15/05/2009

Prostitution masculine au Sénégal

PROSTITUTION MASCULINE AU SENEGAL
gardien

Une journée à Saly : Ici garçons comme filles se livrent au vieux métier
Notre reporter a séjourné, le temps d’un séminaire à Saly Portudal et nous raconte les choses vues et entendues sur la Petite Côte, lieu par excellence du tourisme sexuel. Plus besoin d’indexer seulement les femmes dans l’exercice du plus vieux métier au monde, parce que justement, les hommes s’y adonnent aussi en y tirant un grand profit qui pourra, aux jours aux lendemains, changer leur situation sociale. Saly Portudal, station balnéaire. Situé à une cinquantaine de kilomètres de Dakar, Saly reçoit chaque année des milliers de touristes qui affluent vers ce lieu qui compte plusieurs hôtels et autres résidences chics. Il est 10 h du matin lorsque nous prenions notre courage à deux mains pour longer seule ce boulevard qui mènent au centre. Deux jeunes garçons, alignés séparément le long de la route, discutent paisiblement. Ils sont habillés tous les deux de body et de jean, fumant tranquillement leur cigarette. « Hello Miss, do you want company » lance dans un anglais approximatif, le premier à notre encontre. Ils pensaient sûrement que j’étais une de ces touristes américaines pleine aux as qui recherche de la bonne compagnie. Entrant dans leurs jeux, je lance avec un accent plus que américain un « thanks you, thanks you » et presse les pas avant qu’ils n’enchaînent sur autre chose. Au cœur de Saly, aux abords de la plage, je décide d’interroger un jeune antiquaire, qui expose non loin des lieux. « Ces jeunes sans pudeur n’habitent presque pas à Mbour et environs. Ils viennent pour la plupart de Dakar ou de Thiès et autres. Ils sont là jour et nuit à guetter leur proie. C’est-à-dire une dame qui voudrait bien sortir avec eux avant qu’ils ne la maraboutent pour que cette dernière épouse l’un d’entre eux et l’ammène en Europe ou au USA. Ce que je déplore dans tout cela, c’est qu’ils se présentent tous comme des antiquaires, polluant ainsi notre métier » s’offusque-t-il. « Mais de plus en plus, les vielles dames comprennent le jeu et ne viennent aussi que pour s’amuser et repartir les mains vides, sans amant collé à leurs basques » conclut-il. La cause principale donc reste la même que pour les filles qui s’adonnent à ce jeux : la pauvreté. De nombreux jeunes trouvent ce recours excitant et parviennent toujours à leurs fins. Dans un village non loin de la station balnéaire, M.N a engrossé une jeune fille de son quartier. A la naissance du bébé, M.N n’entend pas épouser la pauvre de peur que sa compagne « toubab », avec qui il vit depuis 6 mois, ne débarque de Suisse et apprenne le mariage. « Je ne peux pas l’épouser tout de suite bien que je l’aime. Je prend un risque fou, je préfère attend J.B, ma femme toubab, pour m’assurer de ma situation d’abord avant de prendre une décision ». Tel est le quotidien de ces jeunes qui ne rêvent que d’aller en Europe, quitte à se prostituer, à tromper l’autre sur leurs intentions. L’essentiel pour beaucoup de ces jeunes, c’est d’avoir des papiers et émigrer.

 

Commentaires

De nombreuses ONG organisent des excursions aux femmes au Sénégal: le but principal: achat d'un partenaire sexuel

un exemple: Yakaar afrique

Écrit par : louise d f | 22/03/2014

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