31/05/2010

Bilan du salon du tourisme de Dakar

3200 personnes ont visité le premièr salon du tourisme à Dakar

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Quelque 3200 personnes ont visité la première édition du Salon du tourisme, de l’industrie culturelle et de l’artisanat d’art (TICAA) qui a pris fin dimanche au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES), ont annoncé les organisateurs.
S’exprimant au cours d’une conférence de presse, le directeur général de l’agence nationale de promotion touristique (ANPT), Ibrahima Sarr, a dit que le TICAA a notamment accueilli 3200 visteurs systématisés dans tous les domaines d’activité du tourisme au Sénégal et à l’étranger’’ .

‘’Nous avions poursuivi deux objectifs à travers l’organsation du TICAA. Promouvoir la destination Sénégal et créer un cadre de partenariat entre les acteurs du tourisme’’, a-t-il indiqué.

‘’Quelque 22 pays occidentaux, en plus des exposants venus du continent ont assité à l’évènement. 180 journalistes ont couvert l’évènement. Nous avons enregistré enregistré 3200 visiteurs systématsés’’, a poursuivi M. Sarr.

Le Salon international du tourisme de Dakar avait démarré vendredi au CICES sous le thème : ’’TICAA, un levier pour le développement durablee’’.

Selon Ibrahima Sarr, quatre ateliers ont été organisés avec la participation de tous les acteurs. ‘’Nous avons, at-t-il révélé, reçu des partenaires en provenance de marché à consolider comme la France et d’autres comme la Russie.’’

15 hommes d’affaire allemands, 31 espagnols, 18 américains, 9 portugais, 25 russes entre autres ont fait le déplacemet sur Dakar, a indiqué le président du Comité de pilotage de la manifestation dont la deuxième édition est fixée au mois de mai 2011

30/05/2010

Mbodiène après Saly

Mbodiène après Saly
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Une nou­velle ville tou­ris­tique est en ges­ta­tion à Mbo­diène, lo­ca­li­té si­tuée sur la pe­tite côte au Sé­né­gal à 90 km au sud de Dakar, a ap­pris ven­dre­di APA lors de la pre­mière édi­tion du Salon de tou­risme in­ter­na­tio­nal.
Une conven­tion de par­te­na­riat d’un mon­tant de 195 mil­liards FCFA a été si­gnée dans ce sens le 28 mai 2010 entre le groupe es­pa­gnol Ado­nis et la So­cié­té d’amé­na­ge­ment et de pro­mo­tion des côtes et zones tou­ris­tiques du Sé­né­gal (SAPCO).
Selon le pré­sident di­rec­teur gé­né­ral de la SAPCO, Ndiou­ga Sakho, « cette si­gna­ture marque le dé­mar­rage de l’amé­na­ge­ment de la nou­velle sta­tion tou­ris­tique ».
Ce par­te­na­riat a été pré­cé­dé de la si­gna­ture en jan­vier 2010 d’un pro­to­cole d’ac­cord entre les deux struc­tures, mar­quant la nais­sance d’une so­cié­té de joint ven­ture dé­nom­mée « Des­ti­na­tion Sé­né­gal SA ».
Celle-​ci doit créer les in­fra­struc­tures né­ces­saires pour pou­voir ur­ba­ni­ser et com­mer­cia­li­ser le site de Mbo­diène d’une su­per­fi­cie de 300 hec­tares.
Ber­nard Lonis, pré­sident du groupe Ado­nis, compte réa­li­ser ce pro­jet am­bi­tieux grâce à l’appui de la SAPCO et d’in­ves­tis­seurs des Iles Ca­na­ries.
Il a in­di­qué que la so­cié­té Des­ti­na­tion Sé­né­gal pro­pose de réa­li­ser sur le site de Mbo­diène des in­fra­struc­tures haut de gamme consti­tués de 20 hô­tels de 4 et 5 étoiles to­ta­li­sant plus de 6.​000 chambres.
Il est éga­le­ment prévu la construc­tion d’une cli­nique, des ins­tal­la­tions spor­tives où pour­ront s’en­trai­ner des équipes olym­piques d’Afrique et d’ailleurs, des ac­ti­vi­tés de loi­sirs in­cluant trois parcs ani­ma­lier, aqua­tique et d’at­trac­tion.
Selon tou­jours M. Lonis, le pro­jet est en har­mo­nie avec l’en­vi­ron­ne­ment et sera auto suf­fi­sant en éner­gie. Il dis­po­se­ra d’une sta­tion de trai­te­ment des eaux, de plaques pho­to­vol­taïques, d’un parc éo­lien et d’une usine de trai­te­ment des or­dures.
Le PDG de la SAPCO pré­cise aussi que le pro­jet gé­né­re­ra 38.​000 em­plois di­rects et in­di­rects.

29/05/2010

L'hôtel Savana de Saly va devoir payer!

Les ex-travailleurs de Savana-Saly déterminés à rentrer dans leurs fonds. Ils réclament plus de 200 millions de fcfa à leur ancien employeur
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Les ex-travailleurs de l’hôtel Savana-Saly, très remontés, ont décidé d’aller jusqu’au bout pour obtenir gain de cause et comptent combattre avec la Fgts de Sidya Ndiaye, les «franc-maçons et les grands escrocs» qui sont derrière le «feuilleton  judiciaire du siècle». Ils réclament en effet, leur dû estimé à plus de 200 millions de francs Cfa, depuis 17 ans.


Pour en avoir marre de courir derrière leur dû depuis 17 années, marre de la non-application des décisions judiciaires, les ex-travailleurs de l’hôtel Savana-Saly vont riposter dès aujourd’hui pour en finir définitivement avec ce problème plus que grave qui a créé de gros ennuis en leur sein. Avec l’appui de la Fédération générale des travailleurs du Sénégal (Fgts), ces anciens travailleurs comptent appuyer sur l’accélérateur, et aujourd’hui à 10h, ils démarrent leur première action qui consiste à faire le pied de grue devant la Direction générale de l’hôtel Savana afin d’obtenir satisfaction, c’est-à-dire recevoir les 200  219  005 francs Cfa que l’hôtel leur doit.
Par la voix de leur porte-parole Babacar Bâ, ils disent ceci à qui veut l’entendre : «Nous ne bougerons pas de l’hôtel, tant qu’on ne sera pas satisfaits !» Pour eux, ce sit-in sera leur ouverture du Salon international du tourisme qui devrait démarrer demain. Leur colère, Babacar Bâ l’explique par le mutisme des autorités, car dit-il, les décisions judiciaires ne sont jamais appliquées, les ministres qui entament le dossier ne le terminent jamais. «Même Wade qui avait dit en 2002 qu’il saisira son Premier ministre pour une décision rapide dans l’affaire n’a rien fait, lui qui est connu comme un homme de paix partout dans le monde», regrette M. Bâ. D’ailleurs, après tout cela, les ex-travailleurs se sont demandé si Savana qui, «minimise la Justice sénégalaise», est au dessus de la loi ou est-elle protégée ailleurs ?

«SERIGNE DIOP MIS EN CAUSE»
Dans son allocution, Sidya Ndiaye n’est pas passé par quatre chemins pour dire ce qu’il pense de ce problème. D’une manière crue, il a tout simplement avancé que ce ne sont ni plus ni moins que les francs-maçons qui sont à l’origine de cette affaire qu’il a dénommée le scandale judiciaire du siècle, pour avoir duré 17 années sans résultat. Mais avant cela, M. Ndiaye a pointé un doigt accusateur sur le médiateur de la République, Serigne Diop qui, selon lui, «est coupable de tout ce qui se passe, car c’est lui qui avait autorisé les inspecteurs du Travail, à l’époque, à procéder aux licenciements des 69 travailleurs, dont 13 sont décédés entre temps». Aussi, Sidya Ndiaye appelle-t-il Babacar Bâ et ses camarades à lutter avec les moyens du bord et ne plus abandonner, car fulmine-t-il, «On est en train de clochardiser le secteur de l’hôtellerie».
Mais en attendant, ils comptent profiter du Salon international du tourisme qui démarre demain, pour dire aux invités qui viennent des quatre coins du monde ce qui se passe réellement au Sénégal dans le secteur du tourisme.
Ce scandale a entraîné, selon nos interlocuteurs, plusieurs dégâts car certains sont décédés, d’autres sont victimes de traumatismes psychiques, des familles sont disloquées, des enfants ont quitté l’école, par faute de moyens.
Astou Winnie BEYE

28/05/2010

1er salon du tourisme à Dakar

Le Sénégal tient enfin son premier salon international du tourisme

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Le tourisme est le deuxième secteur pourvoyeur de recettes de notre économie nationale, certains disent même qu’il est le premier avec les difficultés que connaît la pêche au Sénégal. Malgré son rôle central dans notre économie, le Sénégal n’a jamais organisé de manifestations d’envergure internationale pour vendre sa destination. Ce que les professionnels du secteur ont toujours dénoncé. Aujourd’hui cette lacune est voie d’être comblée, puisque Dakar organise du 28 au 30 mai au Cices, son premier Salon international du tourisme, des industries culturelles et de l’artisanat d’art (Ticca).

A la veille de l’ouverture de la première édition du Ticca, son comité de pilotage s’est réuni pour faire le point sur l’état des préparatifs. C’est le président de la République lui-même qui va présider la cérémonie d’ouverture de ce salon qui se doit d’être attractif pour mieux vendre la destination Sénégal. C’est le président de la République, Me Abdoulaye Wade qui va présider la cérémonie d’ouverture de ce salon en présence de plusieurs personnalités du tourisme mondial.

La décision du ministre du Tourisme et de l’Artisanat d’organiser ce salon est salué par les professionnels du secteur qui voient là une de leurs vieilles doléances satisfaite. Selon le président du Syndicat des professionnels de l’industrie hôtelière du Sénégal (Spihs), M. Mamadou Racine Sy, le secteur privé a toujours souhaité un moment fort pour le Sénégal pour mieux vendre sa destination touristique. ‘’Nous ne pouvons que construire des hôtels, mais c’est à l’Etat de définir sa politique touristique’’, soutient-il.

Mamadou Racine Sy fait remarquer que le tourisme existe au Sénégal depuis les premières années de l’indépendance. Ce qui donne au Sénégal, le rôle de leader dans ce domaine au sein de l’espace Uemoa. Pourtant, malgré cette place de leader, le Sénégal contrairement au Mali et au Burkina Faso, n’avait jamais organisé de salon. Des promesses, il y en avait toujours, mais c’est leur matérialisation qui faisait défaut. Ce qui pousse le président du Spihs, tout en remerciant lle ministre du Tourisme,Thierno Lô pour la diligence avec laquelle, il a permis l’organisation du salon, à asséner : ‘’Nous du secteur privé, nous ne croyons que ce que nous voyons. J’ai l’habitude de dire que nous préférons le miel dans nos langues que dans nos oreilles. Le salon aura le mérite de se tenir, nous souhaitons qu’il se pérennise et qu’il fasse de Dakar, le hub touristique de l’Uemoa’’.

Mamadou Racine Sy annonce que plusieurs participants vont prendre par à ce premier salon de Dakar. Pour sa part, le Président directeur général de la Société d’aménagement de la Petite côte et des zones touristiques (Sapco), Ndiouga Sakho assure de la présence dans cette première édition du Ticca, de 80 chefs d’entreprise espagnols qui ont affrété un vol spécial pour rallier Dakar, ce jeudi. L’organisation du Ticca est une occasion pour investir dans l’humanitaire. C’est ainsi que M. Ndiouga Sakho annonce l’organisation par sa société d’un gala humanitaire, dont les recettes iront dans l’éducation et vont servir à financer des groupements de promotion de femmes.
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Homosexualité au Sénégal

Pratiques homosexuelles : Amnesty International épingle le Sénégal pour ’’discrimination’’
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Amnesty International fait état de pratiques discriminatoires à l’encontre des homosexuels au Sénégal, soutenant dans son rapport annuel sur les droits de l’homme que des hommes ’’soupçonnés’’ d’avoir eu des ’’relations homosexuelles consenties’’ ont été ’’harcelés’’et ’’arrêtés arbitrairement’’ dans le pays.
Le document dont l’APS a reçu copie le même jour soutient notamment que "des hommes soupçonnés d’avoir eu des relations homosexuelles consenties ont été harcelés, arrêtés arbitrairement torturés et soumis à des procès iniques".
L’ONG internationale fait allusion à la condamnation en 2009 de neuf hommes à huit ans d’emprisonnement pour "conduite indécente et actes contre nature et association de malfaiteurs".
Ces personnes ont été remises en liberté près de trois mois après l’annulation de leur condamnation par la Cour d’appel de Dakar.
"Leur interpellation avait fait suite à des accusations anonymes concernant leurs pratiques sexuelles. Et leurs aveux ont été obtenus par la police sous la torture", selon Amnesty international.
"En juin, trois hommes et un adolescent ont été arrêtés à Darou Mousty, dans la région de Louga, après une dénonciation anonyme évoquant des actes sexuels +contre nature+", relève encore la même source.
Amnesty International fait par ailleurs état de tentatives d’étouffement de la liberté d’expression à travers la convocation à la police de journalistes évoluant dans le privé.

Jazz Festival de Saint Louis

Saint-Louis Jazz : Un festival ‘délocalisé’ au Sénégal

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Le Saint-Louis Jazz fait sa programmation grâce aux ambassades des pays étrangers à Dakar. Les musiciens sénégalais, devenus plus chers, sont laissés de côté. La faiblesse de la subvention publique à l’organisation du festival est mise en cause.

Chose curieuse : pas un seul groupe sénégalais n’était à l’affiche de la 18e édition du Saint-Louis Jazz (du 20 au 23 mai 2010). Ils sont été relégués au ‘off’. Des musiciens du pays sont montés sur la scène du Quai des arts, mais c’était pour faire des ‘bœufs’ avec leurs homologues invités. Fini alors le temps où Yandé Codou, l’Ensemble lyrique traditionnel égayaient les festivaliers ?

En fait, l’équipe du festival est confrontée à une situation paradoxale : faire jouer un artiste étranger leur revient beaucoup moins cher que d’appeler un musicien sénégalais. Un fait assez éloquent mérite d’être relevé : parmi le public du Quai des arts était présent un spectateur de luxe, réclamé par tous les grands festivals : Wasis Diop. Seulement, sa prestation a un coût : 20 millions de francs Cfa.‘Exorbitant’, d’après les organisateurs du Saint-Louis Jazz. Les Frères Guissé, eux, ne demandent pas moins de 9 millions pour gratter leurs guitares acoustiques sur les bords du fleuve Sénégal. ‘Ce n’est pas le montant des cachets qui pose problème, mais nous ne trouvons pas de partenaires capables de les prendre en charge’, se désole Assane Fall, secrétaire général du Saint-Louis Jazz.

Didier Awadi et Salam Diallo ont joué en ‘off’. L’un au Prytanée militaire de Saint-Louis, l’autre sur la Place ‘Ablaye Wade’. ‘C’est parce qu’ils nous ont demandé des sommes raisonnables, entre 1 et 2 millions de francs Cfa’, explique Fall.

Si le festival est surtout animé par des musiciens brésiliens, américains, autrichiens, c’est que leurs ambassades à Dakar mettent la main à la poche. Ces artistes, sélectionnés par le festival, sont transportés, logés et nourris par leurs représentations diplomatiques au Sénégal. Or, sur le plan local, cette bonne volonté ne trouve pas de répondant. La participation des autorités sénégalaises au budget du festival est dérisoire. ‘Le ministère de la Culture nous donne 4 millions’, indique Assane Fall, avant de préciser : ‘Difficilement !’. L’enveloppe de la tutelle est en effet une bagatelle, si l’on sait que le Saint-Louis Jazz nécessite 240 millions de francs Cfa pour se tenir ; mais c’est déjà assez généreux, comparé aux 500 mille du Conseil régional de la ville-hôte…

Au-delà de la présence de la musique sénégalaise à un festival international qui se passe dans ce pays, le bénéfice économique n’est pas à négliger. Car, en plus de sa dimension artistique, le Saint-Louis Jazz a, c’est une évidence, un effet d’entraînement réel sur les autres secteurs d’activités de la ville : hôtellerie, transport, commerce, etc. Il faut être sur place pendant la manifestation pour s’en rendre compte : le jazz fait carrément ‘swinger’ la ville du Nord. Ça bouge dans tous les sens. A tel point qu’un musicien français a sorti cette phrase qu’on ne prononce pas sans toucher du bois : ‘Imaginez un seul instant Saint-Louis sans le festival de Jazz !’ Les enjeux financiers sont énormes pour la vieille ville. Le Secrétaire général Assane Fall situe les retombées du Saint-Louis Jazz à cinq milliards, s’appuyant sur une étude antérieure. En 1998 déjà, une enquête de l’Union européenne chiffrait l’impact du festival à 1,2 milliard de nos francs.

LE FESTIVAL A RETROUVE SON CREDIT : Les raisons d’une renaissance

Saint-Louis Jazz a fêté, avec brio, ses 18 ans cette année. Mais l’évènement a difficilement atteint la majorité. Car malgré son envergure, le festival a failli carrément disparaître de l’agenda culturel. En 2006, après une longue traversée du désert, une nouvelle équipe prend alors les rênes. Le niveau des prestations cette année est la preuve que la manifestation a retrouvé son crédit d’antan. Même si du chemin reste à faire, le Saint-Louis Jazz a retrouvé sa bonne santé. Au grand bonheur des mélomanes. C’est que l’équipe en place a su décrocher un partenariat décisif : la fondation Bnp Paribas.

En effet depuis 2008, le festival bénéficie des actions de mécénat de la banque française, par le biais de sa filiale sénégalaise, la Bicis.‘Elle participe à plus du quart du budget du festival’, se réjouit Assane Fall. En clair, la fondation transporte sur Saint-Louis une équipe de musiciens et de techniciens et finance l’organisation de mater-class durant le festival.

C’est grâce à elle que l’orchestre du Prytanée militaire du Sénégal (Pms) a bénéficié des échanges avec des artistes de renom : Simon Goubert, batteur, et Emmanuel Bex, joueur d’orgue. Leur passage restera un temps fort dans cet établissement qui a aussi accueilli, en ‘off’, un concert du rappeur Didier Awadi.
Abdou Rahmane MBENGUE

Un Français retrouvé pendu à Ziguinchor

Ziguinchor : Un Français retrouvé pendu à la veille de son anniversaire
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Qu’est-ce qui a poussé Jean Pierre Paris à se donner la mort ? Impossible, à l’état actuel de l’enquête, de savoir les raisons qui ont poussé ce ressortissant français à se donner la mort. Le corps de ce fonctionnaire à la retraite a été retrouvé au pont Emile Badiane, à la veille de son 60e anniversaire.
Le cou accroché à une corde attachée à un garde-fou du pont Emile Badiane, le corps suspendu au-dessus des eaux du fleuve Casamance, c’est ce spectacle que Jean Pierre Paris a offert hier aux Ziguinchorois. Un triste sort d’un homme qui devait pourtant célébrer aujourd’hui même son 60e anniversaire. Ainsi se termine la vie de ce citoyen français qui avait l’habitude de se promener sur ces lieux qui seront les derniers à l’accueillir de son vivant. La découverte macabre a été faite par un fidèle musulman qui se promenait là après la prière du matin. Ce dernier informera les gendarmes en faction à l’entrée du pont. Mais, ce sont les sapeurs-pompiers qui viendront ‘délivrer’ le corps sans vie de Jean Pierre Paris.
A Ziguinchor, l’opinion continue à se poser des questions sur les circonstances de cette mort qui, a priori, renvoie à un suicide. Jean Pierre Paris s’est-il réellement suicidé ? Si oui, qu’est-ce qui a pu l’amener à se donner la mort à la veille de son 60e anniversaire ? Pour l’heure, il est impossible de trouver des réponses à ces questions agitées depuis la disparition de ce Français recensé à la station balnéaire de Saly. Seule l’enquête ouverte par la gendarmerie déterminera les circonstances réelles de ce drame qui a emporté Jean Pierre Paris, mort très loin de sa France natale où il est né le 27 mai à Etupes.
Mamadou Papo MANE

27/05/2010

Agro écologie au Sénégal

Agro écologie à Keur Samba Dia : L’appel à un retour à la terre
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Samba Dia, village situé dans la communauté rurale de Fimela, dans la région de Fatick, commence à sortir de l’ornière. Kaydara, la ferme–école agro écologique de l’Association ‘Jardins d’Afrique’, apprend aux populations comment un retour à la terre est possible dans une zone encore confrontée à de sérieuses questions qui plombent le décollage économique.
FERME-AGRO ECOLOGIQUE DE KAYDARA : Retour à l'agriculture comme pilier du développement
L’association ‘Jardins d’Afrique’ a initié à Keur Samba Dia, dans la région de Fatick, une ferme–école agro écologique qui forme des élèves fermiers afin de mieux préparer les populations au retour à la terre. Après trois années de formation, dix élèves fermiers ont reçu leurs attestations et vont ainsi renforcer le processus de retour vers l’agriculture.
Depuis 2007, cette ferme–école agro écologique ambitionne d'impulser une nouvelle mentalité de retour à la terre. ‘Retrouvons notre terre, elle nous nourrira’, lit-on sur le mur de la ferme. ‘C'est démontré qu'ici on peut vaincre la pauvreté’, clame Gora Ndiaye, initiateur du projet (voire ailleurs). Tidiane Mané, inspecteur de l’éducation à la retraite, par ailleurs deuxième adjoint au maire de Mbour, qui trouve en Gora Ndiaye ‘un soldat du développement’, ajoutera : ‘Ce qui nous motive ici, c'est de voir des élèves s'intéresser à des projets d'avenir’. ’Ne vous trompez pas, ce ne sont pas des usines qui vous nourriront mais la terre’, avisent les partenaires de cette initiative.
La ferme est un condensé de cocotiers et de maraîchage, une conception originale de l'agriculture anéantie sous nos cieux par une intensification au cours du siècle passé et qu'il serait bon par conséquent de réhabiliter. En plus, il y a dans cette ferme-école une diversité des mécanismes agricoles. Les produits naturels comme le compost sont utilisés à la place des pesticides. En sus, le projet comporte un volet élevage, avec comme objectif, la diversification des activités et des revenus des fermiers.Aussi l'apport de la fumure pour les cultures cherche à améliorer l'alimentation.
L'utilité de la ferme-école ne fait plus l'objet de doute. En témoignent les recettes brutes d'exploitation qui renseignent sur l'engagement des élèves-fermiers. Ainsi, si de janvier à mai 2008, les recettes brutes s'élevaient à 936 350 francs, elles sont passées à 2 914 795 francs de janvier à juin 2009, même si pour la troisième année d'exploitation, elles ont baissé pour la période de janvier à avril, à 2 009 791 francs.
Des efforts ont été mis sur la formation pour améliorer la production (planification, quantité et qualité) mais également sur la formation à la commercialisation : savoir présenter ses produits, démarcher les clients, effectuer les livraisons… Les produits sont maintenant vendus aux restaurateurs de Saly, Mbour, Ndagane, etc. Des résidents de Ndagane et Mbodiène font même leur marché à la ferme.
Philippe Rideau, de la fondation Brixham se réjouit des résultats notés dans l'évolution de ce projet. ‘Au bout de cinq ans, les résultats sont là. Il s'agit d'un modèle qui doit non seulement être encouragé, mais reproduit pour permettre ainsi d'inscrire des jeunes Sénégalais dans des projets d'avenir’, soutient-il.
Pour l'instant, les meilleurs élèves-fermiers ont reçu de l’aide pour s'installer dans leur fermette de 1 000 mètres carrés, près de Kaydara. Ils aménagent leurs terrains et les autres élèves leur apportent de l'aide.
D’autres élèves s'installeront après. Et puis un autre groupe de trois élèves-fermiers formera le groupe de référence de Kaydara dans leur village, Sandiara. Une façon de vulgariser l'esprit Kaydara : ‘kaay ci daara’, un terme wolof qui signifie viens à l'école. Une ‘initiation à la vie’ tout simplement. Avec vingt-huit techniques culturales et vingt espèces développées, la ferme de Kaydara appelle les Sénégalais, les Africains, bref tous les pays en développement à s'inspirer d'une agriculture biologique et naturelle pour faire face aux défis du développement.
Pape Mbar FAYE

26/05/2010

Les spoliés de Saly

Spoliation de retraités français à Saly.
Le Premier ministre François Fillon s’en mêle

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Le Premier ministre François Fillon s’en mêle
Les 46 acquéreurs français des villas Mar y sol dont certaines ont été confisquées en septembre dernier par l’Etat du Sénégal pour le délit de « détournement de destinations privilégiées » ont saisi le Premier ministre français, François Fillon. La promotrice de la société Mar y sol qui leur a vendu les villas a été condamnée à payer près de 7 milliards de FCFA à la douane sénégalaise et les villas mises sous séquestre en septembre 2009.
L’affaire Mar y sol a atterri sur le bureau du Premier ministre français, François Fillon. Ce dernier a transmis le dossier à Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères chargé de le diligenter. Ce sont des retraités français qui se considèrent comme des victimes de la justice sénégalaise qui ont saisi les autorités françaises par le biais de leur avocat Me Franck Zeitoun. Une autre correspondance a été envoyée au Premier ministre par M. Percevault, porte-parole des retraités.
L’affaire Mar y sol passe pour un véritable scandale en France. Dans l’Hexagone, on considère que des retraités français, acquéreurs de villas dans la station de Saly sont purement et simplement spoliés par l’Etat du Sénégal. Des villas achetées comptant risquent d’être perdues parce que les promoteurs n’ont pas respecté la loi. La notaire Me Sourang Cissé décédée n’a pas délivré les certificats d’inscription à certains acquéreurs. La douane sénégalaise qui a diligenté une enquête auprès de la société Mar y sol aurait découvert des manquements et l’a fait condamner pour le délit de « détournement de destinations privilégiées » et fait confisquer les villas. Depuis lors, certains des retraités vivent un véritable drame.
SECURITE DE L’INVESTISSEMENT
Cette affaire pose, de l’avis de Me Assane Dioma Ndiaye, la question de la sécurité de l’investissement au Sénégal. L’avocat français, Franck Zeitoun, a crée l’Association pour la promotion et la protection des investisseurs à l’étranger (Appie). Me Zeitoun, interdit de plaider au Sénégal depuis mai 2009, avait confié ses intérêts à Me William Bardoin. Il s’agit, dans cette affaire, « de défendre les intérêts de retraités français qui avaient investi leur argent dans des villas construites par la société Résidence vacances internationales (RVI), à Mbour », révèle une source proche du dossier. Cette société a été fondée par un français du nom de Alain Dacosta qui s’était associé à Olivier Dacosta, son père, Corinne Picard et à Laurent Tarjon, dans la gestion et la vente de villas. La RVI s’était engagée à bâtir un programme immobilier dénommé Mar y sol à Saly Sud pour un montant de 1 milliards 250 millions de FCFA contre une exonération, à son profit, des droits et taxes sur les équipements importés dans le cadre de l’investissement agréé. L’affaire stipule que « la cession des marchandises était subordonnée d’une part, à une autorisation préalable du directeur général des douanes, d’autre part à la liquidation des droits et taxes d’importation ». Une affaire qui a mal tourné dès que la douane sénégalaise s’est saisie de l’affaire. Alain Dacosta et Laurent Tarjon se sont enfuis laissant Corinne Picard « seule face à la justice sénégalaise ». Laurent Tarjon, le deuxième gérant a pris la fuite pour la France en août 2009, dès qu’il a été informé que cela sentait le roussi. Selon des informations recoupées, la Douane n’a, semble-t-il, rien fait pour le faire entendre par les autorités françaises alors qu’il a toujours sa famille à Chouze sur Loire où il serait retourné.
Alors que Olivier Dacosta se la coule douce à Dakar. Quant à Alain Dacosta, le premier gérant, il n’a pas été inquiété puisqu’il ne vit plus au Sénégal depuis 2003, suite à une plainte déposée contre lui par Corinne Picard et Laurent Tarjon, qui a abouti à sa condamnation par défaut après un jugement rendu le 6 septembre 2005 par le Tribunal correctionnel de Thiès.
LA PRESCRIPTION EN QUESTION
Dans l’extrait des minutes du greffe du tribunal hors classe de Dakar qui a jugé l’affaire, on relève, concernant l’audience en flagrants délits du 04 septembre 2009 sur l’affaire Corinne Picard, que « le procureur de la République a attrait Corinne Picard devant le tribunal de céans sous les préventions d’avoir à Dakar courant 2006, en tout cas avant prescription de l’action publique, commis l’infraction douanière de contrebande, d’avoir dans les mêmes circonstances de temps et de lieu commis le détournement de marchandises prohibées ou non de leur destination privilégiée. » Des faits punis par le code du travail, le code de l’investissement et le nouveau code l’investissement du Sénégal. Les avocats de la défense de Corinne Picard avaient soulevé la prescription de l’action initiée par l’administration des douanes aux motifs que la société (Résidence vacances internationales) dite Rvi a réalisé son programme et a procédé à la vente des villas depuis le courant de l’année 2002. Les premières poursuites déclenchées par la douane sénégalaise ont eu lieu en 2008, six ans après la vente des villas.
L’administration douanière a été informée des ventes et la notaire chargée des opérations de vente avait sollicité l’autorisation du ministre des finances pour chacune des transactions réalisées sur les résidences. Le ministère des finances avait été saisi d’une demande en bonne et due forme d’autorisation, le 7 janvier 1999. Ainsi, pour les avocats de Corinne Picard, il y avait prescription. Cette disposition est la pomme de discorde entre les deux parties. La douane sénégalaise qui a déclenché la procédure d’enquête indique, en effet, « qu’il ne peut y avoir prescription ». Le délit de détournement de destinations privilégiées est une « infraction continue », selon le code des douanes, les villas étant toujours en possession des acquéreurs. Mieux, précisent les conseils de la douane, l’autorisation doit être sollicitée du Directeur général des douanes et non du ministère des finances. Pour les douaniers, le délit de prescription remonte au 11 janvier 2008 et non à l’an 2002 comme le stipule le conseil de Corinne Picard. C’est en conséquence que Mme Picard a été condamnée en vertu des dispositions de l’article 309 du code des douanes qui indique que « les faits d’importation ou d’exportation sans déclaration lorsque ces infractions portent sur les marchandises prohibées à l’entrée ou à la sortie ou fortement taxées à l’entrée ou soumises à des taxes intérieures ou de sorties, et d’une valeur supérieure à 2 500 000 000 frs sont qualifiés de délit de deuxième classe et sont punis de la confiscation de l’objet de fraude (Ndlr : les villas), d’une amende égale au quadruple de la valeur sur le marché intérieur des objets confisqués et d’un emprisonnement de six mois à cinq ans ».
Les retraités français dont certains ont choisi de ne plus revenir au Sénégal parce qu’ils sont scandalisés par la justice sénégalaise se sont tous constitués pour défendre leurs intérêts. La démarche de la douane est « commanditée », selon eux, car la spéculation foncière est devenue l’exercice favori des autorités sénégalaises. En tant qu’acheteurs, ils ne peuvent comprendre qu’on les spolie ainsi des fruits de leur retraite. Une affaire douloureuse qui risque d’envenimer encore les relations entre la France et le Sénégal. L’avocat français, Franck Zeitoun, qui a été rétabli par le bâtonnier du Sénégal le 5 mai dernier va reprendre le dossier, tout comme celui des investisseurs français de Pointe Sarène.
Pape Amadou FALL

25/05/2010

Risques d'inondations au Sénégal

Risques très élevés d’inondations au Sénégal pendant l’hivernage 2010
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Dans un article publié le 26 décembre 2005 par le quotidien le Soleil, il avait été tenté de cerner les causes des pluies intenses qui s’étaient abattues sur le pays en 2005. Nous avions mis en avant le rôle des températures de surface océanique (TSO) dans la genèse des fortes précipitations que nous observons ces dernières années.
Risques très élevés d’inondations au Sénégal pendant l’hivernage 2010
La pluviométrie dans la partie ouest du Sahel a été principalement influencée ces cinq dernières années par un réchauffement de la surface océanique aux larges des côtes guinéennes, sénégalaises et mauritaniennes. Dans le même temps, nous observons un refroidissement au sud, dans le Golfe de Guinée. Ce phénomène correspond au nœud positif du dipôle atlantique qui conduit à une hausse des précipitations dans le Sahel et surtout dans sa partie ouest. Il risque donc de pleuvoir beaucoup en 2010
Depuis 2003, nous assistons à un retour de conditions atmosphériques et océaniques beaucoup plus proches de celles des années 50 et donc favorables à une hausse des précipitations dans l’ensemble du Sahel. Pour ce qui concerne l’hivernage 2010 et comme ce fut le cas en 2005, nous observons déjà depuis le mois de mars un réchauffement net de la surface océanique de l’Atlantique tropical nord où des records de température ont été enregistrés. Ce réchauffement s’est propagé jusque sur le continent.
Il n’y a pas eu pour l’instant, de changement de température significatif dans le Golf de Guinée, mais la hausse des TSOs dans l’Atlantique nord va créer une zone à très forte variation de température entre le Golfe de Guinée et l’Atlantique tropical nord qui va nécessairement se propager sur le continent avec pour effet de maintenir une masse d’air humide sur le Sahel pendant une bonne partie de la saison des pluies.
Les systèmes pluviogènes vont alors trouver des conditions extrêmement favorables à leur développement et tendront à arroser de façon constante la bande sahélienne. Autrement dit, pour 2010 toutes les conditions sont déjà réunies pour des pluies diluviennes massives avec les risques d’inondations et les conséquences néfastes pour les populations.
Selon les données du nouveau modèle couplé océan-atmosphère de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) et les prévisions du Bureau Afrique de la National Centers for Environmental Predicitions (NCEP), les TSO sur la partie nord de l’Atlantique tropicale vont rester plus chaudes que la moyenne pendant la saison pluvieuse 2010.
Un refroidissement des TSO est aussi prévu dans la partie équatoriale de l’Océan Pacifique. Des études ont montré que ce phénomène connu sous le nom de La Niňa est associé à une abondance de pluviométrie dans le Sahel. Ainsi, les données les plus récentes du modèle de NCEP pointent vers une augmentation nette des précipitations dans l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest y compris le Sénégal pendant l’hivernage 2010.
Ces données nous renseignent sur la physionomie de l’hivernage à venir, mais il est difficile de prévoir longtemps a l’avance le caractère des pluies extrêmes qui sont la cause des inondations. La mise à jour des prévisions saisonnières ainsi que le suivi quotidien avec les modèles de prévision numérique à brève échéance devront servir pour alerter les pouvoirs en cas de menaces imminentes.
Dr. Wassila Mamadou Thiaw

23/05/2010

Enlevée ou non?

le mystérieux dossier Mame Faguèye Bâ styliste sénégalaise
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La styliste sénégalaise Mame Faguèye Bâ déclarée « kidnappée » en début de semaine, a été retrouvée vendredi à Lomé, la capitale togolaise. Une affaire qui a fait gesticuler pour rien tant elle semble plus fausse que vraie.
Le dossier d’« enlèvement de cinq personnes » dont la styliste sénégalaise Mame Faguèye Bâ a connu son épilogue vendredi. L’artiste a été retrouvée « seule » dans le quartier Avépozo (périphérie sud-est de Lomé) par la police togolaise. Aucune trace de ses ravisseurs et des prétendues autres victimes. Mystère !
De sources concordantes contactées par AfriSCOOP dans les capitales togolaise et sénégalaise, tout est parti d’un appel anonyme reçu le 18 mai par Claude Félix, l’époux de Faguèye Ba. Au bout du fil, deux voix. D’abord celle de son épouse « en pleurs » suivi de celle d’un homme annonçant la triste nouvelle. Mame Faguèye Bâ est prise en otage et ne sera libérée que contre une rançon de 4 millions de FCFA.
Surpris, le sieur Claude Félix, directeur artistique résident au quartier Nord Foire (Dakar) porte plainte. Il avait eu son épouse au téléphone la veille. Elle quittait Bamako (Mali) pour Lomé où elle prétend aller « signer un contrat avec une société sierra léonaise de télécommunication nommée Africell ». Et, le bureau local de cette entreprise serait dirigé dans la capitale togolaise par un certain Benar Cisay. Etrange ! Ce dernier serait en effet, un escroc de longue date habitué des milieux de trafic illicite selon une source policière.
Le 19 mai, les « ravisseurs » contactent Mbagnick Diop, le président du Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds).
La libération de la styliste est revue à la hausse. Elle coûtera maintenant 150 millions de FCFA. Mais, mal leur prit car, ils ont utilisé un numéro Togocell (l’opérateur public de téléphonie mobile). Les autorités togolaises réputées dans la géolocalisation d’appels les retracent rapidement. Les éléments de la Police judiciaire bouclent le quartier Avépozo et les recherches aboutissent vendredi. Mame Faguèye Bâ est retrouvée saine et sauve.
Dans sa déposition, elle raconte que ses « ravisseurs » ont pris la fuite à l’arrivée des forces de l’ordre. Un scénario qu’une source proche de la police sous couvert de l’anonymat, réfute catégoriquement.
« Il est impossible qu’ils prennent la fuite car, nous avons totalement cerné la zone. Mais, elle affirme le contraire. En plus, on parle de cinq personnes enlevées. Mais, elle était seule. Sont-ils partis avec les autres otages ? Cette histoire est bizarre », indique notre source.
Ainsi prend provisoirement fin, le dossier d’enlèvement de Mame Faguèye Bâ. Aucune trace des « preneurs d’otages »
et des autres « victimes ». Le sieur Benar Cisay le fameux représentant local d’Africell s’est, lui aussi, fondu dans la nature.
Lomé, visiblement agacée par l’écho de cette affaire a ouvert une enquête et assure vouloir découvrir ses tenants et les aboutissants. Et, contrairement aux informations véhiculées par la presse sénégalaise, aucune arrestation n’a encore été opérée dans cette affaire qui semble tourner autour de la styliste Mame Faguèye Bâ toute seule.

22/05/2010

Mame Faguèye Bâ enlevée à Lomé

Cinq personnes dont la célèbre styliste sénégalaise enlevées à Lomé
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Cinq personnes dont la styliste sénégalaise renommée ayant travaillé pour plusieurs réalisateurs sénégalais ont été enlevées par des inconnus à Lomé, a indiqué vendredi le ministère sénégalais des Affaires étrangères.
"La presse a fait état ce jeudi 20 mai 2010 de l'enlèvement à Lomé (Togo) de cinq personnes dont notre compatriote Mame FaGueye (Bâ), styliste", indique le ministère dans un communiqué.
Il dit avoir "pris toutes les dispositions idoines pour le traitement diligent" de cette affaire. "Tout développement dans ce dossier sera porté à la connaissance de l'opinion", a ajouté le ministère.
Les circonstances de cet enlèvement, l'identité des ravisseurs et la nationalité des quatre autres personnes kidnappées n'ont pas été précisées.
La styliste sénégalaise Mame FaGuèye Bâ était "partie à Lomé dans le cadre de son travail", a indiqué un de ses proches joint au téléphone vendredi par l'AFP, sans préciser de date.
Mame Faguèye Bâ est styliste et costumière de cinéma. Basée à Dakar, elle a ouvert en 2001 l'Espace Faguèye, un espace culturel "qui fédère plus de 50 artistes qui travaillent à de nouvelles émergences artistiques", selon le site de cet espace.( http://www.fagueye.com )
Elle a, comme costumière de cinéma, participé à de nombreux films dont notamment "Tableau Ferraille" de Moussa Sène Absa, "Karmen" de Jo Ramaka Geï, "le Prix du Pardon" de Mansour Sora Wade, "un Amour d'enfant" de Bène Diogaye Bèye, tous des réalisateurs sénégalais, selon la même source.
Elle a remporté plusieurs prix, notamment celui de "MNET 98" pour le meilleur costume du film francophone en Afrique du Sud, pour "Tableau Ferraille de Moussa".
Elle a été sacrée meilleure styliste d'Afrique de l'Ouest lors du festival Ecofest organisé par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (Cédéao), au Nigeria en 2002.

20/05/2010

Vidéo sur le Siné Saloum

Visite du Siné Saloum

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Visite du marché de Soumbedioune à Dakar

Visite du marché de Soumbedioune à Dakar

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Piratage informatique au Sénégal

Piratage informatique : Le Sénégal dans le peloton de tête
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Le piratage semble être propre à la société sénégalaise. Pour preuve, dans le domaine de l'Informatique qui n'a pas été laissé en rade, notre pays se dispute la première place en la matière avec le Cameroun.
Avec un taux de 78 %, le Sénégal est le deuxième pays d'Afrique de l'Ouest et du centre, derrière le Cameroun avec 83%, en matière de piratage informatique, quand bien même ce chiffre qui était de l'ordre de 82 % en 2005 a connu une légère baisse de 4 %. ‘Un taux qui dépasse largement celui de la moyenne mondiale évaluée à 42 % et qui remettrait en cause la communication de l'Etat, le rôle qu'il joue pour le renforcement de l'information sur la pénalité de ce fléau’, a déclaré hier Ibrahim Youssry, directeur général de Microsoft Afrique de l'Ouest et du Centre. Il s'exprimait au cours du lancement de la nouvelle gamme de produits Microsoft que sont Microsoft Office 2010, Microsoft SharePoint 2010, ainsi que Microsoft Visio 2010 et Microsoft Project 2010.
Une nouvelle vague qui s'étend du Pc au navigateur Web, en passant par le téléphone portable, et qui dynamise l'efficacité et la communication des utilisateurs en entreprise. La conséquence de ce piratage informatique est que les entreprises sénégalaises n'ont qu'un taux d'appropriation des produits Microsoft de 22 %. Ce qui, aux yeux du directeur général de Microsoft en Afrique de l'Ouest et du Centre, est très insuffisant ‘puisque le Sénégal est le pays de la zone le mieux loti en informatique, de par l'accessibilité des coûts, de son évolution dans ce domaine, etc.’ Selon M. M. Youssry, ‘il faut améliorer la communication de l'Etat, le rôle qu'il joue pour renforcer l'information sur les pénalités de ce fléau de piratage. Cela handicape particulièrement la société sénégalaise, car pour chaque dollar pour Microsoft, sept francs vont aux partenaires qui sont entre autres que Cfao, Arc Informatique etc. Si on ne réduit pas le piratage, ce sont les sociétés et l'ensemble des réseaux qui travaillent sur la solution informatique qui sont menacés dans le moyen terme’, prévient-il.
Revenant à la nouvelle gamme des produits Microsoft qui marquent, selon lui, un tournant majeur pour les entreprises du monde entier, Ibrahim Youssry souligne que plus 90 millions d'entreprises peuvent désormais déployer la suite 2010, afin d'améliorer l'efficacité individuelle et collective de leurs équipes et bénéficier d'un meilleur retour sur leurs investissements logiciels.
‘Office 2010 et SharrePoint 2010 ouvrent un nouvel élan aux entreprises du monde dans leur utilisation de la puissance informatique pour réaliser des économies, innover et croître. Cette nouvelle ère de productivité va aider chacun d'entre nous à travailler plus vite et dans de meilleures conditions, n'importe où et à partir de n'importe quel appareil’, explique le Dg de Microsoft en Afrique de l'Ouest et du Centre ajoutant qu'Office 2010 et ses produits connexes sont disponibles dans quatorze langues et comptent s'élargir prochainement à quatre-vingt dix-sept autres.
Abdoulaye SIDY

17/05/2010

Clothilde Reiss libérée grâce au Sénégal?

Affaire Reiss : Abdoulaye Wade confirme son rôle de médiateur
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Quel rôle a joué le président sénégalais Abdoulaye Wade ? Dans l’affaire de la libération de la jeune française Clotilde Reiss, condamnée en Iran pour espionnage, certaines sources évoquent le rôle crucial joué par le président sénégalais très proche de la France.
Affaire Reiss : s Abdoulaye Wade confirme son rôle de médiateur
C’est lui qui aurait négocié directement avec son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad : il aurait été en quelque sorte le médiateur…
« Je suis venu [en Iran] pour la mise en œuvre. Les iraniens ne voulait pas qu’elle quitte Téhéran avant mon arrivée. Je suis quand même le président de l’OCI (Organisation de la Conférence Islamique). C’est fort de ça que je pouvais faire quelque chose. Mais je ne dis pas que si ce n’était pas moi, quelqu’un d’autre l’aurait fait ».
Il a également mis en cause un porte-parole de l’Elysée, André Parant, le conseiller spécial de l’Elysée pour l’Afrique. Lors d’un appel, il y a plus de six mois, celui-ci lui aurait demandé « de laisser ce dossier de côté », la France ayant « un contact très sérieux ». « Je ne sais pas si c’est lui ou s’il a reçu des instructions, mais je dis simplement que le fait pour lui de me dire d’arrêter de m’occuper de cette affaire il y a six mois, parce qu’ils avaient un bon contact, prouve que ce contact n’était pas bon. Cela veut dire que Clotilde Reiss aurait été libéré il y a déjà six mois » a-t-il conclu

14/05/2010

Nouvelle gare maritime à Dakar

Le Port de Dakar se dote d'une gare maritime internationale
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Le Port autonome de Dakar a étrenné mercredi sa première gare maritime internationale au cours d'une cérémonie présidée par le chef de l'Etat sénégalais, Me Abdoulaye Wade, a constaté la PANA sur place.
La gare maritime, qui a une capacité d'accueil de 800 personnes, couvre une superficie d'un hectare et est constitué d'un édifice central s'étendant sur 1800 mètres carrés de surface bâtie sur deux niveaux, avec une charpente métallique aux formes arrondies.
Elle a coûté deux milliards de FCFA et répond aux normes internationales du code ISPS qui réglemente la sûreté des installations portuaires, selon, l'architecte Elhadj Ndièguène, du Cabinet 3D, maître d'ouvrage du projet qui vise à faire du port de Dakar une plate-forme logistique de référence à l'échelle internationale.
L'objectif de cette gare est d'assurer une exploitation du trafic maritime de passagers, en adéquation avec les conditions et standards de navigation internationale et surtout pour accompagner l'Etat du Sénégal dans l'élan de sécurisation des voyageurs avec la mise en service du nouveau navire Aline Sitoe Diatta, assurant la liaison maritime Dakar-Ziguinchor-Dakar.
Au cours de la cérémonie, le président Wade a annoncé l'arrivée au Port Autonome de Dakar (PAD) de deux autres bateaux supplémentaires pour la liaison maritime Dakar-Ziguinchor-Dakar.

13/05/2010

Pour un Sénégal propre, enfin!

Pour un Sénégal propre
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Le président Abdoulaye Wade a exhorté, mercredi à Dakar, les Sénégalais à imiter les bons exemples de propreté qu’offrent certains pays comme le Rwanda et l’Ouganda.Citant nommément ces Etats comme des modèles de propreté, Me Wade qui inaugurait la nouvelle gare maritime du port de Dakar a dit : ’’Nous, Sénégalais, devons être capables de faire la même chose. Je l’ai dit plusieurs fois, mais je n’ai pas été suivi. Nous n’avons pas été les premiers dans la propreté’’.Il a ainsi invité le peuple sénégalais à ’’éviter de jeter n’importe quoi par terre’’.’’Il faut, a insisté le Chef de l’Etat, qu’on fasse cet effort. On ne peut pas utiliser les agents de police ou les gendarmes derrière les gens. Conservons avec nous tous ces petits objets, pour aller les mettre là où il faut’’.Selon lui, ’’Le Sénégal sera un bon exemple de propreté, le jour où les femmes se mettront sur cette voie. Tout le monde suivra. Je compte sur elles.’’

La télé privée de Youssou N'Dour

le musicien Youssou Ndour obtient une licence pour sa télévision privée
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La star de la musique sénégalaise Youssou Ndour a annoncé mardi soir à Dakar avoir obtenu l'autorisation d'émission pour sa télévision privée que l'Etat sénégalais refusait de lui accorder depuis 2008, rapportent mercredi les médias dont il est déjà propriétaire.
L'artiste de 50 ans possède au Sénégal son groupe de presse, Futurs Médias, qui comprend la radio RFM et le quotidien L'Observateur, souvent critiques envers le régime d'Abdoulaye Wade.
Le long conflit avec les autorités portait, officiellement, sur le mode de financement de la chaîne de télévision que le chanteur voulait lancer coûte que coûte.
Le 1er mai, le président Abdoulaye Wade avait lié le refus d?accorder une autorisation d?émettre à la TFM à la volonté de l?Etat d?échapper à tout conditionnement de sa politique par "des étrangers".
Le chef de l'Etat avait alors fait allusion au groupe Bolloré, qui avait perdu en 2007 la concession du port à conteneurs de Dakar, et laissé entendre que Youssou Ndour bénéficiait de financements de ce groupe français.
Lors d'un entretien, lundi, entre le président et le chanteur, Youssou Ndour a apporté "toutes les preuves" sur le financement de sa chaîne, a déclaré mardi le ministre de la Communication, Moustapha Guirassy.
"Le président a compris (...) qu?il n?y avait pas un financement étranger", a commenté, de son côté, le directeur général de Futurs médias, Mamadou Diop, cité par l'Agence de presse sénégalaise (APS).
Cependant, le chanteur n'a pas été autorisé à lancer une chaîne privée généraliste, mais "une télévision culturelle".
"C'est moi qui ai choisi, au regard de beaucoup d'interprétations et des échéances électorales en vue (scrutin présidentiel en 2012, ndlr), un tel format. Maintenant, il n'est pas exclu qu'on revienne plus tard, quand les passions se seront apaisées, à une chaîne généraliste", a assuré le chanteur, cité par l'Observateur.
Youssou Ndour avait récemment lancé un "mouvement citoyen", avec l'intention de soutenir publiquement, pour la première fois, un candidat à la présidentielle. "Je vais beaucoup plus éveiller les consciences, faire des tournées pour aider à comprendre et pour dénoncer les tricheurs", avait-il lancé.
A l'automne 2009, le chanteur avait diffusé sur internet une chanson intitulée "tout est obscur", qui faisait clairement écho au malaise social dans la banlieue de Dakar du fait des inondations et coupures d'électricité récurrentes.

12/05/2010

Youssou N' Dour a sa télé privée!

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Le Président Wade accorde la licence à la télé de Youssou Ndour
La nouvelle est tombée ; le Président Abdoulaye Wade vient d'attribuer la licence à la Télévision Futurs Médias (TFM) . Selon la radio Rfm c'est le Chef de l'Etat lui-même qui a informé au téléphone Youssou Ndour le promoteur de la TFM de sa décision de lui attribuer la licence d'exploitation d'une chaîne de télévision
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Un suisse à la tête de Sénégal Airlines

Edgardo Badiali nommé directeur général de Sénégal Airlines
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M. Badiali a été choisi par le Comité de sélection du Conseil d’Administration du Groupe Air Sénégal (GAS), propriétaire de Sénégal Airlines, précise la même source, ajoutant que ‘’la nomination de M. Edgardo Badiali marque l’aboutissement d’un long processus à la fois rigoureux et transparent’’.
‘’Après un avis international de recrutement lancé le 18 février 2010, M. Edgardo Badiali est celui qui répond le mieux aux critères définis pour diriger Sénégal Airlines’’, indique le texte qui décrit le nouveau directeur général comme un ‘’professionnel chevronné de l’aéronautique, qui a à son actif plus de trente années d’expérience, y compris dans le démarrage de nouvelles compagnies aériennes’’.
M. Badiali remplace ainsi Modou Khaya, DG de l’Aéroport International Blaise Diagne, qui avait été choisi en janvier dernier par le Conseil d’administration comme directeur général par intérim de la nouvelle compagnie.
S’adressant à la presse après la cérémonie de signature du contrat, le président du Conseil d’administration, l’ambassadeur Cheikh Ibrahima Diong, a indiqué que M. Badiali ‘’répond aux critères de choix du Comité de sélection’’.
‘’Nous attendons un démarrage immédiat, mais au préalable, il y a un travail à faire. C’est pourquoi, nous ne voulons pas donner une date précise à cet effet’’, a notamment dit M. Diong qui a rendu un hommage au président de la République qui, a-t-il dit, avait demandé, lors d’une audience, de n’accepter aucune interférence dans le choix du directeur général de la nouvelle compagnie.
Il a aussi rendu hommage au ministre d’Etat Karim Wade chargé des Transports aériens pour ‘’le rôle déterminant’’ qu’il a joué dans la création de la nouvelle compagnie en parvenant notamment à convaincre le secteur privé national à prendre la majorité des actions de la novelle compagnie.
Il a en outre salué le rôle joué par M. Wade en parvenant à faire des Emirates le partenaire stratégique de Sénégal Airlines.
Pour sa part, le nouveau DG s’est dit honoré par le choix porté sur lui parmi de nombreux candidats aussi bien Sénégalais qu’étrangers qui avaient postulé pour le poste.
Selon lui, ‘’on est en train de bâtir une compagnie avec une approche très professionnelle, avec une vision mais en même temps avec pragmatisme’’.
‘’Je ne sous estime pas le défi, mais en travaillant avec le Conseil d’administration, les futurs directeurs opérationnels et tous les autres employés, nous allons relever le défi’’, a-t-il déclaré.
M. Badiali, qui occupe, pour la première fois, un poste dans l’aviation civile en Afrique, avait auparavant travaillé dans plusieurs compagnies en Europe et en Asie, notamment.
Parmi les atouts de la nouvelle compagnie, M. Badiali a cité le personnel expérimenté de la défunte Air Sénégal International et le partenaire stratégique, Emirates.
Il a signé un contrat à durée indéterminée avec des ‘’prétentions salariales raisonnables pour une nouvelle compagnie’’, a précisé M. Diong.
Etaient présents lors de la cérémonie de signature du contrat, le DG intérimaire sortant, Modou Khaya, les représentants du secteur privé dans le comité de sélection, Ousmane Jeo Diop et Mamadou Racine Sy.
Le capital de Sénégal Airlines est estimé à 17 milliards de FCFA, rappelle-t-on. Les administrateurs sont au nombre de 12, repartis comme suit : 2 pour l’Etat, 2 venant des démembrements de l’Etat et 8 représentants le secteur privé national qui détient 63 % du capital.

10/05/2010

Un peu d'histoire...du Sénégal

Le Sénégal
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Officiellement la République du Sénégal, est un pays d’Afrique de l’Ouest appartenant à l’Afrique subsaharienne. Il est bordé par l’océan Atlantique à l’ouest, la Mauritanie au nord et à l’est, le Mali à l’est et la Guinée et la Guinée-Bissau au sud. La Gambie forme une quasi-enclave dans le Sénégal, pénétrant à plus de 300 km à l’intérieur des terres. Les îles du Cap-Vert sont situées à 560 km de la côte sénégalaise.
Le pays doit son nom au fleuve qui le borde à l’est et au nord et qui prend sa source dans le Fouta Djallon en Guinée. Le climat est tropical et sec avec deux saisons : la saison sèche et la saison des pluies.
Pendant la période coloniale, plusieurs comptoirs appartenant à différents empires coloniaux s’établissent le long de la côte. La ville de Saint-Louis devient capitale de l’Afrique occidentale française puis ce sera la ville de Dakar en 1902 laquelle deviendra ensuite la capitale de la république sénégalaise au moment de l’indépendance en 1960.
Depuis 2000, le président du pays est Abdoulaye Wade. Intégré aux principales instances de la communauté internationale, le Sénégal fait également partie de l’Union africaine (UA) et de la Communauté des États sahélo-sahariens.
Préhistoire
Mégalithes
Le plus souvent la préhistoire et protohistoire du Sénégal évoquent avant tout les cercles mégalithiques de Sénégambie ou les amas coquilliers artificiels, tels ceux de l’île de Fadiouth.
Pendant la préhistoire, la présence d’un peuplement assez ancien est estimé très antérieure à l’ère chrétienne. Des bifaces en amande du paléolithique inférieur ont été découverts dans la presqu’île du Cap-Vert, ainsi que d’autres objets en pierre plus élaborés (hachereaux, racloirs) dans la région de Rufisque et au bord des rivières du Sénégal oriental.
Au néolithique, l’outillage se diversifie et la céramique fait son apparition. Les fouilles menées dans les régions côtières ont mis au jour des restes de cuisine qui témoignent d’une importante population de pêcheurs et commerçants (marigot de Khant dans le delta, embouchure du Saloum).
La métallurgie se développe à l’époque protohistorique (premier millénaire avant J.-C.), où l’on retrouve des tombeaux en forme de tumulus. Dans le centre du pays, débordant sur l’actuelle Gambie, on trouve un ensemble de cercles de mégalithes sur un secteur de 100 km sur 250 km. On retrouve ce type d’alignement dans le nord est de la république centrafricaine.
Premiers royaumes
Ndeté Yalla, reine du Waalo
Les peuplements se sont progressivement consolidés pour aboutir à la création des premiers royaumes qui se forment au VIIe siècle, le Tekrour, le Royaume du Namandirou, puis le Djolof, avec de lointaines parentés avec l’empire du Ghana. Parmi les différents royaumes, le plus puissant au XIVe siècle était l’empire du Djolof qui regroupait le Cayor, le Baol, les royaumes sérères du Sine et du Saloum, le Waalo, le Fouta-Toro et le Bambouk. Au sud du pays, l’État du Kaabu, puis le Fouladou.
Le Djolof était un empire fondé par Ndiadiane N’diaye, premier bourba (roi) djolof. Il avait été élu comme chef dans ce qui allait devenir le royaume du Oualo, au nord-ouest de l’actuel Sénégal, dans la région du fleuve. Il avait réuni toutes les populations d’ethnie wolof pour fonder cet empire au XIIIe siècle. L’empire s’effondra en 1549, avec la mort du dernier empereur du Djolof, Lélé Fouli Fak, tué par Amari Ngoné Sobel Fall, alors chef de la région du Cayor.
Le Djolof est resté vassal de l’empire du Mali pendant un siècle. À partir de là, les autres États allaient, tour à tour, prendre leur indépendance jusqu’à réduire le grand empire du Djolof aux dimensions d’une royauté dans la partie centrale du pays. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, les colons français annexèrent progressivement tous les royaumes du Sénégal. Le Djolof fut le dernier royaume annexé avec le dernier bourba djolof, Bouna Alboury Ndiaye, sous l’impulsion de Louis Faidherbe.
L’islam est introduit au Sénégal pour la première fois entre le VIIIe siècle et le IXe siècle par le biais des commerçants arabo-berbères. Ils diffusent pacifiquement cette religion et convertissent les Toucouleurs et les Sarakhollés, lesquels la propageront partout au Sénégal. Plus tard, au XIe siècle, les Almoravides, aidés des Toucouleurs, tentent d’islamiser les groupes de religion traditionnel par le Djihad. C’est l’une des raisons qui entraîne la migration des Sérères vers le Sine-Saloum, des Wolofs, des Peuls et des Mandingues, qui étaient tous concentrés au Tekrour. L’islam se propage très tôt dans l’empire du Djolof. Mais c’est au XIXe siècle qu’il gagne véritablement l’ensemble des populations, pacifiquement, grâce aux marabouts et de leurs confréries tels que, Cheikh Amadou Bamba Mbacké, fondateur du mouridisme, El-Hadji Malick Sy (Tidjaniya) ou Seydina Limamou Laye, fondateur de la confrérie layène, qui émerveillent les populations par leur érudition et leurs supposés miracles. C’est également un moyen pour les populations de s’unir et se protéger contre les ravages que connaissent les royaumes au XIXe siècle (djihads répétés, colonisation forcée).
Le XIXe siècle est en effet marqué par la chute des royaumes, l’avancée des colons européens ainsi que par la résistance anticoloniale, illustrée par des personnages tels que Lat Dior, Sidya Ndaté Yalla Diop, El Hadj Oumar Tall, Mamadou Lamine Dramé, Bouna Alboury Ndiaye, Alpha Molo Balde, Maba Diakhou Ba, Ndeté Yalla Mbodj, Moussa Molo Balde… La religion catholique se diffuse avec les missionnaires européens à partir du XIXe siècle, en particulier au Sine et en Casamance. La figure emblématique de la Casamance est Aline Sitoe Diatta, une femme qui lutta contre les exactions des colons européens, au XXe siècle.
La colonisation
La conquête coloniale commence dès la découverte de ces terres en 1442 par le navigateur vénitien Cadamosto pour le compte du Portugal. Les Portugais se lancent alors rapidement dans la traite des Noirs, mais devront bientôt faire face à la concurrence des négriers britanniques, français et hollandais à travers le Commerce triangulaire.
Les Hollandais fondent un comptoir sur l´île de Gorée, la France établit en 1659 celui de Saint-Louis qui deviendra la première capitale du Sénégal. En 1677 les Français occupent à leur tour l’île de Gorée (un des principaux centres du commerce des esclaves avec Saint-Louis et le fort de l’île James en Gambie).
Un tirailleur et sa famille en transit à Marseille en 1913
La seconde République de 1848 créé un mandat de député pour Saint Louis. L’ordre colonial s’impose avec Faidherbe, gouverneur du Sénégal de 1854 à 1861 et de 1863 à 1865 qui jette les bases de la future Afrique occidentale française (AOF). Respectueux des coutumes indigènes, il étend l’influence française très au-delà du Sénégal, travaille à développer l’économie locale et créé le port de Dakar. La Troisième république accorde le statut des quatre communes à Saint-Louis, Gorée, Dakar et Rufisque, puis, sous l’influence du député noir Diagne une citoyenneté pour les habitants de ces communes en 1916 qui envoient des conscrits pendant les deux conflits mondiaux (les tirailleurs sénégalais). En 1919, certains troubles agitent Dakar. Le tirailleur Cheikou Cissé, né au Soudan et blessé pendant la guerre, est condamné à la peine de déportation perpétuelle et envoyé au bagne de Nouvelle-Calédonie. Mort en 1933, il a fait l’objet d’une lutte de la part des milieux anticolonialistes français (dont le Secours rouge international et la SFIC communiste).
Après Saint-Louis, Dakar devient, en 1902, la capitale de l’Afrique occidentale française, l’une des colonies françaises.
En janvier 1959, le Soudan français et le Sénégal fusionnent pour former la Fédération du Mali, qui devient complètement indépendante le 20 juin 1960. Cette indépendance est la conséquence des transferts de pouvoirs convenus dans l’accord signé en France le 4 avril 1960. Cette date est considérée comme le jour officiel d’accession du Sénégal à l’independance.
Indépendance
Articles détaillés : Confédération de Sénégambie, Conflit en Casamance et Conflit sénégalo-mauritanien.
Le 20 août 1960, le Sénégal se retire de la fédération du Mali et proclame son indépendance.
Le Sénégal et la Gambie s’unissent en 1982 pour former la Confédération de Sénégambie, mais celle-ci ne fut que théorique et n’a jamais été mise en application. Elle est finalement dissoute en 1989.
Des affrontements ont lieu depuis 1982 de manière intermittente entre les séparatistes installés dans le sud de la Casamance et les forces gouvernementales. Après plusieurs tentatives infructueuses, un nouvel accord a été signé à Ziguinchor le 30 décembre 2004 entre le ministre de l’Intérieur Ousmane Ngom et l’abbé Augustin Diamacoune Senghor, chef de la rébellion du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC).
Un autre foyer de conflit entre des Casamançais et la Guinée-Bissau s’est développé en avril 2007.
En 1989, la Mauritanie et le Sénégal ont rejeté violemment et respectivement les communautés du pays voisins alors que la plupart étaient nés depuis longtemps dans leur nouveau pays d’adoption et s’étaient bien implantés dans le tissu social et économique. Selon le HCR, des réfugiés sont toujours établis le long du fleuve Sénégal[6]. En 2007, le président de la Mauritanie a déclaré lors de sa campagne, être en faveur du retour de ses compatriotes vivant au Sénégal et au Mali contre leur gré.
Réserves et parcs nationaux
Parcs et réserves naturelles représentent 8 % du territoire national. Ils jouent un rôle majeur dans la préservation de l’environnement et contribuent de manière significative à l’essor touristique.
Dans ces aires protégées on dénombre au total 169 espèces de mammifères et 540 espèces d’oiseaux.
Le Sénégal compte six parcs nationaux : le Parc national du Niokolo-Koba dans l’est du pays ; le Parc national des oiseaux du Djoudj ; le Parc national de la Langue de Barbarie dans la région de Saint-Louis ; le Parc national des îles de la Madeleine au large de Dakar ; le Parc national du delta du Saloum dans le sud, ainsi que le Parc national de la Basse-Casamance, fermé depuis quelques années en raison des troubles dans la région.
Le pays compte également une trentaine de réserves naturelles de plus petite taille, telles que le Parc forestier et zoologique de Hann à Dakar, la Réserve de Guembeul, la Réserve de Bandia, la Réserve naturelle de Popenguine ou l’Aire marine protégée de Bamboung.

09/05/2010

JOOW le GPS qui parle Wolof

Découvrez le premier GPS en langue Wolof


08/05/2010

Ouverture de Dak'Art

Ouverture de Dak'Art, la Biennale de l'art africain contemporain
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La Biennale de l'art africain contemporain Dak'Art, une des plus importantes manifestations des arts visuels sur le continent, s'est ouverte vendredi dans la capitale sénégalaise, avec 28 artistes venus de 16 pays, a constaté un journaliste de l'AFP.
L"édition 2010, articulée autour du thème "rétrospective et perspectives", fera la part belle à la jeune création contemporaine issu d'un continent longtemps négligé sur la scène artistique internationale mais qui suscite depuis plusieurs années un vif intérêt.
Cette manifestation créée en 1992, et qui se tient jusqu'au 7 juin, veut aussi favoriser l?émergence de professionnels avertis tant au niveau de la critique d?art, du commissariat d?exposition qu?au niveau de la scénographie d?exposition.
Mais elle espère également développer de façon systématique des résidences d?artistes et des rencontres de professionnels entre deux biennales, les artistes africains se plaignant d'un manque de soutien financier et d'insfrastuctures pour exposer.
Un des temps forts de l'ouverture de la biennale est la confrontation vendredi soir des oeuvres de deux artistes très remarqués: Barthélemy Toguo (Cameroun), considéré comme un des cinq artistes africains contemporains les plus côtés, et Soly Cissé, un des Sénégalais contemporains les plus côtés.
Ce "duel artistique", à l'initiative du Centre culturel français de Dakar, sera ensuite présenté au Cameroun et en France. Elle fera l'objet d'un livre DVD.
"Ces cinq dernières décennies, l'image de l'Afrique est restée figée en Occident mais l'Afrique changeait et maintenant c'est visible. Le marché a pris acte de cette valeur artistique", a indiqué à l'AFP Florence Alexis, une des membres fondateurs de la Fondation Afrique en création.
"Ce n'est pas parce que l'Afrique est économiquement fragile qu'elle est artistiquement mineure. Il y a une richesse, une dynamique très forte car elle renouvelle les langages", a-t-elle souligné.
Le président sénégalais Abdoulaye Wade a de son côté demandé vendredi, lors de la cérémonie d'ouverture, aux artistes plasticiens sénégalais de contribuer, avec leurs oeuvres, "à embellir les carrefours et les places de Dakar".

Plastique, plaie du Sénégal

Environnement Sénégal
Le président Wade pour l'arrêt de l'utilisation des emballages en plastique
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Le président sénégalais Abdoulaye Wade a demandé à son gouvernement de réfléchir sur des mesures appropriées pour arrêter l'utilisation des emballages en plastique, indique-t-on de source officielle.
"Ces emballages en plastique dégradent notre environnement, causent des désagréments aux populations et menacent sérieusement le cheptel", a déclaré le chef de l'Etat, selon un communiqué du Conseil des ministres rendu public jeudi.
M. Wade a exprimé à cette même occasion sa "grande préoccupation face à l'usage abusif des emballages en plastique", ajoute le texte.
Les Sénégalais sont de grands utilisateurs d'emballages plastiques. Selon les données de la direction générale des douanes, contenues dans un document de l'Agence de la propreté du Sénégal ( APROSEN), la quantité de plastique importée par le Sénégal est passée de 49.996 tonnes en 2000 à 79.128 tonnes en 2009.

07/05/2010

Concert pour la paix à Dakar

Concert pour la paix et la tolérance à Dakar
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Ce mercredi 12 mai 2010 à partir de 16h, les artistes se réunissent au stade Léopold Sedar Senghor sous le signe de la paix, l’entente et la tolérance.
Pour une grande cause de grands artistes. Le public dakarois ne sera pas déçu, des artistes tels que Youssou Ndour, Baba Maal, Omar Pène, Titi, le Pbs, Carlou D et bien d’autres encore donneront un concert au stade Léopold Sedar Senghor. L’entrée est gratuite sous présentation du billet d’invitation.
Cet événement inédit a des airs de début d’été, un rendez-vous à ne pas manquer...pour ceux qui sont sur place!
Infoline : 800 00 97 97

Train touristique "Dakar-Bamako"

SENEGAL-MALI-TOURISME
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Vers la mise en place d’un train touristique entre les deux pays
Le Sénégal et le Mali projettent de mettre en place un train touristique entre les deux pays, dans le cadre des stratégies destinées à développer le tourisme inter-Etats, a annoncé sans autres précisions Thierno Lô.
‘’Avec mon homologue du Mali, nous avons un projet de mise en place d’un train touristique entre Bamako et le Sénégal’’, a déclaré le ministre de l’Artisanat, du Tourisme et des Relations avec le secteur privé et le secteur informel au dernier numéro du Bulletin d’information économique (BIE) de la Chambre de commerce, d’industriel d’agriculture de Dakar (CCIAD).
La publication du CCIAD a consacré sa dernière édition (30 avril-10 mai) au secteur ‘’stratégique’’ du tourisme, sur lequel les pouvoirs publics comptent s’appuyer ‘’pour en faire un outil de développement économique durable’’.
Selon le ministre de l’Artisanat, du Tourisme et des Relations avec le secteur privé et le secteur informel, une réflexion est également en cours pour voir comment ‘’articuler et faciliter les relations entre le Sénégal et la Côte d’Ivoire’’, afin de ‘’faire ensemble une bonne promotion de l’Afrique de l’Ouest’’.
‘’Nous envisageons aussi de créer une rencontre des ministères du Tourisme de la zone UEMOA pour que nous puissions articuler nos différentes interventions et capter le flux touristique’’, a indiqué Thierno Lô.
Parallèlement, ‘’nous sommes aussi en train de travailler à l’intérieur du Sénégal pour créer un évènement annuel, qui serait peut-être le Festival de Dakar ou le Festival de Gorée avec tous els acteurs culturels qui sont ici’’, a-t-il ajouté.
‘’Nous les avons rencontrés et nous sommes en train de travailler sur les modules pour la mise en place d’un événementiel qui doit regrouper les sommités de l’art sénégalais, de la culture et puis des pays de la sous-région’’, a-t-il précisé.

06/05/2010

Escroquerie sur les titres de résidence à Saly

Escroquerie sur les titres de résidence à Saly
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Plus d’une dizaine de Français se retrouvent avec de fausses cartes de séjour
 
Une grosse affaire de fausses cartes de séjour pour les étrangers vient d’être mise à nu par les principales victimes constituées de ressortissants français. Plus d’une dizaine de ces derniers sont tombés entre les mains d’un Sénégalais qui leur a délivré de faux certificats de résidence moyennant de l’argent. Chaque victime a perdu plus de cent mille francs Cfa. Le faussaire court toujours, selon nos sources, bien que des plaintes soient déposées au commissariat de Thiès.
Ancien comptable qui a travaillé dans une société à Thiès, puis remercié pour avoir commis des fautes professionnelles, Khaly Samb s’est reconverti dans les «affaires» en prospectant les étrangers, particulièrement des Français pour obtenir leurs services. Ayant obtenu leur confiance, il leur fait miroiter qu’il lui était possible de se procurer des cartes de résidence en un temps record et des permis de port d’arme en échange de tunes. Sans arrière-pensée, ces victimes lui ont remis chacun la somme 125 000 FCfa, y compris les timbres et la caution de rapatriement qui s’élève à 75 000 FCfa.
Les choses allaient se découvrir, lorsqu’un citoyen Français s’était présenté à Thiès au service des étrangers pour déposer sa carte, parce qu’il devait voyager le soir même pour la France, il s’est vu signifier que la carte était fausse. Pressé de questions, il livre le nom d’un certain Khaly Samb. Mais il sera gardé à vue au commissariat durant plusieurs heures, ratant ainsi son vol du soir. En apprenant l’arnaque, plusieurs Français se sont rués au service des étrangers à Thiès pour déposer leurs faux titres de séjour après avoir été invités par les policiers à déposer une plainte au commissariat. C’est le cas de Bernard Lang, un Alsacien qui habite en Saverne au nord de Strasbourg.
Ayant fait connaissance avec Khaly Samb par l’intermédiaire d’un ami de ce dernier, ce dernier lui propose de lui procurer un titre de résidence moyennant 110 000 FCfa. Marché conclu, l’homme d’affaires lui livre la carte dans un délai très court. Lorsqu’il a appris qu’il détenait du faux, il s’est présenté spontanément pour déposer la carte qui ressemblait à un vrai document avec un cachet et une signature presque identiques. La mort dans l’âme, il explique que Khaly Samb lui avait proposé un permis de port d’arme.
«Supposons qu’il m’ait procuré ce permis et en cas de pépin, je risquerais la prison alors que je suis au Sénégal pour être auprès de ma fille de dix ans et du bon climat pour ma maladie.» Cet ex-militaire et ancien employé de commerce ne veut pas de problème avec la justice du Sénégal. Il demande que cette escroquerie cesse, en mettant hors d’état de nuire ce faussaire qui fait du mal aux gens, particulièrement aux Français. Et également la restitution de son argent. Il conclut que Khaly Samb continue toujours à vaquer à ses occupations sans être inquiété. Les victimes ont déjà contacté le consul pour se constituer en partie civile.

03/05/2010

La pêche au Sénégal

Sénégal : des pêcheurs se mobilisent pour préserver la ressource
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Combinaison jaune à la main, une caisse pleine de glaçons dans l’autre, Ismaëla Diop se prépare à partir en mer. De préférence de nuit, « car la mer est plus calme et les truites de mer seront plus dociles», glisse –t-il, tout en arrangeant les appâts dans la pirogue.
«Nous avons constaté que la ressource disparaît. Il y a beaucoup de pêcheurs et par exemple, la pêche au filet gaspille la ressource», s’indigne-t-il. Comme Ismaëla, près de six cent pêcheurs de Soumbédioune (quai de pêche proche de la Médina, quartier populaire de Dakar) embarquent quotidiennement pour pêcher des crustacés ou des espèces « nobles ».
« Nous sommes en train de nous réunir pour voir comment on va interdire ce genre de pêche parce que le filet détruit (les poissons, ndlr) ». Discuter, expliquer. Voilà donc la méthode adoptée par un groupement de pêcheurs de Soumbédioune. Le vieux Alioune Diop a plus de 40 ans d’expérience. Aujourd’hui, il sensibilise les pêcheurs et propose de nouvelles règles. « Les pêcheurs ne doivent pas attraper les poissons juvéniles », affirme le président de l’association des pêcheurs de Soumbédioune.
Le second projet consiste « à arrêter certaines méthodes de pêches : la pêche sous-marine, la pêche dynamite, la pêche au filet… le code de la pêche les interdit », liste-t-il d’un ton ferme. Seulement, il est bien difficile de changer des comportements. Il y a encore beaucoup de réfractaires. Comme Abass, un pêcheur de 32 ans. « Pour moi, chacun gagne sa vie », se défend-il. « Ça sera très difficile (d’instaurer de nouvelles règles, ndlr), les pêcheurs sont têtus », poursuit-il.
Pour atténuer ce phénomène, le Sénégal élabore des plans d’aménagement afin d’équilibrer le nombre de pêcheurs par rapport aux ressources halieutiques disponibles. Première mesure : réduire la flotte de 25%. « Nous sommes en train d’évaluer la ressource et nous immatriculons le secteur de la pêche artisanale », explique Moustapha Thiam, adjoint au directeur des Pêches. « A terme, poursuit-il, nous allons disposer d’informations suffisantes pour mettre en place des critères objectifs pour pouvoir pêcher au Sénégal », poursuit-il. Premières espèces ciblées : le poulpe, le Merlu et les crevettes profondes.
Bineta Diagne

02/05/2010

Incendie sur un marché de Dakar

Un grave incendie au marché Thiaroye ferait un mort et des millions de marchandises en fumée
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Un grave incendie au marché Thiaroye ferait un mort et des millions de marchandises en fumée
Le marché de Thiaroye (banlieue de Dakar) est la proie d’un incendie ce samedi 1er mai 2010 depuis les environs de 17h. Il serait partie d’un liquide inflammable qui se serait embrasé au moment où des menuisiers métallique étaient à l’œuvre dans cet immeuble niché au cœur du marché. Très rapidement le feu a pris de l’ampleur et a commencé à étendre ses tentacules un peu partout dans ce marché où il n’y a presque pas de passage tellement les cantines ont occupé tous les espaces disponible.
Pris de panique, les marchands et populations riveraines ont vite fait d’alerter les sapeurs pompiers qui ne mettront pas du temps à se pointer sur les lieux. Seulement la citerne qui s’était déplacée s’est avérée on ne peut plus insuffisante. Ainsi quatre autres ont rappliqué de suite sur les lieux. Malgré tous leurs efforts, les soldats du feu ont peiné à venir à bout des flammes jusqu’aux alentours de 20h.
L’incendie a tellement été d’une rare violence qu’il aurait fait une victime. Des marchands ainsi que quelques témoignages avancent qu’une personne n’a pas pu se sauver. En plus de cette éventuelle perte en vie humaine, une dizaine de millions de francs CFA serait partie en fumée dans ces flammes.
Ce feu qui a consumé un quart du marché de Thiaroye a mobilisé presque toutes les autorités de Pikine voire de la banlieue. Le sous préfet ainsi que le commissaire de la police de Thiaroye ont aussitôt après avoir été informés demandé que le marché soit isolé du circuit électrique avant que l’incendie se propage davantage. Le maire de Pikine, Pape Sagna Mbaye, un représentant du Directeur Général de l’Office pour l’Emploi des Jeunes de la Banlieue (OFEJBAN) et d’autres autorités ont tenu à se présenter sur les lieux.