10/07/2009

Echouages au Sénégal

Sénégal: un cachalot et 8 dauphins échoués en moins d'un mois
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 Un cachalot et huit dauphins se sont échoués sur les côtes sénégalaises en moins d'un mois, un an après l'échouage massif d'une centaine de baleines au nord de Dakar, a-t-on appris vendredi à Dakar auprès du Fonds mondial pour la nature (WWF).
Depuis janvier, "il y a eu un échouage de huit dauphins noirs et un échouage d'un cachalot", a indiqué à l'AFP le chargé de programme "Espèces et Habitats" de WWF au Sénégal, Mamadou Diallo.
Selon WWF, un cachalot de 8,5 mètres de long et pesant 3,5 à 4 tonnes, a échoué mercredi dernier sur une plage de Ngasobil (région de Mbour, petite côte).
Le cachalot "était déjà mort. C'était sans doute dû à une collision avec un bateau", a estimé M. Diallo.
Il y a deux semaines, huit dauphins noirs se sont échoués sur une plage de Tivaouane Peulh (nord de Dakar). D'après le WWF, ces dauphins "ont probablement été intoxiqués par des algues rouges qui se sont développées de manière extraordinaire dans cette zone", a expliqué M. Diallo.
"Ces algues dégagent une toxine mortelle pour les poissons et les dauphins", a-t-il ajouté.
En 2008, le Fonds mondial pour l'environnement avait recensé un échouage "d'environ 100 individus" sur les plages de Yoff, au nord de Dakar. Parmi ces mammifères, 48 petites baleines (sortes de globycéphales) avaient été remises à l'eau, avec l'aide des riverains.

Aide du G8 pour le Sénégal

 G8: Partenariat renforcé avec l'Afrique
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Les dirigeants des pays du G8 et de pays africains invités au sommet de L'Aquila ont annoncé aujourd'hui le renforcement de leur partenariat pour améliorer l'accès à l'eau sur le continent africain. Le G8 et les pays africains invités (Algérie, Angola, Egypte, Ethiopie, Libye, Nigeria, Sénégal, Afrique du Sud et Union africaine) se disent "préoccupés par la pénurie croissante des ressources en eau et par le manque dramatique d'un accès durable à l'eau et aux systèmes sanitaires dans de nombreux pays africains", dans une déclaration commune.

Selon eux, cette situation est un "des obstacles majeurs au développement durable, à la création de richesse et à l'éradication de la pauvreté" sur le continent. "Nous sommes déterminés à bâtir un partenariat plus fort entre les pays d'Afrique et du G8 pour améliorer l'accès à l'eau et aux systèmes sanitaires" afin de parvenir "à des résultats concrets sur le terrain", assurent-ils.

Les pays du G8 aideront notamment les pays africains à construire des infrastructures pour améliorer l'accès à l'eau. Ils s'engagent aussi à "améliorer la coordination" avec les donneurs pour que l'aide soit plus efficace et à faire en sorte que l'aide "reflète mieux les priorités nationales".
Les pays du G8 et les pays africains indiquent qu'ils vont continuer "à travailler pour consolider cette coopération en vue de présenter un partenariat renforcé G8-Afrique d'ici la fin de 2009" et profiteront de la semaine africaine de l'Eau qui doit se tenir en novembre en Afrique du Sud pour avancer sur le sujet.

08/07/2009

De l'électricité dans l'air au Sénégal

Grogne grandissante des consommateurs face à la hausse du prix de l’électricité
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Entre la Société Nationale d’Electricité du Sénégal (SENELEC) et les consommateurs, c’est le parfait désamour. On est véritablement dans le « je t’aime, moi non plus. »

Le courroux des usagers de l’électricité s’explique par la hausse de 8% sur le prix de l’électricité entrée en vigueur depuis ce 1er juillet. Toutes les tribunes sont bonnes pour les associations de consommateurs pour fustiger une hausse qu’elles qualifient d’inacceptable.

Qu’il s’agisse de l’Association des Consommateurs Sénégalais (ASCOSEN) piloté par le très médiatique Momar Ndao, de l’Union Nationale des Consommateurs du Sénégal (UNCS) qui a connu une alternance à sa tête avec la suppléance de Jean Pierre Dieng par le Professeur El Hadj Niang chef du service de radiologie de l’hôpital Le Dantec, de l’Association pour la Défense des Usagers de l’Eau, de l’Electricité et du Téléphone au Sénégal (ADEETELS), de Sos Consommateurs de l’ancien ministre Me Massokhna Kane, du Cercle des Intellectuels du Sénégal(CIS) du Professeur d’université Malick Ndiaye ou encore des Imams de Guédiawaye, tous sont montés sur leurs grands chevaux pour crier au scandale  suite à cette unième hausse du prix du courant électrique.

Ce mercredi, tout ce beau monde qui s’est constitué en un front de défense des intérêts des consommateurs qu’ils estiment bafoués a boycotté l’invite qui leur a été faite par le ministre de l’énergie d’aller tailler bavette avec  lui. Ils reprochent surtout au ministre Samuel Ahmed Sarr une démarche en solo. Une gestion en solitaire de ce dossier qui avait conduit ce dernier la semaine dernière à annoncer cette hausse du prix.

M. Sarr l’a justifiée par le renchérissement du coût du baril de pétrole. En effet, le fuel lourd utilisé comme combustible dans les centrales à vapeur de la SENELEC à Bel air, au Cap des biches et dans provinces entre pour près de 80% dans les charges de cette entreprise.

Mais, c’était insuffisant pour convaincre les consommateurs sénégalais qui rechignent à accepter cette hausse non concertée. Mieux, les hommes religieux de la périphérie dakaroise qui s’étaient signalés de façon tonitruante sur la scène médiatique nationale en dirigeant une marche des populations de la populeuse localité de Guédiawaye l’été dernier ont repris du service.
Ils ont le soutien de plusieurs de leurs compatriotes qui l’expriment à travers les ondes des stations Fm depuis l’annonce de  cette augmentation. Pour une fois, les règles de l’orthodoxie en la matière ont été bafouées, le ministre de l’énergie s’étant substitué à l’agence de régulation de l’énergie seule habilitée à fixer les prix des hydrocarbures et des tarifs de l’électricité.

Pour sa part, la SENELEC   ne reste pas dans la défensive. Elle  souligne que coller la réalité des prix de revient au coût de l’électricité, la hausse devrait se situer dans une fourchette allant de 16 à 20%. Pour équilibrer ses comptes, elle estime qu’elle n’a pas d’autre choix que de procéder à ce réajustement.
Selon elle, les tarifs auraient pu être plus salés si le gouvernement l’avait suivie dans sa requête. Quoiqu’il en soit, le gouvernement traîne ce dossier comme un boulet au pied. A n’en pas douter, la cherté du coût de la vie qui classe Dakar comme troisième (3è) ville la plus chère au monde. A ce qu’il paraît, cela a pesé lourd à l’occasion des dernières locales de mars 2009.

L’année dernière à pareille devant la hausse vertigineuse du prix du baril de pétrole, la commission de régulation avait augmenté l’électricité à 17%. Soulevant un élan quasi unanime de réprobation des consommateurs. Quelques temps après la marche initiée par les imams de Guédiawaye, la pression populaire fera reculer l’Etat qui baissera  cinq points, aidé en cela il est vrai par la chute comme de la neige au soleil des cours mondiaux du pétrole.

En tout cas, ils sont nombreux les dakarois qui estiment que les tenants du régime n’ont pas procédé à une lecture judicieuse des résultats sortis des urnes lors des municipales et rurales.

Paiera, paiera pas la prochaine facture d’électricité, on ne saurait dire exactement ce qui va se passer. Seule certitude, ces prochaines semaines promettent d’être chaudes cet été à Dakar.

07/07/2009

Dette Sénégalaise payée par qui?

DETTE INTÉRIEURE 2008 : Tout a été payé, selon le ministère des Finances
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L’Etat s’est entièrement acquitté, en fin mars dernier, du paiement des 174 milliards de francs CFA dus au secteur privé au titre de dette intérieure pour l’année 2008, a rappelé, il y a quelques jours, à Saly Portudal (Mbour), un conseiller du ministre de l’Economie et des Finances. ‘’La dette intérieure a été totalement soldée. (...) Le ministère de l’Economie et des Finances lance un défi à toute entreprise qui considère qu’elle n’est pas encore payée de produire un document’’ de preuve, a affirmé Cheikh Thiam lors d’un atelier de ce ministère.

A la fin du mois de mars dernier, le gouvernement a pu ‘’solder’’ les 174 milliards de francs CFA dus à des entreprises privées, a précisé le conseiller en communication. ‘’Tout a été totalement payé, a-t-il insisté. Au ministère des Finances, il existe une liste de toutes les entreprises payées. Cette liste a été adressée à toutes les organisations patronales et aux partenaires financiers et techniques, le Fonds monétaire international, la Banque mondiale...’’ La Confédération nationale des employeurs du Sénégal (CNES) a récemment indiqué que le gouvernement doit encore des dizaines de milliards de francs à des entreprises privées, au titre de la dette intérieure de 2008.

Par ailleurs, un rapport fait par un cabinet privé sera publié fin juillet pour faire la lumière sur ‘’les dépenses hors budget’’ opérées en 2008 par des entreprises publiques, a rappelé M. Thiam. Sur cette dette dite illégale, le ministre de l’Economie et des Finances Abdoulaye Diop a récemment annoncé la publication de ce rapport devant donner des indications sur des montants projetés à 109 milliards de francs avant d’être révisés à 74 milliards. Sur un autre plan, le département de l’Economie et des Finances ‘’n’a aucune responsabilité de la dette des hôpitaux’’ ou des collectivités locales qui ont ‘’une autonomie de gestion’’, a-t-il souligné.

Le ministère, a-t-il dit, ‘’ne peut pas payer une dette qu’il n’a pas contractée.’’ Selon lui, son département ne peut se substituer aux mairies et aux établissements endettés car ces organes bénéficient d’une autonomie financière.

(NDLR: Il semble probable que, si toute la dette intérieure a été soldée, c'est grâce à des dons et des prêts sans intérêts de...l'extérieur!...)

Mysticisme et mystification au Sénégal

Intervention intéressante sur internet:
Mysticisme et mystification au Sénégal
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Le développement, dans quelque domaine que ce soit, ne peut se faire sans un changement de mentalité, un éveil de conscience des masses populaires maintenues dans l’ignorance et la naïveté. Nous connaissons une bonne partie de la mythologie grecque et romaine, avec ses dieux, ses déesses, ses héros, ses légendes, ses mythes. On en parle encore, mais plus personne n’y croit. Au Sénégal, les légendes enrobées de mystification semblent avoir de beaux jours devant elles. Racontez tout ce que vous voulez, il y aura des gens pour vous croire.
Allez dans n’importe quelle ville et dites par exemple : ‘Un jour, tel marabout voulait aller prier à la mosquée. Ses babouches étant sales, il dit à Dieu qu’un ange devait les nettoyer. Dieu lui envoya immédiatement cent anges qui cirèrent ses chaussures et les enduisirent d’un parfum qui embauma tout le pays pendant un an.’ Personne ne vous demandera vos sources et personne n’osera vous démentir parce que vous nommez un saint reconnu comme tel, un marabout qui, pour ‘dix millions’ de disciples, n’est pas un être humain, mais Dieu en personne. De bouche à oreille, tout le monde en parlera, affirmant que c’est une histoire vraie. Et à chaque fois que quelqu’un la racontera en y rajoutant son grain de sel, les fanatiques crieront : ‘Ëskëy !’ en claquant des doigts. Il suffit qu’un étranger arrive dans un quartier et se prétende fils ou petit-fils de tel marabout pour que des gens se mettent à genoux devant lui et lui donnent de l’argent.
Quand j’étais petit, j’aimais écouter les ‘firikat’, ces gens qui font leurs prêches dans les rues. Ils débitent plein d’anecdotes sur les prophètes et les saints. Je les croyais sans me poser de questions, comme bon nombre de Sénégalais. Je me souviens du sabre avec lequel Seydina Omar aurait zigouillé des milliers de ‘yeéfër’. ‘Un jour, Allah fit descendre un sabre de sept mètres de long pour combattre les infidèles. Le prophète dit que seul celui qui le sortira de son étui, pourra s’en servir. Tous les ‘saaba’ essayèrent sans succès. Ils n’avaient pas les épaules assez larges. Quand arriva le tour de Seydina Omar, le prophète lui fit une tape dans le dos et sa poitrine s’élargit de sept mètres.’ Ëskëy ! Mais d’où vient cette histoire ? Qui l’a lue dans un livre sur l’islam ? Tradition orale ne signifie pas raconter n’importe quoi. Le Coran et les hadiths sont écrits pour éviter que chacun invente ce qu’il veut.
Mettez une crotte de chèvre dans un nœud et dites que c’est un gri-gri qui fait gagner au loto, des gens vont l’acheter, surtout si vous précisez que Serigne Bakhoum Al Bohjul Mouslamtara a prié et craché dessus. Beaucoup ne se demanderont même pas si ce marabout existe ou a jamais existé. Il ne vous restera plus qu’à lui coller le patronyme d’une grande famille religieuse et le tour est joué.
Vous souvenez-vous de l’affaire Abdou Xaalis (dans les années 70, je crois) ? Un monsieur s’était attribué le pouvoir de multiplier des billets de banque, du style vous lui donnez cent mille francs, il vous rend un million.
Nombreuses furent ses victimes. Même quand il fut arrêté, les gens continuaient de croire à ses pouvoirs surnaturels. Au commissariat où il était détenu, il disait à la foule venue attendre des sous, sous le soleil ardent de Kaolack : ‘Debout ! Assis !’ Et les pauvres poires obéissaient dans l’humiliation la plus totale, devant les badauds ahuris. Il ricanait alors : ’Maa am ndey ju ligéey, waay !’
Pourquoi est-il si facile de leurrer nos populations ?
Nous voulons garder les croyances de nos ancêtres tout en nous disant musulmans. ‘Xërëm’ et ‘xaarbaax’. Les deux ne vont pas de pair. On ne peut pas être dans le faux et dans le vrai en même temps. Nous flottons entre les deux, ouvrant les portes aux escrocs de tous bords qui en profitent sans modération. Prenons la lutte comme exemple. Quel lutteur entre dans l’arène sans ses ‘deebaadeeb’ ? Ils y croient et refusent de voir que ça n’a aucun effet sur le combat. Un gringalet n’a qu’à se barder de gris-gris, s’arroser de ‘saafara’ et aller affronter Yékini. C’est pareil pour le football. On gaspille des fortunes en ‘xondiom’ et on ne remporte pas la coupe du monde. Même pas la coupe d’Afrique.
Beaucoup de Sénégalais croient que les ‘dëmm’ existent et d’aucuns accusent d’autres de l’être, sans la moindre preuve. Nous ne voulons pas de preuves. Nous préférons : ‘J’ai entendu que…’, ‘Il paraît que…’
Des ministres, des Pds, des paysans, des gens de toutes classes sociales ont recours à des charlatans qui leur ordonnent de sacrifier un poulet de telle couleur ou d’offrir des noix de cola, du lait, des œufs de pintade... Plus c’est étrange et gros, mieux ça passe. Pour trouver une femme, un mari ou un emploi, pour se débarrasser d’un rival ou pour se protéger, ces musulmans estiment Dieu insuffisant. Ils sont légion, ceux qui versent des ‘saafara’ devant les portes de leurs bureaux avant d’y entrer. S’ils ont peur de quelque chose, ne peuvent-ils pas se contenter de dire ‘Bismillahi rahmani rahimi’ ? ‘Mais plutôt ils dirent : ‘Nous avons trouvé nos ancêtres sur une religion, et nous nous guidons sur leurs traces. ’ (Sourate 43 : 22) Le ‘maslaa’, le ‘mándu’ et la croyance aveugle nous empêchent de raisonner, transformant ainsi nos cerveaux en meubles. Les nombreux oustazes à la radio mettent un pansement sans au préalable nettoyer la plaie. L’apparence est correcte, mais à l’intérieur, ça continue de pourrir. Séparons le bon grain de l’ivraie. Comme le dit Jésus (Psl) : ‘Personne ne déchire d’un habit neuf un morceau pour le mettre à un vieil habit ; car, il déchire l’habit neuf, et le morceau qu’il en a pris n’est pas assorti au vieux. Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement la fermentation fait éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. A vin nouveau, outres neuves.’ (Luc 5/36-37).
Le Saint Coran dit qu’Abraham, après avoir détruit les idoles de son peuple, proclama : ‘Je tourne ma face exclusivement vers Celui qui a créé les cieux et la terre, et jamais je ne considérerai que Dieu a des égaux.’(Sourate 6 : 79). La Sainte Bible rapporte : ‘Jésus entra dans le temple et chassa tous ceux qui vendaient et achetaient dans le temple ; il renversa les tables des changeurs et les sièges de ceux qui vendaient les colombes et il leur dit : ‘Il est écrit : Ma maison sera appelée maison de prière. Mais vous, vous en faites une caverne de voleurs.’ (Matthieu 21 : 12-13). Quand, en 630, le prophète Muhammad (bénédiction et paix sur lui) détruisit les idoles de la Kaaba, Allah révéla : ‘Et dis : ‘La Vérité est venue et l'Erreur a disparu. Car l'Erreur est destinée à disparaître.’ (Sourate 17 : 81).
Pour suivre l’islam comme il se doit, il faut commencer par faire table rase de nos habitudes païennes ou animistes et surtout arrêter de prendre nos marabouts pour des Seigneurs en dehors de Dieu, l’Unique, l’Absolu qui se suffit à Lui-même et n’a point besoin d’associés. Travailler pour Dieu, c’est faire ce qu’Il nous recommande et éviter ce qu’Il nous interdit. Ce n’est pas donner son argent à untel ou untel. Il n’y a, à ce niveau, ni ‘secret’ ni ‘baatin’, juste le droit chemin (siraatal mustaqim).
Bathie Ngoye THIAM bathiesamba@hotmail.com

J'ajouterai (NDLR) que toute religion pratiquée avec ferveur est mysticisme et mystification...

03/07/2009

10.000 morsures de serpent/an au Sénégal

MORSURES DE SERPENT - 10 000 cas recensés par an au Sénégal  
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Seuls Dakar et Kaolack ont le sérum antivenimeux
Les morsures de serpent font des ravages au Sénégal. En effet, rien que l’an dernier, pas moins de 500 morts ont été enregistrés sur un total de 10 000 victimes de morsures. Et les zones les plus touchées par ce fléau sont Kédougou, Tambacounda, Kolda, Kaolack, Thiès et Dakar, particulièrement dans la zone de… Yoff. Selon le directeur du centre antipoison du Sénégal, Pr Amadou Diouf, les riverains de la Foire de Dakar, de Yoff et vers l’Aéroport sont plus exposés, même si la forte urbanisation dans ces zones a beaucoup pesé sur la raréfaction des cas de morsure. Mais, il reste que les serpents sont toujours dans ce périmètre, jadis constitué de champs.
Toutefois, l’absence d’une prise en charge adéquate dans les structures sanitaires inquiète les acteurs de la lutte. Car, comme le Sénégal, c’est toute l’Afrique subsaharienne qui est touchée par ce fléau. Cette zone comptabilise 30 000 décès annuels sur un total d’un million de mordus.
A l’occasion d’un atelier de réflexion et de préparation du Séminaire régional pour une meilleure connaissance et prise en charge des morsures de serpent dans les pays de la Cedeao, organisé hier par le centre antipoison, Dr Jean-Philippe Chippaux a déploré que ce problème soit «largement négligé» par les autorités politiques et sanitaires en Afrique. Avant de faire remarquer que ce désintérêt est essentiellement lié à l’insuffisance des études épidémiologiques et toxicologiques. Et que l’incidence et la gravité des envenimations sont fortement sous-estimées en l’absence de recueil de cas. L’atelier d’hier est donc venu à son heure, selon le directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (Ird), qui espère une sensibilisation de tous les acteurs sénégalais, mais aussi de la sous-région à ce problème de santé publique négligé.
L’expert français a aussi déploré la non application des ressources thérapeutiques existantes. Car, pour lui, une application de ces ressources peut rabaisser les cas de morsures graves jusqu’à hauteur de 90 %. Pr Omar Kane du Chu de Fann a donné, à cet effet, un aperçu sur la situation de la prise en charge des morsures de serpent au Sénégal. Dans sa présentation, il fait remarquer que des études qu’ils ont faites entre janvier 2005 et janvier 2008 ont montré que le recours aux tradipraticiens est encore très élevé sous nos tropiques. De tous les patients symptomatiques qui étaient au stade 2 dans le score clinique de gravité des envenimations ophidiennes qu’ils ont eu à recevoir, seuls 5 avaient pu bénéficier du sérum antivenimeux Fav-Afrique. Un produit qui, dit-il, n’est disponible que dans deux régions du Sénégal : Kaolack et Dakar. Dès lors, se pose un réel problème de prise en charge. Pourtant les sérums antivenimeux sont bien disponibles dans les laboratoires de recherche, assure Dr Chippaux, qui a plutôt évoqué des difficultés commerciales.
Aujourd’hui, il est question pour le centre antivenimeux, appuyé par différents acteurs, de mettre sur pied une stratégie nationale cohérente contre l’envenimation, pour résorber tous ces déficits.
Cet atelier précède une conférence publique aujourd’hui, du médecin épidémiologiste, Dr Jean-Philippe Chip-paux, sur le thème : Serpents venimeux et envenimations en Afrique subsaharienne. A cette occasion, Dr Chippaux va présenter «les caractères d’identification, la biologie et l’écologie des principales espèces de serpents d’Afrique subsaharienne».

02/07/2009

Ségolaine et le Sénégal

REPONSE DE VENANCE KONAN A SEGOLENE
L’Africain et son histoire
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Madame Ségolène Royal, la candidate malheureuse à la dernière élection présidentielle française est donc allée à Dakar nous demander pardon, à nous les Africains, pour les propos qu’avait tenus dans cette ville le président Nicolas Sarkozy en 2007. Propos, qui, tout le monde le sait, nous étaient vraiment restés en travers de la gorge. Elle nous a donc dit que ce n’est pas vrai que nous passons nos journées à regarder le soleil se lever et se coucher, que ne n’est pas vrai que nous ne sommes pas entrés dans l’histoire, qu’au contraire c’est nous qui avons fait l’histoire et continuerons de la faire, et qu’en gros sans nous le monde n’existerait pas ou ne tournerait pas rond. Bien évidemment nous avons applaudi à tout rompre à ces propos qui sont exactement ce que nous aimons entendre. Sarkozy n’avait pas compris que nous sommes des grands sentimentaux à qui il faut dire tous les jours « je t’aime », « tu es mon meilleur ami », « sans toi je ne suis rien ». Il a certes dit au début de son discours la phrase rituelle que doit dire tout homme politique français en Afrique, à savoir « j’aime l’Afrique, je respecte et j’aime les Africains », mais il a ajouté après des phrases très choquantes du genre « je ne suis pas venu pour pleurer avec vous sur les malheurs de l’Afrique », « je ne suis pas venu m’apitoyer sur votre sort », « je suis venu vous proposer non de ressasser ensemble le passé mais d’en tirer ensemble des leçons afin de regarder ensemble l’avenir » ou « l’Afrique a sa part de responsabilité dans son propre malheur ». Non, non, ce n’était pas des choses à nous dire, comme ça, droit dans les yeux. Parce que nous aimons qu’on pleure sur nos malheurs, qu’on s’apitoie sur nous et nous n’aimons rien autant que ressasser le passé qui était forcément paradisiaque avant l’arrivée des Blancs. Nous n’avons pas encore fini de pleurer la fin des empires du Manding et de Chaka Zoulou. Et puis surtout, il est évident que nous n’avons aucune responsabilité dans nos malheurs. Tous nos problèmes viennent uniquement, et tout le monde le sait, de l’esclavage et de la colonisation. Il est vrai qu’avant la colonisation nous vivions dans l’obscurité, nous ne connaissions pas l’électricité, ni la poudre à canon, ni aucune autre énergie que nos muscles, n’avions aucune idée de ce à quoi pouvaient servir les richesses minières de notre sous-sol, que nous étions dévorés par toutes sortes de maladies, telles que la maladie du sommeil, le pian, le vers de Guinée, la variole, la malaria et bien d’autres encore, mais c’était forcément mieux que maintenant.  Madame Royal, elle, a compris tout cela et nous a donc réhabilités. C’est quand même nous qui avons inventé le…la…euh…en cherchant bien on finira par trouver. Il n’est pas possible que nous n’ayons rien inventé d’autre que la sorcellerie, les arcs et les flèches. Bravo madame Royal. Vous nous aimez sincèrement, et nous vous aimons aussi ; et si un jour vous devenez présidente de votre pays, nous aimerions venir avec nos femmes, enfants, cousins et neveux continuer de faire l’histoire avec vous dans votre pays où il fait moins chaud qu’ici et où il y a moins de poussière. En attendant, vous êtes quand même venue avec quelques cadeaux parce que vous savez que nous adorons aussi cela. Sarkozy avait dit « l’Afrique ne veut pas de la charité. L’Afrique ne veut pas d’aide. L’Afrique ne veut pas de passe-droit. » Mais, qui lui a dit tout ça ? Même si le reste du monde ne peut pas se passer de nous, ce que nous aimons par-dessus tout est que ce reste du monde s’occupe de nous. Pour tout. Qu’il nous donne à manger, à boire, à nous soigner, à nous habiller, à nous loger, à nous défendre, à nous entretuer, à nous endetter, à alléger cette dette et même à aller aux chiottes. Si vous allez au Bénin en venant du Togo, vous verrez au bord du lac Ahémé trois belles chiottes sur lesquelles il est écrit « don de la Coopération française. » Tout ce dont nous avons besoin pourrait être obtenu par nous-mêmes en travaillant plus et mieux, mais c’est bien un chanteur français qui a dit que « travailler c’est trop dur ».
Quelqu’un avait dit un jour que si l’Afrique venait à disparaître, le reste du monde n’en serait pas très affecté sur le plan économique, vu que nous représentons à peine 1% des échanges commerciaux. Pour être vexés, je peux vous dire que nous avions été vexés. Et celui qui a tenu ces propos a entendu ce qu’il devait entendre. Parce que nous sommes convaincus que nous sommes les seuls à produire les matières premières dont le reste du monde a besoin, et que sans elles, le reste du monde ne pourrait survivre. Nous sommes convaincus que le reste du monde ne peut vivre sans nous, alors que c’est nous qui démontrons au reste du monde que nous ne pouvons pas nous nourrir, ni même aller aux chiottes sans son aide.
Mais madame Royal a su trouver les mots pour apaiser nos cœurs. Et elle nous a même demandés pardon. Nous sommes satisfaits et nous pouvons renvoyer Sarkozy à ses cours d’histoire. N’a-t-il jamais entendu parler des pharaons noirs ? Et de Zimbabwe ? Oui, nous avons aussi bâti des monuments. Pas beaucoup, c’est vrai, et c’est sans doute pour cela que nos chefs actuels veulent se rattraper en construisant des palais dès qu’ils arrivent au pouvoir. A-t-il entendu parler de Chaka Zoulou, de Soudjata Kéïta ? Nous aussi, nous avons bâti des empires. Pas beaucoup, il est vrai, et ils n’ont pas beaucoup duré. Mais ce n’est pas le plus important. Sarkozy avait dit à Dakar « le problème de l’Afrique, c’est qu’elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu. » Où est son affaire dedans ? En quoi ça le dérange que nous soyons nostalgiques de notre glorieux passé ? Et il a ajouté « le problème de l’Afrique, ce n’est pas de s’inventer un passé plus ou moins mythique pour s’aider à supporter le présent mais de s’inventer un avenir avec des moyens qui lui soient propres. » Il n’a pas compris que notre avenir, nous on le voit dans son pays où il fait quand même moins chaud qu’ici et où on crève moins de faim.
Nous sommes entrés de plain-pied dans l’histoire, que cela soit su une bonne fois pour toutes. Nous faisons l’histoire et nous sommes tout à fait modernes, contrairement à ce que Sarkozy a dit. Il n’empêche qu’aucun de nos brillants ingénieurs n’a encore trouvé le moyen de débarrasser nos femmes de cette tâche pénible qui consiste à piler nos repas. Albert Londres avait écrit dans son livre « terre d’ébène » au début du siècle dernier qu’un ingénieur français avait inventé une machine qui évitait aux femmes de passer leurs journées à piler le mil ou le foutou. Mais les hommes s’y étaient catégoriquement opposés au motif qu’avec cette machine, leurs femmes passeraient désormais leur temps à ne rien faire. Un jour où j’ai rapporté cette histoire dans un article, un Ivoirien vivant aux Etats-Unis m’a répondu le plus sérieusement du monde que le fait de piler ensemble permettait aux femmes de se « socialiser » et de faire de l’exercice physique. Il ne fallait donc rien faire pour leur éviter cette tâche. C’est sans doute pour cela aussi que nos pêcheurs continuent de pagayer à la force de leurs muscles malgré l’invention multimillénaire de la voile.
Nous sommes parfaitement en phase avec le reste du monde. Il n’empêche qu’aucun gouvernement africain n’a encore mis en place une politique qui doterait nos paysans de moyens de travail un peu plus modernes que la daba et la machette. Cela n’a jamais été la préoccupation d’aucun ingénieur. Tant qu’on arrive à produire de quoi survivre avec la machette et la daba, pourquoi se casser la tête ? Sarkozy avait dit à Dakar « Cherchez l’autosuffisance alimentaire. Alors développez les cultures vivrières. L’Afrique a besoin de produire pour se nourrir. » Où est-il allé chercher tout ça ? Ne sait-il donc pas qu’avec l’exportation du café et du cacao nos dirigeants peuvent se construire de gros palais, s’acheter de grands chapeaux, des avions de guerre et offrir de grosses voitures à leurs maîtresses grâce aux commissions touchées sur l’achat des avions ? Ne sait-il pas aussi que le devoir sacré de tous ceux qui disent nous aimer est d’abord de nous nourrir ? Au Swaziland, le roi épouse chaque année une nouvelle femme à qui il offre des voitures de luxe, des palais, il fête chaque année son anniversaire à coups de millions de dollars, pendant que le reste de la population ne survit que grâce à la nourriture que lui apporte la communauté internationale. C’est comme ça et Sarkozy n’avait rien compris.  
L’essentiel est que madame Royal nous a réhabilités, et nous pouvons passer à autre chose. Gare à Sarkozy s’il revient nous tenir des propos comme ceux qu’il a tenus à Dakar. Mais je crois qu’il a bien compris la leçon. Il a bien surveillé son langage lors de son dernier séjour sur notre continent. C’est le pape qui n’a pas su surveiller le sien et qui s’est pris une bonne volée de bois vert, mais ça, c’est une histoire entre Européens.
Le pape a déclaré en se rendant au Cameroun qu’il ne sert à rien de mettre des capotes pour lutter contre le sida et qu’au contraire on aggravait la situation avec elles. Tollé général dans le monde entier, sauf chez nous bien entendu. Ce n’est pas que nous soyons plus chrétiens ou plus respectueux du pape que les autres. Non, en fait, c’est parce que ce qu’il a dit, on s’en fout complètement. Que voulez-vous ? Nous n’avons pas attendu le pape pour comprendre que la capote réduisait le plaisir en amour et ne servait donc à rien. Le sida se décrypte chez nous comme le « syndrome imaginé pour décourager les amoureux. » Chez nous, l’amour, c’est très important. Et chez nous, on ne mange pas de bonbon sans l’enlever de son emballage. Si le sida continue de progresser sur notre continent alors qu’il régresse partout ailleurs, c’est bien parce que nous n’utilisons pas ces fameuses capotes et que pour ce qui est de la fidélité ou de l’abstinence, ne nous faites pas rire. N’est-ce pas sur notre continent, dans le pays le plus développé, qu’une ministre a dit le plus sérieusement du monde qu’il faut manger des betteraves et des carottes pour soigner le sida ? Qui s’en est offusqué ? A-t-elle été virée par son président ? Non ! Ce président avait lui-même dit qu’il n’y avait aucun lien entre le VIH et le sida. N’est-ce pas dans ce même pays que le futur président a reconnu avoir couché sans capote avec une femme qu’il savait séropositive ? Qui l’a blâmé ? Au contraire il vient d’être plébiscité. N’est-ce pas toujours dans ce même pays que des soi-disant guérisseurs traditionnels préconisent de coucher avec des jeunes filles vierges pour guérir du sida ? Qui les a foutus en taule ? N’est-ce pas toujours sur ce continent, dans l’un des pays les plus peuplés, le Nigeria qu’un gouverneur s’est opposé à la vaccination des enfants contre la poliomyélite, au motif que cela les rendrait stériles, réduisant ainsi à néant tous les efforts entrepris pour éradiquer la polio du continent ? Qui a viré ce gouverneur ? Qui avez-vous entendu protester sur ce continent ? Alors, les propos du pape, on s’en fout complètement. On ne meurt pas de sida, ni d’autre chose sur ce continent, à part de sorcellerie et de bêtise.
Venance Konan écrivain. Email : venancekonan@yahoo.fr

Scandale au Sénégal

Voici une information qui tourne sur internet, de site en site, de mail en mail. Où est la vérité? Qui se cache derrière ces affirmations? Y a t'il fumée sans feu?
wade

Qui est derrière le scandale des 27 milliards de l'IPRES ?

Ce patrimoine de Abdoulaye Wade avait été publié avant le scandale révélé
par Imam Mbaye Niang à l'Assemblée Nationale suite à l'aveu de Abdoulaye
Diop sur les hectares aux alentours de la piste de l'aéroport offerts à un
inconnu qui a revendu une partie à l'IPRES pour 27 milliards.

Voyez le Point 8 de ce patrimoine de Abdoulaye Wade

NO COMMENT
*******************
1° - Une Villa au Point E, agrandie par le rachat de la villa voisine.
Valeur estimée après transformation toujours en cours : 1 milliard

2° - Un terrain de 5000 m2 à Yoff Layenne. Valeur estimée : 750 millions

3° - Quatre terrains de 10.000 m2 aux Almadies. Valeur estimée : 8 milliards

4° - 60 terrains de 500 m2 sur la VDN à hauteur de la Cité Gorgui. Valeur
estimée : 6 milliards

6° - 5 Immeubles de 6 étages contenant 4 appartements par étage. Valeur
estimée : 7 milliards

7° - 10 terrains de 200 m2 dans le domaine du Cices. Valeur estimée : 400
millions

8° - 30 Hectares de terrain dans aux alentours de l'aéroport. Valeur
estimée 60 milliards

9° - Un terrain bientôt rasé de 3 hectares dans Dakar Centre Ville. Valeur
estimée : 30 milliards

10° - Un immeuble de 10 étages à la Rue Docteur Theze. Valeur estimée : 2
milliards

11° - Une cité de 20 villas sur la Corniche, à hauteur de la villa de l'ex
président Senghor. Valeur estimée 10 milliards

12° - Un terrain de 10.000 m2 au niveau du Stade LSS. Valeur estimée :
1.750.000.000 f

13° - Un terrain de 100 hectares à Touba

14° - Un terrain de 150 hectares aux environs de Tivaouane

15° - Une propriété de 10 hectares à Popenguine

16° - Une cité de 100 maisons à louer à Kebemer

17° - 60 maisons achetées du Plan Jaxaay

18° - Des vergers et champs cultivés d'à peu près 5000 hectares répartis
dans différentes régions du Sénégal

19° - Une propriété à Versailles, en copropriété avec son épouse,
réfectionnée et étendue. Valeur estimée : 4 milliards

20° - Un immeuble de 4 étages à Paris XVIème. Valeur estimée : 8 milliards

21° - Une propriété à Montpellier - Une propriété à Bordeaux - Une villa
en Côte d'Azur - Une villa à Orléans - Une maison de maître à Lilles - Une
propriété dans le Michigan - Une propriété à New Orléans - Une propriété
dans le Wisconsin - Un immeuble de 3 étages à New Jersey

22° - Un hôtel de 90 chambres à Casablanca - Un hôtel 60 chambres à
Marrakech - Un hôtel de 48 chambres à Paris XIVème - un hôtel 50 chambres
en Suisse

23° - Des actions dans les structures suivantes, soit directement ou
indirectement : AIBD (20 % des actions totales) - DAPORT Sénégal (30 % des
actions) - BEN LADEN Sénégal (20 % des actions) - Dakar Dem Dikk (80 % des
actions totales) - SATTAR ( 30 % des actions) - OIL Libya (30 % des
actions) - ZAM ZAM (20 % des actions) - Jafza Sénégal (10 % des actions) -
Veolia Sénégal (10 % des actions) - GECOM Industries (20 % des actions) -
IRIS Sénégal ( 20 % des actions) - Expresso Sénégal (15 % des actions) -
DELARUE Sénégal (5 % des actions) - MEDIATIQUE Afrique (10 % des actions)
- AFRICA SALT (10 % des actions) - DP World Sénégal (10 % des actions) -
HENAN Chine Sénégal (10 % des actions) - OFFNOR Shipping Sénégal (20 % des
actions) - SERPM (Société d'Etude et de Réalisations des Phosphates de
Matam, 25 % des actions) - Cabinet CICE (30 % des actions) -

24° - Divers comptes en banque, soit à son nom ou aux noms de Abdullah
Wad, ou au nom de Aboula Tzipi Wade ou au nom de Abadalaye Fabien Wade :

*** 4 comptes bancaires à Dubaï contenant respectivement : Commercial Bank
Of Dubaï => 32,5 millions de dollars - CityBank => 26,3 millions de
dollars - Emirate Bank => 16,1 millions de dollars - Standard Chartered
Bank => 10,9 millions de dollars

*** 2 comptes bancaires à Chypres : Bank of Cyprus => 22 millions de
dollars - Hellenic Bank => 14 millions de dollars

*** 4 comptes bancaires en France contenant respectivement : Société
Générale => 17,6 millions d'euros - BNP Paribas => 14,3 millions d'euros -
Ex-Credit Lyonnais => 8,2 millions d'euros - HSBC Paris => 3,2 millions
d'euros

*** 2 comptes bancaires aux USA : Bank of America => 6,2 millions de
dollars - HSBC => 2,8 millions de dollars

*** 2 comptes bancaires en Suisse : Banque Migros => 43 millions CHF -
Banque Coop => 65,2 millions CHF

25° - Un parti politique dont il est le seul actionnaire à 100 %. Le
patrimoine mobilier et immobilier du parti est en copropriété avec son
fils Karim Micha Wade de son véritable nom : 500 voitures Pickup, 150
voitures 4x4, 35 voitures 8x8, 1 avion 20 places, 1 Péniche, 1 Yacht
stationné à Nice, 1 permanence neuve construite sur un terrain de 5000 m2
********************
Les avoirs qui ont fait l'objet de doutes n'ont pas été intégrés dans ce
patrimoine

SOURCE : ENQUETE DE 2005 à 2008
AUTEUR : ?

Hausse de 8% du prix de l'électricité au Sénégal

Hausse de 8% du prix de l'électricité au Sénégal
senelec

 Le prix de l'électricité a augmenté mercredi de 8% au Sénégal, six mois après une baisse de 12%, en raison d'une hausse du prix du baril de pétrole, a-t-on appris auprès de la Commission nationale chargée de fixer les tarifs de l'électricité.
"La hausse des tarifs de l'électricité est de 8% et effective à partir d'aujourd'hui (mercredi)", a déclaré à l'AFP Massamba Seck, porte-parole de la Commission de régulation du secteur de l'électricité (CRSE), une structure indépendante du gouvernement.
La Commission autorise la Société nationale d'électricité (Senelec) à appliquer cette hausse due à "un doublement du prix du baril du pétrole qui est passé de 35 dollars en janvier à 72 dollars actuellement", a dit M. Seck.
Cette augmentation du prix de l'électricité intervient après une baisse de 12%, en janvier, qui avait été décidée par les autorités sénégalaises à la suite de la chute du prix du baril de pétrole.
"Le gouvernement ne se préoccupe pas des problèmes des populations. Trop c'est trop. Il faut refuser systématiquement cette augmentation" du tarif de l'électricité, a déclaré à la presse le président de l'Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen), Momar Ndao.
Cette hausse est décidée au moment où une forte chaleur est observée à Dakar et dans les régions du pays alors que la Senelec peine à satisfaire la demande en électricité.
De nombreuses coupures de courant, pouvant durer plusieurs heures, sont ainsi constatées à Dakar et dans plusieurs villes du pays.
Le Sénégal, qui importe la quasi totalité de ses produits pétroliers, subit très souvent les aléas des prix de l'énergie.
Durant l'année 2008, le prix de l'électricité avait augmenté en moyenne de 17 % au Sénégal, suscitant un mouvement de contestation conduit, fait exceptionnel, par des imams de la région de Dakar.

Pollution au Sénégal

La baie de Hann polluée après le déversement de poissons morts
Ponton_CVD

Des pêcheurs sénégalais ont déversé la semaine dernière de grandes quantités de poissons morts dans la baie de Hann, à Dakar, déjà considérée comme un des sites les plus pollués du Sénégal, a-t-on appris mercredi à Dakar auprès de la gendarmerie.

"Des poissons morts ont été déversés dans la baie (de Hann) par les pêcheurs", a indiqué à l'AFP Kane Mactar Diop, chef de section environnement à la gendarmerie.

"Chaque année entre le mois de mai et la tombée des premières pluies, des bans de sardinelles très importants s'installent entre Dakar et Mbour (70 km de Dakar)", a expliqué dans un communiqué le ministère de l'Economie maritime.

"Toutes les embarcations déversent de fait leur surplus à hauteur du port de Dakar. Les sardinelles arrivent à la plage par l'effet de la houle", ajoute le communiqué.

"Il y a eu +surproduction+ de yaboy (sardinelle)", a affirmé Bassirou Ndiaye, un conseiller municipal de Hann, qui a assisté à la scène. "Des pêcheurs de Mbour, de Kayar et de Dakar, qui n'arrivaient plus à vendre leurs poissons, les ont déversés dans la baie", a-t-il précisé.

Plusieurs autres types de "poissons décomposés flottaient à la surface de l'eau", a ajouté M. Ndiaye, qui a trouvé vendredi "la plage de Hann dans un piteux état".

D'après M. Diop, "la gendarmerie n'a pas les moyens d'enlever" ces poissons.

La baie de Hann est surnommée la "baie poubelle" en raison de l'importante pollution industrielle et ménagère qui l'affecte.

En janvier, le Sénégal avait entrepris un programme de dépollution de la baie de Hann.

Il est soutenu par l'agence française de développement et de la Banque européenne d'investissement, qui lui avaient respectivement prêté 30 millions d'euros (19,7 milliards FCFA) et 20 millions d'euros (13,1 milliards FCFA).

01/07/2009

Michael Jackson au Sénégal

En visite au Sénégal en 1974 : Sur les traces des Jackson Five à Gorée et Fadiouth
jackson5paris

Visites à Fadiouth, à Linguère et bien sûr, l’incontournable pèlerinage à Gorée. Le séjour de Michael Jackson et de sa famille au Sénégal en 1974 a été riche en contacts humains et en émotions. Retour sur un évènement qui, avec la disparition du ‘Roi de la Pop’, refait inévitablement surface dans la mémoire collective des Sénégalais.

Michael Jackson et ses frères n’ont pas seulement enchanté les mélomanes dakarois, lors de leurs trois concerts à Demba Diop et à Sorano, au tout début du mois de février 1974 (votre notre édition d’hier) ; ils ont aussi passé de bons moments en dehors de la scène. Ils ont également eu droit aux honneurs de la République, même s’ils n’ont pas rencontré le président Senghor, du moins si l’on se fie aux archives du Soleil, consultées à la médiathèque du Cesti. Le quotidien national informe, dans son édition du lendemain, que le dimanche 3 février 1974, le patriarche Joe Jackson a reçu des mains de Moustapha Fall, alors délégué général au Tourisme, les insignes de chevalier de l’ordre du Mérite. Le groupe lui a, en retour, remis un disque d’or, le millionième, offert au chef de l’Etat.

Mais le temps fort de cette journée dominicale a été la visite à Gorée, rapporte Malal Ndiaye. Dans son article paru le 4 février 1974, le reporter du Soleil rappelle la portée symbolique de la visite des Jackson. ‘Pour des Noirs américains, écrit-il, la Maison des Esclaves est plus qu’un témoignage de leur négritude’. Le papier ne le mentionne pas, mais on peut facilement, 35 ans plus tard, se représenter l’atmosphère de ce pèlerinage. On ‘entend’ aisément le timbre percutant d’un Joseph Ndiaye encore fringant, entouré de Michael Jackson et de ses frères, tout ouïe, secoués par la verve enflammée du regretté conservateur, évoquant, comme il savait si bien le faire, les inqualifiables atrocités commises sur l’île-mémoire. L’ambiance devait être émouvante. A tel point qu’une correspondante d’une chaîne de télévision étrangère à Dakar, Mme Myriam Etoile, craque. Venue couvrir l’évènement, elle ‘n’a pu retenir ses larmes devant les explications de Joseph Ndiaye’.

Soucieux du protocole, le quotidien national n’oublie pas de mentionner que ce ‘pèlerinage aux sources s’est effectué en compagnie des représentants du délégué général au tourisme, Moustapha Fall, de l’Ambassadeur des Usa et du Gouverneur Thierno Birahim Ndao.’

Dans le même papier, le journal annonce un autre déplacement des Jackson Five - qui étaient six en réalité, après l’arrivée de Randy - dans le département de Linguère. ‘En effet, les musiciens avaient demandé à visiter une zone sinistrée pour se rendre compte de visu de cette sécheresse dont ils ont tant entendu parler’, explique le quotidien national, sous la plume de Malal Ndiaye.

Rappelons que dans la première moitié de la décennie 70, le Sénégal, à l’instar des pays du Sahel, avait été rudement éprouvé par une pluviométrie anormalement faible.

Mais, on ne retrouve pas d’échos de cette visite de Michael Jackson et de ses frères à Linguère, encore moins d’éventuels dons qu’ils auraient pu faire à l’endroit des populations démunies.

Une grande cote sur la Petite Côte

Si Gorée a été une étape marquante du séjour des auteurs de Get it Together au Sénégal, leur première étape a été, cependant, pour la Petite Côte. Dès le lendemain de leur arrivée à Dakar (ils ont foulé le sol sénégalais le 30 janvier 1974), les musiciens américains ont effectué une première excursion touristique. Histoire sans doute de se payer du bon temps. ‘Les Jackson Five ont visité hier la Petite Côte’, renseigne Le Soleil du vendredi 1er février 1974, sous la rubrique ‘Thiès’. Le papier est illustré par la photo du benjamin des Jackson, Randy, 11ans, sixième membre du groupe. Comme ses aînés, il arbore le look ‘afro’, très en vogue à l’époque. Dans son reportage, le journaliste Malal Ndiaye fait ressortir la curiosité et la soif de découverte qui animent les touristes Jackson. Il parle d’une ‘longue promenade dans les ruelles de Fadiouth’, des ‘centaines de mètres de pellicule’, en guise de photos souvenirs et un ‘flot de questions posées aux habitants du village, une multitude d’objets d’art achetés (des coquillages surtout) et un déjeuner au Club Aldiana’, à Nianing.

Le papier décrit aussi une ‘ambiance détendue, une atmosphère très jeune’, insiste sur une ‘démonstration de be-bop de deux jeunes Sénégalais, à la grande satisfaction des frères Jackson’, qui, manifestement, jouissaient d’une grande cote de popularité sur la Petite Côte.

‘Mais (…) ce sont les jeunes employés du Club Aldiana qui ont le plus bénéficié du séjour des Jackson Five’, retient le reporter du Soleil. Il parle ainsi d’ ’une véritable chasse aux autographes’, un ‘rush presque indescriptible de tout ce que le Club Aldiania compte de personnel’.

Un passage de l’article signé Malal Ndiaye ne manque pas d’attirer l’attention, par son caractère presque prémonitoire : c’est quand le journaliste revient sur le ‘petit tour des Jackson Five au bar du Club Aldiana’, un moment de relax égayé par le son de Manu Dibango, notamment.Est-ce à partir de là que le petit Michael, séduit, décida de copier la musique du père de la Soul Makossa ? La coïncidence est, en tout cas, assez troublante. D’autant que l’article du Soleil sur l’excursion des Jackson à Fadiouth rapporte une recommandation du père Joe à l’endroit de sa progéniture surdouée. ‘Accordez une attention particulière à la musique africaine et à ses interprètes, leur demande-t-il, car je pense que nous pourrons nous en inspirer pour embellir nos arrangements musicaux… ’

Devenu grand, Michael a dû certainement (trop) appliquer le conseil paternel. De son vivant, le ‘Roi de la pop’ a samplé, à l’excès, le saxophoniste franco-camerounais. Au point de récolter une plainte pour plagiat…