisation de gaz au niveau de la production privée à travers, par exemple la Gti.

 

Quant au directeur général de Petrosen, Djibril Mamadou Kanouté, il juge l’utilisation du gaz méthane « plus que bénéfique notamment sur le plan environnemental ». Selon lui, « le gaz méthane ne dégage pas de fumée, contrairement au diesel, les coûts d’entretien s’en retrouvent diminués et son stockage ne pose pas de problème. »

 

Suffisamment de gaz pour douze ans

 

Le ministre de l’Energie fait savoir que les techniciens de Petrosen et de Fortesa estiment qu’il y aurait suffisamment de réserves de gaz dans la zone, pour une production continue sur une période d’environ douze ans. A son avis, « avec la poursuite du programme d’exploitation et de développement prévu dans les années à venir, la production journalière de ce nouveau champ de gaz pourrait être doublée ». Et d’ajouter que dans la partie offshore, Petrosen et ses associés Tullow Oil, compagnie irlandaise, et Dana Petroleum, compagnie britannique, viennent de boucler une importante campagne sismique 3 D d’un coût de 12 millions de dollars Us, dans le bloc de Saint-Louis offshore. A l’en croire, il a récemment reçu en audience les responsables de ces compagnies pétrolières, pour leur transmettre les attentes du gouvernement relatives à l’accélération des travaux de traitement et d’interprétation des données de ladite campagne sismique afin de parvenir, très rapidement, « à la fixation d’objectifs techniques, et à la réalisation d’un forage d’exploration ».

 

Le ministre de l’Energie de rappeler la campagne sismique 3D réalisée en début année 2007, dans le bloc de Rufisque profond par Petrosen et ses associés que sont la compagnie pétrolière italienne Edison Spa et la brésilienne Petrobras, réputée leader dans les forages en eaux profondes. Samuel A. Sarr a affirmé que ces compagnies ont terminée le traitement et l’interprétation des données recueillies qui, à l’en croire, « révèlent la présence d’une dizaine de gisements probables d’hydrocarbures prometteurs, dont l’un des plus importants aurait une superficie de plus de 200 kilomètres carrés ». Et de confier : « la décision a été prise d’explorer ce gisement probable d’hydrocarbures par un forage ». Dans ce cadre, a ajouté le ministre de l’Energie, « une réunion est prévue à ce sujet, le mois prochain au Brésil ».

 

Sur cette liste de campagne sismique 3 D, s’ajoute celle faite dans le bloc de Rufisque offshore et Sangomar offshore par Petrosen et ses associés dont la nord américaine Hunt Oil et l’australienne First Australian Ressources. Selon lui, ces compagnies ont terminé le traitement et l’interprétation des données recueillies, qui ont confirmé la présence d’intéressants prospects (gisements probables), dont le plus important pourrait avoir des réserves de l’ordre d’un milliard de baril de pétrole.

 

Le regain d’intérêt des compagnies pétrolières internationales à l’égard du Sénégal s’expliquerait par les potentialités que présente le bassin sédimentaire. A en croire, le ministre de l’Energie, actuellement, sept blocs sur les dix-neuf que compte le bassin sédimentaire sénégalais, font l’objet de contrat de recherche et de partage de production d’hydrocarbures entre l’État et huit compagnies pétrolières étrangères, en association avec Petrosen. Dans cette dynamique, il a résumé le soutien de l’État dans la recherche pétrolière par « l’amélioration de l’environnement législatif et réglementaire, de manière à rendre notre bassin toujours attractif pour les investisseurs ».

Bakary DABO | SUD QUOTIDIEN 

26/05/2008

Expo-vente en Belgique

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24/05/2008

Cher carburant au Sénégal

A Dakar, le pétrole cher plombe les recettes du transport

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Certains taxis restent immobiles des heures durant tandis que des chauffeurs de "cars rapides" - antiques minibus colorés à coût modique - rallongent leurs journées: avec la hausse continue du prix du pétrole, le transport ne fait plus recette à Dakar.

 

Aïssatou Mabelle Gaye est une des dix Sénégalaises exerçant depuis huit mois le métier de chauffeur de taxi grâce au projet "Taxi sister". Elle a commencé son service à 11H00 mais n`a pas eu "un seul client" au bout de quatre heures d`attente dans l`enceinte d`un hôtel du centre-ville.

 

"Je préfère rester ici. Je roule à l`essence, c`est devenu trop cher", explique à l`AFP la jeune femme, en décolleté, discutant avec deux collègues dans sa petite voiture jaune.

 

"Il y a peu, je faisais toute la journée avec 10.000 FCFA (15,24 euros) de carburant. Maintenant, il faut 13.000 à 15.000 FCFA (19,8 à 22,8 euros), or il n`y a pas de clients", indique Sanou Top, autre "Taxi sister", les cheveux et les oreilles cachés par un voile.

 

A l`extérieur de l`hôtel où stationnent en moyenne trente taxis jaunes et noirs, leurs collègues masculins disent la même chose. C`est le cas d`Ousmane Diouf, chauffeur depuis 26 ans. "Maintenant, on gare plus longtemps que d`habitude. Les recettes sont devenues aléatoires".

 

Forces armées Françaises

Sénégal: "pas le dernier pays à maintenir une base française en Afrique"

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DAKAR - Le Sénégal "ne sera pas le dernier pays à maintenir une base (militaire) française en Afrique", a affirmé vendredi à Dakar le président sénégalais Abdoulaye Wade.

 

Interrogé par la presse, en marge des cérémonies en hommage aux Tirailleurs sénégalais, sur le devenir de la base militaire française de Dakar, il a répondu: "Je ne sens même pas la présence française ici".

 

"Si le Gabon et Djibouti disent qu'ils ne veulent pas de ces bases, je peux vous assurer que le Sénégal ne sera pas le dernier pays à maintenir une base française en Afrique", a-t-il déclaré à plusieurs journalistes.

 

"Il ne peut pas y avoir d'agressions extérieures, j'ai beau réfléchir, je ne vois pas qui peut agresser le Sénégal", a-t-il souligné.

 

"Et "les accords de protection du chef de l'Etat ou de gouvernement, personnellement, je n'en ai pas besoin. Si cela existe, il faut les supprimer. Je suis suffisamment protégé par mon armée", a-t-il poursuivi.

 

Le président Wade s'était déjà dit, cette semaine, "prêt à annuler l'accord de défense entre la France et le Sénégal", dans la perspective de la renégociation de tous les accords militaires de la France en Afrique, annoncée en février par le président Nicolas Sarkozy.

 

Interrogé dans l'hebdomadaire français Le Nouvel Observateur sur cette annonce, M. Wade avait estimé que c'était "une très bonne chose".

 

"Il y a les accords de protection qui prévoient une intervention en cas de menace intérieure ou extérieure contre un régime. Ces accords sont secrets. Et il faut en finir, que les choses soient claires", avait déclaré le président sénégalais.

 

Quelque 9.000 soldats français sont déployés au Sénégal, en Côte d'Ivoire, au Gabon, au Tchad, en Centrafrique et à Djibouti. Des accords lient également la France au Togo et aux Comores.

 

La France et le Sénégal sont liés par un accord de défense depuis 1974, et quelque 1.200 soldats français sont "pré-positionnés" à Dakar dans le cadre des Forces françaises du Cap Vert (péninsule de la région dakaroise).

 

Interrogé par l'AFP à ce sujet le secrétaire d'Etat français à la Défense et aux Anciens combattants, Jean-Marie Bockel, a répondu: "au Sénégal, j'ai compris par les propos du président Wade et par la discussion que j'ai eu avec lui que nous étions dans un climat parfaitement serein et amical".

 

"C'est un sujet sur lequel, je crois, il n'y a pas de difficultés", a-t-il précisé, après avoir assisté à Dakar aux cérémonies en hommage aux Tirailleurs sénégalais.

 

Un chargé de mission français, l'ambassadeur itinérant François Ponge, était mercredi à Dakar pour évoquer avec le Sénégal la renégociation des accords de défense entre les deux pays. Il a refusé tout entretien avec la presse.

AFP

Séisme en Chine: aide du Sénégal

Chine: 210 millions FCFA du Sénégal après les séismes du Sichuan

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Le ministre sénégalais de l'Economie et des Finances, Abdoulaye Diop, a remis un chèque de 500 000 dollars (environ 210 millions de FCFA) à l'ambassadeur de Chine au Sénégal, Lu Shaye, pour marquer la solidarité du peuple sénégalais avec la Chine à la suite du séisme survenu le 12 mai dernier dans la province du Sichuan et ayant fait plus de 70.000 morts.

 

La cérémonie de remise de cette enveloppe "symbolique" s'est déroulée vendredi dans les locaux du ministère de l'Economie et des Finances. Ces fonds représentent une contribution du Sénégal dans les efforts de la Chine pour venir en aide aux personnes affectées par ce drame.

 

A signaler que plusieurs Etats africains (Gabon, Maurice, Mali, etc.) ont fait don au cours de cette semaine d'enveloppes "symboliques" à la Chine à la suite de ce violent séisme, en signe d'amitié et de fraternité à l'endroit du géant asiatique, qui a renforcé ces dernières années sa coopération avec le continent africain dans divers domaines.

Grève à Mbour

Une paralysie des secteurs d’activités a 95 %

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La grève générale de jeudi a été largement suivie dans le département de Mbour. Une paralysie de l’ensemble des secteurs d’activités à 95 % : tel est le bilan fait par Mamadou Diouf, le secrétaire général national adjoint de la Cnts et secrétaire général du syndicat de l’hôtellerie ,des restaurants ,cafés et bars du Sénégal .

 

Interrogé en fin de matinée sur les échos de la grève générale à l’intérieur du pays, Mamadou Diouf ,le secrétaire général adjoint de la Cnts a révélé que le mouvement a été totalement suivi à Saint-Louis , dans le Sénégal oriental ,à Diourbel, à Fatick et à Thiès. Dans la commune de Mbour ,l’école ,les transports ,la globalité des hôtels ,le service des impôts et domaines ,la mairie de Mbour sont en grande partie les lieux les plus affectés par la grève générale . La mairie de la commune de Mbour qui d’habitude connaît une animation particulière par des demandeurs de services administratifs divers est grippée par le mot d’ordre général.

 

Au niveau de la station balnéaire de Saly-Portudal , il faut relever le chaos total en dehors d’un service minimum librement décrété par les syndicats. Les endroits de grande affluence comme le centre commercial de Saly ont désempli faute d’attractions et de prestataires de services ni de commerçants .

 

D’une manière universelle, dans le secteur touristique, il faut noter le respect à cent pour cent (100 %) du mot d’ordre de grève générale. Les transports ont eux aussi joué leur partition. Les difficultés sont énormes pour certains qui ont voulu se déplacer et vaquer à d’autres occupations. Des personnes voulant voyager ont préféré remettre leur projet à un autre jour. Les écoles publiques sont dans la mouvance générale. Le mot d’ordre de grève générale vient une fois de plus renforcer la paralysie quotidienne des écoles publiques sérieusement affectées et perturbées par les débrayages et grèves quotidiens.

 

Le fait à retenir vient de l’enseignement privé où des établissements de la place ont fonctionné sans aucune perturbation notable. Les seuls élèves des collèges privés, identifiables par des uniformes, sont sortis vers quatorze heures dans la rue donnant l’impression d’une école qui fonctionne. Le même scénario est constaté au niveau des commerces de la place où des employés de ces structures ont adhéré et soutenu à la démarche dans le cœur .

Samba Niébé BA

Baleines échouées (suite)

Faisant suite au scoop de Marie Pierre, rien dans les journaux sénégalais mais un article dans "Le Monde"...


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 Sénégal: investigations en cours après l'échouage massif de petites baleines  Des investigations sont en cours pour déterminer l'origine de l'échouage de plusieurs dizaines de globicéphales noirs, sortes de petites baleines, dans la nuit de mardi à mercredi sur la plage de Yoff-Thongor (nord de Dakar), a-t-on appris auprès de vétérinaires sénégalais.  "Pour le moment, il est encore tôt pour déterminer l'origine de cet échouage", a déclaré Ibrahima Niamadio, vétérinaire au Fonds mondial pour la nature (WWF). "Des investigations sont en cours. Il faut rester prudent", a-t-il indiqué. Quatre-vingt-un de ces mammifères avaient été recensés sur la plage et 48 globicéphales avaient été remis à l'eau grâce aux populations riveraines, notamment les pêcheurs et mareyeurs. Les baleines restantes, toutes mortes, ont été enlevées puis enfouies par les autorités pour éviter que la population ne les consomme. Selon une source officielle, au moins un globicéphale a été consommé, à en croire une carcasse retrouvée sur la plage. "Un animal a été autopsié. Nous n'avons rien trouvé de particulier", a précisé le docteur Yaghouba Kane, de l'Ecole inter-Etats de science et médecine vétérinaires de Dakar (EISMV). 

"Des prélèvements avaient été effectués, il faut attendre les résultats", a-t-il poursuivi. "Il est trop tôt pour tirer des conclusions", a estimé le Dr Kane.

sfp

23/05/2008

Baleines à Yoff

Echouage de baleines à Yoff

Grâce à Marie Pierre, en séjour sur dakar actuellement, voici quatre photos prises hier mercredi à Yoff.

Catastrophe écologique que ces baleines échouées sur le littoral Dakarois mais un moment inoubliable pour les témoins de ce phénomène rare.

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Grève à Mbour/Saly

Grève générale à Mbour :

 le secteur du tourisme paralysé

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La grève générale est suivie à Mbour, ce jeudi. Le constat est visible dans divers secteurs d’activités dont le tourisme qui est secoué par ce mouvement des travailleurs. A Saly-Portudal , il est noté une paralysie des activités hôtelières.Pour Mamadou Diouf, secrétaire général adjoint de la Cnts et secrétaire général du syndicat de l’hôtellerie , des restaurants, cafés et bars du Sénégal, le mot d’ordre de grève a été respecté par les travailleurs. Appréciant la grève générale, il a salué le respect du mot d’ordre par les travailleurs qui considèrent que c’est un signal fort. Faisant le bilan global de la grève, M. Diouf déclare, qu’elle est largement suivie à travers différentes régions du pays comme Saint-Louis, Tambacounda, Thiès, Fatick et Diourbel . A Mbour le mot d’ordre est largement suivi au niveau de l’éducation, des transports et de l’ensemble des hôtels. Il en est de même pour le service des impôts et domaines, la mairie et les transports. A Saly-Portudal, un service minimum est assuré pour la clientèle dans les hôtels. Les transports et l’école publique ont été perturbés brillés. 

Cyprien FAYE

21/05/2008

Drogue à Saly

TRAFIC DE DROGUE Deux barons arrêtés à Mbour et à Saly

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Une belle prise pour la brigade de recherches du commissariat de Mbour qui a arrêté deux trafiquants de chanvre indien à Mbour au quartier Darou Salam et à Saly Koulang. Il s’agit de Mamadou Bâ, alpagué avec 1,5 kg et Mohamed Gaye avec 125 gammes et des cornets de chanvre indien. Tous les deux traînent une passé carcéral puisqu’ils ont été chacun arrêtés et placés sous mandat de dépôt pour association de malfaiteurs et de vol.

Les hommes du commissaire Bocar Yade ont effectué une belle prise la semaine dernière dans les quartiers de Darou Salam et Saly Koulang en saisissant 2 kg de chanvre indien. Recevant un renseignement selon lequel un intense trafic de l’herbe se déroulait dans une maison à Darou Salam, les limiers se sont rendus sur les lieux dans la soirée et ont surpris trois individus qui fumaient du chanvre indien. Sons l’effet de la surprise, les trois individus n’ont pas eu le temps de s’enfuir. Soumis aux questions des policiers, ils déclarent qu’ils sont venus s’approvisionner auprès du propriétaire de la maison, en l’occurrence Mamadou Bâ. Une fouille effectuée a permis de découvrir, sous des gravats, deux sachets contenant 1 kg et 500grammes de chanvre indien. Sans difficulté, ils passent aux aveux indiquant se ravitailler à Sandiara pour le prix de 50.000f le kg et pour le revendre auprès des détaillants à 60.000f. Dans la même lancée, les policiers se sont rendus à Saly KOULANG et ont interpellé le nommé Mohamed Gaye, un trafiquant notoirement connu dans le milieu, en possession de 125 grammes et 3 cornets de chanvre indien ainsi que la somme de 2000f, le produit de la vente. Deux autres individus ont été également arrêtés avec trois cornets de Yamba et des joints qu’ils fumaient dans une chambre. Mohamed Gaye a souligné avoir acheté la came pour sa propre consommation à Saly Koulang, auprès d’un individu dont il ignore le nom et le domicile. Mamadou Bâ, originaire de Kaolack, une fois arrêté pour association de malfaiteurs et vol en réunion et Mouhamet Gaye né à Nguékokh et demeurant à Saly Vélingara également une fois placé sous mandat de dépôt pour vol ont été déférés au parquet de Thiès pour trafic. Ainsi que tout ce beau monde pour usage de chanvre indien

Alioune Diop

Traite des personnes

LUTTE CONTRE LA TRAITE DES PERSONNES AU SENEGAL : Un plan d’action national annoncé

 

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Dans le cadre de la lutte contre la traite des personnes, l’Organisation internationale de droit du développement (Idlo), en collaboration avec les coopérations française et italienne, va permettre au Sénégal de se doter d’un plan d’action national. Ce plan sera élaboré au cours d’un séminaire ouvert hier et qui va se terminer le 23 mai prochain.

 

Formulation d’un plan d’action national de lutte contre la traite des personnes au Sénégal. C’est l’objectif attendu d’un séminaire organisé par l’Organisation internationale de droit du développement (Idlo), en partenariat avec les coopérations italienne et française. Ainsi, du 19 au 23 mai, ce séminaire réunira 70 acteurs principaux de la lutte contre la traite des personnes, des représentants gouvernementaux, des fonctionnaires impliqués à tous les niveaux et des organisations internationales. Ces acteurs ont contribué, depuis janvier dernier, à l’élaboration d’un état des lieux de la situation de la traite des personnes dans le pays.

 

La nécessité de la formulation d’un plan d’action national de lutte contre la traite des personnes au Sénégal est partie de l’atelier sous-régional, organisé à Dakar, il y a un an, et portant sur l’assistance aux victimes de la traite. Il était organisé par la coopération française, le Bureau international du travail, et le ministère de la Justice. L’Etat du Sénégal avait déclaré son intention ferme de doter le pays d’un plan d’action national afin de rationaliser la lutte contre ce fléau, dans le respect de ses engagements internationaux. Pour Pia Ximena Rodriguez, chargée de programme à l’Idlo, cela passera, d’abord, par l’identification du fléau, des zones vulnérables en matière de traite des personnes, et de l’élaboration d’une méthodologie de collecte des données. Elle ajoute que jusqu’à ce jour, il n’existe pas de chiffres précis sur le phénomène au Sénégal.

 

La rencontre ouverte hier permettra de faire la distinction entre traite des personnes et flux des migrants. « Un premier rapport a été élaboré sur la question pour faire l’état des lieux et déterminer le cadre institutionnel qui la régit. Ce document servira alors de base de travail aux participants qui feront des propositions en vue de l’enrichir », poursuit Mme Rodriguez. Pour Jean-Luc Le Bras, chef du Service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France, l’Afrique de l’Ouest et du Centre ne sont pas épargnées par ce fléau, qui met en péril la santé physique et psychologique des femmes et des enfants en particulier, et les prive de leurs droits les plus élémentaires. « C’est pourquoi la Cedeao et la Ceeac ont agi contre cette forme de criminalité transnationale et se sont dotées d’un plan d’actions conjoint, validé par les Etats membres, en juillet 2006, à Abuja. Suivant ce mouvement, plusieurs pays de la sous-région se sont déjà dotés d’un plan d’action national », estime M. Le Bras. Venu présider la cérémonie d’ouverture, le directeur de Cabinet du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Mamadou Ndiaye, a souligné l’importance de ce plan d’actions qui, pour lui, sera certainement un précieux outil pour faire face à cette pratique abjecte. Il en ajoute que ce plan d’actions viendra en complément d’une loi sénégalaise votée en 2005 et allant dans ce sens.

 

Oumar NDIAYE

 

19/05/2008

Suicide à Rosso

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La ville-carrefour est encore sous le choc après la mort de D.S un adolescent âgé juste de 13ans qui a préféré se donner la mort que de subir les réprimandes répétées de sa génitrice. Une mort que les populations ont mise à profit pour mettre sur la table les rapports heurtés que les parents entretiennent avec leur progéniture dans cette partie –nord du Sénégal. À l’origine de ce suicide, une altercation qui a éclaté entre le jeune D.S et un de ses camarades de jeu dans l’après-midi du 12 mai dernier . Informée, la mère de D.S qui n’a pas apprécié que son fils en vienne aux mains avec son camarade de jeu entre dans la danse et tance vertement D.S. avant de l’inviter à ne pas récidiver. Tout cela devant les camarades de D.S. Ce dernier s’étant senti humilié par les propos de sa mère s’est alors enfermé dans sa chambre d’où hélas il n’est pas sorti vivant. En effet loin des regards indiscrets, le jeune D.S n’a pas cherché midi à quatorze pour exprimer sa désapprobation face aux propos tenus pas sa génitrice. Il s’est emparé d’une corde qu’il a solidement attachée sur le toit de sa chambre avant de la nouer autour de son cou. Ce n’est qu’au bout d’un long moment qu’un membre de la famille s’est introduit dans la chambre pour ensuite tomber sur le jeune garçon pendu à une corde et balançant au milieu de la chambre. Alertés à leur tour, les membres de la famille se sont précipités dans la chambre pour constater l’irréparable. Il faut retenir que la mère du jeune garçon par qui tout est arrivé est devenue inconsolable. La gendarmerie de Richard Toll s’est également rendue à Rosso pour constater les faits avant d’ouvrir une enquête.

Drogue à Saly

SALY Un «baye Fall» épinglé pour trafic d’héroïne

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Dominique Bampoki alias Lamp a été présenté au procureur de Thiès pour trafic d’héroïne. Ce trafiquant était basé à Saly Niakh Niakhal pour exercer ses activités délictuelles. Au moment de son arrestation, il était porteur d’un gramme d’héroïne. Après une longue filature par les éléments de la brigade de recherches du commissariat de Mbour, Dominique Bampoki alias Lamp a été finalement arrêté.

Suite à une information, les policiers sont descendus sur les lieux. Et après avoir envoyé un «lièvre» qui s’est ravitaillé auprès du trafiquant, les policiers se sont présentés pour l’interpeller et le conduire au commissariat. Durant son interrogatoire, le trafiquant tente de mener en bateau les enquêteurs, soulignant qu’il s’agit d’aspirine pilée pour arnaquer ses clients. Il poursuit en précisant qu’il y a environ deux semaines, un individu s’était présenté à lui pour acheter un gramme d’héroïne à 15.000 francs. Sur ce, ils se sont rendus à Warang pour en acheter auprès du dealer. Mais comme ce dernier n’en disposait pas, ils ont convenu de lui vendre de l’aspirine pilée. Et c’est ainsi qu’ils sont partis au quartier 11 novembre à Mbour où le trafiquant est entré dans une boutique pour acheter de l’aspirine. Et après avoir pulvérisé l’aspirine, ils l’ont remise au client dans un sachet. Il indique également que le client est revenu le lendemain vers 20 heures en compagnie des policiers en civil qui l’ont arrêté. Se disant artiste peintre, son passé carcéral ne plaide pas en sa faveur puisqu’il a été déféré à trois reprises pour des affaires de drogue et de vagabondage. Né à Bignona en 1972, Dominique Bampoky a été déféré au parquet avec la drogue mise sous scellé. Il devra trouver un autre discours devant le juge pour espérer s’en sortir.

Alioune Diop

 

18/05/2008

Photos du Sénégal

Mise à jour de plus de 1400 photos du Sénégal. Portraits de Sénégalais, faune, flore, typique, paysages,... sur www.salysenegal.net

astoupoupee

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15/05/2008

Le poisson disparaît !

Cri de coeur d’un professionnel de la Pêche " HALTE au Pillage de nos ressources halieutiques « 

 

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L’heure est grave ; les ressources halieutiques sont laisées à la merci de Bandits de grand chemin ; et les principaux pilleurs de nos resources qui étaient jadis le poumon de l’économie du pays, ne sont autres que les Bâteaux de pêche sénégalais que sont les nationaux et les bâteaux de complaisance ou Navires sénégalisés (et Comment ?) ; et ces derniers ne sont sénégalisés que de nom car l’Etat major à savoir : Capitaine, Sd-capitaine et Chef mécanicien sont des Etrangers et leurs produits péchés sont exportés à l’étranger vers leurs pays d’origine après TRANSBORDEMENT en haute mer ; ce qui constitue une Infraction d’ailleurs.

 

Il n’y a, à proprement dit ou ecrit, aucune surveillance sérieuse de ce fait, aucune Protection de nos ressources. Depuis belle lurette, ces bateaux sont en train de pêcher sans embarquer les Observateurs officiels des pêches maritimes qui ont été débarqués de tous ces bâteaux car constituant un Gêne pour Certains Armateurs et Certaines Autorités de certaines Stuctures de Pêche et à un niveau supérieur, ont cautionné ce fléau. La sénégalisation intempestive des bâteaux étrangers vers les années 90 à causé tous ces maux ; sans compter les Taxes contournées au détriment de l’Etat du sénégal. La Surveillance PASSIVE avec la détection des échos(Navires) par les radars, ne permet de constater que les délits nautiques- pêche en zone interdite- et ne permet même pas de savoir si le bâteau est un Pirate ou pas(c.a.d sans licence) et cette surveillance passive ne pourrait permettre de déceler les pratiques usités à savoir : la pêche avec des Jupettes à mailles térs réduites, ne permettant pas la sélectivité de l’engin de pêche et le filet ne laisse aucune espèce immature donc non commercialisable d’ou il en découle des rejets considérables faisant l’objet de putréfaction continue du fond et de l’environnement marin ce qui améne à un gaspillage des ressources halieutiques qui a engendré les importations d’espèces nobles des deux Guinée et de la Mauritanie du fait de la raréfaction des poissons qui a appauvri les pêcheurs traditionnels avec à la clé une ruée des jeunes en majorité des pêcheurs artisans vers l’immigration clandestine à bord des pirogues de fortune en direction de l’Espagne.

 

La vraie Protection et la vraie Surveillance, consiste à embarquer les Observateurs OFFICIELS des pêches à bord des bâteaux sénégalais et sénégalisés et sont chargés de veiller aux activités du Navire en prenant tous les statistiques de pêche. Jamais la technologie ne pourrait remplacer l’homme. Même les scientifiques du Centre de Recherche Océanographique de Dakar Thiaroye( CRODT ) n’ont plus de statistiques venant directement de la mer.Certaines Autorités véreuses, représentant les taupes de certains Armateurs roublards affiliés à une certaine corporation Armateuro-égoistes qui ont toujours refuser d’embarquer les Observateurs officiels des pêches por ne pas être contrôlés au moment des opérations de pêche, par le biais de certaines Autorité-taupes ; ainsi les ressources sont halieutiques subissent un bradage extrême sans précédent sans que les auteurs et/ou complices ne soient inquités. Le résultat est là ; c’est la situation alarmante pour le pays et précaire que vivent les Observateurs, la plupart, diplômés de l’Ecole Nationale de Formation Maritime(ENFM)et recrutés par l’Etat du sénégal sans salaires durant vingt deux(22)ans de 82 à 2002 ; et utilisés sans motivation aucune.

 

La situation est plus qu’alarmante et sur toute la ligne car jusqu’à présent, notre rétro-activité et tous les préjudices subis sans compter la période d’attente qui a duré plus de trois(03)ans n’est pas encore réglée. Il n’y a pas encore à l’heure où je vous écris de réparation pour un dossier qui devait être réglé avant même la première quinzaine du mois d’octobre 2007. La réparation tarde à se faire rien que du fait de certains membres mal-intentionnés de la commission qui veulent procédaient à des ponctionnements sur l’argent qui est déjà sur place depuis longtemps alors que les instructions de son Excellence Monsieur le Président de la République et relancées par l’actuel premier Ministre ont été données en ce sens ; mais on ne les rend pas compte fidélement. Donc de ce fait il est de mon devoir d’en informer son Excellence Monsieur le Président de la République, lui qui est notre seul interlocuteur et qui a consenti de gros efforts concernant notre cas et c’est en 2003 que nous avons commençé à percevoir les fins de mois grâce à la vision et à l’humanisme du Chef de l’Etat que nous remercions vivement au passage sans oublier son premier Ministre. Pour l’indemnisation concernant notre rétro-activité,certains memebres de la commission sont en train de jouer avec les instructions de son Excellence avec des formules de paiement et autres libellés qui ne disent pas leur nom ; ils sont même arrivés à vouloir nous proposer un grille de paiement à la verbale donc officieusement pour qu’il n’y ait pas de traces ; ce qui n’est d’ailleurs pas administrative- Y a anguille sous roche- et nous ne croyons pas que l’Etat puisse mandater quelqu’un pour récupérer des taxes sur nos dûs devant être tirés des indemnisations calculées sur des primes de mer alors que, lorsqu’on embarquait, l’Armateur versait totalement l’intégralité de la caution que l’Observateur ne recevait pas en entier ; comme-ci les rapports que l’on nous donnait au moment d’embarquer nous étions vendus.Il serait préférable d’auditer un certain compte dénommé " Compte des Observateurs ".

 

Concernant le programme spécial 2005-2007 de la Banque Mondiale(BM)pour le recrutement dans la fonction publique dont les Observateurs étaient présentis pour y être insérés,et que des directives étaient données en ce sens, on a mis d’autres gens à nos postes, des militants d’un certain parti politique BERGER aux détriment de ceux qui ont travaillés au service et pour le compte de l’Etat du sénégal durant vingt deux(22)ans sans salaires ni motivation sans compter les discriminations passant par la rétention de certaines informations comportant notre outil de travail et les manquements dans la répartition des retombées des arraisonnements dont les 75 Pour cent des infractions sont à la base des Observateurs.

 

Je ne peux ne pas mettre sous plume,les inncursions des Bateaux RUSSES à la partie Nord entre la frontière sénégalo-mauritanienne à la position moyenne-ci : L:16°02.5 N -G:017°08.00 W entre les 25 et les 35 milles ; dés fois, des amis pêcheurs les rencontrent au cours de leurs parties de pêche. Pour décortiquer tous les maux qui gangrénent la pêche, il serait préférable que son Excellence nous recoive en Audience car certaines autorités ne lui rendent pas compte fidélement car certains conseillers sont en parfaite collision avec certains Armateurs. Quand il y avait statistiques cele démontrait que sur cent Navires arraisonnés, les 90°/° sont des Bateaux sénégalais ; actuellement, certains scientifiques du CRODT font les quais ou les marchés à pissons por établir des statistiques(lesquels ?)alors que tous les paramétres ne sont pas mesurés car depuis que le poisson est pêché, sorti de l’eau,trié conservé, débarqué et tranportés vres les usines ou criées ou tranbordés par les Navires de complaisance, il ya un log chemin ; sans compter les espèces rejetées par ce que, techniquement la quantité totale pêchée est égale à la quantité pêchée et conservée plus les espèces rejetées et il ya pas d’Observateur à bord des bateaux pour combler ce vide, contrôler et interdire certaines pratiques.

 

Il serait paradoxale voir même inadmissible de penser vouloir proposer prendre des Marins qui travaillent à bord de ces bateaux devant embarquer des Observateurs officiels des pêches maritimes, donc des Agents de l’Etat( ce qui constituerait une usurpation de fonction) et demandait à ces mêmes Marins travaillant pour le compte dU Bateau donc de l’Armateur et d’un Capitaine pirate et bradeur et que ce dernier lui file de faux statistiques de pêche, de fausses déclarations de capture, et de positions fictives de lieux de pêche pour quelqu’un qui travaille pour le service du même bateau au détriment de l’Agent de l’Etat qu’est l’Observateur et par ricochet de l’Etat du sénégal et d’un peuple tout entier ; c’est à la limite de la xénophobie et cela constitue une barrière, un frein même quant aux destinées de ce que doit être la vraie Protection et la vraie Surveillance de nos ressources et tous ces maux cautionnés par certaines Autorités véreuses, certains "Golden-ndioublangs" sortis de l’Anomymat qui n’ont aucun sens de la perfectibilité morale et intelectuelle, voulant à tout prix évoluer dans l’opulence et la notoriété, une notoriété tâchée d’égoisme, d’ingratitude et de roublardise rien que pour assouvir une ambition quitte à marcher sur des cadavres. Les costumes, Gagnila, Djipir et Autres accoutrements ne font pas le patriote. Mais, à ces certaines Autorités et à certains membres de la commissions qui veulent à tout prix opérer des ponctionnements sur les montants que l’on doit de nous allouer,je leurs dis ceci : "Le monde c’est comme de l’eau salée ; plus on en boît, plus on a soif".

 

Le Président de la République a consenti de gros efforts pour relancer le secteur de la pêche ; donc il mérite qu’on lui rende compte et en même temps lui signifier que jusqu’à présent, la commission devant se réunir pour finaliser notre dossier por que nous puissions rentrer dans nos fonds concernant notre indemnisation ne s’est toujours pas réunie.

 

Avec l’arrivée de l’Actuel Ministre del’Economie Maritime,nous avons bon espoir et nous attendons d’être embarquer à bord de tous les Navires pêchant dans nos eaux territoriales car il ya une certaine effervescence ; seulement la priorité c’est de nous payer nos dûs avant les mouvemeents d’embarquement car ce serait une motivation qui aurait comme impact,une plus grande satisfaction dans le travail car la Protection et la Surveillance, ce n’est pas le fait d’arraisonner des Bateaux fauteurs,mais faire de sorte que les Bateaux ne puissent commettre des infractions le biais du maillon essentiel dans le dispositif de la préservation des ressources halieutiques qu’est le corps des Observateurs officiels des pêches maritimes dont le compte dénommé : "Compte des Observateurs" doit être bel et bien audité

 

Moctar NDOUR - Observateur des Pêches

 

Tel pot : +221 775191739

 

Scandaleux !

Les policiers gagnent des points de fidélité à escorter les clandestins par avion.

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Les policiers qui escortent les clandestins expulsés par avion bénéficient de "miles" de fidélité de la part des compagnies aériennes.

 

Les agents de police accompagnant les immigrés en situation irrégulière lors de leur expulsion par les airs bénéficient des "miles" accordés par les compagnies aériennes à leurs clients fidèles, a-t-on appris mercredi au ministère de l'Intérieur, confirmant une information du Canard enchaîné.

"Ce système n'est pas illégal", a-t-on souligné de même source, ajoutant qu'"avant même la parution de l'article, le ministère avait déjà envisagé de modifier sur ce point précis le prochain contrat" avec les transporteurs.

 

Sur quelque 23.000 expulsions par an, toutes ne se font pas en avion, et seul un tiers de celles réalisées par voie aérienne nécessite une escorte, de un à trois policiers, a-t-on précisé de même source, contestant les calculs du Canard enchaîné.

 

"A raison de 23.000 éloignements en 2007, selon le ministère de l'Intérieur, et sachant qu'en moyenne trois policiers accompagnent celui qui va être expulsé, voilà de quoi se constituer assez vite un joli stock de voyages gratuits sur le dos des clandestins", affirme le journal, qui cite des agents d'escale d'Air France à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle.

  

"Sans compter que de nombreux flics bénéficient, du coup, du statut "Gold", réservé aux hommes d'affaires qui voyagent régulièrement aux frais de leur entreprise", ajoute l'hebdomadaire.

  

Contactée par l'AFP, Air France, qui transporte l'immense majorité des immigrés expulsés par avion, s'est refusée à tout commentaire.

 

En juillet 2007, plusieurs syndicats d'Air France-KLM et le Réseau éducation sans frontières (RESF) avaient tenté en vain de convaincre direction et actionnaires de la compagnie de refuser "l'utilisation des avions du groupe" pour ces expulsions.

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Co-infection au Sénégal

La co-infection perturbe les règles

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S’arrêter pour faire le point sur tout ce qui a été dit et écrit sur le Sida, voilà l’enjeu de la 15 ème Conférence internationale sur le Sida et les infections sexuellement transmissibles en Afrique qui se tient à Dakar au Sénégal, du 3 au 7 décembre 2008. Ceci sous la direction du Professeur Souleymane Mboup, virologue, responsable du laboratoire bactériologie et virologie de Dakar.

 

VIH/SIDA

Si de nombreux progrès ont été réalisés au cours de 25 dernières années, dans la lutte contre le Sida au Sénégal et en Afrique subsaharienne, on le doit aux efforts cumulés de la recherche et des bailleurs de fonds. Mais, depuis 1993, en relation avec les désastres de la tuberculose pulmonaire, les autorités sénégalaises ont senti la nécessité de développer une stratégie nationale de lutte contre le Sida en passant par l’éradication de la tuberculose.

 

Ce fut une des premières réactions des autorités médicales et politiques sénégalaises pour réduire le nombre de victimes de la pandémie du Sida. Et au moment de recevoir la 15 ème conférence internationale sur le Sida et des infections sexuellement transmissibles du 3 au 7 décembre 2008, sur le thème « Réponse de l’Afrique face aux réalités », le Sénégal, ses autorités se lancent encore un autre défi : celui de susciter quelques réflexions d’ensemble pour maintenir le cap avec tous les pays qui luttent contre le développement du virus en Afrique. Surtout en ces périodes où l’on note de sérieuses velléités de relâchement.

 

Dans la réponse que l’Afrique veut apporter face aux réalités, trois dimensions devraient retenir l’attention des participants. Pour le professeur MBoup, maître d’œuvre de la Conférence, « il s’agit aujourd’hui de faire l’inventaire de tous les acteurs et partenaires scientifiques, communautaires, politiques et financiers qui interviennent dans le domaine du Sida et des Ist. D’introduire dans tout le processus plus d’organisation et de gestion, à travers des outils de communication fiables et modernes (site Web fonctionnel et évolutif, tenue de réunions plus fréquentes et plus rapprochées etc.) La troisième dimension, selon le professeur Mboup est d’impulser une sorte de rupture dans la manière d’organiser et de gérer une conférence en mettant en place un système de gestion des plus fiables etc. »

 

Si le Sénégal a été choisi cette fois pour abriter cette conférence, c’est plus pour les efforts qui ont été faits en matière de prévention et de sensibilisation que pour l’usage des vaccins « nouveau comme ancien. Pour le comité national Sida comme pour le réseau africain de recherche sur le Sida, on dénombre quelque un peu moins de 150.000 porteurs du VIH/Sida au niveau de tout le pays. On note d’ailleurs, selon les données épidémiologiques du VIH/Sida au Sénégal une certaine stagnation depuis 2004-2005.

 

Et les efforts faits à l’endroit des groupes vulnérables, (travailleuses du sexe, jeunes filles employées de maison, femmes en situation de divorce, professionnels du transport, jeune travaillant dans les sites touristiques comme Saly, migrants et ancien migrants, épouses d’immigrés, filles mères, femmes commerçantes etc.), dans certaines localités comme à Mbour, Kaolack, Thiès, Saint-Louis, donnent une idée du travail à faire en matière de prévention et de sensibilisation, même si des résultats intéressants ont été obtenus au niveau de certains groupes de populations. Tant dans l’usage du condom, que dans celle des pratiques sexuelles en général, les enquêtes qui ont été effectuées dénotent d’une prise en compte des conseils prodigués par les médecins et autres associations de lutte contre le Sida. L’autre élément nouveau, selon M. Abdoulaye Aziz Hane, Chargé de programme du Réseau africain de Recherche sur le Sida, est qu’on a poussé la stratégie jusqu’à la mise en place d’associations de personnes portant le virus du Sida, qui sont appelées à sensibiliser comme dans la région de Thiès, des personnes non encore infectées. Psychologues et sociologues ont été mis à contribution pour la réussite d’un tel défi.

 

Le Sénégal, pour asseoir une bonne stratégie nationale de lutte contre le Sida, a aussi mis sur pied, un programme de lutte contre la tuberculose ? Pour l’année 2004, par exemple, selon les chiffres donnés par le laboratoire de bactériologie et de virologie, quelque 6034 nouveaux cas de tuberculose pulmonaires dit à frottis positif (TPM+) et 9508 cas de tuberculose toutes formes confondues, ont été enregistrés. Le rapport note ainsi que 47% des cas recensés de tuberculose ont été enregistrés dans la région der Dakar. En matière de traitement, l’analyse des résultats du traitement de la Cohorte 2003 (6587 NC TPM+) donne un taux de guérison de 63% pour un taux de succès de 70%. C’est ainsi que le taux de perdus de vue est passé de 18% pour la cohorte de l’année 2002 à 11% pour la cohorte de 2003n, signale le rapport sur les données épidémiologiques.

 

Dans le cadre de la lutte contre la propagation des virus du Sida, le secteur de la recherche médicale signale ainsi que la stratégie dite DOTS a été adoptée au Sénégal depuis 1993 en guise de réponse nationale à l’endémie de la tuberculose. Et dans le cadre du plan stratégique 2005-2009, une stratégie de lutte mise en œuvre par le PNT à travers la « DOTS », a été déployées autour de cinq composantes :

 un engagement politique avec la mise en place d’une unité centrale responsable de la coordination de la lutte antituberculeuse ;

 une détection du maximum de cas suspects avec un large réseau de la microscopie avec 76 unités fonctionnelles ; ce qui a permis de détecter 67% des nouveaux cas de TPM+ déclarés avec 0 cas positifs en 2004 ;

 Une décentralisation plus poussée des traitements au niveau des postes de santé, avec la création de quelque 68 centres de traitement ;

 L’approvisionnement en médicaments antituberculeux réguliers par un système échelonné d’approvisionnement en médicaments, matériel et produits de laboratoire ;

 Un système de suivi-évaluation du programme qui permet l’évaluation des activités de dépistage et de traitement au plan trimestriel ;

 

Un effet d’accélération de la maladie

 

En Afrique subsaharienne, plus d’un tiers des personnes infectées par le VIH sont susceptibles de développer la tuberculose. Celle-ci est donc, selon les spécialistes, une des principales causes de morbidité et de mortalité associée au VIH. Par il a été noté que la tuberculose accélère l’évolution de l’infection au VIH vers le stade du Sida.

 

Les principales conséquences de la co-infection sont ainsi les suivantes :

 

 un faible taux de guérison durant le traitement antituberculeux lié à une augmentation des souches parmaco-résistantes ;

 une morbidité élevée avec un diagnostic en excès des Tuberculoses pulmonaires frottis négatif ; à cause des difficultés du diagnostic. Et un risque important pour que des tuberculoses pulmonaires à frottis positif ne soient pas diagnostiquées. Cela en raison d’une surcharge de travail dans les laboratoires.

Aly KONTE | SUD QUOTIDIEN

11/05/2008

Stage à Bruxelles

STAGE CORPS & VOIX La Voix de l'Etre® femmepeintedjembe
 Le samedi  21 juin 2008 Pendant ce stage, en collaboration avec le travailde la voix, nous ferons des exercices d’ouverture etde conscience corporelle, le corps étant le « point d’ancrage » de la voix ainsi que sa caisse de résonance :un corps crispé ne laisse vibrer qu’un son  timide, alors que dans un  corps détendu et en confiance, la voix peut devenir pleine et vivante.La voix est un témoin, un miroir où viennent se reflétertoutes les couleurs de l’être.Elle se trouve au carrefour de nos différentes dimensions :corporelle, énergétique, psychologique, émotionnelle,spirituelle, ou mieux, elle en est le lien, le véhicule.Quand nous apprenons à l’écouter, à l’apprivoiser,à l’exprimer, tour à tour elle permet de trouver :- un outil privilégié de connaissance de soi- confiance en soi et en la vie- joie de s’exprimer Ce stage s’adresse à toutes les personnes désireuses de mieux se connaître, de retrouver la joie d’habiter son corps, de se réapproprier sa voix (se réconcilier) ou tout simplement d’enrichir son espace vocal. Ce stage est animé par Nathalie Vanderheyden.Musicienne, percussionniste et pédagogueElle est engagée depuis 1995 dans une recherchesur le travail de conscience de soi par le corps et la voix .Elle a suivi la formation «  La Voix de l'Etre® »avec Patrick Pargnien. Lieu du stageAsbl « Blanches et noires » Rue Vanderschriek 111 à 1060 BruxellesHoraire21 juin 2008 de 14h00 à 19h00Prix65 euros - apporter un tapis de sol ou une couverture - un coussin ou un zafu- tenue souple et confortableInscriptionAu 02/537.13.80 ou e- mail à percutattoo@skynet.be

L’inscription sera effective après versement d’un acompte de 25€ (10 jours avant la date du stage)Sur le compte de l’asbl percutattoo 068-223 23 09

08/05/2008

Nouveau code de la route Sénégalais

NOUVEAU CODE DE LA ROUTE

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EN VILLE

 

A. Chaussée et trottoirs

1. La chaussée est réservée aux véhicules motorisés, aux charrettes, aux troupeaux de vaches, aux moutons, aux vendeurs ambulants.

2. Les trottoirs sont réservés aux vendeuses de mangues et d'arachide, aux préparateurs de café touba, aux réparateurs de voitures (et, consécutivement, aux carcasses des dites voitures), au séchage des briques, au stockage des marchandises diverses. Les véhicules peuvent cependant l'emprunter au cas où la chaussée est encombrée.

3. La rue n'est pas qu'un espace de circulation (ou d'embouteillage) : c'est aussi un marché. Selon la saison et l'arrivage des navires porte-conteneurs, vous y trouverez des guirlandes (Noël), des mouchoirs (prononcer "moussoirs"), des protège-volants et des enjoliveurs (toute l'année), des portraits de Serigne Touba (Magal), des cartes téléphoniques (toute l'année), des dattes (Ramadan), la dernière cassette de Youssou Ndour (une fois par an), des moutons (Tabaski), etc. N'hésitez pas à négocier longuement le prix, celui qui attend derrière vous aurait fait pareil.

 

B. Priorités

  

1. Le car rapide a TOUJOURS la priorité

2. En l'absence de car rapide (rare), c'est le taxi qui a priorité.

3. Le piéton n'a JAMAIS la priorité.

4. En cas d'absence de piéton (rare), c'est le deux roues qui n'a pas la priorité.

5. En cas d'absence de car rapide, de taxi, de piéton et de deux roues, c'est le véhicule le plus gros qui a la priorité.

  

C. Distances de sécurité

  

1. Ne pas rouler trop près derrière un car rapide au risque de recevoir l'apprenti sur le capot en cas de rupture du train arrière.

2. Ne pas rouler trop près d'un taxi au risque d'emboutir son pare-choc, marqué de "Sant Serigne Touba " ou "A ma mère Anta Ndoye ", en cas de freinage brutal consécutif au "PSST" d'un client.

3. Laisser une distance minimale de 2m50 lorsqu'on double une charrette pour éviter d'exploser la tête du cheval s'il regarde brutalement à gauche.

  

D. Sens de la marche, intersections

  

1. Le sens de la marche se fait préférentiellement vers l'avant, mais vous pouvez remonter la bretelle de l'autoroute en marche arrière si vous vous êtes trompé de direction

2. Un feu vert ne signifie pas que vous avez la priorité, il est là à titre indicatif ; regarder à gauche et à droite avant de traverser le carrefour. De toute façon, un feu fonctionnel est un phénomène extrêmement rare.

3. Pour tourner à gauche à un carrefour, emprunter la voie de gauche le plus tôt possible pour raccourcir le trajet et empêcher celui qui vient en face de vous ralentir.

4. D'une manière générale, le côté gauche de la chaussée est toujours en meilleur état que le côté droit. L'emprunter en priorité.

6. Ne pas tenir compte de l'article D4 en cas d'embouteillage : doubler la file de véhicule par la droite, sur le trottoir de préférence, en tenant compte de l'article A2.

5. Les panneaux "Stop", "Cédez le passage" n'ont de sens que si vous avez un petit véhicule. Se référer à l'article B5.

6. Aux intersections embouteillées, s'engager le plus loin possible, par la droite ou par la gauche, pour bloquer le carrefour le plus tôt possible.

  

E. Signalisation lumineuse et sonore des véhicules

  

1. Statistiquement, une voiture qui met son clignotant à gauche tourne à 75 % à droite, à 5 % à gauche et va tout droit à 20 % (source : Direction des transports terrestres)

2. Il est indispensable de klaxonner dès qu'un autre véhicule est engagé, veut s'engager ou ne s'engage pas sur la même voie que vous.

3. Il est indispensable de klaxonner la voiture qui est arrêté devant vous au feu rouge AVANT que le feu ne passe au vert.

4. La nuit, rouler en plein phare pour montrer votre détermination au véhicule qui vient en face.

5. Les charrettes n'ont aucune obligation d'avoir une signalisation lumineuse la nuit.

  

F. Stationnement

  

1. Le stationnement est libre. Il se fait préférentiellement là où on veut et quand on veut.

2. En cas de panne ou de crevaison, ne pas déplacer la voiture, mais réparer sur place, surtout si on est au milieu d'un carrefour.

  

EN DEHORS DE LA VILLE

 

En dehors des agglomérations, les mêmes règles s'appliquent à quelques nuances près.

  

1. Le camion a TOUJOURS la priorité.

2. En l'absence de camion, c'est le taxi-brousse qui a priorité.

3. En l'absence de camion et de taxi-brousse, les animaux errants ont la priorité.

4. Statistiquement, les ânes restent immobiles au milieu de la chaussée, les chèvres conservent leur direction et vitesse initiales, les moutons et les poules obéissent à la théorie du chaos (trajectoire erratique non prédictible). Source : Direction de l'élevage.

5. L'article D4 (roulez sur la voie de gauche) s'applique en toutes circonstances, surtout au sommet des cotes.

5. Une branche posée au milieu de la route annonce un camion de charbon de bois qui a renversé sa cargaison 500 m plus loin. Ralentir

6. Un parpaing sur le côté de la route annonce une crevasse consécutive à un glissement de terrain dû aux fortes pluies de l'hivernage 2002. Ne pas le déplacer, la direction de la voirie a programmé la réfection de la chaussée (source : Direction de la planification)

7. Dans les villages, les ralentisseurs sont faits pour être évités : les contourner par la droite ou par la gauche en perdant le moins de vitesse possible.

Just for fun !