31/10/2008

Lait chinois contaminé

Pas de lait contaminé à la mélamine au Sénégal
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Aucune trace de mélamine n'a été retrouvée sur des échantillons de lait en poudre de 15 provenances différentes, dont la Chine, analysés par plusieurs laboratoires au Sénégal, a rassuré mercredi à Dakar le ministre sénégalais du  Commerce, Mamadou Diop Decroix.

     "Aucun produit analysé à l'heure actuelle n'est contaminé à la  mélamine", a déclaré M. Diop qui s'exprimait sur les analyses en  cours concernant les produits laitiers et leurs dérivés, sur  l'ensemble des laits en poudre en provenance notamment de la Chine, du Brésil, de l'Argentine, de la Hollande et des produits dérivés  examinés.

     M. Diop a indiqué que son département a également procédé au  contrôle interne des produits constituant les stocks intérieurs de ces quantités de lait ou leurs dérivés.

     "Un bon nombre de lots de laits a été mis à la disposition du  laboratoire du commerce intérieur afin de rechercher la présence  ou non de la mélamine", a-t-il renseigné.

     Le résultat "est négatif pour le lait", mais le laboratoire  poursuit les analyses sur les produits dérivés, a-t-il précisé.

     "Nous n'avons pas arrêté de chercher. Maintenant, on analyse 14 autres produits laitiers susceptibles de contenir de la mélamine", a ajouté le ministre sénégalais du Commerce.

     Après l'affaire du lait chinois contaminé à la mélamine qui a  touché en Chine plus de 6.200 enfants dont 4 décédés, le  gouvernement du Sénégal à l'instar de plusieurs gouvernements  africains, avait pris, le 6 octobre dernier, une mesure  interdisant les importations de laits et autres produits dérivés  en provenance ou d'origine de la Chine.

30/10/2008

La coopération sauve une pirogue

Coopération militaire tripartite pour un sauvetage en mer : La France, le Sénégal et l’Espagne sauvent une pirogue
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La coopération militaire tripartite entre la France, le Sénégal et l’Espagne pour le sauvetage en mer, n’est pas un vain mot. L’exemple a été fourni avant-hier, mardi, par la marine nationale française qui a contribué au sauvetage d’une pirogue de pêche en pleine mer. Selon le communiqué des Forces françaises du Cap-Vert (Ffcv), le mardi 28 octobre 2008 à 11 h 00, un aéronef de la marine nationale française a repéré une pirogue de pêche en difficulté au large de Mbour, à environ 80 km de Dakar. Cet avion, stationné au sein des Forces françaises du Cap-Vert (Ffcv), agit dans le cadre du protocole dit ‘Sar’ (search and rescue) entre la France et le Sénégal.

‘Après un passage à basse altitude, l'équipage de l'avion s'est aperçu que la pirogue avait perdu son moteur et que trois personnes à bord appelaient à l'aide’, indique le communiqué des Ffcv. L'avion a prévenu aussitôt l'état-major des Ffcv qui a rendu compte au Centre de coordination des opérations (Cco) de la marine sénégalaise. C’est ainsi que la vedette espagnole Rio Mino a été envoyée sur les lieux en fin d'après-midi afin de secourir les trois marins, ce qui a été fait. ‘Cette opération de sauvetage témoigne de l'excellente coopération de ces trois nations’, ajoutent les Forces françaises du Cap-Vert.

Les missions des forces françaises du Cap-Vert sont de deux types : Une mission de présence destinée à participer à la défense de l’intégralité territoriale du Sénégal face à une agression extérieure dans le cadre des accords de défense entre cet Etat et la République française ; une mission d’aide et de partenariat au profit de l’Etat sénégalais qui revêt trois aspects : une coopération quotidienne avec les forces armées sénégalaises, des actions civilo-militaires au profit de la population, la recherche et le sauvetage sur terre et sur mer.

Georges Nesta DIOP

29/10/2008

Hissène Habré expulsé ?

Le Président Wade menace d'expulser l'ex-dicateur tchadien
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Le Comité international pour le jugement équitable de Hissène Habré s’étonne des déclarations du Président du Sénégal, Abdoulaye Wade, menaçant d’expulser du territoire sénégalais l’ancien président tchadien, déclarations qui raniment nos inquiétudes sur la volonté politique du Sénégal de mener à bien ce dossier.

le chef de l’Etat sénégalais conditionne la tenue du procès à son financement par la communauté internationale. Le Président Wade affirme qu’il « n'est pas obligé de juger » Habré et que faute d’un tel financement, il ne va « pas garder indéfiniment Habré au Sénégal » mais « fera qu’il abandonne le Sénégal ». 
 
Nous tenons à souligner que les partenaires du Sénégal ont accepté le principe d’une aide financière, mais attendent depuis plus de deux ans que le Sénégal leur présente une proposition budgétaire raisonnable en vue du procès. L’Union européenne a formellement saisi le Sénégal pour l’informer qu’une première enveloppe allant jusqu'à 2 millions d’euros (1,3 milliard de francs CFA) était déjà disponible pour la phase initiale de l’instruction tandis que le Tchad a annoncé qu’il participerait à la tenue du procès à hauteur de 3 millions d’euros (2 milliards de francs CFA). La France, la Suisse, la Belgique et les Pays-Bas ont tous réitéré leur disposition à soutenir financièrement le Sénégal. Par contre, nous sommes déçus, tout comme le Président Wade, du manque de soutien de l’Union africaine. C’est pourtant elle qui a donné mandat au Sénégal « de faire juger, au nom de l’Afrique Hissène Habré » et a demandé à son Président « d’apporter au Sénégal l’assistance nécessaire pour le bon déroulement et le bon aboutissement du procès ». L’Union africaine a la responsabilité d’assurer l’effectivité de sa décision. La crédibilité de l’UA et de l’Afrique dans son ensemble sont en jeu. 
 
Nous sommes parfaitement conscients que le procès de Hissène Habré aura un coût important. En effet, nous avons déployé un effort considérable depuis 2 ans pour presser la communauté internationale à contribuer au procès - bien avant que le Sénégal n’en fasse la demande. 
 
La balle est donc dans le camp du Sénégal, qui doit présenter aux bailleurs de fonds un budget pour le procès, fondé sur une stratégie de poursuite, tel que l’a promis le Ministre de la Justice, Me Madické Niang, il y a plus de 4 mois. A ce jour, aucun projet en ce sens n’a encore été soumis. La plainte déposée à Dakar le 16 septembre 2008 par les victimes de Hissène Habré présente d’ailleurs des éléments dont le Sénégal pourrait s’inspirer pour établir une telle stratégie et donc un budget à présenter aux bailleurs de fonds. 
 
Par ailleurs, en ce qui concerne l’affirmation du Président Wade selon laquelle il « n'est pas obligé de juger » Hissène Habré, nous tenons à rappeler qu’au contraire le Sénégal, par sa ratification de la Convention internationale contre la torture, est bel et bien tenu de juger ou d’extrader Hissène Habré – avec ou sans un financement international. En effet, le 17 mai 2006, le Comité des Nations Unies contre la torture avait déjà conclu à la violation, par le Sénégal, de la Convention contre la torture, en ce qu’il refusait de juger ou à défaut d’extrader Habré et avait demandé au Sénégal de se conformer à ses engagements internationaux en poursuivant l’une ou l’autre voie. D’ailleurs, même avant sa décision finale, alors que le Président Wade avait menacé d’expulser Hissène Habré une première fois en 2001, le Comité avait enjoint au Sénégal de « ne pas expulser M. Hissène Habré et de prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher que M. Hissène Habré quitte le territoire du Sénégal autrement qu'en vertu d'une procédure d'extradition ». 
 
La menace d’expulser Hissène Habré, brandie à nouveau par le Président Wade, entraînerait une violation supplémentaire par le Sénégal de ses obligations juridiques internationales – à moins que Hissène Habré ne soit envoyé en Belgique, qui a déjà délivré un mandat d’arrêt international et une demande d’extradition. 
 
Nous souhaitions depuis janvier 2000, date du dépôt des premières plaintes à Dakar, que Hissène Habré soit jugé en Afrique, et que le Sénégal donne l’exemple d’une Afrique capable de juger elle-même ses propres criminels. Mais, si -18 ans après l’arrivée de Hissène Habré au Sénégal, 8 ans après la première inculpation de Hissène Habré par la justice sénégalaise et 2 ans après le mandat de l’Union africaine-, le Sénégal venait à renoncer au jugement de Hissène Habré et se résignait à l’expulser, le droit international et la décision du Comité des Nations Unies contre la torture exigeraient que cette expulsion se fasse vers la Belgique, dont le mandat d’arrêt et la demande d’extradition restent toujours valables. Après presque deux décennies de lutte pour que justice leur soit enfin rendue, les victimes méritent mieux qu’une prolongation de ce feuilleton politico-judiciaire qu’est devenu l’affaire Habré. Si le Sénégal ne veut pas juger Hissène Habré, la Belgique constituera alors la seule option tangible et réaliste pour que Hissène Habré réponde effectivement des accusations portées contre lui dans le cadre d’un procès juste et équitable – avant qu’il ne soit trop tard. 

Un milliard de dollars pour le Sénégal

Sénégal |  Une subvention d’environ 1 milliard de dollar pour développer trois régions du
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Le Millennium Challenge Account (MCA) va signer un compact de 800.000 millions à 1 milliard de dollar avec le Sénégal sur une période de 5 ans. Ce financement sera destiné à la construction des routes, la réalisation de l’irrigation et l’installation d’infrastructures énergétiques dans trois régions du Sénégal.

La Casamance, le Tamba et le Ferlo (région du fleuve) sont les trois régions bénéficiaires d’un ambitieux projet du Millennium challenge Account. En effet, cet organisme américain va signer un compact d’environ 1 milliard de dollars avec le Sénégal destiné à financer les projets d’infrastructures routières, hydrauliques et énergétiques dans ces trois régions présentées comme pôles de développement et de croissance. Le choix des trois domaines considérés comme prioritaires pour le Sénégal est accepté et validé par le Millenium challenge Account mais les dates de financement ne sont pas encore déterminées en raison des aspects techniques qui sont en train d’être étudiés.

Le projet s’étend sur une période de 5 ans et les décaissements se feront sur la même période. Quoique la partie sénégalaise dise avoir été ambitieuse, le MCA, pour l’instant, ne garantit pas non plus qu’il financera tous les trois projets que lui a soumis le Sénégal. D’ailleurs, le ministre des Affaires Etrangères, Cheikh Tidiane Gadioa précisé que MCA ne sera pas le seul bailleur dans la réalisation de ce projet. Il y aura d’autres bâilleurs dont l’Etat du Sénégal. Raison pour laquelle Ibrahima Dia, le directeur de la mission de formulation et de gestion de MCA explique que selon les montants qui seront obtenus, la situation pourrait être réajustée. Toutefois, il soutient que tous les trois pôles de développement se valent. « Quelle que soient les ajustements qui seront faits, il nous faut réaliser tous les projets. Car, ce sont des projets structurants, très importants pour le Sénégal », estime M. Gadio, ministres des Affaires étrangères. Dans les trois projets, les uns sont en compact tandis que les autres sont en modules. Il revient maintenant aux partenaires d’opérer leurs choix. La réalisation de ces projets dans ces régions vise à lever les contraintes de développement.

Ces financements que le MCA mettra à la disposition de l’Etat sénégalais ne sont pas des prêts. Ce sont des subventions d’après M. Henwko. Donc, il ne s’agira d’aucune manière pour le Sénégal de les rembourser dans quelques années. « Le développement du programme permettra la mise en place d’un cadre institutionnel susceptible d’inciter l’investissement privé et le développement de l’entreprenariat dans les secteurs porteurs de richesses par la mise en valeur des potentialités économiques du pays et contribuera à la réduction de la pauvreté par la promotion d’une croissance économique durable », lit-on dans un communiqué. D’ailleurs ce sont des projets qui entrent dans le cadre de la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Aussi, le ministre des Affaires étrangères a-t-il tenu à préciser avec insistance que « le Sénégal a toujours été éligible dans le MCA et n’a jamais perdu son éligibilité ». Seulement M. Gadio veut lui donner une nouvelle orientation. Le vice-président du Millennium Chalenge Account, John Henwko a même souligné que :« Le Sénégal constitue une priorité pour MCA et nous ferons tout ce qu’il faut pour que le compact soit signé dans les plus bref délais ».

Pour rappel, le Millennium Challenge Account (MCA) est un instrument innovant de coopération économique dont le but est de soutenir les pays éligibles selon des critères de bonne gouvernance, d’investissement dans le capital humain -notamment l’éducation et la santé- et à la promotion de la liberté économique. Cet organisme n’impose pas le domaine d’action à ses partenaires. Mais c’est le pays éligible qui lui propose ses projets prioritaires.


Frédéric ATAYODI

28/10/2008

Crise chez Air Sénégal

CRISE A AIR SENEGAL INTERNATIONAL LA COMPAGNIE AU BORD DE LA FAILLITE
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Les Marocains n’ont pas la patience d’attendre la fin du contrat avec l’Etat du Sénégal, le 31 décembre 2008 prochain.  La Royal Air Maroc (Ram) qui détient 51% de Air Sénégal international (Asi) développe une stratégie pour étouffer ce «joyau» de la navigation aérienne, qui symbolisait jusque-là l’excellence de la coopération entre le Royaume chérifien et le pays de la «Téranga». Ce, pour récupérer tout ce qui pourrait l’être avant cette date fatidique. Et pour preuve, les gestionnaires de la Ram ont pris une série de mesures, dont la fermeture de la représentation de Asi à Paris (40% des recettes de la compagnie), la suspension de l’escale de Lyon, le lancement d’un appel d’offres pour la plateforme aéroportuaire...  Des mesures qui risquent de mettre en chômage des centaines d’employés de la compagnie.
La non attribution du marché du pèlerinage à La Mecque à Air Sénégal International (Asi) continue de briser le cœur des Marocains. Qui ont vite fait de décrypter ce message lancé par l’Etat du Sénégal comme une déclaration de guerre. S’inscrivant dans une logique conflictuel, les actionnaires de la Royal Air-Maroc durcissent les mesures pour pousser Asi au dépôt de bilan. Pour preuve, de retour de week-end au Maroc, les gestionnaires de la Royal Air Maroc (Ram) ont décidé, hier, de supprimer l’escale de Lyon et la fermeture de la représentation en France. Motif évoqué par la Ram : «Les lignes de Asi sur Paris ne sont pas rentables». «Faux», rétorquent des agents de Asi. «Le coefficient de remplissage est bon. Les recettes sont bonnes. La réalité est que les Marocains en veulent toujours aux autorités sénégalaises depuis qu’ils ont perdu le marché du pèlerinage à La Mecque. Et la décision de fermer le bureau de Paris est une menace pour la compagnie. C’est scandaleux ce qu’ils veulent faire», font savoir les mêmes sources. Si l’on sait que la représentation de Paris représente 40 % des recettes de Asi. D’autant plus qu’elle alimente 50% des vols de la sous-région de Asi, à savoir Paris-Dakar-Bamako, Cotonou, Lomé…Et la Ram qui est une concurrente de Asi, compte désigner son propre agent pour gérer les affaires de Asi à Paris. «Comment peux-tu demander à un concurrent de vendre des billets pour toi , alors qu’il en cherche pour son propre compte ?», s’interrogent des agents de Asi. Toujours dans leur réplique contre la décision des autorités sénégalaises de mettre fin à la coopération dans le domaine de l’aéronautique, ils (les gestionnaires de la Ram) foulent au pied le décret de l’Etat sur la gestion de la plateforme aéroportuaire.
En clair, Air France et Asi bénéficient d’une auto-assistance au sol. Ce qui leur permet de réduire les coûts. Maintenant, dans son bras de fer avec l’Etat, la Ram compte lancer un appel d’offres pour la gestion de la plateforme aéroportuaire pour sous-traiter cette activité. Par conséquent, plus de 150 personnes risquent de se retrouver au chômage. A savoir, les manutentionnaires, les agents d’enregistrement… Pour ce qui est du marché de La Mecque, des sources étatiques renseignent que l’Etat ne pouvait pas donner un marché de 7 milliards de francs Cfa à un concurrent. Qui, poursuivent les mêmes sources, «doit céder Asi au Sénégal le 31 décembre 2008». Seulement, constatent des agents de Asi, «les Marocains veulent laisser une compagnie moribonde au Sénégal avant la fin du contrat». Surtout que l’Etat leur a fermé toutes les portes. La seule autorité qui a eu à parler récemment avec le Directeur général de la Ram est leur ministre de tutelle, Habib Sy. Qui réclamait l’argent que doit la Ram à travers les Rdi (Redevances pour le développement des infrastructures aéroportuaires). Une manne financière estimée à des centaines de millions de francs Cfa. D’ailleurs, les syndicalistes qui ont été informés de la nouvelle, comptent saisir aujourd’hui le Directeur général de la Ram pour de plus amples informations.
Mais les problèmes sont plus complexes que les griefs avancés par nos sources à Air-Sénégal. En effet, il ressort de nos investigations que la Royal Air Maroc balise le terrain pour grignoter les parts de marchés dévolus à Air-Sénégal. L’information selon laquelle l’Etat du Sénégal a décidé de reprendre la quasi-totalité du contrôle de l’actionnariat en  y associant quelques privés, a fini de faire le tour du monde…des affaires. Et les Marocains prennent les devants. Ce qui explique, entre autres, l’exfiltration des cadres d’Air Sénégal vers la Royal Air-Maroc. Ibra Wane, jusque-là Directeur du Marketing, va atterrir à la maison-mère de la société marocaine. D’autres cadres devraient être débauchés.
Joint au téléphone, le Président du Conseil d’administration d’Air-Sénégal, Maniang Faye, reconnaît les problèmes. «Il va falloir que l’Etat du Sénégal se penche sur cette affaire. Et je pense qu’il le fera», soutient-il. En insistant sur les mesures conservatoires à prendre. Car, avance-t-il, si le Sénégal se décide à se lancer dans la navigation aérienne, il faudra bien combler le déficit d’avions, car les Marocains vont repartir avec leur Boeing. Conséquence : le Sénégal risque de se retrouver avec un seul Boeing. C’est dire que ça ne vole pas très haut à Air-Sénégal. Au grand détriment de la coopération sénégalo-marocaine.
MAMADOU SECK

96ème sur 134: le Sénégal

Rapport 2008 de Davos : Le Sénégal gagne cinq places

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Dans le classement Davos 2008, le Sénégal occupe la 96e place sur un total de 134 pays. Un gain de cinq places qui cache difficilement des performances médiocres dans le domaine économique.

Le Rapport 2008 du Forum économique de Davos disponible uniquement en anglais, place le Sénégal au 96e rang sur un total de 134 pays, soit une amélioration de 5 places par rapport à 2007 où le Sénégal occupait le 100e rang sur un total de 133 pays en compétition. En 2003/2004, le Sénégal était à la 79e place sur 102. Trente-cinquième au niveau mondial, la Tunisie qui était au même niveau de développement économique que le Sénégal d’après indépendance, est classée pour la troisième année successive 1er de l’Afrique, devançant des pays occidentaux comme la Grèce (67e), l’Italie (49e), loin devant le Maroc (73e), l’Algérie (99e), la Libye (91e), l’Egypte (81e), et le Nigeria (94e).

Comment expliquer les résultats du Sénégal tout de même médiocres et que faire ? D’une manière générale, le rapport de Davos note que les pays subsahariens ont amélioré leur taux de croissance. Le Sénégal a ainsi amélioré ses performances, selon les experts, dans les domaines des institutions, du droit de propriété, du fonctionnement des biens et services où, malgré l’augmentation de la concurrence, il est passé du 75e au 60e rang. En innovations, il est même devenu 59e, après avoir été 73e l’année dernière. De même, le rapport 2008 de Davos note un niveau plus élevé des certifications des entreprises.

A côté de ces améliorations notables, le Sénégal enregistre d’énormes faiblesses. Le marché du travail par exemple souffre d’un manque de flexibilité, ce qui ne permet pas aux entreprises de déterminer les salaires. Une rigidité qui fait que ces entreprisses éprouvent des difficultés pour pouvoir embaucher ou résilier un contrat. Les experts de Davos notent également qu’au Sénégal, ’on embauche très souvent des amis ou des membres de la famille au lieu d’embaucher des managers professionnels’. A quoi sert donc le mérite ?

Concernant le marché financier, le Sénégal occupe le 111e rang. Dans ce domaine, Mme Jennifer Blanke, économiste au Forum de Davos, rappelle qu’’il faut avoir un marché financier assez sophistiqué pour pouvoir allouer correctement des fonds aux entreprises performantes’.

En dehors de l’économie, le rapport 2008 de Davos s’est intéressé aux performances en matière de santé. Et dans ce domaine, le Sénégal est 108e au niveau mondial et ‘ce n’est pas le pire de tout en Afrique’, selon Mme Jennifer Blanke. En effet, des maladies comme la tuberculose, le paludisme et le sida font qu’au Sénégal, le ‘coût de la santé est cher’. D’où la nécessité de renforcer le système sanitaire. En matière d’éducation, ‘la qualité est assez bien élevée, mais les taux de scolarisation sont assez bas’, selon le rapport. ‘L’école est bonne pour les gens qui peuvent y aller’, ajoute Mme Blanke. Ainsi, pour l’école primaire, le Sénégal est placé au 120e rang mondial. Pour le secondaire, il est à la 127e place et, pour l’enseignement supérieur, à la 114e place. L’amélioration des infrastructures est à ce niveau recommandé.

On aurait tort de sous-estimer ce rapport de Davos. Déjà, en 2007, il attirait l’attention sur la dette publique qui risquait de se creuser : ‘Le déficit public cumulé en 2006 est de l'ordre de 5,6 % du Pib. Ce qui est relativement élevé. La dette risque de se creuser. Il faudra, dès lors, contrôler les finances et prendre des mesures de bonne gouvernance pour redresser la barre’. Qu’a fait le gouvernement ? Malgré le jeu du chat et de la souris avec le Fmi, le Sénégal a fini par se faire modeste en recevant des leçons d’un petit fonctionnaire qui déclarait devant les 10 millions de Sénégalais que le pays n’était pas sur le bon chemin. La dette intérieure avoisine ainsi les 300 milliards de francs Cfa. S’y ajoutera le fameux débat sur les dépassements budgétaires !

El Hadji Gorgui Wade NDOYE

Le sacre du printemps à Dakar

Des Africains ont dansé le Sacre du printemps pour la 1ère fois
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Des danseurs africains ont interprété pour la première fois ce week-end à Dakar un extrait du Sacre du printemps tel que Maurice Béjart l'avait chorégraphié il y a 50 ans. La représentation fait partie d'une série d'hommages rendus à l'artiste jusqu'à la mi-novembre au Sénégal.

Des centaines de personnes emplissaient le théâtre national Daniel Sorano, pour une longue soirée d'hommage organisée samedi par le ministère de la Culture et les ambassades de Suisse, Belgique et France.

La part belle a été faite aux discours et aux projections d'extraits de documentaires et d'oeuvres de Maurice Béjart - fils du philosophe Gaston Berger natif de Saint-Louis (Sénégal) et petit-fils d'une Sénégalaise de Gorée - qui évoquait volontiers son "sang noir", "le petit bout d'Afrique" en lui.

"Maurice disait : 'Ah, il faut qu'un jour ce soit des Africains qui dansent le Sacre...' Voila qui est fait", s'est félicitée Dominique Genevoix, 56 ans, danseuse fétiche de Béjart, enseignant au conservatoire national supérieur à Lyon.

Une vingtaine de jeunes danseurs de six pays africains - Sénégal, Côte d'Ivoire, Congo, Togo, Mali et Tchad - avaient été sélectionnés pour participer à une résidence de création au centre chorégraphique "l'Ecole des sables" que dirige Germaine Acogny, à Toubab Dialaw (50 km de Dakar).

La troupe éphémère a interprété un extrait du Sacre: les hommes ont fait la ronde autour d'un essaim de femmes, avant que les groupes éclatent en duos, exprimant comme le souhaitait Béjart "cette force vitale qui pousse à se reproduire".

24/10/2008

Malicounda au Sénégal

MALICOUNDA - Gestion de la communauté rurale : Le foncier, facteur (dé)stabilisateur

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La gestion des terres de la communauté rurale de Malicounda, l’une des plus riches du pays, pose problèmes. L’affection des parcelles à usage d’habitation serait partisane aux fins de satisfaire une clientèle politique. Ce qui serait à l’origine de sa dissolution. La délégation spéciale mise en place depuis mai dernier s’atèle aux corrections des erreurs du passé. La convoitise de cette collectivité sera moins sauvage avec la communisation de Saly Portugal sa principale vache laitière.

La communauté rurale de Malicounda est située dans le département de Mbour. Composée de 23 villages et peuplée de 45.000 habitants au dernier recensement, la collectivité demeure la plus riche du pays après celle de Touba. Du fait de sa position côtière, d’importantes ressources financières proviennent de ses différentes stations balnéaires qui la ceinturent. Son budget estimé à un milliard concurrence celui de la commune de Mbour qui n’excède pas un milliard sept cents millions. Ce qui fait qu’elle est fort convoitée par les forces politiques notamment, celles au pouvoir. A vrai dire, la collectivité constitue une grosse vache laitière pour le parti qui occupe le fauteuil du conseil rural.

L’essentiel de ses terres sont situées le long de la petite côte et le long de la route nationale. Sa position géographique, qui prend Mbour en tenailles, fait que cette dernière ne peut plus étendre ses tentacules sans tendre la main à Malicounda. Un phénomène qu’aggrave l’explosion démographique galopante de Mbour, qui menace le territoire de cette communauté rurale qui s’ouvre sur toutes les destinations touristiques du pays notamment les îles du Saloum.

GRIEFS CONTRE L’ANCIENNE EQUIPE

Le conseil rural de Malicounda a été dissout, mettant un terme au règne à moitié séculaire des socialistes. Une dissolution sans objet pour certains, comme Seyni Bassène, membre de l’Afp, selon qui, aucune entrave à son fonctionnement n’était notée et en matière de réalisations, le conseil était sans reproche. D’autres la trouvent salutaire estimant même qu’elle est tardive. Pour Sadio Traoré un des notables du village, le premier handicap de cette équipe est que le président ne savait ni lire ni écrire. Aussi dénonce Leyti Traoré, président de l’Association des jeunes de Malicounda Bambara, le dernier conseil rural comme ceux qui l’ont précédé, ne faisaient que satisfaire une clientèle politique, et non l’intérêt des populations. «Pour trouver un prétexte de lotissement, l’ancien président en l’occurrence Ousmane Guèye avait demandé aux jeunes de son quartier de formuler des demandes de parcelles à usage d’habitation. Ce que nous avons fait tout en étant ridicule aux yeux de certains qui savaient parfaitement, que nous n’allions jamais avoir satisfaction. Ils eurent raison sur nous car M. Guèye trouva ainsi une belle occasion de lotir les terres de nos pères sans nous doter de la moindre parcelle.» Des parcelles qui ont été plutôt attribuées, selon M. Traoré, aux proches collaborateurs, amis et militants du président du Conseil rural. «Vous savez la gestion des terres ici à Malicounda, c’est pour satisfaire la clientèle politique», peste-t-il.

Autres griefs contre le conseil rural, la marginalisation des jeunes dans le recrutement du personnel des différentes stations balnéaires sises dans le territoire de la communauté rurale. Les autorités du conseil n’en ont pas fait une exigence déplore M. Traoré. En outre, d’autres administrés, trouvés devant les portes des bureaux de la délégation spéciale, se plaignent d’un manque d’écoute et sollicitent la régularisation de leurs dossiers en souffrance dans les casiers depuis des années. Cest le cas de Cheikhna Diallo qui a acheté depuis 2006, un terrain pour une de ses cousines demeurant en France mais jusque-là, la parcelle n’est pas encore en son nom.

S’y ajoute, regrette Meissa Faye animateur à la maison familiale de Malicounda Wolof, le manque de maîtrise des textes de la décentralisation par les conseils ruraux, des délibérations jamais affichées conformément à la Loi, des marchés attribués sans appel d’offre, et les désaffectations de 1999 faites sans notifications aux anciens attributaires, de sorte qu’il y eut plusieurs actes pour chaque parcelle de terre. Ce qui a été source de déchirements sociaux. Demba Faye, de la commission de distribution des parcelles impute la responsabilité au sous préfet de l’époque de l’arrondissement de Nguékokh qui n’enregistrait pas les adresses des attributaires sur son registre.

Quant au premier vice-président de l’ancien conseil rural, il reconnaît les manquements par rapport aux marchés de gré à gré, la non notification des mises en demeure et le refus du président d’afficher les délibérations. Toutefois, il rejette en bloc l’accusation selon laquelle les lotissements étaient faits sans tenir en compte de l’intérêt des propriétaires des champs.

Par ailleurs, ceux-ci regrettent la dissolution du conseil rural. Il considèrent que Malicounda demeure l’une des rares collectivités rurales du pays à disposer d’une route bitumée qui traverse le village et le relie à la route nationale : un tronçon de 4 kilomètres pour un coût d’investissement de 300 millions. Ils citent aussi un marché flambant neuf, d’une valeur de 250 millions, construit pour créer des ressources additionnelles dans le village de Saly Portudal, la construction de 52 salles de classes dans l’élémentaire, 4 Collèges d’enseignement moyen, 10 logements de directeurs pour contraindre ces derniers à habiter l’école pour une gestion de proximité, 8 écoles maternelles, 3 cases de santé, en plus du poste de santé. Sans compter, précisent-ils, que l’équipe de Ousmane Guèye s’investissait beaucoup dans le social.

MENACE DE DISPARITION

La communauté rurale de Malicounda est fort affectée par le dernier redécoupage du territoire national. D’abord l’une de ses branches nourricières à savoir le village de Saly Portudal a été érigé en commune. Ainsi la collectivité locale perd une bonne partie de sa côte et toute la station balnéaire de Saly et le grand marché qu’il y avait construit pour générer des ressources additionnelles. Ensuite, le village de Nianing situé sur la route de Joal demande à être érigé en commune. Suffisant pour que Malicounda lance un cri de cœur : «Nous serons bientôt plus pauvre que Fissel Mbadane.»

Cependant, les trois membres de la délégation spéciale se démènent tous les jours pour satisfaire leurs administrés, avec comme credo : «Gérer autrement.» «C’est vrai que nous avons été mis en place par un régime politique mais notre action est administrative et non politique», soulignent-ils.
Mme Amie Diakhaté, adjointe du président, absent à notre passage, reconnaît que la tâche est difficile parce qu’essentiellement lié au foncier. Elle avoue que presque tous les dossiers qu’ils ont hérités relèvent de la régularisation ou de la mutation. Déjà depuis leur installation le17 mai dernier, ils ont eu à traiter plus de 500 cas allant des actes perdus aux actes non enregistrés.

Cette gestion non politique fait aujourd’hui qu’ils sont assaillis chaque jour pour des dossiers déposés depuis belles lurettes. Pour pallier les erreurs du passé, Mme Diakhaté mise sur la transparence, la disponibilité, l’engagement au travail et surtout l’écoute et la prise en compte de l’avis de tous. Une ouverture d’esprit qui fait que les populations, y compris ceux qui fustigeaient la dissolution du conseil, jugent satisfaisante le premier trimestre de la délégation spéciale.

Paul Diène FAYE

Racket administratif à Mbour

ACCUSÉ D’ÊTRE DES RACKETTEURS La brigade du service d’hygiène de Mbour épinglée par les commerçants.
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Depuis le début de cette semaine, des agents du service d’hygiène de Mbour sillonnent les rues à bord d’un véhicule pick-up gris à la recherche des boutiquiers, épiciers et propriétaires de bars-restaurants. Ceci, pour leur coller un motif avant de leur faire payer une amende ou, à défaut, les inviter à donner des dessous de table pour arrêter l’infraction. Certains commerçants établis à Saly ont payé des sommes allant de 12.000 à 18.000 Fcfa, pour ensuite se faire délivrer un reçu de 3.000 Fcfa.

«Dans quel pays sommes-nous?» C’est la question que se posent  les commerçants de Niax-Niaxal après le passage des agents du service d’hygiène de Mbour. À bord de leur véhicule, ces agents ont visité plusieurs boutiques, épiceries et bars-restaurants pour effectuer un contrôle sur les denrées alimentaires. Presque tous les commerçants ont reçu leur visite et ont été obligés de payer des sommes allant de 12.000 à 18.000 Fcfa, pour défaut de certificat médical ou pour cause  d’avarie. Des commerçants, dont l’un est boutiquier et l’autre épicier, se sont vus réclamer  des sommes de 34.000 à 40.000 Fcfa pour fermer les yeux sur les infractions commises. J P Faye (épicier), Mamadou Bâ et Ibrahima Diallo (tous deux boutiquiers) ont payé respectivement 18.000Fcfa et 12.000 Fcfa pour se faire délivrer des reçus de 3.000 Fcfa d’amendes forfaitaires. D’autres commerçants ont également été victimes de cette situation et crient à la magouille de ces agents de l’administration qui se sucrent sur leur dos. Selon un commerçant établi  dans le même quartier, «ces gens nous poussent à mettre la clé sous le paillasson ». Et de nous montrer sa maigre marchandise  qui ne fait même pas 12.000 Fcfa de bénéfice après vente. Il poursuit : « ils nous incitent à faire comme les jeunes qui prennent les pirogues pour rallier l’Espagne au risque de leur vie ». Une dame s’est vue rabrouer par l’agent verbalisateur parce que, pour elle, l’infraction n’est pas proportionnelle  à la somme très élevée qu’on lui réclame. Certains choisissent le bras de fer et n’acceptent pas de payer pour avoir découvert le subterfuge. Pour contraindre les commerçants à payer, ils saisissent les bouteilles de gaz ou les balances  comme moyen de pression. Vu le contexte de morosité généralisée, de conjoncture économique difficile, le retour du choléra, les tas d’immondices qui pullulent à Mbour et à Saly, les commerçants trouvent que les urgences sont ailleurs. Ils appellent  la brigade d’hygiène de Mbour à la sérénité,  à l’éthique et au respect de l’orthodoxie dans les visites de contrôle et que le recouvrement se fasse dans les règles de l’art. Interpellé, le chef de service d’hygiène Mamadou Ndoye a indiqué que les gens sont habitués à les diaboliser et les incriminent s’ils appliquent la rigueur. Ajoutant que même si les faits sont avérés, la direction n’est pas impliquée. Mr Ndoye poursuit en précisant que les agents ont des carnets de reçus forfaitaires que le trésor leur remet pour verbaliser les contrevenants au prix de 3.000F. Et ces commerçants ont le loisir de venir au niveau de leur service pour faire des réclamations. Il conclut que le service d’hygiène n’a pas demandé à ses agents de prendre l’argent des autres.

Alioune Diop

 

23/10/2008

Pas de crise alimentaire au Sénégal

Le Sénégal échappe à une crise alimentaire grâce à un important projet agricole
           
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   Le ministre sénégalais de  l'Agriculture Hamath Sall a annoncé mercredi à Dakar que le  Sénégal sera à l'abri d'une crise alimentaire avec 1,8 million  tonnes de céréales attendues, citant les résultats des premières  estimations des récoltes qui "couvrent entièrement les besoins" du pays.

     "Le Sénégal couvre entièrement ses besoins en céréales. Il n'y  a que le riz qui va continuer à faire l'objet d'une importation,  sinon toutes les autres céréales couvrent largement nos besoins",  a-t-il déclaré mercredi au cours d'un point de presse.

     Hamath Sall s'exprimait sur le déroulement de la campagne  agricole et a fait part des résultats des premières estimations  des récoltes dans le cadre de la Grande offensive agricole pour la nourriture et l'abondance (GOANA) lancée par le président  Abdoulaye Wade pour lutter contre la crise alimentaire.

     Le ministre a annoncé sur la base d'estimations "objectives"  une production record de 1.818.283 tonnes de céréales, soit un  bond en avant de 136% par rapport à l'année passée.

     Pour le mil, 722.164 tonnes seront produites, soit une  augmentation de 127% par rapport à l'année dernière, a précisé M.  Sall, avant d'ajouter que pour le sorgho 213.573 tonnes sont  attendues avec une hausse de 112%.

     La production de maïs, estimée à 502.420 tonnes, a connu une  augmentation de 218%, tandis que le riz, avec 378.623 tonnes, fera un bond de 96%. Le fonio fera 1.500 tonnes, avec une production  qui est passée à plus de 45%.

     La production d'arachide est estimée 726.037 tonnes et celle de niébé à 121.463 tonnes. Ces spéculations ont connu respectivement  une hausse de 95% et 121% entre la dernière et la présente  campagne.

     M. Sall a lié ces résultats "satisfaisants" à la bonne  pluviométrie que le pays a connue cette année. Il a aussi évoqué  les dispositions que son département a mises en place, notamment  une "distribution adéquate" des intrants de qualité nécessaires  pour les producteurs.

     Il a par ailleurs indiqué que les efforts vont être poursuivis  pour maintenir la même dynamique dans la production et  l'engouement suscité par la GOANA.

22/10/2008

Aquaculture au Sénégal

Aquaculture

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Pour faire face à la rareté du poisson : Le Sénégal ambitionne de produire 100 mille tonnes de produits aquacoles d’ici cinq ans
Face à la rareté des ressources halieutiques, notée ces dernières années dans les mers sénégalaises, le gouvernement veut se tourner résolument vers l’aquaculture et la pisciculture pour pallier à cette carence. C’est ainsi que pas plus tard qu’hier, le ministre de l’Environnement a procédé officiellement à l’empoissonnement de trois bassins de rétention dans la zone de Sébikotane-Diamniadio.

La construction des bassins de rétention - une centaine pour le moment dans l’ensemble du Sénégal - s’accompagne d’une nouvelle vision du développement rural à la base. Ces bassins qui permettent de retenir pendant de longues périodes les eaux de pluies qui s’évaporaient naturellement commencent à changer petit à petit la vie des populations riveraines de ces points d’eaux douces. En plus, de l’agriculture maraîchère et de l’élevage, les bassins de rétention servent désormais à l’aquaculture, singulièrement à la pisciculture.

Dans les localités de Sébikotane et de Diamniadio où sont construites trois bassins de rétention d’une grande capacité de stockage d’eaux de pluies, le ministre d’Etat, ministre de l’Environnement, des Bassins de rétention et des Lacs artificiels, Djibo Ka y a procédé, hier, en présence des responsables de son département et des populations à l’empoissonnement de ces retenues d’eaux de pluies. Les bassins d’eaux pluviales qui ont accueilli les alevins de poisson, de l’espèce tillapia sont celui de ‘Sébi Ponty’, de ‘Belvédère’, et de ‘Bandiar’. Ces quantités importantes de poissons provenant de Richard-Toll sont constituées d’individus immatures et d’autres en phase de reproduction. Selon un technicien, c’est pour la pérennité du cycle. ‘Quand les alevins vont arriver à maturité, les grands se seront reproduits en nombre industriel. Ainsi, il y aura en permanence du poisson’, explique un technicien de l’Agence nationale de l’aquaculture.

Le ministre de l’Environnement et des Bassins de rétention qui a procédé à la mise à l’eau symbolique de quelques alevins a informé les populations que la pêche de ces poissons ne sera autorisée que dans un délai de six mois. ‘Les populations ne seront autorisées à pêcher dans ce bassin que dans une période de six mois. Pour l’heure nous allons veiller à ce que les alvins ne soient pas pêchés’, déclare le ministre d’Etat, ministre de l’Environnement. D’après lui, l’aquaculture et la pisciculture sont des voies nouvelles que le Sénégal veut explorer pour pallier, d’une part, la rareté du poisson en mer et d’autre part lutter contre la pauvreté en apportant aux populations les protéines animales dont l’organisme a besoin.

Par ailleurs, le ministre dira que c’est pour développer l’aquaculture qui constitue une grappe dans la stratégie de croissance accélérée (Sca) que l’Etat a mis en place une agence nationale qui travaille étroitement avec la direction des bassins de rétention. Et d’après Djibo Ka, le Sénégal s’est fixé un objectif intermédiaire de produire d’ici cinq ans cent mille tonnes de produits aquacoles en raison de dix mille tonnes par bassins de rétention. L’objectif du gouvernement est aussi de construire vingt bassins de rétention dans chaque communauté rurale parmi les 345 que compte désormais le Sénégal. En outre, l’ambition déclarée du ministre est de faire en sorte que le Sénégal arrive à hauteur du Nigéria et de l’Egypte qui sont les leaders en Afrique dans le domaine de l’aquaculture.

Pour ce faire, le ministre de l’Environnement a annoncé la convocation les jours à venir d’une concertation sous l’égide de la Fao pour définir le cadre politique. Aussi a-t-il lancé un appel au secteur privé pour venir investir dans le domaine de l’aquaculture. ‘L’Etat n’a pas de vocation à faire du poisson, il définit le cadre politique, les orientations et les stratégies. C’est pourquoi, nous lançons un appel au secteur privé national. S’il ne vient pas, nous ferons appel à d’autres investisseurs, car ce pays est ouvert’, souligne-t-il. Sur ce point toujours, le ministre a promis des mesures fiscales incitatives pour ceux qui veulent s’investir dans l’aquaculture.

Pour leur part, les populations de Sébikotane et de Diamniadio par la voix de leurs élus ont dit toute l’importance que revêtent pour elles ces bassins de rétention multi-fonctionnels. Elles ont demandé au ministre des outils de production et de formation pour se lancer résolument dans les activités de maraîchages et de pêche.

Mamadou Sarr

Deux Sénégalais volent Sarkozy

Fraude bancaire : deux sénégalais arrêtés et soupçonnés de fraude sur le compte de Nicolas Sarkozy
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Deux ressortissants sénégalais vivant dans les Yvelines, en France, auraient été interpellés par la Police criminelle française, dans le cadre d’une enquête ouverte suite à une plainte pour fraude déposée par le président français Nicolas Sarkozy. Selon la radio dakaroise RFM, qui cite l’Agence France Presse, les deux sénégalais, arrêtés dans la lointaine banlieue parisienne où vivent de nombreuses communautés ouest-africaines, seraient entre les mains de la police française, et feraient face à des inculpations visant des fraudes électroniques et des usurpations bancaires. Ces Sénégalais auraient agi sans connaître la véritable identité de leur victime, qui s’est trouvée être le président français lui-même, Nicolas Sarkozy. Ce dernier aurait été victime cet été d’une fraude bancaire sur son compte personnel. Plusieurs prélèvements auraient été effectués par les fraudeurs qui avaient réussi à se procurer les coordonnées bancaires du Président de la République. Selon l’hebdomadaire, il s’agirait de petites sommes ayant notamment servi à des achats électroniques.
Une enquête est en cours suite à un dépôt de plainte effectué en septembre. La banque de Nicolas Sarkozy pourrait également se trouver dans le viseur s’il y avait eu une mauvaise utilisation de ses données personnelles.
En juillet dernier, l’Observatoire de la sécurité des cartes de paiement estimait, dans son rapport pour l’année 2007, que le taux de fraude enregistré en 2007 dans le système français était de 0,062% des transactions pour un montant de 268,5 millions d’euros, en hausse de 6,3%. Le montant moyen d’une transaction frauduleuse est également en augmentation, à 130 euros contre 117 euros en 2006. Les transactions frauduleuses sur Internet représentent 20% du montant total des fraudes.

20/10/2008

Dette Sénégalaise

Sénégal |  Révélation de Moussa Touré : « La dette intérieure du Sénégal est de 500 milliards de francs Cfa »(7.644.000 euros)

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Selon l’ancien ministre de l’Economie et des Finances, Moussa Touré, « les 300 milliards de dette intérieure du Sénégal ne sont que ce qui est visible, mais le chiffre réel de cette dette est 500 milliards de francs Cfa ».

Contrairement au chiffre de 300 milliards avancé jusque là comme étant le montant de la dette intérieure du Sénégal, l’ancien ministre de l’Economie et de Finances, Moussa Touré annonce que cette dette est véritablement de « 500 milliards de francs Cfa ». Il a fait cette révélation sur les antennes de la Rfm en tant qu’invité de « Grand jury ». M. Touré dit détenir cette information de ceux qui travaillent en interne et en externe sur ce dossier. Un chiffre qui, avoue-t-il, lui fait monter les tournis, d’ailleurs. Et pour cause, l’ancien président de la Commission de l’Uemoa se dit « éberlué d’apprendre cela », car indique-t-il, « dans mon entendement cela n’est pas possible ». Et de déclarer que, « dans ce cas, c’est toute la chaîne qui a failli ». S’agissant de la performance économique du Sénégal, il révèle aussi que notre pays se situe au 25ème rang africain et à la 5ème place au sein de l’Uemoa. Ironisant, il soutiendra que « le Sénégal fait un bond de tortue, malgré ses ressources extraordinaires : position géographique, réseau téléphonique parmi les meilleurs en Afrique subsaharienne, la qualité de ses ressources humaines… ». Pour autant, il ne semble pas croire au projet de la Goana dans le cadre de l’autosuffisance alimentaire, tout comme les bailleurs de fonds du Sénégal, même s’il estime que c’est un bon projet. Car soutient-il, « les écritures du projet sont illisibles ». Puisque, précise-t-il, « avec un budget de 355 milliards, le Sénégal ne dispose que 32 milliards comme apport personnel ».

Ferloo.com

19/10/2008

Un belge gagne le tour du Sénégal

Le Belge Joeri Calleew, vainqueur du Tour cycliste du Sénégal 2008
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Le Belge Joeri Calleeuw a remporté le 11ème Tour cycliste du Sénégal qui a pris fin samedi à Dakar, la capitale, à l’issue de la 8ème et dernière étape de la course, succédant ainsi au palmarès au Marocain Adil Jalloul, lauréat de la précédente édition.
Au classement général individuel du Tour, Joeri Calleew devance le Libyen Fajsals Alshaara et le Slovaque Ivan Viglasky.
Détenteur du maillot jaune de leader depuis la 4ème étape entre Thiès et Saint-Louis, le vice-champion de Belgique amateur a su conserver son bien jusqu’au bout.
Joeri Calleeuw s’est également adjugé le maillot du plus jeune coureur de la compétition.
Le Cameroun a été désigné meilleure équipe du Tour, alors le trophée du fair-play est revenu à la Libye et au Burkina Faso.
Bacaye Traoré a été récompensé du trophée du meilleur Sénégalais.
La 8ème et dernière étape, courue dans la ville de Dakar, sur une distance de 120 km, a été remportée par le Français Bensetti Rosten.

Démarré le 9 octobre dernier à Ziguinchor (Sud), le 11ème du Sénégal 2008 a enregistré la participation d’une soixantaine de coureurs (dont une dizaine ont abandonné avant la fin) issus de onze équipes.

18/10/2008

Inquiètante ordonnance des Mourides de Touba

le calife somme les coiffeurs pour femmes de quitter Touba
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Le calife général des mourides a sommé les hommes tenant des salons de coiffure pour femmes dans la ville sénégalaise de Touba, centre de la confrérie, d'y cesser leur activité avant le 5 novembre, dans le but d'assainir les moeurs, a-t-on appris vendredi de source proche du califat.

Le calife général El-Hadji Bara Falilou Mbacké a ordonné, le 12 octobre, la fermeture des salons de coiffure pour femmes tenus par des hommes à Touba (à 200 km à l'est de Dakar) où repose le fondateur de la confrérie, a indiqué à l'AFP Modou Diop Diaobé, responsable d'une organisation locale veillant sur le respect des interdits dans la cité sainte du mouridisme.

La mesure vise aussi à interdire la pose d'ongles et de cils chez les femmes et le tatouage de la peau, selon M. Diop Diaobé.

Il a cependant précisé que les coiffeurs pour hommes et les coiffeuses pour femmes n'étaient pas visés par la mesure.

Selon des correspondants de presse locaux contactés vendredi par l'AFP, cette décision du calife a été prise parce que les autorités religieuses soupçonnent certains de ces salons de coiffure de favoriser "des réseaux de prostitution, d'homosexualité et de drogue".

Touba, deuxième agglomération du Sénégal comptant officiellement plus d'un million d'habitants, a été fondée à la fin du 19e siècle par le cheikh Ahmadou Bamba M'Backé, fondateur du mouridisme, décédé en 1927.

La ville - lieu d'un très grand pèlerinage annuel, le Magal - est placée sous l'autorité exclusive du calife général, premier responsable de la confrérie religieuse très influente dans le pays.

A Touba, fumer une cigarette, boire de l'alcool, s'adonner aux jeux de hasard ou pratiquer le football sont interdits, tout comme les activités politiques.

17/10/2008

3ème opérateur téléphonique au Sénégal

Sudatel toujours attendu      
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Sudatel avait annoncé janvier, puis mai pour lancer Expresso. Toujours rien. Les Sénégalais qui comptent sur une nouvelle baisse de tarifs, déjà parmi les plus bas d’Afrique, s’impatientent.

Le troisième opérateur de téléphonie du Sénégal se fait toujours désirer. Acquéreur de la deuxième licence globale pour 200 millions de dollars, en septembre 2007, face aux offres de Celtel, 105 millions de dollars, et Bintel, 152 millions de dollars, Sudatel avait jusqu’en janvier dernier pour être opérationnel, ainsi que l’avait précisé à l’époque Daniel Seck, le directeur général de l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp).

Neuf mois après, il n’en est rien. Une direction administrative est bien installée à la Rotonde, dans le quartier du Plateau de Dakar, des techniciens chinois sillonnent aussi le pays, avec force équipements, mais pour l’heure, Orange et Tigo sont les seuls présents sur le marché, un marché jugé prometteur. Selon l’ARTP, il y a encore une marge suffisante pour un opérateur global, parce que le taux de pénétration n’est que de 28% avec 3,3 millions d’abonnés dont 280 000 pour le fixe et 3 millions pour le mobile.

Technologie de dernière génération

Officiellement, Sudatel ne s’est pas encore expliqué sur ces reports successifs. La première échéance de janvier non tenue, l’opérateur avait annoncé le démarrage pour le mois de mai. Depuis, plus rien. Il a néanmoins annoncé que le montant de ses investissements sera de l’ordre de 350 milliards de FCFA, environ 740 millions de dollars. Le nom commercial est aussi connu. Il s’agit d’Expresso.

La Sonatel, championne africaine de bourse, va affronter pour la première fois une concurrence sur tous ses segments, la téléphonie fixe, le mobile, la transmission de données et l’accès à l’international. Elle se dit sereine bien que Sudatel, bénéficiant naturellement de l’avantage d’être le dernier à s’équiper, promet une technologie de dernière génération. Les Sénégalais, en revanche, qui bénéficient déjà le tarifs téléphiques parmi les plus bas d’Afrique, attendent avec impatience le nouvel opérateur, en espérant une nouvelle baisse des tarifs, à l’image de ce qui s’était passé avec l’arrivée du deuxième opérateur mobile.
Hance Guèye

Le français dans de sales draps au Sénégal

Le français dans de sales draps au Sénégal
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La langue française, les Sénégalais ne l’utilisent qu’accidentellement quand d’autres ne savent pas du tout la parler. Alors que s’ouvre le sommet de Québec, Abdoulaye est allé à leur rencontre.

C’est ce vendredi 17 octobre 2008 que s’ouvre à Québec le douzième sommet de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Une organisation dans laquelle d’illustres fils du Sénégal ont joué des rôles de premier plan : le premier président du Sénégal Léopold Sedar Senghor fait partie des pères fondateurs de l’organisation aux côtés des anciens présidents tunisien Habib Bourguiba et nigérien Hamani Diori, et son successeur à la tête de l’Etat sénégalais, de 1980 à 2000, Abdou Diouf, est aujourd’hui le secrétaire général de l’OIF. Mais, une grande majorité de sénégalais ne connaissent pas cette organisation et, la langue de Molière ils ne la parlent pas beaucoup.

M. Youm, pourtant libraire, n’est pas au courant de l’existence de l’Organisation Internationale de la Francophonie. Mais il affirme tout de même parler quotidiennement le français car c’est sa langue de travail. Selon lui : « on ne peut pas être libraire sans avoir une bonne base en français. » Tout en préférant garder l’anonymat, ce ressortissant syrien de 64 ans nous apprend qu’il n’entend pas parler de la francophonie car il ne suit pas les informations. Néanmoins il manifeste son attachement à la langue française en ces termes : « J’aime bien la langue de Molière, c’est une très belle langue, je ne parle que ça et le wolof [Ndlr : une des langues principales du Sénégal]. »

Si une bonne partie des Sénégalais ne connaissent pas la francophonie ou n’en entendent pas parler, d’autres par contre, plus au fait de l’actualité, la connaissent. C’est le cas d’El hadj Abdoulaye Guèye, commerçant, qui dit connaître l’organisation dirigée par le Président Abdou Diouf. Et, son amour pour le français M. Guèye l’explique par un devoir de reconnaissance envers « ceux qui nous ont civilisés et qui ont beaucoup contribué à l’abolition de l’esclavage ».

On ne peut pas parler de la francophonie sans parler du français à l’école. Et par rapport à la baisse souvent décriée du niveau de français des élèves, chacun y va de son explication. Si certains comme le libraire M. Youm et M. Diop, surveillant général dans un collège, évoquent essentiellement l’immixtion des médias et des Ntic dans le quotidien des Sénégalais, d’autres remettent d’abord en cause la qualité des enseignants. Selon Abdoulaye Guèye, ce sont d’abord les enseignants qui manquent de niveau.

16/10/2008

4.000 enfants meurent de la diarrhée

Mortalité infantile au Sénégal

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Les diarrhées coûtent la vie à environ 40 000 enfants par an
Le lavage des mains avec du savon peut réduire de moitié la mortalité due aux diarrhées, d’un quart la mortalité provoquée par les infections respiratoires et de deux tiers, la mortalité des enfants de moins de 5 ans en 2015. Le ministre de la Santé l’a rappelé hier, à l’occasion de la Journée mondiale de lavage des mains avec du savon.

Environ 40 000 enfants meurent de diarrhées par an au Sénégal. La révélation est du Docteur Safiétou Thiam, ministre de la Santé et de la Prévention médicale. Et pourtant, poursuit-elle, il est démontré que ces affections peuvent être prévenues en partie par le lavage des mains avec du savon.

Présidant la cérémonie de la première édition de la Journée mondiale de lavage des mains avec du savon, tenue à l’école élémentaire Point E 2, le Dr Safiétou Thiam a souligné que ce geste simple, à la portée de tous, peut réduire presque. De l’avis du ministre de la Santé, le lavage des mains avec du savon peut aussi réduire d’un quart la mortalité provoquée par les infections respiratoires, et de deux tiers, la mortalité des enfants de moins de 5 ans en 2015, contribuant ainsi à l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement.

En cette période où l’épidémie de choléra sévit dans la localité de Mbacké avec deux cas enregistrés par jour, les autorités sanitaires enclenchent une guerre farouche contre le vibrion cholérique. Ainsi, cette Journée mondiale de lavage des mains avec du savon, célébrée chaque 15 octobre par la communauté internationale, constitue un prétexte pour le ministre de la Santé de rappeler l’intérêt d’une bonne hygiène des mains. ‘Bien que les populations se lavent les mains, très peu le font avec du savon, surtout à des moments critiques comme au sortir des toilettes, après avoir nettoyé l’enfant ou avant toute manipulation d’aliments’, se désole le Dr Safiétou Thiam.

Dans le monde, 3,5 millions d’enfants de moins de 5 ans meurent de maladies diarrhéiques et de pneumonie. C’est pourquoi les Nations Unies ont consacré 2008 Année internationale de l’assainissement et choisi la Journée mondiale du lavage des mains comme temps fort. Dans ce combat, le ministre de la Santé en appelle à l’engagement du secteur privé et des organisations communautaires. Selon elle, cet engagement est indispensable pour en assurer le succès afin de contribuer de façon significative à la réduction de la mortalité due aux mauvaises pratiques d’hygiène.

Le corps enseignant de l’école Point E 2 a fait preuve d’imagination et de pédagogie en cette Journée mondiale de lavage des mains avec du savon. Les élèves, imprégnés du sujet, ont présenté une belle prestation qui démontre l’intérêt d’une bonne hygiène des mains. Le sketch et les chants que les élèves ont présentés, témoignent de la maîtrise du thème et de ses enjeux sur le plan sanitaire. Côté animation culturelle, la troupe de Thiaroye a assuré de fort belle manière. Cette cérémonie a vu la décoration des partenaires du secteur privé qui ont bien voulu accompagné la promotion du lavage des mains avec du savon.

Issa NIANG

15/10/2008

Miss Aminata Diop

Amina Diop ambassadrice du Sénégal


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La jeune Aminata Diop va représenter le Sénégal à la 25e édition de la finale internationale d’Elite Model look 2008. Cette rencontre qui se tiendra en Chine le 1er novembre prochain mettra en compétition 70 pays.
 

C’est au terme d’une soirée riche en images et en couleurs que la jeune Sénégalaise, Aminata Diop a été choisie pour représenter le Sénégal à 25e finale internationale d’Elite Model Look qui se tiendra en Chine le 1er novembre 2008. La deuxième finale nationale qui s’est tenue ce samedi à Dakar a enregistré la participation de 50 filles.

Âgées de 18 ans, la lauréate s’est distinguée de part son charme, son allure, son originalité et sa détermination sur le podium. C’est ainsi que la styliste Sénégalaise s’est dite ne pas être surprise par la nomination de cette dernière. Selon elle, « Aminata Diop croit en elle, en ce qu’elle fait et a la capacité de laisser son corps s’exprimé ».

Par rapport aux lauréates de l’année dernière, Awa Diaw et Khadidiatou Gueye, la nominée de cette présente édition compte, selon elle, apporter de la fraîcheur, du punch et s’exprimer sans parole, ni mot sur le podium. Aminata Diop ambitionne de devenir traductrice. Elle est présentement en formation au British. L’ambassadrice du Sénégal à la finale internationale d’Elite Model envisage d’associer étude et mode. Awa Diop aspire à une brillante carrière dans le mannequinat.

Selon l’organisatrice du concours, par ailleurs directrice de l’Agence Maiht, Sokhna Thiam « la participation du Sénégal au concours constitue un support de promotion supplémentaire qui vise à renforcer le prestige international du pays ». En outre, la lauréate a bénéficié de deux billets d’avion Dakar-Paris-Dakar. Et les quinze dernières finalistes auront un contrat avec l’Agence Elite.

Toujours égale à elle-même, la patronne de Shalimar Couture, Diouma Dieng a gratifié du public d’une prestation riche en couleurs. Après un défilé des filles qu’elle a habillé en tenue tradi-moderne, la styliste a tenu à faire son show qui a enflammé la salle.

Ce public a ainsi eu droit à trois passages des candidates. Des passages qui ont, en effet, magnifié les différentes tenues ou mode d’habillement qui ont cours au Sénégal. Du tradi-moderne, en tenue de ville. Le bazin au tissu perlé en passant par la soie, la viscose, entre autres, différentes sortes de tissu ont lessivé, dragué le plancher.

Cette soirée a été clôturée par une prestation de Youssou Ndour et son orchestre. Ils ont chauffé la salle à blanc. Les invités, membres du jury, bref tous ont trémoussé au rythme du mbalakh.

Coura Doumbouya

Alimentation au Sénégal

CRISE ALIMENTAIRE Le Sénégal épargné


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L’appel du 18 avril lancé par le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. En effet, tous les Sénégalais, toutes couches sociales confondues, se l’ont approprié.  Il s’agit de  la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance  (Goana), qui fait bonne recette actuellement. Une initiative qui, d’après le Directeur de l’agriculture, Samba Kanté, épargnera  le Sénégal d’une crise alimentaire.

Le Sénégal est loin de la liste rouge des pays affectés par la crise alimentaire. Du moins, si l’on en croit le  Directeur de l’agriculture, Samba Kanté. En effet, la Grande offensive agricole  pour la nourriture et l’abondance (Goana), a battu des records de productions. «Des  productions que nous n’avons jamais eues dans ce pays, de mémoire de paysan. Ce ne sont  pas des projections, mais la réalité», se glorifie-t-il. Tout ceci, pour montrer que le Sénégal est loin de la crise alimentaire qui affecte le monde. Car, cette année, la pluviométrie a été bonne, avec une mise à disposition, à temps, des semences et des  intrants agricoles.

Des propos confirmés par  le  représentant du Fonds alimentaire mondiale (Fao), M. Amadou Ouattara. Pour ce dernier, la campagne de cette année a été une exception dans les pays en voie de développement. Qui ont reçu  un million de dollars, soit 400 millions de F cfa  pour l’achat de semences. Des déclarations faites en prélude à la Journée mondiale de l’alimentation prévue vendredi prochain à  Kolda (sud du pays). Sur le thème : «Sécurité alimentaire mondiale : les défis du changement climatique et des bioénergies». Car, près de 900 personnes souffrent de sous-alimentation dans le monde. Et la plupart d’entre elles  vivent dans le monde rural. Où l’agriculture demeure la principale source de revenus et de survie. Cependant, les changements climatiques et la culture des biocarburants menacent d’accroître le nombre  d’affamés dans les prochaines années. D’ailleurs, certaines exploitations dans le monde sont condamnées  à disparaître. Du fait de l’aridité grandissante, de l’épuisement des eaux souterraines, de la salinisation et de la montée du niveau des mers. Mais  aussi, la culture des biocarburants a des incidences  sur  la sécurité alimentaire, de même que l’utilisation actuelle et future des terres.

 FATOU BINTOU K. NDIAYE

14/10/2008

La France continue à aider le Sénégal

La France maintient son Aide publique au développement au Sénégal

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La France "est décidée à accompagner le Sénégal dans ses difficultés dans le contexte actuel de crise financière mondiale", a assuré, mardi, l’ambassadeur de la France au Sénégal, Jean-Christophe Ruffin, ajoutant qu'une réduction de l’Aide publique au développement (APD) de la France à ce pays, n’est pas envisagée en 2008.

Qualifiant la coopération entre les deux pays d'"ancienne, très étendue et qualitative", M. Ruffin, qui animait une conférence de presse en sa résidence dans la capitale sénégalaise, a, par ailleurs, annoncé l’instauration d’un système d’attribution de longs visas ainsi que la création d'"Espace France" qui, a-t-il expliqué, "sera un établissement indépendant, issu de la fusion des deux Centres culturels français existant au Sénégal.

Au sujet de la crise financière mondiale et des déficits budgétaires signalés récemment au Sénégal, le diplomate français a déclaré que la France, à l’instar d’autres pays européens, a signé un accord pour l’appui budgétaire avec le Sénégal.

"Nous attendons le rapport qui va sortir du tableau de la situation économique et financière du Sénégal qui va être dessiné par le ministre sénégalais de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop et le Fonds monétaire international (FMI), afin de pouvoir apporter notre contribution au redressement de la situation", a-t-il dit.


Selon un rapport de la coopération française au Sénégal rendu public en marge de la conférence de presse, le Sénégal se situe parmi les premiers bénéficiaires de l'Aide publique au développement française pour la Zone de solidarité prioritaire et le premier pour l'ensemble de l'Afrique subsaharienne.

Wade pour 7 ans

Sénégal: Le mandat du président de la République porté à sept ans

wade


Politique - Le congrès de l'Assemblée nationale et du Sénat du Sénégal, réuni lundi après-midi, a adopté les modifications constitutionnelles portant la durée du prochain mandat présidentiel à 7 ans, au lieu de 5 actuellement, et celle du mandat des présidents des deux institutions parlementaires de 5 ans à 1 an.

Le projet de modification de la durée du mandat du président de l'Assemblée nationale a été soumis au vote du Parlement par le député Saada Ndiaye du Parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir), plusieurs semaines après qu'une bonne frange des députés de ce parti majoritaire a réclamé la démission de l'actuel président de l'Assemblée, Maky Sall, tombé en disgrâce avec le chef de l'Etat et secrétaire général du PDS, Me Abdoulaye Wade.

L'entraineur du Sénégal dehors!

Limogeage du sélectionneur de l'équipe sénégalaise de football

ndyaye

      
L'entraîneur de l'équipe  nationale sénégalaise de football, Lamine Ndiaye, a été limogé  lundi, au lendemain d'une rencontre avec la Gambie en  éliminatoires combinées CAN-Mondial 2010, qui s'est soldée par un  nul (1-1).

     Avec le résultat du matche de dimanche, l'équipe sénégalaise a  dû quitter les éliminatoires de la CAN-Mondial 2010.

     Le Comité national de Normalisation (CNF), mis sur pied il y a  quelques mois pour gérer le football après la dissolution de la  Fédération, a pris cette décision et a choisi le directeur  technique du football, Amsata Fall, pour succéder provisoirement à Lamine Ndiaye.

     Lamine Ndiaye, le huitième sélectionneur du Sénégal, depuis  2000, a été porté à la tête de la sélection sénégalaise en février dernier.  

     Dans le même groupe que l'Algérie, le Libéria et la Gambie, le  Sénégal a eu 2 victoires, 4 nuls et 1 défaite, ce qui les prive de tickets pour l'Angola (CAN) et l'Afrique du Sud (Mondial).

13/10/2008

Rentrée scolaire à l'eau

Pas de rentrée dans des écoles inondées depuis août près de Dakar

eleves

Plusieurs écoles élémentaires de la banlieue de Dakar, inondées depuis août, n'ont pu ouvrir leurs portes, lundi matin, pour la rentrée des classes que les autorités sénégalaises avait déjà repoussée d'une semaine dans le but d'assainir les lieux, a constaté l'AFP.

Initialement prévue le 6 octobre, la rentrée avait été retardée à lundi, des établissements restant inondés depuis les très fortes pluies d'août et de début septembre qui ont affecté essentiellement la périphérie de la capitale.

Le quotidien gouvernemental Le Soleil annonçait lundi en titre: "14 établissements scolaires toujours sous les eaux". Le journal assurait néanmoins que l'action des pompiers avait "permis la libération de 23 écoles dans la région de Dakar".

"Chaque année, nous perdons trois à quatre mois de cours, parce que nous sommes régulièrement inondés. Nous commençons en général les cours en février", a déploré Amadou Konté, enseignant de l'école élémentaire Sam Sam 3, interrogé par l'AFP dans le quartier populaire de Diamaguène Sicap Mbao.

Les locaux et la cour de cet établissement public, ainsi que l'école privée voisine, étaient toujours envahis par des eaux verdâtres.

Les inondations de l'hivernage (saison des pluies) ont fait officiellement plus de 266.000 sinistrés dans la banlieue de la capitale.

Le ministre de l'Education en charge de l'enseignement élémentaire, Kalidou Diallo, avait officiellement ouvert la semaine dernière, en banlieue de Dakar, la 8e édition de la semaine propre dans les écoles. Ce programme prévoit notamment l'évacuation des eaux et la désinfection des établissements inondés.

 

12/10/2008

Le Sénégal éliminé dans la violence

Le Sénégal éliminé de la CAN/Mondial, des supporters se livrent à des actes de vandalisme  
 foot
  
Des supporters sénégalais  mécontents du match nul (1-1) entre le Sénégal et la Gambie, joué  samedi à Dakar, ont brûlé des pneus et lancé des pierres sur le  bâtiment de la Fédération sénégalaise de football (FSF). 
     Avec le résultat de samedi, le Sénégal a quitté les  éliminatoires combinés de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) et  du Mondial 2010. 
     Les forces de l'ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes  pour les disperser.  
     Selon plusieurs témoignages recueillis par l'Agence de presse  sénégalaise et confirmés par des journalistes de Walftv (privée),  les vitres du bâtiment de la FSF, construit avec l'assistance de  la FIFA, ont volé en éclats devant les jets de pierres des  manifestants. Ceux-ci sont ensuite entrés à l'intérieur pour en  ressortir avec des papiers sous le bras qu'ils ont déchirés séance tenante. 
     Pendant ce temps, une heure après la rencontre, les deux  équipes, leur staff et les officiels étaient restés dans les  vestiaires, de même que quelques spectateurs squattaient encore  les tribunes, le temps que les forces de l'ordre déployées à la  sortie du stade ramènent le calme et portent secours à des  spectateurs évanouis ou blessés par les projectiles.  
     Beaucoup de personnes ont fui les violences en se cachant le  visage devant la fumée noire qui se propageait.

11/10/2008

Electricité en danger au Sénégal

Sénégal : la SENELEC donne sa raison aux délestages à Dakar 
senelec

Le directeur général de la  Société nationale d'électricité du Sénégal (SENELEC), Latsoukabé  Fall, a imputé vendredi les délestages intempestifs à des  difficultés financières combinées à un déficit de production,  suite aux violentes manifestations jeudi dans la capitale  sénégalaise. 

     "Aujourd'hui la situation de SENELEC s'est considérablement  dégradée et la société traverse une crise sans précédent depuis  trois ans", a affirmé M. Fall lors d'une conférence de presse à  Dakar. 

     S'exprimant au lendemain des violentes manifestations contre  les délestages à Dakar et ses banlieues, M. Fall a révélé que  chaque jour, la SENELEC a besoin de 15.000 tonnes de fuel lourd  pour fairefonctionner ses centrales thermiques. 

     "Nous avons besoin de 18 milliards de francs CFA par mois pour  couvrir l'ensemble de nos approvisionnements en combustible",  a-t-il dit, soutenant que les recouvrements des factures des  consommateurs ne permettaient pas de couvrir les besoins de la  société. 

     Selon lui, la crise financière de la SENELEC est "imputable à  l'inadéquation du tarif de l'électricité pratiqué par la société,  les charges d'exploitation d'une part et d'autre part, la flambée  des prix du baril du pétrole". 

     M. Fall a déclaré que les pertes cumulées au cours des trois  dernières années sont estimées à 44,5 milliards de francs CFA. 

     "L'Etat du Sénégal doit 63 milliards de francs CFA à la SENELEC en guise de compensation pour le tarif régulé de l'électricité",  a-t-il ajouté. 

     Selon M. Fall, la hausse de 17% appliquée en début août sur le  prix de l'électricité ne permettra pas à la société de couvrir ses besoins en combustibles. 

     Des agences de la SENELEC ont été saccagées jeudi au cours de  plusieurs manifestations spontanées contre les délestages  d'électricité.
 

Tour du Sénégal: Dakar-Mbour

CYCLISME-TOUR DU SENEGAL (2E ETAPE -DAKAR-MBOUR : 82,5 KM)

tour velo


Après les premiers coups de pédales donnés à Ziguinchor, le peloton du tour du Sénégal attaque ce samedi la deuxième étape. Les Lions du vélo qui ont fait bonne figure lors de la 1ère étape, seront au complet lors la deuxième disputée sur une distance de 82,5km entre Dakar et Mbour.

Entre Camerounais qui ont donné le tempo sur les routes de Ziguinchor, le retour des Français, les coureurs du Burkina ou encore du Team Sénégalais fort désormais de son équipe A, de la sélection régionale de Thiès et de son équipe B, la bataille pour l’attribution du 1er maillot jaune s’annonce âpre sur cette distance.

Après l’étape Ziguinchor ou le Camerounais Tékou Damien a survolé les débats et la pause observée hier, le peloton de la 11ème édition reprend ses droits ce samedi pour la deuxième étape disputée entre Dakar et la ville de Mbour. Le départ de la course sera donné devant les grilles du palais de la République du Sénégal.

Cette étape constitue le véritable révélateur pour les 11 équipes qui sont attendues sur la ligne.

Si l’on considérait que le retard accusé par certaines équipes pour rejoindre la ville de Ziguinchor et la fatigue générée par le long périple à Ziguinchor avait conduit le commissaire de la course à ne pas homologuer le classement général de l’étape.

Le premier maillot jaune de leader du classement général sera donc connu à l’issue de cette deuxième étape longue de 82, 5 Km. Dans cette épreuve, les Camerounais qui ont laissé à Ziguinchor un message au reste du peloton seront encore en première ligne pour jouer les premiers rôles. Il sera conduit par son champion Tékou Damien qui a remporté son deuxième victoire après celui de Fatick mais aussi de Joseph Sanda et Téguimaha autres habitués de la grande boucle sénégalaise.

Foot: Sénégal-Gambie


 Ce samedi: Sénégal-Gambie   

stade

Le Sénégal joue son avenir dans les éliminatoires de la Can et du Mondial 2010. Les Lions vont affronter cet après-midi les Scorpions de la Gambie dans une rencontre à gagner impérativement au risque de rester à quai. Un match-couperet lourd d’enjeux, parce qu’intervenant dans un contexte…de peur, marqué par la situation du football sénégalais plongé en plein doute. D’où les ingrédients réunis d’une ambiance électrique cet après-midi à «Senghor».

Par Hyacinthe DIANDY

Balle de match ! L’expression colle bien à la «petite balle jaune». Il est vrai qu’on n’est pas dans un court de Tennis. Mais l’importance de ce Sénégal-Gambie est lourd d’enjeux, parce que devant décider de l’avenir des Lions dans ces éliminatoires de la Can et du Mondial 2010. Des Lions qui sont dans l’obligation de gagner pour pouvoir poursuivre leur aventure sur le chemin qui mène en Angola et en Afrique du Sud en 2010. Sachant que même un nul élimine les coéquipiers de El Hadji Diouf.


On devine du coup la délicatesse de la mission des hommes de Lamine Ndiaye, qui sont au «service» et qui ont entre leurs godasses la balle de match. Une balle qu’il faudra mettre dans les buts. Qu’il faudra cadrer et recadrer mieux que l’adversaire, en exploitant tous les atouts d’une Equipe sénégalaise, qui, il faut le dire, n’est pas au mieux de sa forme. La gifle de Blida est encore fraîche dans les mémoires.


C’est donc dans un contexte particulier et chargé d’incertitudes qu’intervient ce match-couperet, ce match de la peur pour Lamine Ndiaye et ses hommes qui ont dû mesurer les conséquences incalculables d’une élimination de la Can et du Mondial 2010.


D’ailleurs, les joueurs et surtout les cadres sont conscients de l’enjeu de ce match. Les Salif Diao, El Hadji Diouf, Tony Sylva, Henri Camara, Khalilou Fadiga et autres, savent qu’ils jouent leur avenir cet après-midi face aux Scorpions. Et le sélectionneur national, comme pour leur donner une dernière chance, a rappelé la vieille garde, les «historiques» de 2002.

L’AVENIR INTERNATIONAL DES CADRES EN JEU
Ce qui constitue un risque pour une Equipe sénégalaise en plein doute, incapable de produire du jeu et qui mise sur un réalisme froid pour négocier ses matches. Un risque pour une Equipe sénégalaise, tenaillée par des carences défensives et qui peine à boucler 90 minutes. Un risque pour une équipe des Lions qui peine à rendre efficace son attaque, composée par un duo Diouf-Henri, en panne d’inspiration, parce que n’arrivant toujours pas à s’imposer en club.


D’ailleurs, le rappel de Fadiga, sur qui repose beaucoup d’espoir, prouve l’étroitesse de la marge de manœuvre de Lamine Ndiaye, obligé de faire appel à un «papy», qui évolue dans un championnat belge, loin d’être une référence, et qui, avec ses 34 ans, est loin de son niveau de…2002. Là où des joueurs, comme Mamadou Niang (Marseille), Souleymane Diawara (Bordeaux) et Demba Bâ (Hoffenheim) sont en pleine bourre au niveau de leurs clubs. Mais comme il a tenu à le souligner, le coach des Lions dit avoir assumé ses choix et compte en tirer toutes les conséquences.


Il devra, cependant, asseoir une stratégie gagnante. Une stratégie autre que celle de Blida, autre que celle de Monrovia. Car en face, il aura de jeunes Gambiens, motivés, qui n’ont rien à perdre et qui sont conscients qu’ils peuvent entrer dans l’histoire du football de leur pays, en s’ouvrant, pour la première, fois les portes d’une Coupe d’Afrique des Nations. Et pourquoi pas, demain, d’une Coupe du Monde ? Suffisant comme motivation pour ces jeunes loups. Mais en face aussi, il y aura des «papy» qui ne voudraient pas laisser échapper une dernière participation africaine ou mondiale. Au risque de dire adieu à la Tanière. Que d’enjeux pour une balle de match ! Pourvu que la «petite balle jaune» passe au-dessus du filet sénégalais.   

Banqueroute au Sénégal

Sénégal: "signes d'une banqueroute de l'Etat"

wade

DAKAR - Des "signes d'une banqueroute de l'Etat" sont perceptibles au Sénégal, avec notamment d'importantes dettes publiques au secteur privé et des "difficultés de paiement dans certains secteurs de l'administration", a affirmé vendredi la Raddho, une ONG basée à Dakar.

"Les signes d'une banqueroute de l'État qui se manifestent avec les difficultés de paiement des dettes des entreprises privées et des salaires dans certains secteurs de l'administration constituent les menaces les plus sérieuses qui pèsent sur les droits économiques, sociaux et culturels des populations", écrit l'ONG dans un communiqué transmis à l'AFP.

La Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (Raddho) souligne que "la crise chronique du secteur de l'énergie (...) est en passe de devenir un véritable détonateur et révélateur d'un malaise social profond et généralisé".

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté leur mécontentement jeudi, dans plusieurs quartiers de la capitale, pour protester contre les très nombreuses coupures d'électricité.

Vendredi, le directeur général de la Société nationale d'électricité (Senelec) du Sénégal a admis que la compagnie "n'avait pas les revenus qu'il faut pour fonctionner correctement".

Fin septembre, le Fonds monétaire international (FMI) s'était inquiété de "dérapages budgétaires sérieux" avec notamment un "stock important d'impayés accumulés depuis quelques années vis-à-vis du secteur privé".

Mi-mai, le FMI avait qualifié la situation budgétaire du Sénégal de "très difficile", avec notamment des factures impayées au secteur privé tournant autour de 150 milliards de FCFA (228,66 millions d'euros), ce qui représente plus de 10% du budget de l'Etat.

 

10/10/2008

Grogne dans l'enseignement

l’allocation de soutien scolaire passe mal chez les enseignants

enseignement

Le gouvernement du Senegal a annoncé le remplacement de l’Indemnité de recherche documentaire (Ird), destinée aux enseignants de l’école élémentaire, par une allocation de soutien scolaire. Cependant cela ne change pas le fond du problème : la somme de cette allocation de soutien scolaire est encore trop faible selon les enseignants.

L’Ird remplacée par l’allocation de soutien scolaire

Le ministre de l’Education au Senegal, Kalidou Diallo, s’est montré catégorique : « c’est à prendre ou à laisser ». L’allocation de soutien scolaire attribuée aux enseignants de l’école élémentaire, dont la somme était initialement fixée à 100 000 francs Cfa (150 euros) par personne est passée à 120 000 (183 euros), ce qui représentera 6,5 milliards de francs Cfa (environ 10 000 euros) dans le budget 2009. Contrairement à l’Ird, l’allocation de soutien scolaire ne sera pas versée annuellement mais répartie en deux fois : une première moitié en juin, l’autre en octobre.

Une allocation de soutien scolaire sur fond de crise économique

D’après Innocence Ntap Ndiaye, ministre de la Fonction publique, de l’Emploi, du Travail et des Organisations professionnelles, cette proposition d’allocation de soutien scolaire intervient dans un contexte économique difficile pour le Senegal. Il s’agirait là d’un effort remarquable de la part du gouvernement pour venir en aide au personnel de l’école élémentaire. Le climat économique du Senegal étant actuellement peu propice à quelconque politique de dépenses publiques.

L’OIS refuse l’allocation de soutien scolaire

Les syndicats d’enseignants de l’école élémentaire ont signalé vouloir demander l’avis de la base avant de donner leur réponse au gouvernement. L’Intersyndicale des enseignants a fait savoir qu’elle désirait se concerter avant de négocier. En revanche, l’Organisation des Instituteurs du Senegal (OIS), a déclaré qu’elle refusait le projet d’allocation de soutien scolaire, la jugeant à côté de la réalité : « Nous ne sommes pas des sinistrés qui demandent une aide. Nous sommes des travailleurs qui réclament une indemnité. Cette proposition témoigne d’un mépris du gouvernement à l’endroit des enseignants » a affirmé Youssou Touré, secrétaire générale de l’OIS.