31/08/2009

Les vacances du président (2)

les vacances de Wade ont déjà coûté 1,1 millions d'euros
wade
   
Les vacances d'Abdoulaye Wade auraient coûté pas moins de 750 millions de Fcfa (1,14 millions d'euros) au contribuable sénégalais. Les journalistes qui ont révélé l'affaire ont été entendus par la Division des Investigations criminelles    
Trois journalistes du quotidien sénégalais privé "Le Quotidien" ont été entendus par la Division des investigations criminelles (DIC) après la publication par ce journal d'un article relatif aux vacances "onéreuses" en Suisse et en France du président Abdoulaye Wade, rapporte ce vendredi la radio privée RFM (Radio Futurs Médias).
Il s'agit de Soro Diop du service politique du journal, Aminata Diop, coordonnatrice du journal et de Mohamed Gueye, du service économique du Quotidien.
Dans sa livraison du jeudi, le journal a écrit que les vacances du président Wade ont "déjà coûté 750 millions de FCFA au contribuable sénégalais" et avait titré : "Wade et sa cour font la noce à Biarritz".
"Les vacances du président de la Ré­­publique et de sa suite vont coû­ter littéralement cher au pays, à un moment où nous en sommes à compter nos sous du fait de la crise économique", a commenté le journal, allant jusqu'à indiquer les numéros de chambres d'hôtels occupées par le président et sa délégation.

28/08/2009

Les vacances du président Wade

Les vacances du président Wade
wade copier

Au rythme de ses dépenses de vacances, tous les Sénégalais doivent souhaiter que le Président revienne rapidement au pays.
Au moment où le tourisme national se meurt, faute de visiteurs, le président de la République donne un signal fort en allant enrichir les pays qui, habituellement, nous fournissent en touristes. Il préfère se rendre en Suisse et en France, délaissant Saly ou le Cap Skirring. Pourtant, on peut difficilement prétendre que nos stations balnéaires n’offrent pas le con­fort et le dépaysement que le Président va chercher à l’étranger. Mais mê­me si c’était le cas, il en aurait été plus grandi, au moment où dans nos villes et villages, plusieurs de nos compatriotes passent le Ramadan dans de l’eau stagnante, s’il avait décidé de passer ses vacances avec son peuple.
Nous n’avons rien contre le village suisse de Zermatt. On imagine qu’il doit être beau et pittoresque, «au fond de la vallée du Mattertal, au pied du Cervin à une altitude de 1 620 m, dans le Haut-Valais (la partie alémanique du canton)», comme le décrit Wikipedia. Il a certainement raison, celui qui a ajouté que «c’est une des stations de ski les plus importantes des Alpes». Mais est-ce le moment, quand le pays manque d’électricité faute d’argent pour acheter du fioul, pour le Président d’aller faire de l’escalade en montagne ?
Est-ce le moment, une fois descendu de cette montagne, pour se rendre à l’une des stations balnéaires les plus huppées de France, dans un hôtel où la plus simple chambre revient quasiment au prix du salaire d’un fonctionnaire moyen (195 000 Cfa) ?
Le chef de l’Etat aurait pourtant pu s’inspirer de l’exemple de ses pairs dont il aime tant  visiter les pays. Nicolas Sarkozy est allé au Cap Nègre, dans une propriété appartenant à la famille de son épouse. Et il n’a pas pris un avion de l’Etat pour s’y rendre, mais il a payé son billet ainsi que celui de sa femme. Le Président américain Barack Obama n’a pas fait autre chose.
Disposant des moyens de la plus riche Nation du monde, ayant le loisir de se rendre dans n’importe quel coin du globe aux frais du contribuable américain, sans violer la Loi, il a préféré passer ses vacances dans son pays, à ses propres frais. Alors que son pays ne connaît aucune calamité, le Président américain s’est contenté de passer une petite semaine de vacances à Martha’s Vineyard, dans le Massa­chus­setts, dans une villa louée par lui pour l’occasion. Plus proche de nous, et du Président Wade, Blaise Com­paoré a préféré se rendre dans son village de Ziniaré, où il s’est construit un joli pied-à-terre. Laurent Gbagbo non plus n’a pas quitté son pays. Est-ce à dire que le Burkina est plus joli à visiter que le Sénégal ?
Le Président aurait pu se rendre chez lui à Kébémer, ou même à Ibel, à Dindefelo ou à l’hôtel du Parc de Niokolo Koba. Il aurait même pu donner l’ordre de ne pas être dérangé sous aucun prétexte. Il aurait pu, si c’était l’effet recherché, s’isoler à loisir du peuple sénégalais, tout en coûtant moins cher au Trésor public déjà mal en point.

27/08/2009

Deux tués en Casamance

deux civils tués par de présumés rebelles en Casamance
MARCHB~1

Des hommes armés, censés appartenir à l'ex-rébellion du Mouvement des forces démocratiques de Casamance, ont tué deux civils mardi dans cette région du sud du Sénégal où les violences sont en recrudescence, a-t-on appris mercredi auprès de la gendarmerie.
Vers 18H00 (locales et GMT), "des éléments armés ont tenté d'arrêter un véhicule de transport de marchandises" sur l'axe routier Bignona-Diouloulou, près du village de Badiana (35 km au nord-ouest de Ziguinchor). Selon la même source, le chauffeur n'a pas voulu s'arrêter et les assaillants ont ouvert le feu, blessant mortellement deux passagers.
 
Aucune information n'a été donnée sur l'identité des victimes.
Quelques heures auparavant, peu avant 16H00, au même endroit, des hommes armés avaient surgi de la forêt pour tenter d'arrêter le véhicule d'un député, Oumar Sané, proche du défunt président du conseil régional El-Hadj Oumar Lamine Badji, assassiné fin 2006 dans son village natal de Sindian (50 km au nord de Ziguinchor).
Le conducteur du 4x4 n'ayant pas obtempéré, les "braqueurs" ont tiré sur le véhicule du député, blessant légèrement un gendarme en civil à bord, selon la même source.
Puis, vers 21H00, "des éléments armés se sont signalés" dans le quartier de Diabir, proche de l'aéroport de Ziguinchor, où ils ont tenté de cambrioler une boutique. Selon la gendarmerie, des militaires les ont surpris, ce qui a donné lieu à des échanges des tirs.
Ces violences surviennent dans un contexte de reprises des hostilités entre les rebelles présumés et l'armée, cinq ans après la signature d'un "accord général de paix" entre le gouvernement sénégalais et le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) qui avait lancé une rébellion indépendantiste en 1982.
Vendredi, un accrochage a opposé une patrouille de l'armée qui regagnait sa base et des rebelles embusqués, à une quinzaine de kilomètres au sud du centre de Ziguinchor. Puis, dans la soirée, les quartiers de Lyntiane et Grand Yoff, à Ziguinchor, ont été le théâtre d'échanges de tirs entre des hommes armés et des soldats.
Selon une source militaire, ces violences n'ont pas fait de victimes dans les rangs de l'armée.
Mais les populations s'inquiètent depuis plusieurs mois de la recrudescence des vols à main armée sur les routes.
En juin, sur le même axe Bignona-Diouloulou, trois civils avaient perdu la vie au cours de deux braquages séparés près du village de Kataba (70 km au nord-ouest de Ziguinchor): un marchand de poisson avait été tué par balles et deux transporteurs, refusant de s'arrêter devant des hommes armés, étaient morts dans l'accident de leur camion.

Sexe à Saly?

Existe t'il un réel tourisme de l'amour au Sénégal
794071-972064 copier

Dans l'un de ces derniers reportages, l'émission 66 minutes de la chaine M6 faisait état d'un sujet tabou pour beaucoup: ‘le tourisme de l’amour’ dans les sations balnéaires du Sénégal notammant à Saly.
S’agit-il de ‘tourisme de l’amour’ ou plutôt de ‘prostitution à outrance?

Dans ce reportage, les sénégalais, vivant de la prostitution sont diabolisés, alors que les françaises qui la financent apparaissent comme des victimes.
Le spectateur est perdu dans une émission où entre prostitution et amour, les chers reporters de m6 ont laissé planer le doute.
Oui, la prostitution masculine existe au Sénégal !
Oui, des hommes, des femmes aussi en vivent !
Dans une société occidentale où la sexualité est devenue un loisir de vacances pour les touristes, au même titre que les balades dans le parc de la langue de barbarie, à qui jeter la pierre ?
Il est vrai que cet état de fait méritait d’être dénoncé mais la manière dont 66 minutes l’a fait a choqué plus d'un.

66 minutes a voulu nous faire croire que ces choses la n’arrivaient que chez les noirs. Encore un reportage sur une afrique meurtrie, misérable où on nous présente des noirs indignes et où on entache notre image déjà crasseuse en Occident.
N’oublions pas que
La prostitution, le plus vieux métier du monde parait il, existe dans tous les pays du monde : le Sénégal ne fait donc pas exception,
Nul besoin d’aller au Sénégal pour le constater :
Il s’agit d’une prostitution, comme à Pigalle ou Rue Saint Denis, à paris ; à Bali, en Indonésie, à New York où des politiciens font recours à des réseaux de prostitutions ! ça aussi c’est la honte !!! seulement les médias gnoune le gnou yépp.

La différence au Sénégal : En plus de l’argent, l’obtention d’un visa et de papiers français poussent les jeunes sénégalais à se prostituer.
De jeunes africains et africaines se prostituent pour un tampon sur un passeport. A qui jeter la pierre ?
Parlons un peu d’histoire….
Tout d’abord, il y a eu la traite des noirs, puis la colonisation. Le pillage des ressources de l’Afrique qui depuis les indépendances est la scène de théâtre de pays aux économies en banqueroute quémandant l’aide internationale.
N’oublions pas que des millions de noirs ont été déportés et ont de loin contribué à la croissance des pays développés. . .Mais bon, nous ne referons pas l’histoire !
Aujourd’hui, les pays européens, mettent en place des politiques de plus en plus restrictives face à l’immigration.
Alors 66 minutes ? à quand le reportage sur les touristes pédophiles en Afrique ?
Sur les jeunes étudiants restés au pays au mérite et au courage démesurés,
Sur la limitation des exportations africaines vers le nord ?
Sur la politique de fixation des prix des matières premières qui maintiennent nos pays dans un état économique végétatif ?
Sur les petits obèses en Afrique ?
Sur les africains, self-made-men, self-made-women?
Pour parler franchement, parlons du pire mais aussi du meilleur.

 

26/08/2009

Inondations à Dakar

Inondations et dégâts matériels à Dakar après de fortes pluies
inondation_taxi

Plusieurs quartiers de Dakar étaient inondés mardi après de fortes pluies qui ont provoqué d'importants dégâts matériels.
"Il n'y a pas une maison dans la banlieue (de Dakar) qui n'est pas sous les eaux. Partout, il y a des inondations", a déclaré à l'AFP un responsable d'un projet de lutte contre les catastrophes naturelles au ministère de l'Intérieur.
"La banlieue submergée par les eaux de pluie" tombées lundi après-midi et dans la nuit, titrait mardi le quotidien privé L'Observateur.
"Murs effondrés, mosquées inondées, cimetière envahi, stades" gorgés d'eau, dans la banlieue de Dakar, rapportait le journal.
Les eaux de pluie ont envahi lundi soir et mardi matin plusieurs artères de la capitale, créant de nombreux embouteillages, a constaté un journaliste de l'AFP. De nombreux automobilistes sont arrivés mardi matin en retard à leur lieu de travail à causes des routes devenues impraticables, selon de nombreux témoignages.
Plusieurs localités de l'intérieur, dont Mbour (80 km au sud de Dakar) et Kaffrine (260 km à l'est de Dakar), ont également été inondées.
"Après la pluie d'hier de 116 mm, il va falloir prendre des dispositions urgentes. Plusieurs maisons ont été détruites, des habitants, des vieilles personnes et des handicapés, sont actuellement prisonniers des eaux qui ont envahi leurs chambres", a déclaré le maire de Kaffrine, Abdoulaye Wilane

25/08/2009

Prostitution masculine à Saly (Sénégal)

Saly - prostitution masculine: Quand le gigolo "vend" sa libido
322352-icon-1232040543_large copier

S’il y a, au Sénégal, une localité ou la dégradation des mœurs a atteint son apogée, c’est bien Saly Portudal. En effet, réputée pour être le pôle le plus attractif du tourisme Sénégalais, la station balnéaire est aujourd’hui au centre de toutes sortes de perversions. Le gigolo semble en être l’une des illustrations les plus parfaites. Une descente sur les lieux, le week-end dernier, nous a permis d’aller à la découverte d’une pratique certes décriée mais aux facettes insoupçonnées.


Dans son ouvrage intitulé « Don Quichotte », Cervantès décrit le gargantua comme étant un héros à l’envers dans un monde à l’endroit. Pareille image ne pourrait-elle pas être accolée au gigolo, ce personnage qui semble avoir trouvé son terrain de prédilection à Saly Portudal. Au regard de ce que nous avons pu constater de visu dans la station balnéaire, force est d’attester de la justesse de l’image.

C’est en fait aux alentours de quatorze heures que nous sommes arrivés à Saly Portudal. Une localité située à sept kilomètres de Mbour, dans la petite côte sénégalaise. Le soleil est au zénith et darde ses rayons ardents. Ce qui explique d’ailleurs cette fréquentation massive de sa plage aussi bien par les touristes que par les résidents qui viennent de tous les coins du pays pour se prélasser et se repaître au gré de la beauté des plages et de l’air marin des larges de la station balnéaire.

En effet, du fait de sa position géographique et de ses plages féériques, Saly est réputé être le pôle le plus attractif du tourisme sénégalais. Mais aussi, le lieu où la perversion règne et entraîne une dégradation progressive de nos mœurs.

Une fois sur les lieux, nous avons voulu en savoir davantage sur une pratique qui suscite moult commentaires ou réprobations mais aux contours renversants : le gigolo. Qui est il ? Qui l’est et qui ne l’est pas ? Et en quoi consiste son activité ?

C’est ainsi que nous avons longé la plage pour rencontrer un échantillon de la population fréquentant les lieux et avoir une réponse à nos questions. Le premier groupe de touristes rencontrés en compagnie d’un guide a, dans un premier temps, accepté de répondre à nos interpellations. Mais quand nous avons abordé la question des gigolos, ils nous ont aussitôt exhorté, et de manière assez insolente, de les laisser tranquilles. La question serait elle tabou ? Dieu seul sait !

Nous avons continué alors notre chemin et avons bientôt aperçu un homme couché sous une tente. Quand nous nous sommes rapproché de lui, l’on a été bien accueilli, mais avec méfiance. Cet homme, en dreads locks fixés par un foulard jaune, corps musclé qui laisse entrevoir une pratique régulière du sport, semble friser la quarantaine. Nous l’avons gentiment abordé et ayant gagné sa confiance, il s’est alors épanché pour nous confier qu’il est guide touristique. « J’ai mes propres clients qui, une fois au Sénégal, me contactent. Je ne suis pas du genre à courir derrière les touristes en me rabaissant pour travailler avec eux. Je dispose de deux auberges que je loue et qui génèrent sept emplois », a-t-il affirmé.

Pour ce qui est des modalités de prise en charge pour un touriste, par exemple, qui vient de débarquer au Sénégal et qui sollicite ses services, elles tournent autour de 10.000 à 15.000 Fcfa par jour. Et à la question de savoir comment il fait pour travailler avec les touristes, lui qui est dans l’informel ? Babacar Ndong, alias Babs, répondra : « un touriste ne vient jamais vers un guide touristique sans le connaître au préalable. Il suffit seulement d’être convainquant et d’avoir un riche presse book pour les attirer, parce qu’il ne faut pas ignorer qu’il y a une rude concurrence entre les guides touristiques employés des hôtels et ceux qu’on appelle les « racoleurs », c’est-à-dire les guides qui travaillent à leur propre compte ». Et notre interlocuteur de nous préciser : « Parfois, les hôteliers ont l’habitude de salir nos réputations parce que c’est de bonne guerre. N’empêche ! Nous nous en sortons même si les choses ne marchent plus comme auparavant. Moi, il m’arrive de temps en temps de louer mon auberge à un touriste à 250.000 Fcfa au moment où les hôteliers louent une chambre à 500.000 Fcfa par mois. C’est la où se situe la différence ».

LE GIGOLO : UNE REPONSE PERVERSE CONTRE … LA PRECARITE

En ce qui concerne la question relative aux gigolos, Babacar Ndong déclare sans ambages qu’ils sont des prostitués. A ce stade de notre discussion, nous avons de fait voulu savoir le pourquoi de cette affirmation. Notre interlocuteur nous fait alors savoir que ces derniers s’adonnent à toutes sortes de perversions dégradant nos mœurs pour soutirer des miettes aux touristes. « Nombreux d’entre eux sont ceux qui, pour avoir facilement de l’argent, se marient avec de vieilles occidentales ou se prostituent en couchant avec n’importe quel touriste qui les aborde. 90% d’entres eux sont malades soit du sida, soit d’autres maladies sexuellement transmissibles. D’ailleurs, c’est eux qui propagent ces maladies ». Et d’ajouter : « c’est vraiment le monde à l’envers, ce qui se passe ici à Saly. C’est une situation regrettable que nous déplorons parce qu’elle salit nos réputations. Pis, on est même allé jusqu’à ce qu’être Sénégalais dans cette contrée soit devenu une honte », dira t il avec amertume.

Changement de direction et de décor. Cette fois ci, nous avons pu intégrer quelques auberges, espérant en rencontrer au moins un parmi les gigolos. A notre grande surprise, nous avons eu la chance de croiser un monsieur qui affiche ouvertement sa pratique du phénomène. Ce dernier, Ibrahima Mbodj, pour ne pas le nommer, la trentaine consommée, avec des dreads locks, un physique bien bâti, n’a pas nié être un gigolo. « C’est vrai que c’est un métier que beaucoup de gens répriment. Mais cela n’empêche que moi, j’y trouve mon compte. Parce qu’il me permet de gagner ma vie et dans la légalité », nous confia-t-il. Avant d’ajouter, sur un ton interrogateur, « Que faire d’autre si, actuellement, on ne parvient pas à trouver au Sénégal un emploi décent qui puisse permettre de vivre décemment ? »

23/08/2009

Scandales immobiliers à Saly (Sénégal)

Fraude et contrebande douanière : Une hôtelière basée à Saly risque entre 6 mois et 5 ans
01pano-entree

Le tribunal des flagrants délits a statué hier sur une affaire de contrebande et de fraude douanière. Une dame de nationalité étrangère répondant au nom de Collin Picar est la principale suspecte. Celle-ci est propriétaire d'une société de promotion immobilière basée dans la station balnéaire de Saly Portudal, comprenant 42 résidences hôtelières. Selon la législation douanière en matière d'hôtellerie, l'Etat du Sénégal, dans le cadre de la promotion touristique, permet l'importation de matériels sans taxes douanières. Mais le Code des investissements précise que dans un tel cas, si le propriétaire d'une telle entreprise se décide à vendre ses biens immobiliers, un pourcentage du produit de la vente devra être versé à la caisse de la Douane. C'est ce que la dame n'a pas respecté depuis le début de son opération de vente des résidences, entamée en 2002. Il a fallu attendre 2008 pour que la Douane soit au fait de cette situation. Les soldats de l'économie ont, de ce fait, décidé de porter l'affaire en justice pour préserver les intérêts de l’économie nationale.
Au cours du procès d'hier, l'Etat du Sénégal était représenté par son agent judiciaire Babacar Bâ. Celui-ci soutiendra que la prévenue est en flagrante violation des dispositions du Code des investissements qui réglemente l'hôtellerie. Avant d’établir le délit de ‘détournement de destination privilégiée des droits immobiliers’. Pour lui, ‘la dame devait prélever un pourcentage destiné à être versé dans les caisses de l'Etat, en guise de taxes douanières. Chaque villa est vendue à raison de 50 millions de nos francs’, s'i l'on en croit l'avocat de l'Etat qui précise que ‘l'exonération annuelle faite à la dame est de l'ordre d'un milliard de nos francs que l'Etat ne lui a jamais réclamé’. Il sera suivi dans cette lancée par l'autre avocat de la partie civile Me Issa Diop. Ce dernier souligne le fait que la dame devait avertir les autorités douanières en ce qui concerne la vente des villas de la résidence et l'importation de marchandises sans déclaration douanière. ‘Aucune utilisation ne peut se faire sans avertissement auprès des autorités douanières’, note-t-il. C'est ce qui constitue, pour lui, le détournement de destination privilégiée. Avant de s'appesantir sur l'article 294 du Code des Douanes qui prévoit cette infraction qui vise les chefs d'entreprise, bailleurs de fonds et toute autre personne morale et physique propriétaire d'une société.
La partie civile réclamera la confiscation de l'ensemble des résidences jusqu'au paiement du montant dû, qui s'élève à hauteur de 10 millions pour chaque villa vendue. On estime que ‘cette réclamation est parfaitement fondée dans la mesure où la Douane a été lésée dans ses droits’.
Du côté de la défense, Me Seydou Diagne est d’un tout autre avis : ‘La responsabilité de cette affaire n'est pas imputable à mon client qui est seulement actionnaire dans la société. C'est le sieur Alain Dacosta, gérant de l'entreprise, qui doit engager une responsabilité pénale en l'espèce’. En sus, précisera-t-il, sur plainte de sa cliente, ‘A. Dacosta a été condamné en 2005 par le juge du tribunal régional de Thiès pour les délits de faux bilans, d'abus de confiance et de non-désignation de commissaire aux comptes. Un mandat d'arrêt lui avait même été décerné à l'époque. C'est pour cette raison qu'il se trouve actuellement aux îles Caraïbes en train de vivre dans l'opulence’. Me Diagne a, par la même occasion, regretté ‘l'acharnement de l'administration douanière’ à l'encontre de sa cliente. Et l'auxiliaire de justice de déplorer que seule la dame Collin Picar ait été poursuivie dans cette affaire par les autorités douanières. ‘La seule qualité d'actionnaire ne confère pas à ma cliente le statut d'intéressé à la fraude, comme l'a prétendu l'agent judiciaire de l'Etat’, soutient-il. Après avoir clamé l'innocence de la mise en cause, Me Seydou Diagne plaidera la relaxe pure et simple de la dame qui jouit de la présomption d'innocence.
La décision du tribunal sur cette affaire sera connue le 28 août prochain et Mme Collin Picar risque entre 6 mois et 5 ans si elle est reconnue coupable.

D'autres affaires sont en cours sur Saly dont certains scandales annoncés dans la presse depuis quelques jours mettent en évidence les "arrangements" de certains promoteurs qui ont vu leur amende passer de quelques milliards de cfa à quelques millions...

 

 

 

 

Ramadan au Sénégal

Ramadan 2009 : Les Sénégalais débutent le jeûne à l’unisson
ra

Rituel dans l’Islam où il fait partie des cinq piliers, le mois béni de ramadan sera entamé en même temps par toute la communauté musulmane du Sénégal. La Commission nationale d’observation du croisant lunaire l’a annoncé hier soir. Du côté de la ville de Touba également, le khalife général des mourides a invité les fidèles à débuter le jeûne ce samedi.
La communauté musulmane sénégalaise va observer le jeûne en même temps cette année. En effet, selon la Commission nationale d’observation du croisant lunaire, la lune a été aperçue dans plusieurs endroits du pays. Son président, Mourchid Ahmed Iyane Thiam, l’a annoncé hier soir. Réunie en début de soirée à la Télévision nationale (Rts) pour être à l’écoute de personnes ayant aperçu l’astre dans les coins et recoins du Sénégal, la commission a annoncé que la lune a été aperçue dans divers endroits du pays tels que Médina Gounass, où, informe-t-elle, le khalife général de cette cité religieuse a confirmé l’information. A Touba, Sédhiou, Kafrine ou encore Koungheul, des personnes ont également témoigné avoir aperçu le croissant lunaire. Partant de ces constatations et se conformant aux recommandations de la Charia (la loi islamique), Mourchid Ahmed Iyane Thiam et l’ensemble des membres de la commission annoncent que le jeûne débute ce samedi au Sénégal.

 

 

 

Et d’après certaines informations livrées par la presse dans la soirée, cette décision de la commission a fait consensus auprès des grandes familles religieuses d’où plusieurs fidèles préfèrent recevoir la nouvelle. Du côté de la capitale du mouridisme, Touba, également, d’où beaucoup de disciples attendaient le ndiguël (ordre du marabout), le khalife général des mourides a demandé à la communauté d’observer le jeûne à partir de ce samedi. En effet, après recoupements de plusieurs informations recueillies auprès de ses représentants à Tamabacounda et Porokhane et l’appel téléphonique de la commission d’observation du croisant lunaire, Serigne Bara Mbacké a invité les mourides à débuter le ramadan aujourd’hui. Ainsi, contrairement aux années précédentes où elle débutait le ramadan en rangs dispersés, la communauté musulmane du Sénégal va commencer le jeûne à l’unisson. Le ramadan est un mois de privation pendant lequel le musulman s’abstient de manger et de boire du lever au coucher du soleil. C’est aussi un mois où l’on commémore la révélation du Coran et qui devrait s’accompagner de prières et de lecture du saint Coran. Il y est également recommandé l’indulgence et la flexibilité envers les malades et les voyageurs. Au Sénégal, les nuits de ramadan sont marquées par de longues séances de prières dans les mosquées ou en groupe au sein des familles.

 

 

 

22/08/2009

Homos et sida au Sénégal

SÉNÉGAL: La récente vague homophobe fait ses premières victimes du sida
1353389-1787107

Décès, abandon de traitement, suspension des efforts de prévention et recrudescence des comportements à risque : bien qu’encore difficiles à évaluer, les effets du récent regain de violence à l'encontre de la communauté MSM (Hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes, en anglais) sur la propagation du VIH au Sénégal commencent à se faire ressentir, ont averti plusieurs acteurs de la lutte contre le sida.

Depuis février 2008, date de la publication dans la presse locale de photos d’une cérémonie gay qui avait déclenché une véritable chasse à l’homme dans tout le pays, les actes de violences et de répression à l’encontre des membres de la communauté homosexuelle au Sénégal se sont succédés.

En janvier 2009, neuf membres de la communauté gay, parmi lesquels le responsable de l’association Aids Sénégal, ont été condamnés à huit ans de prison pour « acte impudique et contre nature et association de malfaiteurs », un mois après avoir été arrêtés dans une maison de la banlieue de Dakar, sur dénonciation anonyme du voisinage.

Pour le docteur Ibra Ndoye, secrétaire exécutif du Conseil national de lutte contre le VIH/SIDA, le CNLS, « il est encore trop tôt pour mesurer l’impact quantitatif de ces événements sur la lutte contre le VIH chez les MSM… mais si on reste muet… j’ai peur que l’épidémie ne flambe ».

« Au moment de leur arrestation, [les neuf hommes] tenaient une réunion de prévention sur le VIH », a noté Fatou Kine Camara, professeur de droit à l’Université de Dakar et secrétaire général de l’association sénégalaise des femmes juristes. « Cela a été considéré comme une association de malfaiteurs. On voudrait décourager la lutte contre le VIH qu’on ne s’y prendrait pas mieux ».

Sur le terrain, cette multiplication des violences, qui a forcé des dizaines de MSM à se réfugier dans des villages isolés, voire à s’exiler à l’étranger, commence à avoir des conséquences, parfois dramatiques, notamment pour les personnes séropositives qui étaient sous antirétroviraux (ARV) et que la fuite a contraint à interrompre leur traitement.

« Un jeune homme [infecté au VIH] en est mort il y a deux mois », a dit Cheikh Ibrahima Niang, anthropologue à l’Université de Dakar et auteur de plusieurs études sur les MSM, et qui connaissait ce jeune depuis 2000. « A l’époque, il refusait d’aller à l'hôpital par crainte d’être stigmatisé. Il a récupéré. Il s’est construit. Et c’est cette même personne qui, apeurée, a pris la fuite [lors des récentes violences], sans possibilité de se procurer des ARV. Il en est mort ».

Des professionnels du corps médical, qui ont souhaité garder l’anonymat, ont reconnu que leurs patients gays hésitaient aujourd’hui à venir en consultation.

Retour à la clandestinité

Les neuf hommes condamnés en janvier ont été relâchés à l’issue de leur procès en appel, en avril, suscitant de vives protestations de plusieurs dizaines d'imams qui ont alors créé le Front islamique pour la défense des valeurs éthiques, un groupe qui entend lutter contre « la propagation de l’homosexualité dans la société sénégalaise », dans un pays à plus de 90 pour cent musulman.

Ces événements, ajoutés à la profanation, quelques mois plus tôt, de la tombe d’un jeune homme, par des villageois qui ne voulaient pas voir un « homosexuel » enterré dans leur localité près de Djourbel, dans le centre du pays, ont traumatisé encore un peu plus une communauté déjà fortement affectée, et qui se sent aujourd’hui abandonnée.

« On croyait pourvoir faire confiance à nos partenaires, mais on se rend compte que dès qu’il y a un problème, on est laissé à nous-mêmes », a dit le président d’une des associations sénégalaises de MSM, sous couvert de l’anonymat. « Comment voulez vous qu’on lutte [contre le sida] si c’est pour… risquer d’aller en prison à la moindre dénonciation ? On ne peut plus avoir confiance ».

Les activités de prévention ont d’ailleurs cessé depuis janvier. « On nous dit que [ces activités] vont reprendre », a dit un pair éducateur à Dakar. « Mais en attendant, on est encore plus marginalisés. Nos espoirs sont anéantis ».

Outre le retour forcé à la clandestinité et, pour les acteurs investis dans la lutte, l’incapacité d’effectuer leur travail de sensibilisation, ces événements ont privé de nombreux membres de la communauté de leur activité et donc de leurs revenus, poussant certains d’entre eux à se tourner à nouveau vers des pratiques à risque VIH.

« Je n’ai plus de travail, donc plus d’argent, alors je suis retourné sur Internet et je fréquente des amants qui me contactent... ça me fait un peu d’argent », a dit Abou* à IRIN/PlusNews. « Personne ne veut se prostituer, mais on n’a pas le choix ».

Pour M. Niang, « il ne faut pas se faire d’illusions, si cette situation perdure, l’impact sera catastrophique. C’est prouvé partout dans le monde : chaque fois que nous renforçons la stigmatisation et la violence à l’égard d’un groupe, la prévalence [du VIH] augmente ».

Or si le taux de prévalence au VIH au sein de la population générale au Sénégal a diminué au cours des dernières années pour s’établir à 0,7 pour cent, l’un des plus bas du continent africain, les MSM affichent en revanche une prévalence de 21,8 pour cent, selon une étude menée en 2007.

Depuis 2005, le gouvernement sénégalais a reconnu la nécessité de prendre en charge ce groupe vulnérable au VIH et l'a inclus dans son programme national de lutte contre le sida. Les projets, financés notamment par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, doivent être mis en œuvre par le CNLS.

« L'expérience sénégalaise dans la lutte contre le VIH chez les MSM a été un modèle… mais la chute est dure [avec cette] montée de l’homophobie dans certaines franges de la société sénégalaise », a dit M. Niang.

Chef de la division IST (infections sexuellement transmissibles)/VIH au ministère de la Santé, le docteur Abdoulaye Sidibe Wade a préféré relativiser la portée du récent déchaînement de violence. « Nous savons d'expérience que ce genre d'événements est inhérent à la gestion des groupes vulnérables, comme les MSM », a-t-il dit à IRIN/PlusNews.

« Cela perturbe tout notre travail, mais en même temps cela nous rappelle qu’il y a une réalité sociale incontournable à laquelle nous devons nous adapter pour que progressivement les choses puissent changer ».

L'homosexualité est officiellement interdite au Sénégal et passible, selon le Code pénal, d'une peine allant d'un à cinq ans d'emprisonnement et d’une amende de 100 000 à 1,5 million francs CFA (215 à 3 220 dollars).

 

21/08/2009

Baisse du tourisme au Sénégal

Le secteur du tourisme en chute libre
cdd_senegal

Après un essor considérable dans le passé, le tourisme au Sénégal est en chute libre. Selon les statistiques, ce pays qui accueillait à lui seul neuf millions de touristes par an, dans les années 1970, n’en reçoit plus que 450.000 aujourd’hui.

«Depuis plus de huit ans, les touristes ne viennent plus au Sénégal», déclare Thierno Benjamin Gueye, le responsable de l'auberge "L'Africain" à Saly où IPS s’est rendu, à environ 60 kilomètres de Dakar. Presque tous les touristes et gérants d’hôtels rencontrés dans cette petite ville touristique communément appelée "la petite côte", ont reconnu que le tourisme au Sénégal est en régression.

En été 2000, Gueye avait dans son auberge 58 lits pour 56 chambres, et le tout était occupé (de juin à octobre). Son chiffre d’affaire s’élevait à plus de 750 millions de francs CFA. Mais en en été 2009, il n'a pas encore fait une recette de cinq millions FCFA. Entre 2000 et 2009, le nombre de visiteurs enregistrés au Sénégal est descendu de plus d’un million à 800.000; et les prévisions pour 2009 sont très mauvaises.

Cette baisse de performance inquiète certains acteurs qui en recherchent les causes. Le secteur est frappé par une mauvaise gouvernance et la déperdition des valeurs culturelles, dénonce le Syndicat patronal de l’industrie hôtelière du Sénégal (SPIHS).

Le coût de vie élevé dans les lieux attractifs du tourisme sénégalais contribuerait aussi à la chute. "Rien ne marche plus comme avant. Les touristes fuient le Sénégal, tout est trop cher", déclare Gueye.

«Imaginez-vous qu’une chambre d’hôtel soit louée jusqu’à 500.000 francs CFA par mois, qu’un paquet de cigarette soit vendu à 1.000 FCFA et une tasse de café à 2.000 FCFA. Comment un touriste peut-il s’en sortir avec la conjoncture actuelle que nous vivons», confie Charles Gertel, un touriste logeant dans l’auberge Hacienda.

Gertel estime que la destination Sénégal coûte trop cher aux touristes qui préfèrent donc aller dans les pays comme le Bénin où le billet d’avion et les hôtels sont moins chers. Pour lui, la concurrence est rude sur le marché du tourisme et pour une grande partie des touristes, elle se joue sur le prix.

Selon Sy, président du SPIHS, le gouvernement fait tout pour augmenter le prix de cette destination en faisant grimper les taxes de l’aéroport à 80 euros. «Quel est le touriste qui acceptera de payer autant pour venir plonger les pieds dans l’eau, sous un soleil qui brille aussi bien à Casablanca au Maroc, ou à Monastir en Tunisie pour beaucoup moins?», se demande-t-il.

«Continuer à maintenir vos taxes sur les billets d’avion», renchérit Gertel, en ironisant.

Avec la baisse de la TVA, la destination Sénégal devrait être moins coûteuse. Un projet de réduction de la TVA de 18 pour cent à 10 pour cent est prévu pour répondre au problème du secteur du tourisme mais il n’est pas encore mis en œuvre. Racine Sy, ne comprend pas pourquoi. «Je pense que ce projet dort dans les tiroirs du gouvernement comme d’autres visant à développer les activités du tourisme».

Abdoulaye Kane, guide touristique pense que si le secteur touristique n’est plus productif, c’est parce que le Sénégal n’a plus de culture à faire valoir. «Chaque année, c’est la même chose; sur le plan culturel, on n’innove pas; c’est toujours le tambour Djembé qu’on joue; on visite la même chose; rien n’attire plus ici à Saly. Notre pays n’a plus rien à faire valoir dans le domaine de la culture».

Selon Abdoulaye Deme, marketeur en économie touristique, les causes du déclin du tourisme au Sénégal sont profondes. Selon lui, la majeure partie du territoire n’est pas accessible; or les séjours touristiques sont courts, de l’ordre d’une semaine, ce qui déjà élimine quelques régions potentiellement touristiques.

«Il faut des heures de route interminables pour sortir de Dakar. A cela s’ajoute l’insécurité urbaine en hausse constante et l’insécurité économique. Le tourisme ne peut se développer dans ce désordre», explique-t-il un peu énervé.

Deme ajoute que le tourisme avait entraîné en 2000, la création de 12.000 emplois directs et 18.000 indirects, mais suite au coût élevé des taxes et au non professionnalisme du ministère de tutelle, la perte d’emploi touristique entre 2001 et 2007 dépasse 50 pour cent.

«Le secteur artisanal est hypertrophié chez les opérateurs dans l’offre d’hébergement. Un déficit en matière de formation, de connaissance des marchés, une utilisation d’une stratégie d’offre plus qu’une mise en œuvre d’un logique marketing et une concentration saisonnière des activités plombent le secteur touristique», dit-il, concluant son diagnostic.

Dans un contexte aussi structuré, recommande Deme, il faudrait que les autorités prennent plus au sérieux l’industrie du tourisme qui s’appuie nécessairement sur les privés pour son développement. Car pour le moment, affirme Gueye, «le gouvernement n'a pas une bonne politique, une bonne stratégie de communication pour développer le secteur».

Au ministère du Tourisme où IPS s’est rendu, les personnes approchées n’ont pas voulu se prononcer sur la question. Un cadre, ayant requis l’anonymat, a toutefois reconnu que le tourisme traverse une période difficile, mais que le gouvernement fait aussi des efforts pour redorer le blason du secteur.

Selon lui, le gouvernement a dégagé, pour cette année, un budget de 12 milliards de FCFA afin de promouvoir la destination Sénégal. Pour SY, ce budget est insuffisant. Mais, le cadre du ministère est optimiste. En association avec les professionnels du tourisme, révèle-t-il, le gouvernement a adopté une cible de 1,5 million de touristes en 2010. (FIN/2009)

 

Basse saison à Saly (Sénégal)

BASSE SAISON À SALY
Une vie de bohème chez les prostituées
1212142828-prostituee2

De juin à novembre, cette période est communément appelée, à Saly Portudal, la basse saison, du fait de la rareté des touristes. L’activité économique dans la station balnéaire, dépendant essentiellement du flux touristique, est morose pour ne pas dire paralysée.
Certains hôtels, restaurants et bars ferment et en profitent pour faire des travaux de réfection et mettent en chômage leur personnel. D’autres fonctionnent au ralenti. Cette période est relativement redoutée des opérateurs économiques, prostituées et autres. Tous appréhendent cette précarité qui est le lit de toutes les tentations génératrices d’insécurité ambiante. Certains marchands et autres guides touristiques prennent la sage décision de retourner chez eux et partager le fruit de leur travail obtenu durant la saison touristique pour ne pas vivre les affres de  l’oisiveté.
 
Insécurité
 D’autres, par contre, souvent constitués de loubards et pseudo antiquaires, restent à Saly et demeurent les potentiels acteurs et vecteurs d’insécurité. En effet, pour survivre, ils commettent des larcins et cambriolages nocturnes. La recrudescence des vols et tentatives de vols en ce mois de juillet est révélatrice de cette situation. Résidences, restaurants, alimentations, boutiques et véhicules ont été l’objet de cambriolages. Ce panorama social peu reluisant est corroboré par M. Samb, épicier. «A cette période de l’année 2008, des cambrioleurs m’avaient tout pris : conserves, tabac, café, lait, boissons etc. Nous sommes tenaillés par le stress de se réveiller chaque jour pour constater que son magasin a été cambriolé.» Poursuivant, il indique que les rafles de la gendarmerie sont fréquentes pendant la haute saison pour dissuader les malfrats, mais qu’il ne faudrait pas non plus que les forces de l’ordre oublient et minimisent cette période où des honnêtes gens peuvent tout perdre du fait des malfrats.
 
Spéculateurs
 À Saly, la basse saison touristique est également mise à profit par certains spéculateurs pour acquérir du matériel à vil prix. En effet, certains gigolos et prostituées, pour maintenir un standing de vie, sont obligés de brader leurs équipements domestiques et d’autres appareils électroménagers pour subvenir à leurs besoins. À défaut, de donner en gage des portables, des effets vestimentaires à des restaurateurs et locataires pour assurer le quotidien.
 
Prostituée
Une prostituée raconte que si beaucoup d’entre elles en arrivent là, c’est dû essentiellement à l’inconscience et à l’inconséquence. Pour elle, beaucoup de ses collègues sont comme des cigales, car elles vivent au jour le jour en faisant des folies en achat d’effets vestimentaires et parfums onéreux et dépensent sans compter en ripailles, orgies et beuveries entre proxénètes et gigolos. À Saly, la saison creuse tranche avec l’image idyllique d’un eldorado ancré dans l’imaginaire des Sénégalais. Situation plus marquée avec la crise mondiale.

 

L"érosion côtière au Sénégal

L'érosion côtière sur la Petite-Côte : La polémique grignote sur le concret
8

Le ministre d’Etat, Djibo Leïty Kâ, ministre de l’Environnement, de la protection de la Nature, des Bassins de rétention et des Lacs artificiels a présidé le mardi dernier, à Saly, une réunion de concertation sur l’érosion côtière de la Petite-Côte. Pour lui et pour le directeur de la Sapco, il faut aller vite, avec des solutions concrètes, pour la résolution définitive de ce problème qui risque de nuire au tourisme sénégalais.
Invités à apporter leur expertise pour la résolution du problème de l’érosion côtière qui fait beaucoup de dégâts sur la Petite-Côte, les techniciens se sont livrés à une véritable polémique autour de la «bonne» solution. Faisant même dire à certains que ces experts-là ne sont mus que par le souci de se faire octroyer le marché de la réalisation des infrastructures destinées à régler le problème.
Chargé de réaliser les travaux au niveau de la plage de Téranga Saly, Boubacar Mbodji, directeur de l’Institut Sahel Energie-environnement a proposé, entre autres solutions, l’immersion de pneus dans les zones en danger, alors que d’autres, comme le Pr Pape Goumba Lô proposaient l’installation de brise-lames, après étude d’impact environnemental.
«On ne peut pas critiquer tant que ce que nous faisons n’est pas terminé. Le principe de précaution voudrait qu’on termine et que le donneur d’ordre évalue par rapport au cahier des charges», déclare M. Mbodji, selon qui, «les pneus ne sont qu’une partie de la solution. On immerge, à 300 mètres de la côte, des pneus de Caterpillar. C’est une technique qui est utilisée en Asie du Sud-est depuis très longtemps, et qui sert à atténuer la force des vagues.» Il pense qu’il «peut y avoir d’autres solutions beaucoup plus élaborées, que nous ne rejetons pas. Mais, en plus des pneus, il y a des épis qui sont posés aux deux côtés de Téranga Saly. L’un des épis sert à protéger l’hôtel et le village et c’est un épi en V pour éviter les effets de bord. Parce que quand vous posez un épi, si à gauche ça engraisse, à droite il y a de l’afflouement. Et vice versa».
Pathé Dia, le directeur de l’hôtel Téranga Saly, l’un des réceptifs les plus touchés par l’érosion côtière, dit être en phase avec le ministre de l’Environnement qui, dans son introduction à cette réunion de concertation, soulignait que ce phénomène de l’érosion côtière est un problème urgent. «Et nous, nous essayons d’accompagner l’Etat, parce que cela relève du domaine public maritime. Si on accepte de nous y investir, c’est pour encourager l’Etat à établir ce partenariat public-privé. Mais on se rend compte que ce partenariat s’arrête au privé, parce que les 150 millions dont on parle ont été dégagés par le secteur privé.»
Pathé Dia estime que l’heure est à la reconstruction de la plage. Parce que «ce sont des milliers d’emplois qui sont en jeu. Je ne parle pas de Téranga seulement, mais la bombe sociale que représente le village de Saly, si jamais il est englouti par les eaux de la mer. C’est le tourisme national qui va en pâtir, parce que Saly est une zone internationale. Si jamais il y a des troubles à ce niveau, avec les tours opérators, c’est le Sénégal entier qui est mis en zone rouge. Et je ne pense pas que pour des investissements qui vont tourner de 200 à 300 millions de francs Cfa, qu’on puisse, depuis trois mois, se mettre autour de table, discuter pour ne pas encore arriver à une solution. Théoriquement, les premiers travaux qui sont en train d’être faits devaient être livrés le 06 juin et on est aujourd’hui le 04 août. On est au stade des études, alors qu’on avait déjà commencé à préfinancer», déplore le directeur de Téranga Saly.
Le ministre d’Etat, Djibo Ka indique qu’on ne peut rien faire «s’il n’y a pas de loi sur le littoral. Face à cette situation catastrophique causée par l’érosion côtière, il faut une solution d’urgence pour sauver les hôtels, les habitations, la pêche, le tourisme et toute chose qui font la richesse de notre pays. Nous avons mis en place un comité scientifique qui sera coordonné par la direction de l’environnement, en rapport avec la Sapco». M. Kâ déclare avoir réparti les tâches entre les différentes parties prenantes et leur a demandé d’indiquer, techniquement, aujourd’hui au plus tard, ce qu’il faut faire pour faire face à l’érosion côtière. «Je leur ai demandé d’évaluer cela financièrement et me proposer une clef de répartition sur la base d’un partenariat public-privé. Le privé a déjà fait un effort grâce à l’imagination de la Sapco en mettant en place un fonds de 150 millions de francs Cfa.»

 

Noir c'est noir

l'électricité coupée dans de nombreuses villes, "nuit étouffante" à Dakar
ampoule-classique

La plupart des quartiers de Dakar ont été privés d'électricité dans la nuit de lundi à mardi, tout comme de nombreuses localités du Sénégal, du fait des difficultés de la Société nationale d'électricité (Senelec) à s'approvisionner en fuel pour faire fonctionner ses centrales.
"Nuit étouffante à Dakar" clamait mardi matin la Radio Futurs Médias (RFM).
Un peu partout dans la capitale et sa banlieue, des habitants ont passé la nuit à soupirer près de leur ventilateur à l'arrêt. D'autres se plaignaient d'avoir dû endurer le bruit des groupes électrogènes de Dakarois plus aisés.
"Les délestages, c'est général dans tout le pays depuis jeudi au moins", a expliqué à l'AFP un responsable de la Senelec, sous couvert d'anonymat. "C'est principalement dû à un déficit de production causé par nos problèmes d'approvisionnement en combustible", a-t-il ajouté.
La Senelec, dont les difficultés de trésorerie sont récurrentes, peine à payer le fuel qu'elle doit importer pour faire fonctionner ses centrales. La société, dont les besoins sont estimés à "environ 400 megawatt, a ainsi un déficit de production de 100 mégawatt" selon la même source.
Ces coupures d'électricité répétées, qui continuaient mardi matin dans plusieurs quartiers de Dakar notamment, surviennent en pleine période de chaleur et à l'approche du jeûne du Ramadan.
Fin juillet, le nouveau Premier ministre sénégalais Souleymane Ndéné Ndiaye avait évoqué dans son discours de politique générale les "défis importants" à relever "dans le secteur stratégique de l?énergie". "Notre facture pétrolière a été multipliée par trois, passant de 217 milliards de francs CFA (330 millions d'euros) en 2003 à plus de 600 milliards FCFA (914 MEUR) en 2008" avait-t-il assuré.
"Notre pays reste fortement préoccupé par les délestages récurrents et par la cherté de l?électricité" avait ajouté le chef du gouvernement, mettant en avant "le retard d?investissements de plusieurs décennies et l?obsolescence des équipements".
En 2008, une forte hausse du prix de l'électricité avait suscité un vif mouvement de contestation conduit, fait exceptionnel, par des imams de la banlieue de Dakar.

Moustiquaires imprégnées

DISTRIBUTION DE MOUSTIQUAIRES IMPREGNEES
Le Sénégal pionnier
moustiquaire

Le Sénégal semble enregistrer une bonne longueur d’avance dans la lutte contre le paludisme. C’est du moins l’avis des autorités de l’Agence américaine pour le développement international (Usaid), en charge du projet Netmark. Réunis en atelier d’information et de dissémination hier mardi à Dakar, après 8 ans d’activité au Sénégal, ces derniers ont magnifié les acquis du Sénégal dans la lutte contre ce fléau assez dans les pays en développement. Notamment sa réussite dans la politique de distribution des moustiquaires imprégnées.
Le paludisme constitue l’une des causes principales de morbidité et de mortalité au Sénégal. Chaque année , l à 1,5millions de cas de paludéens sont enregistrés. Il constitue environ le tiers des consultations privées et entraîne 27% des cas de décès . C’est du moins le constat fait par les autorités de l’Agence américaine pour le développement international (Usaid) en charge de la question de la santé. Mais malgré ces chiffres inquiétants le Sénégal se positionne comme l’un des pays modèle dans la sensibilisation notamment dans la politique de distribution des moustiquaires imprégnées d’insecticide (Mii).
Ainsi, selon le rapport 2008 de Netmark qui est un programme de partenariat public-privé de l’initiative du président américain dans la lutte contre le paludisme (Pmi), sur l’utilisation des moustiquaires imprégnées « la majorité des ménages possède au moins une moustiquaire ». Ce qui a entraîné une augmentation de la couverture des besoins qui est passée de 6 % en 2000 à 59% en 2009. Cet effort est rendu possible grâce aux efforts conjugués de l’Usaid à travers son programme Netmark et du Ministère de la santé de l’hygiène publique et de la prévention par le biais de son Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp). En effet, rien qu’à l’occasion des journées de supplémentation, il a été distribué 450.000 moustiquaires imprégnées en 2009. Ce qui fait que le Sénégal est aujourd’hui à 1.900 000 moustiquaires distribuées dans presque tout le pays durant l’ année en cours.
Toute chose qui aura permis la baisse de la mortalité des enfants de moins de 05 ans dans les foyers équipés de moustiquaires imprégnées et le contact homme vecteur. Selon Farba Lamine Sall directeur de Cabinet du ministre de la santé « on a réussi à faire de la moustiquaire un besoin réel pour les populations ». « L’utilisation des moustiquaires imprégnées constitue un des résultat obtenu à l’issue des campagnes de sensibilisation », a magnifié M.Sall
Pour Matar Camara chargé du programme santé de l’Usaid « La moustiquaire imprégnée constitue un élément prénatale qui permet de diminuer l’infestation des enfants de moins de 05 ans ainsi que les femmes enceintes ».
En Afrique, plus d’un million de personnes meurent de paludisme chaque année . La majeure partie de ces victimes sont composées d’enfants âgés de moins de 05 ans . C’est pour venir en aide aux populations africaines que le programme Netmark a été lancé par l’Agence Américaine pour le développement international (Usaid) pour la prévention du paludisme grâce à l’augmentation de l’accès et l’utilisation appropriée des Mii surtout pour les groupes vulnérables

 

20/08/2009

Il fait noir au Sénégal

DEFICIT DE 200 MW, ARRET TOTAL DES CENTRALES, BESOIN DE 600 MILLIONS PAR JOUR
delestage2

Pourquoi la Senelec maintient les Sénégalais dans le noir
La Sénélec a plongé la quasi totalité du pays dans les ténèbres. Une situation consécutive à un manque criard d’intrants. Conséquence, les machines de la société sont à l’arrêt. Il s’y ajoute que l’entreprise a besoin de 600 millions FCfa par jour pour assurer, au quotidien, ses besoins en combustibles. Pis, le calvaire a encore de beaux jours devant lui. Ce n’est pas demain la veille la fin du calvaire des consommateurs. Les coupures intempestives d’électricité sont parties pour nouer un long bail avec les ménages. Et pour cause, la Sénélec n’a plus de combustibles. Sur les huit machines de la centrale du Cap des Biches, seules deux ont tourné avant-hier. Les six autres étant à l’arrêt. À la centrale de Bel Air, aucune des quatre machines n’a fonctionné. Pis, à Kounoune, sur une puissance de 60 MW, 28 MW sont disponibles. Selon Lamine Diarra, délégué et secrétaire général de la sous-section Sutelec de Cap des Biches, la Sénélec enregistre actuellement un déficit de 200 MW du fait de ce manque de combustibles. Et, ajoute le responsable du Syndicat unique des travailleurs de l’électricité, l’entreprise a besoin de 500 à 600 millions FCfa par jour pour assurer, au quotidien, ses besoins en combustibles. Ce qui est loin d’être une mince affaire dans un contexte marqué par la morosité économique. Ceci est impossible, puisque, poursuit M. Diarra, outre les combustibles, la Sénélec a d’autres charges (salaires, entretien des centrales, fournitures des bureaux, équipement des réseaux…).

Si l’on en croit le secrétaire général de la sous-section Sutelec du Cap des Biches, la nouvelle politique énergétique de Wade est la cause du calvaire que vivent les Sénégalais. «Cette nouvelle politique énergétique consiste à acheter à l’étranger un bateau qui assure la fourniture pour quelques jours. Ce qui n’est pas la bonne solution», souligne-t-il. «L’Etat achète pour avoir un stock de réserve. Malheureusement, les fournisseurs exigent de l’Etat le paiement au comptant alors que le gouvernement n’a pas les moyens de cette politique», confie encore Lamine Diarra. Ce dernier ajoute : «Cette mauvaise politique définie par l’Etat est conduite par un ministre qui, aujourd’hui, a montré ses limites et n’a plus qu’à démissionner.» En dix ans, regrette le responsable syndical, la Sénélec a connu dix directeurs dont certains n’ont même pas fait plus de six mois à la tête de la société. «Les cadres de Sénélec, têtes pensantes de l’entreprise, doivent se prononcer devant cette situation.

Du côté du service de la communication de la Sénélec, on avance que la situation sera maîtrisée très bientôt. L’on convoque des raisons techniques, avec des défaillances au niveau de la chaîne d’approvisionnement, qui seront un mauvais souvenir dans les tout prochains jours. « Des solutions ont été trouvées » assure-t-on pour un bon approvisionnement durant le ramadan. Par ailleurs du côté du ministère de l’Energie, on estime que les démonstrations de M.Diarra, bien aux antipodes de la réalité. Et affirme ne point vouloir s’inscrire dans une dynamique de polémique, mais d’un règlement efficient des problèmes.

Viols d'enfants au Sénégal

Les viols d'enfants en augmentation au Sénégal
enfant-africain

Deux fillettes sénégalaises de huit ans, violées à de multiples reprises, réclament justice. Le procès de leurs agresseurs présumés s'ouvre de lundi à Dakar. La société civile réclame des procès, la fin de l'impunité et de la «loi du silence». Le viol sur mineur ne figure pas dans les statistiques officielles. Mais les organisations non gouvernementales (ONG) spécialisées dans la protection de l'enfance sont inquiètes. D'après elles, le phénomène prend de l'ampleur dans le pays.
«Y-a-t-il une recrudescence des cas de viol au Sénégal ? C’est certain», affirme le psychologue clinicien Serigne Mor Mbaye. «La société est en crise et il n’y a plus de limites. Alors, les valeurs basculent et la protection de l’enfant avec», a-t-il indiqué à RFI. Pour l’heure, aucune statistique officielle n’existe sur le sujet.
Mais l’ONG Grave - Groupe de recherches et d’actions contre les violences faites aux enfants – a ses chiffres. A l’échelle nationale, ce groupe de recherches aurait ainsi comptabilisé 423 cas de viols pour l’année 2008, alors que, depuis janvier 2009, le nombre de cas dépasserait déjà les 200.
«Nous allons battre un record. C’est inquiétant, surtout quand il n’y a que la moitié des viols qui sont déclarés», a indiqué Adama Sow, le président de l’ONG Grave. Marabouts, gendarmes, enseignants, oncles ou parents proches, «dans neuf cas sur dix, cela se passe dans les maisons et il est difficile d’en parler, même si les mentalités sont en train de changer», a précisé Adama Sow.
Au Sénégal, le viol est un délit, puni d’une peine maximale de dix ans de prison. Mais les organisations de la société civile regrettent que bien souvent les peines ne soient pas purgées.