31/12/2008

Chavirement de pirogue à Mbour

SENEGAL: 3 pêcheurs meurent dans le chavirement d’une pirogue
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Trois pêcheurs sont morts noyés dans le chavirement d’une pirogue intervenu dans la nuit du dimanche au lundi au large de Mbour, a annoncé, mercredi, la radio RFM (privée).

Un seul rescapé a été enregistré au cours de l’accident de la pirogue dont les membres d’équipage habitaient tous le quartier Golfe de Mbour.

‘’Cela pose le problème du port du gilet de sauvetage mais également une question d’équipement inadapté au froid’’, a expliqué Ndiogou Diallo cousin d’une des victimes interrogé par RFM.

Les recherches sont en cours pour retrouver les corps des victimes. une alerte a même été lancée aux autres localités situées le long des cotes sénégalaises.

Ngor, une mairie Ecolo au Sénégal

Ngor : une mairie écolo au Sénégal
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La municipalité a mis en place un système d’entretien et de gestion de sa plage
Une plage idyllique a besoin d’être entretenue et peut même contribuer au développement local. A Ngor, au Sénégal, les autorités locales en donnent la preuve avec la gestion concertée de la plage mise en place en 2005.                           
Ngor est une presqu’île huppée, qui se trouve à 20 minutes de la capitale sénégalaise, Dakar. Réputée pour être un paradis, elle attire toute l’année des touristes, notamment le week-end où les Dakarois viennent se distraire sur sa plage. Au fil des années, ce lieu de villégiature est devenu un dépotoir et les noyades se sont multipliées : trois par semaine en moyenne. A la faveur des élections municipales, Ngor va connaître une petite révolution politique qui va changer le visage de la plage. « Nous sommes arrivés à la mairie de Ngor en 2002 avec une liste indépendante. Le pari était très risqué compte tenu de la suprématie des grands partis dans la vie politique sénégalaise », explique le maire de Ngor, El Hadj Mamadou Kane. Nous sommes des représentants de la société civile qui ont décidé de s’engager au service de la communauté et prendre en charge les questions de développement local ».
La démocratie locale pour s’assumer
A Ngor, la question de la gestion de la plage est devenue cruciale et pose des problème de cohésion sociale. Il faut concilier les intérêts des pêcheurs, des plagistes et des touristes. Une large consultation est menée et tient compte de deux impératifs majeurs.« Il y avait deux aspects à prendre en compte. Le premier était environnemental. Les gens venaient par exemple sur la plage avec leurs fourneaux, faisaient leur cuisine et laissaient souvent derrière eux leurs déchets en la quittant. Le second aspect concernait la sécurité : il fallait trouver un moyen d’éviter les noyades devenues récurrentes. » En 2005, le comité de gestion de la plage, mis en place par la Commission environnement, pêche et tourisme du conseil municipal, est installé. Il est constitué de l’association des plagistes, de celle des pêcheurs et des responsables municipaux. « Un ticket d’entrée de 200 F CFA (environ 30 centimes d’euros) a été fixé, ce qui est très inférieur au tarif de 1500 francs que pratique en général les plages privées. » La plage est aménagée, des balises de sécurité délimitent la zone de baignade, des maîtres-nageurs, formés par les sapeurs-pompiers, sont déployés. Mais aussi des surveillants, des balayeurs et des guichetiers. Une cinquantaine d’emplois sont ainsi créés. « Les recettes générées sont entre autres affectées au paiement des salaires, précise El Hadj Mamadou Kane. Elles constituent également l’assiette d’une taxe municipale de 15%. Le reste des sommes perçues est consacré à 30% à la gestion environnementale, 10% vont à la caisse villageoise, 15% sont versés à l’association des pêcheurs et 20% à l’association des plagistes. »
La municipalité de Ngor, qui a le soutien des Verts sénégalais, s’est offert une autonomie tout en préservant son patrimoine touristique et environnemental. Elle a aussi réussi à trouver une solution au chômage des jeunes. Les ressources propres de la mairie de Ngor lui permettent de « résoudre des problèmes concrets », souligne El Hadj Mamadou Kane. « Nous avons pu investir 30 millions de F CFA dans la construction d’une école. Ce qui relève des prérogatives de l’Etat. » Pour le premier responsable de la commune de Ngor, « les élites africaines doivent s’engager à tous les niveaux pour participer à la gestion de leur pays, notamment au niveau local. En général, les politiciens africains font de la politique leur gagne-pain. Faire de la politique, c’est avant tout se mettre au service de ses concitoyens. » Pour sa gestion de la plage, la mairie de Ngor a été sacrée lauréate, dans la catégorie Autorité locale, du concours Harubuntu, lancé cette année et qui a pour ambition de valoriser les potentiels africains. El Hadj Mamadou Kane voit dans cette récompense le signe d’un encouragement pour sa mairie, un véritable exemple de démocratie locale, qui souhaite-t-il, suscitera des vocations au Sénégal.

Falila Gbadamassi

30/12/2008

Le domaine maritime Sénégais

Sénégal, domaine public maritime : le trésor qui asphyxie l’essor économique
foncier maritime

Au Sénégal on assiste de plus en plus à une exploitation démesurée du domaine public maritime (Dpm) avec une rentabilité dérisoire. 300 habitations ou installations sont construites dans l’irrégularité. La redevance qui provient des terrains occupés situés sur le Dpm est de 150 millions de fcfa. Alors qu’une étude de l’ONG Aide transparence indique que l’Etat devrait gagner au moins 600 milliards de fcfa de ces terrains
Après une étude de plusieurs mois, l’ONG Aide transparence a publié ce lundi 29 décembre le rapport de son étude sur l’exploitation du domaine public maritime. Intitulé « Le domaine public maritime de Dakar : élites, pouvoir et impunité », le rapport révèle que les irrégularités commises sur le Dpm au Sénégal sont dues à la négligence de l’administration souvent complice de certains manquements.
"Les occupants du Dpm sont principalement d’anciens présidents de l’Assemblée nationale, des sénateurs, des députés, des chefs religieux, des ministres…et des hommes d’affaires français et libanais » a indiqué Jacques Habib Sy président de Aide Transparence. « On leur a distribué n’importe comment ces terres au détriment des pêcheurs, des populations locales » a-t-il poursuit. Et ces terrains situés sur le littoral s’ils sont vendus sont pratiquement bradés. C’est tout simplement « une sorte de blanchiment d’argent qui se fait à l’échelle industrielle. L’Etat les cède au franc symbolique. Il n’y gagne rien alors que la valeur est de l’ordre de 600 milliards de fcfa » s’est indigné Jacques Habib Sy.
L’intérêt pour le Dpm date de longtemps, « il s’est accentué entre 1985 et 2000. Avec le président Léopold Sédar Senghor il ya eu une gestion beaucoup plus rigoureuse du domaine foncier maritime ». Mais, a précisé le président de aide Transparence, « avec l’arrivée des libéraux on s’est rendu compte qu'il y a eu une accélération extraordinaire. Notamment lors des travaux de l’ANOCI (Agence nationale pour l’organisation de la conférence islamique) ».
La zone la plus occupée est la Corniche ouest prisée parce qu’il ya les alizés marins, les zones résidentielles. Le domaine de la baie de Hann est, quand à lui, un cas patent des occupations irrégulières du domaine maritime. « Il a été violé dans son intégrité. Il y a des entreprises qui ne doivent pas y être d’autres qui devraient faire l’objet de mesure conservatoires pour les déplacer » a suggéré Jacques Habib Sy .
Cette boulimie foncière des libéraux est à l’origine de plusieurs contentieux. A ce jour a indiqué Jacques Habib Sy « il y a 140 cas litigieux rien que pour la zone de Ngor Almadie, les populations se sentant frustrées ont commencé à investir les tribunaux ainsi que les municipalités».


Awa DIEDHIOU

29/12/2008

Sénégal: revue de presse

revue de presse
 
LE SOLEIL : Le président de la République, Abdoulaye Wade, a  dépêché son ministre conseiller, Ahmed Khalifa Niasse, comme  envoyé spécial auprès de la junte militaire au pouvoir en Guinée.  M. Niasse a réitéré le soutien du président Wade et mis en garde  contre toute ingérence dans les affaires de la Guinée.  

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     LE QUOTIDIEN : Bien qu'il nous ait habitués à des prises de  positions très originales, la sortie du président sénégalais sur  Rfi, vendredi dernier, continue de faire jaser. Il est devenu, de  fait, le porte-parole des putschistes au plan international et  envoie un ministre conseiller en lieu et place de son premier  responsable diplomatique. De quoi rendre sceptique plus d'un.  

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     NETTALI : L'avion qui assure le troisième vol de la Mission  officielle sénégalaise du pèlerinage à La Mecque, avec 304  passagers à bord, a atterri dimanche à l'Aéroport libyen de  Maetiga situé à 70 Km de Tripoli, suite à une crevaison, a annoncé à l'APS, l'Agence nationale de l'aviation civile du Sénégal  (ANACS). 

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     REWMI : Le président de la République, Abdoulaye Wade, est à  Dakar depuis samedi. Cela, après un périple qui l'a mené à Paris  et Oslo où il a pris part à deux importantes rencontres  internationales sur la paix et l'éducation. Devant des  spécialistes de l'Education et des bailleurs de fonds venus  nombreux à cette rencontre d'Oslo, le chef de l'Etat sénégalais  avait rappelé que " financer l'Education est le meilleur moyen de  sortir de la récession et de permettre à la communauté  internationale d'aider l'Afrique à rattraper son retard en matière de développement". 

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     LE QUOTIDIEN : La gendarmerie de Kédougou a procédé ce week-end au transfèrement vers Tambacounda des jeunes qui ont été arrêtés  lors des affrontements entre forces de l'ordre et étudiants.

28/12/2008

Le musée d'art africain de Dakar a 70 ans

Le Musée d'art africain de Dakar décline soixante-dix ans d'histoire contemporaine
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Le géologue, botaniste et marcheur amoureux des déserts, Théodore Monod, fut le premier directeur de l'Institut français d'Afrique noire (IFAN), créé à Dakar en 1938. Devenu Institut fondamental d'Afrique noire en 1966, après l'indépendance du Sénégal, l'IFAN abrite le Musée d'art africain de Dakar, l'un des rares espaces consacrés aux arts premiers en Afrique occidentale. L'IFAN, qui dépend de l'université Cheikh-Anta-Diop de Dakar, vient de confirmer l'entrée du savant, mort en 2000, à 98 ans, au panthéon national sénégalais : l'établissement s'appelle désormais Musée Théodore-Monod.
Dévoilée, comme il se doit, par les autorités sénégalaises et l'ambassadeur de France, Jean-Christophe Rufin, le 15 décembre, une plaque rappelle le rôle joué par ce "Ghandi du désert" dans l'étude de l'Afrique subsahélienne. Ce "chercheur de trésor, de brindille et de phosphore" (Alain Souchon), avait en 1938 souscrit aux volontés du gouverneur général de l'Afrique occidentale française (AOF), Jules Brevié, qui voulait fonder des succursales de l'IFAN partout en Afrique de l'Ouest. Cela permit au Musée d'art africain de collecter 95 % de son patrimoine ailleurs qu'au Sénégal : au Bénin, au Ghana, au Mali, en Côte d'Ivoire, au Nigeria... - 20 000 objets recensés en 1966, lors du Festival des Arts nègres organisé par Léopold Senghor, réduits à 9 272 aujourd'hui, selon le conservateur, Ibrahima Thiaw, sous l'effet des insectes, de l'humidité et de l'incurie.
Une exposition intitulée "Soixante-dix ans d'IFAN" donne une idée assez précise de l'éclectisme du lieu : roches, crânes, papillons, animaux naturalisés, tortues, crocodiles, publications scientifiques, périodiques... L'IFAN occupe l'ancien hôtel de l'administrateur de la circonscription de l'AOF, sur une place ronde rebaptisée place Soweto en 1983, en plein coeur de la lutte contre l'apartheid sud-africain.
Ce militantisme n'était pas pour déplaire au pacifiste Théodore Monod, qui, dès 1940, avait fait de Dakar et de l'IFAN la base avancée de la France libre, accueillant des chercheurs comme le cinéaste Jean Rouch, expulsé du Niger. A l'occasion de la réédition d'Alors le Noir et le Blanc seront amis, carnets de mission 1946-1951 de Jean Rouch (Le Monde du 18 décembre), le Musée Théodore-Monod de Dakar propose une exposition de ses photographies prises le long du fleuve Niger, où il était parti sur les traces de l'explorateur écossais Mungo Park, mort en 1805 dans les rapides de Boussa, au Nigeria.
C'est une frange d'histoire partagée, dit Ibrahima Thiaw. "Mais l'ethnographie et la découverte des arts premiers, accusés d'être venus dans les valises du colonisateur, continuent d'être rejetés par une partie des intellectuels africains", ajoute cet archéologue formé à l'université de Houston (Texas). Si le musée dakarois compte aussi peu de pièces sénégalaises, c'est que "dès 1950, les Wolofs, islamisés, et en contact commercial depuis très longtemps avec les Arabes et les Européens, n'étaient plus un objet de fascination ethnographique pour ces derniers".
LE PRIX DE LA MÉMOIRE
Ibrahima Thiaw est devenu archéologue par indignation. Il a mené huit campagnes de fouilles successives sur l'île de Gorée, en face de Dakar, à partir de 2001, sous l'impulsion première du National Geographic. Ces fouilles montrèrent le vrai visage de Gorée, symbole de la traite d'esclaves, mais aussi lieu de métissage ancien. Le Musée historique de Gorée est lui aussi géré par l'IFAN, dont le budget annuel, dérisoire, est inchangé depuis vingt ans (autour de 120 millions de francs CFA, 183 000 euros).
L'IFAN doit maintenir avec cela des activités scientifiques pluridisciplinaires et veiller à ses collections. Dans un Sénégal au bord de l'implosion sociale, à qui la France vient d'octroyer un prêt de 125 millions d'euros sans conditions, M. Thiaw a peu d'espoir de capter davantage de fonds publics. Mais il désire sensibiliser le pouvoir politique à la conservation de la mémoire. "Chaque jour, explique-t-il, nous assistons à la destruction massive de nos sites par des sociétés nationales, que ce soit sur la corniche dakaroise, ou dans la moyenne vallée du fleuve Sénégal, sans qu'aucune loi ne protège cette mémoire. Bientôt, ceux qui soutiennent que l'Afrique n'a pas su produire d'Histoire auront raison : tout aura été effacé."

Véronique Mortaigne

Elections locales au Sénégal

MBOUR/ ELECTIONS LOCALES  Les collectivités au centre des convoitises
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Les élections locales qui pointent à l’horizon ont de nouveau plongé les collectivités locales au centre des convoitises des états-majors politiques. L’état des lieux ou la carte d’occupation des collectivités locales par les états-majors politiques à quelques semaines du dépôt des listes de candidature à des postes de conseillers donne les libéraux en tête de peloton .Pourtant au lendemain des dernières consultations locales ,il n’en contrôlaient que trois sur douze. De nos jours, seuls les conseils ruraux de Nguéniène et de Ndiass sont encore entre les mains de non libéraux.
Les libéraux de la petite cote ont appris en début de semaine, la reconduction du député Omar Sy au poste de superviseur des élections locales .La mesure n’a pas encore suscité des réactions. Des questions se posent .La déconfiture de l’équipe municipale dirigée par Mbaye Diagne, l’ex maire libéral de Mbour démis par décret avec le conseil municipal, avait été suivie d’un départ massif de responsables libéraux partis à la conquête de nouvelles bases politiques pour être dans la course à la tête de la commune. Le mécontentement d’antan trouvait réponse dans la désignation du staff devant accompagner le superviseur dans ses taches. Il y a plus de prétendants que de places prévues, moins d’une dizaine.
L’une des équations à résoudre : le député libéral Khadim Tabet adhère dans la manœuvre et souscrit entièrement à la décision de la direction libérale .Il a mis en avant la prise en compte de son travail dans la désignation des responsables locaux au niveau des 122 secteurs montés en vue de la confection des listes des conseillers municipaux. Le jeu des alliances risque aussi de ne pas faciliter les choses si l’ensemble des dissidents ne se met pas dans les rangs.
La commune de Joal-Fadiouth, dirigée par le maire Paul Ndong, un ex-socialiste qui a déposé son baluchon dans le camp libéral, va connaître une ambiance particulière. Une seule question se pose : les ambitions des uns et des autres pour la conquête de la mairie risquent de constituer un véritable guêpier ou un panier à crabes.
La commune de Nguékokh est dans la dynamique d’une fusion difficile des bleus .Là au aussi, le maire Abdou Ndiaye qui a adhéré au parti démocratique sénégalais va vivre des consultations électorales avec ses nouveaux frères. Des libéraux authentiques qui lui ont toujours mis les bâtons dans les roues vont-ils revoir leur position pour le mettre au devant de la scène et accepter d’aller à la conquête de la commune pour sa réélection.
La commune de Thiadiaye dirigée par un maire bleu fraîchement venu chez les bleus doit faire face à l’hostilité de ses nouveaux frères qui l’avaient longtemps combattu. Là, les libéraux doivent régler des velléités fractionnistes d’individus qui se font une fixation pour le poste de maire de la contrée historique du Jegem.
Les paris restent ouverts au niveau des nouvelles collectivités locales de La Somone, Ngaparou et Saly-Portudal.
Au niveau des communautés rurales, la carte politique présente une toute autre configuration .Si déboulonner les verts à Nguéniène relève d’une équation à mille inconnus, le même constat est valable dans la communauté rurale de Séssène dirigée par le Docteur Paul Sène, un libéral à la tête du conseil rural. Il faut signaler que les conseils ruraux de Malicounda et Sindia amputés de deux localités vont faire l’objet de convoitise. Ndiaganiao constant depuis plusieurs consultations électorales dans la tendance va devoir faire face à l’épreuve des dures conditions de vie du monde rural. On se demande si Fissel va tomber dans l’escarcelle bleue à l’image du président de conseil rural qui depuis est avec les libéraux.
Le département de Mbour, jadis un bastion socialiste aujourd’hui très éprouvé par l’évolution politique dans la zone, est dans une phase de reconquête par les verts. Le premier secrétaire du parti socialiste très inspiré ces derniers temps reste confiant .Il a jugé la semaine l’engagement des zones littorales au niveau des collectivités littorales du département de Mbour qui veulent s’inscrire dans une dynamique de changements ou de rupture avec la gestion actuelle des choses. La conquête des collectivités locales cache des surprises avec les alliances et coalitions dans la confection des listes et les batailles politiques sur le terrain.

 Samba Niébé BA | SUD QUOTIDIEN

27/12/2008

Forte baisse du prix des carburants au Sénégal

 Sénégal: "forte baisse" du prix des carburants et des produits pétroliers
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Le gouvernement sénégalais a annoncé une "très forte baisse" à partir de samedi soir des prix des carburants et produits pétroliers, dont le super et le gazole, mais à l'exception de certains produits gaziers, dans un contexte de contestation des tarifs de l'électricité.
Avec cette "très forte baisse", le prix du litre du super va passer de 658 FCFA (1 euro) à 553 FCFA (0,8 euro), soit une variation de 16%, tandis que le litre de gasole qui coûtait 625 FCFA (0,9 euro) sera acheté à 504 FCFA (0,76 euro), soit 19,4% de moins, selon un communiqué du ministère sénégalais de l'Energie.
Le prix du litre d'essence pirogue sera désormais de 521 FCFA (0,79 euro) contre 625 FCFA (0,9 euro) auparavant (-16%) et celui du pétrole pour les lampes va passer de 513 FCFA (0,78 euro) à 396 FCFA (0,6 euro), soit 22% de moins.
Tous les autres produits pétroliers connaissent une baisse des prix à "l'exception des emballages (bouteilles) de 6 et 2,7 kg du gaz butane dont les prix restent bloqués à respectivement 2500 FCFA (3,8 euros) et 1000 FCFA (1,5 euro)", selon le ministère.
Par contre, les bouteilles de de gaz butane de 38 kg, 12,5 kg et 9 kg connaissent des baisses de prix allant de 13,5% à 15,2%.
"Depuis cinq mois et à la faveur de la chute des cours internationaux, la structure des prix des hydrocarbures est ainsi caractérisée par des baisses successives de tous les produits pétroliers", explique le ministère.
Les nouveaux prix entrent en vigueur samedi à partir de 18 H GMT (même heure locale).
Le Sénégal qui importe la quasi totalité de ses produits pétroliers a été confronté à une hausse des prix de l'énergie, celui de l'électricité notamment dont une hausse moyenne de 17% depuis août est à l'origine d'une contestation conduite par des imams dans la banlieue de Dakar.

26 personnes arrêtées à Kédougou

Sénégal: 26 personnes en garde à vue après une manifestation
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Vingt-six personnes ont été placées en garde à vue à Kédougou (sud-est du Sénégal) après une manifestation de jeunes mardi réclamant notamment des emplois miniers, qui a fait officiellement deux morts et 35 blessés, a annoncé samedi la gendarmerie sénégalaise.

"Vingt-six personnes ont été arrêtées et placées en garde à vue. Elles seront toutes déférées au plus tard lundi", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la gendarmerie sénégalaise, le commandant Daouda Diop.

Les personnes arrêtées seront déférées à Tambacounda, à 460 km à l'est de Dakar, "parce qu'il n'existe plus de tribunal à Kédougou". "Il a été entièrement brûlé au cours des manifestations" survenues dans cette ville distante de 700 km de la capitale, a ajouté le commandant Diop.

Les manifestants, qui ont brûlé de nombreux édifices publics, dénonçaient notamment leurs conditions de vie et réclamaient une meilleure gestion des ressources foncières et des emplois miniers à Kédougou, capitale de la région éponyme, proche du Mali et de la Guinée, qui concentre d'importantes ressources minières dont l'or, le fer et le marbre.

Deux personnes ont été tuées et 35 blessées lors de cette manifestation, selon un bilan officiel.

La Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (Raddho), une ONG basée à Dakar, a donné de son côté un bilan de "trois morts et six blessés graves".

Par ailleurs, les forces de sécurité continuaient samedi leurs recherches pour retrouver des armes qui ont disparu lors de cette manifestation.

"Les manifestants ont pris six pistolets mitrailleurs et cinq pistolets automatiques à la police des frontières. On a retrouvé deux pistolets mitrailleurs et un pistolet automatique", soit trois armes sur onze disparues, a dit à l'AFP le commandant Diop.

Les ministres sénégalais de l'Intérieur et des Forces armées, Cheikh Tidiane Sy et Bécaye Diop, étaient vendredi en visite à Kédougou pour apprécier la situation, a rapporté samedi l'Agence de presse sénégalaise (APS, publique).

"Ceux qui ont été mêlés (aux incidents) répondront de leurs actes. Ce n'est pas un mouvement spontané. Ce qui s'est passé à été mûrement réfléchi", a déclaré le ministre de l'Intérieur, cité par l'APS.

Les manifestants, dont le nombre est indéterminé, avaient "mis à sac des édifices publics. Ils ont attaqué la gendarmerie, le tribunal, le centre de santé et le camp militaire. Ils ont cherché à libérer les prisonniers mais les forces de l'ordre ont réussir à (les) contenir", avait déclaré mardi le ministre de l'Information et porte-parole du gouvernement, Abdou Aziz Sow.

Le président du Sénégal appelle à soutenir la junte guinéenne

Le président du Sénégal appelle à soutenir la junte guinéenne
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Les funérailles du président guinéen Lansana Conté ont rassemblé plus de 30.000 personnes vendredi 26 décembre, alors que le président sénégalais appellait à soutenir la junte qui a pris le pouvoir.
C'est le premier soutien exprimé officiellement aux putschistes par un dirigeant étranger. Le président sénégalais Abdoulaye Wade a appelé vendredi depuis la France à "soutenir" la junte arrivée au pouvoir en Guinée après le décès du président Lansana Conté. "Je pense que ce groupe de militaires mérite d'être soutenu", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à la résidence de l'ambassadeur du Sénégal à Paris, peu après s'être entretenu par téléphone avec le capitaine Moussa Dadis Camara, le chef de la junte guinéenne. "C'est la première fois que des militaires (guinéens) disent : on organise des élections et on rentre dans les casernes ", constate le président sénégalais. "J'appelle tous les pays (voisins), l'Union européenne, notamment la France,... à ne pas jeter la pierre à ce groupe mais à les prendre au mot".
Abdulaye Wade juge lui-même que la "situation actuelle n'est pas fiable" pour l'organisation d'élections. "Si on veut faire des élections où le peuple va s'exprimer de manière nette il faut faire des listes électorales. Ça prend du temps. Techniquement, ce n'est pas possible de faire des élections dans deux mois" comme le veut la Constitution", plaide-t-il, évaluant à "8 mois" le délai nécessaire, selon lui, à la tenue d'une élection présidentielle. Les putschistes guinéens ont promis des élections dans deux ans, fin décembre 2010. Mais la France, l'Union européenne et les Etats-Unis ont toutefois jugé cette échéance trop tardive et réclamé qu'un scrutin soit organisé dans un délai plus bref.
"Mettre en place un nouveau président et retourner dans les casernes"
Interrogé sur une éventuelle candidature à l'élection présidentielle du capitaine Camara, le président Sénégalais a répondu : "Il n'est pas dans cette stratégie. C'est un jeune pur qui veut bien faire et qui n'a pas d'ambition politique. Il me parait tout à fait honnête". "Le capitaine m'a demandé de me faire son interprète auprès des Guinéens, de l'Opposition, de la CEDEAO, de l'Union Africaine, de l'Union Européenne, des Etats-Unis, de la Banque mondiale et des institutions internationales pour leur dire que nous avons pris le pouvoir pour éviter les affrontements tribaux. Notre intention n'est pas de garder le pouvoir. Nous voulons mettre en place le nouveau président et retourner dans les casernes ", rapporte-t-il. Il a également indiqué avoir été chargé par le capitaine Camara de "lancer un appel à tous les voisins de la Guinée pour ne pas se mêler de nos affaires".
Le capitaine Camara a assuré Abdulaye Wade avoir pris le pouvoir "pour éviter les règlements de compte et la chasse aux sorcières, et protéger la famille du défunt" président Lansana Conté dont les funérailles nationales ont rassemblé plus de 30.000 personnes vendredi à Conakry. "Dans la situation actuelle, beaucoup de civils ont peur. Il faut substituer (à ce sentiment) une confiance dans une équipe qui n'a pas envie de garder le pouvoir". Les funérailles nationales du président guinéen Lansana Conté, décédé à 74 ans après 24 ans d'un "règne" très contesté, ont rassemblé plus de 30.000 personnes vendredi à Conakry.
De son côté, la junte a annoncé qu'elle organiserait samedi des "réunions d'information" sur son travail. Elle rencontrera d'abord des "représentants de la société civile, des partis politiques, des confessions religieuses et des centrales syndicales", puis des "représentants de la Cedeao, de l'Union africaine, de l'Union européenne, de l'ONU et les ambassadeurs des pays du G8". Dans la soirée de vendredi, des tirs ont été entendus dans Conakry et sa banlieue, peu après l'entrée en vigueur à 20 heures du premier couvre-feu imposé par le nouveau régime. Une source militaire a immédiatement assuré qu'il s'agissait de tirs "dissuasifs" pour que les gens "rentrent chez eux". La junte a ensuite fait diffuser à la radio un communiqué assurant que "tout soldat surpris par la patrouille en train de tirer s'exposera à des sanctions sévères".

AFP/SEYLLOU

26/12/2008

Fadiouth attend toujours Senghor

Le village natal de Senghor attend toujours sa dépouille
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Voilà sept ans que Léopold Sédar Senghor, premier président de la République du Sénégal, grand poète et apôtre de la négritude, est mort. Et sept ans que son village natal Joal attend le transfert de sa dépouille de Dakar vers le cimetière mixte de l'"île aux coquillages". Situé au sud de la capitale, Joal a vu Senghor naître en 1906 et grandir. Un jour de 1982, alors qu'il était venu se recueillir sur la tombe de son père, le grand homme déclara : "Quand je serai mort, déposez-moi auprès de mes ancêtres (…) à l'ombre des tamariniers." Or "quand une personne décède on doit respecter ses dernières volontés", estime Saer Loum, un ancien directeur d'école à la retraite qui exprime ainsi l'opinion de l'ensemble des habitants de Joal. Le poète s'est éteint le 20 décembre 2001. Et le 20 décembre 2009, en ce jour anniversaire, une messe à la mémoire de Sanghor a été célébrée devant une foule immense mais en l'absence des autorités de la République. "La foule s'est ensuite rendue au cimetière pour se recueillir devant la tombe désespérément vide", rapporte Le Quotidien.

Droits de l'homme au Sénégal

DROITS HUMAINS EN AFRIQUE : Le Sénégal plombé par un projet de succession monarchique selon la Raddho
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La Rencontre africaine des droits humains( Raddho) n'a pas été tendre dans son rapport concernant la situation des droits humains au Sénégal. Le rapport présenté hier dans un hôtel de la place met en relief le recul de notre pays en matière de démocratie et des droits humains. Il dénonce le projet de succession monarchique du président de la République par son fils.
D'après le rapport, le sénégal qui était un pays leader en matière de démocratie et de la promotion des droits humains en Afrique du temps de Senghor, a dormi sur ses lauriers sous Wade . Pourtant, c'est en partie lui qui devrait préserver cet acquis, si on sait que l'alternance survenue en deux mille est le prétexte légitime pour la consolidation de ce processus. En effet , souligne le rapport, le gouvernement de l'alternance n'a rien fait pour consolider ces acquis mais plutôt renonce et procède par un système de blocage, à l'instrumentalisation de la justice, le baillonnement de la presse, la corruption entre autres. Tout ceci, d'après le rapport, pour permettre au président de la République d'asseoir son projet de succession monarchique au bénéfice de son fils.
Toujours dans la même lancée, il a indiqué que le système judiciaire qui n'est qu'un simple décor institutionnel, est une coquille vide, et qu'il doit connaître la réforme attendue pour combler son déficit de légitimité et son déséquilibre". Ainsi, il préconise d'engager la réforme judiciaire en créant une cour constitutionnelle à la place du conseil constitutionnelle pour renforcer le système et compenser le déséquilibre sur l'accés à la justice. En ce qui concerne la liberté de la presse, le rapport plaide pour la dépénalisation du délit de la presse, souligne le rapport. Selon M. Pascal Kabale, qui présentait le théme "Indépendance de la justice", le système judiciaire sénégalais a connu un paradoxe qui fait que le sénégal n'est plus un pays digne de donner des leçons, mais au contraire d'en recevoir. A l'en croire, le sénégal "n'a pas détaché du système judiciaire le Ministère de la justice avec toute la pesanteur politique qui y est connectée" . Pendant ce temps, ajoute-t-il, les pays comme le Bénin et le Bourkina-Fasso sont loin de ce système et ont obtenu une justice plus libre et plus crédible, alors qu 'ils avaient tous le même héritage légué par les colonisateurs.

25/12/2008

Inquiètude à Dakar

Guinée: Des bandits à la porte du Sénégal, inquiètudes à Dakar
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Elle s’agrippe au pouvoir q’elle sent lui filer entre les mains. Elle promet une démocratie et des élections libres et transparentes en 2010 là où il faut réellement comprendre 2026.
Une partie de l’armée guinéenne, toujours elle. Elle était là sous Sékou Touré, enfermant, battant, torturant volant et violant le peuple laborieux de Guinée.
Elle était encore là sous Conté, toujours dans ses grandes œuvres de bandits de grand chemin, de corrompus, de voleurs des deniers de la république.
Son chef meurt, mais elle refuse de le suivre outre tombe pour donner un peu d’air et d’eau, de chair et de pain, de liberté et de démocratie au laborieux peuple de Guinée.
Elle s’agrippe au pouvoir q’elle sent lui filer entre les mains. Elle promet une démocratie et des élections libres et transparentes en 2010 là où il faut réellement comprendre 2026.
En attendant, elle demande au peuple de ne plus «  se promener » dans les rues. Elle demande aux organisations sociales, syndicales et politiques de suspendre toutes activités. Telle une pieuvre, elle veut étendre ses tentacules sur sa proie dont elle n’a jamais du reste cessé de sucer le sang.
Elle veut s’installer la canaille pour continuer à faire ripaille sur le dos de ce bon peuple qui ne sait plus à quel saint se vouer. «  C’est nous où la guerre civile » disent-ils. Devant ces extrémités fâcheuses, le peuple les choisira pensent ils. Les libérateurs qui s’arment contre leur peuple, les défenseurs qui font des citoyens, des «  mercenaires déjà à l’intérieur du pays et venus des pays voisins ». Elle ne se raie jamais cette chanson : pour bientôt  « pendre du guinéen » haut et court, elle prépare le fallacieux prétexte du mercenariat !
Cette bande de la génération de 90 avec Coplan et ses copains de voyous bien en vue, manipulés par des barons trafiquants. Oui, nous avons affaire à des marionnettes qui dans moins de 2 semaines, se retireront pour montrer aux mondes, la face hideuse de leur maîtres commanditaires : suivez la drogue et vous saurez qui est derrière ce putsh dans «  l’intérêt supérieur » de la Nation.
Cette frange de l’armée s'indigne que des officiers supérieurs s'opposent à leurs actes de grands bandits qui confisquent la démocratie et le pouvoir du peuple pour des promesses chimériques en 2010. Ce sont des menteurs, des voleurs aux mains tâchées du sang de nos frères et de nos sœurs.
Elle enfermera le peuple dans sa maison, sans eau, sans électricité, sans nourriture. Elle ne lui donnera aucune éducation parce qu’elle n’en a pas. Elle ne sait ni cultiver, ni pêcher, ni conduire les troupeaux à l’abreuvoir dans les pâturages. Elle n’usine rien, elle est absente dans les hôpitaux. Elle ne sait gérer que son ventre et son bas ventre. L’économie, les sciences sociales et politiques, les sciences en général et les techniques, elle s’en moque. Pour ces saint-cyriens des bas fonds de Coronthie la seule connaissance qui mérite d’être maîtrisée, c’est la charge d’une balle dans un canon, la technique de visée et le massacre en bonne et due forme de la vache laitière qu’elle traie depuis 1958 : le peuple de Guinée.
C’est pourquoi, tout comme pour Mohamed Bacar d’Anjouan, Mohamed Ould Abdela  Aziz  de Mauritanie, le BLOC POUR LE RENFORCEMENT DE LA DEMOCRATIE AU SENEGAL condamne expressément ces attentats inqualifiables de la démocratie, exige de la junte militaire le prompt rétablissement de l'ordre constitutionnel en Guinée.
Pour ce faire, le BRDS demande à la communauté internationale de rester plus que déterminée face à ces tentatives récurrentes de confiscation du pouvoir par des forces armées.
Le BRDS invite la communauté internationale à prendre dans les plus brefs délais, des mesures énergiques de retour à l’ordre constitutionnel en Guinée.
Le BRDS présente ses condoléances au peuple de Guinée et à la famille du disparu.
Que Noël 2008 donne paix et bonheur à l’Afrique et sèche ses larmes.
Professeur El Hadj Hamidou DIALLO, Secrétaire Général BRDS.

(ndlr: Ce mercredi, le 1er ministre et le gouvernement ont fait alégeance au chef des putchistes)

 

Deux morts à Kédougou (Sénégal)

Manifestation au Sénégal : 2 morts
kedougou

Deux à trois personnes sont mortes mardi à Kédougou (sud-est du Sénégal) lors d'une manifestation de jeunes réclamant des emplois dans le secteur minier, selon des bilans différents transmis mercredi par le gouvernement et une ONG de défense des droits de l'Homme.
"Une deuxième personne est décédée hier soir (mardi), tuée par balle. L'autopsie est en cours pour savoir (avec) quelle arme et quelle balle elle a été tuée", a déclaré à l'AFP un responsable du ministère sénégalais de l'Information, s'exprimant sous couvert de l'anonymat.
"Il y a beaucoup d'armes qui circulent dans cette zone" a estimé ce responsable, qui n'a pas lié ce décès à l'intervention des militaires appelés en renfort pour contenir la manifestation.

Revue de presse: Sénégal

presse
  
LE SOLEIL : Première banque du royaume chérifien et du Maghreb, Attijariwafa Bank a l'ambition de devenir numéro un en Afrique  subsaharienne, également. Le groupe s'active actuellement à  s'implanter dans tous les pays de l'Union monétaire  ouest-africaine. Au Sénégal, sa porte d'entrée, le bulldozer  marocain a d'emblée remporté le jackpot. 

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     WALFADJRI ; A peine né, le comité électoral national de la  coalition And Siggil Sénégal est chargé de proposer, à la  conférence des leaders, dès lundi, un plan d'action. Avec comme  objectif principal : "Amener le gouvernement à organiser des  élections sincères, libres et transparentes".  

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     SUD QUOTIDIEN : Le groupe du milliardaire nigérian Dangote  avait projeté de construire 12 cimenteries dans six pays africains dont une au Sénégal et qui devaient coûter la bagatelle de 3,3  milliards de dollars. Devant la réalité du marché africain, il  vient de revoir ses ambitions à la baisse. 

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     LE QUOTIDIEN :

     Les mandats d'arrêts contre l'ancien Premier ministre Mame  Madior Boye et Cie sont réactualisés par le président d'honneur de la Fédération internationale des droits de l'Homme (Fidh). Invité  de Rfi, hier, pour faire le bilan des droits de l'Homme de l'année 2008, Me Sidiki Kaba estime que le fait qu'il n'y ait pas eu de  justice dans l'affaire du Joola "pose problème".  

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     LES AFRIQUES : Le Port de Bargny va-t-il cesser d'être une  Arlésienne ? Le ministère des Mines, de l'Industrie et des PME  entend bien se donner les moyens de sortir enfin ce vieux projet  des limbes. Il date en effet des années soixante-dix. A l'issue  d'un voyage officiel mémorable du président Léopold Sédar Senghor  en Iran, c'est le grand amour entre les deux pays. L'Iran est  ébloui par la culture et l'humanisme d'un "Platon noir" alors que  le Sénégal s'éprend de la reine, Farah Pahlavi, la belle roturière iranienne qui rencontra et épousa Mohammad Reza Shah Pahlavi  Shabanou, le shah d'Iran.

Sénégal; aide alimentaire de la Chine

BILAN-2008 : La Chine contribue à l'autosuffisance alimentaire du Sénégal
chine

  "La Chine dotée d'une  expérience agricole millénaire fait tout pour contribuer à  l'autosuffisance alimentaire du Sénégal", a déclaré à l'Agence de  presse Xinhua un agronome chinois en mission au Sénégal.

     Yang Tingming, chef de la mission agricole chinoise au Sénégal, a affirmé que l'équipe d'agronomes chinois à Podor, dans la  vallée du fleuve Sénégal, qui marque la frontière  sénégalo-mauritanienne, a réussi à obtenir cette année 9 tonnes de riz pady par hectare, dans les rizières aménagées à titre  expérimentale afin de vulgariser les méthodes rizicoles dont  l'efficacité n'est plus à démontrer.

     Selon cet expert de 59 ans, le chemin à parcourir pour  atteindre l'objectif d'autosuffisance alimentaire au Sénégal ne  sera pas long, puisqu'un nombre croissant de cultivateurs locaux  ont "saisi les secrets" du haut rendement de riz, grâce aux stages qu'ils ont suivis auprès de la mission agricole chinoise, active  depuis novembre 2006. 

     "Si toutes les terres cultivales dans ce pays sont mises en  valeur, le Sénégal n'aura plus de soucis pour nourrir ses 11  millions d'habitants", a rassuré M. Yang, au Centre de formation  agricole chinois de Sangalkam, à une trentaine de km de Dakar.

     "La production de riz est actuellement de l'ordre de 300.000  tonnes au Sénégal, c'est à dire le tiers des besoins en riz du  pays. D'après les résultats de nos recherches, l'utilisation des  semences chinoises semées à la manière sénégalaise (épandage)  permettrait au Sénégal de produire grosso modo 600.000 tonnes de  riz. Or, si l'on pratique le repiquage de riz ici comme en Chine,  le rendement annuel atteindra à coup sûr jusqu'à 900.000 tonnes",  a-t-il estimé.

     D'après les dernières statistiques officielles, les Sénégalais  consomment chaque année environ 900.000 tonnes de riz dont 600.000 tonnes sont importées au prix de 50 milliards de FCFA, soit plus  de 100 millions de dollars. 

     "Il existe encore au Sénégal de grandes étendues de terres non  cultivées, à l'image de la vallée du fleuve Sénégal qui renferme  240.000 hectares de terres propices à la culture du riz. Mais  jusqu'à ce jour, 50.000 ha seulement ont été mis en valeur", a  rappelé Yang Tingming, soutenant que "si toutes ces terres  deviennent des rizières irriguées avec des eaux du fleuve Sénégal, l'autosuffisance alimentaire tant espérée sera bel et bien une  réalité". 

     Le "panier de la ménagère" tient beaucoup à coeur le président  Abdoulaye Wade. Les agronomes chinois chargés de dispenser une  formation théorique et pratique aux cultivateurs locaux en matière de maraîchage à Sangalkam ont aménagé un hectare de champs bien  fertilisés aux engrais organiques et dotés d'un système  d'irrigation et d'évacuation fonctionnant sans faute en cas de  sécheresse ou d'inondations. 

     "Nous avons fait en sorte que 25 espèces de légumes soient  cultivées et renouvelées sur ce petit éden, à longueur d'année,  pour un taux d'utilisation supérieur à 500%", affirme Liu Qingbao, chef de l'équipe de formation chinoise.

     "Depuis 2007, le centre a reçu, en 15 stages, 420 personnes qui ont acquis des éléments dans les domaines aussi divers que la  culture de jeunes pousses en épinière, l'entretien des champs, la  prévention et les traitements phytosanitaires ainsi que les  techniques d'amendement du sol salin et alcalin, le tout en  fonction des conditions spécifiques des différentes régions du  pays.

     C'est ainsi que nous avons réalisé la parfaite harmonie entre  la formation grandeur nature dans cet espace-échantillon et son  prolongement dans la production maraîchère chez les cultivateurs  locaux", a-t-il précisé, ajoutant que cette expérience a déjà fait tache d'huile dans plusieurs régions du Sénégal avec des résultats satisfaisants.

     

     OFFENSIVE AGRICOLE POUR LA NOURRITURE ET L'ABONDANCE

     Le président Wade a lancé en avril dernier la "Grande offensive agricole pour la nourriture et l'abondance" (GOANA) qui a abouti à des résultats au-delà des attentes, grâce aux efforts de tous et  au concours d'un climat particulièrement généreux avec des pluies  abondantes pendant l'hivernage. 

     Le gouvernement sénégalais a inclu un projet sésame chinois  dans la Goana. En effet, Ouyang Riping, investisseur privé chinois, finance au Sénégal la production de 150 000 tonnes de sésame sur  60 000 ha d'emblavures d'ici 2013, à raison de 30 000 tonnes  chaque année, à partir de 2008. 

     Le chef de l'Etat sénégalais a affirmé son soutien à cet  entrepreneur chinois de 55 ans lors de la cérémonie de lancement  des "Cahiers de l'investisseur de la Goana", organisée le 22  juillet dernier au palais présidentiel.

     Tout dernièrement, un correspondant de l'Agence Xinhua a suivi  Ouyang Riping jusqu'aux champs de sésame de Kaolack, à 200 km au  sud-est de Dakar, pour constater le résultat de son projet.

     Devant une vaste étendue verdoyante où le sésame poussait à  merveille, l'entrepreneur chinois a confié que son projet qui  bénéficie d'une importante subvention de l'Etat sénégalais  permettrait aux cultivateurs locaux d'avoir de quoi assurer les  besoins de leur famille. "C'est une pierre ajoutée à l'édifice qui se construit pour lutter contre la pauvreté et pour le  développement au Sénégal", a-t-il indiqué.

24/12/2008

Tourisme au sénégal

Tourisme au Sénégal
tourisme

Peu de gens le soupçonnent, mais le Sénégal cache plusieurs zones nature peuplées d'une faune diversifiée. Entre mers et montagnes, en passant par une balade en chameau dans le désert, il y a de quoi user ses souliers.
Dès l'arrivée, le ton est donné. Pour savourer la nature, il ne faut pas sous-estimer la capitale, Dakar. Avec ses deux clubs de plongée, l'Océanium et le Nautilus, la capitale sénégalaise offre un accès facile à de riches paysages sous-marins. On peut y faire aussi du surf, de la planche à voile et d'autres sports nautiques et ce, sans quitter la ville.
Pour le touriste pressé, le delta du fleuve Siné Saloum, à 180 km de Dakar, reste le plus accessible. Le parc national, patrimoi­ne mondial de l'Unesco, y offre des kilomètres de mangroves et de lagons peuplés de phacochères, d'hyènes et de singes patasses. Mais c'est le pêcheur qui y trouvera son paradis avec de nombreux camps de pêche. Capitaines, thiofs, carpes rouges : le fleuve regorge de différentes variétés de poissons.
Le campement de pêche Hakuna Matata, sur l'île de Marlodj, offre simplicité et tranquillité. Ancienne base militaire reconvertie, le hameau de petits chalets est aussi parfait pour faire une randonnée en kayak, visiter une plantation d'arachides ou simplement savourer, sur le quai, des crevettes fraîches apprêtées par l'excellent chef cuisinier. Olivier, le sympathique propriétaire, vous fera découvrir les meilleurs endroits pour une pêche miraculeuse.
Le bal des oiseaux
Mais le joyau des amateurs de nature reste le parc du Djoudj, au nord de Saint-Louis, qui, lors de la grande migration, de décembre à avril, est littéralement envahi par les oiseaux. Pélicans, flamants roses, ibis : inutile de nommer toutes les espèces qui envahissent cet autre site du patrimoine de l'Unesco. Cette fresque de plumes se parcourt en canoë entre crocodiles et phacochères. Inoubliable.
Toujours à proximité de Saint-Louis, le Parc national de la langue de Barbarie offre aussi le spectacle de la migration. Moins spectaculaire, il est néanmoins plus facile d'accès. Au Zebrabar, vous trouverez gîte et canots, un agréable compromis où petits et grands apprécieront la décoration festive.
Autre arrêt inoubliable dans la région : le désert de Lompoul. Goûtez au plaisir d'une caravane en parcourant les dunes de sable à dos de chameau et en partageant l'atayah, le thé noir à la menthe sucré. Pour ceux qui veulent vivre la vie de nomade du désert jusqu'au bout, il est possible de passer la nuit sous une tente mauritanienne.
En Casamance
Pour le voyageur ayant plus de temps, une escale en Casamance ne sera jamais de trop. On s'y rend par la route, en avion ou en bateau (à partir de Dakar). La forêt équatoriale dense et verte de cette région donne l'impression d'avoir changé de continent.
À Cap Skiring, surfeurs et pêcheurs se rencontrent pour profiter de l'océan versant ses eaux chaleureuses sur des kilomètres de plage peu fréquentées. D'Oussouye, en basse Casamance, vous pourrez arpenter la région à vélo, roulant entre les rizières et les villages traditionnels. Plus qu'une randonnée sportive, c'est un moyen fort sympathique de découvrir la culture des habitants du coin. À ne pas manquer : le gri-gri du village et la dégustation de vin de palme.
Malgré les avertissements, la Casamance demeure sûre pour le voyageur. La région vit du tourisme et ne laisserait pas les toubabs, les visiteurs, s'approcher d'une zone à risque, beaucoup plus au sud.
Pour l'aventurier qui n'est pas effrayé par de longues heures sur des routes en piètre état, le parc national de Niokolo-Koba déploiera sa faune bigarrée. On y trouve les héros d'un safari classique : lions, singes, antilopes, phacochères.
L'amateur de randonnées à la montagne ne manquera pas de faire un détour par le pays bassari. Oasis de l'amateur de plein air, c'est l'occasion de faire de longues promenades pour admirer chutes d'eau et luxuriante verdure. Un bon guide vous emmènera auprès du chef du village où, en échange de noix de kola, vous découvrirez la riche culture sénégalaise.
Le Sénégal, c'est une nature variée, largement accessible grâce à une excellente infrastructure touristique. Et dans l'avion, au retour, c'est mille paysages que l'on rapporte avec soi.
Dakar, une Manhattan africaine
Dakar est la Manhattan de l'Afrique de l'Ouest. Avec ses routes impeccables et ses gratte-ciel, on sait dès son arrivée que l'on a affaire à une grande dame. Voilà donc une ville qui groove et où un budget de gueux vous offrira la vie de diva.
Beaucoup y viennent pour cette péninsule entourée de plages. Car on n'a pas à les chercher : elles viennent à vous. La plage de Yoff reste le choix des Dakarois. Mais le meilleur choix reste l'île de Ngor, question d'allier poisson grillé et bain de soleil. Pour les plus sélectifs, les nombreux hôtels offrent des plages privées et des piscines.
Mais le secret le mieux gardé de Dakar, c'est la gastronomie. C'est ici que nous ouvrons le carnet d'adresses de Coumba, alias Mme Dakar. La Fourchette, près du marché Kermel, reste le choix jet-set. Pour la bonne bouffe, et s'y faire voir. Mais le coup de coeur reste les différents restaurants de la pointe des Amaldies. Alkemia épate de son décor hyper-design et sa carte de tapas. Plus loin, sur le bord de la mer, Chez Fouta offre une cuisine peut-être moins raffinée, mais où le calmar grillé et le son des vagues valent leur pesant d'or.
Nuits d'enfer
On ne connaît Dakar que de nuit. Arrêt nécessaire : le Thiossane. Son célèbre propriétaire, Youssou N'Dour, offre parfois des performances de Mbalax, musique typiquement sénégalaise.  Malheureusement, en son absence, le lieu est plutôt ennuyant. Heureusement, Dakar ne manque pas d'endroits pour écouter des concerts. Just 4 U et le Kilimanjaro sont, eux aussi, des incontournables.
Et ceux pour qui la nuit n'est jamais trop longue, Dakar offre une multitude de boîtes de nuit où l'on danse toujours passé l'aurore. Que ce soit les nuits endiablées du Cadjafoul, au marché Soumbedioune, ou le très branché Ozio, il faut se préparer à avoir mal aux pieds.
Pour ceux qui auraient besoin d'un bain de foule, c'est au marché Sandaga qu'ils le trouveront. Du boubou traditionnel aux faux sacs à main Vuitton, si vous ne trouvez pas, c'est parce que ça n'existe pas. Pour les agoraphobes, si légers soient-ils, prière de s'abstenir. Car une fois plongé dans la masse grouillante, on y perd facilement le sens de l'orientation. Les plus coriaces auront droit à une expérience unique.
Magasinage à l'africaine
Les adresses ne manquent pas pour les fans de shopping qui recherchent la qualité. Dans le quartier de la médina, le coeur de Dakar, les sculpteurs de talent s'alignent le long de la Corniche, route longeant la mer, pour y exposer le meilleur de l'art africain. Mais pour les raffinés, c'est au Plateau, le centre-ville, que se trouvent les perles. Ici, les échoppes d'artisans talentueux s'alignent pour exhiber une Afrique créative.
Deux adresses à retenir, selon Coumba : La boutique Naaj, au Plateau, offre de la vaisselle aux designs originaux, question de mettre un peu d'Afrique dans le couvert. Et Dakar est la capitale africaine de la haute couture. Parmi eux, Siguil offre des créations originales qui allient élégance et audace. Arpentez les rues du Plateau et vous découvrirez toute la créativité sénégalaise.
Plages
Un bon esthète a besoin de repos. Destination : la petite côte. La précieuse Saly, souvent considérée comme la Côte d'Azur sénégalaise, est l'endroit parfait pour les oiseaux de nuit. Grands hôtels, belles plages et soirées chaudes caractérisent cette destination touristique populaire. Parfait pour y faire la fête et oublier que l'on est sur le continent africain.
Pour les moins exaltés, Toubab Dialao offre plus d'intimité. On y trouve les mêmes plages, mais sans les essaims de touristes. Deux adresses demeurent incontournables. L'hôtel Iris avec sa terrasse sur la mer épate. L'hôtel Sobo-Bade, avec ses courbes à la Gaudi et ses mosaïques africaines, convainc qu'il n'y a pas à défoncer le budget pour profiter d'un moment de grâce.


Marc-André Boisvert

plus de 6 millions de palétuviers plantés au Sénégal

Plus de 6 millions de palétuviers replantés au Sénégal
paletuvier voilier
   
Association œuvrant en faveur d’une gestion durable des milieux marins, Océanium lançait le 15 août dernier une grande campagne de restauration de mangroves (1) en Casamance, région du Sud-Ouest du Sénégal prise entre la Gambie et la Guinée-Bissau. Surpassant l’objectif initial fixé à 5 millions d’arbres replantés, l’opération se révéla être une franche réussite en totalisant quelque 6 302 000 pousses de palétuviers réintroduites sur une surface de 1 200 hectares.
Pour parvenir à ce résultat, 11 000 villageois ont collaboré à l’opération « Casamance 2008 », témoignant d’une réelle prise de conscience des populations locales face à la disparition progressive des mangroves. Selon un rapport publié par la FAO en février 2008, entre 1980 et 2005, la superficie mondiale des mangroves serait ainsi passée de 18,8 millions d’hectares à 15,2 millions, enregistrant une perte de près de 20 %. Néanmoins, à la faveur de diverses actions régionales, la perte de surface de mangroves va en diminuant d’année en année. En atteste le volume des surfaces détruites estimé à 187 000 ha/an pour la période 1980-1990 contre un volume de 102 000 ha/an entre 2000 et 2005.
En protégeant ces écosystèmes fragiles, les habitants des villages environnants agissent au profit de leur région, les mangroves s’avérant être d’excellentes barrières protectrices contre les phénomènes d’érosion des côtes et de salinisation des nappes phréatiques.
(Les mangroves sont des forêts à feuilles persistantes et tolérantes au sel, situées le long des littoraux, des lagunes, des fleuves et des deltas. Dans la plupart des cas, l’espèce d’arbre dominante composant ces écosystèmes spécifiques est le palétuvier. Ces zones sont réputées pour leur riche biodiversité, notamment en poissons, mollusques et crustacés.)

 

Le palu tue au Sénégal

Sénégal : le paludisme a tué 1.600 personnes en 2007
palu

Le paludisme a coûté la vie à 1. 600 personnes au Sénégal en 2007, au lieu de 2.000 comme l'avait  indiqué dans la presse, a affirmé mardi à Dakar Moussa Thior,  coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme ( PNLP) du Sénégal.

     "La lutte contre le paludisme a énormément évolué ces cinq  dernières années. Le paludisme est une maladie essentiellement  saisonnière. En dehors de l'hivernage, il est rare de constater  des cas de paludisme", a expliqué le docteur Thior à l'intention  des personnes qui pensent que tous cas de fièvre est relatif au  paludisme, lors d'un atelier de formation en matière de santé, de  développement et de popultion.

     A cet effet, il a rappelé l'objectif que s'était fixé le PNLP à l'horizon 2010 de réduire de 50% la morbidité palustre. Selon lui, ces objectifs ont été atteints depuis janvier 2006. 

     "Les stratégies sont mises en place, les médicaments de  traitement ont changé mais sont disponibles et la prise en charge  existe", a encore soutenu Moussa Thior, qui a demandé aux  populations de veiller aux normes d'hygiène de l'environnement  pour une lutte beaucoup plus efficiente contre le paludisme. 

     En outre, il a indiqué que l'introduction des Tests de  diagnostics rapides (TDR) dans le système de santé au Sénégal a  notablement contribué à la réduction des cas palustres, parce  qu'ils permettent de distinguer en moins de 15 mn si le cas traité relève du paludisme ou non.

Menaces sur l'Africa race au Sénégal

Africa Race: menaces sur la sécurité du rallye-raid, selon le gouvernement français
rally

 Le gouvernement français a mis en garde vendredi les organisateurs d'un rallye-raid, l'Africa Race, contre les "menaces qui pèsent sur certaines étapes" de cette épreuve qui se déroulera du 30 décembre au 11 janvier au Maroc, en Mauritanie et au Sénégal.

"Si le tracé de l'Africa Race n'est pas modifié pour tenir compte des menaces qui pèsent sur certaines étapes actuellement prévues, le ministère des Affaires étrangères ne pourra que réaffirmer sa profonde inquiétude et appeler une nouvelle fois les organisateurs à leurs responsabilités", a déclaré le porte-parole du ministère, Eric Chevallier.

Les organisateurs de cette course de voitures, motos et camions, ont été reçus au Quai d'Orsay les 16 octobre et 19 décembre, a précisé le porte-parole.

Le ministère leur a renouvelé "les sérieuses mises en garde qui leur avaient déjà été exprimées à propos des risques auxquels le parcours envisagé exposait les concurrents", a déclaré le porte-parole.

"Contrairement à ce qu'affirment certains articles de presse, la position soulignée devant les organisateurs n'est certainement pas +qu'aucune menace ne pèse sur le parcours+", a-t-il ajouté.

M. Chevallier n'a pas donné de précisions sur les étapes menacées et les risques évoqués.

Le plus célèbre des rallye-raids de ce genre, le Lisbonne-Dakar-2008 avait été annulé l'année dernière, en raison de menaces terroristes contre la course et sur l'insistance du gouvernement français.

L'épreuve aurait dû se dérouler quelques jours après le meurtre en Mauritanie de quatre touristes français le 24 décembre dans une attaque attribuée à des proches de la Branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (BAQMI).

L'Africa Race, organisée notamment par l'ancien coureur Hubert Auriol, doit commencer par plusieurs étapes au Maroc à partir du 30 décembre. Quatre étapes sont prévues en Mauritanie entre le 6 et le 10 janvier, avant une fin de course au Sénégal.

23/12/2008

Revue de presse Sénégalaise

Revue de la presse sénégalaise
 presse
   
     LE QUOTIDIEN : Le Fonds monétaire international vient  d'octroyer au Sénégal un montant de 36 milliards de francs Frs Cfa, au titre de la Facilité de protection contre les chocs exogènes  (Fce). Après les 82 milliards de la France, cette somme va permettre à la fois, de régulariser les créances du secteur privé et d'atténuer  l'impact sur la balance des paiements de la flambée des prix des  produits alimentaires et énergétiques. 

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     SUD QUOTIDIEN ; Neuf mois après le lancement de la  recapitalisation des Industries chimiques du Sénégal (ICS), la  boîte semble ressortir la tête du soufre dans lequel elle était  enfoncée. Déjà au mois de septembre dernier, c'est un bénéfice de  15 milliards de FCfa, qui pourrait évoluer à 20 milliards, que les  Industries chimiques du Sénégal auraient réalisé et les  perspectives s'annoncent heureuses.

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     REWMI : L'Agence Fran?aise de Développement apporte un appui  financier de 30 millions d'euros (environ 20 milliards de FCfa) à  la Société Nationale d'Electricité (Senelec). Le ministre d'état,  ministre de l'Economie et des finances, Abdoulaye Diop,  l'ambassadeur de la France à Dakar, Jean-Christophe Rufin et le  directeur de l'Afd, vont signer, ce lundi 22 décembre à Dakar, une  convention de financement à cet effet. 

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     NETTALI : Mamadou Diop Castro (syndicaliste, enseignant et  politicien), invité de l'émission télévisée Grand Jury, a qualifié la situation sociale actuelleau Sénégal de "catastrophique". Le  syndicaliste constate : "Jamais de mémoire de Sénégalais, nous  n'avions vécu une situation aussi grave et dramatique" avant de  déplorer : "Les décideurs ne mesurent pas la gravité de la  situation à laquelle se greffe la perte des valeurs".

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     LE SOLEIL : Le 6è congrès ordinaire de la Ligue  démocratique/Mouvement pour le parti du travail (Ld/Mpt) a été  ouvert avant-hier au Cices. Il a enregistré une forte mobilisation des militants et  la présence remarquable des leaders du Front Siggil Sénégal (Fss). Abdoulaye Bathily, Secrétaire général du parti, a profité de  l'occasion pour appeler à la création d'une nouvelle dynamique  politique afin "de prendre le pouvoir et reconstruire le pays".

Chère élecricité Sénégalaise

Dans la banlieue de Dakar, "on est fatigué par l'électricité chère"
electr

Empoignant une liasse de factures dont certaines impayées, Oulimata Fall, habitante de la banlieue de Dakar, dit son désarroi: "le courant nous a été coupé depuis septembre. Nous sommes fatigués par l'électricité chère".

La banlieue de Dakar est depuis plusieurs mois l'épicentre d'un mouvement de colère contre la cherté de la vie. Et le 6 décembre, des imams y ont pris la tête d'une manifestation contre la hausse du prix de l'électricité, fait exceptionnel au Sénégal, pays majoritairement musulman et à l'islam modéré.

"Nous soutenons l'action des imams. Nous ne pouvons pas acheter le kg de riz à 450 FCFA (0,6 euro) et payer une facture d'électricité à 72.000 FCFA (110 euros)", confie Oulimata Fall, femme au foyer d'une trentaine d'années, dans le quartier Cheikh Wade de Guédiawaye, à la périphérie de la capitale.

Le lavabo auprès duquel elle est assise est à sec "depuis six mois à cause d'une facture d'eau impayée de 75.000 FCFA (114 euros)".

"Ce n'est pas pour ça qu'on avait voté pour (Abdoulaye) Wade", au pouvoir depuis 2000 et réélu en février 2007 pour cinq ans, affirme aussi Maguette Lô, une sexagénaire. Pour elle, "l'action des imams est tardive mais elle est salutaire".

Confrontée à d'importants problèmes de trésorerie, dans un contexte de hausse du prix des hydrocarbures, la société nationale d'électricité du Sénégal (Senelec) applique depuis août une augmentation moyenne de 17% du prix de l'électricité et a mis en place une facturation progressive, très contestée.

Eugénie Dacosta Seck, qui se présente comme une "veuve sans aucune ressource", est "fatiguée de n'avoir pas d'eau depuis quatre mois et de recevoir en plus une facture (d'électricité) de 80.000 FCFA (122 euros)".

"Avec quoi, je vais payer?" demande cette dame d'une soixantaine d'années, de "tout coeur avec l'action des imams".

La semaine dernière, le Collectif des résidents de Guédiawaye, coordonné par l'imam Youssoufa Sarr, a demandé aux populations de ne pas payer les dernières factures, tant que l'ancienne tarification dégressive ne serait pas rétablie.

"C'est un collectif multiconfessionnel et multiconfrérique et nous faisons tout dans un cadre citoyen et en référence au Coran et à son prophète" Mahomet, explique à l'AFP le religieux Youssoufa Sarr.

"Les imams servent de catalyseur à cette lutte. Nous nous sommes engagés parce que les populations sont confrontées à des problèmes vitaux", ajoute l'imam de 61 ans, père de six enfants, assis dans son salon aux murs tapissés d'effigies de marabouts, un Coran posé sur une table en verre.

Pour ce comptable à la retraite, membre de la confrérie mouride, une des principales au Sénégal, "les autres corps sociaux qui devaient prendre en charge cette lutte ont montré leurs limites".

"Les populations n'adhèrent pas au discours des partis politiques et les revendications des syndicats sont confinées dans les entreprises", constate-t-il.

Lundi, le gouvernement a annoncé la création d'une commission pour prendre en compte "immédiatement" les "multiples réclamations" concernant la hausse du coût de l'électricité.

Dans l'après-midi, le collectif a été reçu longuement par le ministre de l'Energie Samuel Sarr.

Mais l'imam Youssoufa Sarr a dit sa "déception" au sortir de la réunion. Jugeant les mesures "très très en deçà des attentes de la population", il a souhaité que "le président Abdoulaye Wade s'implique personnellement à la recherche d'une solution".

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 Factures d'électricité trop élevées au Sénégal: une commission mise en place
 Le gouvernement sénégalais a annoncé lundi la création d'une commission pour prendre en compte "immédiatement" les "multiples réclamations" concernant la hausse du coût de l'électricité, dans un contexte de vives protestations d'habitants et d'imams de la banlieue de Dakar.
"Au vu des multiples récriminations et réclamations suite aux dernières factures et à leur montant, une commission va être instituée" (pour les prendre en compte), a annoncé le porte-parole du gouvernement Abdou Aziz Sow devant la presse, au sortir d'une réunion interministérielle sur l'Energie.
"Toutes les factures qui font l'objet de contestations seront traitées par cette commission", a-t-il assuré.
Suite aux très fréquentes coupures d'électricité qui ont exaspéré la population durant l'été, "la commission aura pour instruction d'appliquer dès janvier des pénalités" pour énergie non distribuée à la Société nationale d'électricité du Sénégal (Senelec).
Ces pénalités contribueront à réduire le montant des factures "au bénéfice des consommateurs", a affirmé S. Sow.
Le gouvernement a également souhaité "la généralisation des compteurs électriques à pré-paiement" et de "l'utilisation des lampes à basse consommation".
Selon M. Sow, le Sénégal va entrer en contact avec "ses partenaires iraniens" pour "l'importation de ces ampoules".
La semaine dernière, un Collectif d'habitants de la banlieue de Dakar, formé en particulier d'imams, avait demandé aux populations de ne plus payer l'électricité, "tant que la Senelec n'aura pas changé de mode de facturation", qui multiplie selon lui "par deux ou par trois" la note à payer.
Avant la réunion, une source proche du ministère a estimé que "des imams s'impliquant ainsi, c'est du +jamais vu+" et a jugé que "le gouvernement était obligé de réagir".
Confrontée à d'importants problèmes de trésorerie, dans un contexte de hausse du prix des hydrocarbures, la Senelec a mis en place en août un nouveau système de facturation progressif ("plus on consomme, plus on paie").

Plus de 75 millions de dollars du FMI au Sénégal

Le FMI approuve un appui de 75,6 millions de dollars au Sénégal
fmi

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé qu'il accordera un appui financier de 75,6  millions de dollars au Sénégal au titre de la Facilité de  protection contre les Chocs Exogènes (FCE), indique un communiqué  officiel publié samedi.

     L'annonce a été faite à la suite d'un examen du dossier du  Sénégal par le conseil d'administration du FMI vendredi, dans le  cadre du programme appuyé par l'Instrument de Soutien à la  Politique Economique (ISPE).

     Pour le FMI, la situation économique du Sénégal a été difficile, particulièrement en 2008. Ces difficultés s'expliquent par  l'envolée des prix internationaux des produits energétiques et  alimentaires depuis 2006, selon le communiqué du ministère  sénégalais de l'Economie et des Finances. 

     Cette situation a conduit le gouvernement sénégalais à accorder des subventions massives pour atténuer l'effet de ce choc exogène  sur les populations, notamment les plus défavorisées. 

     Ces appuis ont atteint environ 7% du PIB sur la période 2006- 2008 conduisant ainsi à la constitution d'instances de paiement  vis-à-vis du secteur privé et à la dégradation de la balance des  paiements, consécutive à la hausse de la facture des importations  de produits énergétiques et alimentaires, précise le texte.

     Malgré cette situation, le FMI a reconnu les efforts du Sénégal pour améliorer la transparence budgétaire. 

     Une mission d'assistance technique du FMI a séjourné au Sénégal et a confirmé la fiabilité du système budgétaire. Toutefois, des  insuffisances ont été relevées et le gouvernement s'est engagé à  les corriger de manière urgente en vue de respecter les standards  internationaux en matière de Finances publiques, affirme la même  source. 

     Avec la mise en oeuvre de l'ensemble de ces mesures, le cadre  macroéconomique sera assaini dès 2009 et l'activité économique  devrait être soutenue, malgré l'environnement international  défavorable lié à la crise financière, prévoit le ministère de  l'Economie et des Finances. 

     En 2009, le taux de croissance du PIB du Sénégal devrait  progresser de 5,2% et est projeté à près de 6% à moyen terme. Le  déficit public serait maintenu à moins de 3% du PIB en 2009 et à  environ 4% du PIB à moyen terme en vue de préserver la viabilité  de la dette publique déjà consacrée et reconnue par le FMI, malgré la conjoncture économique difficile, conclut le ministère.

La France éponge le Sénégal

20 milliards pour la Sénélec : la France à la rescousse du Sénégal
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L’Agence Française de Développement (AFD) apporte un appui financier de 20 milliards de FCFA (30 millions d'euros) à la Sénélec. La convention de financement destinée à la recapitalisation de la Société Nationale d’Electricité (SENELEC) sera signée ce lundi 22 décembre à 12h 30 par le Ministre de l’Economie et des Finances du Sénégal, Abdoulaye Diop, l’Ambassadeur de France au Sénégal, Jean Christophe Rufin et le Directeur de l’AFD.
Cet important appui financier concessionnel destiné à la recapitalisation de la Société Nationale d'Electricité (SENELEC) va, selon le communiqué du ministère des Finances, permettre «la recapitalisation de la Senelec sur la période 2007-2009 afin de lui permettre de retrouver l’équilibre financier et les ratios de gestion standards d’ici 2009, la restructuration de sa dette à court terme en une dette de maturité plus longue et la mise en œuvre d'un plan de réduction de ses coûts de production.
Cette aide de la France vient à point nommé. Elle coïncide à un moment où la tension sociale est à son comble avec le mouvement du collectif des résidents de Guédiawaye (banlieue) dirigé par des imams et notables. Depuis leur marche du 6 décembre dernier, chaque jour la pression monte d’un cran et les risques de généralisation se précisent de plus en plus.
Cette enveloppe de 20 milliards de AFD pourrait peut être permettre à la Sénélec de revoir le prix de l’électricité ou sa mode de facturation. Seuls arguments qui pourraient ramener à de meilleurs sentiments cette frange de la population en furie.

Sénégal: une "petite phrase" de l'ambassadeur de France fait polémique

Une "petite phrase" ironique de l'ambassadeur de France à Dakar
ruffin

Jean-Christophe Rufin, fait polémique au Sénégal, une vice-présidente du Sénat ayant même demandé des "excuses publiques".

"Au Sénégal, il est très difficile de garder des secrets. Tout le monde sait tout, où tout le monde croit tout savoir, donc dit n'importe quoi, et donc nous préférions dire les choses comme elles sont, le dire de façon transparente", a déclaré mercredi l'ambassadeur en conférence de presse.

Il s'exprimait avant l'octroi d'une aide financière massive de Paris à Dakar, d'un montant de 125 millions d'euros, et faisait référence aux "fuites" parues dans la presse sénégalaise sur le montant exact du prêt.

Mais vendredi, la 7e vice-présidente du Sénat Mme Sokhna Dieng Mbacké publiait, dans un journal, une "lettre ouverte" à l'ambassadeur intitulée "Permettez, Excellence, un peu de respect", qualifiant ce "jugement de valeur" de "déplacé, choquant, voire méprisant et insultant".

Avec une virulence certaine, elle a accusé l'ambassadeur, écrivain célèbre et ancien responsable humanitaire, de ne pas être "un diplomate de carrière" et d'être "entré dans la diplomatie par effraction", lui demandant de se "ressaisir" et de présenter des "excuses publiques".

Vendredi en fin de matinée, un communiqué de presse de l'ambassadeur a indiqué que "ce propos liminaire, improvisé sur le ton de la plaisanterie, a été tenu au côté du Ministre d'Etat, ministre des Finances et de nombreux témoins qui en ont perçu le caractère ironique et affectueux et n'en ont nullement été choqués".

"Il se peut que ma sincérité dérange. Certains sont en droit de préférer des diplomates plus silencieux, voire plus dociles", a-t-il relevé.

"Le long combat que j'ai mené depuis 25 ans pour l'Afrique et le développement ne permet pas de me soupçonner du moindre mépris à l'égard de ce continent et de ses peuples", a-t-il souligné.

Samedi, la presse sénégalaise revenait sur cette polémique, Sud Quotidien écrivant notamment: "la main qui reçoit est toujours celle d'en dessous. Celle qui donne ne manque pas, paternellement, condescendante, de nous rappeler notre condition de cigale chantant et dansant tout l'été"

22/12/2008

Rappeurs en danger au Sénégal

 Sénégal: un homme tire sur des rappeurs
rap senegal

Un septuagénaire, convaincu qu'un groupe de rap local faisait référence à son mauvais caractère dans une chanson, a tiré avec son fusil sur les jeunes artistes en plein concert au Sénégal, ont rapporté aujourd'hui plusieurs médias sénégalais.
Quatre membres du groupe ainsi qu'une spectatrice ont été blessés et hospitalisés. Les faits se sont passés près de Matam, dans le nord du pays. Le titre de la chanson en question s'intitule "vieux coléreux". Le rap est particulièrement prisé au Sénégal, notamment chez les jeunes.

Sénégal: Revue de presse de ces derniers jours

Revue de presse:
presse
LE MATIN : "La grogne sociale à son paroxysme : le Sénégal sur  un volcan". "Un imam plaide pour la généralisation de la révolte  des religieux" et "des syndicats se liguent pour défendre le  pouvoir d'achat".

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     LE POPULAIRE : Face aux risques de généralisation de la révolte  des imams, "l'Etat recule''. "La baisse des factures de la SENELEC  (est) envisagée", avant de préciser que "vingt-quatre heures après  la visite des parlementaires dirigés par le professeur Iba Der  Thiam aux imams frondeurs, avant-hier (jeudi), le régime de Wade  lache du lest".

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     LE SOLEIL : "Le Premier ministre reçoit les conclusions". Le  journal gouvernemental indique qu'après le Forum sur la banlieue  qui s'est tenu les 17 et 18 novembre derniers, "le ministre de la  Jeunesse et de l'Emploi des jeunes, Mamadou Lamine Keïta,  accompagné de Amadou Sy, président du FOBA et de trois de ses  camarades, ont remis hier (vendredi) au Premier ministre Cheikh  Hadjibou Soumaré, les conclusions de cette rencontre".

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     WALFADJRI signale une action en justice contre les mutuelles de  crédit intentée par "le FNPJ (Fonds national de promotion de la  jeunesse) qui court après ses fonds". Le procureur de la  République saisi depuis 2006 par la structure qui "accuse une dizaine  d'établissements de microcrédit de détournements de derniers  publics".

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     WALF GRAND PLACE : "Youssou Ndour (grand musicien sénégalais)  sous la menace des islamistes ?" Youssou Ndour aurait été l'objet  de menaces pour blasphème, ici même au Sénégal, de la part  d'extrémistes musulmans outrés par l'album +Egypt+ chanté par la  star du showbiz pour monter un islam tolérant.

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     L'OBSERVATEUR annonce l'arrivée d'un "nouveau DG en pleine  zone  de turbulence" à Air Sénégal International. "Les Marocains posent  un acte majeur en installant un nouveau directeur général en la  personne de Fouad Boutayeb qui a officiellement pris fonction  depuis vendredi".

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 LE SOLEIL : Le Sénégal se qualifie au 1ers CHAN : Une éclaircie dans la grisaille. En match retour du dernier tour des  éliminatoires des premiers championnats d'Afrique des nations de  football disputé samedi au stade Demba Diop, le Sénégal a battu la Guinée par un but à zéro (but marqué par Alpha Oumar Sow à la 11e  pour le Sénégal) et s'est qualifié dans la série des tirs au but  (3-1).

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     LE SOLEIL : Droits de l'homme : 60 ans après, le bilan reste  mitigé. Le bilan des 60 ans de la Déclaration universelle des  droits de l'homme (Dudh) comporte des succès et des échecs. Un  résultat mitigé d'une déclaration menacée par de nouvelles  réalités. D'où la nécessité d'élargir encore le combat.

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     QUOTIDIEN : Le secteur du ciment au Sénégal : Attention à la  surcharge pondérale. S'il est une industrie au Sénégal qui  focalise beaucoup d'engouement chez les investisseurs, c'est bien  celle du ciment. Après les intentions manifestées en 2007 du  milliardaire nigérian Dangote d'injecter la bagatelle de 500  milliards de FCfa dans l'implantation d'une nouvelle cimenterie,  la société Xewell, elle, a déjà posé sa première pierre (mars  2008) pour le même projet. Seulement, le terrain est déjà "miné"  par une surcapacité qui risque de faire plus de tort que de bien.  

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     WALFADJRI : Les propos de l'ancien porte-parole du Pds Abdou  Fall sur les ondes de la Rfm ce dimanche sur l'affaire Macky Sall  (ex-président déchu de l'Assemblée) confirment ce que tout le  monde disait déjà : Que la Constitution et les institutions ont  été tripatouillées pour uniquement liquider l'ancien président de  l'Assemblée nationale. Et maintenant que le cas est réglé, Abdou  Fall suggère le retour au quinquennat pour les présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale.
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SUD QUOTIDIEN : Le Sénégal ne bénéficiera de prêt de 80  milliards de F Cfa de l'Agence française de Développement (AFD)  que s'il paie sa dette intérieure. C'est la révélation faite hier,  dans un communiqué, par l'Alliance des forces du progrès (Afp) de  Moustapha Niasse.  

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     LE QUOTIDIEN : Les raisons du limogeage de Lat Soukabé Fall de  la direction de la Senelec pourraient se trouver dans ses vérités  sur les manquements de la Société et l'amertume de Doudou Wade.  Tout cela s'est passé, lundi dernier, lors de la rencontre entre  le ministre de l'Energie et les Imams de Guediawaye.   

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     LE SOLEIL : Seydina Kane est nommé directeur général par  intérim de la Senelec par le Conseil d'administration de la société depuis  hier en remplacement de Lat Soukabé Fall. Le nouveau directeur a  eu à occuper plusieurs hautes responsabilités au sein de cette  entreprise. C'est donc, un homme du sérail qui est porté à la  direction de la Senelec.  

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     LE MATIN : Lat Soukabé fall emporté par la marche ds imams de  Guédiawaye. algré les mesures p rises par l'Etat pour amortir le  coût élevé des factures d'électricité, les imams de Guédiawaye ont  décidé de maintenir leur position de ne pas payer leurs factures  d'électricité du mois d'octobre dernier jugées trop élevées. Comme  pour décrisper cette atmosphère "électrique", le conseil  d'Administration de la Senelec est passé à la vitesse supérieure  en limogeant son DG.
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 LE SOLEIL : La 111e session du Conseil d'administration de  l'Agence pour la navigation et la sécurité aérienne en Afrique  (Asecna) s'est ouverte hier à Dakar. Une session marquée par un  "ancrage" du Sénégal dans cette institution panafricaine.

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     L'OBSERVATEUR : L'opposition sénégalaise, qui avait boycotté  les élections législatives et sénatoriales en 2007, entend cette  fois participer aux municipales, programmées pour le 22 mars 2009. Mieux, elle veut y aller en rangs serrés sous la bannière d'une large  coalition électorale, dénommée And Siggil Senegaal. En langue  wolof, cela signifie : "Ensemble pour relever la tête du Sénégal".  

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     SUD QUOTIDIEN : La prochaine réunion du comité des ministres  des pays membres de l'Asecna va attirer l'attention des autorités  sénégalaises. Cette instance Qui chapote le Conseil  d'administration de l'agence régionale africaine va statuer sur,  entre autres questions, le refus manifesté par le Sénégal de  reverser les redevances de balisages de ses aéroports que gérait  l'Asecna.

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     FERLOO.COM : "La manipulation et la ruse constituent la panacée pour conjurer les périls". C'est la conviction des membres du  bureau politique de l'Afp, faisant ainsi allusion "aux réunions et aux déclarations qui se succèdent". Ils se désolent également du  fait que "des solutions ne soient pas apportées aux innombrables  maux des populations et du pays".  

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     LE MATIN : Le Secrétaire général du Bloc pour le renforcement de la démocratie au Sénégal (Brds), parti créé en 2004, a rompu le  silence. Dans un entretien qu'il nous a accordé, le Pr El Hadj  Hamidou Diallo a, sans langue de bois, parlé de l'après-Wade. Pour M. Diallo, si Karim veut se présenter pour la succession de son  père, c'est parce qu'il est obligé de défendre un système dont il  est question de rendre pérenne pour se mettre à l'abri des  poursuites judiciaires.
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LE SOLEIL : Un rapport intitulé "Touche pas à mon poisson"  réalisé par Actionaid a été publié avant-hier à Dakar. Sur la base d'enquêtes réalisées auprès de communautés de pêcheurs, le  document dénonce la surexploitation des produits halieutiques et  rejette la signature des Ape. C'est un cri d'alarme. Et la scène  est suffisamment illustrative pour attirer l'attention sur le  péril que subissent les ressources maritimes. L'importante prise  de poissons du chalutier en est aussi une autre preuve de la  capacité de pêche de ces navires.

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     LE POPULAIRE : "la dette intérieure" du Sénégal sera "soldée  entre lundi prochain et la première semaine de janvier". Le  journal, qui semble se réjouir de cette nouvelle, souligne qu'il  s'agit là d'un "pari réussi".

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     LE QUOTIDIEN : "Le dossier du Sénégal est passé devant le  Conseil d'administration du FMI (NDRL : Fonds monétaire  international)", vendredi, et "166 milliards de francs Cfa seront  libérés après demain".

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     WALFADJRI : "Le futur coach des +Lions+ divise la tutelle et le CNF (NDRL : Comité de normalisation du football)". "si du côté du  CNF, la tendance reste largement favorable à l'expertise étrangère, la tutelle milite pour l'expertise locale".

19/12/2008

Allocations familiales au Sénégal

Le Sénégal augmente le taux des allocations familiales
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 Le taux de base des allocations  familiales du Sénégal a subi une hausse, passant ainsi de 2.400  FCFA à 2.500 FCFA "par mois et par enfant" (3,80 Euros) annonce jeudi la  Caisse de sécurité sociale dans un communiqué.
     Cette mesure prise lors de la dernière réunion du Conseil  d'administration de la Caisse entre en vigueur à partir du premier avril 2008, dit le communiqué, qui explique en outre la décision  par un souci de "maintenir le pouvoir d'achat des travailleurs  sénégalais".
     Tout en précisant que le nombre d'enfants à payer est limité à  six, la Caisse de sécurité sociale révèle que le nouveau barème en vigueur attribue par enfant une enveloppe trimestrielle de 7.500  FCFA qui démultipliée sur la base de quatre trimestres atteint  annuellement un montant de 30.000 FCFA. 
     Appliqué sur le plafond de six enfants, on se retrouve pour un  trimestre avec 45.000 FCFA et pour tout l'année 180.000 FCFA.
     La nouvelle mesure constitue, relève la même source, une  continuité dans les revues à la hausse des taux de la Caisse qui,  depuis 2000, augmentent presque chaque année.

17/12/2008

Carla Bruni fait faux bond au Sénégal

Carla Bruni-Sarkozy devait participer à une table ronde sur le Sida... elle n'est pas venue
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Début décembre, l'épouse du Président de la République a présenté sa mission auprès du Fonds Mondial de lutte contre le sida à l'Hôtel de Marigny, en face du Palais de l'Elysée.
Lors de son discours, Carla Bruni-Sarkozy a souhaité s'engager pour l'éducation :
"Je voudrais multiplier, développer les projets d'éducation dans les pays les plus touchés, aider à dédiaboliser cette maladie".
Autre projet de l'ambassadrice, son futur déplacement auprès des victimes du Sida: "C'est mon intention d'aller sur le terrain".
Carla Bruni-Sarkozy insiste : "J'aurais plus d'impact" et la première dame de France souhaite donner plus de "substance" à ses déplacements officiels.
Un beau discours, de beaux projets...
Mais voilà, comme toujours il y a les discours et les actes...
Ainsi Carla Bruni-Sarkozy devait participer le 4 décembre à Dakar à une table ronde intitulée : « Les premières dames de l'Afrique et le VIH. »
Cette table ronde était organisée, sous l'égide de l'ONU, dans le cadre de la XVe conférence internationale sur le sida en Afrique.
La participation de Carla Bruni-Sarkozy était annoncée, en présence notamment des épouses des présidents du Sénégal, du Cameroun, du Mali, du Rwanda...
Mais voilà, Carla Bruni-Sarkozy ne s'est pas rendue à Dakar!
Serait-ce le premier faux-pas de madame l'ambassadrice mondiale pour la protection des mères et des enfants contre le sida ?
Sans compter que son absence a provoqué une énorme déception à Dakar, dans les rangs des participants à la table ronde...

 

15/12/2008

Aide financière Française au Sénégal

Aide financière massive de la France pour un Sénégal en difficultés
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 En pleine crise économique mondiale, la France va accorder au Sénégal, qui connaît de graves difficultés, un prêt exceptionnel de 125 millions d'euros, équivalant au montant de l'aide publique au développement versé en 2007 par Paris à Dakar.
Si les autorités sénégalaises ont salué ce "geste d'amitié", le Parti socialiste (PS, opposition) a immédiatement qualifié cette aide massive de "honte pour le Sénégal" dont l'économie est selon lui "asphyxiée par une gestion +gabegique+".
"La totalité de ce prêt sera utilisée par le Sénégal pour payer les arriérés dus au secteur privé. La France a conditionné le complet décaissement de l'emprunt consenti à la réalisation d'un audit des impayés", a indiqué mercredi l'ambassadeur de France Jean-Christophe Rufin lors d'une cérémonie.
Ce prêt est toutefois "conditionné à l'approbation par le Fonds monétaire international (FMI) le 19 décembre" d'un programme d'aide, crucial pour la poursuite des investissements étrangers et de l'aide internationale au Sénégal, a précisé l'ambassadeur.
La dette publique s'élève officiellement à 174 milliards de FCFA (265 millions d'euros) mais le PS l'évalue à près de 500 milliards de FCFA (762 millions de FCFA).
Cette assistance massive équivaut sensiblement au montant total de l'aide publique au développement (APD) versée par Paris à Dakar en 2007 (81 milliards de FCFA, soit 123 millions d'euros). Le Sénégal est le premier bénéficiaire de l'APD versée par la France en Afrique subsaharienne.
"La France confirme par ce geste qu'elle reste le plus ancien mais également le premier partenaire du Sénégal. Comme en amitié ou en amour, c'est dans les situations difficiles qu'on peut faire la différence entre ses vrais amis et les autres", a souligné l'ambassadeur.
Ancienne puissance coloniale, la France fait face ces dernières années à la concurrence de plus en vive de nouveaux investisseurs, comme les pays du Golfe, la Chine ou l'Inde.
"Nous ne voulions pas que le Sénégal se trouve engagé dans une spirale de crise de confiance où certains pourraient lui retirer sa confiance, où le programme du FMI aurait pu éventuellement ne pas passer. Le Sénégal doit garder la confiance internationale", a insisté l'ambassadeur de France.
"Je crois que la confiance que nous témoignons au Sénégal va entraîner par contre-coup la confiance de tout le monde et en premier lieu du FMI", a-t-il espéré.
Le ministre sénégalais de l'Economie Abdoulaye Diop s'est félicité de ce "geste d'amitié malgré une conjoncture difficile (qui) traduit encore une fois la qualité exceptionnelle de nos relations".
Selon lui, le gonflement de la dette intérieure est le résultat de subventions importantes du gouvernement, d'un montant de près de 234 milliards de FCFA (356 millions d'euros) dans les secteurs énergétiques et alimentaires pour compenser la flambée des prix internationaux.
"Malheureusement, ces 234 milliards n'étaient pas prévus au budget de l'Etat. Les conséquences sont là, c'est une dette de 174 milliards, qui est dû au secteur privé et qui a malheureusement un impact assez important", a-t-il affirmé, sans évoquer de problèmes de gestion.
En août, le ministre du Budget Ibrahima Sarr avait pourtant été limogé après des dépenses extra-budgétaires d'au moins 166 millions d'euros.
"Cette aide doit être vue comme une honte pour le Sénégal. L'économie et les finances sont tombées bien bas pour mériter cela de la France", a déclaré à l'AFP Aïssata Tall Sall, porte-parole du PS.
"L'économie est asphyxiée par une gestion +gabegique+. Le régime libéral a surendetté le Sénégal, on a procédé à des dépenses de prestige, on a des gouvernements pléthoriques. Ce gouvernement a un budget qui dépasse l'entendement", a insisté Mme Sall.

 

13/12/2008

Droits de l'homme à lire et écrire au Sénégal

ANALPHABÉTISME, IGNORANCE, COUTUMES... Les droits de l’Homme à l’épreuve de nos réalités
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La communauté internationale a célébré le 100e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et des peuples. Au Sénégal, des conventions, des déclarations et des lois ont été adoptées, conformément à l’esprit de ces droits. Mais leur application fait défaut. Cette situation serait-elle liée à l’inaccessibilité des textes pour les populations qui sont en majorité analphabètes ? N’est-elle pas due à une confrontation entre traditions et modernisme ? Existe-t-il réellement une véritable politique de vulgarisation des politiques relatives aux droits humains ?
Un siècle après leur proclamation, les droits humains ressemblent toujours à des hiéroglyphes pour certains. D’autres connaissent leurs droits, mais butent, dans leur jouissance, à des considérations d’ordre coutumier, religieux, social, etc. « On n’intériorise pas les droits de l’Homme. Ce n’est pas encore ancré dans nos mœurs et dans nos habitudes », constate tristement un étudiant qui a préféré garder l’anonymat. Celui-ci défend que peu de Sénégalais connaissent leurs droits et les incorporent.
Pour Boubacar Baldé, étudiant au département d’anglais de l’Ucad, cette situation est liée à l’analphabétisme. « Plus de la moitié de la population sénégalaise n’est pas instruite. Alors, comment voulez-vous qu’ils sachent leurs droits », s’interroge-t-il. Celui-ci a toutefois déploré le fait que certains connaissent leurs droits mais n’osent pas les revendiquer. M. Baldé estime que si véritablement on veut faire savoir aux citoyens leurs droits, on doit commencer par combattre l’analphabétisme et l’ignorance. « Ce sont les freins à la connaissance des droits de l’Homme », a-t-il constaté avec amertume. Aliou Diallo, étudiant en architecture, indique que même si les gens connaissent leurs droits, on a tendance à constater que les traditions et coutumes l’emportent sur ce qu’on considère comme des mœurs importées d’Occident. Prenant l’exemple du droit au divertissement, il précise que, ailleurs, dès l’âge de 18 ans, les jeunes sont « responsabilisés ». « C’est tout à fait le contraire chez nous », se désole-t-il. M. Diallo est d’avis que c’est la famille et la société qui violent les droits des individus. « Chaque société a ses propres réalités », philosophe-t-il, l’air jovial.
M. Diallo souligne par ailleurs que tout le monde n’a pas accès à l’éducation. A son avis, plusieurs facteurs pourraient expliquer cette situation : un manque de moyens des parents d’élèves et une réticence de certains pères de famille qui ne croient pas à l’éducation scolaire.
Yague Touré pense que le principal responsable de cette situation est l’Etat. Car, dit-il, « ce sont les pouvoirs publics qui doivent construire des écoles dans les localités les plus reculées ». Le plus souvent certains pères de famille ne prennent pas le risque d’envoyer leurs enfants à l’école dans des villages distants des leurs de kilomètres, poursuit-il. « Ils préfèrent que leur progéniture aille faire le commerce, paître leurs troupeaux et cultiver leurs champs ». Pape Clément Assine, handicapé, déplore, quant à lui, le manque de politique « cohérente » et « concrète » envers les personnes handicapées. Parfois, dit-il avec une dose d’émotion, « nous sommes victimes d’une discrimination pour exercer certains types de travail ». « Nous sommes abandonnés à nous-mêmes », ajoute-t-il.
« Nous connaissons nos droits, mais on nous en prive »
Khadija Diallo, étudiante en sociologie, soutient que certaines filles connaissent leurs doits mais c’est l’application qui leur fait défaut. « Nous connaissons nos droits, mais on nous en prive », déclare-t-elle avec amertume. Elle poursuit : « chaque personne est le produit d’une culture. On ne peut pas y échapper ».
Concernant les mariages précoces, elle est la seule qui a pu échapper à cette pratique dans sa famille. « Toutes mes sœurs sont données en mariage à l’âge de 15 ans », nous confie-t-elle. Khadija Diallo reste toutefois optimiste. Elle pense qu’une révolution va s’opérer dans ce sens à l’avenir : « on est obligé de s’adapter aux nouvelles règles de la Mondialisation. » Aliou Tine, président de la Rencontre africaine de défense des droits de l’Homme (Raddho), souligne que son organisation, dans le but de sensibiliser les populations sur les droits humains, a misé sur l’éducation et la formation. Les principaux bénéficiaires de cet enseignement restent la Police, la Gendarmerie et les gardiens de prison. Me Assane Dioma Ndiaye, président de l’Organisation nationale des droits de l’Homme (Ondh), reconnaît que le problème de la connaissance et de la sensibilisation aux droits humains se pose avec acuité chez les populations. C’est pour cela que l’organisme qu’il dirige a entrepris une politique de décentralisation, pour se rapprocher des populations, des cibles vulnérables comme les enfants, les femmes, les détenus, à travers l’implantation des ligues régionales, dans tout le pays.
La langue demeure un handicap pour la vulgarisation des textes et conventions sur les droits de l’Homme. C’est le constat dégagé par les responsables de ces organismes qui s’activent dans ce sens. Le fait que toutes les conventions relatives aux droits de l’Homme soient rédigées en français constitue un obstacle, estime Me Ndiaye.
Les canaux les plus appropriés pour « permettre à ces populations de connaître l’étendue de leurs droits, de leurs devoirs et surtout de pouvoir les exercer » sont utilisés.
« Notre préoccupation essentielle, c’est que ces droits, au-delà de la formulation et de la proclamation, soient effectifs dans la vie quotidienne de tous les jours. Il ne s’agit pas de faire l’apologie des droits de l’Homme mais encore il faudrait permettre leur exercice », soutient-il. Pour Aliou Tine, c’est l’ignorance qui constitue un handicap à la vulgarisation des droits humains.
Aucune antinomie
Le président de l’Ondh défend qu’il n’y a pas « d’antinomie ni de contradiction » entre les droits de l’Homme et nos coutumes et civilisations. Encore moins avec la religion. Au demeurant, selon lui, toutes les religions ont cherché à protéger l’Homme, à préserver la dignité de l’Homme. « L’Homme est au centre, il est au début et à la fin de tout développement. C’est un problème de perception idéologique », constate le président de l’Ondh. A son avis, cette situation est due au fait que les premiers dirigeants africains pensaient à la reconstitution, à la fortification de l’identité nationale, des espaces géographiques, à des questions sécuritaires liées à la préservation du pouvoir plutôt qu’à une conscientisation des populations vers ce qui est le plus déterminant en matière de développement, c’est-à-dire l’Homme.
Il ajoute : « les gens ont compris avec toutes les guerres que nous avons connues à savoir ethniques et fratricides ; la plupart de ces conflits n’ont été que la résultante de la répression, de l’absence de la liberté d’expression, du monopartisme et du bâillonnement des libertés ». Il défend que la trilogie ou l’interdépendance droits de l’Homme-paix-développement est aujourd’hui une donnée incontournable. « On doit se convaincre que sans respect des droits de l’Homme, il ne peut y avoir de paix et sans paix, il ne peut y avoir de développement », soutient-il.
es populations commencent à prendre conscience de leurs droits. Pour les organisations de défense des droits humains, l’impact de leurs interventions reste visible. « Il fut des temps, parler des droits de l’Homme ressemblait plutôt à un luxe. On nous assimilait à des gens qui étaient manipulés par les Occidentaux et qui faisaient surtout l’affaire du néocolonialisme. On pensait que les droits de l’Homme n’étaient pas une question d’Africains et qu’il fallait penser à la nourriture et aux questions primaires », se rappelle tristement Me Assane Dioma Ndiaye, président de l’Ondh.
Il constate maintenant avec les radios et les sensibilisations notamment sur les questions cruciales comme les longues détentions, les tortures et les sévices que subissent certains citoyens, les gens commencent à savoir que les droits de l’Homme sont devenus incontournables dans la vie quotidienne.
« Nous constatons une adhésion des populations à la question des droits de l’Homme. C’est un réconfort pour nous que nous constatons que notre travail a payé et que, de plus en plus, les gens posent la revendication du respect des droits humains, c’est-à-dire de l’égalité devant la loi, de l’accès à la justice, de l’effectivité de l’Etat de droit et même la question des droits économiques et sociaux qui est devenue au centre des préoccupations des populations », souligne Me Ndiaye.
Le président de la Raddho, Aliou Tine, a fait la même remarque. Il estime qu’ils ont contribué à la « socialisation » des droits de l’Homme et à leur « institutionnalisation ».
Anomalie
Les droits de l’Homme ne sont guère enseignés dans les écoles publiques voire les universités hormis l’Institut des droits de l’Homme et la Faculté de droit de l’Ucad. « C’est une anomalie qu’il faudrait corriger rapidement », déclare Me Ndiaye. Celui-ci indique que les gouvernants considèrent que la science des droits de l’Homme est presque nouvelle. « Les droits de l’Homme n’ont jamais été considérés de façon entière comme une branche du droit », dit-il.
Selon lui, c’est cela qui explique le fait qu’on n’a jamais intégré dans certains systèmes éducatifs les droits de l’Homme comme matière à prendre au même titre que les autres sciences sociales comme la philosophie, la sociologie, etc. Il précise que dans certains pays anglophones comme l’Afrique du Sud, on apprend les droits de l’Homme dès l’école primaire. Me Ndiaye souligne que seule l’intégration de la science des droits de l’Homme dès l’enseignement primaire et à tous les niveaux peut combler ce vide. « Nous voulons que cette science soit prise comme une matière à enseigner aux enfants comme les autres ».


Souleymane Diam SY