30/11/2008

Hausse du prix de l'arachide

Arachide au Sénégal: une hausse des prix au goût amer
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Le prix officiel de l'arachide, produit dont dépend la majorité des paysans sénégalais, va passer de 150 à 165 francs CFA cette année au Sénégal, ont annoncé samedi les autorités. Mais cette hausse de 10% ne fait pas l’unanimité, surtout du côté du monde paysan qui s’estime encore une fois lésé.
165 francs CFA. C’est désormais le prix de vente officiel du kilogramme d’arachide. Un prix en augmentation de 10% par rapport aux trois années précédentes, mais qui laisse un goût amer, les producteurs le jugeant très en deçà de leurs attentes. « C’est décourageant de ne pas avoir un prix rémunérateur alors que nos coûts de production et les prix des denrées de première nécessité ont augmenté », a déclaré El Hadji Ibrahima Niass, le représentant des pays producteurs au sein du CNIA, le Comité national interprofessionnel de l’arachide.
Joint par RFI à Kaolack au cœur du bassin arachidier, Sidy Bâ du CCPA, le Cadre de concertation des producteurs d’arachide, s’est dit lui aussi déçu. « On va encore s’enfoncer dans la misère. Avant, il fallait vendre 2 kilos d’arachide pour acheter 5 kilos de riz. Maintenant, c’est 2 kilos d’arachide pour 500 grammes », a-t-il déploré.
Malgré la politique de relance initiée par le gouvernement sénégalais, la filière connaît toujours de grandes difficultés. Les sols se sont appauvris, les semences sont de mauvaise qualité, et les circuits de distribution mal organisés. Or, selon des chercheurs, six familles rurales sur dix dépendent de cette culture.

Lamantins en danger sur le fleuve Sénégal

Sénégal: des lamantins menacés à cause d'un pont sur le fleuve Sénégal
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Des lamantins, un mammifère aquatique sur la liste des espèces menacées, sont en danger sur le fleuve Sénégal, près de la Mauritanie, à cause notamment d'un pont dont les grillages ont piégé plusieurs d'entre eux, a-t-on appris samedi auprès de défenseurs de l'environnement.
"Une vingtaine de lamantins sont retenus prisonniers dans les grillages d'un pont construit sur un cours d'eau à Matam (ville située à près de 700 km au nord de Dakar). Un lamantin en est mort, a déclaré à l'AFP Haidar el Ali, responsable d'une association locale de défense de l'environnement.
"La construction de ce pont (mis en service cet été) leur a coupé le chemin de migration sur le fleuve Sénégal. Les lamantins ne peuvent pas passer sous le pont à cause des grilles" dont le but initial était d'empêcher le passage des bois et branchages notamment, a précisé M. Haidar el Ali.
Une centaine de lamantins, des mammifères herbivores vivant notamment dans les fleuves d'Afrique, ont été recensés ces dernières années au Sénégal, selon l'écologiste sénégalais. Cet animal est inscrit sur la liste rouge des espèces menacées de disparition.
Pour le chef du service des Eaux et forêts de Matam, Hamath Thiam, interrogé samedi par l'AFP, les problèmes des lamantins sur cette partie du fleuve Sénégal sont dus au pont qui y a été construit, près de la frontière mauritanienne.
"Nous avons demandé au constructeur de faire en sorte que les grillages du pont puissent être soulevés pour permettre le passage des lamantins", a dit ce responsable local des eaux et forêts, joint au téléphone par l'AFP à Matam.
"La quantité d'eau est encore importante et c'est difficile de les (les lamantins) pêcher pour les remettre" dans le grand fleuve où les animaux seraient hors de danger, a-t-il ajouté.
Avec le concours des populations, les services des eaux et forêts procèdent souvent à des sauvetages de lamantins, en les transportant sur des camions, après les avoir pêchés, pour les remettre dans le grand fleuve.

29/11/2008

Tajabone (Ismaël Lô)

Petit photoclip d'images du Sénégal sur la chanson "Tajabone" de Ismaël Lô

Aide à l'enfance Sénégalaise

Le Sénégal reçoit une aide de 2, 6 millions de dollars pour l'enfance en difficulté
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Le Japon et les Nations Unies  ont accordé un financement d'un montant total de 2.589.763 dollars au projet intitulé "Programme conjoint de l'OIT et de l'Unicef  pour l'amélioration de la situation des enfants en risque au  Sénégal", a-t-on appris vendredi de source officielle.
     Le projet a notamment pour but de promouvoir aussi bien la  protection des enfants contre les pires formes de travail que de  renforcer la capacité des enfants de la région de Thiès, indique  l'Agence de presse sénégalaise.
     La croissance rapide de la population avec des disparités  régionales, la pauvreté étendue et l'insuffisance des services  sociaux de base ont entraîné la propagation du travail des enfants au Sénégal.
     D'après une étude réalisée en 2005 au Sénégal, 36,7% des  enfants de 5 à 17 ans sont forcés de travailler par les  circonstances, et certains d'entre eux sont obligés de s'adonner à la mendicité, à la prostitution et aux activités illicites

Polyculture dans la vallée du fleuve Sénégal

VALLÉE DU FLEUVE SENEGAL : Un programme de 7 milliards pour impulser la polyculture
fleuve

L’aménagement de 2.500 ha d’un coût de près de 7 milliards de Fcfa, à l’effet de donner un coup de fouet à la polyculture, est en cours de réalisation dans la vallée fleuve du Sénégal, plus précisément dans l’axe Gorom-Lamsar-Krankaye.
Un important programme d’aménagement de 2.500 ha et d’un coût de prés de 7 milliards de Fcfa en vue d’impulser la polyculture, un virage vers les cultures d’exportation, et d’assurer une meilleure desserte en eau de l’immense étendue de terres gagnées par le "Diéry" est en cours d’exécution dans la vallée du fleuve Sénégal.
En plus d’augmenter le volant de terres irrigables, ce programme va régler aussi la lancinante question de l’approvisionnement en eau potable de la zone. Une visite de terrain a réuni les principaux partenaires du projet et la presse pour constater de visu l’état d’avancement des travaux qui se présentent comme un excellent coup de pouce à la Goana et à l’exportation de produits destinés à l’exportation.
Les travaux, qui ont démarré depuis deux mois, sont confiés à une société française, alors que la Société d’aménagement et d’exploitation des terres du delta et de la Falémé (Saed) en est le maître d’ouvrage dans le cadre d’un contrat annuel de gestion signé avec l’Omvs. Le programme, réalisé pour le compte du Programme de développement des marchés agricoles et agroalimentaires du Sénégal (Pdmas), a pour objectifs spécifiques, l’amélioration de la compétitivité des produits horticoles et d’élevage par une politique de promotion de la qualité et des conditions de mise en marché.
La zone du projet est localisée dans la Communauté rurale de Ross Béthio, dans sa partie non-arrosée par le fleuve (Diéry) où l’eau constituait jusqu’ici le principal obstacle pour le développement de toute culture malgré les vastes terres inexploitées. Car, étant soumises à l’érosion et privées de rentrée d’eau depuis les défluents et canaux naturels.
’’A terme, l’objectif est d’arriver à un débit de 65 m3 pour le développement de l’irrigation privée’’, a déclaré M. Mamoudou Dème, le directeur général de la Saed, au cours de cette tournée, en présence des principaux bailleurs dont la Banque mondiale ". Il s’est réjoui du fait que la réalisation de cette première partie des travaux va imprimer un débit de 32m/s aux exploitations qui se verront dans la possibilité de couvrir une très grande partie de leurs besoins en eau d’irrigation et de consommation.
’’L’Etat va sécuriser la disponibilité de l’eau par la réalisation de ces infrastructures qui ne peuvent être confiées qu’à de grandes entreprises après appel d’offres international’’, a dit M. Dème, rappelant les différents travaux en cours dont le calibrage et l’endiguement du Gorom aval, la réalisation du nouveau canal du Krankaye, d’une longueur de 8 km et la réalisation de pistes.
Les aménagements vont bénéficier principalement aux exploitants privés, a déclaré M. Dème, signalant que les exploitations familiales, les Pme et les firmes agro-industrielles constituent les cibles principales. A terme, les travaux réalisés par Eiffage mettront en eau 8.000 ha de terres qui sont jusque -là inexploitées.
Pour les exploitations familiales, une subvention de 50 pour cent leur sera accordée, aux Pme 20 pour cent et aucune subvention n’est prévue pour les grandes entreprises, selon le directeur général de la Saed, insistant sur les retombées attendues pour une augmentation des cultures maraîchères destinées à l’exportation.
Les travaux, qui vont s’étendre jusqu’au 6 octobre prochain, ont été répartis en trois lots, explique M. Aliou Touré, responsable du projet, énumérant ceux de Génie civil, des ouvrages et de terrassement sur l’adducteur principal, la rivière Lampsar, ainsi que la pose de conduites sur 2.500 ha.

 

Construction d'avions au Sénégal

LA SENEGALAISE DE GROS PORTEURS EN 2009 Ousmane Ngom annonce ses «Tgp»
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Après les «Très grands projets» de Wade annoncés dans une banlieue qui tarde à étreindre le plus petit projet de l’Alternance, c’est au tour du ministre d’Etat, ministre des Mines, Me Ousmane Ngom, d’annoncer les siens. Au rythme d’une foire endiablée, Me Alioune Ousmane Ngom annonce urbi et orbi que le Sénégal sera bientôt doté d’une usine de fabrication d’avions. Avec une usine de construction de gros porteurs qui verra le jour à Diamniadio en 2009.
Le ministre d’Etat, ministre des Mines, de l’Industrie et des Pme a visité, hier, les stands de son département à la 18è Fidak. Très en verve et visiblement séduit, au propre comme au figuré, par les réalisations des structures relevant de son département, le ministre d’Etat a tenu à faire face à la presse. Et c’est pour annoncer ses « Très grands projets » (Tgp) qui ont pour noms : la création en 2009, d’une usine de fabrication de gros porteurs. Cette usine, révèle, Ousmane Ngom, «va s’appeler La Sénégalaise de gros porteurs et sera implantée, dès 2009 à Diamniadio». Mieux, annonce Me Alioune Ousmane Ngom, après la fabrique des gros porteurs, le Sénégal sera doté d’une grande usine de fabrication d’avions. «Dans les pays du nord, on a pu bâtir un tissu de développement des Pme, nous allons, au Sénégal, développer un tissu dense des Pme. Nous continuerons à travailler pour une plus grande visibilité du ministère des Mines, de l’Industrie et des Pme. Je confirme que le Sénégal a un potentiel extrêmement important de ressources», a notamment dit le ministre d’Etat, annonçant l’inauguration, dans les tout prochains jours d’une fabrication d’automobiles à Thiès par le Président de la République. Dans la foulée, le ministre d’Etat annonce l’extraction du premier lingot d’or de Sabadola pour janvier 2009. L’ouverture d’une usine en décembre prochain à Sabadola va consacrer l’extraction du premier lingot d’or dès le mois suivant, rassure le ministre d’Etat. «Après cette usine, nous allons appuyer sur le bouton et d’autres projets vont suivre», a encore promis Me Ngom. Sur les phosphates de Matam, le ministre révèle que son ambition est de hisser le Sénégal dans le «Top 10» des pays producteurs de phosphates dans quelques années. Dans ce chapitre, Me Alioune Ousmane Ngom souligne qu’avec les phosphates de Matam, le Sénégal aura une usine qui pourra produire 41 500 000 t de phosphaptes. En attendant, promet le ministre d’Etat, la mine va produire, dès avril de l’année 2009, des phosphates granulées.
JEAN-PIERRE MANE

28/11/2008

Le rallye Transafricaine arrive au Sénégal

Au revoir Mauritanie, bonjour Sénégal
TransAfricaine : Etape 13 - Idini – Richard Tool
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Une piste de sable qui serpente entre les acacias sauvages, une bande ocre qui fend la verdure sahélienne : la dernière étape mauritanienne de cette TransAfricaine Classic 2008 aura été tout en pilotage et en navigation.
Près de 200 kilomètres excessivement techniques avant de rejoindre Rosso et son légendaire bac pour traverser le fleuve et poser les roues sur le sol sénégalais, les équipages ont surtout veillé à ne pas mettre en péril le classement acquis au terme de treize jours de rallye.
En quittant la Mauritanie pour rallier, sur l'autre rive du fleuve Sénégal, le bivouac de Richard Tool, au cœur des champs de cannes à sucre, chacun se retourne avec émotion sur trois étapes magnifiques franchies avec succès dans des paysages à couper le souffle et qui resteront comme autant de souvenirs impérissables…
Prix Total, au féminin
Après deux étapes passées à aider tout le monde sur la piste et, notamment, à dépanner le Pickup Mitsubishi L200 de Ghislain Brule et de Laurent Flament, Florence Dehaine, Eva Jaerling et Patrick Juillet se sont vu offrir le prix TOTAL sous la forme d'un chèque carburant de 250 euros afin de pouvoir faire le plein de convivialité grâce à notre partenaire.
Visite ministérielle
Bamba Ould Ramane, le ministre mauritanien du Commerce, de l'Artisanat et du Tourisme a effectué le déplacement jusqu'à Rosso pour saluer la caravane de la TransAfricaine Classic 2008.
Il a profité de l'occasion pour remercier Patrick Zaniroli et toute son équipe d'avoir fait confiance aux autorités mauritaniennes et a répété que son pays était plus ouvert que jamais aux événements sportifs ainsi qu'au tourisme…
La Mauritanie ? Un succès !
Premier rallye-raid à traverser la Mauritanie depuis l'annulation malheureuse du dernier Dakar, la TransAfricaine Classic 2008 a apporté la preuve que la Mauritanie restait un pays fréquentable. Grâce à une collaboration totale avec le Ministère des Affaires Etrangères français et l'Ambassade de France à Nouakchott, mais aussi grâce au soutien inconditionnel des autorités mauritaniennes, le plus grand rallye-raid de régularité africain a démontré qu'il était encore possible de tracer, en toute sécurité, de belles étapes, dans ce pays de sable et de dunes…
Priorité de droite ?
Michael Papageorgiou et Stavros Stavrinou (Land -Rover) ont été désagréablement surpris de voir le Toyota n°258 de Ribes Roïg et Lutescu Macalau leur rentrer dans la portière avant droite lors d'un dépassement un petit peu trop serré. Il est vrai que , comme l'ensemble des équipages inscrits, nos amis chypriotes étaient venus disputer un rallye de régularité et non une manche de stock-car !
Michel Blanc : câble d'embrayage
Toujours en solitaire depuis le départ de Paris, Michel Blanc poursuit, sans faire de cinéma, son petit bonhomme de chemin au volant de son Buggy-quad Ginomoto. Ce matin pourtant, l'épisode du jour a bien failli tourner au mauvais sketch. Après avoir réparé son bras de suspension arrière au bivouac d'Idini, il s'arrêta sur la piste avec un câble d'embrayage sectionné. Mais une petite heure plus tard, il reprenait sa route comme si de rien n'était.
De la bouteille, Lartigue ?
Pierre Lartigue s'est rappelé au bon souvenir des commissaires chargés du départ en attendant la fin du compte à rebours pour effectuer… une marche arrière, comme il l'avait déjà fait à plusieurs reprises, par le passé, au volant de sa Citroën ZX rallye-raid, sur le Dakar. En revanche le recordman de victoires en rallye tout-terrain africain (34 victoires au total), sans doute trop absorbé par le pilotage de sa ‘deuche' et par une crevaison en remontant sur le goudron, a oublié de boire et de s'alimenter convenablement. Un oubli coupable qui l'obligea à passer par la tente médical en fin d'après-midi au bivouac de Richard Tool.
Slalom spécial pour les 2CV
C'est le peloton de la 2CV-Mehari Cup qui a ouvert la piste sur cette 13e étape de la TransAfricaine Classic. À la recherche d'un terrain plus porteur, nombre des ‘deuches' firent l'essentiel de l'étape en hors-piste en slalomant entre les acacias sauvages dans la végétation sahélienne.
Championnat du Sénégal.
Les deux dernières étapes de cette TransAfricaine Classic, serviront de tracé à une manche du Championnat du Sénégal de rallye. Six voitures ont donc rejoint la caravane de la TAC 2008, ici à Richard Tool. Inscrits en vitesse, ils ouvriront la piste jusqu'à Lompoul et puis, jusqu'à Dakar…
Déclarations
Jean-François Demay (Fra/Mercedes Benz) : « On continue à refroidir nos amortisseurs à l'eau fraîche. Et, au bout de treize étapes, nous commençons enfin à comprendre quelque chose au jeu de la régularité… »
Eric Olivier (Bel/Pinzgauer) : « Je ne comprends pas comment on prend autant de pénalités en nous défonçant autant sur la piste. Il est vrai qu'avec un ' Pinz', ce n'est pas toujours facile de suivre le rythme. C'est une bataille de tous les instants, mais un grand plaisir également… »
Sylvain Mautret (Fra/Nissan Patrol GR) : « Tous les jours nous grappillons quelques points sur nos adversaires les plus proches. Mais jusqu'au bout, tout reste possible. Le jeu de pistes au Sénégal a souvent été déterminant. Il faudra donc rester bien concentré jusqu'au bout si nous voulons remporter cette catégorie ‘Classic'. »

© CAPSIS International

27/11/2008

Situation préoccupante à la frontière Sénégalaise

Pourquoi le Sénégal est-il toujours préoccupé par la situation en Guinée-Bissau?

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Les attaques à l'arme lourde  perpétrées par les mutins, dans la nuit de samedi à dimanche (22  et 23 novembre) contre la résidence du président Joao Bernardo  Nino Vieira de la Guinée-Bissau, pays voisin du Sénégal,  préoccupent autant les autorités guinéennes que sénégalaises.
     Le président sénégalais Abdoulaye Wade a déclaré dimanche à  Radio France Internationale avoir reçu dans la nuit un coup de  téléphone de son homologue bissau-guinéen, faisant état de tirs de soldats sur sa résidence.
     "J'ai eu le président Vieira au téléphone, qui m'a dit que sept mutins ont été arrêtés et d'autres se sont sauvés", a-t-il affirmé, révélant qu'une enquête était ouverte à Bissau et que le président Vieira ne savait pas "qui est à l'origine de cette tentative". 
     Abdoulaye Wade a aussi déclaré avoir invité les militaires  bissau-guinéens à regagner leurs casernes. 

     Pourquoi le Sénégal accorde-t-il tant d'intérêt à la  situation qui prévaut en Guinée-Bissau?     

     "Dakar suit avec beaucoup d'intérêt l'évolution de la  situation en Guinée-Bissau parce que la sécurité à l'intérieur des pays dépend en grande partie à la sécurité au niveau des  frontières. Aucun pays ne peut garantir sa sécurité aussi  longtemps s'il néglige ces frontières", analyse le politologue  sénégalais, Aziz Diop. 
     D'après M. Diop, "pour des raisons de sécurité et d'intégrité  territoriale, le Sénégal est obligé de s'intéresser à ce qui se  passe en Guinée-Bissau à cause de la situation que connaît la  partie Sud du pays (Casamance), région frontalière de la Guinée". 
     Autre raison expliquant l'intérêt du Sénégal pour cette reprise de la violence en Guinée-Bissau : "le Sénégal et la Guinée-Bissau  sont si proches qu'il y a, dans le domaine économique, culturel  etc., des mouvements de populations en permanence dans les deux  sens. Ces deux pays sont donc obligés de coopérer", explique le  politologue sénégalais. 
     Une instabilité politique au pays d'Amical Cabral est synonyme  d'insécurité en Casamance, en proie à une rébellion depuis plus  d'une vingtaine d'années. 
     Bien que le calme soit revenu à Bissau la capitale et que les  autorités bissau-guinéennes aient affirmé que la "situation est  sous contrôle", le gouvernement sénégalais a préféré jouer la  carte de la prudence. Abdoulaye Wade a déclaré avoir dépêché des  soldats sénégalais à la frontière. 
     Si la situation passe outre mesure, le Sénégal pourrait-t-il se contenter d'un renfort au niveau de la frontière?
     "Il est dans l'intérêt des deux pays de ne pas dévoiler sur la  place publique ce qu'ils concoctent sur le plan sécuritaire",  ajoute M. Diop. L'intervention des militaires sénégalais en  Guinée-Bissau a été déterminante en 1998, début de la chute du  président Vieira. 
     La frontière avec la Guinée-Bissau avait servi de base arrière  aux rebelles du Mouvement des forces démocratiques de Casamance ( MFDC). Cette présence est devenue une source d'insécurité en  Guinée-Bissau. 
     Elle a été un des facteurs déclencheurs de la guerre civile en  1998-99. Lorsque le gouvernement de Vieira avait menacé de limoger le commandant de l'armée bissau-guinéenne, feu Ansoumane Mané,  accusé d'avoir vendu des armes au MFDC, le Sénégal avait déployé 2. 500 soldats en renfort du gouvernement bissau-guinéen. 
     A la fin de la guerre civile, en 2000-2001, les membres du MFDC ont été expulsés de Guinée-Bissau.

     Instabilité politique 1998-1999 

     Le premier coup d'Etat qui a porté l'actuel président Joao  Bernardo Nino Vieira au pouvoir a été perpétré six ans après  l'indépendance de la Guinée-Bissau. Il conserve le pouvoir pendant près de vingt ans en s'appuyant sur l'armée. 
     A sa chute des suites d'une guerre civile (1998-1999) menée par l'armée, la transition démocratique sera assurée par celle-ci. 
     Kumba Yalla sera le successeur élu de Vieira. Il s'appuiera  aussi sur l'armée, jusqu'à ce qu'elle le renverse en 2003.  L'ancien président Vieira fera son retour. A une période où son  pays est devenu une plaque tournante de la drogue, il se heurte à  la même résistance militaire.  
   
 Une plaque tournante du trafic de drogue 

     La Guinée-Bissau est devenue le point de transit de la drogue  dure vers les marchés européens. Lors de la campagne électorale  pour les élections législatives de novembre, le président du Parti de la Rénovation sociale (PRS), Kumba Yalla, accuse le président  en exercice d'être responsable de l'introduction de la drogue en  Guinée-Bissau. 
     "Le président Vieira devrait être jugé pour crime contre  l'Humanité et pour son rôle dans l'introduction de la drogue, dans le pays d'Amical Cabral", a estimé Kumba Yalla auprès d'Apanews. 
     L'argent du trafic ayant exacerbé le taux de corruption dans  l'armée et la sphère politique menace le processus démocratique.  Dès lors, l'enjeu est considérable pour le Sénégal avec qui la  Guinée-Bissau partage la frontière. 
     Dans un communiqué commun, les Nations Unies, l'Union  européenne(UE) et la CEDEAO ont condamné avec "véhémence" cette  attaque sur Bissau. 
     "Le rôle des forces de sécurité en ce moment critique est  d'appuyer l'Etat de droit", déclare le communiqué. Cette mutinerie intervient seulement une semaine après les élections législatives  dont l'UE a salué, vendredi, "le bon déroulement". "Les élections  bissau-guinéennes se sont tenues dans une +atmosphère pacifique +", se félicite l'UE. 
     D'après les observateurs de l'UE, ce scrutin confirme " l'ancrage démocratique de la Guinée-Bissau".

 Bineta Diagne  

26/11/2008

Succéssion au Sénégal

Wade aurait-il renoncé à se faire succéder par son fils ?

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Le président Wade nous a encore gratifié d’une de ses surprises consécutives à ses nombreux revirements, lesquels échappent à toute analyse approfondie, du moins à court terme. A ce propos, les historiens seront plus chanceux que les journalistes, eux qui ont le recul nécessaire pour cerner des évènements dont les apparences sont pour la plupart trompeuses. En fait, de quoi, s’agit-il ?

Au moment où tout indiquait qu’il allait laisser mourir son parti au profit d’un obscur mouvement du nom de « Génération du concret » dirigé par son fils, le Pape du Sopi a fait faire au Comité directeur de son parti, avant-hier, une déclaration, dans laquelle, il apparaît évident, qu’il entend en amorcer la restructuration en profondeur. Tous les indices dans ce sens sont réunis : D’abord la reconnaissance de problèmes d’organisation, fait rarissime au Pds où tout semblait beau depuis 2000, la date de leur arrivée au pouvoir ; ensuite, la mise en place d’un Comité de réflexion et surtout la nomination de certaines personnes de la trempe de Moustapha Diakhaté dont tout le monde connaît l’esprit critique et les divergences avec Karim, le fils de Wade, ce qui lui a valu son départ de la Présidence.
Dans le cahier de charge du Comité de réflexion, il est question de faire des propositions allant dans le sens de revoir et l’organisation et le fonctionnement du parti. Alors, à moins d’assister à une séance de « Ndiomboleries » (ruses et manœuvres) de Wade, il apparaît clairement que la mise à mort du parti au pouvoir est un processus qui pourrait connaître un coup d’arrêt immédiat. Car, à côté de Moustapha Diakhaté qui a dû démissionner de son douillet poste de Conseiller du président de la République pour des questions de principe (chose rare de nos jours), va siéger Modou Diagne Fada qui sort d’une longue période de disgrâce, ce qui ne l’avait jamais poussé à renoncer à ses convictions ; il a en effet toujours assumé son amitié avec Idrissa Seck aux durs moments de la liquidation politique de ce dernier.
C’est dire que ces fortes personnalités n’auraient pas accepté de s’engager dans un projet à seule valeur propagandiste. On peut alors donner crédit à cette démarche qui a toutes les allures d’une refondation. Toutefois, il échoit dès lors d’en tirer certaines conséquences au plan politique. Car, il ne fait pas de doute que la mort programmée du Pds aurait bénéficié à la Génération du concret dirigée par le fils de Wade, Karim. Mais, à moins d’un autre revirement de Wade, tout indique que ce dernier a renoncé au projet de se faire succéder par son fils si tant est que ce projet a jamais existé. Du moins, dans l’immédiat. Wade se serait-il rendu compte que ce serait une bourde politique majeure et que son fils serait balayé par le premier ouragan qui ne manquera pas d’oblitérer son magistère ?
N’est-ce pas là une façon de reculer pour mieux sauter car, certaines indiscrétions annoncent que Wade-fils pourrait être proposé non pas dans l’immédiat à la présidence de la République, mais d’abord à la mairie de Dakar, pour mieux forger son avenir politique et bien le préparer pour les futures échéances. Vérité ou intoxication ? Dans tous les cas, ce mouvement parle à ses « militants » et se dit fin prêt pour les échéances électorales futures. Lesquelles ? C’est là la question. A juste titre d’ailleurs, car, Wade n’a pas dégagé autant d’énergie pour écarter Idrissa Seck et Macky Sall pour rien. L’ambition politique du père à l’égard du fils, même si la mise sous orbite politique de ce dernier a du mal à se concrétiser du fait des obstacles ô combien nombreux, est une évidence de plus en plus criarde. C’est dire que Wade n’a pas forcément renoncé à son projet de succession mais qu’il le repoussera tant qu’il ne jugera pas le moment propice.

Porno-pédophilie à Saly-Mbour

PORNOGRAPHIE ET PEDOPHILIE A SALY, MBOUR ET NGAPAROU

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Un « monstre » Français de 65 ans et ses 11 complices filmaient et sodomisaient trois mineures
Trois filles mineures fugueuses ont été recrutées par trois hommes, O.D, N.D et C.T qui les ont livrées à des monstres. Cela résume l’affaire éventée par les hommes de l’adjudant Diatta de Thiès qui a déféré au parquet de Thiès entre le 18 novembre et hier douze personnes, dont un ressortissant français, P.D résidant à Ngaparou. Elles ont été inculpées et placées sous mandat de dépôt en attendant leur jugement vendredi prochain. Sodomie, films pornographiques, fantasmes de pervers, les « monstres » se sont déchaînés sur les filles mineures mises, aux termes de l’enquête, à la disposition de l’Association « Pour le sourire de l’enfant ».

L’affaire ressemble presque à la fameuse affaire qui vaut au célèbre jet-setteur Mathiou Fall un séjour carcéral de trois ans à la prison du Camp pénal. Seulement, elle est plus vaste et plus scandaleuse. L’histoire commence le 18 novembre dernier lorsque les hommes de l’adjudant Diatta de la brigade de recherches de Thiès sont informés de l’existence d’un vaste réseau de pédophilie et de détournement de mineures qui exerce entre Ngaparou, Saly et Mbour. Les victimes de cette machine sexuelle infernale : N.D, 16 ans ; T.M, 13 ans et R.Y alias A.D, mineure mais d’âge inconnu. Comme c’était le cas dans l’affaire Mathiou, ces trois mineures ont un point de ressemblance : elles ont fugué pour « trouver » le paradis dans la station balnéaire. C’est là qu’elles feront la connaissance de vrais « monstres » : O.D, N.D et C.T, tous des hommes d’âge mûr. Les trois nommés feront des trois mineures leurs bêtes de somme. En contrepartie d’un hébergement, ils vont les livrer à un pervers sexuel du nom de P.D, un Français riche comme Crésus résidant à Ngaparou. C’est ainsi qu’exploitant leur information, les gendarmes commencent d’abord par identifier les filles mineures qui, soumises à un interrogatoire serré, balancent tous les membres du réseau. C’est ainsi que le 18 novembre dernier, accompagnés des victimes, les hommes de l’adjudant Diatta commencent par mettre la main sur six membres du réseau dont le pervers Français qui sera cueilli dans son domicile à Ngaparou. Le lendemain, quatre autres personnes tombent et le 20 dernier, les deux membres restants du réseau sont interpellés avant de rejoindre hier leurs acolytes en prison. L’affaire a été enrôlée pour vendredi prochain. O.D, N.D et C.T sont poursuivis par le parquet pour proxénétisme et détournement de mineures ; S.L.N, N.S, I.S, P.D, S.S et D.F eux sont inculpés et placés sous mandat de dépôt pour détournement de mineures. Les six nommés ont été, durant plusieurs mois, les clients de la bande de proxénètes qui leur livraient les filles en échange d’importantes sommes d’argent. Des dépositions des trois filles, il ressort que P.D, le ressortissant Français était le plus détraqué de tous. Ce dernier non seulement forçait les filles à regarder et imiter des positions pornographiques au moment de l’acte, mais aussi il se livrait avec elles à des séances de partouze. Des partouzes qu’il se faisait le plaisir de filmer. Les cassettes de ces films étaient-elles destinées à la vente ? P.D affirme que c’est pour sa consommation personnelle. A plusieurs remises, il s’est fait le plaisir de sodomiser les mineures qui étaient obligées, compte tenu des instructions de leurs « parrains » d’exécuter les moindres fantasmes de P.D. Aussi, plusieurs cassettes pornographiques ont été mises sous scellés par les gendarmes qui les ont communiquées au procureur de la République. Tandis que les trois mineures, avec l’accord de leurs parents respectifs, ont été mises à la disposition de l’Association « Pour le sourire de l’enfant ».


Cheikh Mbacké GUISSE

25/11/2008

Les mandats n'arrivent plus au Sénégal

L'argent des immigrés se fait rare dans les campagnes du Sénégal

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La crise économique mondiale tarit les transferts financiers venus d'Europe et dans le nord du Sénégal, où la plupart des habitants dépendent de l'argent des émigrés, on se serre la ceinture.
"Mon mari Modou est sans-papier à Milan, il n'a pas envoyé d'argent depuis deux mois", explique Marième Fall, à Louga, ville natale de l'ex-président Abdou Diouf, à 200 km au nord de Dakar.
"C'est devenu très difficile la vie en Italie. Depuis septembre, "la famille n'a reçu que deux mandats de 100.000 francs CFA chacun" (environ 150 euros), poursuit la jeune femme, âgée d'une trentaine d'années, drapée dans un pagne jaune et bleu, portant avec élégance un foulard sur la tête.
Et cet argent n'a pas été envoyé par son mari mais par deux de ses frères: un travaille "dans une fabrique de vêtements à Venise et l'autre est vendeur à la sauvette dans des villes du sud" de l'Italie.
Pays pauvre de plus de 11 millions d'habitants, le Sénégal a une ancienne et forte tradition d'émigration, légale ou clandestine. L'argent envoyé par les migrants est supérieur à l'aide publique au développement (APD) reçu par le pays.
A Louga, qui compte environ 120.000 habitants, Marième vit dans une grande et belle maison de deux étages avec le patriarche et beau-père, Mamadou Diop, 69 ans.
Dans l'habitation vivent une vingtaine de personnes, exclusivement des femmes, des enfants et des personnes âgées. Les hommes jeunes sont partis travailler en Europe.
Et chaque mois, Marième attend l'argent venu du Nord. "C'est pour aider mon beau-père à payer des denrées alimentaires et jusqu'à présent, les frais d'inscription et de scolarité de mes quatre enfants sont encore à honorer", souligne-t-elle.
Dans une maison voisine, la famille Lô éprouve elle-aussi de plus en plus de difficultés.
"Les factures d'eau, d' électricité, de téléphone, la scolarité des enfants comme les denrées alimentaires consommées dans la maison sont entièrement pris en charge par mes enfants qui sont en France, en Espagne, et en Italie", explique le vieux Massamba Lô, 75 ans.
"Je n'ai personne qui travaille ici, à Louga". "Seul mon fils Ibou est revenu d'Italie depuis quatre ans, mais il est à Dakar où il fait venir des conteneurs de marchandises importées qu'il revend. Ses quatre autres frères vivent en Italie, en France et deux en Espagne".
"La maison vit au rythme de l'état de santé économique de l'Europe" et "actuellement, nous sommes bien affectés par la crise en Europe car mon fils aîné, Oumar Lô, établi à Barcelone (Espagne), qui envoyait plus que ses frères pour les besoins de la famille n'en est plus capable", constate Massamba.
Selon lui, "Oumar parvenait à envoyer 250.000 francs CFA (380 euros) à lui seul chaque mois et maintenant, il est en deçà de 100.000 francs CFA (150 euros) alors qu'il a ici ses trois femmes et ses 13 enfants dont le dernier né a 4 mois".
Au vu de la mauvaise conjoncture économique, les deux "vieux", Mamadou et Massamba, ont décidé de limiter les dépenses de la famille.
"Je vais surveiller l'utilisation de l'électricité et la consommation d'eau en fermant les robinets avec des cadenas, explique Mamadou. Et j'envisage aussi de réduire la consommation de riz".

Le WWF alerte le Sénégal

LES AIRES MARINES PROTEGEES EN DIFFICULTES  Le cri du cœur du WWF à l’Etat du Sénégal

wwf

Le WWF WAMER exhorte, dans un communiqué de presse daté du 24 novembre, « le gouvernement du Sénégal à accorder plus d’attention aux Aires Marines Protégées (AMP) et à s’engager davantage pour leur bon fonctionnement ». Il constate que « depuis 2004, date de leur création, excepté l’AMP du Bamboung dont l’existence est antérieure au décret de création, les autres AMPs (Saint-Louis, Cayar, Joal-Fadiouth et Abéné) ont d’énormes difficultés de fonctionnement malgré l’affectation de personnel des parcs nationaux sur le terrain et la création d’organes de gestion représentatifs des communautés ».
De l’avis du Dr Mamadou Diallo, responsable du programme Espèces et Habitats du WWF « Plus de la moitié des ressources halieutiques de haute valeur commerciale du Sénégal a été perdue ces trente dernières années. Pour améliorer, voire inverser cette tendance, les aires marines protégées, associées à d’autres mesures de gestion (bonne gouvernance, régulation de l’effort de pêche, renforcement de l’approche participative) peuvent être très efficaces ». Il urge, selon lui, « que gouvernement du Sénégal augmente les ressources mises à la disposition des AMPs pour les rendre plus fonctionnelles faute de quoi la dynamique des acteurs sur le terrain sera cassée, ce qui empêcherait d’atteindre les objectifs qui ont motivé l’établissement des AMPs ».
Les faits suivants illustrent, relève-t-on dans le communiqué, les problèmes de fonctionnement des AMPs : « pas encore de plan de gestion et d’aménagement au niveau de Saint-Louis et Abéne ; aucune AMP n’est balisée ; la surveillance est loin d’être effective ; le budget de fonctionnement annuel des AMPs est modique et ne couvre pour l’essentiel que le fonctionnement administratif des bureaux des AMPs ; les affectations fréquentes des agents des parcs en poste au niveau des AMPs ». A cela s’ajoute : « l’ambiguïté de la tutelle des AMPs qui crée des problèmes entre les différents ministères concernés ».
Les mêmes constats ont été faits par les comités de gestion des AMPs du Sénégal lors d’un atelier de formation organisé par le WWF à Joal -Fadiouth du 27 octobre au 1er novembre 2008, renseigne la même source.
La création des Aires Marines Protégées participe de la volonté du gouvernement du Sénégal de faire passer le taux de couverture national de son réseau des aires protégées de 8,2% à 12%, explique-t-on dans le communiqué. Le « WWF s’est impliqué depuis le choix des sites abritant les AMPs et aujourd’hui déroule tout un programme pour appuyer le gouvernement à les rendre opérationnelles », soutient la même source.
Bacary Domingo MANE

La Chine arrose le Sénégal

AIDE FINANCIERE NON REMBOURSABLE DE LA CHINE AU SENEGAL  20,330 milliards de F Cfa accordés depuis la reprise des relations économiques
chine

L’enveloppe financière que la République Populaire de Chine a affecté au Sénégal depuis la reprise des relations économiques vient d’atteindre les 310 millions de Yuans (20,330 milliards de F Cfa).
L’accord de coopération économique et technique portant sur 70 millions de yuans (environ 4,6 milliards de F Cfa) paraphé ce lundi 24 novembre à Dakar par le ministre d’Etat, ministre de l’économie et des Finances, M. Abdoulaye Diop, et l’ambassadeur de la Chine au Sénégal, M. Lu Shaye a été le dernier en date.
Le concours financier qui vient d’être accordé au Sénégal est une subvention qui constitue une partie de l’enveloppe financière globale que la République Populaire de Chine s’est engagée à mettre à la disposition du pays pour le financement de divers projets identifiés par les deux gouvernements. Ce sont entre autres la construction (ou réhabilitation) de onze stades régionaux, la construction du musée des civilisations noires, la construction du grand théâtre national du Sénégal dont une partie du financement a déjà été mise à disposition par la République Populaire de Chine. A cela s’ajoutent la construction de l’hôpital pédiatrique de Pikine et l’acquisition d’engins agricoles dans le cadre de la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana).
Le ministre d’Etat, ministre de l’économie et des finances, a rappelé que ce présent accord fait suite à quatre autres de la même nature signés en janvier et juin 2006 puis en juillet et décembre 2007 et portant respectivement sur des subventions de 30, 60, 80 et 70 millions de yuans. Ce qui, selon Abdoulaye Diop, porte à 310 millions de yuans (20,330 milliards de F Cfa) le chiffre de l’enveloppe financière affectée par la République populaire de Chine, depuis la reprise des relations économiques, au financement de projets agréés dans le cadre de sa coopération avec le Sénégal.
A l’en croire, ceci ne tient pas compte d’autres concours parmi lesquels un don de médicaments anti-paludéens, d’une valeur de 125 millions de F Cfa, une subvention de 37,5 millions de F Cfa pour le financement d’études dans le domaine agricole, l’annulation de 9,875 milliards de F Cfa de dettes du Sénégal vis-à-vis de la République Populaire de Chine. A cela, le ministre d’Etat, ministre de l’économie et des finances y a ajouté le financement, par un prêt de 24 milliards de F Cfa du Projet dit « Boucle de Dakar » destiné à contribuer à accroître les capacités de production de la Senelec.
Sur cette lancée, Abdoulaye Diop y a ajouté la signature d’un échange de lettres entre les deux gouvernements et aux termes desquelles la Chine a accepté d’admettre sur son territoire, les importations d’origine Sénégal. Ceci, a-t-il précisé, « sans que ce tarif douanier spécial implique la réciprocité puisque les importations d’origine chinoise au Sénégal continuent à se voir appliquer le droit commun ».
Les assurances de la Chine sur les menaces de la crise financière sur l’Apd La signature de cet accord de coopération économique et technique a été une occasion saisie par l’ambassadeur de la République Populaire de Chine au Sénégal, M. Lu Shaye pour rassurer les autorités sénégalaises face à leurs inquiétudes sur l’éventuelle réduction de l’Aide publique au développement (Apd) des bailleurs et de l’investissement étranger suite à la crise financière internationale.
Selon lui, « l’inquiétude du Sénégal sur l’éventuelle réduction de l’aide publique au développement des bailleurs et de l’investissement étranger entraînée par la crise économique internationale pourrait s’atténuer, car il peut au moins être sûr que la Chine continuera à l’appuyer dans ses efforts de développement ». M. Shaye a assuré que : « bien que l’économie chinoise subisse des coups durs, à tel point que les exportations s’amortissent, que des milliers d’entreprises exportatrices sont tombées en faillite, et que la croissance économique est revenue à la baisse, elle insiste pour honorer ses engagements d’assistance à l’égard du Sénégal, ce qui montre amplement sa sincérité et crédibilité dans le renforcement de la coopération avec le Sénégal ».
L’ambassadeur de République Populaire de Chine au Sénégal de rappeler que 2008 qui est la troisième année successive après la reprise des relations diplomatiques entre les deux pays est aussi une année où la coopération bilatérale porte « d’abondants fruits ». « A part cet accord d’aide financière d’un montant de 70 millions de yuans RMB, nos deux pays ont signé récemment ou signeront prochainement une série d’accords de coopération (…), ainsi qu’un accord-cadre de prêt préférentiel d’un montant de 18 millions de dollars Us portant sur le renouvellement d’une partie du parc d’autobus de Senbus ».
A en croire M. Shaye, les cérémonies de démarrage officiel des travaux de construction du Grand Théâtre national et ceux d’un réseau de transformation et de distribution d’électricité appelé « Boucle de Dakar », se tiendront dans les prochains jours. Ceci, « suite à d’énormes travaux préparatifs que nous venons de terminer ». Sur la même lancée, l’ambassadeur de la Chine y a ajouté le projet de l’intranet gouvernemental qui, selon lui, serait même achevé largement en avance.
Et de rappeler que : « bientôt, la Chine va offrir au Sénégal un lot de médicaments anti-paludéens et fournir des équipements agricoles d’une valeur de 10 millions de yuans RMB pour le projet Goana ». A son avis, « la Chine attache toujours une haute importance aux relations de coopération amicale avec les pays africains dont le Sénégal ».
« Cette politique restera inchangée malgré des mutations politiques et économiques à l’international ». Sur ce point, M. Shaye pense que : « au lieu d’être affectée
par la crise économique internationale, la coopération sino-africaine connaîtra une ampleur encore plus grande et répondra davantage aux besoins des pays africains en matière d’agriculture, d’infrastructure, d’éducation, de santé, et de bien d’autres domaines. Le Sénégal y tirera profit ».
Bakary DABO

24/11/2008

Hubert Auriol remplace le Paris Dakar

Africa Race
Entretien avec Hubert Auriol, l’organisateur de l’épreuve sportive
rally

Exit le Paris-Dakar, vive Africa Race. Un autre rallye pour en remplacer un autre fort décrié et qui a choisi de se délocaliser en Amérique Latine. Hubert Auriol, qui a remporté cette épreuve automobile trois fois, est l’organisateur du nouveau rallye raid qui se déroulera du 26 décembre au 11 janvier en terre africaine. Hubert Auriol revient sur la genèse d’Africa Race.

Africa Race est le nom du nouveau rallye raid qui se tiendra en Afrique du 26 décembre 2008 au 11 janvier 2009. Amateurs et professionnels au volant de leurs différents bolides - motos, quads, autos et camions - partiront d’une ville européenne pour rallier Dakar, au Sénégal, en passant par la Mauritanie et le Maroc. L’organisateur de l’épreuve n’est autre que Hubert Auriol, triple vainqueur du Paris-Dakar. Africa Race se veut plus "écolo", respectueuse de l’environnement, des populations et compte travailler avec les associations africaines et contribuer au développement local des régions traversées.

Afrik.com : Le Paris-Dakar se tient désormais sous d’autres cieux après une annulation pour cause de menace terroriste, notamment en Mauritanie. Qui est à l’origine d’Africa Race qui va clairement remplacer cette épreuve ?
Hubert Auriol : Le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal m’ont sollicité en mars, à la suite de ces évènements pour réfléchir à l’organisation d’une autre épreuve. Ces pays ont été très affectés par le fait qu’on les considère, du jour au lendemain, comme des pestiférés. J’ai découvert que le Maroc avait été très vexé d’être associé aux soupçons d’insécurité qui ont pesé sur la Mauritanie. J’ai souhaité que leur demande et leur soutien soient formalisés, à la suite de quoi je leur ai fait une proposition qui a été acceptée en avril. Nous avons annoncé le lancement d’Africa Race à Dakar, début mai, à la presse européenne, il y a quelques jours, à Paris. On rentre maintenant dans une phase opérationnelle.

Afrik.com : La création d’Africa Race signe de fait la "mort" du Paris-Dakar en Afrique, du moins tel qu’on l’a connu ces trente dernières années…
Hubert Auriol : Je n’aime pas trop ce mot, surtout quand il est associé à un rallye auquel j’ai maintes fois participé et que j’ai remporté à plusieurs reprises. Les gens qui sont à la tête de cette épreuve ont pris des options différentes. Le monde est grand, il y a de la place pour tous, comme en témoigne les multiples rallyes qui sont déjà organisés un peu partout sur la planète. Il y a une épreuve qui a 30 ans, une autre qui démarre.

Afrik.com : Dans ces conditions, le Dakar mérite-t-il toujours de porter son nom ?
Hubert Auriol : C’est plutôt à ses organisateurs de répondre à cette question. Moi, je n’ai pas de problème avec ça. En choisissant de baptiser ce nouveau rallye "Africa Race", nous avons choisi de dépasser Dakar, le Sénégal, pour donner toute sa dimension continentale à cette épreuve.

Afrik.com : Africa Race est un rallye qui subira certainement les mêmes critiques que le Paris-Dakar, compte tenu des contraintes environnementales et énergétiques qui sont les nôtres aujourd’hui. Pourquoi n’avez-vous pas opté pour une épreuve plus écologique ?
Hubert Auriol : Africa Race a été conçu dans cet esprit. Nous avons crée une catégorie expérimentale dans laquelle pourront concourir de nouveaux types de véhicule, qui sont aujourd’hui au stade d’embryon : des véhicules à hydrogène, hybrides… Je suis très à l’aise sur l’aspect "pollution". Je ne vois pas pourquoi les gens n’auraient pas droit à un spectacle parce qu’ils vivent dans le désert.

Afrik.com : En plus de la pollution, on a reproché au Dakar de tuer sur son passage...
Hubert Auriol : Aujourd’hui, on a fait des progrès considérables en matière de sécurité routière. On ne peut pas empêcher un accident de la route. Cependant, nous prendrons toutes les dispositions afin que les conditions de sécurité soient réunies sur le parcours du rallye que nous organisons.

Afrik.com : Africa Race fait la part belle à Chinguetti. Cette ville mauritanienne classée au patrimoine mondial sera l’étape-repos du rallye. Quel sera le parcours d’Africa Race ?
Hubert Auriol : C’est un peu tôt pour en parler même si j’ai déjà ma petite idée. Chinguetti est une ville majeure, c’était important qu’on associe son nom à l’évènement. D’autant plus que les Mauritaniens ont été très affectés par ce qui s’est passé. Je voue une affection toute particulière à la Mauritanie que j’ai découverte en 1984 et que je connais bien. J’ai été effaré de lire tout ce qui avait été écrit sur ce pays. C’est dans la difficulté que l’on a besoin de ses amis.

Afrik.com : Ce rallye ressemble en effet à une perche tendue à la Mauritanie qui a vu son industrie touristique s’effondrer, en quelques mois, à cause des soupçons d’insécurité qui pesait sur cette destination...
Hubert Auriol : La problématique de la sécurité se pose pour les trois pays, même si elle est plus actuelle pour la Mauritanie.

Afrik.com : Pourquoi c’est à Hubert Auriol qu’on s’est adressé pour mettre en route ce nouveau rallye ?
Hubert Auriol : Il serait plus judicieux de poser la question à ceux qui m’ont contacté. Néanmoins, l’Afrique et moi, c’est une longue histoire. En 1978, quand j’ai participé à la première édition du Paris-Dakar, j’avais envie de faire un voyage en moto en Afrique. Du haut de mes 25 ans, j’étais fasciné par ce continent. Aujourd’hui, j’ai la chance d’organiser un évènement qui le met en valeur et qui est en adéquation avec l’époque. Les personnes avec qui nous avons discuté souhaitent tout simplement qu’on s’implique, qu’on ne fasse pas que passer dans leur pays, mais qu’on y séjourne. Africa Race participera notamment au développement local en privilégiant les acteurs économiques locaux. Ce rallye est une façon de mettre l’Afrique à l’honneur, de valoriser toutes ses richesses. C’est une compétition, certes, mais il ne faut pas négliger l’aspect festif. Le tourisme en Afrique a besoin d’un support médiatique pour se développer. Un évènement sportif en est un.

Afrik.com : Des voix, au sein de la société civile en Europe et en Afrique, se sont élevées contre le Paris-Dakar. Elles s’élèveront certainement contre Africa Race, comme on le voit déjà sur le Net. Que pourriez-vous dire à vos détracteurs ?
Hubert Auriol : D’abord que nous ne sommes pas là pour dire qu’on a raison. Je suis prêt à écouter tous les arguments qui me seront opposés mais je ne me plie à aucun
diktat encore moins de ceux qui croient qu’ils ont la solution. Personne en Afrique ne nous reproche de leur rendre visite. Au contraire.
Site d'africa race: http://www.africarace.com/index.php

Fiscalité Sénégalaise

FISCALITE ET SECTEUR INFORMEL AU SENEGAL  Le bois, plus grand fraudeur
taxes
Photo: Afrique solidarité asbl
Le secteur informel contribue à près de 60% du Produit intérieur brut (Pib), mais il est jusqu’ici très rétif à s’acquitter normalement de ses impôts au titre de la Contribution globale unique (Cgu) qui ne dépasse pourtant pas 3% de son chiffre d’affaires. Le secteur du bois, essentiellement composé d’entreprises oeuvrant dans la menuiserie, remporte dans ce cadre la palme de la fraude fiscale et de la non-déclaration, selon une étude de la Dpee.

Le Sénégal est caractérisé par un secteur informel très développé. L’enquête « 1-2-3 » réalisée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) en 2003 a révélé que dans la seule région de Dakar, le secteur informel a produit, en 2002, 508,8 milliards de FCfa de biens et de services et a créé 356,3 milliards de FCfa de valeur ajoutée, soit 10,7% du Produit intérieur brut (Pib). Ils sont neuf chercheurs mobilisés par la Direction de la prévision et des études économiques du ministère de l’Economie et des finances à composer le comité scientifique s’étant intéressé à la problématique de la fiscalité du secteur informel au Sénégal, sur la base des données ci-dessus énumérées. Une étude finalisée en octobre dernier. Selon eux, le secteur informel occupe une place très importante dans les économies des pays en développement comme les nôtres. La contribution dudit secteur est évaluée à 60% du Produit intérieur brut (Pib) au Sénégal. Les animateurs du secteur sont cependant jusqu’ici rétifs à tout acquittement normal de leurs impôts, même dans le cadre de la Contribution globale unique (Cgu).

La palme de la fraude au Bois

La quasi-totalité des entreprises qui la composent est absolument inconnue des services fiscaux, observe l’étude. Les problèmes que pose une telle situation notent les chercheurs « peuvent s’apprécier sous divers angles dont celui de l’incidence sur les finances publiques n’est pas des moindres ». Cela d’autant plus que la majorité de ces entreprises souvent même enregistrées, ne disposent pas de comptabilité formelle et peuvent, soulignent les enquêteurs de la Dpee, ainsi « légitimement faire l’objet de suspicions liées à la sincérité de leurs déclarations fiscales ».

L’étude qui se fonde également sur la base de données de l’enquête « Investment climate assessment (Ica) » réalisée en 2004 par la Banque mondiale et dont l’un des volets porte sur un échantillon de 246 entreprises manufacturières informelles. Les résultats de l’étude indiquent clairement que les entrepreneurs informels sont d’autant moins disposés à faire enregistrer leur activité que leur chiffre d’affaires est élevé ; il s’y ajoute que plus la taille de l’entreprise augmente, plus les entrepreneurs ont tendance à dissimuler une partie de leur chiffre d’affaires, tandis que dans le même temps, la taille de l’entreprise a un effet positif sur la propension à l’enregistrement de l’activité. Les résultats corroborent également l’idée de la coexistence d’un secteur informel de « survie », principal tributaire du manque d’information et d’un secteur informel dont les choix sont plutôt dictés par la rationalité économique et la recherche du profit maximal en dehors ou à l’intérieur du système fiscal.

L’analyse par secteurs d’activité montre cependant, selon les chercheurs, que le secteur du Bois, essentiellement composé des entreprises de menuiserie, est celui où l’on est moins enclin à enregistrer les activités. La sous-déclaration du chiffre d’affaires apparaît néanmoins comme étant la règle dans tous les secteurs, à l’exception notable, constatent les chercheurs, des entreprises du secteur de l’Agro-industrie, pour l’essentiel, les boulangeries.

Relations avec l’Etat

Le secteur informel a, de tout temps, était présent dans l’activité économique, note l’étude. La persistance et l’aggravation cependant des difficultés économiques constatées au début des années 90 cumulées à la dévaluation du FCfa en 1994, ont largement contribué à accroître le rôle déjà important du secteur informel dans l’économie nationale et ce, jusqu’au début des années 2000. La Direction de la prévision et de la statistique (Dps) constatait sur la base de l’enquête « 1-2-3 » citée plus haut, qu’en moyenne, chaque ménage dakarois tirait tout ou une partie de ses revenus en dirigeant une unité de production informelle. D’où le fait que la contribution du secteur informel au Pib dans la seule région de Dakar était estimée à 10,7%. Ce qui témoigne de la place importante dudit secteur dans l’activité économique nationale. Cette place, ainsi que les problèmes récurrents au niveau des finances publiques, font que le débat sur la nécessité de « formaliser » le secteur est de plus en plus prégnant.

Les entreprises du secteur, ainsi que le montre l’enquête réalisée en 2003, sont dans leur immense majorité inconnues de l’ensemble des services de l’Etat. Avant la réforme fiscale ayant instauré la Cgu, le taux d’affiliation des unités informelles à la patente, au registre de commerce ou à la taxe professionnelle (une affiliation plus fréquente, selon l’étude) ne dépassaient jamais 5%. En fait, 90% des 281.600 unités de productions informelles recensées par la Dps, dans la région de Dakar, au
second trimestre 2003, n’étaient pas connues des services publics…
Madior FALL

Problèmes de circulation à Mbour/Saly Sénégal

circulation à Mbour et Saly
mbour

La ville de Mbour connaît des scènes quotidiennes de blocage de la circulation. L’avenue Demba Diop, l’artère principale, porte d’entrée et de sortie de la capitale de la petite côte donne tout le long de la journée, la même image que sur Diogoye Basile Senghor, Sana Daffé ou Cheikh Ahmadou Bamba .Sur tous ces axes, les embouteillages sont devenus des faits banaux, car récurrents. De la tête de ponts de taxis clandos, des cars « Ndiaga Ndiaye »ont fini de transformer le centre ville en un lieu où la mobilité devient un casse tête.

19 heures au niveau de la bretelle qui voit la nationale 1 piquer vers Kaolack et une rue vers le centre de Mbour, une queue de véhicules interminable campe le décor et illustre de manière nette, les embouteillages quotidiens. Le diagnostic est fait depuis huit ans par un spécialiste des transports. La sonnette d’alarme tirée a laissé les précédentes équipes municipales sans réactions.

Il faut signaler les énormes déployées par la délégation spéciale qui gère la commune .Des opérations de désensablement ont été menées de même que l’élagage des caïlcédrats pour faciliter la circulation .Pour une première ,le goudron et l’asphalte de certaines rues sont de nouveau visibles depuis plus d’une vingtaine d’années.

Le centre ville, point de convergence de tout Mbour ,se singularise en abritant plus de 90 % des affaires économiques et administratives .Il compte en son sein ,la mairie , les grands magasins ,alimentations ,commerces ,banques ou centres des affaires ,et le marché central ainsi que la quasi-totalité des services administratifs .

Les difficultés de circulation et de mobilité ont attiré l’attention d’un spécialiste des transports routiers à la retraite .Pour ne pas le citer, Fodé Seyni Sagna a fait une étude exhaustive qui a circonscrit les source du mal. L’étroitesse des artères et routes, leur état de délabrement avancé, l’ensablement permanent de bon nombre d’entre elles sont en partie ciblés. A cela s’ajoutent les moyens de locomotion qui font corps avec l’environnement urbain et péri urbain. La prolifération des véhicules hippomobiles surtout les charrettes assure la desserte en direction des quartiers périphériques.

Elles partagent toutes, le manque de sécurité, pas de lampe de signalisation et dés la tombée de la nuit, elles deviennent des facteurs d’insécurité et causent beaucoup de préjudices aux usagers de la circulation. Une estimation faite par la défunte équipe municipale donne 800 charrettes et calèches. Il faut signaler la diminution drastique du nombre de calèches .Elles raréfient même. Le nœud gordien de l’organisation du transport et de la circulation reste l’équation des taxis clandos.

Il est dénombré selon l’étude que 900 taxis urbains et 68 autocars. L’expansion continue et progressive des lieux de stationnement autorisés ou non laisse voir l’insuffisance de la capacité de la voirie à contenir l’accroissement des parcs de voitures particulières, de charrettes, en plus d’une occupation constante et irrégulière de la chaussée dans le centre ville et aux abords des gares routières et marchés. Les faits cités ou énumérés sont soupçonnés de représenter le racines du mal .Les énormes problèmes de déplacement d’un lieu à un autre sont aussi liés à l’absence de fluidité due souvent aux gros porteurs mal intentionnés ou tombés en panne.

L’avenue Houphouët Boigny,sollicitée à toute heure par des camions frigorifiques illustre les faits. Le même scénario est fréquent au niveau de L’avenue Diogoye Basile Senghor. Les autorités municipales s’investissent pour assurer une réglementation de la circulation .Les bousculades,les queues de calèches,et de charrettes s’ajoutent aux stationnements défectueux en fin d’après midi pour constituer des blocages que seuls les agents de la force publique parviennent à dénouer.

L’agglomération mbouroise a une population estimée à plus de 500 000 habitants répartie dans un espace de 27 kilomètres carré. Elle compte de fortes concentrations humaines. Aux heures de pointe des usagers de la route ont d’énormes difficultés pour accéder aux moyens de transports ou pour circuler d’un lieu à un autre de la ville. Les 27 quartiers de la ville en grande partie des lieux de résidences, en quelque sorte des cités dortoirs souffrent du manque de voies de desserte .Les sorties vers Saly ,la station touristique et balnéaire et le centre
Samba Niébé BA

L'armée Sénégalaise se déploie à la frontière de la Guinée Bissau

Le président sénégalais ordonne le déploiement de l'armée aux frontières avec la Guinée Bissau
armee
     
Le président du Sénégal  Abdoulaye Wade a ordonné dimanche le déploiement de l'armée  sénégalaise aux abords de la frontière avec la Guinée-Bissau où  une mutinerie a éclaté dans la nuit de samedi à dimanche, selon  une source autorisée à Dakar.

     Le président Wade, peu après avoir pris cette décision de  déploiement de l'armée, a jugé utile d'informer la Communauté  économique de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) à laquelle la Guinée- Bissau et le Sénégal sont membres de droit, selon un communiqué  officiel lu dimanche à la Télévision d'Etat à la mi-journée.

     Le chef de l'Etat sénégalais a également tenu à informer  l'Union africaine (UA) de son initiative. Ce que confirme le porte- parole de l'institution panafricaine, annonçant que l'UA suit de  très près l'évolution de la situation en Guinée-Bissau "en  relation étroite avec plusieurs dirigeants de l'Afrique de l'ouest ".

     Selon des sources concordantes, le calme est revenu dimanche  matin à Bissau, la capitale, alors que le président sénégalais  avait mis un avion déjà prépositionné à la disposition de son  homologue bissau-guinéen pour "l'évacuer avec sa famille en cas de nécessité absolue".

     Le président Nino Vieira aurait décliné l'offre, se contentant  de rassurer Dakar qu'une reprise en main de la situation est en  cours après que les forces loyales ont repoussé l'attaque, qui a  fait un mort et plusieurs blessés à la garde présidentielle.

     Cette attaque avait commencé aux environs de 01H00 GMT et le  bruit des explosions pouvait être entendu tout autour de la zone  de résidence du président Vieira située au quartier Thiondy Papel, au centre ville, près du stade Lino Correia, selon des sources  concordantes.

     Des coups de feu nourris à l'arme lourde tonnaient dimanche à  l'aube en direction de la résidence du président Joao Bernardo  Vieira. 

     Les assaillants auraient des liens avec l'ancien président  Koumba Yalla, selon le service de presse de la présidence bissau- guinéenne.

     Les forces loyales ont immédaitement pris contrôle des  quartiers de Bissau et le président Vieira et sa famille sont en  sécurité.

     Ces événements surviennent une semaine après la large victoire  aux législatives de l'ancien parti unique, le Parti africain pour  l'indépendance de la Guinée Bissau et du Cap-Vert (PAIGC), selon  les résultats provisoires rendus publics vendredi.

     Depuis une vingtaine d'années, l'armée domine la vie en Guinée- Bissau et son influence est bien réelle dans la sphère politique  de ce petit pays à économie exsangue, meurtri par des années de  guerre et aux prises avec les narcotrafiquants de plusieurs  cartels.

23/11/2008

Stigmatisation et sida au Sénégal

La stigmatisation et le SIDA, un drame dans le drame au Sénégal
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«Nous les personnes vivant avec le VIH ne demandons pas de pitié mais juste la compréhension !» ne cessent de clamer les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) tant le monde de ces personnes est si lourd et parfois invivable.
Le message a été encore récemment martelé par le président des PVVIH du Sénégal, Ismaila Goudiabi, qui ne cesse d’affirmer être « à l’aise avec le SIDA » pour avoir résisté à la stigmatisation et les autres formes d’exclusion dues à son statut sérologique.
Aujourd’hui, la cinquante largement entamée, celui-ci a accepté de se découvrir et de mener, contre vents et marrées, la lutte contre toutes les considérations socio-culturelles qui entourent encore le SIDA.
« La première fois quand j’ai témoigné à la télévision sur ma séropositivité, le propriétaire de la maison où je logeais avait décidé de m’expulser », se souvient-il.
«Même à la mosquée, les gens s’écartaient d’un mètre de moi alors que Dieu demande aux hommes de se rapprocher », déplore le président des PVVIH
Ce témoignage de cette victime du VIH constitue un plaidoyer qui interpelle chacun de nous, car comme aiment à le rappeler le personnel sanitaire «quel que soit son rang social, son pouvoir économique, nul n’est à l’abri du SIDA ».
La stigmatisation qui laisse la porte d’entrée de toutes sortes d’abus envers les PVVIH, frappe n’importe où dans nos sociétés, que ce soit au sein du couple, à l’école, au sein de l’entreprise, le lieu du travail, les assurances qui les exclut, la restriction à l’obtention de visas en vue de voyages à l’étranger, etc.
«Chaque membre de la société humaine est soit infecté soit affecté par le SIDA » prévient le corps sanitaire de plus en plus convaincu que la stigmatisation est devenue plus grave et plus tueuse que le virus du SIDA lui-même.
Tout indique que la stigmatisation des PVVIH, notamment les groupes vulnérables et les conséquences qui s’en suivent telles que la discrimination et autre brimades, constituent un danger pour chacun d’entre nous.
«La stigmatisation renforce le renfermement des PVVIH notamment les groupes vulnérables que sont les MSM - les hommes qui ont des relations avec d’autres hommes -, les travailleurs du sexe et les empêche de suivre les traitements appropriés et précautions liées à leur état », explique un spécialiste du suivi médico-social des MSM, ayant requis l’anonymat.
«95 pour cent des MSM sont bisexuels, donc des hommes mariés ou susceptibles de l’être. Ceux-ci étant alors sexuellement actifs, ils constituent de véritables passerelles de transmission du VIH au reste de la société », ajoute t-il.
Or, une fille peut avoir été contaminée par un MSM, et par la suite, se marier à un homme sain qui devient ensuite séropositif, etc.
«Combien parmi nous font le test de dépistage du VIH pour connaître leur statut sérologique avant de se marier ? », s’interroge encore ce médecin qui fait remarquer que la stigmatisation est à la base de drames sociaux et économiques pour les victimes du VIH et leurs proches et finalement pour toute la société.
Les inquiétudes sont d’autant plus à prendre au sérieux que le taux de prévalence chez les groupes vulnérables (MSM et travailleuses du sexe) sont de l’ordre de 15 à 30 pour cent au Sénégal qui s’efforce de maintenir le taux de prévalence à moins de 3 pour cent dans le pire des cas.
L’autre axe du drame, c’est que la stigmatisation fait qu’une bonne partie des femmes en état de grossesse mais séropositives se replient sur elles-mêmes, évitent les consultations et négligent ou arrêtent carrément les traitements anti-rétroviraux.
Cette attitude contribue à porter entre 30 et 40 pour cent le taux de transmission du VIH de la mère à l’enfant alors qu’un bon suivi médico-social peut faire tomber ce taux à 5 pour cent, estiment les médecins de la Division SIDA.
Le taux moyen de prévalence à l’échelle nationale est de 0,7 pour cent, ce qui est de loin inférieur aux taux enregistrés dans certains pays comme l’Afrique du Sud ou le Botswana.
«Nous ne devons pas dormir sur nos lauriers au Sénégal », a averti de son côté Dr Karim Diop de la Division du SIDA affirmant que chacun doit jouer au quotidien sa partition dans la lutte contre le VIH.

Fernand A. Tona

22/11/2008

Naufrage du Joola: deal entre paris et Dakar?

Une organisation sénégalaise des droits de l'homme a exprimé vendredi à Dakar sa crainte qu'un "deal" ait été passé entre la France et le Sénégal, qui nuirait à "l'intérêt des victimes" du naufrage du Joola, qui a fait plus de 1.800 morts en 2002.

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"Nous soupçonnons un +deal+ entre le Sénégal et la France pour dessaisir le juge (français) d'Evry (Jean-Wilfrid Noël), qui a refusé d'annuler les mandats d'arrêts internationaux" lancés en septembre contre de hauts dignitaires sénégalais pour leur responsabilité présumée dans le naufrage du ferry, a déclaré le président de l'Organisation nationale des droits de l'homme (ONDH) du Sénégal, Me Assane Dioma Ndiaye.
"Nous craignons que, de par les pressions (exercées sur la justice française) et pour préserver l'excellence des relations diplomatiques entre la France et le Sénégal, l'intérêt des victimes (du Joola) soit sacrifié", a-t-il ajouté lors d'un point-presse
En France, le parquet général avait fait appel des mandats visant l'ex-Premier ministre Mame Madior Boye et l'ex-ministre des Forces armées, Youba Sambou.
Et le 22 septembre, la justice sénégalaise avait lancé un mandat d'arrêt international contre le juge français, accusé de "forfaiture et actes de nature à jeter le discrédit sur les institutions" sénégalaises.
Le juge Noël, en charge du dossier du naufrage du ferry, est pressenti pour prendre la présidence du Tribunal de grande instance de Cherbourg (ouest de la France).
Des sources judiciaires interrogées par l'AFP ont récusé toute idée de nomination/sanction avancée par la presse sénégalaise. M. Noël, sollicité par l'AFP, n'avait pas souhaité s'exprimer.

21/11/2008

Les chinois chouchous de la foire de Dakar

L'équipement chinois à énergie solaire, "chouchou" de la Foire internationale de Dakar
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Plusieurs exposants chinois ont proposé toute une panoplie d'appareils à énergie solaire, attirant les regards curieux et admiratifs de nombreux visiteurs à la 18e  Foire internationale de Dakar, ouverte jeudi après-midi dans la  capitale sénégalaise, a constaté vendredi l'agence Xinhua sur  place.
     Le Premier ministre sénégalais, Hadjibou Soumaré, s'est attardé longuement devant les stands chinois et a prêté une oreille  attentive aux explications sur les produits chinois, tels que le  système de chauffe-eau à énergie solaire pour usage familial, la  production d'électricité photovoltaïque, l'appareil de  transformation électrique à énergie éolienne, etc.
     Le chef du gouvernement, visiblement intéressé par ces produits "Made in China", a dit que le Sénégal, à court d'électricité,  devrait avoir recours à l'énergie solaire, inépuisable et sans  pollution, pour répondre à ses besoins en électricité.
     "Le Sénégal est un pays favorisé par la nature, car il jouit  d'un excellent ensoleillement tout au long de l'année.  L'utilisation de machines à énergie solaire lui permettrait d'en  finir avec les problèmes de manque de courant", a affirmé Liu  Guanghui, directeur général du Département No 3 de la Société  générale d'Import-export des machines et des équipements de Chine.
     Beaucoup de visiteurs se renseignent sur ces appareils chinois, faciles à installer et à prix compétitifs. Certains ont voulu en  acheter sur place ou passer commandes.
     Le secrétaire général de l'Union nationale des commerçants et  industriels du Sénégal (UNACOIS), M. Dieng, a invité des exposants chinois à une séance de négociations d'affaires.

Jammu Africa

Pour se reposer un peu de l'actualité...

Vous pouvez retrouver d'autres clips sur: http://fr.youtube.com/profile?user=Yveslebelge&view=v...

20/11/2008

Trafic de drogue à Mbour/Saly au Sénégal

TRAFIC INTERNATIONAL DE DROGUE ET ASSOCIATION DE MALFAITEURS : Les prévenus risquent 10 ans ferme pour 21 kilos de cocaïne
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Trois étrangers risquent 10 ans ferme pour trafic international de drogue et association de malfaiteurs. Le verdict sera connu le 16 décembre prochain.
Le Nigérian John Ezeadi Obi, le Kenyan Ernest Anayo Anoliefo et la Béninoise Emilienne Gandonou comparaissaient, hier, devant le tribunal de grande correctionnelle de Dakar pour les délits de trafic international de drogue et d’association de malfaiteurs. Les faits remontent au courant du mois de juin 2007. John Ezeadi Obi avait été trouvé porteur d’une importante somme d’argent en diverses monnaies et de plusieurs cartes Sim de compagnies téléphoniques. Ce dernier occupait également une suite composée de 11 chambres dans un hôtel de la place. Ces complices, Ernest Anayo Anoliefo et Emilienne Gandonou, ayant appris l’interpellation de John Obi, avaient plié bagages et pris la direction de Saly Portudal où ils furent interpellés en possession de 21 kilos de cocaïne dissimulés dans des valises. L’enquête initiale révélait qu’il s’agissait d’un trafic international de drogue dont le réseau compte des personnes qui ont été identifiés.

Lors de la perquisition de sa chambre, des matériaux d’emballage composés de 84 rouleaux stock, d’objets pour le conditionnement, un paquet de gants en latex, neuf billets d’avions, 33 puces de téléphone de plusieurs pays de la sous-région et d’Europe, trois appareils téléphoniques, 74 tablettes de « Viagra » et sept billets de 50 euros. John Obi est arrivé à l’hôtel le 12 septembre 2006. Depuis cette date, il occupe une seule chambre qu’il n’a pas quitté jusqu’au moment de son arrestation. Même absent, il continuait à payer pour garder la même chambre. En dehors de cette chambre, John Obi avait loué dix autres chambres. A la barre, les prévenus ont tous nié les faits. « C’est une affaire complotée montée contre moi », a déclaré John Obi. A l’en croire, il a été caricaturé par la presse comme étant un grand bandit, alors qu’il n’a rien à voir avec le trafic de drogue. Emilienne Gandonou a indiqué qu’elle ignorait le contenu des valises que Chairman, considéré comme le cerveau du groupe et actuellement en fuite, lui avait remises pour les convoyer à Mbour. Chairman, d’après le procès verbal de la gendarmerie, était l’adjoint de John Obi. Il a réussi à fuir avec sa petite amie Fatima. Ernest Anayo Anoliefo dit quant à lui ne connaître aucun de ses co-prévenus. Pour le motif de son voyage à Saly, il a souligné qu’il accompagnait Emilienne Gandonou. A son avis, c’est un coup monté par la gendarmerie contre lui.

Le trafic de stupéfiants rime avec le grand banditisme et la criminalité, déclare le procureur de la République dans son réquisitoire. « Il faut combattre ce phénomène », dit-il. « C’est un réseau de trafiquants, de bandits, ils ne sont là que pour eux-mêmes », a-t-il ajouté. Le parquet a demandé au tribunal de requalifier les préventions pour le Kenyan Ernest Anayo Anoliefo et la Béninoise Emilienne Gandonou en trafic international de drogue. A son avis, ils ne sont pas des complices, mais de vrais trafiquants. Ainsi, il a requis dix ans d’emprisonnent ferme contre chacun des trois prévenus. Les sept avocats de la défense ont dénoncé un « acharnement » contre leurs clients. Pour eux, John Obi est victime de son aisance. A leur avis, le véritable cerveau, c’est Chairman. Celui-ci a profité de la générosité de John Obi pour mener son trafic de drogue, assurent les avocats. Ils ont tous défendu l’idée selon laquelle les charges retenues contre leurs clients ne tiennent pas. Ils ont regretté le réquisitoire du parquet qu’ils qualifient de xénophobe. « Ce sont des étrangers, condamnez-les », ironisent-ils. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour le 16 décembre.


Souleymane Diam SY

Le palu régresse au Sénégal

Sénégal/paludisme : la mortalité passe de 8.200 cas à 1.500 cas en dix ans
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Le taux de mortalité dû au  paludisme est en nette régression, le nombre des victimes de la  maladie étant passé de 8.200 sujets il y a dix ans à 1.500 cas en  2007, a-t-on appris mardi de source officielle à Dakar.
     "Nous sommes en novembre et si la tendance continue, on n'aura  pas plus de 600.000 cas de paludisme cette année", a indiqué le  médecin colonel Thior, soutenant que "ces chiffres se passaient de commentaires, parce qu'en 2006, nous avions décelé 1,6 million de  cas de paludisme, tandis qu'en 2007 il y a eu seulement un million de cas. 
     Le colonel Thior s'exprimait en marge de la cérémonie  d'ouverture de la première session du Cours national de  paludologie qui se tient à l'Institut de santé et de développement (ISED) de Mbour du 17 novembre au 6 décembre prochain.
     A ce propos, il a expliqué que lors de cette session de cours  ouvert, il s'agira d'adopter des stratégies pour lutter de manière efficiente contre le paludisme.

19/11/2008

Négro-Mauritaniens rapatriés du Sénégal

Plus de 5.000 réfugiés négro-mauritaniens rapatriés du Sénégal
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Au total 5.033 réfugiés négro- mauritaniens de 1.269 familles ont été rapatriés du Sénégal depuis le début de l'opération du retour volontaire des réfugiés, le 29  janvier 2008, a annoncé le Haut commissariat des réfugiés (HCR)  dans un communiqué rendu public mardi à Dakar.
     Le 23e convoi de réfugiés mauritaniens a quitté mardi matin  Rosso, ville sénégalaise la frontière avec la Mauritanie, pour la  Mauritanie. Le convoi était composé de 199 personnes, dont 118  enfants tous nés au Sénégal, précise la même source.
     Le nombre total de réfugiés mauritaniens installés au Sénégal  était estimé à 24.000, rappelle-t-on.

Salut Michel

Michel est parti. Hier soir. Pour un autre voyage que le Sénégal...


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Salope et injuste vie!
Je lui avais fait découvrir le Sénégal. Il en était tombé amoureux, vraiment, justement.
Quand notre ami Léon Dionou est parti, emporté par le palu, Michel a pleuré. Quand je lui envoyais mes photos d'enfants, mes clichés du Sénégal, Michel était ému.
Aujourd'hui, je n'ai plus de plan sur notre projet commun de nous retrouver au pays l'été prochain.
Nathalie, les enfants, on est effrondré et nul devant un tel cauchemar. Sans mot!

Saint Louis du Sénégal plus propre?

Un Centre d’Enfouissement des Déchets à St Louis (Sénégal)

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La ville de Saint-Louis va bientôt disposer d'un Centre d'Enfouissement des Déchets, ou Centre d'Enfouissement Technique (CET) dans le cadre de la mise en oeuvre du Plan global de nettoiement de la ville, financé à hauteur de 2 milliards de francs CFA par la Coopération Belge, et en partie sur les ressources propres de la ville.
Le CET permettra l'élimination progressive des décharges sauvages nombreuses à St Louis en gérant les 40.000 tonnes de déchets ménagers produits chaque année par la commune. Le site s'étend sur une superficie de 2,5 ha mise à la disposition de la commune de St Louis par la communauté rurale de Gandon. Les déchets, une fois collectés, seront déversés dans des cellules disposées sur le sol et étanchéifiées. Avant leur évacuation vers la décharge, ces déchets passeront par les sites relais aménagés dans des quartiers comme Ndiolofène, Gokhou-Mbathie, Guinaw rail, Darou... pour leur stockage.
Le financement de la Coopération belge a permis outre la construction du CET d'acquérir les véhicules de transport et les conteneurs nécessaire au bon fonctionnement du circuit de collecte.
Lors de l'inauguration, Ousmane Masseck Ndiaye, maire de St Louis et également Ministre de la Décentralisation et des Collectivités locales,  a lancé le concept du nouvel ordre urbain : " Ce concept trace un nouveau cadre de gestion de notre ville qui va de la propreté en passant par le désenclavement, à la mobilité urbaine, l'éclairage publique, l'aménagement de et la sécurité de la commune, toutes choses allant dans le sens de l'épanouissement et de la sécurité des populations ".

Revue de presse Sénégalaise

Revue de la presse sénégalaise 

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LE QUOTIDIEN rapporte que l'Etat du Sénégal s'engage à payer la dette intérieure estimée à "174 de milliards francs Cfa" au plus  tard le 31 janvier 2009. L'annonce a été faite, hier, par le  président de la République, lors de la 8e session du Conseil  présidentiel pour l'investissement. 
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LE SOLEIL informe qu'invité à faire un discours lors d'un  colloque sur "La démocratie dans le monde : après les avancés, le  recul", organisé par la Fondation Jean Jaurès à Reims (France) les 13 et 14 novembre derniers, Ousmane Tanor Dieng, Secrétaire  général du Parti socialiste (opposition) a dressé un tableau  sombre sur l'état de la démocratie en Afrique. 
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SUD QUOTIDIEN affirme que l'Etat du Sénégal s'acquittera d'ici  à la fin du mois de janvier prochain au plus tard des 174  milliards de Fcfa environ qu'il doit à ses fournisseurs.  L'assurance en est donnée hier, lundi 17 novembre par le président de la République à l'ouverture de la huitième édition du Conseil  présidentiel de l'investissement (Cpi). 
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NETALLI : La mauvaise image dont jouissaient les députés avait  poussé la quasi-totalité des candidats aux élections législatives  à entonner comme refrain, "une assemblée de rupture". En effet,  depuis le début des séances plénières pour le vote du budget des  différents ministères, certains élus du peuple brillent par leur  absence. Sur 150 députés, moins de la moitié de ses représentants  ne participe à cette procédure importante dans la vie de la  Nation. 
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REWMI indique que le département de Vélingara serait-il le lieu privilégié des trafiquants de cocaïne, pour faire transiter leurs  produits nocifs vers les pays limitrophes "Tout porte à le croire. En effet, en l'espace de 5 jours, 5 kilogrammes de cocaïne évalués à 140 000 000 de franc CFA ont été saisis par les douaniers et les gendarmes en faction à Kalifourou Linkéring, localité située au  sud-est de Vélingara".

18/11/2008

Ndellé, premier village solaire du Sénégal

Ndellé : Premier village solaire du Sénégal

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Les foyers de Ndellé, village de 800 habitants situé dans la région de Fatick, s'éclairent désormais à l'énergie solaire. En effet, Energie R et Solar 23 deux partenaires allemands et sénégalais, ont inauguré le mercredi 17 septembre 2008 une centrale solaire d'une capacité de 8,34 kWc. Les  réseaux en îlotage permettent à Ndéllé de produire sa propre électricité et le village serait même en mesure de raccorder ultérieurement les villages voisins.

Ce projet a vu abouti grâce au  soutien du Programme " Toits solaires pour les écoles et les institutions allemandes à l'étranger " de la Deutsche Energie, à l'Agence Allemande de l'Energie et au Ministère Fédéral de l'Economie et de la Technologie.

Il faut savoir qu'au Sénégal  le taux d'électrification rurale est de l'ordre de 15%. La biomasse représente 60% de la consommation énergétique or l'activité de ramassage de bois est chronophage, entraîne une forte pollution domestique et aggrave le problème de la déforestation. Ce projet constitue donc à plus d'un titre un exemple à suivre car l'énergie solaire offre l'avantage d'être économique, naturelle et renouvelable.

Nouveau président à l'assemblée nationale du Sénégal

Sénégal : Mamadou Seck élu nouveau président de l'Assemblée nationale
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Le candidat du groupe libéral et démocratique, Mamadou Seck, a été élu dimanche nouveau président  de l'Assemblée nationale sénégalaise, une semaine après la  destitution-démission de Macky Sall, rapporte lundi la presse  locale.

Avant son électionà ce nouveau poste, M. Seck, 61 ans, était le président de la commission de l'économie générale, des  finances, du plan et de la coopération économique de l'Assembéle  nationale.

Apèrs son élection, il a promis d'accélérer les réformes, " notamment celles qui sont relatives au règlement intrieur, à nos  conditions de vie et de travail, ainsi que celle de l'ensemble des catégories de personnels de notre institution".

Evoquant un "blocage" du fonctionnement de l'Assemblée  nationale, du fait d'une "une mésentente évidente" entre le  président de l'Assemblée nationale et sa majorité parlementaire,  les députés avaient voté il y a une semaine une résolution pour  réduire le mandat du président du Parlement de cinq à un an, ce  qui a mis fin au mandat de Macky Sall. 

Macky Sall, ex-Premier ministre sénégalais (2004-2007) et  ancien numéro deux du Parti démocratique sénégalais (PDS, au  pouvoir), a été élu président de l'Assemblée nationale en juin  2007. Il a été accusé par le groupe majoritaire à l'Assemblée  nationale de bloquer le travail du Parlement.

17/11/2008

Record du monde de pétanque

Pétanque : la France conserve son titre, record du monde pour le Sénégal
FaraNdiaye

La France a remporté le 44e championnat du monde de pétanque dimanche à Dakar, 13-0 contre la Thaïlande, la Belgique décrochant la médaille de bronze.
En tir de précision, le Marocain Abdel El Mankari a décroché la médaille d’or, dépassant en finale le tireur sénégalais François Ndiaye, 39 mètres contre 33 mètres. En demi-finales, Ndiaye a atteint 64 mètres, battant ainsi le record du monde détenu jusqu’alors par Quintais.
Au total, 59 pays dont 14 nations africaines ont participé à la compétition, qui se déroulait du 12 au 16 novembre pour la première fois en Afrique subsaharienne.
Le prochain mondial de pétanque aura lieu dans deux ans.