30/04/2009

Démission du 1er du Sénégal (suite)

Le Premier ministre sénégalais sortant explique sa démission
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 Le Premier ministre sénégalais, Cheikh Hadjibou Soumaré, a expliqué jeudi son départ de la Primature par son désir d’avoir du recul vis-à-vis des fonctions étatiques, ajoutant qu’il avait décliné l’offre du président Abdoulaye Wade de rempiler.

Dans une déclaration à son bureau, quelques heures après l’annonce de sa démission, M. Soumaré a indiqué qu’il avait proposé sa démission tout juste après les élections locales du 22 mars dernier, perdues par la coalition Sopi (changement, en wolof) au pouvoir, mais le président Wade avait proposé sa reconduction.

M. Soumaré a dit avoir discuté de nouveau ce jeudi, de sa démission au chef de l’Etat qui a fini par l’accepter.

Il a remercié le chef de l’Etat pour le soutien « paternel » qu’il lui a toujours apporté dans l’exercice de ses fonctions.
Nommé Premier ministre en juin 2007 en remplacement de Macky Sall, M. Soumaré, diplômé de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM), option Inspecteur du Trésor, en 1981, siégeait au gouvernement depuis le 23 mai 2001.

le Premier ministre du Sénégal démissionne,

le Premier ministre du Sénégal démissionne, un nouveau gouvernement attendu
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Le Premier ministre sénégalais Cheikh Hadjibou Soumaré a présenté ce jeudi 30 avril sa démission au président Abdoulaye Wade qui l'a acceptée et pris la résolution de lui trouver le même jour un remplaçant, acte qui sera suivi par la formation d’un nouveau gouvernement ’’au plus tard samedi’’ 2 mai 2009.

Selon Abdoul Aziz Sow, ministre de l’Information, porte-parole du gouvernement, cité par l’Agence de presse sénégalaise (APS), c’est lors de la réunion du Conseil des ministres que le chef du gouvernement a pris la parole pour exprimer au chef de l’Etat le souhait d’être ’’déchargé de ses fonctions pour des raisons personnelles’’.
Cheikh Hadjibou Soumaré, 58 ans, avait été nommé Premier ministre le 19 juin 2007, en remplacement de Macky Sall.
Selon le ministre de l’Information, le président Abdoulaye Wade ’’va nommer aujourd’hui (jeudi) un nouveau Premier ministre’’ lequel commencera ses consultations pour la formation du gouvernement qui aura lieu ’’au plus tard samedi’’.
Cheikh Hadjibou Soumaré est le 5–ème Premier ministre nommé par Abdoulaye Wade depuis son accession au pouvoir en mars 2000. Avant lui, Moustapha Niasse, Mame Madior Boye, Idrissa Seck et Macky Sall ont eu à diriger le gouvernement du Sénégal sous le règne de M. Wade.
Le changement de gouvernement était attendu depuis la débâcle de la coalition au pouvoir lors des élections locales du 22 mars 2009, qui ont enregristré une forte percée de l'opposition dont les élus contrôlent désormais la quasi-totalité des grandes villes du Sénégal.

Le Sénégal contre l'homosexualité

Sénégal: contre l'homosexualité, des religieux créent un Front islamique
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Des chefs religieux musulmans sénégalais ont annoncé mercredi à Dakar la création d'un "Front islamique pour la défense des valeurs éthiques", en réaction à la remise en liberté de 9 Sénégalais emprisonnés pour homosexualité, "une attaque contre l'islam" selon eux.

Au sortir d'une grande mosquée de la capitale, le directeur de l'ONG islamique Jamra, Bamar Gueye, a lu devant quelque 150 personnes une déclaration intitulée "riposte et engagement", au sujet de "l'affaire des homosexuels de Mbao".

Le texte affirme que des "lobbies tapis dans l'ombre" ont "ourdi une conspiration dangereuse contre les valeurs religieuses" dans le but d'obtenir la légalisation de l'homosexualité.

"Ces lobbies se livrent à la recherche effrénée d'un quorum pour permettre à l'ONU d'avaliser une convention portant sur la dépénalisation universelle de l'homosexualité", est-il écrit.

La déclaration assure que "plus de 20 associations islamiques et chefs religieux" ont participé mercredi à la journée convoquée par la Ligue des Oulémas de l'Islam au Sénégal (sous la direction de Thierno Madani Mountaga Tall), avant de créer leur Front, "une structure permanente de sentinelle".

Dans le texte avait été glissée une affirmation selon laquelle "le prophète a dit +si vous trouvez les gens en train de pratiquer les pratiques du peuple de Loth, tuez-les+".

"Ces paroles d'Allah et Hadiths du prophète nous obligent à réagir contre toutes attaques de l'Islam d'où qu'elles viennent", ajoute le document.

Aussitôt après, l'imam Mamadou Lamine Diop de Guédiawaye (banlieue de Dakar) a publiquement souhaité, devant quelques journalistes, la mort des homosexuels: "Ce sont des gens qui méritent d'être mis au ban de la société quitte même, s'ils refusent de le faire, à ce qu'ils rejoignent le silence des cimetières (...) qu'ils soient tout simplement éliminés de la vie".

Lamine Diop est l'un des imams qui avaient conduit, fin 2008, des manifestations très médiatisées contre la hausse du coût de l'électricité.

Neuf hommes avaient été condamnés le 7 janvier à Dakar à huit ans de prison pour "acte impudique et contre nature et association de malfaiteurs" après avoir été arrêtés dans un appartement privé. Le 20 avril, la Cour d'appel a annulé la procédure et ordonné leur libération.

Amnesty International avait appelé lundi le Sénégal à assurer leur sécurité "face à de possibles attaques homophobes".

Au Sénégal, pays à 95% musulman, l'homosexualité est déniée et officiellement interdite, passible d'un à cinq ans d'emprisonnement.

Mais un débat s'instaure: L'Observateur a publié le 20 avril un entretien avec l'universitaire sénégalais Cheikh Niang, rappelant que l'homosexualité "a existé dans toutes les sociétés" et que "l'on n'a pas le droit de tuer une personne que Dieu a faite".

29/04/2009

Dakar et Rabat au chevet d'Air Sénégal

Dakar et Rabat au chevet d'Air Sénégal pour "sauver" la compagnie
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Une réunion d'experts sénégalais et marocains s'est tenue mercredi à Dakar pour sauver Air Sénégal International, une des plus importantes compagnies aériennes d'Afrique de l'Ouest, dont les avions sont cloués au sol depuis le 24 avril suite à des problèmes financiers.
Elle s'est tenue à huis clos, en présence d'experts de l'aviation civile de ces deux pays unis par de forts liens diplomatiques, économiques mais aussi religieux et culturels. Royal Air Maroc (RAM) détient 51% du capital d'Air Sénégal contre 49% pour l'Etat sénégalais.
Entamées à 10H00 (locales et GMT), les discussions ont été temporairement suspendues à 18H00 pour permettre aux délégations des deux pays de rencontrer leurs autorités respectives. Les Sénégalais sont allés voir le ministre des transports Habib Sy. Les négociations devraient reprendre en milieu de soirée.
"Nous sommes sereins et optimistes. La préoccupation majeure est de trouver une solution de sortie de crise et (permettre) la reprise des vols d'Air Sénégal International", avait déclaré à l'AFP mercredi matin le président de son Conseil d'administration, le Sénégalais Maniang Faye.
"Nous sommes là dans un esprit positif", avait de son côté simplement déclaré l'ambassadeur du Maroc à Dakar, Taleb Barrada.
Cette rencontre est organisée à la place d'une réunion de la commission mixte entre les deux pays initialement annoncée par la partie sénégalaise au niveau ministériel mais renvoyée sine die pour des raisons non précisées.
Depuis le Maroc, le ministre marocain des Transports Karim Ghellab a indiqué à l'AFP: "la RAM va déposer sur la table des propositions et la réunion en débattra. Nous suivons le dossier avec le plus grand intérêt".
Selon une source proche du ministre marocain, ce différend est "une affaire purement commerciale, comme entre deux actionnaires, pas une affaire politique".
La réunion se tient à un moment critique pour la compagnie, créée fin 2000, qui fut un temps florissante mais est aujourd'hui menacée d'un dépôt de bilan.
Fin 2007, Dakar avait annoncé son intention de prendre le contrôle de la compagnie en reprochant à la RAM de l'avoir mal gérée. Mais aucun repreneur n'avait été trouvé.
Et début avril, la justice sénégalaise avait interdit à la RAM de se retirer de la gestion de l'entreprise, aggravant la crise entre les deux actionnaires.
Selon la presse sénégalaise, des compagnies aériennes nord-africaines, Tunis Air et Air Algérie, se seraient manifestées pour prendre la place de la RAM comme partenaire stratégique. L'ambassade d'Algérie à Dakar a pour sa part "démenti catégoriquement cette information, dénuée de tout fondement".
"A aucun moment, ni le gouvernement algérien ni la compagnie Air Algérie n'ont manifesté un quelconque intérêt pour une reprise de participation sous quelque forme que ce soit à Air Sénégal International", selon un communiqué.
Mardi, l'intersyndicale des travailleurs d'Air Sénégal, qui compte 500 employés, s'était prononcée pour la poursuite du partenariat entre la RAM et l'Etat sénégalais.
"Nous écartons le schéma catastrophique qu'est le dépôt de bilan et la rupture du partenariat entre l'Etat du Sénégal et la RAM. Nous sommes pour la poursuite de ce partenariat sur de nouvelles bases", a déclaré Eli Joseph Badji, un responsable de l'intersyndicale.
Selon les syndicats, la compagnie a accumulé au cours de ces trois dernières années "25 milliards de francs CFA (38 millions d'euros) de pertes et a des besoins de recapitalisation estimés à près de 40 milliards de francs CFA (60 millions d'euros)".
Aucune source officielle marocaine et sénégalaise n'a voulu confirmer ou infirmer ces chiffres.

La grippe mexicaine au Sénégal

Sénégal – grippe porcine : les frontières, le port et les aéroports sous surveillance
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Les services de santé du Sénégal sont en état d’alerte. Des dispositions particulières ont été prises pour prévenir la grippe porcine qui est en train de défrayer la chronique en Europe, aux USA et en Asie. Le ministère de la Santé a entrepris une campagne d’information et de sensibilisation sur les risques tandis que l’aéroport, le port et les frontières de manière générale sont vigoureusement surveillés.

Sénégal – grippe porcine : les frontières, le port et les aéroports sous surveillance
Le Sénégal prend les devants pour se prémunir de la grippe porcine. Une conférence de presse a été organisée ce mercredi 29 avril pour faire par des dispositions prises pour barrer la route à cette pandémie. Le Service National d’Education pour la Santé (SNEPS) a révélé que des mesures de surveillance sont prises tant au niveau des frontières qu'aéroportuaires. «1515», c’est le numéro vert mis en place pour permettre à la population de signaler tous cas suspect.

Contrairement à l’idée répandue, la grippe Porcine ou «Grippe Nord Américaine», n’est pas transmise par la viande du porc. En effet, la transmission est interhumaine, c'est-à-dire d’homme à homme et non du porc vers l’homme.

Le docteur Bernard Marcelle Diop du service des maladies infectieuses de CHU Fann le confirme. Il a, à ce sujet, indiqué que «la grippe Porcine est causée par le virus H1L1, qui se développe par voie respiratoire. Cependant jusqu’ici l’organisation Mondiale de la Santé (OMS) n’a pas encore trouvé de vaccin contre cette maladie. Néanmoins, l’Oseltamivir ou Tamiflu est utilisé pour le traitement dans certaines zones où la maladie s’est révélée».

Les symptômes sont, selon le médecin, presque identiques à ceux d’une simple grippe saisonnière. «Il s’agit entre autres symptômes, des maux de têtes, des frissons, des douleurs musculaires et articulaires, la toux. Et dans sa forme sévère, des vomissements, et une diarrhée», a expliqué Dr Bernard Marcelle Diop.

Il a, par ailleurs, tenu à faire savoir que «des mesures préventives sont mises en place pour lutter contre la transmission entre malades, accompagnants et agents de santé». Et d’ajouter : «il est recommandé de se couvrir la bouche et le nez avec un mouchoir chaque fois que le malade tousse ou éternue. D’utiliser des mouchoirs à jeter et de les mettre après usage à la poubelle».

Rappelons que la maladie de la Grippe Porcine ou «Grippe Nord Américaine» a démarré aux USA le 28 Mars 2008, et le premier cas est apparu le 2 avril 2009 au Mexique. La maladie est officiellement notifiée au monde le 24 avril 2009 avec 2000 cas confirmés ou suspects. Des cas suspects et confirmés sont notés dans 14 pays situés dans trois continents (Amérique, Asie, et Europe).Toutefois aucun cas n’a encore été signalé en Afrique.

Ndèye Maty Diagne

Air Sénégal toujours saisi

La saisie des comptes d’Air Sénégal toujours en vigueur
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La RAM publie un communiqué pour éclaircir la situation
La compagnie nationale Royal Air Maroc (RAM) a indiqué mercredi 29 avril  que la saisie des comptes d'Air Sénégal International reste toujours en vigueur à la date du 29 avril 2009.
« Les comptes d'Air Sénégal international sont toujours en état de saisie dans le cadre de la procédure judiciaire engagée par l'Aéroport international Blaise Diagne », a précisé la RAM dans un communiqué de presse rendu public le même jour.
Selon des informations en date du 25 avril, la saisie des comptes d'Air Sénégal International aurait été levée, ajoute le communiqué.

28/04/2009

PERFORMANCES ET COMPETITIVITE INDUSTRIELLES AU SENEGAL

PERFORMANCES ET COMPETITIVITE INDUSTRIELLES  AU SENEGAL
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Le Rapport sur le développement industriel 2009 de l’Onudi, qui a classé 122 marchés mondiaux, indique que dans le bas du tableau, le Sénégal a gagné 18 places en 2005-2000, en remontant du 81ème au 61ème rang en matière de performance industrielle compétitive. Les suggestions faites par l’Onudi à travers ce rapport pour aider les pays les plus pauvres et les pays à revenus moyens à croissance lente à se sortir de la pauvreté dans un contexte de sévère crise économique mondiale, manquent cependant d’originalité.


L’indice CIP qui évalue la performance industrielle nationale sur une période de cinq ans et qui a permis à l’Onudi de faire ce classement, combine quatre grands paramètres de compétitivité industrielle. L’indice utilise ainsi la Market value added (MVA : la valeur de marché ajoutée) per capita (par tête) comme l’indicateur moyen pour déterminer la capacité d’exportation d’un pays, premier critère du classement qui considère également des facteurs tels que l’intensité d’industrialisation et la qualité des exportations. Aussi, aux yeux des techniciens de l’Onudi, la capacité d’exportation qui est désormais un facteur clef dans le développement économique et la compétitivité, est mesurée suivant les exportations de biens manufacturés per capita qui sont utilisées par l’indice.

Dans le même contexte, la qualité des exportations est mesurée ici par deux indicateurs : le cumul des produits manufacturés dans le total des exportations et le cumul des produits de moyenne et haute technologie dans le total des exportations.

Selon tous ces critères et parmi les 60 pays du bas du classement de 122 marchés mondiaux, on retrouve beaucoup de pays africains dont le Sénégal qui a considérablement amélioré son rang en gagnant 18 places (de 81 à 63), devant des pays comme la Côte d’ivoire, le Pakistan, l’Arabie Saoudite, l’Egypte et même le Botswana. Si l’on en croît les rapporteurs, le Sénégal comme le Mozambique, ou encore la Côte d’ivoire, a accru ses exportations de produits manufacturés plus rapidement même que le MVA, même si on ne peut pas en dire autant pour ce qui est de ses exportations de produits primaires qui ont sensiblement chuté dans le total des exportations.

Ce qui est remarquable au vu du rapport, c’est le classement d’un Pma (Pays moins avancés) comme le Sénégal devant beaucoup de pays à économie intermédiaire.

C’est l’Asie de l’Est qui mène le monde en développement avec les quatre « tigres » qui continuent à dominer le classement. Toutefois, Hong Kong a chuté dans le classement de la compétitivité industrielle tandis que la Chine poursuit sa performance et se retrouve en 26ème position dans le classement 2005. Dans la région d’Asie du Sud, l’Inde mène, mais a perdu trois positions dans le classement mondial, en dépit de son important secteur des technologies de l’information et de l’électronique.

Et si l’Ethiopie est la lanterne rouge (122ème en 2000 et en 2005), Singapore (1ère) a pris la pôle position en 2005 et 2000, en termes de compétitivité.

Pertinent, mais…

Le rapport souligne les avantages liés à la production d’un seul composant au lieu de produire l’objet entier, ainsi que l’importance des sites industriels où sont concentrées plusieurs entreprises et où la productivité est plus élevée.

Dans un contexte de sévère crise économique mondiale, un certain nombre d’idées sont suggérées par l’Onudi pour aider les pays les plus pauvres et les pays à revenus moyens à croissance lente à se sortir de la pauvreté, en réalisant une croissance économique rapide et un développement durable grâce à une industrialisation qui crée de la valeur. Aussi, le rapport suggère-t-il de :

    * Aider les pays à produire plus de richesse grâce à une production intelligente en choisissant quels biens produire à destination du marché mondial ;

    * Soutenir les efforts de pénétration des marchés internationaux par les pays pauvres grâce à l’amélioration de leurs capacités d’exportation et au respect des standards internationaux de sécurité et de qualité ;

    * Identifier les politiques qui pourraient permettre l’obtention d’une croissance économique rapide ;

    * Proposer une nouvelle catégorie des Nations Unies pour les pays les moins développés industriellement qui pourrait être utilisée par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en matière de préférences commerciales pour l’exportation de biens fabriqués dans les pays pauvres ;

    * Recommander que les pays développés aident les pays les plus pauvres par des préférences commerciales temporaires qui les aideraient à mettre un pied dans le marché international ;

    * et enfin, préconiser un nouveau cadre aidant les pays les plus pauvres à utiliser les ouvertures commerciales par une approche plus ciblée.

En somme, il faut bien le dire, rien de bien nouveau sous les cieux même si la pertinence des ces recommandations est au demeurant avérée. Par ailleurs, si dans cinq ans, le rapport se base toujours sur les mêmes critères pour dresser son classement, il y a fort à craindre que le Sénégal retombera dans le classement car depuis 2005, les choses ont bien changé pour l’industrie sénégalaise.

Compétitivité, le maître mot

Comme l’a noté l’Onudi, il y a peu, le déclin de l’industrie africaine a commencé à s’inverser au milieu des années 1990, lorsque 36 pays ont obtenu des taux de croissance industrielle supérieurs à ceux de la première moitié de la décennie. D’après cet organisme des Nations Unies, cette évolution s’explique entre autres par la priorité qu’ont commencée à accorder les gouvernements africains à la compétitivité. Par le passé, les dirigeants pensaient que la compétitivité était en grande partie liée au niveau des salaires, aux taux de change et aux politiques macroéconomiques.

Aujourd’hui, l’ONUDI estime que l’infrastructure, la gouvernance, les qualifications et la technologie sont les quatre éléments influençant la compétitivité. Il est clair que la performance des entreprises et des industries joue un rôle fondamental dans la croissance économique. Aussi, ces quatre éléments dépendent, à divers degrés, des politiques et capacités de l’Etat. La compétitivité est moindre si les gouvernements ne maintiennent pas un régime de droit, ne garantissent pas la sécurité des particuliers et des investissements, ne protègent pas les droits de propriété intellectuelle ou ne fournissent pas une infrastructure, une formation, et des systèmes d’éducation et de santé adéquats.

Aujourd’hui, beaucoup de spécialistes africains déplorent le fait que le secteur industriel qui représenterait 27% du PIB de l’Uemoa, n’a pas enregistré de bouleversements majeurs en Afrique de l’Ouest, ces dix dernières années et dénoncent l’absence de données récentes sur le secteur industriel des huit pays membres de la zone économique commune (Uemoa). Récemment, en 2008, le Directeur de l’entreprise et de l’Industrie au niveau de la Commission de l’Uemoa convenait qu’ « il faut appuyer efficacement les entreprises de l’espace Uemoa en termes de compétitivité, dans un contexte ouvert et de vive concurrence. »

Des initiatives ont vu le jour et se poursuivent notamment avec le Programme régional de mise à niveau (Prmn) financé par la Commission de l’Uemoa et exécuté par l’Onudi et qui apporte un appui direct à 120 entreprises régionales relevant en majorité du secteur de l’agro-industrie, avec l’assistance de l’Onudi et des Brmn dans le cadre de la phase pilote. Un programme qui vise la relance de la production industrielle, la promotion de l’investissement et de l’emploi et l’amélioration de la compétitivité.

La quasi-totalité des pays qui se sont lancés dans les Etudes nationales de prospectives à long terme(Enplt) ont identifié la compétitivité comme une question stratégique clef, dans un contexte marqué par l’éclatement du bloc communiste, l’avancée significative de l’économie de marché et de l’idéologie libérale, la mondialisation des échanges qui touche les biens, les services, la technologie et les investissements, la constitution de blocs économiques et régionaux, entre autres.

Le paludisme au Sénégal

Le paludisme au Sénégal : La fin peut-être d’un mythe
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C’est en analysant l’évolution de la lutte contre le paludisme dans la trame complexe de la grande histoire, qu’on perçoit plus que jamais le sens de cette phrase d’André Gide : ‘C’est par la porte étroite de l’utopie qu’on entre dans la réalité bienfaisante’. En 2008, le Programme national de lutte contre le paludisme, après une enquête exhaustive menée dans l’ensemble du pays, notait que la morbidité palustre était passée en huit ans de plus d’un million de cas à 275 mille cas. Pour la première fois, on était sûr de se tromper en affirmant que le paludisme est la première cause de morbidité dans notre pays. Cet évènement d’une portée exceptionnelle, sous-tend bien des questions fondamentales pour les soins, la santé publique et les politiques officielles. Il s’inscrit dans un contexte où l’inadéquation entre les besoins sanitaires et les moyens humains, matériels et financiers appellent constamment les responsables du secteur de la Santé à une réflexion sur ses enjeux.
L’amélioration des indicateurs liés à cette affection nous offre aujourd’hui beaucoup de potentiel à des développements théoriques, notamment parce que le lien entre le social, le politique et le biologique est un lieu riche pour en produire. Un travail de réflexion et de mise en forme de toute cette expérience ainsi accumulée peut nous aider à élaborer un cadre de référence en fonction duquel la prévention contre les autres affections endémiques peut progresser.
Le paludisme est à la fois produit, support et enjeu. Produit parce que le vécu du paludisme est le fruit d’une longue socialisation et le résultat de toute une histoire. Il était le fardeau le mieux partagé dans le monde, puisque qu’il est venu à bout d’illustres hommes bâtisseurs d’empires comme Alexandre Le Grand. L’image d’un pays au climat délétère ‘tombeau de l’homme blanc’ est restée vivace, en souvenir des ravages causés par cette maladie parmi les premiers européens qui se sont aventurés dans les contrées sénégalaises. Beaucoup d’historiens progressistes contestent la responsabilité excessive dévolue à cette maladie dans la mortalité du corps expéditionnaire européen en Afrique, au détriment de la résistance. Il reste indissolublement lié dans notre pays au casque colonial.
Si le contexte épidémiologique a prédisposé nos sociétés au risque paludéen, l’histoire, la culture et la politique ont sans cesse modifié le cours de cette prédisposition par un certain type d’agencement de l’espace et une certaine configuration du champ social. Le paludisme est devenu un ennemi familier avec lequel les Sénégalais ont appris à coexister depuis des siècles ; ils ont appris finalement à s’en accommoder et malheureusement à le banaliser. Cela découle en grande partie, de l’existence d’éléments permanents de cultures qui reposent sur une conception de la bonne fortune pour laquelle, le malheur est presque improbable.
La lutte contre cette maladie constitue encore l’un des enjeux les plus importants de la politique sanitaire. Elle est au cœur d’un dialogue entre l’Etat, les professionnels de la santé, la communauté avec comme exigence éthique, l’affirmation de notre pays de ses capacités à faire des progrès. Il n’y a pas un gouvernement, une représentation populaire qui n’ait fait de la lutte contre cette parasitose une porte d’entrée, un levier d’action de sa politique (caravane croisade contre le paludisme, téléton, forum etc..). La manière dont cette maladie est souvent portée dans l’espace public et constituée en problème politique, est certes révélatrice d’enjeux importants liés à la santé publique mais aussi, de la structuration de la vie politique, beaucoup plus que de la réalité épidémiologique stricte telle qu’elle peut être objectivée par les indicateurs utilisés pour mesurer l’ampleur de la maladie. Aujourd’hui son plus grand ami est la pauvreté, et nous le savons, aux frontières de cette maladie, se joue aussi la question des inégalités sociales.
Le paludisme est un révélateur de la société, mettant à nu ses inégalités, ses faiblesses et ses divisions. Il enregistre et amplifie les secousses sociales. Dans notre société, il est ainsi apparu comme le support d’une exigence visant à obtenir un ordre égalitaire dans le fonctionnement des structures sociales. Cette affection a toujours, par ailleurs, révélé un énorme besoin des populations, à participer à travers des cadres de concertation originaux aux différentes activités du ministère de la Santé et de la Prévention. En dehors des souffrances éprouvées par les malades, le paludisme désorganise les structures économiques et sociales et peut freiner le développement des communautés touchées. Les lourdes pertes qu’impose cette maladie à l’économie, sont dues à l’accroissement des dépenses afférentes aux soins médicaux, à la perte de production due à l’incapacité de travail et à l’impact négatif de la maladie sur le flux touristique. Une récente étude a montré que le Pib de l’Afrique aurait été cette année supérieur de 100 milliards de dollars, si le paludisme avait été éliminé il y a de cela 30 ans.
Rappelons qu’en l’an 2000, le paludisme était responsable d’environ 6 000 décès dans notre pays, et rien n’indiquait un fléchissement de la tendance dans les dix années qui allaient suivre. Cette mortalité palustre présentait une configuration inédite de progrès sans précédent dans la médecine et d’impuissance à enrayer cette tragédie. Deux grands facteurs explicatifs, l’un économique, l’autre culturel, étaient déjà invoqués comme déterminants majeurs de cette mortalité. D’une part, le sous-développement entendu comme un manque cruel de moyens et de financements, responsable de toutes ces morts techniquement évitables dans d’autres contextes économiques. D’autre part, la culture locale. Culture en ce sens que des coutumes, des habitudes ou des représentations et pratiques populaires, voire l’ignorance des populations, dissuaderaient les malades de se rendre à temps dans les structures de santé.
Au niveau du ministère de la Santé et de la Prévention, nous considérions que cette mortalité n'était pas une fatalité inscrite dans un déterminisme historique inexorable. Nous étions convaincus qu'il nous appartenait de croire, individuellement et collectivement, en notre possibilité de faire en sorte que cette affection, à l’instar du ver de Guinée, de l’onchocercose, des filarioses lymphatiques, de la poliomyélite, ne soit plus un problème de santé publique. Nous avons élevé la réflexion à un niveau qui soit non seulement compatible avec l’urgence à l’époque liée à la réduction de la mortalité, mais aussi à un niveau qui soit compatible avec la complexité liée à cette affection. Il a fallu d’abord éviter l’écueil praticiste, qui consistait à trancher d’une seule lame un problème de santé qui par essence était multidimensionnel et complexe. Nous avons donc adopté une approche qui se voulait heuristique et paradigmatique. Heuristique parce que la lutte contre le paludisme comme pratique discursive procède avant tout d’une réflexion critique sur les actions menées et d’un souci de contrôle et de redressement des actions en cours. Elle opère et produit dans le champ de la praxis et ce champ n’est pas clos ; elle ne saurait exister indépendamment des pratiques sociales desquelles elle s’alimente et dans lesquelles elle intervient.
Avant 1980, le traitement de la maladie était relativement confortable, reposant sur des médicaments efficaces, bien tolérés, relativement complémentaires, permettant de développer des stratégies efficaces face à des situations variées. Parmi ces médicaments, nous avions la chloroquine pour les accès simples, médicament bien toléré, bon marché, accessible à toutes les bourses, et la quinine pour les accès pernicieux ; quinine dont la découverte grâce aux amérindiens constitua le vrai succès dans la lutte contre cette parasitose et peut être le seul durable. Cette pharmacopée antipaludique relativement stable et jugée idéale, a constitué pendant longtemps un oreiller sur lequel, malheureusement, nous nous sommes endormis. Du fait des génies épidémiologiques des hématozoaires et des vecteurs, mais aussi de la raréfaction des ressources financières, le bilan de la lutte contre cette affection ne cessait de se détériorer. On peut dire que la première tentative d’éradication contre cette affection a été le plus grand mirage des années 1960 et le plus grave échec de l’Oms.
Quant aux évolutions concernant la diminution de la sensibilité des parasites et des vecteurs constatées au Sénégal à partir des années 1980, elles se sont surtout caractérisées par la rapidité avec laquelle elles se sont produites, par leur complexité et leur indépendance. Nous passions alors de l’époque du ‘pouvoir choisir’ à l’époque du ‘devoir choisir’. En ce début du millénaire, il y eut quand même, un changement de perspectives avec l’avènement des combinaisons à base de dérivés d’artémisinine (Act). Ces derniers ont constitué une avancée décisive, puisqu’un traitement approprié à base d’Act permettait de guérir plus de 90 % des cas de paludisme. Les déceptions nées d'obstacles imprévus dans la réalisation des objectifs des plans successifs liés à cette maladie, ont amené l’Oms à redimensionner ses ambitions, à retarder les échéances, à en abandonner certaines, et à se replier sur de nouveaux concepts comme l'‘élimination’, moins radical, ou plus modeste encore, le ‘contrôle’, entendant par là l'abaissement de la prévalence d'une maladie au-dessous d'un certain seuil jugé tolérable. Ce changement contextuel nous a amené non seulement à redessiner nos habituels cadres d’interrogations, mais aussi à restructurer nos ambitions au niveau de notre pays.
Si pendant cette période, nous avons absorbé les stratégies génériques proposées par l’Oms, nous avons néanmoins opéré une réflexion critique. Nous étions conscients que la politique préconisée présentait des limites car les résultats attendus imposaient alors, un élargissement d’une part, au-delà du niveau national, car de plus en plus de variables telle que la disponibilité des Act se jouait au niveau mondial, d’autre part, au delà de la sphère de compétence du ministère de la santé, car beaucoup de décisions déterminantes pour la santé étaient prises et continuent à l’être par d’autres secteurs. C’est pour une large part de l’inefficacité de ces stratégies, que la lutte contre le paludisme a longtemps renvoyé l’écho. Les dogmes tranquilles des stratégies utilisées alors, étaient incompatibles avec l’urgence liée à la réduction de la mortalité palustre. Il a fallu battre en brèche certaines certitudes ancrées dans les esprits par une formation trop technicienne car en matière de paludisme, les certitudes d’aujourd’hui peuvent devenir des incertitudes de demain.
Professeur Oumar FAYE Directeur de La Santé

Mariages mixtes au Sénégal

Mariages mixtes au Sénégal

(à noter que M6 diffusera un reportage dans l'émission "66 minutes" le 6 mai prochain sur le tourisme sexuel à Saly)
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Amours, drames et mélodrame. En virée avec Saly-l’allumeuse : « l’Eldorado du sexe »
(à noter que M6 diffusera un reportage dans l'émission "66 minutes" le 6 mai prochain sur le tourisme sexuel à Saly)
Le ruban noir, long de 70 bornes, qui serpente de Dakar à Mbour déroule indéfiniment ses lacets. Au croisement de Mbour-Saly Portudal, un soleil estival profite de ses éclats pour chauffer le coin. Mbour-l’allumeuse ne s’assagit pas, ne s’assoupit jamais. Le décor de la cité délurée déroule des ombres bronzées, des autochtones complexés, des toubabs surexcités, portés par le vent du plaisir exotique, de jeunes filles aux rêves préconçus et de jeunes hommes aux dessins bodybuildés. Le patelin, pris dans le tourbillon de son effervescence caricaturale, cultive ostentatoirement son côté obscène. A Mbour, la « croisière » s’amuse plus que d’habitude ! Les belles villas bigarrées animent la route et se prolongent jusqu’aux rivages de la mer. Une sorte de Riviera où l’extravagance tapante détonne avec un cadre aux régénérations précaires. La petite côte se développe, grandit voluptueusement, laisse pousser bâtisses sur bâtisses et prend des allures d’ailleurs, avec ses masques grossissants qui singent Louga-la modou-modou. Toujours à l’heure des jouissances indécentes, Mbour, cité extravertie, se pare de toute sa sensualité pour charmer son monde de débauche, toubabs aux petits goûts et étrangers aux agréments suspects. Quel est le deal ? L’envers du décor de cette station balnéaire aux excentricités légendaires ?
L’écriteau imagé « l’Eldorado du sexe » aurait pu souhaiter la bienvenue aux âmes sensuelles, en exil calculé. Mbour s’est muée inexorablement en une cité « aux délices béates ». Le coin a gagné, depuis, ses galons de sulfureuse retraite, carte postale délirante aux couleurs illusionnées. La réputation de Mbour-Saly-Portudal s’en est trouvée écornée. Derrière le beau décor, les sourires de façade, les langues se délient et le peuple de Mbour rouvre les yeux sur le « spectacle » dégradant ? Babacar Sy, directeur de l’exploitation de la Société d’aménagement de la petite côte (Sapco) : « Le tourisme sexuel ternit l’image de cette belle cité qui n’est pas loin des grandes villes touristiques du monde sur les plans structural et architectural. » Son constat est celui d’un entrepreneur qui porte un regard détaché sur sa cité : « Les problèmes entre couples sont récurrents mais c’est soit la gendarmerie, soit la justice qui s’occupe de ce genre de dossiers. »
Dans cette localité au train de vie suspicieux, personne n’ignore que ces couples en noir et blanc ne sont que le reflet d’un commerce sexuel aux relents dépravants. Un élément de la brigade spéciale de Saly : « Très souvent, des couples viennent exposer des différends dus à des incompréhensions. Mais nous privilégions le dialogue pour les réconcilier. A défaut, on les renvoie devant la justice. Le problème de ces couples est compliqué. Vous ne pouvez pas savoir qui a tort ou, qui a raison. »
Le cliché raccord, de vieux touristes Européens courtisant des jeunes filles et garçons mbourois ayant l’âge de leurs petits-fils, est une réalité qui fait partie de l’imaginaire de Saly. Ces occidentaux débarquent à Saly par milliers avec leurs euros, bien ou mal acquis, pour satisfaire leurs vices et caprices et jouir de leur supposé confort pour tromper un peuple floué par le mythe du blanc. Le rapport est pathétique, les désillusions maquillées. Mais ces touristes en quête de sensations fortes viennent le plus souvent avec de mauvais sentiments, des envies d’évasion exotique derrière les sourires de façade. Et dans leur esprit, une seule idée : vivre pleinement le sexe.
Hommes ou femmes, il est facile pour ce genre de touristes ,friands d’obscénités, de laisser libre cours à tous leurs vices d’occidentaux. Car à Saly, sur la Petite Côte, comme presque partout au Sénégal, ce sont garçons et filles qui viennent à la rencontre de ces toubabs. Une cour de mixité qui fait qu’en « haute saison » (Décembre-Janvier-Février-Mars), période pendant laquelle les touristes pullulent à Saly, l’enchère monte autour de cette pratique d’un autre nom et chose malheureuse, ces adolescents n’ont d’yeux que pour la bourse des Européens. Jacques Ibrahima Sy, superviseur à l’agence de gardiennage « Sécurité Plus » : « Pendant cette période, un Sénégalais n’a aucune chance d’avoir une fille, ne serait-ce que pour une brindille de discussion. »

27/04/2009

Le Sénégal annule sa décision de reprise de la gestion de ses aéroports

Le Sénégal annule sa décision de reprise de la gestion de ses aéroports
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Le gouvernement du Sénégal a annulé la décision, prise il y a un an, de reprendre la collecte des redevances aéroportuaires à la suite de divergences avec l'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), a rapporté, dimanche, la radio privée dakaroise (RFM) citant un communiqué du ministère des Infrastructures, de l'Equipement, des Transports aériens et des Télécommunications.

La décision d'annulation de la mesure prend effet à partir du 10 mai 2008, date à laquelle le Sénégal avait officiellement repris la gestion technique et commerciale de l'Aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar et des aérodromes nationaux.

L'utilisation des redevances d'atterrissage et de balisage jusqu'ici collectées par Dakar et reversées à l'ASECNA et évaluées à environ 46 milliards de francs CFA (92 millions de dollars US) par an, a été à l'origine de divergences entre le gouvernement du Sénégal et l'organisation chargée de la sécurité de la navigation aérienne en Afrique.

L'ancien ministre des Transports aériens et de l'Artisanat, Farba Senghor, avait déclaré le 9 mai dernier, à la suite d'une réunion avortée avec le directeur général de l'ASECNA, Youssouf Mahamat, et le président du Conseil d'administration, Jacques Courbain, que "l'Etat du Sénégal va percevoir pour son compte toutes les recettes liées à l'atterrissage et au balisage" qui étaient jusque-là collectées par Dakar et reversées à l'Asecna pour l'ensemble des Etats membres de cette organisation.

Dakar avait annoncé son départ de l'Asecna en novembre 2007 en invoquant "un manque de transparence" sur la gestion des ressources financières de l'agence et un "déficit d'investissement" au niveau des installations aéroportuaires du Sénégal.

Il avait ensuite suspendu sa décision de retrait à un audit dont le rapport final avait été également contesté par l'ancien ministre, Farba Senghor.

Le Sénégal avait alors dénoncé en mai 2008 le contrat en vigueur depuis 1987 qui le liait à l'Asecna et qui donnait la gestion des aéroports et aérodromes sénégalais à cette organisation.

Fondée en 1959, l'Asecna, dans laquelle sont associés 17 pays africains et la France, est chargée du contrôle de la circulation, du guidage des avions et de la transmission des informations dans un espace aérien de 16 millions de km2.

Grâce accordée à la presse Sénégalaise

Le président sénégalais accorde la grâce au journaliste El Malick Seck
presse

Le journaliste sénégalais, El Malick Seck, directeur de publication du quotidien 24 Heures Chrono a été libéré vendredi soir à Dakar, rapportent samedi plusieurs quotidiens sénégalais.
Il a été condamné en septembre dernier à trois ans de prison ferme pour "diffusion de fausses nouvelles, offense au chef de l'Etat, manœuvres de nature à troubler l'ordre public, injures publiques et recel de documents administratifs".
M. Seck avait publié un article mettant en cause le président sénégalais, Abdoulaye Wade, et son fils, Karim, dans une affaire de blanchiment d'argent provenant du casse de l'Agence de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) de Korogho, en Côte d'Ivoire, en 2003.
Son journal avait fait l'objet d'une suspension de trois mois avant de réapparaître dans les kiosques.
S'exprimant à sa sortie de prison, le journaliste a remercié le président Wade pour lui avoir accordé sa grâce.
Le président Wade a également gracié vendredi soir 12 personnes qui avaient été condamnées à des peines de cinq à six ans de prison pour avoir saccagé, le 17 août dernier, les locaux des quotidiens privés L'AS et 24 Heures Chrono.

Saga air Sénégal


Plusieurs articles concernant l'arrêt d'Air Sénégal:

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Air Sénégal International a arrêté tous ses vols

La compagnie aérienne Air Sénégal International (ASI), détenue à 51% par Royal Air Maroc (RAM), "a cessé d'opérer et a dû arrêter tous ses vols", a indiqué vendredi la compagnie marocaine dans un communiqué.
"Depuis plusieurs semaines, Royal Air Maroc n'a cessé d'alerter ses co-actionnaires sénégalais sur les risques d'arrêt des activités d'Air Sénégal International. Aujourd'hui, Air Sénégal International a cessé d'opérer et a dû arrêter tous ses vols", selon le texte reçu par l'AFP.
"Cette fin d'exploitation est la conséquence inévitable de la situation créée par la partie sénégalaise qui a pris, malgré les multiples mises en garde de Royal Air Maroc, des décisions qui ont nui à l'existence même de sa compagnie nationale", assure le texte.
"La direction générale d'Air Sénégal a arrêté l'exploitation, tous les vols ont été annulés, la décision a été prise dans la nuit", a précisé à l'AFP un syndicaliste sous couvert de l'anonymat. L'annulation des vols a également été confirmée par une grande agence de voyages de Dakar.
Royal Air Maroc et l'Etat du Sénégal sont en conflit ouvert depuis près de deux ans sur la gestion de leur filiale commune Air Sénégal International, qui a été créée à la fin de l'année 2000 avec un capital détenu à 51% par la RAM et 49% par l'Etat du Sénégal.
La crise s'est aggravée début avril à la suite d'une décision d'un tribunal sénégalais interdisant à Royal Air Maroc de se retirer de la gestion d'Air Sénégal. La RAM avait fait appel.
Air Sénégal était la plus importante compagnie aérienne d'Afrique de l'Ouest.
Vols annulés d'Air Sénégal: un demi-millier de passagers bloqués
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Quelque 500 passagers de la compagnie Air Sénégal International (ASI), dont tous les vols ont été annulés vendredi suite à des problèmes financiers, sont "bloqués", notamment à Dakar et Paris, a-t-on appris auprès de la compagnie.
Un total de 274 passagers sont bloqués vendredi à Dakar dont 169 en partance pour Paris, 36 pour Bissau, 39 pour Banjul et 30 pour Nouakchott, selon des chiffres obtenus auprès de la compagnie.
Les avions en partance de Dakar devaient au retour ramener 99 passagers de Paris, 49 de Bissau, 46 de Banjul, et 30 de Nouakchott, soit un total de 224 personnes.
Le nombre total de passagers bloqués à Dakar, Paris, Banjul, Bissau et Nouakchott est ainsi de 498, selon un décompte fait par l'AFP à partir de chiffres fournis par une source à la direction commerciale de la compagnie contrôlée à 51% par Royal Air Maroc (RAM) et 49% par l'Etat sénégalais.
"Tous ces passagers sont bloqués dans les aéroports où ils se trouvent. Nous n'avons pas de possibilité de les acheminer. Nous comptes sont bloqués et les (autres) compagnies exigent d'être payées cash (comptant) pour les transporter", a déclaré à l'AFP une source à la direction commerciale d'ASI.
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Air Sénégal international a cessé d'opérer
RAM maintient sa feuille de route pour un désengagement concerté
     
Après tant de tergiversations, il semble que l'Etat sénégalais soit décidé à arrêter l'activité de la compagnie Air Sénégal international (ASI) qu'il détient à hauteur de 49% contre 51% entre les mains de Royal Air Maroc (RAM).
 
    Tous les vols sont aujourd'hui arrêtés. Mais « depuis plusieurs semaines, RAM n'a cessé d'alerter ses co-actionnaires sénégalais sur les risques d'arrêt des activités d'ASI», selon un communiqué de RAM qui nous est parvenu. « Cette fin d'exploitation est la conséquence inévitable de la situation créée par la partie sénégalaise qui a pris, malgré les multiples mises en garde de RAM, des décisions qui ont nui à l'existence même de sa compagnie nationale, à l'emploi du personnel et aux facilités de déplacement de ses passagers», assure le texte. Toujours selon la RAM, l'Etat du Sénégal a adopté depuis 2004 une attitude inexplicable d'animosité déclarée envers ASI. «Cette hostilité s'était déjà manifestée à l'époque par le retrait de l'activité d'assistance au sol attribué par le pacte d'actionnaires à ASI et, même, par l'interdiction signifiée à ASI de pouvoir fournir cette assistance à d'autres compagnies». Pour mémoire, RAM et l'Etat du Sénégal sont en conflit ouvert depuis un an et demi sur la gestion de leur filiale commune ASI, qui a été créée à la fin de l'année 2000.
Cela a commencé en octobre 2007, lorsque l'Etat du Sénégal a décidé de manière unilatérale de prendre le contrôle de sa compagnie nationale. Une décision toujours non concrétisée, mais dont les effets sont négatifs. «La répétition régulière et périodique de ces annonces de reprise tout au long de l'année 2008, avec une date ultime que l'Etat du Sénégal avait fixée à janvier 2009, a induit pour Air Sénégal International une navigation à vue sans aucune visibilité, préjudiciable à ses équilibres économiques et à sa crédibilité», indique le texte
de RAM. C'est ainsi que l'Assemblée générale des actionnaires d'ASI a pris acte, en novembre 2007, de la décision de la partie sénégalaise de prendre seule en charge l'intégralité de la recapitalisation de la société, la non concrétisation de cette opération, plus d'un an et demi après. Une décision, selon le management de RAM qui a empêché la recherche d'une autre solution d'apport en capitaux frais et qui se pointe d'ailleurs derrière le déficit actuel de trésorerie. Une autre décision jugée comme hostile aux intérêts de RAM. Il s'agit de l'éviction de l'opération pèlerinage 1429 H (année 2008).
Après qu'ASI ait pris toutes les mesures pour la mise en œuvre de l'organisation du transport des pèlerins, elle a été surprise par la décision des Autorités sénégalaises de lui retirer cette opération sans motif et sans préavis pour la confier à une agence de voyage. «Cette éviction abusive et inexplicable a fait subir à ASI International un préjudice financier très lourd qui a fragilisé davantage sa situation financière. Plus encore, elle a entamé sa crédibilité vis-à-vis de son personnel, de sa clientèle et de ses partenaires qui ont interprété cette attitude comme un acte de défiance de la part des autorités sénégalaises envers leur Compagnie nationale, et ont même pu se poser des questions sur le sérieux de l'entreprise». Une situation aggravée par une décision relative à l'engagement de procédures judiciaires par l'Etat du Sénégal, et en particulier la saisie des comptes d'ASI par l'AIBD (l'Aéroport International Blaise Diagne) au titre du paiement de la RDIA (taxes aéroportuaires), a provoqué la réticence des loueurs d'avions, réduisant ainsi la flotte à deux appareils.
«Cette saisie a également empêché la compagnie de payer les fournisseurs, la menant inexorablement vers la situation actuelle de cessation de paiement», précise le communiqué de RAM. D'où un déficit de la trésorerie qui a été impacté par le non paiement par l'Etat du Sénégal de ses dettes vis-à-vis d'ASI. Elles se rapportent notamment à des affrètements pour le compte de l'Etat du Sénégal pour un montant de 2,5 millions d'euros, à des excédents de TVA perçus par l'Etat du Sénégal pour 1,5 million d'euros ainsi qu'au remboursement du préjudice subi par ASI du fait de son éviction de la dernière opération pèlerinage. «Les pouvoirs publics sénégalais ont ainsi pris la compagnie en tenaille entre la saisie des comptes pour non acquittement des taxes et le non paiement de leurs propres dettes vis-à-vis d'Air Sénégal International», a stipulé le texte du communiqué.
Devant un tel tableau, RAM avait proposé, en mars 2009, un projet de protocole d'accord comportant des propositions permettant d'assurer la survie d'ASI. Seulement, le partenaire sénégalais a non seulement opposé un silence absolu sur ce projet, mais a privilégié la voie de la confrontation judiciaire à la recherche du dialogue. Une position qui ne fait que mettre en péril l'emploi de plus de 500 salariés.
Partenariat décevant
RAM, en dépit de tout, ne cherche pas à couper court à un partenariat qu'elle juge décevant, mais maintient sa proposition de feuille de route pour un désengagement progressif et concerté et la présentera à nouveau devant la Commission mixte Etat du Sénégal-RAM qui vient enfin d'être convoquée par la Partie sénégalaise pour le mercredi 29 avril 2009.
Cette proposition constitue, selon RAM, la seule plate-forme de concertation susceptible d'aboutir grâce aux efforts coordonnés des actionnaires d'Air Sénégal International. Son application permettrait le redémarrage rapide des activités de la Compagnie et la préservation des emplois de son personnel. Le désengagement programmé, concerté et progressif de RAM devrait permettre la concrétisation de la volonté de l'Etat du Sénégal de prendre le contrôle de sa Compagnie nationale dans les meilleures conditions, tout en garantissant la survie et le développement d'ASI.
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Arrêt des vols d'Air Sénégal : 500 pax sur le tarmac, vendredi
On s’attendait plus ou moins à une catastrophe de ce type tout en comptant sur le mince espoir que les deux actionnaires, l’Etat sénégalais et Royal Air Maroc parviennent à s’accorder sur la dette de quatre millions d’euros que les deux se réclament mutuellement.
Il n’empêche que la journée de vendredi a été rude pour les voyageurs comme pour les agences cherchant une solution de remplacement pour leurs clients. Une veille de week-end et, qui plus est, un week-end de retour de vacances, il y a mieux pour trouver de la place !
Alors que Royal Air Maroc annonçait, dès le début de l’après-midi, l’arrêt de tous les vols de sa filiale sénégalaise, les agences de voyages françaises ont reçu un avis de la compagnie beaucoup plus tard.
« Nous avons reçu à 16h45 un avis d’ASI nous indiquant l’arrêt des vols et nous demandant de reprotéger les clients sur d’autres compagnies pour la période du 25 avril au 10 mai. La compagnie s’est engagée à rembourser tous les billets émis », indiquait-on chez Go Voyages.
Sséance de travail le 29 avril
« A Dakar, c’est la compagnie qui s’est engagée à gérer les clients en partance pour Paris, selon les disponibilités ». Il n’empêche qu’il y avait à gérer 274 pax sur le tarmac vendredi après-midi à Dakar et 224 pax à Paris. Sans parler des solutions de remplacement à trouver pour les jours suivants….
Même si le conflit entre les deux actionnaires devenait de plus en plus inextricable au fil des mois sur fond de dettes réciproques, le dernier Boeing 737 de la flotte continuait à opérer la liaison entre Paris et Dakar, les deux autres 737 loués par la RAM à ASI ayant été repris par la compagnie marocaine.
Après le conseil d’administration de la semaine dernière qui n’a abouti à aucune solution, cet ultime coup de force de la Ram pour débloquer la situation va-t-il porter ses fruits ?
Il aura au moins eu l’effet de faire réagir le ministre des Transports sénégalais qui convoque tout le monde pour une séance de travail le 29 avril.
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 Levée de la saisie des comptes d'Air Sénégal
DAKAR - La saisie des comptes d'Air Sénégal International, dont les avions sont cloués au sol depuis vendredi en raison de difficultés financières, a été levée à la demande du plaignant, l'Aéroport international Blaise Diagne (AIBD), a-t-on appris lundi auprès de l'AIBD.
L'AIBD "a décidé de donner mainlevée pleine et entière de la saisie effectuée sur les comptes d'Air Sénégal International", détenue à 51% par Royal Air Maroc (RAM), selon un communiqué transmis lundi à l'AFP.
Cette décision intervient à la suite d'un "acompte effectué par Air Sénégal sur les sommes dues au titre" des redevances aériennes qui auraient dû être versées à l'AIBD afin de financer le nouvel aéroport international Blaise Diagne, situé à une trentaine de kilomètres à l'est de Dakar, selon le texte.
L'AIBD fait également état de l'"engagement d'Air Sénégal d'arrêter, et d'un commun accord, les modalités de paiement du reliquat", ajoute le communiqué.
Le nouvel Aéroport international Blaise Diagne, dont les travaux ont récemment débuté près de Dakar, avait annoncé la semaine dernière avoir entamé une procédure de recouvrement judiciaire ayant abouti à la saisie des comptes d'Air Sénégal, à la suite du non paiement de redevances aéroportuaires.
La saisie des comptes d'Air Sénégal avait aggravé la crise que traverse la société, la contraignant à annuler depuis vendredi tous ses vols, faisant ainsi planer la menace d'un dépôt de bilan sur une des plus importantes compagnies aériennes d'Afrique de l'Ouest.
Air Sénégal avait été créée à la fin de l'année 2000 avec un capital détenu à 51% par la RAM et 49% par l'Etat du Sénégal. Florissante au début des années 2000, elle avait même été déclarée compagnie aérienne africaine de l'année en 2003.
Mais fin 2007, Dakar avait annoncé son intention de prendre le contrôle de la société en reprochant à la RAM d'avoir mal géré l'entreprise.
Aucun repreneur n'avait toutefois été trouvé et début avril la justice sénégalaise a interdit à la RAM de se retirer de la gestion d'Air Sénégal, aggravant encore la crise entre l'Etat du Sénégal et la compagnie marocaine.
Royal Air Maroc, très critique envers le Sénégal, affirme de son côté maintenir "sa proposition de feuille de route pour un désengagement progressif et concerté" et la présentera à nouveau devant la Commission mixte Etat du Sénégal - Royal Air Maroc qui doit se tenir le 29 avril à Dakar.
Le gouvernement sénégalais n'avait toujours pas réagi lundi aux derniers développements de la crise. Au ministère sénégalais des Transports, on restait toutefois optimiste: "Nous sommes dans une dynamique de reprise, nous sommes toujours dans de bonnes dispositions", a-t-on indiqué.
Mais une assemblée générale des travailleurs de la compagnie, inquiets pour la sauvegarde des 500 emplois, s'est ouverte lundi après-midi à Dakar.

16/04/2009

L'UE donne 135 millions d'€ au Sénégal

L'UE donne 135 millions d'€ au Sénégal
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L'Union européenne (UE) a accordé au Sénégal un don de près de 135 millions d'euros pour un appui budgétaire ainsi que le financement de projets d'assainissement et de réhabilitation de routes, a-t-on appris aujourd'hui auprès de la délégation de l'UE à Dakar.
Trois conventions de financement d'un montant total de 88,2 milliards de francs CFA (134,5 MEUR) ont été signées mercredi par le chef de la délégation de l'UE à Dakar, Gilles Hervio, et le ministre sénégalais de l'Economie et des finances, Abdoulaye Diop, selon des documents transmis jeudi à l'AFP.
Il s'agit de financer un appui budgétaire de 49 milliards de francs CFA (75 MEUR) dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, ainsi que la réhabilitation de routes dans le nord du pays, pour un montant de 36,7 milliards francs CFA (56 MEUR).
Par ailleurs, l'Office national de l'assainissement du Sénégal (Onas) va bénéficier d'un appui institutionnel à hauteur de 2,3 milliards francs CFA (3,5 MEUR). Il est prévu que cette société publique se dote de "matériel informatique, de logiciels professionnels et d'équipements d'exploitation".
Ces financements sont des "dons", a déclaré à l'AFP une source à la délégation de l'UE.
L'année 2008 a été mauvaise pour le Sénégal, avec une chute de la croissance à 2,5%, mais 2009 s'annonce également difficile, avec le ralentissement économique, la baisse attendue des transferts des émigrés et une très lourde dette intérieure à apurer.

Centre pour enfants défavorisé à Saly Joseph

ENFANTS DÉFAVORISES : Bientôt un centre pour l’éducation et le sport à Mbour
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Un centre éducatif et sportif dénommé « Sos Gazelles » sera bientôt édifié à Saly Joseph, non loin de Mbour, pour venir en aide à des enfants défavorisés. Le projet est porté par des sportifs professionnels dont Salif Diao.
Un centre dénommé « Sos Gazelles », versant dans la solidarité et l’entraide, est en gestation à Mbour. Cette structure, qui a déjà organisé un parcours du cœur à Saly et appuyé la case de santé du village pour des soins gratuits pour tous, se lance dans ce nouveau projet qui vise à redonner l’espoir à des enfants de milieux défavorisés dans le département. La présidente de « Sos gazelles », Véronique Chaplain, décrit sa structure et son objectif : « La vie est souvent difficile, il y a des moments où on perd l’espoir et la vie renaît. Et pour moi, le centre Sos gazelles signifie que quand y a la vie y a de l’espoir. Il faut donner cette lumière à ces enfants qui sont autour de nous ; nous sommes des relais pour les enfants et nous devons leur apprendre à grandir et à être autonomes, mais pour cela il faut qu’on leur mette le pied à l’étrier ».

Le week-end dernier, à Saly, s’est déroulée la journée de lancement du projet qui bénéficie de soutiens de taille, à l’image des footballeurs Salif Diao et Mamadou Diallo, du lutteur Bazooka, de l’actrice Virginie Ledoyen, etc. Ils ont tous promis d’œuvrer pour la bonne cause en donnant de leurs efforts pour le rayonnement de ce futur centre qui sera édifié à Saly Joseph. Sur le plan sportif, le centre disposera d’un terrain multisport pour des sports collectifs, un terrain de football, un espace de lutte. Ce volet sport ne devrait certainement pas aussi souffrir de soutiens d’autant que quatre parrains qui sont des sportifs ont décidé eux-mêmes de payer le matériel. L’aspect éducatif sera aussi bien fourni avec la réalisation de deux salles polyvalentes, une destinée à l’initiation à l’informatique, à la culture, à la lecture, etc., et l’autre aux ateliers de couture, de dessins. Les plans de ce futur centre sont déjà faits et le budget de réalisation réuni au trois quart. Mais il manque encore une petite pierre à l’édifice qui est attendue des bonnes volontés.
Adama MBODJ

Appel à l'aide pour des gosses footballeurs au Sénégal

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Aide de l'Inde au Sénégal

250 milliards cfa de l’INDE au SENEGAL : 7,5 milliards cfa pour les chemins de fer
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Le Petit train de banlieue va bénéficier d’un véritable lifting, avec l’aboutissement du projet de réhabilitation de la ligne Dakar-Thiès qui vient de bénéficier d’une ligne de crédit de 7,5 milliards FCfa.
L’accord signé en Inde est l’aboutissement d’un projet ambitieux qui s’est concrétisé lors de la visite d’une délégation du ministère sénégalais des Infrastructures, des Transports terrestres et des Transports aériens, en début avril. Le crédit négocié va ainsi permettre de doter Ptb sa des équipements nécessaires au renforcement de la ligne qu’elle exploite sur le réseau de Transrail, jusqu’ici pour des navettes entre Dakar et sa proche banlieue, afin d’acheminer les « commuters » de Rufisque, Yeumbeul, Thiaroye et Pikine, vers leur lieu de travail et retour. Aux derniers chiffres fournis par le pionnier et directeur Abdoulaye Lô, ce sont chaque jour plus de 25.000 voyageurs qui sont ainsi convoyés dans des conditions limites, en raison d’une demande sans cesse croissante. En effet, celle-ci est estimée à plus de 75.000 passagers jours, sans compter ceux qui viendraient s’y ajouter si une jonction était assurée vers Guédiawaye et les Parcelles Assainies. Mieux, si la ligne était prolongée comme le veut l’ambition déclinée aujourd’hui par les autorités, les villes et bourgs sur l’axe Dakar-Thiès pourraient être desservis. Selon le communiqué parvenu à la rédaction, l’accord qui vient d’être signé entre les deux pays portant sur une ligne de crédit à la Bidc de la Cedeao va servir à l’acquisition de 4 rames réversibles, d’équipements et de pièces de rechange destinés à l’exploitation du trafic voyageur sur l’axe ferroviaire Dakar-Thiès. Sur le financement de 250 millions de dollars, les 15 millions (7,5 milliards Cfa) disponibles pour le chemin de fer se répartissent entre la société Rites Limited (11.496.000 $ US) pour l’acquisition des rames réversibles et la Société Angélique International Limited (2.260.000 $ US) pour l’acquisition d’équipements et de pièces de rechange, le tout au profit de Ptb sa. Cet accord devrait permettre de renforcer l’exploitation de la ligne desservant la banlieue et de réaliser l’ambition de son prolongement jusqu’à Thiès. Le projet a été conduit en relation avec la Direction centrale des marchés publics (Dcmp) pour le respect des dispositions du Code des Marchés publics sénégalais. Ainsi, de la Régie des chemins de fer du Sénégal (Rcfs), dans les années 50, à la Société nationale des chemins de fer du Sénégal (Sncs), trente ans plus tard, puis à la concession à Transrail, le chemin de fer sénégalais va sans doute pouvoir souffler, en attendant la réalisation des nombreux autres projets en voie, comme le chemin de fer de la Falémé vers Sendou, la ligne Dakar-Ziguinchor, entres autres.
Fara SAMBE

15/04/2009

Le Sénégal bientôt autonome en riz

Le Sénégal n'importera plus un seul grain de riz en 2012
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Le Sénégal, durement frappé par la crise alimentaire en 2008, développe sa riziculture et vise l'autosuffisance de ce produit agricole d'ici 2012.   
Le Sénégal a consommé 800.000 tonnes de riz l'an dernier, dont 75% ont été importées de Thaïlande. En 2012, le Sénégal a pour objectif de ne plus importer aucun grain de riz. « Depuis 50 ans, nous essayons de nous libérer de la tyrannie des importations de riz. Aucun gouvernement n'y est parvenu. Mais depuis deux ans, le Sénégal s'est engagé et marche vers l'autosuffisance en riz », affirme le ministre sénégalais de l'Agriculture, Amath Sall.
Les autorités de ce pays sahélien ont lancé en avril 2008 une politique baptisée « la Grande offensive agricole pour la nourriture et l'abondance (Goana) » qui vise l'autosuffisance alimentaire. Pour le riz, les objectifs de ce programme auraient été atteints à 94% en 2008, selon un responsable de la Société d'aménagement des terres du Delta du Fleuve Sénégal (Saed). « Nous avons réalisé 512.000 tonnes de riz paddy (non décortiqué), soit 332.000 tonnes de riz blanc, couvrant ainsi 40% des besoins nationaux », affirme-t-il.
Les bilans officiels de la Goana sont cependant contestés par des organisations de producteurs et des spécialistes de l'agriculture. Le Sénégal vise une production de 623.000 tonnes de riz pour 2010, et d'un million de tonnes pour 2012. Le gouvernement devrait également mettre en place, dès 2009, un dispositif de protection pour le riz local contre la concurrence étrangère.
La hausse des prix du riz produit en Asie a durement atteint le Sénégal en 2008. Le pays avait connu une pénurie de riz brisé parfumé asiatique pendant plusieurs mois, privant ainsi les Sénégalais les plus pauvres du traditionnel « Teboudienne » (riz au poisson).

14/04/2009

Record de récoltes de riz au Sénégal

Vallée du Fleuve Sénégal : 350.000 tonnes de riz paddy récoltées en 2008
riz

Les agriculteurs de la Vallée du fleuve Sénégal ont récolté 350.000 tonnes de riz paddy soit 220.000 tonnes de riz blanc, révèle "Valinfos’’ le bulletin d’informations générales de la Société d’aménagement et d’exploitation des terres du Delta du Fleuve Sénégal et de la Falémé (SAED).
’’Pour la campagne de saison chaude 2008, la production enregistré était de 100 00 tonnes. Ainsi, le cumul a permis de mettre sur le marché national 350.000 tonnes de paddy soit l’équivalent de 220.000 tonnes de riz blanc", écrit "Valinfos" dans un numéro spécial consacré à la Grande offensive nationale pour l’agriculture pour l’alimentation et l’abondance (GOANA).
’’Jamais de mémoire d’agriculture dans la Vallée du Fleuve Sénégal, autant de records n’ont été battus en l’espace d’un an’’, note le bulletin d’informations de la SAED distribué en marge de la 10-éme édition de a FIARA.
La Société d’aménagement et d’exploitation des terres du Delta du Fleuve Sénégal et de la Falémé a réalisé en 2008 d’importants travaux d’entretien sur les principaux axes hydrauliques du Delta et du Fleuve Sénégal, pour un montant total de 651 millions de francs CFA, souligne ’’Valinfos".

L'épouse de Karim Wade inhumée à Dakar

Aida Marème Karine Wade enterrée jeudi à Yoff

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Discrète et inconnue des sénégalais, l’épouse de Karim Wade décédée vendredi dernier à Paris sera inhumée à Dakar. Selon les proches de son mari, la défunte s’était convertie à l’Islam. Elle laisse derrière elle 3 trois filles. L’aînée est âgée de 8 ans.
Aida Marène Karine Wade sera enterrée jeudi après midi au cimetière musulman de Yoff à Dakar. La levée du corps de l’épouse de Karim Wade qui s’était convertie, de sources sûres, à l’Islam en 2002, se fera le même jour à l’hôpital principal. Selon nos informations, c’est le marabout Sérigne Abdou Khadre Basse qui l’avait aidée à embrasser la religion musulmane. Depuis, soulignent des sources proches du couple, Karine Wade souffrait d’un cancer et avait demandé à être enterrée au Sénégal quand elle ne sera plus de ce monde.
Ce mercredi une levée du corps est prévue à Paris à la maison funéraire à 10 heures au boulevard Menilmontant. La dépouille mortelle sera acheminée à Dakar par la Pointe de Sangomar, l’avion présidentiel.
L’ancien premier ministre Moustapha Niasse, Amath Dansokho et Alpha Condé ont présenté ce lundi à Paris leurs condoléances à Karim Wade. Joint au téléphone, Amath Dansokho souligne que les enfants du Président Abdoulaye Wade ont beaucoup d’affection pour lui :"Les enfants d’Abdoulaye wade m’aiment bien. Ce sont des sentiments normaux, mais cela n’a rien à voir avec le projet monarchique de leur père. Ce qu’il veut faire est contraire aux règles républicaines et je ne suis pas d’accord".
Aida Marème Karine Wade était âgée de 36 ans. Karim Wade l’a connue pendant ses études à Paris.

12/04/2009

Tourisme en Afrique de l'ouest

Afrique de l'ouest et tourisme : du Sénégal au Mali en passant par le Sahara
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Envisager un voyage en Afrique revient toujours à penser à la destination ouest-africaine. Ces dernières années, si on s'en tient aux chiffres donnés par divers organismes, l'Afrique de l'ouest a connu une croissance soutenue en matière de fréquentation touristique. Le Sénégal est au premier rang du secteur, et le succès de ce pays surtout dans le tourisme balnéaire ne s'est jamais démenti.
Un ensoleillement toute l'année, plus de 500 km de plage et le charme de ses grandes villes classées au patrimoine mondial par l'Unesco, font du Sénégal l'un des pays les plus visités de la sous région. D'ailleurs, le Sénégal revoit toute possibilité de faire prospérer les autres variantes du tourisme local. Dans le passé, les touristes débarquaient dans le pays pour admirer son littoral, découvrir les villes de Casamance, de Thiès, de Saint-Louis ou simplement déambuler à travers les rues de Dakar. De nombreux voyagistes, la plupart français, comme le Club Med et sa filiale Jet Tours, Nouvelles Frontières, Rev'Vacance et le groupe Accor proposent d'autres activités touristiques à pratiquer, non seulement au Sénégal mais aussi dans les autres pays de la région. C'est ainsi que le Sénégal reste une première étape avant de visiter la Côte d'Ivoire, la Mauritanie, la Gambie, le Burkina Faso, le Cap Vert, le Ghana, la Sierra Leone, le Niger ou le Mali. Un des nombreux avantages de la destination est qu'on peut y faire du tourisme dans le désert, de la découverte ou de l'évasion.
Tous ces pays ont des potentialités à revendre, c'est ainsi que le Mali met en valeur ses 1 240 000 km² en vantant ses richesses naturelles et culturelles. Les petits pays du golfe de Guinée ne sont pas en reste et continuent à rentabiliser leurs plages. Pour l'instant, le tourisme en Afrique de l'ouest n'atteint pas l'affluence de haute saison des pays du Maghreb comme la Tunisie, le Maroc et l'Algérie.
Plusieurs intervenants du secteur tourisme se posent déjà des questions sur le revers d'une fréquentation soutenue dans la région. Quelques gouvernements ainsi que des organisations non gouvernementales tirent la sonnette d'alarme face aux éventuels désastres liés au développement du tourisme de masse. Des appels se font entendre pour instaurer un tourisme plus respectueux des valeurs culturelles et de l'environnement. L'essor du tourisme de ces dernières années incite des réflexions puisque des signes de dégradation apparaissent d'année en année. Les questions liées aux chiffres d'affaires doivent être reléguées au second plan, et il faut trouver les moyens de bâtir un tourisme durable. Le seul moyen privilégié reste la diversification et c'est pourquoi la Gambie et le Sénégal continuent de redéfinir les lignes à adopter pour leur tourisme balnéaire.
Il ne suffit plus que l'Etat prenne en charge seul le processus de réforme, mais chaque composante de la filière doit aussi y participer, par la création de nouveaux produits touristiques. D'autres pays, comme le Cap Vert et la Mauritanie, ont opté pour la mise en valeur des îles de l'océan Atlantique en les confiant aux opérateurs étrangers. Mais les impératifs liés à la préservation de la nature ont été négligés. La dégradation des côtes et de l'environnement marin pousse les autorités à endiguer le fléau par l'installation des zones touristiques protégées.
De telles pratiques ont incité de nombreux pays de la région à leur emboîter le pas, en aménageant plus d'aires protégées et de réserves naturelles. Dans les prochaines années, l'Afrique de l'ouest connaîtra encore une fréquentation exponentielle, mais beaucoup de problèmes restent encore à résoudre. La Guinée-Bissau et la Guinée, qui sont connues comme étant les derniers pays à s'intéresser au secteur touristique, manquent d'infrastructures pour un tourisme de qualité. Leurs richesses en biodiversité ne suffisent pas pour lancer réellement la filière écotourisme à cause des problèmes élémentaires, comme le manque d'électricité et d'eau qui persistent. Malgré l'insuffisance criante des structures d'accueil, l'Afrique de l'ouest attire les voyageurs. Les Européens sont parmi les plus fidèles à la destination.
Au Sénégal, les Français constituent 60% des visiteurs, mais le taux de retour reste faible, évalué à 4%. Les voyagistes dénoncent l'inexistence d'une vraie politique de promotion de la destination de la part des dirigeants. Ce qui fait que l'offre touristique est insuffisante et n'incite pas les voyageurs à revenir pour découvrir autre chose. Certaines instances chargées de promouvoir le tourisme mondial affirment que l'Afrique de l'ouest n'est plus une destination de premier choix, vu la désuétude de ses infrastructures comme les hôtels, les routes, les établissements sanitaires et les problèmes d'insécurité dans certains pays
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Dons de la Sapco à Saly (Sénégal)

SALY-PORTUDAL – FIN DE CAREME CHRETIEN  pâte d’arachides et sucre aux nécessiteux.
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La Société d’aménagement de la petite côte (Sapco) Sénégal, par le canal de la fondation qui porte son nom, a procédé le mercredi 8 avril 2009 à la distribution de dons de Pâques aux populations chrétiennes nécessiteuses des paroisses de la petite côte. D’une valeur de deux millions deux cent mille francs Cfa, ce présent est constitués d’une tonne cinq cents kg de pâtes d’arachide et d’une tonne cinq cents kg de sucre. La cérémonie de remise a eu lieu à Saly-Portudal devant les autorités coutumières et religieuses de la localité et des chefs de village du département de Mbour invités.
Selon Alioune Diop, directeur des ressources humaines de la Sapco, représentant la Fondation Sapco /Solidarité et El Hadji Ndiouga Sakho, président-directeur général de la Sapco Sénégal, ce geste est l’expression d’une volonté du chef de l’Etat qui veut une traduction concrète des retombées du tourisme vers les populations locales. Il s’agit de contribuer à la lutte contre la pauvreté et de soutenir les activités de développement à travers la prise en charge de leurs préoccupations (sports, éducation, etc.). A l’en croire, la Sapco/Sénégal suit l’agenda social des fêtes et événements religieux aussi bien pour les musulmans que pour les Chrétiens. Ces dons qui vont à cent vingt nécessiteux entrent dans ce cadre.
L’Abbé Michel de la paroisse de Ndiaganiao, au nom de la communauté ecclésiastique, a remercié les donateurs.
Louis Sène de Vision chrétienne a magnifié le geste des autorités de la Sapco. Cette « démarche peut être considérée comme une expression d’un vécu permanent que représente le dialogue islamo chrétien » a-t-il soutenu.
Samba Niébé BA

Youssou Ndour médiateur politique

Youssou Ndour, médiateur entre président et enseignants
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 Le chanteur sénégalais Youssou Ndour a joué, ces dernières semaines, un rôle de médiateur entre le président de son pays et les syndicats de l'enseignement, ont rapporté samedi plusieurs médias locaux, relevant qu'il avait même chanté vendredi durant leur réunion à la présidence.
"Grâce à une médiation du chanteur Youssou Ndour, le président de la République Abdoulaye Wade a reçu, vendredi en audience, les syndicats d'enseignants du Sénégal", s'est félicité samedi le journal gouvernemental Le Soleil.
De son côté, L'Observateur, quotidien privé appartenant au groupe de presse dirigé par Youssou Ndour, a consacré plusieurs articles à sa médiation, ces derniers jours. "Je me dois, comme tout Sénégalais, de contribuer à la décrispation de l?espace scolaire et à la bonne marche de mon pays" a assuré à son journal l'artiste de 49 ans.
Si beaucoup lui ont prêté l'intention de se porter candidat un jour à l'élection présidentielle (la prochaine étant prévue en 2012), Youssou Ndour avait assuré l'an dernier à l'AFP: "Non, ça ne m'intéresse pas! La politique, c'est une chose, ce que je fais (en) est une autre".
Le chanteur, qui possède notamment un studio d'enregistrement et une société de production musicale, est également le patron du groupe de presse Futurs Médias et dirige la fondation caritative Youssou Ndour.

Sénégal: décès de l'épouse de Karim Wade, fils du président

Sénégal: décès de l'épouse de Karim Wade, fils du président
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L'épouse du fils et conseiller du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade, Karine Wade, est "décédée vendredi à Paris des suites d'une maladie", a annoncé samedi l'agence de presse sénégalaise (APS, officielle).
Karine Wade était malade depuis plusieurs mois, selon la presse sénégalaise.
De nationalité française, elle a eu trois enfants avec Karim Wade.
Conseiller influent du président, à la tête de l'Agence nationale pour l'organisation de la conférence islamique (Anoci), Karim Wade, 40 ans, s'était présenté pour la première fois à une élection, en janvier, aux municipales à Dakar, mais l'opposition l'avait emporté dans la capitale

09/04/2009

Plus d'avion RAM à Dakar

Crise à Air Sénégal: les avions de Royal Air Maroc ne desservent plus Dakar
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La compagnie aérienne Royal Air Maroc (RAM) ne dessert plus Dakar avec ses propres avions depuis mercredi et "jusqu'à nouvel ordre", et a "rapatrié" mercredi un des ses appareil utilisé par Air Sénégal International (ASI), a indiqué jeudi à l'AFP le porte-parole d'ASI Matar Diop.

"Les avions de la RAM ne viennent plus du tout à Dakar, depuis hier (mercredi) et jusqu'à nouvel ordre. Il y a un bras de fer entre deux partenaires, chacun utilise les armes qu'il a", a-t-il ajouté.

D'autre part, un avion de la RAM utilisé par ASI, qui était mercredi à Cotonou avec 106 passagers à bord, a "été rapatrié au Maroc". Aucune explication n'a été donnée à l'ASI, selon le porte-parole. Les passagers ont pris d'autres compagnies aériennes.

Royal Air Maroc et l'Etat du Sénégal sont en conflit ouvert depuis près de deux ans sur la gestion de leur filiale commune Air Sénégal International.

M. Diop s'est néanmoins déclaré confiant sur une issue prochaine au conflit.

"Nous sommes convaincus que la solution de la sagesse va prévaloir. Les relations entre les deux pays sont tellement importantes, les deux chefs d'Etat vont donner des instructions pour qu'une solution soit trouvée", a-t-il affirmé.

Air Sénégal International a été créée à la fin de l'année 2000 avec un capital détenu à 51% par la RAM et 49% par l'Etat du Sénégal.

Lundi, la justice sénégalaise a interdit à Royal Air Maroc de se retirer de la gestion d'Air Sénégal International.

Mardi, le PDG de RAM, Driss Benhima, avait annoncé son intention de faire appel.

"L'arrêt prévisible de l'activité d'Air Sénégal International est la conséquence inévitable de la situation de conflit créée par sa partie sénégalaise", indiquait un communiqué de la compagnie marocaine.

"Le tribunal (sénégalais) a prévu la désignation d'un expert judiciaire pour un nouvel audit et l'interdiction pour RAM de se retirer de la gestion d'ASI jusqu'à la fin de la mission de l'expert judiciaire, sous peine d'une astreinte financière excessivement lourde", selon la compagnie marocaine.

"RAM fait appel de la décision et se prépare à un arrêt prochain des activités d'ASI", avait affirmé le PDG de RAM.

La partie sénégalaise a réagi dans la nuit de mercredi à jeudi par un communiqué du président du conseil d'administration d'ASI, Maniang Faye.

"S'Il est effectivement exact que l'Etat du Sénégal a pris l'initiative de saisir le tribunal compétent sénégalais en la matière, cela est dû au diktat de la RAM qui, unilatéralement et brutalement, a voulu imposer une date à son partenaire pour son retrait, tant du capital que de la gestion d'ASI et ce de façon tout à fait illégale", selon le texte.
Fin 2007, l'Etat sénégalais avait annoncé sa décision de prendre le contrôle de la compagnie, en reprochant à la RAM d'avoir mal géré l'entreprise. Début 2009, la RAM a pressé l'Etat sénégalais de prendre effectivement le contrôle d'ASI, sans quoi elle se retirerait de la gestion.

Poursuite du feuilleton Habré à Dakar

Habré: Dakar est "disposé" à donner des garanties solennelles devant la CIJ
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Le Sénégal s'est dit "disposé à confirmer solennellement" qu'il empêcherait l'ex-président tchadien Hissène Habré de quitter Dakar et a assuré tout mettre en oeuvre pour qu'il reste sur son territoire, mercredi devant la Cour internationale de justice (CIJ).
"Le Sénégal est disposé à confirmer sous forme solennelle (...) qu'il ne permettra pas à M. Habré de quitter son territoire", a déclaré un responsable du ministère sénégalais de la Justice, Demba Kandji, au dernier de trois jours d'audiences à La Haye. La Belgique avait indiqué mardi qu'en cas de déclaration "solennelle" du Sénégal, elle abandonnerait sa demande en mesures conservatoires, destinées à garantir qu'Hissène Habré, inculpé de crimes contre l'humanité, reste à Dakar où il est en résidence surveillée. La déclaration devait être "claire et sans conditions", avait précisé la Belgique. La demande de Bruxelles était motivée par de récentes déclarations du président sénégalais Abdoulaye Wade, qui a menacé de lever la mise en résidence surveillée de l'ex-président s'il ne recevait pas les 27,5 millions d'euros qu'il estime nécessaires à l'organisation du procès. La CIJ a mis l'affaire en délibéré. La Belgique, qui a émis un mandat d'arrêt international contre l'ex-dictateur, a saisi la CIJ en février pour qu'elle ordonne au Sénégal de le juger ou de l'extrader. (FLO)

08/04/2009

Espoir pour les homosexuels au Sénégal

Sénégal: espoir de libération pour les neuf condamnés pour homosexualité
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Photos méconnaissables, dénonciations anonymes... Le procès-verbal qui a conduit à la condamnation de neuf gays présumés à huit ans de prison serait «truffé de nullités» selon la défense. La cour d'appel de Dakar s'est penchée sur la demande d'annulation du dossier.

L'affaire des neuf homosexuels de Sicap Mbao condamnés en janvier à huit ans de prison pour «acte impudique et contre-nature et association de malfaiteurs» pourrait trouver un épilogue heureux. Lundi, la cour d'appel de Dakar a étudié des vices de forme présentés par la défense. Le tribunal décidera le 20 avril de la remise en liberté ou du maintien en détention du groupe.

«Le procès-verbal est truffé de nullités», a assuré à la presse Me Biram Sassoum Sy, l'un des avocats prisonniers. Démentant le flagrant délit lors de l'arrestation, en décembre, il souligne que les preuves de l'accusation reposent principalement sur des «dénonciations anonymes» et précise que les photos qu'elle a versées à son dossier ne sont pas fiables. «C'est le plus gros scandale de cette affaire, a dénoncé Me Biram Sassoum Sy. Aucune des personnes incriminées ne se reconnaît dans ses photos. C'est comme si on avait pris dans une revue pornographique des photos pour les coller au dossier. C'est comme si cela avait été fabriqué de toute pièce.»

«Violation délibérée de domicile»
Me Amadou Ali Kane dénonce pour par sa part, selon le quotidien sénégalais Walf Fadjri, le mythe du flagrant délit. «On ne peut pas parler de dossier de flagrants délits en ce sens que le régime des flagrances obéit à des principes que le procès-verbal - tel que libellé par les policiers, qui parlent d'actes de contre nature, avec des films pornographiques trouvés dans la chambre - ne fournit pas suffisamment (...) pour demander l'inculpation des prévenus», a-t-il dit.

Quant à Me Assane Dioma Ndiaye, lui aussi cité par Walf Fadjri, il a rappelé «une violation délibérée du domicile des prévenus», puisque les policiers n'avaient pas de mandat de perquisition du juge ou du procureur.  L'avocat général serait conscient des failles du dossier de l'accusation. Selon le défenseur, il a déclaré qu'il est «à peu près convaincu de tout cela et qu'il s'en rapporte à la décision de la ?Cour». Il indique que si les vices de forme soulevés sont acceptés, la procédure sera déclarée «nulle» et que ce sera «la liberté immédiate pour les prévenus». Et de conclure: «J'ai bon espoir» d'une libération.
Habibou Bangré

France Télécom prend le contrôle du sénégalais Sonatel

France Télécom prend le contrôle du sénégalais Sonatel
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France Télécom a annoncé la prise de contrôle de l'opérateur sénégalais Sonatel pour 209 millions d'euros dans le cadre de sa stratégie de développement sur les marchés émergents à forte croissance.
L'opérateur français précise dans un communiqué qu'il portera sa participation dans Sonatel de 42,3% à 52,2%, à la faveur d'un désengagement partiel de l'Etat sénégalais qui restera le deuxième actionnaire de l'opérateur avec 17,28% du capital.
Sonatel, dans le capital duquel France Télécom était entré en 1997, commercialise ses services au Sénégal, au Mali, en Guinée et en Guinée Buissau, avec un total de 7,2 millions de clients fin 2008.
Cette transaction, qui devrait être effective d'ici la fin du premier semestre, intervient quelques jours après la décision d'une cour d'arbitrage internationale devant permettre à France Télécom de prendre le contrôle total de la holding égyptienne Mobinil, maison-mère de l'opérateur mobile ECMS. (Plus de détails:
France Télécom rachète 987.000 actions de l'Etat sénégalais à 156.273 francs CFA (238 euros), avant distribution de dividendes et distribution exceptionnelle de 76 millions d'euros, soit une prime de 32% comparé au cours de clôture de mardi.
"Pour France Télécom, l'acquisition représenterait une sortie de cash de 209 millions d'euros sur la base d'un prix par action après distribution de dividendes et distribution exceptionnelle", ajoute le groupe.
Le titre Sonatel a clôturé en baisse de 2,54% à 114.995 francs CFA mercredi, tandis que France Télécom a cédé 0,26% à 16,97 euros.

 

Obscurentisme religieux au Sénégal

Sénégal: pas d'école en langue française dans la ville sainte des mourides
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Le plus haut responsable des mourides, très influente confrérie musulmane au Sénégal, s'est dit "déterminé à combattre" l'enseignement du français dans la ville sainte du mouridisme, Touba, dans une déclaration citée mercredi par l'agence de presse sénégalaise (APS).
"Il n'est nullement question d'implanter dans le périmètre de Touba (à 200 km à l'est de Dakar), une école où l'on dispense l'enseignement français", a déclaré aux médias le khalife général des mourides, El Hadji Mouhamadou Lamine Bara Mbacké.
Il a ainsi démenti les propos du président sénégalais, Abdoulaye Wade, qui avait déclaré lundi que le khalife lui avait signifié "son acceptation de l'installation d'écoles publiques françaises à Touba", selon l'APS.
"Je ne peux cautionner qu'on remplace l'enseignement coranique par toute autre forme d'apprentissage. (...) Je reste plus que jamais déterminé à combattre cette forme d'enseignement", a ajouté le responsable religieux.
Les écoles publiques en langue française avaient été fermées à Touba en 1997. Le Français est la langue officielle de cette ancienne colonie française, indépendante depuis 1960.
Des mourides font valoir qu'on ne verra jamais un khalife contredire un précédent khalife et que le fondateur de la confrérie, Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul (1853-1927), avait été persécuté par les autorités coloniales françaises qui l'avaient fait exiler au Gabon puis en Mauritanie.
Au Sénégal, pays réputé pour sa tolérance religieuse, 90% de la population est musulmane. L'essentiel des musulmans adhère à l'Islam soufi représenté par différentes confréries.
Touba, deuxième agglomération du Sénégal, est placée sous l'autorité exclusive du khalife général. Dans cette ville, fumer une cigarette, boire de l'alcool, s'adonner aux jeux de hasard ou encore pratiquer le football sont interdits, tout comme les activités politiques.

Air Sénégal toujours en sursis

La RAM fait appel de la décision de la justice sénégalaise
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Le PDG de Royal Air Maroc (RAM), M. Driss Benhima, a annoncé mardi que la compagnie nationale va faire appel de la décision, rendue par la justice sénégalaise, de désigner un expert judiciaire pour un nouvel audit et d'interdire  à la RAM de se retirer de la gestion d'Air Sénégal International ( ASI) jusqu'à la fin de la mission de l'expert judiciaire, indique un communiqué de la RAM.
     Le Tribunal, qui a rendu son ordonnance le 6 avril, a prévu la  désignation d'un expert judiciaire pour un nouvel audit et  l'interdiction pour Royal Air Maroc de se retirer de la gestion  d'Air Sénégal International jusqu'à la fin de la mission de  l'expert judiciaire, sous peine d'une astreinte financière  excessivement lourde.
     "Face à une situation devenue insupportable, Royal Air Maroc  ne peut qu'exprimer, à nouveau, ses très vives inquiétudes et sa  désillusion, ajoute le communiqué, relevant que les dirigeants de  la RAM constatent que leurs partenaires sénégalais, après avoir  exprimé unilatéralement leur volonté de prendre le contrôle d'Air  Sénégal International, utilisent aujourd'hui la justice pour faire maintenir la compagnie au sein de ASI".
     La RAM rappelle que les divergences entre les deux  actionnaires d'Air Sénégal International (Royal Air Maroc et  l'Etat du Sénégal) auraient aisément pu être aplanies, en leur  temps, autour d'une table de négociation ou, plus simplement  encore, au sein du Conseil d'Administration. 
     En parallèle, et en contradiction avec ce qui précède, les  comptes d'Air Sénégal International sont toujours bloqués par  l'Agence sénégalaise chargée de récupérer les taxes aéroportuaires, ce qui a pour conséquence de menacer à très court terme la  continuité de l'exploitation, précise la RAM. 

05/04/2009

Ségolène Royal au Sénégal

Ségolène Royal au Sénégal pour une visite axée sur le développement durable
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L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle en France, Ségolène Royal, a entamé dimanche au Sénégal une visite de cinq jours "axé sur la question du développement durable", en se rendant dans la banlieue de Dakar à la rencontre de militants associatifs.
A Thiaroye, où elle s'était déjà rendue en septembre 2006, elle a retrouvé le "collectif des femmes pour la lutte contre l'immigration clandestine".
"Comme promis", la présidente de la région Poitou-Charentes a remis à ces femmes un camion frigorifique pour le transport des produits de la mer qu'elles commercialisent depuis peu, y voyant "une preuve d'une utopie qui se réalise".
S'adressant aux dizaines de femmes ayant perdu leurs fils en mer, partis en pirogue vers l'Espagne, elle a lancé: "Vous avez vécu le grand malheur de la disparition de vos enfants, mais vous vous êtes ressaisies, vous êtres allées puiser en vous-mêmes un courage extraordinaire".
Toutes vêtues de boubous turquoise, les femmes ont chanté, dansé et prié en l'honneur de "Madame Ségolène", "une soeur", née à Dakar il y a 55 ans.
Auparavant, Mme Royal avait déjeuné d'un riz au poisson - plat national - dans les locaux d'une association accueillant des "enfants de rue", à Pikine.
"La façon dont l'Afrique va choisir ses solutions de développement va nous aider, nous-mêmes, pays du Nord, à nous en sortir", a-t-elle assuré, présentant "la question du développement durable comme un axe fort de sa visite".
Mme Royal s'était entretenue dans la matinée, à son hôtel, avec le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio.
"Marginaliser l'Afrique dans les instances internationales est non seulement une injustice mais une faute pour le monde entier", avait-elle déclaré, faisant écho au ministre qui avait jugé "anachronique" que le continent africain n'ait toujours pas de siège au Conseil de sécurité des Nations unies.
Mme Royal, qui a échoué à l'automne à prendre la tête du Parti socialiste, n'a pas dit un mot de la politique française au premier jour de cette visite qui s'achèvera jeudi.
Elle prononcera lundi un discours à Dakar, après avoir été reçue par le président Abdoulaye Wade.