27/02/2010

La Casamance vit un drame économique

SENEGAL-ECONOMIE-TOURISME
Thierno Lô : ‘’La crise casamançaise est un drame pour le tourisme sénégalais’’
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Le ministre sénégalais du Tourisme, Thierno Lô, qualifie la crise casamançaise de ‘’drame’’ pour le tourisme et l’artisanat local, du fait des difficultés du village artisanal de Ziguinchor et de ses artisans, sous la menace d’expulsion pour défaut de loyer.
‘’Nous sommes tous meurtris quand nous visitons la Casamance et nous avons vu des campements touristiques vidés’’, a dit M. Lô, dans un entretien publié par le journal Walfadjri, vendredi à Dakar.
En visite dans la région Sud, le ministre a constaté que plus de 300 groupes folkloriques évoluent dans le secteur en faisant des animations dans les hôtels.
‘’Chaque groupe compte 20 personnes. Vous avez là 6.000 pères de famille qui vivent d’une activité touristique, aujourd’hui en détresse tout simplement pour un problème de sécurité’’, a-t-il expliqué.
Thierno Lô estime que le problème de la Casamance doit faire ‘’l’objet d’un consensus’’ pour permettre à tout le monde de se mettre autour et ‘’essayer de faire du mieux afin que la paix revienne en Casamance’’.
En effet, le ministre du Tourisme est d’avis que le problème de la Casamance ne peut se résoudre sans l’apport des pays voisins, citant à ce propos la Guinée-Bissau et la Gambie, appelées à ‘’aider le Sénégal pour trouver des solutions au conflit de la Casamance’’.
‘’Nous pouvons nous critiquer, disséquer les segments de l’économie du Sénégal, dire tout ce que nous voulons, parce que c’est cela l’ouverture démocratique, mais le problème de la Casamance ne doit pas être politisé’’, a-t-il insisté.
En effet, selon le ministre, s’il s’agit d’un problème qui concerne la nation, la vie de tous les Sénégalais, ‘’il y a une conscience citoyenne et une nécessité de se retrouver autour de l’essentiel pour trouver une solution’’.
Sur ce registre, M. Lô a appelé les journalistes ‘’à discuter, à dialoguer et à découvrir avec le ministère et les professionnels du secteur, pour savoir que la plus petite image, le plus petit mot peut porter préjudice à la destination Sénégal’’.
‘’Il ne s’agit pas de museler l’information, mais de demander un traitement pour que nous puissions permettre à ce que des regards se tournent vers la Casamance et éviter d’apeurer les visiteurs qui devraient venir chez nous’’, a plaidé le ministre du Tourisme.
Au niveau de son département, M. Lô a assuré que des efforts sont déployés pour redynamiser le tourisme dans la région, tout en souhaitant que la paix revienne pour le développement du secteur.
Le ministre a aussi abordé les initiatives prises par son département pour vendre la destination Sénégal. A ce propos, il a invité ses compatriotes à découvrir leur pays qui renferme des sites merveilleux comme les îles du Saloum, les sites de Dindéfélo, le fort de Podor, l’île de Carabane, entre autres.
‘’Enormément de choses que les Sénégalais doivent découvrir pour développer le tourisme intérieur’’, a-t-il dit.
Il a souligné l’implication du secteur privé, des journalistes spécialisés dans le secteur pour découvrir ce que le Sénégal renferme de curiosité et de merveilleux afin d’en faire un élément de promotion touristique.

L'armée Française quitte le Sénégal (3)

Sénégal: départ annoncé de 900 militaires français, rude coup pour l'économie
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Quand ils ont appris que la France fermerait ses bases militaires à Dakar, certains Sénégalais ont dit: "il était temps", 50 ans après l'indépendance du pays. Mais l'anxiété a aussitôt gagné des milliers de familles dont les revenus dépendent de la présence des militaires français.
"S'ils partent, comment ferons-nous pour vivre?" La question tourmente Coumba Ndiaye, mère de famille d'une cinquantaine d'années, depuis que Dakar a annoncé le 19 février que les bases françaises fermeraient, "en vertu d'un accord qui sera signé avant le 4 avril".
La France n'a prévu de garder que 300 soldats au Sénégal, soit 900 de moins qu'aujourd'hui, a confirmé mercredi à Libreville le président français Nicolas Sarkozy.
En revanche, elle maintient sa base militaire d'un millier d'hommes dans la capitale du Gabon.
Pour Coumba Ndiaye, c'est la fin d'un monde. "Qu'allons-nous faire? Avec cette vie dure et le chômage partout au Sénégal ?", demande cette mère de famille en boubou, employée depuis 29 ans au service "restauration et hébergement" de la Base aérienne (BA) 160, dans le quartier de Ouakam.
"Nous sommes en ordre de bataille pour défendre nos intérêts. Si les bases militaires ferment, qu'est-ce que nous allons devenir?", renchérit le Oumar Mbodj, un responsable du syndicat national des personnels civils sénégalais des bases françaises dans ce pays.
Car les bases font actuellement travailler au moins "3.000 civils" sénégalais, dont 400 sous contrat, sont payés directement par l'armée française, selon une source à l'ambassade de France.
Les Sénégalais qui s'activent comme gardiens, jardiniers, employés de maisons, font chacun souvent vivre autour d'eux une dizaine de personnes.
"Le départ des Français ne fait pas notre affaire! Beaucoup de Fatou (nom désignant couramment les employées de maisons des expatriés, ndlr) vont se retrouver au chômage", commente une "bonne" rencontrée à Ouakam.
Ouakame est un ancien village traditionnel devenu un quartier à part entière de la capitale sénégalaise. C'est le lieu de naissance de l'ancienne candidate à la présidence de la République française, Ségolène Royal, fille d'un militaire français qui fut affecté à Dakar...
Aux abords de la BA 160, le vendeur Yaya Mané est assis devant un étalage de statuettes, masques et figures d'animaux. "Je ne veux même pas penser à ce départ. Tous nos clients ou presque sont des militaires français", dit-il. Autour de lui, des compatriotes écoulent des cartes de crédit téléphonique, des cigarettes, des nappes de table...
Pourquoi la fermeture des bases françaises a-t-elle été finalement décidée?, se demande à présent la presse sénégalaise, tentant de connaître les dessous des négociations.
En période de boom immobilier, Le Quotidien a accusé les autorités sénégalaises de vouloir "faire main basse sur les énormes emprises foncières de la base de Bel-Air", camp français situé en bord de mer.
Mais pour l'hebdomadaire indépendant Le Témoin, le départ des troupes françaises constitue "une séparation douloureuse, certes, mais ô combien salutaire!".
"Il était temps que, effectivement, l'Afrique se libérât enfin de la présence des bases militaires étrangères sur son sol", juge ce journal, tout en s'inquiétant du "rude coup porté à une économie déjà si fragile".
Les militaires français avaient des employés. Ils consommaient aussi. Et le Témoin a même une pensée pour "l'industrie de la prostitution qu'ils entretenaient, les bars-restaurants et boîtes de nuit qu'ils faisaient tourner."

26/02/2010

Club Med Sénégal

Club Med Sénégal : le village Cap Skirring de nouveau ouvert
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Entièrement rénové, le village 4 Tridents Cap Skirring du Club Med au Sénégal a rouvert ses portes aux touristes depuis le 13 février 2010. Il avait fermé ses portes suite à un sinistre au printemps 2009.
Le village Cap Skirring accueille donc à nouveau les touristes depuis 13 février 2010
Les travaux de rénovation ont non seulement porté sur les parties du Village détruites, mais c’est l’ensemble de l’organisation du village qui a été repensé.
Pour ce faire, la marque au Trident a souhaité s'inscrire dans une démarche éco-responsable. Pour la conception du mobilier par exemple, le Club Med a fait appel à des artisans locaux.
Durant les rénovations, les équipes du chantier ont travaillé sur l’optimisation des éclairages du village, sans augmentation de la consommation d’énergie.
Niché au Sud du Sénégal, en bordure d’une plage de sable fin longeant la côte Atlantique, le Village Club Med de Cap Skirring, a été construit en 1973, il compte 205 chambres. Le village dispose notamment d'un parcours de Golf de 9 trous.

24/02/2010

Interview du président du Sénégal

Alain Léauthier pour "Marianne" a obtenu une interview intéressante de Maître Wade

Wade : «Il n'y a pas de société civile au Sénégal, juste des politiciens»
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Alain Léauthier, envoyé spécial de Marianne au Sénégal, a rencontré son président Abdoulaye Wade, de plus en plus controversé. Interview. Explications.
Il y a deux solutions pour rencontrer Abdoulaye Wade, le chef d’Etat sénégalais. La voie officielle « africaine » : vous déposez une demande d’interview à son porte-parole qui vous répond aimablement « ça peut se faire ». Puis vous oublie.
La voie officieuse « française » : vous contactez l’agence parisienne qui gère l’image  du président à l’étranger… et vous décroche l’entretien en quelques heures. Les pros de la « com » avant les politiques : une manie universelle.
Marianne : Le nombre de vos détracteurs augmente, notamment dans la société civile. Vous n’incarneriez plus le « sopi » (le changement en wolof) ?
Abdoulaye Wade : Ah… L’Afrique possède cette capacité d’endosser toutes les institutions et de les vider  de leur contenu. Et vous journalistes européens vous êtes si naïfs… Il n’y a pas de société civile au Sénégal, juste des politiciens qui avancent masqués car ils n’osent pas prendre leurs responsabilités.
Cette pseudo société civile m’accable dites-vous…Eh bien moi j’affirme que je suis toujours en état de grâce depuis mon élection de 2000. Sortons en voiture dans les quartiers et vous constaterez que ma popularité est intacte.
Nous avons certes perdu de nombreuses villes lors des élections locales de mars 2009 (entre autre la municipalité de Dakar que visait son fil Karim) mais restons majoritaires en nombre de collectivités locales détenues par le PDS (Parti démocratique sénégalais, fondé par Wade) et en nombre de voix. En réalité nous avons payé nos propres divisions, le PDS a battu le PDS, le Sopi a battu le Sopi !
Marianne : C’est une explication très politicienne. Ne pensez-vous pas que les raisons de cet échec sont plus profondes, la crise sociale, les frustrations, le chômage, la misère…
A.W :  Bien sûr qu’il y a des frustrations et des insatisfactions,  il y en a partout, en France, en Allemagne, pas qu’au Sénégal. Je ne conteste pas une certaine hausse des prix, c’est un phénomène international mais des émeutes de la faim, contrairement à ce que racontent les médias, nous n’en avons jamais eu !
Marianne : Est-il judicieux de dépenser 18 millions d’euros pour un Monument de la Renaissance africaine quand des milliers de Sénégalais n’ont pas d’emploi et vivent très difficilement ?
A.W : D’abord les citoyens sénégalais ne débourseront pas un franc puisque le coût du Monument est pris en charge par la société nord-coréenne à qui nous en avons confié la réalisation en échange de terrain.
Marianne : Une transaction opaque selon certains ?
A.W : Pas le moins du monde opaque. C’est une dation banale dans le droit fil du droit français…
Marianne : Mettons. Mais quelle est l’utilité du Monument ?
A.W : Vous n’êtes pas Africain, vous ne pouvez pas en comprendre la portée. Ce n’est pas la valeur culturelle de cette sculpture qui compte, mais le message de dignité  qu’elle véhicule, pour les Sénégalais et tous les Africains. C’est parfaitement mon rôle que de lancer ce genre de projet : je suis et je dois rester un guide pour mon peuple.
Marianne : A quel titre réclamez-vous 35% de droits sur les entrées et autres activités liées au Monument ?
A.W : Mais au titre de la propriété intellectuelle, j’en ai eu l’idée et j’en ai fait dessiner les contours avant que nous allions plus avant dans le projet. Qu’y a-t-il de choquant ?
Marianne : Ousmane Sow conteste votre paternité sur le projet ?
A.W : Personne n’a soutenu Ousmane Sow autant que moi, tant pour ses expositions que l’acquisition de certaines œuvres. Quand je lui ai demandé de plancher sur mon idée, il a proposé un petit bonhomme avec une sorte de chapeau mexicain…Franchement quel rapport avec la sculpture de 50m de haut qui s’élève aujourd’hui sur une des mamelles ?
Marianne : Où ira l’argent des droits ?
A.W :  A deux fondations ayant pour but la construction de Cases des Tout Petits (enfants en difficulté). Tant que je suis président,  la part de l’ Etat sera aussi consacrée à cette mission, après évidemment je ne réponds pas de ce que fera mon successeur…
Marianne : Justement, vous avez annoncé votre intention de vous représenter à un troisième mandat en 2012 ? Vous aurez 86 ans, est-ce raisonnable?
A.W : Ce n’est en tout cas pas à vous et aux journalistes français en général d’en décider. Les Sénégalais trancheront. Mais j’ai un bilan : un investissement massif dans l’ Education qui représente 40% du budget ( plutôt autour de 18% selon certains syndicats qui ne contestent pas par ailleurs un réel effort, ndlr).  J’assume aussi le choix d’avoir voulu développer les infrastructures de ce pays.
Marianne : Quelques kilomètres d’autoroutes et la corniche de Dakar,  à un coût que certains jugent exorbitant et injustifié ? On parle de surfacturation…
A.W : Toutes ces accusations de corruption, de trafics d’influence…Ils ne donnent jamais la moindre preuve ! Des calomnies gratuites ! Je ne dis pas qu’il n’y a pas de corruption dans ce pays mais les dénonciations sont souvent des manipulations. Récemment un média anglophone (Business Insider, ndlr)  nous a ainsi accusé d’avoir voulu racketter à hauteur de 200 millions de dollars la société américaine  de téléphonie Milicom. En  vérité, par le passé ils avaient  emporté une première licence pour quasiment rien. Ayant décidé d’ouvrir le marché, nous leur avons indiqué que l’obtention d’une nouvelle licence ne serait pas gratuite cette fois. Nous avons simplement défendu les intérêts de l’Etat sénégalais et la réponse a été cet article…
 Pour revenir aux dépenses d’infrastructures, je suis fier en vérité d’avoir pu convaincre mes partenaires de l’ Union africaine qu’elles jouent un  rôle clef pour l’avenir du continent africain. Et puis je n’aurais pas eu à y consacrer autant d’efforts et d’argent si mes prédécesseurs (Abdou Diouf et Léopold Sédar Senghor, ndlr) comme avant le colonisateur n’avaient pas laissé un réseau routier aussi mauvais.
Marianne : Puisqu’on parle des surcoûts, ceux engendrés par l’organisation de la Conférence islamique dont votre fils avait la charge, en mars 2008, font l’objet d’un audit très critique. Ce n’est pas 72 milliards de francs CFA (109 millions d’euros) mais près du double qui auraient été dépensés. Et pas toujours de manière justifiée…
A.W : Un audit doit être contradictoire, celui-ci ne l’a pas été mais je sais que le rapport final sur les comptes de l’ Anoci (Agence nationale de la Conférence islamique) sera favorable. Toutes les accusations reprochant à mon fils des dépenses somptuaires sont fausses. Je l’affirme.
Marianne : Votre rapport à l’Islam suscite aussi de nombreuses critiques. On vous reproche de vous être agenouillé devant le  Cheikh général de la Confrérie des Mourides et de rogner sur la laïcité ?
A.W : La République est laïque mais moi je ne triche pas avec ma foi : à titre personnel j’ai besoin de la bénédiction du cheikh, c’est moi qui me suis agenouillé, pas la République. Je respecte tout le monde. Je me suis investi beaucoup pour la rénovation de la cathédrale de Dakar alors n’ouvrons pas de fausse querelle.
Marianne : Vous avez ouvert les portes du pays aux Américains, aux Etats du Golfe…La France c’est fini ?
A.W : J’ai d’excellents rapports avec la France, on ne se déprend pas si facilement de ce qu’on a aimé mais la France a fait d’autre choix, l’ Asie, vos entreprises sont moins présentes et aussi moins concurrentielles... Au train où l’on va, je l’ai souvent répété, face à la concurrence chinoise et indienne, l’ Europe aura bientôt perdu la bataille en Afrique.
Alain Léauthier - Marianne

Artisanat sénégalais en guerre

Concurrence déloyale des hôteliers : Les artisans de Mbour ne voient pas les touristes       
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Les artisans du secteur informel du département de Mbour ne savent plus à quel saint se vouer, car ils ne ressentent pas l’impact du secteur touristique. Au niveau des hôtels de la Petite-côte, des boutiques ouvertes au sein de ces structures et qui se sont spécialisées dans la vente des objets d’art poussent comme des champignons. Ainsi, une concurrence déloyale se mène contre les vendeurs du village artisanal, en emmenant les touristes à s’approvisionner chez eux, plutôt que de se rendre chez les artisans. Boly Guèye, membre du syndicat d’initiative, se plaint : «Ce n’est pas normal, les retombées du tourisme doivent aller aux populations. C’est cette situation qui explique d’ailleurs que pendant ces deux dernières années, le tourisme n’a pas bien marché dans la station balnéaire de Saly.»
Dans le village artisanal de Mbour, cela fait quasiment cinq ans que les professionnels du bois se tournent les pouces, en guettant l’ombre du moindre touriste, confie Bathie Sall sculpteur. «Nous sommes dans un endroit qui porte le nom de village artisanal, mais qui ne l’est pas en réalité. La plupart des cantines est occupée par des artisans devenus par la force des choses des commerçants», explique ce sculpteur. Certains tentent d’expliquer le manque d’animation du village par l’architecture du bâtiment, qui fait plutôt penser à un édifice public, du genre dispensaire, ou bureau de préfecture. Pourtant, un tour à l’intérieur du site suffirait à faire comprendre que la Petite-côte regorge de talents dans l’artisanat.
La municipalité de Mbour, qui a en charge la gestion de ce site, ne passe sur les lieux qu’une fois par mois. Et ceci, pour procéder au recouvrement de la patente. Or, la Chambre des métiers peine à honorer le payement de la location des cantines, estimée à 10 000 francs le mois pour chaque espace. Malgré les multiples doléances posées sur la table de la mairie, des débuts de solution ne sont pas encore trouvés.
A Saly, la situation empire se plaint Boly Guèye. «Les agences de voyage et de tourisme ne travaillent plus. Il y a même des Européens qui achètent des taxis clandos et les donnent à des Sénégalais pour qu’ils travaillent pour eux», se désole le Secrétaire général du syndicat d’initiative. Il reconnaît néanmoins que le ministre du Tourisme a commencé à réagir contre cette concurrence déloyale qui prend de plus en plus d’ampleur.
Alioune Badara CISS

22/02/2010

Football d'enfants à Saly Niakh Niakhal

Saly Niakh Niakhal a son école de football
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Lancement officiel samedi dernier de "Senefrabel" association Franco-Belgo-Sénégalaise s'occupant de quelques 120 enfants de Mbour (Saly Niakh Niakhal) dans le cadre d'une activité double: école de football et suivi scolaire.
De nombreux commerçants de Saly ont aidé par leur lots à ce que la soirée, suivie d'une tombola soit un succès. Le bénéfice de la soirée est inespéré!
Le maire d'Mbour a offert l'occupation du stade à l'association, inauguré ce dimanche en présence des enfants, des familles et des membres fondateurs et cadres de Senefrabel, mais aussi du célèbre lutteur sénégalais, le grand champion "Bombardier" venu marquer de son imposante présence le lancement de cette association.
Les enfants ont reçu leurs maillots, offerts par la ligue belge de football. Tenues étrennées dès le samedi par un match au lycée d'Mbour à l'occasion du jumelage de la ville sénégalaise avec la ville de Concarneau, en France. De nombreuses personnalités, chefs coutumiers et autorités locales étaient également présentes.
Toute aide et encouragement sont les bienvenus: Tél: 221 77 563 32 49 BP: 1911, MBOUR
clubfootjammji@hotmail.fr
Secrétariat bénévole pour l'Europe et conseiller technique:
Fernand Wion
wionfernand@hotmail.com
Secrétariat en Belgique:  jemdeg@yahoo.fr

20/02/2010

L'armée Française quitte le Sénégal (2)

La France ferme ses bases militaires au Sénégal
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Paris souhaite cependant conserver à Dakar un "pôle de coopération militaire à vocation régionale".
La France confirme, samedi 20 février, son intention de fermer ses bases militaires au Sénégal, fortes de 1.200 hommes et qui constituent une de ses trois installations permanentes en Afrique, mais elle souhaite conserver à Dakar un "pôle de coopération militaire à vocation régionale".
"Les bases militaires françaises vont quitter Dakar en vertu d'un accord qui sera signé avant le 4 avril (date de l'indépendance du Sénégal) par les deux parties", a déclaré vendredi le porte-parole du président sénégalais Abdoulaye Wade, Mamadou Bamba Ndiaye, sans apporter d'autres précisions.
Cette annonce surprise de la part des autorités sénégalaises intervenait juste après la visite de quelques heures à Dakar du ministre français de la Défense Hervé Morin, consacrée notamment à la renégociation des accords de défense entre la France et le Sénégal.
Il devait "lui remettre un message du président Nicolas Sarkozy", selon une source proche du dossier.
25.000 Français en Afrique de l'Ouest
La France et le Sénégal, ex-colonie française, sont liés par un accord de défense depuis 1974, et quelque 1.200 militaires français (terre, air, mer) sont "pré-positionnés" à Dakar dans le cadre des "Forces françaises du Cap Vert" (péninsule de la région dakaroise).
Quelque 25.000 Français vivent dans ce pays d'Afrique de l'Ouest, réputé pour sa stabilité politique et qui est l'un des rares du continent à n'avoir jamais connu de coup d'Etat depuis son indépendance en 1960. Il s'agit de la plus importante communauté française en Afrique subsaharienne avec Madagascar.
"C'est une diminution, ce n'est pas une disparition"
La fermeture prochaine des bases françaises a été très vite confirmée à Paris par le ministère de la Défense.
"Le concept de base a vécu et on va vers autre chose, la mise en place d'un pôle de coopération régionale", a-t-on déclaré dans l'entourage du ministre de la Défense Hervé Morin.
"Les détails de la mise en œuvre doivent encore faire l'objet de discussions avec la partie sénégalaise", a précisé le ministère.
Publié au printemps 2008, le Livre blanc sur la Défense annonçait "à terme, une présence (française) sur la façade atlantique du continent africain (et) une sur sa façade orientale", laissant entendre que l'une des bases riveraines de l'Atlantique, Libreville ou Dakar, serait sacrifiée.
Mais, en septembre 2009, Hervé Morin avait affirmé que les bases de Dakar et de Libreville seraient maintenues, sans toutefois complètement rassurer de nombreux militaires français vivant au Sénégal avec leur famille.
"C'est une diminution (de la présence militaire française au Sénégal), ce n'est pas une disparition", a relevé une source française proche du dossier. "Mais le Gabon a pris de l'ampleur par rapport au Sénégal", a-t-elle admis.
Le chef de l'Etat français est d'ailleurs attendu le 24 février à Libreville, avant de se rendre au Rwanda.
"Je suis suffisamment protégé par mon armée"
L'échéancier du retrait militaire français au Sénégal et le nombre de militaires demeurant à Dakar n'ont pas été précisés, tant du côté français que sénégalais. "On attend de voir, c'est une décision politique qui doit être finalisée", a précisé cette source française.
En mai 2008, le président sénégalais avait affirmé que son pays "ne serait pas le dernier pays à maintenir une base (militaire) française en Afrique". "Il ne peut pas y avoir d'agressions extérieures, j'ai beau réfléchir, je ne vois pas qui peut agresser le Sénégal", avait-il souligné.
Et "les accords de protection du chef de l'Etat ou de gouvernement, personnellement, je n'en ai pas besoin. Si cela existe, il faut les supprimer. Je suis suffisamment protégé par mon armée", avait-il conclu.

 

L'armée française va devoir déménager

Les terres de l’Armée française, enfin entre les mains de Wade : Leur base de la 23éme Bima de Ouakam sera transférée à Thiès
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Le président Wade entend monopoliser toutes les terres de la capitale sénégalaise. Ainsi, avant le premier semestre de cette année, l’armée française présente à Dakar ira établir ses bases à Thiès.
Les terres de l’Armée française, enfin entre les mains de Wade: Leur base de la 23éme Bima de Ouakam sera transférée à Thiès
Les négociations pour transférer la 23 éme Bima du côté de Thiès, sont presque terminées. Wade veut le site qu’elle occupait. Il a prétexté la fermeture prochaine de l’aéroport Léopold Sédar Senghor. Il a ajouté que du fait de l’ouverture prochaine de celui dénommé Blaise Daigne à Diass, le Sénégal gagnerait à voir les militaires français s’installer à quelques encablures du nouveau site. Et puisque l’autoroute à péage sera étendue jusqu’à Thiés et Mbour, le problème de la mobilité des troupes françaises ne se posera point. Les soldats français feront donc leurs valises. Wade va transformer le site qu’ils occupaient en centre d’affaires, s’il ne les vend pas.
L’information qui a été relayée par le site internet de l’armée française, sous la signature de Laurence Siran, confirme, bel et bien, que les terres appartiennent au Gouvernement sénégalais et qu’elles se situent dans un baie soumise à de fortes pressions immobilières. C’est dire que les Français, qui tiennent à rester au Sénégal, savent que le président, qui depuis sept ans, met sur la table les terres des bases françaises du Cap Vert, à l’occasion de toutes rencontres franco-sénégalaises, tient coûte que coûte à récupérer leur site. Car, il n’entend laisser aucune parcelle de libre à celui qui sera son successeur à la tête du Sénégal. Il va donc tout brader, parce que, comme il l’a annoncé lors de sa rencontre avec les parlementaires, à propos de sa statue, « il n’est pas question de laisser des terres en friche, avant de mourir ». Pour Wade, les générations futures n’auront qu’à squatter l’intérieur du pays, pour leurs projets de développement.
Cette nouvelle intervient alors que le départ de l'armée Française du Sénégal est annoncé. Ne subsiterait qu'un accompagnement technique et instructif de l'armée Sénégalaise.

Googlemap au Sénégal

Google Map lancé au Sénégal
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Le Sénégal fait partie des trois pays africains choisis pour le lancement jeudi de Google Map, système qui permet aux usagers de s’orienter grâce à sa cartographie, a annonce un communiqué transmis jeudi à l’APS.
‘’Depuis 12 h GMT, Google Map est disponible en Afrique notamment au Nigéria, au Ghana et au Sénégal, seul pays francophone d’Afrique à avoir été choisi’’, indique la même source.
Ces trois pays ont été choisis pour le lancement de Google Map en Afrique sub-saharienne.
Selon le texte, avec le lancement de Google Map au Sénégal, ‘’les usagers auront maintenant la possibilité de s’ orienter grâce à la cartographie Google Map’’.
Ils pourront en outre créer de nouvelles cartes et actualiser les fonds de cartes en ligne comme signaler un nouvel hôpital ou une nouvelle route, par exemple.
Mieux, il est possible de rechercher des opportunités d’affaires, ajoute le communiqué qui affirme que le système permet aussi de ‘’faire gratuitement de la publicité grâce au centre d’affaires local de Google’’.
‘’Mieux, souligne-t-il, avec Google Map, les usagers pourront dessiner leur propre carte s’orienter et même se faire guider vers un point alors qu’ils sont déjà en route’’.
La même source indique que pour la région de Dakar, les cartes de Google peuvent être consultées de plusieurs façons.
La touche ‘’cartes’’ permet aux utilisateurs d’accéder à des fonds classiques de la carte, ‘’donc, idéale pour trouver une adresse ou s’orienter pour aller d’un endroit à un autre’’.
‘’Pour une utilisation plus efficiente, les usagers de Google Map peuvent se servir de la touche +satellite+ qui permet d’accéder à des photographies aériennes et satellitaires’’.
La touche ‘’relief’’, elle décrit la géographie physique d’un endroit (le relief, les collines, les montagnes et les cours d’eau). Le choix de ce service est très indiqué pour ceux qui se rendent dans le monde rural.

19/02/2010

L'armée Française quitte le Sénégal

Paris ferme ses bases militaires au Sénégal
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La France s'apprête à fermer ses bases militaires au Sénégal mais entend y conserver un "pôle de coopération militaire à vocation régionale", a-t-on appris ce soir auprès du ministère de la Défense.

"Le concept de base a vécu et on va vers autre chose, la mise en place d'un pôle de coopération régionale", a-t-on déclaré dans l'entourage du ministre de la Défense, Hervé Morin.

Le porte-parole de la présidence sénégalaise avait affirmé un peu plus tôt que "les bases militaires françaises vont quitter Dakar en vertu d'un accord qui sera signé avant le 4 avril par les deux parties".

Quelque 1.200 militaires français sont actuellement "pré-positionnés" à Dakar.
"Les détails de la mise en oeuvre doivent encore faire l'objet de discussions avec la partie sénégalaise", a précisé le ministère de la Défense interrogé sur le nombre de militaires français qui pourraient être maintenus au Sénégal.

17/02/2010

Report de Sénégal Airlines

La nouvelle compagnie aérienne
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qui devait entrer en fonction au printemps voit son arrivée sur le marché reportée au plus tôt en septembre. Il se dit même que certains partenaires financiers seraient prêts à quitter la navire...ou plutôt l'avion!...

Deux morts en Casamance

Deux Sénégalais abattus en Casamance
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Un porte-parole de l'armée sénégalaise a annoncé mardi que deux soldats sénégalais avaient été tués et deux autres blessés lors d'un affrontement avec des rebelles séparatistes dans la province de Casamance, dans le sud du pays. L'accrochage, qui s'est produit lundi soir près du village de Baraf, a opposé une unité de l'armée à des rebelles qui pourraient faire partie du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC). Le MFDC, qui se bat depuis plus de deux décennies pour l'indépendance, reproche à Dakar de négliger la Casamance, ancienne destination touristique et grenier à céréales du pays.

13/02/2010

50 ans d'indépendance au Sénégal

lancement des festivités du cinquantenaire de l'indépendance du Sénégal
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Le Sénégal a lancé samedi à Dakar les festivités du cinquantenaire de son indépendance obtenue de la France le 4 avril 1960, au cours d'une cérémonie présidée par le chef de l'Etat Abdoulaye Wade dans le plus grand stade du pays.
Le stade Léopold Sédar Senghor, qui porte le nom du premier président du Sénégal indépendant, était à moitié plein au début de la cérémonie, qui inaugure un cycle de manifestations qui doivent culminer avec la fête de l'indépendance le 4 avril.
Le Parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir) avait battu le rappel de ses troupes, acheminées vers le stade par de nombreux cars "Ndiaga-Ndiaye".
A son arrivée, le président Wade, 83 ans, vêtu d'un majestueux grand boubou bleu clair et coiffé d'un bonnet blanc, a passé en revue les troupes. Puis, au côté de son épouse, il a inauguré dans le hall du stade une exposition sur l'histoire du Sénégal.
Outre une déclaration du chef de l'Etat, le programme prévoyait un défilé militaire, un saut de parachutistes, des chants et des danses ainsi qu'un spectacle son et lumière.
Le président Wade - élu en 2000, réélu en 2007 et candidat à sa propre succession - est le troisième chef de l'Etat de ce pays d'Afrique de l'ouest réputé pour sa stabilité politique et l'harmonie entre ses communautés.
La majorité de la population vit cependant encore sous le seuil de pauvreté et le chômage des jeunes est très important, tandis que le pays ne connaît pas de véritable paix dans sa région sud, la Casamance, en proie depuis 28 ans à une rébellion indépendantiste.
Léopold Sédar Senghor (catholique) avait d'abord dirigé le pays pendant 20 ans, de 1960 jusqu'à sa démission (fin 1980) au profit de son Premier ministre d'alors, Abdou Diouf (musulman), qui présida ensuite le pays jusqu'en 2000.

Les délestages électriques au Sénégal

Fin des délestages au Sénégal: encore des promesses de la SENELEC
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La Senelec a une fois de plus donné une échéance pour la fin du calvaire que vivent les Sénégalais à cause des délestages intempestifs. Le directeur du transport de cette entreprise, Abdoulaye Dia a annoncé que ces coupures d’électricité ne seront plus qu’un mauvais souvenir pour les populations de Dakar. Il l’a fait savoir lors d’une conférence de presse que la société a tenu hier, jeudi 11 février 2010 à son siège. Des coupures que M. Dia impute à un déficit de 60 méga Watt causé par la maintenance de certaines de leurs machines et la panne de GTI qui fournit 10% de leur production.
Malgré les différentes rénovations opérées ces dernières années par la Sénélec, les délestages persistent dans la capitale Sénégalaise. Hier, face à la presse, le directeur des transports de ladite société, a donné les raisons de ce phénomène qu’il juge aléatoire. Pour Abdoulaye Dia, cette situation est due à la maintenance de certaines de leurs machines mais aussi à la panne de la GTI. « Nous avons suspendu quelques de nos machines pour faire la maintenance car c’est en période de froid qu’on peut la faire. Car comme vous le constater la production est en baisse en ce temps de l’année et les consommateurs utilisent moins les splittes et autres matériels sensés combattre la chaleur ».
Pour le cas de GTI, M. Dia a soutenu : « nous espérons la récupérer en début du mois de mars ». Tombé en panne depuis 2008, les techniciens de la Sénélec comptent sur ce central privé pour combler les 60 mégas Watt qui sont à l’origine des délestages. « La Senelec à elle seule ne peut pas subvenir à la demande de la population du Sénégal. Nous avons fait appel au secteur privé et c’est dans ce cadre que GTI vient en appoint. Une fois de retour dans le marché de l’électricité avec une production de 50 mégas Watts, nous sommes surs d’offrir aux sénégalais une consommation régulière ». Les heures de délestages varient entre 7 heures et 10 heures du matin et le soir à partir de 19 heures voir 21 heures. Pour le directeur des transports de Senelec, « c’est le moment où le consommateur utilise plus le courant. Avec les problèmes énumérés plus haut, la demande devient supérieure à l’offre ». Pour une distribution équitable, M. Dia préconise l’éteinte des lampes « après les besoins mais aussi de débrancher certains matériels non utilisables dans les maisons ».
Pour la fin définitive des coupures intempestives, M. Dia soutient : « le Sénégal a beaucoup évolué en matière de production de courant. En cinq années, nous avons réussi a implanté trois voir quatre centrales. Si par le passé les délestages étaient survenus d’un manque de combustible, aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Nous avons des machines en maintenance qui vont être vite récupérées par la société. La fin des délestages ne peut pas être prévisible et dans aucun pays pour la simple raison que le courant se gère de manière ponctuelle ».
Interpellé sur la couverture du Gamou qui s’annonce, le directeur des transports de Senelec atteste que les mêmes dispositions que le Magal de Touba et les grands lieus de convergences des fidèles seront prises par la société.
Denise ZAROUR MEDANG

12/02/2010

L'autoroute avance au Sénégal

L'autoroute avance au Sénégal
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Me Abdoulaye Wade : ’’L’autoroute à péage va mener le Sénégal vers l’émergence’’
Le lancement des travaux de la seconde phase de l’autoroute à péage sur le tronçon Diamniadio-Pikine constitue l’’’une des étapes majeures’’ aptes à mener le Sénégal vers ’’l’émergence’’, a déclaré vendredi le Président Abdoulaye Wade.
’’La cérémonie qui nous réunit aujourd’hui marque une de ces étapes majeures qui mènent progressivement le Sénégal vers l’émergence. Il s’agit aujourd’hui de planter encore une fois les jalons de la route du Sénégal vers un pays moderne’’, a dit maître Abdoulaye Wade qui procédait à Rufisque au lancement des travaux de la seconde phase de l’autoroute à péage constituée du tronçon Diamniadio-Pikine.
’’Nous avons entamé la réalisation d’infrastructures de qualité parce que répondant aux standards internationaux les plus exigeants. Cela n’a pas été facile. Nous avons aboutit à ce résultat après une longue discussion’’, a souligné le chef de l’Etat.
Il a ajouté que sa ‘’satisfaction’’ procède du fait qu’il a été compris au-delà des frontières du Sénégal sur l’importance de l’autoroute à péage. L’autoroute Dakar-Diamniadio, longue d’une trentaine de kilomètres, est financée à hauteur de 320 milliards de FCFA. Elle est destinée à la réduction de l’encombrement de l’agglomération dakaroise.
Un premier tronçon reliant le centre de la ville de Dakar à l’entrée de la Pikine est déjà réalisé et ouvert à la circulation en juillet dernier.
’’L’autoroute à péage dont nous lançons les travaux de la seconde phase sera complètement achevée dans peu de temps. Il sera possible de relier Dakar-Diamniadio dit-on en peu de temps là ou il fallait mettre des heures’’, a expliqué Me Wade.
Dès 2011, le contournement de la ville de Rufisque, grâce à la mise en service ’’anticipé’’ du tronçon Rufisque-Ouest-Rufisque, permettra de faire Dakar-Diamniadio ’’très rapidement’’, a-t-il relevé.

Les cercles mégalithiques du Sénégal

Les cercles mégalithiques de Sénégambie
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Sites mégalithiques au Sénégal
Les cercles mégalithiques s’étendent sur plus de 20 000 mètres carré couvrant la zone du Rip et de Tambacounda d’Ouest en Est, du sud du Ferlo jusqu’à la Gambie du Nord au Sud. On dénombre 1 600 sites, classés au Patrimoine mondial de l’Unesco.
Le Sine Saloum abrite plusieurs sites mégalithiques formés de grosses pierres agencées suivant un mode circulaire, ainsi que des menhirs, des meules, des tombelles (tombes recouvertes d’une petite éminence de terre), des pierres lyres, etc.
Il s’agit des vestiges funéraires d’une civilisation qui eut cours de 200 avant J.C. jusqu’au XVIe siècle.
Définition des mégalithes par Cyr Descamps " ...des blocs de latérite sculptés en formes simples (prismes ou cylindres) parfois plus complexes (pierre lyre) dont la disposition la plus fréquente est le cercle presque toujours flanqué d’une ligne d’orientation Nord-Sud".
A l’instar des Egyptiens, les défunts étaient ensevelis avec moult attirails terrestres tels que armes ou parures. Les survivants avaient bien compris que la mort n’était que le début d’un long périple ou l’art de la guerre et celui non moins indispensable de la beauté représentaient des atouts non négligeables... Toutefois les lances trouvées dans ces sites étaient recourbées et les poteries trouées... Comprennne qui peut !
Mandingues, Haalpulars et Sérères qui vivent dans la région se disent étrangers à l’élévation de ces monuments dont la présence est antérieure à leur installation dans le coin... Mais alors qui ?
Il parait que l’esprit de Descartes hante obstinément les lieux, faisant dire à tous ceux à qui l’on pose des questions relatives aux cercles mégalithiques : je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien ! A bon entendeur...
Les mégalithes de Nioro du Rip
En sortant de Kaolack par le transgambienne ou N4 vous vous retrouverez dans la région de Nioro Du Rip, considérée comme le cœur de la zone des mégalithes : plus de 1 000 cercles concentriques avec plus 30 000 pierres érigées !
A 1 km de Kaymor : site constitué d’un cercle de quatorze pierres et trois menhirs alignés, ensuite autre cerlce, encore un autre et comme ponctuation un gros monolithe.
Mégalithes de Sine Ngayène (site de Dialombéré) : incontournable avec ses 54 cercles.
Les Mégalithes de Kourgheul. A 142 km de Kaolack et 60 de Kaffrine, demandez votre chemin à partir de là.
Keur Ali Lobé : 14 cercles avec des pierres lyres dressées.
Diam Diam : deux cercles de pierres, chacun des cercles étant mystérieusement complété par une ligne de 12 monolithiques...
Pour information : la pierre lyre érigée devant le Musée dynamique de Dakar provient du site de Keur All Gane au Sud-Est de Kaffrine.
A la poursuite des "Stones Circles" en Gambie
L’origine du site de Kuntaur remonterait au VIIe siècle.Ce sont assurément des sites funéraires, pour preuve les différentes squelettes exhumés.
Les colonnes allant jusqu’à dix tonnes présentes dans le site auraient été fabriquées dans une tranchée circulaire avec de la latérite fraiche et molle puis ensuite "remontées" à la verticale.

Les oiseaux du Sénégal

Les oiseaux du Sénégal
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Les oiseaux que l’on peut rencontrer au Sénégal représentent environ 630 espèces dont un peu moins du tiers sont des oiseaux migrateurs européens.
Une si grande diversité (il n’y a que 500 espèces en France) s’explique par des conditions écologiques assez particulières :
Il y a la bande côtière que suivent tous les oiseaux de mer et les limicoles ;
Il y a, au nord, le fleuve Sénégal qui est la première zone offrant des plans d’eaux en nombre et en surface suffisants pour les canards et les échassiers ainsi que des berges arborées où les insectivores migrateurs trouvent leurs proies, après la longue traversée du désert mauritanien ;
Il y a les zones intermédiaires soudano-sahéliennes, du désert du Ferlo jusqu’en Casamance, qui offrent des possibilités de nourriture et d’abris variant en fonction de la saison sèche et de la saison des pluies.
Beaucoup d’espèces vont se déplacer tout au long de l’année et l’observateur doit en être averti.
chez les migrateurs paléartiques, que l’on pourra rencontrer entre septembre et mai, plusieurs cas sont possibles : le balbuzard occupe la bande côtière, certains individus descendent jusqu’en Sierra Leone et en Côte d’Ivoire alors que d’autres restent deux ou trois ans dans le delta du Saloum avant de remonter nicher en Europe.
on ne pourra voir certains limicoles et certains passereaux qu’au moment du passage d’automne et ensuite à celui du printemps.
les canards occupent un maximum de mares temporaires puis se regroupent avec l’assèchement progressif de celles-ci.
Si je voulais avoir une vision la plus complète et la plus économique possible de l’avifaune du Sénégal, je choisirais comme période de visite les mois d’octobre ou de novembre. Je ferais d’abord une visite d’initiation dans la zone protégée des Niayes située environ 500 m à l’Est du parc forestier de Hann entre 7h et 11h. Il est courant de voir 30 à 50 espèces, parmi lesquelles le râle noir, la rynchée peinte, le guêpier nain ou le coq de pagode. Je passerais par le parc des îles de la Madeleine pour une journée paille-en-queue dans un cadre extraordinaire.
J’irais ensuite sur la Petite Côte en observant le passage des sternes au goulet de la Somone au petit matin, et emprunterais le sentier écologique de Mbour pour avoir une vision assez complète des limicoles dans le marigot et des oiseaux de savane autour du point d’eau douce.
En continuant sur Ndangane je pourrais observer le dortoir des ibis sacré, spatules, cormorans et bihoreaux au soleil couchant.
La semaine pourrait se terminer par une visite au parc du delta du Saloum où, à côté des oiseaux de mer sur les îles, il existe de nombreux points d’observations pour les oiseaux de savane.
Une semaine supplémentaire s’impose au minimum pour la visite des deux grands parcs : le Niokolo-Koba à l’est (3 jours) et le Djoudj (1 jour) au nord.

11/02/2010

La faune et la flore au Sénégal

La faune et la flore au Sénégal
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Le Sénégal offre d’excellentes conditions pour le développement d’une abondante faune sauvage, bien qu’il ne puisse rivaliser avec les pays d’Afrique centrale et de l’est, mieux lotis en zones forestières.
De nombreux parcs et réserves ont été aménagés pour la protéger.
C’est un grand sanctuaire d’oiseaux, car il est placé sur l’une des voies principales de migration de l’avifaune sauvage. Vous les rencontrerez notamment dans le parc du Djoudj, sur la langue de Barbarie, dans le delta du Saloum, aux îles de la Madeleine.
Au sud-est du pays, plus boisée que le nord, on peut trouver la grande faune sauvage africaine dans le parc du Niokolo-Koba : éléphants, lions, buffles, antilopes, singes... Au nord, les animaux qui préfèrent les zones plus désertiques : phacochères, chacals, tortues.
Une des grandes richesses du pays sont ses eaux littorales, extrêmement poissonneuses. Durant la saison d’hivernageHivernageSaison des pluies, qui s'étend environ de juillet à octobre., vous pourrez pêcher le marlin et l’espadon au large de Dakar, dans le Saloum, vous trouverez la carrague et le barracuda. Vous pourrez pêcher en pirogue ou depuis la plage avec de grandes chances de succès. Plongez pour contempler la richesse sous-marine de la presqu’ile du Cap Vert et ne manquez pas le retour des pêcheurs, de Saint-Louis au Cap Skiring.
Déserts, fleuves et forêts
La savane couvre la plus grande partie du territoire. Ce sont de vastes étendues herbeuses, parsemées d’acacias, de rôniers et de baobabs. Au nord, le paysage se désertifie et on aperçoit les premières dunes qui annoncent le désert de Mauritanie.
La forêt tropicale a été considérablement réduite au cours des années et ne substiste guère qu’en Casamance. On verra de très beaux fromagers, palmiers, cocotiers, manguiers.
Sur les berges du Sine-Saloum et en Casamance, la mangroveMangroveFormation végétale du littoral des pays tropicaux humides, caractérisée par l'abondance des palétuviers. est partout présente. Accrochées aux racines des palétuviers, des milliers de petites huitres délicieuses.
La faune sauvage
80 espèces de mammifères, dont : buffle (11 000), hippotrague (6 000), élan de Derby (400 ?), éléphant (- de 50), lion (120 ?), panthère (rare), lycaon (rare), chimpanzé (150 ?), colobe bai, hippopotame (1 000), cobe de fassa (3 300), sylvicarpe de Grimm (2 000), etc.

09/02/2010

PREMIERS CAS DE GRIPPE A H1N1 AU SENEGAL

PREMIERS CAS DE GRIPPE A H1N1 AU SENEGAL
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Le ministre de la Santé se veut rassurant         
Il fallait s’y attendre, le Sénégal a recruté ses premiers cas de grippe A H1N1,  portés officiellement au nombre de 14, depuis vendredi dernier. Le ministre de la Santé qui a fait cette annonce hier, au cours d’un point de presse, s’empresse néanmoins d’ajouter que la situation est sous contrôle et qu’il n’y a aucune raison de céder à la panique, puisque le traitement est là, en plus d’être gracieusement offert.
Le Sénégal vient de poser les pieds dans la nasse de la grippe A H1N1. Depuis jeudi dernier, indique le ministre de la Santé et de la Prévention, les premiers cas sont apparus d’abord dans le département de Pikine, avec 7 personnes contrôlées positives. Le lendemain, c’est la ville de Touba qui identifie son «unique» cas, et la région de Diourbel en enregistre 6. Au total, Modou Diagne Fada rend publics et officiels 14 cas enregistrés par le Sénégal.
Au cours d’une rencontre avec la presse hier, le ministre de la Santé s’est néanmoins empressé de préciser que «tous ces malades ont été diagnostiqués, soignés et sont (aujourd’hui) retournés chez eux». Ainsi assure-t-il, «la situation est stationnaire». Pour le moment, laisse entendre le ministre de la Santé, il n’y a aucune raison de céder à la panique dans la mesure où «cette grippe A est moins meurtrière et peut même se guérir sans soins». Mieux, sourit-il, le Sénégal a les moyens de soigner le mal, car disposant d’un stock suffisant de médicaments à la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna).
En plus de ces «acquis», le personnel médical est «suffisamment formé» de même que la Croix-Rouge, pour faire face à la grippe A qui, en réalité, assure Fada, n’est pas cette bête féroce qu’on croyait avoir affaire, mais plutôt une «simple grippe» comme les autres.  
En guise de prévention, informe-t-on encore, des bulletins sur l’évolution de la maladie seront régulièrement publiés pour tenir informée la presse, et le comité de veille va continuer à se réunir toutes les semaines pour circonscrire le mal au cas où il venait à gagner la population. Le ministre de la Santé a rappelé à ce propos, que les médicaments sont, en plus d’être suffisants, gratuits pour les malades qui seront identifiés. Dans cette veine, Fada annonce que l’Organisation mondiale pour la Santé (Oms) va aider le Sénégal à se procurer de vaccins en cas de besoin. Pour le ministre de la Santé et de la Prévention, toutes les conditions sont réunies pour permettre au Sénégal de surmonter cette maladie qui, à ses yeux, a plus suscité la peur que le mal.   
Mais au regard de la situation géographique du Sénégal et l’ampleur de la grippe A H1N1, dans le monde, plus particulièrement en Afrique avec 34 pays touchés, Fada estime que le Sénégal avait très peu de chance d’y échapper.
Seulement, pense-t-il, ce qui explique ce recrutement tardif des premiers cas, c’est sans doute, le dispositif mis en place aux frontières du pays, au lendemain de l’apparition de la grippe A au Mexique.
Au chapitre des évènements religieux qui drainent un monde fou, propice à la propagation de la grippe A H1N1, le ministre de la Santé, après s’être félicité de «l’excellent travail» abattu par ses services médicaux à Touba, annonce qu’il va se rendre demain à Tivaouane, dans le cadre des préparatifs du gamou. Une visite qu’il compte mettre à profit pour sensibiliser davantage les personnels de santé afin de prévenir le mal qui est entre nos murs.
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08/02/2010

La Corée aide le Sénégal

la Corée du Sud va construire une centrale au charbon au Sénégal
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La Corée du Sud va construire une centrale au charbon d’une capacité de 250 mégawatts au Sénégal, indique samedi un communiqué du ministère sénégalais de la Coopération internationale.
L’accord en ce sens a été signé lors d’une récente visite à Séoul du ministre sénégalais de la Coopération, Karim Wade.
Plusieurs autres accords ont été signés avec des entreprises sud-coréennes dont l’association des entreprises de construction regroupe plus de 7.000 sociétés, ajoute le communiqué.
En vertu de ces accords, le gouvernement sud-coréen s’est engagé à accompagner le Sénégal dans la réalisation de plusieurs projets dont celui relatif à la construction de neuf ponts. Les autorités sud-coréennes ont également accepté de lancer avec le Sénégal des études pour la construction d’une centrale solaire de 300 mégawatts combinée à une usine de dessalement, a précisé le communiqué.
Le Sénégal, ajoute le communiqué, est en train d’étudier la possibilité d’impliquer les entreprises sud-coréennes dans la construction des vois ferroviaires à grande vitesse entre l’ Aéroport de Diass (en construction 60 km de Dakar) et la capitale sénégalaise, avec des connexions à Thiès (70 km de Dakar).
Le président sénégalais Abdoulaye Wade a visité en novembre dernier la Corée du Sud où il avait demandé aux entreprises locales d’accroître leurs investissements au Sénégal et en toute l’Afrique.
L’Agence sud-coréenne pour la coopération internationale (KOICA) intervient au Sénégal dans les secteurs de la santé, de l’ éducation, de l’environnement et du sport.

06/02/2010

5O ans d'indépendance au Sénégal

50e ANNIVERSAIRE DE L’INDÉPENDANCE DU SÉNÉGAL : Une série de festivités pour marquer l’événement
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L’année 2010 coïncide avec le 50e anniversaire de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale. Pour marquer l’événement, une série de manifestations, annonce un communiqué de la Commission nationale du cinquantenaire.
Les festivités seront lancées le 06 février prochain au stade Léopold Sédar Senghor. Le 04 avril, le Sénégal célébrera le 50e anniversaire de son indépendance. Les Tirailleurs sénégalais seront, au mois de mai, fêtés. Les festivités prendront fin le 10 novembre 2010 avec la Journée des Forces armées. La célébration des 50 ans sera aussi l’occasion de rendre un hommage mérité «  aux hommes et aux femmes qui ont façonné le destin de notre pays  ». Selon le communiqué, les festivités du cinquantenaire seront mises à profit pour permettre aux Sénégalais, les jeunes en particulier, de s’approprier «  le sens de la symbolique nationale  », notamment la valeur de l’hymne national, du drapeau, de la devise et du sceau de la République. Il en sera de même du concept «  armée-nation  ». Ainsi, tout au long de l’année 2010, les forces de défense et de sécurité s’investiront dans des actions de développement socioéconomique.
Mamadou GUEYE

05/02/2010

Le Gd Magal de Touba

Le grand Magal de Touba : une marée humaine autour du mausolée mouride

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Des centaines de milliers de fidèles sénégalais ont afflué cette semaine sur la ville de Touba, cité religieuse qui abrite chaque année la célébration du grand Magal de Touba qui commémore cette année le 115è anniversaire du départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, fondateur de la confrérie musulmane Mouride (1853-1927).
Une semaine durant, les fervents fidèles de la confrérie Mouride célèbrent la mémoire du fondateur de la Tariqa dans une ambiance de spiritualité et de ferveur marquée par de longs rituels de prières dans les nombreuses mosquées et mausolées de la cité religieuse. Cette petite cité reçoit en même temps, au pic de l'affluence, près de 4 millions de pèlerins venus des différentes régions du Sénégal et même de l'étranger.
La Tariqa Mouride est la plus grande confrérie au Sénégal qui compte plusieurs autres confréries soufies. L'une des plus importantes de ces confréries soufies est celle des Tidjanes qui se distingue par sa présence dans presque tous les pays de l'Afrique de l'Ouest.
Ce rassemblement énorme durant lequel la petite ville de Touba baigne dans une véritable marée humaine, est considéré comme la plus grande manifestation religieuse de l'Afrique.
A l'origine de cet engouement de ferveur, un grand amour et une profonde vénération pour le saint homme qui a marqué profondément la vie spirituelle dans le Sénégal et s'est démarqué par sa farouche opposition à l'occupation étrangère, ce qui lui a avait valu l'éloignement de son pays en 1895. Le grand Magal de Touba est la commémoration de cet évènement.
Ahmadou Bamba Mbacké, de son vrai nom Ahmad ibn Muhamad ibn Habib Allah, est un Cheikh et théologien issu d'une lignée de marabouts. Connu également sous le nom de Khadimou Rassoul (serviteur du prophète), il deviendra l'une des figures les plus importantes de l'islam dans l'Afrique de l'Ouest à travers la confrérie des Mourides qu'il fonda.
Celui que les adeptes mourides appellent affectueusement Serigne Touba (le marabout de Touba) a mené une vie entièrement dédiée à la spiritualité, à l'adoration divine et au prêche de la bonne parole.
Il fonda la ville de Touba en 1887. Résistant au colonialisme français et à sa politique d'acculturation religieuse, Bamba parvient à convertir à l'Islam plusieurs rois de la région à l'époque. Craint pour sa capacité à mobiliser de très nombreux disciples, il fût arrêté par les autorités coloniales qui l'exilent, en 1895, au Gabon.
Après son retour triomphal, Bamba Mbacké fit construire la grande mosquée de Touba (centre du pays) autour de laquelle s'est érigée une petite ville du même nom et qui abrite actuellement son mausolée.
La manifestation Grand Magal de Touba donne lieu chaque année la mesure de l'hospitalité légendaire du pays de la "Teranga" (hospitalité en Wolof). Les centaines de milliers de pèlerins qui affluent vers Touba ne se soucient guère de l'hébergement. Le gîte est gracieusement offert à tous les visiteurs. Tout se partage et on vit en communauté dans la convivialité durant toute la durée du Grand Magal.
A l'occasion de cette manifestation, une véritable chaîne logistique est assurée par les talibés (adeptes de la confrérie) qui veillent à l'organisation de cette rencontre à côté du grand dispositif déployé par les pouvoirs publics.
Chaque édition enregistre un record d'affluence malgré la rude épreuve que constitue le le voyage sur les routes menant à Touba. Des milliers de véhicules de tous gabarits bondés de passagers, peinent à se frayer chemin et roulent au pas sur des files de plusieurs kilomètres.
Les moments forts de la manifestation est l'apparition du grand Khalif général des mourides à la grande mosquée Serigne Touba. Le Khalif Serigne Bara Mbacké, plus haut dignitaire des mourides, officie à cette occasion des cérémonies religieuses et s'adresse aux fidèles pour prodiguer ses conseils et prêcher l'esprit et la philosophie mouride, où le spirituel cohabite avec une vie active et laborieuse.
Le grand Magal c'est aussi des scènes de grandes foules autour des nombreux mausolées des marabouts et grands cheikhs de la Tariqa. Parvenir auprès du tombeau d'un mausolée pour prier et se recueillir requiert un effort considérable du pèlerin et surtout une grande patience sur les longues files d'attente devant les grands portails des mausolées.
Le pays dont le champ religieux se caractérise par une richesse particulière des influences et écoles soufies, compte également d'autres confréries comme celle des Layène, fondée par le cheikh Limamoulaye, ou celle des Qadiris qui rassemble les adeptes du fondateur Cheikh Abdelkader Al-Djilali.
Le Maroc constitue la principale source des écoles soufies qui ont réussi à s'implanter au Sénégal à travers de nombreux élèves et adeptes directs des grands maîtres fondateurs, comme c'est le cas de la Tariqa Tijaniya, fondée à Fès par le Saint Sidi Ahmed Tijani (1737-1815).
La capitale spirituelle du Maroc, qui abrite le mausolée du Saint homme, constitue un haut lieu de spiritualité pour les millions de tidjanes, aussi bien au Sénégal que dans différents pays d'Afrique de l'Ouest. Tout fervent adepte de la Tariqa s'assigne comme devoir sacré de visiter, au moins une fois dans sa vie, le mausolée du Saint homme à Fès.
Driss Hidass

04/02/2010

Le noir revient au Sénégal

Le noir revient au Sénégal
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La Bin Ladin group dit ''non'' au Sénégal et achète les parts de Total dans le capital de la Sar
Considéré comme le Messie qui avec ses 210  milliards devait sortir le pays des ténèbres et renflouer les caisses  de la Sar, La Bin Ladin group vient de dire ''non'' à sa fiancée pour Total. Au même moment la BNP paris-bas fatiguée de supporter le prix exorbitant auquel le Sénégal achète le brut quitte le pool bancaire et abandonne le pays à ses ténèbres.    
Après Shell qui avait, il  y'a quelques mois, quitté notre pays, en cessant toutes ses actions au Sénégal, c'est au tour du groupe Total-Fina-Elf d'abandonner la Sar à ses démons. L'ancien actionnaire majoritaire de la Sar  s'est débarrassé de ses «encombrantes actions dans la raffinerie»  au profit du fiancé de la future mariée, -la Sar. Partie prenante aux assises de Paris, le groupe qatari qui était intéressé par les 34% que voulait lui céder le Sénégal a préféré s'approprier les 14% des parts que détenait Total dans le capital de la Sar.  Cette décision, prise dans les journées du 12 au 14 janvier dernier à Paris, intervient quelques mois seulement après que le ministre de l'Energie ait déclaré devant le Parlement avoir trouvé un accord avec la Bin Ladin Group. À en croire M. Samuel Sarr le groupe qatari aurait accepté de mettre plus de 200 milliards à la disposition de la Sar. Ayant suivi les pourparlers, un observateur affirme qu'il est trop tôt pour parler d'échec mais reconnait toutefois que «la complexité du montage financier peut amener certains à penser que c'est terminé ». «Mais, poursuit-il, les négociations peuvent être reprises à tout moment». Contrairement à la demande du Sénégal qui voulait les voir mettre 210 milliards up-front, le groupe qatari a proposé à l'Etat de lui donner sa caution afin que le Sénégal puisse lever des crédits sur le marché  bancaire.
La hantise des ténèbres revient
La rupture des fiançailles avec les arabes tombe au même moment où les Français de la Banque nationale de Paris, BNP-paris, se sont retirés du pool bancaire qui accompagnait le Sénégal dans le financement des Lettres de Crédits. Selon des sources proches de la banque, «les prix d'achat du brut, par le  Sénégal, est trop élevé et personne ne peut continuer à supporter cet état de fait». C'est Arcadia, un groupe russo-nigérian, qui avait été retenu par le ministère de l'Energie pour la fourniture du Sénégal en brut. Et il vend le baril à Brent daté  -c'est le prix de référence pour les produits pétroliers en provenance des pays anglophones-  +7, 5$ US, alors que partout au monde il est vendu au maximum à +4$. Comme le Sénégal n'a plus les moyens de payer ses factures cash -soit 50 millions de $-, comme l'ont exigé les traders d'Arcadia, c'est la BNP-bas qui se portait garant  pour permettre au pays de disposer du carburant. Le désistement cette banque intervient aussi dans un moment crucial : les machines de la Sar, faute de brut à traiter, sont aux arrêts depuis plus de 20 jours.  Et cette situation, si elle n'est pas réglée, conduira, dans les jours à venir, à des ruptures de stocks. Cela aura comme conséquence la plongée prochaine du pays dans l'obscurité ; puisque la Sénélec ne fonctionne qu'avec ces produits livrés à la Sar. C'est pour masquer cette réalité que les officiels sénégalais se sont empressés, la semaine dernière, d'annoncer l'augmentation des prix de l'électricité et des produits pétroliers, en prétextant le faire sous le dictat de la banque mondiale.
Bacary Touré

03/02/2010

Pénurie d'essence au Sénégal

Le Sénégal en panne d'essence, contraint d'importer une cargaison d'Europe
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DAKAR - Une pénurie d'essence super sévit depuis lundi au Sénégal et devrait durer jusqu'à vendredi, après l'arrêt de l'unité de production de ce carburant dans la raffinerie nationale, a-t-on appris mardi auprès d'automobilistes et du ministère de l'Energie.
Le supercarburant était introuvable mardi dans la quasi-totalité des stations-service de Dakar, selon divers automobilistes interrogés par l'AFP. Une longue file de voitures attendant un approvisionnement s'était formée devant une des rares stations-service où le produit était disponible, à la périphérie de la capitale sénégalaise, selon des médias locaux.
Dans un communiqué transmis mardi à l'AFP, le ministère de l'Energie indique que cette rupture de stock est due à "l'arrêt" depuis plusieurs semaines "de l'unité de production d'essences de la SAR", la Société africaine de raffinage (ex-société publique privatisée) dans la banlieue de Dakar, sans donner d'explications.
Mais le ministère sénégalais assure que la situation est la même dans les raffineries de trois autres pays de la sous-région - en Côte d'Ivoire, au Ghana et au Cameroun - du fait "des difficultés actuelles que traverse l'industrie du raffinage". "Aucune goutte d'essence n'est aujourd'hui produite dans ces quatre raffineries de l'Afrique de l'Ouest", assure le ministère.
N'ayant "pu trouver le produit dans la sous-région", le ministère annonce qu'il a dû commander en Europe des "cargaisons de supercarburant" qui devrait être livrées jeudi puis à la mi-février.
L'esence super est cependant utilisée par une minorité d'automobilistes au Sénégal, contrairement au gasoil qui représente "85% de la consommation nationale en carburant", selon le ministère.

Le grand Magal de Touba

Le Magal de Touba, un événement qui passionne et transforme Dakar en une ville fantôme !
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 Ce mercredi 3 février, la communauté mouride du Sénégal célèbre le Grand Magal de Touba. Cet événement draine plusieurs centaines de milliers de fidèles dans la ville de Touba et vide presque la capitale de sa population. Retour sur le sens d’un événement qui passionne au pays de la Terranga.
Le Magal, mot wolof signifiant "magnifier", "célébrer" ou encore "rendre hommage" est un rendez-vous annuel fixé sur le calendrier musulman et qui recule chaque année d’environ dix jours par rapport au calendrier grégorien. Cette journée de ferveur et de recueillement commémore le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, fondateur du mouridisme en 1895.
Toute une histoire mystico-politique entoure sa déportation au Gabon. Les autorités coloniales redoutaient l’attrait qu’il suscitait auprès de la population du Baol (actuel région centre du Sénégal) et avaient décidé de l’éloigner des siens espérant anéantir le mouvement autour de ses convictions. Mais lui, il voyait en ce voyage une volonté de Dieu de lui "accorder un destin prestigieux en (lui) donnant le pouvoir d’intercéder en faveur de l’humanité et en faisant de (lui) le serviteur privilégié du prophète (PSL)". C’est ainsi qu’à son retour d’exil (qui a duré un peu moins de 8 ans), où il a raconté avoir subi beaucoup d’épreuves, Khadim Rassoul (littéralement Serviteur du Prophète) a demandé à tous ceux qui partagent ces idées de venir l’accompagner à rendre grâce à Dieu, à chaque fois que la date du 18 Safar ( 2ème mois lunaire) revient.
Depuis lors, l’événement ne cesse de gagner en ampleur d’année en année. Ses cinq fils qui l’ont succédé à la tête de la confrérie des mourides après son rappel à Dieu en 1927 n’ont cessé de donner un cachet particulier à l’événement au point qu’il est devenu aujourd’hui le plus grand pèlerinage de l’Afrique. Entre deux et trois millions de personnes, selon les estimations, se déplacent dans la ville sainte de Touba créée en 1882 par Cheikh Ahmadou Bamba lui-même.
Les activités sur place tournent autour de la lecture du Coran, des déclamations de khassaïdes (panégyriques écrits par Cheikh Ahmadou Bamba). Les "pèlerins" visitent aussi l’imposante mosquée où se trouve la tombe du Cheikh et autour de laquelle, la ville est construite, les mausolées des grands dignitaires mourides (fils, frères et grands disciples du Cheikh), certains lieux symboliques (Bibliothèque Cheikhoul Khadim, Aynou Rahmati ou le puits sacré, Les cimetières…). Pour joindre l’utile à l’agréable des festins copieux sont servis jusqu’aux plus modestes demeures de Touba et des localités environnantes (Mbacké, Darou Mouhty…). C’est d’ailleurs une des volontés du Cheikh.
Tout cela fait qu’en période de Magal, c’est toute l’activité religieuse, sociale, économique et même politique du pays qui se concentre à Touba, 200 Km à l’Est de Dakar. Il suffit de circuler à Dakar la veille, le jour ou le lendemain du Magal pour se rendre compte de l’ampleur de l’événement. La bruyante capitale sénégalaise se vide de son monde. Les transports se raréfient. Le trafic aérien atteint sa vitesse de croisière à l’aéroport de Dakar où les émigrés mourides atterrissent pour prendre part au Magal. Et les Médias n’en ont que pour Touba.
La ville qui dispose d’un statut d’exterritorialité est elle-même devenue, en l’espace de quelques années, la deuxième ville du Sénégal sur le plan démographique avec près d’un million d’habitants. Tout de même, elle n’en garde pas moins son statut légal de village, malgré sa forte urbanisation. L’autorité suprême de la ville ainsi que de toute la communauté mouride est appelée khalif général. Il doit être un descendant direct du fondateur du mouridisme, la confrérie la plus puissante du pays.
Actuellement, le titre échoit à Serigne El Hadj Bara Mbacké. Il est le premier petit fils à accéder au khalifat en décembre 2007 suite au rappel à Dieu du dernier fils du Cheikh, Serigne Saliou Mbacké.

01/02/2010

La défunte notaire de Thiès

La défunte notaire de Thiès
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‘’La ronde des hyènes » autour de l’héritage de ‘’la femme cachée » de Pape Diop
Depuis la mort de la notaire Ndèye Sourang, c’est à une sorte de ‘’ronde des hyènes’’ qu’on assiste autour de son héritage. La notaire, au moment de son décès le 18 novembre 2008, des suites d’un accident, était ‘’l’épouse cachée’’ du président du Sénat, Pape Diop. Certains estiment qu’à sa mort, Ndèye Sourang a laissé une fortune de 22 milliards de Fcfa. Son héritage aiguise des appétits ! Seulement, avertit, Me Marie Bâ, la notaire qui assure l’intérim de l’étude de feu Ndèye Sourang, on est très loin des 22 milliards de francs Cfa avancés par certains, qui seraient laissés par sa collègue.
Pourquoi autant de bruits autour de l’héritage laissé par la notaire Ndèye Sourang ? L’interview accordée par la notaire Me Marie Bâ à l’hebdomadaire « La Gazette »cherche à lever un coin du voile sur les enjeux autour de cet héritage.
A sa mort, la notaire, Me Ndèye Sourang, a laissé cinq enfants issus de son premier mariage. Me Marie Bâ, notaire et amie de celle-ci, souligne que le divorce de Me Sourang ne l’était qu’au plan religieux, et pas juridique. Elle s’était malgré tout remariée avec le président du Sénat, ancien maire de Dakar, Pape Diop. Est-ce pour cela que leur mariage n’a jamais été rendu public ? C’est en tout cas avec surprise que de nombreux Sénégalais ont appris, après la mort de la notaire, et au moment de ses funérailles, qu’elle était l’épouse de Pape Diop : ‘’C’était aussi un mariage difficile, car ils se cachaient. Donc, c’est une fille qui n’a jamais été heureuse du point de vue conjugal. Un jour, elle m’a appelée pour me dire que sa maman était contre son remariage’’, témoigne Me Marie Bâ qui non seulement, était une collègue de Ndèye Sourang, mais également ‘’une amie, une sœur’’.
’’Des notaires veulent contrôler Saly parce qu’ils ont des intérêts privés là-bas’’
Quand Ndèye Sourang est décédée, c’est le ministre de la Justice de l’époque, Me Madické Niang qui a demandé à Me Marie Bâ, notaire dans le département de Guédiawaye, d’assurer l’intérim de sa défunte collègue à Saly. C’est cinq mois après, quand elle a été titularisée, qu’elle a démissionné de sa charge notariale de Guédiawaye. Une autre notaire, Me Aïda Seck avait été elle, titularisée à Thiès.
‘’J’ai été titularisée notaire à Saly, Mme Aïda Seck a été confirmée à Thiès. Alors, j’ai démissionné de ma charge de Guédiawaye. J’ai fait la passation de service, et j’ai donné à Aïda Seck tous les dossiers de Thiès de 1951 à 1999. De 1999 à 2008, je lui ai donné les dossiers de Thiès et j’ai gardé ceux de Mbour.’’
Seulement, Me Aïda Seck lui réclame les dossiers de Mbour, même si le ministre de la Justice a tranché en sa faveur. Il se trouve que même au sein de la Chambre des notaires, déclare Me Marie Bâ, il y a quatre personnes qui soutiennent Me Aïda Seck.
C’est que cette affaire a un enjeu. ‘’Saly est plus important que Mbour. En me disant de lui donner les dossiers jusqu’à 2008, c’est aussi une manière de dire que je lui livre aussi l’argent. Aujourd’hui, tout le monde sait que 90% des affaires se passent à Saly. Au lieu de venir chercher des clients là-bas, Aïda Seck veut qu’on lui offre tout sur un plateau d’argent.’’, déclare l’intérimaire de Me Ndèye Sourang.
‘’Il y a des notaires qui veulent contrôler la station de Saly parce qu’ils on des intérêts privés là-bas. Ils auraient souhaité mettre quelqu’un qu’ils peuvent manipuler et contrôler’’, lance-t-elle.
Et de poursuivre dans ses révélations : ‘’Elle (Me Aïda Seck) est jeune et Moustapha Ndiaye était son directeur de stage. Les notaires veulent avoir un pied à Dakar et un autre à Saly. Ils veulent tout contrôler. Moustapha Ndiaye a beaucoup d’intérêts à Saly. Il achète, il vend ainsi de suite’’.
Ce n’est pas seulement avec les notaires qu’elle a des difficultés autour de l’héritage de Me Ndèye Sourang, Me Marie Bâ soutient également avoir des difficultés avec le premier mari de cette dernière. D’ailleurs, pour elle, celui-là, ‘’s’il était en Europe, irait voir un psychologue’’.
Me Marie Bâ soutient, qu’après leur divorce, l’homme qui était perturbé ‘’est parti dans les journaux, photo à l’appui, pour dire que sa femme sort avec Pape Diop’’.
’’Derrière cette affaire, il y a aussi les ennemis politiques de Pape Diop’’
Me Ndèye Sourang avait des biens immobiliers et de l’argent dans ses comptes. Combien ? Me Marie Bâ ne saurait le dire avec exactitude. Elle ne gère pas sa succession, c’est la notaire Me Nafissatou Diop qui s’en occupe. De ce qu’elle sait, on est loin des 22 milliards annoncés par certains. ‘’C’est faux ! Il n’y a même pas 3 milliards, ni 2 milliards.’’, martèle-t-elle.
‘’On a dit à Aïda Seck qu’il y a 22 milliards dans les comptes, c’est pourquoi elle est dans tous ses états. L’étude a 5 ou 6 comptes et cette somme n’y figure pas.’’, précise Me Marie Bâ.
A ceux qui ont des convoitises sur l’héritage de Me Ndèye Sourang comme son premier mari, Me Marie Bâ avertit que seules six personnes figurent dans son jugement d’hérédité. ‘’Il y a ses 5 enfants et sa mère décédée, il y a tout juste deux mois. Maintenant, l’argent des trois enfants mineurs passe par le père, les deux premiers sont majeurs. Il y a aussi l’argent de la mère, qui maintenant sera hérité par ses enfants.’’, fait-elle savoir.
Dans cette ‘’ronde des hyènes’’ autour de l’héritage de Ndèye Sourang, la notaire tient à laver le président du Sénat, Pape Diop de tout soupçon. ‘’Il (Pape Diop) a renoncé à la succession de Me Ndèye Sourang. Il n’est même pas sur le jugement d’hérédité.’’ Pape Diop a été le mari de Me Ndèye Sourang pendant ‘’4 ou 5ans’’ avant le décès de cette dernière.
Seulement derrière toute cette agitation autour de l’héritage de Me Ndèye Sourang, Me Marie Bâ y voit aussi ‘’les ennemis politiques’’ du président du Sénat. Et, elle le fait ainsi remarquer : ‘’Dans cette affaire là aussi, il y a les ennemis politiques de Pape Diop qui veulent faire croire aux gens que Pape Diop avait volé 22 milliards pour les mettre dans les comptes de Ndèye Sourang. Mais c’est faux ! Ma tête à couper, ma main sur le feu, ma main sur le Coran. C’est faux ! Et puis pour moi, Pape Diop est assez intelligent pour ne pas donner 22 milliards à une femme avec qui il n’a pas eu d’enfant.’’

Soirées "gay" à Saly

SALY: Soirées dansantes d’homosexuels dans un hôtel de Saly
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Soirée de gays, chaque mercredi, à l’hôtel Royam de Saly, c’est le calendrier offert par la direction à l’endroit des pédés en bord de piscine. Les employés n’adhèrent pas à cette rencontre spéciale, arguant que leurs mœurs et coutumes leur interdissent de telles pratiques.
Trois mercredis successifs de soirées dansantes à l’intention des homosexuels, c’est le décor qu’offre la direction de l’hôtel pour leur permettre de se rencontrer pour exprimer leur condition de vie et en se défoulant à satiété. Les deux premiers mercredis ont vu la participation de pédés qui sont apparus en couple et certains ont préféré venir seuls. Ils se faisaient remarquer tant par leur accoutrement que par leurs gestuels. Sous le rythme de deux chanteurs gays d’origine européenne qui faisaient leur play-back, l’atmosphère était électrique dans le cadre enchanteur de l’hôtel qui a refusé du monde. À chaque interprétation musicale, les «plays-backeurs», en tenue sexy, chantaient la femme et l’amour ou revendiquaient leur condition de pédés sous une salve d’applaudissements de gays et de gouines. Certains couples de gays préféraient être à l’écart, loin des regards, au fond du jardin, pour roucouler ou s’embrasser. Par contre, d’autres invités avaient la «trouille» de se retrouver dans cet antre. C’est le cas d’une Française qui chuchotait à l’oreille de son mari pour se désoler de leur présence avant de l’inviter à quitter les lieux. Selon des employés de l’hôtel, on a voulu mettre du sable dans les yeux des gens en «mixant» les invités, mais en réalité, c’est une soirée typique de «gorjiguènes».
Face à cette situation, les employés sont unanimes à décrier ces genres de soirées qui risquent de porter un grand coup à l’établissement. Certains craignent que la malédiction ne s’abatte sur eux compte tenu du fait que leurs mœurs et coutumes leur interdisent de telles pratiques.
Mais d’un autre côté les homosexuels estiment qu’ils ont le droit de vivre leur penchant. Et que la tolérance doit être de mise.
ALIOUNE DIOP