01/07/2008

Lutte anti drogue

Lutte contre la toxicomanie : Le Sénégal s’inspire de l’expérience belge


toxico

Le Sénégal veut s’inspirer de l’expérience belge en matière de lutte contre la toxicomanie. Un fléau qui fait beaucoup de ravages dans le milieu des jeunes. Il est vrai que dans la croisade contre le trafic et la consommation de la drogue, le Sénégal a enregistré de bons résultats avec à la clef d’importantes prises effectuées par les services de sécurité, mais les dealers et autres trafiquants réussissent toujours à déjouer la vigilance des policiers, gendarmes et douaniers pour écouler leurs marchandises avec toutes les conséquences qui en découlent. Beaucoup de jeunes s’adonnent à l’usage de stupéfiants et finissent par devenir des toxicomanes. Des études montrent que la tendance observée est à la hausse. L’usage de la drogue touche toutes les classes sociales.
Face à l’ampleur du phénomène, les autorités sénégalaises tentent de s’opposer en mettant en place des stratégies. C’est ainsi que cette lutte est au centre d’un voyage de stage d’assistants sociaux sénégalais en Belgique pour une durée d’un mois. La mission dirigée par Mandiaye Ndiaye se met à l’école des Belges pour combattre la toxicomanie. Un domaine dans lequel les Belges ont acquis une grande expérience, selon nos interlocuteurs sénégalais. Raison pour laquelle ‘on est venu voir cette expérience pour essayer de l’adapter à nos réalités’, a expliqué Mandiaye Ndiaye. Il s’agit, durant leur séjour, ‘de tirer les enseignements de l’expérience engrangée par nos partenaires’, ajoute-t-il. Cette formation entre dans le cadre d’un accord de coopération entre la Belgique (Wallonie Bruxelles) et le Sénégal, axée sur plusieurs projets, dont celui en faveur de la Direction de l’action sociale et des 42 centres de promotion et de réinsertion sous la tutelle du ministère de la Famille. En matière de lutte contre la toxicomanie, les autorités belges privilégient l’aide aux toxicomanes et leur réinsertion sociale. C’est ainsi qu’elles ont mis en place un cadre appelé : Réseau d’aide aux toxicomanes. Cette structure financée par la Commission de la communauté francophone de la région de Bruxelles-capitale, accompagne les toxicomanes recensés. Le réseau est dirigé par un spécialiste, le Dr Claire Remy. La partie sénégalaise projette de créer la même structure au sein laquelle on retrouve les acteurs impliqués dans la croisade contre la toxicomanie. L’objectif est de faire reculer le fléau et d’assurer une prise en charge correcte des toxicomanes. Karim LO

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