02/07/2008

Une Canadienne au Sénégal

Sur la route du Sénégal

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Emprunter un chemin à l’écart des sentiers battus et vivre intensément le choc des cultures. L’Outremontaise (Canada/Mont Royal) Catherine Paré prendra part en mai 2009 à un stage de coopération internationale au Sénégal. Une belle occasion d’aller à la rencontre de l’autre et de soi. «C’est toute une expérience de vie. C’est d’abord la rencontre d’autres cultures et ensuite un apprentissage sur soi-même en allant là-bas», mentionne celle qui a participé à ce type de stage à Cuba alors qu’elle était en 4e secondaire.

«C’est important de s’impliquer pour faire de ces jeunes de meilleures personnes et de meilleurs adultes. Cela leur permet d’aller à la rencontre d’une nouvelle culture, qui est bien différente de celle d’où on vit. Ce n’est pas tout le monde sur la planète qui vit dans les conditions que l’on a ici», mentionne Nicolas Beauchemin, l’un des accompagnateurs du groupe Sénégal 2009.

 

Formé de deux accompagnateurs et d’une dizaine d’étudiants au programme Sciences, lettres et arts au collège de Bois-de-Boulogne, le projet Sénégal 2009 se fait en collaboration avec l’organisme Mer et Monde. Les jeunes séjourneront trois semaines dans des familles d’accueil sénégalaises. Le lieu du projet et le type de travail qu’ils auront à effectuer seront déterminés au moment du départ. «Nous travaillerons avec les partenaires locaux de Mer et Monde. On va contribuer à un projet qui est déjà en marche, c’est pour cela qu’on ne sait pas encore ce que l’on va faire puisque cela dépend des besoins au moment du stage. Ce sera un projet initié par les Sénégalais et appuyé par Mer et Monde», souffle M. Beauchemin.

 

Tous deux professeurs de mathématiques au collège Bois-de-Boulogne, les accompagnateurs Nicolas Beauchemin et Julie Picard ont la tâche d’encadrer les jeunes du groupe. Pourquoi avoir choisi d’effectuer un stage de coopération internationale au Sénégal? «Nous étions tous intéressés à aller en Afrique. On souhaite rencontrer et apprendre avec les gens là-bas parce que leur réalité est loin de la nôtre», avance la participante.

Des ambassadeurs au Québec

«Il y a une grande différence entre l’aide humanitaire et un stage de coopération internationale. L’aide humanitaire apporte une aide ponctuelle aux besoins primaires. On pense à la Croix-Rouge par exemple. Avec un stage de coopération internationale, ce n’est pas nécessairement sur place que tu fais une différence, mais plutôt quand tu reviens», explique M. Beauchemin, qui revenait tout juste au moment de l’entrevue d’un stage de coopération internationale au Honduras avec un autre groupe du Collège.

À leur retour, les participants donneront notamment des conférences et participeront à des activités de Mer et Monde. «Il n’en tient qu’à nous de parler de notre expérience et de devenir des ambassadeurs», dit l’accompagnateur.

 

En vue du départ, les membres du groupe se rencontrent hebdomadairement afin de préparer leurs activités de financement et prendront part à trois fins de semaine de formation données par Mer et Monde.

 

Une préparation au choc culturel et à la situation socio-économique du Sénégal est aussi de mise. «C’est un style de vie frugal complètement différent d’ici», conçoit Catherine. «La notion du temps est bien différente!», renchérit M. Beauchemin.

 

Un stage de coopération internationale, c’est aussi une vie de groupe trépidante et remplie de défis. «Ils vont apprendre beaucoup sur eux et leurs valeurs personnelles. La vie de groupe c’est aussi très formateur!», signale-t-il.

Levée de fonds

Les participants souhaitent couvrir la moitié du coût de leur voyage en réalisant des activités de financement. Catherine Paré estime qu’elle doit donc amasser 1600$. «Ce projet représente de gros sous pour un jeune de 18 ans qui travaille au salaire minimum. C’est long à ramasser!», souligne en riant M. Beauchemin.

Emballage de denrées alimentaires dans les épiceries, souper spaghetti, vente de produits équitables et de t-shirts constituent quelques-unes de leurs activités.

 

Pour en savoir plus: catherine.pare@hotmail.fr ou nicolas.beauchemin@bdeb.qc.ca

Julie Charette

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