29/06/2010

Drogue au Sénégal

Le trafic et l’usage en hausse au Sénégal
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Le trafic et les saisies de produits narcotiques augmentent au Sénégal. Cette année, plus 3 tonnes de chanvre, 65 kg de cocaïne et 56 grammes d’héroïne ont été saisis, avant d’être incinérés samedi. Plus que les prises de l’année écoulée.
Le Sénégal est devenu un passage obligé pour les narcotrafiquants. Les saisies opérées par les forces de sécurité, la police et la gendarmerie, ont encore augmenté cette année, selon Abdoulaye Niang, le directeur de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis). ‘La quantité de chanvre indien incinérée en 2010 qui est de 3 tonnes 432 kilogrammes et 379 grammes est sensiblement la même que celle de l’année dernière qui était de 3 tonnes 770 kilogrammes 658 grammes’, révèle Abdoulaye Niang. ‘Le nombre de saisies qui s’élève à 1 920 a augmenté par rapport à l’année passée qui s’élevait à 1 829 à cause des différentes interventions dans le commerce de détail. Avec ce tonnage, 686,475 doses ont été retirées du marché. Le même phénomène a été observé avec les saisies de cocaïne qui ont nettement augmenté en nombre et en quantité. On a noté en effet, quarante-sept saisies contre vingt et une en 2009 et plus de 65 kg contre 37 en 2009’, poursuit le chef de l’Ocrtris. Ce dernier qui précise que la quantité incinérée samedi représente les saisies opérées dans l’unique région de Dakar, soutient également que celles opérées par les services des douanes ne sont pas comptabilisées.
Le commissaire Abdoulaye Niang, qui s’exprimait, samedi, lors de l’incinération des produits psychotropes saisis durant la période allant du mois de mai 2009 à mai 2010, par la police et la gendarmerie, ajoute que le trafic et la consommation de l’héroïne et du haschich ont connu une baisse. ‘De 100 grammes en 2009, l’héroïne est tombée à 56 grammes en 2010. Le haschich que l’on rencontre sporadiquement sur le marché, n’a pas connu de saisie dans cette période, alors qu’il était de 186 grammes en 2009. Il en est de même des substances psychotropes qui sont passées de cinquante 50 unités en 2009 à 44 en 2010’, note-t-il. Le chef de l’office de répression de la drogue explique la chute de la consommation de l’héroïne par le nombre de décès qu’elle a occasionnés chez les toxicomanes. ‘Durant cette année, treize personnes ont trouvé la mort à cause de l’usage de cette drogue. Les toxicomanes se piquaient avec des déchets d’héroïne venant du Pakistan et d’Iran. Quand la vraie héroïne est arrivée, elle a causé la mort de ces treize personnes qui étaient habituées à celle venant de l’Asie’, informe Abdoulaye Niang, soulignant que l’héroïne, c’est une drogue très difficile à doser.
Mais malgré l’augmentation des saisies et de la consommation de la drogue au Sénégal, Abdoulaye Niang réfute le terme de plaque tournante que certains utilisent pour qualifier Dakar. Selon lui, une plaque tournante est une zone de transit, mais aussi une zone,où les narcotrafiquants négocient et fixent les prix de la drogue. Alors que, d’après lui, la capitale sénégalaise est loin d’offrir ce cadre. ‘Notre pays, encerclé de plaques tournantes, est devenu, par la force des choses, un point important de transit et non encore de plaque tournante comme certains pays voisins. De par sa situation géographique et du fait de la fiabilité de ses réseaux de communication, les organisations criminelles internationales s’y sont intéressées en en faisant un point d’étape comme la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest’, dit-il.
L’incinération de la drogue samedi qui clôture la semaine nationale de lutte contre la drogue, a été présidée par le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, Bécaye Diop. Et il s’est félicité des résultats obtenus par les forces de police et de la gendarmerie qu’il a invitées à continuer le combat en leur fixant un objectif impératif, à savoir ‘faire en sorte que notre pays ne soit ni un pays de transit, ni un pays de consommation de la drogue’. Sinon, a-t-il prévenu, c’est le taux de criminalité qui va augmenter. Ce qui ne l’a pas empêcher à reconnaître les difficultés liées à la traque des passeurs de drogue qui n’hésitent plus à ‘transporter de la drogue en l’avalant sous forme de boulettes’. Cas de ces femmes trafiquants dont la fouille pose problème. Mais, selon le ministre d’Etat, c’est là où les sections féminines de la police et de la gendarmerie vont devoir intervenir davantage.
Charles Gaïky DIENE

Payer par téléphone mobile au Sénégal

La Société Générale lance le paiement par téléphone mobile au Sénégal

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La Société Générale, qui compte près de 2,6 millions de clients en Afrique, lance au Sénégal un nouveau service de paiement par téléphone mobile, ouvert à tous, et particulièrement à ceux qui n'ont pas de compte en banque.
Selon un communiqué publié lundi, la Société Générale de banques au Sénégal (SGBS), filiale du groupe Société Générale et première banque du pays, initie ce service, appelé Yoban'tel.
Le lancement de ce service au Sénégal constitue "une première étape vers un déploiement généralisé sur le continent (...) avant de devenir la solution disponible de paiement par téléphone mobile pour le Groupe Société Générale dans le monde", explique la banque.
Ce service est ouvert à tous ceux qui ont un téléphone portable, quel que soit l'opérateur. Ces derniers doivent ouvrir un compte chez Yoban'tel, et y verser des fonds.
Concrètement, il y a deux cas de figure. Soit le particulier fait un versement à un autre particulier, via ce service. Dans ce cas, c'est l'émetteur, soit celui qui fait le virement, qui paiera une commission.
Le deuxième cas de figure, c'est un paiement à un commerçant, avec Yoban'tel. Dans ce cas, c'est le commerçant qui paiera la commission.
La grille tarifaire concernant ce nouveau service sera publiée mardi. Selon un porte-parole de la banque, ces tarifs seront "très compétitifs".

25/06/2010

Le Sénégal remanie son gouvernement

Remaniement du gouvernement, 12 femmes sur 41 membres
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Sur les 41 membres du gouvernement, 12 sont à présent des femmes, telle Innocence Ntap qui devient ministre du Travail et des organisations professionnelles, selon ce décret distribué à la presse au siège du gouvernement.
La plupart des femmes fraîchement nommées se voient cependant confier des ministères de second plan, telles Awa Ndiaye, chargée du Genre et des relations avec les associations féminines africaines et étrangères, Aminata Lô, des relations avec les institutions, ou Seynabou Ly Mbacké, de l'entreprenariat féminin et de la micro-finance.
Le gouvernement reste dirigé par le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye, en poste depuis treize mois.
La ministre de l'Agriculture, Fatou Gaye Sarr, est limogée et remplacée par Khadim Gueye.
Abdourahim Agne (Télécommunications, Technologies de l'information et de la communication, Transports terrestres et Transports ferroviaires) perd son poste, qui se retrouve scindé en trois. Le porte-parole du gouvernement, Moustapha Guirassy, se saisit des Télécommunications, Fatou Blondin Niaye Diop se voit chargée des TIC, tandis que Nafissatou Diouf Ngom reprend les Transports terrestres et ferroviaires

22/06/2010

Les épices aphrodisiaques

LES EPICES APHRODISIAQUES
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Dans cet article découvert sur le net, écrit par une Sénégalaise...vous trouverez une liste d'épices qui ont des vertus aphrodisiaque et qui, sans nul doute, donnerons plus de piquant a votre vie sexuelle...si tant est que vous en ayez besoin!
Docteurs, Marabouts, sorciers, mages en tous genres, prenez-en...de la graine!

Le Céleri
Le céleri contient des vitamines A, C, B, P, minerais et oligo-éléments. Il est excellent pour les muscles et liquéfie le sang. Il réduit les niveaux de cholestérol et aide les artères à combattre le vieillissement. Les Romains ont consacré le céleri à leur dieu Pluton, le dieu du sexe et de l'enfer.

Le Clou de girofle
Un des plus puissants aphrodisiaques naturels. Il est également valable contre la fatigue mentale et physique et aussi pour la perte de mémoire.

Coriandre
Sa graine sèche dans le vin a un effet euphorique, particulièrement pour les femmes. Toutefois il est recommandé pour les hommes de ne pas abuser de la substance afin d'éviter des effets opposés...

Le Gingembre
Il a été employé dans des boissons destinées à exciter les sens. Pris dans des doses raisonnables, il cause des salutaires flux chauds. Dans des doses excessives, il irrite les intestins...

Raifort
Sa pulpe a des propriétés aphrodisiaques.

Le Jasmin
Ses fleurs délicieusement parfumées sont cultivées tout autour du monde, mais le jasmin espagnol est celui principalement utilisé pour parfumer les liqueurs. Faites attention: les graines de jasmin sont vénéneuses.

La Moutarde
Stimule l'action des glandes sexuelles. Il y a trois genres de moutarde: noir, blanche et jaune d'Inde. La moutarde blanche a eu un succès énorme dans le moyen âge.

Musc
Il s'agit d'une substance brune extraite à partir d'une glande localisée sous la peau de l'abdomen des petits cerfs communs qui habitent en Asie du sud-est. Malgré son origine peu appétissante, c'est une panacée et il a été employé pour traiter l'épilepsie, la coqueluche, la fièvre typhoïde et la pneumonie. Bien connue pour ses vertus aphrodisiaques, il est réduit en poudre et légèrement parsemé sous de la nourriture. Un excès cause le vertige...

La Noix de muscade
Pas très puissante pour les femmes, elle a la réputation d'être le meilleur ami de l'homme. Originaire de l'île de Banda, en Indonésie, l'origan en infusion est un remarquable agent passionnant.

"Bois sacré" en Casamance

16 villages casamançais renouent avec l'initiation au "bois sacré"
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 Seize villages de Casamance, dans le sud du Sénégal, ont renoué ce week-end avec les rites d'initiation dans le "bois sacré", pour préparer les hommes de l'ethnie diola à devenir des "êtres entiers", responsables et soudés.
Le village de Kaodioul (150 habitants) a été le premier à ouvrir son "bois sacré", samedi, dans le département de Bignona, au nord de Ziguinchor.
Le "bukut" (initiation, en diola) n'y avait pas été organisé depuis 1968. "Il a fallu que la jeune génération menace d'aller se faire initier ailleurs pour que les sages décident de réactiver le +bois sacré+!", glisse un habitant.
Il était temps. Car, dans la culture diola, "un adulte non initié n'a pas le droit de participer aux concertations quand des décisions importantes doivent être prises concernant son village ou sa communauté", explique à l'AFP un des responsables de l'organisation, Bernard Badji, 63 ans.
Samedi, à Kaodioul, les novices venus aussi des villages alentour ont d'abord été purifiés dans des bains mystiques préparés par les "sages", à l'abri de huttes.
Devant une foule impressionnée, des hommes déjà initiés, munis d'amulettes, ont démontré publiquement leur "invulnérabilité", assurant à chacun que les couteaux ne les blessaient pas.
Puis les novices sont apparus, la tête rasée. Portant un pagne pour tout vêtement, ils se sont avancés en dansant. Leurs mères, leurs soeurs, leurs tantes avaient le droit de les accompagner, mais seulement jusqu'à l'orée du bois.
Autrefois, c'est à l'occasion de cette initiation qu'était pratiquée la circoncision. A présent, les garçons diolas sont généralement circoncis, d'abord, à l'hôpital.
Mais, à l'abri de la forêt, les rites, secrets, restent les mêmes.
"Cette organisation sociale prépare les initiés à devenir des êtres entiers, prêts à assumer leurs responsabilités", explique le "doyen" Abba Diatta, notable de Ziguinchor lui-même initié en 1951. "On apprend au jeune à parler sans parler, avec un bâton... Comment il doit respecter ses parents ou se comporter avec le bien d'autrui", énumère cet octogénaire.
A Kaodioul, parmi les futurs initiés, on compte des médecins, ingénieurs, ouvriers, militaires, chômeurs... "Tous vont subir les mêmes épreuves physiques, acquérir le même +savoir être+: loyauté, honneur, sens du travail et de la solidarité...", dit M. Badji.
Le plus jeune des novices n'a que cinq ans, les plus âgés une soixantaine d'années.
Quand ils sortiront du bois, une semaine plus tard, tout le village les honorera "comme des héros". "Ils auront perdu leur indolence et leur irresponsabilité d'enfants, ils seront soudés comme s'ils sortaient d'une même matrice", assure M. Badji.
Seydou Coly, ancien du village d'Eugulaye, né dans les années 1920, relève qu'à son époque, "le +bukut+ se faisait tous les 20 ou 21 ans. Mais maintenant, à cause des difficultés économiques et des problèmes pour se procurer boeufs et riz, c'est une durée de 40 ans qui sépare deux initiations".
Pour M. Badji, ce délai est plutôt dû à l'expansion du christianisme, "qui a essayé de casser les traditions dites païennes".
"Nous ne sommes pourtant pas des ennemis de l'Eglise", assure ce sexagénaire "profondément chrétien". "Nous nous battons seulement pour maintenir nos valeurs. Elles font partie de notre âme diola. Elles renforcent la cohésion de notre société".
Par respect pour la tradition, le conflit qui couve en Casamance depuis 1982 est aussi mis entre parenthèses. Oubliés les accrochages entre l'armée et la rébellion indépendantiste, qui ont fait de nombreux morts ces derniers mois.
D'ailleurs, chacun sait que des combattants participent aux initiations.
Personne n'osera venir troubler les cérémonies, assure M. Badji. "Sachant la valeur du "bois sacré" pour tous les Casamançais".
Joseph LOPY

19/06/2010

2000 emplois à Mbodiène

Création de 2000 emplois dans le tourisme au Sénégal
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Le groupe espagnol Adonis vient de s’engager à investir près de 195 milliards de CFA au Sénégal dans l’aménagement du site touristique de Mbodiène, situé à près de 90 km de Dakar.
la nouvelle station touristique que le Groupe Adonis compte financer est située à 20 minutes du nouvel aéroport international Blaise Diagne. L’infrastructure aéroportuaire a d’ailleurs constitué un produit d’appel pour le projet reconnaissent les investisseurs espagnols. L’exploitation du projet Destination Sénégal va s’étaler sur quelque 300 hectares. Une manière d’attirer davantage d’investissement directs étrangers (IDE) dans le secteur touristique, d’accroître sensiblement les capacités d’accueil et de proposer ainsi une offre de qualité.
Sur les 195 milliards Cfa mis sur la table par les promoteurs espagnols, 75 milliards seront affectés aux investissements globaux pour 20 milliards destinés à l’aménagement du site en sus des autres travaux. La structure du capital est articulée autour d’une joint venture entre la Groupe espagnol et la société SAPCO Sénégal qui détient pour sa part 35% du capital. Les investisseurs ibères tiennent énormément à ce projet puisque leur délégation a débarqué au Sénégal par vol spécial avec à sa tête le Président du Groupe Bernard Lonis accompagné d’une quarantaine d’autres chefs d’entreprises venus du pays de Cervantès.
Le projet touristique intégré de Mbodiène va proposer une offre infrastructurelle de 20 hôtels totalisant plus de 6000 chambres, une clinique, des installations sportives, un héliport, etc. Il va générer quelque 2000 emplois directs et indirects. La signature de cette convention donne assurément du relief à la tenue du premier salon international du tourisme de Dakar

17/06/2010

Le fleuve Sénégal

Quelle mise en valeur pour le fleuve Sénégal ?
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Le fleuve Sénégal sert à tout : la lessive, la baignade, la lavage de voitures, les rencontres,...
forte présence des ONG de toutes nationalités est incontournable lorsque l'on arrive dans le bassin du Sénégal : que ce soit au Mali, en Mauritanie ou au Sénégal, les panneaux indiquant la réalisation de projets pullulent à l'entrée de chaque ville et village. Le Sénégal, par exemple, est le pays les plus aidé du continent africain, recevant aujourd'hui l'équivalent de 100 US$ par habitant et par an (Source : "Accroître l'efficacité de l'aide au Sénégal", Jacques Morisset, Economiste principal de la Banque mondiale pour le Sénégal). Il faut dire que l'Afrique de l'ouest a toujours attiré les européens : les portugais d'abord, suivis de près par les hollandais, qui finirent par laisser place aux colons français. Saint Louis, à l'embouchure du fleuve, devint dès le XVIIème siècle un port commercial de première importance, notamment pour la gomme arabique et l'or, puis la traite négrière. Encore aujourd'hui, ce lourd passé a laissé de nombreuses traces dans les trois pays riverains.
Caractéristiques hydrologiques du Bassin du Sénégal
Longueur du fleuve: 1 750 km
Principaux affluents : Rivières Bafing, Bakoye et Faleme (qui apportent 80% du flux du fleuve Sénégal)
Surface du basin: 340 000 km2 (Guinée : 31 000 km2 (11%), Mali: 155 000 km2 (53%), Mauritanie : 75 500 km2 (26%) et Sénégal: 27 500 km2 (10%)).
Précipitations annuelles : 660 mm/an
Ruissellement annuel (à la station de Bakel):
Avant 1985 : 698 m3/s
Après 1985: 412 m3/s
Débit annuel (à la station de Bakel):
Avant 1985 : 863 m3/s
Après 1985: 416 m3/s
Population totale dans le bassin : environ 3 500 000 habitants
Le Sénégal au fil de l'histoire...
C'est donc au cours de la période coloniale que sont mises en place les premières structures communes de gestion du fleuve. En 1934 est créée la Mission d'Etudes et d'Aménagement du fleuve Sénégal (MEAF) puis en 1938 la Mission d'Aménagement du fleuve Sénégal (MAS) qui deviendra en 1959 un organe commun de mise en valeur du fleuve au service des trois Etats autonomes. En 1960, Sénégal, Mali et Mauritanie accèdent à l'indépendance (respectivement les 18 juin, 20 juin et 28 novembre).
Trois ans plus tard, le 25 juillet 1963, les trois riverains, accompagnés de la Guinée où le fleuve prend sa source, signent la convention de Bamako pour le développement du bassin du fleuve Sénégal. Cet accord déclare le fleuve Sénégal comme « fleuve international » et crée un Comité Inter-états regroupant les quatre protagonistes. Le comité pose les bases d'une coopération régionale appelée à durer. S'ensuivent dans les années 1960 un certain nombre d'accords relatifs au statut du fleuve. C'est le cas notamment de la Convention de Dakar du 7 février 1964 puis de la Convention de Labé du 26 mai 1968 qui crée l'Organisation des Etats Riverains du Sénégal (OERS) remplaçant le Comité Inter-états et élargissant le champ de la coopération régionale. L'OERS, à l'instar du Comité préexistant, ne se limite plus à la valorisation du bassin mais a pour but l'intégration économique et politique de ses quatre membres.
En 1972-73, un évènement climatique vient précipiter le processus de coopération. Le bassin est frappé par de grandes sécheresses. Conscients du fait qu'aucune entité de la sous - région considérée séparément ne peut réussir un développement viable et durable, les responsables des trois États riverains du fleuve Sénégal, encouragés en cela par les diverses tentatives de l'ancienne puissance coloniale, (notamment avec les études effectuées par la MEAF et la MAS), décident le 11 mars 1972 d'unir leurs efforts dans le cadre de l'Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS). La Guinée, qui s'était retirée de l'OERS en 1972 de par une volonté d'isolement diplomatique et de grandes difficultés économiques, n'en fait pas partie. Les objectifs de l'OMVS visent principalement à réduire la vulnérabilité et accélérer le développement économique de ses états membres en améliorant les revenus des populations riveraines et en assurant leur autosuffisance alimentaire. En parallèle, l'organisation cherche à préserver les écosystèmes dans la sous-région et plus particulièrement dans le bassin.
Dans ce but, les trois états décident au début des années 1970 de la construction de deux grands ouvrages d'intérêt commun sur le fleuve Sénégal qui appartiendraient en commun aux Etats membres de l'OMVS. Le 12 septembre 1981 débute ainsi la construction du barrage de Diama, suivie en juin 1982 par celui de Manantali. Si le premier poursuit l'objectif d'empêcher les remontées salines dans le fleuve et d'améliorer l'irrigation, le second cherche à atténuer les crues et produire de l'hydroélectricité. Les constructions sont achevées respectivement en 1986 et 1988, date de leur mise en eau. Les barrages permettent l'expansion de l'agriculture irriguée et la culture d'une deuxième récolte annuelle. Fait intéressant, alors que les pays avaient réussi à s'entendre en période de pénurie, c'est cette soudaine abondance qui entraîne des conflits. Ainsi le 9 avril 1989 se produit un incident frontalier entre le Sénégal et la Mauritanie, les maures beïdanes ayant spolié de leurs droits fonciers les négro mauritaniens et les halpulaar sénégalais qui exploitaient les deux rives de la basse vallée et du delta. Cet incident va servir de prétexte au déclenchement de vagues de violence au Sénégal et en Mauritanie contre les ressortissants respectifs des deux pays. Cela entraînera la fermeture de la frontière entre les États et la cessation du dialogue direct entre les deux gouvernements.
Heureusement, l'historique commun de coopération permet de mettre fin au conflit et de rétablir les relations diplomatiques entre les deux États le 23 avril 1992. La même année, le Protocole d'accord-cadre de coopération entre la République de Guinée et l'OMVS est signé, créant un cadre de coopération pour des actions d'intérêt mutuel sur le fleuve et son bassin et permettant à la Guinée d'assister aux réunions de l'OMVS en tant qu'observateur. Il faudra cependant attendre mars 2006 pour que la Guinée devienne membre à part entière de l'OMVS. Mais de 1994 à 2000 apparaissent de nouveaux défis : la construction des barrages a engendré la dégradation des écosystèmes et la prolifération de maladies liées à l'eau comme la bilharziose ou le paludisme. Outre ces difficultés, l'OMVS se heurte également au manque de données sur le fleuve, qui sont dispersées et en quantité insuffisante. Pour y faire face, l'organisme crée en novembre 2000 l'Observatoire de l'Environnement destiné rassembler les informations disponibles sur le fleuve et à en produire de nouvelles.
Dans la dernière décennie, l'OMVS s'est engagée dans plusieurs projets et programmes. Le fonctionnement de l'usine hydroélectrique de Manantali (initié en septembre 2001) est pris en charge par la Société de Gestion de l'Energie de Manantali (SOGEM), tout comme celui du barrage de Diama par la Société de Gestion et d'Exploitation de Diama (SOGED). En mars 2002, l'organisation a entamé la réalisation du Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) puis a signé en mai de la même année la Charte des Eaux du Fleuve Sénégal. Toutes ces initiatives ont pour objectif de mieux connaître la ressource et de pouvoir en partager les bénéfices. Depuis 2009, l'OMVS s'est lancée dans la construction de deux nouveaux barrages : Félou et Gouina. Mais revenons rapidement sur leurs deus prédécesseurs : Manantali et Diama.
Deux barrages plus que controversés
Comme indiqué plus haut, un des principaux objectifs du barrage de Manantali est la production d'hydroélectricité. Terminée en septembre 2001, l'usine hydroélectrique devait initialement afficher une puissance de 200 mégawatts (MW) afin de fournir une moyenne de 800 gigawatts heure par an (GWh) aux trois états membres de l'OMVS. En réalité, la production actuelle atteint seulement 547 GWh. La capacité totale du barrage est de 11,5 millions de m3 d'eau. Situé sur le Bafing, l'objectif du barrage, outre la production d'hydroélectricité, est d'atténuer les inondations et de stocker de l'eau pendant la saison des pluies afin d'augmenter le flux en saison sèche pour l'irrigation et la navigation.
Si Diama, lui, ne possède pas d'usine hydroélectrique, son rôle de blocage des intrusions salines n'en est pas moins important. Mais les effets escomptés n'ont pas tous eu lieu. De l'eau, il y en a, et même plus qu'avant. La disponibilité a augmenté au bénéfice des divers usages des populations locales : agricole, domestique, agro-industriel, et même pour la recharge de la nappe phréatique. L'agriculture irriguée s'est développée, les inondations ont diminué et les rendements ainsi que le niveau de vie de la population augmentent grâce à la production hydroélectrique. Grâce également aux infrastructures mises en place autour des barrages, les riverains bénéficient d'un certain nombre d'aménités comme des routes, des centres de santé, l'électrification, et la possibilité de navigation entre St Louis (Sénégal) et Kayes (Mali).
Et pourtant, le bilan des « contre » semble plus lourd que celui des « pour ». Les maladies d'origine hydrique se sont développées de façon endémique (bilharziose, paludisme, diarrhées, fièvre de la vallée du rift (FVR) …). Les retenues d'eau ont entraîné la prolifération d'espèces aquatiques nuisibles comme le Salvinia molesta, la jacinthe d'eau ou le Tifa. Ces deux conséquences sont malheureusement liées puisque le Tifa notamment est l'habitat de prédilection d'un mollusque porteur de la bilharziose. L'OMVS tente aujourd'hui tant bien que mal d'enrayer des difficultés par la distribution de moustiquaires, la mise en place d'infrastructures limitant les accès au fleuve ou encore la recherche d'une éventuelle valorisation économique de ces espèces endémiques.
Il faut souligner tout de même que la propriété partagée des barrages de Diama et Manantali est un exemple unique au monde. Les barrages, localisés respectivement au Sénégal et au Mali, appartiennent communément aux trois pays. La gestion a été confiée à des sociétés privées que sont la SOGED et la SOGEM. Ce modèle, idéalement pensé en théorie, a révélé quelques problèmes dans la mise en application. Les deux sociétés sont très mal gérées. La collecte des redevances sur l'utilisation de l'eau ainsi que la revente de l'énergie hydroélectrique devrait permettre, si ce n'est de financer toutes les activités de l'OMVS, au moins d'assurer l'entretien et le renouvellement des barrages. Or les deux sociétés sont aujourd'hui dans une situation financière telle qu'elles devront probablement faire à nouveau appel à des donneurs bilatéraux pour ces tâches qui leur incombent. Reste à savoir si la gestion des deux barrages à venir, Félou et Gouina, saura tirer parti du (mauvais) exemple de leurs deux prédécesseurs.
L'OMVS, une vision commune pour des enjeux de taille
La mission originelle de l'OMVS, telle qu'exprimée en 1972, est « la planification, l'exécution, et la gestion d'aménagements fluviaux dans le respect des écosystèmes ». Si le but a été annoncé d'une seule voix, les trois pays avaient, au moment de la création et dans une moindre mesure encore aujourd'hui, des intérêts relativement divergents. Le Mali, qui n'a pas accès à la mer, souhaitait par l'intermédiaire de l'organisation maintenir un niveau constant sur le fleuve afin de le rendre navigable. Les deux autres membres étant peu intéressés par cet aspect et sa réalisation étant très onéreuse, la navigation du fleuve Sénégal est restée depuis lors au point mort. Le deuxième objectif avoué du mali était bien entendu la production d'hydroélectricité afin d'assurer le développement économique de sa population riveraine. Cet enjeu est d'ailleurs celui qui rassemble les trois membres. Mauritanie et Sénégal sont eux, plus particulièrement intéressés par le développement de l'irrigation comme moyen rapide d'améliorer les niveaux de vie.
Aujourd'hui, l'OMVS doit faire face à de multiples enjeux :
La préservation de la ressource. C'est aujourd'hui un enjeu majeur car de nombreux facteurs contribuent à sa dégradation (déforestation, érosion, pollution,…)
La pauvreté des populations. Ce deuxième enjeu contribue au premier par l'intermédiaire d'actions locales comme le déboisement et sont tous deux amplifiés par le phénomène du réchauffement climatique.
Le manque de données. Il existe peu de données sur le fleuve et elles sont très dispersées. Elles sont entre autres quasi inexistantes sur la portion du fleuve s'écoulant en Guinée ainsi que dans le domaine de la qualité de l'eau. Les pays se désintéressent aujourd'hui totalement de cet aspect qui pourtant leur incombe.
La diversité ethnique. La mise en place des projets se heurte parfois à des spécificités culturelles liées au grand nombre d'ethnies réparties dans la région.
Le lien entre deux objectifs de développement : le niveau local et le niveau national, qui aujourd'hui partent souvent dans des directions opposées.
Le manque de préoccupations des gouvernements vis-à-vis de la société civile : enjeu qui tend aujourd'hui à s'améliorer.
Par rapport à ce dernier facteur, nous avons notamment pu rencontrer la CODESEN, acteur important de la société civile. La CODESEN est la Coordination des Organisations de La Société civile pour la Défense de l'Environnement et le Développement du Bassin du fleuve Sénégal. Initiée en mai 1997 pour faire dénoncer la non-prise en compte des aspects environnementaux lors de la construction de Diama & Manantali, la CODESEN a aujourd'hui ouvert des bureaux dans chacun des quatre états membres de l'OMVS a su s'imposer comme un acteur incontournable dans la prise de décision autour du bassin.
(Pour les contacter : M. Aboubakry MBODJ: Secrétaire exécutif
ambodj7@yahoo.fr; M. Moctar FALL: Secrétaire Administratif et Financier moctar_fall2@yahoo.fr ).
Afin de faire face à ces enjeux, l'OMVS a mis en place plusieurs programmes :
Le Programme d'Atténuation et de Suivi des Impacts sur l'Environnement (PASIE)dont le but est de gérer, surveiller et mitiger les problèmes environnementaux soulevés par la construction de Manantali, entre autres via la simulation d'une « crue artificielle » pour permettre les cultures de décrue et la restauration des écosystèmes naturels perturbés par les barrages. Cette mesure est appliquée depuis 1992.
Le Programme de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PGIRE) : le PGIRE est un grand programme intégré, incluant un volet santé (lutte contre le Paludisme et la bilharziose), l'amélioration des conditions de vie de la population dans le bassin ainsi que :
Le Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) : à l'image des SDAGE français, cette version africaine cherche à traiter toutes les questions qui peuvent avoir un lien avec la ressource en eau dans le bassin (éducation, technologie, législation, finances,…)
Le Projet de Gestion des Ressources en Eau et de l'Environnement du Bassin du fleuve Sénégal (GEF/BFS): vise à la protection de l'environnement, le suivi de la qualité des eaux du fleuve Sénégal, la mise en route du projet navigation et le traitement des axes hydrauliques dans les quatre états.
Eléments de conclusion
Malgré un passé de coopération, l'OMVS n'a pas toujours eu le vent en poupe. Au contraire de nombreux autres organismes de bassin, elle a choisi de s'engager dès sa création dans la construction d'infrastructures, sujet souvent lourd et délicat. L'organisation a diversifié ses activités depuis quelques années mais nombre d'entre elles ont été dictées par des erreurs passées. Il reste cependant que le bassin du Sénégal a su mettre en place un certain nombre de modèles dont beaucoup d'autres bassins pourraient tirer exemple. C'est le cas notamment de la gestion commune de ses deux barrages. Malgré les difficultés financières actuelles, la délégation de la gestion et de l'affermage à des sociétés privées permet non seulement de les responsabiliser, mais également de décharger l'OMVS afin qu'elle puisse se reconcentrer sur ses missions premières, non-marchandes. Si l'organisation réussit à prendre exemple de ses erreurs passées afin de renforcer ce modèle de gestion pour les deux barrages à venir, il y a fort à parier que d'autres viendront apprendre du Sénégal. Et pourquoi pas ? Réussir à mutualiser l'ensemble des revenus sur tout le bassin dans une unique société de gestion afin que ceux-ci puissent à leur tour financer le fonctionnement d'activités plus locales et non génératrices de revenus.
Mais lorsque l'on nous a fréquemment posé la question « mais pourquoi avoir choisi le Sénégal et non le Niger, son voisin bien plus développé ? ». La réponse était évidente et je la tirerai d'un article de Kipping : sur le fleuve Sénégal, contrairement au discours “néo-malthusien”, les pénuries n'ont pas engendré de conflits. Au contraire : c'est en période de sécheresse que la coopération a su avancer à toute vapeur. D'un autre côté, c'est lorsque l'irrigation s'est développée et que l'eau est parvenue en abondance que des conflits de frontière ont explosé. « Ainsi», souligne Martin Kipping, «une corrélation “antimalthusienne” existe entre l'offre d'eau disponible et le degré de conflit ou de coopération.(…) C'est la raison pour laquelle la pénurie grandissante d'eau a été une condition nécessaire à la coopération intensifiée ». Cette conclusion nous a semblé justifier notre intérêt pour ce dernier bassin : le fleuve Sénégal, prouvant encore une fois que l'eau est plus une arme de paix qu'une source de conflit. Si l'on suit le même raisonnement, plus nos ressources s'amenuiseront (en respect à la croissance de la population), plus nous pouvons espérer que les humains développeront d'ingénieuses alternatives à cette diminution. La guerre de l'eau n'aura pas lieu.
Emeline et Benjamin, Entre Deux Eaux (une vidéo: http://www.dailymotion.com/video/xdo3sj_sur-les-bords-du-...)

L'île de Gorée

Sénégal : l'île de Gorée, l'île du souvenir au large de Dakar
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Il n’y a que vingt minutes de traversée en ferry entre Dakar et l’île de Gorée. Ici, c’est le calme (relatif toutefois) et la quiétude retrouvée à quelques encablures de la grouillante bruyante et insupportable capitale sénégalaise.
Avec ses 900 mètres de long et ses 300 mètres de large, l’île, bordée de palmiers, se visite à pied en flânant dans les ruelles étroites entre ses maisons coloniales vendues à prix d’or.
Il faut dire que l'endroit est tendance - comme on dit.
C'est le refuge des expatriés retraités, des sculpteurs, peintres en vue, gens du show-biz et aussi bobos d’ici ou d’ailleurs. C'est un peu l’île de Ré des dakarois.

Le poids du passé
 
La visite commence par la belle place du gouvernement qui fait face au débarcadère et accueille un marché improvisé d’artisanat et les terrasses des cafés.
De l’autre côté l’ancienne école normale William Ponty qui a eu plusieurs chef d’états d’Afrique francophone comme élèves : Félix Houphouët-Boigny (Côte d’Ivoire), Madiko Keitia (Mali), Hamani Diori (Niger), Hubert Maga et Emile Zinzou (Bénin), Mamadou Dia (Sénégal).
De part et d’autre de la place, trois grandes bâtisses fatiguées par les ans : l’hôpital, le relais de l’Espadon et l’hôtel de ville (ancien palais du gouvernement). Non loin le musée de la mer qui présente pas moins de 1500 espèces de poissons que l’on trouve au large du Sénégal...
Toutes ces maisons portent le poids d’un passé, pas si lointain. C’est dans leurs caves qu’ont été entassés, battus, fouettés les esclaves. Au rez-de-chaussée et dans les étages vivaient les négriers dans le luxe le plus total.
En réalité, c’est au commerce de l’esclavage que l’île doit d’avoir été bâtie, occupée et défendue. Au XVIIe les Hollandais prennent la place comme base de leur trafic. Ils construisent le "Fort Nassau" pour se protéger des attaques françaises et anglaises. Jusqu’à la fin du XVIIe ne vivent ici que des trafiquants et des militaires au milieu d’Africains chargés des tâches subalternes.

La mémoire des murs
 Sculpture offerte par les C’est à cette époque que s’installent des quartiers bien distincts. Derrière le port vivent les noirs musulmans libres. Au pied de la colline se sont regroupés les riches européens à l’ombre du fort, devenu musée aujourd’hui.
Ce sont ces maisons, en dur et aux toits de tuile, qui aujourd’hui recouvrent l’île. L’abolition de l’esclavage, la création de Dakar ont sonné le glas pour les négriers et la prospérité de Gorée.
De cette époque peu glorieuse il reste aujourd’hui la "Maison des esclaves". Un musée didactique, plutôt bien fait, même si Gorée n’a pas joué un rôle de tout premier plan dans le trafic des noirs. Cette visite est incontournable. En peu de temps le guide explique l’importance stratégique de la place et le mécanisme de la traite des noirs.
Et puis il y a tous ces murs qui parlent. En bas le parcage des esclaves, triés par sexe, soigneusement séparés de leurs ethnies et de leur familles. Les cellules pour les femmes, les enfants, les jeunes vierges (les plus jolies étant réservées aux maîtres) Le mitard pour les récalcitrants.
La case des inaptes temporaires engraissés comme des porcs jusqu’à ce qu’ils atteignent les 60 kg requis pour l’emploi. Au bout du couloir on accède à la sinistre porte du "voyage sans retour". C’est par là qu'étaient jetés les esclaves dans de frêles embarcations avant d’être embarqués pour le continent américain.

1000 habitants à la nuit tombée
 La porte du départ sans retour / Jean-Paul Combe Le visiteur, généralement, vient ici pour la journée et c'est peut être un tort. L’endroit vaut plus. Il y a là tous les charmes d’une petite île méditerranéenne (en plein Atlantique) réunis autour d’une anse d’eau transparente.
Le soir après le départ du dernier bateau Gorée retrouve sa sérénité. N’hésitez pas à dormir sur place, mais attention il y a très peu de chambres. C’est au coucher de soleil que l’on apprécie le mieux les dernières couleurs et la qualité du silence.
Quand les touristes sont partis il ne reste que 1000 habitants. Il est encore temps d'en profiter...

16/06/2010

La Famille, pire ennemi de l’Africain

La Famille, pire ennemi de l’Africain
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Pour l’auteur, l’homme africain est bien entré dans l’histoire… mais pas dans l’ère de l’individualisme. Il reste prisonnier de sa famille, qu’il juge plus néfaste pour le développement africain que le FMI, le néocolonialisme et les multinationales réunis…
N’en déplaise à Nicolas Sarkozy et au "nègre" qui écrit ses discours, l’homme africain est bel et bien entré dans l’histoire. C’est une erreur grossière de penser que, parce qu’il n’existe aucun document d’époque précoloniale écrit en langue locale (en dehors de l’amharique) relatant les faits, que ceux-ci ne sont pas historiques. Les victoires des Zulus sur les Anglais, les généalogies des Royaumes de Mopti, Kongo ou Zimbabwe étaient connues des populations par la transmission orale et les hauts faits de chaque peuple étaient relatés dans le détail et connus de tous jusqu’à une acculturation urbaine récente datant de moins de vingt ou trente ans maximum. 
Prisonniers et souvent victimes de la famille
Par contre l’homme et la femme africaine, dans l’immense majorité des cas ne sont pas encore entrés dans l’ère de l’individualisme. Ils sont prisonniers et souvent victimes de la famille dans le sens le plus vil et le plus détestable que celle-ci peut prendre.
-        Sans l’omniprésence de la famille en Afrique, la corruption serait du même niveau qu’en Europe ou en Asie, car il existe de véritables corrompus partout sur la planète.
-        Sans la famille, le tribalisme ne serait que le prolongement du folklore et le désir de préserver les coutumes.
-        Sans la famille enfin, la sorcellerie serait un accessoire folklorique, une réminiscence du passé au même titre que la superstition en France.
Bien sûr, l’Afrique n’est pas monolithique, mono ethnique et mono culturelle. Il existe autant, si ce n’est plus de différences, entre un Bambara, un Zulu et un Masaï, pour ne citer que ces trois groupes, qu’entre un Suédois, un Portugais et un Moldave. Cependant, ceux qui ont vécu en Afrique, au contact quotidien avec les populations de diverses ethnies, catégories sociales et professions ont pu constater les ravages dus au parasitisme social, à la rapacité des cousins et de ceux que l’on appelle des frères ; et cela à tous les niveaux de la société, du pouvoir et de la hiérarchie sociale.
Cette famille élargie, que l’on connait à peine avant qu’elle ne vienne s’abattre sur vos économies, ou tout simplement votre moyen de subsistance, comme un vol de sauterelles ou de criquets pèlerins, l’Africain la subit au quotidien, s’en plaint en permanence mais n’ose agir contre par peur de l’opprobre.
La famille africaine prise dans sa dimension négative peut s’avérer pire par ses effets toxiques que le FMI, la Banque Mondiale, le néocolonialisme, les multinationales réunis sur le vécu quotidien des individus productifs, courageux et entreprenants.
Une extorsion de fonds permanente
Afin de rendre la démonstration plus claire il sera donné priorité à l’exemple dans cet article. Une tentative de théorisation sera abordée en fin de présentation.
Avoir un appartement de fonction assez vaste, ou pire une villa à sa disposition quand on est un, ou pire, une jeune salariée célibataire bien payée, est une véritable malédiction. L’Africain est censé être solidaire et partageur, il est en fait rançonné, pressuré, sucé jusqu’à la moelle par les membres de sa famille dès qu’il gagne un minimum d’argent.
Ce que l’on appelle communément entraide est en réalité une extorsion de fonds permanente sous le regard bienveillant de la communauté.
Et impossible de dire non, on se doit de "respecter la coutume" c’est-à-dire de se laisser envahir par une bande de bouches inutiles qui ne feront même pas la vaisselle, n’achèteront jamais un litre d’huile et s’ils le peuvent, face à un timide, arriveront à lui soutirer de l’argent de poche.
Dans un tel environnement, on comprend aisément que toute la paie du salarié va passer en nourriture pour quelquefois dix personnes alors qu’il n’a encore lui-même aucun enfant.
S’il n’arrive pas à tenir financièrement, il va être obligé d’exercer un second métier au détriment de son employeur et de son temps libre. Si ce patron est un étranger ou un membre d’une autre tribu, les scrupules concernant l’honnêteté, la ponctualité et le sérieux au travail seront vite balayés par la pression quotidienne du groupe. Et même au sein d’une même ethnie, les mauvais coups sont envisageables surtout si l’on a trouvé un emploi chez un vague cousin ou un soi-disant oncle qui aura du mal à appeler la police (souvent corrompue elle aussi), pour faire incarcérer un membre de la famille.
« La générosité tue ! »
Les vieux missionnaires qui disaient jadis d’un ton péremptoire "les noirs sont voleurs" bien avant de dénoncer leur lubricité atavique, n’avaient pas idée de ce que pouvaient être les pressions psychologiques qui régnaient sur ceux qui travaillaient à la mission.
Car en plus du chantage affectif "tu es des nôtres" ou "voler le blanc, ce n’est pas vraiment voler", ces bons chrétiens croyaient aussi au mauvais sort, à la sorcellerie et ne pas aider quelqu’un de la famille, du clan, puis par extension de la tribu, c’était et c’est encore, prendre le risque de s’exposer à des représailles, voire à un mauvais sort. Chez les musulmans, le syncrétisme existe aussi et la peur des sorciers et du poison est aussi forte que chez les chrétiens.
Or si les vieux curés et religieuses issus de l’époque coloniale et ayant perduré après les indépendances se plaignaient des méfaits de leurs ouailles cela se passait avant l’arrivée en force de l’urbanisation, de la société de consommation et de l’offre de produits attractifs comme les postes radios, les téléphones et autres petits plaisirs occidentaux importés de Chine.
Avec l’explosion de l’offre de produits de consommation, de l’émergence de l’anonymat des grandes métropoles, toutes les conditions sont réunies pour une explosion de la corruption, du trafic d’influence et des passe-droits. Un proverbe bantou de l’Est du Congo dit en ces termes : « La générosité tue ! ». Car il s’agit d’une générosité obligatoire, non volontaire souvent la main forcée.
La solidarité contrainte est le lot d’une immense majorité d’Africains. Et quand tout est épuisé et que les parasites sont là demandeurs et pressants, la tentation est grande de passer à l’acte délictueux qui expose au renvoi, à la prison ou à des représailles physique des victimes.
Certains profiteurs, voyant que la source de profit se tarit, iront sans vergogne s’installer chez un autre cousin, quand la première sœur aura été essorée. Et puis, il y a les "sœurs", les cousines qui empruntent un chemisier, des bijoux pour sortir et qui oublient de les rendre, qui utilisent le maquillage et les produits de beauté de celle qui fréquente un riche et qui ne remplacent rien. Et quand le mari se plaint trop des dépenses, on "perd" son téléphone ou on s’est "fait voler" son porte-monnaie au marché pour dissimuler l’argent donné au petit frère quémandeur qui en est à son énième mauvais coup, ne s’amende jamais et ne cesse de réclamer !
Le premier rançonné
Le président renversé du Burkina Faso, Ouedraogo, risquant sa tête pour détournement de fonds publics, a choisi comme argument à sa défense qu’en tant qu’Africain, tout le monde dans la salle du tribunal étant aussi Africain, les jurés se devaient de le comprendre, si ce n’est de lui pardonner ses incartades.
« En tant que premier citoyen du pays, j’étais aussi le premier rançonné. Je voyais des gens se disant de ma famille, dont j’ignorais l’existence jusqu’au jour de la première entrevue et qui me demandaient un poste, un privilège, de l’argent, une signature. Je donnais, je signais, vous en auriez tous fait autant ! ». Tel était retranscrit dans l’esprit les termes de son plaidoyer.
Il a sauvé sa tête toute comme l’une de ses ministre qui expliquait qu’il y avait beaucoup de casse de vaisselle lors des réceptions officielles et que quelquefois les assiettes et les couverts disparaissaient tous seuls, alors que certaines pièces du mobilier national avaient été retrouvées chez des nièces et des belles-sœurs. Si un dirigeant africain n’est pas à l’abri de pressions, alors qu’en est-il d’un citoyen lambda ?
Au bas de l’échelle sociale, une prostituée est victime en permanence des quolibets et des lazzis, la famille en a honte, mais elle peut se racheter en revenant au village, ou même en ville de nos jours, une valise pleine de cadeaux pour faire pardonner sa vie dissolue. Un poste de télévision fait vite oublier la méconduite d’une fille.
Et en Europe, le travailleur sénégalais émigré qui vit dans un foyer type SONACOTRA, et qui revenait jadis chez lui avec des cadeaux pour tous et une distribution de billets de banque pour monter qu’il avait réussi, de nos jours, n’a plus besoin de revenir au pays pour dépenser son argent. Western Union a été inventé spécialement pour le délester quasiment en temps réel de ce qu’il gagne à la sueur de son front qu’il soit balayeur, ouvrier, cadre ou travailleur indépendant. Car au-delà des mers la pression existe pour soutirer de l’argent à celui qui travaille, dur le plus souvent.
On n’existe pas pour soi-même
Ces comportements peuvent s’expliquer par l’absence de sécurité sociale généralisée dans les pays africains, en dehors de quelques mutuelles. Le sous-emploi, les mauvaises rémunérations, la précarité de l’emploi, l’exode rural sont souvent mis en avant pour justifier le parasitisme social. Mais cela ne suffit pas, car si l’emploi salarié est rare, si les gros et moyens entrepreneurs ne sont pas assez nombreux, le secteur informel permet à chacun de trouver une activité de subsistance.
En dehors des cas de guerre civile avec déplacement de population, de famine consécutive à une sécheresse ou autre catastrophe, on peut vivre, chichement certes, de son travail en Afrique, en dehors des mendiants et des infirmes. Mais le parasitisme social vient avant tout d’une imprégnation culturelle distillée depuis l’enfance, où l’on apprend l’interdépendance et où la place de l’individu en tant qu’entité sociale est mise au second plan.
On n’existe pas pour soi-même, mais on fait partie d’un groupe ayant sa cohésion, au cours de son existence l’Africain intègre de nouveau groupes, seul il n’est rien. L’individu isolé est comme un électron libre errant de noyau en noyau cherchant à se placer sur orbite autour d’un nouvel atome en guise de structure.
La modernité occidentale qui prévaut peu à peu économiquement est encore trop récente pour s’imposer psychologiquement. L’individu seul est menacé dans son psychisme, au pire la folie le guette et la guérison ne peut passer que par la réintégration dans le groupe et ainsi par l’acception de ses diktats.
Celui qui a profité pendant des années de la manne dispensée par un oncle, une sœur, un cousin, offrira "généreusement" une chèvre pour le mariage de son bienfaiteur et se sentira quitte de toute dette tant financière que morale et sans le moindre sentiment de culpabilité car il a été élevé comme ça.
Maintenir le lien de dépendance
Dans le même ordre d’idée, le jeune cadre qui gagne bien sa vie ne pourra payer lui-même la dot de sa future épouse, même s’il en a financièrement les moyens. Le père et les oncles insisteront pour payer au nom de la coutume, et une fois marié, au nom de la même coutume, ils viendront se goberger et récupérer au centuple le prix du malingre bestiau qu’ils auront acquitté pour le mariage. Le but essentiel étant de maintenir le lien de dépendance entre les membres d’une famille, pour faire cracher au bassinet celui ou celle qui donne l’impression d’avoir les moyens.
Avec deux milliards d’Africains prévus pour 2050, ils ne seront peut-être qu’un milliard et demi mais peu importe, le continent devra faire le choix de l’individualisme pour survivre. Car si les mentalités n’évoluent pas, le développement économique réel qui s’installe en ce moment (tous les Africains ne crèvent pas de faim, loin de là et la croissance atteint les 6% dans certains pays), sera mis à mal par des obstacles culturels.
Ce qui était déjà pénible au village avec une économie de troc est totalement incompatible avec une société mondialisé, à moins de vouloir faire vivre les Africains dans des réserves comme les Amérindiens, ce qui n’est pas ce que l’on puisse leur souhaiter de meilleur. L’Afrique a droit tout comme les autres continents au progrès, à l’industrialisation et au luxe.
La crainte des représailles
Certains verront dans cet article une vision ethnocentrique européenne. C’est faire fi des plaintes que de nombreux Africains dynamiques et travailleurs émettent à longueur de journée. Car si les coutumes sont encore respectées, si l’on ne peut encore chasser de chez soi un pique-assiette éhonté, cela n’empêche que tous les Africains supportent ce genre de situation avec amertume et de plus en plus mal. Car ce n’est pas la compassion qui les anime mais la crainte des représailles, de la sorcellerie et au mieux des qu’en-dira-t-on. La France était quasiment rurale il y a un siècle, il n’y plus que 5% d’exploitants agricoles qui ne sont même plus des paysans. Le pays a fait un choix de société et les mentalités ont changé. C’était le prix de la croissance.
L’Afrique devra elle aussi en passer par là. L’ère de l’individualisme et de la famille nucléaire n’est peut-être pas la seule option qui s’offre au continent, mais la moins couteuse et la plus facile à mettre en application.
Apprendre l’égoïsme
Apprendre l’égoïsme et le chacun pour soi est une option de développement. Le traitement social de la précarité de type européen n’est probablement pas la solution, mais son absence quasi-totale, pénalise ceux qui produisent en Afrique. La pyramide des âges se modifie dans de nombreux pays. La prise en charge de vieillards de plus en plus nombreux, va aussi créer un déséquilibre social. Car jusqu’à présent, seul le faible nombre de vieux autorisait la solidarité familiale.
Reproduit avec l’autorisation de Patrick Eric Mampouya

15/06/2010

La rénovation du pont Faidherbe a commencé

Première arche du pont Faidherbe posée à Saint Louis
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Travaux de rénovation du pont Faidherbe : La première travée de l’ouvrage posée avec succès
Le célèbre pont Faidherbe de Saint-Louis a commencé à revêtir ses nouveaux habits, depuis samedi, aux environs de 23 h. Et c’est la première travée de l’ouvrage métallique qui a 113 ans d’existence pour 511 mètres de long et un poids total de plus de 2 000 tonnes, qui a été montée. Cette travée jouxte le Faubourg de Sor.Prévu du samedi à 23 h au lendemain, dimanche à la même heure, le montage de l’arche et de la partie roulante du pont Faidherbe n’aura duré, finalement, que quatre tours d’horloge. Et les populations de Saint-Louis, qui se préparaient à rester tout un week-end sans traverser l’ouvrage métallique construit en 1896 sur 511 mètres de long pour relier l’île au faubourg de Sor, ont eu l’agréable surprise de l’arpenter dimanche matin. Elles ont tenu à apprécier d’elles-mêmes, le nouvel ouvrage. Certaines d’entre elles ont ainsi tenu à fixer l’événement, en posant devant l’œil des caméras des photographes.Chef de la Division des travaux à ‘Ageroute’ (ex-Agence autonome des travaux routiers), Victor Pouye, reconnaît d’emblée que ‘c’est à la fois une prouesse technique et un évènement historique. Le pont Faidherbe est, aujourd’hui, dans un état de délabrement tel que l’Etat du Sénégal a décidé de procéder à sa réhabilitation complète. L’entreprise ‘Eiffel’ qui exécute ces travaux, est depuis plus d’un an sur le chantier’, précise-t-il. ‘Tout sera entièrement repris, sauf la fondation qui est encore solide et mérite d’être consolidée’, explique-t-il. En tout cas, en prélude à la pose de la première travée, le constructeur avait envisagé de fermer le pont à la circulation, pendant la journée de dimanche. Les autorités administratives avaient également mis en alerte trois vedettes, pour parer à d’éventuelles urgences.Fabriquées en France et montées sur place, les sept travées que compte le pont Faidherbe, vont être installées progressivement. ‘Vu l’importance du pont pour Saint-Louis, nous avons prévu de procéder au remplacement travée après travée, pour ne pas perdre du temps. Après le remplacement de la première travée, l’entreprise a prévu de remplacer la seconde à la fin du mois de juillet.La prochaine pose est prévue à cette date. Et nous espérons que d’ici un an, nous aurons procédé à la réhabilitation complète de l’ouvrage avec le remplacement des sept travées’, projette Victor Pouye. Dans la foulée, il rappellera qu’avec le nouvel ouvrage, les deux passerelles sont élargies et permettront le déplacement des piétons dans les deux sens, tandis qu’une seule sur les deux passerelles pour les piétons était utilisée. Parce qu’elles ne présentaient plus les normes de sécurité. Le chef de la Division des travaux à ‘Ageroute’ a aussi expliqué que ‘pour la travée tournante qui ne fonctionne plus depuis une vingtaine d’années, il est prévu de remplacer l’entièreté du mécanisme de sorte qu’elle pourra tourner à tout moment lorsqu’on le voudra’, promet-il.Par ailleurs, Victor Pouye a laissé entendre que le pont Faidherbe est une propriété du Sénégal, mais reconnaît que ‘la partie métallique est dans un état tel qu’elle ne peut être conservée. Il est donc prévu que l’entreprise va la débiter en petits morceaux qui seront vendus à la ferraille. Mais, puisque le pont est classé patrimoine mondial de l’Unesco, nous avons l’intention de garder certaines parties de l’ouvrage, notamment la partie roulante’, relève-t-il. Ces travaux de rénovation du pont Faidherbe coûteront 12 milliards de francs Cfa, financés par la France à hauteur des 2/3, soit 8 milliards de francs Cfa.
Gabriel BARBIER

12/06/2010

Qui veut la mort de Saly?

Saly-Sapco, même combat
A celui qui détruira le tourisme
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S'il est évident que la Sapco est gérée d'une manière scandaleuse et mercantile. Que son président, proche de celui de la république, ne fait rien ou presque pour le développement harmonieux et propre de la station et encore moins pour le village de Saly. Il faut également montrer du doigt les autorités de Saly, l'association de la "jeunesse de Saly"!
Quand celle-ci, pour quelle-que raison que ce soit, même "légitime" vire un gérant d'hôtel-restaurant, saccage les installations, sous prétexte que le terrain leur appartient et, surtout, est incapable de gérer le bien repris. Que l'un des fleurons de Saly reste fermé depuis des années alors qu'il pourrait être source de rentrées financières et de travail pour les habitants de Saly...il y a un problème!
Quand la nouvelle commune de Saly réquisitionne l'école du village et jette des centaines d'enfants à la rue sous prétexte qu'il faut une mairie au maire...Il y a un problème!
Quand l'un des meilleurs emplacement de Saly, devient un chancre inexploité parce que la "jeunesse de Saly" n'a ni le courage, ni les capacités d'en faire un bar-restaurant ou, mieux encore, un centre culturel,...Il y a un problème!
La liste est longue, aussi longue que les exactions, l'ingérence de la sapco!
Dans un pays ou "amoul solo, amoul problem" est aussi courant que "Inch Allah", ça ne fait plus rire personne et, ça fait fuir les touristes, les investisseurs!
Qu'il y ai conflit entre les villageois et la Sapco, c'est compréhensible. Mais, si la situation reste en léthargie, il n'y aura bientôt plus de tourisme à Saly et les protagonistes se retrouveront le cul sur le sable pour se plaindre du destin et palabrer dans le vent!

Saly pousse la Sapco dehors

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Le départ de la Sapco exigée.
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Une assemblée générale tenue hier à la place de Saly-Coulang ou Saly-Poste a exigé le départ de la société d’aménagement et de promotion touristique des zones côtières (Sapco). A cette principale décision s’y ajoute une préparation de marche.
En tête de la fronde, le chef de village de Saly Babou Diom s’offusque de voir l’autorité administrative cautionnée les agissements de politiciens non représentatifs de Saly-Portudal. Selon lui, la décision souveraine du conseil municipal ne doit pas être annulée ou gelée par des avis techniques avec des politiques derrière. Lançant son cri de guerre, il a scandé le slogan ‘’ Sapco, na dem, na demadem’’. L’appel a été repris en chœur par une foule excitée.
Une dizaine d’intervenants représentant les chefs coutumiers, les différents délégués de quartiers de la commune de Saly ont dénoncé l’implication politique de la Sapco dans les affaires de la nouvelle commune de Saly .Ils ne peuvent pas comprendre cette situation. Ils regrettent l’absence d’école ou de dispensaire construits par la Sapco à Saly.
Toutes les délibérations prises, selon eux, dans le but de promouvoir le développement de la commune sont bloquées par l’autorité administrative .La dernière en date est relative au projet de construction de l’hôtel de ville de Saly sur le site de l’ancienne école primaire .La question a fait l’objet d’une délibération du conseil municipal, votée à une majorité écrasante. La municipalité dirigée par le Benno a été mise en garde par une minorité de la mouvance présidentielle, à l’époque, à partir d’éléments techniques.
De profondes suspicions sont nourries à l’endroit de la Sapco qui semble être le bras armé des empêcheurs de tourner en rond. Des agents de la Sapco très impliqués dans les affaires politiques locales risquent de faire les frais de l’ire des populations. Ces dernières voient à travers les faits, une nouvelle forme d’exclusion de leur terroir qui leur a vu naître. Elles se désolent de voir la nouvelle équipe municipale souverainement élue après le laminage des partis de la mouvance présidentielle, le 22 mars 2009, contrecarrée dans ses projets de développer la cité balnéaire.
Ndèye Fary N, la présente des associations et groupements de promotion féminine a fait état du chômage des jeunes de Saly. Le Benno trône sur Saly .Selon elle, la Sapco qui a refusé d’octroyer un hectare pour la construction d’un hôtel de ville se doit de quitter Saly et laisser la nouvelle équipe.

Saly contre la Sapco

SALY PORTUDAL : Les populations veulent une délimitation entre le village et la Sapco
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Les populations du village de Saly, hommes et femmes, jeunes garçons comme filles ont pris d’assaut mercredi dernier la Place Coulang face à la mer pour lancer un cri du cœur par rapport à la mise en œuvre des projets de la commune. Elles demandent à l’Etat de déterminer les limites des deux entités.
C’est Babou Diom, chef du village de Saly, initiateur de la rencontre, qui a pris la parole pour se féliciter de la mobilisation et d’emblée affirmera avec force que la Sapco constitue un frein pour le développement du village.
Depuis son implantation dans les années 1980, a encore soutenu Babou Diom, il n’y a aucune école, poste de Santé ou autre infrastructure financés et réalisés par la Sapco.
Au contraire, selon lui, la Société d’aménagement et de promotion de la Petite Côte bloque les réalisations des projets de la commune.
Younousse Guèye de Coulang, Papa Guèye de Saly-Tapé, tout comme les autres porte-parole des autres quartiers ont tiré sur la même direction. Selon eux, Saly est érigé en commune par décret présidentiel et par le fait même doit prendre son destin en main.
Thomas Ndour de Saly-Joseph pour sa part à lancé un appel au président de la République pour que le maire Ousmane Guèye puisse avoir les coudés franches et prendre en charge les préoccupations des populations.
Le 22 mars dernier, il a été porté à la tête de la commune avec son conseil municipal ; si donc depuis lors il ne peut travailler, les populations qui l’ont élu doivent se lever comme un seul homme pour défendre leur propre cause. Une convention selon Ngagne Touré de Saly-Vélingara permettait à la Sapco d’aménager 620 ha dont la délimitation reste encore confuse.
Il est temps que tout le monde se lève comme un seul homme pour freiner les velléités de destruction de la commune. Même le Sénégal a ses limites propres, affirmera Négué Cama de Saly-Carrefour à plus forte raison, la commune et la Sapco. Il faut a-t-il soutenu que le pouvoir central fasse vite pour départager l’institution qu’est la commune et la société qu’est la Sapco.
L’Etat devrait, selon lui, délimiter les deux entités et permettre pour le seul intérêt des populations la mise en œuvre de leurs projets.
Amath Sigui NDIAYE

11/06/2010

Bal à l'ambassade de France à Dakar

Rufin, adieux forcés
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En poste à l'ambassade de France à Dakar depuis l'été 2007, l'écrivain Jean-Christophe Rufin va devoir faire ses valises. Selon L'Express, il sera remplacé dès le 1er juillet. Certains de ses propos auraient déplu au président Wade, qui a finalement obtenu son départ.
Au 1er juillet, Jean-Christophe Rufin ne sera plus ambassadeur de France à Dakar. Selon L'Express , qui révèle l'information, Nicolas Normand, actuellement en poste à Brazzaville, succèdera à l'écrivain et ancien président d'Action contre la faim. De même source, la décision a été officialisée mercredi en Conseil des ministres et signifiée quelques heures plus tard à Jean-Christophe Rufin, via un télégramme diplomatique. Une succession qui se déroule "conformément au vœu du président Abdoulaye Wade", écrit L'Express. Il faut dire que rapidement après la nomination de l'ancien humanitaire à Dakar - le 3 août 2007 - des bruits ont circulé sur son éventuel départ, souhaité par le président sénégalais.
En cause: des propos attribués à Jean-Christophe Rufin, rapportés par Le Canard Enchaîné dans son édition du 24 décembre 2008. Selon le journal satirique, le diplomate aurait déconseillé, dans un télégramme confidentiel destiné à Paris, "une aide française massive" à destination du Sénégal, si l'on ne formulait pas "des exigences très fermes" et "l'ouverture d'un vrai dialogue avec l'opposition". Car "aux mauvaises décisions économiques", s'ajoute un mystère "sur la destination des fonds". Et de critiquer notamment les nombreux voyages du président Wade et ses projets pharaoniques, à l'image de la "statue de la renaissance africaine", qui au total aura coûté la modique somme de 23 millions d'euros.
Des propos qui ont forcément déplu à Abdoulaye Wade. Et ce d'autant plus que lors d'une conférence de presse organisée le 17 décembre 2008, Jean-Christophe Rufin avait déjà lâché une petite phrase qui avait fait du bruit. "Au Sénégal, il est très difficile de garder des secrets. Tout le monde sait tout, ou tout le monde croit tout savoir, donc dit n'importe quoi", avait-il lancé. A l'époque, la vice-présidente du Sénat sénégalais avait même écrit une lettre ouverte au diplomate, dans laquelle elle dénonçait des propos "choquants, voire méprisants et insultants", exigeant des "excuses publiques". L'écrivain-diplomate, membre de l'Académie française et lauréat du Prix Goncourt, avait alors dû publier un communiqué, estimant que ses propos étaient "ironiques et affectueux (…) tenus sur le ton de la plaisanterie".
La voix de Wade écoutée à Paris
Depuis, Dakar œuvrait pour obtenir son départ. C'est donc désormais chose faite. Ce n'est pas la première fois que le Sénégal obtient la tête d'un ambassadeur. Jean-Didier Roisin, aujourd'hui en poste au Gabon, avait en son temps connu le même sort. La voix d'Abdoulaye Wade est toujours très écoutée à Paris. On sait par exemple qu'après ses propos dans Le Républicain Lorrain, le "Monsieur Afrique" de l'Elysée, André Parant, serait dans une position délicate. Ce dernier avait critiqué le projet de succession monarchique non avoué en cours au Sénégal, avec la succession du père par son fils.
Ces "successions" suggérées sont loin d'être une exception dans les relations franco-africaines. Début 2008, le président du Gabon, Omar Bongo, a ainsi "suggéré" à Nicolas Sarkozy le départ de Jean-Marie Bockel du secrétariat à la Coopération. Ce dernier était dans le viseur de Libreville pour avoir voulu "signer l'acte de décès de la Françafrique". Dans ce genre d'histoire, l'avocat libanais Robert Bourgi n'est jamais très loin. Voici le récit qu'il avait livré après l'épisode Bockel: "Je suis allé voir le président de la République (…) et je lui ai passé le message ferme et voilé de menaces du président Bongo. Et il m'a dit: écoute, dis à Omar et aux autres chefs d'Etat que M. Bockel partira bientôt et sera remplacé par un de mes amis." Peu après, Jean-Marie Bockel était remplacé par un proche de Nicolas Sarkozy, Alain Joyandet. Edifiant!

Electricité et coupe du monde au Sénégal

La SENELEC se met au rythme du mondial

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Les sénégalais suivront le premier mondial en terre africaine avec une fourniture correcte de l’énergie. La SENELEC en a donné l’assurance, ce mercredi face aux journalistes.
Ils étaient nombreux les férus du ballon rond qui se demandaient comment ils allaient assouvir leur passion durant la coupe du monde avec les coupures intempestives d’électricité. Devant cette angoisse légitime de la clientèle, la SENELEC a pris des dispositions pour satisfaire la fourniture correcte de l’électricité durant cette compétition. C’est ainsi que le directeur de la SENELEC, Seydina Kane, a annoncé l’approvisionnement en combustibles de toutes les centrales du pays à travers un investissement de 21 milliards alors qu’en temps normal, il était de 14 milliards. En outre, le patron de la SENELEC annonce le retour prochain (22 juin) du groupe 402 à 18 mégawatt, le renforcement de la centrale de Boutoute (Ziguinchor), entre autres mesures. Dans la même foulée, M. Kane a fait part de la mise sur pied d’une commission de suivi évaluation qui se réunira tous les jours sous sa direction.
Par ailleurs, dans la perspective d’un approvisionnement correct de l’électricité au- delà de cette coupe du monde, les autorités de la SENELEC ont concédé que leurs difficultés actuelles étaient liées à un déficit au niveau de la centrale de GTI et d’une limitation opérée au niveau du barrage de Manantali.

10/06/2010

Bob Sinclar à Dakar

Bob Sinclar à Dakar le 29 juin
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C’est déjà les vacances et cet été Dakar reçoit un DJ à la renommée internationale : Bob Sinclar sera accompagné de Big Ali à l’hôtel Méridien Président le 29 juin 2010 à partir de 21h.
L’atmosphère festive de Dakar se fait déjà ressentir avec la venue de Bob Sinclar à Dakar. Au programme de cette soirée :
- En première partie de soirée : Carlos Fauvrelle (Barcelona) et Dj Massimino (Roma)
- A 23h : Bob Sinclar et Big Ali en Live pour un show de 3h
Les tickets sont vendus à 30.000 Fcfa hors boisson et 50.000 Fcfa ( coupe de champagne et une place assise dans un salon) .
Points de vente :
- Hôtel Méridien Président (tous les jours a partir de 14h30 jusqu’a 20h30) site: http://www.au-senegal.com/-Le-Meridien-President-Dakar-.h...
- Restaurant Le Cozy (8, rue Ramez Bourgi) aux heures d’ouverture
Infoline : (00221)77 818 99 88

Stage de danses africaines à Saly (Sénégal)

29 ème Stage de Danse Africaine au Sénégal à Saly avec Mama Adèle
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Du Dimanche 18 au  samedi 31  Juillet 2010
Accueillis dans une maison proche de la mer, vous pourrez apprendre et progresser quel que soit votre niveau de départ. Pendant ce stage on enseigne le Sabar Mbalax du Sénégal, le Bougarabou de Casamance, le Wolossodon du Mali ou le Kotoba de Guinée accompagnés et animés par des griots et des artistes des ballets professionnels du Sénégal.
RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTION
dès maintenant :
- Compagnie Niaba -
Mama Adèle
Association loi 1901
MDA 10 - Boîte 15 - 206 quai de Valmy - 75010 PARIS
 06 75 64 15 97 - 01 44 84 07 55
cie.niaba@numericable.fr 
http://www.myspace.com/compagnieniaba

09/06/2010

L'armée Française va quitter Dakar

Restitution « symbolique » des bases militaires françaises, mais les soldats restent encore à Dakar
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La France va restituer de manière « symbolique » ce 9 juin 2010 les bases militaires qu’elle occupe sur le territoire sénégalais, mais les 1.200 soldats français stationnés en permanence dans ce pays d'Afrique de l'Ouest vont encore y rester pendant un moment.

La cérémonie « de restitution symbolique des emprises occupées par les forces françaises au Sénégal, aura lieu au Camp Bel Air» (une des bases militaires françaises à Dakar) selon un communiqué transmis à Ouestafnews et signé par les Forces françaises du Cap Vert, l’appellation des troupes françaises postées dans la capitale sénégalaise en vertu d’un vieil accord de défense.
Toutefois, cette cérémonie symbolique ne signifie pas le départ immédiat des soldats français stationnés au Sénégal où ils occupent une dizaine de sites, y compris des lieux de résidence.
« La cérémonie symbolique va marquer la fin d’une époque », a affirmé le colonel de vaisseau Cedric De Thibault à un journaliste d’Ouestafnews en précisant cependant que pour l’instant, aucun départ de soldats français n’est programmé.
Quelque 1.200 soldats français sont stationnés en permanence dans les diverses bases militaires encore occupées par la France dans son ancienne colonie, 50 ans après les indépendances, ce qui n’a pas manqué de susciter des critiques au fils des ans.
Pour que le départ des troupes françaises soit effectif, il va falloir attendre l’aboutissement de « discussions au niveau politique » engagées par les deux Etats, a précisé l’officier français lors d’un entretien téléphonique.
Même au terme de ces négociations, la France maintiendra toujours des effectifs militaires au Sénégal (300 soldats) « mais c’est pour servir à l’ensemble des pays de Cedeao » (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) dans un cadre sous régional, a expliqué le lieutenant de vaisseau De Thibault
Le 3 avril 2010, la veille de la célébration des 50 ans d’indépendance de son pays, le président sénégalais Abdoulaye Wade avait annoncé de manière solennelle et unilatérale que le Sénégal « reprenait » les bases militaires que la France occupe sur son territoire, alors que les deux pays étaient encore en négociations sur les modalités du retrait.
Le Sénégal, qui préparait un cinquantenaire que le président Wade voulait mémorable, espérait la fin des discussions avant le 4 avril 2010, date anniversaire de l’indépendance du pays.
Ces «bases françaises vont quitter le Sénégal, en vertu d’un accord, qui sera paraphé avant le 4 avril 2010, par les deux parties », affirmait le 19 février 2010 Mamadou Bamba Ndiaye, chargé de la communication à la présidence du Sénégal cité à l’époque par l’Agence de presse sénégalaise (APS, officielle).
Mais des sources proches du ministère français de la défense citées par l’Agence France presse (AFP, semi-publique) avait immédiatement réagi au propos de M. Ndiaye en affirmant qu’un autre dispositif à « vocation régionale » sera mis en place au Sénégal et qu’il restera des soldats français sur le sol sénégalais..
Les troupes françaises sont postés à Dakar sur la base d’un accord signé entre les deux pays au lendemain des indépendances.
Leurs missions consistent, entre autres, à participer à la défense de l’intégrité du Sénégal dans le cadre des accords de défense entre les deux pays.
En plus du Sénégal, la France dispose de bases militaires en Côte d’Ivoire, au Gabon, au Tchad et à Djibouti.
Cette présence militaire française sur le sol africain 50 ans après les indépendances a toujours été contestée par les partisans d’une totale souveraineté des pays africains mais ces bases ont survécu, beaucoup attribuant cette « survie » des accords aux réseaux nébuleux de la « françafrique », dans lesquels se retrouvent officiels, diplomates, hommes d’affaires et divers hommes de l’ombre.

Tourisme au Sénégal

Des taches sur la destination Sénégal
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Le défi est dans l’ordre du possible, mais colossal : porter le nombre de touristes qui séjournent au Sénégal à 1,5 million de personnes, dans les cinq années à venir. Il est posé à un moment où la conjoncture internationale est très défavorable, avec la récession qui perdure et qui continue de tasser la demande, les déplacements touristiques vers certaines régions, sur l’Afrique en particulier.
Sous la pression de la crise, les flux touristiques sur la destination Sénégal sont en baisse drastique. De 866.154 visiteurs en 2006, le nombre des vacanciers étrangers enregistrés dans les statistiques aéroportuaires est tombé à 491.552 en 2008 puis à 366.244 en 2009. Les revenus induits par le secteur décroissent conséquemment, passant d’environ 360 milliards de francs Cfa en 2006 à 310 milliards en 2008 et à 280 milliards en 2009. Et la situation présente n’augure pas un redressement de tendance. Il y a fort à craindre que cette régression ne s’accentue au terme de cette année, malgré la petite embellie constatée sur les marchés émetteurs.
Le problème constant est que, chez le principal pourvoyeur de touristes du Sénégal, la France en l’occurrence, dans le contexte actuel, c’est le tourisme domestique qui est privilégié. Selon les sondages les plus frais, 71% des Français qui prennent des vacances les passent dans l’Hexagone. Les autres qui franchissent les frontières françaises prennent une destination européenne ou américaine, s’ils ne vont pas au Maghreb, du côté africain de la Méditerranée.
En fait, si le continent africain a été, l’année dernière, le seul à avoir connu une hausse de fréquentation touristique en 2009, de l’ordre de 5%, c’est fondamentalement parce que l’Afrique du Nord ne souffre guère de la crise mondiale, comme en atteste le taux de croissance du secteur ressorti positivement à 10% dans cet espace.
Le Maghreb n’a pas seulement comme atout sa proximité immédiate avec l’Europe, et donc des coûts de transport pas onéreux du tout, même si la flambée continue des cours pétroliers a renchéri les prix des voyages aériens. Il a cet autre avantage que constituent les investissements judicieusement réalisés, sur la durée, par des privés locaux et étrangers, avec les facilités publiques requises, pour la construction, l’entretien et la valorisation d’un nombre impressionnant de réceptifs de qualité, à même de recevoir différentes catégories d’hôtes, à des coûts les plus compétitifs au monde. A ce jour, un Sénégalais passerait une semaine de vacance à Marrakech, en payant, toutes charges comprises, bien moins que cela lui aurait coûté dans un site touristique sénégalais de standing équivalent. Sur d’autres flancs concurrentiels, le Sénégal est également en train de perdre des parts de marché, par rapport au Cap-Vert, à l’Ile Maurice et à la Gambie, des destinations proches qui sont moins coûteuses et qui offrent des services jugés de meilleure qualité par les voyageurs et les tours opérateurs qui les orientent et canalisent.
Dans l’optique de soutenir cette forte concurrence et pour la relève du challenge des 1.500.000 visiteurs annuels, le tourisme sénégalais devra beaucoup investir dans le renouvellement des réceptifs et dans l’amélioration qualitative de leur offre. Les montants nécessaires sont estimés à quelque 800 milliards de francs Cfa. A la faveur du sommet de l’Organisation de la conférence islamique qui s’est tenue à Dakar, en mars 2008, un important effort d’investissement avait été engagé pour doter la capitale de six hôtels de grand standing, par l’entremise de privés sénégalais, espagnols et koweïtiens, avec le soutien de l’Etat, pour un coût global de l’ordre de 250 milliards de francs Cfa. Parmi ces grands projets, seulement deux sont fonctionnels ; deux sont toujours en construction ; les autres ont été rattrapés par la crise.
Mais il ne suffit pas de concentrer des hôtels haut de gamme dans Dakar pour récupérer des marchés perdus au bénéfice de l’Afrique du Nord. Il faudrait également développer les investissements structurant dans les zones à vocation touristique de l’intérieur du pays, pour la réalisation de réceptifs accessibles, convenablement équipés et offrant des services irréprochables. Ces initiatives pourraient être en grande partie le fait de privés nationaux, comme c’est le cas dans les pays concurrents. Ici, l’obstacle majeur est qu’il n’existe plus, depuis la disparition de la Société financière sénégalaise pour le développement de l’industrie et du tourisme (Sofisedit) de mécanismes partenariaux entre les institutions financières et les promoteurs touristiques locaux. Le développement endogène du secteur s’en trouve fortement handicapé, alors qu’il en est autrement dans les pays concurrents où le tourisme est élevé au rang de priorité dans les stratégies de croissance.
Des mesures d’incitation s’avèrent indispensables, en termes d’allègement des procédures, de facilités fiscales sur le foncier et le bâti, d’incitation des banques commerciales et des grandes entreprises parapubliques à entrer en partenariat avec les promoteurs hôteliers et touristiques sénégalais. Dans tous les cas de figure, l’augmentation et la diversification des sources de financements du tourisme doivent entrer dans les priorités de la politique économique gouvernementale.
Mais encore, pour que la destination Sénégal devienne réellement compétitive, il convient d’agir à la baisse sur ses prix. Un touriste français qui choisit de passer ses vacances en Tunisie paierait trois fois moins cher que s’il séjournait au Sénégal. L’explication principale est dans les diverses taxes qui alourdissent le prix du voyage et le coût des nuitées hôtelières et des services. Les gains sont sans doute importants pour le Trésor public, eu égard à leur destination, notamment le financement partiel de l’aéroport Blaise Diagne. Toujours est-il qu’un effort d’allègement doit être consenti. La baisse de la Tva annoncée de longue date serait un signal fort.
La destination Sénégal a intérêt à ne plus être trop dépendante du marché français qui se rétracte. Une plus intense campagne de promotion est à mener pour attirer davantage de touristes asiatiques, nord-américains et latino-américains. Au-delà de la lourdeur des prix, somme toute supportable pour une clientèle de bon niveau, se pose le problème de la qualité du cadre. Il est de plus en plus pollué et insalubre ; et, paradoxalement au pays de la Téranga, l’accueil est devenu trop agressif, par la faute des marchands, des guides improvisés, des mendiants et des malfrats qui harcèlent les hôtes étrangers. Tous désagréments qui font que rares sont les touristes qui reviennent chez nous pour un second séjour. Les taches qui en sont la cause doivent être effacées, impérativement.
Amadou FALL

05/06/2010

L'immobilier au Sénégal

Les annonces et les perspectives du secteur immobilier au Sénégal.
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Vuvendu.sn est le site par excellence du paysage sénégalais. Ce site met à la disposition des internautes des annonces sur le Sénégal. On peut y trouver des annonces immobilières du Sénégal, mais pas seulement celles concernant Dakar.
L’immobilier n’est pas la seule rubrique qu’on retrouve sur le site, on y retrouve des annonces sur divers domaines de la vie, les animaux, auto-moto, emploi, les bonnes affaires, les vacances et les affaires de pros. Les annonces sont postées et adressées non seulement aux particuliers mais aussi aux entreprises qui souhaitent avoir une meilleure visibilité. Le site permet de créer des contacts utiles entre particuliers. Sur vuvendu.sn on peut retrouver différents articles liés aux catégories du site.
L’évolution du marché immobilier sénégalais
Le secteur de l’immobilier au Sénégal connaît une forte hausse des prix. Selon Fatou Diané Guèye, économiste du ministère de l’économie, cette tendance devrait et a même déjà commencé à s’inverser. La hausse des prix a provoqué une baisse de la demande. Par exemple dans la banlieue de Dakar, le nombre de plaques « à louer » a augmenté mais pas de preneurs, parce qu’une maison est louée en moyenne à 100 000 FCFA c'est-à-dire 152 Euros tandis que le salaire moyen s’élève à 35 000 FCFA environs 53 Euros.
Les locataires et les agents immobiliers rencontrent beaucoup de problèmes car les locataires n’arrivant plus à payer, ils doivent porter plainte. Entre 1998 et 1999, le mètre carré de terrain nu coûtait 25 000 FCFA, environ 38 Euros. Toujours dans la banlieue de Dakar, aujourd’hui le même mètre carré s’élève au moins à 150 000 FCFA soit 228 Euros. Selon Abdel Kader Ndiaye, Président du syndicat national des entreprises du bâtiment et des travaux publics (SNBTP), la hausse des prix est causée par la demande qui était nettement supérieure à l’offre à Dakar.
L’une des causes principales de cette forte demande est la crise ivoirienne de 2002. Suite à cette crise, une grande partie de la population et des entreprises d’Abidjan s’est déplacée sur Dakar. Ce qui a bien évidemment fait monter la demande en flèche. A la fin de la crise, tous ces immigrants sont retournés en côte d’ivoire ce qui devrait commencer à faire baisser les prix. Toutefois, les résidences et les projets immobiliers continuent de voir le jour à Dakar, mais ne respectant pas toujours les règles de construction.
En conséquence l’offre a pris le dessus sur la demande dans le grand et le moyen standing. Les propriétaires de maisons à louer dans les quartiers résidentiels demandent à leurs agents de baisser les prix de location afin d’avoir plus de clients. Avec le temps les prix de l’immobilier vont retrouver des prix normaux mais dans combien de temps ?

04/06/2010

Ecotourisme au Sénégal

Terra incognita : écotourisme au Sénégal
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Il y plusieurs façons de découvrir le Sénégal. Tandis que la majorité des touristes choisissent la formule all-inclusive, d’autres s’orientent vers un tourisme plus respectueux de l’environnement, en partant à la rencontre des populations dans des campements à l’écart des grands foyers touristiques. Une formule qui marche et qui promet un voyage unique et plus riche, à condition de s’orienter vers les bonnes structures.
Découvrir le Sénégal côté nature, dans le delta du Siné-Saloum
L’écotourisme au Sénégal est en fort développement. Rappelons ses grands principes : proposer aux touristes des infrastructures d’accueil respectueuses de le la nature environnante tout en leur permettant de découvrir des écosystèmes protégés ; inviter les visiteurs à se mélanger et à communiquer avec les populations locales. Tout ceci, dans des régions plus reculées et authentiques que les bases du tourisme balnéaire. Les infrastructures reversent souvent un pourcentage des bénéfices pour la protection de la nature ou pour des initiatives solidaires. La formule fonctionne de plus en plus au Sénégal et commence à générer une économie et des emplois.
La plupart des centres écotouristiques sénégalais se situent dans la région du Siné-Saloum, une des plus belles régions du Sénégal. C’est une région rurale, om l’activité principale est la pêche. Les décors du parc national du Delta du Saloum sont tout simplement fabuleux. Mangroves, lagunes, faune et flore abondantes, baobabs… C’est le paysage africain tel que vous vous l’imaginiez.
À savoir, avant de préparer un voyage écotouristique au Sénégal :
Vous devez être conscient que les labels (qui coûtent chers aux structures) sont rares au Sénégal. Il est préférable d’organiser vous-même votre voyage avec un vol sec et une réservation dans un centre écotouristique reconnu. Beaucoup d’agences proposent aujourd’hui des packages, mais interprètent de manière un peu rapide le concept d’écotourisme. Limiter les intermédiaires, c’est une attitude d’écotouriste.
Parfois, les petits changements sont aussi importants que les grands : ampoules basse consommation, changement des draps sur demande, douches à pommeau brumisateur… une structure qui veille à ces petits détails est sérieuse.
La manière dont est traitée le personnel est aussi importante que les installations.
Ecoutez, observez, posez des questions, soyez attentif et curieux plutôt que bavard. C’est le but d’un voyage écotouristique.
Soyez conscient que vous n’êtes pas là pour sauver la nature ou combattre la pauvreté en 2 ou 3 semaines, restez donc humble en toute circonstance.
Les bonnes adresses
Un séjour d’écotourisme dans le Siné-Saloum se partage entre excursions (à faire absolument : une balade en pirogue sur le bolong du Saloum, avec observation des nombreux oiseaux y ayant élu domicile), découverte de la vie au village, conférences sur la culture sénégalaise, participation à des projets solidaires et environnementaux, autres activités (pêche, safaris…) le tout dans un souci de respect de la cuture locale et de l’environnement.
 
Quelques centres reconnus :
Le campement Jantebi, à N’Dangane : ce campement peut accueillir 24 personnes. Il est situé non loin du parc de Niokolo où l’on peut voir lions, panthères, lynx… Le + de ce camp : une grande salle qui permet à la population locale de se mélanger avec la population touristique et la nourriture 100% bio. Le campement existe depuis 1993. Prix : environ 530 € pour 2 personnes, la semaine. En savoir +
Lodge des collines de Niassam : un peu plus haut de gamme, ce centre tout récent pratique l’écologie sans renier le confort. Panneaux solaires, triage des déchets, suppression de la consommation d’énergie inutile (pas de congélateurs, pas d’éclairage nocturne), mais tout de même une piscine… Le lodge est situé à Niassam, au coeur d’une magnifique savane couverte de baobabs. Une adresse sérieuse. Compter 90 € la nuit environ. En savoir +
Le campement Keur Bamboung : un vrai campement écolo. 8 cases seulement. Ici, tout est réutilisé, recyclé, bio. L’objectif de ce campement est de favoriser la protection de l’Aire Marine du Bamboung, située à proximité. Le campement agit aussi en faveur des populations locales, avec 1/3 des bénéfices reversées aux communautés. Pour ceux qui recherchent un écotourisme réellement immersif.

En pratique
Transport vers le Sénégal : les grandes compagnies régulières (Air France, Royal Air Maroc, Ibéria…) assurent des vols Dakar avec ou sans escale dès 400 € l’aller-retour. Commencez à chercher suffisamment longtemps à l’avance pour trouver des bons prix. On trouve aussi des vols charter vers le Sénégal, du fait de la forte demande touristique. Les structures d’accueil organisent en général le transport de Dakar vers le Siné-Saloum.
Santé : il existe un risque de paludisme dans le delta du Siné-Saloum. Il vous faudra vous faire prescrire un traitement anti-palu avant le départ.
Argent : n’oubliez pas que vous partez dans des régions reculées, ne vous attendez pas à pouvoir faire marcher votre CB ! Mieux vaut prévoir le nécéssaire à Dakar. Côté budget, on trouve des structures écotouristiques à tous les prix, comptez au moins 50 € par jour, visites comprises.