30/06/2008

manifestation de la presse à Dakar

MARCHE DES JOURNALISTES CONTRE LA VIOLENCE POLICIERE

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 « On est tous des Kambel ! On est tous des Kara », « Policiers partout, justice nulle part » Ce sont là quelques slogans que les journalistes ont déclamé samedi 28 juin lors de leur marche pour protester contre le passage à tabac des confrères Boubacar Kambel Dieng de la Radio futur média (Rfm) et Kara Thioune de la West Africa democracy radio (Wadr) à l’occasion du match de football Sénégal Libéria par des éléments de la Brigade d’intervention polyvalente

Venus nombreux tôt le matin se masser à la place de l’obélisque où ils s’étaient donnés rendez vous, les marcheurs avaient arboré des tee shirts à l’effigie des deux victimes où on pouvait également lire : ‘ Héros d’hier, brigands d’aujourd’hui ». Foulards rouges autour des cous et/ou ceignant les bras, casquettes rouges vissées sur la tête avec comme inscription en fond blanc « NON » l’équipe de sécurité de la marche était d’attaque.

 

À neuf heures trente minutes les coups de sifflets retentissent. Tout le monde se rapproche. Un confrère déclare au micro : « puisque nous sommes Républicains on va démarrer avec l’Hymne national ». Comme un seul homme tout le monde chante en chœur l’Hymne du Sénégal. Le départ est enfin donné.

 

Sur la première ligne, l’on pouvait voir des patrons de presse, des membres de la société civile, des représentants d’ONG et des hommes politiques. Sur les autres rangées qui suivent, des journalistes, des sympathisants et de simples citoyens venus gonflés les rangs parce que soutiennent-ils, “ce n’est pas seulement la presse que subit chaque jour les bavures policières du régime libéral“.

 

Estimés au moins à 50.000 personnes les confrères unis comme un seul ont battu le macadam sous des décibels de la fameuse chanson d’Alpha Blondy dédié à Norbert Zongo, journaliste burkinabé mort assassiné et de l’enregistrement démontrant la torture que Kambel Dieng a été victime.

 

De la place de l’Obélisque à la poste de Médina, en passant parles allés du centenaire et la Radio télévision sénégalaise (Rts) le cri est le même : « Halte à la violence, justice, le monstre est toujours là. ».

 

Les journalistes Kambel Dieng et Kara Thioune étaient arrêtés, malmenés et torturés, par des éléments de la Brigade d’intervention polyvalente (BIP) alors qu’ils se trouvaient dans la zone mixte. Une zone qui d’après les textes de la Fifa et de la Caf est réservée aux médiats, aux techniciens et aux joueurs pour les besoins d’interviews après match.

 

Au niveau de la Poste Médina où la marche a pris fin, cinq membres du Comité pour la défense et la protection des journalistes mise en place après l’agression des deux confrères sont allés remettre un mémorandum au ministre de l’Information et Porte-parole du gouvernement, Abdoul Aziz Sow.

 

Ensuite, le porte-parole du Comité, Yakham Mbaye a tenu un point de presse dans les locaux du Groupe Futurs Médias à la Rue 15 angle Corniche. Les journalistes comptent maintenir le cap. Et l’on sera à l’issue de la réunion prévue ce midi à RFM, le contenu du nouveau plan d’action.

Mamadou Amadou DIOP

 

29/06/2008

Microsoft en Woloff

ADAPTATION DE LOGICIELS EN LANGUE NATIONALE Microsoft lance un projet au Sénégal

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Les Sénégalais sachant écrire et lire en wolof vont bénéficier de logiciels Microsoft dans cette langue nationale. Unlimited potentiel est une initiative internationale lancée par Microsoft pour donner accès aux technologies de l’information à la majeure partie de la population mondiale. Cette initiative mise en œuvre permettra aux Sénégalais de se familiariser avec les technologies de l’information et de la communication (TIC). Une remise officielle du glossaire au ministre par le recteur de l’UCAD a été effectuée hier.

Le logiciel Microsoft en wolof est au service de la population. Transformer l’éducation, promouvoir les innovations au niveau local et créer des emplois et de nouvelles opportunités ; tels sont les objectifs que visent Unlimited potentiel, une initiative internationale lancée par Microsoft pour donner accès aux technologies de l’information à la majeure partie de la population mondiale. C’est dans ce sens que Microsoft, pour être plus proche des populations, a initié localization language program (LLP). 95 langues sont concernées dont de plus en plus des langues africaines. C’est ainsi que depuis 2007, le projet de localisation de Windows Vista et office 2007 est en wolof. L’objectif de Microsoft est de travailler avec des experts locaux, gouvernements, universités et d’autres ayant droits, d’où les trois piliers de LLP : La culture, la communauté, la technologie. Le recteur de l’université Cheikh Anta Diop Abdou Salam Sall lance un partenariat avec l’initiative internationale. Depuis l’année dernière Unlimited potentiel travaille avec le département de Linguistique de l’UCAD. Les linguistes viennent de terminer la traduction d’environ 2000 mots et expressions.

 

Le ministre de la Culture Mame Birame DIOUF exprime toute sa joie et parle de projet révolutionnaire. Il poursuit en disant que c’est dans le cadre de la promotion des langues que ce projet a été initié afin de permettre à une majorité de la population sénégalaise de bénéficier de ce projet. Ce projet vise à réduire la fracture numérique, étant donné que le wolof reste la langue la plus parlée au Sénégal. Pour le moment, la première phase du projet est célébrée, étant entendu qu’il reste encore à faire avant de voir enfin Windows Vista et Office 2007 en wolof. Les membres du projet envisagent de faire le lancement avant la fin de l’année.

Fatou Sarr SECK

28/06/2008

Conflits Casamançais

Si les populations civiles sont de plus en plus prêtes à tout pour retourner dans leurs villages, en Casamance, les hostilités se poursuivent et le processus de paix est « encore dans l’impasse », selon les pacificateurs, et certains estiment qu’il n’y a guère lieu d’espérer une évolution positive de la situation.

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« Le processus de paix n'avance pas depuis longtemps. On recule même énormément », selon Landing Diédhiou, président d’APRAN-SDP, une organisation non-gouvernementale (ONG) locale, qui joue depuis longtemps le rôle d'intermédiaire entre le gouvernement sénégalais et les rebelles du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC).

 

La Casamance, située dans le sud du Sénégal, est depuis 25 ans le théâtre d’un conflit localisé ; cette guerre civile, qui a fait plus de 60 000 déplacés, dont pas moins de 10 000 se sont réfugiés en Gambie et en Guinée-Bissau, est aussi la plus longue qu’ait jamais connue l’Afrique.

 

Les rebelles du MFDC avaient initialement pris les armes pour obtenir l’indépendance de la Casamance, mais leurs revendications ont évolué depuis lors. L’accord de paix conclu entre le gouvernement et le MFDC n’a pas duré, et si les violences se sont apaisées vers la fin 2007, l’année 2008 a en revanche été marquée par une recrudescence des attaques violentes et des pillages, ainsi que des décès et des mutilations causés par l’explosion de mines terrestres.

 

Pas plus tard que la semaine dernière, un jeune homme a été tué par des rebelles présumés du MFDC près de Tendième, à 33 kilomètres au nord de Ziguinchor.

 

Des populations excédées

 

Le 10 juin, des familles déplacées sont descendues dans les rues de Ziguinchor, capitale casamançaise, aux côtés de la communauté, des dignitaires religieux et des autorités locales, pour exiger que le gouvernement déploie davantage d’efforts pour relancer le processus de paix, afin qu’elles puissent retourner chez elles.

 

« Ils [les bailleurs et le gouvernement] ont promis de mettre en place des programmes d’aide, pour nous permettre de retrouver une vie normale, mais jusqu’ici, rien n’a été fait », s’est plaint Abdoulaye Sane, un ancien réfugié aujourd’hui déplacé à Fanda, à 12 kilomètres de Ziguinchor.

 

Aminata Badji Syafd, représentante d’une ONG locale, a prononcé une déclaration écrite devant les locaux des autorités locales. « Nos familles survivaient auparavant grâce à l’agriculture, mais aujourd’hui, nous dépendons d’autrui […] et notre tissu social et nos familles s’effondrent ».

 

Un constat corroboré par les recherches menées dernièrement par Martin Evans, géographe à l’université de Leicester, et selon lesquelles, après tant d’années, les familles d’accueil commencent à ne plus avoir les moyens d’héberger leurs proches déplacés par le conflit, une situation source de tensions. Ces tensions sont en outre attisées par la dépression économique et la forte hausse du prix des denrées alimentaires dans l’ensemble de la région.

 

Selon M. Evans, les populations civiles souhaitent plus que jamais le retour de la paix, et il est de plus en plus manifeste que les rebelles du MFDC eux-mêmes sont fatigués de se battre. Pourtant, les pourparlers de paix traînent et les chances de rétablir la paix dans un avenir proche semblent minces.

 

Des négociations à plus haut niveau

 

Si la situation n’évolue pas, c’est en partie en raison de la profonde factionnalisation observée dans les différentes branches du MFDC et entre ses ailes militaire et politique, obstacle aux négociations entre le gouvernement et les rebelles, selon M. Diédhiou.

 

« Le problème, c’était avant tout que le gouvernement négociait avec certains chefs rebelles et pas d’autres, alors le processus était considéré comme partial ; aujourd’hui, il doit en faire plus pour rassembler ces factions », a-t-il recommandé.

 

Un irréductible en particulier, Salif Sadio, qui dirige une faction du MFDC en Casamance du sud, s’est tenu à l’écart des négociations avec le gouvernement car il pense que celui-ci tente de monter les deux ailes l’une contre l’autre, selon Famara Goudiaby, un membre de la faction de M. Sadio.

 

Le gouvernement doit être plus inclusif et engager des négociations à plus haut niveau, selon M. Diédhiou. « S’il est vrai que le président Wade a fait de gros efforts pour résoudre ce conflit, le gouvernement et le MFDC doivent entamer des négociations à plus haut niveau, et pour ce faire, il faut des négociateurs plus crédibles des deux côtés ».

 

À problème régional, solution régionale

 

Autre point de désaccord : le gouvernement ne souhaite pas ébruiter le conflit qui sévit en Casamance ; il le traite donc comme un problème interne, et non régional, selon Demba Keita, conseiller à l’APRAN-SDP.

 

Or, « la Guinée-Bissau et la Gambie ne peuvent être contournées dans le processus de paix […] la solution tri-gouvernementale est la seule issue », explique-t-il.

 

Pour Famara Goudiaby, le porte-parole du MFDC, le seul moyen de faire avancer le processus serait de trouver une solution régionale, avec l’aide de médiateurs internationaux. « Le conflit casamançais a débordé au-delà des frontières sénégalaises, et il est impératif de faire intervenir les pays étrangers pour le résoudre […] tenter de résoudre le problème en interne n’est pas la solution », a-t-il affirmé.

 

Les chefs du MFDC contrôlent en effet bon nombre de leurs combattants depuis l’autre côté de la frontière, et les soldats aussi bien que les rebelles du MFDC mènent de nombreuses activités commerciales transfrontalières dans le cadre de ce que M. Evans qualifie « d’économies de la guerre ».

 

À qui profite la guerre ?

 

Ces économies de la guerre profitent aux combattants des deux camps, selon M. Evans : en effet, les soldats et les rebelles sénégalais échangent du bois, du cannabis et des noix de cajou d’un côté à l’autre de la frontière. Un grand nombre des plantations de noix de cajou situées le long de la frontière bissau-guinéenne, notamment, se trouvent sur le territoire des rebelles, et les soldats sénégalais sont stationnés à proximité. Si les gains sont modestes, dans un pays pauvre, ils valent toujours mieux que rien.

 

Bon nombre d’analystes attribuent la recrudescence des violences, observée en 2008, au fait que les rebelles ont l’impression que les soldats de l’armée sénégalaise empiètent sur ce précieux territoire.

 

La lutte pour l’exploitation de ces terres fertiles est au cœur du conflit, c’est pourquoi « la réforme foncière est un des principaux piliers de la paix en Casamance », a déclaré à IRIN le représentant d’un bailleur de fonds international. Mais à ce jour, « aucune réforme foncière viable n’a été proposée pour résoudre le problème ». Au contraire, les questions de propriété foncière deviennent de plus en plus politisées, à mesure que les limites des villages sont redéfinies en fonction des zones minées, et depuis que pas moins de 242 zones, que l’on supposait minées, ont été abandonnées.

 

Les acteurs locaux, notamment la société civile et les responsables du gouvernement central sénégalais, pourraient également profiter d’une prolongation du processus de paix, en continuant à recevoir l’aide accordée pour financer ce processus. « Depuis 2000, beaucoup de fonds multilatéraux et bilatéraux ont été injectés pour soutenir le processus de paix, le retour des déplacés et la reconstruction […] c’est un peu un bon filon pour tout le monde », a estimé M. Evans.

 

Les avantages économiques de la paix

 

Pour redynamiser un processus de paix qui traîne, le gouvernement et les bailleurs doivent avancer de meilleurs arguments concernant les avantages économiques de la paix, selon un bailleur de fonds international.

 

Tout d’abord, la Casamance, la région la plus fertile du Sénégal, pourrait contribuer de manière significative à la production agricole du pays. Un point d’autant plus pertinent que l’objectif du président Wade est de faire en sorte que le Sénégal passe du stade d’importateur de céréales à celui de producteur net en dix ans, selon M. Evans.

 

La production rizicole de la région a augmenté malgré la poursuite du conflit, selon Marie Augustine Badiane de Kabon Kator, une ONG locale de consolidation de la paix, et de plus en plus de terres sont consacrées à la riziculture. « Avec une paix globale, des investissements dans les infrastructures appropriées et des changements en matière de pratiques agricoles, cette production pourrait augmenter bien davantage », a estimé M. Evans.

 

Mais il faudrait pour cela résoudre le problème des régimes fonciers en trouvant des solutions acceptables à la fois par les civils et par les rebelles, selon Mme Badiane.

 

En attendant, tout accord de paix viable devrait prévoir d’aider les rebelles à trouver des moyens de subsistance alternatifs, selon M. Evans, bien qu’on en soit loin, admet-il.

 

Des progrès

 

Certains progrès ont toutefois été réalisés ces dernières années à l’échelle régionale, d’après M. Evans : depuis 2000, explique-t-il, le gouvernement bissau-guinéen s’est aligné davantage avec le Sénégal sur la question de la Casamance. En Guinée-Bissau, le « flux d’armes reçues par les rebelles en provenance du pays a considérablement réduit, ils ont éliminé les rebelles les plus irréductibles de leur territoire, et la coopération est désormais bonne en matière de sécurité, de part et d’autre de la frontière », a-t-il indiqué à IRIN.

 

Les négociateurs ont également l’occasion de profiter de la soif de paix des Casamançais pour redonner du souffle aux pourparlers, en faisant directement intervenir les populations dans les négociations, selon M. Diatta. « Le gouvernement négocie avec les seigneurs de la guerre dans la brousse, mais il oublie que les Casamançais doivent eux aussi se faire entendre à la table des négociations », a déclaré M. Diatta à IRIN.

 

En attendant, les arguments en faveur de la paix devraient être présentés plus clairement aux négociateurs de paix eux-mêmes, selon le représentant d’un bailleur de fonds international. « Le président Wade se considère comme un homme d’Etat international et un pacificateur international : nous devons donc lui demander quel héritage il entend laisser derrière lui en ce qui concerne la Casamance ».

Chanvre indien

Destruction de 3,5 tonnes de chanvre indien

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L'office centrale pour la  répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) a procédé,  jeudi à Dakar, à l'incinération des drogues saisies dans le  courant de l'année 2008.  

 

     Plus de 3,5 tonnes de chanvre indien, 16 kilogrammes de cocaïne et 65 grammes d'héroïne ont été réduits en cendres. 

 

     Trois tonnes 582 grammes de chanvre indien, 16 kilogrammes de  cocaïne dont 33 pierres et 96 boulettes, 65 grammes d'héroïne dont 89 képas, 2 Kg de haschich et 637 substances psychotropes, c'est  laquantité de drogue qui a été incinérée, jeudi par l'Office  centralepour la répression du trafic illicite des stupéfiants  (Ocrtis), a précisé le chef de cet organe, Abdoulaye Niang.  

 

     Cette drogue a été collectée en 1647 saisies contre 1482 en  2007.Six saisies de cocaïne, 15 d'héroïne et 2 de haschich et 5 de substances psychotropes ont été effectuées en 2008 par la police.  Cette quantité vient s'ajouter aux 2,400 kilogrammes de cocaïne et 8,394 kilogrammes de haschisch incinérés dans le second trimestre  de l'année 2007, a-t-il rappelé.  

 

     Au total, 428.572 doses de chanvre, 26,539 doses de cocaïne et  93 doses d'héroïne ont été retirées du marché illicite. 1626  trafiquants de chanvre, 3 d'héroïne, 29 de cocaïne, 3 de haschich  et 14 de substances psychotropes ont été arrêtés, a-t-il ajouté. 

 

     Toujours selon le commissaire Abdoulaye Niang, l'ensemble du  chanvre indien saisi provient des pays voisins. La variété de  chanvre cultivé au sud du pays a complètement perdu sa part de  marché au profit de deux autres variétés introduites dans le  territoire national.  

 

     Le ministre de l'intérieur, Cheikh Tidiane Sy, s'est félicité  decette efficacité des forces de répressions et s'est engagé à  mettretous les moyens pour que le Sénégal ne soit pas une plaque  tournante de la drogue.

26/06/2008

Décontamination au Sénégal

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a exhorté le Sénégal à décontaminer un quartier d'une de ces villes qui a été particulièrement exposé au plomb, à cause d'une usine de recyclage de piles contenant du plomb à cet endroit.

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L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a demandé au Sénégal mardi de décontaminer un quartier où près de 1000 habitants restent exposés à des hautes concentrations de plomb après la mort de 18 enfants.

 

Les experts de la santé et de l’environnement venant du monde entier ont mené une enquête la semaine dernière dans le quartier de NGagne Diaw dans la ville de Thiaroye sur Mer au Sénégal, une zone utilisée pour recycler des piles contenant du plomb.

 

« Beaucoup d’enfants semblent atteints neurologiquement. Les enquêtes sur l’environnement ont découvert des concentrations très élevées de plomb à l’extérieur et à l’intérieur des maisons des habitants » a indiqué l’Organisation Mondiale de la Santé.

Près de 950 personnes dans la région pauvre sont en permanence exposées par le biais de l’ingestion et de l’inhalation de poussière contaminée au plomb. « Effectuer la décontamination de la zone affectée de NGagne Diaw, y compris l’intérieur des maisons, est une priorité urgente ».

Au moins 31 enfants nécessitent un traitement pour un empoisonnement au plomb, mais seulement une partie de la population a été examinée, d’après ce qu’a indiqué Joanna Tempowski, un scientifique pour la section des urgences en santé environnementale de l'OMS.

« On se concentre surtout sur les petits enfants car ils sont très vulnérables à l’empoisonnement au plomb étant donné que les substances neurotoxiques peuvent affecter le développement de l’enfant même à des concentrations assez faibles, et on a ici des taux de concentrations très élevés » a-t-elle indiqué à Reuters.

Le Sénégal a besoin d’une assistance technique et financière urgente de la part de la communauté internationale pour nettoyer la zone contaminée.

 « Le recyclage a été stoppé mais le plomb est dans l’environnement et ne se dispersera pas. Il doit être enlevé. C’est un travail considérable » a indiqué Joanna Tempowski, qui a mis l’accent sur le fait que certaines des piles pouvaient aussi contenir d’autres produits chimiques contaminants tels que de l’arsenic.

Le ministère de la Santé du Sénégal a signalé à l'OMS en mars qu’un total de 18 enfants étaient morts entre octobre 2007 et février 2008, d’après ce qu’a indiqué la porte-parole de l’Organisation Mondiale de la Santé Sari Setiogi.

De nombreux membres de la communauté du quartier de NGagne Diaw au Sénégal sont directement engagés dans le recyclage de piles car c’est leur source de revenus.

Les mères des enfants décédés ont « un taux de plomb dans le sang extrêmement élevé » souvent 10 fois plus élevé que le niveau qui a un effet négatif sur le développement neurologique, d’après l’OMS.

Les adultes et les enfants qui n’ont pas été directement impliqués dans le recyclage du plomb montrent également des taux dangereusement élevés de plomb dans leur sang.

Les enfants du Sénégal ayant un taux d’exposition élevée au plomb ont besoin d’une thérapie qui enlève lex métaux du corps.

Mais l’Organisation Mondiale de la Santé a prévenu que le traitement pourrait s’avérer « inefficace et pourrait même exacerber la toxicité » chez les enfants toujours exposés au plomb

25/06/2008

Abus sexuels au Sénégal

PLAIDOYER - Pour les enfants victimes d’abus sexuels : Serigne Mor Mbaye prône une politique de suivi

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Le psycho-sociologue sénégalais Serigne Mor Mbaye a palidé mardi à Saly (Mbour), au deuxième jour du séminaire sous-régional de formation des journalistes sur «les droits de l’enfant et médias», en faveur d’une «politique de suivi des enfants victimes d’abus sexuels».

 

«Il faut que l’Etat donne les moyens, à travers le ministère de la Justice, pour une politique de suivi des enfants victimes d’abus sexuels», a estimé M. Mbaye qui traitait du thème : «La problématique des abus sexuels chez les enfants en Afrique de l’ouest.»

 

Après avoir dénoncé les nombreux abus sexuels et autres mauvais traitements dont sont victimes des enfants, M. Mbaye a estimé qu’«il faut initier des programmes allant dans le sens de l’éducation des parents sur la problématique des droits de l’enfant avec notamment plus d’information de qualité sur la question».

 

Selon lui, «contrairement à ce qui est souvent répandu dans les esprits, les abuseurs sexuels ne sont pas des malades mentaux. La plupart d’entre eux sont déclarés malades mentaux. Cet argument est souvent avancé pour que les auteurs de ces abus sur les enfants échappent à la Justice, alors que la victime, elle garde son traumatisme, sa vie durant».

 

Le psycho-sociologue a souligné que «ces abuseurs sont souvent d’un statut social élevé. Ce sont des gens qui ont des moyens, ils sont bien instruits et doués d’une grande intelligence. Ils peuvent même occuper de hautes fonctions (citant à l’occasion l’exemple d’un avocat sans donner de nom)».

 

«Il nous faut tous ensemble nous engager résolument dans la protection des enfants», a-t-il souligné, avant d’ajouter qu’«un enfant victime d’abus sexuel doit bénéficier d’un suivi».

 

Le séminaire sous-régional, qui se poursuit jusqu’au vendredi, est initié par l’Ong international Plan Afrique de l’ouest en collaboration avec Plan Sénégal dans le but de renforcer les capacités des journalistes sur la problématique des droits des enfants.

 

Des journalistes venus de plusieurs pays africains, des représentants d’organisations non gouvernementales, des membres de comités nationaux des droits de l’enfant, des représentants du Synpics et de la Convention des jeunes reporters etc. participent à la rencontre ouverte lundi.

 

Les participants viennent du Bénin, du Burkina, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée-Bissau, du Mali, du Niger, de la République de Guinée, du Togo et du Sénégal.

 

Aps

Drogue à Mbour

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SEMAINE DE LUTTE CONTRE LA DROGUE : Des chiffres qui parlent

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Dans le cadre de la semaine de la lutte contre la drogue, la police a livré à la presse, le nombre d’arrestations et d’interpellations de dealers et a fait le point sur les quantités de drogue et de comprimés classés comme telle.

 

Les enquêteurs du commissariat urbain et du poste de police de Diamaguène II ont accroché à leur tableau de chasse, 113 dealers pour trafic de drogue, et 73 individus pour usage de chanvre indien .Ces derniers ont été trouvés détenteurs de 247, 300 kilogrammes de yamba, en plus de 2030 cornets et 38 joints. La drogue dure n’a pas été en reste. Leur prise se chiffre à deux grammes de cocaïne et d’héroïne, en plus de trois képas de cocaïne et 60 d’héroïne. Il y a eu aussi la saisie de 200 comprimés barbituriques, de trois paquets du même produit et d’une plaquette de Rivotril.

 

Les autorités policières ont affirmé qu’elles restent déterminées à pourchasser les dealers et les mettre à la disposition de la justice partout où ils se trouvent. Pour elles, leur exigence est de vivre dans un espace sans drogue et n’accorderont aucun répit aux trafiquants de la mort.

 

Après l’intensification de la lutte contre la drogue dans la commune de Mbour, les petits dealers en gestation dans la proche banlieue ont fait les frais des descentes de la police, à Saly-Portudal, à Nguékokh, à Mballing et à Keur Balla .

 

Cyprien FAYE

24/06/2008

Air Sénégal en rade

ZIGUINCHOR - Le Dash desservant le sud du pays en panne : Air Sénégal International laisse en rade ses passagers

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Pour la énième fois, le Dash d’Air Sénégal International est tombé en panne depuis vendredi dernier. Des dizaines de ses passagers sont bloqués à Ziguinchor et au Cap-Skirring malgré le boeing d’Asi qui est venu chercher les passagers à l’aéroport du Cap-Skirring, samedi dernier. Les autorités de cette compagnie soutiennent que la panne est «un non-événement».

 

Plusieurs dizaines de passagers d’Air Sénégal International étaient bloqués vendredi dernier à l’aéroport de Ziguinchor à cause d’un vol annulé de la compagnie. Selon un touriste français trouvé à l’aéroport, «les passagers étaient en train de faire leur enregistrement lorsque les autorités de la compagnie les ont informé que le vol est annulé a cause d´une pièce du Dash tombée en panne». Khadim Ndiaye, l’un des agents de ladite compagnie qui s’occupe de l’enregistrement, a indiqué que «c’est après avoir enregistré 27 passagers» qu’ils ont «appris la panne». Une mauvaise nouvelle qui a mis les passagers dans tous leurs états et ont demandé à ce que la compagnie rembourse leur billet.

 

Toutefois, si certains ont préféré prendre leur mal en patience deux jours durant, le temps que la panne soit réparée, d’autres passagers, ayant des affaires urgentes à régler, ont été obligés de voyager par la route. Et ceux disposant de moyens financiers plus conséquent ont pu partir par avion. C’est ainsi qu’un avion de six places est venu chercher des passagers samedi matin en raison de 135 000 francs par personne en aller simple. Et le même jour, dans la soirée, un autre avion, de 8 places celui-là, est partir quérir huit autres passagers à raison de 120 000 francs Cfa par client.

 

Selon les confidences d’un client voyageant régulièrement à bord de cette compagnie, «Air Sénégal International est coutumier des faits». Il soutient que «cette compagnie à l’habitude d’annuler tardivement ses vols sur Ziguinchor et Cap-Skirring, sans prendre en charge ses clients. Ce qui est anormal». Et notre interlocuteur de dire que «si Air Sénégal International avait un concurrent sérieux, cela n’allait pas se passer de cette manière, car il allait louer un avion uniquement pour satisfaire ses passagers bloqués à Ziguinchor». Mieux, il ajoute : «Du temps de Sunuair, quand le Dash ou un quelconque avion d´Air Sénégal International tombait en panne, la compagnie louait un avion d’une autre compagnie. Mais malheureusement comme il n´y a plus de concurrent, Air Sénégal se permet de faire n’importe quoi.»

 

En réaction, M. Touré, chef d’escale de Air Sénégal International à Ziguinchor, soutient : «L’avion est tombé en panne durant la nuit. On ne pouvait pas prendre les dispositions nécessaires pour informer tout le monde. La panne d’une pièce d’une machine, c’est quelque chose qu’on ne peut pas maîtriser. Nous avons un seul Dash qui peut desservir Ziguinchor. Nous attendons la décision des autorités de la compagnie pour commencer la rotation d’un gros porteur sur la ligne Dakar-Ziguinchor.»

 

Pour Makhtar Diop, chargé de communication de Air Sénégal International, joint par téléphone, la panne du Dash est «un non-événement» : «C’est le client qui fait vivre la compagnie. Air Sénégal n´a pas intérêt à manquer du respect à ses passagers. C’est une machine comme toute autre machine qui tombe en panne. (…) Pourquoi les gens font la destination de Ziguinchor un cas particulier ? Ça ne nous fait pas plaisir de perdre nos clients comme ça», déclare-t-il.

 

Samedi dernier, certains passagers laissés en rade la veille et ceux programmés le même jour se sont retrouvés à l’aéroport de Ziguinchor. Malheureusement, ils n’ont pas pu voyager pour les mêmes raisons de la veille. Seuls certains d’entre eux, ayant des correspondances à partir de Dakar, ont été choisis pour prendre leur vol au Cap-Skirring ensemble avec d’autres passagers du vol cumulé du boeing d’Asi en provenance de la Guinée-Bissau.

  

Par Erick Salemon BASSENE

22/06/2008

Le Sénégal a gagné!

CAN/CM 2010 : Sénégal 3-1 Liberia

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Les sénégalais reprennent la tête du groupe 6 du premier tour éliminatoire de la CAN/CM 2010 avec 8 points alors que l'Algérie n'en compte que 6. Lors de la prochaine confrontation Algérie - Sénégal le 5 septembre la victoire est impérative si l'Algérie veut passer au prochain tour.

 

Les Lions du Sénégal ont battu le Lone Star du Liberia par 3 buts à 1, en match retour comptant pour la 4-ème journée des éliminatoires combinées de la CAN et du Mondial 2010 disputé samedi au stade Léopold Sedar Senghor.

 

Les trois buts sénégalais ont été marqués par Ibrahima Sonko à la 9-ème mn, El Hadj Ousseynou Diouf à la 33-ème mn et Henri Camara à la 63-ème mn. L’unique but du Liberia a été l’œuvre de William Joe à la 90-ème mn.

 

Avec cette victoire, le Sénégal est en tête du groupe 6 avec huit points, suivi de l’Algérie six points, de la Gambie cinq points et du Liberia deux points.

21/06/2008

Baye Galo expose sur la côte d'Azur

Evenements Côte d'Azur - Actualité Beaux Arts

 

EXPOSITION DE PEINTURE "A la découverte..."  Le Thoronet 

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« Ensemble rythmons nos cœurs, mélangeant les couleur, pour s’unir dans la force l’Art » Bayegalo

 

http://bayegalo.blogspot.com/

http://www.myspace.com/bayegalo/

 

BG est un peintre africain autodidacte, né à Dakar en 1980. Dès son plus jeune âge, cette passion du dessin l’envahit, touché par les œuvres de son oncle, artiste peintre reconnu au Sénégal, il décide d’inscrire par le tatouage et le dessin ce qu’il découvre et observe au cours de sa vie.

C’est à 19 ans à Saly, charmante ville sénégalaise qu’il va commencer à poser ses talents dans un arc-en-ciel de couleurs, berçait par les djembés qu’il affectionne particulièrement.

 

Depuis 2002, BG expose dans de nombreux lieux, principalement en Afrique. Notamment, au Festival Pikine Est de Dakar, et dans différents espaces dédiés à l’art.

Il est membre depuis 2006 de l’association de M’Bour des artistes plasticiens, ses toiles figurent dans certaines collections privées Françaises, Suisse, Luxembourgeoises et Africaines.

 

Il utilise la peinture à l’huile et des techniques mixtes sur divers supports et peint ainsi ses croyances, sa philosophie d’une vie qui mûrit au rythme tranquille du Sénégal.

Une réalité mélangée subtilement à l’irréel, il projette sur ses toiles un doux mélange ethnique, provenant de sentiments dévoilés sur un fond partagé entre la générosité et cette grande envie de liberté.

 

Toujours en mouvement, le travail de BG est en évolution continue où l'abstraction lui permet de trouver une liberté d'expression entraînant les spectateurs dans un univers poétique.

 

Les invités découvrent et s’imprègnent de ses œuvres, et se laissent portés par un ensemble de méthodes qui ne laisse personne sans réaction.

De réalisation en réalisation, BG n’est qu’à l’aube de son potentiel d’artiste.

 

Exposition "A la découverte..." au Domaine viticole de l’abbaye à Thoronet (« Art et vin » dans le Var) à partir du 21 juin 2008 jusqu’ au 01-08-2008

Domaine de l'abbaye quart pugette

83340, Le Thoronet Cajole

 

19/06/2008

L'ambassadeur de France sous la Coupole

 L’ambassadeur de France à Dakar Jean-Christophe Rufin entre sous la Coupole  Jean-Christophe_Rufin_IBO_Sipa
Elu ce 19 juin 2008 à l'Académie française au fauteuil d'Henri Troyat, prix Goncourt 2001 avec «Rouge Brésil», le french doctor exerce la fonction d'ambassadeur de France au Sénégal. Une sinécure? Non, un vrai boulot  Ils sont au moins deux: Rufin le romancier et Rufin le diplomate. Monsieur l'ambassadeur de France au Sénégal prend soin de ligoter et d'enfermer le romancier en lui. Cric-crac. Seulement voilà, le romancier est passe-muraille ou bien il a un passe-partout, et souvent, sans demander son avis au diplomate, il défait ses liens, il s'évade et il observe la comédie humaine en version sénégalaise: comme la dernière fois où le président AbdoulayeWade recevait Son Excellence: «Wade était très élégant dans son grand boubou. Il était assis sur un fauteuil Empire. Le problème du surtout sur un fauteuil Empire. Alors chaque fois que Wade appuyait d'un côté pour aplatir l'étoffe, ça gonflait de l'autre côté...»  Prix Goncourt 2001 avec «Rouge Brésil», ancien vice-président de Médecins sans Frontières et ancien patron d'Action contre la Faim, Jean-Christophe Rufin est maintenant notre ambassadeur à Dakar. Il publie «Un léopard sur le garrot», ses souvenirs de «médecin nomade» et humanitaire, «/'histoire d'une génération», explique l'ex-french doc. Un autoportrait en antihéros inapte à exercer la médecine de guerre, phobique des morgues et des dissections et marri de l'arraisonnement technologique d'une médecine prométhéenne. Quand vous refermez ce volume tour à tour picaresque, moliéresque, politique ou facétieux («Ce qu'il y a de bien avec les guerres civiles, c'est qu'on peut rentrer à la maison»), impossible de dire si l'auteur est un Candide ou un Rastignac. La chose est indécidable, tant Rufin excelle à s'y donner délibérément le rôle du novice, du stagiaire, du benêt. Témoin ce chapitre où Rufin le carabin vole la tête guillotinée de l'anarchiste Ravachol dans son bocal de verre pour l'offrir à une accorte descendante de Marx : «Nous n'avions que fort peu de culture historique.»   ©IBO/Sipa Dans son costume-cravate britannique, l'auteur a l'air fringant d'un James Bond quinquagénaire, plus les paupières de Droopy et l'accent nonchalant et comme aquoiboniste de Dutronc. «Le président de la République voulait quelqu'un qui ne soit pas de la carrière. Ca n'intéressait pas Orsenna. Pas son truc. Il préfère rester libre.» Rufin apprendra la nouvelle de sa nomination par son ami Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères. Et voilà l'auteur de «l'Abyssin» qui, «sans avoir rien sollicité» et «sans faire mystère d'avoir voté Bayrou à la dernière élection présidentielle», se retrouve ambassadeur par la grâce de Sarkozy, dans un pays africain qui compte 25.000 ressortissants français et 1200 soldats français, «dans une grosse ambassade à 30.000 visas». «Au Quai d'Orsay, on se disait que j'allais passer mon temps devant la baie vitrée ou écrire face à la mer... Guernesey et tout. On attendait mes lettres fleuries d'imparfaits du subjonctif. Des conneries, tout ça. J'arrive au bureau à 8h30, j'en repars à 21 heures, et pour aller à une réception. Quant à mes lettres, c'est: premièrement, deuxièmement, troisièmement...»   Le job ? Passer en revue des gendarmettes sénégalaises. S'asseoir sur un trône pour remettre ses lettres de créance au président de la Gambie. Se faire convoquer à l'Elysée par le président de la République française, auquel il a offert une biographie de Pierre Mendès France. («La fiction, c'est pas son truc, lui, c'est les essais, les biographies.») Rendre visite au calife des Mourides, Serigne Saliou Mbacké, dont la confrérie compte des millions de fidèles dans le monde. «Je découvre un vieux monsieur de 90 ans - décédé depuis - dans une cour pauvrette, près d'une caisse de savon. Dans cette caisse, le calife jette les billets de banque que les gens lui apportent en se prosternant devant lui. Derrière la cour, il y a des bureaux flambant neufs, avec des ordinateurs. Quelqu'un me dit: “Malheureusement, on ne pourra pas vous montrer le truc, le webmaster est en prière”.» Tressage de tradition et de modernité que le diplomate croise souvent au Sénégal. «Au-delà des clichés», Rufin évoque une amie sénégalaise, «jolie fille de 35 ans», qui est à la fois l'ambassadeur de son pays et l'épouse d'un polygame. Azeb, la femme de Rufin et la mère de ses deux filles, est éthiopienne. «En la voyant, les Sénégalais se rendent compte peut-être du changement: la France de Foccart, c'est fini, c'est la France d'aujourd'hui», dit-il fièrement.  Le lendemain de cette interview, il part «faire le con avec le GIGN» pour suivre un stage sur les techniques de protection antiprise d'otages. Médecin nomade, il avait accueilli à l'hôpital central de Dakar François Tollet, le père de deux des quatre Français assassinés par Al-Qaida en Mauritanie, à la veille de Noël.  Fabrice Pliskin

Femme battue au Sénégal

Au Sénégal, une femme sur quatre est victime de violences conjugales, pourtant la plupart des victimes souffrent en silence, en raison d’une culture d’impunité profondément ancrée et de l’inertie du gouvernement, selon les experts du secteur.

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D’après une étude sur les violences domestiques menée en 2000 par le Centre canadien d’études et de coopération internationale (CECI) à Dakar et à Kaolack, à 150 kilomètres au sud-est de la capitale, 27,5 pour cent des femmes se voient infliger des violences physiques par leur partenaire.

 

Aïssatou (un nom d’emprunt), 35 ans, est mariée depuis 10 ans. Assise dans les bureaux du Comité de lutte contre les violences faites aux femmes (CLVF), une organisation non-gouvernementale (ONG) fondée pour aider les victimes de violences domestiques du quartier de Colobane, à Dakar, la jeune femme tente de trouver ses mots pour expliquer sa situation.

 

« Au début, à chaque fois qu’il y avait une dispute, mon mari me criait dessus, me donnait des claques, et puis peu à peu il a commencé à me battre plus fort », raconte-t-elle d’une petite voix frêle, replaçant son voile blanc, qui couvre à demi ses cheveux tressés. « Je ne sais pas combien de temps ça a duré, mais je n’en pouvais plus, alors je suis allée me plaindre à la gendarmerie ».

 

Mais lorsqu’Aïssatou s’est rendue à la gendarmerie munie d’un certificat médical, elle s’est attiré les foudres de son beau-frère, qui a immédiatement retiré le dossier des mains des autorités. La fois suivante, elle s’est rendue au centre d’écoute du CLVF pour raconter son histoire.

 

Selon Fatou Bintou Thioune, la seule employée du CLVF, l’organisation a enregistré 138 cas comme celui d’Aïssatou entre 2005 et 2007, mais ceux-ci ne représentent qu’une infime partie du nombre total des cas de violences domestiques. « Ce qui se passe dans ce bureau n’est pas la réalité : à l’intérieur des maisons, c’est bien plus grave », a-t-elle affirmé à IRIN.

 

Les ONG comblent les lacunes du gouvernement

 

Bien que ce problème soit bien connu et malgré un engagement [des autorités] exprimé par le biais d’une campagne nationale de lutte contre les violences domestiques, lancée il y a quelques années, aucune structure publique n’a été créée pour traiter ces cas de violence.

 

Il n’y a pas de numéro vert pour permettre aux femmes de déclarer les violences dont elles sont victimes, et aucun centre d’hébergement temporaire n’a encore été ouvert pour accueillir les femmes qui quittent le foyer conjugal.

 

En lieu et place des structures publiques, 17 associations de femmes se sont unies au sein d’un réseau baptisé Siggil Jigéen, pour lutter contre les violences domestiques et porter le débat sur le devant de la scène publique.

 

Un grand nombre d’entre elles se focalisent sur la sensibilisation des communautés à ce problème.

 

Le CLVF est la seule d’entre elles à avoir ouvert des centres d’écoute (un dans chacune des huit grandes villes du Sénégal) dont le personnel offre aux femmes un suivi psychologique, ainsi qu’une assistance juridique et administrative, notamment en cas de divorce.

 

Le CLVF propose également des médiations ou des thérapies de couple. Pour Ndèye Ndiaya Ndoye, la vice-présidente du CLVF, leurs efforts portent leurs fruits, mais les effets restent limités. Les médiations peuvent en effet apaiser les tensions, mais elles ne garantissent pas que les violences cesseront.

 

« Nous arrivons à faire parler les femmes, à les faire sortir des maisons ; c’est un début, mais cela ne règle pas le problème », a-t-elle expliqué à IRIN.

 

Impunité en dépit de la législation

 

Conformément au code pénal sénégalais, depuis le vote de la loi de janvier 1999, les violences domestiques sont passibles d’une peine d’une à cinq années d’emprisonnement, assortie d’une amende de 70 à 117 dollars.

 

Cette loi se heurte néanmoins à une résistance religieuse et culturelle, à en croire Fatou Ndiaye, qui travaille à Siggil Jigéen.

 

« La loi est mal appliquée », estime Diouf Nafissatou Mbodj, présidente de l’Association des femmes juristes du Sénégal (AJS).

 

Selon un ancien magistrat au parquet, qui a tenu à conserver l’anonymat, les juges n’ont pas le choix : confrontés aux pressions des familles, ils sont contraints de réduire les peines ; bien souvent, les familles sont aussi limitées financièrement, compte tenu de leurs réalités économiques et sociales.

 

« C’est très facile pour un juge d’appliquer la peine, bien au contraire, dit-il, mais il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte ».

 

La société encourage le silence

 

Selon Adji Fatou Ndiaye, chargée de programme au Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM) au Sénégal, le problème vient en partie du fait que les populations acceptent les violences domestiques.

 

Au Sénégal, « la stratification sociale veut que la femme soit la subalterne de l’homme. La femme doit suivre l’homme (son mari, son fils, son oncle, ses parents), même si l’expression de sa domination se fait de manière violente ».

 

« Pour légitimer la chose, il y en a même qui avancent des arguments religieux », a-t-elle poursuivi.

 

Aussi la violence est-elle souvent acceptée au sein des familles. « Il n’est pas rare de voir des mères de famille fières de voir leurs filles souffrir dans leur mariage, car les gens pourront dire "elle lui a appris à bien se comporter dans son ménage" ».

 

Résultat : trop peu de femmes osent admettre qu’elles sont battues, expliquent les quelques femmes qui travaillent dans ce secteur. « Quand elles le font, elles sont victimes de pressions énormes de la part de leur entourage », a expliqué Mme Thioune à IRIN.

 

Ainsi, pas moins de 60 pour cent des victimes de violences domestiques se tournent vers un membre de leur famille, et dans les trois quarts des cas, celui-ci leur conseille de garder le silence, de tenter de supporter la situation, et de trouver un consensus avec leur conjoint, selon l’étude du CECI.

 

Mme Thioune ne compte plus le nombre de femmes qui ont retiré leurs plaintes ou ont « disparu dans la nature, après avoir témoigné ».

 

Obstacles pratiques

 

Les femmes sont également confrontées à des problèmes pratiques lorsqu’elles veulent se sortir de leur situation.

 

Au Sénégal, la majorité des mariages, au sein d’une population à 95 pour cent musulmane, sont des unions traditionnelles célébrées dans les mosquées et qui ne sont pas déclarées auprès des autorités locales, selon Mme Thioune.

 

« Le problème, c’est que même dans le cas ou les femmes souhaitent le divorce, elles ne sont pas en mesure de fournir un certificat de mariage qui leur permet de faire valoir leur droit », a-t-elle expliqué.

 

« C’est un cercle vicieux », a-t-elle fait remarquer. « Il y a un nombre d’obstacles tellement important pour s’en sortir, que les femmes abandonnent, restent dans leur foyer et se disent "moi, je laisse tout dans la main de dieu" ».

 

Pour les femmes qui travaillent dans ce secteur, la première solution au problème consisterait à faire appliquer les lois actuelles avec davantage de rigueur.

 

Si le problème est abordé ouvertement, pensent-elles, si les populations, surtout les jeunes, sont encouragées à en parler, cela pourrait permettre de stigmatiser davantage la violence domestique.

 

Elles appellent également les imams, les dignitaires musulmans, particulièrement influents au sein de la société sénégalaise, à s’engager dans cette voie.

 

En travaillant avec ces groupes, Mme Ndoye du CLVF espère empêcher dès le début que ce phénomène n’apparaisse au sein des couples mariés.

 

En effet, a-t-elle expliqué, « quand [la violence apparaît] dans le foyer, elle ne disparaît jamais totalement ».

16/06/2008

FIFA: le Sénégal est mauvais élève!

Le Sénégal mauvais élève de la FIFA

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Ça piétine à Yène. Le centre de développement technique et sportif dont les travaux ont démarré depuis le 15 juillet 2006, est encore loin d’être opérationnel. Ceci à cause de l’Etat du Sénégal qui n’a pas honoré son engagement qui consistait à payer sa quote-part de 175 millions F Cfa. La révélation a été faite le 12 juin dernier par Sampon J. Kablan lors d’un point de presse tenu au siège de la Fédération sénégalaise de football.

CENTRE DE DEVELOPPEMENT SPORTIF DE YENE

La presse sportive est-elle allée trop vite en besogne en qualifiant le Centre de développement technique et sportif de Yène (communauté rurale située à 50 kilomètres de Dakar), de Clairefontaine du Sénégal ? Si on en croit à Sampon J. Kablan, cette infrastructure acquise grâce au projet Goal II de la Fifa, communément appelé FAP (Programme d’appui financier) est loin d’être acquise.

 

Pis, elle connaît même des blocages à cause de …l’Etat de Sénégal qui selon le responsable du développement du football en Afrique de l’Ouest, “n’a pas respecté ses engagements“. Engagements qui consistent à payer une contre-partie estimée à 175 millions F Cfa. Là où l’instance du football mondial a débloqué 400.000 dollars (environ 200 millions de Fcfa).

 

“J’ai rencontré plusieurs ministres des Sports, ils m’avaient tous promis que les choses seront réglées. Malheureusement, ils n’ont pas mis d’argent. Les travaux traînement“, se désole-t-il lors d’un point de presse tenu hier, au siège de la Fsf. Et Sampon J. Kablan d’ajouter : “ce centre aurait quand même dû permettre à l’Etat du Sénégal d’économiser beaucoup d’argent. S’il était opérationnel, le regroupement de l’équipe nationale n’allait pas se faire dans des hôtels“.

 

Démarré le 15 juillet 2006, le centre de développement technique et sportif devrait s’achever à la fin de la même année indique le responsable du développement du football en Afrique de l’Ouest qui signale par ailleurs, que des pays comme le Cap-Vert est à son troisième projet Goal (centre de Mindelo). Idem, pour le Ghana qui a étrenné son deuxième projet et qui a introduit une demande au sein de la Fifa afin de bénéficier d’un troisième financement. Pendant ce temps, le Sénégal qui était logé à la même enseigne reste à la traîne.

 

Pourtant, lors de la visite que l’ancien ministre des Sports, Issa Mbaye Samb a effectué sur les lieux en compagnie d’une délégation fédérale d’alors conduite par Mbaye Ndoye, l’architecte Aliou Sow avait indiqué qu’il n’était plus qu’une question de temps pour que le centre soit opérationnel. Ce 11 décembre 2007, il avait soutenu que 80 % des travaux étaient prêts. Ce que les journalistes présents sur les lieux ont pu constater d’eux-mêmes.

 

Le bloc cuisine-réfectoire, le logement des joueurs composé de chambres doubles au nombre de 40, le logement du gardien étaient déjà prêts. “Il ne nous reste plus que l’amenée de l’eau et de l’électricité“, avait précisé Alioune Sow.

 

Le centre technique de développement sportif est composé de deux parties. Une partie financée par la Fifa et la Fédération sénégalaise de football et une autre par l’Etat du Sénégal. La partie financée par la Fédération et la Fifa concerne le logement du gardien, le bloc cuisine-réfectoire et le logement des joueurs.

 

Alors que celle devant être financée par l’Etat du Sénégal comporte le bloc administratif, le foyer, le terrain de football gazonné et le mur de clôture.

 

Les terrains sont au nombre de quatre. Un terrain gazonné, un terrain stabilisé, qui sera ultérieurement doté d’un gazon synthétique selon toujours Alioune Sow. Il y a aussi deux mini-terrains réservés à la catégorie des jeunes.

 

Ce centre de développement technique doit permettre non seulement de faire des économies au niveau des regroupements des équipes nationales, mais aussi de participer à une bonne politique sportive pour la direction technique nationale. D’ailleurs, disait Amsata Fall, il s’agit là d’un “début de relance du football sénégalais“. A condition, que l’Etat honore son engagement.

Sud Quotidien

Liberia-Senegal...nul!

Eliminatoires CAN/Mondial 2010 : Liberia-Sénégal : (2-2)
Grosse contre-performance pour les Lions de la Teranga

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Le Liberia et le Sénégal se sont neutralisés (2-2) dimanche à Monrovia, en match comptant pour la troisième journée des éliminatoires combinées de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) et de la Coupe du monde de 2010.
Grosse déception pour les Lions de la Teranga qui menaient par deux buts à zéro jusqu’à la 77ème minute de jeu, avant de se faire rattraper au score.L’attaquant vedette El Hadji Ousseynou Diouf ouvrait le score pour "les Lions" à la 47ème minute, puis Cheikh Guèye doublait la marque à la 56ème minute. Les Libériens ont réduit le score par l’entremise de l’attaquant John Williams à la 77ème minute, avant d’égaliser à la 87ème minute.Le Sénégal reste leader du groupe avec 5 points, suivi de la Gambie (5 points également), de l’Algérie (3 points) et du Liberia (2 points), mais les sénégalais ont laissé passer une belle occasion de faire le trou avec leurs poursuivants.Dimanche prochain à Dakar, le Sénégal reçoit le Liberia, pour le compte de la 4ème journée de ces éliminatoires alors que l’Algérie recevra la Gambie.

Mbour: enfance et éducation

ENFANCE ET EDUCATION

Un pari audacieux venu d’ailleurs

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Etre à l’écoute des adolescents et jeunes collégiens de la zone périurbaine et de la prochaine banlieue de Mbour, voilà le pari osé de Marie Thérèse Gaultier, une ressortissante française établie dans le petit village de Saly. La mission définie pour son association tourne autour de trois axes fondamentaux que sont l’éducation, le développement et la protection des enfants.

La présidente de l’Association « Yakkaru Xaleyi » a, au cours d’une rencontre avec la presse locale, fait le point sur ses activités qui se résument aussi à s’investir dans des actions de développement, dans l’éducation des jeunes milieux vulnérables et exposés, mais aussi de leur protection. Il s’agit pour elle de lutter contre les tentations et effets pervers qui guettent les jeunes qui viennent d’entrer en contact avec des milieux dits « sensibles ». Aussi, Mme Gaultier outille-t-elle ces derniers pour les protéger de l’influence de l’argent facile.

 

La ressortissante française a révélé que depuis 2005, des écoutes sont faites au niveau du centre Ados de Mbour où des jeunes exposent leurs problèmes et difficultés dans l’anonymat le plus total. Ils reçoivent ensuite des conseils et encadrement pour supporter certaines épreuves. Des visites médicales sont ainsi faites en collaboration avec la sage-femme, pour une meilleure gestion de la santé de la reproduction tandis que les malades sont pris en charge, gratuitement.

 

Toujours au niveau des activités déjà effectuées, nous relevons des interventions au niveau des collèges d’enseignement moyen de Saly et de Diamaguène à Mbour. Des sujets marqués par la déprime, le manque de rendement scolaire et la mélancolie sont signalés et acheminés vers le centre d’écoute. Les premiers résultats ont donné une satisfaction totale des consultés qui ont repris goût au travail scolaire.

Samba Niébé BA    

14/06/2008

Accident de la route

Accident de la route

accident7 morts et 23 blessés à FatickSept personnes ont été tuées et 23 blessées dans un accident de la route au Sénégal, a-t-on appris auprès du Groupement national des sapeurs-pompiers. L'accident, qui s'est produit à Fatick (centre) après 23h (locales et GMT), a impliqué un camion et un mini-car de transport en commun sur la route nationale "à l'entrée de Fatick en provenance de Dakar", a expliqué le commandant Mayé Konaté, responsable de la communication au Groupement.

A leur arrivée sur les lieux, les pompiers ont trouvé sept morts et 23 blessés, dont 15 étaient dans un état grave, a précisé le commandant Konaté. Les blessés ont été transportés vers des hôpitaux de Fatick et de la région voisine de Kaolack (centre), a-t-il dit, en précisant qu'ils étaient tous arrivés vivants dans les établissements hospitaliers.

13/06/2008

Les talibés hors de Saly

SALY : Les talibés déclarés persona non grata dans la station

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Assainir la station balnéaire de Saly, c’est l’initiative prise par le préfet du département de Mbour Mamadou Dia, lors d’un CRD. Plusieurs décisions ont été prises lors de cette rencontre : l’interdiction des talibés et la divagation des animaux dans la station, le déguerpissement des occupants sur la voie publique, etc. Le PDG de la Sapco Ndiouga Sakho a promis de prendre en charge les quatre daaras grâce à la fondation de la Sapco.

À Saly Coulang et à Saly Tapé, au cœur de la station, on peut dénombrer quatre daaras qui comptent 215 talibés. Tôt le matin, ces talibés en guenilles envahissent les abords des hôtels épiant les moindres déplacements des touristes. Viennent s’ajouter plus d’un millier d’autres talibés provenant de Mbour et qui offrent un spectacle désolant. Pour mettre fin à cette situation, le préfet de Mbour a lancé une mise en garde aux maîtres coraniques, les invitant à retenir les talibés loin de la station balnéaire. Selon le préfet, des mesures coercitives doivent être prises pour contraindre les talibés à ne plus squatter la station. Et pour cela, il a promis de réactualiser l’arrêté préfectoral qui consiste à interpeller toute personne ne pouvant pas justifier sa présence dans la station. Mais le hic va se poser dans l’application de cet arrêté envers ces mineurs. Sur le plan civil et pénal, la responsabilité des maîtres coraniques est engagée. Des sanctions comme l’avertissement, l’amende et la reconduite des talibés à leurs domiciles vont être appliquées. Djibril Diarra, un maître coranique, a souligné que la mendicité est contre leur volonté, mais essentielle pour leur survie et celle des talibés. Un autre maître coranique accuse l’État d’être le premier responsable car, dira-t-il, il doit prendre ses responsabilités en créant des écoles de formation et donner des salaires décents aux enseignants. Et il se demande pourquoi les élèves de l’école française ne se livrent pas à la mendicité. Après les propos des maîtres coraniques, le préfet est demeuré intransigeant allant même jusqu’à hausser le ton pour lancer que les talibés doivent être protégés contre les pédophiles. Se pose aussi la question de savoir si les maîtres coraniques se préoccupent de la provenance des 200F que leur versent les Talibés. Concernant la divagation des animaux dans la station, les bêtes trouvées en errance seront mises en fourrière. Quant aux constructions anarchiques et ceux qui occupent la voie publique, un grand nettoyage est prévu ces jours-ci après une sommation. Les panneaux publicitaires Installés d’une manière anarchique sont aussi concernés.

 

Alioune Diop

 

Les agronomes chinois au Sénégal

Plus de 500 agriculteurs formés par les agronomes chinois

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Les cinq agronomes chinois, en mission dans la région de Podor, dans le nord du Sénégal, ont déjà formé plus de 500 agriculteurs sénégalais en matière de riziculture, a appris jeudi l'Agence de presse Xinhua de bonne source.

 

Selon le chef de la mission agricole chinoise, Zheng Zheng, les experts chinois se rendent souvent dans des villages pour apprendre aux cultivateurs locaux les techniques de culture du riz bien adaptées aux conditions spécifiques de la région. Les méthodes utilisées pour dispenser les cours de stage consistent notamment à organiser des visites et des pratiques aux champs et à enseigner des théories en salle, à l'aide de la diapositive.

 

"C'est ainsi que nous avons formé plus de 500 personnes en 14 stages, depuis voici 6 mois", a affirmé à Podor M. Zheng, joint au teléphone par Xinhua.

 

Selon le chef de la mission agricole chinoise, la vulgarisation des espèces de riz à rendement élevé et l'échange d'expériences en la matière s'inscrivent en priorité dans la coopération agricole entre la Chine et le Sénégal, en vue d'aider ce dernier à réaliser son autosuffisance alimentaire.

 

La région de Podor, connue sous le nom de "grenier à riz", offre des conditions propices à la riziculture en raison de sa situation dans le bassin du fleuve Sénégal. Elle renferme 240 000 ha de terres arables dont 50 000 seulement sont mis en valeur aujourd'hui. "Si toutes ces terres sont exploitées comme il faut, le Sénégal pourra couvrir alors ses besoins en riz", assurent les experts chinois.

 

Les Sénégalais consomment chaque année plus de 900 000 tonnes de riz dont 600 000 tonnes sont importées essentiellement d'Asie, pour au moins 50 milliards de FCFA (environ 100 millions de dollars).

 

Sénégal: balance commerciale déficitaire

Balance commerciale déficitaire : Le Sénégal perd encore 48,5 milliards

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Le déficit de la balance commerciale du Sénégal a enregistré un creusement de 48,5 milliards, entre mars et avril dernier, d’après la Direction de la prévision et des études économiques dans sa note conjoncturelle du mois d’avril. Ce qui a porté ce déficit de 406, 7 milliards en 2007 à la même période à 502,4 milliards de francs Cfa.

 

L’évolution des échanges commerciaux a été marquée, en avril dernier, par des hausses de 11,7 % des exportations contre 33,3 % des importations. Un déséquilibre qui a eu pour conséquence le creusement de 48,5 milliards du déficit de la balance commerciale, entre mars et avril dernier. Ainsi, le Sénégal se retrouve avec un déficit qui passe de 104,4 à 152,9 milliards, d’après la Note mensuelle de conjoncture du mois d’avril de la Direction de la prévision et des études économiques qui en fait état. La situation cumulée sur les quatre premiers mois de l’année 2008 dégage des hausses, en glissement annuel, de 18,8 % et de 21,8 % respectivement dans des importations et dans des exportations. A cette même période de l’année, en 2007, le Sénégal enregistrait un déficit de la balance commerciale de l’ordre de 406,7 milliards de francs Cfa contre 502,4 milliards cette année.

Par contre, sur les échanges extra communautaires, le Sénégal connaît un excédent de 15,9 milliards enregistré en courant du mois passé. Globalement, sur les quatre premiers mois de 2008, le solde commercial vis-à-vis des pays de l’Uemoa est excédentaire de 57,6 %.

 

Par ailleurs, la valeur des exportations de biens a augmenté de 7,4 milliards de francs. Elle passe de ce fait de 63,4 milliards de nos francs, en mars à 70,8 milliards au mois suivant. Les exportations d’acide phosphorique et d’engrais minéraux et chimiques ont été favorisées par la croissance de cette valeur. En outre, la commercialisation des produits alimentaires à l’extérieur s’est décrue de 32,4 % entre les deux derniers mois. La chute est intervenue à la suite du repli des exportations de produits halieutiques et d’arachides. En ce qui concerne les importations de biens, elles se sont fortement accrues, passant de 167,9 à 223,8 milliards, entre mars et avril, soit une augmentation de 55,9 milliards. La base de la hausse reste les importations d’huiles brutes de pétrole et de riz. En glissement annuel, la valeur des importations a augmenté de 46,2 %, sous l’influence des produits pétroliers, des produits alimentaires, notamment le riz et le blé, des véhicules et des machines.

 

Les importations en provenance de l’espace Uemoa sont chiffrées à 6,7 milliards en avril, soit 3 % des importations totales, contre 5,2 % le mois précédent. Le gros des importations provient de la Côte d’Ivoire avec 94 %. Les produits qui y sont importés, sont constitués essentiellement de bois et ouvrages, d’huiles et graisses animales et végétales, de fruits et légumes et d’autres produits pétroliers.

 

Khady BAKHOUM

12/06/2008

Grève des écoles terminée

L'année scolaire sauvée après cinq mois de grève 

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Le gouvernement et l'intersyndicale des enseignants ont trouvé, le 9 juin, un accord mettant fin à plusieurs mois de crise qui ont paralysé l'enseignement au Sénégal, signale Sud Quotidien, de Dakar. Les parties doivent maintenant réaménager le calendrier scolaire perturbé par la longue suspension des cours et sauver ce qui reste de cette année scolaire.

 

A l'origine de la crise : les indemnités de recherche documentaire des enseignants. Le gouvernement proposait une somme allant de 60 000 à 75 000 FCFA (91 à 114 euros), ce que les syndicats ont refusé. Le gouvernement a alors un temps suspendu le paiement des salaires des enseignants grévistes. En contrepartie de la reprise, les salaires seront de nouveau versés aux enseignants qui reprennent le chemin des classes d'ici au mois d'août.

La banque mondiale radie une société Sénégalaise

La Banque mondiale (BM) a sanctionné mercredi et rayé de ses listes des sociétés et personnes  autorisées à participer à ses projets, la société sénégalaise,  Générale de l'ingénierie des travaux et de l'équipement (GENITE),  pour pratique frauduleuse, a annoncé un communiqué de  l'institution financière. 

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     GENITE, une société basée au Sénégal, et dirigée par Aliou  Niang, ressortissant sénégalais et propriétaire unique de GENITE,  a été exclue des projets financés par la Banque pendant une  période de deux ans, a indiqué la Banque mondiale. 

 

     Ces sanctions ont été imposées par le Conseil des sanctions de  la Banque mondiale dans le cadre général de la lutte contre la  corruption menée par l'institution à la suite d'une enquête  effectuée par le Service de déontologie institutionnelle (INT) de  la BM, qui est chargé d'enquêter sur les allégations de fraude et  de corruption liées aux projets financés par la Banque. 

 

     Selon un communiqué qui donne l'information, l'enquête de INT a établi que "GENITE avait falsifié deux garanties de remboursement  d'avance" au titre du Projet de développement urbain mené par la  Banque mondiale au Sénégal "en vue d'obtenir le remboursement  d'avances sur les marchés sans avoir donné la garantie exigée pour protéger l'emprunteur". 

 

     Cette même enquête, poursuit le document, a également établi  que "GENITE avait en outre falsifié trois garanties d'offre au  titre du projet de mobilité urbaine, dans le but de se faire  attribuer trois autres marchés". 

 

     Pour le directeur des opérations de la Banque mondiale, Madani  Tall, "le peuple sénégalais mérite que la passation de marchés  publics soit soumise à une concurrence ouverte, juste et  transparente, afin que ses ressources financières soient utilisées de la manière la plus efficace". 

 

     Depuis 1999, la Banque mondiale a exclu 342 sociétés et  personnes qui se sont livrées à des pratiques de fraude et de  corruption dans le cadre des projets qu'elle finance. 

 

Le fleuve Sénégal envahi

Au moins 121.000 ha de superficie  d'eau sont envahis par les espèces végétales aquatiques, notamment la Typha, dans le delta du fleuve Sénégal, au nord du Sénégal, a  relevé un officiel du ministère sénégalais de l'Environnement,  Ndiawar Dieng, à l'ouverture d'un atelier international, mercredi  à Dakar. 

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     Qu'il s'agisse de la Typha, la Salvinia molesta ou la Salade  d'eau, les impacts de ces espèces sont nombreux, aussi bien sur  les forêts et l'agriculture, que sur les ressources en eau, le  tourisme et la pêche, a prévenu le représentant du ministre  sénégalais de l'Environnement Djibo Ka, au cours de cet atelier de formation sur l'analyse économique des menaces causées par les  espèces exotiques envahissantes. 

 

     La rencontre regroupe pendant deux jours des délégués de Guinée- Bissau, de Côte d'Ivoire, du Mali, de Mauritanie, du Niger, de  Guinée, du Sénégal et du Togo, dans le cadre d'un programme  mondial mis en oeuvre par la Banque africaine de développement ( BAD) en collaboration avec le Secrétariat intérimaire du volet  environnement du NEPAD. 

 

     Le programme, rappelle-t-on, met l'accent sur le renforcement  des capacités des pays pour une meilleure prise en charge et la  gestion de ces espèces. Il est à sa deuxième année d'exécution et  prendra fin le 31 décembre 2011.

10/06/2008

Plastiquage du tourisme

Les ordures plastiques plombent le tourisme au Sénégal

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La pollution due à la mauvaise utilisation faite des sachets plastiques non biodégradables constitue un frein à la promotion du tourisme au Sénégal et en particulier sur la petite côte qui accueille annuellement la majorité des clients étrangers.

Selon Dr Khady Sané, juriste environnementaliste et directrice d'une association sénégalaise d'appui au développement, la pollution en général est devenu à nos jours un fléau au Sénégal. Qu'il s'agisse des pollutions sonore, atmosphérique, marine ou celle causée par les plastiques, les conséquences négatives sur l'économie sénégalaise sont énormes.

Les conditions sociales, économiques et culturelles défavorables du milieu de vie des populations sont les facteurs qui favorisent les usages du plastique selon une étude menée en 2004 dans le cadre d'un projet de lutte contre la prolifération des sachets plastiques.

La pollution par les sachets plastiques à elle seule dénature le milieu de vie de plus 11 millions de personnes à en croire les résultats publiés sur place. Des chiffres qui montrent aussi que plus de 5 millions de sachets plastiques sont utilisés au Sénégal dont la plupart sont biodégradables.

Autres conséquences de cette pollution sont le fait qu'elle empêche une bonne croissance des végétaux et le développement des microorganismes qui fertilisent le sol mais aussi entraîne une augmentation du taux de mortalité au niveau de l'élevage atteignant jusqu'à 30%.

"Ces sachets plastiques constituent en grande partie le décor de l'environnement sénégalais. La situation est la même aussi bien dans les villes, dans les campagnes, dans les villages les plus reculés du pays, sur les plages, que dans les fonds marins.

"Pourtant, il existe selon les chercheurs des solutions de valorisation des sachets plastiques auxquelles 70% des sénégalais rencontrées adhèrent", a précisé Dr Sané. Il s'agit de procéder à des pratiques de récupération de ces sachets qui peuve nt être recyclés et réemployés.

D'autres méthodes alternatives sont proposées afin de lutter contre cette pollution : créer des comités d'hygiène et de salubrité dans les différents quartiers, améliorer la sensibilisation et l'éducation environnementale, des magasins de stockage et de collecte des sachets plastiques, la mise en place d'un cadre juridique entre autres.

A cet effet, la ville de Joal qui a été la dernière étape de la visite, a développé un projet pilote financé à hauteur de 16,125 millions de FCFA pour 2008 à décembre 2009 pour faire le tri des déchets biodégradables et non biodégradables.

Il s'y ajoute q'une zone de compostage a été mis en place depuis le 20 juin 2007 pour le traitement des déchets biodégradables qui constituent 90% des ordures de Joal, à en croire Nicole Diewing du corps de la paix américain et partenaire du projet.

La même source révèle que 90% des populations participent à ces activités de lutte contre la pollution dans la ville dont les résultats sont satisfaisants.


Fièvre jaune

Lutte contre la fièvre jaune : Les campagnes menées au Togo, au Sénégal et au Mali évaluées

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Pour protéger les populations des pays les plus gravement menacés par la fièvre jaune, des campagnes de vaccination y sont menées. Le Togo, le Sénégal et le Mali ayant terminé leurs campagnes, il fallait évaluer avant de passer aux étapes suivantes.

 

Des campagnes de vaccination contre la fièvre ont récemment pris fin au Togo, au Mali et au Sénégal. Elles ont permis d’assurer la protection de millions de personnes contre cette maladie mortelle causée par un virus transmis par le moustique. Endémique dans les zones forestières, c’est à la fin de la saison des pluies que l’on court le plus de risques de contracter la fièvre jaune.

 

Selon des données de l’Oms et de l’Unicef, dans les 12 pays africains à haut risque (Togo, Sénégal, Mali, Bénin, Sierra Leone, Nigéria, Liberia, Guinée, Ghana, Côte d’Ivoire, Cameroun et Burkina Faso), on estime à 206.000 le nombre de cas recensés de fièvre jaune en 2005. Quant aux décès, ils étaient évalués à 52.000 dans la même année. Entre 2006 et 2050, selon les estimations, la fièvre jaune pourrait faire de 1,5 million à 2,7 millions de victimes dans ces pays.

 

Le Togo a été le premier pays à lancer cet effort de prévention destiné à 4 millions de personnes en mai 2007. Il a été suivi en décembre 2007 par le Sénégal, où la cible dépassait 3 millions de personnes. Au Mali, la campagne de vaccination a pris fin en avril 2008. Elle a permis d’atteindre près de six millions de personnes.

 

Pour évaluer ces campagnes qui ont été menées dans ces trois pays où 95% des populations ciblées ont été touchées et examiner, les leçons tirées, les experts mondiaux de la santé qui forment le Groupe international de coordination chargé de la lutte contre la fièvre jaune, se sont réunis les 28 et 29 mai derniers, au siège de l’Unicef, rapporte un communiqué transmis à notre rédaction. Il s’agit précisément de représentants de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), de Médecins sans frontières (Msf), de la Fédération internationale des sociétés de la croix-rouge et du croissant-rouge (Fiscr) et de l’Unicef. Cette rencontre a également été l’occasion de décider de la marche à suivre dans les 9 autres pays africains les plus gravement menacés par la fièvre jaune après les campagnes réussies au Togo, au Sénégal et au Mali.

 

Si la stratégie de la prévention est devenue aujourd’hui une priorité, c’est parce qu’estime Edward Hoekstra, Conseiller principal de l’Unicef en matière de santé, l’ère de la riposte aux épidémies est dépassée. Il est maintenant question de « prévention pour tous les enfants des pays d’Afrique les plus exposés au risque de la fièvre jaune ».

 

Cependant, même si les campagnes lancées au Togo, au Sénégal et au Mali ont donné satisfaction, M. Hoekstra estime qu’il reste beaucoup à faire, notamment dans les 9 autres où le risque est le plus élevé.

 

Signalons que les fonds mobilisés pour ces différentes campagnes ont été fournis par la Facilité internationale de financement pour la vaccination (Iffim) par le biais de l’Alliance Gavi qui regroupe toutes les principales parties prenantes de la vaccination et compte parmi ses partenaires, des pays en développement et des gouvernements donateurs. L’Oms, l’Unicef, la Banque mondiale, des Ong et bien d’autres structures ont contribué à la mobilisation des fonds pour assurer ces campagnes de vaccination contre la fièvre jaune au Togo, au Sénégal et au Mali.

  

Maïmouna GUEYE

09/06/2008

Tourismes pour les Sénégalais

Création des centres de vacances au Sénégal : Pour un tourisme populaire et accessible

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Amener les Sénégalais à mieux vivre le tourisme, c’est l’un des objectifs de l’Organisation nationale pour l’intégration du tourisme sénégalais. Ainsi, les membres de la structure vont initier d’ici trois mois des centres de vacances.

 

Les Sénégalais ne savent pas profiter de leurs vacances. L’avis est du secrétaire général de l’Organisation nationale pour l'intégration du tourisme sénégalais (Onits). En marge de leur assemblée générale tenue, ce samedi, Idrissa Badji a regretté le fait qu’il y ait ‘beaucoup de Sénégalais qui travaillent mais qui ne savent pas comment se reposer’. Ainsi, ils vont œuvrer à renverser la tendance. En créant notamment des centres de vacances et en se lançant dans des séances de conseils pour aider à bien se reposer.

 

A en croire le Sg de l’Onits, le projet d’homologation de certains réceptifs pour les traduire en centres de vacances est en cours. Ce qui fait que ‘d’ici à trois mois les centres de vacances pourront être ouverts, dans toutes les régions du pays à tous les Sénégalais’. Les conditions d’accès se feront ‘à des tarifs proportionnels qui prendront en compte toutes les bourses’.

 

Selon Idrissa Badji, les objectifs visés à travers cette politique est ‘de parvenir, d’ici à deux ans, à augmenter le taux des arrivées mais aussi et surtout de faire en sorte que les Sénégalais s’impliquent davantage pour le développement du tourisme.’ Et, le levier sur lequel ils comptent s’appuyer est ‘la politique des prix’. Parce que, souligne-t-on, ‘si les Sénégalais ne font pas du tourisme, c’est à cause des prix proposés’.

 

Sur un autre registre, les membres de l’Organisation nationale pour l'intégration du tourisme sénégalais annoncent la tenue de leur salon international en terre gambienne. Un événement, prévu du 18 au 22 octobre 2008, se fera en partenariat avec une structure gambienne. Cela fait suite ‘au premier salon de tourisme que l’Onits avait organisé à Dakar du 31 octobre au 4 novembre dernier’. Le secrétaire général assure que ‘ce grand rendez-vous se fera avec la participation de la Sierra Léone, du Cameroun et de l’Angleterre’. L’idée est d’offrir une bonne vitrine au tourisme sénégalais.

Elh Saidou Nourou DIA

Sécurité à Saly Senegal

Pour plus de sécurité dans la station balnéaire : Des mesures pour barricader Saly

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De plus en plus, la station balnéaire de Saly-Portudal est confrontée à d’énormes problèmes liés, notamment à la circulation des talibés, des constructions irrégulières, la divagation des animaux etc. Alors, pour y mettre un terme, un Comité départemental de développement (Cdd) a été présidé mercredi dernier par le préfet du département de Mbour,  Mouhamadou Dia, en présence de Ndiouga Sakho, le président directeur général de la Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal (Sapco). Il a été suggéré de clôturer la station balnéaire de Saly pour plus de sécurité.

 

Après le comité régional de développement (Crd) spécial présidé, il y a quelques semaines, par le ministre des Sénégalais de l’extérieur et du Tourisme, Aminata Lô Dieng, au terme d’une tournée qu’elle avait effectuée sur la Petite Côte, un Cdd s’est tenu mercredi dernier à Saly sous la présidence du préfet Mouhamadou Dia, pour faire le point des recommandations qui ont été faites. Cette rencontre a réuni l’ensemble des opérateurs de Saly, mais aussi les maîtres coraniques, parce que le problème des talibés qui, de plus en plus, investissent la station balnéaire à la recherche de pitance, a été soulevé. Car ces enfants qui, pour la plupart, doivent chaque jour verser des sommes que leur imposent leurs «marabouts», peuvent ne pas être à l’abri de toutes sortes de tentations de la part d’adultes véreux.

 

«On est en train de trouver, à la fois, une solution légale mais aussi une solution humaine qui permettent à la Sapco de prendre en charge les aspects qui sont, peut-être, liés à la prise en charge», rassure Ndiouga Sakho. Pour le président du syndicat d’initiative et du tourisme, Boubacar Sabaly, par ailleurs directeur d’hôtel, la plupart des talibés qui investissent la station balnéaire de Saly, viennent des localités environnantes. «Il faudrait d’abord faire un recensement de tous ces talibés qui sillonnent, à longueur de journée, la station. Cela permettrait d’identifier les marabouts qui envoient leurs talibés à venir mendier ici. Il faut un travail méthodologique pour savoir l’origine de ces enfants afin de pouvoir éradiquer la mendicité dans cette zone», suggère Boubacar Sabaly. Beaucoup ont déploré le fait que ces talibés, des mineurs, soient souvent arrêtés par la gendarmerie pour des délits de racolage ou de vagabondage.

 

Concernant les constructions irrégulières, le véritable problème demeure l’emprise de l’avenue Serigne Malick Ndiaye, la voie plus empruntée de la station, parce que reliant Saly à d’autres localités comme les villages de Ngaparou et Somone. Pourtant, pendant le 11e sommet de l’Organisation de la conférence islamique (Oci), tout a été dégagé. Mais, aujourd’hui, les gens sont, de manière anarchique, en train de s’y réinstaller. «Il faudrait, quand même, faire en sorte que, de manière définitive, ces gens-là puissent être installés ailleurs», indique le Pdg de la Sapco.

 

Aussi, il est constaté que, de plus en plus, des animaux en divagation viennent dans la station balnéaire. Et pour une meilleure sécurité de cette zone, il a été suggéré, au cours de Cdd, la clôture de la station balnéaire de Saly. «Avec tous les services compétents de l’Etat, on va réfléchir pour trouver des solutions adaptées, qui permettraient à la station de bien fonctionner mais aussi aux habitants de pouvoir aller et venir dans des conditions tout à fait convenables», soutient le Pdg de la Sapco.

 

En outre, il a été suggéré d’appliquer la loi qui stipule qu’il faut amener les animaux en divagation en fourrière et que, pour récupérer son animal, l’éleveur ou le propriétaire devrait payer deux mille francs (2 000 francs Cfa) par tête et par jour. Passé le délai de sept (07) jours, les animaux sont vendus aux enchères publiques.

 

Réagissant par rapport aux différents cas de meurtre qui sont souvent notés dans la zone, le patron de la Sapco croit qu’en termes d’effectifs, «la station balnéaire de Saly est la zone la plus sécurisée du Sénégal, dans la mesure où il y a autant de gendarmes et les agents de sécurité de la Sapco qui dépassent la centaine d’éléments». «Compte tenu de tout cela, il y a un goût d’inachevé», pense Ndiouga Sakho selon qui, «il faut bien dire que les problèmes d’insécurité ne sont pas rencontrés dans la rue. En général, nous apprenons qu’un meurtre a été commis dans une résidence ou dans une villa privée. Je ne suis pas un spécialiste des questions de sécurité, mais je dis bien jusqu’où nous devons aller dans la protection des gens s’ils se trouvent dans leurs domiciles et agressés dans leurs domiciles.» A son avis, une réflexion doit être menée avec les autorités, pour voir, dans l’environnement des résidences et peut-être des hôtels, s’il ne faut pas prendre des mesures supplémentaires pour renforcer la sécurité.

 

Assane DEME

Gambie 0 - Senegal 0

Gambie-Sénégal 0-0 : Les 'Lions' ont eu chaud à Bakau

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En décrochant le point du match nul (0-0) à Banjul, hier face à la Gambie, le Sénégal garde la première place du groupe 6 des éliminatoires de la Can et du Mondial 2010. Le week-end prochain, les ‘Lions’ se déplacent à Monrovia pour affronter le Lone star du Liberia.

 

(Envoyer spécial a Banjul). Un nul précieux (0-0). C’est la moisson des ‘Lions’ sur la pelouse cabossée de l’Independance stadium de Bakau (Banjul) devant 35 000 fans acquis à la cause des ‘Scorpions’ de Gambie.

 

Réduite à dix dès la 37e minute à la suite de l’exclusion de Kader Mangane pour cumul de cartons jaunes, l’équipe sénégalaise a dû resserrer les lignes, réduire les espaces pour éviter que ça coule. Dans les buts, il y avait un Tony Sylva des grands soirs pour colmater les dernières failles et préserver le nul. Ngogu Demba, le poison de l’attaque gambienne, n’en revient pas. Résigné, après avoir échoué trois fois devant le numéro sénégalais (2e, 64e et 88e), il a accepté de tirer le chapeau au gardien de but de Lille (voir réactions).

 

Le point ramené de Banjul permet aux ‘Lions’ de rester en tête du groupe 6 avec 4 points. L’Algérie (3 pts, +2), tombeur du Liberia (3-0), vendredi, arrive en seconde position. Suivie, respectivement, de la Gambie (2 pts, 0) et du Lone Star (1 pt, -3). La prochaine journée dans ce groupe, le week-end prochain, s’annonce intéressante avec le déplacement des ‘Scorpions’ chez les ‘Fennecs’ et celui des ‘Lions’ chez le Lone Star.

 

Mais avant de faire leurs valises pour Monrovia, les hommes de Lamine Ndiaye devront recouvrer leurs forces grillées à Bakau. Ils ont bavé. C’était prévisible. ‘C'était un match très difficile’, a déclaré Amara Traoré, l’ancien sélectionneur national adjoint et coah de la Linguère, présent à l’Independance stadium de Bakau. Ce dernier a relevé que les ‘Lions’ ont pu faire match nul à dix grâce à plus de solidarité après l’exclusion de Kader Mangane. ‘Comme je l’avais dit, face à une équipe surmotivée et surexcitée, il fallait jouer en bloc pour les contenir. Et c’est ce qu'ont réussi les joueurs sénégalais qui ont été très solidaires dans l’effort, surtout en infériorité numérique’, jubile Amara.

 

Pour les échéances à venir, l’entraîneur de la Linguère suggère à son collègue Lamine Ndiaye, le sélectionneur national, de restaurer la sérénité dans son équipe, laquelle a obtenu ‘un résultat encourageant’.

 

Mamanding Nicolas SONKO

07/06/2008

Solaire Total au Sénégal

Total ouvre sa première station-service utilisant l'énergie solaire

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Le groupe pétrolier français Total, parmi les plus importants distributeurs de produits pétroliers au Sénégal, a annoncé vendredi l'ouverture à Dakar d'une station-service éclairée à l'énergie solaire, la première du genre dans le pays.

Située à Ouakam (nord de Dakar), la station est "équipée de panneaux solaires et d'un générateur solaire photovoltaïque" et "dispose d'une autonomie de 11 heures (par jour) pour l'ensemble de l'éclairage" de ce point de vente de carburant et de produits de supermarché, selon un communiqué de Total-Sénégal.

Ce projet permet notamment de trouver une alternative "à la solution du groupe électrogène" utilisé pour pallier les coupures d'électricité devenues récurrentes et pour de longues périodes ces dernières années au Sénégal.

L'ouvrage "participe également à l'amélioration de l'éclairage public de manière à sécuriser l'environnement de la station", indique le groupe pétrolier.

Total est un des plus importants distributeurs de produits pétroliers au Sénégal, où il affirme être présent depuis 1954 et dispose d'un réseau de 165 stations-service.

AFP

Sénégal: carence en vitamine A

Carence en vitamine A au Sénégal : 84% des enfants de moins de 5 ans sont anémiés

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Le Sénégal, dans le domaine de la santé publique, reste confronté à une carence en vitamine A et à la parasitose. Selon les services du ministère de la Santé, le taux de carence en vitamine A est de 121 pour mille. D’autres statistiques parlent d’elles-mêmes : 61 % des enfants seraient exposés aux risques de carence en vitamine A, alors que 84 % des enfants de moins de 5 ans sont anémiés. Suffisant, dès lors, pour déclencher les Journées locales de supplémentation en vitamine A et de déparasitage des enfants, le 9 juin.

 

Le Sénégal n’est pas épargné par les multiples conséquences de l’appauvrissement à grande échelle des familles. En effet, des études faites par des experts de l’Oms et de l’Unicef ont relevé que, «lorsque dans un pays, le taux de mortalité chez les enfants âgés de moins de 5 ans est supérieur à 70 pour mille, la carence en vitamine A y constitue un problème de santé publique. Au Sénégal, ce taux est évalué à 121 pour mille, ce qui justifie amplement des interventions de lutte contre la carence en vitamine A». Le médecin-colonel Youssoupha Gaye, chef de la Division de l’alimentation, de la nutrition et de la survie de l’enfant, qui en faisait l’écho hier, à l’occasion de la Journée d’information à la presse, a dressé un tableau sombre de la situation alimentaire infanto-juvénile au Sénégal. Car, en plus de la carence en vitamine A chez les enfants de moins de 5 ans, la parasitose est venue s’y greffer. «La carence en vitamine A et les parasitoses intestinales sont deux problèmes de santé publique souvent coexistants», expose-t-il. Dans sa communication qui s’intitule : «Journées locales de supplémentation en vitamine A et déparasitage des enfants», et qui marque le démarrage de celles-ci le 9 juin prochain dans tous les districts sanitaires du pays, M. Gaye estime que 61 % des enfants seraient exposés aux risques de carence en vitamine A. De plus, 84 % des enfants de moins de 5 ans sont anémiés. Suffisant pour déclencher la supplémentation en vitamine A des cibles et leur déparasitage à partir de lundi prochain et ce, jusqu’au 30 juin.

 

Selon toujours Youssoupha Gaye, des études d’experts de l’Organisation mondiale pour la Santé (Oms) et de l’Unicef ont montré que «l’amélioration du statut en vitamine A des enfants de 6 à 59 mois augmente leurs chances de survie par la réduction de 25 % de la mortalité attribuable aux maladies infantiles, telles que le paludisme, la diarrhée, les infections respiratoires aiguës et la rougeole».

 

Pour ce qui concerne le déparasitage, M. Gaye souligne que «des expériences ont montré une baisse de 77 % de la prévalence de l’anémie, après seulement deux passages de déparasitage intégré aux campagnes nationales de distribution de la vitamine A».

 

Seulement, regrette l’exposant, au Sénégal, l’administration régulière de la vitamine A reste encore timide. Maintenant, poursuit-il : «Il s’avère nécessaire de continuer l’intensification bi-annuelle de la supplémentation en vitamine A au niveau du district pour obtenir des couvertures élevées et soutenues d’au moins 90 % chez les enfants de 6 à 59 mois.» Rappelant que la dernière Séance d’administration de la vitamine A et de mebendazole a été menée en décembre dernier, avec un taux de couverture global de 95 % pour les deux interventions, le chef de la Division de l’alimentation, de la nutrition et de la survie de l’enfant annonce une campagne à grande échelle «dans le but de maintenir une couverture élevée et soutenue, tous les six mois». Avant de préciser que, pour ces journées, «chaque district planifiera cette activité sur trois jours».

 

Toujours pour ces journées, les districts sanitaires du Sénégal ont bénéficié d’un appui des partenaires au développement qui, d’ailleurs, à l’image de l’Usaid, ont massivement fait le déplacement hier au Service national de l’Education et d’Information pour la santé (Sneips) de Grand-Yoff. Ainsi, l’on apprend que dans les régions de Fatick, Kaolack, Thiès, Diourbel et Ziguinchor, la distribution de vitamine A et le déparasitage seront couplés à la distribution gratuite de Moustiquaires imprégnées à longue durée (Milda).

 

Revenant sur les objectifs de ces Journées locales de supplémentation en vitamine A et de déparasitage des enfants, le médecin-colonel Youssoupha Gaye annonce que tous les efforts seront mobilisés pour «supplémenter en vitamine A et déparasiter, au moins, 85 % des enfants de moins de 5 ans et faire la promotion de la consommation des aliments riches en vitamine A».

 

Aly FALL

Sénégal: grippe aviaire

2 millions de doses de vaccins acquis par le Sénégal : L’alerte contre la grippe aviaire toujours actuelle

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Bien que la terrible épizootie qui a ravagé des nombreux oiseaux dans plusieurs pays d’Asie et d’Europe n’ait jamais franchi les frontières du Sénégal, les autorités sanitaires, alertées par l’entrée de la grippe aviaire dans certains pays d’Afrique de l’Ouest, ont pris très rapidement des mesures de prévention. Bien que le temps ait un peu calmé les appréhensions et baissé la tension, la vigilance reste toujours de mise. Et pour certains organismes comme l’Usaid américaine et le Catholic relief services (Crs), elle passe aussi par la mise à niveau de la presse sénégalaise aux risques et enjeux de la maladie.

 

La fièvre qui avait prévalu aux premières heures de la grippe aviaire en Asie a, certes, baissé d’intensité, mais les autorités sénégalaises prennent encore très au sérieux la menace de la maladie qui a ravagé des milliers de volaille à travers le monde. En plus des mesures d’interdiction d’importation de viande de volaille, d’œufs et d’oiseaux sauvages, le Sénégal a acheté deux millions de doses de vaccins destinés à prémunir la volaille nationale contre la grippe aviaire. Le lot, confié à l’ Institut sénégalais de recherche agricole (Isra), est un stock de sécurité contre la souche H5n1, le virus de la maladie apparue depuis 2003 en Asie et qui s’est, par la suite, propagé en Europe avant d’être localisé dans 17 pays africains environ. Parmi ces derniers, la Côte d’Ivoire séparé du Sénégal par le Mali, pays qui, comme le nôtre, a pu préserver son caractère indemne. Par ailleurs, le Sénégal renferme également plusieurs plans d’eau, essentiellement situés dans le nord, au Sud et au centre du pays, et qui attirent les oiseaux migrateurs susceptibles d’introduire le virus sur le territoire national. La menace est donc plus que réelle. Un Comité national de prévention et de lutte a été porté sur les fonds baptismaux, ce qui a permis jusque-là d’établir une surveillance des frontières, mais aussi des élevages et des parcs identifiés comme zones de prédilection des oiseaux migrateurs.

 

«Nous avons pris toutes les dispositions qu’il faut», rappelle le Dr Doune Pathé Ndoye, chef du Service régional de l’élevage et des médecines vétérinaires de Thiès, qui fait état d’un «réseau de surveillance épidémiologique très dense qui permet de détecter de façon très précoce la maladie». Le technicien d’expliquer que des prélèvements sont régulièrement faits dans des sites à risques, notamment dans la zone de la Petite Côte qui regorge de plans d’eau, où «il y a une forte probabilité que les oiseaux migrateurs viennent rencontrer les populations et les oiseaux autochtones». Les prélèvements peuvent s’agir de cas suspects ou de simples contrôles de routine. Heureusement, tous les échantillons envoyés aux Laboratoires de l’Institut Pasteur de Dakar et de l’Isra (Institut sénégalais de recherche agricole) se sont avérés négatifs. Pour tester ses capacités de réaction en cas d’infection de la volaille nationale, le Sénégal a procédé à une simulation à la Somone dans le département de Mbour en 2005, en présence d’observateurs d’une vingtaine de pays. Depuis lors, la vigilance est toujours de rigueur.

 

Un autre fait majeur demeure l’implication de partenaires privés, à l’image de la Caritas. L’antenne de Thiès de l’organisme de secours catholique a réussi à sensibiliser directement 1649 personnes dont 747 élèves dans sa zone d’intervention, qui polarise les départements de Thiès, Tivaouane, Bambey et Diourbel. La Caritas a également formé ses différents agents à devenir des relais, se payant même le luxe de renforcer les capacités des agents pastoraux, tels que les prêtres, religieux et religieuses des communautés prises en charge par zone d’intervention. Le programme financé par l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid) avec le concours de l’Ong Catholic relief services (Crs), arrive, d’ailleurs, à terme à la fin de ce mois de juin. Mais la Caritas n’en espère pas moins que les populations vont se faire le devoir d’être davantage vigilantes et d’observer les bonnes pratiques qui leur ont été inculquées, comme si la menace de la grippe aviaire était encore plus que jamais d’actualité.

 

Simon FAYE