28/02/2009

Le Sénégal sur la liste noire du Département d’Etat américain

Le Sénégal sur la liste noire du Département d’Etat américain
USA

Le Rapport 2009 du Département d’Etat américain sur le Sénégal semble faire de notre pays, une destination particulièrement déconseillée pour les investisseurs américains. Le Sénégal, en effet, ne présente pas un environnement politique et juridique sûr, selon le rapport. Le document cite, entre autres, l’agression des journalistes, l’embastillement des hommes politiques, la régression des libertés individuelles et collectives et la corruption comme étant les véritables écueils qui obscurcissent le ciel de la démocratie du Sénégal, depuis l’avènement de l’alternance.
Si c’était un examen, on pourrait simplement dire que le Sénégal a été recalé. Chaque année, en effet, le gouvernement américain à travers le Département d’Etat fait un rapport sur l’ensemble des pays partenaires. Ce rapport exhaustif constitue généralement une feuille de route pour les investisseurs, les touristes et les autorités du pays de Barack Obama. Seulement, le visage de notre pays, tel que décrit dans le rapport, n’est pas reluisant. L’agression des journalistes, la mise à sac des quotidiens « L’As » et « 24H Chrono » ont sérieusement écorné l’image du Sénégal à l’étranger. « En dépit de la relative stabilité politique et de l’existence d’institutions », notre pays, selon le rapport, est loin d’être une démocratie. Dans la rubrique intitulée « violence politique », on peut lire :« Le Sénégal est une République, avec un régime présidentialiste fort. Le Président Abdoulaye Wade, secrétaire général du Parti démocratique sénégalais, tient une majorité écrasante de sièges à l’Assemblée nationale et au Sénat (…). En 2008, les organisations de droits de l’Homme ont noté des arrestations arbitraires d’activistes, de journalistes et d’hommes politiques de l’opposition ». Qui plus est, « il a été noté, au cours de l’année écoulée, des manifestations tous azimuts et des émeutes sporadiques sur le front social ». Le rapport fait ainsi allusion aux émeutes de la faim, mais aussi aux nombreuses marches de l’opposition sévèrement réprimées dans la violence au cours de l’année 2008.
La corruption freine le développement du pays
Sur un autre volet, le rapport indique que la corruption a encore de beaux jours devant elle au Sénégal. « Elle constitue un véritable frein au développement du pays » et cela malgré l’existence d’un arsenal juridique, destiné à la combattre. Sur ce chapitre, les services du Département d’Etat dirigé par Hillary Clinton citent la recrudescence des marchés de gré à gré et le manque de transparence dans la répartition des marchés publics. Comme pour dire qu’entre la « rhétorique du Président Wade qui fait souvent des sorties pour dénoncer la corruption et la réalité sur le terrain, il y a un fossé inestimable. C’est d’ailleurs ce qui explique, selon le rapport, la 85ème position qu’occupe le Sénégal sur les 180 pays les plus corrompus. Comme pour dire que les actions de l’Inspection générale d’Etat (Ige), de la Cour des Comptes, la Commission de vérification des comptes, etc, ne sont que du saupoudrage.
Environnement juridique hostile
Le rapport indique par ailleurs que la lourdeur des procédures judiciaires et l’insécurité pour les entreprises étrangères sont de véritables obstacles. « Les investisseurs étrangers, généralement, ne bénéficient pas de compensation ou dédommagements par les tribunaux en cas de faillite. Aussi, le gouvernement n’intervient pas dans les conflits entre investisseurs et sociétés étrangères avec participation locale. Cette absence de médiation est en défaveur des investisseurs étrangers. Cependant, il n’y a aucune indication de traitement discriminatoire contre des investisseurs des Etats-Unis ». Les juges commerciaux en ont également pris pour leur grade dans le rapport. Certes, les créanciers étrangers reçoivent l’égalité de traitement, en vertu de la loi sénégalaise de faillite, en introduisant des réclamations, mais le rapport relève que le cadre « juridique pour des affaires de réglementation est contesté, le règlement des conflits dans le cadre existant est encombrant, les procédures très longues. Peu de juges ou avocats sont familiers aux droits commerciaux. Les affaires en jugement sont chères et rarement résolues en un délai court ». Malheureusement, déplore le rapport, « les décisions peuvent souvent être contradictoires, arbitraires, et non transparentes ». Même si ces décisions sont parfois retournées en appel, il se trouve que le processus d’appel est coûteux et long, lit-on dans le rapport. Lequel considère que la législation du travail onéreuse et les actes de justice arbitraires constituent un obstacle majeur à l’investissement au Sénégal.
Amadou BA

Renaissance de l'aéroport de St Louis du Sénégal

Sénégal : l'aéroport de Saint-Louis servira de dégagement à celui de Dakar
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L'aéroport de Saint-Louis (nord  du Sénégal) sera l'aéroport de dégagement de Dakar, a déclaré son  commandant El Walid Diongue, évoquant les chantiers en cours pour  l'agrandissement d'infrastructure.

     Le commandant de l'aéroport de Saint-Louis s'exprimait, jeudi,  au cours d'une conférence de presse en présence d'une délégation  espagnole venue s'enquérir de la capacité d'accueil de l'aéroport  en compagnie de membres du syndicat d'initiative et de tourisme.

     Il a signalé pour cela qu'un projet très important a été  financé par la Banque mondiale pour, entre autres, augmenter la  piste et construire une nouvelle aérogare.

     Selon lui, ce n'est pas seulement pour régler le problème du  tourisme que ce projet a été mis en place mais c'est en fait un  problème de souveraineté car si par malheur l'aéroport de Dakar  était bloqué, les avions seraient obligés d'atterrir dans un autre pays.

     L'aéroport de Saint-Louis accuse un retard certain par rapport  àDakar et Ziguinchor, selon le commandant Diongue. Il se base sur  le nombre d'arrivées par an, en estimant qu'avec ce projet les  statistiques devront lui être plus favorables.

     Pour favoriser la desserte aérienne, des efforts peuvent être  faits pour baisser les taxes aéroportuaires, a-t-il dit, en  réponse aux professionnels du tourisme qui ont relevé dans leurs  interventions la cherté de celles-ci.

     Les Espagnols, qui veulent établir une connexion entre  Saint-Louis et les Iles Canaries, ont visité les différents  services de l'aéroport et suivi les explications de ses  responsables.

Les avocats de Dakar se mobilisent

Contre les traitements dégradants à la police : Les avocats du Sénégal aux avant-postes du combat
avocat

Détenu pendant deux jours, jeté par terre dans une cellule crasseuse en compagnie des bandits, sans couverture, c’est les deux mains menottées que Me Birame Sassoum Sy sera présenté au parquet. Tel est le traitement infligé à l’avocat, qui a amené tous ses confrères du Sénégal à boycotter hier les audiences et à tenir sit-in au Bloc des Madeleines. Les avocats du Sénégal engagent ainsi le combat contre les brutalités policières qui ont libre cours dans ce pays.
C’est un acte sans doute inouï, qui va être inscrit dans les annales des revendications, que le barreau du Sénégal a posé hier et qui devrait être déterminant dans les relations futures entre les avocats et les autorités de ce pays. Non seulement, tous les membres de l’Ordre, où qu’ils soient au Sénégal, ont boycotté hier les audiences en portant leurs robes noires, mais en plus, ceux de Dakar ont organisé un sit-in dans l’enceinte même du Bloc des Madeleines, ponctué par un point de presse. Ils entendaient ainsi protester contre le traitement inhumain infligé par les policiers à l’un des leurs, Me Birame Sassoum Sy, lors de la marche réprimée de samedi dernier contre la démolition du stade Assane Diouf, sous l’égide des populations de la Médina, de Rebeuss, Niaye Thiokère, etc.
Pour le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Sénégal, les brutalités policières infligées à Me Sy ne se justifient guère pour la simple raison que leur collègue est connu pour sa ‘droiture, un homme d’un grande politesse qui ne dit jamais un mot déplacé à son prochain, c’est le témoignage de tous les avocats de ce pays’. Mieux, au-delà des qualités personnelles de la victime, Me Mame Adama Guèye est d’avis qu’une marche organisée ne doit pas obligatoirement être réprimée, à plus forte raison servir de prétexte pour brutaliser des innocents, de surcroît un défenseur des droits de l’homme et des libertés. C’est la fin de ces méthodes d’un autre âge que les avocats du Sénégal entendent sonner. Et, dans ce cadre, ils entendent lutter de toutes leurs forces et utiliser tous les moyens légaux pour se faire ‘respecter’ car, ils sont d’avis que s’il n’est pas mis fin dès maintenant à de telles pratiques, ‘il y aura d’autres Birame Sassoum Sy et cela en pire’.
Visiblement très touché par le traitement réservé à son ami, le bâtonnier est largement revenu sur les traitements ‘inhumains’ infligés par les policiers à Me Birame Sassoum Sy : ‘Détenu pendant deux jours, jeté par terre dans une cellule crasseuse en compagnie des bandits, sans couverture, c’est les deux mains menottées que Me Birame Sassoum Sy sera présenté au parquet’. Selon Me Mame Adama Guèye, il aura ainsi vécu les pires moments de sa vie et l’humiliation la plus extrême que l’on ait jusqu’ici infligée à un avocat sénégalais.
A en croire le bâtonnier, les policiers ont corsé la souffrance de Me Sy en refusant même qu’il nettoie, comme il en avait exprimé la volonté, sa cellule qui dégageait une extrême puanteur. Pis, ils vont lui refuser une couverture durant cette période où Dakar baignait dans un froid intenable. Ainsi, deux jours durant, note Me Mame Adama Guèye, Me Birame Sassoum Sy sera laissé à lui-même dans cette cellule alors que les policiers savaient parfaitement qu’ils ont arrêté un avocat. Les interpellations de l’avocat pour améliorer ses conditions de détention vont se heurter à une seule et même réponse : ‘Nous avons reçu des ordres’. L’humiliation atteindra son paroxysme quand, les deux mains menottées, Me Sy est présenté au parquet qui le mettra en liberté provisoire.
Me Birame Sassoum Sy a été arrêté samedi dernier, suite à un échange de propos avec un policier, lors de la marche réprimée des riverains du stade Assane Diouf qui entendaient ainsi protester contre la démolition dudit stade et son octroi à des promoteurs chinois pour y ériger un centre commercial dénommé Kawsara. Il est, par conséquent, poursuivi pour outrage à agent dans l’exercice de ses fonctions.
Yathé Nara NDOYE

27/02/2009

L'ex premier minsitre du Sénégal blanchi

Fin des poursuites contre l’ancien Premier ministre sénégalais Macky Sall
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L’ancien Premier ministre sénégalais, Macky Sall, ne sera pas poursuivi, l’affaire de blanchiment d’argent dans laquelle il était mis en cause ayant été classé sans suite, faute d’éléments de preuves suffisants, selon une source judiciaire.

Macky Sall avait été accusé le lundi 26 janvier, dans un communiqué du ministère de l’Intérieur, d’être impliqué dans une affaire de «blanchiment d’argent » en relation avec un chef d’Etat étranger.

Le ministère de l’Intérieur indiquait « avoir recueilli des informations faisant état de l’existence d’un réseau de blanchiment d’argent sale impliquant Macky Sall et Abdoulaye Sall, un sénégalais résidant au Gabon ».

«Dans le cadre d’une enquête ouverte, les services compétents ont intercepté des correspondances avec un chef d’Etat africain tendant à avaliser l’idée que les fonds incriminés proviendraient de ce dernier», ajoutait la même source.

Macky avait réfuté ces accusations, les inscrivant dans une vaste campagne de dénigrement ayant pour but de l’arrêter pour l’empêcher de réaliser ses ambitions politiques.

Il avait créé sa propre formation politique, l’Alliance pour la république Yaakaar (espoir en wolof, la principale langue du Sénégal), en début décembre 2008, après avoir été démis de ses fonctions de président de l’Assemblée nationale, le 9 novembre de la même année.

Mode au Sénégal

Mode au Sénégal
mode

Absence d'unité de production de vêtements au Sénégal : Un calvaire pour les stylistes sénégalais
La vie n’est pas rose, pour les stylistes sénégalais. Absence de bailleurs par ci, inexistence d’unité de productions de vêtements par là… Un véritable casse-tête chinois pour les créateurs sénégalais. Mercredi, en marge de la conférence de presse de la cinquième édition de Sira Vision, le Salon international de la représentation africaine, des stylistes ont levé le voile sur ces difficultés qui constituent un handicap dans l’exercice de leur profession.

Dur, dur d’être styliste, au Sénégal. Après avoir passé des nuits blanches à créer leurs modèles, les stylistes doivent faire face à une autre équation : celle de l’inexistence d’unité de productions de vêtements, au Sénégal. ‘On est en train de créer des modèles. Tout ce que, j’ai créé, depuis des années, est dans des malles, des malles et des malles. J’ai vendu peut-être un modèle de chaque. Si aujourd’hui, on avait une unité de confection de vêtements, je n’aurai pas besoin de créer ces modèles-là. J’ai quelque chose à vendre, mais je n’arrive pas à le faire, je n’ai pas d’unités de production, je ne peux pas produire mes modèles. J’aurai pu aller au Maroc, en Chine, mais je dis non parce que je veux que cela se passe dans mon pays’, se désole Collé Sow Ardo, styliste. ‘Moi, je pense qu’une unité de confection de vêtements, c’est quelque chose qui doit se faire’, poursuit-elle.

Lui emboîtant le pas, le styliste Cheikha, souligne que ‘l’on ne peut pas créer et jeter cela à la poubelle. Ma marque est diffusée, mais c’est au Maroc que l’on se fait produire, ce n’est pas au Sénégal, je ne fais au Sénégal que mes réalisations’, indique le créateur de la griffe ‘Siggil’ Pour sa part, Mame Faguèye Bâ, vivement qu’une unité de production se réalise, au Sénégal. Autre manquement lié à l’exercice leur métier souligné par Faguèye, le fait de ne pas avoir de show-room à Dakar pour aller visiter les sorties de collection des stylistes. ‘Porter un jugement d’une manière culturelle, c’est très important. Donc, il y a tous ces manquements qui pèsent sur nos têtes, déplore la styliste. Avec ce déficit d’unité de production de vêtements, les grosses commandes passent sous le nez des stylistes’.

‘Même si j’avais une commande de mille unités, je ne prends pas’ renchérit Collé Sow Ardo. De l’avis de Cheikha, ‘le marché existe, mais sans une unité de production, les stylistes ne peuvent pas avancer. Il n’y a pas un créateur africain qui est diffusé à cause d’un manque d’unité de production. Il faut que l’on soit accompagné, qu’il y ait des moyens pour répondre aux besoins du marché.’ Quant à la styliste, Mame Faguèye Ba, elle soutient que ‘fabriquer dix mille pièces à Dakar est impossible. C’est un problème d’industrie du textile’. Aussi, déplore-t-elle le fait que ‘le coton que l’on exporte revienne sous forme de tee-shirts que l’ on achète à des prix élevés’. ‘Cela ne nous arrange pas parce que l’on n’a plus de matière pour travailler, ce qui fait que le marché asiatique a tendance à plus occuper le marché de la confection au Sénégal et c’est déplorable’, fait remarquer Mame Faguèye.

Aujourd’hui, estiment ces stylistes, pour arriver à une industrialisation de la mode, il faut une volonté politique, que l’Etat, les hommes d’affaires investissent dans ce domaine. ‘Il faut que les hommes d’affaires s’intéressent à ce que l’on fait. Et moi, à chaque fois, j’essaye de leur dire que c’est un marché porteur. On ne peut pas sortir de la maison sans s’habiller, on peut ne pas manger le matin, mais on est obligé de s’habiller, si quelqu’un croit en cela et investi, il va s’en sortir’, plaide Collé Sow. ‘Aujourd’hui, pour le défilé de Sira Vision, on aimerait avoir plus de financiers derrière qui vont coopter de jeunes stylistes africains, sénégalais afin de leur permettre de travailler ailleurs pour d’autres lignes de vêtements, c’est ce que font Galiano, Dior, (Ndlr : Des stylistes étrangers). S’il y a des lignes de vêtements qui se développent et c’est cela qui nourrit le styliste, mais ce n’est pas la création en tant que telle. Aujourd’hui pour l’unité de confection de vêtements s’il n’y a pas de financiers derrière, ce n’est pas possible’, argumente Faguèye Ba.

Face à tous ces manquements, la styliste Collé Ardo Sow lance un appel aux hommes d’affaires et aux investisseurs étrangers à s’impliquer davantage dans le secteur de la mode pour en faire une véritable industrie. ‘Je cherche actuellement des partenaires pour mettre sur pied une unité de mille machines à Dakar afin d’exporter nos créations’, déclare celle que l’on surnomme la ‘reine du pagne tissé’.

Sabelle CISSE

Air Sénégal: à quand l'envol?

Recapitalisation de Air Sénégal International : L’Etat bloque la piste  
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La compagnie aérienne nationale a besoin d’argent frais pour sa recapitalisation, et pour rassurer ses fournisseurs. L’Etat sénégalais, qui avait manifesté sa volonté de la nationaliser totalement, ne donne pas des signes qui rassurent ses partenaires ou le personnel.
ImageLes administrateurs sénégalais ont pratiqué, hier, la politique de la chaise vide, lors de la réunion du Conseil d’administration de la compagnie Air Sénégal international (Asi). Cette attitude, pour le moins incompréhensible, n’a pourtant pas empêché les administrateurs marocains de se réunir, ayant, grâce à leur majorité des parts, atteint le quorum et de prendre les décisions qu’ils souhaitaient.
Ainsi, dans un communiqué publié à l’issue de leurs délibérations, les administrateurs marocains déclarent qu’ils ont «décidé de demander aux partenaires sénégalais l’établissement immédiat d’une feuille de route portant sur le transfert de Air Sénégal international à l’Etat sénégalais dans les meilleures conditions, et afin que le retrait de royal Air Maroc soit effectif au plus tard le 30 juin 2009». Ce retrait des marocains avait été, au départ, souhaité par la partie sénégalaise.
On se rappelle que c’est Farba Senghor qui, à l’époque où il avait en charge le département des transports aériens, avait indiqué que son gouvernement avait l’intention de reprendre les parts des Marocains, pour éviter une chute qui semblait inéluctable. Depuis lors, aucune action n’a suivi cette déclaration d’intention. La partie marocaine, sans doute excédée de son côté, s’est très rapidement déclarée disposée à partir, à condition de se faire dédommager. Un audit, commandité par les deux parties, a montré le besoin pour la société, d’opérer rapidement à une recapitalisation que le rapport a estimé à environ 17 milliards de francs Cfa. Ce sont, sans doute, ces exigences qui ont dû tempérer les caprices du gouvernement sénégalais. Quoi qu’il en soit, les décisions prises après, par les pouvoirs publics, n’ont pas contribué à renforcer leur crédibilité auprès des partenaires de la compagnie aérienne nationale.
L’épisode du pèlerinage, dont Asi s’est vu retirer pour des motifs spécieux, a envoyé un très mauvais signal. Pis, comme le déplorent les administrateurs marocains, «A ce jour, l’Etat sénégalais n’a toujours pas concrétisé son engagement de reprendre le capital et la gestion de la compagnie, rendant difficile pour le gestionnaire de continuer sa mission, dans un manque total de visibilité». Le personnel n’est pas mieux loti que les partenaires marocains. Tout le monde se demande si le gouvernement sénégalais a vraiment réfléchi à ce qu’il veut faire de la compagnie. Au moment où les fournisseurs de la compagnie ne lui font aucun cadeau, où Asi a besoin de disposer d’une flotte sûre et stable, et non d’aéronefs «prêtés» par la Ram, le refus des administrateurs sénégalais de prendre part au Conseil d’administration d’hier, n’est pas un acte rassurant.
mgueye

26/02/2009

Les enfants perdus de Mbour

Que vous soyez blanc ou noir, riche ou pauvre,
de n' importe quelle religion, vous êtes
avant tout un être humain....
ET VOUS ETES CONCERNE....
Peut -être avez vous vu le reportage de Thalassa
sur FR3 France :
"Les enfants perdus de M'Bour"
Dans le cas contraire
MERCI DE LE VISIONNER ICI

http://www.wadeukeubi.com/societe/video-les-enfants-talib...



Cliquez sur l' icône à côté du haut parleur
pour avoir l' image en grand écran.
Merci d' avoir le courage de regarder ce reportage jusqu' au bout.
Que peut on faire direz vous???
A cette interrogation, il y a une réponse
et elle dépend de nous tous sans exception.
Merci tout simplement de signer cette pétition...
pour que demain grâce à notre prise de conscience
l' horreur de ces images n' existe plus.
Seul un soulèvement humain peut améliorer
les conditions de vie de ces enfants
 http://www.mesopinions.com/
Stop-a-l-esclavage-des-Talibes-petition-
petitions-8204c3c78fd48298cc
0464116b212aca.html

                                                            
Continuer cette chaîne auprès de toutes
vos connaissances, famille et amis
          
CETTE PETITION SERA ENVOYEE A

MONSIEUR LE SECRETAIRE GENERALE DE L ONU

Voyage solidaire au Sénégal

Voyage au Sénégal, en toute solidarité
4465

Marre du tourisme sur le littoral africain, dans de grands complexes hôteliers internationaux ? Place au tourisme solidaire, au Sénégal, pour faire rimer plaisir du voyage avec contribution
locale.
Sénégal, en toute solidarité
Point-Afrique Voyages <http://www.point-afrique.com/> invite à
participer à des projets de développement local au cœur d’un village de
la vallée du fleuve Sénégal. Durant une semaine, les voyageurs partagent la vie des hôtes et ils s'investissent à leurs côtés dans des activités
liées à l’Education. Un séjour engagé et solidaire pour apporter une
pierre à l’édifice scolaire.
Dans le village d’accueil, l’animateur du séjour et le directeur de
l’école présentent le projet retenu, selon les besoins identifiés par
les habitants. Différentes activités sont proposées : reboisement de la cour de l’école, peinture de ses murs d’enceinte, électrification d’une
salle de classe, aménagement d’une bibliothèque… Autant de moments de
vie que à partager avec les habitants et qui se prolongent le soir venu
par de longues heures de palabres autour d’un thé.
En fin de séjour, l'heure est à la visite du Parc ornithologique du
Djoudj ou de l’enivrante ville de Saint-Louis. Dans les champs, au fil
d’une balade en pirogue ou au détour d’un atelier d’artisan, la rencontre et l’échange sont partout.
*Pratique*
Séjour solidaire dans la vallée du fleuve Sénégal
8 jours à partir de 1 060 € TTC / personne
Départs toutes les semaines jusqu'au 24 avril depuis Paris, Lyon et
Marseille
Hébergement en auberge, chez l’habitant ou dans les écoles
Encadrement par un animateur référent
*Contact*
www.point-afrique.com
Tél: 0 820 830 255

Les enfants Talibés sur Thalassa...suite

Le reportage fait réagir Concarneau
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Un documentaire sur le Sénégal, diffusé vendredi sur France 3, suscite l'émotion et la mobilisation de la ville.
Le documentaire de l'émission Thalassa consacré, vendredi, aux enfants talibés de M'Bour suscite de très vives réactions, notamment à Concarneau, ville jumelée depuis 35 ans à ce port du Sénégal.

Il évoque le sort de ces dizaines d'enfants obligés de mendier, apprenant le coran sous le fouet dur marabout. Près de 1 300 messages de téléspectateurs indignés ont été adressés à France 3 en 48 heures. De nombreux appels et courriers sont également parvenus à la rédaction Ouest-France de Concarneau.

Le maire de la ville, André Fidelin, a écrit au ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner pour attirer son attention, tandis qu'une pétition a été lancée sur Internet à l'attention du secrétaire de l'Onu, Ban Ki-Moon (http://www.mesopinions.com).

« L'école que nous avons construite et qui accueille aujourd'hui 150 élèves est l'une des réponses », indique Alain Echivard, adjoint à la jeunesse et membre du comité de jumelage. Le comité s'investit aussi par l'envoi de matériels médicaux, sportifs, scolaires et pompes à eau solaires ou d'équipements... « Malheureusement, en dépit de nos efforts, il reste beaucoup à faire », reprend le maire.

Il envisage notamment de développer des actions de partenariat « avec des opérateurs locaux tels que l'Unicef et Aides & Actions, déjà présents à M'Bour. »

Le magazine Thalassa a, pour sa part, décidé de revenir, vendredi, sur cette mobilisation inattendue.
Guillaume BOUNIOL.

Cuisine Sénégalaise

PORTRAIT - Mme ABSA LO : L’ambassadrice de la cuisine sénégalaise
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La cuisine sénégalaise est bien présente au Sia de Paris où Mme Absa Lô fait découvrir nos hôtes nos plats locaux. Avec le label « Saveurs du Sénégal », ce bout de femme exquise par sa douce agressivité et son audace arrive presque toujours à vous pousser l’envie de goûter une de ses créations ou « innovations ». Elle a été à la bonne vieille école de maman. Le reste, c’est-à-dire l’adaptation à la mondialisation, elle le doit à « Festins de Batignolles », ses partenaires. Elle avait réussi, lors d’un précédent salon, à faire déguster du bissap à Jacques Chirac. « Le président a rajeuni, n’est-ce pas ? » plaisante-t-elle. D’une jovialité à fleur de peau, « Bagnkat » -fière- jusqu’au bout des ongles d’être l’émigrée qui fait intégrer les recettes du pays de la Téranga, Absa Lô accommode au goût de ses clients les mets innovés, tout en gardant les saveurs et les épices du terroir, mais en y introduisant des notions inconnues sous les tropiques, comme le sucré-salé ou les plats glacés. Son plus grand mérite en tant que « ambassadeur de son pays », c’est de savoir « sénégaliser » les concepts culinaires. Ses beignets de niébé rivalisent avec les nems et autres chawarma. Elle fait chanter les pastels de Cayar à côté des « accra de Bargny » dans les lesquels le « Kétiakh » -poisson fumé sénégalais- a remplacé la morue. « Les toubabs en raffolent », plaisante-t-elle.

En ce mercredi, journée du Sénégal où le Hall 7 du Sia lui a ouvert ses portes », Absa Lô a régalé plusieurs centaines de Sénégalais et d’hôtes du ministre Amath Sall et de l’ambassadeur Maïmouna Sourang Ndir, qui se sont bousculés pour déguster, « s’empiffrer pour le cas de votre serviteur, aux chaudrons fumants et débordants de « thiébou Djën », de couscous de mil, de sauce feuille, de beignets, etc. Telle une Signare, la petite dame au teint clair n’a cessé d’inviter à visiter ses cuisines à Batignolles, dont les ingrédients transférés pour une dizaine de jours au Parc des expositions n’est qu’un échantillon, un « little Sénégal » pour beaucoup, comme cette ivoirienne qui n’hésite pas à laisser de côté sa popote pour lui commander des repas. Arrivée à Paris en 1976 à la faveur de son mariage, Absa offre enfin une diversité de boissons « exotiques » dont les saveurs s’adaptent à l’offre de fruits et légumes disponibles. Un verre de jus de carotte comme apéritif, du « café Touba », selon les circonstances, des amuse-gueule pour démarrer et tutti quanti, toujours avec le sourire et le commentaire qui fait toujours pschitt quelque part. Ambassadeur du bon goût sénégalais, elle estime que « l’animation ne suffit pas pour faire initier les gens aux saveurs nouvelles. Il faut un stand dans tous les foras internationaux, pour faire déguster nos produits », termine-t-elle. En attendant, ceux dont la luette ne vous oublieront pas, te saluent.

Football: Sénégal O - Gambie 0

Championnat d'Afrique des nations - (Côte d'Ivoire du 22 février au 8 mars)
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L’affiche - Sénégal-Zambie : 0-0 (Poule A) : Le malheur des ‘Eléphants’, le bonheur des ‘Lions’
Le Sénégal a besoin d’un point supplémentaire pour accéder en demi-finale du Championnat d’Afrique des nations. Les ‘Lions’, qui ont fait match nul vierge contre la Zambie, hier, affronte, samedi, les ‘Eléphants’ de Côte d’Ivoire, éliminés de la compétition après leur deuxième défaite contre la Tanzanie.

‘Très franchement, je ne m'attendais pas à une défaite de la Côte d'Ivoire. Au contraire, je la voyais battre lourdement la Tanzanie. Mais, en football, il n'y a aucune logique.’ Ces propos sont signés Malick Daff. L’entraîneur du Port avouait sa surprise, hier, après la défaite des ‘Eléphants’ de Côte d’Ivoire contre les ‘Taïfa stars’ de Tanzanie, pour le compte de la deuxième journée de la poule A du Championnat d’Afrique des nations (Chan). Les Ivoiriens, défaits lors de la première journée par les Zambiens (0-3), sont éliminés de la compétition qu’ils abritent. La Zambie, la Tanzanie et le Sénégal, les autres équipes de la poule A, sont encore en course pour les deux places qualificatives pour les demi-finales. Avec 4 points (+1), les Sénégalais sont deuxièmes de leur groupe, derrière les Zambiens (4 pts, +3) et devant les Tanzaniens (3 pts, 0). Samedi, au moment où ‘Chipololopo’ et ‘Taïfa stars’ s’affronteront, ‘Eléphants’ et ‘Lions’ seront face à face. Ces derniers ont besoin d’un point pour accéder en demi-finale.

Le coup est jouable pour l’équipe du Sénégal, qui affrontera une formation ivoirienne déçue. Du moins, les choses sont plus simples qu’elles auraient pu l’être, si la Côte d’Ivoire s’était imposée face à la Tanzanie et devait jouer sa qualification contre le Sénégal devant son public. Mais, attention à un sursaut d’orgueil des Ivoiriens, qui voudront sûrement sauver l’honneur par une victoire lors de leur dernière sortie !

Face à la Zambie, le Sénégal a tenu bon, ne laissant transparaître que son manque d’efficacité devant les buts. Malick Daff a d’ailleurs relevé un léger mieux dans le jeu de l’équipe de Joseph Koto par rapport au premier match contre la Tanzanie. ‘Contrairement au premier match contre la Tanzanie, on a vu hier une très bonne équipe du Sénégal, présente sur tous les compatiments du jeu. Elle a été agressive et conquérante durant toute la partie’, indique l’entraîneur du Port. Et si les joueurs sénégalais étaient mieux inspirés dans la finition, Malick Daff aurait été entièrement satisfait : ‘Il n'y a rien à dire sur le dispositif défensif mis en place. De même pour le dispositif de récupération au milieu, avec le trio Moustapha Diallo, Vito Badiane et Karamba Diallo. Ils ont été à la hauteur de leur mission. Le seul problème qui se pose toujours à l'équipe est relatif à l'animation offensive.’ Pour y remédier le technicien préconise de faire évoluer l’équipe en 4-3-1-2, histoire d’apporter de la densité dans son secteur offensif. Dans cette perspective, Malick Daff pense qu’il serait plus opportun de procéder à quelques repositionnements de certains joueurs : ‘Je prône le positionnement d’Amadou Fall Hanne ou Pape Maly Diamanka juste derrière les attaquants. Malick Fall, lui, que j’ai dirigé au Port, n'est pas un attaquant de pointe. C'est plutôt un attaquant pivot pourvoyeur de balles.’

Mamanding Nicolas SONKO

25/02/2009

Sénégal: hausse des prix du carburant

Sénégal : légère hausse des prix du carburant
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Une légère hausse des prix des  carburants est intervenue ce week-end au sénégal et est considérée comme étant une conséquence de la forte demande du marché  automobile américain et de la montée du dollar, selon le Comité  permanent des hydrocarbures du Sénégal.

     D'après les nouveaux prix affichés dans les stations service du centre ville de Dakar, l'essence super coûte 582 FCFA le litre à  la pompe contre 540 FCFA (soit une augmentation de 42 Francs), là  où le litre du gasoil est lui vendu à 491 FCFA contre 487 FCFA ( soit une hausse de 4 FCFA).

     S'exprimant sur les ondes de Radio Sénégal, le président par  intérim du Comité permanent des hydrocarbures, Abdoulaye Guèye a  indiqué: "ce sont les coûts internationaux des produits finis qui  ont évolué à la hausse et comme nous le prescrit le décret sur la  structure des prix toutes les quatre semaines, il faut ajuster les prix intérieurs sur les coûts internationaux".

     De nombreux chauffeurs, qui ignoraient lundi matin cette  nouvelle hausse ont estimé que "cette augmentation du prix des  carburants va obligatoirement avoir une influence sur les prix des denrées de première nécessité".

Résorpsion des crédits du Sénégal

Absorption des crédits à 95% Le Sénégal passe du rouge au vert
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Le taux d’absorption des crédits sur ressources extérieures pour les projets du système des Nations Unies est passé de 60% à environ 95%.
Une performance qui permet au Sénégal de sortir de la zone rouge pour désormais compter dans le cercle restreint des pays à moindre risque. Selon le coordonnateur de la Cellule d’appui à la mise en œuvre des projets et programmes (Cap), Bakary Signaté, le Sénégal était sur une liste rouge pour un certain nombre de projets. «En 2006, le taux d’absorption des crédits était d’environ 60% et se situe aujourd’hui entre 80 et 95%. Grâce à la Cellule d’appui à la mise en œuvre des projets et programmes, nous avons réussi à classer le Sénégal parmi les pays à moindre risque, avec la couleur verte qui signifie : sans danger», s’est-il réjoui. Aujourd’hui, après seulement deux ans d’exercice, la Cap a fini de marquer de son empreinte la problématique de mise en œuvre des projets et programmes en général, et plus particulièrement la modalité «Exécution nationale», confortant ainsi, chaque jour davantage, la justesse et la pertinence de l’option des autorités, s’est encore félicité le coordonnateur de la Cap. Il précise que l’exécution nationale est une modalité qui confère à la partie nationale la responsabilité de la mise en œuvre des projets et programmes financés par le système des Nations Unies avec une obligation de rendre compte de la manière dont les ressources ont été utilisées. Mise en place en août 2006, la Cellule d’appui à la mise en œuvre des projets et programmes (Cap) initie, entre autres, deux grandes activités, à savoir la Réalisation d’une étude sur l’absorption des crédits sur ressources extérieures (Rare) et le lancement du prix du meilleur coordonnateur de projets/programmes. Aussi permet-elle de combler le déficit dans l’encadrement de proximité dont les projets et programmes ont longtemps souffert dans leur mise en œuvre quotidienne.
«Absorption oui, mais efficacité de la dépense»
Selon l’avis d’un technicien du ministère de l’Economie et des Finances, le taux élevé du taux d’absorption ne peut pas être une fin en soi. «L’absorption oui, mais le plus important encore reste l’efficacité de la dépense : l’exécution dans de bonnes conditions. Les taux d’absorption diffèrent selon les bailleurs et la méthodologie utilisée. En termes de taux d’absorption sur les ressources extérieures, le taux est relativement plus faible que celui sur les ressources internes». Tout dépend de l’approche. «Il faut nuancer. La Cap a dans son champ des projets qui sont dans son portefeuille. Tout le monde n’est pas dans ce portefeuille. Et, il faut relever que l’exécution est beaucoup plus facilitée sur l’exécution sur des ressources budgétaires de l’Etat que par rapport aux projets. S’il y a performance, cela peut être lié à un problème de méthodologie», renseigne notre interlocuteur. «Le taux peut tourner autour de 100%.» Tout dépend de ce qu’on a mis au numérateur et au dénominateur, insiste le professionnel de la finance.
JEAN-PIERRE MANE

24/02/2009

Le Sénégal a connu onze catastrophes naturelles en vingt ans

Calamités naturelles : Le Sénégal a connu onze catastrophes en vingt ans
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Des mesures hardies doivent être prises pour faire face aux catastrophes naturelles au Sénégal. Telle est la conviction de la Plate-forme des initiatives du Nord (Pinord) qui, en partenariat avec les Néerlandais de Terrafina et la Mec Delta de Ronkh, invite les agriculteurs à s'assurer de toutes les garanties dans la planification de leurs activités champêtres. La mise sur pied d'une assurance agricole a ainsi été brandie à l'occasion du colloque international sur la protection contre les calamités naturelles et les risques liés aux principales activités agricoles dans la vallée du fleuve Sénégal organisé à Saint-Louis.

‘Nous avons jugé opportun d'organiser ce colloque international pour réfléchir, ensemble, sur la question de l'assurance agricole. Nous avons observé une recrudescence des calamités naturelles qui grèvent sérieusement le budget des agriculteurs, mais également la qualité du portefeuille des institutions financières. Nous avons pensé susciter la réflexion, suivant les études que nous avons faites, relatives à l'identification des risques au niveau de la vallée du fleuve Sénégal’, expliquera Djibril Diao, président du comité de pilotage de la Pinord. Si l'on prend l'année 2006, poursuit-il, ‘avec l'invasion aviaire, ce sont pratiquement 4 milliards qui sont partis en fumée. Et en 20 ans, nous avons connu onze catastrophes naturelles au Sénégal. C'est donc une donnée qui devient constante. Aussi faut-il l'intégrer dans tout processus de réflexion allant dans le sens du développement des filières agricoles. Surtout que la vallée du fleuve Sénégal présente beaucoup d'enjeux et de programmes d'espoir pour toute la nation sénégalaise en terme de production agricole’.

Ainsi, les institutions d'assurance, les organisations de producteurs, les partenaires nationaux et étrangers se sont donné rendez-vous, pendant trois jours, dans la capitale du Nord. L'objectif visé est d'avoir des éléments précis sur les mécanismes à prendre en compte dans la mise en place du dispositif d'assurance agricole. Les agriculteurs devraient pouvoir, désormais, intégrer cette notion d'assurance dans leurs activités, dans leur planification en vue de prévenir toute mauvaise surprise.

Gabriel BARBIER

Des illettrés en passe de devenir e-lettrés au Sénégal

Des illettrés en passe de devenir e-lettrés en Afrique
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Bientôt les illettrés africains pourront intégrer le monde du numérique. "Il leur sera en effet possible de consulter et d'envoyer des courriels", rapporte le quotidien sénégalais Wal Fadjri, qui fait référence à un article publié par l'Institut de recherche et développement (IRD) français sur la recherche en cours visant à produire des outils de reconnaissance vocale dans différentes langues africaines. "D'illettrés, ces analphabètes africains deviendraient e-lettrés", ajoute le quotidien, qui signale l'expérience menée au Kenya en swahili et au Sénégal en peul.

Ces expériences ont un coût élevé et nécessitent d'énormes investissements financiers et humains. Mais, "si elles aboutissent, elles aideront à l'essor économique du continent." Les cultivateurs de bananes kényans qui apprennent à vendre leur production via Internet sont en train d'en faire l'expérience. "Il ne faudrait pas que le coût financier qu'exige cette recherche ne vienne pas compromettre et surtout démobiliser ceux qui œuvrent à l'alphabétisation du plus grand nombre", met cependant en garde le quotidien.

Les finances Sénégalaises

la dette intérieure impacte négativement la croissance au Sénégal 
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La croissance au Sénégal a enregistré en 2008 une « forte chute », passant de 4,7% en 2007 à seulement 2,5%, a indiqué le représentant du FMI Alex Segura.

Selon lui, l’effet de la dette intérieure est très négatif, les entreprises qui n’ont pas été payées à temps ayant dû réduire leurs activités.

Une partie de la lourde dette intérieure a été payée la semaine dernière, mais il reste, sur le stock de 225 milliards de FCFA (342 millions d’euros) répertoriés avec les autorités, près de 150 milliards de FCFA (228 millions d’euros) non payés.

« Le ministre des Finances (Abdoulaye Diop) travaille pour trouver des ressources pour payer le reste.

Au cours des prochaines semaines, sinon la totalité, une grande partie sera payée », a indiqué le représentant du FMI.

 D'autre part, 33,2 milliards de FCFA à la Caisse des dépôts et de consignation     

Les recouvrements enregistrés à la Caisse des dépôts et de consignation (CDC) au Sénégal ont atteint 33,2 milliards de francs CFA, dont 22,3 milliards proviennent du Trésor public, a indiqué Mme Seynabou Ly Mbacké, directrice des opérations bancaires réglementées au Ministère de l’économie et des finances.

Elle a qualifié « d’énorme performance la manne financière récoltée en moins d’une année d’exercice ».

Créée en 2006, la CDC est un établissement public, sous autorité du Ministère de l’économie et des finances, jouissant d’une personnalité juridique et d’une autonomie financière.

La CDS est conçue comme une alternative crédible au financement du système bancaire classique.

23/02/2009

3 ans de prison pour un journaliste du Sénégal

Peine de prison de trois ans confirmée pour un journaliste sénégalais
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La justice sénégalaise a confirmé lundi la peine de trois ans d’emprisonnement prononcée contre le journaliste El Malick Seck, directeur de publication du quotidien privé ’’24h Chrono’’, qui avait fait appel du verdict précédemment prononcé contre lui.

Poursuivi notamment pour les délits d’atteinte à la Sûreté de l’Etat et diffusion de fausses nouvelles, le journaliste avait été arrêté et écroué il y a cinq mois suite à la parution, dans son journal, d’un article faisant état d’une implication présumée des autorités sénégalaises dans la casse des antennes de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à Bouaké et Khorogo, en Côte d’Ivoire, au plus fort de la crise dans ce pays.

Suspendu également pour trois mois, le quotidien dont il est le directeur de publication a depuis recommencé à paraître.

Les avocats du journaliste ont jugé d’autant plus sévère la confirmation du premier verdict prononcé contre leur client que, selon eux, le délit d’injures publiques, le troisième chef d’accusation retenu contre le directeur de publication de ’’24h Chrono’’, avait été disqualifié.

Les conseils du journaliste ont annoncé qu’ils vont se concerter pour porter l’affaire à la Cour suprême, tout en travaillant à mobiliser les associations de la société civile sur cette question qui relève selon eux du domaine de la défense des droits de l’homme.

Vols en scooter à Dakar

VOL DANS LA CIRCULATION - Les scooters créent la psychose à Dakar
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A Dakar, les scooters ne servent pas seulement à transporter pour déjouer les embouteillages monstres de la capitale. Mais aussi à voler avec une rare violence les cellulaires et sacs des usagers de la chaussée, notamment les femmes.
Moyen de transport très prisé, le scooter crée la psychose à Dakar. Nombreux sont les habitants de la capitale sénégalaise qui ont vu leurs téléphones portables et sacs à main subtilisés à travers les artères de la ville. Maty Ndiaye, la quarantaine, est une victime de ces « gladiateurs » de la route. Sur sa mésaventure, elle témoigne qu’elle s’est déroulée juste à côté de chez elle, juste à 21h au quartier Sacré-cœur 3 montagne. Le domicile de Mme Ndiaye est situé dans cette artère. Elle gare sa voiture devant son domicile.
Mais, c’est au moment de fermer ses portières que deux jeunes conduisant un scooter lui arrachent son sac à main suspendu sur son épaule gauche. « J’ai été vraiment stupéfaite car je n’arrivais toujours pas à réaliser ce qui venait de m’arriver », a-t-elle indiqué. Comptable dans une société de la place, le sac de la dame contient un cellulaire, des lunettes de myope d’une valeur de 200.000 Fcfa, sa carte bancaire, une somme de 30.000 Fcfa, les effets de maquillage, une chaîne et des boucles d’oreille en or, sa pièce d’identité et les pièces de son véhicule. Lundi matin, il est 10 h sur les deux voies de la Sicap qui s’étirent jusqu’à la Vdn. La marchande ambulante Aminata Cissé s’est vue dérober son cellulaire. Ses bourreaux sont des jeunes conduisant un scooter. « Je parlais au téléphone à mon fournisseur qui est un grossiste à Sadanga », raconte-t-elle, les larmes aux yeux.
Elle vend des produits cosmétiques. Divorcée et mère d’un garçon et d’une fille, c’est avec son petit commerce qu’elle nourrit sa famille, paye son loyer et ses factures d’eau et d’électricité à Grand-Yoff où elle habite. Elle maudit ses bourreaux et s’en remet à Dieu.
« Au lieu de chercher du travail, fulmine-t-elle, des jeunes cherchent des scooters pour voler à travers les artères de Dakar. Qu’Allah les maudit ».
Assis au siège arrière d’un bus « Dakar Dem Dikk », un passager explique ses déboires à son ami. « Un conducteur de deux roues m’a volé mon cellulaire sur la Vdn. Il m’a giflé d’abord avant de me l’arracher », commente-t-il. Et son interlocuteur lui confie, « je ne réponds plus au téléphone près de la chaussée. Ce phénomène est fréquent de nos jours, il faut être prudent ».
Maké DANGNOKHO

Football: Sénégal 1 - Tanzanie 0

Le Sénégal a battu la Tanzanie sur le score de 1 buts à zéro (mi-temps : 1-0), en match comptant pour la première journée de la poule A de la 1ère édition du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) de football, disputé dimanche au stade Félix Houphouët-Boigny, à Abidjan, a constaté APA.
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L’unique but de la rencontre a été marqué par l’attaquant Mamadou Baïla Traoré, d’un splendide coup de tête sur un centre venu de la droite (29e mn).
Avec ce succès, les « Lions de la Téranga » (3 pts, +1) occupent la deuxième place de la poule A, derrière la Zambie (3 pts, +3), victorieuse du pays, la Côte d’Ivoire (3-0).
Le CHAN, dont c’est la première édition, concerne exclusivement les joueurs évoluant dans les championnats nationaux.

22/02/2009

Répression à Dakar

Répression d’un sit-in à Dakar: un blessé par balle et cinq interpellations
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Le leader du parti des écologistes, Aly Aïdar a été touché par une balle tandis que cinq responsables des jeunes de Benno Siggil Senegaal (opposition) ont été interpellés ce samedi lors d’un sit-in non autorisé du collectif René Sanchez pour la sauvegarde du stade Assane Diouf. Les forces de l’ordre n’y sont pas allées du dos de la cuillère face à la détermination des jeunes de Dakar-plateau soutenus par l’opposition. Six véhicules et deux camions remplis d’éléments du Groupement Mobile d’Intervention (GMI) et fortement armés ont sévèrement réprimé la manifestation.

La police a durement réprimé la manifestation du collectif René Sanchez pour la sauvegarde du stade Assane Diouf appuyé par l'opposition

L’Avenue Malick Sy a vécu un après-midi de tension ce samedi. Le collectif René Sanchez pour la sauvegarde du stade Assane Diouf est passé à l’acte en organisant un sit-in sans autorisation de l’autorité administrative. La manifestation a démarré après la conférence de presse de la coalition Benno Siggil Senegaal pour présenter ses candidats dans les 19 communes de Dakar. Ces jeunes sont vêtus de t-shirt sur lesquels on pouvait lire : «Touche pas à mon stade, Non à la spéculation…». Ils n’ont cessé de scander des slogans fustigeant la démolition du stade Assane Diouf situé à quelques mètres du centre ville et en face de la corniche ouest. Cependant, quand les manifestants ont pris la direction du stade Assane Diouf, les forces de l’ordre sont entrées en action. Une pluie de grenade lacrymogène a commencé à s’abattre sur les manifestants. Une course poursuite s’en est suivie.

C’est dans la foulée que le leader de la Fédération des Ecologistes du Sénégal (FEDES) a été blessé par balle. Il a, en effet, été touché par une balle de type «Flash balle calibre 44/83» au bas ventre. Alors que la tête de liste de la Coalition Benno Siggil Senegaal à Dakar, Khalifa Ababacar Sall et responsable socialiste a été violenté, brutalisé. En plus de ces violences, cinq jeunes de la coalition Benno Siggil Senegaal ont été interpellés par la police. Birame Sassoum Sy, Babacar Thioye Ba et Bira Kane Ndiaye et Ndiogop Ndiaye du Convergence socialiste ont été acheminés à la police de Médina avant d’être transférés au commissariat Central de Dakar.

Excédé par la tournure des événements, le responsable du Parti Socialiste (PS), Khalifa Ababacar Sall a déclaré : «ils ont intérêt à les laisser, car s’ils veulent les garder nous serons dans la rue toute la nuit (samedi)». Selon la tête de liste de Dakar de la coalition Benno Siggil Senegaal, «ils (les forces de police) ont cherché à nous blesser mais c’est cela le combat il faut accepter de souffrir».

Le leader du parti des écologistes est revenu sur les conditions dans lesquelles il a été blessé par balle. «Pour nous empêcher de marcher, de manifester, ils nous ont donnés des coups de cross, ils nous ont même tirés dessus», a indiqué Aly Aïdar.

Pour contrer la détermination du collectif René Sanchez pour la sauvegarde du stade Assane Diouf, les autorités policières ont utilisé la méthode forte. C’est aux environs de 15h qu’un impression dispositif a pris d’assaut l’avenue Malick Sy, la rue 6, le boulevard du Dr Samba Guèye, Rue Médonne Mbengue. Six véhicules et deux camions remplis d’éléments de forces de l’ordre ont été mobilisés.

Poisson cher et rare au Sénégal

CHERTE ET RARETE DU POISSON - Les pêcheurs de Soumbédioune s’expliquent
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Trouver du poisson à bon prix à Dakar devient de plus en plus difficile. Interpellés, les pêcheurs de Soumbédioune étalent leurs problèmes avant de décrier la pêche à l’explosif.
16h sur le tunnel de Soumbédioune. En face de nous, le quai de débarquement des pêcheurs. Un vent glacial souffle sur cette partie de Dakar. Pirogues, caisses à poissons, étales, frigos endommagés font partie du décor de ce marché aux poissons. Le marchandage bat son plein entre vendeuses et acheteurs. L’air pollué par l’odeur des produits maritimes en décomposition ne dérange nullement les travailleurs de Soumbédioune où les ordures ont fini par occuper la plage. Dix minutes après, nous assistons à l’arrivée des pêcheurs qui étaient partis depuis l’aube. Les mareyeuses qui n’arrêtaient pas de scruter l’horizon se lèvent pour aller à leur rencontre. Quelques poissons jonchent le fond de la barque. Apparemment, la pêche n’a pas été bonne. Interpellé, un pêcheur déclare : « En période de froid, les ressources halieutiques se font rares ».
D’après Alioune Thiam alias Alain puisque c’est de lui qu’il s’agit « les pêcheurs sont obligés d'aller en profondeur pour se procurer cette denrée rare ». A Soumbédioune, des poissons comme le " bande, le youfouf ou Diaye" sont mieux vendus. " Le prix du carton varie entre 15 .000 et 17 .000 Fcfa " révèle Alain. Toujours selon notre interlocuteur, " le poisson est rare même en période de chaleur et les dépenses à faire sont là aussi. Nous sommes obligés d'aller en mer à six heures du matin pour revenir l'après-midi vers 16h ". Malgré la baisse du prix du carburant, les pêcheurs de Soumbédioune ne cessent de se plaindre. Ils imputent cette rareté des ressources halieutiques aux Accords de partenariat économique (Ape) entre les Etats africains et l’Union Européenne. En effet, aujourd’hui les côtes africaines sont surexploitées pour alimenter l’Europe en produits de mer. Les méthodes de pêche varient selon les origines des pêcheurs.
Alain et ses amis n'ont pas manqué de s’attaquer à leurs frères qui utilisent l'explosif au détriment de l’environnement. Ameth est un jeune pêcheur de son état. Il déplore les obstacles que franchissent les pêcheurs pour satisfaire la demande des Dakarois. Aïssatou Sall, la cinquantaine franchie, est une détaillante de Soumbédioune. A l’en croire « les prix de poisson varient en fonction du prix de vente des pêcheurs ». « Nous achetons le carton de « char-blan » ou de bande (variétés de poisson) à 20.000 ou 25.000 francs donc nous ne pouvons les vendre qu'à 1500 ou 2000 francs le kilo pour tirer un bénéfice » confie Mme Sall. Elle poursuit, « le char-blan est une espèce prisée par les Européens ». Malgré la crise économique qui secoue le Sénégal, Soumbédioune refuse toujours du monde. La demande dépasse même l’offre. Les mareyeuses pour se tirer d’affaire en cette période de crise financière se cotisent ou font des prêts pour entretenir leur petit commerce. Entre ces femmes et les commerçants, c’est la totale complicité. Elles prennent parfois le produit à crédit pour le solder après écoulement. Parfois, elles font face au niet des pêcheurs qui sont eux aussi des victimes de la crise économique.
Sokhna DIOM et Kadiatou SANOGO

21/02/2009

Le Sénégal au championnat d'Afrique de football

CHAN : l'équipe sénégalaise reçoit 3,5 millions de FCFA du président Wade
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Le président sénégalais Abdoulaye Wade a reçu jeudi à l'aéroport de Tripoli (Libye) l'équipe  nationale sénégalaise de football qui participera à la première  édition du Championnat d'Afrique des nations de football 2009 ( CHAN-2009), et lui a remis une enveloppement de 3,5 millions de  FCFA (5.300 euros).
     Le CHAN est une compétition réservée aux joueurs évoluant dans  les championnats locaux, disputée du 22 février au 8 mars 2009 en  Côte d'Ivoire.
     "Nous venons d'être informés qu'il y a eu une rencontre entre  le président de la République et les joueurs à Tripoli", a annoncé vendredi le premier vice-président du Comité de normalisation du  football (CNF) du Sénégal, Saër Seck, au cours d'une conférence de presse, vendredi à Dakar.
     Mercredi, le Sénégal a été battu par la Libye (0-1) en match  amical de préparation du CHAN.
     Au Sénégal, des divergences sur la question des primes de  participation des joueurs locaux au CHAN existent entre le CNF et  le ministère des Sports.
     Le ministère des Sportes parle de récompenses relatives aux  médailles remportées dans une compétition -- 700.000 FCFA pour  l'or, 500.000 FCFA pour l'argent et 300.000 FCFA pour le bronze.
     Le Comité de normalisation demande le versement de primes de  participation d'un montant de 400.000 FCFA assorties de 500.000  FCFA en cas d'accès en demi-finale, 600.000 FCFA pour la 3ème  place, 750.000 FCFA en cas de finaliste et 1.000.000 FCFA pour le  trophée remporté.
     Evoluant dans le groupe A, le Sénégal rencontrera la Tanzanie  dimanche à Abidjan. Il affrontera ensuite la Zambie, puis la Côte  d'Ivoire.  
     Le groupe B comprend la République démocratique du Congo, le  Ghana, la Libye et le Zimbabwe.

Rediffusion de l'émission sur les talibés de Mbour

Les enfants de la violence
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Contraints de mendier, livrés à des marabouts brutaux qui leur inculquent les Versets à coups de trique, les élèves des écoles coraniques sénégalaises vivent l'enfer. Un reportage poignant de Daniel Grandclément, présenté dans “Thalassa”, sur France 3.

Au Sénégal, des élèves d'écoles coraniques vivent l'enfer

Timides encore, des embryons de larmes s'agglutinent au bord de ses yeux. A chaque hésitation de Modou dans sa récitation du Coran, la lanière du maître s'abat. Abruti de sommeil et de terreur, le gamin de 5 ans tente l'esquive. Et désormais les larmes dévalent, inextinguibles et vaines. Une scène interminable, quasi insoutenable. Elle clôt Les Enfants perdus de M'Bour, le nouveau reportage de Daniel Grandclément (46 minutes) diffusé dans Thalassa.

Débarqué, un peu par hasard, dans le port sénégalais situé au sud de Dakar, le grand reporter est bouleversé par ces essaims d'enfants hagards qui mendient et épuisent leurs maigres forces aux plus rebutantes besognes. « Avec cette scène finale, je ne savais pas quoi faire. Je l'avais montée plus longue encore, se souvient Daniel Grandclément. Elle dégageait trop de pathos. Avec l'équipe de Thalassa, nous sommes parvenus à un moyen terme. Mais je voulais frapper le regard. » Comme le sien l'avait été au point de s'installer sur la Petite Côte, d'y revenir par trois fois pour approcher les « talibés », ces petits élèves des écoles coraniques.

« Au début, le maître religieux, Ibrahim, était hostile à me laisser filmer. Mais le temps permet tout, raconte Grandclément. A force de me voir matin et soir, des rapports de proximité se sont noués. » Au point de pénétrer l'intimité de la daara, de saisir les séances de correction des gamins, de constater leur extrême dénuement - privés de soins, de vêtements et de nourriture. « Dans mon film, Ibrahim, le marabout, semble un franc salaud. Mais lui-même a été éduqué comme cela. En toute bonne foi, il pense qu'il est nécessaire de frapper pour faire apprendre », recadre Gandclément. Et c'est sans doute l'un des périls majeurs : l'apprentissage et l'intériorisation d'un modèle d'éducation façonné par la violence et la soumission. Car au Sénégal – où les ONG les estiment à trois cent mille, comme dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest –, le nombre de talibés explose.

Dynamique port de pêche proche des zones touristiques, M'Bour les attire. Originaires des régions pauvres du Sénégal, mais aussi de Guinée ou du Liberia, les talibés sont confiés par leurs parents au maître pour veiller à leur éducation et à leur entretien. Un phénomène qui s'est amplifié ces dix dernières années, du fait de la paupérisation des zones rurales. Déficit des cultures vivrières suite aux injonctions du FMI, renchérissement brutal des prix des aliments provoquant des « émeutes de la faim », intérêt de certaines confréries religieuses qui ont bâti leur fortune sur le commerce... Face à la crise économique, le pays a d'autres chats à fouetter que les enfants maltraités, et la population, dans sa grande majorité, semble détourner les yeux.

Rares sont ceux qui, à l'instar de ce syndicaliste enseignant sénégalais, dénoncent l'incurie du gouvernement d'Abdoulaye Wade : « L'Etat a le devoir de les protéger. Il les laisse entre les mains d'éléments véreux à cause de la misère sociale. » Alors Grandclément, primé l'an passé au Festival international du grand reportage d'actualité pour ses Martyrs du golfe d'Aden (1), exhume les petits arrangements avec l'effroi, rend bavards et palpables les mutismes de la communauté internationale, tente de secouer les opinions publiques. « Au Sénégal, trois cent mille talibés, et rien ne se produit. Dans le golfe d'Aden, deux mille deux cents morts par an. On comptabilise, c'est tout. » Et afin d'éviter que le silence ne retombe, le grand reporter est de retour au Yémen pour une suite des Martyrs du golfe d'Aden. Et c'est juché sur un camion-plateau, en compagnie de clandestins débarqués dans la nuit sur les côtes yéménites par les passeurs, qu'il fait route vers un camp de réfugiés et répond à nos questions. Fidèle à son credo « donner la parole à ceux qui ne l'ont jamais ».


Proposé et présenté par Georges Pernoud. Reportage de Daniel et Odile Grandclément (48 mn, France, 2008). 115 mn. Inédit.

A peine trouée par l'éclat vacillant d'une lanterne, le halo de la lune et le premier appel du muezzin, la nuit sénégalaise peine à s'ébrouer. Il est 5 heures et pour les « talibés » - élèves des écoles coraniques - de M'Bour, port de pêche dynamique à quatre-vingts kilomètres au sud de Dakar, c'est le début du calvaire journalier. Après la prière et la récitation-incantation de versets du Coran - neuf heures par jour, et dont ils ne maîtrisent pas le sens mais qu'ils s'évertuent à mémoriser -, leur maître religieux, Ibrahim, leur enjoint de ramasser brocs et gamelles et d'aller mendier. L'occasion, huit heures durant, d'apprendre l'humilité, mais surtout de rapporter au marabout aliments et argent pour faire tourner la daara (école). Du haut de leurs 5-6 ans pour les plus petits, ils se coltinent toutes les basses besognes du port pour éviter les coups du maître au retour. Originaires des régions pauvres de l'intérieur du pays, mais aussi de Guinée ou du Liberia, les talibés ont été confiés au marabout par leurs parents, trop démunis pour veiller à leur éducation. Un phénomène en augmentation dans tous les pays d'Afrique de l'Ouest et qui fait culminer le nombre des talibés à trois cent mille au Sénégal, selon les ONG.

Distingué au Figra 2008 (1) pour Les Martyrs du golfe d'Aden, Daniel Grandclément réussit une fois encore, avec Les Enfants de M'Bour, à nous démontrer qu'un reportage n'équivaut pas à une besogneuse restitution de la réalité. Travail sur l'image et ses symboliques fortes - scènes de nuit ou opposition Ibrahim/enfants -, souci du son - quasi-saturation lors de la scansion des Versets -, photo magnifique, sens du détail qui, sans soulignement du commentaire, dit le sordide, irruption du « je » signent un regard, une présence.
(1) Festival international du grand reportage d'actualité.

REDIFFUSIONS:
Vendredi 20 février 2009 : TÉLÉ POLYNÉSIE 22h40
Samedi 21 février 2009 : PLANÈTE THALASSA 18h40
Samedi 21 février 2009 : TEMPO GUADELOUPE 20h00
Samedi 21 février 2009 : TEMPO NOUVELLE-CALÉDONIE 20h00
Samedi 21 février 2009 : TEMPO POLYNÉSIE 20h00
Samedi 21 février 2009 : TEMPO RÉUNION 20h00
Dimanche 22 février 2009 : PLANÈTE THALASSA 20h45
Lundi 23 février 2009 : FRANCE 3 02h15
Vendredi 27 février 2009 : PLANÈTE THALASSA 22h50
Samedi 28 février 2009 : TV5MONDE EUROPE 14h00
Dimanche 1 mars 2009 : PLANÈTE THALASSA 09h10

Revue de presse Sénégalaise

Revue de la presse sénégalaise
presse

     LE SOLEIL : Dans les trois prochains mois, tous les forages  ruraux en panne devraient être fonctionnels, selon le ministre de  l'Hydraulique rurale et du Réseau hydrographique national, Adama  Sall, qui revient d'une signature à Lomé (Togo) d'un accord de  prêt relatif au projet d'acquisition de matériel d'exhaure, de  camions grue et d'ateliers de forages.  
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     LE SOLEIL : Le dialogue entre le pouvoir et l'opposition  pourrait bient?t rependre. Selon Me Mbaye-Jacques Diop, ancien  président du Conseil de la République pour les affaires  économiques et sociales (Craes), le chef de l'Etat a annoncé en  réunion du Comité directeur du Parti démocratique sénégalais (Pds, pouvoir), son intention de recevoir l'opposition après les  élections locales du 22 mars prochain.  
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     LE MATIN : Une rencontre entre autorités sénégalaises,  bissau-guinéennes et gambiennes avant-hier dans une localité  frontalière entre le Sénégal et la Bissau-Guinée sur la sécurité  dans la sous-région ainsi que sur le trafic d'enfants et de  drogue.  
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     SUD QUOTIDIEN : Alliance sacrée contre la fraude! La Commission électorale natinale autonome (Cena) et la Coalition Benno Sggil  Senegal vont travailler ensemble pour garantir la sincérité des  élections locales.  
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     WALFADJRI : Cent seize personnes interpellées, dont 36 pour  usage de chanvre indien, 49 accidents constatés, dont 23 corporels, 25 dégâts matériels et un mortel. Sans compter une quantité  importante de drogue, allant du chanvre indien aux képas de  cocaïne, sans oublier les comprimés barbituriques. Tel est le  bilan définitif de la police pour l'élection 2009 du Magal.  
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     L'OBSERVATEUR : Rama Yade débarque à Dakar en catimini. S'il  était possible à certains cercles du pouvoir de déclarer Rama Yade personna non grata, ce serait fait. Malgré ses rapports peu huilés avec Me Wade, la jeune secrétaire d'Etat chargé des Affaires  étrangères et des Droits de l'Homme du gouvernement français a  foulé le sol sénégalais. Suscitant ainsi un malaise au sommet de  l'Etat.

20/02/2009

Sénégal: le bio-carburant, une menace pour les cultures vivrières

Sénégal: le bio-carburant, une menace pour les cultures vivrières
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DAKAR - La production à grande échelle de bio-carburant au Sénégal, un pays en pointe en Afrique pour la promotion de cette nouvelle énergie, pourrait à terme menacer les cultures vivrières et bousculer l'agriculture dans les zones humides, selon deux Ong.
"La menace, c'est sur le long terme. Si cette politique de distribution de terres, à l'aveuglette, pour la mise en place à grande échelle de massifs pour le bio-carburant continue, les cultures vivrières vont entrer en concurrence avec le bio-carburant", affirme Fatou Mbaye, chargée du projet sur les bio-carburants à ActionAid Sénégal.
Elle s'exprimait jeudi lors de la présentation d'une étude sur les bio-carburants au Sénégal menée par deux Ong, Wetlands International et Actionaid Sénégal.
Le Sénégal, qui importe l'essentiel de ses besoins alimentaires et énergétiques, s'est lancé dans une politique de diversification des sources d'énergie. Mais il a aussi dans le même temps mis en place en 2008 une politique d'autosuffisance alimentaire.
Ce pays d'Afrique de l'Ouest a en effet lancé début 2007 un programme national de culture de jatropha , ou pourghère, une plante dont on extrait une huile pouvant servir de carburant.
En 2012, le jatropha, principalement produit pour le bio-carburant au Sénégal, devrait couvrir 320.000 hectares, dans toutes les communautés rurales du pays, selon des projections officielles.
D'autres expériences sont menées par des industriels, pour notamment produire de l'éthanol, ainsi que par des agriculteurs privés, locaux et étrangers.
La Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) a inauguré fin 2007 dans le nord du pays une distillerie pour produire "8 à 12 millions de litres d'éthanol par an" à partir de mélasse issue de la transformation de la canne à sucre.
Pour Sidi Bâ, représentant du Cadre national de concertation des ruraux (CNCR), une organisation paysanne, "tel que c'est décrit dans le programme national (de culture de jatropha), le bio-carburant est effectivement une menace réelle pour les cultures vivrières".
"Cultiver du jatropha à la place du mil, du maïs ou de l'arachide, c'est dire aux paysans: mourrez de faim demain", ajoute M. Bâ.
Ces menaces sont surtout dues au fait que selon des spécialistes, la culture du jatropha était annoncée sur des terres dégradées, salées notamment. Mais il est cultivé sur des terres arables, dans le nord et le sud du pays notamment d'où provient l'essentiel de la production nationale de riz.
Le Sénégal importe traditionnellement les trois quarts de sa consommation de riz de Thaïlande ou plus récemment d'Inde.
"Le jatropha peut pousser partout, mais il est recommandé de le cultiver sur des sols humides pour avoir des graines. C'est pour cette raison que les zones humides, les mêmes terres prévues pour l'agriculture, sont convoitées", affirme Pape Mawade Wade de Wetlands International.
Mais les autorités minimisent le problème. "Il n'y a aucune menace. La question est en train de se régler par l'augmentation de la production agricole par le biais de la recherche", rétorque le directeur national au ministère sénégalais des bio-carburants, Sana Faty.
En outre, selon lui, "le Sénégal dispose de beaucoup de terres dégradées qui ne sont utilisées par aucune culture et sur lesquelles on va faire du bio-carburant".
Pour M. Faty, "le bio-carburant est une option irréversible dans le monde entier pour diversifier les sources d'énergie traditionnelles".
"Il serait dommage que les Africains se mettent à faire de faux discours car ce sont eux qui disposent de beaucoup d'opportunités parce que possédant des terres" qui manquent en Europe et en Amérique notamment, conclut-il.

Procès Habré, la Belgique porte plainte contre le Sénégal

Procès Hissène Habré: la Belgique saisit la Cour internationale de justice
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La Belgique a demandé à la Cour internationale de justice (CIJ) d'ordonner au Sénégal de poursuivre pénalement l'ancien président tchadien Hissène Habré ou de l'extrader pour qu'il soit jugé en Belgique, a annoncé vendredi la CIJ.

"L'abstention du Sénégal de poursuivre M. Habré ou de l'extrader vers la Belgique, pour répondre des crimes contre l'humanité qui lui sont imputés, viole l'obligation générale de réprimer les crimes de droit international humanitaire", indique la Belgique dans sa requête, dont la CIJ publie des extraits dans un communiqué.

En attendant une décision sur le fond, la Belgique demande à la CIJ d'ordonner au Sénégal de prendre "toutes les mesures" pour que M. Habré, en résidence surveillée à Dakar, "reste sous le contrôle et la surveillance des autorités judiciaires du Sénégal".

Le président sénégalais Abdoulaye Wade a récemment déclaré que le Sénégal pourrait mettre fin à la mise en résidence surveillée de M. Habré, qui s'y est réfugié après sa chute en 1990, s'il ne trouvait pas le budget qu'il estime nécessaire à l'organisation du procès, rappelle la Belgique.

"Il serait facile pour M. Habré de quitter le Sénégal et de se soustraire à toute poursuite", affirme la Belgique. Des plaintes contre M. Habré avaient été déposées en 2000 et 2001 en Belgique par un ressortissant belge d'origine tchadienne et des ressortissants tchadiens.

Le Sénégal a été mandaté en juillet 2006 par l'Union africaine (UA) pour juger l'ex-dictateur pour crimes de guerre, contre l'humanité et torture. Mais aucune information judiciaire n'a été ouverte.Dans sa requête, la Belgique rappelle que Hissène Habré avait été inculpé en 2000 à Dakar de complicité de crimes contre l'humanité, d'actes de torture et de barbarie et assigné à résidence.

Mais cette inculpation avait été rejetée par la justice sénégalaise au motif que le crime contre l'humanité ne faisait pas partie du droit pénal sénégalais. Le code pénal sénégalais a depuis été modifié, souligne la Belgique. Dakar estime avoir besoin de 27 millions d'euros pour juger M. Habré, un montant jugé trop élevé par les bailleurs de fonds potentiels. La Belgique a, en septembre 2005, émis un mandat d'arrêt international contre Hissène Habré, auquel le Sénégal n'a pas donné suite.

Sur Thalassa ce soir

FRANCE 3., ce soir!!!
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Plongée dans l'univers terrifiant des écoles coraniques où de jeunes Sénégalais vivent en esclavage
Coran continu
Daniel Grandclément signe, une fois de plus, un reportage mémorable ce soir dans « Thalassa ». Déjà auteur du film sur les martyrs du golfe d'Aden, en l'occurrence les migrants somaliens et éthiopiens, il signe là un documentaire diffusé dans le cadre de « Thalassa » sur le calvaire d'enfants sénégalais.
Premières victimes de la pauvreté, ces gamins sont confiés par leurs parents trop miséreux pour les élever à des écoles coraniques. Ceux que Daniel Grandclément a filmés sont des petits bouts. Ils ont entre cinq et dix ans. À l'âge des jeux et de l'insouciance leurs journées se passent entre Coran et mendicité. Soit neuf heures à psalmodier des textes auxquels ils ne comprennent rien, huit heures à tendre la main.
L'Unicef estime le nombre de ces petits « talibés » à 100 000, un chiffre qui monte à 300 000 pour une ONG sénégalaise. Au Sénégal, on s'offusque peu du traitement qu'ils y subissent. La dureté des daaras est un bon apprentissage pour qu'ils puissent « affronter la réalité de ce monde », comme le juge un imam.
En fait de formation, les daaras sont surtout des écoles de la déformation. Les enfants n'apprennent rien d'autre que le Coran. Au terme de leur parcours, ils sont censés pouvoir le réciter par coeur, du début à la fin, en une traite, durant toute une journée. Un exploit qui a son prestige mais ne sert absolument à rien.
Ce soir à 20 h 35, sur France 3 dans le cadre de « Thalassa »

19/02/2009

Année difficile au Sénégal

Pour le Sénégal, l'année 2008 a été mauvaise, 2009 s'annonce "difficile
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Baisse attendue des transferts des émigrés, dette intérieure étouffante, ralentissement économique: l'année 2008 a été mauvaise pour le Sénégal, avec une chute de la croissance à 2,5%, mais 2009 s'annonce tout autant difficile pour la 2e économie d'Afrique de l'Ouest francophone.
"L'année 2009 va être une année difficile pour le Sénégal, qui commencera à voir les effets de la crise financière internationale", a indiqué le représentant à Dakar du Fonds monétaire international (FMI) Alex Segura, lors d'un entretien avec l'AFP et Radio France Internationale (RFI).
"Nous commençons à voir les premiers signaux de la crise avec la baisse des transferts de travailleurs à l'étranger. La diaspora sénégalaise est très importante et les transferts jouent un rôle crucial pour la réduction de la pauvreté et pour soutenir la consommation des ménages", a-t-il ajouté.
Ces transferts officiels avaient connu une hausse importante ces dernières années, passant de 341 milliards de francs CFA (519 millions d'euros) en 2005 à 566 mds FCFA (862 M EUR) en 2007, avant de se stabiliser, légèrement à la baisse, en 2008 avec 555 mds FCFA (846 M EUR).
Mais pour 2009, ces transferts sont estimés à "seulement" 400 mds FCFA (609 M EUR) par le FMI, en raison de la récession frappant de nombreux pays occidentaux.
Cette brutale contraction des transferts devrait directement affecter le secteur des BTP, qui était ces dernières années un des plus dynamiques de l'économie sénégalaise, la plus importante de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa, 8 pays) après la Côte d'Ivoire.
Historiquement très présente en France, ancienne puissance coloniale, la diaspora du Sénégal, pays pauvre de 12 millions d'habitants, s'est récemment implantée dans d'autres pays européens, notamment l'Italie et l'Espagne, ainsi qu'aux Etats-Unis.
Le Sénégal pourrait également subir une "possible baisse de l'aide publique au développement (APD)", selon M. Segura. Le Sénégal et le Mali sont les principaux bénéficiaires de l'APD de la France en Afrique subsaharienne.
Les dons au Sénégal sont déjà passés de 138 mds FCFA (210 M EUR) en 2007 à 91 mds FCFA (138 M EUR) en 2008.
Dakar devrait également voir ses exportations partir à la baisse: "Lorsque la croissance des pays développés va se ralentir, la demande des exportations des pays en voie de développement peut aussi baisser", selon M. Segura. Les produits de la mer et l'acide phosphorique du Sénégal pourraient être touchés.
Une mauvaise nouvelle pour un pays qui importe deux fois plus qu'il n'exporte, avec un déficit de la balance commerciale dépassant les 1.000 mds FCFA (1,5 md EUR).
Enfin, les investissements étrangers directs devraient également subir les effets de la crise mondiale. Emanant notamment des pays arabes, ils avaient littéralement explosé, passant de 28 mds FCFA (42 M EUR) en 2005 à un record de 152 mds FCFA (231 M EUR) en 2008.
D'importants projets, très gourmands en financements, sont en cours, notamment la modernisation du port de Dakar, une autoroute pour sortir de la capitale et un nouvel aéroport international.
Quant à la lourde dette intérieure (150 mds FCFA, soit 228 M EUR) début février, qui avait plombé la croissance en 2008, elle devrait progressivement être résorbée grâce à l'aide des bailleurs de fonds et une meilleure maîtrise des dépenses publiques.

Revue de la presse sénégalaise

Revue de la presse sénégalaise
presse

     LE SOLEIL : Le Directeur général des élections, Cheikh Guèye, a procédé, hier, au nom du ministre de l'Intérieur, à l'incinération à 4.457 cartes d'électeur. L'opération fait suite à la découverte  de ce lot de cartes à destination des Etats-Unis qui s'était égaré en cours de route. 

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     LE QUOTIDIEN : Le président de la République semble avoir été  tenu à l'écart des transactions qui ont abouti à la perte, par le  Sénégal, de son seul avion de surveillance côtière. La nouvelle  ayant été portée sur la place publique par Le Quotidien, il a  demandé des comptes aux ministres concernés, ainsi qu'à la haute  hiérarchie de l'Armée.

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     SUD QUOTIDIEN : Les négociations qui étaient prévues avant-hier, mardi, entre l'Etat, l'Intersyndicale de l'enseignement, le  collectif des 9 renforcé par l'Ois et le Sels, et qui sont  relatives aux éternelles questions d'Indemnité de recherche  documentaire (Ird) et de logement, sont encore bloquées. La  principale pomme de discorde ... a porté, selon les syndicats, sur l'incapacité du Gouvernement à faire face à leurs revendications.

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     WALFADJRI : Braquage, attaques à main armée et autre banditisme en Casamance sont favorisés par la circulation des armes légères  et de petits calibres. Le phénomène contribue à alimenter le  conflit armé dans la région médirionale du Sénégal.

18/02/2009

45 millions de dollars pour l'eau du Sénégal

La BAD accorde au Sénégal 45 millions de dollars pour l'accès à l'eau
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La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé mercredi l'octroi d'un prêt au Sénégal d'environ 44,8 millions de dollars américains pour financer un programme d'approvisionnement de la population rurale en eau potable, dans un communiqué publié à Tunis.
Ce programme, qui en est à sa deuxième phase, permettrait l'amélioration des conditions sanitaires de la population dans les zones rurales de Kaffrine, Tambacounda, Kolda, Sédhiou et Ziguinchor, précise le communiqué.
Le financement accordé dans le cadre de l'"Initiative sur l'alimentation en eau", permettra la réalisation de divers travaux dont 35 nouveaux forages et près de 10.000 branchements au réseau de distribution.
Quelque 800.000 habitants bénéficieront directement de ce projet dont le coût global est estimé à 50 millions de dollars américains (près de 40 millions d'euros), la contribution de la BAD représentant 90% du total.
Le montant des engagements de la BAD au Sénégal s'élèvent à 950 millions de dollars.