30/06/2009

Prevention de la migration des enfants

PREVENTION DE LA MIGRATION ILLEGALE DES ENFANTS  
0801110925472034259

900 millions de l’U.E. pour fixer des mineurs sénégalais chez eux
L’immigration des mineurs de moins de 18 ans non accompagnés vers l’Europe préoccupe les autorités sénégalaises et espagnoles. C’est pour lutter contre ce phénomène que l’Espagne et l’Union européenne ont mis environ 900 millions de nos francs à la disposition du Sénégal. La signature de la Convention a eu lieu hier lundi 29 juin 2009 à Dakar.
1,5 million d’euro, soit environ 900 millions de F Cfa. C’est le montant du financement octroyé au Sénégal par l’Union européenne et le ministère du Travail et de l’Immigration de l’Espagne dans le cadre de la mise en œuvre du projet de « Prévention de la migration illégale des enfants de moins de 18 ans non accompagnés du Sénégal vers l’Union européenne ». La signature de la Convention de partenariat a eu lieu hier lundi 29 juin 2009 entre la Direction de l’éducation surveillée et de la protection sociale (Desps) du ministère de la Justice, l’Office national de la formation professionnelle (Onfp) et l’Agence nationale pour l’emploi des jeunes (Anej).
Cet accord est exécuté par la Fondation espagnole Fiiapp (Fondation internationale et pour l’Amérique latine d’administration et des politiques publiques). Selon Gloria M. Ortega, la coordonnatrice de la Fiiapp ce projet a pour objectif principal « d’unir les efforts des trois structures dans les domaines de l’éducation, la formation et l’orientation professionnelles des jeunes au Sénégal ».
Bousso Diaw Fall, la directrice de la Desps précise que le « respect des principes énoncés dans cet accord de partenariat dépendra de la volonté de chaque acteur ». Mieux, la valorisation de ces opportunités d’enrichissement mutuel suppose une collaboration fructueuse et des interactions avec les différentes équipes éducatives. Convaincue que les « jeunes méritent une protection spéciale », la directrice de la Desps invite à « unir les efforts, travailler au maximum et sensibiliser les populations, les enfants, les parents pour prévenir l’immigration des mineurs non accompagnés vers l’Union européenne ». D’ailleurs la Convention de l’ONU et la Charte africaine pour le bien être des enfants interdisent le voyage de l’enfant sans l’accord de ces parents ou sans être accompagné.
A l’en croire, ce projet qui va durer 36 mois concerne 1500 enfants âgés de 14 à 18 ans. Ils sont répartis dans les 4 centres de sauvegarde de Pikine (installé à Guédiawaye), de Cambérène, de Thiès et de Ziguinchor (Kandé). Il permettra de réhabiliter, d’équiper ces centres en vue d’améliorer les conditions d’apprentissage et/ou de formation professionnelle. Un volet sera également consacré à l’équipement et au renforcement des capacités des moniteurs techniques. Ce processus d’apprentissage et/ou formation professionnelle des mineurs sera encadré par la mise en place d’unités d’orientation installées au niveau de chaque centre de sauvegarde. Ce qui permettra de mieux préparer leur insertion dans le marché du travail.
Momar Guèye le directeur de l’Onfp le Sénégal à une longue tradition de politique d’insertion des jeunes. Mais cette politique n’a pas atteint les objectifs escomptés à cause du manque de synergie entre les différents acteurs et services concernés. « Sans la formation, on ne peut pas atteindre les objectifs » reconnaît-il.
Les signataires de la convention s’engagent à créer et mettre en œuvre des « Unités d’orientation scolaire et professionnelle (Uniosp) dans les centres de la Desps et de l’Onfp participant au projet, avec la collaboration du personnel détaché par l’Anej ». S’y ajoute « l’élaboration d’un Plan de sensibilisation pour la prévention de la migration illégale des mineurs », la « création et la mise en œuvre d’une unité dans l’Anej pour mobiliser des moyens pour l’auto-emploi » et la « réalisation d’un diagnostic sur les nouveaux gisements d’emploi et sur l’élargissement de la base de donnée e l’Anej ». Il y a aussi « l’inclusion des élèves des Centres de sauvegardes de la Desps au programme « Capitalisation de l’exprérience » développé par l’Onfp » et le « renforcement des capacités du personnel technique et administratif des trois structures ».

29/06/2009

Rififi immobilier à Saly

Rififi au golf de Saly
Un investisseur étranger subit de nombreuses pressions et se fait spolier.
dyn008_original_500_344_jpeg_2520752_841b0bba9d0c61378beae642ffacae02
C’est une affaire dans laquelle une haute personnalité du pays est citée avec son épouse décédée. Il s’agit d’une querelle sur le riche patrimoine foncier du Golf Club de Saly. Avec en toile de fond, la Sapco, les services fiscaux de Mbour ainsi que des européens investisseurs sur la Petite Côte.
Un communiqué du Golf Club de Saly indique que dans la soirée du 14 au 15 mars 2009, le Directeur d’exploitation du Golf de Saly est tombé dans un guet-apens sur la route de Saly. Il s’est fait «coincer» par deux 4x4 de couleur noire, sans plaque d’immatriculation. Le premier l’a arrêté en lui faisant une queue de poisson, tandis que le second l’a bloqué par la gauche. Un passager a baissé la vitre, demandant au Directeur: « Ca va bien au golf ? … Attention ! » En brandissant une machette. Ce dernier, a porté plainte contre X dès le 16 mars 2009 à la brigade de Saly.
«Cette agression coïncide étrangement avec une assignation délivrée quelques jours plus tôt par la SARL Golf de Saly contre la Sapco et la Sci les Prestiges du Golf qui l’ont dépossédé de 21 000 m² en toute illégalité, pour permettre la réalisation d’un programme immobilier : Les Prestiges du Golf.», précise le communiqué
Revenons sur les faits qui ont précédé ces événements.
Deux hommes d’affaires bruxellois (Belgique), sont tombés amoureux du Sénégal depuis de nombreuses années. Peu de gens le savent, mais ils font partie des pionniers de la station de Saly, qui doit son essor en bonne partie à leurs investissements tant financiers qu’humains.
Alors que Saly Nord, n’était qu’un projet pour la Sapco, ils ont eu l’idée de créer en 1994 un golf dans ce « no man’s land », transformant ce plateau désertique en espace vert boisé, engloutissant des sommes très importantes pour mener ce projet titanesque jusqu’à son terme (plantation de 60.000 arbres et autant de plantes décoratives sur soixante hectares, système d’irrigation, assainissement, construction du club house, etc… et avec, à la clef, création d’une centaine d’emplois).
C’est dans ces circonstances que la Sapco, voyant l’intérêt que représente un golf pour lancer des programmes immobiliers, lui a consenti le 25 mars 1997 un bail emphytéotique d’une durée de 30 ans renouvelables par tacite reconduction.
La suite, tout le monde la connaît : Saly Nord a suscité un véritable engouement pour les promoteurs, et l’on dénombre aujourd’hui une vingtaine de programme de lotissements à l’origine d’un boom immobilier sans précédent.
Parmi ces heureux promoteurs figurent Messieurs Yves Treynet et Jean Claude Noisette qui ont profité bien plus que les autres de la notoriété et de l’image du Golf de Saly puisqu’ils ont proposé en 2002 au Golf de Saly de leur rétrocéder 26 000 m² sous réserve de l’accord de la SAPCO, pour réaliser la première tranche d’un programme immobilier de 60 villas sur le golf dénommé « Les Villas du Golf ».
Emballé par ce projet, M. Ndiouga Sakho, PDG de la Sapco, a donné son accord par protocole, signé le 13 octobre 2002, qui permet la cession d’un droit au bail de 26 000 m², extrait du bail du Golf de Saly, en vue de la réalisation de la première tranche de 35 villas par la SCI les Villas du Golf.
Ce protocole stipule expressément que « la deuxième phase de 25 villas devra faire l’objet d’un avenant de cession de droit au bail aux mêmes conditions et, qu’en cas d’arrêt des travaux par la SCI Villas du Golf, le Golf de Saly est seul à décider, soit de continuer lui-même les travaux, soit de réintégrer les terrains à ses espaces verts ».
C’est dans ce contexte que le Golf de Saly a cédé en septembre 2003, une partie de son droit au bail (26 000 m²) à la SCI les Villas du Golf, le Golf de Saly et la SAPCO touchant, en contrepartie, un « royalty » sur chaque villa vendue.
Le contrat stipule entre autre que tous les lots seront actés par la notaire Maître Ndeye Cissé, décédée récemment.
Là encore, ce programme fut un véritable succès puisque la SCI Les Villas du Golf a construit et vendu les 35 lots de la 1ère tranche, dont une dizaine à M. François Mathieu.
Il semble qu’avant de se lancer dans les affaires au Sénégal, M. Mathieu aurait dirigé une boite de nuit à Paris « Le WATIMI’S », rue de Rennes. Il aurait également été conseil juridique au Sénégal, activité qu’il aurait arrêté. Il réapparaît au Sénégal en qualité de directeur de Sen-Environnent, une société spécialisée en dépollution qui aurait été retenue pour la réhabilitation de la Baie de Hann.
C’est au même moment que M. Mathieu, se prévalant à qui veut l’entendre de ses relations privilégiées avec un ex tout puissant maire de Dakar, se rapproche de M. Treynet pour passer du stade de client à celui d’associé, lui proposant de réaliser avec lui la deuxième tranche de 25 villas.
Après s’être séparé de M. Noisette (qui n’honorera pas ses dettes vis-à vis du Golf de Saly) Monsieur Treynet accepte la proposition de Monsieur Mathieu et s’associe symboliquement avec lui au sein d’une autre SCI : Les Prestiges du Golf » pour réaliser la deuxième tranche.
Problème : il faut retirer encore 21 000 m² au golf pour pouvoir réaliser ce programme ce qui suppose l’accord du Golf de Saly, comme en 2002.
Pourtant, la SCI Prestiges du Golf obtient en décembre 2006 de M. Ndiouga Sakho, PDG de la SAPCO, une cession de droit au bail portant sur ces 21 000 m² sans aucune autorisation du Golf de Saly et en parfaite infraction avec le protocole du 13 octobre 2002. De cette manière, donc, plus aucune commission ne sera due au Golf de Saly, vu que la SCI Prestiges du Golf traite directement avec la Sapco. «La a SAPCO a dépossédé le Golf de Saly de 21 000 m² et a ainsi reloué deux fois la même parcelle tout en spoliant son propriétaire de ses droits de cession de bail! », indique le communiqué.
Ceci permet à Monsieur Mathieu de construire son programme dans une totale anarchie contrairement à la première tranche, n’hésitant ni à saccager des plantations pour les remplacer par du béton, ni à bafouer les plans qui avaient été établis dès 2003! «Pire encore : ses villas sont construites si près du golf que la sécurité n’est même plus assurée ! », dit le communiqué.
C’est pourquoi le Tribunal de Thiès a rendu le 30 octobre 2008 une ordonnance contre les Prestiges du Golf ordonnant l’arrêt immédiat des travaux de la deuxième tranche. Ordonnance réduite à néant quinze jours plus tard suite à une demande de rétractation introduite par la SCI Les Prestiges du Golf.
Une autre ordonnance du tribunal rendue le 25 septembre 2008 a autorisé Me Sourang Cissé, Notaire, deuxième épouse d’une haute personnalité de communiquer au Golf de Saly les statuts de la SCI Les Villas du Golf ainsi que la liste des acheteurs des lots, mais celle-ci n’obtempère pas et au contraire trouve tous prétextes pour faire traîner les choses. Personne ne connaîtra les raisons de ce refus d’exécuter une décision de justice, Maître Sourang Cissé étant décédée accidentellement entre temps.
Au même moment, le Golf de Saly reçoit un très important redressement fiscal et comme par hasard, M. Mathieu propose de lui racheter la totalité des parts de la société Golf de Saly Sarl, déduction faite du redressement fiscal dont il connaît le montant !
Ceci amène à se poser beaucoup de questions sur les liens de cause à effet entre ces différents faits troublants visant à déposséder les deux investisseurs bruxellois de leur entreprise.
Pour limiter le préjudice du Golf de Saly, les experts démonteront point par point les constatations des inspecteurs du fisc et démontreront que ce redressement n’avait aucune raison d’être. Mais l’administration de Mbour opposera une fin de non recevoir aux arguments du Golf de Saly, refusant en bloc toutes les justifications dont la pertinence était pourtant évidente.
Un recours gracieux a été déposé en janvier 2009 mais là encore, aucune réponse à ce jour.
Les campagnes menées par l’Etat pour attirer les investisseurs au Sénégal ne seront-elles stériles si rien n’est fait pour réparer cette scandaleuse spoliation.
A défaut, peut-on imaginer que de nouveaux investisseurs étrangers oseront encore se lancer dans l’aventure sénégalaise ?
En attendant une réponse, le Golf de Saly qui reste confiant dans la justice sénégalaise a assigné les 3 et 4 mars dernier, renseigne le communiqué.

26/06/2009

Viols de mineurs au Sénégal

Viols de mineurs au Sénégal : Un phénomène qui inquiète
arton671

Les viols de mineurs constituent un phénomène très grave qui, si l’on y prend pas garde, risque de s’accentuer au fil des années. En effet, il ne se passe presque pas un jour au Sénégal sans que la presse écrite ne fasse écho de multiples cas de viols sur des mineurs. Pour mesurer l’ampleur d’un tel phénomène, il suffit de rappeler l’étude de l’Ong Grave qui a recensé près de 400 cas de viols et d’agressions sexuelles rien que pour l’année 2007. L’affaire qui a le plus marqué les esprits ces dernières semaines par rapport à la gravité des faits, à leur énormité et à leur atrocité, est sans doute celle de Layime Wilane, un maître coranique de Touba déclaré coupable du délit de viol sur douze filles mineures et de pédophilie sur treize autres.

La question qui mérite d’être posée aujourd’hui est de savoir pourquoi les enfants victimes de viol n’arrivent généralement pas à dénoncer leur bourreau ? Une analyse sociologique de notre société nous amène à dire que les tabous qui entourent la sexualité, sont exploités par ces délinquants pour commettre leur forfait. En Afrique, plus particulièrement au Sénégal, les parents parlent très peu ou pas du tout de sexualité avec leurs enfants dans la mesure où ce domaine relève presque du sacré. Et comme briser un tabou relève du sacrilège, une frange importante de cette jeunesse se retrouve privée d’une éducation à la vie sexuelle.

Pourtant, il existait dans nos sociétés traditionnelles des mécanismes comme les rites d’initiation qui permettaient à la communauté de transmettre aux enfants tout un ensemble de valeurs, y compris celles qui protégeaient la femme, et surtout les jeunes filles contre toute forme de violence sexuelle. Ainsi, il était interdit de toucher à la virginité des jeunes filles jusqu’au mariage sous peine d’être frappé de malédiction, ce qui freinait l’ardeur des maniaques sexuels.

La famille considérée comme le creuset de la socialisation se révèle de plus en plus défaillante et n’arrive plus à fournir à ses membres, particulièrement les plus jeunes, les réponses appropriées pour faire face aux abus sexuels. Le problème est d’autant plus complexe que la plupart des viols et abus sexuels se déroulent à l’intérieur même du cercle familial. Le plus souvent, la victime subit des viols répétitifs sans qu’il y ait le moindre soupçon sur le violeur. Ce qui peut s’expliquer par l’attitude de certaines mères qui, non seulement, manquent de vigilance, mais n’apportent également pas les soins et l’attention nécessaires à leurs enfants afin de pouvoir remarquer toute forme de violation sur leur intégrité physique et/ou morale. La loi de l’omerta qui entoure les cas de viol dans le milieu familial, surtout pour maintenir sa cohésion, est un autre facteur non moins important, qui favorise les dérives sexuelles commises à l’encontre des mineurs.

L’école, censée transmettre une certaine éducation morale à nos enfants, joue-t-elle pleinement sa partition ? Il serait illusoire de répondre par l’affirmative en ce sens que bon nombre d’enseignants sont trempés dans des affaires d’abus sexuels sur leurs élèves considérés comme des mineurs. Ces enfants victimes de viols sont-ils exempts de tout reproche ? D’aucuns pourraient penser que ces mineurs en sont pour quelque chose de par leur capacité de séduction, leur habillement ‘agressif’, leur gestuel provocateur, mais également leur fréquentation des sites pornographiques, à ‘tchatter’ pour se faire des amis, via le net. Cette assertion ne devrait être nullement considérée comme une manière de justifier ou de légitimer de tels actes d’autant plus qu’il est clair et sans équivoque que le mineur, aux yeux de la loi, est sans discernement, donc ses gestes et faits ne sauraient l’engager.

Le viol est un acte horrible dont les conséquences sont incommensurables, aussi bien du point de vue sanitaire, social que psychologique. L’enfant violé peut contracter des maladies sexuellement transmissibles, une grossesse prématurée ou souffrir de traumatismes psychologiques. La stigmatisation dont il peut faire l’objet au sein de la communauté ne fera que renforcer sa souffrance psychique. C’est pour cette raison que les autorités de notre pays, outre la répression pénale, doivent inclure dans le dispositif juridique, la prise en charge psychosociale des victimes. Il faudrait également que les autorités veillent sur la moralité des personnes qui évoluent dans des structures qui prennent en charge les enfants, notamment les ‘daaras’, les établissements d’enseignement publics ou privés… L’insertion dans le système scolaire de programmes qui traiteraient de cette dimension serait une très bonne chose. Ainsi, les enfants seraient mieux outillés pour faire face à toute éventualité. Pour les maniaques sexuels, le législateur doit prendre une disposition juridique qui autorise l’administration d’une thérapie spécifique.

La protection de l’enfant n’est pas du ressort exclusif de l’Etat, elle concerne aussi bien les parents, la famille élargie que la communauté toute entière. C’est pourquoi, les parents devraient faire preuve de sens des responsabilités en veillant sur la fréquentation de leurs enfants, leur habillement, les programmes de télévision regardés et l’utilisation qu’ils peuvent faire de l’internet. La famille ou la communauté doit rompre la loi du silence en dénonçant toute forme d’abus ou de viol sur un mineur, quel que soit le statut ou la position sociale du violeur.
Abdou BADJI

Nouvel investissement Nestlé au Sénégal

Nestlé inaugure une nouvelle unité de fabrication au Sénégal
maggi-dakar

Nestlé inaugure une nouvelle unité de fabrication au Sénégal
Nestlé vient d'inaugurer au Sénégal une nouvelle unité de fabrication de produit culinaire Maggi "TroBon". Le site est destiné au marché de la région de l'Afrique de l'Ouest et de l'Afrique centrale, estimé à 345 millions de consommateurs.

Cette unité représentera à terme, en 2012, un investissement global de près de 7,5 millions d’Euros. La nouvelle ligne de production fait de Dakar l'un des plus importants centre de production de Maggi culinaire de Nestlé dans la région.

La filiale sénégalaise de Nestlé était déjà leader dans la production des assaisonnements culinaires de la marque Maggi dans la zone de l'Afrique de l'Ouest et de l'Afrique centrale. Elle est la première entreprise privée alimentaire au Sénégal, en dehors des matières premières.

Durant la période 2000-2005, son volume de production annuelle est passé de 7000 à 9000 tonnes. Ses responsables misent sur 17'000 tonnes à la fin 2009.

Nestlé est implanté au Sénégal depuis 1961 à travers une filiale locale, Nestlé/Sénégal qui a réalisé en 2008 un chiffre d'affaires de 37 milliards de francs CFA. Forte d'une croissance annuelle de 15%, elle emploie 332 personnes.

25/06/2009

Nouvel hôtel à Dakar

Le Sénégalais Yérim Sow construit un hôtel à 27 milliards à Dakar
October_2007-_15_Central_Park_West_articlebox

Le Sénégalais le plus riche, Yérim Sow, a construit un hôtel à Dakar sur la corniche Ouest, une industrie hôtelière qui sera gérée par le groupe Radisson. La construction de ce bijou a fait l’objet d’un investissement de 27 milliards de Francs Cfa. C’est le plus gros investissement privé réalisé par un sénégalais ces dernières années.
Radisson Blu Hotel, c’est le nom de l’Hôtel du même nom construit par le Sénégalais Yérim Sow à travers son groupe Télyum Prospecties Group. Niché en contre bas de la corniche est, cet hôtel, de par sa conception originaire s’inscrit parfaitement dans le décor de l’océan Atlantique. En plus de 180 chambres, l’hôtel propose 7 salles de conférence; 3 restaurants, une salle plénière de 300 mètres carrés équipées des dernières technologies audiovisuelles, un accès Internet haut débit gratuit, une piscine olympique et un centre de remise en forme. Un hôtel incontournable pour tous les hommes d’affaires et les touristes recherchant le mariage entre le raffinement et le bien-être. Ce joyau est évalué à 27 milliards de Fcfa, et devient le plus gros investissement privé de ces dernières années. Cet investissement hôtelier a été réalisé par la société Chaîne hôtel Company SA du Groupe Teylium dont il est le propriétaire. L’hôtel en question a ouvert ces portes cette semaine. Le milliardaire sénégalais a légué la gestion de l’hôtel au groupe Radisson une marque qui vient travailler avec le groupe Teylium. «Nous avons lancé un appel à consultation et c’est finalement Radisson qui est une marque internationale qui a gagné suite à une sélection interne» a indiqué Mamadou Asta Diakhaté Pca de l’Hôtel. La construction de cet hôtel a permis selon le Manager général Jean François Rémy, la création d’emplois. Selon lui, 247 personnes vont travailler dans cette industrie. Cet ouvrage vient s’ajouter à ceux déjà implantés à Dakar. La marque Radission Blu Hôtel et Ressorts fait partie du groupe hotelier Residor Hôtel groupe qui gère à l’heure actuelle plus de 350 hôtels en Europe, au moyen Orient et en Afrique. Le Sénégal fait partie des 15 pays dans lesquels est implanté Radisson. Selon les informations, l’hôtel Atryum Center situé à Ouakam, le Rivonia Tower niché en plein centre ville de Dakar avec ses 14 étages, le centre commercial Sea Plaza Shopping Mall située en bordure de mer et WaterFront qui sera le plus exclusif des complexes résidentiels de Dakar, sont aussi en construction pour des investissements variant entre 20 à 30 milliards de FCfa. Outre ce gros investissement, le Fils d’Aliou Sow, patron du Cse s’est implanté à Bamako où il a construit un prestigieux complexe multifonctionnel. Il s’agit du complexe immobilier Trilenium Bamako. Le groupe Teylium de Yérim Sow est actuellement composé de sociétés opérant dans les secteurs, du développement et de la gestion immobilière, de l’hôtellerie, des télécommunications et des technologies de l’information, des services bancaires et financiers, de l’agro-industrie, des services aériens et dans l’énergie. C’est l’un des plus grands investisseurs du continent. A signaler que dans l’une de nos éditions, nous écrivions que Yérim Sow est le Sénégalais le plus riche du moment pour avoir même acheté des immeubles aux Etats-Unis à coup de milliards.

24/06/2009

Chute des recettes fiscales au Sénégal

Chute des recettes fiscales au Sénégal
dyn009_original_500_344_jpeg_2520752_e6e69ddf1d426c1e09eda4df2420d29f

L’annonce de la baisse de recettes par rapport à la loi de finances initiale est le fait marquant des informations que vient de révéler à la presse nationale et internationale basée à Dakar, le ministre d’Etat sénégalais chargé de l’Economie et des Finances.
Cette chute s’élève à centre trente cinq milliards (135) de Francs CFA a indiqué Abdoulaye Diop qui a expliqué cette contre-performance inattendue au regard de la progression des indicateurs de développement au plan local par la perte de recettes fiscales qui devaient être prélevées pour le compte de la taxe sur la valeur ajoutée et le non versement de la taxe de la société nationale d’électricité (Senelec) bien mal en point depuis la survenue de la flambée des prix du baril de pétrole.
En fait, le coût exorbitant du fuel sur le marché mondial qui entre pour une grosse part dans la structure des prix pratiqués par la Senelec n’a fait qu’exacerber une situation déjà morose au niveau de cette compagnie d’électricité.
Les prévisions de rentrées de recettes fiscales n’ayant pas été atteintes, l’argentier de l’Etat sénégalais a donc dû revoir sa copie. L’une des conséquences attendues de cette nouvelle donne est le report de la construction de certaines infrastructures dans le domaine des BTP, de la santé ou d’équipements collectifs prévus dans plusieurs villes, pour ne citer que ces secteurs, inscrites dans la loi des finances rectificative initiale.
Face à cette situation, les bailleurs de fonds traditionnels du Sénégal ont convenu de venir au secours de ce pays en mettant sur la table 48 milliards, soit trente milliards de plus que ce qu’il avait été prévu. Au total, ce sont près de cent (100) milliards que  mobiliseront les bailleurs de fonds du Sénégal pour lui  permettre de faire face à ses charges de fonctionnement et d’investissement.

23/06/2009

Un bébé sur quatre décède au Sénégal

Au Sénégal : 25 bébés sur 100 décèdent pendant leur premier mois
dyn010_original_500_333_pjpeg_2520752_12f2b7816755ec386dfff19ceec24908

Toutes les enquêtes et études menées au Sénégal ont montré une faible couverture en soins essentiels des nouveau-nés. Cela explique la forte mortalité néonatale. Ainsi, 25 bébés sur 100 décèdent pendant leur premier mois qui constitue la ‘période néonatale’. Sur ces 25 enfants, 16 meurent au cours des sept premiers jours.
La santé du nouveau-né constitue un problème de santé publique au Sénégal où il paie le plus lourd tribut en matière de mortalité des enfants de moins de 5 ans. Ainsi, 25 bébés sur 100 décèdent pendant leur premier mois dit ‘période néonatale’. Sur ces 25 enfants, 16 meurent au cours des sept premiers jours. Et comme les indicateurs sur la santé du nouveau-né n’ont pas évolué, cela veut dire que cette ‘santé du nouveau-né n’a pas occupé une place importante dans la prise en charge de la santé de l’enfant pendant plusieurs années. Les nouveau-nés n’ont pas bénéficié d’une stratégie qui permettait de réduire leur mortalité’, explique le Professeur Ousmane Ndiaye. Le spécialiste du nouveau-né et chef du service de pédiatrie du Centre hospitalier Abass Ndaw s’exprimait lors du Symposium international sur la santé du nouveau-né : ‘Du plaidoyer à l’extension’, ouvert la semaine dernière à Dakar.
Au Sénégal, toutes les enquêtes et études ont montré une faible couverture en soins essentiels des nouveau-nés, expliquant la forte mortalité néonatale (35 %) représentant plus de 50 % de la mortalité infantile. Face à ce tableau sombre, Dakar risque de ne pas être au rendez-vous de l’Objectif du millénaire pour le développement (Omd) qui arrive à échéance en 2015. En assurant une couverture universelle en soins essentiels à tous les nouveau-nés du Sénégal, on pourrait réduire de plus de 80 % le taux de mortalité infantile et atteindre l’Omd 4. Mais, pour ce faire, les spécialistes préconisent des pratiques qui touchent aux activités de prévention et curatives. Il s’agit de mettre le focus sur les activités préventives simples dont l’efficacité a été prouvée. C’est ce qu’on a résumé en termes de ‘soins essentiels du nouveau-né’, explique le Pr Ousmane Ndiaye, ajoutant que ce terme comporte des soins de base simples qui peuvent être effectués à tous les niveaux de la pyramide de santé.
Dans le cadre des stratégies de survie de l’enfant, il existe des interventions accessibles et efficaces ayant un impact significatif sur la réduction de la mortalité maternelle et infantile. C’est notamment le cas de la vaccination, des visites pré et postnatales, de l’allaitement maternel exclusif… Mais jusqu’à présent, les nouveau-nés n’ont pas bénéficié de programmes spécifiques à large échelle, visant à réduire la morbidité et la mortalité, malgré les efforts consentis.
Lors de ce Symposium international sur la santé du nouveau-né, ouvert la semaine dernière à Dakar et qui a réuni les experts de la santé publique venus de 20 pays d’Asie, d’Amérique Latine, d’Afrique et des Etats-Unis, l’accent a été mis sur les soins immédiats du nouveau-né. Ces soins, à la suite d’un accouchement propre, concernent les soins appropriés du cordon, l’administration de vitamine K, la protection contre le froid, la mise au sein précoce et la prise en charge correcte des bébés à faible poids ou aux besoins spécifiques (de mère séropositive). Ce symposium international a réuni les autorités médicales, ainsi que des partenaires au développement, notamment l’Usaid, le projet Basics, l’Oms, l’Unicef et des Ong.

22/06/2009

La plus belle région du Sénégal

Dindefelo, clichés d’un autre Sénégal, attend son développement
dyn004_original_900_600_pjpeg_2520752_ce986f13d1f73aaee144ad1800dcd0a2

Acteur emblématique du développement local à Dindefelo, Carim Camara le dit à qui veut l’écouter : il s’est attiré, il y a quelques années, les foudres des bien-pensants qui lui reprochaient l’esprit d’un texte où il appelait à ‘’sénégaliser’’ celle localité, entité d’un Sénégal oriental selon lui ‘’mal orienté’’.

C’était il y a une éternité, avant la création de la nouvelle région de Kédougou et l’érection de Dindefelo en communauté rurale polarisant douze villages de cette zone, enclavée pour mille, et située à quelques jets de pierres de la Guinée.

Carim Camara intervenait au cours d’un séminaire organisé à Dindefelo par la Fondation Konrad Adenauer, l’Agence de presse sénégalaise, l’UNESCO, le CESTI de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. La rencontre (17-21 juin) avait pour thème ‘’Information régionale-communication et développement. Les médias plus proches des citoyens’’.

‘’On ne sent pas qu’on est dans deux pays différents’’, témoigne Carim qui a lui-même une partie de sa famille installée en Guinée. De la même manière, militaires et agents des douanes guinéens installés de l’autre côté de la frontière pratiquent Dindefelo et y entretiennent de solides amitiés, selon Camara, rédacteur en chef de la radio communautaire Kédougou FM.

Selon que l’on préfère un itinéraire à un autre, 35 ou 42 Km séparent Kédougou de cette zone difficile d’accès, suivant les aléas du terrain et de pistes parfois très accidentées, qui expliquent secousses permanentes et contournements faits exprès pour se jouer d’un relief si peu docile.

Dans le même temps, le voyageur peut cependant se consoler de la vue d’une forêt impressionnante régénérée à la faveur des premières pluies, mais qui se languit encore d’attendre la promesse de véritables averses.

Un décor de massifs montagneux qui prolongent la vie des villages environnants à Fongolimbi et en Guinée voisine, finit de compléter la carte postale de la zone, avec l’observation des scènes de vie ordinaire projetées par villages et hameaux qui ont élu domicile dans la zone : ici des enfants rassemblés au forage du village pour y faire provision d’eau, là de braves agriculteurs occupés par les travaux champêtres.

‘’Un bout du monde au goût du monde’’, selon la belle formule d’un touriste inspiré par les énormes potentialités, notamment agricoles et touristiques, de cette zone où l’on vient à la fois pour oublier une vie ou mieux sa vie et faire abstraction du monde.

Tel quel, enclavé et placé en offrande au monde, sur les flancs de la montagne, Dindefelo se suffit des légendes et mystères nourris du majestueux de sa célèbre cascade, une énigme que les habitants entretiennent en s’abstenant de se prononcer sur ces histoires extraordinaires de ce site, toutes aussi surréalistes les unes que les autres.

Miracle, don de Dieu. Que penser d’autre de cette chute d’eau continue qui prend sa source du haut d’une montagne déjà peu commune, par sa hauteur et ses caractéristiques. Cela suffit par exemple pour attribuer au liquide précieux tiré de cette cascade des vertus spéciales, sans compter toutes les bonnes histoires colportées à propos de ce site.

La création du premier campement touristique de Dindefelo est partie d’un malentendu né de la signature, par un chef local, d’un document qui autorisait la transformation du site en parc national. Ce qui priverait les communautés locales de tout droit sur les lieux.

Manquer comme ça de peu d’être expropriés et déguerpis, par la faute d’un chef de village signataire d’un document dont il ne maîtrisait pas le contenu, a changé les perspectives de Dindefelo qui s’est offert son premier campement à la fin des années 80, grâce au Corps de la paix américain qui a apporté les premiers fonds de départ, soit 500.000 francs CFA.

Un deuxième campement a été réceptionné avec la coopération du Conseil général de l’Isère (France), qui a également pris sur lui de former jeunes gens et jeunes filles dans différents domaines qui leur permettent aujourd’hui de tenir ces hôtels de campagne si particuliers. Cela permet aujourd’hui de fixer d’une certaine façon les jeunes dans leur terroir.

Malgré tout, le nœud du problème reste l’enclavement de Dindefelo, une question évoquée avec force par Sadio Sylla, une des responsables de la fédération des différents groupements de féminins de la localité.

Pour les femmes de ce terroir qui s’adonnent à fond à la transformation de produits locaux (pain de singe, bissap, fonio), accessoirement au commerce de fruits et de produits de la forêt, les contraintes sont réelles pour faire écouler ces produits, du fait de la non-praticabilité de la route.

Mme Sylla évoque aussi pour toutes les femmes, avec émotion, les décès de femmes enceintes lors des évacuations sanitaires, ou la difficulté de s’approvisionner en produits alimentaires pendant la saison des pluies qui corse l’accès à cette zone.

Ces questions évoquées comme d’autres en même temps brossées (le manque de formation, les difficultés de sensibiliser à certaines problématiques liées à l’éducation et à la formation), justifie dans ces localités le ‘’besoin’’ d’informer et d’être informé, le ‘’besoin’’ de savoir et de comprendre, selon Carim Camara.

‘’Le développement, il est intégral et il est de tous les côtés’’, rappelle-t-il non sans appeler les médias à une coopération qui permettra de sortir Dindefelo de sa situation, par le biais par exemple d’une vulgarisation qui permettrait aux populations de persévérer dans leurs efforts, en attendant des ressources additionnelles pour d’autres projets.

Un ‘’marketing’’ espéré par les 1525 habitants de Dindefelo, qui dispose d’un collège de proximité depuis 2004, de deux forages très souvent en panne, d’un poste de santé avec maternité, mais qui manque d’ouverture sur le monde, du fait de son enclavement.

Déterminé pour sortir Dindefelo de sa situation et pas intimidé pour un sou, Carim Camara part de son expérience fondamentale pour se faire aujourd’hui le héraut d’un ‘’développement local par voie de presse’’, quitte à irriter les puristes.

Les retombées pour son village, incomparables aux avatars idéologiques nées de la pratique du journalisme de développement, l’autorisent en effet à plaider la viabilité d’un tel contexte, dans une contrée aux potentialités énormes mais où tout ou presque reste à faire.

20/06/2009

Encore 48 milliards pour le Sénégal

Le gouvernement sénégalais recevra 48 milliards du FMI en 2009
610x

Le Fonds monétaire international (FMI) a décidé vendredi de décaisser 48 milliards de FCFA pour 2009, en faveur de l’Etat du Sénégal, ‘’au lieu de 18 milliards initialement prévus’’ dans un programme concerté, indique le ministère de l’Economie et des Finances, dans un communiqué transmis à l’APS.

‘’Globalement au titre de 2009, indique un communiqué reçu à l’APS, compte tenu de la persistance des difficultés financières et économiques mondiales et de leur impact négatif sur l’activité économique nationale, 48 milliards de francs CFA seront décaissés au lieu de 18 milliards comme initialement prévu dans le programme.’’

Selon le texte, ‘’cette décision du conseil d’administration du FMI se justifie par les efforts fournis par le gouvernement du Sénégal pour le respect de ses engagements vis-à-vis du programme’’.

Le conseil, tenu vendredi à Washington, a examiné les conclusions de la troisième revue du Programme économique et financier, appuyé par l’ISPE et la première revue de la Facilité de protection contre les chocs exogènes (FCE).

‘’Le conseil a approuvé ces conclusions et a autorisé la poursuite de l’ISPE tout en augmentant les ressources de la FCE dont la première tranche de décaissement, approuvée en décembre 2008, a permis au gouvernement de faire face aux difficultés liées la situation économique internationale défavorable’’, relève le texte.

En effet, précise-t-il, ‘’la FCE devrait permettre à la fois de régulariser définitivement les créances du secteur privé et d’atténuer l’impact sur la balance des paiements de la flambée des prix internationaux de produits alimentaires et énergétiques enregistrée au cours du dernier trimestre de 2008’’.

‘’Pour aider le Sénégal à affronter les effets de la crise mondiale, les services du FMI ont donc recommandé que l’accès de la FCE soit porté de 30 à 75% de la quote-part (121,35 millions de DTS) et que la durée de l’accord soit portée de 12 à 18 mois’’, selon le communiqué.

‘’Concernant les indicateurs quantitatifs, tous les critères d’évaluation ont été respectés’’, rapporte le ministère des Finances indiquant que ‘’le montant des instances de paiement s’est situé en dessous du plafond arrêté dans le programme’’. Ce sont des ‘’dépenses liquidées non payées’’.

‘’Le pourcentage de marchés passés par entente directe s’est également établi en dessous du plafond du programme et le solde budgétaire de base s’est situé au dessus du plancher fixé par le programme’’, ajoute la même source ministérielle.

Par ailleurs, le ministère de l’Economie et des Finances signale qu’‘’il n’a été enregistré aucune avance de trésorerie depuis la prise du décret relatif à sa suppression, en novembre 2008’’.

Non plus, souligne-t-il, ‘’il n’a été également enregistré aucun arriéré de paiement extérieur depuis décembre 2008 et l’Etat n’a ni engagé, ni garanti de prêts extérieurs non concessionnels sur la période, à l’exception du prêt AFD (Agence française de développement)’’.

‘’Pour ce qui est des critères d’évaluation structurels, toutes les mesures ont été respectées.’’

19/06/2009

Youssou Ndour lance une télé au Sénégal

le chanteur Youssou Ndour prépare le lancement d'une télévision
img_0033

Le chanteur sénégalais Youssou Ndour, qui dirige déjà un important groupe de presse privé à Dakar, prépare le lancement d'une télévision, actuellement "en phase de test", a-t-il déclaré à l'AFP.
"Je ne peux pas vous dire aujourd'hui à quelle date cela va commencer officiellement, mais c'est pour bientôt", a-t-il annoncé, au cours d'un entretien avec plusieurs journalistes à son domicile.
"Nous sommes en phase de test, mais c'est très simple: nous voulons une télévision assez professionnelle, tout en restant modeste", a-t-il ajouté.
L'artiste de 49 ans dirige déjà son groupe de presse privé Futurs Médias, qui comprend la radio RFM - parmi les plus écoutées dans le pays - et le quotidien L'Observateur, plutôt critique envers le régime.
Le ministre d'Etat Karim Wade, fils du président sénégalais, a visité le week-end dernier les locaux de cette Télévision Futurs Médias.
Youssou Ndour devrait la diriger au cours des six premiers mois, en tant que "président d'un comité de gestion", avant de passer le relais.
"Quand je livrerai la télé au bout de six mois de direction, j'espère qu'on trouvera un média très organisé, très professionnel, avec une audience assez élevée", dit-il.
Youssou Ndour multiplie également les activités à travers la fondation caritative qui porte son nom. Beaucoup lui ont prêté l'intention d'être candidat un jour à la présidentielle, mais lui-même assure: "je ne compte pas faire de la politique, au sens de politique politicienne. Il faudrait déjà que la démocratie se fasse en interne, dans les partis".

18/06/2009

Un Suisse au Sénégal

Un Suisse au Sénégal
DSC02710

En cliquant sur la photo, vous aurez le lien avec l'émission diffusée ce jour sur la radio RFJ (Jura Suisse)
5 tranches d'interview audio avec mon pote Christian, patron sympa du "Petit Jura" à Saly Niakh Niakhal ( + photos)
Le site de Christian: http://www.aupetitjura.ch/

750 millions d'Euros offerts au Sénégal

COOPERATION JAPON SENEGAL : Les dons cumulés font 500 milliards
Près de 750 millions d'Euros offerts au Sénégal
1178759102726

La contribution du Japon dans le cadre de l’aide financière non remboursable accordée au Sénégal s’élève à 500 milliards F Cfa, a estimé le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop, qui présidait l’ouverture de la revue annuelle conjointe de la coopération entre le Sénégal et le Japon.

En présence de l’ambassadeur du Japon au Sénégal, M. Takashi Saito, et du représentant résident de la Jica à Dakar, Abdoulaye Diop a révélé, hier, que l’aide financière non remboursable du Japon accordée au Sénégal s’élève à 500 milliards FCfa. Ces ressources ont permis de réaliser plusieurs infrastructures dont 120 forages, 1500 classes, deux grands marchés au poisson, des quais de pêche, deux grands hôpitaux et des aménagements hydroagricoles. L’ambassadeur Takashi Saito a estimé que cette concertation permet de tirer profit de la plate-forme multilatérale de dialogue mise en place depuis 1993 pour soutenir le développement de l’Afrique, à savoir la Ticad (Conférence de Tokyo sur le développement de l’Afrique). Selon lui, les autorités japonaises ont réaffirmé à plusieurs occasions leur détermination à respecter les engagements affichés lors de la Ticad IV, à savoir le doublement de l’Apd du Japon en faveur de l’Afrique ainsi que l’investissement direct japonais sur le continent africain à l’horizon 2012. Jusqu’en 2004, l’Apd du Japon au Sénégal s’élevait au total cumulatif de 1061 millions de dollars américains, soit plus de 500 milliards FCfa dont plus de 103 milliards FCfa au titre de la coopération technique. Le japon a également consenti au Sénégal une enveloppe de près de 55 milliards FCfa pour le secteur hydraulique, sous forme de subventions, depuis le début de sa coopération dans ce secteur, en 1979. Ces subventions ont permis la réalisation de plus de 13 projets d’infrastructures hydrauliques et la fourniture d’équipements sur l’étendue du territoire national dont 120 forages couplés de châteaux d’eau avec des systèmes d’adduction d’eau potable, en faveur de 1.234.000 habitants. Dans le domaine de l’éducation et des ressources humaines, 1500 salles de classe pour l’enseignement élémentaire ont été construites entre 1991 et 2003 dans les régions de Dakar, Thiès, Fatick, Kaolack et Louga. Et la Jica a entrepris des interventions dans des domaines de la santé, de l’environnement, de la pêche, de l’agriculture et des infrastructures de base. Cette revue annuelle conjointe visait à assurer une large concertation entre les différents acteurs sur sa mise en œuvre, à identifier les principales contraintes et à formuler des recommandations en vue d’une plus grande efficacité dans la réalisation des activités.
Mamadou SY

17/06/2009

Youssou N'Dour s'attaque au palu

Youssou N'Dour s'attaque au paludisme
u1_youssou_ndour2

"Afin d’aider le Sénégal à devenir le prochain exemple de réussite dans la lutte contre le paludisme”, Youssou N'Dour, le chanteur de renommée internationale, a décidé de s’investir pleinement dans ce combat, rapporte Le Quotidien, de Dakar. Il a enregistré un disque qui sera en outre distribué dans les centres de santé et dans lequel il invite tout le pays à se protéger contre la maladie. Le chanteur participe également à la campagne de distribution de moustiquaires imprégnées et de vitamine A. Le 20 juin, il organise un grand concert au stade de Guédiawaye, dans la banlieue de Dakar, pour sensibiliser le public. Selon lui, 1 milliard de dollars a été mobilisé pour combattre ce fléau. “Nul n’a donc le droit de faillir dans cette croisade”, rappelle-t-il.

Joola; jugement annulé

Naufrage Joola: les mandats d'arrêt contre deux ex-ministres sénégalais annulés
joola.1221665292

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a annulé mardi les mandats d'arrêts délivrés contre l'ancienne Premier ministre sénégalaise et l'ex-ministre des forces armées pour leur responsabilité présumée dans le naufrage du Joola, qui a fait plus de 1.800 morts en 2002, a-t-on appris de source judiciaire.
Le 12 septembre 2008, neuf mandats d'arrêts internationaux avaient été délivrés contre de hauts dignitaires sénégalais par le juge Jean-Wilfrid Noël, alors en charge de l'instrution ouverte à Evry (Essonne) pour homicides involontaires et défaut d'assistance à personnes en péril.
Le parquet général avait fait appel des mandats contre l'ancienne Premier ministre Mame Madior Boye et contre l'ex-ministre des forces armées Youba Sambou, estimant notamment que ces deux personnes bénéficient d'une immunité liée à leurs fonctions.
La chambre de l'instruction, qui a la possibilité d'examiner la régularité des actes de procédure, a déclaré la nullité de ces deux mandats d'arrêt, estimant que ces deux anciens ministres bénéficient d'une immunité, qui couvre les actes dans le cadre de leurs fonctions, même après la cessation de celles-ci, selon une source judiciaire.
C'est à cet égard que la nullité de ces deux mandats a été prononcée. La chambre de l'instruction a par conséquent considéré que l'appel du parquet général était sans objet, selon la même source.
La requête en nullité déposée par un collectif d'avocats mandatés par Dakar a en revanche été déclarée irrecevable par la chambre de l'instruction.
Après la délivrance des neuf mandats d'arrêts, la justice sénégalaise avait lancé un mandat d'arrêt international contre le juge Noël pour "forfaiture" et "actes de nature à jeter le discrédit sur les institutions" sénégalaises.
Le Joola avait chaviré au large de la Gambie le 26 septembre 2002, alors qu'il reliait Ziguinchor, la principale ville de Casamance, à Dakar.
La catastrophe avait fait 1.863 morts et disparus (dont 22 ressortissants français), selon le bilan officiel, plus de 2.000 selon les associations de familles de victimes, soit plus que le naufrage du Titanic (1.500 morts). Seules 64 personnes avaient survécu.
L'enquête ouverte au Sénégal avait conclu à la responsabilité exclusive de l'équipage et de l'état-major du bateau, disparus dans la catastrophe, et avait été classée sans suite.

Les talibés du Sénégal

Dans l’univers des talibés : Les enfants perdus du Sénégal  
force_du_gri_gri

A Dakar, fourmillent les talibés, ces enfants abandonnés aux écoles coraniques où ils apprennent surtout la mendicité. Avant de finir à la rue.
Comme un coup de pied dans une fourmilière. Des quatre coins du marché de Sandaga, le plus gros de Dakar, les enfants s’enfuient, jaillissant des tôles sous lesquelles ils s’abritaient. Il est 23 heures. L’un d’eux passe tout près d’un policier qui tente de le bloquer d’un grand coup de pied, mais ne réussit qu’à heurter une voiture. Quatre ou cinq autres, moins chanceux, sont tombés entre les mains de la Police. Ils sont embarqués dans les voitures. Les gifles tombent. Un flic, désabusé, les regarde : «Encore des talibés.»
En Afrique de l’ouest, ce mot est devenu synonyme de mendiant, de parasite. La racine talib est la même que pour taliban, «celui qui étudie». Au Burkina Faso, au Bénin, au Mali ou au Sénégal, l’islamisation a entraîné la création de nombreux daaras, les écoles coraniques. Com-me celle de Ibrahim, qui exige que les petits l’appellent Cheikh et qu’ils s’inclinent devant lui. Au rez-de-chaussée d’une maison en construction, ils sont une soixantaine d’enfants, assis à même le sol. La salle de classe sert de dortoir - il suffit de déplier des couvertures pour la nuit.
MARABOUTS SANS SCRUPULE
Il est 6 heures du matin. Les petits ont commencé à réciter les versets du Coran, en langue arabe qu’ils ne comprennent pas. Ils ânonnent en suivant les caractères sur des tablettes en bois. Peu importe que très peu sachent lire : l’exercice est essentiellement phonétique. Les yeux sont embués de sommeil. Ibrahim a la badine à la main, un bout de bois orné d’une lanière qu’il brandit et parfois abat sur les têtes engourdies. «Les enfants, je les traite comme les miens», affirme tout sourire Cheikh Ibrahim. Beaucoup sont rentrés tard hier soir, leur journée de mendicité enfin achevée. Leurs larmes sont autant d’épuisement que de douleur.
Au Sénégal, les daaras ont longtemps été une branche alternative au système éducatif officiel, héritée de la colonisation française. Deux confréries religieuses, les Mouriddiya et les Tidianiyya, se partageaient des formations consacrées à l’alphabétisation en arabe, l’enseignement du Coran et un apprentissage professionnel. La mendicité faisait partie du cursus : pour apprendre l’humilité, les enfants devaient passer une heure par jour de maison en maison et rapporter de quoi manger. Des marabouts sans scrupule, souvent étrangers aux confréries, ont vu le profit qu’ils pouvaient tirer de cette tradition et ont ouvert des «écoles» dont la mendicité des enfants est devenue la principale raison d’être.
La plupart des élèves ont été laissés là par leurs familles. Sont-elles dupes de la pauvreté de l’éducation dispensée ? «Dans une Afrique où la solidarité familiale s’étiole, le  daara  est devenue une manière de se débarrasser des enfants», explique un travailleur social. Ainsi, Youssef, 13 ans, a été amené par son oncle et sa tante après le décès de ses parents dans un accident de la route. Ou encore Bafara, 10 ans, victime d’une rivalité entre épouses. Sa mère étant tombée malade, ce fruit d’un premier mariage a été mis à l’écart par la deuxième épouse, désireuse de favoriser ses propres enfants.
UN CHIFFRE A FAIRE
A 7 heures, la lecture s’arrête chez Cheikh Ibrahim. C’est l’heure d’aller mendier. Bafara retrouve Mohammed dans la rue. A 9 ans, Mohammed est élève d’une autre «daara». Les deux enfants sont devenus copains. D’autres les rejoignent. Ils portent en bandoulière une grosse boîte de conserve de tomate coupée en deux, devenue l’emblème des talibés. Les gens y glissent quelques billets, des pièces, parfois des restes de nourriture. On les voit aux feux rouges, aux carrefours, près des restaurants, vêtus de haillons, la gale ou la teigne rongeant leurs membres et leur crâne souvent rasé. Bafara et Mohammed partagent ce qu’ils rapportent à leur daara. Mais aujourd’hui, la journée n’a pas été très bonne et l’angoisse monte chez Bafara, qui compte et recompte sa maigre récolte. S’il rentre sans la somme qui lui a été fixée, il sera battu. Tous les jours, ils ont un chiffre à faire : 350 francs Cfa, environ 0,50 euro. Le vendredi, jour de prière, c’est 525 francs ! Quand on ne lui donne pas à manger, Bafara achète un peu de nourriture en chemin. Le seul repas fourni par le maître est le petit déjeuner, généralement composé de morceaux de pain. Quand il n’a pas assez d’argent, il lui arrive de rentrer la faim au ventre pour affronter une nuit à jeun.
Un de ses amis, Thierno, a sa «banquière» : une femme du marché de Sandaga, une vendeuse de fruits qui lui garde son argent les jours où il en a «trop» pour le lui rendre quand il n’en a pas assez.
«Un jour, j’en ai eu marre. Je suis parti, raconte Yaya, 14 ans, qui a passé six ans dans une daara. Je ne sais plus où est ma famille. Tant qu’à mendier, autant que ce soit pour moi. Au moins, on ne me battra plus.» Yaya a aujourd’hui 14 ans. Comme lui, beaucoup de talibés fuguent, et se retrouvent à la rue. En face de la banque centrale de Dakar, un vaste terrain vague abrite un grand nombre de ces jeunes Sdf. Un palmier, couvert d’habits plus ou moins défraîchis, a été converti en portemanteau. Des pneus servent de fauteuil. Certains vont chercher des bidons d’une eau plus ou moins propre avec laquelle ils s’arrosent. Des chiens errants passent, repoussés d’un coup de pied. La plupart des enfants sont avachis le long du mur, seule construction à dispenser une ombre rare sur l’espace chauffé à blanc par le soleil. Ils sont en groupe, en tas presque, les petits mêlés aux grands. On a l’impression que chacun y vient comme il veut et en repart aussi facilement. Illusion trompeuse. Il faut intégrer la bande, et pour cela se plier à la loi des grands. Au mieux, ce sont des commissions à faire. Au pire, c’est l’esclavage sexuel. Comme dans presque tous les groupes d’enfants, une hiérarchie très nette s’est installée, à laquelle le viol et le chantage sexuel servent de ciment.
La plupart des enfants sont perdus dans les brumes du «guinz», un diluant à base de cellulose utilisé en peinture. Les dealers sont là, parmi eux. Un garçon d’une vingtaine d’années, tout de rouge vêtu, est très sollicité. En échange d’une pièce de monnaie, il sort un flacon de sa poche et envoie une giclée de «guinz» sur le bout de tissu que lui tend un petit, qui aussitôt le porte à sa bouche.
Leur «chef», un ancien talibé, est assis dans un pneu, sous un arbre, le baladeur sur les oreilles. Il a la trentaine. On va le voir, on lui présente les nouveaux. Il est indifférent. Il doit son titre à son ancienneté, et rend parfois la «justice». Ainsi, il oblige un gamin à payer son dealer. Une bagarre éclate, pour un tee-shirt. Des jumeaux s’approchent, attirés par le bruit. L’un a été rendu aveugle par l’abus de diluant, l’autre n’y voit déjà presque plus.
Le destin des talibés a fini par émouvoir les Sénégalais. Des photos d’enfants enchaînés dans un daara, publiées dans un journal local, ont eu un gros impact, comme un reportage de Thalassa qui montrait le maître d’une école coranique de Mbour, un port au sud de Dakar, battant les élèves. Souvent migrants, ces gamins viennent de la campagne ou des pays voisins. D’après l’Unicef, 45 % de ces petites victimes sont peuls et toucouleur. Un quart viennent de Casamance. Plus de la moitié sont originaires de Guinée-Bissau, comme 60 % des marabouts véreux opérant dans la capitale sénégalaise.
RETROUVER LA FAMILLE
L’écrivain Cheikh Hamidou Kane, qui, dans son roman l’Aventure ambiguë, raconte sa jeunesse dans une daara musclée, a décidé de défendre les talibés. Il a créé une association, le Partenariat pour le retrait et la réinsertion des enfants de la rue, qui regroupe intellectuels, hommes d’affaires, responsables d’organisations et chefs religieux. «Pour moi, les parents sont les premiers responsables, explique l’écrivain octogénaire. Mais, ajoute-t-il, il faut insister sur le rôle des chefs religieux dans la modernisation des écoles coraniques.»
Le Samu social international se préoccupe aussi de ces enfants. Non sans mal : «Dans le meilleur des cas, nous pouvons renouer le contact avec la famille, et les y ramener, explique sa directrice Isabelle de Guillebon. Mais c’est difficile. Beaucoup ne savent plus précisément d’où ils viennent.»
Ce soir, Bafara va rentrer chez Cheikh Ibrahim sans la peur au ventre. Il a trouvé ses 350 francs Cfa, et a même pu s’acheter un Coca. Du coup, il a traîné un peu dehors. Il est 22 heures. Le maître fait les gros yeux, mais s’adoucit en voyant la somme. «Allez, va te coucher.» Demain, à 6 heures, comme tous les jours, l’enfant récitera le Coran.
Hubert PROLONGEAU

15/06/2009

Nouvelles violences en Casamance

Nouvelles violences en Casamance
dyn005_original_500_378_pjpeg_2520752_64d7d95e8658116f1c59339cda312fdf

En Casamance, une nouvelle vague de violence sème la peur et menace la stabilité de la région, selon les observateurs
Une femme de 36 ans a récemment perdu une jambe en marchant sur une mine, en Casamance, dans le sud du Sénégal, où une vague de violence a mis en exergue les difficultés que continue de poser l’un des plus longs conflits d’Afrique aux 1,4 million d’habitants de la région.
La jeune femme aidait son grand-père à ramasser du bois dans le département de Nyassia, a-t-elle raconté à IRIN, depuis l’hôpital de Ziguinchor, première ville de Casamance.
La menace des mines terrestres n’est qu’une conséquence parmi tant d’autres du conflit qui sévit depuis 27 ans en Casamance, et qui éclate périodiquement, la paix n’ayant pas été définitivement rétablie.
Depuis le 1er mai, au moins 20 braquages de véhicules et pillages violents ont été perpétrés par des groupes armés dans le département de Bignona, selon Abdoulaye Diallo, conseiller technique de la GTZ-Procas, le Programme d’appui au développement socio-économique pour la paix en Casamance, financé par l’Allemagne. Dans bien des cas, selon les habitants de la région, les assaillants appartiendraient au Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC), un mouvement séparatiste.
« Cette vague de violence menace la stabilité et le développement de la région », a indiqué M. Diallo à IRIN. « Si les violences se poursuivent, cela aura de lourdes conséquences sur la sécurité alimentaire, la santé et l’éducation de ces populations ».
« Ces incidents sèment la peur et plongent la population dans un état d’incertitude totale. Psychologiquement, c’est complètement intenable », a-t-il ajouté.
La dernière vague de violence est survenue juste au début de la période des semailles, ont expliqué les habitants à IRIN. « Si les violences se poursuivent, cela aura des conséquences fâcheuses sur la production agricole », a estimé Nouha Cissé, coordinateur adjoint de l’Alliance pour la paix en Casamance.
La Casamance, située entre la Gambie et la Guinée-Bissau, est déchirée par le conflit depuis 1982, année où le MFDC a lancé son combat séparatiste. Si ce conflit s’est essentiellement traduit par des affrontements à petite échelle, il a causé des souffrances considérables à la population, faisant 3 000 à 6 000 morts chez les civils, 697 victimes de mines et quelque 60 000 déplacés, selon les Nations Unies et l’organisation non-gouvernementale (ONG) Handicap International, qui mène des opérations de déminage dans la région, en collaboration avec le gouvernement.
Une étude codirigée, en 2005-06, par le Programme des Nations Unies pour le développement, a révélé que 93 localités étaient minées et/ou semées de munitions non-explosées, et quelque 90 000 habitants sont directement touchés, selon le gouvernement. Pendant l’étude, il était impossible de se rendre dans un grand nombre de localités ; de nouvelles recherches sont donc nécessaires, d’après les experts du déminage.
Selon les observateurs, si les dernières violences se poursuivent, notamment si des affrontements violents éclatent entre le MFDC et l’armée, les populations risquent de fuir leurs villages.
« Ces violences ne font que nous rappeler que le conflit en Casamance est encore tout à fait d’actualité », a déclaré M. Cissé à IRIN.
« Nous avons connu une accalmie, oui, mais ces populations vivent dans une insécurité quasi permanente ».
L’instabilité en Casamance est doublement dangereuse en raison de la proximité de cette région avec la Guinée-Bissau, plateforme du trafic de stupéfiants.
A l’heure actuelle, la Casamance est relativement isolée, le service commercial aérien ayant été interrompu depuis Dakar, la capitale, et la circulation des ferries étant limitée. Selon Martin Evans, professeur de développement international à l’université de Chester et expert de la Casamance, l’insécurité de plus en plus grave risque fort d’avoir de lourdes conséquences sur les moyens de subsistance des populations.
« La région est actuellement privée de lien aérien et l’un des ferries est en réparation ; à cela s’ajoutent les braquages violents perpétrés à la fois sur l’autoroute transgambienne et sur la route qui relie Bignona à Diouloulou ; pour se déplacer entre le nord du Sénégal et la Casamance, et en particulier, à l’intérieur du département de Bignona, les choix sont limités », a-t-il indiqué.
« Cela porte atteinte à l’économie régionale, en limitant la liberté de circulation des populations et de la production agricole hors de Casamance, et l’acheminement des aliments préparés et des produits manufacturés en Casamance. Tout cela fait du tort aux producteurs, aux commerçants et à l’industrie du tourisme ».

Le bateau Dakar-Gorée plus cher pour les toubabs

Discrimination sur la chaloupe Dakar-Gorée : Des tarifs à la… peau du client    
chaloupe-dakar-goree
     
«Nous relions l’humanité à son histoire», dit la pub de la Liaison maritime Dakar-Gorée (Lmdg). Le mot est touchant, sauf que le rapport avec les hommes et femmes de race blanche passe par une ségrégation sur les tarifs qui donnent accès à ce territoire de la tragédie historique qu’est l’île de Gorée. Comme si on voulait rendre au toubab d’aujourd’hui la monnaie (salée) d’une pièce qu’il n’a jamais utilisée. Entre touristes européens de passage chez nous, Africains non résidents et Sénégalais bon teint, le commerce de la traversée par chaloupe se paie à la tête du client, à des prix différents. Enquête.
Le petit voyage entre Dakar et l’île de Gorée par la chaloupe a ses tarifs : 1 500 francs pour les Sénégalais, 2 500 francs pour les résidents africains, 5 000 francs Cfa pour les autres étrangers, notamment Européens et Américains. Pour les adultes et enfants habitant l’île, le coût du trajet est symbolique : respectivement 600 francs et 300 francs par mois.
Aujourd’hui, la tarification pose problème, et pour certains, c’est un signe : la discrimination est de retour à Gorée, des centaines d’années après la fin déclarée de l’esclavage ! Cette île dont la renommée est essentiellement liée à la traite négrière et à ses violences de toutes sortes ressemble aujourd’hui à un caillou aux œufs d’or partagé entre la mémoire et le business, et où le mercantilisme malmène l’équité entre visiteurs d’horizons divers. Cette situation d’inégalité indispose gravement beaucoup de visiteurs, européens et sénégalais confondus, qui ne s’expliquent pas une telle ségrégation sur les prix. Ça grogne et on se plaint de partout, mais «on ne sait pas à qui s’adresser. Il n’y a pas d’autorité particulière à qui on pourrait confier ces genres de choses», fulmine une touriste.
Le sac en bandoulière, Alexandra Bestard accompagnée de son cousin Alain et de la fille de ce dernier, tous Français en visite au Sénégal, ne cachent pas leur indignation lorsqu’ils découvrent sur un panneau déposé à même le sol la distorsion des prix de la traversée selon qu’on est Sénégalais ou «étranger». «Je  trouve que c’est bizarre d’aller visiter une île qui restitue des souvenirs de l’esclavage et de la traite négrière, et que l’on vous dise au guichet que les tarifs sont différents selon la nationalité», déplore-t-elle. Pour Alexandra, «payer 5 000 francs Cfa, c’est payer cinq fois plus que les Sénégalais. Cela ne s’explique pas à mon niveau».
 
SELON QU’ON EST TOUBAB OU… NEGRE
Concrètement, le scénario est rodé. Devant le guichet, les étrangers sont  priés de présenter une pièce d’identité avant de prendre un ticket. S’ils sont résidents dans notre pays, ils payent le même prix que les autochtones. Le même principe est valable pour les diplomates accrédités et pour tous ceux venus travailler ici quelle que soit la durée de leur séjour. Mais, Alexandra Bestard reste inconsolable et fait dans la comparaison. Pour elle, «Gorée représente l’esclavage, le racisme. Ce n’est pas normal de vivre ce genre de discrimination sur les tarifs après l’abolition de la traite négrière, ça ne nous donne pas envie de  faire des choses ici.» Elle passe sur tous les autres désagréments subis par les touristes, au-delà de la traversée par chaloupe. Ils sont arnaqués un peu partout, trompés par-ci par-là, harcelés par les commerçants ambulants qui leur vendent des marchandises de piètre qualité à des prix surestimés, résume-t-elle. «Ce sont des facteurs de blocage pour le tourisme local.»
De l’avis du responsable de la brigade de surveillance Alioune Diongue, cette «discrimination n’existe nulle part dans le monde». Pour lui, «les autorités devaient  créer dans ce sens des places Vip sans distinction de nationalité ou de race qui permettraient aux étrangers de choisir le niveau de confort souhaité pour la traversée».
Du côté officiel, on tente l’explication. Selon Chems Eddine Diène, chef du service administratif et financier de la Liaison maritime Dakar Gorée (Lmdg), c’est la cherté de la vie qui a amené la commission de contrôle à fixer la fourchette des prix actuels, après l’arrêt de la subvention de l’Etat. A ses yeux, «ceux qui parlent de discrimination ne sont pas sérieux». Sa vérité à lui, c’est que les touristes qui ont hâte de voir l’île de Gorée ne discutent même pas les prix qui n’ont pas varié depuis l’an 2000. En outre, c’est ce qui se fait chez les européens, dit-il encore. Curieuse comparaison vite contestée par Alexandra Bestard, exemple à l’appui. «En France, il peut y avoir de la discrimination sur des prix, certes, mais c’est uniquement selon qu’on est enfant ou retraité par exemple. Jamais selon la nationalité !» Interpellés par nos soins, Béatrice et Alain le Cung s’écrient sans retenue : «C’est de l’arnaque pure et simple», la première ajoutant : «Je pense qu’en payant 5 000 francs, il y a déjà une différenciation entre les autochtones et nous. Ça suffit largement !»
«TARIF ABORDABLE QUAND MEME»
Pour tous ceux que nous avons interrogés, ce tarif reste abordable. Le problème réside dans le principe car, comme le souligne Béatrice, «on casse des noix sur nos têtes». La fronde verbale ne se limite pas seulement aux touristes, principaux concernés. Elle touche jusqu’aux acteurs de ce secteur comme les guides. Samba Diallo est l’un d’eux. Trouvé à l’embarcadère en compagnie de son contingent de chercheurs de soleil et d’autres sensations, il est très sévère sur la question. «Faire payer 5 000 francs Cfa à des gens qui ont envie de découvrir Gorée et son histoire pour une traversée dont la durée n’excède pas 15 minutes, me paraît très exagéré.» A son avis, il est clair qu’il y a des personnes qui se font de l’argent sur le dos des touristes.
Dans ce concert de protestations passives, une voix discordante. Celle d’une autre touriste, Auréglia. «Pour nous, ce n’est pas cher et je trouve normal que les gens d’ici qui ont moins de ressources paient beaucoup moins cher que nous», juge-t-elle.
Ce mercredi de mai, jour de grande affluence, des élèves en file indienne, sacs au dos ou tenus à la main par d’autres adultes, cherchent à atteindre la salle d’attente avec l’aide de trois jeunes filles hôtesses de la Lmdg. Venus pour des visites pédagogiques, ces potaches ont bénéficié du rabais sur le prix du billet qu’ils ne paient qu’à 750 francs. L’ambiance est bon… enfant. Les cris de ces bambins en rajoutent au brouhaha régnant déjà dans l’embarcadère, en attendant la chaloupe. Dehors, sur le parking, d’autres fournées d’élèves descendant de cars de transport en commun affrétés de la banlieue de Dakar et de ses environs pour certains, et de Thiès pour d’autres. Après l’embarquement à bord du ferry, les touristes européens étaient à peine remarquables, noyés dans le tohu-bohu créé par cette bande de gamins excités par l’excursion sur les flots du grand bleu. Détail frappant au passage : la plupart de ceux qui ont payé 5 000 francs, donc plus cher que tout le monde, n’ont pas où s’asseoir. Toutes les places sont en effet occupées par les élèves…
Les touristes ne s’en offusquent pas trop. Nombre d’entre eux ignorent le prix de la traversée, comme nous l’a avoué l’un d’eux assis dans la salle d’attente. En général, ce service là est assuré par un professionnel du milieu, genre Samba Diallo, le guide touristique cité plus haut. Qui en explique d’ailleurs brièvement les modalités : «Ils ont un programme pour toute la journée qui leur est facturé par une agence de voyage, le prix de la traversée est compris dedans. C’est le guide qui effectue toutes les démarches dans ce sens».
LA TAXE MUNICIPALE EN QUESTION
Comme pour confirmer le statut de vache laitière qui est appliquée aux visiteurs étrangers non résidents, l’arrivée sur terre ferme de Gorée annonce une autre surprise. Une autre dépense, symbolique certes mais dépense quand même, leur est imposée. C’est une taxe municipale de 500 francs Cfa payable au niveau du bureau de perception situé en face du quai de débarquement peint en bleu et blanc. Les touristes sont subrepticement orientés à cet endroit là.  La taxe est payable soit en espèce, soit échangée contre un dépliant présentant brièvement l’île.
En réaction, expliquent des vendeurs d’objets d’art installés dans l’île, de nombreux touristes s’exercent à des «représailles» en refusant ostensiblement d’acheter des objets de souvenirs. Juste un service minimum : la visite des sites significatifs. C’est le tourisme qui en souffre…
Selon nos informations, cette taxe est très contestée. En son temps, elle aurait été critiquée par l’ancien ministre Ousmane Masseck Ndiaye. Son argument était que le tourisme n’étant pas une compétence transférée, la Collectivité locale de Gorée ne peut instituer une telle taxe sur l’île. Mais selon un haut fonctionnaire ayant requis l’anonymat, «l’enquête alors diligentée par le ministre n’a pas abouti» pour des raisons #u’il ignore. Une sorte de nébuleuse juridico-administrative sur laquelle un fonctionnaire du ministère de la Culture nous glisse quelques mots : «Ce dossier est de nature confidentielle. Il y a effectivement une enquête qui avait été ordonnée, mais sans résultat.»
Sur l’ile, une source anonyme bien au fait des petites turbulences nous signifie que ladite taxe est l’œuvre du maire réélu au travers d’une délibération municipale. Approché, Me Augustin Senghor nous livre une version autre. Selon lui, c’est plutôt le Conseil municipal, seule institution habilitée à voter le budget et à percevoir des recettes, qui a pris la mesure après une délibération approuvée par le préfet. La nuance est de taille !
Expliquant tout de même la motivation derrière cette taxe, l’édile de Gorée avance la nécessité pour la municipalité de prendre en charge  certains domaines dont le nettoiement de l’île. A l’en croire, «la municipalité ne bénéficie d’aucun soutien financier de la mairie de Dakar et ne tire aucun profit des retombées de la liaison». Seulement, précise-t-il, «ces taxes sont perçues par la mairie et transférées au Trésor». Comme pour dégager tout soupçon, il souligne deux points importants. D’abord, «nous n’avons rien à nous reprocher, nous ne percevons pas de taxes touristiques et nous sommes dans la légalité». Ensuite : «A l’origine, notre souhait était que cette taxe soit insérée dans le tarif de la traversée et que la ristourne nous revienne du Trésor. Ce que les autorités nous ont refusé.» Dans tous les cas, s’il y a violation de la loi, seul le Conseil d’Etat pourrait en connaître, conclut Augustin Senghor.
Justin GOMIS

Flambée des prix d’hydrocarbures au Sénégal

Flambée des prix d’hydrocarbures au Sénégal
3212170482_71a4e8b9d4

Les consommateurs vont encore trinquer avec la nouvelle flambée des prix d’hydrocarbures. Cette hausse qui varie de 14 à 49 francs CFA est entrée en vigueur depuis ce samedi 13 juin. L’information émane du service de communication du ministère de l’Energie.
les automobilistes vont devoir débourser plus cher pour continuer à rouler avec leur voiture
Le baril du pétrole grimpe, les prix des produits dérivés flambent. Les prix des hydrocarbures ont connu une hausse substantielle au Sénégal. Elle est entrée en vigueur ce samedi 13 juin. Selon un communiqué du ministère de l’Energie qui renseigne sur la structuration des prix, la hausse varie de manière globale de 14 francs CFA pour le gasoil et de 50 francs pour l’essence.
Le renchérissement des prix des hydrocarbures touche cette fois-ci le gaz butane. En effet, note le communiqué du ministère de l’Energie, «le gaz butane en son emballage de 2,7 kg enregistre une hausse de 45 FCFA soit 4,5% en valeur relative. En revanche, les emballages de 38, 12, 5, 9 et 6 kg accusent une baisse qui s’explique par la mise en application de la proposition du Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie et des Finances d’exonérer totalement les droits de douane et la TVA et de supprimer la subvention/stabilisation sur ce produit».
L’étude du tableau comparatif montre que le prix supercarburant est passé de 618 à 66 alors que celui de l’essence ordinaire a connu une augmentation de 586 à 634 francs CFA. L’essence pirogue s’est inscrite dans la même logique avec une variation de 438 à 487 de nos francs. Cette hausse a été moins sévère avec le gasoil. Elle est de 438 à 487 soit de 14%.
La hausse des prix est cependant, selon le ministère de l’Energie, atténuée par la baisse du cours du dollar, qui passe d’une moyenne de 500 FCFA à 472 FCFA, soit un recul de - 28 FCFA en valeur absolue et - 6% en valeur relative.

14/06/2009

Pas d'homos au Sénégal!

"L’homosexualité ne sera jamais tolérée au Sénégal !
Afrique_homosexuels_See-ming_Lee-d5cb6

Le succès obtenu par le Sénégal au Conseil des droits de l’homme des Nations unies qui s’est tenu jeudi dernier à Genève a très vite fait naître la suspicion. Surtout après que des quotidiens dakarois ont évoqué le rapport présenté par le Sénégal et dans lequel le ministre de la Justice , Me Madické Niang aurait déclaré que « l’homosexualité n’est pas un crime au Sénégal ». Samedi dans l’après-midi, le ministre de la Justice a tenu à apporter des précisions sur la chaîne de télévision privée Walf Tv. Le ministre de la Justice déclare que l’homosexualité ne sera jamais légalisée au Sénégal.
Me Madické Niang s’est voulu net et précis.
« L’homosexualité ne sera jamais légalisée au Sénégal, ni aujourd’hui ni demain », a déclaré, en langue nationale wolof, le ministre sénégalais de la Justice.
Me Niang réagissait au micro de la chaîne de télévision privée Walf Tv. Ce, après que la presse sénégalaise a fait état de la sortie à Genève du ministre de la Justice qui aurait déclaré que « l’homosexualité n’est pas un crime au Sénégal ».
Pour Me Madické Niang, l’homosexualité ne sera jamais légalisée au Sénégal.
Revenant sur la libération des homosexuels de Mbao par la Cour d’appel de Dakar après un jugement en première instance les condamnant à des peines de prison ferme, Madické Niang déclare que le juge a plutôt constaté une vice de forme dans l’enquête de police.
Les policiers seraient en effet introduits dans un domicile privé au-delà des heures légales fixées par la loi. Toujours est-il que le ministre de la Justice se veut ferme en insistant sur le fait que, selon lui, les actes contre-nature seront toujours condamnés au Sénégal. Il soutient l’avoir bien fait comprendre au Conseil des droits de l’homme des Nations unies tenu jeudi à Genève.
Rappelons que le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a réélu le Sénégal jeudi suite au rapport présenté par Me Madické Niang sur l’état des droits de l’homme au Sénégal. S
Toutefois, le Sénégal a bien pris en compte les recommandations faites par le même Conseil suite au premier rapport présenté en février. Des recommandations qui faisaient notamment état de la nécessité de dépénaliser l’homosexualité au Sénégal.
Et selon des quotidiens dakarois, le ministre de la Justice a répondu que « l’homosexualité n’est aucunement un délit au Sénégal ». Avouant toutefois « l’hostilité de la société sénégalaise envers les homosexuels ». Non sans préciser qu’« un article du code pénal incrimine les actes impudiques ou contre-­nature ».

13/06/2009

Les avions de pluie

 Le Sénégal achète deux avions pour provoquer les pluies

Ghait
Le gouvernement sénégalais a acheté deux avions pour son programme de "pluies provoquées" entamé en 2005 avec l'aide du Maroc afin de lutter contre la sécheresse, a-t-on appris vendredi de source officielle.
"Deux avions ont été achetés sur le budget de l'Etat" pour le programme des pluies provoquées, a déclaré à l'AFP Sitor Ndour, porte-parole du président sénégalais Abdoulaye Wade.
Il n'a pas été précisé à qui ces avions avaient été achetés ni à quel prix.
Cette acquisition doit "assurer au Sénégal plus d'autonomie dans la production de pluies artificielles", selon le compte rendu du conseil des ministres de jeudi.
Ces dernières années, les appareils utilisés pour ce programme avaient été fournis par l'armée sénégalaise et le Maroc.
Le Maroc va mettre à disposition du Sénégal "des équipements et des ressources humaines", a indiqué le gouvernement, sans plus de précisions.
Appelé "Bawaan" ("pluie utile" en langue wolof, la plus parlée au Sénégal), le programme vise à assurer la maîtrise de l'eau et la sécurité alimentaire dans le pays sahélien essentiellement agricole mais soumis aux aléas climatiques et encore dépendant des importations pour nourrir sa population.
Son procédé consiste à "bombarder", par des avions ou des générateurs au sol, les nuages déjà formés, avec de l'iodure d'argent et du sodium, pour déclencher des précipitations. Le dispositif est complété par des bassins de rétention afin de recueillir l'eau.
L'impact du programme est toutefois controversé. Si le gouvernement et des techniciens sénégalais lui ont par le passé attribué des excédents pluviométriques dans certaines zones du Sénégal, des chercheurs et des responsables d'organisations de producteurs sont plutôt sceptiques sur son efficacité.

12/06/2009

Crise au Sénégal

Effets de la crise financière sur l'économie sénégalaise : Les transferts d’argent des migrants touchés de plein fouet
2486144476_d19250ebff

La crise financière qui secoue le monde n’a pas épargné l’économie sénégalaise. Et c’est le secteur du transfert d’argent des migrants qui a été le plus touché, selon une étude de la Direction de la prévision et des études économiques qui nous est parvenu. En effet, selon cette note, des agrégats tels que les transferts des migrants, les Investissements directs étrangers (Ide) et l’aide étrangère ont été parmi les plus vulnérables dans le contexte de crise actuelle. Chose qui, selon la Dpee, devrait être prévisible dans la mesure où le fait que ‘la plupart des pays industrialisés soient entrés en récession laisse penser que la croissance de l’économie sénégalaise devrait en ressentir les effets’. Par ailleurs, le document révèle que les résultats de l’étude n’indiquent aucune surréaction des agrégats considérés à choc négatif sur la croissance ou sur le taux d’intérêt à long terme. Et les réactions obtenues sont même relativement faibles et témoignent d’une faible sensibilité de la croissance, de l’aide internationale et des Investissements directs étrangers à de tels chocs étrangers. La même source souligne que ‘les résultats obtenus pour les transferts sont également faibles, même si l’amplitude de la réaction est plus importante que pour les autres flux financiers’. Néanmoins, la Dpee précise que ‘ce dernier résultat est à nuancer car, lorsque l’on considère l’analyse des effets (directs) contemporains, elle conduit à une élasticité d’impact positive et significative de l’ordre de 0,30 %’.
Autrement dit, une baisse de 1 % de la croissance chez les principaux partenaires du Sénégal, devrait avoir pour effet un recul de 0,30 % de la croissance des transferts vers le Sénégal.
Cependant, la même source note, ‘qu’il convient d’insister sur le fait que l’ampleur réelle des effets décrits dans le cadre de l’étude sera naturellement subordonnée à la capacité des principaux foyers de la crise actuelle à remettre leurs économies en selle’.Ce qui veut dire que ‘plus les économies développées tarderont à retrouver leurs grands équilibres, plus il est à craindre que les perturbations sur l’économie sénégalaise seront amplifiées et s’étaleront dans le temps’, renseigne le document. Et, de ce point de vue, toutes choses étant égales par ailleurs, ‘l’analyse dynamique semble indiquer une plus grande sensibilité de la croissance et des transferts courants privés à l’évolution de la conjoncture internationale’, poursuit la Dpee. Qui note, en effet, que ‘les réactions les plus importantes pour l’économie sénégalaise en termes d’amplitude sont obtenues pour les transferts (suite à un choc de croissance dans la Zone euro) et pour la croissance (suite à un choc de croissance aux Etats-Unis)’. Ainsi, révèle la même source, dans ce contexte d’incertitude et à l’instar de la plupart des pays en développement, un des principaux défis que devra relever l’économie sénégalaise tient à sa capacité à dégager des ressources pouvant permettre d’atténuer les effets d’une éventuelle sévérité accrue de la récession mondiale. Ce qui signifie, selon la Dpee, que ‘des économies comme celle du Sénégal devront mettre l’accent sur l’efficacité des choix budgétaires afin de disposer d’une marge de manœuvre suffisante pour soulager les secteurs qui pourraient en avoir besoin dans le contexte actuel’.

Aider Fernand

!cid_837A96AF-2606-41A2-AE90-056DF3D72BB9

11/06/2009

Une route entre le Sénégal et la Guinée

Construction d’une route entre la Guinée et le Sénégal : Bientôt du bitume entre Dakar et Conakry  
724186870_1a113425d6
     
Le programme d’aménagement de la route Labé-Seriba-Medina Gounass-Tambacounda et de facilitation du transport sur le corridor Conakry-Dakar sera effectif à partir du 19 juin prochain, selon la volonté de l’Uemoa.
Les populations du Sénégal et de la Guinée vivant sur le tronçon qui relie les capitales des deux pays, pousseront certainement bientôt un grand ouf de soulagement. Car, les travaux d’aménagement de la route Labé-Siriba-Médina Gounass-Tambacounda vont démarrer le 19 juin 2009. L’annonce a été faite par le comité technique mixte le 30 avril dernier, à l’issue de sa réunion de Dakar. La construction de cette infrastructure fait partie d’un programme d’aménagement né de la volonté commune de la Guinée et du Sénégal. Elle devrait contribuer, selon  M. Amadou Harouna, directeur de l’Aménagement du territoire et des Infrastructures terrestres à la Commission de l’Union économique monétaire des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Uemoa), à renforcer l’intégration économique entre les deux pays. Plus spécifiquement, a poursuivi le fonctionnaire international, à promouvoir les échanges économiques et lever les entraves à la circulation en vue de déduire les coûts généralisés de transport, améliorer la durabilité des investissements routiers par le contrôle des charges à l’essieu, et améliorer les conditions de vie des populations de la zone du programme.
Le coût de ce programme financé conjointement par le Fonds africain de développement (Fad) de la Banque africaine de développement (Bad), les opérateurs privés du secteur des transports inter-états bénéficiaires dudit programme, la Boad, l’Uemoa, les gouvernements des deux pays, entre autres bailleurs, est estimé à «environ 113, 63 milliards de francs Cfa».
Elaboré sur la base d’une «approche participative», impliquant les populations riveraines et les opérateurs du secteur des Transports et des Administrations, ce programme va durer 39 mois, déclare M. Harouna. Mais, il n y aura pas que du bitume. Il est aussi prévu, mentionne le document remis à la presse, la réhabilitation de certaines infrastructures socio-économiques de proximité, «afin de contribuer plus efficacement à la réduction de la pauvreté».
En outre, M. Harouna a constaté et déploré l’existence des multiples points de contrôles sur les routes dans l’espace Uemoa. Ce qui, à ses yeux, «fait perdre aux usagers énormément de temps». D’où la mise en place de postes de contrôle juxtaposés, équipés et construits à la frontière des deux pays, ainsi qu’un observatoire chargé de veiller, indique-t-il, à l’application de ces mesures.
Un prétexte pour interpeller le chef de division à la Direction des Transports terrestres du Sénégal, sur le conflit qui avait opposé les transporteurs maliens et ceux du Sénégal. Selon Pape Soulèye Faye, le conflit était provoqué et alimenté par le retard dans l’achèvement de la gare routière des Baux maraîchers, qui devrait accueillir les transporteurs maliens. Ce qui avait amené les autorités à reloger ces derniers, au niveau du stade Léopold Sédar Senghor.

1er pro à l'école de foot de Saly

Cinq ans après sa création : Diambars signe son premier contrat pro
1476934549_84de748352

 Cinq années après la pose de la première pierre, en mai 2003 à Saly Portudal (Mbour), les responsables de l’Institut Diambars ont tenu une conférence de presse hier à l’hôtel Méridien, pour faire le bilan à mi-parcours. En présence de l’un des parrains du projet, l’international français Patrick Vieira, de l’initiateur Saër Seck et du directeur Jimmy Adjovi Boco, ces derniers dressent un satisfecit du travail jusque-là accompli. «Il y a un chemin qui a été parcouru. Si on revient en arrière, je dirai qu’on est très satisfait de la progression et du travail qui a été accompli. Mais, satisfait aussi par les résultats», dira Patrick Vieira. «Je pense que quand on est engagé dans un certain domaine, quand on donne de son temps et qu’on travaille dur, la satisfaction arrive par le résultat. Quand on voit les jeunes qui signent leur premier contrat stagiaire, leur premier contrat pro, il y a une grosse satisfaction de la part des entraîneurs, de l’encadrement. On se dit que le travail paye.» Un travail sanctionné par l’expatriation de sept joueurs dont le premier contrat professionnel du centre, celui du jeune Idrissa Gana Guèye, à Lille. A 20 ans, le bonhomme réalise enfin une partie de son rêve. Invité de la rencontre, le bambin n’a pas manqué de souligner sa satisfaction. «Cela fait plaisir. C’est un début. Il me reste encore beaucoup à apprendre», souligne le premier pro de Diambars.
Faisant le résumé des projets accompli, Saer Seck rappelle la participation au championnat national de Ligue 2. Toutefois, malgré une 8e place, il estime disposer de jeunes joueurs venus se frotter aux grands pour apprendre. Un effectif dont l’âge n’atteint pas la vingtaine.  
Sur le plan de l’éducation, il souligne les bons résultats scolaires. Avec 30 admis au Bfem sur un total de 40 candidats et 3 bacheliers sur 7 candidatures. Pour l’année en cours, le centre présente 9 candidats au Bac.
Ainsi l’infrastructure qui repose sur 15 hectares, a fini de prendre forme avec deux terrains synthétiques, un dortoir, une salle de restauration, des salles de classes, de conférences entre autres. Par ailleurs, en plus des quatre véhicules (2 bus climatisés et 2 véhicules de liaisons), l’Institut Diambars emploie 76 personnes. Des éducateurs, aux restaurateurs, en passant par les femmes de ménages jusqu’aux gardiens et autres chauffeurs. De quoi réjouir davantage le parrain. «Ces joueurs qui sont en Europe, pour étudier ou signer leur premier contrat pro servent d’exemple pour la nouvelle génération qui arrive à Diambars. Quand on voit ceux qui étaient là avant et qui ont réussi, c’est une très bonne chose», prie le capitaine des Bleus. Même si cela exige un investissement annuel de près 600 000 euros pour le bon fonctionnement de l’Institut.

10/06/2009

Un second bateau Dakar-Casamance?

Un deuxième navire pourrait relier Dakar à la Casamance
aline24

L"Etat sénégalais réfléchit sérieusement à l’acquisition d’un second navire pour relier plus facilement Ziguinchor, la capitale de la Casamance, à Dakar. L’actuel ferry, l’Aline Sitoé Diatta, qui peut accueillir jusqu’à 500 personnes et transporter quelque 450 tonnes de fret, a été mis en service le 10 mars 2008, en remplacement du Joola dont le naufrage, le 26 septembre 2002, avait fait 1 863 victimes. Or aujourd’hui, l’Aline est arrêté pour cause d’entretien et la compagnie aérienne Air Sénégal a cessé ses rotations depuis le 24 avril

09/06/2009

Air Sénégal, c'est fini!

Sortie de crise à Air Sénégal International
Les marocains de la Ram obtiennent gain de cause
avion_asi

La crise d'Air Sénégal international connaît finalement son épilogue. L'arrêt de mort d'Asi a été signé et la naissance d'une nouvelle compagnie sur ses cendres annoncée. C'est ce qu'ont décidé, hier, l'Etat du Sénégal et la Ram. Ainsi, cette dernière est la partie qui sort visiblement vainqueur de cette tragédie, elle qui a toujours clamé haut et fort son désir de se retirer de la gestion de la compagnie.
La Royal Air Maroc (Ram) a obtenu son retrait de la compagnie Air Sénégal. Avec le nouvel accord qui a sanctionné les négociations entre le ministre d'Etat, ministre de la Coopération internationale, de l'Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures, Karim Wade, et le Président directeur général de la Ram, Driss Benhima, c'est la partie marocaine qui sort victorieuse de ce bras de fer, elle qui a toujours demandé à son partenaire sénégalais de reprendre son bébé. En effet, c'est hier à Dakar que les deux parties ont pu arriver à un accord dit 'positif'. Lequel accord consacre l'enterrement d'Air Sénégal international et la création, sur ses cendres, d'une nouvelle compagnie qui sera contrôlée par le Sénégal et dont le capital sera détenu par le secteur privé sénégalais.
Selon le communiqué rendu public à l'issue des discussions, l'Etat sénégalais et la Royal Air Maroc justifient leur accord par le souci de se mobiliser activement pour 'sauvegarder les emplois et les droits du personnel d'Asi et préserver un climat social serein et apaisé, mais également pour préserver les liens fraternels et séculaires qui unissent les deux pays'. Et les deux parties ont convenu de certaines modalités visant à oeuvrer dans ce sens.
Ainsi, l'accord prévoit la prise en charge des salaires et du passif social de l'ensemble du personnel de la compagnie. En outre, la prompte indemnisation des salariés ainsi que le redéploiement du personnel d'Asi au sein des sociétés existantes opérant sur la plate-forme aéroportuaire de Dakar et/ou de la Ram, sont aussi inscrits au nombre des points d'accord entre l'Etat et la compagnie marocaine.
Cependant, aux fins de permettre au Sénégal de préserver son pavillon aérien national et de reprendre sa place dans le secteur du transport aérien, l'Etat du Sénégal et la Ram ont convenu d'oeuvrer pour la création, sous l'impulsion de l'Etat et avec le concours actif des partenaires marocains, une nouvelle compagnie aérienne qui devrait démarrer ses activités dans les plus brefs délais. Mais ce sera sans aucune participation capitalistique de la Ram qui se contentera d'apporter toutes les prestations techniques, commerciales et opérationnelles nécessaires pour lui permettre de démarrer son exploitation dans de bonnes conditions.
Cet accord qui est resté muet sur les prochains repreneurs sénégalais de la compagnie nationale, consacre la victoire du partenaire stratégique marocain qui refile au Sénégal sa compagnie. Laquelle a, selon le document, enregistré au cours des dernières années, des pertes cumulées importantes qui n'ont pas permis la reconstitution des capitaux propres de la société ni la finalisation de la reprise de la participation de Ram dans le capital d'Asi par l'Etat du Sénégal. Situation qui avait mené la compagnie à une cessation de paiement et, par ricochet, cloué au sol ses avions.
Avec cet accord qui signe l'arrêt de mort d'Air Sénégal international, c'est tout un symbole de la coopération Sud-Sud (51 % du capital pour la Ram et 49 % pour l'Etat du Sénégal) qui s'écroule pour laisser place à une nouvelle compagnie dans un environnement de plus en plus incertain. Et quand on sait la sensibilité du transport aérien et la rigueur dans la sûreté qui est de mise dans ce secteur pour survoler certains cieux, la nouvelle compagnie porte-étendard du pays aura du mal à se hisser au niveau de la défunte Asi qui a évolué sous l'aile protectrice d'un géant de l'aviation civile. Reste à voir si l'expertise sénégalaise fera l'affaire.

06/06/2009

L'or du Sénégal

Sénégal : Pour qui brillera l’or ?
or

Le Sénégal est entré dans l’ère de la production industrielle de l’or, avec la mise en marche de l’usine de Sabodala Gold Opérations (SGO), une filiale de la compagnie australienne Mineral Deposit Limited (MDL), détentrice d’une concession minière. Les perspectives peuvent être heureuses pour l’économie nationale, mais pour l’heure l’inquiétude reste le sentiment le plus partagé au sein de la société civile sénégalaise. Avec cette question fondamentale : à qui profitera cet or ?

Car, bien avant l’ouverture officielle de cette usine par le chef de l’Etat, prévue le 15 mars puis reportée, « l’or de Sabodala » a fait un mort et plusieurs blessés graves. Un drame survenu le 23 décembre 2008, quand les populations de Kédougou, zone où se situent les mines, ont violemment manifesté (et subi une forte intervention des forces de sécurité) pour faire bénéficier leur communauté, de manière juste, des retombées de cette exploitation aurifère.

L’or de la région orientale du Sénégal, à la frontière avec le Mali et la Guinée, a commencé à passionner au début des années 2000. Ce qui était un mirage évoqué ici ou là, depuis les années 1980, se fit plus concret. A la faveur de la montée en flèche du cours mondial de l’or, on assista à une véritable ruée des compagnies vers Kédougou, une région de l’extrême sud-est du Sénégal dont le sous sol regorge de potentialités minières importantes.

Devant les mirages de l’or, les populations de la contrée ont vite fait de reléguer au second plan les activités agricoles. D’aucuns ont même poussé le bouchon loin, en abandonnant leurs surfaces cultivables. Tous étaient convaincus que l’arrivée des sociétés minières était synonyme de la fin de toute misère, dans une région enclavée qui reste la plus pauvre du Sénégal. Sara Cissokho, chef du village de Sabodala, se rappelle : « Nous pensions que les billets de banques allaient tomber à flots, que des infrastructures sociales de base allaient sortir de terre, que nous allions définitivement tourner le dos à la pauvreté ». Cette conviction, il la partageait avec la quasi-totalité des habitants de la communauté rurale de Khossanto, zone où se déroulent les opérations minières, voire ceux de Kédougou.

La conviction devient plus forte chez les populations quand l’Etat du Sénégal signe, en mars 2005, deux conventions. Une convention de recherche et d’exploitation pour MDL et une convention d’exploration pour la compagnie canadienne OROMIN. « Pour nous, les problèmes d’emploi allaient devenir des souvenirs », confie le président du comité inter villageois de surveillance des impacts des opérations minières, Moussa Cissokho. Ce comité est une structure de concertation et de dialogue mise en place par l’ONG La Lumière, une organisation de la société civile qui veille et s’active sur les questions minières, avec des partenaires comme Oxfam America et l’Union Européenne. Avec un soucis pour le respect des droits économiques et sociaux des communautés minières et la préservation de l’environnement.

Il n’a pas fallu longtemps pour que les jeunes de Kédougou se rendent compte que leurs espoirs d’insertion professionnelle et d’avenir doré étaient une quasi illusion. Leurs frustrations, plusieurs fois exprimées, finissent par éclater le 23 décembre 2008. Une marche de protestation déborde et se transforme en pillage en règle. Les symboles de l’Etat sont pillés, incendiés. Aussi bien la gouvernance, la préfecture, le tribunal départemental, le service départemental du développement rural, l’inspection de l’éducation, le service de la douane que la brigade de gendarmerie, rien n’a été épargné. C’est durant ces événements qu’un jeune homme est tué par balle. Une mort que les populations mettent sur le dos des forces de sécurité qui sont intervenues. La thèse est rejetée par les autorités. Les enquêtes seront menées de façon brutale. Pendant des jours, Kédougou ressemble à une zone de non droit. Les populations dénoncent des descentes policières brutales, on évoque des cas de torture, etc. Une trentaine de manifestants finiront ainsi devant le tribunal. Les débats seront l’occasion d’étaler les raisons de leur colère.

Alors que les emplois attendus se faisaient désirer, les jeunes ont vu une vague de main d’œuvre affluer des autres régions pour s’imposer dans les zones minières. Or, il y a quelques années, lors d’un forum sur l’emploi qu’il avait présidé, le président de la République leur avait fait miroiter des perspectives d’occupation professionnelle qu’il voyait justement leur échapper. Les jeunes trouvaient aussi à redire dans la mise en œuvre du programme social minier. Doté de 3,5 milliards de francs CFA négociés par l’Etat, il devait servir à des investissements sociaux au profit des communautés dont les terres sont touchées par les exploitations minières. A cet effet, des besoins prioritaires avaient été identifiés et couchés dans un document validé par les élus locaux, les organisations de la société civile, les communautés minières et les services administratifs. Les applications escomptées ne suivront pas.

Parmi les avocats qui viendront pour la défense de la trentaine de jeunes mis aux arrêts, figurait Me Sidiki Kaba, président de l’Organisation internationale des Droits de l’homme. Au bout du compte, les peines allaient s’échelonner de 5 à 10 ans d’emprisonnement fermes. L’appel et les demandes de mise en liberté provisoire restent sans effet. C’est finalement une grâce présidentielle sort les jeunes de prison, peu avant les élections locales du 22 mars dernier. L’affaire avait alors pris une tournure politique. Aussi bien les partis d’opposition que la société civile s’étaient élevés contre les décisions judicaires, mais aussi sur la politique minière et la gestion du fonds minier. Jusqu’alors tenu dans des cercles confidentiels, le débat sur les questions minières occupait les devants de la scène, avec une obligation pour les autorités de s’expliquer.

Dans les sphères de l’Etat, on défend que le miracle de l’or aura bel et bien lieu. Dans le résumé non technique de l’étude d’impact environnemental et social du projet d’exploitation, on note que « l’augmentation du PIB, la réduction du déficit de la balance commerciale ainsi que la hausse des exportations », demeurent une certitude avec l’exploitation de l’or du Sénégal. A cet effet, la loi minière sénégalaise stipule une prise de participation de 10% d’actions gratuites, pour l’Etat, au capital de chaque société attributaire d’un titre minier. Et cette participation, pour l’Etat ou pour les privés nationaux, pourrait aller jusqu’à 30%, cette fois de façon onéreuse. Avec, cependant, ce bémol de la part du Directeur des Mines et de la Géologie, Dr Sylla : « Le problème, ici, est de savoir si les nationaux pourront suivre ce niveau d’investissement ». Le montant de la rente minière s’élève à 3% de la valeur carreau mine, et dans le cadre du projet d’exploitation en cours, les autorités parlent de 6,5 dollars de plus par once additionnelle.

Du Directeur des Mines et de la Géologie, on apprend que « les autorités ont opéré des prospections pour appréhender à l’avance le niveau des retombées ». Etant entendu que le Sénégal n’avait jusqu’ici pas encore pratiqué l’exploitation au niveau industriel, c’est à partir des similitudes entre les codes miniers malien et sénégalais qu’il avance « de fortes chances que nous soyons dans les mêmes fourchettes de 45-55, voire 40-60%, avec la majorité des parts pour le pays ». Des ratios qui seront pratiqués après le remboursement, par les compagnies, de leurs dettes. Et Dr Sylla de préciser : « Nous avons négocié les taux de redevance et les niveaux d’imposition en connaissance de cause ». Autrement dit pour une exploitation bénéfique, malgré les nombreuses années d’exonération fiscale.

A cet effet, la redevance est fixée sur la base de 650 dollars l’once, dont le prix oscille aujourd’hui autour de 800 dollars sur le marché. A la question de savoir ce qu’il adviendra si le contexte international devenait plus favorable, le Directeur des Mines rétorque : « Nous pouvons être amenés à reconsidérer certaines choses. Nous pourrons taxer les super profits comme cela se fait ailleurs ».

Comme gage de transparence, les autorités avancent que toutes les recettes tirées de l’exploitation de ce projet et des projets à venir seront recouvrées par des agents assermentés et reversées au Trésor public. Et une partie de ces revenus servira à alimenter, selon des critères et modalités qui seront fixés par décret, un fonds de péréquation et d’appui aux collectivités locales pour des investissements, en ayant en vue celles abritant les opérations minières. Toutes ces informations pourraient avoir un caractère public dans la mesure où c’est l’Assemblée nationale qui vote le budget.

De l’avis de certains spécialistes, le pouvoir de génération d’effets induits est considérable pour l’industrie minière. « Il y aura pas mal d’emplois indirects à travers les nombreuses prestations de service », laisse entendre le Directeur des Mines et de la Géologie, qui évoque l’exemple de la fourniture en carburant et huile pour la centrale de 32 mégawatts mis en service pour le projet de SGO, ainsi que la fourniture en denrées alimentaires du millier de personnes devant habiter la cité minière. Par ailleurs, les emplois indirects, au-delà des 650 emplois directs notés dans le cadre de ce projet, pourraient dépasser le nombre de 2000 si l’on tient compte du fait que chaque emploi direct pourrait générer 4 emplois indirects. Ces emplois seront portés par des sous traitants. Ainsi, bon nombre de petites et moyennes entreprises officieront dans la zone, surtout quand des compagnies comme OROMIN, RAND GOLD et SORED MINES décideront elles aussi de passer à la phase d’exploitation.

Pour accompagner les besoins en main d’œuvre de ces nouvelles exploitations minières, les autorités ont annoncé la création d’une filière « Mines » au Lycée technique, industriel et minier de Kédougou, ainsi que d’un Collège des mines et de la métallurgie. En attendant, un rapport de l’Inspection Régionale du Travail et de la Sécurité sociale de Tambacounda, en date du 23 février 2009, relève que « pour les emplois non qualifiés (dans les mines), la quasi-totalité des effectifs est constituée par des autochtones », ce qui est en porte à faux avec l’idée répandue, qui a suscité des vagues de mécontentement ayant fini en émeutes en décembre dernier. Le rapport indique qu’au titre de l’année 2008, « pour la seule compagnie MDL, 1606 contrats (de travail) sont déposés et enregistrés » dans leurs registres.

Devant la révolte des jeunes et son impact au plan national, les autorités ont été cependant forcés à communiquer sur des dossiers jusqu’alors gérés en secret. Et même certaines compagnies minières ont dû s’expliquer sur leurs interventions en faveur des collectivités. Mais les « avantages » évoqués cachent mal les effets d’une exploitation minière dont on ne connaît pas encore tous les tenants et aboutissants.

Des producteurs et groupements de producteurs confient avoir perdu leurs champs face à l’arrivée des exploitants miniers. Certains soutiennent avoir bénéficié de compensations dérisoires, entre 15 000 et 45 000 F CFA. D’autres, à l’image de Tamba Soumaré, du village de Sabodala, disent n’avoir rien reçu. Le Directeur des mines parle d’une nécessaire réorganisation spatiale, liée à l’arrivée massive des populations et services. Mais les déguerpissements risquent d’entraîner des heurts. Pour des raisons culturelles, voire cultuelles et historiques, certains rechignent à quitter les terres qui les ont vu naître et où ils espèrent mourir.

Déjà, dans ces villages, les normes sociales établies commencent à se désagréger. Des vagues de migrants arrivent de tous les horizons, avec en bandoulière des comportements nouveaux peu propices à l’établissement d’une paix sociale durable avec les populations autochtones. L’alcool local coule à flots dans certains coins de Sabodala. A Tenkoto, un autre village proche, naissent de petits bistrots fréquentés les soirs par les travailleurs et autres orpailleurs traditionnels. Pour un rien, dans ces contrées naguère paisibles, on brandit une arme blanche et on menace de mort. La drogue dure et les armes à feu circulent, regrette Bambo Cissokho, le chef du village. La prostitution massive est aussi devenue réalité. Une flambée d’infections sexuellement transmissibles est notée à Tenkoto, capitale de l’orpaillage traditionnel. Alors que le taux de prévalence du VIH au niveau national est de 0,7 %, le médecin chef de la région annonce un taux local de l’ordre de 7%.

Les mêmes impacts néfastes sont notés sur l’environnement. Des arbres de grande valeur sont abattus pour les besoins de la construction de digues de retenues d’eau, d’installation des infrastructures minières et de construction de la cité minière ou encore de pistes d’accès. A l’époque, le chef du secteur des Eaux, Forets et Chasse avait sévi pour exiger le paiement, par MDL, d’une taxe de quelques 36 millions de francs CFA. Mais c’est fort peu face aux désastres qui se profilent pour la faune et la flore.

La carrière de granit du village de Makhana sera ainsi exploitée à l’explosif, fissurant des cases et décimant une partie du bétail des populations. Les opérations de sondage se poursuivent avec des trous de 300 à 400 mètres de profondeur. Pour produire 3 grammes d’or, il faudra broyer une tonne de roche et 6 tonnes d’or métal seront exploitées par an. Le cyanure, un produit ultra toxique, sera utilisé pour permettre à la roche de libérer le métal. A cela s’ajoute une incroyable pollution sonore.

Ces perspectives sont d’autant plus inquiétantes que jusqu’ici le fonds de réhabilitation des sites miniers n’est pas encore disponible. Secrétaire exécutif de l’ONG La Lumière, Ibrahima Sory Diallo s’en inquiète : « Ces compagnies sont loin d’être des philanthropes. Si par extraordinaire le cours de l’or chutait, elles vont partir et nous laisser entre les mains des sites dégradés qui ne serviront à rien et qui exposeront les populations. L’idéal c’est que les fonds soient disponibles, et que l’on réhabilite au fur et à mesure que les exploitations se font ».

Sur toutes ces questions, les autorités sont interpellées. Des réponses étaient espérées avec l’inauguration, par le chef de l’Etat, de l’usine de Sabodala Gold Operations, avec la présentation du fameux premier lingot d’or. L’agenda politique électoral a faussé le rendez-vous.

* Boubacar Tamba est le correspondant de Sud Fm, une radio du Sénégal, dans les régions est et sud-est du Sénégal

02/06/2009

L’autoroute Dakar-Diamniadio

Plus de 19 milliards de l’AFD pour l’autoroute Dakar-Diamniadio
artoff56252

 Les instances de décision de l’Agence française de développement (AFD) ont donné leur accord pour l’octroi d’un prêt de plus de 19 milliards de francs CFA (30 millions d’euros) au Sénégal pour la réalisation de l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio, rapporte un communiqué transmis à l’APS.
L’AFD devrait présenter devant ses instances un nouveau dossier d’un montant équivalent (30 millions d’euros) en 2010 afin de compléter le financement global de l’opération. Mais ‘’comme tous les prêts directs de l’AFD à l’Etat sénégalais, ce financement ne pourra entrer en vigueur que si le FMI maintient son avis favorable sur l’accord ISPE qui le lie avec le Sénégal’’, précise le communiqué.
Selon le texte, ‘’l’engagement de l’Etat à mettre en place les ressources nécessaires à l’indemnisation des populations qui seront impactées par la construction de l’autoroute’’ fait partie ‘’principales conditionnalités’’ assorties à ce prêt de l’AFD.
Il s’agit notamment de la construction de la zone de relogement des populations qui devront être déplacées pour la construction de l’autoroute et la restructuration de Pikine irrégulier sud.
La construction de l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio vise à améliorer la mobilité sur cet axe en particulier en permettant des gains de temps pour la circulation des personnes et des biens.
De même, la fermeture de la décharge de Mbeubeuss, prévue dans le programme, aura un impact sur la vie des populations de la zone de recasement et des riverains de Mbeubeuss.
Par ailleurs, le Comité de direction de la Banque africaine de développement (BAD) a décidé, lui aussi, d’augmenter de 12 millions de DTS (Droits de Tirage Spéciaux) sa contribution au financement de l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio.
Cette contribution porte à 45 millions de DTS ou 40 milliards de Francs CFA le total des financements, au lieu de 24,4 milliards de FCFA, soit l’intégralité de l’allocation pays disponible pour le Sénégal.

01/06/2009

Air Sénégal International va être liquidée

Air Sénégal International va être liquidée
236100466_c4d667661e

Les avions d'Air Sénégal International (ASI) ne redécolleront pas. En cessation de paiement depuis le 24 avril, la compagnie doit être mise en liquidation dans les prochains jours.
 
Après trois mois de batailles judiciaires, Royal Air Maroc, actionnaire à 51% d'ASI, et l'Etat sénégalais sont parvenus, vendredi 29 mai, à un accord.  Principal point du dispositif : les deux parties ont convenu d'¦uvrer pour la création d'une « nouvelle compagnie aérienne dont le capital sera majoritairement détenu par le secteur privé sénégalais », annonce la RAM dans un communiqué, précisant qu' « aucune participation capitalistique » de sa part n'est prévue.
 
En attendant la naissance de cette nouvelle compagnie « dans les plus brefs délais », Air Sénégal International est en cours de liquidation. L'Etat sénégalais et Royal Air Maroc se sont engagés à prendre en charge « les salaires et le passif social de l'ensemble du personnel d'ASI », « la juste et prompte indemnisation des salariés » et le « redéploiement du personnel d'ASI au sein des sociétés existantes opérant sur la plate-forme aéroportuaire de Dakar et/ou de la RAM et/ou de la nouvelle compagnie aérienne qui sera créée au Sénégal ».
 
Par ailleurs, Royal Air Maroc apportera toutes les « prestations techniques, commerciales et opérationnelles nécessaires» permettant le démarrage de la compagnie « dans de bonnes conditions ». En octobre 2007, l'Etat sénégalais avait annoncé son intention de prendre le contrôle d'Air Sénégal International mais l'opération ne s'était pas concrétisée, et les relations avec la RAM s'étaient progressivement dégradées conduisant à l'engagement de procédures judiciaires et à l'arrêt des activités d'ASI en avril.

Les recherches de l'avion d'Air France via Dakar

Avion d'Air France. Paris lance des recherches au large de l'Afrique
P1008121D953853G_apx_470__w_ouestfrance_

Jean-Louis Borloo, ministre de l'écologie et du développement durable, qui a sous sa coupe le secrétariat d'État aux transports, a annoncé que la France allait envoyer un Bréguet Atlantique pour entamer des recherches.
Un Bréguet Atlantique a ainsi décollé de Dakar. "Le Bréguet Atlantique est parti. Sa mission s'inscrit dans le cadre des accords de défense entre la France et le Sénégal, prévoyant la recherche de bateau ou avion en difficultés", a-t-on indiqué à l'ambassade de France.
Les recherches s'orientent vers le large des côtes africaines, même si les autorités brésiliennes ont entamé des recherches au large de Récife, à la pointe Nord-Est du pays. En effet, selon l'armée brésilienne, l'Airbus était bien avancé au dessus de l'Atlantique quand il a disparu.
Les Bréguet sont des avions à très longue portée, capables de patrouilles en mer lointaine et de longue durée, ce que les hélicopères ne peuvent pas. La France ne dispose que d'un seul Bréguet au Sénégal. En revanche, selon Jean-Christophe Ruffin, amabassadeur de France au sénégal, interrogé sur I Télé, des négociations sont en cours avec d'autres pays pour mettre en œuvre d'autres moyens.
Une chose est sûre, les érserves en carburant du vol A 447 sont pour l'heure épuisées.
"Malheureusement, l'hypothèse la plus tragique doit être sérieusement envisagée car l'appareil aurait de toute façon épuisé ses réserves de carburant dans la matinée", ajoute Jean-Louis Borloo.