30/11/2009

Skype, Facebook et Youtube au Sénégal

Skype, Facebook et Youtube à la conquête du Sénégal
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« Le cyber ? Il est juste à côté » m’explique un habitant de Diacksao, une banlieue populaire de Dakar. Juste à côté. C’est tout relatif. Nous marchons près d’une demi heure pour l’atteindre. Ce n’est pas tant la distance qui pose problème. Mais davantage le parcours du combattant. De nuit. A Diacksao, les trottoirs sont presque absents. De même que les routes bitumées. Nous marchons dans le sable, la boue et les pierres. Et parfois, nous sommes obligés de faire des détours. Certaines zones sont inondées depuis plusieurs années. De grandes flaques glauques permettent aux moustiques de se reproduire en toute tranquillité. Le quartier est très touché par le paludisme.
Nous avançons dans le noir. Quelques lampadaires ont bien été installés par l’Etat en 2005. Mais l’électricité n’est jamais venue. Pour éviter les trous et les flaques, nous nous éclairons à la lumière vacillante de nos portables. Et aussi parfois à celles des feux que les riverains allument le soir dans la rue pour brûler leurs ordures. L’odeur prend à la gorge. Une fumée très noire et âcre. Ici presque tout se brûle, même les bouteilles en plastique.
Nous arrivons au cyber avec un grand soulagement. Une porte ouverte et éclairée, à deux pas d’un énorme tas de gravas. Omar, le jeune qui m’accompagne est assez fier de ce cybercafé, qui a ouvert ses portes il y a deux ans.
Auparavant, il devait marcher jusqu’à Thiaroye sur mer pour se connecter. Près d’une heure de trajet pour s’y rendre. Il faisait deux heures de marche par jour, rien que pour se connecter. C’est bon pour la santé, mais pas très pratique.
Omar se connecte tous les jours. Comme presque tous les habitants du quartier, il a des parents émigrés. « Avant le téléphone nous coûtait une fortune. Maintenant grâce à Skype, nous pouvons parler pendant des heures sans problème.
Avec 1000 francs CFA (1,5 euro), je peux communiquer pendant six heures ». Il ajoute avec enthousiasme : « Et puis avec le micro, le son est bien meilleur qu’avec le téléphone… En plus, il y a l’image, je peux voir à l’écran mes neveux et nièces. Je skype depuis deux ans, ça a changé ma vie ».
Ces nouveaux moyens de communications sont d’autant plus bénéfiques pour la vie des quartiers que certains émigrés peuvent passer dix ou quinze ans en Occident sans remettre les pieds dans leur pays d’origine. Parfois par manque d’argent. Mais le plus souvent faute de « papiers en règle ». Skype permet de maintenir un lien familial solide. « Même ma mère qui a près de soixante dix ans passe des heures sur Skype » s’amuse Omar. « C’est l’une des plus fanatiques de nous tous » ajoute-t-il avec le sourire.
Alors qu’Omar se connecte sur Skype, son voisin qui porte un tee shirt « Call me little Obama » surfe sur Facebook.
Il communique avec ses amis émigrés aux Etats-unis et en Europe avant de passer à Youtube. Là, il regarde des vidéos sur l’agression dont la chanteuse américaine Rihanna a été victime. Puis il savoure des interviews d’Obama.
Un autre internaute reçoit un courriel qui invite au prosélytisme?» “Pourquoi peut-on parler de tout sur internet, notamment de sexe et d’argent, mais pas de religion ?” demande le courriel, avant d’ajouter : “Si tu es un bon musulman, tu ne dois pas avoir peur de faire suivre ce texte à tes amis. Tu dois aussi accuser réception pour que nous soyons bien sûr que tu l’as reçu”. L’internaute est plus intrigué que réellement intéressé.
Les cybers de quartier restent ouverts jusqu’à très tard dans la nuit. Parfois jusqu’à quatre ou cinq heures du matin. « Des hommes y passent la nuit pour draguer sur le net des « toubabs » (des blanches)” m’explique Aminata , une passionnée d’internet qui surfe souvent presque toute la nuit, dans un autre quartier de Dakar. Mais elle grâce au wifi.
Les jeunes Dakarois se passionnent pour le web. Mais parfois tout s’arrête brusquement. Les coupures d’électricité sont très fréquentes. Et les cybers de quartier ont rarement des groupes électrogènes à leur disposition. Des coupures qui peuvent durer une journée entière. Et là rien à faire. Même Skype et Facebook doivent attendre des jours meilleurs. Si Dieu le veut. “Inch Allah”

29/11/2009

Polémique autour de la statue de Dakar

Inauguration du monument de la renaissance : 18 milliards pour vendre sa statue auprès des décideurs du monde et motiver les marabouts à participer à l’événement
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Les quatre mois qui nous séparent de l’inauguration de la statue de Wade, reportée jusqu’à la prochaine commémoration de l’indépendance du Sénégal, seront fastes pour les guides religieux musulmans du Sénégal, en particulier : une bonne partie des dix-huit milliards de nos francs du budget de vingt-quatre milliards du ministère de la Culture serviront à plaider l’utilité du monument de Wade auprès des décideurs du monde et de motiver les foyers religieux à prendre part à la manifestation.
Inauguration du monument de la renaissance : 18 milliards pour vendre sa statue auprès des décideurs du monde et motiver les marabouts à participer à l’événement
Wade a reporté l’inauguration de sa statue de la « renaissance africaine », qui était prévue le 12 décembre de cette année, au 4 avril prochain. Il a reculé dans l’optique de mieux sauter, parce que son monument ne rencontre pas l’assentiment des populations, des bailleurs de fonds et, surtout, des guides musulmans du pays : l’Islam bannit toute représentation humaine. N’empêche, Wade, qui croit pouvoir tout obtenir grâce à l’argent, ne se décourage pas pour autant de les avoir à ses côtés, le jour du « baptême ».
Ainsi, l’essentiel des dix-huit milliards votés pour le ministère de la Culture et de la Francophonie, serviront à faire un lobbying dans l’entourage des décideurs du monde, particulièrement ceux des présidents français, Sarkozy, et américain, Obama. Une bonne partir sera utilisée pour tenter d’acheter la présence du maximum possible de chefs religieux et de délégations des différents khalifes généraux des confréries du Sénégal.
Ceux-ci accepteront-il de renier leur foi pour des millions, voire un milliard ?
Il est certain que d’aucuns le feront. Un intense travail de fourmi est enclenché pour qu’ils justifient, comme Ahmed Khalifa Niasse, que le saint Coran n’a rien contre le monument de Wade. Parce que celui-ci symbolise l’unité et le devenir du continent africain, et qu’il va créer des emplois et de la plus-value pour le Sénégal : des touristes viendront de partout. Leur contact avec le Sénégal pourra même amener bon nombre d’entre eux à embrasser l’Islam. Wade réussira-il à retourner le plus grand nombre des marabouts qu’il a ciblés ? En tout cas, sa volonté équivaut à un crime contre les artistes. Car les activités culturelles devront se contenter de six milliards de francs Cfa, pour un pays qui va organiser l’année prochaine, s’il n’y a pas un énième report, le Festival mondial des arts nègres. Une autre futilité, parce que d’un autre âge.

27/11/2009

Veille de tabaski au Sénégal

Sénégal-Veille de Tabaski: Dakar commence à se vider
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A moins de 24 heures de la fête de Tabaski, la rue 13 de Dieuppeul où se situe le garage Kaolack de «Keur Baye Niasse» a perdu son visage de tous les jours. En effet, elle vit une ambiance de fête. A l’occasion des fêtes de «Korité», de «Tabaski», de «Tamkharite» etc. Dakar se vide de sa population. Une bonne partie des sénégalais vont passer la fête à l’intérieur du pays. Et ceci nécessite parfois un véritable parcours de combattant.
Sacs d’oignon, de pomme de terre, de vermicelle, des légumes sans oublier le mouton, ce sont condiments qui exposés ou accrochés sur les porte-bagages des véhicules de transport en commun qui parcourent les régions de l’intérieur du Sénégal.
Au garage Kaolack de «Keur Baye Niasse», situé à la rue 13 de Dieuppeul, c’est le rush. Des femmes, des hommes, des personnes du troisième âge, tous attendent un véhicule de transport en commun pour aller passer la fête à Kaolack ou dans les villages environnants. La rue 13, habituellement calme, pas beaucoup d’embouteillage, s’est retrouvée exiguë. Un décor indescriptible s'y est installé. Un embouteillage monstrueux entrainant des klaxons par ci et par là, un vrombissement des moteurs des voitures qui stationnent, des passagers qui viennent au fur et à mesure que le temps passe attendant l’arrivée du car, de l’autre côté on entend les apprentis des «car rapide» hurlant «Grand Yoff, six, six, six», «Grand Yoff, six, six, six» pour embarquer des clients, tel est, en cette période de fête, le nouveau décors de cet endroit.
Durant les périodes de fête, à l’image de chaque année, la région de Dakar se vide. Nombre de travailleurs établis dans la capitale sénégalaise rentrent dans leurs fiefs pour passer la fête avec leurs familles. Il n’y a pas eu d’exception cette année.
Aïssatou Thiam, la trentaine, est en train d’attendre le bus. Elle a laissé entendre qu’«il est hors de question de passer la fête à Dakar. C’est une tradition chez nous, en plus la tabaski constitue un moment de retrouvailles» a-t-elle confié.
Cependant trouver un véhicule de transport commun en cette veille de Tabaski est un vrai casse-tête chinois pour ces voyageurs. Ils font face, souvent, au manque de voitures. Et certains sont obligés de casquer beaucoup d’argent pour se rendre dans leur village. «J’ai déboursé 40.000 francs pour louer une voiture de «sept places» pour me rendre à Thiès, car je voyage avec toute ma famille» a affirmé ce tailleur du nom de Balla Guèye trouvé sur les lieux et qui accompagnait un parent à lui. Aïssatou, quant à elle, a dû se sacrifier pour acheter un ticket. Elle a indiqué qu’elle s’est levée à 5 heures du matin pour venir au garage. Car elle habite très loin. Elle a fait savoir qu’«elle a payé 3000francs Cfa».

 

26/11/2009

Les mines antipersonnel tuent encore au Sénégal

Le Sénégal compte quelque 160 victimes de mines antipersonnel
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Quelque 160 victimes physiques de mines antipersonnel ont été recensées dans le sud du Sénégal en proie à une rébellion armée depuis les années 1980, a révélé mercredi à Dakar le Centre national d'action antimines au Sénégal (CNAMS).
Selon une étude menée par le CNAMS, on dénombre 129 personnes victimes de mines antipersonnel à Ziguinchor, la plus grande ville de la région de la Casamance.
Parmi les victimes de mines antipersonnel, 66 disposent de prothèses dont 38 seulement sont fonctionnelles, 49 se déplacent avec des béquilles et le reste utilise des fauteuils roulants.
Le Sénégal a ratifié en 1998 la convention d'Ottawa sur l' interdiction de l'emploi, du stockage, de la production et du transport des mines antipersonnel et de leur destruction.

25/11/2009

Le palu recule au Sénégal

Sénégal: recul "extrêmement important" du paludisme, selon des chercheurs
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Le paludisme a connu un recul "extrêmement important" au Sénégal, passant de 8.000 cas de décès en 2006 à 1.200 cas en 2008, ont annoncé mercredi à Dakar des chercheurs de l'Institut de recherche et de développement (IRD) au Sénégal.
"Le Sénégal comptait 8.000 décès par an dus au paludisme de 1993 à 2006. Depuis l'introduction des ACT (une combinaison à base d'artesunine, un nouveau médicament contre le paludisme), nous en comptons 1.200 par an", a indiqué à l'AFP un chercheur de l'IRD, Cheikh Sokhna.
"Les motifs de consultation étaient de 35% et aujourd'hui, ils sont en dessous de 20%. Le paludisme est devenu la troisième cause de consultation après la diarrhée et la pneumonie" au Sénégal où il était la principale cause de mortalité, a ajouté M. Sokhna qui s'exprimait lors d'une rencontre sur les 20 ans de recherche en santé de l'IRD au Sénégal.
"Il y a un recul extrêmement important du paludisme au Sénégal. C'est un phénomène tout nouveau, tout récent, dont l'ampleur surprend tout le monde", a confirmé le professeur Jean-François Trape, chercheur dans le même institut.
Jusqu'à la fin des années 1990, le principal traitement contre le paludisme reposait sur la nivaquine et la chloroquine, selon le ministère de la Santé.
Mais une résistance à ces deux médicaments s'est développée, avec une hausse de la mortalité, poussant les chercheurs à en trouver d'autres, tels que les ACT.
"Avec l'introduction de ces nouveaux médicaments, les enfants ne font plus que 1,2 accès palustres (cas de paludisme) par an contre 6 accès palustres dans les années 1990", a expliqué M. Sokhna.
Ces conclusions se fondent sur des études menées au Sénégal depuis 1990 par le laboratoire de paludologie de l'IRD en collaboration avec l'Institut Pasteur de Dakar, la faculté de médecine de Dakar et le ministère de la Santé.

23/11/2009

Le FRAM est rouvert à Saly

Le Framissima Palm Beach au Sénégal rouvre ses portes à Saly
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Entièrement réaménagé, rénové et embelli, le Framissima Palm Beach (FRAM) quatre étoiles rouvre ses portes, après cinq mois de fermeture pour travaux de rénovation.
Pour cette ouverture Fram propose un prix "spécial ouverture" de 880 euros TTC les 7 nuits, formule tout compris et vols au départ de Paris, Lyon et Toulouse le 11 décembre 2009. Situé à Saly, station balnéaire à 80 kilomètres au sud de Dakar, le Framissima Palm Beach est classé en catégorie quatre étoiles. Le lobby, le restaurant principal et celui de la plage, les bars et salons, la piscine, les terrasses, les espaces de détente et les chambres ont été repensés et réaménagés.

La Tabaski le 28/11 au Sénégal

Tabaski 2009 : Plus de 670.000 moutons attendus au Sénégal
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Plus de 670.000 moutons sont attendus au Sénégal pour l’édition 2009 de la fête musulmane de la Tabaski prévue
le samedi 28 novembre 2009
La commission sur le croissant lunaire a déclaré que la lune n’est apparue nulle part au Sénégal le mardi. Ainsi, elle a annoncé que la tabaski sera célébrée cette année le samedi 28 novembre 2009.
L’Aïd el-Kebir ou Aīd al-Kabīr (« la grande fête » ou « fête du sacrifice » en arabe), aura lieu cette année le samedi 28 novembre 2009. La commission sur le croissant lunaire a, en effet, déclaré que le croissant lunaire n’est pas apparu ce mardi. Ce qui veut que le mois qui précède la tabaski va finir son cycle de 30 jours. Ainsi, le délai de 10 jours, qui sépare l’apparition du croissant lunaire (annonçant le début du mois de tabaski) à la célébration de l’Aïd El-Kebir, commencera à courir à partir de jeudi.
En effet, la fête du mouton a lieu le 10 du mois de tabaski, dernier mois du calendrier musulman. C’est après l’apparition du croissant lunaire que le décompte des 10 jours débute. C’est pourquoi, au Sénégal, la fête du mouton sera célébré le samedi 28 novembre 2009.
Cette fête commémore la soumission d’Ibrahim à Dieu, symbolisée par l’épisode où il acceptait d’immoler son fils Ismaël sur l’ordre d’Allah, celui-ci envoyant au dernier moment un mouton par l’entremise de l’archange Gabriel pour remplacer l’enfant comme offrande sacrificielle.
En souvenir de cette soumission totale d’Ibrahim à Dieu, les familles musulmanes sacrifient un bélier, mais parfois d’autres animaux comme des vaches ou des chèvres, en l’égorgeant, couché sur le flanc gauche et la tête tournée vers La Mecque après la prière et le sermon de l’aïd.

 

22/11/2009

Catastrophe écologique en Casamance

Une catastrophe écologique en formation sur le littoral du Cap Skiring : Gnikine menacé de disparition      
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Du Cap-Skiring au village de Gnikine, la mer a pénétré profondément à l’intérieur du littoral. Des forêts d’espèces différentes finissent dans la mer. A ce rythme, le village de Gnikine risque d’être rayé de la carte si rien n’est entrepris. Les nouvelles autorités de la Communauté rurale de Diembéring qui ont commencé une large campagne de reboisement de filaos sur ce littoral long de 30 km avec l’appui des jeunes supplient l’autorité centrale et les bonnes volontés de les aider à limiter les dégâts en sauvant des vies, mais aussi une économie socioculturelle dense.

Entre Cap-Skiring et le village de Gnikine, la mer avance chaque année de plus de 3 mètres, selon les experts du milieu. Elle a dangereusement gagné le littoral dans cette localité. Des dunes de sables, des rizières, des forets de palmiers et de rôniers, des baobabs, des arbres sont engloutis par la mer. Des forêts d’arbres morts également. Des morceaux de filets rejetés par le Grand bleu accrochés sur ces bouts de bois deviennent des objets flottants. Par endroits, on trouve des arbres sur lesquels des huîtres sont en train de prendre de l’épaisseur. Le drame écologique est patent.

SPECTACLE DESOLANT
Dans cette localité, les arbres ne meurent pas du fait de l’action de l’homme, ils sont détruits par l’eau de mer de manière systématique, sans arrêt. Constater les dégâts est un jeu d’enfant pour qui se rend sur ces lieux naguère féériques. Au­jourd’hui, les dégâts écologiques y sont patents. Sans outil de lutte efficace, les populations et autres re­groupements proches des écolos recourent à des sacs de sable postés devant les rizières pour barrer la route à la mer. En vain, semble-t-il. Et au fur et à mesure que l’on avance vers l’embouchure du fleuve Casamance, les dommages deviennent plus considérables dans cette partie du littoral de la Communauté rurale de Diembéring.
Situé entre l’océan Atlantique et l’embouchure du fleuve Casaman­ce, le village de Gnikine pourrait bien disparaître à plus ou moins brè­ve échéance, si rien n’est fait. La mer, grande faucheuse devant l’éternel, prend plaisir à arracher sans p­itié les dunes de sable blanc et les arbres qui constituent la végétation, pendant que, de l’autre côté, s’imposent la poussée et la croissance de palétuviers. Entre ces deux phénomènes contraires, les rizières les plus fertiles du village disparaissent petit à petit du paysage. Léopold Badiane, habitant des lieux, se lamente en pointant le doigt au loin : «Là-bas où vous apercevez les bouts de bois dans l’eau, il y avait des arbres et des rizières et la mer en était très éloignée. Aujourd’hui, tout ce périmètre de vie et de richesses a été détruit par les eaux marines.» Pour ce conseiller rural de Diembéring qui s’investit dans la sauvegarde de Gnikine, «si l’on dit à un étranger qu’en ces endroits envahis par les morceaux de bois il y avait de la terre, des dunes de sable blanc ou jaune, des arbres fruitiers sauvages, il lui sera difficile de nous croire tant les changements ont été profonds», ajoute-t-il avec un air de tristesse non feint.
L’espace qui fait office de territoire pour le village de Gnikine s’est donc logiquement rétréci ces dernières années. Il devient de plus en plus étroit pour une population qui tend à devenir nombreuse. De fait, les maisons qui sortent de terre sont naturellement construites sur les rares dunes de sable et terres non inondables situées entre les rizières et le littoral.

PATRIMOINE ECOLOGIQUE
Pour tenter de lutter contre ce fléau, les nouvelles autorités de la Com­munauté rurale de Diem­béring issues des élections locales du 22 mars ont décidé de se mobiliser énergiquement afin de limiter l’avancée de la mer vers le continent. Ainsi, depuis le 19 juillet dernier, des centaines de jeunes garçons et filles sensibilisés à ce fléau écologique majeur par lesdites autorités et par l’agent des Eaux et forêts de la sous-préfecture de Kabrousse ont initié des plantations de filaos tout le long du littoral qui va de Cap-Skiring à Gnikine. Avec un objectif de 20 000 unités. L’engouement est réel, car à la date du 2 août, une performance de 11 000 filaos avait déjà été réalisée entre Diembéring et Gnikine. «Le bilan est pour le moment positif grâce à la volonté des jeunes de lutter contre ce fléau. La période choisie (mi-juillet et fin août) déterminera la réussite de la campagne qui va se poursuivre l’année prochaine afin de freiner l’érosion côtière et la dynamique hydrique», affirme le nouveau Pcr de Diembéring. Selon Tombon Guèye, «il y a un patrimoine écologique à sauver dans cette partie de la région naturelle de Casa­mance confrontée à l’érosion côtière et ouverte sur une trentaine de kilomètres. Il faut donc impérativement minorer le danger environnemental, car à l’amont du littoral, il y a des rizières, une vie socioéconomique et culturelle. C’est un capital que nous voulons léguer aux générations futures». Le défi lui semble immense, mais «les jeunes ont bien compris que ce combat est le leur», ajoute M. Guèye.
Néanmoins, la menace qui plane sur le village de Gnikine est nettement plus sérieuse eu égard à sa situation stratégique entre l’embouchure du fleuve Casamance et l’océan Atlantique. «Il y a à ce niveau un phénomène hydrodynamique tout à fait intense avec le dragage du fleuve Casamance. C’est la raison pour laquelle nous interpellons toute l’attention de l’autorité centrale afin qu’on puisse ériger un mur ou une digue au niveau de Gnikine pour sauver ce village qui regorge les rizières les plus fertiles de la Communauté rurale de Diembéring afin d’éviter qu’il soit inscrit dans les calendres grecques», explique le Président de la Communauté rurale.
La même préoccupation est défendue par l’agent des Eaux et forêts de la brigade du poste de Kabrousse. «Si rien n’est fait, des terres entières, des villages et des rizières vont disparaître et on risque d’avoir en Casamance des réfugiés écologiques. Je lance un appel à l’endroit des autorités sénégalaises et à toutes les bonnes volontés pour qu’elles viennent en aide à ces paisibles populations de Gnikine sans oublier les autres villages que sont Diogué, Niomoul ou l’île de Cara­bane qui sont également aux prises avec ce même fléau», a plaidé Lat Grand Dione, dont l’engagement a consisté, entre autres, à fournir les pé­pinières de filaos à la Commu­nau­té rurale de Diembéring.

19/11/2009

6 avions pour Sénégal Airlines

Sénégal Airlines commande six avions à 670 millions de dollars
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670 millions de dollars, c’est ce que va débourser la nouvelle compagnie aérienne, Sénégal Airlines, pour acheter quatre (4) avions moyen-courrier de la famille Airbus A320 et deux long-courrier A330. Ces appareils vont, selon le Ministre en charge de la Coopération internationale et des Transports aériens, Karim Wade, permettre à Sénégal Airlines de prospérer et de devenir un acteur important sur le marché africain du transport aérien. En outre, la compagnie aérienne aura comme partenaire technique et stratégique la compagnie Emirates.

Sénégal Airlines commande six avions à 670 millions de dollars
La nouvelle compagnie Sénégal Airlines vient de signer une lettre d'intention pour la commande de quatre avions moyen-courrier de la famille Airbus A320 et deux long-courrier A330. Selon le communiqué publié par nos confrères de Romandie.com, le montant proposé au successeur d’Air Sénégal International atteindrait environs 670 millions de dollars aux prix catalogue.

Le Ministre en charge de la Coopération internationale et des Transports aériens, Karim Wade, cité dans le communiqué a fait comprendre que «ces nouveaux avions permettront à Sénégal Airlines de prospérer et de devenir un acteur important sur le marché africain du transport aérien, ainsi qu'un partenaire essentiel du développement économique de notre pays».

Les responsables de Sénégal Airlines étaient présents au Salon de Dubaï qui a commencé depuis ce 15 novembre et qui prendra fin ce 19 novembre 2009.

Par ailleurs, cette nouvelle compagnie dont 64% du capital est détenu par des opérateurs privés, 31% par l'Etat et 5% par ses personnels, va avoir comme partenaire technique et stratégique la compagnie Emirates. Cette dernière devrait prendre une participation dans ce capital. Selon le journal Jeune Afrique, la compagnie Emirates assurera la formation des pilotes et des personnels (navigants ou non), ainsi que l’assistance technique et commerciale.

Dans un premier temps, elle mettra à la disposition deux Airbus A330 susceptibles de desservir Paris, Milan et Bruxelles.

18/11/2009

Les vieilles bagnoles du Sénégal

Les vieilles guimbardes rugissent encore au Sénégal
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Zé, tôlier, avec ses apprentis, dans son garage du quartier de Ouakam, à Dakar. Il achète et revend en pièces détachées les épaves des casses en Franceet en Italie, pour leur donner une seconde vie au Sénégal.
Zé, tôlier, avec ses apprentis, dans son garage du quartier de Ouakam, à Dakar. Il achète et revend en pièces détachées les épaves des casses en Franceet en Italie, pour leur donner une seconde vie au Sénégal.
Photo : Aurélie Fontaine
Depuis 2003, il est interdit pour les Sénégalais d'importer des voitures de tourisme de plusde cinq ans dans leur pays. Et a fortiori, deles vendre. Pourtant, vieilles Peugeot et Renault circulent toujours, prêtes à rendre l'âme à chaque virage. Si les contrôles douaniers sont stricts,le trafic perdure.
Dakar (de notre correspondante). ¯ C'est un ancien fonctionnaire du ministère de l'Économie et des Finances qui décortique le mieux les magouilles utilisées pour vendre les voitures de plus de cinq ans au Sénégal. En bas de chez lui est d'ailleurs garé l'un de ses propres véhicules, vrai-faux papiers dans la boîte à gants. Et c'est en buvant son thé, rigolard, que l'homme au boubou blanc, sa fille sur les genoux, détaille les astuces pour remplacer les numéros de châssis des voitures usagées.

Mais, prévient-il, le trafic de voitures de plus de cinq ans est difficile. « Les contrôles douaniers sont très stricts. Mais le système n'est pas infaillible, donc cela fonctionne encore. » Depuis le 31 juillet 2003, le gouvernement sénégalais, sous la présidence d'Abdoulaye Wade, a interdit l'importation de véhicules de tourisme de plus de cinq ans. L'objectif de la loi ? Stopper la « dégradation importante de l'environnement, la pression abusive sur les infrastructures et l'augmentation considérable de l'âge moyen du parc automobile ».

Pourtant, à Dakar, les carcasses des taxis jaunes et noirs tremblent toujours dans les descentes. Les pots d'échappement se sont détachés depuis longtemps ; la fumée qui sort du coffre fait suffoquer les passagers. Résistantes, ces voitures roulent aux côtés de 4x4 flambant neufs et des derniers modèles de Mercedes. Hors capitale, ce sont surtout les Peugeot 505 qui clopinent sur les pistes rouges de brousse. Ces breaks, dont il ne reste plus rien d'origine, à part peut-être le moteur, servent de taxi à sept (voire neuf) places. Deux sur le siège avant, quatre au milieu, et les trois derniers, royalement espacés sur la banquette du coffre.

Ces vieilles voitures, il faut à tout prix les garder. D'abord parce qu'une Peugeot 205 d'occasion (compteur bloqué à 169 000 km et 15 ans d'âge) se vend ici deux millions de francs CFA, soit 3 000 €. Au Sénégal, le salaire minimal est de 40 000 CFA (60 €) par mois. Ensuite parce qu'elles sont des outils de travail, pour le chauffeur de taxi ou le livreur de baguettes. Et surtout, il est facile de récupérer des pièces détachées de ces marques. « Ce n'est pas dans les moyens de tout le monde d'aller acheter une voiture chez nous », constate Alioune Cissé, concessionnaire à Dakar.

« Le grattoir pour les numéros de châssis »

Portière, volant, pare-brise, tableau de bord, moteur : « Tout s'achète et tout se vend. On travaille en France avec des mécaniciens, qui découpent les épaves de voitures à la casse. Une fois ici, on remonte tout, en laissant le châssis en France, à cause du numéro », raconte Mamadou Wade, tôlier.

Autre solution, beaucoup plus risquée car illégale : acheminer par la route ces voitures de plus de cinq ans. Via l'Espagne, le Maroc, la Mauritanie, et enfin, le Sénégal. Matthieu, Français de 27 ans, a ainsi ramené une Renault 21, pour la vendre à un ami sénégalais.

Une fois à la frontière, seuls les véhicules de plus de cinq ans propriétés de non-résidents peuvent entrer sur le territoire. Et ce pour une durée maximale de quarante jours, avec ce qu'on appelle un « passavant ». Il y est inscrit que le véhicule ne peut être ni vendu ni cédé.

Pour ceux qui voudraient quand même le vendre, il existe des « techniques ». Il faut « décharger » son passeport. Explication : à la douane, le conducteur signe un papier, s'engageant à ne pas vendre la voiture, engagement consigné sur son passeport. Pour que cette mention n'y figure plus, « quelqu'un soudoie un douanier qui marque que la voiture est sortie du Sénégal. Ce qui est nécessaire car si tu prends ensuite l'avion on va te demander où est la voiture enregistrée sur ton passeport », raconte Matthieu. Ensuite, on peut vendre la voiture après l'avoir entièrement démontée.

Les Sénégalais ne peuvent plus importer de voitures de plus de cinq ans. Pourtant, des conteneurs entiers de pièces détachées d'occasion débarquent sur le territoire. Et c'est là tout le paradoxe. Les guimbardes déglinguées continuent donc de rouler.

Comme celle d'El Hadj, mécanicien. C'est dans sa Peugeotbreak 404, mille fois retapée, sans frein à main, sans rétroviseurs, des fils électriques pendant sous le volant et dans un couinement de tôle qu'il détaille la technique « du grattoir pour les numéros de châssis ». Explication fournie alors qu'il est stationné sur le parking d'une gendarmerie de Dakar !

Le Sénégal corrompu: 99ème sur 180 pays

Corruption : Le Sénégal 99ème parmi 180 pays
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L'ONG Transparency International a publié ce mardi son rapport annuel sur la corruption dans le monde.
Selon l’indice de perception de la corruption de l'organisation, le Sénégal occupe une 99ème place peu glorieuse sur les 180 pays concernés par cette étude, au même rang que la Zambie et la Jamaïque. Il est devancé par un pays comme le Libéria, qui sort de plus d’une décennie de guerre. Sur une note maximale de dix, qui est celle du pays le moins corrompu, le Sénégal ne compte que trois points. L’indice de confiance est aussi très bas, oscillant entre 2.5 et 3.8 points. En dehors du Libéria, L'Afrique de l'Ouest s'est montrée la région la plus corrompue du continent noir avec la Gambie, le Mali, la Guinée, Guinée-Bissau et la Mauritanie qui se sont illustrés par leur rang qui les rapproche des pays les plus corrompus du monde, avec des indices qui varient entre 3 et 1,8. En Afrique subsaharienne, l’Afrique du Sud fait figure d’exception, en occupant la 55ème place. Parmi les dix derniers pays se trouvent le Tchad, le Soudan et la Somalie.
A la lumière de ce rapport, les pays en guerre sont les plus touchés par la corruption. La Somalie, l'Afghanistan, l'Irak et le Soudan occupent les cinq dernières places du classement, avec des indices qui vont de 1,1 à 1,5. Depuis 1995, l'ONG Transparency International(TI) publie chaque année un indice de perception de la corruption classant 180 pays selon l'analyse d'un groupe international d'hommes d'affaires, d'experts et d'universitaires. L'indice va de 10 pour un État perçu comme "propre" à zéro pour un État perçu comme "corrompu".

17/11/2009

Un Belge fait la loi au Sénégal

En marge des 1000km de Dakar qui se sont déroulé ce week-end, revenons sur Gérard de Ville de Goyet, double vainqueur des 6H de Dakar  2009: Un architecte du volant   
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Double vainqueur des 6H de Dakar, Gérard de Ville de Goyet est en train, au fil des éditions, de marquer de son empreinte la course automobile au Sénégal. Gros plan sur le parcours de cet architecte Belge, tombé amoureux du Sénégal et de la marque Porsche, et qui est devenu pilote par passion.
Derrière des verres correcteurs qu’il ne quitte jamais, même au volant de sa Porsche, Gérard de Ville de Goyet ne se trompe jamais de piste. Petit de taille, le double vainqueur des 6H de Dakar voit encore les pistes qui mènent au podium. Son seul objectif. Difficile de le dominer dans son terroir. Sa deuxième demeure. A 54 ans, il sait encore négocier les virages. Il sait mettre encore la gomme quand il le faut. Franchir les obstacles qui s’offrent à lui. Et mieux encore, il est le plus rapide des pilotes… Sénégalais. Le Belge a, encore une fois démontré lors de la 29e édition des 6H de Dakar, à Sindia, le weekend du 16 et 17 mai dernier, qu’il reste intraitable sur la piste, en décrochant la première place du podium. La deuxième consécutive autour d’une discipline qu’il affectionne depuis son enfance. «La passion pour l’automobile, cela vient assez tôt», avoue Gérard de Ville de Goyet qui révèle avoir commencé à 24 ans. Avant de tomber sous le charme de la marque Porsche, la voiture qu’il a fini par adopter dans son coeur. Sa compagne de toujours sur les pistes, qui lui a permis de faire une longue traversée de l’Europe où il remporte tout sur son passage.
Le vainqueur de l’édition 2009 se souvient encore de ses victoires, chez lui, en Belgique. «J’ai été champion Belgique de course. J’ai fait un peu de rallye national et international. J’ai eu quelques beaux résultats. Et puis en 1995, j’ai commencé le circuit historique. C’était avec des porches de 2 litres de cylindrées des années 1965», évoque-t-il le visage rayonnant de souvenirs. En France, au Luxembourg. Un peu partout en Europe. Elle était belle l’époque où tout brillait pour lui. Gagner, toujours gagner. Aller toujours plus vite que tout le monde. Sa marque de fabrique. «J’ai cette grosse envie de gagner. C’est pour cela que je continue parce que j’ai quand même maintenant 54 ans», souffle-t-il.

«SEDUIT PAR LE SOURIRE, LA CHALEUR DE L’ACCUEIL DES SENEGALAIS»
Après l’Europe, aujourd’hui, le Sénégal, avec les 6H de Dakar. On était en 2000. Début de l’Alternance. Moment ne pouvait être mieux choisi pour bouleverser la hiérarchie installée jusque-là par les frères Grignac. Avec l’aide d’un ami, Pierre Mbow, ancien directeur de l’Hôtel Savana et actuel directeur de Terrou-Bi, mais aussi de Paul Ubènes. Suffisant pour vite aimer et adopter le Sénégal. «Quand je suis arrivé dans le pays, j’étais extrêmement séduit par le sourire, la chaleur de l’accueil des gens, par la beauté du pays. C’est un pays que j’adore. Même si ce n’est pas pour rouler, je viens souvent en vacances.»
L’air timide, Gérard passe inaperçu. «On ne me connaît pas dans le pays. En revanche, dans le milieu de l’automobile, les gens me connaissent», reconnaît le Belge. D’ailleurs, la famille de l’automobile lui voue un respect digne d’un «Seigneur» des pistes. A l’image du président de la fédération, Dialo Kane «Zator». «Je ne peux pas parler de la personne même parce que nous nous sommes connus dans le cadre du sport automobile. Je sais que c’est quelqu’un avec qui j’ai un bon contact. Je pense qu’il est sympathique, simple, modeste», confesse le patron de la discipline. Gérard avoue entretenir de très bons rapports avec tout le monde. Même s’il lui arrive, parfois de remettre les pendules à l’heure avec certains. «J’ai des relations avec tout le monde. S’il y à un problème, je te dis ce que j’ai à te dire et puis dans la minute, j’ai oublié. Je viens ici pour m’amuser. S’il y a de la tension, je ne viens plus», jure-t-il.

10 MILLIONS CFA
CHAQUE ANNEE
Pour revenir sur la piste, le premier essai de Gérard aux 6H de Dakar, se fera sur le circuit de l’autoroute, entre la Patte d’Oie et le pont de Hann. Il s’intègre facilement. Même si les deux premières éditions, ne se passent pas comme il l’espérait. Non pas à cause de l’adversité. Mais plutôt des ennuies mécaniques. «J’étais déjà bien classé avant de casser parce que j’avais des voitures un peu trop fragiles», se souvient-il. Le mal réparé, débute alors le règne du «roi belge». Il lui aura fallu trois ans pour imposer son empreinte. «Main-tenant, j’ai gagné plusieurs fois. Il y a les deux dernières éditions, et celle d’avant où j’étais classé deuxième. J’ai été aussi deuxième, seul au volant.»
Qu’en est-il des retombées quand on opte pour une telle discipline ? Pour lui, la course automobile est juste une passion. «On ne gagne rien du tout. C’est la passion de la course. C’est le fait d’être au volant, d’attaquer, d’avancer, être devant les autres», souligne-t-il.
Pour vivre sa passion, Gérard est prêt à mettre l’investissement d’une année de travail. Un investissement humain, financier qui le pousse à débourser plus de 15 000 Euros (près de 10 millions Cfa) chaque année. «Je mets tout.» Tout ce que sa femme, Lina, le laisse mettre. «Je travaille toute l’année pour cela», raconte-t-il. Pour rien au monde, il ne veut rater les 6H de Dakar. C’est devenu sa drogue, à la place des vacances ensoleillées que beaucoup de ses pairs choisissent chaque année. Lui non. A défaut, juste une semaine, en compagnie de sa conjointe qu’il ne quitte jamais. Depuis qu’elle a décidé de faire le reste de sa vie avec elle. Sa «chef» de Team. A l’inverse de la «première épouse» qui n’aimait pas tellement la course automobile. «Elle ne m’a pas du tout aidé comme le fait Lina, maintenant», regrette-t-il.

UNE EPOUSE QUI GERE L’ESSENCE, LES PNEUS…
Une passion de la mécanique qui lie davantage les deux «amoureux». «Elle m’accompagne dans toutes les courses. Elle est au mur, au chronomètre. C’est elle qui présente les panneaux. C’est elle qui gère la course, l’essence... C’est elle qui regarde si j’ai les bons pneus. Elle s’occupe de tout quand je suis au volant. Elle connaît toute l’assistance comme beaucoup de chefs de teams, ici», relate-t-il, avec le bras noué au cou de son épouse qui ne manque pas de préciser qu’elle sait aussi «bien cuisiner». N’est-ce pas Gérard ? Une union vieille de près de 15 ans et dans laquelle, la passion de l’automobile se partage au quotidien. Aussi bien sur le circuit qu’à la maison. «J’aime bien l’automobile aussi. Je vis la passion avec lui. Ainsi, on a l’occasion d’être tout le temps ensemble. Aussi bien à la maison que sur les circuits. On vit cela très bien. Je n’ai pas peur des risques. Il m’apprend à conduire. Ainsi, c’est très gai», ajoute Lina avec un brin de sourire. 
Au-delà de l’automobile, le «Seigneur des 6 H» aurait pu vivre la Formule 1. Le sport numéro 1 de l’automobile. Malheureusement, le rêve ne s’est jamais réalisé. «J’aurai pu le faire à l’époque parce que quand j’ai démarré, et puisque je gagnais toutes les compétitions que je faisais, j’ai été observé par des gens qui voulaient me faire monter plus haut, mais à l’époque, je n’avais pas les moyens. Il fallait payer. Je ne pouvais pas le faire», souligne-t-il. Il aurait également pu devenir un architecte. Une passion qu’il a eue lorsqu’il était jeune. «J’avais commencé à faire de l’architecture. Mais, je ne pense pas que j’aurais la passion telle que je l’ai maintenant. Au départ, je suis dessinateur de métier. Mais, il n’y a plus de trente ans que je ne l’ai pas pratiqué. Ce n’est pas pareil», raconte ce garagiste de voitures Porsches.
Déjà plongé dans la prochaine édition, le double vainqueur des «6 H» reconnaît que la concurrence a beaucoup évolué. Du coup, s’il ne fait rien, l’année prochaine, il ne pourra pas réaliser son prochain objectif, qui est de réaliser le triplé. «Je vais encore travailler pour gagner. Ainsi, je vais encore les dégoûter», plaisante-t-il.
Père d’un petit garçon de trois ans et demi, Gérard avoue n’avoir pas encore les moyens de venir s’installer au Sénégal. Un rêve qu’il nourrit depuis son premier séjour dans la capitale sénégalaise. Peut-être dans les années à venir. Il l’espère. Pour l’heure, sa vie se résume à l’automobile. Pour le moment, il n’entrevoit pas de ranger sa Porsche au garage. Sinon, «lorsque que les jeunes iront plus vite que moi, je m’arrêterai. Mais tant que je vais plus vite, je continue».
Par Woury DIALLO
Ajoutons que c'est un autre Belge, Fred, garagiste-préparateur à Ngaparou (Style auto) qui prépare la Porsche de Gérard. Terminons en vous renvoyant sur le site du nouveau circuit automobile permanent de Sindia: http://www.circuitdedakar.com

16/11/2009

Miss Sénégal 2009

Miss Sénégal 2009 : Katy Chimère Diaw, beauté nationale
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La Dakaroise Katy Chimère Diaw est la plus belle fille du Sénégal. Elle succède à la Matamoise Fatima Diallo. La nouvelle Miss Sénégal a été choisie samedi à Saly parmi dix-sept candidates. Khady Fall (Italie) et Yvonne Seck (Diourbel) sont respectivement ses première et deuxième dauphines. La candidate de Paris, Aïssatou Sané, été élue Miss Sénégal Diaspora 2009.
C’est la représentante de la capitale sénégalaise qui a fini par remporter la palme à l’élection Miss Sénégal 2009.
Katy Chimère Diaw, 18 ans, a en effet réussi à ravir la vedette aux seize autres candidates qui briguaient la couronne de la beauté sénégalaise. Élancée(1,75m), teint noir, la nouvelle ambassadrice de la beauté sénégalaise a surclassé ses adversaires par sa beauté, sa démarche, sa forme, sa présence scénique, sa maîtrise de la langue de Molière et surtout par son niveau de culture générale, même si elle a eu du mal à géré le tract lors de cette fatidique épreuve. A cela s’ajoute une assurance et une prestance qui, sans doute, ont finalement fait pencher la balance en sa faveur. Au grand dam de Khady Fall, une des trois candidates venues d’Italie et d’Yvonne Seck, la
fille de Diourbel qui s’est contentée de la troisième place. Pourtant, au cours de cette étape finale de l’élection Miss Sénégal 2009, pilotée par Moïse Ambroise Gomis, les dix-sept candidates ont ardemment rivalisé de charme. Et pour les départager, elles devaient défiler dans trois tenues différentes et s’exprimer éloquemment devant les membres du jury. Ainsi, en tenues traditionnelles, d’abord, ont-elles étalé toute la beauté africaine qu’elles
incarnent. Ensuite, les candidates se sont présentées au nombreux public qui avait fait le déplacement à Saly, sur la Petite côte, sous une forme moins habillée, c’est-à-dire en nuisettes. Puis, en tenues de soirées d'un bleu étincelant, pour leur ultime passage, elles ont fait étalage de toute leur prestance devant les membres du jury.
Avant de sacrifier à la traditionnelle épreuve de culture générale. Laquelle leur donnait l’occasion de vendre ou de présenter à l’assistance, qui leur région, qui leur pays, qui une action humanitaire en faveur de certaines couches démunies. Le tout ponctué, en intermède, par une ambiance musicale rythmée de sonorités mbalax et de zouk, avec à la baguette Abou Guité Seck, la jeune chanteuse, Amina et Viviane Chedid. Au finish, la représentante de Dakar sera portée au pinacle de la beauté sénégalaise.
Très émue, les larmes aux yeux, Katy Chimère Diaw a exprimé sa joie et a promis de représenter dignement le Sénégal aux prochaines compétitions de Miss Cedeao. ‘J’avais confiance en moi, moralement et physiquement. En plus, j’avais le soutien de toute ma famille ainsi que de mes amis. Je ne doutais en aucun moment que je pouvais être sacrée’, soutient Miss Sénégal 2009. Elève en classe de seconde au collège Yalla-Suur-En de Dakar, la toute nouvelle reine de la beauté sénégalaise entend s’investir pleinement dans la lutte contre la pauvreté, la mendicité et aider les victimes des inondations dans la banlieue dakaroise. Fraîchement élue, Katy Chimère Diaw a reçu de la part de la marraine de cette édition, Adja Khoudia Guèye Niang du complexe Fa, par ailleurs épouse du ministre des Affaires
étrangères, Me Madické Niang, une enveloppe de deux millions de francs, en plus d’un collier et d’une bague en or.
En outre, l’organisateur de la manifestation, a annoncé qu'une entreprise spécialisée dans la vente de véhicules de luxe au Sénégal va très prochainement offrir ‘une voiture exceptionnelle’ à la nouvelle ambassadrice de la beauté sénégalaise. La particularité de cette édition 2009 a été l’octroi d’une couronne ‘Miss Sénégal Diaspora’ qui est allée à la candidate de Paris, Aïssatou Sané.
Seyni DIOP

15/11/2009

Propagation de la Dengue au Sénégal

PROPAGATION DE L’EPIDEMIE DE LA DENGUE DE TYPE 3 AU SENEGAL 
Le bilan s’alourdit
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L’épidémie de la dengue de type 3 est bien présente au Sénégal. En effet 55 cas sont enregistrés dans le pays. Selon les autorités du Ministère de la santé réunies hier vendredi dans une Journée d’information pour expliquer sa mode de transmission et sa prévention les autorités ont mis sur pied une stratégie pour arrêter la progression de la cette maladie.

L’épidémie de la maladie de la dengue continue de s’étendre dans le pays. En effet, apparue il y a quelques semaines dans sa forme de type 3, le Sénégal a enregistré déjà 55 cas déclarés. Selon professeur Bernard Diop du service des maladies infectieuses de l’hôpital Fann qui s’exprimait hier vendredi à Dakar à l’occasion dune journée d’information sur la maladie ,” la dengue se manifeste par une forte fièvre(39 à 40), des maux de tête, des douleurs musculaires de la fatigue, de la diarrhée sanglante, etc”.

La maladie, dit-il, se transmet par la piqûre d’un moustique appelé Aèdes. La particularité de cet insecte réside au niveau de sa zone de développement « vases à fleurs , vieux pneus, abreuvoirs, déchets, récipients de réserve d’eau propre, récipients usagés abandonnés…” La dangerosité de ce moustique est également liée à sa capacité de piquer le jour comme de nuit . Surtout dans les zones urbaines ou péri urbaines .

Le Professeur Diop d’indiquer que “le traitement est surtout symptomatique et non curatif”. Il consiste à administrer du paracétamol aux patients jusqu’à ce que les douleurs se stabilisent. Toutefois, a précisé le Pr Diop la maladie a une forte incidence économique parce que “la convalescence nécessite 6 à 7 semaines” Pour les autorités en charge de la Prévention individuelle et collective du Sénégal, le seul moyen de faire face à la maladie c’est d’éliminer tous les endroits ou peuvent se développer le moustique.

Dans cette même perspective, Seyni Thiam du service national d’hygiène a précisé qu’en plus de cela , le Ministère de la Santé procédera dans le cadre “des mesures d’urgences de lutte contre les maladies à transmission vectorielle notamment la dengue, à une campagne de pulvérisation d’insecticides intra et extra domiciliaires sur le territoire de la région de Dakar”. Il est à signaler que cette campagne a démarré depuis hier vendredi dans l’après-midi Le Sénégal avait déjà connu plusieurs fois dans le passé la maladie de la dengue mais sous sa forme 2. Pour la première fois dans l’histoire c’est le type 3 de la maladie qui s’est déclaré dans le pays.
Amadou Diop

14/11/2009

La grande muraille verte d'Afrique

Afrique : la « Grande muraille verte » contre le Sahara peine à sortir du sable
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Quatre ans après le lancement du projet en 2005, la « Grande muraille verte », allant du Sénégal à Djibouti, et censée stopper l’avancée du Sahara peine à sortir du sable, rapporte TV5 Monde ce vendredi. « L’Afrique ne viendra pas les mains vides au Sommet de Copenhague. Le projet de la grande muraille verte sera au cœur du débat », a déclaré le ministre sénégalais de l’Environnement Djibo Ka, lors d’une cérémonie au village de Labgar (Nord). Lancé par l’ancien président nigérian Olusegun Obassanjo en 2005 puis repris par le président sénégalais Abdoulaye Wade, le projet fait face à un souci de financement majeur, en dépit des dix km de « muraille verte » plantés en deux ans.

La statue monumentale de Dakar

Sénégal: report de l'inauguration du monument de la Renaissance africaine
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L'inauguration à Dakar du monument controversé de la Renaissance africaine, prévue le 12 décembre dans la capitale sénégalaise, a été reportée au 4 avril 2010, a indiqué vendredi le porte-parole du gouvernement Moustapha Guirassy.
"L'inauguration du Monument de la Renaissance Africaine, antérieurement prévue pour le 12 décembre 2009, et la conférence sur la Renaissance Africaine prévue la veille, sont renvoyées respectivement aux 4 et 3 Avril 2010", selon un communiqué transmis à l'AFP.
Ce report a été décidé pour "correspondre au 50ème anniversaire de l'indépendance de nombreux Etats africains", conclut le texte.
Ce monument, représentant un couple portant leur enfant et haut de 50 mètres, sera plus grand, selon ses promoteurs, que la statue de la Liberté de New York. Il est construit dans un vague style soviétique par la société nord-coréenne Mansudae Overseas Project Group of Companies.
Si le gros des travaux des statues est achevé, de nombreux aménagements restent à réaliser. Un escalier monumental permettant l'accès à l'édifice, situé en haut d'une colline de Dakar, est toujours en construction.
Le budget estimé à plus de 15 millions d'euros mais surtout l'idée qu'un tiers des recettes puisse revenir au chef de l'Etat Abdoulaye Wade sont vivement critiqués par l'opposition et la presse privée.
Le 1er août, Abdoulaye Wade avait assuré que le site générera "beaucoup d'argent" car "des centaines de milliers de touristes viendront le visiter".
"Je suis l'auteur du monument. 35% des retombées financières m'appartiendront et 65% à l'Etat (...) Mes droits, je les destine à la case des tout-petits" (école maternelle gratuite), avait annoncé le président, selon l'agence de presse sénégalaise

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L’ambassadeur de France au Sénégal, Jean-Christophe Rufin, « sur un siège éjectable »
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L’ambassadeur de France à Dakar, Jean-Christophe Rufin, a déclaré ce jeudi sur RFI être « sur un siège éjectable », mais ne pas être « éjecté ». De passage à Paris pour être admis à l’Académie Française, Jean-Christophe Rufin s’adressait aux médias pour la première fois depuis la parution du télégramme confidentiel publié par Le canard enchaîné en décembre dernier, dans lequel le diplomate français critiquait la gestion économique du président sénégalais Abdoulaye Wade. Toujours à ce sujet, il a ajouté : « Quand on écrit quelque chose, si on l’écrit sincèrement, on n’ a pas forcément envie que cela se retrouve sur la place publique ».

Miss Sénégal à Saly

FINALE MISS SENEGAL 2009 : 17 candidates pour la couronne
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La couronne Miss Sénégal 2009 est convoitée cette année par 17 prétendantes. Les joutes ont lieu demain, samedi 14 novembre à Saly (Petite côte). Histoire de succéder à Fatoumata Diallo, détentrice de la couronne.
Elles sont 17 candidates à concourir pour la finale de Miss Sénégal 2009, prévue ce samedi 14 novembre 2009. L’événement aura lieu à Saly (Petite côte). Outre les représentantes de 13 régions du Sénégal, 4 autres viennent de la diaspora, une nouveauté pour cette 11ème édition. Trois d’Italie et une de la France.
A quarante huit heures de la finale, un brin de beauté s’impose aux demoiselles. Derniers réglages. Et c’est la clinique Elysée de Dakar (spécialisée dans la chirurgie et la médecine esthétique) qui a servi de cadre pour refaire le plastique des prétendantes.
Au menu des différentes séances : soin du visage, pédicure, manucure, massage. Histoire d’être au top le jour j. « Nous voulons faire de sorte que les filles (les candidates ndlr :) soient bien dans leur peau le jour de la finale », explique Esther Chaton, directrice associée de la clinique Elysée. Pour elle, c’est une manière d’accompagner et de collaborer avec les mannequins.
L’ambiance est assez détendue avant de passer entre les mains des cinq esthéticiennes mobilisées pour la circonstance. On devise tranquillement pour mieux connaître l’autre. Visiblement très confiante de remporter le concours, Ndèye Awa Konaté, Miss Thiès 2009, assure : « Mon ambition, c’est de remporter le concours Miss Cedeao, même si ce n’était pas évident sur le plan financier côté préparatifs. » Dans un élan altruiste, Katy Chimère, représentante de la ville de Dakar est de tout cœur avec ses concurrentes : « Que la meilleure gagne ! »
Malgré leur wolof approximatif, les candidates d’Italie n’ont pas moins d’ambitions. « Comme toutes les autres Sénégalaises, nous espérons gagner. A partir de là, mon souhait, c’est d’investir dans la gastronomie au Sénégal », confie Khadija Fall, 22 ans, teint clair porté par un faciès rondouillard. Du haut de ses 21 ans, Aïssatou Sané, représentante de la ville de Paris, est étudiante en licence technico-commerciale sur l’international. Elle affiche une belle assurance, juste après son passage entre les mains de l’esthéticienne. « Déjà, avec le fait d’être là, on est gagnante », dit-elle. Et en cas de sacre, « Je vais continuer dans l’humanitaire avec la collecte des livres pour la ville de Thiès. C’est la diaspora qui aide le Sénégal », estime Aïssatou Sané.
Même si elle ne se laisse pas transparaître un quelconque tract, Fatoumata Kane, 18 ans, en classe 3ème, porte le drapeau de la ville de Kolda. Elle rêve de prendre soin de ses semblables. « Une fois couronnée, mes projets tourneront autour de la lutte contre la mortalité maternelle et infantile, les violences faites aux femmes », défend-elle. Elle cite le cas de l’excision, une pratique sociale vivace dans sa localité. Autant d’arguments qui ne manqueront pas de convaincre le jury, demain samedi.
El Hadji Massiga FAYE

12/11/2009

Espoirs contre le paludisme

Espoirs contre le paludisme
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Moustiques génétiquement modifiés détruisent le parasite du paludisme

Des chercheurs américains ont indiqué jeudi avoir créé les premiers moustiques génétiquement modifiés dont l'organisme détruit le Plasmodium falciparum, parasite responsable du paludisme.
"Ce sont les premiers moustiques génétiquement modifiés résistants au parasite Plasmodium grâce à une modification de leur système immunitaire", se félicite George Dimopoulos, professeur à l'Institut de recherche sur le paludisme de l'Université Johns Hopkins à Baltimore (Maryland). Jusqu'à présent ces chercheurs ont créé deux groupes de moustiques génétiquement modifiés. Dans le premier, le gène provoquant la destruction du Plasmodium par le système immunitaire du moustique a été activé dans les tissus intestinaux de l'insecte où le parasite s'installe initialement. Dans la seconde catégorie de moustiques, la modification génétique a fait agir le système immunitaire contre le Plasmodium au niveau d'un organe du moustique jouant le rôle du foie.

11/11/2009

Sortir le Sénégal du noir

DELESTAGES ET DEPENDANCES ENERGETIQUES:
SORTIR DES TENEBRES C’EST POSSIBLE
ZiguinchorSenelec

Le réseau nous coute des fortunes et les délestages continuent. Les pannes d’électricité ont touché sporadiquement toutes les régions du Sénégal depuis 2006. Jamais autant de vulnérabilités n’étaient apparues simultanément.L’avenir reste incertain. Certains ont prédit les ténèbres mais il semble que c’est plutôt une sorte de mini big bang qui se profile a l’horizon et qui risque d’installer le Sénégal dans un énorme trou noir presque irréversible.Devant cette situation de délestages continu et généralisé, l’état ne peut pas ne pas intervenir face aux limites prouvées d’un top management de la senelec. Les consommateurs du secteur de l’énergie parlent de situation de crise «insoutenable, inadmissible» devant l’absence de communication de crise de la société en charge de l’électricité. Il urge de prendre des mesures adéquates et rapidement.
Le Sénégal doit repenser sa politique énergétique, se tourner vers les énergies renouvelables, impliquer la veille, la prospective et la recherche développement à l’image des pays qui se concentrent sur un développement énergétique durable. Pour cela l’Etat doit de prendre rapidement des mesures cohérentes et de s’asseoir avec nos voisins africains pour mieux aborder cette question dépendance énergétique.
La crise énergétique mondiale a commencé à émerger dans les années 1970 ; elle est maintenant entrée dans une phase aiguë pendant la première décennie des années 2000. En Afrique la situation énergétique semble être exceptionnelle avec des délestages en a plus finir, un cout du kilowatt heure chère et un droit a l’électricité dont aucun détenteur ne jouie convenablement. La société en charge de l’électricité, au Sénégal a beau résister mais la machine résiste mal. Son ancien pilote et comandant de bord, passé actuellement a la tour de contrôle du secteur de l’énergie, du haut de sa vigie, peine dans son pilotage malgré les programmes d investissement 2000/ 2007, le projet d’entreprise « suxali senelec » et le multiples sortis médiatiques prédisant la fin de la crise et la baisse des tarifs.
Le Sénégal doit s’orienter vers les meilleures pratiques en termes de politiques, de techniques et de technologies électriques :
- Donner les moyens pour émerger et réussir dans les énergies renouvelables – Renforcer le partenariat public/privé dans le secteur énergétique et lancer des Offres de types BOT ou BOOT en Hydroélectricité.
- S’inscrire dans une démarche de Smart Grid* et déployer avec la société nationale en charge de l’électricité un réseau plus efficace, plus fiable dans la distribution et capable de s’adapter aux énergies renouvelables.
Un tel plan visant a atteindre les objectifs d’un futur énergétique plus sûr pour le Sénégal doit d’abord prendre en compte les vulnérabilités nombreuses lies aux infrastructures, aux importations pétrolières et a l’ordre mondial et enfin inscrire les énergies renouvelables et l’innovation technologique ( avec les TI) au centre de ses préoccupations.
Les Vulnérabilités du secteur énergétique
Les Vulnérabilité ne sont pas seulement théoriques pour le Sénégal et pour ses voisins africains. Elles touchent en premier le réseau et les infrastructures qui sont obsolètes dans certains de leurs compartiments .En fait, l’effondrement d’un de ses segments stratégiques à la suite d’une surcharge, d’un accident, d’un événement climatique peut être considéré comme la vulnérabilité la plus importante des systèmes électriques et c’est ce qui est a l’origine de certaines coupures de courant. Ces vulnerabilites sont aussi lies à l’ordre mondial et à l’approvisionnement en pétrole. Depuis qu’il est devenu un carburant indispensable dans la conduite de la guerre au cours de la première partie du vingtième siècle, le pétrole s’est trouvé au centre des questions militaires et de sécurité internationale pour devenir un bien économique ayant un caractère stratégique immense.
Notre dépendance forte vis-à-vis des importations de Pétrole entraîne un risque élevé de rupture des approvisionnements, ce qui rend ces vulnerabilites plus importantes que jamais du fait que 80 % de la production de la Senelec est liée au pétrole.
Les énergies renouvelables, utopie ou réalité.
Un programme associant des combustibles comme le charbon (qui doit être diminué du fait des émissions de gaz à effet de serre ) aux sources d’énergie renouvelables devrait être entrepris en tant qu’investissement dans un système énergétique soutenable à long terme. Sortir de cette crise veut aussi dire combiner les énergies renouvelables aux T I comme la solution « Smart Grid** ». En termes d’énergie renouvelable il faut envisager l’hydroélectricité, le solaire, l’éolienne…Il faut dire qu’aujourd’hui le renouvelable est devenu une importante source d’énergie économiquement viable. Rien que L’énergie du vent recèle un potentiel immense pour contribuer à la fourniture d’électricité. Les ressources éoliennes terrestres de l’ensemble du Sénégal pourrait concurrencer la production électrique totale au niveau du pays et le potentiel offshore pourrait même s’avérer encore supérieur. Et il est prouvé qu’une utilisation du sol comme le pâturage est compatible avec les éoliennes et peut s’étendre jusqu’au pied des éoliennes.
Si un problème de sol se pose, l’éolienne offshore peut s’avérer être une solution adéquate car Le développement de l’énergie éolienne offshore offre la possibilité d’éviter la plupart des impacts importants des éoliennes installées à terre – grandes surfaces de terrain nécessaires pour l’espacement des éoliennes. Cependant il faut comprendre que l’implantation d’éoliennes offshore n’est pas exempte de possibles impacts négatifs. Il faudra mettre en place des politiques pour voir comment les contourner. Le solaire quant a lui constitue une source d’énergie incommensurable pour le Sénégal et l’Afrique au sud du Sahara avec le climat tropical très ensoleillé. Le Sénégal dispose en termes d’énergies solaire d’un vaste potentiel pratiquement inexploité et les ressources en énergie solaire seraient mêmes supérieures à celles de l’énergie éolienne, si la production est concentrée dans les zones à très fort ensoleillement. Avec la baisse (au cours des deux dernières années) du coût des cellules photovoltaïques, les installations de taille moyenne, peuvent devenir rentables dans ces zones ensoleillées. Le solaire et l’éolien devraient également être associés à l’hydraulique et cette dernière peut être utilisée quand les productions éolienne et solaire sont faibles ou nulles.
Contrairement a certains pays comme l’Afrique du Sud ainsi que d’autres pays africains, où l’eau nous fait cruellement défaut le Sénégal peut envisager l’énergie hydroélectrique. Mieux c’est dans ce domaine précis que la coopération énergétique régionale devra se faire avec des pays comme le Congo qui disposent d’un potentiel fabuleux. Selon Mr Valli Moosa qui dirige l’entreprise sud africaine Eskom (première société africaine dans le secteur de l’énergie) « Un grand projet de construction de barrages sur les parties les plus rapides du fleuve Congo pourrait théoriquement permettre de produire plus de 40 000 MW, soit de quoi alimenter tout le continent », pour dire simplement que l’hydroélectrique a de beaux jours devant elle en Afrique. Au delà du solaire, de l’éolienne et de l’hydroélectricité, d’autres formes d’énergie doivent être envisagée comme la biomasse, la cogénération et les biocarburants de dernière générations qui ne concurrencent pas les cultures vivrière et ne détournent les terre cultivables. Une telle démarche suppose évidemment des coûts d’investissements importants mais aussi une réelle volonté politique de changer les choses. Volonté politique qui doit précéder les multiples études de faisabilité détaillée commandées par les états africains et qui n’aboutissent à rien. il y a également le « Crédit carbone » qui est un mécanisme de financement du « renouvelable » . Pour cette démarche il faut dire que c’est le protocole de Kyoto visant la réduction des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial, qui récompense les projets respectant l’environnement. C’est une dynamique séduisante et des pays comme le Maroc en ont bénéficie avec l’instauration de technologies de réduction des émissions dans le pays.
Au delà de la question liée à la production, on note plusieurs axes d’améliorations nécessaires à l’optimisation du secteur de la distribution et du transport de l électricité. Handicapée par les faiblesses criantes d’un réseau de distribution électrique défaillant, le Sénégal doit travailler dans la logique de mise en place d’un réseau intelligent entièrement informatisé. Pour cela une collaboration étroite de type PPP doit voir jour pour le déploiement d ‘un réseau de distribution d’électricité plus interactif à terme, grâce aux TI. Avec un partenaire informatique fiable, la Senelec peut arriver a une gestion optimale de l’information électrique. La presse évoque un nouveau concept de réseau électrique novateur, l’Intelligrid, ou grille intelligente, capable d’assurer une bonne corrélation entre les sources de production et la demande d’électricité, ce en permanence et en temps réel.
Aboubacar Sadikh NDIAYE

 

10/11/2009

Le « palu qui tue » arrive au Sénégal

Le « palu qui tue » arrive au Sénégal
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15 cas de « Dengue », confirmés par le ministère de la Santé.

La dengue, est au Sénégal. Quinze (15) cas mortels ont été confirmés par les services du ministère de la santé. Cette maladie, encore appelée grippe tropicale ou le petit palu, est une infection virale, endémique dans les pays tropicaux. Sous sa forme déclenchant une fièvre hémorragique, la dengue hémorragique est potentiellement mortelle. Selon le directeur de la prévention médicale, 15 cas ont été officiellement relevés, au Senegal.

Le Docteur Aboubakry Fall renseigne qu'après «la notification par les autorités médicales de la France et d’Italie d’une infection à la dengue concernant des concitoyens de retour de vacances du Sénégal, des enquêtes ont été menées pour débusquer le vecteur en vue de prouver que celle-ci sévit au Sénégal. Les résultats des enquêtes ont permis de confirmer en fin de compte une quinzaine de cas dont deux de nos compatriotes vivant en Italie et en France (Marseille).

Par ailleurs le directeur de la prévention médicale, souligne qu’ «après ces résultats confirmés, une lutte anti-vectorielle a été lancée pour contrer la propagation de la maladie» indique -t-il. Néanmoins, notons que la Dengue est le plus souvent une maladie bénigne qui, après une période d'incubation allant de 2 à 7 jours, produit des premiers symptômes se rapprochant d'un syndrome grippal sévère et brutal (forte fièvre, maux de tête , courbatures , Asthénie, etc.) qui peut durer 5 à 7 jours. Parmi les signes cliniques on peut noter," une chute thermique brutale, avec crise sudorale abondante. Puis les téguments desquament en lanières et commence une convalescence longue et pénible avec parfois des phases dépressives." L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu'entre 50 et 100 millions de personnes sont touchées dans le monde chaque année. Entre 200 000 et 500 000 personnes souffrent de la forme hémorragique, qui tue 20 000 personnes par an .

Toutefois, Elle fait savoir qu' il n'y a pour l'instant ni traitement préventif (vaccin) ni traitement curatif de la dengue (infection virale). La prise en charge consiste en mesures symptomatiques: calmer les douleurs et fièvres (paracétamol ou ibuprofène) dans les formes communes, hydrater par voie veineuse en cas d'intolérance alimentaire (nausée) avec déshydratation, éventuellement corriger un état de choc hémodynamique dans les formes sévères, des transfusions, de plaquettes sont parfois nécessaires. La prise d'aspirine est formellement interdite dans le cas du traitement d'une personne atteinte de la Dengue. En cas de forte fièvre, maux de tête, courbatures, allez vite voir un médecin.

Sénégal Airlines va s'envoler

NOUVELLE COMPAGNIE AERIENNE «SENEGAL AIRLINES»
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-Les grands actionnaires
-Achat d’un grand Boeing pour l’axe Dakar/Paris
-Location avec option vente d’autres avions
-64% pour les privés, 31% pour l’Etat et ses démembrements, 5% pour le personnel
Le secteur privé Sénégalais a été très attentif à l’appel du Ministre d’Etat Karim Wade, Ministre des Transports Aériens, pour la création d’une nouvelle compagnie nationale. Cette invitation fait suite à la faillite d’Air Sénégal International (Asi). Aujourd’hui, des privés sénégalais ont répondu à l’appel. Et dans les tout premiers mois de 2010, le premier avion de la compagnie «Sénégal Airlines» survolera le pays. Cheikh Amar, président Directeur Général de Tse, Ousmane Diop, Directeur de Senbus, Serigne Mboup, patron de la Ccbm, Kader Mbacké, Directeur général de Degote Group, Racine Sy sont parmi les plus grands actionnaires de cette compagnie…
Au départ, 15 milliards de Fcfa avaient été requis pour créer cette nouvelle compagnie aérienne. Mais finalement, le secteur privé sénégalais a mobilisé près de 17 milliards francs Cfa, soit 36 millions de dollars. La majorité des actions est détenue par le secteur privé national sénégalais.
La répartition du capital initial de «Sénégal Airlines» est répartie comme suit : 64% pour le secteur privé national. Elles ont été mobilisées par des nationaux que sont : Cheikh Amar, Président Directeur Général de «Tracto Service Equipement» (Tse), Serigne Mboup, Directeur général de CCBM, Ousmane Joseph Diop, Directeur Général de Senbus, Kader Mbacké, Président Directeur Général de Dagote Group, Mamadou Racine Sy, Président de la Fédération des organisations patronales de l’hôtellerie et du tourisme (Fopaht) de l’espace Uemoa, et Président du Conseil d’administration de la Css, Layous, Directeur Général de «Layous Transport» sans oublier Baidy Agne, Président du Comité National du patronnât. Le montant des actions des privés s’élève à 17 milliards Fcfa.
Auxquels s’ajoutent les 31% de l’Etat du Sénégal, représentés par des droits de trafics et par le biais de la participation de certains de ses démembrements, comme l’Agence des Aéroports du Sénégal (ADS), la Caisse de Dépôts et Consignations, le Port Autonome de Dakar et certaines sociétés d’assurance comme la Sénart Assurance.
Il y a d’autres actionnaires qui ont contribué à la mise en place de la Compagnie. L’ensemble de ces actions représente 95% qui sont complétées par les 5%, gratuitement octroyés au personnel.
Le montage financier a été fait auprès de certaines banques de la place et cautionné par des notaires. Le rôle joué par le Ministre d’Etat, Karim Wade a été déterminant.
Au plus tard, les activités de la nouvelle Compagnie démarreront dans les premiers mois de 2010. L’option prise est l’achat d’un grand Boeing. Cet appareil assurera la desserte Dakar/Paris, en sus d’autres grandes lignes.
«Sénégal Airlines» va aussi louer des appareils avec une option d’achat. Ce sera sous forme d’une location vente dans un délai bien précisé avec la Compagnie et la société locataire.
Au niveau de la sous-région, d’autres compagnies peuvent être associées. Car nombreuses sont les sociétés qui veulent intervenir dans le transport aérien, entre Dakar et certaines capitales africaines.

09/11/2009

Le prince Albert de Monaco au Sénégal

Le prince Albert de Monaco au Sénégal
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Le prince Albert II effectue à partir d'aujourd'hui une visite officielle d'une durée de deux jours au Sénégal. Il sera accompagné d'une délégation de la Chambre de Développement Economique de Monaco. Dans un premier temps, le souverain rencontrera dans un premier temps les plus hautes autorités du pays à Dakar où il sera accueilli par le Premier ministre sénégalais, Souleymane Ndéné Ndiaye.
Le prince Albert II se rendra demain dans le nord du Sénégal, à Saint-Louis et à Richard Toll. Il visitera quelques sites dans ces deux villes. L'INSERM de Saint-Louis, le dispensaire de Ndiaye et le complexe agro-alimentaire de Richard-Tol figurent au programme de la visite. Une coopération bilatérale plus active sur le plan humanitaire entre la Principauté et le Sénégal devrait être à l'ordre du jour. La lutte contre les maladies génétiques rentre notamment dans le cadre de cette coopération. Enfin, ce voyage de 48 heures, le premier séjour officiel du souverain en terre sénégalaise, devrait permettre au prince d'aller à la rencontre la communauté monégasque vivant au Sénégal.

07/11/2009

Manif anti Wade à Dakar

Manif anti Wade à Dakar
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Plusieurs milliers de Sénégalais ont manifesté, vendredi à Dakar, à l’appel de l’opposition, pour “demander la démission” du chef de l’Etat Abdoulaye Wade, présenté comme “le président corrupteur” depuis l’affaire des 133. 000 euros offerts à un agent du FMI, a constaté l’AFP.
En tête du défilé, un manifestant portait sur la tête une valise estampillée “Alex Segura”, du nom du représentant du Fonds monétaire international (FMI) auquel la présidence avait remis “100. 000 euros et 50. 000 dollars”, selon le FMI.
Le chef de l’Etat avait expliqué que son aide de camp s’était “trompé sur la somme” à donner au fonctionnaire en guise de traditionnel “cadeau” d’adieu.
“Na dem” (”qu’il parte”, en langue ouolof) était le nouveau slogan de cette manifestation organisée par la coalition d’opposition Benno Siggil Senegaal (”S’unir pour un Sénégal debout”), qui avait remporté les élections locales de mars dans plusieurs grandes villes, dont la capitale, Dakar.
Pétition pour la démission de Wade
Portant des vêtements ou des brassards rouges, couleur de la contestation, des militants faisaient signer “une pétition pour la démission” du président. Dans son texte intitulé “10 raisons pour faire partir Wade”, l’opposition avait placé en premier “mal gouvernance au quotidien : un président corrupteur”.
Sur une pancarte, un manifestant demandait “des éclaircissements sur l’Anoci”, agence nationale présidée par le fils du président, Karim Wade, dont la gestion avait été très contestée dans un récent livre d’enquête.
Mais les mères de familles, venues en nombre, se plaignaient surtout que “tout soit si cher”, “qu’on ne puisse plus faire trois repas par jour” ou “qu’autant de jeunes soient au chômage”.
Deux jours plus tôt, le président Wade, âgé de 83 ans et au pouvoir depuis 2000, s’était déclaré sûr d’être réélu en 2012, sans même avoir besoin de faire campagne.
“Le Sénégal n’est pas une république bananière”
L’opposant Abdoulaye Bathily (Ligue démocratique) a au contraire estimé que cette manifestation marquait “le début de la fin” pour le régime, en déclarant : “ces mêmes jeunes qui avaient porté Wade au pouvoir en 2000 sont aujourd’ hui dans la rue pour exiger sa démission”.
“Wade veut instituer un régime monarchique, il veut installer son fils à la tête du pays, mais le Sénégal n’est pas une république bananière”, a protesté M. Bathily devant la presse.
Le maire de Dakar, Khalifa Sall (Parti socialiste), a assuré que “10. 000 à 15. 000 personnes” étaient dans la rue, tout en appelant à amplifier la mobilisation. “Depuis longtemps, on n’avait pas bougé. Ce coup d’essai est un coup de maître”, a-t-il néanmoins estimé.
Des femmes brandissaient le portrait d’un dirigeant de l’opposition absent, l’ex-Premier ministre (2004-2007) Macky Sall. Le secrétaire général du PS, Ousmane Tanor Dieng, ne participait pas non plus au rassemblement.

Exclusif: le nauvrage du Joola


Le naufrage du Joola
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Sur France Inter, de nouveaux témoignages qui accusent. Reportages, témoignages, lectures et vidéos sur la plus grande catastrophe du Sénégal: le nauvrage du Joola qui a fait plus de mille victimes et est, à ce jour, une énigme non résolue, une affaire que la justice doit encore éclairer...
Cliquez sur la photo pour accéder au site de France Inter

06/11/2009

Usine de bus chinois au Sénégal

Usine de bus chinois au Sénégal
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le président Wade a inauguré une usine de montage de bus chinois

Le président sénégalais Abdoulaye Wade a inauguré mercredi à Thiès (ouest) une usine de montage de minibus chinois, bâtie grâce à un prêt de Pékin de 11 milliards de francs CFA (16,7 MEUR), en se félicitant de la coopération entre le Sénégal et la Chine, a constaté l'AFP.

"Cette inauguration est l'occasion de magnifier l'excellence des relations entre le Sénégal et la Chine", a déclaré le président Wade, en présence d'une délégation officielle chinoise, à Thiès (70 km de Dakar).

"La coopération entre la Chine et le Sénégal se traduit par un partenariat entre deux entreprises, (la firme chinoise) King Long et (la société privée sénégalaise) Senbus, pour un transfert de technologie. C'est une occasion supplémentaire de satisfaction", a-t-il ajouté.

La société chinoise King Long prend le relais de l'indienne Tata Motors, dont le partenariat avec Senbus avait permis de monter 505 minibus entre 2005 et 2008 pour le renouvellement du parc de transport en commun de Dakar. L'opération s'était faite à l'époque grâce à un prêt de la Banque mondiale de 8 milliards de FCFA (12 millions d'euros).

Abdoulaye Wade - au pouvoir depuis 2000 et candidat à sa propre succession en 2012 - valorise régulièrement les projets de la Chine au Sénégal, telle la construction à Dakar d'un "Grand théâtre national" par la société chinoise publique Complant.

Pékin et Dakar avaient rétabli fin 2005 leurs relations diplomatiques, après un divorce de près de 10 ans dû à la reconnaissance de Taïwan par le Sénégal.

Depuis, la Chine a multiplié les annonces de dons, prêts, projets de coopération dans cette ex-colonie française de 12 millions d'habitants.

"La coopération sino-sénégalaise enregistre de bons résultats, une fois de plus", a déclaré la chargée d'affaires de la Chine au Sénégal, Guo Wei.

"La Chine ne s'arrête pas au transfert d'équipement et de technologie mais (apporte) des connaissances qui permettront au Sénégal de développer une industrie automobile", a de son côté affirmé le président Wade.

La ville de This abrite déjà une usine de montage de véhicules iraniens et le président Wade a l'ambition d'en faire "la capitale industrielle du Sénégal".

La chaîne d'assemblage inaugurée mercredi à Thiès doit construire plus de 400 minibus pour renouveler le parc de "cars rapides" et "ndiaga ndiaye", de vieux véhicules assurant l'essentiel du transport à Dakar

03/11/2009

Le Goncourt à une Franco-Sénégalaise

Marie Ndiaye Prix Goncourt
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"Trois femmes puissantes" ce nom est sur les lèvres de tous les passionnés de lecture à Dakar. C’est le livre du moment, le livre de la rentrée, et le livre qui a valu à Marie Ndiaye le prestigieux prix Goncourt 2009.
Mais d’où vient cet engouement soudain pour cette œuvre ? Est-ce à cause du sujet de l’immigration prédominant dans son œuvre ? Ou tout simplement grâce à son style littéraire qui ne peut laisser indifférent ? Pour répondre à ce flot d’interrogations, il est impératif de se plonger dans la lecture de « Trois femmes puissantes ».
Tout doucement, au fil des pages, on essaie de pénétrer dans l’univers du premier récit… il faut de l’insistance, car le style de l’auteur est assez, disons-le..., différent.
Mais dès qu’on parvient à fusionner avec le récit, on ne peut s’arrêter.
La première partie évoque un personnage nommé Norah, né d’un père Sénégalais et d’une mère Française…. Serait-ce autobiographique ? Cette jeune femme qui a quitté le Sénégal depuis longtemps n’a gardé que très peu de souvenirs de ce pays… tout comme l’auteur qui nous a révélé n’être pas venu au Sénégal depuis 23 ans environ. Espérons que toute similitude avec le personnage s’arrête là, car le père de Norah est un être froid, sans cœur, qui fait porter à son fils un crime qu’il n’a pas commis. La deuxième partie de l’œuvre met en scène un personnage Rudy Descas, nostalgique de ses années passées au Sénégal, a du mal à refaire sa vie en France où il vit désormais avec sa femme Fanta et leur fils Djibril. La troisième histoire, celle qui clôt le livre, est la plus douloureuse avec le personnage torturé de Khady Demba.
Un goût amer et quelques larmes sont au rendez-vous lorsque les dernières lignes défilent … car après tout, où est l’espoir si la combativité et la volonté de s’en sortir ne triomphent pas ?
L’éternel débat sur l’immigration, partir ou rester…
Toutes les femmes de cette œuvre ont décidé de partir, de partir pour trouver mieux, de partir pour oublier, de partir pour reconstruire. Ne dit on pas que ceux qui restent sur place ne pourront jamais savoir s’ils seront mieux ailleurs.
Mais tout le monde a-t-il la possibilité de voyager ? Est ce à la portée de chaque individu de traverser les frontières dans le seul souci de trouver cette paix intérieure que procurent stabilité financière et vie de famille ? Non tout le monde n’y a pas droit, tout le monde n’a pas droit au bonheur, en tous cas pas sur terre. Conclusion faite à la fin de la lecture de 3 femmes puissantes.
Pourtant rester chez soi et s’en sortir auprès des siens peut tout aussi mener au bonheur… l’herbe n’est pas forcément plus verte ailleurs.

01/11/2009

Saisie de résidences à Saly

Mise au point
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Suite à l'article paru sur ce blog, de nombreux propriétaires de cases en résidences à Saly m'ont contacté pour me demander l'étendue exacte des actions menées par les douanes Sénégalaises.
Malheureusement, je ne fais suivre que l'actualité publiée sur le net, comme nous pouvons tous le faire en surfant sur les sites qui relatent de ce problème à Saly...
Il semble que jusqu'à présent, seuls trois domaines résidentiels soient dans l'oeil du cyclone: Mar-y-Sol, Les Mangroves et Alisées.
Par contre, il est de notoriété publique que bon nombre de promoteurs sur Saly et ailleurs ont usé de stratagèmes similaires pour éluder certaines taxes et impositions...
Certains ont payé des amendes "marchandées", d'autres n'en sont pas capable! Il est impossible de savoir exactement si ceux qui ont opéré une transaction avec l'administration Sénégalaise ont, par la-même, libéré leurs résidents de toute poursuite, de toute saisie. Un flou typiquement Sénégalais semble de mise sur la station.
Je ne suis ni Maître Wade, ni procureur, ni juge, ni gendarme, ni douanier et, malheureusement, je ne peux que relater que ce qui paraît dans la presse, que ce que j'en sais ou en devine. Sans rétention malsaine ni info sensationnaliste!