27/03/2010

Youssou N'dour va s'engager

Sénégal: Youssou Ndour entend peser sur la présidentielle de 2012
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Le chanteur sénégalais Youssou Ndour a déclaré jeudi à Paris qu'il entendait appeler à voter en faveur d'un candidat lors de l'élection présidentielle prévue en 2012 dans son pays.
"Je ne peux pas et ne veux pas être président du Sénégal. Mais, j'appellerai à voter en faveur d'un des candidats en lice lors de la présidentielle", a-t-il déclaré lors d'une rencontre avec des étudiants de Sciences politiques Paris.
L'artiste-musicien qui est, par ailleurs chef d'entreprises, a indiqué néanmoins qu'il prendrait position ouvertement après avoir lu le programme de chacun des candidats.
La star de la musique moderne sénégalaise a également annoncé la création d'un mouvement dont l'objectif principal sera de participer à l'éveil des consciences au Sénégal.
"J'ai l'intention de faire des tournées dans les régions du Sénégal pour aider mes compatriotes à comprendre le sens de leur vote. Je veux aider à comprendre qui sont les candidats qui demandent leur confiance. D'où viennent-ils ? Qu'ont-ils fait avant ?", a-t-il poursuivi.
Evoquant ses relations avec le pouvoir sénégalais, M. Ndour a assuré n'avoir aucun "problème personnel" avec le président Abdoulaye Wade.
"Le président Wade n'est pas rassuré par mon projet de créer la chaîne de télévision, TFM. Je tiens à lever toute ambiguïté : cette chaîne ne sera pas dirigée contre son régime. Elle sera, comme le reste des organes de mon groupe de presse, la voix des sans-voix", a-t-il insisté.
Agé de 51 ans, Youssou Ndour est une personnalité engagée pour la démocratie et les causes humanitaires.
Il est ambassadeur de bonne volonté de l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture (FAO) et du Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF).

 

26/03/2010

Tourisme religieux au Sénégal

Des privés sénégalais souhaitent investir dans le tourisme religieux 
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Des privés sénégalais ont répondu de manière favorable à l’appel du ministère de l’Artisanat, du Tourisme et des Relations avec le secteur privé et le secteur informel, qui leur demandait d’investir dans le tourisme religieux, a indiqué Thierno Lô, jeudi lors d’une rencontre avec la presse.
 
"Il y a énormément de Sénégalais qui veulent ouvrir des hôtels à Touba, à Tivaoune et à Ndiassane", a-t-il dit, signalant que de nombreuses demandes d’ouverture d’hôtels sont ainsi enregistrées pour la ville de Touba.
"Le tourisme religieux est en train de se développer parce que nous avons eu une approche pédagogique", a expliqué Thierno Lô, avant de souligner que son département a été compris sur ce point par les privés sénégalais.
Selon le ministre, l’organisation annuelle de nombreuses manifestations religieuses dans des villes comme Touba, Tivaoune et Ndiassane constitue une importante opportunité en termes de retombées touristiques.
Evoquant l’enclavement de certains sites touristiques, il a indiqué que son département a déjà adressé des courriers au ministère des Infrastructures en vue de trouver des solutions.
Sur un autre plan, le ministre du Tourisme a souligné que ses services restent déterminés à fermer résidences clandestines qui font le lit de la concurrence déloyale.
Ainsi, après la fermeture de plus d’une quarantaine de réceptifs de ce type à Dakar, le ministère de l’Artisanat, du Tourisme et des Relations avec le secteur privé et le secteur informel entend poursuivre son action en direction des autres régions du pays, a-t-il indiqué.
Thierno Lô appelle ainsi au respect des règles en vigueur dans le domaine du tourisme, estimant qu’une telle démarche constitue un préalable dans la marche vers le développement.

Les grandes dates du Sénégal

Les grande dates du Sénégal (XIe siècle-2010)
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XIe siècle : introduction de l'Islam dans le royaume toucouleur de Tekrour.
XIVe siècle : la région fait partie de l'empire du Mali.
XVe siècle : les navigateurs portugais explorent l'embouchure du Sénégal.
XVIIe : début du commerce triangulaire.
1617 : les Hollandais construisent deux forts à Gorée.
1659 : Les Français fondent Saint-Louis du Sénégal.
1758-1817 : la France et l'Angleterre se disputent les possessions sur la côte sénégalaise. Les Britanniques gardent le contrôle de la Gambie, territoire enclavé dans le Sénégal.
1864-65 : le général Faidherbe, gouverneur de la colonie, entame l'expansion française vers l'intérieur du continent et fait développer la culture de l'arachide.
1857 : fondation de Dakar.
1872 : Saint-Louis, Dakar et Gorée (Rufisque en 1880) reçoivent le statut de communes de plein exercice qui accorde la citoyenneté française à leurs habitants qui sont à ce titre représentés à l'Assemblée nationale.
1879-90 : achèvement de la conquête française, à l'exception de la Casamance.
1895 : un gouvernement général de l'Afrique occidentale française (AOF) est institué, avec pour siège Dakar.
1914 : les quatre communes de Saint-Louis, Dakar, Gorée et Rufisque élisent, Blaise Diagne, le premier député africain, à l'Assemblée nationale. Il jouera un rôle actif dans le recrutement des "tirailleurs sénégalais" qui participeront à la Première guerre mondiale.
1946 : les deux députés du Sénégal, Léopold Sédar Senghor (1906-2001) et Amadou Lamine Gueye (Parti Socialiste -S.F.I.O), participent activement à la création de l' "Union française". La constitution de 1946 modifie le statut des colonies. La loi dite "Lamine Gueye", stipule que tous les ressortissants des territoires d'outre-mer ont la qualité de citoyen.
1948 : Léopold Sédar Senghor fonde le Bloc démocratique sénégalais.
1958 : le Sénégal accepte par référendum de devenir une république autonome au sein de la "Communauté française" (qui succède à l' "Union française" dans le cadre de la Cinquième République).
1959-60 : création avec le Mali d'une éphémère Fédération du Mali qui accède à l'indépendance en juin 1960, mais éclate en août. Léopold Sédar Senghor est élu président de la République.
1962 : tentative de coup d'état du Premier ministre Mamadou Dia. Arrêté, il sera libéré en 1974.
1963 : un référendum constitutionnel renforce le caractère présidentiel du régime. Le parti du président, l'Union progressiste sénégalaise (UPS) est de fait un parti unique.
1976 : instauration d'un régime tripartite avec le parti socialiste (PS, ancien UPS), le parti démocratique sénégalais (PDS, libéral) d'Abdoulaye Wade, et le parti africain de l'Indépendance (PAI, marxiste).
1981 : Abdou Diouf (Parti socialiste) succède à Léopold S. Senghor. Légalisation du Rassemblement national démocratique (RND) de Cheikh Anta Diop et du Mouvement démocratique et populaire de Mamadou Dia.
1982 : création d'un mouvement séparatiste en Casamance, province enclavée entre la Gambie et la Guinée-Bissau, le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC).
1988 : réélection d'Abdou Diouf face à Abdoulaye Wade. L'opposition conteste ce résultat.
1989 : des incidents frontaliers avec la Mauritanie dègénèrent et provoquent des affrontements dans les deux pays qui font plusieurs dizaines de victimes.
1999 : signature d'un accord de cessez-le-feu en Casamance.
2000 : Abdoulaye Wade remporte l'élection présidentielle, mettant fin à 40 ans de règne du Parti socialiste.
Janvier 2001 : la constitution est modifiée par référendum ; le mandat présidentiel est réduit de sept à cinq ans, le Sénat est supprimé, le nombre de députés réduit.
Mars 2001 : un accord de paix est signé entre le gouvernement et l'abbé Diamacoune Senghor, secrétaire général du Mouvement des forces démocratiques de Casamance.
Avril 2001 : à l'occasion d'élections législatives anticipées, la coalition "Sopi" ("changement", en wolof) du président Wade remporte 89 sièges sur 120; le Parti socialiste (PS) n'en obtient que 10.
Septembre 2002 : naufrage d'un navire, le Joola, qui effectuait la liaison Ziguinchor-Dakar. Il transportait plus de 1 800 personnes, alors que la capacité théorique du bateau était de 550 passagers. On compte seulement 64 survivants.
Avril 2004 : rupture d'Abdoulaye Wade avec son Premier ministre Idrissa Seck. Ce dernier sera inculpé pour atteinte à la sûreté de l'Etat et incarcéré en juillet 2005, puis libéré en février 2006.
Décembre 2004 : signature d'un accord général de paix en Casamance. Abolition de la peine de mort.
Juin 2006 : l'Espagne et le Sénégal concluent un accord prévoyant le rapatriement des passagers clandestins à destination des Canaries. Depuis le début de l'année, plus de 10 000 émigrants africains ont débarqué aux Canaries, venant principalement du Sénégal, mais aussi de Mauritanie et de Gambie.
Février 2007 : Abdoulaye Wade est réélu avec 55% des voix devant l'ancien Premier ministre Idrissa Seck (15%) et le candidat du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng (13%).
Juin 2007 : la coalition du président Wade remporte les élections législatives. Le scrutin est marqué par une faible participation après l'appel au boycott des principaux partis de l'opposition.
Mars 2009 : élections locales, municipales et régionales. L'opposition arrive en première position dans la plupart des régions et remporte la victoire à Dakar.
Septembre 2009 : des pluies torrentielles provoquent de violentes inondations dans le pays.
Février 2010 : un projet de loi déclarant l'esclavage "crime contre l'humanité" est exposé par le chef de l'Etat. Abdoulaye Wade annonce également la fermeture de la base militaire française à Dakar.
Catherine Gouëse

25/03/2010

Les enfants perdus d'Mbour (2)

Les enfants perdus d'Mbour (2)
(Coupez l'illustration musicale de ce blog en cliquant sur le lecteur en bas de la colonne de droite)


Les enfants perdus d'Mbour

Les enfants perdus d'Mbour (1)
(coupez l'illustration musicale de ce blog en cliquant sur le lecteur en bas de la colonne de droite)


24/03/2010

l'esclavage « crime contre l'humanité "

le Sénégal déclare l'esclavage « crime contre l'humanité »

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C’est officiel ! Le Sénégal déclare la traite négrière et l’esclavage « crimes contre l’humanité ». Les députés ont adopté, mardi, le projet de loi déjà évoqué par le chef de l’Etat lors du conseil des ministre du 25 février dernier. Le président Wade avait dit laisser « la liberté au Parlement d’en faire une déclaration solennelle ou une proclamation ». C’est désormais fait.
Le ministre de la justice, El haj Amadou Sall estime que ces crimes du 15è siècle doivent être enseignés à chaque élève. Au-delà, cette loi « reste un devoir de mémoire » pour les victimes de ce commerce d’êtres humains. S’il est vrai que les pays africains ont toujours demandé réparation de ce préjudice subi, le Sénégal considère aujourd’hui que la question pécuniaire est « incompatible avec notre dignité ».
Le Sénégal n’a fait, en proclamant l’esclavage et la traite négrière « crimes contre l’humanité », que rejoindre la France qui a reconnu, en 2001, par la loi Taubira, que « la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part, et l’esclavage d’autre part (…) constituent un crime contre l’humanité ».
Lors d’un conseil des ministres à l’Elysée en mai 2007, le président Jacques Chirac avait déclaré, dans la même logique : « L'esclavage, ce n'est pas uniquement une tragédie du passé. Encore aujourd'hui, la traite des êtres humains fait des centaines de milliers de victimes dans le monde : des enfants, des jeunes filles, des familles entières, parfois sur plusieurs générations ». Par conséquent, poursuivait-il, « plus que jamais, nous devons nous mobiliser contre cette infamie ».

Tourisme sexuel à Saly

Les sales nuits de Saly
Tourisme sexuel
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Le bourg sur la côte sud de Dakar, offre tout ce que désirent les vacanciers. Sea, sun…et surtout sex.
Lumière rouge, musique lancinante. La piste est à elles. Peau ébène, déhanchés ravageurs, courbes enchanteresses. Au bar, trois hommes, bedonnants, blancs, chemises à fleurs, sourient et attendent. Seuls, ils ne le resteront pas. Regards complices, mots doux susurrés. “Tu veux une copine ?” Un verre offert, deux. La piste se remplit. Les trois quadragénaires sont rejoints par une comparse. Accompagnée d’un jeune sénégalais à qui elle rend 15 ans.

Les nymphes retournent danser devant les glaces, se réinstallent au comptoir, minaudent. Le ballet dure parfois jusqu’au petit matin. Et de “l’Africa Night”, comme de toutes les boîtes de la ville, s’extirpent les couples mixtes, en âge et en teint. Avant de s’enfuir dans les hôtels et les résidences qui jalonnent le littoral.

“Beaucoup de ces jeunes ne sont pas majeurs.” En quelques mots, Badou Gueye, délégué de l’Observatoire du tourisme sexuel à Saly résume son combat : “Empêcher que des mineurs ne traînent dans les boîtes de nuits et ne se prostituent.” Depuis 4 ans, il harcèle les gérants de night clubs, d’hôtels et des résidences touristiques pour qu’aucun touriste ne ramène un mineur dans sa chambre. Difficile dans une ville où règne le “sea, sex and sun”.

Saly, c’est une plage, à perte de vue. Sable fin, cocotiers et océan turquoise. Les touristes y rôtissent à longueur de journée, avant de rejoindre leurs hôtels aux vertes pelouses, “les pieds dans l’eau”. Au détour de chaque rue, une banque, un magasin d’art “traditionnel” ou une agence de voyages aguichent le passant. Cours de danse et soirées “sénégalaises” sont même organisées chaque soir, idéales pour découvrir la culture locale.

Sans oublier les bars et boîtes de nuits qui parsèment la ville et où convergent les pans déshérités de la jeunesse du pays.

En fait, “ceux qui se prostituent dans les hôtels ou les boîtes ne sont pas natifs de Saly” confirme Badou. Les Gazelles et jeunes Lions qui déambulent d’hôtel en discothèque viennent de Dakar, Saint-Louis ou Ziguinchor. Certains proposent des massages “sensuels et sensoriels”, d’autres tout simplement un moment agréable. Rares sont les établissements qui leur interdisent l’entrée, par manque de volonté ou par peur de perdre leur clientèle étrangère.

23/03/2010

Le Sénégal sur TV5

A l’occasion des 50 ans de l’indépendance du Sénégal, célébrée le 4 avril 2010
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Programmation spéciale :
TV5MONDE SE DÉLOCALISE AU SÉNÉGAL
Depuis le début de l’année, TV5MONDE se mobilise pour célébrer, sur tous ses signaux et sur Internet, le Cinquantenaire des Indépendances Africaines. Reportages dans les journaux télévisés, émissions spéciales, magazines, documentaires, cinéma… Une programmation spéciale consacrée à l’Afrique, à ses grandes épopées historiques mais aussi à l’avenir et aux nouveaux défis de l’Afrique indépendante.
Pour le cinquantenaire de l’indépendance du Sénégal fêté le 4 avril 2010, TV5MONDE délocalise à Dakar plusieurs de ses émissions, en partenariat avec la Radio Télévision Sénégalaise (RTS).
« L’INVITÉ », à Dakar du 29 mars au 2 avril 2010 à 18h20 (heure de Paris)*
Patrick Simonin délocalise son plateau au Sénégal et y reçoit des personnalités du pays pour aborder l'actualité politique, économique et culturelle, au cours d’entretiens exclusifs d’une durée de huit minutes.
Liste des invités communiquée ultérieurement
« INTERNATIONALES », dimanche 4 avril 2010 à 18h10 (heure de Paris)*
Xavier Lambrechts (TV5MONDE), Bruno Daroux (RFI) et Philippe Bernard (Le Monde) reçoivent le Président de la République sénégalaise Abdoulaye Wade. Ils reviendront avec lui sur l’indépendance du Sénégal, évoqueronnt la situation actuelle du pays et du continent Africain dans le contexte de crise mondiale,ainsi que l’intégration économique de l’Afrique de l’Ouest ou encore la menace d’Al-Quaida sur les États du Sahel.
« AFRIQUE PRESSE », le samedi 3 avril 2010 à 12h00 (heure de Paris)*
Chaque semaine, en coproduction avec RFI, les journalistes de la presse africaine et internationale débattent de l’actualité et de l’histoire du continent. Denise Epoté (TV5MONDE) et Laurent Correau (RFI) abordent avec leurs invités l’évolution de la presse sénégalaise au cours de ces cinquante dernières années.
« ET SI VOUS ME DISIEZ TOUTE LA VÉRITÉ », le dimanche 4 avril à 12h00 (heure de Paris)*
Denise Époté reçoit l’écrivain Cheikh Hamidou Kane. Un face à face de 26 minutes pour évoquer avec ce témoin de l’histoire la date du 4 avril 1960, jour de l’indépendance du Sénégal.
La rédaction de TV5MONDE au Sénégal
Les équipes de la rédaction de TV5MONDE proposent de revisiter l’histoire du Sénégal à travers une série de six reportages tournés à Dakar, Touba et Saint Louis, où s’entrecroisent trois générations de Sénégalais : celle qui a accompagné la transition vers l’Indépendance, celle qui a participé à la construction du nouvel État, et la jeunesse d’aujourd’hui vive et impatiente.Un carnet de route proposé par Ilhame Taoufiqi et Gregory Roudier, diffusé dans les journaux télévisés du 3 au 7 avril 2010 et à retrouver sur www.tv5monde.com
« TENDANCE A », samedi 3 avril 2010 à 11h30 (heure de Paris)*
Chaque premier samedi du mois « Tendance A » propose de découvrir des talents africains et caribéens qui influencent la mode et le design dans le monde. Au sommaire de ce septième numéro, Cathy Thiam plonge au cœur de la création sénégalaise avec « Le Show », un défilé au fil de l'eau avec Claire Kane ; la découverte du mois », Ndeye NDack Touré : la tigresse des podiums ; « Insolite »,l’île de Saint Louis du Sénégal, ou la Venise Africaine ; « Zoom »,  Abderrahmane Sissako : « Des cinémas pour l’Afrique ».
Sur le site tv5monde.com
Le dossier spécial multimédia « Afrique 1960, un continent en marche vers son indépendance », préparé par la rédaction de TV5MONDE, relate le processus divers et difficile qui a mené l’ensemble des pays d’Afrique vers l’Indépendance. Très richement documenté, il présente des cartes politiques du continent à différentes époques, des interviews d’historiens et de journalistes, des entretiens avec des personnalités africaines qui racontent la façon dont elles ont vécu l’émancipation de leur pays…
Sur le portail Afrique : tv5monde/afrique :
- En partenariat avec ARTE, TV5MONDE diffuse un web-documentaire régulièrement mis à jour autour des douze pays africains, anciennes colonies françaises qui ont obtenues leur indépendance en 1960.Plusieurs vidéos permettent de naviguer au cœur d’un pays au travers des témoignages de ses habitants.
- Un module participatif invite les internautes à raconter leurs souvenirs de l’indépendance de leurs pays. Les contributions sont publiées et forment une mémoire polyphonique et populaire de ces heures cruciales de la vie du continent. Tous les 2 mois, un jury TV5MONDE élit les 5 meilleures contributions qui se verront remettre un cadeau surprise.
 - Un sondage est proposé en ligne, sur le thème très débattu de la réalité des indépendances aujourd’hui face aux anciennes puissances coloniales. Les résultats s’affichent progressivement et en temps réel, au fil des réponses, tout au long de l’année.
TV5MONDE Afrique en quelques chiffres :
- 22 millions de téléspectateurs (audience hebdomadaire cumulée en 2009) dans 48 pays du continent africain.                       - 200 000 visiteurs par mois surtv5monde.com/afrique
- 200 000 connexions par mois au JT Afrique
- 20 maisons TV5MONDE (dont une au Sénégal)
- 9 personnes sur 10 connaissent TV5MONDE en Afrique francophone
Au Sénégal TV5MONDE Afrique est disponible sur les réseaux de Canal Horizons, Excaf et Delta.

21/03/2010

Dakar Kingston de Youssou N'dour

Dakar Kingston de Youssou N'dour
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Fausse alerte. Le Sénégalais Youssou N'Dour ne s'est pas mué en chanteur de reggae. Son nouvel album, Dakar-Kingston, présenté au cours d'une tournée mondiale commencée le 23 mars à l'Olympia, a été enregistré en partie à la Jamaïque avec des figures célèbres du genre (Mutabaruka, Patrice, Morgan Heritage, Tyrone Downie, Earl "Chinna" Smith, Dean Fraser).
L'artiste y reprend quelques-uns de ses succès à la sauce reggae et en compose d'autres dans le même esprit. Un tel basculement, si massif, peut laisser croire que Youssou N'Dour a définitivement fait allégeance à la musique de Bob Marley. Ce n'est pas le cas. Nous avons assisté à la première présentation en public de l'album Dakar-Kingston, le 28 février à Dakhla, au Maroc. Le chanteur en reprend les deux tiers des titres - du reggae donc -, mais il interprète aussi les morceaux qui ont fait sa réputation dans leur version originale (Set, Birima, New Africa...).
La star ne tire pas un trait sur le mbalax, ce rythme d'origine wolof (l'ethnie majoritaire du Sénégal) qui affole les hanches des Sénégalaises et fait de leurs hommes de parfaits danseurs à la frime exubérante.
L'heureux public de l'Olympia ou de Bercy découvrira un chanteur impeccable d'élégance, portant un deux-pièces en bazin bleu dessiné par sa soeur styliste Aby N'Dour. Youssou est venu à Dakhla, comme invité vedette du 4e festival Mer et désert, alliant sports de glisse et musique. C'est aussi un outil de communication pour le Maroc car cette manifestation est organisée à l'extrême sud du royaume, dans le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole annexée par Hassan II en 1975.
Youssou N'Dour est épaulé sur scène par le Super Etoile de Dakar, son groupe toujours parfait, augmenté par le claviériste Tyrone Downie, à qui il a confié la responsabilité des arrangements et le choix des musiciens pour l'album, à la Jamaïque. Dans le passé, le chanteur a montré qu'il était un champion dans l'art de passer d'un genre musical à l'autre.
Avec le reggae, il est encore à son affaire. Le matin du concert, installé sous une tente berbère, au bord de l'océan où s'abattent des rouleaux généreux pour la joie des surfeurs, il nous a reçu pour expliquer ce changement : "Le reggae nous fait vibrer, nous Africains, parce qu'il porte quelque chose de l'Afrique. Marley, première star mondiale issue du tiers-monde, reste un modèle pour nous tous."
MILITANT SUR LE QUI-VIVE
Dakar-Kingston, c'est un sourire de connivence adressé à l'un de ses héros. Le reggae porte des messages et a une fibre rebelle, rappelle le chanteur, militant sur le qui-vive, prompt à s'engager pour des causes qu'il estime justes. Récemment, il s'impliquait dans "Africa for Haïti". On lui doit aussi le concert "Africa Live", à Dakar, au printemps 2005.
Youssou N'Dour a une sacrée "patate", rappelait l'acteur Jamel Debbouze l'an dernier. Et sur scène, ça se voit aussi.
Tournée de Youssou N'Dour.
Paris le 23 mars (Olympia) et le 19 juin (Bercy). Lille, le 25 mars. Angoulême, le 21 mai. Vence (Alpes-Maritimes), le 8 juillet. Thonon-les-Bains (Haute-Savoie), le 10 juillet. Mèze, le 23 juillet. Quimper, le 25 juillet.
Dakar-Kingston. 1 CD Emarcy/Universal Music.
Patrick Labesse

20/03/2010

St Louis du Sénégal

Saint Louis entre nostalgie et cure de jouvance
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Saint-Louis fête ses 350 ans. La cité de bord d’océan réclame le titre de plus ancienne cité fondée par les Européens sur le continent noir. Saint-Louis a été tour à tour hollandaise, anglaise et française. La ville qui a été la capitale de l’Afrique occidentale française cultive une certaine nostalgie de sa gloire passée. Ses maisons aux façades fanées et ses murs ocres semblent appartenir à un temps lointain. Tout comme le palais du Gouverneur ou la maison de l’écrivain français Pierre Loti.
Autre belle survivance du passé prestigieux de Saint-Louis, le pont Faidherbe, superbe ouvrage de fer forgé, qui relie l’île de Saint-Louis au continent et à la ville nouvelle. Le pont Faidherbe - du nom d’un ex-gouverneur du Sénégal-  projette ses anses de fer à deux pas de l’hôtel de la Poste où Mermoz et Saint-Exupéry reprenaient des forces avant de poursuivre leurs épopées aériennes en direction de l’Amérique latine.
 Pour les amateurs de promenades à pied, l’île sud - moins connue et moins fréquentée par les touristes que le nord de l’île- est un havre de paix. Depuis son extrémité, l’on aperçoit les pirogues du village de pêcheurs de Guet Ndar. Des drapeaux espagnols et catalans claquent au vent. Les pêcheurs les ont placés sur la proue de leurs vastes pirogues. Histoire de rappeler à ceux qui en douteraient leur capacité de naviguer au grand large. Jusqu’aux côtes espagnoles. Jusqu’aux îles Canaries. Comme ils l’ont démontré à de nombreuses reprises.          
Alors que la nuit tombe sur Saint-Louis, les bords du fleuve s’animent. Des bars-restaurants installés sur pilotis ou dans des bateaux offrent un rare privilège. Celui d’observer les changements de couleurs des eaux agitées et d’écouter les clameurs de la ville. Celles des voitures qui passent sur le pont Faidherbe. Le chant du muezzin qui nous vient de l’autre côté du fleuve, de la ville nouvelle. Les vocalises de Youssou N’dour qui proviennent de Dieu sait où, mais qui font aussi partie de la rumeur de la ville.        
Les Sénégalais aiment venir reprendre leur souffle à Saint-Louis. «Cette ville est réputée pour la qualité de son accueil et celle de sa nourriture », m’explique Hassan, un Dakarois de passage dans la ville.
« Nous aimons le côté méridional des Saint-louisiens. Ils prennent le temps de vivre. Ce sont un peu nos Marseillais. Ici la nonchalance est une vertu » ajoute-t-il. En me faisant remarquer à quel point les habitants de la ville marchent lentement. Loin de la frénésie dakaroise.    
A l’occasion de ses 350 ans, Saint-Louis se refait doucement une beauté. Le pont Faidherbe notamment. Mangé par la rouille, il est en cours de rénovation.
Malgré son âge avancé, la belle possède plus de charme que jamais. Comme si sa nonchalance assumée la protégeait des ravages du temps.

Tourisme au Sénégal

Les plages du Sénégal n'ont plus la cote
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Les stations balnéaires sénégalaises n'attirent plus les touristes. Les stations balnéaires sénégalaises n'attirent plus les touristes.
Malgré une tendance à la hausse sur le continent, le secteur connaît des jours difficiles dans le pays de la Téranga. La crise financière n’explique pas tout. Depuis dix ans, les (mêmes) annonces se succèdent sans réelle traduction sur le terrain.
L’objectif ne sera pas atteint. Après l’accession au pouvoir d’Abdoulaye Wade en 2000, le Sénégal s’était lancé le défi (trop ambitieux??) d’accueillir 1,5 million de touristes en 2010. À la suite d’un diagnostic du secteur, qui a pris deux ans, Ousmane Masseck Ndiaye, le ministre du Tourisme d’alors, devait mettre en musique cette stratégie à partir de 2003. « Cela suppose un ensemble de mesures hardies allant de l’assainissement du secteur au défrichage de nouvelles zones, sans oublier la mise en place d’infra­structures », lançait-il sous forme de feuille de route à Saint-Louis. Au programme?: porter la capacité d’accueil de 19200 lits en 2003 à 50.000 en 2010 et miser sur l’écotourisme, le culturel, la chasse, la pêche sportive et le golf. « Il nous faut bâtir un plan de communication pour que l’on sache à l’extérieur que le Sénégal, ce n’est pas uniquement le balnéaire… Avec la diversification des produits, nous sommes sûrs de développer un tourisme haut de gamme et un tourisme d’affaires », justifiait Ousmane Masseck Ndiaye.
Résultat?? L’échéance pour atteindre les 1,5 million de touristes et offrir une capacité d’accueil de 50?000 lits a été repoussée à 2015 par l’actuel ministre du Tourisme, Thierno Lô. Et pour cause. Les moyens et la volonté d’aboutir n’ont pas été à la hauteur de l’ambition affichée. Depuis 2007, le nombre de visiteurs, qui séjournent pour les deux tiers entre novembre et mai, ne cesse de diminuer. Les statistiques aéroportuaires (60 % des entrées globales) – qui sont les seules données officielles disponibles – révèlent que, de 491.552 en 2008, le nombre d’entrées de touristes a chuté à 366440 en 2009. Soit le même niveau qu’à la fin des années 1990. Une désaffection qui s’est forcément fait ressentir dans les recettes. En 2006 et 2007, les revenus du tourisme étaient de 306 et 309 milliards de F CFA, ce qui représentait une contribution au PIB de plus de 6 %. Pour 2008 et 2009, aucun chiffre n’est disponible, mais ils tourneraient autour de 280 milliards, selon les professionnels.
Et 2010 ne s’annonce guère mieux. Surtout qu’aux mêmes maux les autorités proposent les mêmes remèdes. « Le Sénégal a longtemps misé sur le balnéaire, mais nous voulons vendre aujourd’hui ce qui suscite la curiosité?: notre culture, nos pratiques religieuses et nos sites naturels », explique Thierno Lô. Un air de déjà-vu.
Chantiers inachevés
Or les raisons de cette dégringolade sont nombreuses. Avec 45.000 lits, la capacité d’accueil reste très en deçà de l’objectif initial de 2003. Et le coup de fouet que devaient impulser à l’activité touristique les grands chantiers de l’Agence nationale pour l’organisation de la conférence islamique (Anoci) de 2008 n’a guère atteint son objectif. En 2006, au moment du lancement des travaux, Abdoulaye Wade avait insisté sur la nécessité de doter Dakar d’hôtels de luxe. Six projets, soutenus par des privés (sénégalais, espagnols et koweïtiens), avaient été lancés pour un investissement total annoncé de 240 milliards de F CFA. Mais à ce jour, seuls deux ont abouti. Le Radisson Blu et le Terrou Bi ont ouvert en 2009, les quatre autres ne sont pas achevés. Les deux Baobabs, appartenant à des privés espagnols (Baobab Investissement), confrontés à des difficultés financières, seraient mis en vente. Les deux autres, Kharafi et Onomo, sont en chantier. « L’ouverture à Dakar d’hôtels très haut de gamme permettra à coup sûr d’attirer une clientèle exigeante qui, jusque-là, était acheminée vers l’Afrique du Nord, l’océan Indien et l’Asie », affirme Pierre Mbow, le directeur du Terrou Bi.
À condition que tous les établissements voient le jour?! À la décharge du Sénégal, la crise financière mondiale a contribué à saper les fondations de ces projets dans le segment du luxe. Mais elle n’explique pas tous les déboires du tourisme sénégalais. Alors que le pays a accusé une baisse de la fréquentation en 2009, l’Afrique est la seule région du monde à avoir connu une croissance du marché (+ 5 %) l’an passé, selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). Les meilleures performances ont été enregistrées en Afrique du Nord, notamment au Maroc, avec une hausse de 10 % de l’activité. La Tunisie, le Cap-Vert, l’île Maurice ou la Gambie sont autant de destinations concurrentes en vogue offrant un service de qualité.
En outre, les Français, qui représentaient jusqu’en 2008 environ la moitié des visiteurs, délaissent le Sénégal. Le fait d’avoir fermé le bureau touristique de Paris, officiellement pour cause de charges élevées, n’y est sans doute pas étranger?! Autre coup dur porté à l’activité?: l’arrêt en avril 2008 d’Air Sénégal International (ASI). La compagnie aérienne nationale, qui doit être relancée dans les mois à venir, desservait Cap Skirring, la deuxième station balnéaire du pays, ainsi que Ziguinchor, en Casamance, la région sud du Sénégal, en proie à une lutte indépendantiste mais toujours la troisième destination du pays. « Après l’arrêt d’Air Sénégal International, les hôteliers ont connu des jours très difficiles. J’ai personnellement perdu 65 % de ma clientèle », révèle Pascal Ehemba, propriétaire de deux hôtels à Ziguinchor. Aujourd’hui, bien que timide, la reprise est effective en Casamance, grâce à la desserte de la région par Air Mauritanie et Sénégal Air, une compagnie à capitaux privés locaux.
Tarifs élevés
À ces difficultés s’ajoute la cherté de la destination. Au départ de la France, un voyage au pays de la Téranga (« hospitalité », en wolof), comprenant transport et hébergement, est rarement facturé à moins de 800 euros, même en période de promotion, alors qu’il est possible de se rendre en Tunisie, par exemple, à partir de… 330 euros. En ces temps de crise, le tarif d’accès aux plages sénégalaises peut paraître bien élevé. Les taxes aéroportuaires sont grandement responsables du coût élevé du transport aérien en direction du Sénégal, tandis que l’hébergement reste abordable. À la TVA de 18 % s’ajoute par exemple la taxe passagers prélevée sur chaque billet et passée de 22 euros en 2005 à 65 euros en 2009. En 2005, l’État a aussi instauré la Redevance pour le développement des infrastructures aéroportuaires (Rdia, 60 euros) afin de financer une partie des travaux de l’aéroport international Blaise-Diagne de Diass, pour un montant de 320 milliards de F CFA (500 millions d’euros). La Rdia rapporterait 35 milliards de F CFA par an.
Mais tout n’est pas perdu pour le Sénégal. Situé à mi-chemin entre Dakar et Saly Portudal (Petite Côte), la plus grande station balnéaire du pays, le nouvel aéroport, dont l’ouverture est prévue d’ici à 2012, devrait donner un nouvel élan au tourisme. Le pays conserve en outre la confiance des tour-opérateurs, qui acheminent 80 % des visiteurs. « Des tour-opérateurs français, belges et américains nous ont fait des offres intéressantes. Notre taux d’occupation moyen est de 71 %, malgré un tarif de 121?000 F CFA en moyenne la nuitée, parmi les plus élevés de la place », confirme Pierre Mbow, le directeur du Terrou Bi. Et d’ajouter?: « Dakar dispose aujourd’hui de sites présentant des standards aussi élevés que ceux de l’île Maurice. » Plusieurs hôtels ont ainsi été rénovés (Méridien Président, Pull­man Teranga) ou le seront prochainement (Indépendance). Des investissements qui sont également le fait de professionnels étrangers. Fram a déboursé 3 milliards de F CFA pour la rénovation de l’hôtel Palm Beach à Saly Portudal, qui est de nouveau opérationnel. Club Med a pour sa part injecté 6 millions d’euros sur son site de Cap Skirring, endommagé en 2009 par un incendie et rouvert en février dernier.
De son côté, le gouvernement annonce de nouvelles mesures. La baisse de la TVA de 18 % à 10 % pour l’ensemble des activités touristiques doit être entérinée prochainement à l’occasion du vote de la loi de finances rectificative. Cette mesure allégera les charges des professionnels. Le budget de l’Agence nationale de promotion touristique (ANPT) pourrait passer de 800 millions à plus de 2 milliards de F CFA. Enfin, la mise en valeur de nouveaux sites touristiques soutenus par l’État, les bailleurs de fonds et des investisseurs privés fait aussi partie des priorités. La Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques (Sapco), en relation avec l’ANPT, a déjà réalisé des études sur la Petite Côte, dans le Sine-Saloum et dans la zone Nord pour un investissement hôtelier global de 653 milliards de F CFA, avec 13?250 chambres supplémentaires à la clé. Reste à trouver des investisseurs privés, nationaux ou étrangers. « Sur la Petite Côte, le projet de Mbodiène, d’un montant de 195 milliards, est sur la bonne voie. Il est soutenu par le groupe espagnol Adonis, avec lequel nous avons signé une convention de financement en janvier 2010 », indique Ndiouga Sakho, le directeur général de la Sapco, dont la survie financière dépend essentiellement des ressources tirées de la location ou de la cession de sites touristiques. Sans doute le prix à payer pour que le tourisme sénégalais ne fasse plus de vagues.

Heurs en Casamance

L'armée sénégalaise pilonne des positions rebelles en Casamance
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L'armée sénégalaise a bombardé des positions rebelles jeudi en Casamance, au lendemain de la capture de deux membres du mouvement séparatiste, a-t-on déclaré de source proche des services de sécurité.
L'offensive marque la poursuite de l'escalade entre forces gouvernementales et séparatistes dans cette région du sud du pays prisée des touristes. Début mars, un soldat avait été tué lors d'une attaque à la roquette.
"L'armée pilonne les positions des rebelles depuis ce matin", a indiqué une source proche des services de sécurité, basée à Ziguinchor, la capitale de la province.
L'opération a fait un mort du côté des forces militaires Sénégalaises.
Les rebelles du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) sont engagés depuis 1982 dans une lutte pour
l'indépendance de la province.

18/03/2010

Parrainer un élève au Sénégal

Coup de projecteur sur une école privée d'Mbour
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J'ai eu l'occasion de rencontrer Cathy Petenzi à Mbour lors de mon dernier séjour au pays de la Téranga.
Nous avions déjà échangé quelques mails par le passé et j'étais intéressé de la rencontrer, de voir si je pouvais, même humblement, l'aider dans sa démarche.
J'ai donc visité l'un des deux sites, rencontré Cathy, quelques instituteurs et des tas de p'tits bouts'choux craquants ou diablotins...
Quelques bénévoles "toubab" également qui consacrent quelques heures/semaines, quelques séjours à fréquenter et apporter leur pierre précieuse à l'édifice scolaire.
Je croyais découvrir une petite structure scolaire, une o.n.g. de bénévoles et j'ai découvert une véritable institution scolaire privée de 2 bâtiments, des dizaines d'enseignants, tous sénégalais, près de 500 enfants, du maternel à la terminale...et une directrice financière et administrative énergique, volontaire, lucide qui œuvre depuis plus de trois ans à la destinée mais surtout au bon fonctionnement quotidien d'"Avenir Plus" de Grand Mbour.
Beaucoup d'enfants et de jeunes ados, aidés par des parents lucides et courageux, fréquentent assidûment les cours, malgré l'effort financier que cela représente. Une petite partie d'élèves sont parrainés par des gens de coeur qui ont fait confiance à la structure solide de l'établissement scolaire.
Si l'investissement de 124 euros (222 pour la terminale) par an vous semble réalisable.
Si vous voulez donner une vraie chance à un enfant Sénégalais.
Si vous voulez miser sur une véritable institution, solide, structurée et qui a fait ses preuves.
Ou, si vous souhaitez aider, vous investir, de quelle-que manière que ce soit...
Allez d'abord voir le site, contactez Cathy, elle saura vous convaincre que vous pouvez être utile, vraiment utile à un enfant, à son école.
C'est mon coup de cœur vrai, franc!
Je crois pouvoir vous convaincre aisément que je connais bien et depuis assez longtemps le Sénégal et que ma rencontre avec "Avenir Plus", mon coup de pouce à Cathy, à l'encadrement administratif et aux enseignants, aux élèves est sincère et que vous pouvez me suivre dans ma volonté d'aider cette école, vraiment!
Stop aux mots, place à la visite du site puis, je l'espère de tout cœur, aux actes!
Merci!
http://www.avenirplus.com/index.php?lang=fr

17/03/2010

Sacs plastiques, plaie du Sénégal

Sacs plastiques, plaie du Sénégal
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À Tambacounda, 800 femmes ont banni ces sachets de leur quotidien. Un exploit, dans un pays où ils envahissent les rues.
De retour du marché, Bintou Ba n'a plus les bras chargés de sacs plastique. Depuis un an, c'est dans un seau qu'elle met ses légumes, poissons et bouillons de cube. Et quand un marchand veut lui vendre quatre épices dans un minuscule sac plastique, elle exige du papier, quitte à paraître bizarre, puisqu'au Sénégal, tout, du cachet d'aspirine à la mayonnaise, est stocké dans un sac plastique.
À Tambacounda, près de la frontière gambienne, comme dans le reste du pays, ces sachets en plastique pullulent. Ils polluent les sols, là où 70 % de la population vit de l'agriculture. Zébus, moutons et cochons les ingurgitent tranquillement. Le Kenya, l'Ouganda, le Rwanda, l'Afrique du sud et la Tanzanie les ont définitivement prohibés.
Au Sénégal, fin 2008, une loi avait interdit l'importation et la vente de produits non-biodégradables. Elle a été suspendue peu après son application.
« Les gens ne voient pas tout de suite le mal que ça fait, contrairement à la surpêche et à la déforestation. Quand on n'a pas de quoi manger, la pollution visuelle n'est pas un argument », explique Jean Goepp, coordinateur du projet Aliniha.
Désormais, à Tambacounda, 800 femmes luttent contre le tout-plastique. Elles sont 1 800 à Gaoua, au Burkina Faso, et 2 500 à Kayes, au Mali. Pour toucher les populations, Aliniha a dû puiser dans des exemples de la vie quotidienne. Ils vont du « danger du plastique brûlé sur la santé de la famille », à « l'infertilité des terres » et au « mouton qui risque de mourir pour avoir mangé trop de plastique », énumère Ibou Kaboré, chargé de l'environnement à Aliniha-Tambacounda.
Aurélie FONTAINE.

 

Beach Soccer à Saly

Saly a abrité un tournoi de Beach soccer pour promouvoir et vulgariser la discipline
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La structure ‘’9 Sports’’ basée en France a lancé samedi dernier, à la plage de Lamantin (Saly-Portudal) un tournoi dénommé ‘’Soccer Beach Tours 2010’’, dans le but de promouvoir et vulgariser la discipline.
Les organisateurs veulent ‘’corriger une incohérence, parce qu’il est incompréhensible que le Sénégal, champion d’Afrique en titre du Beach soccer, et en même temps figure parmi les huit meilleures nations de cette discipline au niveau mondial, ne puisse pas avoir de championnat’’, a expliqué Pape Ibrahima Ndiaye, représentant de ‘’9 Sports’’.
Pour ce tournoi, la petite catégorie constitue la principale cible, ajoute Pape Ibrahima Ndiaye, estimant que ‘’le soubassement de toute discipline sportive c’est la jeunesse.’’ ‘’Pour que cette activité soit pérenne au Sénégal, il faut cela passe par la formation à la base par la petite catégorie. C’est pourquoi au cours de ce tournoi l’accent sera mis sur les jeunes’’, a-t-il dit.
Six équipes, quatre de Saly, une de Mbour et une de Somone, composées toutes de jeunes âgés entre 13 et 16, se sont rencontrées au cours de ce tournoi dont le tirage des poules s’est effectué à l’ouverture.
On a pu apprécier également la participation des joueurs de l’équipe nationale de Beach Soccer du Sénégal, champions d’Afrique en titre, qui ont initié les pupilles à la discipline. ‘’Pour construire une maison il faut une toiture. C’est pareil pour le sport, il faut former la petite catégorie pour pouvoir espérer, demain, avoir des résultats probants’’, a Pape Ibrahima Ndiaye.
Les organisateurs ont procédé à un don de mobile soccer, un terrain gonflable, un mini terrain adaptable à toute sorte de surface, pour permettre aux zones qui n’ont pas de plage de pouvoir pratiquer le Beach Soccer.
Dans le cadre de a vulgarisation et de la promotion de cette discipline, en dehors de Saly Portudal qui a une position stratégique, Diourbel, Saint-Louis, Kaolack, Malika, les Parcelles assainies de Dakar, la ville de Dakar, notamment à la Sacré Cœur Mermoz et Mbao sont dans le programme de ‘’9 Sports’’.
Au cours de ce tournoi de Saly, dont la Société d’aménagement et promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal (SAPCO) est le principal sponsor, en collaboration avec la commune de Saly, la culture était au rendez-vous. Ainsi on a pu voir Da Brains, Niggar Ja, Carlou D et Fata, avec X Side X comme animateur.
L'équipe de jeunes de l'association Sénéfrabel a participé à ce tournoi et a atteint la demi-finale. On reviendra sur cette magnifique initiative très bientôt avec le développement de Sénéfrabel

Les Dakarois rassurés

Les civils sénégalais rassurés après l'annonce du retrait de l'armée Française du Sénégal
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Le premier ministre sénégalais Souleymane Ndéné Ndiaye a rassuré les quelque 3.000 civils locaux des bases françaises au Sénégal dont la fermeture est annoncée, en leur déclarant que leurs emplois "ne sont pas en péril" avec le départ des militaires français. "J'ai rassuré les travailleurs (civils sénégalais des bases françaises) en leur disant que leurs emplois ne sont pas en péril", a déclaré le chef du gouvernement à la télévision publique sénégalaise. "Nous tiendrons compte de leurs emplois. Nous n'en sommes pas encore sur ce volet du contenu des accords (de défense, en discussions entre le Sénégal et la France). La dimension sociale sera prise en charge", a dit M. Ndiaye. Il s'exprimait après une rencontre à Dakar avec le syndicat des personnels civils sénégalais des bases françaises au Sénégal.

16/03/2010

Corruption au Sénégal

Corruption au Sénégal : L’Usaid épingle le système Wade  
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L’Usaid a publié une évaluation de la corruption au Sénégal. Ce rapport daté de 2007, préparé par le cabinet Management systems international (Msi), indique que le Sénégal demeure un mauvais élève en matière de lutte contre ce mal
ImageLe combat contre la corruption est loin d’être gagné au Sénégal. Les grandes attentes quant à l’éradication de ce phénomène n’ont pas été réalisées malgré la création de nouvelles institutions en vue de promouvoir la bonne gouvernance et la transparence. Une évaluation par l’Agence des Etats Unis pour le développement international (Usaid) de la corruption au Sénégal révèle que ce phénomène reste une pratique majeure. L’Usaid, dans son rapport de 2007, met en avant la complexité des différentes formes de corruption au Sénégal.
Une complexité qui, semble-t-il, est due à une extrême concentration de pouvoirs au sein de l’Exécutif, incarné par Wade. «Une analyse profonde du cadre juridique et institutionnel au Sénégal révèle que plusieurs bonnes lois et institutions ont été instaurées. Cependant, ces lois et institutions comportent des insuffisances et des limites, et sont destinées à maintenir la prédominance du pouvoir exécutif. Ce faisant, très peu de contrepouvoirs existent face aux abus du pouvoir exécutif, et très peu de dispositions existent aussi pour permettre d’assumer l’autonomie des institutions de régulation», lit-on dans le document. De l’avis des auteurs du document, l’Etat exerce un contrôle sur une bonne partie de l’économie formelle en orientant considérablement ses opérations à travers «des agences semi-autonomes qui constituent dans les faits une administration parallèle». Mieux, ajoutent-ils, la combinaison de ces évènements a conduit à un environnement caractérisé par certaines formes de non-transparence et de corruption qui continuent d’être monnaie courante.
En plus de cela, Me Wade s’est efforcé de renforcer et de personnaliser le pouvoir de la Présidence, en exerçant un plus grand contrôle sur les institutions d’Etat. «Pour accomplir ces objectifs, il a créé une série de nouvelles agences et d’institutions directement sous le contrôle de la Présidence ou sous sa responsabilité directe. Ce faisant, il a rompu avec la logique du pluralisme institutionnel ou horizontalité et a affaibli l’efficacité de la bureaucratie d’Etat en changeant constamment de ministres, en nommant des personnes avec peu d’expérience à des postes politiques et en hésitant à déléguer des pouvoirs aux ministres et autres autorités pour qu’ils puissent mettre en place des politiques», soutient l’Usaid.
L’agence américaine déplore aussi le style de gouvernance et le populisme du Président Wade, qui ont affaibli les contrôles externes et institutionnels sur son pouvoir qu’il a fini par personnaliser. «Une participation populaire significative semble moins présente dans la prise de décision au gouvernement. L’image qui semble s’imposer maintenant est celle d’un régime dirigé par un leader fort qui exige une loyauté personnelle de la part des autorités gouvernementales tout en cherchant à acheter des soutiens au moyen d’une générosité personnelle et des fonds du gouvernement», précise le rapport. La corruption est, selon le document de l’Usaid, présente dans tout le système politique et économique du pays. Et, des secteurs comme la justice, la santé, l’éducation, l’administration locale, la gestion des ressources naturelles, la croissance du secteur privé, la passation des marchés publics et des dépenses publiques sont les plus touchés par ce phénomène. Ces différents secteurs présentent des vulnérabilités spécifiques à la corruption.
La justice, secteur infecté
Au niveau de la Justice, elle est généralisée et affecte toutes ses composantes. En ce qui concerne la police judiciaire, «il arrive souvent que des personnes convoquées par le procureur ne se présentent pas, car averties par des agents de police judiciaire eux-mêmes, moyennant rétribution. Elles quittent le territoire national. Dans d’autres cas, les dossiers pour lesquels une enquête de police a été sollicitée n’arrivent jamais au commissariat qui a été requis». Le rapport relève aussi deux pratiques de corruption dans le corps des greffes. D’abord, il y a des dossiers qui sont volontairement égarés ou des minutes des décisions délivrées moyennant rétribution, ou non délivrées pour empêcher l’exécution de la décision. Le document révèle aussi des détournements de fonds publics par certains greffiers.
La santé, mauvaise élève
De l’avis de l’Usaid, la corruption a tellement pénétré le système de santé qu’elle est perçue comme une procédure de routine dans le déroulement des opérations. Ce modèle est non seulement une violation flagrante des droits constitutionnels des citoyens et des normes internationales de la santé, auxquels le Sénégal est censé adhérer, mais il a créé -et continue d’intensifier- une crise des services de santé. «Le corps médical perçoit la corruption comme une stratégie de survie ayant fait ses preuves et bien acceptée, qui est en fait le reflet des valeurs et pratiques obligées de réciprocité dans un environnement qui se caractérise par le manque de ressources et l’inégalité», fait savoir cette étude préparée par Management systems international (Msi), un cabinet basé à Washington.
Le rapport évoque quelques exemples de corruption au niveau des hôpitaux et des centres de santé. «Le racket du triage à l’arrivée, lorsque les patients doivent payer des frais illégaux pour être ausculter. Le personnel de bas niveau extorque de l’argent pour les lits et autres services de base sans fournir de reçus. Les patients doivent payer plus que les frais normaux ou même le double et le personnel empoche la différence. Faire payer en trop pour des médicaments qui ne sont pas utilisés. Frais illégaux pour toute une série de services liés à la naissance d’un enfant. Vente de certificats de santé», énumère le rapport.   
Gestion opaque des finances publiques
En outre, l’Usaid semble décrier la gravité de la corruption dans la gestion des finances publiques et les marchés publics. Pour elle, une certaine opacité caractérise toujours la gestion des finances publiques, et que dans la pratique, l’impact des réformes actuelles est très limité. «La persistance d’une certaine opacité dans la gestion des finances publiques et les déficiences du contrôle expliquent les pratiques déviantes constatées dans la gestion des finances publiques. Elles concernent d’abord les emprunts que le Président est autorisé à faire mais dont le montant ni l’utilisation ne sont clairement spécifiés et qui échappent au contrôle du Parlement. Elles concernent également les procédures d’exécution des dépenses publiques. La traçabilité de certaines dépenses est difficile à établir au niveau du Trésor. Cette situation a conduit à la pratique systématique de la régularisation qui atteste que les procédures ne sont pas respectées», regrette-t-elle.   
Concernant la passation des marchés publics, les Américains déplorent l’attribution de certains marchés avant même le lancement des appels d’offre. Dans ces cas, ajoutent-ils, l’appel d’offre n’a eu pour objectif que de régulariser la situation. Il arrive aussi, selon l’Usaid, que des fonds publics soient engagés sans pour autant qu’on exécute le marché. L’Agence américaine dénonce aussi l’existence de taupes dans la passation des marchés publics. «Certains soumissionnaires disposent ainsi au sein des commissions d’attribution des marchés, de complices qui les informent des soumissions des concurrents. Des cas de concussion ont été également relevés, certaines administrations réclamant aux soumissionnaires des ramettes de papier ainsi que des sommes d’argent non prévues par le code des marchés publics, et dont la destination était inconnue. Certains marchés ont été préfinancés en flagrante violation du code des marchés qui exige l’existence préalable de crédits suffisants. Les pratiques déviantes dans la passation des marches s’expliquent d’abord par les défaillances du code lui-même. Il en est ainsi des procédures dérogatoires, l’exemple achevé étant constitué par le Pcrpe qui autorisait les marchés de gré-à-gré de 150 millions de francs Cfa», soutient le rapport.
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Vols Dakar - Cap et Ziguinchor

Programme des vols SENEGALAIR Dakar Ziguinchor et Cap Skirring
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Prix A/R
    * 130 000 F CFA pour Ziguinchor
    * 150 000 F CFA pour Cap Skirring
Programme des vols
    Dakar-Ziguinchor     Ziguinchor-Dakar
JOURS     N° VOL     Départ     Arrivée     N°VOLS     Départ     Arrivée
LUNDI     SGL 101     08H00     08H45     SGL 102     09H00     09H45
    SGL103     10H30     11H15     SGL 104     12H00     12H45
MARDI     SGL201     08H00     08H45     SGL 202     09H00     09H45
    SGL203     10H30     11H15     SGL 204     12H00     12H45
MERCREDI     SGL301     08H00     08H45     SGL 302     09H00     09H45
    SGL 303     10H30     11H15     SGL 304     12H00     12H45
JEUDI     SGL 401     08H00     08H45     SGL 402     09H00     09H45
    SGL 403     10H30     11H15     SGL 404     12H00     12H45
VENDREDI     SGL 501     08H00     08H45     SGL 502     09H00     09H45
    SGL 503     10H30     11H15     SGL 504     12H00     12H45
(1)     SGL 511     17H00     17H45     SGL 512     18H00     18H45
SAMEDI     SGL 601     08H00     08H45     SGL 602     09H00     09H45
    SGL 603     10H30     11H15     SGL 604     12H00     12H45
DIMANCHE     SGL 701     08H00     08H45     SGL 702     09H00     09H45
    SGL 703     10H30     11H15     SGL 704     12H00     12H45
(1)     SGL 711     17H00     17H45     SGL 712     18H00     18H45
(1) Les vols SGL 511/512 et SGL 711/712 font DAKAR/ CAP SKIRRING/DAKAR
SENEGALAIR
Almadies, Mamelles, Ngor, Yoff
SENEGALAIR 31, Avenue L. S. Senghor
BP 8207, Dakar yoff
Tél. : 33 825 8011 - 33 821 3425
Fax : 33 825 3256

Youssoun N'dour et son président

Youssou N'dour : « Wade et moi »
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Youssou Ndour lors du concert du 31 décembre 2009 à Dakar Youssou Ndour lors du concert du 31 décembre 2009 à Dakar © Youri Lenquette
À l’occasion de la sortie d’un album 100 % reggae, l’artiste sénégalais revient dans un entretien exclusif accordé à J.A. sur ses relations plutôt tendues avec le pouvoir.
Youssou Ndour a 50 ans. Et il n’a jamais été aussi en forme. Avec ses lunettes fumées, sa chemise noire cintrée à fines rayures blanches, son jean et ses baskets, il a l’air d’un jeune premier. Tandis que son orchestre, le Super Étoile, s’essaie au reggae sur la scène du Thiossane, le night-club qu’il a ouvert à Dakar, « You », comme l’appellent ses fans, respire le bonheur. Il répète les morceaux de son nouvel album, Dakar-Kingston, enregistré à la Jamaïque, en juillet dernier. Un opus dédié à Bob Marley.
L’enfant de la Médina, plusieurs fois disque d’or, sans cesse sollicité par des organismes internationaux pour soutenir la lutte contre le paludisme ou le sida…, patron de Futurs Médias, premier groupe de presse du pays, prévient qu’il affichera désormais ses préférences politiques. De là à penser qu’il puisse se présenter à l’élection présidentielle, il n’y a qu’un petit pas à franchir. Alors que ses relations avec le pouvoir sont plutôt tendues, et qu’il attend depuis plusieurs mois les autorisations nécessaires au lancement de sa chaîne de télévision, Youssou Ndour dévoile ses projets et ses ambitions.
Jeune Afrique?: Fait inédit, votre nouvel album, Dakar-Kingston, est 100 % reggae. Pourquoi??
Youssou Ndour?: J’ai toujours adoré le reggae et Bob Marley. Un ami sénégalais fan de reggae, Gaston Madeira, a voulu tester ma voix sur cette musique. Avec le Festival mondial des arts nègres [Fesman, prévu fin 2010, NDLR], c’était l’occasion de célébrer de grands artistes comme Marley. Gaston a contacté Tyrone Downie, des Wailers. Il est venu à Dakar, puis, en juillet, nous sommes allés à Kingston.
Comment s’est passé ce voyage à la Jamaïque??
C’était magique. On a travaillé dans le studio Tuff Gong de Bob Marley. J’ai rencontré sa famille et ses musiciens. J’ai réalisé que les Jamaïcains et nous sommes un. J’apprécie le combat de Marley pour la liberté et la justice ainsi que sa simplicité et sa capacité à toucher tant de monde. Après Dakar-Kingston, j’enregistrerai un autre album reggae, en hommage au Sud-Africain Lucky Dube [assassiné en 2007, NDLR].
Dakar-Kingston de Youssou Ndour (Emarcy/Universal Music), sortie le 8 mars
 
Après la sortie de Dakar-Kingston, le film I Bring What I Love sera sur les écrans français le 31 mars…
En 2000, j’ai rencontré Chai Vasarhelyi, qui a aimé mon album Égypte et a décidé de réaliser un film sur moi, qui parle aussi de Serigne Bamba, le fondateur du mouridisme et des confréries islamiques du Sénégal. Je suis croyant et mouride. J’aime les valeurs incarnées par Bamba. La doctrine du travail m’est très chère. Dans ce film, j’ai montré que l’islam n’appartient pas qu’aux Arabes, mais aussi à l’Afrique noire. Au moment où le monde entier parle de l’islam, le Sénégal, avec ses différentes confréries, reste un exemple d’harmonie et peut, par conséquent, participer au dialogue sur les religions.
L’histoire des peuples noirs est d’actualité avec le Fesman et le monument de la Renaissance africaine au cœur d’une polémique au Sénégal. Que pensez-vous de ce débat??
Le Sénégal, comme l’Afrique de manière générale, a produit beaucoup de grands artistes. Je trouve dommage qu’ils n’aient pas été plus associés à ce projet. Si cela avait été le cas, ils auraient pu apporter une réponse à la polémique.
Lors de la présentation de la nouvelle Constitution en 2001 ou lorsque le président Wade a reçu son prix pour les droits de l’homme à New York en 2004, vous étiez à ses côtés…
J’ai toujours respecté la République et les institutions. Même sous Diouf. Ceux qui voient Youssou Ndour [sic] avec une personne représentant une institution et qui en déduisent que je fais de la politique se trompent. C’est vrai qu’entre Wade et moi il y a eu une certaine complicité. Il disait que j’étais son fils.
Vous parlez au passé…
Si on dit qu’il y a une rupture entre Wade et moi, c’est à cause de mon projet de télévision. Mon groupe de presse, Futurs Médias, avait reçu l’accord et la bénédiction du président de la République. L’Agence de régulation des télécommunications et des postes nous a attribué un canal. On a investi 1,2 milliard de F CFA et à la veille du démarrage, alors que la procédure veut que l’on assiste, au ministère de la Communication, à la lecture du cahier des charges, ça ne s’est pas fait car les gens [du ministère] n’étaient pas prêts. Ça fait six mois?! Je n’ose pas croire qu’on empêche un artiste comme moi de réaliser un tel projet. Youssou Ndour a son travail de musicien. Ce n’est pas lui qu’on bloque, mais cent autres personnes qui attendent un emploi.
L’État soupçonne une main étrangère d’être derrière ce projet, celle de Vincent Bolloré.
Vincent Bolloré a produit une déclaration sur l’honneur selon laquelle il n’est ni de près ni de loin impliqué. Youssou Ndour artiste est le principal bailleur de fonds de ses activités. Si on accuse mon groupe de presse de trop attaquer l’État, je réponds que c’est faux. Futurs Médias est numéro un au Sénégal. Les Sénégalais disent qu’il est sérieux et crédible. D’ailleurs, je tiens aussi à remercier mes compatriotes, qui sont plus d’un million à avoir signé une pétition pour l’ouverture de TFM [Télé Futurs Médias, NDLR].
On dit que les tensions avec le pouvoir sont apparues au lendemain de la publication en 2006, dans votre journal L’Observateur, d’un article accusant Karim Wade de transfert illégal d’argent…
Je suis propriétaire d’un groupe de presse, je ne suis pas là pour contrôler le travail des journalistes en qui j’ai confiance.
Les ambitions présidentielles supposées de Karim font souvent la une. Pour vous, est-ce un vrai ou un faux débat??
Pas de commentaire.
Lors de la colère des catholiques après des déclarations controversées du président, vous avez déclaré que « Wade n’est pas mauvais, mais il est mal entouré »…
J’ai le sentiment que le président entend en mono et pas en stéréo. Au début de son mandat, il était accessible. Il a écarté ceux qui lui disaient la vérité.
Qui par exemple??
Je ne suis pas concerné.
Manifestations à répétition, scandales financiers… Le Sénégal a-t-il régressé??
Il y a eu des problèmes. Mais aussi une amélioration, notamment au niveau des infrastructures. Mais les infrastructures ne se mangent pas. L’autosuffisance alimentaire est une priorité. C’est pourquoi la Grande offensive pour la nourriture et l’abondance est intéressante. Quant aux scandales, ils ne doivent pas se répéter. Il faut relancer les différents organes de contrôle.
Les hostilités reprennent entre l’armée et le Mouvement des forces démocratiques de Casamance…
Il n’y a pas assez de contacts et d’échanges entre la Casamance et le reste du pays. On pourrait favoriser le dialogue culturel. C’est la diversité qui fait le Sénégal.
Envisagez-vous d’entrer en politique??
C’est le peuple qui décidera. Je ne dis plus « jamais je ne ferai de politique ». Désormais, je ne serai plus neutre. J’ai une vision et une petite expérience qui peuvent me servir, et servir aux autres. Je ferai mon choix en fonction de la qualité des programmes et selon mes convictions.
Quel homme politique a des idées qui vous séduisent??
Ce n’est pas le moment d’en parler. Nous ne sommes pas à la veille d’une élection. Il faut sonner la fin de la récréation et se remettre au travail. Le moment venu, je ferai mon choix.
Et Youssou candidat à la présidentielle??
Je n’ai pas d’ambition personnelle. Mais je vois l’affection que les gens ont pour moi. Ils soutiennent mes initiatives. Ça me touche.
Vous dirigez le premier groupe de presse du Sénégal. Comment êtes-vous devenu homme d’affaires??
[Rires]. Ça n’a pas été aussi facile que ça en a l’air. Grâce à ma musique, je gagne de l’argent que j’investis dans des projets. Je ne gagne pas d’argent avec mes autres activités. J’en perds même souvent, comme avec TFM, qui tarde à démarrer.
Pourquoi continuer??
J’emploie près de 150 personnes. C’est le plus important.
On vous dit très fortuné.
On dit que je suis l’homme le plus riche du Sénégal, mais c’est faux. J’ai acquis des biens. Grâce à Dieu, l’avenir de mes enfants est assuré.
Il y a deux ans, vous avez aussi lancé une société de microcrédit, Birima, qui, dit-on, ne se porte pas très bien…
Elle marche bien. Il y a deux centres et plus d’un millier de clients. Je vais aussi créer une banque avec un partenaire sud-africain du fonds d’investissements Africap. C’est tout ce que je peux dire pour l’instant.
En 2007, Time Magazine vous avait inclus dans la liste des 100 personnalités les plus influentes de la planète. Était-ce justifié??
C’est difficile de parler de soi-même. Mais je prends ça comme un encouragement.
Comment s’annonce 2010 pour vous??
Je prépare des shows grandioses. Le 23 mars, je serai à l’Olympia et le 19 juin à Bercy pour le Grand Bal.

Propos recueillis à Dakar par Cécile Sow

15/03/2010

La Chine va éclairer le Sénégal

35 milliards de FCFA de prêt chinois pour une meilleure distribution de l'électricité à Dakar
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La Chine a accordé mercredi un prêt préférentiel de 513 millions de yuans RMB (environ 35 milliards de FCFA) au Sénégal pour améliorer le système de distribution du courant électrique à Dakar et dans sa banlieue.
Un accord-cadre sur cette aide financière a été signé à Dakar par l'ambassadeur de Chine au Sénégal, Gong Yuanxing, et le ministre d'Etat sénégalais de la Coopération internationale, de l'Aménagement du territoire, du Transport aérien et des Infrastructures, Karim Wade, a constaté Xinhua.
L'ambassadeur chinois a rappelé à cette occasion que le gouvernement chinois avait signé en juin 2007 avec le gouvernement sénégalais un accord de prêt préférentiel de 370 millions de yuan RMB (environ 25 milliards 874 millions de FCFA), pour l'exécution du projet dit "Boucle de Dakar" visant à entourer la capitale sénégalaise d'un système de transmission d'électricité haute tension 90 kV sur une distance de 27 km.
Alors que les travaux d'exécution de ce projet sont aujourd'hui à mi-pacours, l'entreprise chinoise CMEC et la Senelec ont paraphé une autre convention sur la réhabilitation et l'extension de l'actuel réseau de distribution du courant électrique de Dakar.
"Vu l'ampleur et l'impact social positif de ce nouveau projet, le gouvernement chinois a pris la décision d'appuyer le Sénégal en lui fournissant un autre prêt préférentiel bonifié de l'ordre de 35 milliards de FCFA", a indiqué le diplomate chinois.
Gong Yuanxing a également réaffirmé que la Chine demeure disposée à accompagner activement le Sénégal dans son développement économique et social et que les deux pays ont mené une coopération fructueuse dans divers domaines après la reprise de leurs relations en octobre 2005.
De son côté, le ministre d'Etat Karim Wade s'est dit convaincu qu'à la fin des travaux de ces projets, 150.000 habitants de la banlieue de Dakar auront de l'électricité, que les élèves apprendront à l'école dans de meilleures conditions et que les populations pourront conserver des denrés alimentaires sans problème dans leurs réfrigérateurs.

Elton reprend Shell Sénégal

Reprise de la filiale Shell au Sénégal : Elton dévoile ses ambitions
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Shell se désengage de l’Afrique, les intéressés par la reprise des filiales se manifestent. Oil Lybia propose 1,3 milliard de dollars pour les 20 filiales présentes sur le continent. Moins lourd financièrement, Elton manifeste tout de même ses ambitions. A la différence des Libyens, ces Sénégalais veulent reprendre Shell Sénégal, leur famille naturelle.
Elton, la Première société multinationale de distribution de produits pétroliers et dont le capital est détenu à 100 % par des nationaux, fête ses dix ans. Après sa première décennie d’activités, la société a des ambitions de grande multinationale. Devant la presse hier, le Top management a décliné les projets de la société pétrolière au Sénégal et dans la sous-région. Elle se veut ‘une entreprise de classe mondiale présente dans toute l’Afrique’. Une de ses grandes ambitions, c’est le rachat de la filiale Shell au Sénégal. Selon le directeur général adjoint de Elton, Babacar Tall, la multinationale sénégalaise ‘n’a pas les moyens’ de reprendre les 20 filiales pour lesquelles Shell s’est désengagée en Afrique. Toutefois, elle est ‘preneur’ pour le Sénégal.
La stratégie du groupe anglo-néerlandais, c’était de privilégier la cession de tout son patrimoine, en un seul lot. ‘Une mission bien difficile’, selon des personnes averties. L’argument avancé étant que tous les géants pétroliers qui ont à la fois les moyens financiers et la vision stratégique, sont tous dans des positions inconfortables. La stratégie de la multinationale française Total-Elf-Fina, c’est de consolider ses récentes acquisitions sur le continent. Le retour des Américains Mobil et Chevron-Texaco, et du Britannique BP, n’est pas attendu. Ceux-là ont été les premiers à quitter le continent.
L’autre option de Shell, c’est de tout céder en deux voire trois blocs régionaux. Le Libyen Oil Libya et le Marocain Afriquia, les Sud-Africains Sasol et Engen, Elton au Sénégal, ainsi que les Portugais de Galp, sont candidats. Le Nigérian Mrs, acquéreur des activités de Chevron-Texaco sur le continent, est également intéressé.
Oil Libya pour sa part, a présenté son offre financière. Selon le directeur général adjoint de Elton, qui a appris l’information par voie de presse, le groupe libyen propose 1 milliard 300 millions de dollars pour le rachat des 20 filiales laissées par Shell. Mais, selon le Dga de Elton, ‘aucune compagnie n’est mieux placée que Elton pour diriger Shell (au Sénégal)’.
Encore employés de la compagnie pétrolière anglo-néerlandaise, les patrons de Elton nourrissaient l’idée de mettre sur pied une société concurrente, 100 % sénégalaise, alors que le marché était contrôlé par les géants européens. Ainsi ils quittèrent la multinationale européenne, à la faveur de la libéralisation du secteur en 1998, et créèrent Elton. La Société d’intervention financière (Sifi), un fonds d’investissements appartenant à d’anciens cadres de la Sococim, mit les moyens financiers.
Au-delà de son souhait d’être l’héritière de l’Anglo-néerlandaise, la question est de savoir si la Sénégalaise peut absorber et digérer une filiale laissée par un géant pétrolier. Sur ce point, Tall avance l’ambition de ‘voir grand’. Elton est déjà présente en Gambie où elle détient 67% des parts. Au Mali, en Guinée et Côte d’ivoire, elle a implanté ses filiales et est détentrice de la totalité du capital. Actuellement, Elton est sur le segment des lubrifiants dans ces trois pays cités, mais elle compte bientôt élargir son offre.
Par ailleurs, la première multinationale sénégalaise dans ce secteur fait un chiffre d’affaires de 45 milliards de francs, et reverse à l’Etat 15 milliards de francs à titre de taxes collectées. Elton dispose de 40 stations-services, deux autres sont en construction dans Dakar et huit autres seront installées dans les régions. L’objectif de la société est ‘d’assurer un maillage du territoire’, selon ses responsables. Toutefois, ‘la faiblesse de Elton, selon l’administrateur de la Sifi Ousmane Faye, c’est la logistique’. Le directeur des opérations Alpha Maalik Dia l’explique par la faible capacité des dépôts auxquels ils sont liés par contrat. Mais il estime que le démarrage des activités de Senstock va améliorer les choses.

 

02/03/2010

Résidence présidentielle à Ouakam

Dakar: Une résidence secondaire à la place de l'armée française
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Selon Sud Quotidien, les terrains de Bel Air libérés par l'armée française vont servir à la construction d'une résidence secondaire pour la présidence de la République. Le président Abdoulaye Wade a aussi déclaré qu'il n'avait pas besoin de l'armée française pour résoudre les problèmes du Sénégal, "d'autant plus que nous disposons d'une armée très compétente". Wade ne digère visiblement pas l'attitude de Nicolas Sarkozy annonçant en 2008, lors d'un voyage officiel en Afrique du Sud, qu'il allait fermer toutes ses bases en Afrique. Cela n'était ni le lieu ni la manière d'annoncer cette décision, car l'Afrique du Sud n'était en rien concernée, précise le quotidien.