29/12/2009

Aller en Casamance

Comment se rendre en Casamance ?
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Aller en Casamance en avion de Paris ou de Dakar depuis l’arrêt des vols d’Air Sénégal (Paris-Cap Skirring) et la fermeture du Club Méd pour travaux pour la saison 2009/2010 semble relever de l’impossible si on n’a pas la bonne information. En partenariat avec l’hôtel « Les alizés », nous vous proposons quelques solutions pour atteindre cette magnifique région.
Paris-Cap Skirring
Tous les vendredis, à partir du 23 octobre 2009 et jusqu’à fin avril 2010, un vol hebdomadaire de Roissy à 08H15 au Cap Skirring. Effectué par la compagnie aérienne XL Airways (voir l’aéroport de Cap Skirring [Voir sur la carte] )
Renseignements complets sur: http://www.au-senegal.com/Comment-se-rendre-en-Casamance....

27/12/2009

Le guide des bonnes adresses au Sénégal

Le guide pratique du Sénégal
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Pour ses 10 ans d'existance et les 300 ans de Saint Louis, cela valait bien un petit coup de projecteur sur ce guide pratique et commercial

www.guide-bonnes-adresses-senegal.com/

26/12/2009

24 homosexuels arrêtés à Saly

Arrestation de 24 homosexuels lors d’une soirée à Saly
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Des homosexuels sénégalais sont encore tombés dans les mailles de la police. Ils étaient vingt quatre à vouloir passer les fêtes de noël ensemble dans une maison située au village de Saly Niax Niaxal. Mais les limiers se sont faits inviter à la partie et à alpaguer tout le groupe de gays.
La communauté des homosexuels sénégalais est encore dans une zone de turbulence. Vingt quatre d’entre eux sont arrêtés par la police de Mbour ce jeudi 24 décembre. Ils ont été pris dans une maison située à Saly Niax niaxal alors qu’ils voulaient passer les fêtes de noël ensemble. Sur invite de leurs amis homosexuels français, ces gays avaient loué une maison pour des fêtes de rêve. C’est ainsi que des homosexuels sont venus un peu partout du Sénégal, de Dakar, Somone, Mbour, Rufisque, Saly, etc. pour prendre part à ces réveillons spéciaux.
Les policiers ont pu réussir leur coup en infiltrant la bande. Un limier qui a réussi à draguer le cerveau de cette affaire s’est fait inviter à la soirée. Ce qui leur a permis d’avoir des renseignements précis et fiable sur le lieu de la bamboula des gays.
C’est au moment où certains gays se perdent en conjectures alors d’autres sont en train de se faire beaux que le policier a alerté ses collègues qui rodaient autour de la maison. Rapidement, les lieux sont ainsi assiégés. La police y découvre des perruques, des perles de séduction, du lubrifiant, des ongles artificiels, des produits pour se farder, entre autres objets utilisés par les femmes pour la séduction.
Après avoir arrêté les occupants, les hommes du commissaire Diallo vont ainsi tendre un guet-apens aux autres homosexuels qui s’étaient donnés rendez-vous dans cette maison. Un piège qui a produit des résultats avec l’arrestation d’étudiants et d’autres gays venants de diverses localités.
Ainsi, vingt quatre homosexuels seront appréhendés et conduits au commissariat de Diamaguène. Ils devraient être présentés au procureur de la République ce lundi 28 décembre.

25/12/2009

Noël au Sénégal

Noël au Sénégal
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Bel exemple de tolérance à la sénégalaise. Dans ce pays presque tout le monde fête Noël. Les chrétiens, bien sûr, qui représentent 10 % de la population et sont particulièrement nombreux dans le sud, notamment en Casamance. Mais aussi beaucoup de musulmans. Le 24 décembre des bals sont organisés un peu partout au Sénégal. Noël est férié. « Les Sénégalais aiment trop la fête pour rater une occasion de s’amuser. Quelle que soit leur confession », m’explique Aminata, une jeune sénégalaise
Les musulmans viennent de fêter, il y à peine un mois, la tabaski –aïd el Kébir- au cours de laquelle de nombreux cadeaux ont été distribués. Mais ils célèbrent malgré tout Noël. Et les cadeaux sont aussi là, en grand nombre. Pour les familles suffisamment aisées pour céder à la tentation…
Noël a d’autant plus de succès que musulmans et chrétiens ont l’habitude de se côtoyer. Contrairement à ce qui se passe au Nigeria où chrétiens et musulmans, bien souvent, ne vivent plus dans les mêmes quartiers, au Sénégal ils sont voisins. Et vivent en bonne intelligence. En Afrique, le Sénégal est considéré comme l’un des modèles de tolérance religieuse.
Léopold Sedar Senghor, le premier président du Sénégal indépendant –qui a dirigé ce pays de 1960 à 1980 – était d’ailleurs chrétien. Un catholique pratiquant dont la confession n’a jamais choqué la grande majorité des Sénégalais.
Beaucoup de chrétiens sénégalais fêtent aussi la tabaski chez leurs voisins musulmans. Du coup, ils comprennent d’autant moins la polémique actuelle en Europe à propos des minarets. « Pour nous l’Europe est sensée être le continent de la tolérance. On s’attend à plus de sagesse de la part des Européens » m’explique un musulman qui fête Noël, avec des amis chrétiens.
Un peu partout dans le pays des bonnets de père Noël ont fait leur apparition. Pendant ce temps là, les muezzins continuent à donner de la voix dans les mosquées. Les fêtes promettent d’être joyeuses et tolérantes. Loin de toute polémique confessionnelle.

Joyeux Noël

www.salysenegal.net et blackrainbow vous souhaitent  joyeux Noël
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20/12/2009

Un militaire tué en Casamance

Un sous-officier de l'armée tué en Casamance
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Un sous-officier de l'armée sénégalaise a été tué le samedi matin à la périphérie sud-ouest de Ziguinchor, lors d'une attaque d'hommes armés supposés appartenir au mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC) a appris la Pana, de sources militaires.
La victime, qui appartenait au corps des commandos, grièvement touché et transféré à l'hôpital régional de Ziguinchor, a succombé de ses blessures, selon ces sources qui révèlent que l'attaque a également fait trois blessés parmi les militaires.
L'attaque, qui avait pris pour cible, tôt dans la matinée de samedi, une position de l'armée sénégalaise à Baraf, village situé à environ 5 kilomètres au sud-ouest de Ziguinchor, ville de la Casamance avait provoqué de violents affrontements à l'arme lourde entre la bande des assaillants et les militaires.
Les affrontements ont créé une panique générale au sein des habitants de la zone, obligeant les paysans, en cette période de récolte, à quitter précipitamment les champs, ont révélé des habitants du quartier Diabir, situé près du lieu de l'attaque.
Un habitant du village de Diabir estime que les affrontements étaient si violents que les militaires ont demandé à la population de rentrer chez elle jusqu'à ce que la situation se calme.
Il y a deux jours, d'autres accrochages avaient opposé l'armée sénégalaise aux rebelles du Mfdc à Baraka-Bounaou, localité située près de la frontière bissau-guinéenne, à quelques 18 kilomètres au sud-est de Ziguinchor, tuant un soldat sénégalais.
La veille de ces accrochages, une autre attaque rebelle avait fait un victime, un enseignant, tué à Edioungou, à 40 kilomètres à l'ouest de Ziguinchor.

19/12/2009

Dakar: un monument de contradictions

Le monument de la Renaissance africaine construit à dakar fait scandale.
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Une statue géante construite à l'initiative du président Abdoulaye Wade sur une colline de Dakar fait scandale.
Trop cher, de mauvais goût, politiquement incorrect, contraire à l'Islam, principale religion au Sénégal: le monument de la "Renaissance africaine" construit dans la capitale sénégalaise défraie la chronique depuis plusieurs mois.
Cette attraction touristique controversée est le grand projet d’Abdoulaye Wade, le président libéral du Sénégal, âgé de 82 ans: "C’est l’Afrique sortant des entrailles de la terre, quittant l’obscurantisme pour aller vers la lumière", a-t-il expliqué au journal Libération.
Le monument, représentant un couple portant un enfant et haut de 50 mètres, sera plus grand, selon ses promoteurs, que la statue de la Liberté. Il est construit par la société nord-coréenne Mansudae Overseas Project Group of Companies dans un style rappelant les statues soviétiques.
C'est donc en majorité des ouvriers nord-coréen qui ont construit cette statue de métal, ce qui a choqué bon nombre de sénégalais. Sans compter le coût de ce monument qui s'élèverait à près de 20 millions d'euros, un budget monstrueux dans un pays qui souffre économiquement à cause du poids de la dette.
Autre sujet de colère, le président Abdoulaye Wade a l'intention de s'octroyer 35% des recettes des visites du monument, à titre selon lui de droits d'auteur comme concepteur de la statue. Le reste des royalties iraient non pas dans les caisses de l'Etat comme c'était initialement prévu, mais reviendraient à "la Case des tout-petits", une fondation gérant des crèches à travers le pays.
Ce "projet somptuaire", selon les termes de Jean-Christophe Ruffin dans Le Canard enchaîné, cristallise donc les mécontentements. Il est d'ailleurs très vivement critiqué par l'opposition et la presse privée.
Des imams de Dakar ont du reste dénoncé vendredi dans leur prêche ce monument contraire à l'Islam. Toutefois, un certain nombre de dakarois pensent que la "Renaissance africaine" va apporter du travail et des devises dans le pays.
Seul l'avenir le dira: la statue sera inaugurée en avril 2010, date à laquelle nombre de pays africains vont commémorer le cinquantenaire de leur indépendance.

 

La grande muraille verte au Sénégal

Sénégal : une "Grande Muraille Verte" pour l'environnement
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Le Sénégal a présenté au sommet de Copenhague une initiative majeure : « La Grande Muraille Verte », une bande de forêts et de pâturages large de 15 km sur 7000 km d'ouest en est de l'Afrique. L'idée d'origine est Nigériane, mais le Sénégal a pris l'initiative de démarrer les travaux avec un soutien pan-africain historique de l'Union Africaine.
Monsieur Matar Cissé, agence du Sénégal pour la Grande Muraille VerteDans une interview pour ddmagazine, Monsieur Matar Cissé, Directeur Général de l'Agence du Sénégal pour la Grande Muraille Verte, précise qu' « il ne s'agit pas d'un projet de reboisement ou d'un simple projet écologique, mais du développement d'un écosystème». Il s'agit de reconquérir des territoires abandonnés ou abîmés, et de créer une base économique durable pour éviter la migration des populations agraires vers les villes et vers les pays riches. Et Monsieur Cissé nous fait prendre de la hauteur : « N'oubliez pas que de nombreux conflits africains sont à la base des combats pour des ressources naturelles. La nature transnationale de la Grande Muraille Verte, et sa création de richesse naturelle, en est d'autant plus importante ».
La dimension du projet, rien qu'au niveau du Sénégal, est imposante : 543 km de longueur et 15 km de largeur, soit 760 000 hectares. A ce jour, des travaux ont été entrepris sur 100 km, avec 10 500 hectares plantés. Pour rappel, la déforestation annuel planétaire est de 7,3 millions d'hectares, selon les Nations Unies. Ainsi, sur toute sa longueur, avec approximativement 10 millions d'hectares, la Grande Muraille Verte correspondrait, du moins en surface, à une année de deforestation mondiale.
« Nous avons entrepris une consultation internationale d'experts pour établir les espèces, idéalement d'origine locale, adaptées au projet. Mais également, nous avons impliqué les populations locales, pour solliciter leur connaissance des espèces historiques qui se trouvaient sur ces terres », indique Monsieur Cissé. « La stratégie est basée sur l'établissement de maraîchages, et d'arboricultures, principalement fruitières, afin de créer des revenus futurs pour les populations que nous payons aujourd'hui pour construire la muraille verte ».
A ce jour, le Sénégal a investi 2 milliards de francs CFA dans le projet, soit un peu plus de 3 millions d'euros, et a budgété plus de 3 milliards de francs CFA (4,5 millions d'euros) pour 2010. Le Sénégal a entamé les travaux sans soutien financier international afin de montrer son engagement et la viabilité du projet, mais Monsieur Cissé précise « que pour aller à terme, ce projet à besoin de l'aide financière de la communauté internationale ».
Des projets similaires ont déjà montré qu'ils pouvaient donner d'excellent résultats aux plans social, économique, et environnemental. Ainsi la reconquête du plateau de Loess, au nord-ouest de la Chine : en 20 ans et pour un investissement de 500 millions de dollars, le projet a converti près d'un million d'hectares, quadruplé les revenus des populations locales, et délivré un retour sur investissement annualisé de 19%.
Compte tenu des faible salaires locaux, et de l'utilisation de terres publiques, les coûts de la Grande Muraille Verte sont dérisoires par rapport à l'impact sur des millions d'habitants et sur l'environnement. Dans les discussions sur le réchauffement climatique, le financement de projets de développement durable dans les pays en développement fait toujours débat ; la Grande Muraille Verte pourrait avoir valeur d'exemple.
Marc Mayor

18/12/2009

Akon, actionnaire de Sénégal Airlines

Sénégal Airlines La star Akon rejoint le club des actionnaires
Akon

C’est un bel exemple de patriotisme que vient de donner la star mondiale de musique d’origine sénégalaise, connu sous le nom d’artiste d’Akon. Alioune Badara Thiam de son vrai nom, mondialement célèbre, vient de rejoindre le club des actionnaires privés de la nouvelle compagnie nationale aérienne, Sénégal Airlines. C’est ce qui ressort d’un communiqué du Ministère de la Coopération Internationale, de l’Aménagement du Territoire, des Transports Aériens et des Infrastructures.
Plus qu’un coup de pub, c’est un sacré coup de puce que vient de donner le très célèbre chanteur sénégalais à la société nationale aérienne, Sénégal Airlines. En effet, Akon a décidé de faire partie des actionnaires privés du groupe dont le décollage est immédiat. L’information a été donnée hier par le ministère de tutelle à travers un communiqué. Un acte hautement patriotique d’Alioune Badara Thiam, sénégalais d’origine pourtant déjà propriétaire de plusieurs biens à travers le monde dont les labels de musique Konvict et Music et Kon Live Distribution. Quatre fois nominé aux Grammy Awards en 2008, la notoriété de l’artiste sur la scène internationale n’est plus à démontrer. Une image dont il compte bien faire profiter Sénégal Airlines. En effet, l’artiste après avoir ainsi souscrit au capital de la future compagnie aérienne a fait part « de son immense joie à contribuer à la naissance d’une compagnie aérienne nationale » et s’est engagé à devenir un ambassadeur de Sénégal Airlines. Selon le document du ministère des Transports Aériens, Akon a également dit sa détermination à œuvrer pour faire de Sénégal Airlines un outil d’attractivité et de rayonnement du Sénégal, son pays d’origine, dans le monde. Réagissant après le geste de haute portée d’Akon, le Ministre d’Etat, Ministre de la Coopération Internationale, de l’Aménagement du Territoire, des Transports Aériens et des Infrastructures, Karim Wade s’est réjoui de la décision ainsi prise par AKON. Karim Wade a également salué un bel exemple de réussite de la diaspora Sénégalaise et des jeunes en particulier, selon le ministre qui s’est félicité de l’acte posé par le chanteur de se joindre aux privés sénégalais ayant déjà massivement répondu à l’appel du Gouvernement pour la mise en place de Sénégal Airlines. « La naissance de Sénégal Airlines est la preuve que les Sénégalais, de l’intérieur comme de l’extérieur, possèdent la clé pour relever les défis que la crise internationale impose à leur pays. Il reste juste à rassembler toutes les bonnes volontés et de faire prévaloir, en toute chose, le devenir commun du Sénégal sur les intérêts particuliers », a conclu Karim Wade.
Bassirou Seck

Meurtre d'en enseignant en Casamance

Meurtre d'un enseignant attribué aux rebelles casamançais
WebEdioungou
   
Un enseignant a été tué par des hommes armés, mercredi soir dans un village de Casamance, région du sud du Sénégal, a-t-on appris jeudi auprès de la gendarmerie qui a aussitôt attribué ce meurtre aux rebelles indépendantistes.
Un enseignant "a été tué mercredi par des éléments armés supposés appartenir au Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC)", dans le village d'Edioungou, à 50 km au sud-ouest de Ziguinchor, a indiqué à l'AFP une source à la gendarmerie d'Oussouye, ville dont dépend Edioungou.
"Il a été tué par une rafale d'arme automatique alors qu'il cherchait à s'enfuir après être sorti pour voir un jeune homme criant et en train d'être battu par des hommes armés qui avaient auparavant attaqué un campement touristique" du village, a expliqué cette source.
Au cours de cette attaque, les assaillants ont emporté un coffre-fort contenant 200.000 FCFA (près de 305 euros), des couvertures et des vélos du campement. Il n'y avait pas de touriste sur les lieux au moment de l'incident, selon la même source.
La Casamance, région enclavée du sud du Sénégal, est en proie depuis 1982 à une rébellion indépendantiste. L'accord de paix signé en 2004 a apaisé les tensions sans toutefois régler définitivement le conflit.
Ces derniers mois, les accrochages entre l'armée et des éléments présumés de ce mouvement indépendantiste ont repris.
Entre juillet et décembre 2009, 17 personnes ont été tuées et 25 blessées par armes dans la région. Des braquages et cambriolages de commerces ont également eu lieu.
Jeudi, plusieurs ONG ont lancé à Ziguinchor un manifeste pour la non-violence et la reprise des négociations pour la paix en Casamance entre le gouvernement sénégalais et le MFDC. Des dignitaires musulmans, catholiques et animistes participaient à la cérémonie de lancement du manifeste.

17/12/2009

Centrale solaire au Sahara

La Centrale solaire du Président du Sénégal
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Wade veut bâtir une centrale solaire au Sahara
Abdoulaye Wade, le président du Sénégal, doit proposer aujourd’hui à Copenhague la création d’une immense centrale solaire dans le Sahara. Son idée, un peu folle : «Fournir de l’énergie gratuite, indéfiniment, au continent africain.» Wade n’en a parlé à personne, en dehors de l’astronaute malien Cheikh Modibo Diarra, d’un universitaire sénégalais… et de Libé. Le financement ?«Les pays développés, qui auront construit la centrale, auront le droit de se brancher dessus, mais le courant sera pour eux payant», explique-t-il. Le président du Sénégal va aussi défendre la «grande muraille verte», un projet plus avancé qui vise à reboiser l’Afrique de Dakar à Djibouti. Un accord a été signé et une agence panafricaine va être créée, sous l’égide de l’Union africaine (UA). Au Sénégal, 520 kilomètres d’arbres ont déjà été plantés par de jeunes volontaires, avec l’aide de soldats français, affirme-t-il. A 82 ans, le président sénégalais rêve aussi d’un «mur de l’Atlantique», une structure en béton armé de 40 mètres de large. Coût estimé du projet : de 15 à 20 millions de dollars (entre 10 et 14 millions d’euros). Ce mur vise à éviter la salinisation des eaux potables et à protéger la côte ouest de l’Afrique d’éventuels tsunamis, même s’ils ne se sont jamais produits…

Rallye Africa Race 2010 à Dakar

Rallye : l’Africa Race de retour en 2010
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La deuxième édition se déroulera du 26 décembre 2009 au 10 janvier 2010 sur un parcours « traditionnel », mais inédit dans le choix de son tracé.
Ce rallye-raid conduira les concurrents d’une ville européenne à la capitale sénégalaise en passant par le Maroc et la Mauritanie, indique le communiqué de l’organisateur.
La première édition s’est achevée sur les bords du Lac Rose le 11 janvier dernier au terme de 13 jours sur le continent africain dont 12 en course. Basée sur l’échange, la passion, la convivialité et le partage avec les populations des pays traversés, l’Africa Race n’est pas tout à fait une course comme les autres.
Cette course inscrite au calendrier international FIA et FIM est une épreuve ouverte aux autos, motos, quads et camions.
En moto, on retrouvera les catégories traditionnelles : Production, Sport, Extrême et Quad. Sur quatre roues, T1, T2 pour les autos et T4 pour les camions, sans oublier la catégorie Open (véhicules non homologués en T1, T2 ou T4).
Les inscriptions pour l’Africa Race 2010 seront ouvertes à partir du 1er juin 2009.
http://www.africarace.com

16/12/2009

Le mer monte au Sénégal

La montée du niveau de la mer au Sénégal
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Dr YAKHAM DIOP SUR LA MONTÉE DU NIVEAU DE LA MER : « Dakar risque de perdre 54 % de ses plages d’ici 2100 »
 
Enseignant au département de Géographie, Dr. Yakham Diop, par ailleurs membre du Comité national du changement climatique, est formel : la biodiversité des régions de Kédougou et Kolda sera durement frappée. Dakar risque de perdre 54 % de ses plages. Saly, Djiffer, Diogué, Carabane et Abéné, principaux sites touristiques du Sénégal, sont également menacés. Dans cet entretien, Dr. Diop fait également remarquer qu’il faut investir 1.200 milliards de dollars pour limiter les gaz à effet de serre.
C’est quoi le changement climatique ?
C’est l’augmentation de la température moyenne terrestre qui a été évaluée sur un siècle. Elle se situe entre 1,8 ° et 4° C et est principalement causée par l’utilisation accrue d’énergie, la coupe des forêts et certaines pratiques agricoles. Autrement dit, des activités anthropiques. Sur le terrain, elle se manifeste par l’accroissement d’émissions des gaz à effet de serre. Il faut dire que les pays riches, grands pollueurs, s’étaient engagés à réduire ou ne pas augmenter ces émissions mais ils n’ont pas tenu leur promesse. Des pays comme la Chine ont accru leurs émissions de l’ordre de 54 %. Il en va de même pour l’Espagne, alors qu’elle avait promis d’en réduire. Donc, ce ne sont pas des problèmes simples. D’un côté, il y a les pays riches qui tiennent des positions égoïstes. De l’autre côté, on demande aux pays sous-développés de faire beaucoup d’efforts et d’arrêter certaines habitudes.Malheureusement, les conséquences se posent en termes de menaces, de risques et il va falloir les résoudre de manière urgente.
Quelles sont les manifestations de ces changements dans des pays comme le Sénégal ?
C’est d’abord ces effets de serre. Tout le monde a l’impression d’être étouffé et donc ressent cette augmentation ambiante de la température. Au Sénégal, ces dérèglements climatiques se manifestent à travers l’élévation du niveau marin mais aussi et surtout sur les zones côtières. C’est le cas à Saly, Djiffer, Diogué, Carabane et Abéné en Basse Casamance. Un centimètre d’élévation du niveau marin équivaut à un mètre gagné sur les rivages. Depuis le deuxième Plan de développement économique et social du Sénégal qui fait du tourisme une priorité dans les investissements notre rivage a reçu une destination spéciale. Et qui dit tourisme, parle essentiellement du littoral. Des localités comme Kédougou ou Kolda seront durement frappées quant à la quantité et la qualité de la biodiversité. Il faudra donc, toute suite, trouver des semences et des espèces adaptées. Ailleurs, des sols seront gagnés par le sel et l’érosion côtière. Cette réduction des sols entraînera forcément la réduction des surfaces emblavées. A cela, il faut ajouter la menace qui pèse sur les ressources hydriques.
Certains lient les inondations qu’ont connues Dakar et d’autres capitales africaines à ce phénomène de changement climatique...
A juste titre. A Ouagadougou, il a plu, en trois jours, ce que la ville sénégalaise de Louga ne peut recevoir en une année. Là-bas, il y a eu non seulement des catastrophes mais aussi des pertes en vie humaine. A Dakar, notamment en banlieue, vu les conditions d’installation des populations, les défauts d’assainissement, d’aménagement, de terrassement, l’insuffisance d’équipements de manière générale et le caractère indigent de certaines couches de la population qui habitent ces zones, il faut prévoir des lendemains incertains. Je pense qu’il est du devoir des autorités, des partenaires au développement, des scientifiques et des collectivités locales de discuter sur les politiques de développement économique, notamment dans la banlieue. Il faut trouver un autre système d’installation des gens pour qu’ils puissent vivre dans un cadre assez acceptable. Il ne s’agit pas de promettre le bonheur mais le bien-être. Ce que nous constatons aujourd’hui dans la banlieue dakaroise est lié à une philosophie qui tourne autour de la déviance et de l’anomalie. Depuis 4 ans, plus de six mémoires de maîtrise sont consacrées aux conditions de vie en banlieue, notamment sur les questions des inondations. Et je puis vous dire que parfois les illustrations contenues dans ces mémoires nous laissent un peu froids. Tout cela pour dire que négliger les conditions d’installation des populations, c’est aider ces dernières à vivre dans l’insécurité parfaite.
Vous voulez dire que la banlieue dakaroise est menacée avec ces changements climatiques ?
C’est plutôt un certain style de vie qu’il faut revoir. Vivre en banlieue dans ces conditions vaut-il la peine ? C’est la principale question. Je pense qu’il y a beaucoup d’efforts à faire, notamment en matière d’équipement et d’assainissement. Il est urgent de mettre dans ces quartiers des équipements adéquats. C’est la question de la viabilité de Dakar qui se pose à terme. Déjà, certains prédisent que nous allons perdre 54 % des plages si ce rythme continue.
Evidemment, les autorités sont conscientes et ont mis en place beaucoup de comités pour réfléchir sur comment solutionner ce problème. Aujourd’hui, il s’agit de mettre en place des politiques hardies tendant à aménager d’une autre manière le territoire national.
Est-ce à dire qu’il faut revisiter les modèles de développement économique ?
Aujourd’hui, il y a un déséquilibre énorme. Malheureusement, il y a un comportement égoïste de la part de certains pays riches et des firmes qui ne cherchent que le gain. Cette quête de profit immédiat hypothèque le devenir des populations. Il y a un combat commun à mener. Les politiques actuelles n’assurent plus le bien-être des populations. Elles ont lamentablement échoué car elles ont généré leurs propres contradictions. Il faut les corriger en mettant en place des politiques qui favorisent l’épanouissement de l’être humain.
La planète entière retient son souffle. Pensez-vous que cette fois-ci les dirigeants réunis à Copenhague sont conscients des menaces qui pèsent sur le monde ?
Beaucoup de gens avaient dit que le sommet de Kyoto n’était qu’un grand show. En revanche, le sommet de Copenhague suscite un grand espoir dans le monde. Je pense que de ce sommet, sortiront des propositions concrètes. Tout le monde est conscient que le modèle de développement actuel n’est plus viable. Le système mondial est déjà en péril. Copenhague doit prendre en charge l’ensemble des appréhensions des pays, notamment ceux en développement. Rien que pour limiter les gaz à effet de serre, il faut un investissement de près de 1.200 milliards de dollars. L’équivalent de 1 % du Pib mondial. Et ces investissements doivent nécessairement être faits dans les pays en développement. Mais au moment de passer à des choses concrètes, tout le monde sort sa petite calculette. C’est ce qui est malheureux. Ces pays soumis très longtemps à des exploitations humaines doivent être appuyés pour faire face à ces mutations climatiques. Car, c’est dans ces pays, qui ont de grandes surfaces de forêts, que nous avons encore la chance d’atténuer ou de capter les gaz à effet de serre. Malheureusement, d’autres logiques seront développées. Tout compte fait, je suis heureux d’entendre que des projets africains comme la Grande muraille verte seront présentés au cours du sommet.
Pensez-vous que les Sénégalais manifestent un grand intérêt pour ces questions climatiques ?
Bien entendu, même s’il faut distinguer deux types de Sénégalais. Il y a d’un côté, le milieu intellectuel, lettré qui a accès aux nouvelles technologies. Autrement dit, les Sénégalais qui s’informent et qui vivent les choses en temps réel. Ces Sénégalais sont plus ou moins conscients des enjeux climatiques. De l’autre côté, il y a le milieu des Sénégalais qui attendent la pluie pour produire. Même si ces concitoyens commencent à être conscientisés, il reste qu’il y a une grande campagne de sensibilisation à mener.
Quelles solutions préconisez-vous, à court terme, à ces variations climatiques ?
Il faut d’abord faire de telle sorte que la production alimentaire soit moins exposée au changement climatique. Pour cela, le concours des scientifiques et des praticiens du développement est requis. Tout comme du milieu de la communication. Ensuite, il faut promouvoir une agriculture et un élevage intensifs. Sur ce point, l’Etat est en bonne voie. Il a lancé une campagne d’insémination artificielle, la stabulation et beaucoup d’efforts ont été faits pour les variétés culturales. Toujours est-il que dans les stratégies de développement économique, il faut nécessairement voir si la rubrique « changement climatique » est bien prise en compte. Aussi, il faudra que les collectivités locales jouent leur partition. Elles doivent s’investir dans ce domaine et participer, à côté de l’Etat qui doit aiguillonner, à la mise en place d’une véritable politique.

14/12/2009

Youssou Ndour sur la sellette

Youssou Ndour sur la sellette des épargnants
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MICROFINANCE Birima pas aussi intègre qu’on le croit        
Pour Youssou Ndour, proclamé ambassadeur de la microfinance, il semble que «charity business bien ordonné commence par soi-même».
Le fonds de microfinance de Youssou Ndour avait tout pour réussir : un million de dollars généreusement offert par le groupe Benetton, 200 000 euros empruntés à des «micro-investisseurs» sur des réseaux solidaires et une icône internationale en tête de gondole.
«Je ne veux pas de dons…»
Où est passé le million de Benetton ? C’est l’une des questions qui planent sur le fonds Birima, cette société de crédit coopératif née d’un projet du groupe italien, initiée en juin 2007 et visant à développer un fonds africain de microfinance, géré et promu par Youssou Ndour.
Séduit par le discours généreux de l’icône sénégalaise, le groupe Benetton n’avait pris aucune garantie particulière et n’avait revendiqué aucun rôle dans la gestion de ce fonds.
C’est ainsi que, dans une déclaration à l’Afp datée du 13 février 2008, la star internationale affirmait que le fonds ne disposait, au départ, que d’un capital de 200 millions FCfa (305 000 euros) et laissait entendre qu’il en était lui-même le donateur : «Je ne veux pas de dons, je n’(en) demande pas. (...) C’est une question de dignité pour les Africains», ajoutait-il. Des déclarations reçues avec étonnement chez Benetton qui, depuis sa donation, n’a plus jamais reçu de nouvelles du «griot planétaire».
Interrogé le 30 mars 2008 par le journaliste El Hadji Gorgui Wade Ndoye, Youssou Ndour allait encore plus loin et déclarait : «J’avais un peu d’argent et je l’ai mis dans ce projet.» Quant au rôle de la multinationale italienne, il se serait, selon lui, limité à une campagne de publicité : «Je remercie Benetton, qui m’a fait bénéficier de sa campagne mondiale. (…) Avec cette multinationale, nous bénéficions de son savoir-faire et elle aussi retire un profit. Tout le monde y gagne.»
 
Espoirs déçus
Dès son lancement, l’objectif de Birima était ambitieux : «A partir du Sénégal, pays choisi comme projet pilote car il compte parmi les pays les plus stables du continent, l’expérience de microcrédit élaborée par Birima s’étendra ensuite progressivement à d’autres Nations africaines», lisait-on dans le dossier de presse de lancement.
Selon Moustapha Ndiaye, coordinateur initial de la structure coopérative, dès le départ ,«Birima a suscité un grand intérêt, enregistrant plus de 200 adhésions dès la première semaine. L’adhésion s’obtenait alors en fournissant une pièce d’identité, trois photos et 10 000 FCfa de frais (15,2 euros). L’objectif était d’atteindre 5 000 membres en une année.» En ce qui concerne les crédits, Birima s’était fixé initialement un objectif de 500 accords de crédit sur cinq ans, pour une moyenne de 500 000 FCfa par opération.
Aujourd’hui, pour la plupart des professionnels sénégalais de la microfinance, Birima n’a pas rempli sa mission et n’a pas obtenu les résultats attendus. Pour K.C., gérant reconnu d’une structure islamique de microfinance soutenue par la Banque islamique de développement, «Birima ne connaît pas la même popularité que son auteur. Malgré les promesses, il n’y a qu’une seule agence ouverte où les éventuels clients doivent venir effectuer des versements. Le projet n’est pas populaire. J’ai moi-même essayé d’avoir des informations et on m’a rétorqué que Birima travaillera bientôt avec un réseau solidaire européen.» Pour la plupart des professionnels interrogés, Birima n’est pas encore opérationnel.
 
Appel aux bailleurs de fonds
Un avis que ne partage pas Youssou Ndour, vedette d’un récent forum organisé à Lille intitulé L’argent responsable : un monde plus éthique est-il possible ? «Ce n’est pas une banque en soi, c’est plus une mutuelle avec une démarche totalement différente. Nous avons aujourd’hui près d’un millier de clients», annonçait-il. Toutefois, l’artiste international reconnaît à mi-mot qu’il est nécessaire de «rebooster ce label Birima qui existe déjà et marche bien». Pour cela, il en appelle aux «bailleurs de fonds qui ont l’habitude de prêter aux banques traditionnelles et qui peuvent aussi, en même temps, prendre en compte le microcrédit». «Si nous ne trouvons pas des institutions financières, ça va être difficile, au Sénégal comme ailleurs en Afrique», reconnaît celui que Martine Aubry vient de faire citoyen d’honneur de la ville de Lille.
 
Un directeur désenchanté
Pour Ibrahima Thioune, ancien Directeur général de Birima, qui a quitté la société il y a une année, il est clair «que l’objectif n’a pas été atteint» et que le résultat est mitigé. Pourtant, selon lui, l’absence de garantie demandée aux emprunteurs rend Birima très attractif, à juste titre puisque, statistiquement, 98% des microcrédits contractés au Sénégal sont remboursés.
M. Thioune précise qu’il ne souhaite pas communiquer les raisons de son départ de Birima, mais il semble évident qu’il déplore, a minima, le déficit d’activité de l’agence, ainsi que le retard dans l’exécution du business plan.
Il souligne également que Birima lève depuis un certain temps «de l’argent dans de nombreux pays, grâce à des réseaux solidaires comme MYC4.com», une plateforme en ligne qui invite les internautes du monde entier à «investir» par tranche de quelques euros dans des projets d’entreprises africaines de leur choix.
 
Défaut de remboursement
Nous nous sommes intéressés de plus près à cette plateforme, qui révèle, en effet, que Birima aurait déjà emprunté à ce jour 211 041 euros à des particuliers, séduits par la notoriété et le discours de la vedette. Mais sur le blog de ces «micro-investisseurs» commencent à poindre de sérieuses manifestations d’inquiétude. Les épargnants se plaignent d’un défaut de remboursement de Birima, qui atteint à ce jour 91,68% ! A ces plaintes, le directeur du fonds Birima répond que le Sénégal connaît une grave crise économique, que les petits emprunteurs ne peuvent plus rembourser et que des procédures judiciaires sont en cours pour forcer ces petites gens à honorer leurs créances. Nous sommes bien loin des déclarations de l’artiste : «C’est une manière pour moi de lutter contre la pauvreté (…). J’ai pensé qu’il fallait partir sur des bases qui respectent nos traditions, la parole donnée.»
 
Un bilan officiel hésitant
Malgré tout, pour Abdoulaye Dieng, administrateur de Birima, l’affaire se porte très bien avec un flux de 1 500 à 2 000 comptes ouverts, dont plus de la moitié auraient déjà bénéficié de crédits. «La clientèle est essentiellement constituée de très petits commerçants, comme les vendeuses de poisson, les marchands ambulants, les salons de coiffure et de couture, qui présentent un très bon taux de recouvrement.» Selon M. Dieng, «pour obtenir un crédit chez Birima, il faut ouvrir un compte avec un dépôt minimum de 15 000 FCFA (23 euros) et être client régulier, depuis au moins trois mois». Les crédits inférieurs à 500 000 FCFA sont attribués par un agent de crédit. Au-delà, ils sont accordés par le comité de crédit. La période de remboursement varie entre 24 et 36 mois et le montant maximum octroyé est de 10 millions FCfa (15 000 euros). Pour l’administrateur de la société, le volume des encours de crédits octroyés, depuis le démarrage des activités, se situerait «entre 300 et 500 millions FCFA», mais il reconnaît ne pas être tout à fait certain de ces chiffres…
Adama WADE et Dominique FLAUX

12/12/2009

Nouveaux sites touristiques au Sénégal

SAPCO : De nouveaux sites touristiques à aménager
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Avec des domaines de compétence désormais élargis au plan national, la Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal(SAPCO) envisage de développer de nouveaux sites à court terme dans la Petite Côte, à Mbodiène, Pointe Sarène et Joal-Finio et, à moyen terme, dans 4 autres pôles touristiques que sont la zone nord, le Sine-Saloum, Tambacounda et la Casamance.

En fait, annonce Ndiouga Sakho, le PDG de la SAPCO, il s’agit de répondre à la demande sans cesse croissante des promoteurs et de satisfaire à l’impératif de diversification des produits. C’est dans cette perspective qu’il faut ranger le grand projet d’aménagement des nouveaux sites à Mbodiène, Pointe-Sarène et Joal-Finio. Le site de Mbodiène constitue le centre géographique des unités d’aménagement touristique de la Petite-Côte, depuis Saly/Mbour jusqu’à Joal Finio. Il servira de pôle touristique central et devrait accueillir une grande gamme d’activités d’animation extra hôtelière, tels que les golfs et les parcs d’attraction thématiques. Rien que le parc hôtelier va coûter 190 milliards de francs Cfa alors que les infrastructures (électricité, télécoms, etc.) vont revenir à 13 milliards de francs Cfa. Le schéma de financement va s’articuler autour d’un réseau de partenaires privés et publics, un emprunt obligataire pour la viabilisation des terrains sans oublier le budget consolidé d’investissement. Quant à la nouvelle unité d’aménagement touristique haut de gamme de Pointe-Sarène, elle va coûter 13 milliards de francs Cfa compte non tenu du coût des infrastructures au moment où Joal Finio va faire l’objet d’un investissement global de 8 milliards de francs Cfa. Avec en toile de fond, le développement d’activités nautiques, de pêche et de découverte de l’écologie fluviale régionale, notamment les mangroves. Outre ces projets d’aménagement à court terme, la SAPCO tient à doper davantage le pôle touristique du nord du Sénégal autour de l’Ile de Saint-Louis. L’aménagement de cette partie de la Grande Côte va aussi concerner la zone de Potou-sur-Mer, le Parc de Djoudj de même que la zone de Louga et le tourisme rural intégré. Restent maintenant les sites historiques du Sine-Saloum, de Tambacounda et de la Casamance. La SAPCO compte d’abord réhabiliter les Iles du Saloum notamment les sites de Fatick, Kaolack, Ndolette, Foundiougne, Sandicoly, Missirah et Simal (Fimela). Le Delta du Saloum est considéré comme une zone touristique d’avenir avec un paysage d’une grande beauté, des îles recouvertes de mangroves, de palétuviers, des baobabs, des fromagers, etc.

11/12/2009

Baisse du tourisme à Saly Sénégal

Une chute notable des nuitées à Saly
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Si l’on en croit les premières estimations des professionnels du secteur qui évoquent une chute des taux de fréquentation de l’ordre de 15 à 20%, le tourisme sénégalais est en pleine crise. Le Soleil a mené l’enquête.
C’est Boubacar Sabaly, Directeur de l’hôtel Les Bougainvillées de Saly, qui donne le ton : « La plupart des réceptifs ont enregistré une baisse cette année. De l’ordre de 15 à 20%. Et c’est le mois de juin qui a été le plus difficile pour les hôteliers » annonce t-il. Comme pour se donner bonne conscience, les hôteliers évoquent en premier lieu, la crise économique internationale comme première cause des contre-performances. Sans oublier la crise du secteur aérien sénégalais née de l’arrêt des activités d’Air Sénégal International (ASI). Un évènement « grave », selon un hôtelier de Saly. « Nous avons toujours travaillé en parfaite intelligence avec les vols réguliers d’Asi et la disparition de la compagnie nous a fait perdre 20% de notre chiffre d’affaires » peste celui-ci. Dans la même veine, les professionnels du tourisme fustigent les tarifs aériens jugés « impraticables » au Sénégal. En effet, rien qu’avec le prix du billet d’avion pour rallier le Sénégal (700 euros), un touriste peut se payer un séjour avec pension complète pendant une semaine à Marrakech au Maroc. Ce qui représente un avantage comparativement non négligeable aux pays maghrébins. Autre explication fournie pour expliquer cette désaffection de la destination Sénégal, c’est la faiblesse de l’Agence nationale pour la promotion touristique (ANPT). C’est une agence dépourvue de moyens pour communiquer valablement sur le label qualité Sénégal au sein des marchés émetteurs, fulminent les acteurs du tourisme. Au moment où l’ANPT peine à mobiliser 1 milliard de francs CFA pour la promotion de la destination, le budget d’une structure comme l’Office national du tourisme marocain culmine à plus de 20 milliards de francs CFA. En fait, renseigne Doudou Gnagna Diop, Président de l’Organisation nationale pour l’intégration du tourisme sénégalais (ONITS), la promotion touristique a évolué de nos jours. L’heure est plutôt au packaging direct avec notamment des réservations online, le touriste pouvant, à partir de son domicile, visiter les hôtels et faire sa réservation via Internet. Résultat, les Tours opérateurs (TO) s’adaptent et se regroupent pour ne pas disparaître. En réalité, la crise du secteur touristique est plus aiguë encore. Ses signes cliniques sont apparus depuis quelques années avec à la clé des fermetures d’hôtels tous azimuts. C’est le cas du Club Aldiana (Mbour) ou même de l’Hôtel Baobabs de la Somone fermé pendant une bonne année avant de rouvrir ses portes grâce à de nouveaux investissements.
Diversifier l’offre de produits
Mor Diop, professionnel du secteur à la Somone, estime que l’Etat doit davantage appuyer les promoteurs en procédant à une réduction drastique des taxes aéroportuaires car, poursuit-il, le tourisme participe activement à la lutte contre la pauvreté. De son côté, Boubacar Sabaly, le président du Syndicat d’initiative et du tourisme régional, croit savoir qu’il faut renforcer l’option de l’Etat de miser sur les deux segments porteurs que sont le tourisme d’affaires (conférences, colloques, séminaires, etc.) et le tourisme balnéaire basé sur les loisirs. Il faut insister sur l’événementiel pour compléter cette offre.
Autrement dit, le Sénégal doit davantage organiser de grandes manifestations culturelles, valoriser son patrimoine bâti et mieux organiser l’artisanat, pour apporter une certaine dose de diversité sur la destination. Notre interlocuteur est d’avis que les grands hôtels doivent continuer de cohabiter en symbiose avec les petites et moyennes structures ou Lodges pour capter différents niveaux de clientèle. Par ailleurs, la réduction de la TVA de 18% à 10% est aussi souhaitée par les acteurs touristiques qui déplorent, en outre, le fait que le Sénégal connaisse l’un des taux de retour (fidélisation) les plus faibles en Afrique de l’ouest.
Par contre, du côté des petites et moyennes structures hôtelières, l’on ne se fait pas trop de soucis par rapport à la crise du secteur. « Vous savez, c’est la crise des riches » ironise le directeur de l’ONITS, l’entité qui regroupe les petites et moyennes structures qui se seraient démarquées du tourisme de masse en misant beaucoup sur la qualité de leurs services. Aujourd’hui, ces lodges comme on les appelle dans les milieux touristiques, fonctionnent avec 50 % de clientèle locale. Et ça marche, surtout pendant le week-end. Leur stratégie est basée sur l’éco-tourisme, le tourisme de découvertes. Selon M. Diop, on a très tôt compris qu’il fallait séduire la clientèle locale pour passer cette période de crise généralisée. « J’adore travailler avec les nationaux en mettant à leur disposition, ma salle pour les séminaires et en organisant des excursions sur la lagune. Vous savez, il faut toujours innover dans ce secteur », insiste-t-il. Même son de cloche chez ce gérant de campement qui applique des prix jugés « attractifs » surtout en cette période de basse saison. Les grands groupes hôteliers semblent avoir compris le message et appliquent des tarifs résidents du 1er janvier au 31 décembre. Cependant, les professionnels disent en chœur que malgré ces efforts déployés pour avoir les faveurs de la clientèle locale, il y a plus de charges au cours de la basse saison, avec la cherté des coûts de l’électricité ou des fruits et légumes. S’y ajoute la sempiternelle question du bail que les petites et moyennent structures continuent de considérer comme la doléance majeure. « Les demandes de baux dorment dans les tiroirs de l’administration. Tant qu’on n’a pas nos papiers, on n’est pas en sécurité pour exercer en toute quiétude. Sans bail, point de prêts bancaires, donc, point de développement du secteur », ajoute-t-on. Autant dire que les acteurs touristiques ne sont pas encore au bout de leurs peines. D’autant plus que le défaut de professionnalisme a engendré le développement d’un tourisme « parasite » symbolisé par la floraison de résidences privées.

08/12/2009

Enfin de l'électricité au Sénégal?

Plus de 36 milliards de la BAD pour la construction de la centrale de Sendou
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central senelecLa Banque africaine de développement (BAD) a annoncé avoir approuvé un prêt de plus de 36 milliards de francs CFA (55 millions d’euros) destinés au financement du projet d’énergie de Sendou, au Sénégal.
’’Le projet couvre la conception, l’élaboration, l’acquisition, la construction, l’exploitation et l’entretien d’une centrale électrique alimentée au charbon de 125 MW sur un site de 29 hectares situé à 35 km de Dakar à Sendou (Bargny)’’, précise l’institution bancaire africaine dans un communiqué dont copie a été transmise mardi à l’APS.

’’La centrale concernée, dont la construction s’étalera sur 24 mois, produira chaque année 925 GWh d’électricité, soit environ 40 % de la consommation du Sénégal en 2008’’, indique la même source.

Selon le communiqué, la BAD a en même temps ’’pour mandat d’organiser une dette de premier rang totalisant 117 millions d’Euros. La dette aura des échéances allant de quatorze ans dont une période de grâce de deux ans’’.

Au Sénégal, explique la BAD, ’’la demande d’électricité est actuellement supérieure à l’offre et continue de croître à un taux annuel de 7 à 8 %, représentant environ 50 MW de nouvelles capacités requises dans la première année qui vienne’’.

Dans le même temps, le taux de la demande de croissance devrait se poursuivre jusqu’en 2025 alors que la demande annuelle pourrait atteindre 8169 GWh.

Sachant que le Sénégal s’appuie fortement sur les produits pétroliers pour l’alimentation des installations de production d’électricité, la majeure partie des recettes d’exportation du pays sont consacrées à l’achat de produits pétroliers importés, ’’une situation qui semble devoir perdurer ou s’aggraver dans le contexte actuel des prix pétroliers’’, fait valoir le texte.

D’un autre côté, plus de 60 pour cent des centrales de la Société nationale d’électricité du Sénégal (SENELEC) ’’sont vieilles et ont dépassé leur durée d’exploitation normale’’.

Cela fait que ’’le réseau électrique national est constitué d’un grand nombre de petites centrales peu fiables et ne dispose pas d’une grande centrale de base pouvant en assurer la stabilité’’, note encore le communiqué, ajoutant que ’’par conséquent, l’on observe des sautes de tension et des interruptions fréquentes de l’alimentation électrique’’.

’’Afin de stabiliser l’approvisionnement énergétique au Sénégal, le Gouvernement a opté pour la diversification des sources d’énergie afin de rompre avec la dépendance vis-à-vis des produits pétroliers importés, par le développement de technologies basées sur le charbon et les énergies nouvelles et renouvelables’’, rapporte-t-on de même source.

Dans cette optique, Sendou, la plus grande centrale du Sénégal, ’’stabilisera le réseau électrique sénégalais et sécurisera la charge de base’’, en apportant une capacité supplémentaire nette de 125 MW.

’’Ainsi, poursuit le communiqué, le projet d’énergie de Sendou ‘’renforcera la compétitivité du Sénégal et permettra le développement des industries impliquant des lignes de production qui ont besoin d’une puissance continue’’.

Selon le texte, ’’il facilitera aussi la réduction des coûts de 20% en moyenne pour l’électricité produite au Sénégal’’, ce qui aidera ‘’à stabiliser la performance financière de la SENELEC et contribuera à une politique durable des tarifs de l’électricité au Sénégal’’.

Selon le texte, ce projet constitue ’’la deuxième opération du secteur privé de la Banque dans le secteur énergétique au Sénégal’’, puisqu’en juin 2005, la BAD a approuvé un prêt de 8 millions d’euros pour la centrale thermique de Kounoune, destinée à augmenter le niveau de l’approvisionnement d’électricité à un coût compétitif afin de satisfaire la demande croissante d’électricité au Sénégal à l’époque.

07/12/2009

Mort d'un Français en Casamance

Un Français retrouvé mort sur son voilier en Casamance
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Un Français d'une cinquantaine d'années a été retrouvé mort sur son voilier, sur le fleuve Casamance, dans le sud du Sénégal, a-t-on appris celundi à Ziguinchor, la principale ville de la région, auprès de la gendarmerie, qui a ouvert une enquête.
Des pêcheurs ont constaté que le voilier était immobile et ils ont trouvé le Français mort samedi près de la localité de Djilapao, à trois heures de pirogue au nord-ouest de Ziguinchor, selon la gendarmerie. Le bateau avait jeté l'ancre juste avant le village.
Une enquête a été ouverte pour déterminer la cause de la mort, mais selon les premières indications le corps ne présentait aucun signe extérieur de violence. Une autopsie doit avoir lieu très prochainement. Le corps se trouve à l'hôpital régional de Ziguinchor.

Ecologie à Joal Fadiouth au Sénégal

Joal-Fadiouth veut devenir la commune la ‘’plus écologique’’ du Sénégal
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L’équipe municipale de Joal-Fadiouth veut faire de cette localité l’une des cités ‘’les plus écologiques’’ du Sénégal et lui conférer en même temps le statut de ‘’ville la plus verte’’ du pays, a indiqué le premier adjoint au maire, Jacques Ndong.
‘’Notre ambition, c’est de faire de Joal-Fadiouth, l’une des cités les plus écologiques du pays, plus précisément, nous faisons le pari de conférer à notre territoire communal le statut de ville propre, voire la plus verte du Sénégal’’, a indiqué le premier adjoint au maire, Jacques Ndong.
Dans un discours prononcé, samedi, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale du volontariat, M. Ndong a expliqué que sa commune ‘’continue de se doter des moyens humains propres à lui permettre l’atteinte de ces objectifs’’.
‘’Joal-Fadiouth est une ville de volontariat animée par des volontaires autochtones, renforcés par des volontaires de la coopération internationale’’, a renseigné Jacques Ndong.
’’A l’heure des changements climatiques qui menacent l’humanité, le premier adjoint au maire a indiqué que, la gestion de l’environnement et surtout des ordures ménagères est une préoccupation mondiale voire une problématique africaine avérée’’.
A travers ‘’la promotion du volontariat communautaire’’, il a affirmé que sa commune ‘’capitalise une somme d’expérience à revendre pour la collecte et la gestion des déchets’’.
La délégation d’autorités venues pour la célébration de la journée internationale du volontariat a visité, samedi, l’unité de compostage et de traitement des déchets plastiques au quartier Mbélégnème.
En outre, Jacques Ndong a salué le geste des femmes de la localité qui se livrent à des activités d’hygiène publique et de gestion environnementales porteuses d’avenir, avec le reboisement, l’alphabétisation, la micro finance, la protection des espèces végétales et animales, l’artisanat, la transformation de produits halieutiques et céréaliers, la promotion de la paix, entre autres.
Selon lui, ‘’cette composante sociale souhaiterait bénéficier davantage d’assistance pour rendre plus effective et plus efficiente les initiatives qu’elle entreprend’’.

Ousmane Sow vend ses sculptures

Le sculpteur Ousmane Sow met aux enchères ses originaux du Pont des Arts
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Pour édifier un "musée des grands hommes" dans son pays, le sculpteur sénégalais Ousmane Sow vend aux enchères mardi chez Christie's dix de ses oeuvres originales réalisées pour sa fameuse exposition sur le Pont des Arts à Paris en 1999.

Guerriers Masaï du Kenya, lutteurs de l'ethnie Nouba du sud Soudan, Zoulous d'Afrique du Sud: ces grandes statues, au souffle épique, chantant les grands peuples africains, avaient été vues par plus de trois millions de visiteurs cette année-là.
A quelques jours de la vente, Ousmane Sow, 74 ans, restaure paisiblement les oeuvres à la Fonderie de Coubertin, située en pleine vallée de Chevreuse, dans les Yvelines.
Le sculpteur aux cheveux et à la barbe blanche applique des touches de pigments sur la statue réalisée en 1989 et qui a beaucoup voyagé. Réalisée en "technique mixte" -le secret d'Ousmane Sow qui n'aime pas en livrer la recette-, elle est estimée entre 100.000 et 150.000 euros.
Autre pièce phare de la vente, le "Lutteur debout" (1984-1987) de la série des Nouba, qui a été présenté à la Documenta de Kassel en 1992, marquant l'entrée d'Ousmane Sow dans la cour des grands artistes contemporains.
"Enfant, je n'ai jamais rêvé d'être un artiste. Peut-être cela a été une chance. J'ai fait ça par plaisir", déclare à l'AFP Ousmane Sow, né en 1935 à Dakar.
A l'école, ce fils de comptable se plaisait à tailler de petites figurines dans des blocs de calcaire. Puis il s'est intéressé au fil de fer.
Quand il part à 22 ans pour la France, il ne pense pas un instant à en faire un métier. A Paris, il a parfois faim mais la boulangère lui offre des baguettes. Il a froid mais les commissariats de police l'hébergent à tour de rôle, raconte Béatrice Soulé, dans le livre "Même Ousmane Sow a été petit" (éditions Le P'tit jardin).
Il polit des cuillères. Cuit des cornichons. Devient infirmier puis kinésithérapeute. Cela lui donne une parfaite connaissance des muscles et de l'anatomie dont il ne cessera de se servir plus tard pour ses oeuvres.
Après l'indépendance du Sénégal en 1960, Ousmane Sow revient s'installer dans son pays. Il sculpte toujours pour son plaisir mais jusqu'à l'âge de 50 ans, il détruit ses oeuvres par manque de place notamment.
Un jour, un ami décide de l'en empêcher en attirant l'attention du Centre culturel français de Dakar sur ses sculptures. Ce dernier lui consacre une exposition en 1987. Un succès. Et le début d'une nouvelle carrière pour cet homme libre, qui n'a "jamais eu de patron".
Ousmane Sow, qui réalise depuis quelque temps des bronzes de ses sculptures à la Fonderie de Coubertin, ne se sépare pas de gaieté de coeur de ses originaux.
Il les vend pour réaliser un projet qui lui est cher: un "musée des grands hommes", à 70 km de Dakar, en pleine campagne.
Ce musée accueillera entre autres les sculptures du général de Gaulle, de Victor Hugo, de Nelson Mandela. Et surtout celle de Moctar Sow, son père, décédé en 1956. Courageux, généreux, "il m'a appris à avoir une énorme confiance en moi", explique Ousmane Sow. "J'ai tenu à ce qu'il soit parmi les grands hommes", ajoute-t-il.
Les oeuvres en vente sont exposées au public jusqu'à mardi matin, dans les salons de la maison d'enchères Christie's, près des Champs-Elysées.

06/12/2009

Jus de Bissap

RECETTE POUR PREPARER DU JUS DE BISSAP
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Pour environ 2 litres de jus de bissap :
Prenez une bonne poignée de fleurs séchées que vous aurez achetées soit au Sénégal, soit en France dans des boutiques spécialisées ou sur des marchés
Lavez les fleurs qui contiennent souvent du sable
Versez l'eau dans un faitout et mettez-y les fleurs
Vous avez deux possibilités :
- soit de les laisser pendant plusieurs heures dans l'eau froide,
- soit vous faites chauffer l'eau et vous laissez infuser pendant une heure environ.
Enlevez les fleurs avec un écumoire par exemple, et filtrez le jus en le versant dans un saladier à l'aide d'une passoire et d'un vieux torchon afin de mieux filtrer les petits débris des fleurs.
Vous sucrerez cette boisson en partie avec du sucre poudre et en partie avec du sirop de sucre de canne;
vous pouvez aromatiser en y ajoutant différents ingrédients (cannelle, gingembre, vanille, menthe etc. selon vos goûts)
une fois la préparation terminée, ajustez la teneur en sucre selon votre goût.
Servez bien frais; cette boisson peut être conservée au réfrigérateur pendant plusieurs jours. Vous pouvez également la consommer chaude comme une tisane.
Bonne dégustation

05/12/2009

La crise et le tourisme au Sénégal

Crise économique et financière : Une chance à saisir pour le tourisme sénégalais
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La crise financière internationale n’a pas eu de conséquences dramatiques sur le tourisme sénégalais. Mais le contexte reste propice à un développement du secteur malgré les contraintes lourdes qu’il faut lever.
Pour atteindre l’objectif de 2 millions de touristes à l’horizon 2015, le Sénégal devra continuer à faire des efforts. En effet, malgré les nombreuses opportunités qui existent, le tourisme sénégalais peine à remplir pleinement son rôle. Mais, soulignent Amath Bâ et Philipe Barry, membres du Conseil national du patronat (Cnp), et auteurs d’une étude sur l’impact de la crise financière internationale sur le tourisme au Sénégal, «cette crise est une opportunité pour le Sénégal de se mettre à jour rapidement».
En effet, avec le nouvel ordre mondial qui se met en place, les professionnels sénégalais devront jouer la carte de la compétitivité pour assouvir leurs ambitions de jouer les premiers rôles sur la scène africaine. L’application d’une Tva réduite dès janvier 2010 amorce ce processus qui se poursuivra, selon le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye, par l’aménagement de nouveaux sites et la mise en place du crédit touristique.
Avec 400 000 entrées par an, le tourisme contribue pour 100 milliards de francs Cfa aux recettes fiscales du Sénégal. Redynamiser le secteur passe, selon les experts, par l’abandon «de la gestion improvisée» en renforçant les capacités des organisations professionnelles. A côté de la mise en place d’un observatoire par les professionnels eux-mêmes, l’étude présentée à l’occasion des Assises de l’entreprise, conclut à la nécessité d’un renforcement des actions de promotion, avec le renforcement de l’Agence nationale de promotion touristique (Anpt). Si pour le ministre du tourisme Thierno Lô, le secteur a mieux résisté à la crise financière que d’autres, ce serait dû, selon les experts commis par le Cnp, à «la résistance des tours operators qui ont très tôt pris l’option de concentrer les coûts et les prestations». Il s’y ajoute que le voyage vers un pays comme le Sénégal étant un long processus, le pays n’a pas trop souffert des effets des crises, contrairement à des pays plus proches des zones de départ comme la Tunisie.
Avec la crise, le tourisme d’affaires qui est une des principales attractions de la ville de Dakar, n’a pas subit de baisse et est resté à plus de 70% de remplissage tandis qu’à la station balnéaire de Saly, il s’est développé une dynamique de création d’auberges et de résidences, qui n’a pas empêché le secteur de rester en deçà des 50% de moyenne de remplissage annuel. L’émergence d’hébergements informels a d’ailleurs été décriée par les professionnels, de même que l’absence d’une formation de qualité, préjudiciable au secteur.
Les acteurs en conclave avant-hier, dans le cadre des assises de l’entreprise organisées par le Cnp, ont unanimement plaidé pour la levée de certaines contraintes qui pèsent sur le secteur. Ils estiment également que l’Etat devrait faire davantage d’efforts en termes d’infrastructures, afin de mettre en valeur les potentialités régionales et gagner des places dans le classement mondial de la compétitivité où le Sénégal est au 115e rang sur 133.
Mame Woury THIOUBOU

Le pont Faidherbe, à St Louis du Sénégal, rénové

Au Sénégal, le pont Faidherbe en pleine renaissance
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Les travaux de réhabilitation du pont Faidherbe, à Saint-Louis-du-Sénégal, avancent bon train. La réhabilitation se fait « à l’identique », et les travaux, qui ont débuté en janvier 2007, sont prévus en trois étapes :
la remise à neuf de la surface du pont (platelage), complètement endommagée ;
le renforcement des piles de l’ouvrage, pour éviter des risques d’affouillement liés au courant marin ;
la réhabilitation lourde de la structure métallique du pont, dont la réalisation a été confiée à un groupe mené par Eiffel. C’est la phase la plus longue (prévue pour 2 ans).
Les tôles prédécoupées et chanfreinées, nécessaires à la fabrication des quatre pontons de manutention (12 m x 30 m) de 70 tonnes chacun, ont été livrées de France par containers. L’assemblage, le soudage et la peinture des deux premières unités sont en cours. La mise à l’eau était prévue début novembre pour la première, et début décembre pour la seconde. La réalisation des deux autres suivra. Ces pontons serviront également à la mise en place des travées du pont. En France, le montage à blanc de la première travée a eu lieu le 28 septembre 2009 en présence de représentants de l’Agence autonome des travaux routiers (AATR), organisme d’Etat sénégalais. L’arrivée à Saint-Louis de cette partie de l’ouvrage est programmée courant décembre. La fabrication de quatre autres travées identiques de 77 m de long est en cours, et celle de la travée tournante a été lancée début novembre à l’usine de Maizières. La septième et dernière travée (48 m) sera produite dans la foulée.