30/09/2008

11ème tour cycliste du Sénégal

11e Tour du Sénégal (9-18 octobre) : Le maillot jaune sera celui de la Renaissance africaine

 

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Le maillot jaune du 11e Tour cycliste du Sénégal sera celui de la Renaissance africaine, une réplique ambulante du monument de la Renaissance africaine, fierté de tout un peuple, de tout un continent.

La révélation a été faite samedi dernier par le directeur du Tour du Sénégal, Michel Thioub, qui aborde ainsi le dernier virage menant au grand départ qui sera donné le 9 octobre prochain à Ziguinchor. Ainsi, s’inspirant de l’idée géniale du chef de l’Etat, le président Me Abdoulaye Wade, qui a décidé d’édifier le monument de la Renaissance africaine, les organisateurs de cette course cycliste internationale ont décidé d’immortaliser à leur manière, cette initiative généreuse. Le Tour du Sénégal est un patrimoine du Sénégal, comme l’est le Tour de France pour la France. Le maillot jaune qui récompense le vainqueur à la fin de la compétition, sera symbolisé cette année par une marque indélébile émanant d’un patriarche africain de l’envergure du chef de l’Etat sénégalais. Le symbole de la Renaissance africaine sera gravé sur le maillot jaune que portera le vainqueur qui sortira du lot des coureurs venant des cinq continents. Une innovation de plus donc cette année puisqu’en plus de cette nouvelle appellation du maillot jaune, le Tour 2008 partira de Ziguinchor pour exprimer l’attachement des Sénégalais à l’unité nationale. L’étape de Ziguinchor dont le parrain est M. Abdoulaye Baldé, ministre secrétaire général de la présidence de la République, sera ainsi très disputée sur l’axe en boucle Ziguinchor-Cap Skirring-Ziguinchor.

« En 2000, lorsque nous reprenions cette compétition, au moins 80% des routes n’étaient pas praticables. Maintenant, nous pouvons faire le Tour du Sénégal sans avoir honte de nos routes parce qu’elles sont en excellent état. Il faut donc rendre hommage au chef de l’Etat qui a toujours été présent à nos côtés », a déclaré Michel Thioub.

D’ailleurs, le message du chef de l’Etat à l’endroit du comité d’organisation du Tour cycliste du Sénégal, est révélateur du soutien du premier supporter de la nation. En effet, très fier de savoir que le maillot jaune portera l’emblème de la Renaissance africaine, Me Abdoulaye Wade a indiqué que la direction du Tour prend ainsi part au combat pour une Afrique debout et dans laquelle il est personnellement engagé. Aussi, soucieuse d’une bonne organisation, la direction du Tour a toujours privilégié les bonnes routes et présenté le meilleur visage de notre pays. Et l’arrivée à Dakar, pour boucler la boucle, se fera par la nouvelle corniche et les boulevards récemment construits qui ont totalement transformé le visage de notre capitale.

C F KEITA

 

29/09/2008

L'homme tue le littoral Sénégalais

Menace de disparition des plages du fait de l'homme : Les professionnels du tourisme interpellés au premier chef

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Les sables sont menacés de disparition. Il faut donc agir vite. Acteurs du public et du privé ont lancé un appel dans ce sens.

Le danger est là. Si rien n’est fait pour arrêter leur exploitation anarchique, les sites touristiques risquent de perdre leurs plages. Aux noms des présidents de la Confédération des professionnels de l’industrie du tourisme du Sénégal (Copits), M. Mamadou Racine Sy et M. Mamadou Sow, absents du territoire, M. Cheikh Gaye, le Secrétaire permanent de cette organisation patronale, a attiré l’attention des autorités de tutelle sur la question. ‘Le problème du changement climatique est devenu une réalité scientifique et ses principaux impacts sont l'élévation du niveau de la mer, le réchauffement de la planète mais aussi l'action de l'homme’, a-t-il d’emblée souligné samedi dernier au Lac Rose lors de la célébration de la journée mondiale du tourisme. Cheikh Gaye a estimé que la préservation des ressources naturelles est vitale pour le développement de l'industrie des voyages. Et pour se comporter en bon citoyen, il pense que l'acteur touristique doit s'attaquer aux problèmes induits par ce changement. Pour lui, il doit aussi contribuer à la restauration de l'environnement naturel.

S’adressant aux professionnels du tourisme, il les a appelés à faire preuve de responsabilité. ‘Un engagement doit venir de tous les acteurs qui sont les concepteurs des produits touristiques. C'est autour des sites que se fabrique le produit (excursions, ballades, randonnées etc...) Tout le monde constate actuellement que le lac n'est plus tout à fait rose à cause de l'action de l'homme. La nature nous avait doté d'un produit unique au monde mais nous sommes en train de le perdre. Donc, nous sommes les premiers interpellés’, a-t-il souligné.

A Saly (Mbour), ce sont les constructions anarchiques qui l’inquiètent. ‘Les constructions anarchiques sur le littoral de Saly font disparaître les plages. A certains endroits, l'écosystème s'est modifié, les pontons construits au niveau des hôtels Espadon et les Cocotiers ont fait que le Savana n'est plus ce qu'il était il y a vingt ans ; il n'y a plus de plage’, a déploré M. Gaye. Selon lui, le même phénomène est observable dans le Nord. ‘Dans le Fleuve Sénégal, on observe des marées fréquentes, ce qui fait que les oiseaux qui venaient sur la Langue de Barbarie migrent vers le Djoudj du fait de la salinisation plus poussée de l'embouchure. Pour régler le problème des inondations de Saint-Louis, on a creusé des brèches qui ont complètement changé l'écosystème’, s’est-il inquiété.

Cheikhh Gaye a donné d’autres exemples d’hôtels qui sont menacés de disparaître du fait de l’action de l’homme. ‘L'hôtel d’Ariane construit il y a peu d'années risque de disparaître comme celui de G.Poite Hakuna Matata qui a été démanagé de la Pointe de Sangomar vers l'Ile de Marlodj’, a-t-il cité en exemple.

De quoi attirer l’attention de Mme le ministre des Sénégalais de l’extérieur, du Tourisme et de l’Artisanat, Aminata Lô Dieng. Accompagnée d’une très forte délégation dont le Directeur général de l’Agence nationale de promotion du tourisme (Anpt), cette dernière s’est montrée consciente de ces menaces. Aussi, pour répondre à tous ces défis, a-t-elle invité les acteurs du secteur à veiller au respect des dispositions juridiques et réglementaires qui régissent l’environnement. ‘Il nous faut un engagement à respecter le Code de l'environnement en collaboration avec les Eaux et Forêts, non seulement pour faire préserver mais aussi pour pérenniser l'activité touristique’, a indiqué le ministre. ‘Nous devons trouver les moyens de planter sur les sites des arbres pour faire beau et utile’, a-t-elle ajouté.

Jugeant insuffisante cette journée de samedi, Mme Aminata Lô Dieng veut faire plus. ‘Nous devons pouvoir nous réunir très prochainement pour explorer les voies et moyens de nous inscrire dans une politique de tourisme durable, sain, profitable aux populations et responsable et permettant de préserver pendant au moins 30 ans notre produit au lieu de 10 ans’, a-t-elle indiqué. Des propos favorablement accueillis par une foule nombreuse qui ne demande que la préservation de leur site, le Lac Rose, leur principale source de revenus.

Ndakhté M. GAYE

 

Coopération Turque avec le Sénégal

Un partenaire nouveau pour le Sénégal : La coopération turque à la recherche de projets

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Le directeur de l’Agence turque de coopération et de développement (Tika), Mahmut Urhan, estime qu’il est «possible de cultiver 12 mois sur 12 au Sénégal», invitant ainsi les Sénégalais à s’activer dans ce créneau porteur, en soumettant des projets qui seront financés par la coopération turque.

«Le Sénégal peut s’enorgueillir d’avoir un sol fertile. La fertilité du sol sénégalais est porteuse d’espoir», a dit M. Urhan, qui s’exprimait mercredi à Dakar lors d’une rencontre avec la presse.

 

Mahmut Urhan s’est satisfait d’avoir lui-même un jardin potager chez lui, qu’il entretient personnellement et d’où proviennent tous les légumes qu’il consomme. La Turquie est disposée à apporter son expérience et sa technologie dans le domaine de l’amélioration des semences, a dit M. Urhan.

 

«Depuis janvier dernier, la Turquie entend créer un véritable cadre de coopération socio-économique et politique en Afrique, en installant la Tika, qui est une administration étatique qui offre un service gratuit. Elle s’investit dans divers autres domaines comme la santé, l’agriculture, le tourisme, l’environnement, l’industrie et l’artisanat, l’éducation», a dit son directeur.

 

«L’année dernière, nous avons organisé des journées de consultations gratuites en faisant venir une forte délégation de médecins turcs. Quelque 13 000 personnes ont été consultées gratuitement et 4 tonnes de médicaments distribuées pour une valeur de 2 millions de dollars», a rappelé M. Urhan. Il a insisté sur les possibilités d’assistance de sa structure vers une autosuffisance agricole au Sénégal, avant de se réjouir des efforts réalisés par la Tika en moins de deux ans au profit du Sénégal. En outre, il a assuré de la disposition de la Tika à appuyer toutes les propositions qui participeraient à l’amélioration des conditions générales de l’éducation, mais également de lutte contre la pauvreté au Sénégal.

 

«Dans le domaine de l’éducation, on a entièrement réfectionné une école primaire à Yoff, construit une bibliothèque équipée d’ordinateurs et réfectionné l’institut social pédiatrique à Khombole», a révélé le directeur de la Coopération turque, qui a également égrené un chapelet d’actes de bienfaisance de la Tika. S’agissant des projets à réaliser pour le Sénégal, il a annoncé la construction d’un centre médico-social d’une valeur de près de 300 millions de Francs Cfa.

 

Mahmut Urhan a aussi appelé au renforcement de «nos valeurs culturelles» qui pourra favoriser une meilleure communication et une plus grande «promotion de nos cultures» respectives entre nos deux peuples, déjà si proches par la religion.

 

«Il n’est point question d’aide. Ces actes sont plutôt basés sur le partage», a-t-il affirmé, avant d’ajouter : «La coopération turque tire ses racines du Coran, qui nous commande de partager notre savoir, nos avoirs et notre technologie avec tous ceux qui en ont besoin pour se développer, en faisant abstraction de la race, de la couleur et du rang social».


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Le Sénégal va mal

Le Sénégal va mal. Très mal. Profondément mal. Telle est la conviction exprimée par le leader de l’Afp, dans une déclaration rendue public hier, sous un titre fort éloquent : « FAIRE FACE »

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Moustapha Niasse, après avoir insisté sur l’angoisse existentielle qui tenaille les populations face aux effets drastiques de la conjoncture économique, les «femmes confrontées aux difficultés de la vie quotidienne des ménages», les jeunes toutes catégories confondues face à un horizon bouché, se désole d’un Sénégal qui «sombre dans l’arriération économique, dans la corruption et dans la gabegie». M. Niasse rappelle avoir annoncé, lors du 8e anniversaire de sa Déclaration du 18 juin 1999, que les autorités prendraient des mesures inappropriées, «trop faciles et marquées de violence, conformément à leurs propres méthodes de gestion qui ont montré leurs limites». Ces mesures se confinent à l’augmentation des recettes fiscales, à la privatisation d’entreprises rentables du secteur public ou parapublic, à l’accroissement de l’endettement privé intérieur ou les deux à la fois.


Pour Moustapha Niasse, les «impôts sont (…) inéquitables parce qu’indifférenciés, payés par tous les citoyens, de la même manière et quels que soient les moyens des uns et des autres. Ils sont, en outre, d’une collecte facile. Il s’agit, essentiellement, des taxes sur la consommation, c’est-à-dire des produits les plus demandés sur le marché et de la TVA et des taxes spécifiques sur le carburant et les droits de porte». Voilà pourquoi le leader de l’Afp est persuadé que, «pour augmenter ses recettes ordinaires, l’Etat laissera encore augmenter les prix des denrées de première nécessité. Il continuera même de favoriser ces augmentations. Il en sera ainsi du carburant, du ciment, de l’eau, de l’électricité, du gaz, du lait, de l’huile et d’autres produits, en somme, de tous les produits et biens de consommation courante, qui font l’objet de la demande sociale». Cela sans compter les loyers et la spéculation foncière, selon Moustapha Niasse.



La situation ainsi décrite par le patron de l’Afp, ses conséquences sur les libertés, sur l’accroissement de la pauvreté et du chômage, ainsi que dans le secteur de l’Education et de la Santé, appellent d’autres comportements que les incantations politiciennes et la suspension à des promesses. Elle exige, selon M. Niasse, des solutions adéquates parmi lesquelles, une gestion transparente de l’Etat et de ses démembrements, la fin des dérives monarchiques, l’arrêt de la gabegie, la réhabilitation des secteurs de l’éducation et de la santé, entre autres.

S. DIOP

 

27/09/2008

Dons traditionnels de la Sapco à Saly

MBOUR - DONS DE LA SAPCO : « Tradition respectée »

 

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En offrant pour la 7e année consécutive des dattes, du sucre et, pour cette fois-ci du riz aux populations du département en général, de Saly en particulier, le Pdg de la Sapco, Ndiouga Sakho, a respecté la tradition. C’était ce samedi, dans les locaux de la Société d’aménagement à Saly Portudal, en présence des imans, chefs de villages, notabilités coutumières, religieuses et des populations.

Selon le directeur des Ressources humaines de la Société d’aménagement et de promotion touristique, la manifestation a constituée une tradition bien établie initiée par le Pdg lui-même qui lui a donné une dimension à la hauteur des directeurs du président de la République qui l’a instruit de tout mettre en œuvre pour que les populations ressentent les retombées du Tourisme. Pour pérenniser ce genre d’actions, dira Alioune Diop, Ndiouga Sakho a mis en place une « association Sapco solidaire », créée dans une dynamique d’aide et d’appui aux populations locales, précisant qu’au-delà des actions ponctuelles comme le don de « sukaru- koor », l’association que dirige Awa Sakho intervient dans la lutte contre la pauvreté, notamment dans les secteurs de la santé et de l’éducation. A Saly Portudal, Alioune Diop, en présence de Babacar Sy, directeur de l’exploitation et de la quasi-totalité du personnel de la Sapco, a distribué 2 tonnes de riz, 2 tonnes de sucre et 1 tonne de dattes, le tout évalué à 5 millions de FCfa.

A travers ce geste, le Pdg de la Sapco et son personnel ont bien compris la valeur et l’importance du partage et de la solidarité prônées par l’Islam, surtout en période de jeûne. A travers les représentants des imans et des populations, ils ont été remerciés chaleureusement avant que des prières soient dites pour un Sénégal de paix, mais aussi pour une Sapco plus forte et plus riche pour que ces dons soient plus importants, quantitativement, pour atteindre le maximum de personnes dans le département.

Amath Sigui NDIAYE

 

26/09/2008

Agonie de la construction au Sénégal

Le bâtiment au Sénégal : La précarité d’un secteur en agonie

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La crise immobilière qui ne laisse aucun pays indifférent, s’affiche comme un coup de semonce pour les pays à faible économie. Au Sénégal, elle survient dans une période de reconstruction et de réhabilitation d’un secteur du bâtiment en agonie.

Depuis le début des années 1990, le secteur de l’immobilier, au Sénégal, a connu une forte croissance. C’est la ruée vers la terre, source de toutes formes de spéculations, dictée par un immense besoin des populations en logement. Un fort engouement qui finit par déteindre sur la qualité du travail et la lisibilité d’un secteur où tout le monde s’érige en expert. ‘Le bâtiment est tellement sérieux qu’on ne doit nullement jouer avec, quelle que puisse être la propension des personnes au gain facile car cela peut mettre des vies en danger’, s’alarme un technicien du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme qui reconnaît qu’auparavant le bâtiment dans toutes ses étapes, bénéficiait d’un arsenal de mesures d’encadrement. Des gardes-fous qui ont tendance à disparaître, et, qui aujourd’hui justifient amplement les nombreux effondrements de bâtiment avec leurs lots de victimes. En effet, la mondialisation a introduit, dans les années 1990, un système de libéralisation, plongeant les professionnels dans une profonde phase de précarité. Car, en définitive, tout le monde se dit promoteur immobilier et c’est le laisser-aller total à tous les niveaux de responsabilité. Pourtant, au Sénégal, en dehors d’un code de la construction qui a été institué, il existe une chaîne composée d’ingénieurs, d’entrepreneurs agréés, sans compter la sollicitation obligatoire d’un bureau de contrôle. ‘C’est tout simplement écœurant de constater l’anarchie qui règne dans le secteur du bâtiment surtout avec tous les efforts que nous déployons pour former nos étudiants en bâtiments sur les rudiments du métier’, se désole ce formateur en sciences des bâtiments, trouvé dans un institut de la place.

En effet, dans ce milieu, les professionnels sont largement exposés à la précarité par des éléments qui s’assoient sur quelques années d’expérience pour s’autoproclamer spécialistes. ’D’ailleurs, il faut instituer des assises sur le bâtiment pour qu’il y ait une refonte du système ainsi qu’une révision approfondie du code régissant les normes de construction et cela permettra même de régler le problème des inondations et de la mauvaise installation des populations’, trouve ce responsable syndical des Btp, convaincu qu’il y a beaucoup de choses à faire dans ce domaine. Toutefois, on note de plus en plus, l’installation de quelques instituts de bâtiment qui se font le pari de renverser la tendance en introduisant dans le domaine un brin de professionnalisme. Mais, la lame de fond dans ce secteur en plein redressement, ce sont les maîtres maçons, passés entrepreneurs et qui négligent les aspects les plus importants dans le processus de construction des bâtiments. ’Je suis titulaire d’un Brevet de Technicien en bâtiment et pourtant je suis embauché par un entrepreneur qui n’a même pas fait les bancs. Mais, je n’ai pas le choix. Et puis, cela me permettra de capitaliser un peu d’expérience sur le terrain’, se console Djiby, un jeune étudiant en bâtiment qui vient d’obtenir son diplôme.

D’autres, par contre qui ont eu la chance de se former depuis quelques années, ont profité du glissement d’une partie de l’administration, des organismes internationaux et des Ong vers de nouvelles zones pour se faire recruter. C’est le cas de la Vdn, subitement devenue un véritable pôle des affaires avec des immeubles érigés le long de la route. Mais, depuis quelque temps, nous apprend un gérant d’une agence immobilière installée à Dakar-Plateau, les ventes de villas et d’appartements ont beaucoup baissé car les repreneurs ne veulent pas pendre le risque de s’engager pour un patrimoine dont ils ignorent les clauses avec les banques. Et, tel un couperet, la crise immobilière qui a fini d’installer une frilosité dans l’économie mondiale, pousse les banques à prendre moins de risques. Ce qui n’augure pas de lendemains meilleurs pour nos petites entreprises en Btp qui courent déjà derrière leur dû pour garder la tête hors de l’eau. Un coup dur qui risque d’achever un secteur déjà agonisant.


Abdoul Aziz AGNE

 

Le Joola, six ans déjà

Joola : commémorations au Sénégal

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Les commémorations du naufrage du ferry sénégalais Le Joola, qui a fait plus de 1.800 morts le 26 septembre 2002, ont débuté aujourd'hui au Sénégal avec des prières dans le "cimetière des naufragés" de Mbao, dans la banlieue de Dakar, a constaté une journaliste de l'AFP.

Plusieurs dizaines de personnes, essentiellement des familles sénégalaises et françaises de victimes, assistaient sous une pluie battante à des prières organisées par un imam et un prêtre.

"Avec la bénédiction de Dieu, cette affaire refait surface alors que tout le monde voulait l'enterrer", a lancé un des représentants des familles des victimes, Idrissa Diallo, lors d'un bref discours d'ouverture des cérémonies.

Le naufrage du ferry sénégalais, le 26 septembre 2002 au large de la Gambie alors qu'il reliait Ziguinchor (Casamance, sud du Sénégal) à Dakar, avait fait plus de 1.800 morts, parmi lesquels 22 Français.

Des dépôts de gerbes sont également prévus dans l'après-midi à Dakar, ainsi que des prières à Ziguinchor.

Ces commémorations coïncident avec un bras de fer inédit engagé entre les justices française et sénégalaise.

 

Vidéo reportage sur Guelakh au Sénégal

Emigrer ou s’enraciner ? Aller vers l’Europe ou rester en Afrique? Ces questions, beaucoup de jeunes se les posent, aujourd’hui, sur le continent noir.

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A Guelakh, village au nord du Sénégal, les jeunes ont pris leur décision: rester ! Ils ont transformé leur village en créant une ferme écologique, une école et un centre de formation. Maintenant, ils ont une perspective, un avenir, dans leur village.

Cliquez sur la photo pour voir le reportage d'Euronews

http://www.euronews.net/fr/article/25/09/2008/a-senegalese-lesson-in-durable-development/

Précisons qu'une ONG belge participe, entre autres,  à l'action menée sur le village de Guélakh. Voici le site de"Frères des hommes"(d'où est issue la photo illustrant cet article):

http://www.freresdeshommes.org/senegal-visite-en-belgique-du-groupement-des-jeunes-eleveurs-de-guelakh/

 

 

Saly carrefour se fâche

MORCELLEMENT DES ESPACES RESERVES

Les populations de Saly-Carrefour se soulèvent

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Les habitants du quartier Saly-Carrefour extension dans la périphérie Nord de la ville de Mbour se sont soulevés dans la matinée du 22 septembre 2008 contre le morcellement et l’occupation des espaces réservés suite à des lotissements réalisés, a constaté notre correspondant permanent.

Tout est parti des travaux démarrés par un particulier qui a voulu ériger un mur de clôture sur un espace réservé à un centre commercial. Ceci a provoqué l’ire des habitants dudit quartier qui ont abandonné toutes leurs activités pour en découdre avec ce dernier. Ils comptent saisir toutes les voies de recours pour demander la restitution des espaces communautaires indispensables à leur cadre de vie. L’acte administratif de cet opérateur qui s’est vu attribuer le centre commercial, objet du litige avec les habitants de Saly-Carrefour Extension, porte le nom et le numéro de celui d’un marabout vivant à Mbour. Ce dernier tombe des nuées. Car sa parcelle est en face dudit espace et n’a jamais fait l’objet de litiges.

Leur énumération donne une école primaire, un centre social, un terrain de sport, trois lieux de cultes dont un réservé à l’église, et un poste de santé. En attendant que la justice se prononce sur la question, ils se mobilisent et demandent l’arrêt immédiat des travaux sur les espaces cités où des particuliers élèvent des murs ou autres immeubles.

Quand la gendarmerie est saisie, le responsable des habitants est convoqué pour donner des explications. Il se trouve que les vérifications faites ont prouvé que le dit terrain lui a été attribué par l’ancienne équipe du conseil rural aujourd’hui dissoute par décret présidentiel. Mais ces derniers ne l’entendent pas de cette oreille et veulent coûte que coûte disposer du terrain pour en faire un marché selon sa vocation initiale. Ensuite, ils avancent qu’une plainte va être déposée pour annuler l’attribution du terrain qui a fini de dévoyer sa première destination.

Aliou Kane et Madame Yacine Ndao, très déterminés, justifient leurs comportements et mouvements d’humeur en dénonçant les agissements des spéculateurs fonciers. Ils ont rappelé que la lecture des plans de lotissement qu’ils détiennent montre une quinzaine d’espaces réservés qui sont dévoyés de leur objectif initial, et seule une mosquée a été récupérée.

Car un autre opérateur immobilier qui avait commencé à la clôturer a préféré lâcher prise à la suite des premiers soulèvements, il y a quelques semaines.

Un signal fort est lancé par les habitants de Saly-Carrefour Extension avec la communalisation de Saly-Portudal qui pointe à l’horizon. La boulimie foncière a rendu aveugle plusieurs spéculateurs fonciers qui vendent ou s’approprient tous les espaces qui leur tombent entre les mains


Samba Niébé BA

 

Interview de la ministre du tourisme du Sénégal

Aminata LO DIENG, ministre du Tourisme : 'La destination Sénégal est chère parce que les taxes aéroportuaires sont très élevées'

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Le ministre des Sénégalais de l’extérieur, du Tourisme et de l’artisanat a représenté le Sénégal au Salon Top Resa qui s’est tenu du 16 au 17 septembre 2008. A l’occasion, Aminata Dieng Lô a rencontré une partie de la presse française et sénégalaise pour parler des objectifs que son département s’est fixé en matière de politique touristique, des contraintes et des raisons de sa présence dans l’un des plus importants salons concernant le secteur.


Wal Fadjri : Vous étiez à Paris au Salon Top Resa (qui s’est tenu du 16 au 17 septembre 2008) pour vendre la destination Sénégal au moment où le tourisme sénégalais stagne. Sur quels aspects avez-vous insisté pour promouvoir la destination ?


Aminata Lo Dieng : Je précise d’abord que le tourisme sénégalais se porte très bien. A titre indicatif, il représente la deuxième ressource économique de notre pays d’après les dernières statistiques et donc contribue fortement au développement de notre pays. Mais, si vous voulez, il peut se porter mieux encore si l’on active sur certains leviers. C’est ce que le gouvernement a bien compris. Nous sommes conscients que notre pays a des prédispositions naturelles au développement du tourisme. Nous avons principalement le balnéaire qui est bien vendu. Mais pour mieux faire face à la concurrence, il faut diversifier les produits, développer d’autres types de tourisme tels que l’éco-tourisme, le tourisme de découverte, le tourisme de chasse. Au niveau des différentes régions, ce potentiel existe. Le gouvernement est en train de mettre en œuvre dans toutes les régions du Sénégal des plans d’aménagement pour valoriser ce potentiel existant, diversifier les produits touristiques au niveau international. C’est là un levier essentiel.


C’est vrai que nous avons quelques faiblesses dont on est bien conscient. Il s’agit de la cherté de la destination à cause des taxes. Il y a aussi la réfection des aéroports qui est en cours. L’aéroport de Dakar n’est plus apte à recevoir des milliers de touristes. Donc il faudra qu’on dépasse cet état intermédiaire pour entrer réellement dans la modernité que nous sommes en train de mettre en œuvre. Nos faiblesses, c’est aussi la formation. Le tourisme est une activité très compétitive. La qualité de service est déterminante. Il faut adapter cette qualité aux normes internationales. Nous allons nous y atteler avec la création d’écoles de formation de niveau international en nous appuyant sur le développement du partenariat public-privé.


Wal Fadjri : Comment voyez-vous la manière dont les professionnels du tourisme présentent le Sénégal dans les catalogues ? Est-ce que vous en êtes satisfaite ? Y a-t-il un besoin de faire évoluer cette image ?


Aminata Lo Dieng : Il y a besoin de la faire évoluer, même si le Sénégal est globalement bien présenté par les tours opérateurs. Ce qui fait que les 50 % des touristes qui fréquentent notre pays viennent de la France. Cela veut dire que le marché sénégalais se porte bien en France. Cela dit, le tourisme est un secteur évolutif. Il faut, de manière constante et régulière, revoir le produit et être dans la dynamique de visiter l’offre et de l’améliorer dans le sens de la demande du marché.


Wal Fadjri : Que pouvez-vous offrir de plus aux touristes français qui sont attirés par la Tunisie, le Maroc, la Grèce ?


Aminata Lo Dieng : Comme tous nos concurrents font pratiquement le balnéaire, nous sommes obligés de développer d’autres produits pour être compétif sur le marché international pour être beaucoup plus original. Il faut positionner le Sénégal comme une destination à part entière d’autant plus que nous avons une prédisposition naturelle au développement de ce type de produit. Nous avons des régions qui ont des prédispositions au développement de l’écotourisme, du tourisme de chasse, du tourisme de découverte, du tourisme historique.


Wal Fadjri : Quels investissements sont prévus pour que, dans six mois par exemple, un touriste français trouve dans les catalogues toutes ces offres ?


Aminata Lo Dieng : Je ne peux pas vous donner de deadline précis. Ce que je peux vous dire déjà, c’est ce que dans toutes les régions du Sénégal, le gouvernement a mis en place des plans d’études sur ces zones qui ont un potentiel touristique. La première phase est déjà faite : l’identification de la zone, l’étude et le plan d’aménagement. Au niveau de la région de Saint-Louis qui nous permet de développer le tourisme historique, le plan d’aménagement est déjà validé. Nous sommes en train de travailler sur ces produits. Une fois ce travail terminé, ils y figureront. Nous sommes dans la dynamique tout en mettant l’accent sur la promotion de la destination. Parallèlement, on étudie les modalités de diversification de nos produits d’ici un an, deux ans, en mettant en exergue le déveleppement de nos différentes régions qui présentent chacune une spécifité qui est propre au développement d’un tel type de tourisme. En même temps, nous avons un vaste programme d’infrastructures routières, de constructions de nos aéroports, comme dans la région Dakar et dans les autres régions, parce que le tourisme ne peut pas se développer sans les transports aériens. L’aéroport de Dakar a été entièrement réfectionné. D’ici 2011, nous allons construire un second aéroport : l’aéroport international Blaise Diagne qui sera en mesure d’accueillir plus de trafic et mettre les touristes dans de meilleures conditions.


Wal Fadjri : Depuis quelques mois, les Tours Opérators n’ont pas d’interlocuteur à Paris avec la suppression de l’agence du tourisme alors que la France, comme vous l’avez dit, fournit 50 % des touristes qui se rendent au Sénégal. Allez-vous mettre en place une autre agence ?


Aminata Lo Dieng : Je pense que vous avez bien fait de me poser cette question. Aujourd’hui, on ne peut pas être absent du marché français pour la simple et bonne raison que 50 % de notre clientèle vient de ce marché. C’est donc un marché extrêmement important pour le développement de notre tourisme. Vous savez que la promotion est un aspect fondamental pour conserver et consolider nos acquis. Mais le bureau de Paris a été fermé suite à une décision politique. Nous sommes en train de voir les modalités de réouverture de ce bureau. En plus du bureau de Paris, nous allons inspecter d’autres marhés. Par exemple, Bruxelles est un marché émetteur et émergent, nous avons envisagé d’y ouvir un bureau pour développer la promotion dans les pays du Bénélux afin de prendre notre part de ce marché. Nous allons mettre l’accent sur la promotion de proximité. Pour cela, nous voulons ouvrir un nouveau bureau à Bruxelles d’ici l’année prochaine.


Wal Fadjri : Nous avons appris que c’est le bureau de Paris que va être transféré à Bruxelles. Est-ce que c’est le cas ?


Aminata Lo Dieng : Il ne s’agit pas de transférer. Disons que Bruxelles est un acquis. Puisque le bureau de Paris a été fermé suite à une décision politique, nous sommes en train de négocier avec l’autorité pour la réouverture du bureau de Paris. On n’exclut pas la réouverture du bureau de Paris. Nous n’avons plus de bureau en Europe alors que le marché européen est déterminant et stratégique pour nous. En attendant la réouverture du bureau de Paris, le Bureau de Bruxelles pourra s’occuper de notre clientèle française. Nous avons déjà un local. Par ailleurs, j’ai déplacé le bureau de New-York à Atlanta où nous avons une forte communauté noire américaine qui s’intéresse à la découverte de Gorée. Nous avons aussi une desserte aérienne.


Wal Fadjri : Quelle est cette décision politique qui est à l’origine de la ferméture du bureau de Paris ?


Aminata Lo Dieng : C’est une décision que j’ai trouvée lorsque je suis arrivée au ministère. Je m’en suis ouverte à l’autorité. Et l’on m’a dit que c’est une décision politique. Une décision politique est la conséquence d’informations justes ou erronées. Je pense qu’on peut s’en arrêter là. Maintenant, nous allons œuvrer dans le sens de donner à l’autorité les informations par rapport à l’importance et à l’impact qu’un bureau de Paris pourrait avoir sur la préservation de nos acquis sur le marché français, mais aussi sur les perspectives qu’on a d’augmenter au niveau de ce marché. Et je suis très opimiste d’avoir l’appui de l’autorité pour rouvrir le bureau de Paris.


Wal Fadjri : Qu’est-ce que le Sénégal tire de sa participation au Salon Top Resa ?


Aminata Lo Dieng : C’est un salon extrêment important pour tous les professionnels du tourisme. C’est une rencontre qui les réunit. Ce qui est important pour notre pays, c’est d’être présent d’abord. Nous voulons repositionner notre pays sur le marché français, reconquérir d’autres marchés, faire le point sur la vente de la destination, identifier les difficultés, voir ce qui marche et ce qui ne marche pas pour apporter des rectifcations à la saison prochaine afin d’améliorer la vente de la destination. C’est pourquoi, je suis venue avec une forte délégation composée de tous les acteurs du tourisme. Cela nous permet, compte tenu de l’importance du marché français, de consolider nos acquis avec nos partenaires. Depuis que je suis arrivée (l’entretien a eu lieu mercredi 17 septembre, date d’ouverture du salon Top Resa qui a pris fin vendredi 19 du même mois, Ndlr), je rencontre les tours opérators qui sont chargés de vendre la destination, d’assurer la promotion du Sénégal. Je fais un peu le point avec eux pour voir si la destination est toujours bien positionnée et quels sont les manquements afin d’apporter des solutions. En tout cas, c’est une manière pour nous de raffermir nos liens afin de consolider nos acquis sur le marché français. C’est une occasion aussi pour notre pays de se rapprocher avec les autres pays notamment ceux de l’Afrique qui sont là, mais aussi de prospecter d’autres marchés dans lesquels nous ne sommes pas suffisamment présent. C’est l’occasion aussi pour nos professionnels de rencontrer d’autres professionnels des autres pays afin de raffirmir leurs liens et d’envisager d’autres perspectives. Donc le Top resa est doublement bénéfique pour, d’abord, l’Etat du Sénégal, mais ensuite pour les professionnels du secteur et pour la formation.


Wal Fadjri : Prenez-vous en compte la concurrence, notamment magrhébine lorsque vous vendez la destination Sénégal ?


Aminata Lo Dieng : Cette concurrence est très forte. Mais dans les pays magrhébins, c’est principalement le balnéaire. Nous avons un plus par rapport à eux : nous avons un soleil d’hiver qu’ils n’ont pas parce que l’hiver chez eux, c’est comme dans les pays européens. En plus de ce soleil d’hiver, nous avons d’autres potentialités naturelles qu’ils n’ont pas. Nous sommes dans cette dynamique d’offrir, en plus de ce qu’ils offrent, d’autres produits beaucoup plus originaux.


Wal Fadjri : Il y a également le prix du transport…


Aminata Lo Dieng : J’en viens. Par rapport au contexte mondial, on ne peut pas parler de concurrents sans pour autant parler de la cherté de la destination. C’est un grand problème pour notre pays. Pour être compétitif par rapport au Maroc, par rapport aux autres pays, il faudra jouer aussi sur la cherté de notre destination. La destination Sénégal est chère parce que tout simplement, les taxes aéroportuaires sont très élevées. Il y a, par exemple, Rdia, qui est une taxe passagère, qui nous permet de construire l’aéroport international de Ndiass. Je pense que c’est toujours pour améliorer l’offre, même si cette taxe rend le billet très élevé. Une fois que nous aurons terminé la phase de construction de notre aéroport, nous allons jouer sur ces taxes en les diminuant pour être compétitif sur le marché international, par rapport à nos concurrents qui sont le Maroc, la Tunisie, par exemple.


Wal Fadjri : Combien de touristes se rendent-ils au Sénégal annuellement ?


Aminata Lo Dieng : On a environs 900 000 touristes par an. Parmi eux, il y a, par rapport à la définition de l’Omt (Organisation mondiale du Tourisme), les Sénégalais de la diaspora. Nous comptons augmenter ce chiffre.


Wal Fadjri : Et la fermeture de l’aéroport de Saint-Louis ?


Aminata Lo Dieng : Ce ne sera qu’une courte parenthèse. Nous sommes dans la dynamique de reconstruire et d’homologuer nos aéroports, d’assurer la sécurité des touristes, des gros porteurs. Donc officiellement, nous allons le fermer à la fin du septembre pour commencer les travaux.


Wal Fadjri : A quand la réouverture ?


Aminata Lo Dieng : Je ne peux pas vous donner une date précise puisque je suis obligée de recueillir l’avis du ministre des Transports aériens. Mais soyez rassuré que c’est juste pour améliorer la qualité du service.


Wal Fadjri : Qui va financer le plan d’aménagement de la région Nord, évalué à plus de 50 milliards de francs Cfa ?


Aminata Lo Dieng : Nous avons l’accord de la Banque mondiale qui a financé le plan d’étude. Le gouvernement du Sénégal va prendre la moitié pour les infrastructures de base. Nous allons lancer un appel et développer un partenariat public-privé.


Wal Fadjri : Et la Casamance ?


Aminata Lo Dieng : Elle est en train de retrouver son dynamisme en ce qui concerne l’activité touristique. Vous savez que pendant longtemps cette région a été confrontée à des troubles (la rébellion, Ndlr) qui ont freiné le développement de l’acivité touristique. Depuis quelques années, le tourisme reprend. Les aéroports de Ziguinchor et de Cap-Skirring sont en train d’être mis aux normes internationales. Nous sommes en train de développer le tourisme communautaire. Nous avons un projet interressant dans le cadre de la valorisation de l’activité touristique.


Propos Recueillis à Paris par Moutapha BARRY

 

25/09/2008

Rallye aérien Toulouse - St Louis du Sénégal

Le rallye Toulouse-Saint-Louis-du-Sénégal en direct sur le web

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Innovation. Une start-up de Ramonville équipe les 23 avions avec un GPS révolutionnaire destiné aux aéroclubs.

Une start up toulousaine a équipé les 23 avions qui vont participer, du 3 au 18 octobre, au 26e rallye aérien Toulouse-Saint-Louis-du-Sénégal-Toulouse, avec un boîtier portable autonome et GPS qui va permettre de suivre le parcours de n'importe quel aéronef, directement sur le web

Pour le rallye, on pourra sur le web avoir accès au journal de bord des pilotes et communiquer avec eux.

http://www.saintlouis2008.com

L'après Wade au Sénégal

SUCCESSION ET IMPASSE POLITIQUE : Jeux de couloirs à Paris

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C'est le Paris-Dakar, en version politique. C'est ici que se fera l'arrivée, mais c'est de la capitale française que tous semblent avoir pris le départ. Karim Wade, Macky Sall et Idrissa Seck s'y sont tous signalés récemment. Principaux candidats à l'héritage du Sopi, ils y ont été suivis par Wade en personne. Quels peuvent être les des­sous de ce ballet diplomatique au pays de Sarkozy ? Et pourquoi, après l'avoir relégué au second plan au nom de l'américanophilie de Wade et de dubaÏsation du pays, l'Hexagone suscite-t-il à nouveau autant d'intérêt chez les sopistes ? Éléments de réponse.

 

L'opinion de Paris serait-elle si importante sur la vie politique sénégalaise ? A bien décortiquer les récents voyages de person­nalités politiques sénégalaises en Hexagone et les feuilles d'audience du président fran­çais, ces derniers temps, on est tenté de le croire. Karim Wade, Macky SaIl et Idrissa Seck, tous prétendants à l'héritage du Sopi, se sont signalés ces derniers temps dans la capitale française. Suivis par le Pape du Sopi en personne, reçu en audience à l'Elysée le 9 septembre dernier.

On aura remarqué que les partisans de Karim Wade ont rendu compte de l'au­dience accordée à ce dernier par Nicolas Sarkozy avec des trémolos à la voix. Tout comme le camp de Macky SaIl a bien manœuvré pour donner un cachet officiel à la visite de celui-ci à l'invitation du séna­teur français, Alain Lambert. Enfin, pour boucler la boucle, c'est le président Wade himself qui interrompt ses vacances sur les bords du Lac Léman, en Suisse, pour un rapide aller-retour à Paris. Juste pour ren­contrer Sarko. De quoi croire que Paris est à nouveau un passage obligé pour les prin­cipaux protagonistes à l'héritage politique de Wade.

Et Wade zappa la France ...

Ce scénario n'était pourtant pas prévisible, tellement Paris semblait en perte d'in­fluence au Sénégal après l'alternance sur­venue en mars 2000. Pour cause d'américa­nophilie du successeur de Diouf, l'Hexagone est en effet vite relégué au second plan au profit des Etats-Unis. De sorte que Paris finira par ne plus avoir la moindre prise sur la nouvelle classe diri­geante, encore moins sur la vie politique sénégalaise.

Mieux, en raison de ce que certains appel­leront la « diplomatie du dollar », les nou­velles autorités ne s'embarrassent guère de l'amitié séculaire avec la France. Elles recentrent leurs alliances vers les pays du Golfe, plus prompts à lâcher les pétrodol­lars, avec comme conséquence d'éloigner un peu plus Paris de tout ce qui se trame à Dakar.

Mais pour bien comprendre comment on en est arrivé à ce désamour entre le Sopi et l'ancienne puissance colonisatrice, il faut remonter à la visite de Wade à l'Élysée en juillet 2004. A l'époque, l'intrusion de Paris dans le jeu politique national, à travers le communiqué de l'Elysée sanctionnant l'en­tretien entre Wade et Chirac, n'avait pas été du goût de Dakar. Publié sur le site Internet de l'Elysée le 24 juillet 2004, ce communi­qué, peu amère pour Wade, comprenait quatre paragraphes résumant le contenu des entretiens entre les deux hommes. Mais le dernier de ces paragraphes qui était le plus essentiel. Qu'y lisait-on ? « Après avoir marqué l'appréciation de la communauté internationale à la suite de l'abolition de la peine de mort au Sénégal, le président de la République (NDRL : Jacques Chirac) s'est enquis du sort de M. Madiambal Diagne, directeur du journal « Le Quotidien », en rappelant l'attachement de la France au respect des droits de l'homme et en particu­lier à la liberté d'expression ».

Cette claque-là était très dure à avaler. Car non seulement, ce fut la première fois qu'un chef d'État sénégalais était traité de la sorte à l'Elysée. Mais, pire, en rendant compte de l'issue de cet entretien dans son édition du 24 juillet 2004, Le Figaro s'était permis de titrer: « Wade tancé à Paris sur la liberté d'expression ».

Certes, une fois sortie de cette audience, Wade s'était empressé d'annoncer sur le perron de l'Elysée l'abrogation du fameux article 80 qui avait valu à Madiambal son emprisonnement. Mais, il n'en avait pas moins au travers de la gorge les termes tout sauf diplomatiques de ce fameux communi­qué de l'Elysée.

Le successeur de Diouf attendait sans doute de Paris qu'elle lui démontre tout son sou­tien et lui témoigne de plus d'affection, sinon autant qu'avec les dirigeants du défunt régime socialiste. Hélas, il n'en sera rien. Chirac ne mettra même pas un bémol dans ses relations particulièrement chaleu­reuses avec Diouf, comme il le démontra du reste en pesant de tout son poids dans l'élection de ce dernier à la tête de l'Organisation internationale de la Francophonie.

Est-ce donc par dépit amoureux vis-à-vis de l'ancienne puissance coloniale ou par option stratégique que Wade et son régime s'étaient détournés de la France ? Pour rap­pel, lorsque Bush était reçu au Sénégal le 7 juillet 2003 avec tous les honneurs dus au président de la première puissance mon­diale, les autorités sénégalaises program­maient dans le même temps l'expulsion de ressortissants français en situation irrégu­lière. Et ce, en réplique aux vols charters initiés par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur. De même, les décisions « suspectes » rendues par la Justice sénéga­laise au profit d'hommes d'affaires sénéga­lais en conflit avec des entreprises ou filia­les françaises (Abdoulaye Dieng contre SDV, Ady Niang contre la SGBS) feront grise mine à Paris. Tout comme la conces­sion du terminal à conteneurs du Port de Dakar à Dubaï Port World au détriment du français Bolloré. Objet de toutes ces repré­sailles au plan économique de la part des libéraux, la France était également restée tout ce temps-là en marge de la vie politi­que sénégalaise. Jusqu'à ce qu'elle ait repris dernièrement la main.

Les dessous d'un retour au premier plan

En se rendant récemment à Paris, après que Karim Wade et Macky Sall se soient dépla­cés dans la capitale française dans un inter­valle d'à peine deux semaines, le Président Wade consacre le retour en première ligne de l'Elysée dans la vie politique sénéga­laise. L'a-t-il seulement fait de gaieté de cœur? Rien n'est moins sûr.

Il semble en effet que c'est plutôt Paris qui a subtilement manœuvré pour reprendre et sa place et la main dans un pays qui com­mençait à échapper complètement à son influence. Et ce en dépit du fait qu'avec pas moins de 250 implantations au plan écono­mique dont la moitié sous forme de filiales de grands groupes et l'autre moitié sous forme de Pme, la France pèse en gros plus de 1000 milliards de chiffres d'affaires. Ce qui représente une contribution substan­tielle en termes de valeur ajoutée au Pib national.

Peut-être s'est-on donc rendu compte du côté de l'Elysée que ce poids économique de la France au Sénégal était si dispropor­tionné par rapport à son influence politique réelle qu'on s'est avisé de reprendre l'ini­tiative. Et l'on peut remarquer, à ce propos, que c'est aussitôt après avoir élevé le prési­dent de l'Assemblée nationale, Macky Sall, au grade de chevalier de la Légion d'hon­neur française que Paris s'était automati­quement invitée dans le débat politique au Sénégal.

Manifestement, ce choix sur Macky Sall pour une distinction aussi prestigieuse ne doit rien au hasard. En honorant ce dernier après qu'il eut fini d'être indexé par le camp présidentiel comme un rival de Karim Wade, Paris a-t-elle voulu régler des comptes? Et faire payer à la famille Wade de l'avoir longtemps snobée et d'avoir sérieusement menacé les intérêts français avec ce que certains ont appelé la dubaïsa­tion du pays? Certes, on a toujours dégagé en touche dans les milieux diplomatiques français à Dakar. Seulement, ce choix sur Macky après l'épisode de la convocation de l'Anoci par la commission des finances de l'Assemblée avait tout d'une prise de posi­tion dans la querelle de succession au sein du Pds.

En tout cas, il avait été prêté au très réseauté homme d'affaires français Vincent Bolloré d'avoir proféré en privé des mena­ces de représailles contre le Conseiller spé­cial du président Karim Wade. Lequel a toujours été considéré, à tort ou à raison, comme le précieux « agent de propagande » des Dubaïotes dans le dossier de conces­sion du terminal à conteneurs. Faut-il donc voir à travers l'adoubement de Macky Sall par la France la revanche du puissant patron de SDV contre le patron de l'Anoci ?

Il est évident qu'à défaut d'être parrainé officiellement par la France, le président de l'Assemblée et ex-numéro deux du Pds a vu son aura internationale augmenter sensible­ment grâce au précieux coup de pouce de certains milieux français. Au grand dam, bien évidemment, du clan Wade. D'autant que, pour ne rien arranger, les relations entre Wade et certains de ses vieux amis français comme Alain Madelin ne semblent plus tout à fait au beau fixe. En témoigne la récente désapprobation de celui-ci quant à une succession de son ami de Président par son fils. Alors, après avoir délaissé la France au profit des Etats-Unis et des monarchies du Golfe, les Wade, père et fils se seraient-ils enfin aperçu qu'ils avaient perdu beaucoup de terrain en Hexagone ? Ceci pourrait être l'explication en tout cas de l'opération séduction lancée à présent en direction de l'Elysée. D'autant que son actuel locataire, Nicolas Sarkozy, tout comme l'homme d'affaires Vincent Bolloré, pourrait lui aussi ne pas avoir digéré certaines relations d'affaires du fils du Président. Karim Wade a toujours tra­vaillé en effet en parfaite intelligence avec l'homme d'affaires marocain Richard Attias. Celui-là même qui a réussi la prouesse d'avoir supplanté Sarkozy dans le cœur de l'ex-Première Dame, Cécilia. Sans doute le président français ne pouvait-il pas pardonner facilement à l' Anoci et à son patron d'avoir en partie enrichi celui qui lui a finalement ravi son ex-épouse. L'audience accordée par Sarkozy à Karim Wade le 26 août dernier, puis celle entre le locataire de l'Elysée et Wade père, le 9 sep­tembre ont-elles réellement permis de dissi­per tous ces ressentiments? C'est là tout l'enjeu de ce regain d'intérêt envers l'Elysée. Pourvu que Paris soit à présent bien disposée à jouer le jeu après avoir avalé bien des couleuvres

Restos chinois à Dakar

Le Ravioli chinois à la conquête du Teboudienne sénégalais

cuisine chinoise

Entre chien et loup, en l'absence de délestage, les lampes s'allument au Point E, un fameux quartier résidentiel de Dakar. Dans une ruelle, à quelques encablures de la Piscine Olympique, les lueurs d'une paire de lanternes rouges indiquent la présence d'un restaurant chinois, le "Sangria-la", dernier-né de la petite famille gastronomique chinoise dans la capitale sénégalaise.

Les restaurants chinois, on n'en trouve pas beaucoup ici au Sénégal, contrairement à d'autres pays africains où ils pullulent. "Il n'y en a que trois ou quatre, qui servent des plats ne répondant pas toujours à tous les goûts. Mais le mien est le plus original. A vous donc de juger", a confié Chen Tongyun, restaurateur du Sangria-la qui signifie en chinois l'éden. Cet homme de 37 ans, vendeur de chaussures à Sandaga, principal lieu de négoce dakarois, s'est converti dans la restauration, après avoir flairé les opportunités présentes dans le marché gastronomique.

A son menu figurent en bonne place quelques noms évocateurs : " Ravioli aux trois fraîcheurs", "Fondue chinoise pour les amoureux", "Emincés de boeuf au piment du Sichuan", "Côtelettes d'agneau sautées au cumin et au poivre", "Doufu (fromage de soja) tendre et piquant", "Tête de Lion" (boulette de viande rouge mijotée aux légumes), "Poisson à la sauce aigre-douce", entre tant d'autres bonnes chères, qui flattent le palais chinois, si bien que ce modeste établissement affiche parfois "complet", peu de temps après son installation.

En effet, les ressortissants chinois de Dakar, au nombre croissant malgré quelques restrictions officielles à leur encontre quant à la délivrance des visas, aiment noyer leur nostalgie du pays natal dans un copieux repas bien chinois. Mais ils sortent le plus souvent déçus des rares restaurants dits chinois trouvables dans les entrailles de Dakar, car les plats qu'ils y mangent ont presque perdu de leur originalité en terre étrangère. Aussi, la vraie cuisine chinoise est-elle très recherchée par ces habitants venus de loin.

"C'est normal. Les habitudes alimentaires sont une seconde nature qu'on ne peut pas changer du jour au lendemain", a expliqué Mamadou, un ami sénégalais ayant séjourné en Chine. "Des Sénégalaises de Beijing (Pékin) préparent souvent le ceebujen ( plat national sénégalais à base de riz, de poisson et de légumes divers)ou le ceebuyapp ou encore le yassa, le mafé et le thiou, etc, au grand bonheur de leur famaille vivant là-bas, avec des ingrédients trouvés sur place", a-t-il ajouté, avant d'émettre son voeu de voir s'ouvrir des restaurants sénégalais en Chine. "Si j'avais eu les moyens, j'aurais dû en avoir un pignon sur rue à Pékin", a-t-il avoué avec un large sourire.

Au fur et à mesure que la frange de résidents chinois s'élargit au Sénégal, le nombre de restaurants chinois augmentera aussi à Dakar, d'autant plus que plusieurs Européens et Sénégalais adorent la cuisine chinoise, selon des clients inconditionnels des "restos "chinois.

Chen Shun

Le Sénégal est corrompu?

La corruption progresse au Sénégal

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Le Sénégal est classé à la 85ème place au niveau mondial, selon le dernier rapport de Transparency International sur la perception en matière de corruption, rendu public ce mardi à Dakar, a constaté sur place la PANA. Selon Souleymane Diawara, coordonnateur de la Task Force du forum civil, une organisation locale qui représente Transparency International, "la corruption a pris une place très élevée au Sénégal avec un score de 3,4 enregistré dans l'indice de perception de la corruption de l'année 2008".

"Ceci n'est pas nouveau pour aucun Sénégalais, car depuis 1998 le Sénégal n'est jamais sorti de la zone rouge", a-t-il expliqué au cours d'une conférence de presse.

Sept sources ont été étudiées et utilisées pour croiser les données sur le pays et qui ont abouti à ce résultat peu flatteur, "ce qui témoigne de la fiabilité des données et des résultats", a estimé M. Diawara.

En ce qui concerne l'Afrique, le Sénégal a reculé de 3 places et se retrouve au 10ème rang, à égalité avec Madagascar. Par rapport aux deux derniers classements, le Sénégal a perdu des points, contrairement au Cap Vert, Ghana, Burkina Faso qui sont mieux placés.

Selon M. Diawara, "le Sénégal n'a pas encore fait le nécessaire pour lutter contre la corruption, or tout le monde sait que ce fléau freine le développement d'un pays".

Il note que dans l'indice de perception de la corruption, le Sénégal "a confirmé qu'il est toujours dans la zone rouge, alors que l'Etat n'a pas fait de grandes efforts pour lutter contre la corruption qui est en train de prendre une place considérable dans la société".

Pour le Forum civil, "il faut initier de larges coalitions incluant tous les acteurs concernés, aussi bien au plan national qu'international pour mener l'Etat vers des réformes hardies et audacieuses" pour lutter contre la corruption.

L'Etat du sénégal a mis en place une commission de lutte contre la corruption et la concussion ces dernières années, mais son fonctionnement ne semble pas satisfaire le Forum civil qui invite l'Etat à faire d'abord respecter la justice.

 

24/09/2008

Le FMI veut corriger le Sénégal

Fin de la mission du Fmi :

Le Sénégal s’engage à corriger son dérapage budgétaire

fmi

«Alors que l’évaluation complète du stock des impayés est en cours, son ampleur et son manque de cohérence avec le cadre budgétaire requièrent des actions décisives», a souligné la mission du Fmi dans un communiqué publié hier, à l’issue de sa visite. On remarquera par ailleurs que ladite mission a finalement opté de ne pas tenir de conférence de presse comme il avait été envisagé un moment.

Cependant, le communiqué constate que «les dérapages budgétaires sérieux qui ont été mis à jour au début du mois d’août 2008, consistent en un stock important d’impayés accumulés depuis quelques années vis-à-vis du secteur privé et entrant dans le cadre budgétaire normal, ainsi que des dépenses extrabudgétaires encourues dans le passé. L’ensemble de ces impayés et dépenses extrabudgétaires n’étaient pas compatibles avec les disponibilités de financement et l’environnement macroéconomique du Sénégal». La mission du Fmi, conduite par Johannes Mueller a rencontré les représentants des partenaires au développement du Sénégal et les autorités concernées, comme le ministre de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop, celui du Budget, Mamadou Abdoulaye Sow, ainsi que le directeur national de la Bceao, M. Sène.

Les fonctionnaires du Fonds se félicitent, dans leur communiqué, de l’esprit de collaboration qu’ils ont noté de la part de leurs interlocuteurs sénégalais. «La mission accueille favorablement les plans des autorités destinés à mettre en œuvre dans un avenir proche, diverses mesures correctives.» De plus, la mission a identifié, de concert avec les autorités, des mesures potentielles qui permettraient de renforcer le cadre budgétaire et la gestion du budget. Ces mesures de renforcement feront prochainement l’objet de discussions complémentaires afin de les incorporer dans le programme économique des autorités lors de la prochaine mission du Fmi, qui viendra, à la fin du mois, passer la revue de l’Instrument de soutien à la politique économique (Ispe), qui lie les deux parties.

Serigne Saliou DIAGNE

Match Sénégal-Gambie décalé

La Fifa « sauve » les Lions

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Le facteur climat est battu. La balle est maintenant dans les godasses des « Lions ». La Fifa a accepté suite à un entretien entre Saer Seck et Gordon Jokovics via Jérôme Champagne de faire jouer le match Sénégal–Gambie du 11 octobre prochain à partir de 16 heures au lieu de 13 heures comme le voulait le communiqué de l’instance du football mondiale par « souci d’équité sportive ». Les Scorpions (2e avec 8 pts + 3) et les Lions (3e avec 8 pts + 2) luttent pour la deuxième place du groupe 6 des éliminatoires combinées de la Can et du Mondial 2010.

Ouf ! Quel soulagement. « La Fifa a finalement accepté de faire jouer le match du 11 octobre prochain à partir de 16 heures », confie Ndèye Dome Thiouf que nous avons joint hier, mardi 23 septembre, la voix pleine d’enthousiasme. La présidente de la Commission communication ajoute : « il nous appartient de trouver accord avec l’autre partie (la Gambie, Ndlr) ». Vendredi dernier, la Fédération internationale de football association (Fifa), par souci d’équité sportive avait décidé de faire jouer toutes les rencontres de la 6e journée des éliminatoires combinées de la Can et du Mondial 2010 à partir de 13 heures GMT. Sans toutefois, tenir compte des quatre fuseaux horaires qui traversent le continent noir.

Des voies s’étaient alors levées pour fustiger cette décision qui risquait de plomber davantage les chances sénégalaises de franchir le second tour dans cette rencontre ultra-importante face au voisin gambien. Le Comité pour la normalisation du football (Cnf) a entrepris, à cet effet, des démarches pour attirer l’attention de l’instance du football mondiale.

C’est ainsi que son vice-président, Saer Seck est entré en contact hier, mardi 23 septembre, avec Jérôme Champagne qui, à son tour, lui a introduit le Monsieur programmation de la Fifa, en la personne de Gordon Jokovics. Le premier argument développé par le Cnf a été d’abord la santé des joueurs. « Nous avons fait savoir à la Fifa qu’il y a un risque sur la santé des joueurs en le faisant jouer le match à pareil moment de l’année. Nous risquions de mettre leur organisme à rude épreuve », soutient Ndèye Dome Thiouf.

Le deuxième argument consistait à battre en brèche la raison avancée par la Fifa elle-même pour faire jouer le match à 13 heures, ajoute la présidente de la Commission communication du Cnf. « La Fifa avait pris une telle décision, rappelle-t-elle, dans le but de permettre à tous les pays de jouer en même temps. Notamment ceux qui n’ont pas d’infrastructures sportives adéquates afin qu’ils ne soient pas handicapés par l’obscurité ».

Or, pour le Cnf ceux qui ont un léger avantage sur le plan des infrastructures seraient aussi pénalisés. « Une telle décision ressemble à une « sanction » contre les autres pays comme le nôtre. En plus, il y a le projet Goal qui a quand même était mis en place par la Fifa elle-même », rappelle notre consœur.

Ces arguments ont apparemment convaincu la Fifa qui a accepté de faire jouer le match à partir de 16 heures. Ce qui sous-entend qu’il peut même se dérouler en deçà. « Ce sera entre 16 et 22 heures », précise Ndèye Dome Thiouf.

La notification était attendue hier soir, au siège de la Fédération sénégalaise de football. La balle est dans le camp gambien. Mais là aussi la présidente de la Commission communication rassure que « quelque soit leur réponse, le match ne va pas se jouer avant 16 heures ».

Quid de l’autre rencontre devant opposer le Libéria à l’Algérie. « Ils ne sont pas concernés. Ce règlement ne concerne que les équipes qui luttent pour faire partie des huit meilleures deuxième », argue Ndèye Dome Thiouf.

Abdoulaye THIAM

23/09/2008

Rappel de l'ambassadeur du Sénégal à Paris

Rappel de l’ambassadeur du Sénégal en France Les raisons du limogeage de Doudou Salla Diop

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C’est sans doute la décision la plus attendue par la communauté sénégalaise en France. Annoncée plusieurs fois, le sort de Doudou Salla Diop, Ambassadeur du Sénégal dans l’Hexagone, a été scellé par le président de la République avant son départ à New-York.

Depuis 2001, le désormais ex-Ambassadeur a réussi la prouesse très peu diplomatique de se mettre à dos tout le monde. Son impopularité, il la doit à son arrogance, sa désinvolture et son assurance. Toutes choses qui ont contribué à son isolement.

Que lui reproche le Président ? Des sources diplomatiques indiquent sans détours deux motifs. Il y a d’abord un manque d’efficacité et de prévision de la part de l’Ambassadeur au sujet des derniers développements survenus dans l’affaire du naufrage du Joola. Après la délivrance des mandats d’arrêt, le Chef de l’Etat a demandé qu’un dossier soit constitué contre la France à partir des sinistres impliquant des Sénégalais. Même si c’est une tâche qui revient, en principe, au consul, l’Ambassadeur ne s’est pas investi et n’a pas « mobilisé » ses réseaux.

Mais le plus grave dans l’affaire, c’est que Doudou Salla Diop est soupçonné d’être un agent double à la solde de la France. Il aurait transmis des rapports très salés sur Wade et son régime. Si ces soupçons ne datent pas d’hier, le Président de la république a pris ses distances vis-à-vis de son Ambassadeur depuis quelques semaines. Ce dernier n’est plus au fait de l’agenda du Président encore moins de sa logistique. En effet, le Chef de l’Etat, qui ne veut prendre aucun risque, voyage maintenant avec son propre cuisinier. Ce fut le cas lors de son dernier séjour en France, pour rencontrer Nicolas Sarkozy. Pour le reste, il est vrai que depuis 2005, Doudou Salla Diop devait faire valoir ses droits à une pension de retraite. Mais Wade a joué les prolongations avec le diplomate qui semblait le tenir par le bon bout. En réalité, il devait sa longévité à la première dame aux yeux de laquelle il trouvait toujours grâce. Il est vrai aussi que Doudou Salla Diop est bien introduit dans les milieux d’affaires, et politiques en France. Ce qui faisait de lui un homme de réseau fort utile à Wade et son fils. Le diplomate a fait montre d’un activisme discret pendant la préparation du sommet de l’OCI, notamment pour les questions sécuritaires.

Alors que l’affaire de ce limogeage n’a pas encore livré tous ses secrets, Maïmouna Sourang Ndir s’apprête à poser ses valises dans les bureaux de l’Avenue Robert Schuman. Dans le plus important poste diplomatique, elle devra éviter les peaux de bananes, se méfier des mauvaises langues et surveiller ses arrières.

Bocar Alpha Kane

 

Cholera en recul

L'épidémie de choléra maîtrisée au Sénégal

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L'épidémie de choléra apparue en juillet au Sénégal où ont été enregistrés 525 cas suspects, 41 cas confirmés et 8 décès "est globalement maîtrisée", a annoncé, lundi, la ministre sénégalaise de la Santé et de la Prévention, Dr Safiétou Thiam.

"Nous avons mis de gros moyens qui nous ont permis de maîtriser la situation dans le pays", a expliqué Mme Thiam, qui s'exprimait au cours d'une rencontre avec les personnels de la santé, ajoutant que le taux de létalité a été 1,5%.

La ministre sénégalaise a indiqué que son département a mobilisé du personnel pour sensibiliser les populations à amener tous les cas de diarrhée à l'hôpital, dans les régions de Kaolack et Djourbel, les plus touchées par l'épidémie.

"Nous avons également renforcé la capacité de nos personnels en information pour la sensibilisation et la prise de conscience en matière d'hygiène", a-t-elle souligné, avant d'ajouter que les régions de Kolda et Ziguinchor seront strictement contrôlées, la maladie continuant de sévir sur le territoire de la Guinée-Bissau voisine.

Elle a enfin déclaré que le plan ORSEC a pris complètement en charge les soins des populations sinistrées par les inondations.

Wade, le fils

Karim Wade, tel père tel fils

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Décidément, le vieil adage “tel père, tel fils” se porte bien au sommet des Etats, qu’elle que soit la nature des régimes, de la véritable démocratie au pire des dictatures. Que ce soit aux Etats-Unis (les Bush), en Corée du Nord (les Kim), en R D Congo (les Kabila), au Togo (les Gnassingbé)… sans oublier les “vraies” monarchies.

Le Sénégal rejoindra-t-il la grande famille ? A la lueur des derniers événements, il est légitime de se poser la question. Abdoulaye Wade, officiellement âgé de 82 ans, à la santé fragile, effectue son deuxième mandat à la tête du pays. “Gorgui”, le “vieux” en wolof, doit tenir jusqu’en 2012. Et après ?

Le 10 septembre, Abdoulaye Wade était reçu par Nicolas Sarkozy. Rien de plus normal pour un pays jugé stratégique par la politique africaine française. Mais deux semaines plus tôt, Karim, officiellement simple conseiller personnel de son père, franchissait également le seuil de l’Elysée (rien sur le site de l’Elysée..). L’entretien aurait notamment porté sur la fourniture de centrale(s) nucléaire(s), dont Areva et Bouygues seraient les maîtres d’oeuvre, afin d’assurer une indépendance énergétique du pays de la téranga.

Mais le plus intéressant peut-être serait les conseils donnés au jeune Karim par Nicolas Sarkozy. Ce dernier, dont un passage réussi devant les électeurs constitue une assurance de légitimité (rappelons-nous les quelques phrases acerbes que Sarkozy, alors simple ministre, distillait à l’égard de son premier ministre Villepin…), aurait encouragé le fils du président sénégalais à s’engager pour la bataille de Dakar… Une capitale comme tremplin… cela ressemble à la méthode politique d’un certain Jacques Chirac ! De la part de l’actuel président français, c’est presque cocasse…

Qui est Karim Wade ? Né le 1er septembre 1968 à Paris, marié à une Française et père de trois filles, il est titulaire d’un DESS d’ingénierie financière et a notamment travaillé pour de grandes banques d’affaires, dont la UBS Warburg à Londres. En 2004, il devient président du Conseil de surveillance de l’Agence nationale de l’organisation de la conférence islamique (Anoci), qui s’est déroulée à Dakar en mars 2007. Grâce au soutien des pays du Golfe et à leurs pétrodollars, Karim Wade devient le faiseur des grands chantiers de la capitale sénégalaise : réfection de la corniche, nouvelles structures autoroutières, kyrielle d’hôtels au luxe clinquant voire indécent, nouvel aéroport Blaise Diagne (du nom du premier député africain élu à l’Assemblée nationale française)… Bref, comme partout lors de grands sommets internationaux, il faut montrer au monde la face ensoleillée du pays, en l’occurrence de la capitale avec sa belle corniche et ses splendides hôtels grand luxe, d’où l’on peut admirer l’océan… en tournant le dos à la ville et ses quartiers beaucoup moins reluisants.

Ses adversaires l’accusent d’être derrière toutes les décisions de son père, de profiter du népotisme du président, de faire preuve d’affairisme… et de vouloir à tout prix s’installer à la tête de l’Etat. Après avoir appris le wolof (il le parlerait très moyennement), le fils devrait peut-être suivre un des conseils de son père : “En fait, je lui déconseille ce marigot qu’est la politique de mon pays”.

 

 

22/09/2008

Immigration, l'Espagne stoppe!

Coup d'arrêt de l'immigration 'légale' ?

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Coup d'arrêt pour l'immigration « légale » ? Depuis au moins trois mois, le ministère de la Jeunesse n'envoie plus de quotas de jeunes sénégalais en Espagne dans le cadre de l'accord entre le Sénégal et le gouvernement ibérique.

 

Le départ pour l’Espagne de 2000 pêcheurs n’est pas encore effectif alors que le gouvernement du Premier ministre José Luis Zapatero . Pour cause, en crise économique l’Espagne à revu sa politique en matière d’immigration.

Le pays a adopté, vendredi 19 septembre, un plan d’aide au retour pour les immigrés sans emploi. A en croire le journal Le Monde, la mesure concernerait les citoyens de 19 pays ayant signé une convention avec la sécurité sociale espagnole.

Le Sénégal est-il concerné ? Pas de réponse claire au ministère de la Jeunesse du Sénégal, où l’on en sait apparemment pas plus.

L’accord avec l’Espagne consisté a donné des visas de travail à 4000 personnes en 2008. Jusque-là, 760 jeunes femmes ont rallié l’Espagne pour travailler dans la récolte de raisin et devaient rentrer au bout quatre mois, mais beaucoup d’entre elles, ont pris la clé des champs au grand dam des autorités des deux pays signataires. De même, 11 infirmiers, et 45 hommes dans le domaine agricole sont partis en Espagne.

 

 

Crise alimentaire à Matam

Matam/Crise alimentaire, déficit céréalier, accès difficile à l’eau potable : face aux carences de l’état, les émigrés sauvent le Fouta

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Durant les années soixante dix, les fils du Fouta avaient été chassés par la sécheresse. Une émigration qui avait à l’époque, sauvé toute cette partie nord du pays de la famine. Mais seulement vers la fin des années quatre vint dix, ces fils du Fouta établis à l’étranger se sont transformés en de véritables bailleurs de fond. L’écrasante majorité des infrastructures de base portent la signature de ces émigrés. Dans le secteur de l’éducation ou de la santé, ces bras valides y ont injecté des centaines de millions. A la suite de l’érection de Matam en région un grand espoir avait refait surface. Mais malheureusement jusque là aucune des grandes promesses des autorités, considérées comme la clé du développement n’a été réalisée. De la route de Linguère Matam à l’accroissement des superficies de terres aménagées jusqu’à la modernisation de l’élevage aucun des ces travaux n’a été réalisé par le Gouvernement. Autant de manquements qui accentuent la pauvreté des populations qui visiblement ne comptent plus que sur leurs propres fils. Dans ce contexte de pauvreté marquée par la flambée du coût de la vie beaucoup plus accentué par un déficit céréalier les émigrés du Fouta s’investissent au coté des populations déçues par le comportement des hommes politique du terroir. Une nouvelle approche d’aide et d’appui aux populations à la base dont le signal est donné par M. Harouna Dia, un ressortissant du Village de Wendou Bosséabé établi au Burkina Fasso.


Malgré la dure réalité du terrain, les hommes politiques au pouvoir remuent ciel et terre pour démentir l’existence de la famine au nord du pays. A l’image des autres zones rurales du pays, la pauvreté n’est plus à démontrer à Matam. Au delà du faible pouvoir d’achat des familles, le manque d’infrastructures constitue un frein au développement de la onzième région. La situation est beaucoup plus accentuée par les difficultés liées à l’accès à l’eau potable et aussi une couverture sanitaire de plus en plus préoccupante. Dans ce contexte difficile où les populations se sentent abandonnées par les gouvernants, les émigrés changent de fusil d’épaule. Au-delà du soutien ponctuel et de la prise en charge de l’alimentation des familles, les émigrés investissent désormais dans des projets de développement et d’intérêt public. Une nouvelle démarche dans laquelle les actions de Harouna Dia de Wendou Bosséabé (département de Kanel) constituent un exemple aujourd’hui en train de faire tache d’huile un peu partout à travers la région de Matam. Ingénieur de formation, cet homme avait démarré ses actions après les nombreuses interpellations des femmes de chez lui sur la crise alimentaire au village. Madame Dally Demba Thioye retrace l’historique de cette révolution dont elle est la coordonatrice : « c’est il y a trois ans de cela que nous l’avions interpellé sur la pauvreté au village. Contrairement à nos projections qui étaient de nous aider à accéder au financement des activités génératrices de revenus, M Dia nous avait proposé de cibler plutôt la culture maraîchère. Il nous avait tout simplement fait comprendre que comme vous êtes seules au village et que vous avez de l’eau, la terre, il n’y a que l’agriculture pour sortir de la crise. C’est ainsi que nous avons sollicité le Conseil rural qui nous attribuera un périmètre. Comme promis il décide alors de nous financer les travaux d’aménagement. A la première campagne nous nous sommes retrouvées avec un bénéfice de dix millions de francs après avoir vendu toute la production de pastèque. C’est cet argent qui nous a alors permit de mettre en place un crédit roulant auquel toutes les femmes du village ont aujourd’hui accès. » Les résultats obtenus par les femmes susciteront l’appétit des notables de Wendou qui eux aussi s’inscriront dans la même logique que leurs épouses. Pourtant ils étaient tous de véritables agriculteurs. Mais malheureusement depuis quelques années, du fait de la vétusté des aménagements de la SAED le groupement paysan très endetté à la caisse nationale de crédit agricole du Sénégal il avait fini par abandonner les rizières. Sollicité après avoir été mis au courant de cette réalité M. Dia décide une nouvelle fois de soutenir la réalisation d’un second périmètre agricole. Comme mesure d’urgence les notables du village ciblent tout simplement leurs terres de culture du Walo (zone de culture traditionnelle de décrue). Les notables bénéficieront ainsi d’un nouveau périmètre de cinquante hectares avec un système d’irrigation par aspersion moderne connecté au réseau électrique avec un groupe électrogène de secours. Une aubaine pour les pères de famille qui auront réglé le problème du chômage des jeunes du village. A la fin de la première campagne à l’image des femmes, les vieux de Wendou Bosséabé obtiennent des rendements record en maïs. D’où la satisfaction de Omar Ndao le chef de village : « si ce n’était pas Harouna cette année, on allait vers la catastrophe. Avec ces deux réalisations, il n’y a plus de faim. Mieux, nos femmes ont retrouvé une très bonne santé. Nos enfants n’ont plus besoin d’aller ailleurs. Cet homme a joué exactement le rôle du Gouvernement pour nous. C’est pourquoi nous ne pouvons que prier pour lui. » Comme M. Ndao, un émigré de retour au bercail s’insurge : « au Sénégal c’est à se demander si nos gouvernants sont au fait de la réalité du terrain ! ». Dans le même registre, M. Dia règle définitivement les problèmes d’accès à l’eau du village et des périmètres par la réalisation d’un forage d’une capacité de trois cent mètres cube par heure. Un forage réalisé au bord du bras du fleuve le Dioulol pour régler définitivement le problème de l’irrigation. Une réalisation surprenante selon les bénéficiaires qui ont longtemps souffert du tarissement de ce bras du fleuve durant une longue période de l’année, mais considérée par les techniciens comme un exploit selon Adama Ndianor, le Chef de la division régionale de l’hydraulique : « c’est un exploit que cet émigré a réussi. Mais ce n’est pas surprenant que l’idée de réaliser un forage ici au bord du fleuve en pleine terre du Walo vienne d’un ingénieur hydraulicien. Harouna est avant d’être émigré, un professionnel en la matière. C’est pourquoi cela doit servir d’exemple tous les autres. Les émigrés sont de grands soutiens certes, mais aujourd’hui, ils doivent comprendre qu’il ne faut plus continuer à attendre tout de l’Etat. Si chacun apporte sa contribution comme l’a fait M. Dia on en finira avec les problèmes d’accès à l’eau potable et ceux liés à l’irrigation. » Ces réalisations suscitent des commentaires et finissent par occuper les sujets de discussion dans toute la région de Matam. Les premières interventions après avoir amélioré les conditions de vie chez lui à Bosséabé ont eu lieu à Orkadiéré, une localité voisine Chef lieu de Communauté rurale située à moins de cinq kilomètres du village. Là-bas il s’est agi de l’équipement du forage qui selon les villageois n’arrivait plus à satisfaire la forte demande comme le confirme Amadou Dabbel Niaye, l’un des membres du Comité de gestion du forage : « Du fait des nombreuses pannes qui ont favorisé beaucoup de désagréments nous avons alors décidé de solliciter M. Dia. C’est ainsi qu’il a offert gracieusement une pompe toute neuve et a pris ensuite en charge les travaux d’entretien. Depuis lors, Orkadiéré ne souffre plus. » Comme c’est le cas à l’occasion de certaines cérémonies, un appel avait été lancé au fils du Fouta pour un soutien aux familles religieuses. Contrairement à certaines bonnes volontés ou même les pouvoirs publics qui ont distribué quelques tonnes de riz, Harouna Dia lui a agi autrement. Suivons les explications de Amadou T. Thiam de Boynadji : « c’est une agréable surprise que nous avons eue quand on nous a fait part de l’action de cet homme. On venait de nous apprendre qu’il a entièrement pris en charge les travaux de réalisation d’un périmètre agricole. Quelques mois plus tard, la première campagne exclusivement en mil suscite de l’espoir. Un tour dans ce village religieux qui abrite la plus grande nuit du Maouloud, a permis d’en faire le constat. Dans le cadre de l’amélioration des conditions d’accès à l’eau potable M. Dia vient de voler au secours des populations de Béllé.


Ce village peulh situé dans l’arrondissement de Agnam qui souffrait des difficultés d’accès à l’eau du fait de l’assèchement de son puits de soixante dix neuf mètres avait commencé à être abandonné par ces habitants. Selon Samba D. Diallo l’un des rares vieux encore au village ; « quand nous avons été informés de ces actions nous avons décidé de prendre son contact. A la surprise générale, il a réagi en nous offrant un puits motorisé. C’est incroyable. Je me rappelle que, pendant la campagne électorale, tous les politiciens qui sont venus ici nous avaient promis des puits et un forage. Ils nous ont oubliés le lendemain du scrutin. Aujourd’hui ce qui est clair c’est qu’ils sont tous indésirables ici à Béllé. » Au cours de la cérémonie de mise en eau du puits, le représentant du mécène informé de la panne du forage de Agnam rend compte immédiatement. La réaction de M. Dia sera d’offrir encore une nouvelle fois une pompe. Depuis avant-hier le forage est remis en marche et l’eau coule à flot à Agnam. Très satisfaits de ce geste, les notables du village des localités environnantes se sont rendus à bord des cars chez l’émigré exemplaire pour le remercier et lui rendre hommage. Ces nombreuses actions faisant l’objet de plusieurs commentaires sont en train de susciter le courage des autres émigrés qui jusque là n’investissaient que dans l’immobilier.


A Sémmé, au cœur du Damga, c’est le Consul honoraire du Sénégal à Kinshasa qui s’est inscrit dans la même logique que M. Dia. Dans cette Commune rurale, cet homme, l’un des premiers émigrés du Fouta vers les pays centrafricains, y a d’aménagé deux périmètres et réalisé un réseau d’adduction d’eau relié à un forage tout neuf. A la fin de la campagne de culture de gombo, les jeunes de Sémmé se frottent les mains. Ici, on ne parle plus de chômage comme en témoigne un jeune Malien employé par l’émigré : « je suis là depuis sept mois et je gagne bien ma vie. Nous sommes très nombreux. La preuve, c’est que c’est parce que la demande est forte que les villageois ont accepté à ce que je sois recruté. » Pour avoir produit du Gombo ce moment de l’année, les banas-banas se bousculent à Sémmé. Dans le souci d’apporter un soutien aux peulhs éleveurs qui transhument chaque année des mois durant, Abou Thimbo, l’émigré du Congo a également initié une nouvelle démarche en expérimentation depuis six mois. Il a importé des vaches de race brésilienne. Un projet qui a coûté un peu plus de cinquante mille dollars. Selon M Thimbo : « les vaches que nous avons importées sont mises à la disposition de tout le village. Tout le monde peut venir croiser ses bœufs locaux avec ces races brésiliennes. L’objectif, c’est d’améliorer la santé des bêtes mais surtout accroître la production laitière. A Sinthiou Bamambé, un autre émigré de l’Afrique centrale vient d’y lancer un projet d’importation de poisson. Selon M. Samba Triyasse Goloko le promoteur en personne : « lutter contre la pauvreté, c’est aussi veiller sur l’alimentation des populations. Dans la région de Matam on ne mange que du « Yaboy ». Le faible pouvoir d’achat fait que les gros poissons n’arrivent plus ici. C’est donc pour renverser cette tendance que j’ai initié ce projet d’importation de gros poissons de la Mauritanie mis à la disposition des populations à un prix symbolique. » Autant d’actions de ces Sénégalais de l’extérieur qui sont en train de soulager les populations dans la région de Matam où les hommes politiques du pouvoir, en particulier sont en train de perdre leur popularité.

Aly Bandel Niang

20/09/2008

5.300 Sénégalais à La Mecque

Au moins 5.300 fidèles musulmans sénégalais vont se rendre en pèlerinage à La Mecque cette année, a annoncé vendredi soir le ministre sénégalais des Transports terrestres et des Transports aériens, Habib Sy.

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"Le gouvernement a pris toutes les dispositions pour permettre aux pèlerins de bien accomplir leur devoir religieux aux lieux saints de l'Islam", a-t-il assuré au cours d'un point de presse.

Il a indiqué que le transport des pèlerins a été confié cette année à une société saoudienne "Zam Zam", pour fustiger au passage le coût "très élevé" d'Air Sénégal international par rapport à l'offre de la société saoudienne.

"Air Sénégal international a proposé 1.670.000 FCFA par pèlerin, toutes taxes comprises, alors que la société saoudienne Zam Zam a, quant à elle, proposé un 1.406.906 FCFA", a-t-il expliqué.

La phase aller pour le pèlerinage va commencer au Sénégal le 20 novembre et la phase retour se déroulera du 20 décembre au 29 décembre, assurées toutes deux par deux avions de 360 places, selon la même source.

 

Le riz au Sénégal

Le Sénégal pourra bientôt réaliser son autosuffisance en riz, rassure un expert chinois

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Le Sénégal pourra réaliser, dans quelques années, son autosuffisance en riz, s'il s'adapte concrètement aux méthodes de la riziculture chinoise", a déclaré vendredi un expert chinois dans un entretien exclusif avec l'Agence de presse Xinhua.

Yang Tingming, chef de la mission agricole chinoise au Sénégal, a rassuré que le chemin à parcourir pour atteindre cet objectif au Sénégal ne sera pas long, puisqu'un nombre croissant de cultivateurs locaux ont "saisi les secrets" du haut rendement de riz, grâce aux stages qu'ils sont suivis auprès de la mission agricole chinoise, active depuis novembre 2006.

Plusieurs experts chinois travaillent à Podor, dans le nord du Sénégal, où ils procèdent à des recherches sur l'adaptation des meilleurs semences de riz à la terre sénégalaise, tout en apprenant aux cultivateurs locaux les techniques chinoises plusieurs fois millénaires, indique M. Yang, qui vient de fêter ses 60 ans avec ses collègues.

"La production de riz est actuellement de l'ordre de 300.000 tonnes au Sénégal, c'est à dire le tiers des besoins en riz du pays. D'après les résultats de nos recherches, l'utilisation des semences chinoises semées à la manière sénégalaise (épandage) permettrait au Sénégal de produire grosso modo 600.000 tonnes de riz. Or, si l'on pratique le repiquage de riz ici comme en Chine, le rendement annuel atteindra sans problème jusqu'à concurrence de 900.000 tonnes.

Selon les dernières statistiques officielles, les Sénégalais consomment chaque année environ 900.000 tonnes de riz dont 700.000 tonnes sont importées au prix de 50 milliards de FCFA, soit plus de 100 millions de dollars.

"Il existe encore au Sénégal de grandes étendues de terres non cultivées, à l'image de la vallée du fleuve Sénégal qui renferme 240.000 hectares de terres propices à la culture du riz. Mais jusqu'à ce jour, 50.000 ha seulement ont été mis en valeur", a rappelé Yang Tingming, estimant que "si toutes ces terres deviennent des rizières irriguées avec des eaux du fleuve Sénégal, l'autosuffisance alimentaire tant espérée sera bel et bien une réalité".

 

Sénégal-Gambie, ce sera chaud !

Eliminatoires combinées CAN/Mondial 2010 : Sénégal - Gambie se jouera à 13 heures !

 

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« Permettre de respecter l’équité sportive et empêcher ainsi les sélections nationales de jouer en ayant connaissance des résultats directs à la qualification » ! Tel est le principe ayant poussé la Fifa à programmer les rencontres de la dernière journée des éliminatoires combinées CAN/Mondial 2010 le même jour et à la même heure. Et pas n’importe laquelle ; puisque c’est à 13 heures TU et à Dakar, ce fameux 11 octobre.

 

C’est donc sous le chaud soleil hivernal que les « Lions », 3ème du Groupe 6 avec 8 points, devront batailler ferme face à la Gambie (2ème, 8 points) pour décrocher la victoire qui les propulserait à la dernière phase de ces éliminatoires pour « Angola 2010 » et pour « Afrique du Sud 2010 ». Pendant ce temps, l’Algérie (1ère avec 9 points) affrontera à Monrovia, le Liberia à Monrovia. Voilà qui risque de changer bien des choses, le Sénégal ayant jusqu’ici disputé ses 2 premiers matches à domicile (face à l’Algérie et contre le Libéria) à partir de 19h30. Le préparateur physique, le médecin des « Lions » ainsi que le coach vont donc devoir modifier leurs plans et s’adapter à cette nouvelle situation et amener leurs poulains à tenir la distance. Pour une « finale », s’en sera forcément une et bien ... chaude.

 

Contre attaque de Dakar

Le Sénégal va engager des poursuites contre un juge français pour « forfaiture ».

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C'est donc la contre-attaque de Dakar après le lancement à Paris de mandats d'arrêt dans l'enquête sur le naufrage du Joola au large de la Gambie en 2002 qui avait fait près de 2 000 morts. La semaine dernière, le juge français Jean-Wilfrid Noël avait délivré neuf mandats d'arrêt internationaux contre de hauts dignitaires sénégalais, dont l'ancien Premier ministre Mame Madior Boye, pour leur responsabilité présumée dans cette affaire. Les avocats des autorités sénégalaises se sont exprimés devant la presse à Dakar.

 

C’est avec des mots très durs que les avocats ont d’abord décrit les mandats d’arrêt lancés par le juge français. « C’est un affront et une forfaiture », a estimé Maître Massokhna Kane. « Les actes posés par le juge d'Evry portent atteinte à la dignité de notre pays, et il viole le droit international », a déclaré pour sa part, Maître Moussa Félix Saw.

 

Deux collectifs d’avocats ont été constitués : l’un pour défendre les personnes visées par les mandats d’arrêt, l’autre pour défendre les Sénégalais victimes d’infractions à l’extérieur du territoire national.

 

Une première plainte a été d’ores et déjà déposée jeudi devant la justice sénégalaise pour l’incendie de l’hôtel Paris-Opéra en 2005, au cours duquel deux Sénégalais avaient été trouvés morts, quatre grièvement blessés. Pour les avocats, la justice française n’a rien fait. Des poursuites ont donc été engagées à Dakar.

 

Il faut rappeler que depuis la loi du 25 juillet 2008, tout citoyen sénégalais qui est victime d’un crime ou d’un délit hors du territoire national peut saisir la justice sénégalaise si l’affaire est restée impunie.

 

« Nous avons décidé d’appliquer le principe de réciprocité »,  expliquent les avocats mandatés par les autorités, qui rappellent qu’à l’époque de l’incendie de l’hôtel Paris-Opéra, Jean-Pierre Raffarin était Premier ministre et Dominique de Villepin, ministre de l’Intérieur.

 

19/09/2008

Fiscalité au Sénégal

Fiscalité au Sénégal : Toute la législation en un référentiel unique

 

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Dans le but de s’adapter à l’environnement fiscal standard, des experts sénégalais en collaboration avec la Direction Générale des impôts, se sont penchés sur cette question et ont publié une édition. Entre autres, les tenants et les aboutissants de cette « réforme » résident dans le besoin de vulgariser la matière fiscale à toutes les couches sociales mais aussi et surtout d’aménager un système permettant une meilleure gestion de l’information fiscale. Sur sa conception et sa mission, cette réforme a été bien accueillie par une bonne partie de la population, celle s’intéressant à la matière fiscale en particulier (Administration fiscale, entreprises privées et publiques, praticiens, ONG, etc.), d’où l’acceptation de la Direction Générale des impôts, qui par le biais du Directeur, a bien voulu préfacer le document. Huit ans (1993 - 2003) après la confection du document, il a été constaté une mutation importante marquée par une législation et une réglementation qui sont entrain désormais de façonner l’atmosphère de la fiscalité. L’expansion de ces nouvelles mesures en un temps record et régissant le secteur, a facilité une bonne adaptation du code général des impôts aux nouvelles dispositions adoptées. Toutefois, l’éparpillement de ces nouvelles dispositions fiscales dans des supports différents, non intégrés dans un code Générale des impôts à jour, représentait une source d’insécurité avérée pour le secteur que pour les contribuables. Conscient du grand besoin relatif à la forte demande exprimée par les populations, cet ouvrage se veut une mise à jour intégrale du Code Générale des Impôts de 2002 à 2008. Cette nouvelle édition se veut aussi une amélioration sensible et qualitative du contenu du Code.

Il a été introduit dans ce nouveau Code, en plus de la Doctrine administrative à jour au 31décembre 2006, l’essentiel des décrets et circulaires d’application du code Général des impôts, arrêtés et renforcés par une jurisprudence fiscale. L’importance de ce travail par rapport au milieu des affaires est une forte attente. Toute œuvre humaine n’étant pas parfaite, les failles qui découleront de celle-ci ouvriront certainement des perspectives à une réflexion pour mieux faire. Ce travail, fruit d’une synergie entre experts comptables de renommée internationale, est l’œuvre de M. Sakhir Diagne, Amate Sow et Papa Maguette Diop

 

Youssouph Badji

Sarkozy victime de son nègre...

A Dakar, Nicolas Sarkozy aurait été victime de son “nègre”

 

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A l’occasion d’un colloque international sur les tirailleurs, Abdoulaye Wade, président du Sénégal, a tenu à répondre mercredi 17 septembre, jour de la célébration des tirailleurs sénégalais, au discours de Nicolas Sarkozy fait à Dakar le 26 juillet 2007.

Ecrit par Henri Guaino, conseiller spécial du président français, le texte précisait notamment que ” le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles “.

Pour Abdoulaye Wade, ” il arrive qu’un président soit victime - passez-moi l’expression - de son nègre “. Le président sénégalais, qui avait déjà jugé le discours “inacceptable”, a notamment précisé que ” si M. Guaino avait participé à ce colloque, il aurait vu que le Noir s’est bien installé dans l’histoire, depuis ce jour du 21 juillet 1857, date de la création du premier régiment de tirailleurs sénégalais “.

Et de préciser : ” Car finalement, la liberté qui lui permet aujourd’hui d’être très sévère dans ses jugements est largement due aux Africains. (…) Nous étions là chaque fois que la liberté a été menacée. Nous avons toujours payé notre tribut. Peut-on mieux être installée dans l’histoire. (…) L’Afrique s’est bien installée dans l’histoire par ses apports à la connaissance, la science et la technologie. Mais cet apport il ne faut pas le chercher pendant la colonisation, dont la mission première a été de dépersonnaliser. “

Pour enfin conclure par l’annonce d’un nouveau colloque international ” qui fera l’inventaire de l’apport des Africains d’Afrique et de la diaspora dans les sciences et les technologies “.

 

Prévention des catastrophes

Vers un programme de prévention des catastrophe

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Le gouvernement sénégalais, en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), va mettre en place un programme national de prévention des risques et catastrophes naturelles, a annoncé ce mercredi à Dakar, le coordonnateur du Projet d’appui au programme de prévention des risques majeurs et de gestion des catastrophes naturelles au Sénégal, Amadou Lamine Ndiaye.

 

Le coordonnateur s’exprimait au cours de l’atelier de validation des études menées dans le cadre de la troisième composante du Document stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP2) axée sur la protection sociale et la gestion des risques et catastrophes.

 

La rencontre a réfléchi sur des solutions à adopter face aux changements climatiques dans les secteurs de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage, dans les prochaines 50 années, mais a travaillé aussi à la réactualisation des textes réglementaires du programme, qui seront validés et soumis à l’Assemblée nationale pour adoption.

 

"Partout à travers le monde les catastrophes naturelles, notamment les inondations, les changements climatiques, font perdre tout effort de développement consenti par les gouvernements et les populations elles-mêmes", a indiqué M. Ndiaye.

 

"C’est pourquoi, le gouvernement du Sénégal a pris l’option d’intégrer la réduction des risques de catastrophes dans le DSRP2, car cet axe qui est une question centrale dans les engagements pris au niveau du groupe consultatif de Paris dont le suivi est assuré par le Premier ministre sénégalais, était le parent pauvre du DSRP1", a- t-il ajouté.

 

Des études rendues publiques lors de cette rencontre ont montré que le Sénégal, à l’instar des autres pays africains, est vulnérable aux changements climatiques avec leurs corollaires d’impacts économiques négatifs, notamment le réchauffement de la planète, la destruction des terres, des écosystèmes, les pertes d’animaux, l’accroissement des risques de famine, "alors que 80% des populations du Sahel vivent en dessous du seuil de pauvreté", selon la même source.

 

Le travail des enfants

le travail des enfants au Sénégal est une conséquence du fort taux d’analphabétisme

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Le faible niveau de scolarisation, et par conséquent le taux d’analphabétisme dépassant encore les 50%, expliquent en grande partie l’entrée précoce dans le marché du travail des enfants à l’âge où ils devraient être à l’école. C’est ce que révèle une enquête de l’Agence sénégalaise et de la démographie, rapporte Lequotidien.sn. Le sondage a porté sur des enfants dont l’âge est compris entre 5 et 17 ans. Ceux-ci représentent près du tiers de la population sénégalaise.

18/09/2008

Crise Casamançaise

Quelques réflexions sur la diversité culturelle au Sénégal au regard de la crise en Casamance

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Poser la problématique de l’unité nationale dans un pays comme le Sénégal où cohabitent des ethnies différentes et des modes particuliers d’expression culturelle, c’est aborder un point nodal de l’avenir de notre Nation à bâtir avec la pleine adhésion de toutes ses composantes. En effet, cette question fondamentale est bien souvent occultée ou ignorée, sous prétexte qu’il ne faut pas perturber la cohésion nationale, qui est un acquis au Sénégal. Oui, acquis certes, mais attention, cet acquis peut être précaire ou précarisé, du fait de comportements et/ou de politiques tendant à marginaliser des groupes, surtout dans ce qui constitue les caractéristiques de leur identité profonde.


La crise en Casamance est un bon révélateur à cet égard, en ce qu’une des explications à cette crise se trouve dans ce qui a pu être vécu comme un mépris culturel. Il est clair que, dans une volonté d’asseoir les bases d’une Nation, le premier mouvement, la première démarche facile et commode, c’est de pousser à l’uniformisation, pour faire émerger une ‘identité sénégalaise’, construite autour d’une langue ainsi que des comportements et des manifestations bien souvent issus d’un groupe donné, et qui pourraient fonder cette ‘sénégalité’. Or, et c’est là le problème, quand on a par ailleurs des identités culturelles autres, particulières et fortes comme en Casamance, il arrive forcément un moment de résistance, qui peut aller à des heurts ou des tensions, si ces phénomènes sont mal appréhendés. Ces résistances sont encore plus énergiques, si, en termes de valeurs éthiques et morales, le modèle d’uniformisation mis en avant, pêche à bien des égards.


Il importe donc de bien savoir analyser ce genre de situations. Et c’est là que peut s’offrir un autre chemin, plus difficile, mais plus exaltant et porteur, qui est d’accepter la diversité, au lieu de l’uniformisation, comme facteur d’enrichissement d’une Nation, et surtout comme élément d’une plus grande ‘assumation’ de son identité nationale, à partir du moment où sa propre particularité est respectée et considérée comme partie intégrante du tout national. Mon propos sera donc, à travers cette présentation assez sommaire, d’amener à réfléchir ensemble, au regard de la crise qui sévit en Casamance depuis plus de vingt ans, sur des pistes pouvant aider à s’engager dans des politiques et des conduites plus aptes à assurer une bonne expression culturelle diversifiée dans le pays, tout en préservant cette volonté de vie commune qui doit être l’acquis à consolider.


Un premier point d’entrée dans la réflexion peut être constitué par ce que l’on appelle la grande majorité wolof, et qui, à mes yeux, doit être nuancée, car elle ne reflète pas toute la réalité. En effet, nous avons souvent tendance à dire et à considérer que les Sénégalais dans leur grande majorité parlent wolof. C’est vrai, c’est une réalité que l’on ne peut pas nier. Mais cette réalité cache une autre réalité qui me paraît plus pertinente, c’est celle du bilinguisme. Eh oui, la très grande majorité des Sénégalais parlent au moins deux langues nationales. Les Sénégalais qui ne parlent que le wolof ne sont pas majoritaires, je dirai même qu’ils sont minoritaires. Le fait majoritaire sur ce plan selon moi, c’est le bilinguisme, avec certes une prédominance du wolof sur le type de bilinguisme. C’est ce fait majoritaire du bilinguisme qu’il faut promouvoir au Sénégal. D’abord, il permet une ouverture sur l’autre, il permet de le respecter, ensuite c’est un grand facteur de cohésion, et enfin c’est un grand enrichissement personnel et collectif. Dites-moi, qui, mieux que le Casamançais présente toutes les caractéristiques du Sénégalais au moins bilingue en langues nationales ? Nous avons là un modèle à vendre et à proposer à l’ensemble du Sénégal.


Un autre point d’entrée consistera à évoquer les pratiques de langues, sous quelques aspects que je vais retenir, pour susciter un autre axe de réflexion. L’urbanisation et le brassage des populations favorisent les unions interethniques. Dès lors, de façon consciente ou inconsciente, des pratiques de langues s’observent dans les ménages avec parfois des situations assez bizarres. Le registre de choix de langue(s) pour se parler au sein du couple et des ménages peut être très étendu. En effet, en plus du choix possible de la langue du mari ou de la femme, le couple peut aussi choisir de se parler dans une autre langue qui n’est ni celle du mari, ni celle de la femme. En outre, le choix de la langue peut varier selon les situations. En cas d’enfants et/ou d’autres personnes dans le ménage ou la cellule familiale, le père peut leur parler dans une langue qui n’est pas celle que la mère utilise à leur égard.


Le voisinage joue aussi beaucoup dans les stratégies développées pour les choix de la langue de communication dans le quartier ou au marché par exemple. On peut avoir des cas très typés, comme à Ziguinchor par exemple le quartier de Peyrissac où c’est le mandingue et le peulh qui prédominent, comme le quartier de Soucoupapaye où c’est le diola qui est prédominant, ou comme à Santhiaba où les langues les plus utilisées sont le wolof et le créole portugais. Vous pouvez avoir dans une petite ville comme Oussouye des pratiques de langue dans le réseau social qui privilégient le diola, le peulh et le wolof.


On peut aussi, dans le même registre, s’interroger sur cette tendance de nos sœurs et nièces ou filles, qui se croient obligées de parler en wolof dans les villages diola les plus reculés, simplement pour afficher leur urbanité ou leur ‘civilisation’ que leur a conférée un séjour à Dakar en qualité de ‘bonne’. Dans nos marchés aujourd’hui, partout c’est le wolof qui est largement prédominant, du fait du dynamisme des commerçants baol baol, et de la situation ambiante générale qui impose souvent l’utilisation presque spontanée du wolof. Et pourtant en Casamance par exemple, le même phénomène n’a pas été observé, en son temps, malgré le même dynamisme des commerçants soninké ou peulh, qui au contraire se sont mis à parler diola ou mandingue. Aujourd’hui, il est intéressant de se poser la question de savoir pourquoi dans nos marchés, face à la vendeuse de gombo mancagne, l’acheteur diola ou mandingue se croit obligé de parler en wolof.


Si j’ai abordé ces situations et ces stratégies individuelles et collectives, en observant un glissement presque généralisé vers l’usage du wolof dans le réseau social, c’est pour marquer notre part de responsabilité dans ce que l’on peut considérer comme un envahissement du wolof qui tend à s’imposer à tout le monde, y compris dans l’administration. Et cela est encore plus marqué avec le foisonnement des radios privées, jusque dans la téléphonie. Ces phénomènes méritent que nous puissions en parler librement pour dégager des options de comportements aptes à valoriser également les autres langues, à côté et avec le wolof. Des initiatives sont engagées ici et là, pour revivifier telle ou telle langue, et une certaine prise de conscience a vu le jour dans beaucoup de milieux dans ce sens. Ainsi, beaucoup de groupes ethniques dits minoritaires ont mené un combat pour la codification de leur langue en vue d’une alphabétisation. De même, dans les médiats, des efforts ont été fournis soit par la création de radios communautaires, soit par l’aménagement de plages horaires significatives en faveur des langues autres que le wolof, notamment au plan local. Est-ce suffisant ? Je nous pose la question.


Je voudrais maintenant aborder à cette étape de la réflexion des problèmes liés aux autres pratiques culturelles, en commençant par l’expression musicale. C’est là que je trouve vraiment dommage que toute la richesse dont regorge le Sénégal ne soit pas pleinement exploitée, au lieu de se complaire dans le ‘mbalax’ ambiant mercantilisé, et dans le ‘rap’ uniformisant facile. Même à considérer la seule culture wolof, il n’y a pas que le ‘mbalax’.


Là aussi, la Casamance a très tôt et depuis longtemps montré le chemin, avec l’Ucas de Sédhiou qui gagnait toutes les compétitions nationales de la semaine de la jeunesse. Bien avant l’Ucas, les pionniers de la musique sénégalaise moderne ont été casamançais, avec les Fonsceca, les Ousmane Mbaye, le Waato Siita de Soleya Mama, etc. Aujourd’hui encore, des artistes musiciens de la Casamance essaient de tenir la route, je pense au groupe le ‘Fogny’, mais est-ce qu’ils sont suffisamment valorisés ? J’entends très souvent sur nos radios un Youssou Ndour, que j’aime beaucoup et qui a du mérite, du talent et de la valeur. Mais j’aimerais aussi entendre beaucoup plus souvent les ‘Touré Kunda’ qui ont une musique plus riche et variée et que je vis mieux.


Avouons qu’il y a beaucoup à faire encore au Sénégal en termes de diversification dans les productions et les diffusions musicales, pour mieux valoriser la polyphonie sérère, à côté du xalam wolof, avec le balafon balante, le bougueur diola, ou la kora mandingue et le riiti peulh. Une piste de combat pour nous tous, Sénégalais !


Je suis heureux de constater, en abordant un autre aspect de nos pratiques culturelles, que nos populations ont repris en main certaines de nos grandes manifestations comme le ‘bukut’ ou le ‘kankourang’, pour les inclure dans nos vécus actuels. Il faut encourager ce mouvement de renaissance, à côté des ‘gamous’, congrès de village et autres manifestations religieuses, qui ont une autre fonction. Il y a certainement des efforts d’assainissement et de modernisation à faire, en refusant la folklorisation, mais voilà une pratique que beaucoup d’autres Sénégalais gagneraient à connaître et à vivre.


Et puis, il y a notre lutte traditionnelle que nous partageons avec nos cousins sérères et nos parents hal pulaar, qu’il faut relancer fortement. C’est tellement beau comme sport ! Les millions captés par la lutte avec frappe devraient servir à promouvoir cette autre lutte plus vraie, plus fortement ancrée dans nos terroirs, après le temps des récoltes.


J’aurais pu passer encore en revue d’autres aspects de notre vécu culturel diversifié et riche, mais je crois que je peux m’en tenir à ce que je viens d’évoquer, et qui me paraît assez illustratif de la problématique posée.


L’essentiel à retenir à travers ces exemples, c’est de les considérer comme points d’éclairage pour nous-mêmes Casamançais, pour les autres Sénégalais, pour le gouvernement chargé de conduire les politiques correspondant aux aspirations du peuple, pour nos parents du Mfdc qui trouveront des motifs de satisfaction quant à la prise en charge de certaines de leurs préoccupations.


Je souhaite donc, dans la deuxième partie de cet exposé, tenter de faire part, de façon ramassée, de mon esquisse de réflexion sur trois questions fondamentales qui me paraissent être au cœur du débat : Peut-on dire aujourd’hui qu’il y a un ‘impérialisme culturel wolof’ rampant au Sénégal ? Existe-t-il un mépris culturel vis-à-vis des populations casamançaises ? La nécessaire construction d’une identité nationale peut-elle s’accommoder durablement de notre diversité culturelle ?


A propos de ‘l’impérialisme culturel wolof’, j’ai un avis qui tendrait à être très nuancé sur la question, et à plutôt dire qu’il n’y en a pas, ou s’il y en a, nous, les non-wolofs du Sénégal, nous en sommes les principaux vecteurs. J’ai le sentiment que l’impérialisme dont il est question n’est pas wolof.


D’abord, il ne faut pas oublier que les Wolofs sont aussi une ethnie de la Casamance, et ensuite fondamentalement, je suis convaincu que le modèle qui est véhiculé est un modèle urbain, né à Saint-Louis et vivifié à Dakar, et qui est un mélange de substrat wolof et d’influences du colon. Ce modèle se sert de la langue wolof, et cultive des comportements basés sur le paraître, la ruse ou la roublardise, le sans gêne, une certaine suffisance, et des attitudes arrogantes qui sont plus à classer dans un registre de déracinement. Il n’est pas d’ailleurs sûr que le Wolof de la campagne se reconnaisse dans ce magma hybride. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les Wolofs de Casamance, qui sont arrivés dans notre région avant la maturation de cette culture urbaine hybride, n’arrivent pas à s’y identifier, aidés en cela en plus par le fait que leurs mamans étaient des Diolas ou autres ethnies plus locales.


Concernant l’existence d’un mépris culturel vis-à-vis des populations de Casamance, ma réponse découlera un peu de ce que je viens de dire sur la culture urbaine wolof hybride. C’est ce modèle-là qui méprise les autres, y compris certaines catégories de Wolofs. Le phénomène a été accentué par les errements des toutes premières administrations locales après notre indépendance qui ont affecté des personnes peu préparées à exercer une gestion adaptée des hommes et des femmes de terroirs, comme c’est le cas en Casamance. En outre, les populations locales sorties de la colonisation étaient peu enclines à la protestation. Si on y ajoute l’inexistence de potentats religieux confrériques, on mesure le degré d’impunité qui a pu exister et les dérives que l’on a pu constater qui ont conduit à la révolte de 1982, notamment sur la question foncière. Avec les politiques de décentralisation et de responsabilisation menées jusque-là et qu’il va falloir renforcer, il faut s’attendre peut-être à mieux de ce côté-là. Il ne faut pas non plus sous-estimer, les préjugés et l’image de la ‘bonne’ diola ou sérère, malléable et corvéable à merci, dans la mise en œuvre de ce mépris culturel.


Il est nécessaire et urgent de corriger tout cela, à commencer par nous-mêmes Casamançais, qui manquons cruellement de solidarité entre nous, pour des stratégies concertées et des actions de défense de nos intérêts. Il y a un défi à relever, car il faut bien que nous fassions notre autocritique en tant que Casamançais, un peu trop souvent enclins à culpabiliser l’autre. Il est grand temps pour nous d’être plus agressifs, culturellement parlant, en prenant des initiatives du genre de celles que prennent nos compatriotes pulaarophones.


En effet et contrairement aux apparences, les Sénégalais et bien d’autres nationalités aiment ou peuvent aimer globalement la culture casamançaise, notamment dans ses aspects artistiques et dans le type d’homme (et de femme) que cette culture a façonné. Il y a donc une réelle sympathie de base à exploiter, et il nous faut multiplier les occasions de découverte ou de redécouverte du meilleur de cette culture. A cet égard, les élites casamançaises qui ont une bonne visibilité nationale et internationale devraient se faire encore plus porteuses de ces expressions culturelles de la Casamance.


Il y a aussi enfin un autre défi à relever constitué par cette harmonie et cette adéquation à trouver entre la nécessité de l’unité et de la cohésion nationale d’une part, et la richesse et la diversité de nos expressions culturelles d’autre part. Quelqu’un disait ‘pour aimer son quartier, il faut aimer sa maison et sa famille, pour aimer sa ville ou son village il faut aimer son quartier, pour aimer son pays il faut aimer son village ou sa ville, et aimer sa région’. Toute la problématique est là, dans la recherche du bon équilibre entre le local et le national, entre le particulier et le général. Toutes les grandes nations comme les Etats-Unis d’Amérique, la Suisse, la France, se sont bâties sur des bases d’abord locales pour converger vers la fondation d’un Etat central, d’un commun vouloir de vie commune. Cela ne s’est pas toujours fait sans heurts, mais au bout du compte, l’acceptation de l’autre dans ce qu’il est, et le respect des valeurs qu’il porte auront été le gage du succès du projet national. Or nous ici au Sénégal et en Afrique de l’Ouest, nous avons à notre disposition un levier puissant, efficace et encore très vivace pour cela, c’est le cousinage ou la parenté à plaisanterie entre ethnies différentes ou patronymes différents. Il faut cultiver encore plus ce mécanisme social régulateur.


La crise en Casamance nous interpelle au vu de tout ce que je viens de présenter, car je peux, sans crainte, affirmer que la volonté de vie commune au Sénégal est largement présente en Casamance, mais peut-être que le Sénégal ne donne pas toute sa place à la Casamance. Peut-être aussi que la Casamance ne prend pas toute sa place au Sénégal. Alors, sans complexes, occupons notre place, toute notre place.


Il m’est arrivé de dire à certains de mes compatriotes sénégalais que la Casamance est une chance pour le Sénégal, car elle est une terre de diversité, et malgré cela, on observe une parfaite harmonie entre les ethnies, entre les religions, qui cohabitent dans la plus grande cohésion en se respectant les uns et les autres, parce que se connaissant les uns et les autres. Alors chers frères et sœurs casamançais, qu’attendons-nous ? Nous sommes le modèle à promouvoir pour le Sénégal. Sachons nous vendre, bien nous vendre, et notre cher pays ne s’en portera que mieux.


Yaya MANE