31/10/2009

Tourisme sexuel en Afrique

Le tourisme sexuel fait des ravages en Afrique
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Tourisme sexuel? Ces mots sont bien souvent empreints d’un étrange exotisme. Comme si l’indicible, les actes les plus odieux, se passait à des dizaines de milliers de kilomètres sur des palanquins, dans de vaporeuses fumées d’opium. Nul besoin pourtant, d’avoir recours aux clichés orientalisants. Ce tourisme d’un genre bien particulier se développe massivement à deux pas de chez nous, de l’autre côte de la Méditerranée. Deux à trois heures d’avion et le tour est joué.
«Certains pays asiatiques, comme la Thaïlande, deviennent de véritables pôles magnétiques pour le tourisme sexuel,» souligne Le Quotidien d’Oran… «tout cela comme si, de manière consciente ou non, la machine médiatique s’efforçait de reléguer géographiquement ces pratiques en les cantonnant à un ailleurs lointain et régulièrement cité au tableau des catastrophes et corruptions en tout genre. Et, bien entendu, pas un seul mot ou presque sur ce qui se passe au sud de la Méditerranée».
Loin des stéréotypes propagés par le cinéma ou la littérature, le touriste sexuel ressemble bien souvent à Monsieur ou Madame Tout-le-Monde. Il n’est pas plus l’apanage d’un sexe que d’une classe. Combien de femmes sexagénaires sont fières d’exhiber à l’aéroport le «petit tunisien» dont elles tripotent le corps? Ce «tourisme» est banalisé.
Un jour à Cotonou, je me suis retrouvé assis dans l’aéroport à côté d’un tatoueur volubile qui faisait le tour du monde du sexe tarifé. Le tour du monde des pays pauvres s’entend. Il m’a expliqué, sans que je lui pose la moindre question, qu’en dix jours il «s’était fait» une vingtaine de filles. Celui qui se présentait comme un «chasseur de gazelles» était très «content du rapport qualité/prix offert par les Béninoises». Même si l’une des filles s’était révélée un peu décevante, Il était «globalement satisfait de la qualité de la marchandise» et allait recommander la destination à ses amis. Totalement désinhibé, il aurait très bien pu répondre aux questions du magazine 60 millions de consommateurs. Dans un bar de Cotonou, une serveuse gagne 15 euros par mois, dans ces conditions le touriste européen n’a pas de mal à se faire à grande vitesse de nouvelles amitiés.
Du Maghreb à l’Afrique de l’ouest, le tourisme sexuel s’est complètement banalisé, d’autant plus vite que l’impunité est grande. Il n’est pas l’apanage des Occidentaux. Les ressortissants des pays du Golfe font eux aussi leur «shopping» en Tunisie, au Maroc et au Sénégal. «Il faudrait être hypocrite pour affirmer ne s’être jamais trouvé dans un restaurant à la mode ou celui ou celle venu(e) du Nord offre un généreux repas à un gamin du coin…mais chut silence! Nous sommes priés de détourner les yeux et de n’en parler qu’à l’abri des murs. Quant à Marrakech…Les récits qui courent au Maroc sur les avanies que subissent des mineurs derrière les murs de certains riads cossus sont épouvantables» souligne Le quotidien d’Oran.
Au Sénégal, le tourisme sexuel est devenu une source essentielle d’argent. Dans une station balnéaire telle que Saly (à 80 kilomètres de Dakar), il est très visible. Présente elle aussi, la pédophilie se pratique beaucoup plus discrètement. La justice sénégalaise a arrêté plusieurs pédophiles occidentaux. Dans la Gambie voisine où l’Etat de droit est totalement absent, les pédophiles opèrent bien davantage à leur aise. Selon un rapport de l’UNICEF, «la Gambie est une cible de choix pour les pédophiles. Ils cherchent une destination discrète pour commettre leurs crimes en toute impunité». Ce petit pays est d’autant plus attrayant pour eux que ce qui s’y passe est très peu médiatisé.
Une autre étude de l’UNICEF montre que 70% des Gambiens qui travaillent dans le tourisme considèrent que le sexe est l’une des principales motivations des étrangers qui viennent dans le pays et que les jeunes Gambiens «trouvent très chic d’être vus avec des Blancs». Près de 100 000 touristes débarquent chaque année dans ce pays d’un million d’habitants. Il s’agit essentiellement de Britanniques, de Suédois, de Norvégiens, de Danois, de Finlandais, de Néerlandais et d’Allemands. «Dans les hôtels pour touristes de Gambie, à l’heure du petit-déjeuner, on est frappé de voir le nombre de vacanciers célibataires. Des hommes et des femmes, blancs, la cinquantaine ou la soixantaine, assis tout seuls devant leur bol de céréales», rapporte The Guardian. «On se demande qui ils ont laissé derrière eux. L’après-midi, on comprend mieux ce qu’ils attendent en retrouvant les mêmes messieurs autour de la piscine, faisant appliquer de la crème solaire sur leur dos cramoisi par des adolescentes gambiennes habillées en danseuses, l’air tout droit sorties d’un clip de la chanteuse Beyoncé. Quant aux Européennes – que l’on appelle ici des «Marie-Claire» elles sont entourées de trois ou quatre jeunes hommes à dreadlocks. C’est pourquoi une partie de la jeunesse gambienne attend avec impatience les jeudis et les vendredis, jours où les avions partis de Gattwick déversent leur contingent de vacanciers sur la «smiling coast»».
La violence symbolique du tourisme sexuel
Plus que l’âge des «proies», ce qui choque le plus les populations locales c’est la violence symbolique de cette transaction. «Cela montre que l’argent permet de tout acheter dans l’impunité la plus totale» s’emporte Abdou, un habitant de Saly. Certains gigolos ont fait des fortunes considérables grâce aux Européennes. Ils exhibent fièrement les signes extérieurs de leur richesse. «J’ai trois maisons. La première, c’est une Allemande qui me l’a offerte. La seconde, c’est une Britannique. La troisième, c’est une Suissesse» me déclarait fièrement l’un d’entre eux. Guère difficiles à rencontrer, ils déambulent sur les plages en short et torse nu. Quand ils ne font pas des pompes, ils passent de la pommade -de la crème solaire- sur le dos des Européennes. Leur succès économique fait grincer bien des dents.
Depuis que le business du sexe a pris son essor à Saly, le prix de l’immobilier s’est envolé. Du coup, les autres habitants de la région ont de plus en plus de mal à se loger, notamment les pêcheurs. Traditionnellement, cette région côtière vivait de la pêche, or les eaux de la région sont de moins en moins poissonneuses. Du coup, les «hommes de la mer» ont de plus en plus de mal à faire vivre leurs familles, malgré les risques qu’ils prennent. L’étalage de l’argent facile des gigolos les irrite d’autant plus.
Dans les boîtes de nuit de la région, les chasseurs de sexe se croient tout permis. Même si une fille est déjà accompagnée, ils lui font des propositions. Si son entourage se révolte, ils deviennent agressifs, sûrs de leur bon droit. Allant jusqu’à dire qu’ils peuvent tout se permettre parce qu’ils travaillent pour des ambassades occidentales. Même si c’est le plus souvent totalement faux. Un argument révélateur d’un état d’esprit et d’un sentiment de toute puissance. «A cause du tourisme sexuel, la haine des Occidentaux gagne du terrain. Des campagnes de presse de plus en plus violentes se développent» souligne Aicha, une habitante de Saly. En terre musulmane, l’étalage de sexe tarifé choque les populations et fait le jeu des islamistes les plus radicaux. Cette arrogance est d’autant plus dangereuse que nombre d’Occidentaux ont décidé de vivre une grande partie de l’année dans ces «paradis ensoleillés». Au Maroc, en Tunisie et au Sénégal, des dizaines de milliers de Français ont pris leur retraite. Il serait regrettable qu’ils fassent les frais des ressentiments populaires.
«Le pire, dans l’affaire, avertit l’écrivain algérien Akram Belkaïd, c’est que les peuples notent et enregistrent en silence. Fausse résignation qui, un jour, pourrait se transformer en vengeance physique.»
Pierre Malet

Couvre feu des restaurants à Saly?

Tranches horaires d’exploitation : Les restaurateurs de Saly en croisade pour l’application de la loi
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Non contents des restrictions qui leur sont appliquées en ce qui concerne les tranches horaires d’exploitation, les restaurateurs de Saly élèvent la voix pour une application plus rigoureuse des textes en vigueur. Exposés la plupart du temps aux brimades des forces de l’ordre, ces travailleurs souhaitent voir être scrupuleusement respectées les dispositions contenues dans la grande licence d’exploitation leur donnant droit de travailler au-delà de minuit.
SALY PORTUDAL - C’est la grogne ces temps chez les restaurateurs établis sur la station balnéaire. C’est que leurs conditions d’existence sur ce haut lieu du tourisme sénégalais se sont beaucoup dégradées. Brimades, arrestations en série sont devenues leur lot quotidien. Les tenanciers de restaurants à Saly sont l’objet de descentes musclées de gendarmes qui leur intiment l’ordre de fermer leurs commerces au-delà de minuit. Une situation qu’ils disent ne pas comprendre du tout.
En conférence de presse mercredi, le Collectif des gérants et travailleurs de restaurants a tenu à dénoncer une pratique qu’il assimile à une ineptie. René Sané, porte-parole du jour, pose le problème : ’Nous voulons savoir à quoi nous sert la grande licence’. C’est en fait pour ces restaurateurs où réside le paradoxe car, précisent-ils, ‘il y en a qui ont la même licence que nous, qui s’appelle la grande licence et qui travaillent au-delà de minuit’.
A cette question, il n’y a, pour l’instant, pas encore de réponse pour les gérants et autres travailleurs des restaurants de Saly qui sont systématiquement interpellés par la gendarmerie. Et pourtant, rappelle leur porte-parole, ‘avant d’avoir cette licence, on nous disait qu’avec cette licence, on peut travailler tard’.
Face à tous ces désagréments, les restaurateurs veulent tout au moins que les autorités leur tiennent un langage de vérité, pour leur permettre de savoir à quoi s’en tenir. ’Notre problème, c’est de savoir maintenant où est-ce qu’on veut aller, comment est-ce qu’on va travailler’, assène René Sané.
Après avoir regretté les multiples cas d’interpellation notés chez ses collègues, René Sané révèlera que la réunion de ce mercredi avait pour objectif, entre autres, de ‘faire part à tous les restaurateurs de Saly pour qu’ils fassent un bloc’. Pour notre interlocuteur, ‘l’arrestation de nos collègues et restaurateurs au sein même de nos établissements est devenue un phénomène récurrent’. Une raison sans doute pour eux d’élever la voix ‘afin de trouver une solution à ces interpellations de la gendarmerie’.
Cette réunion est intervenu au moment du procès de restaurateurs interpellés par la gendarmerie, pour la bonne raison, tonne le Collectif des gérants et travailleurs de restaurant ‘qu’ils entendent travailler au-delà de minuit conformément à l’esprit de la grande licence qu’ils détiennent’. En attendant, ce désarroi noté chez certains restaurateurs de Saly, victimes de ‘discrimination’, pourrait nuire à l’économie de la station balnéaire en ce début de saison touristique 2009-2010. Il urge pour les autorités de réserver au traitement de ce dossier tout le sérieux qu’il mérite.
Pape Mbar FAYE

30/10/2009

Sénégal Airlines en 2010

Transport aérien : Sénégal Airlines s’envole en 2010
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Le démarrage des activités de la nouvelle compagnie Sénégal Airlines est annoncé pour le début de l’année. La remplaçante d’Air Sénégal International se veut compétitive et viable.
La compagnie aérienne nationale qui succède à Air Sénégal International démarre ses activités en début 2010, note un communiqué de presse. Le siège de Sénégal Airlines dont l’actionnariat est majoritairement constitué de privés sera à Dakar. ‘Le début des vols devrait s’effectuer au début de l’année 2010 et la compagnie va opérer avec une flotte
qui desservira l’Afrique et l’Europe’ indique le texte. Au niveau national, la compagnie sera une division de la holding Groupe Air Sénégal (Gas). La composition de la flotte n’est, cependant, pas encore connue. Le ministre en
charge des Transports, cité par le texte, déclare : ‘Senegal Airlines est une compagnie d’une importance nationale et sera un des instruments-clés pour le développement de notre pays et de l’économie, du tourisme, du commerce et de l’industrie’. Il estime en outre, que la réussite de la compagnie ‘renforcera la place de leader du Sénégal en Afrique de l’Ouest et dans le continent’. Il annonce un service de qualité vers toutes les dessertes afin de permettre à la compagnie de soutenir la concurrence. Toutefois, assure le ministre, le gouvernement ne s’impliquera pas dans les activités quotidiennes de la compagnie, dont l’objectif est d’attirer et de gagner des parts de marché à travers des méthodes commerciales. ‘Nous aidons à la mise en place de la compagnie, et l’Etat aura quelques actions, mais Sénégal Airlines est une compagnie du secteur privé qui sera guidée par la loi du marché qu’elle sert’, a expliqué Karim Wade.
La participation des responsables de Senegal Airlines est annoncée au Salon de Dubai prévu du 15 au 19 novembre prochain. Vers la fin du premier semestre de 2009, en pleine crise, les deux actionnaires (le Sénégal et la Ram) d’ Air Sénégal International avaient conclu le redéploiement du personnel de la compagnie mixte Asi au sein des sociétés opérant sur la plate-forme aéroportuaire de Dakar et/ou de la Ram, voire de la nouvelle compagnie aérienne
qui sera créée au Sénégal. Il avait été décidé, également, que la compagnie nationale sera créée avec le concours du partenaire marocain, ‘sans aucune participation’ au capital. Le communiqué issu de la signature de l’accord
sénégalo-marocain notait que ‘l’Etat a demandé à un pool de banques d’affaires sénégalaises de piloter le processus et mobiliser les capitaux nécessaires. Le capital de la Nouvelle Société sera ouvert aux travailleurs. Les Marocains apporteront un concours sous la forme d’une mise à la disposition de la nouvelle compagnie, des avions actuellement immobilisés sur la plateforme aéroportuaire de Dakar (le Dash 8 Q300 et le Boeing 737 700) et leur maintien en
parfait état opérationnel’. Le Sénégal comptait, en outre sur ‘le concours actif de la Ram auprès des organismes compétents, afin de permettre à la nouvelle compagnie d’obtenir un code Iata (International Air Transport Association) indispensable à toute activité commerciale de transport aérien’.
Khady BAKHOUM

29/10/2009

Promotion vols Paris - St Louis du Sénégal

Promotion vols Paris - St Louis du Sénégal
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La compagnie Française Axis affrétée par Point Afrique, assurera à partir du 20 décembre prochain une liaison hebdomadaire entre Paris et St Louis.
Aller à Saint-Louis directement depuis Paris est de nouveau possible, ce qui n’était plus le cas depuis 2004. Cette desserte sera assurée, dans un premier temps, jusqu’au mois de mars 2010.
Les vols suivront la trajectoire Paris Saint-Louis /Saint-Louis Atar (Mauritanie) Paris.
Départ du dimanche au dimanche pour Roissy Charles-de-Gaulles et arrivée à Saint-Louis pour le prix exceptionnel de 550 euros (360 000 F CFA), A/R.
Info & réservation : Clicquer sur la photo

Carte pratique du sénégal

Carte pratique du sénégal
Une nouveauté sur le site "ausenegal.com"
Clicquer sur la carte ci-dessous
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Parcourez au hasard ou par thématiques les richesses de ce vaste territoire. Cliquez sur les points de la carte pour afficher les fiches liées contenant des informations pratiques, coordonnées et liens ciblés. Une astuce : zoomez directement sur le lieu que vous avez choisi en cliquant sur la puce à gauche de son nom !
Affichez la carte en mode « plan » et alternez facilement entre les différentes vues. La vue satellite est conseillée pour les régions du Sénégal encore mal cartographiées, comme la région de Saint-Louis par exemple.
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Revenez souvent, la carte est mise à jour au quotidien et des nouveaux points sont ajoutés constamment !

Résidences en sursis au Sénégal

Résidences en sursis au Sénégal
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RESIDENCES MENACEES DE SAISIE PAR LA DOUANE :
La panique s’empare des propriétaires des villas de Saly

Le contentieux fiscal entre la Douane et les promoteurs des Résidences «Mar-y-Sol», «Alisées» et «Mangroves» est en train de créer
une véritable panique chez des acquéreurs de villas à Saly. Déclarés à usage touristique, ces réceptifs ont été détournés de leur objectifs de départ, à découvert la Douane sénégalaise.  
C’est à sauve-qui-peut chez les acquéreurs des villas des Résidences «Mar-y-Sol», «Alisées» et «Mangroves» dans la station balnéaire de Saly. En cause, le contentieux fiscal opposant la Douane sénégalaise aux promoteurs de ces résidences accusés de fraude sur la destination (détournement de destination privilégiée) des réceptifs hôteliers. D’aucuns parlent d’une cinquantaine de
villas.
Pour rappel, dans l’optique de booster le tourisme local et favoriser la création d’entreprises, l’Etat du Sénégal avait, par le biais de l’Agence de promotion de l’investissement et des grands travaux (Apix), délivré des agréments d’exploitation à ces promoteurs hôteliers. Ces actes étaient assortis d’exonérations durant les chantiers de constructions des villas. C’est ainsi que les villages touristiques, qui avaient commencé à s’installer vers 1994 avec «Alisée» et le promoteur Ives Trenet comme pionnier, ont poussé comme des champignons depuis l’alternance, avec les facilités d’investissements accordées. Ces résidences ont fait l’objet de beaucoup de convoitises de la part des touristes. Les promoteurs se sont mis à les vendre à prix d’or, avec d’immense plus-value. Il s’agit, en fait, de 48 villas cédées à 120 millions FCfa l’unité.17 milliards de perte
Suite à une enquête de l’Inspection générale des finances (Igf), la Douane a découvert la supercherie et confondu les sociétés promotrices «Alisées», «Mar-y-Sol» et «Mangroves». Le micmac aurait fait perdre 17 milliards FCfa de recettes à l’Etat du Sénégal.
L’affaire avec «Mar-y-Sol» a terminé en justice, sur fond de contentieux entre Corinne Picard et Alain Dacosta, un de ses coassociés dans la société qui est accusé d’avoir discrètement vendu parallèlement des villas et pour son propre compte. Alors que Corinne Picard faisait seule face au juge après que la Douane lui eut infligé une amende de 7 milliards FCfa, M. Dacosta aurait filé au Portugal. Les autres promoteurs ? Dominique Bugeaud, associé de «Mar-y-Sol», et Yves Trenet, promoteur des «Alisées»,
auraient aussi quitté le pays. Guy Stephan parmi les acquéreurs
Aujourd’hui, les victimes roulées dans la farine par ce dernier font face à une procédure d’expulsion par voie d’huissier. Au total, cinq personnes sont tombées dans le traquenard de Dacosta. Parmi les acquéreurs, il y a Guy Stephan, ancien entraîneur des «Lions» de football du Sénégal, Frank Zeytoun, un avocat de Versailles en France, et des autorités sénégalaises et françaises. Et de crainte d’être mêlés à cette affaire, nombres d’entre eux sont en train de se débarrasser de leurs villas en les revendant.
D’autres propriétaires trouvés sur place confient leur peur de tout perdre au Sénégal après des années de labeur en Europe.
Certains affirment avoir tout vendu en France pour s’installer au Sénégal ; d’autres disent avoir contracté des prêts auprès de banques. Tous sont dans l’expectative et prétendent avoir eu vent de cette affaire par le canal de la presse.
Depuis la semaine dernière, des acquéreurs de villas, dont des boss et un magistrat Français, ont débarqué à Saly. A «Mar-y-Sol comme aux «Alisées», ils n’ont pas trouvé d’interlocuteur capable de les élucider. Philippe Médard, responsable du Syndic de «Mar-y-Sol» et de «Alisées», est aux abonnés absents et se trouverait hors du territoire. «C’est la seule personne susceptible de donner des informations concernant cette affaire», selon son Adjoint qui dit ignorer les tenants et les aboutissants de ce contentieux. Les propriétaires de résidences menacent de saisir les autorités étatiques et diplomatiques pour défendre leurs intérêts. Ils attendent juste d’être officiellement saisis.
Alioune DIOP  
 
 

28/10/2009

Reboisement au Sénégal

Le Sénégal en passe d'atteindre ses objectifs de reboisement
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Les précipitations qui s'abattent régulièrement sur la mangrove sénégalaise pendant la saison des pluies ne détournent pas les villageois de Mbisel de leur travail. Courbés, les pieds dans la vase, ils plantent tous les deux pas des propagules, sortes de grands haricots verts récoltés sur les palétuviers. Car ces habitants du delta du Saloum, au sud de Dakar, en sont désormais persuadés : il est urgent de reboiser.
La forêt du Sénégal a souffert de surexploitation pendant plusieurs décennies, au cours desquelles les arbres ont été utilisés comme bois d'oeuvre ou comme matière première du charbon de bois. La situation est la même en Casamance, au sud du pays, où la moitié des mangroves (soit 75.000 hectares) ont disparu au cours des trente dernières années. Or cet écosystème typique, fait d'îlots de palétuviers peuplés d'une faune abondante, est garant de la santé écologique de la région. « Sans mangrove, l'eau devient trop salée pour la culture du riz, les poissons perdent un lieu où se reproduire et grandir, les sols s'appauvrissent », explique Haïdar el-Ali, le fondateur d'Océanium, l'association de protection de l'environnement de l'Afrique de l'Ouest, basée à Dakar.
« Quand j'étais enfant, je pêchais les poissons avec une flèche. Maintenant, ce n'est plus possible », témoigne Abdoulaye Tonké Sadio, un habitant de Tobor, en Casamance.
Pour inverser cette tendance, Océanium a lancé une première campagne de reboisement dans ce village en 2006 et 65.000 palétuviers ont été plantés. L'association a emporté l'adhésion des populations : « Le reboisement est devenu la troisième religion à Tobor. Il est prêché à la mosquée et dans les églises »,s'enthousiasme un villageois. Fort du succès rencontré (le taux de reprise des semences a atteint 85 %), Océanium a étendu son action à une dizaine de villages l'année suivante, qui a vu la plantation de 500.000 palétuviers. L'an dernier, le nombre de propagules plantées a atteint 6,3 millions et l'objectif 2009 a été fixé à 30 millions d'arbres, soit 6.000 hectares de mangrove.
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La biodiversité se refait une santé
Au total, 400 villages ont été sensibilisés, au Sénégal, mais aussi dans le delta de Gambie et au nord de la Guinée-Bissau. « Pour adhérer à cette campagne, il est impératif que les communautés locales soient les initiatrices et les gestionnaires du reboisement », analyse Jean Goepp, le coordonnateur des projets d'Océanium, qui se félicite des résultats tangibles en termes de biodiversité : le nombre d'espèces de poissons présentes dans la région du Saloum est remontée à 76, contre 51 il y a six ans. Au-delà de la régénération d'un écosystème, la restauration de la mangrove permet de minimiser les changements climatiques mondiaux en augmentant les capacités de stockage de dioxyde de carbone (lire ci-dessous). « La mangrove est un très bon puits à CO2 car elle est composée à 90 % de carbone et exploitable sur de grandes surfaces. De plus, les forêts humides ne sont menacées ni par les feux de brousse ni par les divagations du bétail », poursuit Jean Goepp. « Sur le modèle de ce qui existe déjà pour les forêts classiques, il s'agit de faire reconnaître la contribution des zones humides au cycle du carbone et leur capacité à séquestrer des quantités importantes de CO2 », détaille Bernard Giraud, responsable du développement durable chez Danone, partenaire d'Océanium. Le financement relève du Fonds Danone pour la nature, créé fin 2008 et doté au total de 3 millions d'euros cette année. Un montant qui pourra évoluer en fonction des résultats obtenus.
Pour l'industriel, ces actions sont à double visée : elles offrent un volet social, mais doivent rapporter à l'entreprise. « Les opérations carbone ne doivent pas être exclusivement financières. Il faut un projet humain. Dans le cas d'Evian, notre métier consiste à travailler avec des ressources en eau qui doivent être protégées, tout comme la mangrove doit être préservée. Mais la restauration de cet écosystème peut aussi contribuer à la neutralité de nos marques en carbone. Il y a donc bien un retour business », explique Bernard Giraud.

Drôle de cadeau du Sénégal au FMI

Drôle de cadeau du Sénégal au FMI
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Le président Wade confirme avoir offert 133 000 euros à un représentant du FMI
Le Président sénégalais Abdoulaye Wade a confirmé au Fonds monétaire international (FMI) avoir fait remettre près de 133 000 euros au représentant du FMI à Dakar, comme un "cadeau d’adieu", a annoncé ce lundi l’institution financière, rapporte TV5 Monde. "Le Président du Sénégal a confirmé au FMI avoir organisé la remise d’un cadeau en argent à M. Segura [ancien représentant du FMI à Dakar]", précise un communiqué de l’organisation internationale. C’est la première fois que le FMI donne sa version de l’histoire qui remonte au 25 septembre dernier, jour où M. Segura, après avoir dîné avec le Président Wade, s’était vu remettre un "cadeau d’adieu", en l’occurrence une forte somme d’argent en euros et dollars américains. Ce que l’opposition sénégalaise avait aussitôt dénoncé comme "une tentative de corruption".

25/10/2009

Enfants Talibé exploités au Sénégal

Reportage de TF1 sur les enfants Talibé du Sénégal, exploités par les "Marabouts"...
(pour couper le son de la musique de ce blog, aller clicquer sur le lecteur en bas de la colonne de droite)

24/10/2009

Encore des heurs en Casamance

Echange de tirs entre l'armée et des rebelles en Casamance
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Un échange de tirs entre l'armée sénégalaise et des rebelles présumés a eu lieu jeudi près de Ziguinchor, plus importante ville de Casamance (sud du pays), a-t-on appris de source militaire.
"Une position de l'armée a été attaquée jeudi matin par des éléments non identifiés supposés appartenir au Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC, mouvement indépendantiste lancé en 1982)", a déclaré à l'AFP une source militaire locale sous couvert de l'anonymat.
"L'armée a aussitôt riposté, obligeant les assaillants à un repli", a-t-elle ajouté. Cet accrochage s'est produit à Djibelord, à cinq kilomètres au sud-ouest de Ziguinchor.
Joint par l'AFP à Dakar, un responsable de la Direction des relations publiques de l'armée (Dirpa) a confirmé "un échange de tirs au fusil, un +harcèlement+".
"Nous étions en train de nous mettre en position. Il n'y a pas eu de mort, ni de blessé", a-t-il assuré.
Début octobre, dans la même zone l'attaque d'un taxi collectif par des hommes armés supposés appartenir à la rébellion indépendantiste en Casamance avait fait un mort et un blessé.
Puis le lendemain de cette attaque, le 2 octobre, six soldats avaient été tués lors d'une embuscade tendue à un véhicule militaire dans le sud du département de Sédhiou, près de la frontière avec la Guinée-Bissau.
Une source militaire locale l'avait attribuée à "des éléments armés supposés appartenir au MFDC". Il s'agissait des plus lourdes pertes subies par l'armée en trois ans.
Ces violences surviennent dans un contexte de reprise des hostilités en Casamance ces derniers mois entre des rebelles et l'armée, en dépit de l'accord général de paix" conclu en 2004.

Le royaume des oiseaux se trouve au Sénégal

Le royaume des oiseaux se trouve au Sénégal
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Le parc national du Siné-Saloum, dans le sud-ouest du pays, abrite l’une des plus impressionnantes réserves au monde dans un espace naturel féérique

Un labyrinthe d’îles formé par le fleuve. Une végétation luxuriante. Un calme absolu et une impression d’immensité. Le delta du Siné-Saloum, région côtière du sud-ouest du Sénégal à la frontière avec la Gambie, est le royaume des oiseaux.

Situé seulement à 270 kilomètres de Dakar, il ne faut pas moins de cinq heures de voiture pour rejoindre le delta. Une seule route y conduit, avec son lot de camions chargés, ses réguliers contrôles de police et, pour les derniers kilomètres, une piste de sable plus trouée qu’un morceau de gruyère. Mais à l’arrivée, c’est l’émerveillement.

Sur 180 000 hectares, le Siné-Saloum oscille entre fleuve, terre et océan. S’y mêlent palmeraies, marais salants, savane, lagunes et forêts de palétuviers, ces arbres tropicaux qui poussent dans les marais. Les deux fleuves, le Siné venant du nord et le Saloum de l’est, se rejoignent à Foundiougne, un ancien avant-poste colonial.

Puis, sur plus de 40 kilomètres, le fleuve dessine environ 200 îles, avant de se jeter dans l’océan Atlantique. Le delta, qui abrite le deuxième parc national du pays, s’étend sur 76 000 hectares. On y croise des tortues de mer, des dauphins, des phacochères et des hyènes. Mais surtout des milliers d’oiseaux : le parc en accueille plus de 250 espèces, du pélican au goéland en passant par la gracieuse aigrette.

70 000 nids sur l’île
Pas étonnant, donc, si l’île la plus connue dans la région s’appelle l’île aux Oiseaux. Elle se situe au large du delta, à une heure et demie de pirogue. En chemin, le bateau s’arrête pour observer deux pélicans sur un banc de sable ou des aigles palmistes perchés sur une branche. Bientôt, la fameuse île apparaît. Un ballet de plumes blanches et noires avec des pointes jaunes pour les becs. Des cris puissants et incessants. Des oiseaux par milliers.

« L’île est classée au patrimoine mondial de l’Unesco, car elle abrite la plus grande colonie de nidification de sternes royales au monde, explique Max, le guide. Il y a aussi des sternes caspiennes, des goélands rayés et des mouettes à tête grise, la seule espèce sédentaire. Les autres viennent se reproduire ici et repartent ensuite en Europe. »

Et les oiseaux n’ont aucun mal à retrouver leurs petits parmi les 70 000 nids que compte l’île ! Max nous rappelle à l’ordre, il faut déjà partir pour ne pas trop les perturber. Lui peut rester un mois sur l’île, coupé du monde, pour surveiller et observer les oiseaux.

À la descente du bateau, Simone et Alain Goetghebuer, un couple de Belges, nous accueillent. Ils sont propriétaires de l’hôtel Keur Saloum, installé sur un bras du fleuve, dans le village de Toubacouta. Devant un plat d’huîtres grillées, ils racontent qu’ils sont venus en vacances ici il y a dix ans pour voir les oiseaux et qu’ils sont tombés amoureux de l’endroit.

Scènes de ménage entre amis oiseaux
Depuis, ils ont racheté l’hôtel et ont construit 48 chambres, en forme de huttes, avec climatisation et douche, et ajouté une piscine. L’idée était d’offrir un accueil de qualité tout en respectant l’environnement – l’hôtel utilise des énergies renouvelables – et en proposant d’observer la nature. L’écotourisme et la rencontre des populations locales, c’est aussi le choix d’Olivier Théry, directeur du tour-opérateur Chemins de sable et organisateur du voyage.

Au Sénégal, le voyage ornithologique peut être une immersion dans le delta du Siné-Saloum, dans le parc du Djoudj ou un mélange des deux. Dans le Siné-Saloum, Olivier Théry a un allié tout trouvé avec le couple d’hôteliers. Ces derniers ont créé une association de promotion du delta et participent à des projets de développement du village.

« Il y a beaucoup à faire, même si nous proposons déjà une longue liste d’activités », insiste Alain Goetghebuer. Outre la visite du village et des parties de pêches dans les eaux très poissonneuses du delta, il y a un ultime rendez-vous à ne pas manquer, le Reposoir.

Cette minuscule île enclavée et recouverte de mangroves est la chambre à coucher des hérons, aigrettes et autres oiseaux. On s’approche, le moteur de la pirogue coupé, pour les observer de près. Avant le coucher du soleil, vers 18 heures, ils se retrouvent sur l’île. Débutent alors les bagarres pour les meilleures places, les scènes de ménage et des discussions acharnées entre amis oiseaux. Un autre moment drôle, magique et étonnant dans cet écrin de verdure.
Estelle MAUSSION, au parc national du Siné-Saloum

Tourisme au Sénégal

SAISON TOURISTIQUE ET HOTELIERE 2009-2010  Lueur d’espoir à Saly, pessimisme à Cap Skiring et Saint-Louis
Playa

Le secteur touristique va mal. Le large tour d’horizon effectué par nos confrères de la radio Sud Fm, après l’ouverture de la présente saison, le 20 octobre 2009, dans les cites touristiques les plus représentatifs du secteur, a permis de s’en rendre compte. Les fortunes sont diverses. Au moment où les acteurs de Saly Portudal (Mbour) nourrissent encore de l’espoir, ceux de Cap Skiring (Sud) et Saint-Louis (Nord) l’appréhendent avec beaucoup de doutes.

La saison touristique a démarré ce 20 octobre dernier. A Saly Portudal déjà des réparations, réfections et entretiens ont eu lieu dans bien des réceptifs pour mieux séduire la clientèle. Ce qui, selon nos confrères de Sud Fm, témoigne que la station balnéaire de Saly regagne la confiance des tours operators après des menaces de rupture de contrat avec certains réceptifs hôteliers due à l’avancée de la mer. Une avancée stoppée après les travaux d’urgence effectués sur le littorale qui les ont convaincu. Les premiers touristes sont même attendus.

Selon Awa Thiaw, correspondante de la radio à Mbour : « En août dernier, la station balnéaire de Saly, la principale zone touristique du pays, avait connu d’énormes dégâts dus à l’avancée de la mer. Le village traditionnel de Saly de même que certains réceptifs étaient menacés de disparition. Du coup, les populations du village s’agitaient du côté des hôteliers dont certains promettaient d’ériger leur propre digue de protection pour sauver les milliards d’investissement. Certains tours opérators étaient au bord de la rupture avec les réceptifs. Après la visite du ministre d’Etat, ministre de l’environnement, une équipe du Géni militaire de l’armée sénégalaise a été déployée sur le terrain pour des mesures d’urgences. En deux mois, cette équipe a réussi à écarter le danger avec un enrochement et ensablement d’une partie du littorale au grand bonheur des hôteliers qui affichent le sourire. Du coup les relations avec les tours operators se sont rétablies ». Au micro de notre consœur, Pathé Dia, directeur de l’hôtel Téranga Saly affirme : « Nous étions au bord de la rupture avec les tours operators. Ils ont envoyé des agences pour vérifier et le constat est unanime. Téranga a repris sa plage donc le village n’est pas détruit parce qu’il faut tenir en compte, qu’avec le tour operatore, il est absolument à la sauvegarde du village. Il ne tient pas uniquement aux intérêts des hôteliers. Ils ont visité le littorale et le village. Ils ont vu que les travaux étaient en cours et ils ont entière satisfaction. Du coup les contrats étaient renouvelés à partir du 22 octobre, nous commençons normalement la saison ».

Quand le Sud perd le nord

Si les acteurs du tourisme à Mbour semblent nourrir beaucoup d’optimisme pour cette présente saison, telle n’est pas le cas pour ceux de la région du Sud du Sénégal. Le secteur touristique de la Casamance traverse d’énormes difficultés. « Pessimisme », c’est le sentiment le plus partagé par les acteurs et les professionnels du secteur en Casamance qui appréhendent avec beaucoup de doutes cette présente saison qui démarre. Nos confrères de Sud Fm constatent que l’absence de la desserte aérienne vers la région et l’insécurité, en sont les causes principales. « Le secteur vit ses heures les plus sombres ». C’est la remarque faite par le correspondant de la radio à Ziguinchor.

Pour Ignace Ndèye : « Le tourisme en Casamance connaît des hauts et des bas depuis plusieurs années mais l’accumulation d’événements malheureux ces derniers temps, appliquée à l’absence de réactions rapides et positives des autorités poussent aujourd’hui les professionnels, les travailleurs et les populations à envisager cette saison touristique avec un grand pessimisme ». Le correspondant de Sud Fm d’ajouter : « Les craintes ne manquent pas pour ces acteurs du tourisme qui parlent déjà de désastre de cette saison touristique et hôtelière 2009-2010. Absence de vols sur Ziguinchor et fermeture de la piste d’Abéné accentuent les inquiétudes des professionnels du tourisme qui demandent également la baisse de la TVA pour limiter la fermeture des hôtels en Casamance ».

A son micro, Augustin Diatta, un hôtelier établi dans la zone, affirme : « On ne demande qu’une chose c’est une aide de l’Etat sur le plan du transport. Un seul bateau est insuffisant. Air Sénégal ne fonctionne plus donc aucune solution de rechange ». Ce dernier estime : « Il faut voir la possibilité de mettre d’autres moyens pour nous aider à essayer de développer ce tourisme, poumon de l’économie de notre région ».

Notre confrère considère que la desserte aérienne est une urgence aujourd’hui pour surtout rassurer le régional du tourisme à Ziguinchor, Tékhé Faye qui parle d’obstacle de taille. Ce dernier a affirmé à son micro que : « En effet, c’est un soucie pour la région actuellement mais je pense que les autorités sont en train de travailler dans ce sens. C’est assez urgent de mettre un avion à disposition sur la desserte Casamance pour pouvoir acheminer les clients ». « Club Med locomotive du tourisme dans le secteur touristique en Cap Skiring. Les responsables de ce cite assurent qu’ils vont démarrer en mi-février pour aller jusqu’à mi-mai », a t’il ajouté.

Le correspondant de Sud Fm a également constaté que « le tourisme touché par cette panoplie de difficultés, l’artisanat l’est encore plus malheureusement comme en atteste d’ailleurs la récente marche organisée par les artisans de la région de Ziguinchor qui n’ont pas manqué de décrier leurs conditions de vie difficile ». Cette situation peut reluisante fait dire à Ignace Ndèye qu’ « aujourd’hui, le tourisme en Casamance bat de l’aile au grand dame des 45 mille personnes qui vivent des retomber de ce secteur dans la région sud ».

Quand le désenclavement noie Saint-Louis

La même agonie qui tenaille le tourisme de la zone sud semble ne pas épargner celui de la zone nord. Comme l’ont constaté nos confrères de Sud Fm, « l’arrêt des vols charters causent également beaucoup de difficultés au secteur du tourisme à Saint-Louis du Sénégal ». Selon eux, les acteurs se plaignent également de l’enclavement de la région. Conséquence, l’objectif d’atteindre 50 mille touristes par ans n’est pas pour le moment possible. Comme l’a diagnostiqué Babacar Ndao, un de leurs correspondants à Saint-Louis qui a affirmé : « Le tourisme connaît des difficultés à Saint-Louis. Les techniciens du secteur l’ont affirmé sans ambages ». Et pour cause : « Déjà Saint-Louis est une ville enclavée ; pour que les gens viennent, ils sont obligés de faire au moins deux jours de voyage. Entre Dakar et la vielle ville, ils mettront pratiquement sept heures pour venir et sept autres heures pour rentrer. Donc ça leur fait perdre pratiquement deux jours. Il n’y a pas d’avion et le seul avion qu’on avait était un vol hebdomadaire chaque mercredi et qui a arrêté depuis le mois de septembre passé. Là c’est un handicape majeur puisse qu’il n’y a pas de bateau qui rallie les deux capitales », relate avec amertume un des techniciens du tourisme interrogé par notre confrère.

Sur la même lancée, un agent touristique du nom de Amadou Niasse, établi à Saint-Louis, lui confie que « les professionnels du tourisme ne cessent de décrier cette situation accentuée par la conjoncture économique mondiale avec des pertes énormes d’emplois d’où de nouvelles mesures ». Par cette occasion, on peut rappeler que face à la presse le dimanche 27 septembre 2009, dans le cadre de la commémoration e la journée mondiale du tourisme, le Ministre de tutelle avait fait savoir qu’ « avec la crise, le volume des touristes au Sénégal a baissé de 2,5% ». Par la même occasion, M. Thierno Lô avait reconnu qu’« il faut un cadre d’investissement sain pour protéger les investisseurs étrangers qui veulent s’établir au Sénégal ».

Dans cet ordre d’idée, Amadou Niasse, agent touristique à Saint-Louis a confié à Babacar Ndao, l’un des correspondants de Sud Fm dans la vieille ville : « la promotion touristique devrait être beaucoup plus dynamique que cela parce que beaucoup de touristes interrogés vous diront qu’ils connaissent Saint-Louis, parce que soit ils ont été au Sénégal, sinon c’est le bouche à oreille. Donc il y a beaucoup d’efforts à faire au niveau de la promotion qui est encore timide ». Ce dernier estime qu’ « on pourrait dépasser les arrivées que nous avons actuellement à Saint-Louis parce qu’on tourne autour de 50 mille visiteurs par ans. On peut facilement doubler ce chiffre et également augmenter la durée de séjour de ces touristes si vraiment il y avait une promotion beaucoup plus cohérente tournant autour des professionnels et par rapport à ce qu’on a comme activité de la région parce qu’on a pleines de choses à Saint-Louis. On parle souvent des réserves naturelles, la vallée du fleuve, les animations… Il y’a de réelles possibilités de développer ce secteur pour qu’au moins on tourne dix mois sur douze ».

Malgré ce tableau sombre peint sur du secteur, pourtant le tourisme occupe une place de choix dans l’économie de la vieille ville à côté de la pêche et de l’agriculture. Pour ainsi jouer ce rôle, rapporte le correspondant de Sud Fm, « les techniciens estiment qu’il urge de reprendre le secteur en main ». Ceci, certainement, en attendant d’y voire plus claire avec la mise en œuvre des neuf mesures que le Ministre du Tourisme avait récemment annoncé et qui sont entre autres : l’assainissement du secteur, diversification des produits touristiques, promotion du secteur, baisse de la Tva…
Bakary DABO

23/10/2009

Ouverture de la saison touristique à Saly Sénégal

Ouverture de la saison touristique
Près de 150 000 touristes attendus au niveau de la station de Saly
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C’est aujourd’hui que la saison touristique démarre officiellement au Sénégal sur la Petite côte où sont installés une bonne partie des réceptifs hôteliers. Cette année, comme les autres années, on attend à recevoir 150 000 touristes.
De l’avis des acteurs du tourisme, ces dernières années, le secteur traverse une crise structurelle, malgré sa position de deuxième pilier de l’économie sénégalaise après la pêche. Une situation qui contraste véritablement avec la politique de construction tous azimuts de nouveaux hôtels alors que le nombre de touristes qui rentrent chaque année au Sénégal se réduit comme peau de chagrin du fait de l’effet cumulé de plusieurs facteurs endogènes et exogènes.
Sur la Petite Côte, zone dédiée au tourisme balnéaire par excellence, les hôtels n’affichent plus complet même en période de haute saison touristique, c’est-à-dire entre novembre, décembre et janvier. C’est la raison pour laquelle, à l’orée de l’ouverture de la nouvelle saison touristique qui débute aujourd’hui, certains acteurs du secteur affichent un optimisme mesuré. Bien plus, ils sont partagés entre doute et espoir quant au déroulement de la nouvelle saison même s’ils s’accordent à dire que certains tours opérateurs ont renouvelé leurs contrats avec des hôtels de la Petite Côte dont Mbour est le point névralgique. Comme les autres années, tout laisse croire que ce ne sera pas le grand rush au niveau de la station balnéaire de Saly. Selon Boubacar Sabaly, secrétaire général du Syndicat d’initiative du tourisme de Mbour, officiellement, il y a 380 000 visiteurs qui viennent pour le tourisme balnéaire au Sénégal. Parmi eux 150 000 touristes jettent leur dévolu sur les belles plages et le soleil de Saly Portugal. Et selon le secrétaire général du Syndicat d’initiative du tourisme de Mbour, citant toujours les statistiques officielles, en tout et pour tout, ce sont 850 000 touristes qui viennent chaque année au Sénégal. Avant de faire cette précision de taille : ‘il y a dans ce chiffre du tout venant. Les 40 % au moins sont constitués de la diaspora sénégalaise’ qui revient au pays après un long séjour à l’étranger pour des vacances, ou à l’occasion du grand Magal de Touba ou du Gamou de Tivaouane.
Parmi les causes explicatives de ce manque d’attractivité de notre pays sur le plan touristique, Boubacar Sabaly pointe du doigt l’absence d’une bonne politique de communication et de promotion de la destination Sénégal à l’étranger. ‘On ne met pas suffisamment de moyens dans la communication et la promotion de la destination Sénégal. Notre atout c’est le tourisme balnéaire. Il y a aussi que certaines zones comme le parc de Djoudj et la Casamance ne sont pas bien vendues’, dit-il. Bien plus, ce dernier ne s’explique, d’ailleurs, pas le fait que l’activité touristique n’est pas valorisée durant toute l’année au Sénégal. ‘On continue encore de considérer les mois de juillet, août et septembre, comme étant la saison morte dans le tourisme au Sénégal. Ce qui n’a pas sa raison d’être. C’est un facteur bloquant pour le développement du secteur touristique’, dit-il.
Un avis que partage Pathé Dia, directeur d’hôtel à Saly. Selon ce dernier, les autres facteurs bloquant le développement du secteur touristique sont : la taxe aéroportuaire qui est très élevée au niveau du Sénégal ainsi que la prolifération des résidences, auberges et autres. Et d’après ces acteurs du tourisme, si rien n’est fait pour trouver des solutions à ces problèmes, le secteur touristique, premier pourvoyeur d’emplois et de devises, pour notre pays risque de connaître des lendemains difficiles avec des conséquences socio-économiques qu’on ne soupçonne même pas.

Enfin un avion vers Cap Skirring en Casamance

Sénégal: une compagnie aérienne française va desservir la Casamance
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Une compagnie aérienne française, XL Airways, assurera à partir du 24 octobre la desserte entre Paris et la Casamance, région enclavée du sud du Sénégal, a-t-on appris jeudi à Dakar auprès du ministère des Transports aériens.
"Une compagnie aérienne, XL Airways, va faire la liaison Paris-Dakar-Cap Skirring (plus importante station balnéaire en Casamance)", a déclaré à l'AFP le conseiller en communication du ministère des Transports aériens, Madior Sylla. "Elle doit démarrer à partir du 24 octobre", a-t-il ajouté.
XL Airways a obtenu le droit "d'exploiter commercialement les droits de trafic entre Dakar et Cap Skirring", a précisé à l'AFP le directeur du Transport aérien, Mansour Sy.
Ce droit est "valable jusqu'à la création d'une nouvelle compagnie" aérienne sénégalaise, a-t-il ajouté.
Selon une source syndicale anonyme, "Air Sénégal international (ASI, qui était détenue à 51% par Royal Air Maroc, RAM) avait l'exclusivité des vols sur la Casamance en haute saison. Aucune autre compagnie n'avait le droit de prendre des passagers de Dakar à Ziguinchor".
ASI a cessé ses activités en avril en raison de graves difficultés financières. Depuis cette date, "il n'y a plus de vols commerciaux vers la Casamance", a souligné ce syndicaliste.
"Pour assurer la promotion du tourisme, l'Etat a autorisé des compagnies charter à assurer la desserte de cette région", a-t-il assuré.
Selon le ministère des Transports aériens, la création d'une nouvelle compagnie aérienne sénégalaise pour remplacer Air Sénégal international "est en bonne voie".
Xl Airways a été créée en 1995 et "exploite des vols affrétés et/ou réguliers sur des destinations moyen courrier (bassin méditerranéen) et long courrier (République Dominicaine, Mexique, Maldives, Thaïlande)", indique le site internet de la compagnie.

22/10/2009

Voir le Sénégal et mourir

SERIE DE MORTS D’EUROPEENS : Voir le Sénégal... et mourir
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La mort du cycliste Frank Vandenbroucke dans une auberge à Saly n’a pas encore révélé tous ses secrets qu’une Française de 38 ans meurt par électrocution dans la station balnéaire. Avant cela, nombre de «blancs» ont tiré leur révérence au Sénégal. Par assassinat ou «mort naturelle». Le Sénégal, «pays de la Téranga», est-il en passe de devenir, également, un «mouroir pour les Européens» ?
Réputé terre d’accueil par la clémence de son climat, l’esprit ouvert et pacifique de ses populations, ses stations balnéaires paradisiaques et ses kilomètres de côte, le Sénégal accueille, depuis toujours, des touristes venus d’horizons divers. Si certains y passent des vacances de quelques jours avant de rentrer chez eux, d’autres s’installent effectivement au Sénégal après leur retraite. Mais, comme dans la vie, il n’y a pas que du bonheur, le malheur frappe, quelquefois, à la porte de ces pèlerins du … bonheur. La grande faucheuse a ainsi surpris beaucoup d’Européens au Sénégal.
Vandenbroucke meurt dans une auberge à Saly, à 34 ans
La mort du cycliste belge, Frank Vandenbroucke, est encore fraîche dans les mémoires. Arrivé dimanche 11 octobre 2009 au Sénégal pour des vacances de 10 jours, le coureur est décédé le lendemain, lundi, à l’auberge «La Maison Bleue» où il s’était rendu pour passer la nuit avec une prostituée du nom de Seynabou Diop. Il devait avoir  35 ans le 6 novembre prochain.
Une employée de l’Onu meurt électrocutée dans un hôtel
La veille, dimanche, à quelques kilomètres de l’auberge où le cycliste a trouvé la mort, une jeune femme de 38 ans d’origine française mourait dans un hôtel de luxe. Elle s’appelait Pascale Rey et vivait à Dakar depuis quelques mois avec son mari (qui, comme elle, travaillait dans une structure de l'Onu) et leurs jumelles de 4 ans. Ils se trouvaient dans un hôtel de luxe dans la station balnéaire lorsque, vers 15 heures, le mari, qui prenait une douche, a reçu une décharge électrique. Pascale a accouru pour lui porter secours et est décédée sur le coup, électrocutée. Une des enfants s'est également approchée et a été brûlée au niveau des jambes.
Le voilier Gérard Gallais étouffé par des cambrioleurs
Un autre Français a trouvé la mort, cette fois-ci à Dakar (Hann plus précisément) dans la nuit du jeudi 27 au vendredi 28 août 2009. Gérard Gallais, président du club de voile de Dakar, a été tué sur son voilier qui mouillait à quai. Il avait 57 ans. Le Français dormait avec sa compagne, une Sénégalaise, lorsque les malfaiteurs, au nombre de trois (selon les témoignages), ont fait irruption dans le voilier. Ils étaient à la recherche d’objets à voler et n’ont trouvé sur place qu’une télévision susceptible d’être volée. Gérard a été étouffé avec des coussins et sa compagne sénégalaise violée.
Le Directeur d’une société s’immole par le feu
Samedi 12 septembre 2009, c’est le Président directeur général d’une société établie au Sénégal qui s’immolait par feu. Son entreprise, qui fabriquait des matelas, était menacée d’expulsion du site qu’elle occupait. Philip Norguard s’est  ainsi suicidé à son domicile. Il vivait seul avec ses deux chiens. Son gardien et sa domestique rentraient tous les jours chez eux. Ce sont ces derniers qui l’ont découvert et alerté la police.
Un Français assassiné et enroulé dans un sachet en plastique en Casamance
Le 2 février 2009, un autre ressortissant français a été trouvé mort à la périphérie du village de Coubalang, en Casamance.  Son corps,  «en état de putréfaction»,  était emballé dans du plastique et mis dans un container à la périphérie du village. Le corps a été transporté à l’hôpital régional de Ziguinchor et une enquête ouverte.
Un touriste tué par une prostituée avec un couteau de cuisine
Le mardi 27 mai 2008, un autre Français a été retrouvé agonisant dans sa résidence après avoir été poignardé avec un couteau de cuisine. Daniel Rolland Gennsoni est finalement mort avant même que les secours, appelés à la rescousse, n’arrivent. Selon les premiers éléments de l’enquête, Daniel Rolland Gennsoni a été tué par une prostituée qui se trouve être sa copine. Elle n’a pas aimé que son amant reçoive un coup de fil d’une autre fille à qui il a donné un rendez-vous, alors qu’ils étaient ensemble à son domicile aux résidences du Port de Saly. Le mobile serait alors la jalousie.
Marie Claude Emonet empoisonnée et abandonnée dans son véhicule devant le stade L.S.S
Le vendredi 19 novembre 2008, une ressortissante française du nom de Marie Claude Emonet a été trouvée morte dans sa voiture, une 4X4. Elle a été empoisonnée, selon les résultats de l’autopsie, puis abandonnée à l’arrière de sa 4x4 Land Cruiser, aux Hlm Grand Yoff, devant la porte d’une maison qui fait face au stade Léopold Sédar Senghor. Séjournant à Dakar depuis plusieurs années, Marie Claude Emonet était divorcée. Proche de la cinquantaine, elle était mère d’un enfant. Une Sénégalaise, arrêtée par les éléments de la Sûreté urbaine, s’est finalement donné la mort par pendaison dans sa cellule au Commissariat central de Dakar où elle était en garde à vue.
La liste est loin d’être exhaustive…
Daouda MINE

18/10/2009

Le nouvel aéroport du Sénégal

Juste un lien pour enfin espérer que cette Arlésienne prenne forme et vie et devienne, enfin, une réalité! (cliquez sur la photo)
pavillon

http://maps.google.com/maps/ms?ie=UTF8&hl=fr&t=h&...
Le nouvel aéroport  entre Rufisque et Mbour va voir le jour. Quand? Seul Allah le sait!

Fiesta 7 jours sur 7 à Dakar

Le « week-end », c’est désormais toute la week
Carpe diem et basta.
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La grande crise a provoqué un étrange phénomène au Sénégal. Plus la situation est critique plus les sénégalais éprouvent le besoin de se défouler et donc de sortir se divertir.
Et ce, jusqu’au bout de la noche.
La pépère habitude des sorties vsd ou sorties du vendredi samedi et dimanche ou celles commençant à la rigueur le jeudi a, semble t-il, bien vécu. Désormais la norme, c’est fiesta tous les jours de la semaine, autrement dit : du lundi au lundi.
Parfaitement au fait des nouveaux us et coutumes de la clientèle, les boîtes et lieux de divertissement s’échinent à concocter pour chaque jour un programme accrocheur à même de retenir et fidéliser cette manne de jet-setteurs apparemment épargnée par la crise et qui, en sus, se rit visiblement d’elle.
Noctambules effrénés, ces hommes, femmes, garçons et filles ne se sentent bien qu’avec quelques décibels dans les écoutilles et quelques pas de danse dans les gambettes, quitte à ne dormir que quelques heures avant de retourner, pour ceux qui travaillent, à un job qui ne les enchante guère et qui n’est au mieux que le moyen de pouvoir gagner l’argent nécessaire pour … bringuer.
La cherté de la vie ne semble pas toucher cette clientèle privilégiée, mais l’apparence peut s’avérer trompeuse.
Issue de toutes les classes sociales et pleinement consciente des réalités des choses, cette frange de la population ne veut qu’une chose : vivre intensément, avant le grand saut. Pour coller à cette profession de foi, les plus démunis dépensent jusqu’à leur dernier peseta quitte à s’endetter ou brader leurs affaires, l’important étant d’être présent à toutes soirées ou presque.
Surtout n’en rater aucune car le spectacle débridé qu’on y trouve, accentué par l’absence de pudeur qui a cours durant la journée mais qui se retrouve dès la nuit tombée, reléguée aux oubliettes, en vaut largement la chandelle.
Puis les noctambules rentrent chez eux, des images plein les yeux et la tête pleine de rêves et fantasmes, qui les feront tenir toute la journée. Fantasmes qu’ils réalimenteront en une indispensable piqûre de rappel le lendemain soir au cours d’une nouvelle soirée...
Pour beaucoup d’entre eux, la vie ne tourne qu’autour de ces soirées qui insidieusement en sont devenues les axes centraux, la pierre angulaire. Leur existence tristounette par ailleurs se trouve soudain supportable et illuminée par la réjouissante perspective de la fête qui constitue le point culminant de leur journée et fait supporter tout le reste.
La situation plus que morose, les lendemains qui ne chantent plus depuis trop longtemps, les envies jamais assouvies, les restrictions drastiques, les Sénégalais ne veulent plus s’en laisser conter et se sont donné comme ultime combat de « trainer la vie par le chignon, avant de partir » comme dirait Booba, rappeur franco…sénégalais.
Dansons et festoyons car nous sommes en train de mourir ici et maintenant.
Irène Idrisse

SALY - Lutte contre l’avancée de la mer sur la Petite-Côte Sénégalaise

SALY - Lutte contre l’avancée de la mer sur la Petite-Côte          
Le frein à l’érosion rassure les opérateurs économiques
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Les hôteliers et autres habitants de la toute nouvelle commune de Saly peuvent maintenant jubiler. Depuis un certain temps, le phénomène de l’érosion côtière hante le sommeil des professionnels de l’hôtellerie et des populations de cette localité côtière du département de Mbour. Ce qui avait poussé le ministre d’Etat Djibo Leïty Kâ, ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature, des Bassins de rétention et des Lacs artificiels à descendre sur le terrain pour constater de visu l’ampleur des dégâts causés par l’avancée de la mer, avant de revenir, le 21 août dernier, pour y présider une réunion avec l’ensemble des acteurs que sont les hôteliers, les Collectivités locales, l’Etat, entre autres participants.
Près de deux mois après, les problèmes semblent trouver un début de solution. Ce qui constitue une grande satisfaction pour le ministre d’Etat Djibo Leïty Kâ qui, visitant ce jeudi la plage de Téranga Hôtel, le site le plus touché de la zone, a félicité les Forces armées sénégalaises qui œuvrent pour la résolution définitive du problème.
«Grâce à la mobilisation de l’Etat, du secteur privé et des Collectivités locales, on a réussi à maîtriser, pour le moment, le danger. Des mesures d’urgence ont été mises en place rapidement ; il n’y a pas de problème sans solution», se réjouit Djibo Leïty Kâ, qui signale que «ces travaux constituent une mesure d’urgence. La prochaine étape sera de prendre des mesures d’ordre général, durables. On a un programme régional (Ndlr : programme de lutte contre l’érosion côtière mis en place par l’Uemoa), mais, j’aurais souhaité que cela aille plus vite, parce que la mer, je suis persuadé qu’elle va revenir».
Pour sa part, le directeur de l’hôtel Téranga Saly, Pathé Dia, s’estime heureux de constater qu’aujourd’hui le village et une bonne partie du littoral sont sauvés. «Nous avons l’habitude de recevoir beaucoup d’autorités qui n’ont jamais tenu leurs promesses. Nous voulions du concret, le ministre d’Etat Djibo Kâ nous a prouvé qu’il était possible de faire du concret et, ensemble, nous l’avons fait. Cela veut dire que nous pouvons faire avancer le pays si nous conjuguons nos efforts plutôt que de rester à l’état des discours.»
 Avec la première phase des travaux qui vient d’être réalisée, c’est le tourisme sénégalais qui vient d’être sauvé au niveau de cette partie de la Petite-Côte.
«Aujourd’hui, nous avons confiance par rapport à l’activité touristique. Les tours operators ont envoyé sur place des agents pour qu’ils vérifient l’évolution de la situation. Nous étions au bord de la rupture avec ces tours operators, mais dans leur constat, les agents étaient unanimes, Téranga a repris sa plage et le village n’est pas détruit», se réjouit l’hôtelier.
Les tours operators tenaient absolument à la sauvegarde de ce village et non pas uniquement aux intérêts des hôteliers. «Ce que les tours operators ont vu donne déjà entièrement satisfaction. Du coup, les contrats ont été renouvelés et à partir du 22 octobre prochain, nous reprenons normalement notre saison jusqu’à l’année prochaine», déclare Pathé Dia.
  Assane DEME

17/10/2009

Heurs en Casamance

Heurs en Casamance
ACCROCHAGE ENTRE LES MILITAIRES SENEGALAIS ET DES BANDES ARMEES ENTRE LE VILLAGE DE MPACK ET PETIT CAMP
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Des éléments armés ont fait irruption sur l’axe Ziguinchor Mpack à quelques kilomètres de la frontière entre le
Sénégal et la guinée Bissau. Quelques échanges de tirs ont été notés entre l’armée et des éléments armés qui ont
emporté la clef d’un véhicule et une somme d’argent.
C’est vers 6 heures du matin que des hommes armés ont braqué un véhicule de transport «7 places» et une voiture
Expresse qui se rendaient à un marché hebdomadaire dans la région Sao Domingo en Guinée Bissau. Ces véhicules ont
été braqués par des hommes lourdement armés, les occupants en majorité commerçants ont été dépouillés de leurs
biens. L’armée alertée, s’est rendu aussitôt dans le village de Petit Camp et quelques échanges de tirs d’une demi-
heure ont été notés entre l’armée et ces éléments. Cependant, aucune perte en vie humaine n'a pas été enregistrée.
Un des chefs militaires affirme que «la zone a été sécurisée et les populations peuvent vaquer à leurs occupations»
Ce dernier, dans la foulée, dément l’information selon laquelle des personnes seraient disparues. A en croire des
sources proches de la zone militaire numéro cinq, l’armée sénégalaise a retrouvé 23 vélos, sept sacs appartenant aux
passagers, 12 sacs de charbon et 11 sacs d’arachide volés par ces hommes armés supposés appartenir r au Mouvement
des Forces Démocratique de la Casamance. Il faut signaler qu’un des chauffeurs a déclaré avoir perdu une somme de 15
milles francs CFA de même que les clefs de sa voiture qui ont été emportées par ces assaillants. Ce secteur
frontalier avec la Guinée a connu une accalmie de plus de deux ans. Pour l’heure, l’armée continue de mener ses
opérations de sécurisation qu’elle avait déclenché depuis lundi dernier dans le département de Bignona où on avait
noté un regain de tension surtout sur l’axe Bignona Kafountine .

 

Remaniement ministériel au Sénégal

Remaniement ministériel au Sénégal
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Le président sénégalais, Abdoulaye Wade, a précédé mercredi en début de soirée à un remaniement ministériel marqué par le départ du ministre de l'Intérieur, Cheikh Tidiane Sy, et le retour Mme Aminata Tall, une des figures de proue du parti au pouvoir, le Parti démocratique sénégalais (PDS).

L'ancien secrétaire général de la présidence de la République et actuel maire de Ziguinchor, Abdoulaye Baldé, devient ministre des Forces armées en remplacement de Bécaye Diop qui prend le relais de Cheikh Tidiane Sy au ministère de l'Intérieur.

M. Baldé est la deuxième personnalité de la "Génération du concret", un mouvement qui vise à faire de son leader, Karim Wade, le successeur de son père à la tête du pays. Parmi les revenants figure Adama Sall qui retrouve son fauteuil de ministre la Fonction publique, de l'Emploi, du Travail et des Organisations socioprofessionnelles en remplacement de Zacharia Diaw.

Ce remaniement survient quelques jours après le limogeage de Cheikh Tidiane Gadio qui occupait le ministère des Affaires étrangères depuis avril 2000.

Encore des sous pour le Sénégal

L’USAID accorde un financement de 32,3 milliards FCFA au Sénégal
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Le ministre d’Etat sénégalais, ministre de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop et le directeur de l’Agence américaine pour le développement international (USAID) pour le Sénégal, Kevin J. Mullally, ont procédé, vendredi, à la signature de plusieurs conventions de financement d’un montant total de 32,3 milliards de FCFA (64,6 millions de dollars US) dans le cadre des accords relatifs à la Stratégie de réduction de la pauvreté.
Le financement, qui a pour but d’appuyer le Sénégal dans la lutte contre la pauvreté et la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement au titre de l’année budgétaire 2009, concerne la santé, la croissance économique, l’éducation et l’appui au processus de paix en Casamance.
Ce montant vient s’ajouter aux 10,580 milliards de FCFA accordés en 2008 par le gouvernement américain au Sénégal pour le soutenir dans sa lutte contre l’insécurité alimentaire.
M. Mullally a précisé que cette nouvelle subvention représente une hausse de 80% par rapport au financement de l’année dernière.
Ainsi, pour cette subvention, 10,6 milliards de Fcfa seront destinés au programme de croissance économique, notamment la gestion des ressources naturelles, la gouvernance participative, l’amélioration de la capacité du secteur privé.
6 milliards seront investis dans le secteur de l’Education afin d’améliorer la qualité de l’éducation par la formation des enseignants et la lutte contre les violences faites aux filles en milieu scolaire.
Pour ce qui est de la Santé, environ 15 milliards de Fcfa seront débloqués pour promouvoir les soins de santé communautaires.
1 milliard de FCFA vont servir au programme d’appui de la paix en Casamance.
(ndlr): Qu'en pense le FMI?

L'armée Sénégalaise sauve Saly...

Saly sauvé des eaux...
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Après le passage de grosses vagues en juillet dernier et qui avaient tout dévasté sur leur passage, l’Armée nationale vient de sauver le village de Saly. 150 millions de FCfa ont été investis pour réaliser les travaux.
ÉROSION CÔTIÈRE A MBOUR : L’armée sauve Saly
« Ce qui est réalisé à Saly est une grande satisfaction pour nous tous. C’est un effort extraordinaire », a dit Djibo Kâ après avoir constaté de visu le travail réalisé par l’Armée sénégalaise. Le ministre d’Etat, ministre de l’Environnement a salué l’effort de solidarité du pays sur la base des orientations définies par le gouvernement du Sénégal pour faire face à la catastrophe qui allait emporter les hôtels et le village de Saly. Le danger, a-t-il admis, est pour le moment maîtrisé grâce aux mesures d’urgence mises en place.
« Il n’y a donc pas de problème sans solution », a-t-il fait remarquer. M. Kâ a rendu un hommage appuyé à l’armée nationale « qui a fait preuve d’engagement, d’abnégation, de célérité et de compétence », a-t-il indiqué.
Les travaux ont coûté plus de 150 millions de FCfa. Selon le capitaine Amadou Magatte Sarr du Génie militaire, 9 sous-officiers et 2 hommes de troupe ont été mobilisés. Et de gros moyens ont été utilisés notamment une pelle hydraulique, un tracteur niveleur, une pelle chargeuse et 2 bennes. Les travaux ont été exécutés en 2 phases. Il s’agit d’abord de réaliser l’enrochement au niveau de l’hôtel Téranga. Ainsi, en 21 jours, 2.420 m2 de roches ont été utilisés, soit 140 camions. Pour le village, il a été mis en œuvre une solution de gravillonnage pour ensuite consolider. Le travail a duré 36 jours. Aujourd’hui il ne reste que l’aménagement et l’embellissement.
Le maire de Saly, Ousmane Guèye, qui a contribué pour 4 millions de FCfa a, au nom des populations, remercié le président Wade, le ministre d’Etat et le gouvernement. Par ce geste, « nous comprenons ce que recouvre le concept Armée-Nation », a-t-il déclaré.
Le directeur de Téranga, Pathé Dia, a aussi rendu hommage au ministre Djibo Kâ pour avoir fait « du concret ».
Amath Sigui NDIAYE
(ndlr): Cela ne représente que moins de 2,3 millions d'Euros. Beaucoup d'argent pour sauver les plages d'un ou deux hôtels. Dérisoire en comparaison de ce que dépense le Sénégal pour des statues, des cadeaux particuliers, des vacances de président...et autres gaspillages. D'autre part, Saly n'est plus un village que dans l'imaginaire.

16/10/2009

La démocratie recule au Sénégal

REVELATIONS DU JOURNAL FRANÇAIS « L’EXPRESS » Le Sénégal parmi les onze pays d’Afrique où la démocratie a reculé
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L’image du Sénégal est loin d’être reluisante à l’extérieur. Même si le Président Wade ne rate aucune occasion pour présenter le pays comme un modèle de démocratie en Afrique et dans le monde, son opération de charme est sanctionnée par un échec cuisant.

En attestent les révélations faites par le journal français, L’Express dans son édition de la semaine dernière. En effet, le Sénégal est sur la liste des « onze pays où la démocratie a reculé », titre le journal. L’étude de nos confrères est faite à partir de trois critères.

D’une part, il y a la liste des « pays dont le Chef de l’Etat a modifié la Constitution ou s’apprête à le faire ». C’est ce lot que figure le Sénégal avec d’autres pays comme le Cameroun, le Niger, le Burkina Faso. En l’espèce, le Sénégal ne semble pas avoir d’égal en ce sens que la Constitution a subi environ 12 modifications depuis son adoption au référendum de 2001.

D’ailleurs, si Me Wade suit la volonté de nombre de ses partisans, une autre modification est à prévoir. Car, des responsables et militants de son parti théorisent depuis quelque temps la suppression du second de l’élection présidentielle prévue en 2012. Il faut noter que le Chef de l’Etat du Sénégal a annoncé sa candidature, il y a juste un mois, des Etats-Unis où il se trouvait. D’une part, la Guinée, la Mauritanie et le Madagascar forment le trio de tête dans le groupe des « pays dont le Président est arrivé au pouvoir par un putsch ». La palme de cette catégorie est ainsi décernée à la Guinée dirigée par Moussa Dadis Camara.

Par ailleurs, les quatre autres pays qui forment le onze qui symbolise le recul démocratique sont le Togo, la Côte d’Ivoire, le Gabon et le Congo Brazzaville. Ces pays sont mis en épingle car leur « chef d’Etat doit leur pouvoir à un scrutin contesté ou différé ».

Etonnant cadeau du Sénégal au FMI

La mystérieuse mallette de billets offerte au représentant du FMI au Sénégal
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Ce devait être un simple dîner d'adieu. Celui offert par le président sénégalais, Abdoulaye Wade, en l'honneur du représentant du Fonds monétaire international (FMI), l'Espagnol Alex Segura, qui quittait le pays, le 25 septembre, après trois années en poste à Dakar. Ce fut en réalité un piège, et l'amorce d'un scandale qui, depuis sa récente révélation par la presse locale, secoue le FMI et éclabousse le Sénégal. A la fin de la réception, juste avant l'heure de l'avion du départ, M. Segura s'est vu remettre une valise. "Cela vous servira pour revenir au Sénégal", lui aurait glissé le donateur.
L'invité aurait bien tenté d'ouvrir immédiatement la mallette, mais un cadenas à code l'en aurait empêché. Sur la route de l'aéroport, nouvelle tentative, mais couronnée de succès cette fois, en composant quatre zéros. Surprise : la petite valise était remplie d'"un cadeau monétaire" d'une "valeur substantielle", selon le FMI. Car le fonctionnaire international, arrivé à sa destination finale, Barcelone, "s'est mis en contact avec le bureau d'éthique du FMI" et "le cadeau monétaire a été rendu aux autorités sénégalaises", indique l'organisme financier.
Si la réalité du cadeau - un "excédent de bagages", ironise-t-on à Dakar - n'est niée par personne, le scénario de sa remise, impliquant un officiel et rapporté au Monde par une source digne de foi, est démenti par le gouvernement sénégalais, qui assure n'être "impliqué ni de près ni de loin dans cette affaire".
Le dossier s'est encore corsé lorsque la presse sénégalaise a annoncé que M. Segura avait été interpellé par la police française lors de son transit à Paris. Ce que l'ambassadeur de France à Dakar, Jean-Christophe Rufin, a "catégoriquement démenti", le 12 octobre.
Qui en veut à Alex Segura ? Les réponses renvoient à la rare liberté de ton dont il a usé pendant son séjour au Sénégal. S'exprimant régulièrement dans les médias, le fonctionnaire international y dénonçait les errements dans la gestion budgétaire du pays et le risque de voir le pays basculer. Visé par des menaces et par un mystérieux cambriolage, M. Segura avait même été "retiré" du Sénégal en août 2008 pour sa sécurité.
L'autre piste conduit à la guerre de succession sans merci qui fait rage autour du président Wade, âgé de 83 ans, et dont son fils Karim, homme d'affaires entré en politique, est l'un des acteurs centraux. A travers Alex Segura aurait été visé le protégé de ce dernier, le ministre des finances Abdoulaye Diop, rival du fils du chef de l'Etat.
Complexe, l'affaire embarrasse le FMI, qui a reporté une mission au Sénégal qui devait débuter mercredi 14 octobre. Elle ternit aussi la réputation d'un pays pauvre connu non seulement pour sa dépendance à l'égard de l'aide internationale, mais aussi pour sa terenga ("accueil de l'étranger", en langue wolof). "Ce que je retiendrai du Sénégal (...), ce ne sont pas les difficultés de trésorerie, c'est plutôt l'amitié des Sénégalais", avait déclaré M. Segura lors de son toast d'adieu. Juste avant de découvrir tout le prix de cette amitié.

15/10/2009

TRAFIC DE DROGUE DURE A SALY (Sénégal)

TRAFIC DE DROGUE DURE A SALY : Un Nigérian et un Sénégalais dans les filets de la police
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Les éléments de la brigade de recherches du commissariat urbain de Mbour ont réussi un grand coup en démantelant un réseau de trafiquants d’héroïne et de cocaïne qui avait étendu ses tentacules entre Mbour et Saly. Il s’agit d’un Nigérian, Dona Kallo alias Mac Donald, la quarantaine, et un Sénégalais, Fodé Bathily, âgé de 43 ans, se disant artiste peintre.
Les éléments de l’Inspecteur Mbodji du commissariat urbain de Mbour ont démantelé, la semaine dernière, un réseau de trafiquants de cocaïne et d’héroïne qui était basé à Saly et à Mbour. Les trafiquants officiaient jusqu’à Somone et Ngaparou.
Pendant plusieurs années, les limiers étaient sur les traces de ce réseau entretenu par les Nigérians qui gèrent le marché de la drogue dure sur la Petite Côte. Le dispositif de surveillance mis en place n’avait pas empêché aux trafiquants de s’échapper des mailles de la police. La raison est qu’ils se servaient uniquement du téléphone pour entrer en contact avec leurs clients. Comme l’ont constaté l’Inspecteur Mbodji et ses éléments qui ont finalement fait appel à un indicateur  qui a réussi à infiltrer le milieu pour se procurer de la drogue. D’abord, auprès du Nigérian qui est arrêté lors de la seconde livraison. Rendus sur place à l’heure convenue, les éléments de la brigade de recherches ont surpris le dealer en pleine transaction.
Interpellé, il a été trouvé sur lui un caillou caché dans ses habits et à son domicile, où d’autres cailloux de cocaïne, bien enveloppés dans un mouchoir, ont été également saisis. Il passe aux aveux en révélant qu’il s’approvisionnait auprès de son compatriote un certain Etechy, domicilié à Diameguène. Un lot de matériel électronique a aussi été enlevé. Ensuite, c’est au tour de Fodé Bathily d’être alpagué. Un assaut à son domicile a permis de découvrir d’autres képas d’héroïne et des comprimés barbituriques. Il a déclaré avoir acheté la drogue auprès d’un nommé Vieux Seydi, habitant Grand Mbour.
Selon les policiers, ces deux trafiquants étaient en parfaite connexion pour s’échanger des clients. Au terme de leur garde à vue, ils ont été déférés au parquet de Thiès et placés sous mandat de dépôt.

Nouveau drame à Saly (Sénégal)

Une Française meurt électrocutée dans un hôtel de Saly au Sénégal, sa fille est blessée
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Une ressortissante française est morte électrocutée et sa fille brûlée aux jambes dans un hôtel de luxe dans la station balnéaire de Saly, au Sénégal, a-t-on appris mercredi de source proche de l'enquête.
Son mari prenait une douche lorsqu'il a reçu une décharge électrique, qui a provoqué un problème cardiaque. Elle est alors venue à son secours, a pris une décharge électrique à son tour et est décédée sur le coup. Une enfant qui était à proximité a été brûlée aux jambes.
L'accident a eu lieu lundi dans un établissement cinq étoiles. Le mari a brièvement été hospitalisé à Dakar mais il est hors de danger. Son épouse, âgée de 38 ans, était originaire de Béziers (sud-ouest).
La ville de Saly, située à 70 km au sud de Dakar, est une des plus importantes stations balnéaires d'Afrique de l'Ouest. Elle reçoit une clientèle en grande partie française.
L'actualité et les faits divers se focalisent sur Saly en ce moment avec, entre-autre, la mort assez sordide de Frank Vandenbrouck dans un autre hôtel de la station
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13/10/2009

Mort d'un cycliste Belge à Saly (Sénégal)

VANDENBROUCKE: ENQUÊTE ET INTERROGATIONS APRÈS LA MORT DU CYCLISTE BELGE
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Une enquête était en cours mardi au Sénégal après la mort soudaine du cycliste belge Frank Vandenbroucke, à l'âge de 34 ans, dans un petit hôtel d'une station balnéaire, dans des circonstances encore confuses.
Son décès lundi à Saly (70 km au sud de Dakar) avait été annoncé à l'AFP par un proche du coureur et confirmé mardi matin par l'ambassade de Belgique à Dakar. Cette ville est une des plus importantes stations balnéaires d'Afrique de l'Ouest.
De nombreuses interrogations subsistent sur les circonstances du décès du sportif qui, après un début de carrière flamboyant, traversait une interminable descente aux enfers en raison de ses démêlés avec la justice, entre dopage et drogue, ainsi que ses tentatives de suicide.
Deux diplomates belges se sont rendus en début d'après-midi à la gendarmerie de Saly, qui mène l'enquête, mais ont refusé de s'exprimer, a constaté une journaliste de l'AFP.
Un employé de l'auberge "La Maison Bleue", s'exprimant sous couvert de l'anonymat, a raconté à l'AFP les dernières heures du cycliste.
Il est arrivé dans la nuit de dimanche à lundi "à deux heures du matin (lundi 00H00 GMT). Quand il est venu, il était ivre. Il était avec une Sénégalaise. Il était ici pour une nuit, on lui a servi une flag (bière locale)", a déclaré cet employé.
"Vers 4H00 du matin, sa compagne est venue demander une serpillière car il avait vomi", a-t-il précisé, après avoir été interrogé mardi matin par la gendarmerie. Il avait "refusé de donner son nom et ses papiers, la femme qui l'accompagnait s'est enregistrée" à sa place, selon lui.

Frank Vandenbroucke était arrivé au Sénégal dimanche à 17h00, accompagné d'un ami cycliste, Fabio Polazzi, selon le témoignage de ce dernier à la télévision belge RTBF.

"Jusqu'à 13H00, il n'est pas sorti de sa chambre. Vers 20H00, mon patron m'a appelé et m'a dit que le client était décédé", a-t-il poursuivi. La gendarmerie et les sapeurs-pompiers ont ensuite pris le corps.
Frank Vandenbroucke était arrivé au Sénégal dimanche à 17h00, accompagné d'un ami cycliste, Fabio Polazzi, selon le témoignage de ce dernier à la télévision belge RTBF.
Selon Polazzi, la femme accompagnant Vandenbroucke a déclaré à la police que le coureur cycliste s'était senti mal et s'était évanoui.
L'ami du coureur cycliste a encore déclaré que le corps avait été découvert lundi vers 15h30 à "La Maison bleue", située à 3 kilomètres de son hôtel, l'hôtel Royam, et que Vandenbroucke était mort sans doute depuis plusieurs heures.
Les deux amis s'étaient quittés dimanche vers minuit. Sans nouvelle de Vandenbroucke lundi matin, Polazzi avait vainement tenté de le joindre sur son téléphone portable avant d'être averti du décès par la police lundi en fin d'après-midi.
Une journaliste et un photographe de l'AFP ont pu entrer dans une chambre, au rez-de-chaussée de "La Maison bleue", présentée comme étant celle qu'il occupait. Aucun dispositif de sécurité n'avait été mis en place, la chambre visitée n'avait pas été scellée.
Selon des médias belges, il aurait succombé à une embolie pulmonaire. "Il était parti en bonne santé, rayonnant parce qu'il avait trouvé une équipe pour l'année prochaine", a expliqué mardi son père Jean-Jacques sur la chaîne française d'informations I-télé.
"Je pense que ce n'est pas sportivement qu'il a eu des problèmes mais dans sa vie privée où il s'est fait beaucoup de mal", a conclu Jean-Jacques Vandenbroucke.
Dans son autobiographie ("Je ne suis pas Dieu") publiée en 2009, le cycliste admettait être dépendant à des produits illicites et "n'avoir rien pu faire pour enrayer le processus destructeur". Entre 2005 et 2007, il avait tenté de se suicider à trois reprises.
Mais l'espoir était récemment revenu. Et il déclarait en septembre: "ma plus grande fierté est d'être toujours en vie. Maintenant, je veux redevenir un bon coureur en 2010".

12/10/2009

Une statue fâche au Sénégal

Sénégal : La statue à 15 milliards de Wade fâche les Dakarois
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Une statue de 50 mètres de haut à 23 millions d'euros (15 milliards de F CFA), tel est le dernier projet du président sénégalais Abdoulaye Wade. Une œuvre d'art qui coûte cher aux Dakarois... et qui devrait beaucoup rapporter au chef de l'État et à sa famille.
A Dakar, tout le monde connaît ce chantier titanesque situé sur la corniche, qui doit faire sortir de terre une immense statue. Baptisée "statue de la renaissance africaine", cette œuvre en bronze de 50 m de haut est sur le point d'être achevée par des ouvriers nord-coréens. Choqués par son coût et son intérêt esthétique contestables, les Dakarois en profitent aussi pour moquer et critiquer leur président, Abdoulaye Wade, père de ce projet pharaonique.
“C’est la statue de la liberté… pour la famille Wade, mais pas pour les Sénégalais !”
Serigne Diagne travaille pour un portail Internet, à Dakar. Il est membre de L'atelier des médias de RFI.
J'habite le quartier des Maristes, à Dakar. C'est loin de la statue mais, de toute façon, on la voit à des kilomètres, car elle se trouve sur le point culminant de Dakar, les Mamelles.
Tout le monde en parle ici. Les gens trouvent qu'il est aberrant de construire une statue aussi chère, alors que la population a faim et soif et qu'il y a de graves inondations à Dakar. En outre, Ouakam, le quartier où la statue est construite, est vraiment pauvre. Là-bas, les femmes se prostituent pour moins de deux euros auprès des ouvriers nord-coréens qui participent au chantier, c'est dire !
Avec le budget de ces travaux, qui s'élève à 12 ou 15 milliards de F CFA (entre 18 et 23 millions d'euros), on pourrait construire des logements sociaux, régler les problèmes d'inondations, d'assainissement, d'électricité...
Le plus scandaleux, c'est quand même qu'Abdoulaye Wade utilise de l'argent public pour construire cette statue, et qu'il veuille en plus récupérer 35 % des recettes que sa visite engendrera pour avoir eu l'idée du projet. En outre, Ousmane Sow [un célèbre sculpteur sénégalais, ndlr] a dit qu'il s'agissait de son idée... Rien ne prouve donc que c'est Wade qui l'a eue ! Et puis cette histoire de 35 %, c'est pas normal ! Wade a dit que cet argent allait permettre de créer une fondation, celle de son fils Karim, mais personne n'y croit. Non seulement Wade va récupérer une partie des sommes dégagées pour la fondation de son fils, mais en plus l'architecte qui construit la statue est l'un de ses amis. Pierre Goudiaby Atepa est son conseiller spécial pour les grands travaux, il a notamment fait la Porte du Troisième millénaire à Dakar. Il est l'architecte officiel du président Wade.
En plus la statue je la trouve moche ! Ce qu'elle représente pose problème à pas mal de gens, car même si le Sénégal est un pays laïc, la majorité des Sénégalais sont musulmans. Cette femme presque nue, moi ça ne me choque pas, mais ce ne sera peut-être pas le cas de pas mal de musulmans. Surtout que ce quartier, Ouakam, est plutôt religieux...
Wade a dit que la statue représentait la 'renaissance africaine', mais ce n'est pas de l'art africain. Je ne vois rien d'africain là-dedans ! La statue me rappelle plutôt l'art communiste, les représentations de Lénine, Mao, etc... Ce serait la 'statue de la liberté du Sénégal', mais de quelle liberté parle-t-on ? Celle des Wade, mais pas de celle des Sénégalais, qui n'avaient pas besoin de ça !"
Moquerie
La statue fait rire beaucoup de Sénégalais. La caricature ci-dessus circule sur Internet : les visages des trois personnages de la statue sont remplacés par ceux d'Abdoulaye Wade, de son épouse, et de son fils Karim ! Sur cette caricature, le père est en train de porter son fils, comme dans la vie politique sénégalaise ! [Karim Wade a été nommé ministre d'État en charge de la Coopération internationale, de l'Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures en mai dernier].
Abdoulaye Wade répond à ses détracteurs
Au cours d’une récente visite du chantier de la monumentale statue des Mamelles, le président Wade a répondu aux critiques dont elle fait l'objet : "Ce monument n’a pas coûté d’argent à l’État, mais des terres (…). Des terrains ont été échangés contre le monument", a-t-il déclaré, avant d'ajouter que la statue "est un investissement (...). Des centaines de milliers de touristes viendront de partout pour [la] visiter. Il y a toute une industrie qui va se greffer autour du monument, qui va générer beaucoup d’argent".

 

11/10/2009

Rue Youssou N'Dour à St Louis du Sénégal

Sénégal/People : Youssou Ndour a désormais sa rue !
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Le fils de la médina, Youssou Ndour célèbre ses cinquante ans cette année. L’artiste sénégalais aura bientôt une rue à son nom dans la région de Saint-Louis au Sénégal.
En effet, l’équipe municipale de la commune de Saint-Louis a proposé au Conseil Municipal qu’une rue de cette ville porte le nom de Youssou Ndour. L’œuvre artistique et la profondeur de l’engagement de ce célèbre chanteur en faveur de la culture sénégalaise, ont fortement marqué le personnel municipal.
Celui-ci décide ainsi par ce geste de rendre hommage à un chanteur de renommée internationale, qui a su porter la musique sénégalaise hors de ses frontières. Cheikh Mamadou Abiboulaye Dièye, le maire de la commune de Saint-Louis, soutient pour l’occasion que « ce sera pour lui un honneur et un réel plaisir de pouvoir bientôt circuler dans Saint-Louis et passer par une rue dénommée « Youssou Ndour » et de pouvoir la remonter en sa compagnie

La qualité de vie au Sénégal

L‘Indice qualité de vie 2009’ : Le Sénégal 130e sur 194 pays
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‘International Living’, une Ong basée en Grande Bretagne, a publié son rapport annuel sur ‘l’indice qualité de vie’ dans 194 pays. Le Sénégal, classé 130e avec 52 points, devance 24 pays africains. En revanche, le Kenya, la Zambie, le Ghana, la Namibie, l’Afrique du Sud et la Tunisie sont mieux lotis que notre pays.
La France vient en tête avec 80 points, elle est suivie de la Suisse et des Etats-Unis (avec respectivement 79 et 78 points).
L’indice sur la qualité de vie 2009 considère le Pib, le taux de croissance du Pib, le Pib par habitant, le taux d’inflation… Dans le domaine des libertés, le rapport met l’accent sur les droits politiques du citoyen et les libertés civiles. En santé, il s’agit de voir le nombre d'habitants par médecin, le nombre de lits d'hôpital pour 1 000 habitants, le pourcentage de la population ayant accès à l'eau potable, le taux de mortalité infantile, l’espérance de vie et les dépenses publiques de santé en pourcentage du Pib d'un pays…
(Ferloo)