31/03/2009

Festival Peul en Belgique

Tabital Pulaaku Belgique organise son 3ème festival peul à Bruxelles les 26 et 27 juin 2009
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avec comme principal objectif de créer un véritable pont culturel basé sur la promotion et le développement, tout en favorisant les échanges entre la Diaspora Africaine et la communauté belge et Européenne.
Dans l’optique d’une large promotion de l’événement, nous avons approché les médias panafricains et Européens, la presse Belge et les différents centres culturels en Belgique.
 Cefestival comprendra le programme autour des axes suivants :
- conférence débats et échanges
- exposition sur les produits Africains
- prestation d’artistes venus de l’Afrique et l’Europe
- défilé de mode propre aux peuls
- prestation théâtrale
Cette année nous avons innové avec l’introduction d’une foire d'expo d’art et culture qui sera ouvert au public sur les deux jours du festival.
Six espaces seront aménagés à cet effet :
       - l’espace réservé à la presse
       - l’espace réservé  aux artistes chanteurs
       - l’espace réservé  aux exposants de produits africain
       - l’espace réservé aux écrivains
       - l’espace réservé à l’association Tabital Pulaaku
- l’espace gastronomique
Pour cette édition, des stands plateaux télévisés, radio, seront aménagé pour permettre aux médias de faire des interview ou des émissions sur place avec nos personnalités invitées, les artistes, les écrivains, et nos exposants tous venus d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et d’Asie.
Sur le stand de l’association Tabital Pulaaku, vous trouverez des historiens du monde peul qui vous expliqueront toute l’histoire sur les peuls, la genèse, leur culture, etc.
Pour cette édition nous attentons plus de 10.000 visiteurs compte tenue du programme très riche et surtout l’espace prestigieux du festival situé en plein cœur de Bruxelles qui accueille en permanence de nombreux touristes.
La conférence sera menée par des orateurs, professeurs et écrivains venus de l’Afrique, USA, Belgique et Europe sur deux jours.
La foire exposition sera tenue par des exposants venus de divers horizons de l’Afrique et de l’Europe avec des produits de qualité de la mode (confection style africain) et de l’art (tableau, peinture et tous objets d’arts africains), et tous autres produits qui touchent et intéressent la Diaspora (mèches et entretiens des cheveux, produits soins de beauté et du corps).
Les objectifs du festival  sont :
-          Une vue sur l’intégration de la communauté peule en Belgique ainsi que dans le monde
-          Une cohésion entre les 18 pays africains issus de la Diaspora
-          La création d’un réseau culturel entre les différents pays de l’Afrique, de l’Europe en général et la Belgique en particulier.

Nous restons à votre disposition, afin de pouvoir répondre à toutes questions relatives au Festival.
Timbo Ibrahima (Président de l’Association Tabital Pulaaku Belgique, initiateur du festival)

Problèmes au golf de Saly (Sénégal)

Pour la seconde fois en quinze jours, la direction du Golf de Saly subit des manoeuvres d’intimidation.
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Samedi 28 mars entre 12 et 18 heures un des propriétaires du golf s’est fait crever les quatre pneus de son véhicule. De 4 et 7 coups d’un instrument contendant ont été décelés dans chaque pneu. Une nouvelle plainte contre X a été déposée chez le procureur de Mbour.
Il faut savoir que dans la soirée du 14 au 15 mars 2009, le Directeur d’exploitation du Golf de Saly était déjà tombé dans un simulacre d’embuscade sur la route de Saly .
Il s’est fait «coincer» par deux 4x4 de couleur noire, sans plaque d’immatriculation. Le premier l’a arrêté en lui faisant une queue de poisson, tandis que le second l’a bloqué par la gauche. Un passager a baissé la vitre, demandant au Directeur : « Ca va bien au golf ? … Attention ! » en brandissant une machette.
Ce dernier, a porté plainte contre X à la brigade de gendarmerie de Saly.
Ces agressions coïncident étrangement avec une assignation délivrée quelques jours plus tôt par la SARL Golf de Saly contre la SAPCO et la SCI les Prestiges du Golf qui l’ont dépossédé de 21 000 m² en toute illégalité, pour permettre la réalisation d’un programme immobilier : Les Prestiges du Golf.
Revenons sur les faits qui ont précédé ces événements.
Deux hommes d’affaires bruxellois (Belgique), sont tombés amoureux du Sénégal depuis de nombreuses années.
Peu de gens le savent, mais ils font partie des pionniers de la station de Saly, qui doit son essor en bonne partie à leurs investissements tant financiers qu’humains.
Alors que Saly Nord, n’était qu’un projet pour la SAPCO, ils ont eu l’idée de créer en 1994 un golf dans ce « no man’s land », transformant ce plateau désertique en espace vert boisé, engloutissant des sommes très importantes pour mener ce projet titanesque jusqu’à son terme (plantation de 60.000 arbres et plantes décoratives sur soixante hectares, système d’irrigation, assainissement, construction du club house, etc… et avec, à la clef, création de près d’une centaine d’emplois).
C’est dans ces circonstances que la SAPCO, voyant l’intérêt que représente un golf pour lancer des programmes immobiliers, lui a consenti le 25 mars 1997 un bail emphytéotique d’une durée de 30 ans renouvelable par tacite reconduction.
La suite, tout le monde la connaît : Saly Nord a suscité un véritable engouement pour les promoteurs, et l’on dénombre aujourd’hui une vingtaine de programmes de lotissements à l’origine d’un boom immobilier sans précédent.
Parmi ces heureux promoteurs figurent Messieurs Yves Treynet et Jean Claude Noisette qui ont profité bien plus que les autres de la notoriété et de l’image du Golf de Saly puisqu’ils ont proposé en 2002 au Golf de Saly de leur rétrocéder 26 000 m² sous réserve de l’accord de la SAPCO, pour réaliser la première tranche d’un programme immobilier de 60 villas sur le golf dénommé « Les Villas du Golf ».
Emballé par ce projet, Monsieur Ndiouga Sakho, PDG de la SAPCO, a donné son accord par protocole, signé le 13 octobre 2002, qui permet la cession d’un droit au bail de 26 000 m², extrait du bail du Golf de Saly, en vue de la réalisation de la première tranche de 35 villas par la SCI les Villas du Golf.
Ce protocole dispose expressément que « la deuxième phase de 25 villas devra faire l’objet d’un avenant de cession de droit au bail aux mêmes conditions et qu’en cas d’arrêt des travaux par la SCI Villas du Golf, le Golf de Saly est seul à décider soit de continuer lui-même les travaux, soit de réintégrer les terrains à ses espaces verts ».
C’est dans ce contexte que le Golf de Saly a cédé en septembre 2003, une partie de son droit au bail (26 000 m²) à la SCI les Villas du Golf, le Golf de Saly et la SAPCO touchant, en contrepartie, un « royalty » sur chaque villa vendue.
Le contrat stipule entre autre que tous les lots seront actés par la notaire Maître Ndeye Cissé Diop, décédée récemment.
Là encore, ce programme fut un véritable succès puisque la SCI Les Villas du Golf a construit et vendu les 35 lots de la 1ère tranche, dont une dizaine à Monsieur François Mathieu, sa compagne ou sa société, personnage qui ne tardera pas à afficher un appétit vorace.
Il semble qu’avant de se lancer dans les affaires au Sénégal, Monsieur Mathieu aurait dirigé une boite de nuit à Paris « Le WATIMI’S », rue de Rennes.
Il aurait également été conseil juridique au Sénégal, activité qu’il aurait arrêté dans des conditions obscures.
Il réapparaît au Sénégal en qualité de directeur de Sen-Environnent, une société spécialisée en dépollution qui aurait été retenue pour la réhabilitation de la Baie de Hann.
C’est au même moment que Monsieur Mathieu, se prévalant (vrai ou faux ?) à qui veut l’entendre de ses relations privilégiées avec Monsieur Pape Diop, maire de Dakar, se rapproche de Monsieur Treynet pour passer du stade de client à celui d’associé, lui proposant de réaliser avec lui la deuxième tranche de 25 villas .
Après s’être séparé de Monsieur Noisette (qui n’honorera pas ses dettes vis-à vis du Golf de Saly) Monsieur Treynet accepte la proposition de Monsieur Mathieu et s’associe symboliquement avec lui au sein d’une autre SCI : Les Prestiges du Golf » pour réaliser la deuxième tranche.
Problème : il faut retirer encore 21 000 m² au golf pour pouvoir réaliser ce programme ce qui suppose l’accord du Golf de Saly, comme en 2002.
Pourtant, la SCI Prestiges du Golf obtient en décembre 2006 de Monsieur Ndiouga Sakho, PDG de la SAPCO, une cession de droit au bail portant sur ces 21 000 m² sans aucune autorisation du Golf de Saly et en parfaite infraction avec le protocole du 13 octobre 2002. De cette manière, donc, plus aucune commission ne sera due au Golf de Saly, vu que la SCI Prestiges du Golf traite directement avec la Sapco. En toute illégalité, la SAPCO a dépossédé le Golf de Saly de 21 000 m² et a ainsi reloué deux fois la même parcelle tout en spoliant son propriétaire de ses droits de cession de bail!
Ceci permet à Monsieur Mathieu de construire son programme dans une totale anarchie contrairement à la première tranche, n’hésitant ni à saccager des plantations pour les remplacer par du béton, ni a bafouer les plans qui avaient été établis dès 2003!
Pire encore : ses villas sont construites si près du golf que la sécurité n’est même plus assurée !
C’est pourquoi le Tribunal de Thiès a rendu le 30 octobre 2008 une ordonnance contre les Prestiges du Golf ordonnant l’arrêt immédiat des travaux de la deuxième tranche. Ordonnance réduite à néant quinze jours plus tard suite à une demande de rétractation introduite par la SCI Les Prestiges du Golf.
Une autre ordonnance du tribunal rendue le 25 septembre 2008 a autorisé Me Sourang Cissé Diop, Notaire, deuxième épouse de Monsieur Pape Diop à communiquer au Golf de Saly les statuts de la SCI Les Villas du Golf ainsi que la liste des acheteurs des lots, mais celle-ci n’obtempère pas et au contraire trouve tous prétextes pour faire traîner les choses. Personne ne connaîtra les raisons de ce refus d’exécuter une décision de justice, Maître Sourang Cissé Diop étant décédée accidentellement entretemps.
Au même moment, le Golf de Saly reçoit un très important redressement fiscal et comme par hasard, Monsieur Mathieu propose de lui racheter la totalité des parts de la société Golf de Saly sarl, déduction faite du redressement fiscal dont il connaît le montant !
Ceci amène à se poser beaucoup de questions sur les liens de cause à effet entre ces différents faits troublants visant à déposséder les deux investisseurs belges de leur entreprise.
Pour limiter le préjudice du Golf de Saly, les experts démonteront point par point les constatations des inspecteurs du fisc et démontreront que ce redressement n’avait aucune raison d’être. Mais l’administration de Mbour opposera une fin de non recevoir aux arguments du Golf de Saly, refusant en bloc toutes les justifications dont la pertinence était pourtant évidente.
Un recours hiérarchique a été déposé en janvier 2009 mais là encore, aucune réponse à ce jour.
Certaines personnes seraient elles au-dessus des lois pour se permettre de tels agissements ?
Les campagnes menées par l’Etat pour attirer les investisseurs au Sénégal ne seront-elles stériles si rien n’est fait pour réparer cette scandaleuse spoliation.
A défaut, peut-on imaginer que de nouveaux investisseurs étrangers oseront encore se lancer dans l’aventure sénégalaise ?
En attendant une réponse, le Golf de Saly qui reste confiant dans la justice sénégalaise a assigné les 3 et 4 mars la SCI Les Prestiges du Golf et la SAPCO pour l’audience du 2 avril 2009 devant le Tribunal Régional de Thiès statuant en matière civile et commerciale, afin d’obtenir réparation de son entier préjudice.
Affaire à suivre …

Le président Sénégalais chahuté en France

Visite agitée du président du Sénégal en France
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Le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, était hier à la faculté de droit de Montpellier, pour recevoir les insignes de docteur honoris causa. Un titre honorifique, décerné en grande pompe par Marie-Élisabeth André, la doyenne de l'UM1, et son futur président, Philippe Augé. Une cérémonie rare et inhabituelle, célébrée dans la pure tradition des juristes, latin et uniforme oblige.
C'est la première fois qu'un Africain est honoré de ce titre à Montpellier. Un Président en exercice qui plus est. Une distinction qui récompense d'abord l'homme de science, mathématicien et économiste maintes fois diplômé.
Après avoir solennellement reçu son titre, le président sénégalais a dépeint les enjeux qui attendent l'Afrique au XXI e siècle. Il a, par ailleurs, largement insisté sur
la nécessité de créer un partenariat pérenne entre l'Afrique et l'Europe. Selon lui, « les Africains ne sont pas à cours d'idée, ce qui manque c'est le dialogue ».
Un dialogue néanmoins rompu avec une poignée d'étudiants sénégalais présents sur place. Une cinquantaine d'opposants, réunis au sein du collectif "Nous disons non !" se sont en effet mobilisés pour protester contre la venue du président Wade à Montpellier. « Nous ne comprenons pas comment une université française peut décerner une telle reconnaissance à un président qui fait régresser la démocratie dans son pays », déplore Daouda, étudiant à Montpellier I.
Pour Mohammed Ly, le porte-parole du collectif, « c'est paradoxal de décerner un tel titre à un homme qui réprime les libertés individuelles et la liberté d'expression dans son pays ». Ils dénoncent avant tout la corruption et le clientélisme qui gangrènent la société sénégalaise et menacent la démocratie, quand le Sénégal a longtemps servi de modèle en Afrique.
Manifestant pacifiquement, le collectif a affronté les provocations des partisans du président sénégalais, hostiles au mouvement. Quelques échauffourées ont éclaté en marge de la cérémonie entre les partisans de chaque camp. Sans gravité.
Guillaume RIZZO

Open de golf de Dakar

Open de golf de Dakar
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Cent cinquante joueurs en provenance de dix pays d’Afrique et d’Europe prendront part à la 6ème édition du tournoi Open de golf du Sénégal dont le coup d’envoi sera donné jeudi à Dakar, ont annoncé lundi les organisateurs.
Organisé par la Fédération sénégalaise de golfe, la compétition verra la participation de vingt professionnels et d’amateurs qui vont concourir dans cinq catégories mixtes.
Les vainqueurs des trois premières places se partageront la somme de 2 millions francs CFA, tandis que les amateurs auront droit à des récompenses.
Selon les organisateurs qui ont tenu un point de presse lundi, l’objectif visé est à travers l’Open de golf du Sénégal est de « développer le panafricanisme et d’encourager la destination Sénégal ».
Vainqueur de l’édition 2008, le Sénégalais Diadji Guèye, se dit « confiant et prêt à relever le défi », c’est-à-dire assurer sa propre succession.
Les pays attendus à ce tournoi, qui prendra fin dimanche, sont le Sénégal, le Ghana, le Nigeria, la Gambie, la Côte d’ivoire, le Togo, l’Afrique du Sud, la France, le Maroc, le Bénin et le Cameroun
Les compétitions se dérouleront au Technopole et au Golf Club Méridien, dans la capitale sénégalaise.

30/03/2009

Le Japon offre 11 milliards au Sénégal

Plus de 11 milliards FCFA, non remboursables, du Japon au Sénégal
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Le Japon vient d’accordé au Sénégal un appui financier non remboursable pour un montant global de 11, 250 milliards FCFA, destinés respectivement à l’agriculture, à l’aide alimentaire et au secteur de l’eau.
Les trois accords ont été signés par le ministre sénégalais de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop et par l’ambassadeur du Japon au Sénégal, Takashi Saito, selon le site de l’Agence de presse sénégalaise consultée par Ouestafnews.
Un premier montant de 1, 9 milliard FCFA est destiné « aux agriculteurs défavorisés » et devraient leur permettre « d’acquérir les engrais nécessaires pour une bonne campagne agricole », selon le diplomate japonais cité par l’APS.
Un deuxième accord portant sur un montant de 4,3 milliards FCFA est quant à lui destiné à « l’achat de riz dans le cadre de l’aide alimentaire » et enfin un financement de 5 milliards est destiné à un « programme d’urgence pour l’approvisionnement en eau pour faire face au changement climatique », affirment les mêmes sources.

Le Club Med ouvre un éco-resort au Sénégal

Le Club Med ouvrira un éco-resort au Sénégal...
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La marque au trident a finalisé, avec des investisseurs, son projet de premier village « nature contemporaine » près de Nianing, au sud de Dakar.
C'est à l'occasion de l'inauguration de son mini-Club Med de La Palmeraie à Marrakech, qu'Henri Giscard d'Estaing, président du groupe Club Med, a levé un bout du voile sur sa future « Réserve de Saraba ». La Caisse de Dépôt et de Gestion du Maroc et une entreprise privée sénégalaise viennent d'accepter de cofinancer ce projet qui sortira de terre sur la côte sénégalaise. Pour le marchand « de tous les bonheurs du monde », il s'agira de son premier village « nature contemporaine » : une sorte d'éco-resort avec maisons dans les arbres et chambres sur pilotis, aux abords d¹une réserve naturelle d'oiseaux et d'une très belle plage. Son ouverture, près de Nianing,  sur la petite côte à une centaine de kilomètres au sud de Dakar, est prévue en 2011. Au Sénégal, le groupe a fermé le village des Almadies à Dakar l'an passé, mais possède toujours celui du Cap Skirring en Casamance.

Le Club Med a d'autres villages en vue, déjà annoncés : Taba en Egypte, qui est en cours de construction (ouverture en 2010), Valmorel (2011) et Buzios au Brésil (2010). Par ailleurs, les villas d'Albion à Maurice seront commercialisées auprès du grand public à compter de cet automne : les futurs propriétaires les laisseront en gérance au groupe 46 semaines par an environ. Sur le même principe, des chalets seront bientôt construits et revendus à Val d'Isère, dans le cadre d'une extension. Dans les deux cas, l'objectif est d'offrir à des GM (gentils membres) une alternative à une résidence secondaire.

Football: le Sénégal battu par Oman

Match amical international * Oman - Sénégal : 2 - 0 , Premiers pas manqués
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Les « Lions » du Sénégal ont raté la première étape de leur longue marche vers la reconquête des cimes du football africain et international. Samedi, ils se sont fait battre (0 - 2) au Seeb stadium de Mascate par Oman, en match amical. Pour son retour sur les pelouses après son élimination de la CAN et du Mondial 2010, l’équipe du Sénégal new look a fait jeu égal avec celle entraînée par Claude Le Roy, avant de s’incliner dès la 10ème mn juste après que Diagne Faye eut vu son but de la tête refusé pour une faute sur un adversaire omanais. Après, les joueurs d’Amsatou Fall ont refait surface et parfois même donné l’impression de pouvoir revenir au score. Notamment à la 71ème mn, lorsque Sougou bien introduit par Bayal Sall, se joua du gardien omanais et qu’Ousmane Ndoye ne put pas redresser la course du ballon dans les filets adverses. Mais, à la 87ème mn, ils encaissaient le deuxième but qui scellait leur défaite.

Ce premier match face aux vainqueurs de la Coupe du Golfe a certainement permis à leur coach Amsatou Fall de se faire une idée de la valeur de ses « nouveaux » joueurs, dans la perspective de la seconde sortie, après-demain mercredi à Téhéran, contre l’Iran. Nombre d’entre eux n’ont pas été particulièrement brillants ; ce qui peut se comprendre pour une grande première. Mais dans la cage, Mamadou Bâ a prouvé qu’il n’avait pas été meilleur gardien de but du dernier CHAN en Côte d’Ivoire, pour rien. En défense, Matar Fall sur le flanc gauche a multiplié les actes défendus. Morgaro Gomis, dans l’entrejeu, a juste laissé entrevoir de belles possibilités sans réellement aller plus loin ; alors que devant, André Senghor et Baye Djiby Fall n’ont jamais réellement été mis en position de se montrer décisifs.

Second test donc après-demain, pour les « Lions ». Face à l’Iran, ce ne sera pas forcément moins difficile que contre Oman. Les Iraniens battus samedi par l’Arabie saoudite en éliminatoires du Mondial 2010, Zone Asie, n’ont point hésité à limoger « sur la pression du peuple tout entier » leur entraîneur Ali Daei, un ancien attaquant international de talent et véritable icône dans son pays. Pour eux donc, le chemin de la rédemption passera par la venue du Sénégal. Amsatou Fall devra trouver les moyens de faire jouer son équipe un niveau plus élevé. Car, on a beau annoncer que le résultat n’est pas vraiment important, une victoire ne ferait point de mal à des « Lions » qui ont besoin de rapiécer leur morale en lambeaux depuis que les « Scorpions » de Gambie leur ont barré la route de la CAN et du Mondial 2010 de football.

L’équipe du Sénégal : Mamadou Bâ - Cheikh Guèye, Souleymane Diawara (cap), Abdoulaye Diagne Faye (puis Moustapha Diallo, 83ème mn), Matar Fall - Bayal Sall, Rémi Gomis, Modou Sougou, Morgaro Gomis (puis Alpha O. Sow, 88ème mn) - Baye Djiby Fall (puis Ousmane Ndoye, 65ème mn), André Senghor. Entraîneur : Amsatou Fall.

27/03/2009

Non à l'immobilier Chinois à Dakar

Le Sénégal renonce à un projet immobilier chinois à Dakar
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Le président sénégalais Abdoulaye Wade vient de demander à son gouvernement de « renoncer » à un vaste projet immobilier chinois dans le centre de Dakar et de reconstruire, à cet endroit, le stade de sports dont la démolition avait suscité un tollé en 2008.

Selon un communiqué publié à l'issue du Conseil des ministres, « le président de la République a évoqué le stade Assane Diouf pour demander au gouvernement de renoncer au projet d'immeubles initialement prévus sur ce site et de procéder à sa reconstruction pour lui restituer sa fonction de lieu de sport pour la jeunesse ».

L'an dernier, Lamine Diack, président de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), avait bataillé contre la démolition du vieux stade Assane Diouf où les jeunes convergeaient pour suivre matches de foot et combats de lutte.
Initialement, le projet « Kawsara » prévoyait la construction d'immeubles et de plateaux commerciaux en partenariat avec une société chinoise. Les murs d'enceinte du site, situé sur la corniche, avaient même été repeints avant la visite à Dakar du président chinois Hu Jintao, début février.

Festival du conte à Gorée (Sénégal)

Un Festival du conte et de la parole débutera à Gorée le 10 mai 2009
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La troisième édition du Festival international du conte et de la parole axé sur l’esclavage et la traite négrière se déroulera du 10 au 17 mai à Gorée, une île située trois kilomètres au large de Dakar, la capitale du Sénégal, a annoncé mercredi à la PANA le promoteur et directeur artistique de la manifestation, Ben Zimet.
Il sera marqué par un colloque international de cinq jours sur l’esclavage qui se tiendra à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, réunissant d’éminents intellectuels sénégalais tels que Souleymane Bachir Diagne, Ibrahima Seck, Abdoul Aziz Kébé, Penda Mbow et Aminata Diaw Cissé.

Le théâtre au Sénégal

Sénégal - Théâtre : le public se fait désirer
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Le théâtre sénégalais souffre. Il étouffe à cause des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) et la télévision. Il est rare de voir des spectateurs dans les quelques salles de théâtre qui existent encore dans la capitale. Les acteurs et actrices regrettent cette situation pendant que le monde célèbre ce 27 mars la journée mondiale du théâtre. Daniel Sorano qui, par chance, a survécu à la vague de destruction des théâtres n’attire plus, non plus. Le marketing/communication fait défaut dans ce Théâtre national selon ses artistes.

Alors que le monde entier célèbre la journée mondiale du théâtre, les salles de théâtre sénégalais sont vides. En effet, les passionnés du théâtre ne se donnent plus la peine d’aller regarder des pièces théâtrales. La télévision a ravi la vedette aux scènes en direct. Les acteurs s’en désolent et estiment que les gens ne veulent plus débourser de l’argent. «Au Sénégal, le public du théâtre est très limité. Les salles sont quasiment vides quand il s’agit de payer. Or si c’était la musique ils n’hésiteraient pas» soutient l’actrice et metteuse en scène de la troupe nationale dramatique du Théâtre national Daniel Sorano, Assy Niang Bâ. Regrettant cette situation elle poursuit : «le vrai théâtre se passe sur scène et malheureusement la population déserte les salles de théâtre. Il faut qu’il y ait un contact entre comédien et public».

Expliquant le désintérêt des populations pour les salles de théâtre, le directeur général du Théâtre national, Ousmane Diakhaté, estime qu’ «il y’a une méconnaissance de cet art au Sénégal ce qui fait qu’il n’a plus cet impact qu’il avait dans les années 60. Le public se raréfie et l’amateurisme avance très vite» se désole-t-il. A côté de cette désaffection, les acteurs sont confrontés à d’énormes difficultés. «Le théâtre ne génère pas de recettes. Il se vend mal alors qu’il est nécessaire pour nourrir une vie» selon le directeur général du Théâtre national.

L’actrice Assy Niang Bâ de donner l’exemple de «Poote mi» cette pièce de théâtre qui a défrayé la chronique dans les années 1996 au Sénégal. Les thèmes développés étaient le gaspillage dans les cérémonies et autres actes visant à exposer de manière vulgaire sa richesse. Selon elle «la pièce a été jouée trois fois à Sorano et elle n’a eu de succès que lors de sa première diffusion à la télévision nationale. C’est le coté Marketing/communication qui ne marche pas au théâtre Daniel Sorano» soutient l’actrice. Toutefois, le directeur Ousmane Diakhaté ne perd pas espoir et pense qu’il est bien possible de donner au théâtre son audience d’antan. «Il faut essayer d’harmoniser les domaines de la vie humaine. Cela devrait d’abord passer par la création d’infrastructures, par une formation des acteurs» a-t-il suggéré.
Ndeye Maty Diagne

26/03/2009

Problèmes de pêche au Sénégal

Petit pécheur européen qui noie le poisson sénégalais


Les eaux sénégalaises s’épuisent et les Européens travaillent sans relâche les fonds du littoral. Pourtant, dès 2006, ils auraient du emporter leur ancre, car finis les accords UE-Sénégal.
Bannis des eaux sénégalaises en 2006, les pêcheurs européens ne lâchent pas prise. Pas question de confier les ressources marines aux Africains seuls. À Dakar, les pêcheurs sénégalais décrient les sociétés écrans montées pour couvrir les intérêts étrangers alors que la mer regorge de moins en moins de poissons. Selon le Nouvel Observateur, en 25 ans, les ressources halieutiques du Sénégal ont diminué de trois quarts. Les jeunes pêcheurs, eux, sont de plus en plus contraints à l’exil sur les mêmes pirogues qui faisaient vivre leurs ancêtres.
« Ici, il y a des Italiens, là, c’est un navire grec », nous explique un maître de port à Dakar, fier d’exhiber les chalutiers étrangers suintant le gasoil comme un conservateur de musée montrerait ses plus belles pièces. Pourtant seules les sociétés sénégalaises – avec quelques petites exceptions - peuvent pêcher dans les eaux du pays. Mais c’est par une petite lucarne administrative, que les pêcheurs industriels bannis reviennent à la charge. Les sociétés à 51% capitaux sénégalais et à 49% étrangers peuvent aussi obtenir des licences. Selon Dougoutigui Coulibaly, secrétaire général du groupement des armateurs du Sénégal, la moitié des armateurs sénégalais sont des sociétés mixtes.
Dans le port de Dakar ces société mixtes n’ont de mixité que le nom. À bord du King Crab, un crevettier appartenant à Senepeco, une société sénégalaise à participation espagnole, un des employés nous confirme que le véritable propriétaire du bateau est un Espagnol de Vigo. Société mixte ou société écran ?
L’administration sénégalaise, elle, préfère fermer les yeux plutôt que de réexaminer les licences des entreprises dont la « sénégalisation » est jugée fictive par les professionnels de la pêche. Et la chute des ressources de la pêche inquiète… Là-bas c’est plus d’un sénégalais actif sur 6 qui vit de la pêche.
Ci-joint, la réponse de l’Union Européenne à Action Aid sur l’exploitation des côtes sénégalaises. Si les sociétés mixtes ne sont pas nominalement citées, l’UE l’évoque de manière implicite mais seulement pour botter en touche. « La politique d’attribution du pavillon sénégalais dépend des règles mises en place par le Gouvernement sénégalais qui est souverain en la matière. Si des navires européens sont passés sous pavillon sénégalais, il est incorrect de parler de règles contournées, car ce sont bien les règles existantes qui permettent les changements de pavillons. L’Union Européenne (UE) n’a pas de pouvoirs dans ce domaine. »
Malgré un gel de l’attribution des nouvelles licences clamé en 2006, les autorités continuent d’en délivrer. Le port de pêche de Dakar comptait 120 bateaux en 2006 et surprise 126 en 2008 ! Vous avez dit gel des licences ? Fin des accords UE-Sénégal, trente bateaux européens ont levé l’ancre, mais d’autres ont saisi l’occasion de se trouver une petite place. En particulier les chalutiers de pêche côtière dont le nombre a presque doublé . Ces navires industriels pêchent entre 6 et 12 milles des côtes et rentrent parfois en conflit direct avec les pirogues. Heureusement, avec la crise du pétrole, certains n’ont pas pu quitté le port en 2008. Qui du pétrole ou du poisson s’épuisera en premier ?

tuberculose au Sénégal

Prise en charge de la tuberculose au Sénégal :
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11 % des malades abandonnent le traitement
Le taux d’abandon du traitement par les tuberculeux est trop élevé et le Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnt) s’en inquiète. C’est ainsi qu’il vient de lancer un appel à la communauté nationale pour qu’elle participe dans l’accompagnement et le suivi des malades.
Le Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnt) lance un appel à la communauté pour une plus grande participation dans le suivi et l’accompagnement des tuberculeux. D’après ses statistiques, 11 % des malades de tuberculose connaissent une interruption du traitement. Un taux d’abandon jugé trop ‘élevé’ pour que le Pnt appelle à l’implication aussi bien des malades prestataires de services que de la communauté pour relever le défi. ‘Je m’engage. Halte à la tuberculose’. C’est le thème choisi pour célébrer hier, mardi 24 mars 2009, la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose. Au Sénégal, les festivités marquantes de cette journée auront lieu le 31 mars dans le district sanitaire de Richard Toll, sous la présidence du ministre de la Santé et de la Prévention médicale.
Cet appel à l’engagement est d’autant plus pressant que certains tuberculeux ont du mal à suivre correctement leur traitement. Selon le Pnt, 11 % des tousseurs chroniques connaissent un abandon du traitement. Une situation assez inquiétante et à laquelle les responsables du Pnt comptent apporter une solution définitive. ‘L’engagement de tous les acteurs pour dire halte à la tuberculose doit être sans faille’, souligne le Dr Mame Bocar Lô, coordonnateur du Pnt. A son avis, cet engagement concerne aussi bien les malades, les prestataires de services que la communauté. ‘Les tuberculeux doivent adhérer au traitement jusqu’à la guérison. Les prestataires de services doivent les aider au diagnostic, au traitement et à l’éducation. La communauté doit participer à la sensibilisation, à la lutte contre la stigmatisation et au soutien des malades. Même la communauté scientifique doit s’impliquer pour une intensification de la recherche’, indique le coordonnateur du Pnt qui s’exprimait lors d’un point de presse organisé avant-hier, en prélude à la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose dans les locaux du Service national de l’information et de l’éducation pour la santé (Sneips). Selon le Dr Lô, il s’agit de prendre le tuberculeux dans sa spécificité. Autrement, voir quelles sont les difficultés liées au transport ou d’ordre familial auxquelles le malade est confronté.
Si les autorités du Pnt ont tenu à aller à l’assaut de ce taux d’abandon élevé du traitement, c’est parce que cette situation est souvent à l’origine de la multirésistance. En effet, les bacilles connaissent une mutation et deviennent insensibles aux molécules de traitement. Et les résistances sont beaucoup plus fréquentes chez les malades qui abandonnent le traitement. Et cette forme de tuberculose multirésistante commence à gagner du terrain. C’est pourquoi le Pnt prévoit de mettre en place une unité de prise en charge des tuberculeux multirésistants.
La tuberculose est une maladie bactérienne due à Mycobactérium tuberculosis. Elle est contagieuse, principalement par voie aérienne, notamment lorsque le malade éternue, tousse, crache ou parle. Selon l’Oms, elle gagne du terrain et devient plus meurtrière. Et les chiffres indiquent au moins que 600 personnes sont tuées par jour par la tuberculose et 80 % de ces victimes sont âgées de 15 à 49 ans.
Selon les responsables du Pnt, le choix de Richard Toll pour abriter la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose s’explique par le fait que la localité connaît le taux le plus élevé de guérison des malades. En plus, le taux d’abandon du traitement y est de zéro pour cent. Il faut signaler qu’au niveau national, le taux de guérison a atteint 80 %.
TUBERCULOSE : Le Sénégal compte 11 400 cas, toutes formes confondues
Le Sénégal enregistre 11 400 cas de tuberculeux toutes formes confondues, dont 7 584 cas contagieux. Ces chiffres ont été révélés par le coordonnateur du Pnt qui donnait un point de presse avant-hier en prélude à la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose. La région de Dakar concentre environ 42 % des cas. Suivent les régions de Thiès et Diourbel.
Le taux d’achèvement du traitement est de 77 %, soit un retard de huit points sur les objectifs mondiaux. L’analyse des résultats de 2008 a montré que le niveau de détection a atteint 60 %. Ce qui constitue un retard de 10 points sur des indicateurs nationaux et sur les objectifs mondiaux.
Cependant, il faut souligner la gratuité et la disponibilité du traitement sur l’étendue du territoire national. La prise en charge de la tuberculose est intégrée dans les soins de santé primaire. En 2008, les centres de traitement sont passés à 74 et les unités de microscopie à 86.
Issa NIANG

 

25/03/2009

festival Banlieue rythme à Dakar

Sénégal : Le 9ème festival Banlieue rythme prévu du 22 avril au 02 mai 2009 à Dakar
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La neuvième édition du festival “Banlieue rythme” se déroulera du 22 avril au 3 mai à Dakar, a déclaré mardi, le directeur artistique de la manifestation, Ousmane Faye.
S’exprimant à Dakar au cours d’une conférence de presse, il a indiqué que le festival sera marqué par plusieurs innovations, dont une émission télévisée intitulée “La banlieue a des ailes” qui sera diffusée sur une chaîne locale, un forum sur le développement, des débats sur l’impact de la musique sur l’économie informelle et l’importance des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans la promotion de la culture.

Homosexualité au Sénégal

Homosexualité : Le Sénégal face au dilemme de la dépénalisation
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Le Sénégal va-t-il dépénaliser l’homosexualité ? D’après le directeur exécutif d’Onusida, ‘les négociations sont en bonne voie avec le gouvernement’, alors que les chefs religieux du pays le disent clairement : ‘Jamais, l’homosexualité ne sera autorisée au Sénégal’.
Le débat fait rage au Sénégal et oppose les gardiens de la morale religieuse et coutumière aux homosexuels soutenus par des organisations des Droits humains et d’autres lobbies. Ainsi, à Dakar, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes ont déclaré faire face à la stigmatisation et à la violence généralisée. De même, dans une étude conduite à Nairobi, un homme sur quatre ayant des rapports sexuels avec des hommes avait fait l’objet d’agression ou d’humiliation en public au cours des douze derniers mois. Une autre recherche a montré que les hommes qui avaient subi des violences physiques ou autres, étaient moins susceptibles d’utiliser le préservatif lors de rapports anaux. Mais est-ce une raison pour dépénaliser une pratique largement condamnée en Afrique noire ?
Tout semble converger vers l’idée que le gouvernement sénégalais, soucieux de son image au niveau international, souhaite faire évoluer le dossier de la dépénalisation de l’homosexualité. Si la justice a eu la main lourde en condamnant récemment des homosexuels, le gouvernement d’Abdoulaye Wade s’est singularisé dans un mutisme dont la meilleure lecture qu’on pourrait en faire est de dire que l’Etat est soucieux de la séparation des pouvoirs. Jusqu’à quand ? Pour sa part, Michel Sidibé, directeur exécutif de l’Onusida, s’est dit confiant : ‘Les négociations avec le gouvernement sénégalais sont en bonne voie’, nous confiera-t-il. Seulement, interpellé le 6 février dernier à Genève au Conseil des Droits de l’homme par des ambassadeurs de pays occidentaux, le ministre d’Etat, Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Madické Niang informait la communauté internationale qu’’il faudrait que les gens comprennent nos contingences sociales d'autant que le Sénégal est un pays à majorité fortement islamisée….’.
Au Sénégal, sous la magistrature d’Abdou Diouf qui a eu le courage d’alerter très tôt les populations sur la gravité du sida, les chefs religieux ont joué un rôle déterminant dans la sensibilisation qui a aidé à la faiblesse de la prévalence dans ce pays. Ces mêmes marabouts, notamment ceux des grandes confréries mouride et tidjane, ne veulent pourtant pas entendre parler d’homosexuels au Sénégal. Approchés par l’Ong ‘Jamra’, ils ont déjà annoncé qu’ils mèneront la croisade contre l’’Initiative 66’.
Pourtant, la lutte contre le Vih/Sida dans laquelle s’illustre ‘Jamra’ pose aussi un problème de pleine jouissance des droits humains puisque le risque d’infection au Vih et son impact se nourrissent aussi des violations des droits de l'homme, notamment la discrimination à l’encontre des femmes et des groupes marginalisés tels que les professionnel(le)s du sexe, les personnes qui s’injectent des drogues et les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes. Le 18 décembre 2008, à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, l'ambassadeur d'Argentine Jorge Arguello, a lu un Appel pour la dépénalisation de l’homosexualité au nom de 66 pays signataires sur les 192 Etats membres. De l’autre côté, 77 pays continuent à pénaliser les pratiques homosexuelles. La peine capitale est prévue dans 7 pays (Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, Iran, Mauritanie, Nigeria, Soudan, Yémen). Et trois pays détenteurs d’un veto n’ont pas adhéré à cet Appel ; il s’agit de la Chine, des Etats-Unis et de la Russie.
Cet Appel, dont l’une des avocates distinguées est Rama Yade, le ministre français d’origine sénégalaise, se fonde sur le principe d'universalité des droits de l'homme, consacré dans la Déclaration universelle. Mais il faudra beaucoup d’endurance à Mme Yade pour faire plier au Sénégal la classe maraboutique qui constitue en réalité la première société civile sénégalaise. L’initiative qualifiée d’’historique’ peut cependant compter sur des membres d’organisations des Droits de l’Homme, comme ceux de l’Ong Raddho qui défend que ‘les homosexuels, ont toujours été tolérés au Sénégal’.
N’empêche, la dépénalisation de l’homosexualité divise les Sénégalais et constitue une épée de Damoclès sur le gouvernement pris entre ses obligations internationales de respect de la Déclaration universelle des Droits de l’homme et les contingences sociales d’une population sénégalaise fortement islamisée et dont la culture généralement tolérante est rétive aux pratiques homosexuelles. Se pose l’équation du Vih et des droits humains, de même que celle de la Liberté (orientation sexuelle) et de la morale (l’islam et le catholicisme et une culture traditionnelle forte dans une société ouverte, mais foncièrement conservatrice).
El Hadji Gorgui Wade NDOYE

24/03/2009

La rage au Sénégal

Maladie de la rage au Sénégal : Près de mille consultations par an
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A l’issue des 2èmes rencontres du bureau africain des experts de la rage du continent africain (Afroreb) tenues à Dakar, les organisateurs étaient en face de la presse pour tirer le bilan des assises. Près de 1000 personnes sont consultées officiellement au Sénégal par année.
Près de 1000 personnes sont consultées chaque année à l’Institut Pasteur, mais seuls 5 à 6 cas de décès sont constatés officiellement au Sénégal, a souligné le Pr Bernard Marcel Diop. Il faut rappeler que selon l’Oms, 50.000 cas de décès sont notés chaque année dont la moitié en Afrique. Des données sous-estimées, dans la mesure où de nombreux cas ne seraient pas traités ou rapportés aux autorités sanitaires. Aussi les experts pensent que l’école devrait être le meilleur moyen pour sensibiliser les populations. Les experts ont recommandé le renforcement du contrôle épidémiologique et étendre les collaborations intersectorielles pour rendre à la rage le poids qui devrait être le sien. S’agissant des autorités, il leur a été demandé de s’impliquer pour mettre la rage à l’agenda des priorités sanitaires humaines et vétérinaires mais surtout de participer activement à la journée mondiale célébrée le 28 septembre de chaque année. Aussi, il est du devoir des autorités de favoriser la prise en charge totale ou partielle des patients afin que l’accessibilité au traitement ne soit plus une barrière. Au personnel de la Santé et du public, il a été recommandé que des actions de formation et d’information soient organisées auprès d’eux. Quant à la collaboration entre la santé humaine et animale, ils ont insisté qu’elle est le seul garant du succès dans la lutte contre la rage.
El H.A.THIAM

Les élections à Saly (Sénégal)

A Saly, Ngaparou, Popenguine, Ndiaganiao, Nguekokh, Ngueniene… : Les libéraux mordent la poussière partout
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Hormis la commune de Mbour, Benoo Siggil Senegaal a réussi une bonne pêche aux voix dans des zones contrôlées par les libéraux ou bien paraissant leur être favorables. En effet, au sortir de la dernière élection présidentielle, les libéraux avaient ‘enfin’ battu l’ogre socialiste dans des localités comme Joal-Fadiouth, Ndiaganiao, Fissel, pour ne citer que celles-là. Et depuis lors, ces libéraux caressaient le rêve de faire virer au bleu tout le département. Et l’espoir était d’autant plus permis qu’entre temps, certains maires et présidents de conseils ruraux, farouches socialistes, ont dû ‘mettre du bleu dans leurs idées’. Sagar Diouf, Pcr de Fissel, Paul Ndong maire de Joal-Fadiouth, Abdoulaye Diop, maire de Thiadiaye et Abou Ndiaye, maire de Nguékokh, sont passés allègrement de socialistes convaincus à des libéraux ‘à part entière’.

Sagar Diouf ainsi que Paul Ndong auront même eu le privilège de diriger les commissions d’investiture de leurs localités pour le compte de la coalition Sopi 2009, avec des fortunes diverses toutefois. Si à Fissel, Sagar Diouf, ’l’ami’ d’Ousmane Tanor Dieng, n’a pas connu des nuits blanches pour l’exercice qui lui était dévolu, Paul Ndong par contre, l’autre ex-’ami intime’ du socialiste en chef, a eu toutes les peines du monde à se faire obéir par ses ‘frères’ libéraux qui lui ont rappelé son ‘règne’ socialiste. Mais, à l’arrivée, Sagar Diouf sera victime de sa ’trahison’. Les électeurs remobilisés se sont, en effet, engagés à choisir ‘de nouvelles têtes’ au conseil rural. Les coalisés, sous la houlette d’Antoine Diockel Thiaw, de ramener Fissel à son passé anti-libéral.

Autres localités tombées dans l’escarcelle de Benno Siggil Senegaal : les nouvelles communes de Saly, Ngaparou et Popenguine. A Saly, le défi était de pouvoir élire le premier maire dans cette nouvelle commune, l’une des plus juteuses du Sénégal, mais aussi de ‘réparer l’injustice’ subie par Ousmane Guèye, président sortant du Conseil rural de Malicounda, limogé ‘pour des raisons politiques’ par le pape du Sopi, en mai dernier en même temps qu’Ousmane Lô de Sindia. A Ngaparou, même défi que celui qui aura prévalu pour la conquête de Saly, de même qu’à Popenguine, toutes deux localités nées du morcellement de la communauté rurale de Sindia, contrôlée par un socialiste. La razzia de Benno s’est étendue aussi à la communauté rurale de Malicounda, où, pour ‘venger Ousmane Guèye’, Ousmane Tanor Dieng avait promis une victoire sur les libéraux. Les ambitions de Sadio Traoré n’y auront pas résisté à la ‘popularité’ de Thiéboulé Cissokho, qui n’aura laissé à son vis-à-vis que deux villages sur plus d’une vingtaine.

Les investis de Benoo Siggil Senegaal auront aussi réussi la prouesse de faire tomber le député Mamadou Diouf à Ndiaganiao. Il bénéficiait pourtant du soutien de son homologue Diégane Sène, une des éminences grises de l’Urd au niveau national. Même scénario à Sessène où le Dr Paul Sène, lui aussi transhumant, n’aura pas eu le temps de remettre ça. A Sandiara, par contre, Mamadou Sarr, resté dans la maison socialiste, a su conduire le Benno à bon port, malgré les appétits de Nakhla Tine, Aliou Gningue et compagnie qui promettaient de le déboulonner. A Diass, le Conseil rural dirigé par un progressiste, Aliou Samba Ciss, aura résisté à la tentative d’atterrissage des libéraux qui ne devraient pas voir la réalisation du nouvel aéroport international, cher à leur leader, s’achever sous leur magistère. A Nguéniène enfin, Ousmane Tanor Dieng, comme prévu, n’aura fait qu’une bouchée d’Alpha Samb, qui rêvait sans doute d’offrir au Pds sa première victoire sur des socialistes. Mais l’enfant de Nguèniène (Tanor Dieng) aura réussi à rassurer les siens, en remportant le scrutin sur l’ensemble des douze bureaux de vote Malgré tous ces revers subis dans ces douze localités du département, les libéraux ont sauvé la face à Joal-Fadiouth et à Thiadiaye qui ont choisi de poursuivre le compagnonnage avec les ‘bleus’, tandis qu’à Nguèkokh, les libéraux ne gagnent pas, mais semblent ne pas avoir perdu. Abou Ndiaye, le maire sortant, qui a remporté l’élection avec la liste de And Ligeey Senegal, est un des leurs contraint à défier ses ‘frères’. A Somone, les libéraux pourront se réconforter à l’idée d’avoir gagné pour la première fois cette néo commune, aussi juteuse du fait de sa vocation touristique.

Ainsi, les résultats du scrutin du 22 mars dans le département de Mbour révèlent que, dans la plupart des localités, les ex-minoritaires prennent le pouvoir local, pendant que les libéraux, en dépit de la cuisante défaite, peuvent toujours continuer de croire à un département ‘bleu’.

P. M. FAYE

Les chinois "tuent" le textile au Sénégal

FRIPERIE ET PRODUITS ASIATIQUES : Redoutables concurrents de l’artisanat sénégalais
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La friperie, les marchandises importées de Dubaï, de Turquie, de Malaisie, mais surtout de Chine se posent en sérieux concurrents face au secteur textile sénégalais. A Front de Terre, tout comme au Boulevard du général de Gaulle, les clients de la friperie et des produits chinois viennent de tous les horizons. Si les vêtements y coûtent moins cher, ce commerce lucratif envoie indirectement des milliers de Sénégalais au chômage.
On est au Boulevard Abdel Aziz Fahd. Ce jour, comme tous les samedis, l’endroit accueille l’un des plus grands marchés hebdomadaires de la friperie à Dakar. Entre deux voies et sur le canal recouvert s’étirant entre l’avenue Bourguiba et le Rond point Liberté VI, on se retrouve au Front de Terre, autre nom du Boulevard. De part et d’autres, ce sont les quartiers Cité des Eaux, Castors, Khar Yalla, Derklé et Liberté VI. Les deux voies sont relativement encombrées.
Des cyclomoteurs, des taxis, des cars de transports en commun qui s’arrêtent pour charrier des lots de passagers vers les tentes de fortune, sous le vrombissement des moteurs et les nuages de fumées, dans la diversité des couleurs, mais surtout le vacarme insoutenable dans ce lieu où le choix est riche et varié. L’endroit a les allures d’un souk sans fin. Deux rangées de tentes démontables laissent aux clients un étroit couloir où ils doivent jouer des coudes pour se frayer un passage et parfois pour éviter le trop plein de pièces de vêtements suspendus aux tentes.
Des combinaisons pour ouvrier, des dessous pour femme, des T-shirts, shorts, des bas pour sportifs, des chemises, des Jeans, des culottes, des vestes, des pantalons, des draps, des pyjamas... Tout est là et à moindre prix. Les vendeurs rivalisent d’ingéniosité pour attirer les clients.
« Morceau 300 », « Body 300 », « Jupe 500 », « Pull 700 », « pantalon 1.000 », distillent sans interruption des haut-parleurs.
Derrière un monticule de pantalons de seconde main, un jeune homme sur son trente et un trie, soulève et examine pièce après pièce. Au bout d’une courte hésitation, il dit : « Parfois, tu peux tomber sur quelque chose d’impeccable. Ces habits, une fois nettoyés et repassés, n’ont rien à envier aux grandes marques ».
Une clientèle acquise grâce aux prix « abordables »
Passe une gracieuse dame avec un sac en papier estampillé du nom d’une boutique dakaroise. Elle vient d’acheter des « dessous » qu’elle y a soigneusement rangés. Ni vue, ni connue. Plus loin, une jeune maman achète quelques habits pour bébé. Une autre dame s’affairant sur un tas de pulls confie : « C’est un bon coin pour les chefs de famille. On peut bien habiller les enfants et à moindre coût ».
Toutes sortes de personnes viennent au marché de la friperie du Front de Terre. Il y a aussi cette étudiante d’une institution de la place cherchant des « tenues pour faire du sport » ; un enseignant en quête d’un pantalon de même couleur que son costume gris ; un résident américain qui compare cette foire hebdomadaire aux « Week-end markets » d’Outre-Atlantique ; un commerçant chinois épiant la pièce la plus recherchée « pour, soutient un vendeur, en commander une grande quantité contrefaite ».
Le climat est loin d’être clément à la rue Petersen. Au centre commercial El Hadj Maodo Sylla, les va-et-vient des clients, des passants, voire des curieux, sont incessants. Les magasins des commerçants chinois grouillent de monde en ce début d’après-midi de veille de fête.
« Leurs produits coûtent moins cher », dit modestement Pape Diouf, un des commerçants établi au Boulevard Centenaire, à la question de savoir pourquoi une telle ruée vers les commerçants chinois. En plus, selon lui, les commerçants chionis ont commencé à perfectionner leurs produits.
« Au début, il y avait beaucoup de contrefaçon. Mais il y a un léger mieux dans leurs marchandises », constate-t-il. « C’est utile, surtout avec la conjoncture difficile dans notre zone », déclare un jeune revendeur de produits chinois. Une grosse montre à la main droite, il marchande des paquets de boucles d’oreille à la vendeuse chinoise.
« On peut acheter la marchandise à bas prix et faire des bénéfices. Auparavant, avant de devenir commerçant, il fallait avoir une somme importante d’argent. Aujourd’hui, avec 100.000 FCfa, on peut s’aventurer dans le secteur informel », renseigne-t-il.
« Les produits chinois arrangent beaucoup les gens qui ont une importante progéniture », avance une dame, trouvée dans une boutique et qui a requis l’anonymat. C’est aussi ce que soutient Ousseynou Ndioum, commerçant qui a longtemps travaillé avec les Chinois.
Celui-ci avertit tout de même qu’il y a des gros risques dans le commerce des produits chinois. « On peut gagner tout comme on peut perdre, à cause de la concurrence inouïe entre les commerçants », précise-t-il. Pape Diouf reconnaît tout de même que les produits chinois sont un coup dur pour les activités des commerçants sénégalais. A son avis, la contrefaçon a presque gagné tous les secteurs d’activités, jusqu’aux pièces détachées qui sont vendues dans le pays.
La réussite des Chinois ? Selon Pape Diouf, elle est due à une certaine organisation de ces commerçants qui résident dans certains pays africains. Mais, dit-il, en réalité, « les Chinois ne sont pas de vrais commerçants. Ils ne cherchent que le profit et après abandonnent cette activité pour faire autre chose ». A l’en croire, depuis 12 ans qu’il travaille avec eux, chaque année, il y a des cas d’abandon et d’autres apparitions.
La production locale face à forte concurrence
Le véritable problème, selon M. Diouf, c’est que les commerçants chinois doivent demeurer des fournisseurs et non des détaillants. « Ce sont les revendeurs qui doivent détailler la marchandise acquise auprès des commerçants chinois. On ne peut pas être fournisseur et détaillant à la fois. Ce n’est pas normal », fustige-t-il avec amertume. « Puisque, ce sont eux qui sont les producteurs, ils ne doivent pas revendre au détail. C’est comme dans une usine de fabrication », renchérit-il. Pape Diouf indique que les Chinois sont d’une grande utilité, mais qu’il faut organiser le secteur. Il pense que l’informel faisant partie des secteurs moteurs de croissance du pays, le gouvernement du Sénégal doit aider les gens qui sortent des grandes écoles de formation en commerce international afin qu’ils relèvent le défi dans celui-ci ; puisque de son point de vue, « ce n’est pas la Fonction publique qui engagera la population active du pays ».
Au Centre commercial El Hadj Maodo Sylla, les revendeurs sénégalais de produits chinois étalent leurs marchandises devant les boutiques. C’est le même décor qui s’offre aux visiteurs et aux acheteurs au Boulevard Centenaire de Dakar.
Avec le froid glacial qui sévit dans la capitale sénégalaise, les pull-overs et les collants ont la cote. Ces effets coûtent moins cher, bien qu’ils soient confectionnés en coton, explique M. Lam, un des collaborateurs. Il reconnaît que la contrefaçon persiste dans certains cas. A son avis, beaucoup de commerçants des marchés de Dakar et de l’intérieur du pays viennent acheter des produits chinois pour les revendre. Il déplore tout de même la tendance de certains revendeurs qui font croire aux clients que leurs marchandises proviennent des pays européens. M. Lam précise, par ailleurs, que les commerçants chinois commencent à créer leurs propres modèles mais, reconnaît-il, « auparavant, ils imitaient les modèles confectionnés localement ».
Un des collaborateurs, qui préfère garder l’anonymat, indique que l’importation des produits venant des pays asiatiques porte un coup dur aux productions locales. Cela, dit-il, « a fait qu’aujourd’hui, tout le secteur informel national est au rabais ». Il estime qu’il sera difficile de mettre les importations chinoises en cause. Car, soutient-il, « les commerçants chinois remplissent toutes les conditions d’importations. Ils payent beaucoup d’argent encore au Port autonome de Dakar avant de récupérer leurs conteneurs.
S.D. SY et A. DIOUF

Revers électoral au Sénégal pour le président Wade et son fils

Revers électoral au Sénégal pour le président Wade et son fils
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Les électeurs ont infligé une rebuffade au président Abdoulaye Wade lors des élections locales, réduisant, semble-t-il, les perspectives de son fils de lui succéder en 2012 à la tête d'un pays longtemps considéré comme une vitrine de la démocratie en Afrique de l'Ouest.
Selon des résultats partiels du scrutin de dimanche diffusés par la radio et d'autres médias locaux, la coalition au pouvoir, baptisée "Sopi" (Changement, en wolof), a perdu le contrôle de la municipalité de Dakar et de plusieurs agglomérations-clés comme St-Louis, l'ancienne capitale coloniale, et Louga.
Cette consultation était interprétée comme un référendum sur l'action du gouvernement présidé par Wade, qui est âgé de 82 ans, dans la perspective d'une candidature de son fils Karim en 2012 à l'expiration du second et dernier mandat de son père.
Karim Wade, conseiller à la présidence et à la tête d'une puissante agence étatique, se trouvait en position quasi éligible aux municipales de Dakar. Mais sans majorité, la liste "Sopi" aura une influence moins grande qu'espéré.
D'après les résultats partiels, la coalition de l'opposition, baptisée "Beno Siggil Senegaal" (Uni pour remettre le Sénégal debout) disposera de suffisamment de sièges pour élire le premier magistrat de Dakar, un poste apparemment convoité par Karim Wade comme tremplin vers une éventuelle succession dynastique à la tête du Sénégal.
"Les Sénégalais viennent par ce vote de rejeter la politique menée jusqu'ici par le camp présidentiel", a commenté Sérigné Mbaye Thiam, porte-parole de la coalition d'opposition.
VICTOIRE DE SOPI EN CASAMANCE
Dans le camp de Wade, on s'est empressé de souligner que les résultats ne faisaient que refléter un scrutin local.
"On ne peut pas parler d'un rejet de la politique au niveau national mais ce que certains électeurs ont voulu exprimer par là, c'est qu'il faut mener la politique locale autrement", a expliqué Amadou Sall porte-parole du chef de l'Etat.
Beaucoup de Sénégalais estiment cependant que la consultation reflétait des préoccupations plus profondes.
"Ces élections avaient un caractère national, l'opposition avait fait une coalition nationale. En face, le président a voulu en faire un moment d'approbation pour la candidature de son fils pour sa succession. Si les tendances se confirment, (...) les gens ont voté pour ou contre le régime", a déclaré Mohamed Mbodj, coordinateur général du Forum civil.
D'autres n'y allaient pas par quatre chemins. "Wade, il a perdu, donc tout le monde est content", a lancé un chauffeur de taxi. "Personne ne veut Karim Wade".
Pour le moment, ni le père, ni le fils n'ont fait connaître leurs intentions pour 2012.
Interrogé sur le sujet la semaine dernière, Karim Wade a répondu par un laconique "Dieu seul le sait !".
Malgré ses revers, la coalition Sopi a gagné à Ziguinchor, capitale de la Casamance rétive, où le maire sortant socialiste a été battu.
Le Point /Jean-Loup Fiévet

23/03/2009

Stage de danse au Sénégal

Stage de danse au Sénégal
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Pour les amateurs de voyage et de pratiques artistiques, participez à la Caravane de la danse, stage itinérant de danse et de musique au Sénégal sous la direction de Ciré Béye, danseur-chorégraphe des compagnies jant-bi, Jalloré et Dialaw'art, régulièrement en tournée internationale. Il a été formé à l'Ecole des Sables de Toubab Dialaw auprès de Germaine Acogny et donne régulièrement des stages au Sénégal, en France, en République tchèque, aux Pays-Bas ou encore en Espagne. Spécialiste du sabar, il entrainera les stagiaires vers la danse contemporaine.
Tout en suivant des stages de danse et/ou musique, vous découvrirez le pays et la vie quotidienne sénégalaise, en incluant notamment sa cuisine et également des pratiques artistiques comme le batik.
La Caravane passera à Toubab Dialaw, Mbour, Joal, Saint-Louis, Dakar et Gorée et offrira 50h de stage répartis sur les 2 semaines.
Coût du stage : 650€ pour l'ensemble des frais sur place (hors billet d'avion)
Inscriptions : jusqu'au 20 juin
+ d'informations : www.arcisproduction.com
arcis@arcisproduction.com

Karim Wade convoite la présidence du Sénégal

A Dakar, Karim Wade rêve tout haut de succéder à son père
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Le Sénégal, longtemps considéré comme un phare de la démocratie en Afrique, va-t-il s'ajouter à la liste des pays du continent où les fils succèdent à leur président de père ? Doté de moyens financiers considérables, Karim Wade, 40 ans, fils du président sénégalais Abdoulaye Wade, 82 ans, est aussi bardé d'une solide confiance en lui-même : "Je suis un gagnant. Je suis quelqu'un qui n'a jamais perdu dans la vie", lance-t-il dans un entretien publié dans le quotidien L'Observateur, samedi 21 mars, à la veille des élections locales où il briguait la mairie de Dakar.
Longtemps discret sur ses ambitions politiques, Karim Wade y "annonce (s)a candidature à faire du Sénégal un pays émergent", relançant les rumeurs sur une élection présidentielle anticipant l'échéance de 2012. "Je connais de grandes démocraties (...) où le fils a succédé au père", réplique-t-il à une question sur le risque de monarchie. "Nos standards, ce n'est pas la sous-région, ajoute-t-il avec condescendance, c'est Dubaï, Singapour, Hongkong", alors que le Sénégal vit au rythme des coupures d'électricité et des mouvements sociaux.

GESTION INCERTAINE

Soucieux d'apaiser les tensions à la veille des élections locales, le président Wade a d'ailleurs gracié 19 émeutiers de Kédougou (sud-est). Ces jeunes chômeurs avaient été condamnés à des peines de 5 à 10 années de prison pour avoir participé à des manifestations.
Formé en Europe aux métiers de la finance, Karim Wade, lui, a présidé aux grands travaux lancés à l'occasion du sommet de l'Organisation de la conférence islamique organisée voici un an dans la capitale sénégalaise. Le "sommet" fut un échec et son opacité financière jamais levée. La gestion de l'Etat sénégalais apparaît si incertaine que la France a dû consentir à la fin 2008 un prêt de 125 millions d'euros, équivalant à une année d'aide publique au développement.
Les résultats des élections de dimanche diront si les jets de pierres et les foulards rouges - signes de contestation - agités lors des tournées électorales des Wade père et fils reflètent un véritable mécontentement populaire. Et si l'opposition, qui était sortie laminée de la présidentielle de 2007, est en mesure de se refaire une santé. "Le Sénégal n'appartient ni à Abdoulaye Wade ni à Moustapha Niass mais aux Sénégalais eux-mêmes", a déclaré M. Niass, l'un des chefs de l'opposition dimanche. "Pour moi, il n'y a pas de défaite possible", lui avait répondu à l'avance le fils du président.
Philippe Bernard/Le Monde

Tour du Sénégal Auto-moto

Auto-moto Tour du Sénégal : Les motards seront aussi en piste
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Une dizaine de voitures et une quinzaine de motos dont 3 quads ! Tel est le plateau du Tour du Sénégal, rallye sur piste et asphalte qui sera couru du 26 au 29 mars, à l’initiative de l’Ecurie Sénégal et sous l’égide de la Fédération sénégalaise de sports auto et moto (FSAM). La participation de motards constituera la grande innovation de cette épreuve qui se courra essentiellement sur piste. « Les motards sont partie intégrante des sports mécaniques », explique Jean Marc d’Erneville, le directeur de l’épreuve. « Ils seront donc équipés, comme les véhicules, de GPS et de road book car il y aura beaucoup de navigation sur l’ensemble du rallye avec beaucoup de passages de villages chronométrés et de hors piste », a-t-il argumenté. Le départ sera donné le jeudi 26 mars sur la Petite Côte, au lendemain des visites techniques qui se dérouleront à la Place de l’Indépendance à Dakar. L’arrivée est prévue le dimanche 29 sur les dunes du Lac rose après un parcours de quelque 1100 km.

Pour Jean marc d’Erneville, « de belles empoignades sont attendues tout au long de ce rallye ». Les vainqueurs de l’édition 2008 Thibaut Sans et Alain Florentin dans la catégorie Proto et Kamil Rahal dans la catégorie 4X4 sont décidés à conserver leur bien que les autres concurrents leur disputeront de bout en bout. Chez les motos également, la bataille promet d’être serrée avec un plateau relevé de KTM et de Yamaha. Ceux qui monteront sur le podium à l’issue de ces quatre jours de compétition et qui recevront leur trophée le mardi 31 mars à 19 h à l’Ecurie Sénégal, ne l’auront certainement pas volé.

Le programme
Mercredi 25 mars : Visites techniques Place de l’Indépendance
Jeudi 26 mars : Etape 1 TASSET - KOBA
Vendredi 27 mars : Etape 2 KOBA - KOBA
Samedi 28 mars : Etape 3 KOBA - KOBA
Dimanche 29 mars : Etape 4 KOBA - LAC ROSE

C.F KEITA

21/03/2009

Revue de presse Sénégalaise

Revue de la presse sénégalaise
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Voici les principales  informations de la presse sénégalaise

     NETTALI : La Coalition Benno Siggil Senegaal (opposition) est  convaincue de sa victoire, au sortir des élections de dimanche  prochain. Conscient que le président Wade a violé la Loi  électorale à deux reprises, les membres de Benno Siggil Senegaal  pensent que sa seule alternative Sopi (changement en wolof), sera  la fraude pour éviter l'affront à ses camarades de parti. Ces  constats ressortent d'une conférence organisée par la commission  pour la régulation et la transparence des élections de la  Coalition Benno Siggil Sénégal. 

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     SUD QUOTIDIEN : Cinq chefs d'Etat sont effectivement présents  hier à l'ouverture de la 13e session ordinaire du sommet de  l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA, 8 pays)  consacrée au développement de la région dans un contexte de crise  financière mondiale, mardi à Ouagadougou. 

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     LE SOLEIL : Purgeant des peines fermes depuis janvier dernier,  les 19 personnes condamnées à la suite des émeutes de Kédougou  bénéficient d'une grace présidentielle. Selon un communiqué de  presse, le geste du président vise à "installer l'oubli dans les  coeurs et dans les esprits". 

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     WALFADJRI : L'opposition est convaincue qu'avec le rejet du  recours de la Cena par la Cour suprême, le pouvoir veut reporter  les élections locales. Khalifa Ababacar Sall, tête de liste de  Benno Siggil Sénégal, qui soutient que ces institutions refusent  de s'assumer, affirme que Wade cherche un prétexte pour repousser  ces joutes.

   LE SOLEIL : Une nouvelle génération de jeunes. Voilà ce que  veut créer le président de la République, Me Abdoulaye Wade,  parlant de ses efforts en matière d'éducation. ? Je suis le seul  qui ait consenti 40 % du budget de l'Etat au secteur de  l'éducation alors que la moyenne nationale est de 23 %, a déclaré  le président Wade au cours de sa "tournée économique" dans le pays, en prélude aux élections locales de dimanche 22 mars. 

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     SUD QUOTIDIEN : A bien observer Abdoulaye Wade, force est  d'admettre qu'il n'envisage pas de quitter le pouvoir tant qu'il  aura un souffle de vie. Aussi s'acharne-t-il à déstabiliser tous  ceux dans son entourage ou dans l'opposition qui sont susceptibles de le remplacer à la tête de l'Etat. Depuis au moins cinq ans, il  s'emploie à affaiblir les prétendants qui menacent "son" pouvoir. 

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     Walfadjri : Le secrétaire général du PDS qui bouclait hier sa  tournée "économique" sur le boulevard du Général de Gaulle, ne  doute point de sa victoire de sa coalition. Ce faisant, il a mis  en garde l'opposition contre toute violence susceptible dentacher  sa victoire. Et prévient-il, "le gouvernement maintiendra  l'ordre". 

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     LE MATIN : Me Wade solde ses comptes avec Dansokho et compagnie : "L'opposition doit penser à aller avec moi à la retraite".

Dakar by night (vidéo)

Vidéo "Dakar By Night"
(coupez le fond musical tout en bas de la colonne de doite avant de lancer la vidéo)

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17/03/2009

Tourisme au Sénégal

Tourisme au Sénégal
Le Sénégal table sur 1,5 millions de visiteurs à l’horizon 2010
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Un million de touristes ont visité le Sénégal en 2008.
Selon le président Abdoulaye Wade, ce chiffre devrait passer à 1,5 million en 2010. Le Sénégal mise sur ses plages et ses sites classés au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, comme l’île de Gorée d’où plusieurs millions d’esclaves ont été embarqués.

16/03/2009

Le Sénégal: 2 ans sans ambassadeur à Bruxelles

Le Sénégal sans ambassadeur depuis presque deux ans en Belgique
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A quand la nomination d’un nouvel ambassadeur du Sénégal en Belgique en remplacement du regretté Mame Balla Sy, décédé ? Cette question, qui est agitée dans certains milieux de la communauté sénégalaise vivant au pays du roi Albert II, tarde à trouver une réponse venant du président Wade.

(Correspondant permanent à Bruxelles) - Le chef de l’Etat, Abdoulaye Wade, n’a pas encore désigné un nouveau représentant diplomatique à la tête de la chancellerie sénégalaise, située au 196 Avenue Franklin Roosevelt à Bruxelles. Depuis presque deux ans, le poste d’ambassadeur du Sénégal en Belgique est resté vacant, suite à la disparition de Mame Balla Sy au mois de juin 2007 au Sénégal où il était en séjour. C’est le nommé Talla Fall, chargé d’affaires, qui assure depuis lors l’intérim et gère les affaires courantes. Ce spécialiste des questions Acp-Caraïbes de l’Union européenne est épaulé dans cette tache par Amadou Tidiane Gadio, conseiller, par ailleurs comptable. Ce dernier s’occupe aussi de l’aspect administratif en cette période intérimaire.

Pourtant, l’importance stratégique de cette ambassade n’est plus à démontrer. La représentation diplomatique couvre trois pays du Benelux, à savoir la Belgique, le Luxembourg et les Pays Bas. Elle s’occupe aussi de l’Union européenne. ‘On se demande alors pourquoi un autre ambassadeur n’a pas été choisi, vu la place importante que l’ambassade occupe à Bruxelles, la capitale européenne’, s’interroge un cadre sénégalais vivant en Belgique. Ce dernier, qui ne tarit pas d’éloges à l’endroit de l’ancien ambassadeur, feu Mame Balla Sy, pense que Bruxelles doit être une mission clef dans le dispositif sénégalais. D’ailleurs, souligne-t-on, lors de l’audience accordée par le roi Albert II aux ambassadeurs accrédités à Bruxelles, le Sénégal a brillé par son absence à cette rencontre au Palais royal. ‘Le constat est qu’aujourd’hui, personne n’a encore été accrédité et personne n’a encore présenté ses lettres de créances au roi’, ajoutent nos interlocuteurs.

Des voix commencent à s’élever pour déplorer cet état de fait. Responsable d’une Ong qui s’active dans la lutte contre les mutilations génitales féminines en Belgique, Mme Diallo constate, pour le regretter, l’absence de la nomination d’un nouvel ambassadeur pour représenter le Sénégal dans certaines manifestations. Elle en veut pour preuve la journée internationale ‘Tolérance zéro aux Mgf’, organisée le 6 février dernier par Gams-Belgique. Cette manifestation, qui a vu la participation de deux ministres belges, s’est déroulée sans la présence d’un membre de la mission diplomatique. Alors, qu’est-ce qui empêche la nomination d’un nouvel ambassadeur sénégalais à Bruxelles ? Mystère et boule de gomme. Toujours est-il qu’il y a beaucoup de spéculations autour de cette question. Chacun y va de son opinion personnelle.

En outre, les Sénégalais vivant en Belgique ne disposent pas encore de leurs passeports numérisés. Malgré les ‘promesses fermes’ des autorités, l’opération n’a pas encore démarré dans ce pays. La commission en charge de cette mission n’a toujours pas touché le sol belge où elle est très attendue. Les dernières nouvelles rapportent que la commission est rentrée au Sénégal après l’étape de la France, au grand malheur de beaucoup de Sénégalais vivant en Belgique. Ces derniers ont vu leurs titres de voyages arrivés à expiration et ils auraient souhaité obtenir des passeports numérisés. Mais, ils devront encore prendre leur mal en patience. Et pour les ‘accompagner’, une décision a été prise d’autoriser l’ambassade à procéder à la prorogation des passeports expirés.

L’autre affaire qui attire l’attention des Sénégalais vivant en Belgique est le projet d’ouverture d’un bureau consulaire à Anvers. Une grande ville où vivent de nombreux Sénégalais. Les informations recueillies indiquent que le dossier suit son cours et qu’un Consul pourrait être nommé. ‘Un candidat a été même déjà proposé’, souligne-t-on. ‘Mais avant de chercher à désigner un consul à Anvers, ne serait-il pas plus judicieux de nommer d’abord un nouvel ambassadeur dans un premier temps ?’, s’interroge ce Sénégalais actif dans les mouvements humanitaires. Notre interlocuteur pense que ‘le président de la République doit réagir’. Aussi, ajoute-t-il, le ministère des Affaires étrangères doit faire un geste pour aider l’ambassade. Car le site officiel de la mission http://www.ambsen.be ne répond plus. Et pourtant, c’est ce site qui est censé fournir des informations aux visiteurs qui voudraient, par exemple, se rendre au Sénégal.

Karim LO

Investissements étrangers en hausse au Sénégal

Des IDE en hausse au Sénégal 
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Les investissements directs étrangers (IDE), au Sénégal sont passés de 44 milliards en 2000 à plus de 192 milliards de FCFA en 2008, selon un document de la Direction de l’appui au secteur privé (DASP), cité par l’agence de presse sénégalaise APS.
Selon le document, ce dynamisme des IDE est, en partie, une conséquence de l’organisation du sommet de la Conférence islamique (OCI) qui a permis d’investir « 300 millions de dollars ».
Il est aussi le résultat d’un renforcement de la coopération Sud-Sud au côté du partenaire privilégié qu’est la France, qui assure 23% des IDE.
Grâce à cette coopération Sud-Sud, « les investissements en provenance du Moyen-Orient commencent à être très importants ». 

Vidéo sur le Sénégal

Bien que cette vidéo ai un but publicitaire pour une chaine d'hôtels (Lookéa), elle vous donnera un aperçu de ce que peut vous offrir le Sénégal. Même s'il y manque beaucoup d'aspects...

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15/03/2009

Le Duty Free de l'aéroport de Dakar en ébullition

Le Duty Free de l'aéroport de Dakar en ébullition
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La mise en chômage technique d’une quinzaine de salariés par la direction du Comptoir Prestige Duty Free a suscité la colère du Syndicat Unique des Travailleurs des Transports Aériens et Activités Annexes du Sénégal (SUTTAAAS). Réuni en assemblée générale, Baïla Sow et ses camarades ont décidé de riposter. Ils parlent de situation sociale grave et menacent de porter plainte.

Sénégal - crise sociale à Duty Free : les travailleurs menacent de saisir la justice
Le syndicat a dénoncé la mise en chômage technique d’une quinzaine de salariés par la direction de la structure, sans indemnisation et cela pour une durée de deux mois. Les travailleurs estiment que «depuis l’installation de la Direction actuelle, conduite par Madame Ngom, le harcèlement, le clientélisme, la suspicion, l’intimidation, la répression et l’illégalité la plus totale sont au coeur de la gestion du Comptoir Prestige Duty Free (CPD)» a souligné un communiqué qui est parvenu à la rédaction de Pressafrik. Com.

«Les règles les plus élémentaires du droit du travail sont foulées au pied par une femme juriste de formation et épouse d’un homme de droit, de surcroît Ministre d’Etat», a indique le communiqué du Syndicat Unique des Travailleurs des Transports Aériens et Activités Annexes du Sénégal (SUTTAAAS).
Ces travailleurs s’indignent «du non reversement des impôts et cotisations sociales prélevés sur les bulletins de salaires. La suspension de l’affiliation à l’Institution de Prévoyance Maladie du Cap Vert. Cela, en dépit du prélèvement mensuel de 6.000f CFA sur chaque salarié», a fait savoir la même source. Ce qui fait que « depuis plusieurs mois, les travailleurs du CPD et leurs familles sont sans couverture médicale», a-t-elle expliqué.

Le Ministère des Affaires Etrangères avait décidé de retirer la licence d’exploitation du Salon d’Honneur de l’aéroport Léopold Sédar Senghor, le syndicat a révélé que «cela fait suite à de nombreuses fautes commises par la Direction du Comptoir Prestige Duty Free (CPD), habituée au trafic d’influence et passe-droits (confection et commercialisation de cartes d’accès, sans autorisation) ».

En outre, le SUTTAAAS a dénoncé énergiquement le chômage technique opéré par la
Direction du Comptoir Prestige Duty free (CPD), au mépris des dispositions édictées par l’article L.65 du Code du Travail du Sénégal.

Le dit syndicat estime pourvoir en justice pour faire valoir le droit des travailleurs. « Le SUTTAAAS engagera toutes les actions légales et légitimes pour faire respecter le droit et la dignité des travailleurs du Comptoir Prestige Duty free CPD ».

Selon le Syndicat Unique des Travailleurs des Transports Aériens et Activités Annexes du Sénégal, le moment est arrivé de stopper par tous les moyens l’arrogance et l’arbitraire de Madame Aline Ngom.

Ndèye Maty Diagne

La détresse des menuisiers sénégalais

Sénégal - Artisanat - concurrence meubles importés: la détresse des menuisiers
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Les commerçants installés à Gueule Tapée aux abords du canal 4 vivent un véritable calvaire. Ils n’arrivent plus à écouler leurs produits. Les meubles importés leur portent un sacré préjudice. A côté de cette concurrence jugée "déloyale", ils sont exposés à certaines maladies du fait de la puanteur qui se dégage du Canal à ciel ouvert. Ils ont été installés à cet endroit après leur déguerpissement de la corniche ouest lors des travaux de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI).

Menuisiers et vendeurs de mobiliers de maison broient du noir à Gueule tapée le long du canal 4. Déguerpis de la corniche ouest à l’occasion des chantiers de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), ils ont eu de la peine à trouver un endroit idéal pour exposer leurs œuvres. Le CICES que les autorités leur ont proposé s’est, selon eux, avéré exigu pour l’exposition de leurs produits. Ces commerçants ont finalement émigré vers Gueule Tapée, le long du canal 4. Des armoires, des lits, des tables de tous genres avec des miroirs qui scintillent donnent un décor particulier à cet espace.

En revanche, ce décor magnifique contraste avec ce que ces menuisiers et commerçants vivent sur ces lieux. Effectivement, tout n’est pas rose pour eux. Vêtu d’une chemise en rayures bleues et d’un jeans, le visage crispé à force d’attendre certainement d’éventuels clients, Samba Diop confie : «les meubles importés nous coûtent chers. Les clients n’achètent plus la production locale. A force de ne pas vendre on est obligé de fermer nos ateliers et aller faire autre chose». Selon lui, les gens prétextent de la cherté de leurs produits pour ne rien acheter chez les artisans sénégalais. Une chose qui ne tient pas la route se défend, Samba Diop. «Nos meubles sont plus garantis, on vend de la qualité alors que ceux qu’on importe sont des jetables on s’en débarrasse au bout d’un an. Nos prix varient entre 100 000f et 300 000f pour les lits et les armoires. Le bois avec lequel on travaille est trop cher et ça ne vient pas d’ici. C’est du «djibouti» exporté de la Côte-D’ivoire ou du Canada» a-t-expliqué.

A quelques pas de la place de Samba Diop, se trouve Abou Camara. Trouvé entrain d’astiquer une armoire à trois compartiments, lui aussi souffre de la mévente de ses produits. Il exerce le métier de menuiserie depuis plus de 10ans. «J’ai quasiment fermé mon atelier, car on ne reçoit plus de marché. J’ai eu dernièrement une commande d’un lit à deux que j’ai vendu à 90 000f alors que ces lits se vendent à 120 000f. Avant hier j’ai bazardé une table de chevet qui d’habitude se vend à 20 000f à 10 000f car mon frère était malade et je suis le responsable en plus d’être père de famille», se lamente Abou Camara. Il a, aussi, abordé les conditions de travail pour s’en offusquer. «En plus vous savez, l’odeur qui provient du canal rend malade, elle donne de la tuberculose. C’est la raison pour laquelle je bois du lait dés que je rentre chez moi», explique le menuisier.

Rappelant les péripéties de leur déplacement, il indique : «les autorités nous avaient demandé d’aller au CICES, mais il se trouve qu’il n’y a pas d’espace pour l’exposition de nos produits». Malgré les mauvaises conditions d’hygiène, il affirme : «on est bien ici, car à la corniche, les forces de l’ordre y faisaient dés fois des descentes. En plus ici nous arrangeons les riverains car il y’a plus d’agression comme avant. Nous payons des gardiens pour surveiller nos bagages la nuit», souligné-t-il.

14/03/2009

La vie politique Sénégalaise et les faits divers

Avec l'échéance des élections Sénégalaises de cette fin mars 2009, la quasi totalité de l'actualité tourne autour de cet enjeu politique.
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Bien que beaucoup de choses dépendent du prochain scrutin, ce blog n'a pas la vocation de relater, encore moins de s'immiscer dans ce patchwork délicat...
D'autre part, les faits divers de vols, de meurtres, de délits divers est en constante augmentation, comme partout ailleurs; Je ne souhaite pas, non plus, que ce blog devienne malsain en relatant, certes la réalité du monde d'aujourd'hui, mais en diabolisant un pays où, malgré tout, il fait encore "bon vivre" à bien des égards et, surtout, en comparaison de bien d'autres...
En bref, ce blog va, dorénavant, se cantonner à l'actualité qui peut intéresser la majorité des "toubabs" s'intéressant à ce pays. S'adressant à ceux qui y viennent en vacances, y résident souvent, en gardent un souvenir nostalgique et intéressé...
De nombreux sénégalais, expatriés bien souvent, continueront à trouver ici quelques infos sur leur mère patrie; d'autres sites ayant autre vocation continueront également à satisfaire leur intérêt pour le pays.
Sauf intérêt important, la politique ou les faits divers ne seront donc plus abordés que parcimonieusement.
Je reste néanmoins vigilant à vos commentaires pour moduler l'éditorial de ce blog.
Ba bennen yon