30/08/2008

Lutte contre les inondations de Dakar

600.000 euros pour lutter contre les inondations à Dakar

 

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L'Etat sénégalais s'est engagé à dépenser 400 millions de FCFA (près de 610.000 euros) pour lutter contre les inondations dans la banlieue de Dakar, consécutives aux pluies d'hivernage des derniers jours, a-t-on appris samedi auprès du gouvernement.

"Le gouvernement a dégagé une première tranche de 100 millions de FCFA (près de 153.000 euros) la semaine dernière qui sera suivie lundi d'une autre tranche de 300 millions de FCFA (plus de 457.000 euros)", a déclaré à l'AFP Ibrahima Souleymane Ndiaye, conseiller en communication du gouvernement.

Selon M. Ndiaye, ces 400 millions de FCFA vont servir à financer la "réparation de motopompes (pour évacuer l'eau vers la mer), l'achat de carburant, le curage des caniveaux pour lutter contre les inondations" dans la banlieue de Dakar.

Les principaux quartiers visés sont Pikine, Thiaroye et Sicap-Mbao, à la périphérie de la capitale, où plusieurs maisons sont sous les eaux, selon des images diffusées par la télévision publique sénégalaise.

Ces habitations sont généralement situées dans des zones inondables, d'après les autorités.

La circulation est également entravée à de nombreux endroits en banlieue, a constaté l'AFP.

Les précipitations des derniers jours n'ont pas été exceptionnelles et étaient attendues, en pleine saison des pluies.

Le Sénégal avait connu durant l'été 2005 de terribles inondations, qui avaient fait des milliers de sans-abri, à Dakar et dans sa banlieue notamment, poussant le gouvernement à financer des opérations de relogement en faveur de populations touchées dans des zones épargnées par la montée des eaux.

AFP

29/08/2008

Chanteurs sénégalais on web

200 chanteurs sénégalais vont bénéficier d’un site web gratuit et individualisé

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Le moyen technique le plus développé et le plus efficace de ce siècle pour promouvoir au mieux la musique sénégalaise ne pouvait être qu’internet. A cet effet, le président du site Kheweul.com, Mouhamed Diop, a annoncé le 23 août dernier à Ziguinchor que 200 sites promotionnels seront officiellement ouverts et lancés au profit des artistes nationaux.

Les chanteurs sénégalais peuvent lancer un cri de victoire quant à l’évolution et l’amélioration des conditions de travail dans leur pays. Des sites personnalisés seront conçus en quarante huit heures pour 200 chanteurs nationaux avec un suivi assuré durant une période de deux ans.

C'est un nouvel acquis de taille qu’a annoncé le 26 août dernier au cours d’une conférence de presse, le directeur technique du site Kheweul.com, Moussa Cissé.

La réalisation, la dénomination du domaine et son hébergement sera «correctement appréciable et peut revenir à un minimum de 500 mille francs CFA» a souligné encore le responsable technique en soutenant qu’avec cette formule, le musicien pourra gratuitement bénéficier d’une visibilité international et d’un accompagnement promotionnel.

Plus de deux cent cinquante chanteurs plus ou moins connus ont postulé à ce service exceptionnel.

L’organisation des web designers prévoit la mise en place d’une base de données de développeurs dans cette perspective.

«L’important est de permettre aux musiciens de rentabiliser leurs productions avec entre autres, la visibilité et la commercialisation de leurs œuvres souvent appréciées par des sénégalais» a souligné monsieur Cissé.

Les dix meilleurs sites réalisés seront primés le samedi 30 août prochain, après deux jours de réalisations techniques prévues sur trois endroits différents à Dakar (UCAD, AUF et ESMT).

 

Belge en prison pour homosexualité à Dakar

 

Belge en prison pour homosexualité à Dakar

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La justice sénégalaise a prononcé la semaine dernière une condamnation de deux ans de prison ferme contre un Belge et un Sénégalais accusés notamment de "mariage homosexuel", a-t-on appris aujourd'hui auprès de leur avocat.


Le Belge Richard Lambot et le Sénégalais Moustapha Guèye, poursuivis pour "mariage homosexuel et actes contre nature, ont été condamnés le 21 août dernier à deux ans de prison ferme" par le tribunal régional de Dakar, a déclaré à l'AFP leur conseil, Me Seyni Ndione.


Les deux prévenus, âgés respectivement de 61 ans et 63 ans, ont été écroués dans une prison de Dakar, selon M. Ndione. Ils démentent avoir des relations homosexuelles.


Les deux hommes qui se sont connus en juin 2006 à Dakar, vivaient à Dakar où le Belge, un militaire à la retraite, avait employé M. Guèye comme domestique.


"Pour aider Moustapha Guèye à disposer de papiers pouvant lui permettre de vivre en Belgique, Richard Lambot s'est marié avec lui en juillet" dernier dans ce pays. La Belgique avait été choisi pour une telle union car elle est interdite au Sénégal où ils étaient revenus après la cérémonie.

AFP

28/08/2008

Dakar: ministre limogé

 

Sénégal : un ministre limogé

FARBA

Le président sénégalais Abdoulaye Wade a relevé de ses fonctions jeudi le ministre de l'Artisanat et des Transports aériens, Farba Senghor, mis en cause dans des attaques récentes contre deux quotidiens privés, pour faciliter le travail de la justice.

"Le président de la République a décidé de mettre fin aux fonctions de Farba Senghor pour faciliter le travail de la justice en toute indépendance et en toute liberté", a déclaré le ministre de l'Information et porte-parole du gouvernement, Abdou Aziz Sow.

Senghor, secrétaire général à la propagande au Parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir) a été désigné par plusieurs journaux privés comme le commanditaire des attaques qui ont visé le 16 août dernier deux quotidiens privés à Dakar.

AFP

 

27/08/2008

Canal + piraté au Sénégal

Pourquoi Canal+ est piraté massivement au Sénégal

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Canal+, qui a dépêché des experts de sa cellule antipiratage à Dakar, estime que le nombre de raccordements clandestins à CanalSat au Sénégal est supérieur aux 25.000 abonnés légaux. 450 fraudeurs ont été arrêtés en 2007, et la lutte s'intensifie. Mais pourquoi les Sénégalais piratent-ils le réseau crypté français ? Enquête.

Le journal Libération publie mercredi le récit de sa correspondante à Dakar, Marie-Laure Josselin, qui décrit "la présence des quatre membres de la cellule antipiratage de Canal+ au Sénégal", dans les faubourgs de Dakar. La journaliste raconte : "Ils ne portent pas de tenue de rangers, sont calmes et discutent avec les habitants pour expliquer qu’ils ne font que leur travail : démanteler les réseaux clandestins". Ils passent dans les quartiers et alertent les autorités locales lorsqu'ils doivent procéder à un démantellement. Eux se contentent de saisir le matériel et de porter plainte contre les trafiquants, dont les plus gros arrivent souvent à ne pas être inquiétés bien longtemps et à remonter leur affaire en quelques jours. La corruption, sans doute.

Libération oublie juste un tout petit détail de rien du tout dans son récit : le prix des abonnements pratiqués par Canal+ au Sénégal via sa filiale Canal Horizons. Il faut compter 19.000 Francs CFA (19 euros) pour un abonnement de base, dans un pays où le salaire moyen est de... 40.000 Francs CFA (61 euros). Dit autrement, s'abonner à Canal Horizons coûte environ 30 % du salaire moyen d'un sénégalais... contre moins de 5 % du salaire minimum d'un français abonné à CanalSat.

Sur son blog, le sénégalais Ousmane Diop raconte que "le trafic a débuté vers les années 1999-2000". "Ceux qui ont été les premiers à s’aventurer dans ce domaine avaient acheté des décodeurs de Canal sur lesquels ils arrivaient à brancher plusieurs maisons qui payaient 5000 francs Cfa (7 euros) à la fin du mois". Depuis le prix a baissé autour de 2.000 francs CFA, sous le poids de la concurrence entre les installateurs clandestins. "A Guédiawaye, une localité située dans la banlieue dakaroise, on compte beaucoup de personnes dont l’activité principale consiste à relier des fils de maisons en maisons à longueur de journée", écrit Diop. "Les habitants du quartier ont, pour la majorité des revenus très modestes qui ne leur permettent pas de pouvoir se payer le luxe d'un abonnement à CanalSat. Raison pour laquelle ils préfèrent s'abonner clandestinement sur le réseau de quelqu'un qui pourra aussi être tolérant si à la fin du mois ils n'ont pas encore l'argent pour payer". Tolérance que n'autorisent pas les ordinateurs du service comptable de Canal+.

Les droits de rediffusion pour contrer la concurrence légale

Libération ne s'interroge pas, non plus, sur les raisons qui poussent des Africains à s'abonner au bouquet français plutôt qu'à leur opérateur local légal, dont les prix sont pourtant moins chers. Pour éliminer la concurrence, Canal+ joue de son portefeuille pour s'assurer l'exclusivité des droits de diffusion sur des films très populaires et des évènements sportifs importants. Sans la retransmission de ces contenus, les abonnements des opérateurs locaux perdent une grande part de leur intérêt.

Certains opérateurs tentent parfois de passer outre, en violant les accords d'exclusivité sans payer de droits. "Pour l’Euro 2008, le préjudice est estimé à plus de 700 000 euros", assure à Libération la chaîne cryptée, qui a porté plainte avec succès contre des opérateurs concurrents (industriels, ceux là) qui avaient ainsi diffusé illégalement des matchs de la compétition sur leur réseau. Pour cet évènement majeur, Canal+ avait raflé les droits d'exclusivité francophone pour l'Afrique à un prix hors d'atteinte pour ses concurrents locaux. Les chaînes hertziennes ont tout juste obtenu après d'âpres négociations le droit de diffuser 8 matchs sur 32 en hertzien, pour 300.000 euros. Une somme considérable que la chaîne publique sénégalaise a pu débourser grâce à une rallonge budgétaire de l'Etat, mais que d'autres pays africains, privés d'Euro, n'ont pas pu sortir. Même stratégie pour la Coupe d'Afrique des Nations (CAN), l'immense évènement footboolistique du continent, retransmis exclusivement sur le bouquet crypté de Canal Horizons.

"Avec la nouvelle baisse du pouvoir d’achat des sénégalais, les fraudeurs semblent avoir encore de beaux jours devant eux si les câblodistributeurs n’adaptent pas leur politique tarifaire à la bourse de la majorité", concluait Ousmane Diop.

Mais Canal+, non content de tuer dans l'oeuf la concurrence, préfère mettre la charue avant les boeufs. Interrogé par un quotidien local sur la baisse trop lente des tarifs, le directeur de Canal Horizon-Sénégal Oleg Baccovich affirme que "c’est au fur et à mesure que le nombre d’abonnés augmente que l’on peut envisager des baisses de prix".

Et s'il n'augmente pas de lui-même, dépêchons notre milice.


Guillaume Champeau

Centrale nucléaire au Sénégal

Le Sénégal prêt à construire une centrale nucléaire civile

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Une centrale nucléaire civile sera bientôt construite au Sénégal en collaboration avec la France et des pays arabes amis du Sénégal, rapporte mercredi le journal officiel "Le Soleil".


Celle nouvelle est ressortie d'un entretien mardi à l'Elysée entre le président français Nicolas Sarkozy et Karim Wade, président du Conseil de surveillance de l'Agence nationale pour l'Organisation de la conférence islamique (ANOCI), en visite à Paris.


Ce projet de développement est d'une importance capitale pour l'économie nationale et la coopération. Il s'agit de faire du Sénégal une plate-forme de production de l'électricité. Un projet qui permettra de satisfaire les besoins nationaux et sous-régionaux. L'effet escompté est de réduire à temps le coût de l'électricité au bonheur des populations sénégalaises, indique "Le Soleil".


Ce grand projet verra la participation de grandes sociétés françaises comme les groupes Areva, Bouygues et l'Electricité de France (EDF), ajoute le journal.


La flambée des prix des produits pétroliers sur le marché international a fortement influé sur le développement socio- économique du Sénégal. Les délestages intempestifs sont toujours plus fréquents à Dakar depuis ces dernières années, constate-t-on dans la capitale sénégalaise.

Xinhua

Charlatanisme au Sénégal

Pour lutter contre le charlatanisme au Sénégal

L’effectivité de la Loi sur la médecine traditionnelle réclamée

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En prélude à la célébration de la Jour-née africaine de la médecine traditionnelle le 29 août prochain, l’Ong Enda a organisé hier une journée d’information à l’intention de la presse au centre Madesahel de Mbour. Cette année, les acteurs vont réfléchir sur : «Le rôle des tradipraticiens dans les soins de Santé primaires».

Pour Henriette C. Diop, chef de la Divion de la santé privée et médecine traditionnelle, il y a nécessité d’accorder un rôle à la médecine traditionnelle dans les systèmes nationaux de santé, maintenant qu’elle est reconnue et acceptée par la grande majorité des pays africains. Qui ont même décrété la période 2001-2010 : «Décennie de la médecine traditionnelle en Afrique».

Après la présentation de deux communications sur les orientations de cette médecine, l’assistance a eu droit à un débat nourri entre les différents participants. Les tradipraticiens, du reste bien représentés dans les discussions, ont dénoncé, entre autres, «l’ostracisme» dont ils disent être l’objet de la part des médecins modernes. Gaoussou Sambou, président des tradipraticiens du Sénégal, a surtout élevé la voix contre le charlatanisme qui s’étend au Sénégal et qui est surtout l’œuvre d’étrangers. Ce qui irrite davantage M. Sambou, c’est que ces gens sont totalement méconnus chez eux et ils arrivent malgré tout à s’imposer sur le marché sénégalais, avec tous les risques que cela comporte. Ces collègues abondent tous dans le même sens et vont même jusqu’à situer les responsabilités chez les médecins modernes qui refusent toute idée de création d’un Ordre des tradipraticiens. Alors que, pensent-ils, cette voie serait parmi les plus efficaces pour lutter contre la mystification de certaines pratiques traditionnelles. Des propos qui cachent mal «la rivalité» existant, encore, entre les deux médecines, malgré les manifestations de «bonne volonté» du ministère de la Santé qui compte deux divisions différentes s’occupant de ces deux branches.

Sur les lenteurs notées dans l’effectivité de la Loi sur les pratiques de la médecine traditionnelle, les représentants de la tutelle se sont défaussés sur les autres structures de l’Etat en charge de ce dossier, avant d’inviter les services commerciaux de la presse à faire preuve de patriotisme, en refusant de «sponsoriser» les publicités mensongères.

Aly fall

 

26/08/2008

Tourisme au Sénégal

Les professionnels du tourisme au Sénégal en quête de financement

Ils réclament 12 milliards de FCFA à l’Etat

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Le Syndicat patronal de l’industrie hôtelière du Sénégal (SPIHS) exige la mise en place d’un budget de 12 milliards de FCFA afin de promouvoir la destination Sénégal et d’élever le secteur touristique sénégalais au rang des plus performants du continent.

Le tourisme, deuxième secteur économique du Sénégal, ne pourra pas se développer sans des investissements de la part de l’Etat, a soutenu le président du SPIH, Mamadou Racine Sy, au cours d’une conférence de presse, lundi à Dakar, en se référant au Maroc où 20 milliards de FCFA avaient été dégagés par l’Etat pour booster le tourisme.

Les professionnels du tourisme, exigent, en outre, que l’utilisation des fonds alloués au tourisme soit faite de commun accord avec eux et que le secteur privé soit impliqué dans la gestion du Fonds car 80% des réceptifs sénégalais appartiennent à ce secteur.

Cette rencontre avec la presse se tient à deux mois de la fin de la saison touristique au Sénégal, et son objectif était de faire le diagnostic d’un secteur à la croisée des chemins.

Les causes de la baisse du nombre de touristes cette année

Les professionnels à la quête de solutions ont saisi l’occasion pour passer en revue l’ensemble des maux dont souffre le secteur. Avec 992.000 visiteurs en 2006-2007, le Sénégal n’en a enregistré que 800.000 cette année, avec un taux moyen d’occupation de 34% et 300 milliards FCFA de recettes brutes, selon les chiffres publiés sur place.

A l’origine de cette contre-performance, plusieurs facteurs ont été annoncés par les professionnels. Il s’agit entre autres, du manque de visibilité, de l’absence de promotion intérieure et extérieure, les forts taux de fiscalité, un début de désaffectation de la destination Sénégal au profit d’autres pays africains.

Il s’y ajoute, les problèmes de financement, l’érosion côtière entraînant la disparition des plages, la pollution des eaux, l’insécurité, l’application de la commission zéro aux agences de voyage, l’état de délabrement des routes dans les régions de l’intérieur du pays et particulièrement sur la petite côte, l’augmentation du coût de l’énergie, etc.

Toutefois, le président du Syndicat patronal de l’industrie hôtelière du Sénégal a salué la décision prise par le gouvernement sénégalais de réduire la TVA (Taxe sur valeur ajoutée) à 10% en 2008.

Travail des enfants au Sénégal

Sénégal: plus d'un million d'enfants travailleraient, surtout auprès de leur famille

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Plus de 1,3 million d'enfants de 5 à 17 ans travailleraient régulièrement au Sénégal, selon des estimations basées sur une enquête réalisée en 2005, publiées lundi par l'Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) à Dakar.


"Le travail des enfants est un phénomène assez important au Sénégal puisque sur un effectif de 3,7 millions d'enfants de 5 à 17 ans, 36,7% (soit environ 1,3 million) ont mené une activité économique au cours des 12 derniers mois et 19,7% (soit environ 740.000) dans la semaine de référence", conclut le rapport d'analyses de "l'enquête nationale sur le travail des enfants" menée en 2005 dans le pays.

Cette proportion est extrapolée des réponses obtenues chez 3.902 ménages. A chaque enfant rencontré, il a été demandé s'il avait travaillé au cours des douze derniers mois et sept derniers jours.

L'enquête conclut que 82,8% de ces enfants sont des "travailleurs familiaux non rémunérés".

"Plus de huit enfants sur dix (83,4%) sont employés dans l'agriculture, l'élevage, la forêt et la pêche. Le commerce, la restauration et l'hôtellerie (5,3%) ainsi que la manufacture (4,8%) constituent le second groupe qui occupe le plus d'enfants", selon le rapport.

"Les enfants du milieu rural sont les plus concernés par le travail puisque la moitié de ceux de 5 à 17 ans ont travaillé, contre 12,9% parmi ceux du milieu urbain", est-il précisé.

"L'utilisation de la main d'oeuvre infantile est plus importante (53%) dans la région de Fatick", à 155 km au sud-est de Dakar, et Kolda (51%), à 650 km au sud-est de la capitale. A Dakar, "11% des enfants sont touchés par ce phénomène".

"L'importance du volume des enfants travailleurs (...) peut être induite par la pauvreté des ménages, mais également par l'inadaptation de l'offre d'éducation dans le système formel", écrivent les auteurs.

L'ANSD avait lancé cette enquête après avoir constaté "qu'un nombre assez important d'enfants se trouvent dans des situations particulièrement difficiles: enfants travailleurs (jeunes filles domestiques ou vendeuses et jeunes apprentis), enfants de la rue, talibés (élèves de marabouts, ndlr) mendiants, etc."

AFP

Mariages gay à Dakar

 

SÉNÉGAL: Une vague de violences anti-gay hypothèque la lutte contre le VIH

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La publication de photos d'une cérémonie gay au Sénégal dans un journal local en février 2008 a déclenché une véritable chasse à l'homme dans tout le pays -un phénomène que les autorités n'ont pas condamné et qui a forcé certains membres de la communauté gay à l'exil et d'autres, infectés au VIH, à renoncer aux soins.

Tout a débuté lorsqu'un journal populaire local a fait paraître un dossier sur un mariage homosexuel, visant, selon son directeur de publication, à « alerter les autorités sur la montée de l'homosexualité chez les jeunes ».

L'affaire a alors fait la une de tous les médias et exacerbé l'hostilité de la population, des leaders religieux et des hommes politiques à l'égard des MSM (hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, en anglais). Une dizaine de personnes présentes à la cérémonie ont été arrêtées et interrogées pour « outrage à la pudeur et mariage contre nature », avant d'être libérées, suscitant de violentes réactions.

L'homosexualité est officiellement interdite au Sénégal et passible, selon le Code pénal, d'une peine allant d’un à cinq ans d'emprisonnement et d'une amende de 100 000 à 1,5 million de francs CFA (227 à 3 400 dollars).

« Il y a toujours eu des problèmes très sérieux par rapport à certaines minorités comme les homosexuels (...) et cette médiatisation n'a fait qu'amplifier le phénomène », a expliqué Abdoubakrim Mbodj vice-président de la Rencontre africaine des droits de l'homme, la RADDHO. « Les populations ont ressenti ce mariage comme une agression des valeurs locales ».

Se cacher encore plus

Ce regain de violence, qui a poussé des populations déjà marginalisées à se cacher encore davantage, constitue pour les acteurs de la lutte contre le sida un danger.

Car si le taux de prévalence du VIH est estimé à 0,7 pour cent de la population générale, l'un des plus bas du continent, les MSM au Sénégal affichaient un taux de prévalence de 21,5 pour cent en 2005, selon une étude menée auprès des MSM à Dakar, la capitale.

Après des années de plaidoyer de la part des activistes, le gouvernement sénégalais a reconnu en 2005 la nécessité de prendre en charge ce groupe vulnérable au VIH et l'a inclus dans son programme national de lutte contre le sida. Les projets, financés notamment par le Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, sont pilotés par le Conseil national de lutte contre le VIH/SIDA (CNLS).

Cela « a permis de réaliser un certain nombre d'avancées, que le Sénégal partageait peu à peu avec d'autres pays », a noté Cheikh Ibrahima Niang, professeur d'anthropologie sociale à l'Université de Dakar et auteur d'études sur les MSM. « Mais avec ce climat de violence, c'est comme si nous assistions à la destruction de tout l'édifice qui a été construit ».

Psychose dans la communauté gay


La chasse à l'homme des derniers mois a obligé de nombreux MSM, y compris ceux infectés au VIH, à s'exiler pour trouver refuge dans des pays de la région, abandonnant parfois leur traitement antirétroviral.

« Lorsque toute cette affaire a éclaté, j'ai trouvé une bonne vingtaine de MSM dans le couloir », a dit un médecin, qui a tenu à garder l'anonymat. « Des patients m'ont dit 'je pars de Dakar, le temps que les choses se calment' ».

Ado*, membre d'une association gay, est l'un des ces exilés. « J'ai pris la fuite pendant une semaine. On entendait dire que tous ceux qui avaient participé à cette soirée seraient arrêtés. C'était atroce, les gens disaient : 'les homos, il faut les brûler, les tuer' », a confié le jeune homme. « Maintenant nous ne sommes [plus] en sécurité, encore moins qu'avant ».

« Les gens mettent toute leur attention sur les homosexuels, c'est devenu une obsession », a-t-il ajouté. « Dans la rue, on te voit et on dit 'regarde, cet espèce d'homosexuel'. Même mes amis qui ne savent pas que je suis homosexuel se sont mis à dire des trucs du genre, 'si vous voyez des homos dans la rue, vous pouvez les tuer'. Il y a quelques jours, un ami s'est fait battre par des gens de son quartier en sortant de chez lui. Ils font ce qu'ils veulent ».

Impunité


Pour M. Niang, même si on ne peut pas parler d'institutionnalisation de l'homophobie, « il faut reconnaître que l'Etat est resté très silencieux [sur ces événements]. Il n'y a pas eu de déclaration officielle condamnant ces exactions ».

Selon plusieurs observateurs, cette attitude du pouvoir pourrait être en partie liée à la tenue en mars dernier à Dakar du 11ème sommet de l'Organisation de la conférence islamique. « Peut être qu'elles [les autorités] ont pensé qu'il fallait nier tout ce qui pouvait s'opposer à une certaine lecture de l'Islam, et donc condamner les MSM, quand bien même le Sénégal est un pays laïc », a avancé M. Niang.

Cette position, selon M. Mbodj de la RADDHO, est « dangereuse ». « L'Etat reconnaît implicitement les homosexuels en les incluant dans les programmes de lutte contre le VIH, puis fait volte face ».

« Il y a une impunité », a estimé M. Niang. « Nous sommes dans un contexte de violence dans lequel les gens ont les mains libres. Il n'y a pas de poursuite contre les agresseurs… [Dans ce contexte], taper sur quelqu'un semble légitime ».

Programmes de lutte au ralenti


Or « ce climat de violence accentue la vulnérabilité des MSM par rapport au VIH et menace la société toute entière », a dit M. Niang. « Quand vous courez pour votre vie, vous n'allez pas écouter des messages de prévention, vous avez moins de contrôle sur votre corps, la pression sur ce corps est telle que cela augmente votre vulnérabilité ».

Selon plusieurs observateurs et membres de la communauté gay, les programmes de lutte en ont pâti. « Certains n'osent plus se présenter dans les centres de santé » a admis Ado, dont l'association a cessé toute réunion de sensibilisation et d'éducation à la santé.

« Si on laisse un groupe être victime de violence d'autres groupes vont suivre » a prévenu M. Niang. « Pourquoi les travailleuses du sexe, par exemple, ne seraient-elles pas victimes à leur tour ? L'Etat doit prendre la mesure du problème et rétablir les droits des populations ».

Invité à plusieurs reprises par IRIN/PlusNews à s'exprimer, le CNLS a renvoyé la balle sur la direction IST/VIH/SIDA du ministère sénégalais de la Santé, qui n'a pas donné suite.

*Le prénom a été changé

 

25/08/2008

naufrage sur le fleuve Casamance

 

Sénégal: Un mort et deux disparus sur le fleuve Casamance

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Ziguinchor, Sénégal - Deux pirogues de pêcheurs à bord desquelles se trouvaient 23 enfants vacanciers ont chaviré dimanche soir sur le fleuve Casamance, dans le sud du Sénégal, a appris la PANA ce lundi à Ziguinchor, auprès des autorités locales.

Selon Ibrahima Diédhiou, le Président de la communauté rurale de Adéane, située à 30 kilomètres à l'est de Ziguinchor, l’accident s’est produit vers les cours de 15 heures et le bilan provisoire est d’un mort, deux disparus et 19 rescapés.

Un des rescapés, qui se trouvait dans un état critique, a été évacué à l’hôpital régional de Ziguinchor, a-t-il indiqué.

Quant au pêcheur décédé, il a été retrouvé ce lundi par les sapeurs pompiers qui continuent les recherches en vue de retrouver les deux disparus.

A en croire Ibrahima Diédhiou, le chavirement de ces pirogues fait suite aux fortes pluies, accompagnées de vents violents qui s’abattent depuis plusieurs semaines dans la région.

Il faut signaler que des accidents de ce genre sont fréquents sur le fleuve Casamance pendant cette période de vacances où souvent les enfants aiment s’adonner à des parties de pêche les après-midi après le retour des champs.

Parfois aussi, ce sont des pirogues de pêcheurs ou des taxi-pirogues qui relient les deux rives pour atténuer l’enclavement de la région qui y chavirent.

Le procès d'Hissène Habré

 

La condamnation à mort de l’ex-chef d’Etat Hissène Habré n’aura aucun impact sur les préparatifs de son procès pour crimes contre l’humanité au Sénégal.

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C’est ce qu’à précisé hier, le gouvernement tchadien. Réfugié depuis 1991 à Dakar, l’ex-président du Tchad a été condamné à mort la semaine dernière pour « atteinte à la sécurité de l’Etat » avec onze autres chefs rebelles. Tenus pour responsables d’avoir attaqués au mois de février dernier le palais d’Idris Déby, à N’Djamena, ils avaient été repoussés puis arrêtés par l’armée nationale.


Pour le ministre tchadien de la Justice, la sentence prononcée à N’Djamena est « distincte » des crimes pour lesquelles il est accusé au Sénégal, mandaté par l’Union Africaine en 2006, pour accueillit le procès de Hissène Habré. Rappelons que ce dernier est accusé d’avoir commis des atrocités lorsqu’il était au pouvoir de 1982 à 1990. Une ONG a demandé à la justice sénégalaise d’accélérer les procédures le concernant.

24/08/2008

Oiseaux exotiques au Sénégal

A quelques kilomètres seulement de la station de Saly. Entre le carrefour de la Somone et Nguekhokh, Jean Pierre a crée un véritable paradis terrestre pour une très grande variété d'oiseaux d'Afrique.

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Une ferme d'oiseaux exotiques qui s'enrichit chaque jour d'importations de tous les pays du continent. En outre, le domaine veille a la reproduction, à l'élevage et à la domestication de certaines espèces. Si l'import/export est une source de revenus, la visite de la propriété est accessible pour un prix modique et vous offre une visite étonnante de qualité, de diversité et de connaissance des oiseaux d'Afrique. Site:  http://senegalexoqtique.sitew.com

23/08/2008

Presse saccagée au Sénégal

Sénégal: Le saccage de 2 quotidiens privés dans la presse

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Dakar : Le saccage de deux quotidiens paraissant à Dakar par des inconnus a occupé cette semaine l'essentiel des livaisons de la presse sénégalaise. Les quotidiens "L'As" et "24 Heures Chrono" ont reçu la visite nocturne d'individus non encore identifiés formellement, qui ont détruit les équipements informatiques et blessé des membres des personnels de ces deux entreprises de presse.

Ces attaques interviennent dans un contexte de crise ouverte entre le pouvoir en place et la presse qui a déjà reçu des menaces à peine voilées du ministre de l'Artisanat et des transports aériens.

"Qui va arrêter le monstre?" s'interroge à ce propos le quotidien privé "L'Observateur", qui note que les nervis circulaient à bord d'un véhicule de l'administration.

Ce journal est convaincu que ces attaques ont été commanditées par le ministre de l'Artisanat et des transports aériens

"La police ouvre une enquête, les démocrates s'indignent", titre pour sa part le quotidien L'As, qui est quand même paru en dépit de l'attaque.

Pour ce journal, "les autorités savent sans doute très bien que si cette affaire n'est pas tirée au clair, les citoyens désespéreront à jamais de la force publique pour assurer leur propre sécurité".

Le quotidien privé "Walfadjiri", qui dresse le bilan de l'attaque, rapporte la réaction du ministre de l'Artisanat et des transports aériens, qui nie toute implication, non sans souligner que "les victimes n'ont eu que ce qu'elles méritaient".

Pour sa part, le quotidien privé "Le Matin" évoque "des représailles contre la presse" qui font planer la tension dans toutes les entreprises de presse au Sénégal.

Nouveau monument onéreux à Dakar

Un nouveau monument, appelé Monument de la Renaissance africaine, est en cours de construction à Dakar au Sénégal. Il doit symboliser le potentiel et la croissance du continent. Ses détracteurs estiment, au contraire, que sa construction entraînera des coûts inutiles et détournera l'attention des Sénégalais des vrais problèmes de l’heure.

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Les artisans nord-coréens s’attèlent à la construction du monument de bronze et d’acier. Ils sont à pied d’œuvre sur une colline de Dakar, bâtissant l’une des structures les plus ambitieuses du monde. D’une hauteur de plus de 50 mètres, le monument, une fois terminé, sera plus grand que la Statue de la Liberté à New York. Il représentera un homme émergeant d’un volcan, sa femme dans un bras et son enfant dans l’autre. L’initiative est née de la volonté du président Senegalais, Abdoulaye Wade.

« Avant qu il ne devienne président, Abdoulaye Wade avait écrit un livre sur sa vision de l’ Afrique et dans un passage du livre, il imaginait un géant sortant d’un volcan avec sa famille et pointant le doigt vers le nord, qui représente le développement, l’ Amérique. Après son élection, il m’a appelé et m’a dit, je veux faire construire un monument qui symboliserait la Renaissance du continent », explique Pierre Goudiaby Atepa, architecte du projet.

Ce travail ambitieux, dont Atepa espère l’achèvement d’ici la fin de l’année prochaine, s’inscrit dans la lignée de nombreux projets d’envergure imaginés par l’administration Wade. Ainsi, le chef de l’Etat sénégalais souhaite également faire construire un théâtre national, qui deviendra le plus important du continent, un nouvel aéroport ainsi qu’un immense Musée de la culture africaine.

Les choix du président Wade ont suscité de nombreuses critiques de la part de ses adversaires politiques et de la population. Certains estiment que tous ces projets ne visent qu’à masquer les signes de pauvreté dans le pays. Des porte-parole de la présidence ne cessent de répéter que les nouveaux édifices sont réalisés avec des fonds privés. L’architecte Pierre Goudiaby Atepa dit qu’il comprend que les gens se plaignent du manque de communication autour du projet. Mais, selon lui, les détracteurs devraient penser aux bénéfices à long terme. L’économie sénégalaise sera renforcée par l’émergence de nouvelles constructions dans la capitale, estime-t-il.

En attendant, le président Wade a fait la promotion du futur monument à l’extérieur du pays, offrant des brochures aux visiteurs internationaux et lors de ses déplacements a l’étranger. Au-dessus du phare gardant la presqu’île où prend fin le continent africain, la base de la statue commence à ressortir. Les deux premiers étages sont presque terminés. Des plans montrent un escalier en colimaçon devant le monument, au sommet duquel les visiteurs auront une vue imprenable sur l’océan et la ville de Dakar. (VOA)

22/08/2008

Frères Guissé: nouvel album!

 Le nouvel album des frères Guissé sort ce lundi !

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