14/07/2010

Téléphoner au Sénégal

Téléphoner au Sénégal : infos et tarifs !

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La téléphonie fixe :
On peut changer en France (et en Europe plus généralement) d'opérateur de téléphonie fixe. Dans certaines zones dites dégroupées on peut même enfin tirer un trait définitif sur France Télécom qui n'arrive plus à vampiriser que quelques retraités casaniers. Chez la plupart des nouveaux opérateurs, les abonnements sont 100% gratuits et des offres en national illimité sont proposées ainsi que des offres alléchantes pour l'ADSL. Pour ces offres de téléphonie fixe, les tarifs à destination du Sénégal sont variables et peuvent aller du simple au double : Les appels à destination d'un téléphone fixe au Sénégal vont de 14,40€ l'heure avec Free à 59,40€ de l'heure en heures pleines avec France Télécom (soit 4 x plus cher !!!). Les appels à destination d'un téléphone portable sénégalais vont quant à eux de 23,40€ de l'heure avec Free à 72,72€ de l'heure avec France Télécom en heures pleines...
Le champion global des offres de téléphonie fixe à destination du Sénégal est donc Free. Hélas, seuls ceux ayant souscrit leur abonnement ADSL haut-débit (Freebox ou non) chez Free peuvent bénéficier de ces tarifs. Club Internet en plus d'être un opérateur sérieux propose les mailleurs tarifs vers le Sénégal après Free. Ces deux sont les seuls à ne pas facturer un coût fixe de mise en relation. Budget-Télécom offre aussi des tarifs très bas en plus de proposer la vraie facturation à la seconde dès la première seconde ainsi que la gratuité des appels très courts (ex : erreur ou appels vers des répondeurs, etc...). Budget Télécom est le seul opérateur d'ailleurs à proposer ces tarifs sans internet avec. A vous de voir et de comparer (vous pouvez contracter des abonnements en vous rendant sur les sites des opérateurs - cliquez sur leurs logos). Tarifs relevés au 1er juin 2007
Attention : les opérateurs téléphoniques étant des gringos sans foi ni loi qu'il faudrait pendre haut et court, les petites étoiles invisibles en bas de page concernant les surfacturations vers les mobiles doivent être cherchées à la loupe. Nous l'avons fait pour vous !
Opérateur     
Tarif vers un fixe    
Tarif vers un mobile
Observations    
0.500€/min    
0.770€/min    
Pas de tarifs heures pleines/heures creuses. Tarifs dans la moyenne.    
0.690€/min    
0.960€/min    
Pas de tarifs heures pleines/heures creuses. Tarifs parmi les plus élevés.    
0,556€/min    
0,769€/min    
Pas de tarifs heures pleines/heures creuses. Tarifs dans la moyenne.    
0.550€/min    
0.830€/min    
Pas de tarifs heures pleines/heures creuses. Tarifs dans la moyenne.    
0,380€/min)    
0,520€/min    
Les appels très courts (par exemple quand on tombe sur un répondeur sur lequel on ne laisse pas de messages) peuvent ne pas être facturés. Le coût de connexion est de 0€ et la facturation est à la seconde. Prix très intéressants. Pas de tarifs heures pleines/heures creuses.    
0.550€/min    
0.750€/min    
Nouveau venu dans la cour des opérateurs téléphoniques. Tarifs élevés. Pas de tarifs heures pleines/heures creuses.    
0.279€/min    
0.379€/min    
Avec un des meilleurs services clients de France et des tarifs très bas, Club-Internet et un des opérateurs les plus intéressants pour téléphoner au Sénégal. Pas de tarifs heures pleines/heures creuses.    
0.690€/min    
0.940€/min    
Pas de tarifs heures pleines/heures creuses. Tarifs élevés.    
0.690€/min    
0.940€/min    
Pas de tarifs heures pleines/heures creuses. Tarifs élevés.    
0.240€/min    
0.390€/min    
Avec l'avènement du dégroupage Free ne fait plus seulement de l'internet ! Il se lance aussi dans la téléphonie avec des prix constatés les moins chers vers les fixes et les portables sénégalais. Pas de tarifs heures pleines/heures creuses.
LIVEBOX     
0.620€/min    
0.842€/min    
Les tarifs LiveBox d'Orange sont dans la moyenne haute de ce que l'on constate ailleurs. Ils sont toutefois moins élevés que ce des abonnés normais à Orange-France-Télécom.    
0,99€/min
heures pleines
0,80€/min
heures creuses    
1,212€/minheures pleines
1,022€/minheures creuses    
France Telecom, champion des réductions compliquées, changeantes et obscures a une foule de tarifs différents pour mieux noyer le poisson. En plus des tarifs heures creuses/heures pleines (un anachronisme à l'heure des nouvelles technologies), d'autres réductions peuvent faire tomber le prix de la communication à 0,62€/min. France Télécom reste néanmoins le champion toutes catégories des tarifs assassins vers le Sénégal. A éviter !
NB : tous les opérateurs ci-dessus exceptés Free et Club Internet facturent une "mise en relation" d'un côut variant de 0.11 à 0.12€ par appel.
Les numéros spéciaux  :
Plusieurs opérateurs téléphoniques fournissant leurs services par des numéros spéciaux proposent des communications vers le Sénégal. C'EST A L'HEURE ACTUELLE LA SOLUTION LA PLUS ECONOMIQUE POUR TELEPHONER AU SENEGAL. Là encore les concurrents sont nombreux est il est difficile parfois de faire un choix. Il faut savoir que les principaux avantages de ces numéros spéciaux sont :
1- de ne nécessiter aucun abonnement
2- de ne nécessiter aucun moyen de paiement (ni CB, ni chèque etc... car la communication est débitée de votre facture téléphonique habituelle)
3- d'avoir des tarifs clairs et précis contrairement aux cartes prépayées : 1 tarif pour les fixes sénégalais et 1 tarifs pour les mobiles sénégalais. Point barre et pas de surprise.
: 0.09€/min sur les fixes et 0.15€/min pour les portables !
Derrière le nom ridicule de Coucoutel se cache l'opérateur le moins cher du marché (qui semble être une filiale de Télérabais car le site est rigoureusement identique). Champion toutes catégories. Testé et efficace ! (merci à Anta de nous avoir communiqué cette info !)
: 0.12€/mn sur les fixes et 0.22€/min pour les portables.
Nous vous conseillons également Télérabais. Pas de piège, c'est vraiment ce que ça coûte (c'est le prix du numéro surtaxé en fait et donc rien d'autre à payer...). Il est parfois un peu difficile d'avoir son correspondant (à certaines heures leur réseau peut-être saturé) mais la qualité des appels est globelement bonne et à ce tarif on ne fait de toutes façons pas de chichis...
Les cartes prépayées  :
Les cartes prépayées sont aujourd'hui la solution la plus avantageuse pour téléphoner au Sénégal, tant de chez soi que d'une cabine téléphonique. A titre de comparaison, pour 15€ vous resterez 15 minutes en ligne avec France Télécom en heures pleines. Avec la carte Africa, vous  pourrez discuter avec votre belle-soeur dakaroise 169 minutes, soit... 11 fois plus longtemps. Dans ces conditions, il n'y a pas photo ! Comme pour la téléphonie traditionnelle, les tarifs des cartes prépayées sont très variés et sont parfois difficiles à interpréter. Le temps de communication indiqué ici correspond à la durée effective des appels en passant par un numéro facturé au tarif local. Dans le cas d'un appel vers un numéro vert (gratuit) pour accéder au service, le temps de communication est de 10 à 20% plus court mais reste tout de même très compétitif.
Ces cartes prépayées se trouvent un peu partout, principalement dans les bureaux de tabacs.
ATTENTION : la durée de communication indiquée est "théorique". En effet, le crédit n'est pas débité à la seconde mais à la minute ! Un appel durant 1mn et 2 secondes et donc débité de deux minutes !!! Cela peut considérablement réduire le temps maximal théorique de communication. De plus, pour une même carte 5 tarifs sont souvent proposés pour une même destination en fonction du numéro d'appel ! Prenez garde car bon nombre de ces numéros de sont pas gratuits et si l'on ajoute le prix de la communication, la carte a vite fait de vous coûter finalement 20€ au lieu de 15 !
Africa 15€
Cette carte est aussi disponible à 7,5€
Opérateur : Iradium
temps max de communication pour 15€: 150mn vers fixes, 120mn vers portables           
Kall Afrique 15€
Cette carte est aussi disponible à 7,5€
Opérateur : Kosmos
temps max de communication pour 15€: 155 minutes pour Dakar, 144 minutes pour le reste du pays en fixe, et 133 minutes vers les mobiles.
Africa Nostalgie 15€
Cette carte est aussi disponible à 7,5€
Opérateur : Eagle Telecom
temps max de communication pour 15€: 110 minutes vers les fixes, 90 minutes vers les portables.           
Les centres téléphoniques  :
Equivalent européen des fameux télécentres sénégalais, les centres téléphoniques fleurissent en France depuis la libéralisation des télécommunications il y a 3 ou 4 ans... Affaire apparemment très rentable, on les voit particulièrement dans les quartiers à forte immigration des grandes villes. S'il est peu probable qui vous en visitiez un à Chamalières, des milliers ont ouvert à Lyon, Paris, Marseille, etc... Ce sont les champions des tarifs cassés vers l'Afrique et particulièrement le Sénégal. Les différences de prix sont nombreuses, à vous de vous y retrouver !
Evidemment, c'est très peu convivial. Les cabines construites avec quatre planches de bois ne dissimulent que difficilement les conversations de Rachida qui dans la cabine voisine hurle pour appeler sa mère à Babeloued. Confidentialité et discrétion impossible mais Pour 15€ vous pourrez rester jusqu'à 3 heures vers un téléphone fixe au Sénégal.
A partir des portables (SFR, Orange, Bouygues)  :
Les opérateurs de téléphonie mobiles saignent à blanc les clients appelant vers le Sénégal. En moyenne en fonction des offres, les tarifs varient de 1,20€ à 1,50€ la minute de communication d'un portable français vers un numéro sénégalais soit environ 30 fois plus cher qu'avec une carte prépayée. A n'utiliser donc qu'en cas d'urgence.... La Communauté Européenne a ordonné en mai 2007 aux opérateurs de téléphonie mobile de baisser les tarifs d'appel vers l'étranger. Gageons que ceci ne devrait donc pas tarder.

L’Union européenne premier client du Sénégal

L’Union européenne premier client du Sénégal

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Les exportations sénégalaises vers l’Union européenne en 2009 se sont chiffrées à 211 milliards de francs Cfa. En 2005, elles étaient estimées à 190 milliards de francs Cfa, soit une hausse de 21 milliards de francs Cfa.

Les exportations du Sénégal vers les différents pays de l’Union européenne (Ue) ont connu en 2009, un grand bond en avant. Le commerce du Sénégal vers cette destination a cru de 21 milliards de francs Cfa, in dique la note sur les exportations de l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex). De 190 mil liards en 2005, les exportations sont passées à 211 milliards de francs Cfa en 2009. Le Sénégal ex por te sur les marchés européens des produits halieutiques, des légumes, des plantes, des fruits comestibles.

Parmi les pays importateurs, la France occupe le premier rang avec une valeur importée de 66 milliards de francs Cfa. La France absorbe l’essentiel des exportations sénégalaises de légumes, de plantes, de fruits comestibles, de sel, et du soufre, entre autres. Mais dans le marché de chaque produit, le Sénégal est rudement concurrencé par d’autres exportateurs. Pour les légumes et les plantes par exemple, les marchandises sénégalaises rivalisent avec celles d’Espagne qui détient 11% des exportations mondiales, la Belgique 5,2% et le Maroc 1,1%.

Le Royaume Uni dont les importations se sont chiffrées à 43 milliards de francs Cfa est le deuxième client européen du Sénégal. Il est le deuxième pays qui absorbe l’essentiel des exportations sénégalaises de légumes et plantes. Sur ce marché, les concurrents du Sénégal sont les Pays-Bas, l’Espagne et la France. Le 3e client en valeur exportée est l’Italie, avec 28 milliards de francs Cfa. Le pays de Berlusconi importe l’essentiel des produits halieutiques du Sénégal. Sur ce marché, le Sé né gal a pour

concurrents l’Espagne, les Pays-Bas et le Danemark. L’Espa gne et les Pays-Bas sont les 4e et 5e clients du Sénégal avec respectivement, 24 et 15 milliards exportés.

Pour l’importation des produits halieutiques en provenance du Sé né gal, l’Espagne est classée troisième. Les concurrents du Sénégal sur ce marché sont le Maroc, l’Argentine et la France. Quant aux Pays-Bas, ils ne sont pas classés dans le lot des cinq premiers pays importateurs de produits halieutiques. Par contre, ils sont classés troisième pays importateur de légumes et plantes. Comme concurrents du Sénégal, il y a l’Es pagne, l’Allemagne et la Belgique.


dialigue

13/07/2010

Emeutes à l'électricité

ÉMEUTES DE ELECTRICITÉ : 15 personnes arrêtées à Mbour, Saly entre dans la danse

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A Mbour 15 jeunes ont été arrêtés par la Police. Ils manifestaient contre les coupures de courant. Dans leurs agissements, ces jeunes tenteraient de mettre le feu sur une Agence de la Sénélec. La police est intervenue. Trois mineurs font partie des interpellés. Juste après la commune de Mbour, celle de Saly est entrée dans la danse. Partout les jeunes ont brûlé des pneus. La Police est sur les lieux pour rétablir l’ordre. Tous ces jeunes exigent le départ du Ministre d’Etat Samuel Sarr.

Voici l'article également paru dans "lequotidien"
2 émeutes en 2 jours contre les coupures d’électricité : Mbour, la Petite Côte d’alerte

L’Assemblée générale de la Convention des jeunes de Mbour  devant la mairie, hier, a finalement dégénéré en une manifestation violente. Des jeunes venus des différents quartiers de Mbour ont mis à sac la mairie, brûlé des pneus et lancé des pierres aux forces de l’ordre. Bilan, un policier blessé à la main et des arrestations dans les rangs des manifestants.

L’Assemblée générale de la Convention des jeunes de Mbour  devant la mairie, hier, a finalement dégénéré en une manifestation violente. Des jeunes venus des différents quartiers de Mbour ont mis à sac la mairie, brûlé des pneus et lancé des pierres aux forces de l’ordre. Bilan, un policier blessé à la main et des arrestations dans les rangs des manifestants. Mais les initiateurs de cette manifestation pourraient encore grossir les rangs des personnes arrêtées dans la nuit.
Une pluie de grenades lacrymogènes s’est encore abattue hier vendredi dans la capitale de la Petite-côte, deux jours seulement après les premières émeutes. Les forces de l’ordre se sont frottées aux jeunes qui voulaient manifester à tout prix leur colère devant la recrudescence des coupures de courant. Les deux parties se sont livrées, hier, pendant plusieurs heures, à une véritable intifada.
Tout est parti de l’Assemblée générale de la Convention des jeunes de Mbour, tenue devant l’esplanade de la mairie. Pour une rencontre qui devait commencer à 17h, la place a refusé du monde une heure avant. Devant une foule en colère, un orateur a commencé par déclarer : «Samuel Sarr n’a rien fait …» Il ne terminera pas sa phrase, interrompu violemment par une bande de jeunes, qui ne voulaient pas du tout entendre un discours de complaisance. Ces personnes se sont d’ailleurs violemment attaquées à la mairie qu’elles ont mise à sac par une pluie de pierres qui ont fait voler en éclat les vitres de l’hôtel de ville. Bien échauffés par cet exercice, ces jeunes qui n’étaient qu’à leur début, vont marcher pour aller saccager l’agence de la Senelec. Et là, ils vont se heurter aux policiers qui s’étaient érigés en boucliers pour empêcher d’incendier les locaux.
Alioune Badara CISS

08/07/2010

Marre du délestage

DELESTAGES A MBOUR : Les jeunes crient leur ras-le-bol
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Les populations de Mbour, Saly et Malicoun­da, fatiguées d’être dans les ténèbres de longues heures durant, marchent vendredi prochain pour crier leur ras-le-bol. Par Alioune Badara CISS

Avec la recrudescence des coupures intempestives de courant, la convention des jeunes de Mbour est montée hier au créneau pour crier son ras-le-bol. Lors de leur Assem­blée générale, ces jeunes, indignés du peu de cas que l’on fait d’eux, ont promis de croiser le fer avec l’Etat. Mamadou Sogue Fall, le Secrétaire général de la convention a expliqué les raisons de la colère : «Nous vivons une situation dramatique, Mbour est dans les ténèbres, et nous ne parlons plus de délestages parce que nous n’avons plus de courant. Durant le weekend nous n’avions que 2 ou 3 heures de courant, ce qui est intolérable. Nous avons décidé  de réagir.» Avec ces coupures fréquentes, les activités économiques sont presque toutes à l’arrêt sur la Petite-côte. Le quai de pêche, qui fait en moyenne 80 millions de francs Cfa de recettes par an, risque de voir son chiffre d’affaires s’effriter, sans parler des problèmes de conservation des produits frais, pour les ménages.
A côté des professionnels de la pêche, ceux du tourisme ruent sur les brancards pour fustiger ces nombreuses coupures qui commencent à chasser les touristes de leur hôtel. «C’est tout le département de Mbour qui est concerné par ces délestages. Les hôtels de Mbour, Saly et Malicounda vivent vraiment le calvaire.» Cette situation a poussé ces jeunes à prendre le taureau par les cornes, avec le premier jalon qui sera posé dans l’après-midi du vendredi.
Une Assemblée générale se tiendra dans l’enceinte de la mairie pour peaufiner un plan d’action d’envergure, pour amener l’Etat à résoudre le problème du courant au plus vite. Selon le Secrétaire général de la con­vention, le pire reste à venir : «Certes la nature de l’activité sera décidée au cours de cette Assem­blée générale, mais ce sera une attitude mémorable parce que jamais de mémoire de Mbourois, on n’aura auparavant vu pareille situation. Personne ne l’oubliera.»
Ce vaste rassemblement verra la participation des différents corps de métier les plus touchés par ces coupures. De plus, ces délestages qui n’épargnent pas les autres localités du département, ont poussé aujourd’hui leurs populations à se joindre à la lutte des Mbourois, pour sortir eux aussi, des ténèbres. C’est pour cette raison que les jeunes de Saly et de Malicounda ont promis d’être aux côtés de ceux de Mbour pour dénoncer cette situation.

Etat civil Sénégalais

Déclarations de naissance : 20 % des Sénégalais naissent et meurent sans être déclarés à l’Etat-civil

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Dans des localités comme Diourbel et Tambacounda, près de 67 % de la population naissent et meurent sans être déclarés à l’Etat civil. Ce qui installe le Sénégal au cœur du ‘scandale de l’invisibilité’ avec un taux de non déclaration d’enfants à la naissance qui se situe dans l’ordre de 20 % au niveau national.

Déclarations de naissance : 20 % des Sénégalais naissent et meurent sans être déclarés à l’Etat-civil
Le Sénégal a encore beaucoup d’efforts à faire dans la sensibilisation en ce qui concerne les déclarations de naissance à l’Etat civil. En effet, 20 % des Sénégalais en moyenne naissent et meurent sans être déclarés. Une situation inquiétante, selon Mamadou Falou Mbengue, Directeur adjoint de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), qui en a fait la révélation hier, lors d’un atelier d’orientation pour les journalistes en prélude de la Journée mondiale de la population qui sera célébrée le 11 juin prochain.
Ce taux de non déclaration nationale cache des disparités régionales énormes. En effet, informe Mamadou Falou Mbengue, l’ampleur de ce phénomène varie d’une région à une autre. Des régions comme Tamba et Diourbel sont considérées comme des localités où le taux de déclaration est le plus bas. ‘Nous avons des naissances qui ne sont pas déclarées dans ces localités dans des proportions très importantes avec un taux qui avoisine les 6 7 % à Diourbel’. Idem pour la région de Tamba. A Dakar, la situation est moins catastrophique. Le taux de déclaration avoisine les 80 %.

Compte tenu de ce phénomène, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie a mis en place un dispositif pour exploiter ces statistiques démographiques. Mais, prévient le directeur adjoint de l’Ansd, il faut déjà régler, en amont, le problème de la déclaration. Et cela par la sensibilisation, notamment chez les populations rurales où la marge est assez considérable. ’Nous avons des régions où le taux de déclaration est relativement bas. Il y a des efforts de sensibilisation à faire dans ce sens’, dit-il.

Au niveau international, cette absence de données préoccupe les Nations Unies. En effet, la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique et sa Division statistique ont, récemment, invoqué ce qui est dénommé le ‘scandale de l’invisibilité’ par l’absence de données, puisque ‘tant de peuples en Afrique et en Asie sont nés et sont morts sans laisser une trace dans quelque enregistrement légal, que ce soit en dehors ou dans les statistiques officielles. L’absence de données fiables sur les naissances, les décès et leurs causes sont à la racine de ce scandale de l’invisibilité. Ce qui rend invisibles la plupart des pauvres du monde, incomptables et par conséquent non comptés’. Un scandale aux implications très graves pour les statistiques de vie, les droits de l’homme, les droits constitutionnels et ceux de la propriété, pour les politiques de développement national comme pour le suivi des Objectifs du millénaire pour le développement.

‘Chaque personne compte’. Tel est le thème cette année de la 21e édition de la Journée mondiale de la population (Jmp) 2010 qui sera célébrée le 11 juin prochain. En faisant face à la presse hier, le Comité d’organisation de la Jmp a mis l’accent sur le cycle de recensements 2010, l’analyse des données aux fins du développement et le rôle directeur joué par le Fonds mondial des Nations Unies pour la population en matière de population et de développement. Cette journée sera un cadre de réflexion sur une thématique majeure et les développements récents en matière de population et développement.

Selon le Comité d’organisation de la Jmp, les données statistiques occupent une place importante dans la formulation et le suivi évaluation des politiques, plans et programmes de développement. En effet, fait savoir le Comité d’organisation, la dynamique de la population qui couvre les taux de croissance démographique, la structure d’âge, la fécondité et la mortalité, la migration, la répartition spatiale de la population, etc., influe sur chaque aspect du développement social et économique.

SUR LES 13 MILLIARDS POUR LE RECENSEMENT DE LA POPULATION EN 2010 : L’Etat du Sénégal recherche encore 7 milliards

Au Sénégal, le budget de recensement de la population et de l’habitat s’élève à 13 milliards. Dans ce budget, l’Etat du Sénégal a décaissé un montant de 6 milliards dans son budget 2010. D’où un gap de 7 milliards à rechercher. Du côté de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, l’espoir est permis, car le gouvernement inscrira certainement dans le budget 2011 d’autres financements, informe le directeur de l’Ansd Mamadou Falou Mbengue. Et d’ajouter : ‘Nous menons des actions envers les partenaires techniques et financiers pour rechercher d’autres moyens’.

Ce recensement qui doit être mené au Sénégal en 2010, est un recensement combiné de la population, de l’habitat, de l’agriculture et de l’élevage. Cela fait d’ailleurs que le coût est estimé à 20 milliards. L’Ansd travaille pour boucler le budget, car des opérations de terrain et de collecte seront menées, avec la cartographie qui est mise sur pied cette année, ainsi que les districts de recensement. ‘Ce découpage obéit à une logique de charge de travail. Nous mettons sur le terrain des agents recenseurs qui disposent de deux semaines pour faire le recensement de la population. Il est bon de découper le territoire avec des limites géographiques bien précises que nous appelons districts de recensement. Ces derniers constituent des aires géographiques censées contenir 1 000 habitants. C’est une charge de travail que nous avons estimée raisonnable’, relève Mamadou Falou Mbengue.
Issa NIANG

06/07/2010

50 milliards contre le sida

Après avoir reçu 50 milliards du fond mondial...
Le Sénégal s’engage à éliminer le Sida pédiatrique, d’ici à 2015
sida

Et de… 110, le nombre de milliards que le Sénégal va recevoir du Fonds mondial, dans le cadre de la lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme. Hier, le Secrétaire exécutif dudit fonds a signé un accord de subvention de 50 milliards de francs Cfa pour 5 ans, dans les locaux du ministère de l’Economie et des Finances et en présence du maître des lieux. Cette manne financière vient ainsi s’ajouter aux 60 milliards de francs Cfa déjà engloutis depuis 2000. Et selon Michel Kazatchkine, ces fonds alloués au Sénégal vont servir à l’accélération de l’accès universel aux services de prévention, de soins de traitement et de soutien sur l’étendue du territoire national.
C’est en grande pompe, par la suite, que le lancement de ce fonds a été célébré au Théâtre national Daniel Sorano. Ainsi, de la Première dame, Mme Viviane Wade, au ministre de la Santé, Modou Diagne Fada, en passant par le ministre de la Famille, Ndèye Khady Diop, tous se sont lâchés en dithyrambes à l’endroit du Fonds mondial qui a bien voulu choisir le Sénégal, parmi les pays bénéficiaires de cette aide.
Cependant, même si Michel Kazatchkine n’a pas remis en question la disponibilité de l’intégralité des fonds qui seront alloués au Sénégal, il dit nourrir néanmoins des craintes en rapport avec la diminution des pays donateurs, à cause de la crise mondiale. Mais, précise le directeur exécutif du Fonds mondial, des pays comme le Japon et les Etats-Unis ont promis d’accroître leur aide, conformément à leurs engagements.
Cette fois-ci, précise-t-on encore, ce sera entre le ministère de la Santé et le Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls) et la société civile, que seront répartis les Fonds. Mais d’ores et déjà, l’on appelle à la transparence dans la gestion des fonds au bénéfice exclusif des personnes vivant avec le Vih (Pvvih). Le représentant de la Coordination nationale du fonds mondial (Ccm) a, en effet, mis l’accent sur la gestion efficiente des fonds en fondant les activités sur l’efficacité des résultats.
En ce qui le concerne, le directeur exécutif du Cnls indique que ce projet «sera d’un apport significatif pour la mise en œuvre du Plan stratégique de lutte contre le Sida dans la période 2010-2014». Son financement, ajoute Dr Ibra Ndoye, «assurera les 60% des interventions de cette période».
Aussi, rassure Dr Ndoye, le projet va-t-il couvrir les 14 régions et a «comme objectif de contribuer à renforcer les acquis de la prévention pour le maintien à moins de 1% de la prévalence du Vih et pour un accès universel aux traitements antirétroviraux». Au chapitre des activités, Dr Ndoye indique que 636 264 jeunes et 272 684 femmes les plus vulnérables à l’infection bénéficieront d’activités de communication de proximité, 608 342 personnes, soit 42% de la cible vulnérable à l’infection, seront dépistées volontairement d’ici à 2014. S’y ajoutent 603 655 femmes enceintes qui auront des services Ptme ou encore le traitement Arv garanti à 8 937 Pvvih, soit 50% des personnes qui ont besoin de traitement Arv durant la période 2010-2014. A terme, Dr Ndoye estime que le Sénégal aura éliminé le Sida pédiatrique en 2015 ou y arrivera presque.
Une bonne partie des finances allouées au ministère de la Santé va, elle, servir à équiper 242 structures de santé choisies dans les zones difficiles et éloignées et permettra également de recruter progressivement 100 agents infirmiers et sages-femmes au niveau des postes de santé situés dans les zones difficiles, indique Modou Diagne Fada.
alyfall

05/07/2010

Déclin sans précédent à Saly

Saly Portudal : l’enfer d’un paradis touristique
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“Saly Portudal : l’enfer d’un paradis touristique”, titre le nouveau quotidien Kotch qui relève ‘’un nombre de visiteurs qui baissent chaque année, une érosion côtière dangereuse, une destruction du poumon vert du village, un bras de fer qui ne dit pas son nom avec la nouvelle mairie de Saly Portudal, une spéculation nébuleuse’’.
‘’Autant de problèmes’’ qui, selon le journal, ‘’consacrent l’échec d’une station qui semble amorcer un déclin sans précédent dans l’histoire du tourisme balnéaire au Sénégal’’.
APS.SN

04/07/2010

Tourisme sexuel au Sénégal

Reportage video : Le tourisme de l’amour à Saly
Il faut s’imaginer des femmes de plus de quarantes ans qui se font accoster par des jeunes hommes bien bâtis. Certaines reviennent tous les ans pour retrouver leur gigolo...voir la vidéo


66 minutes : tourisme de l amour 1.3
envoyé par 20thcenturyfox. - L'info video en direct.

Revue de presse au Sénégal

Revue de presse au Sénégal
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Divers sujets allant des inondations en passant par le projet de création d’un poste de vice-premier ministre, la visite que Serigne Bethio Thioune a rendue au nouveau général des mourides et la déception liée à l’élimination du Ghana font la une des quotidiens dakarois parvenus samedi à l’APS.

Le Quotidien a réservé son titre principal à la modification de la Constitution qu’envisagerait le président de la République, Abdoulaye Wade, avec pour intention de créer un poste de vice-premier ministre.

‘’Enième projet de réforme constitutionnelle : Wade prépare un vice-premier ministre’’, titre le journal, soulignant que ‘’c’est au pas de charge qu’il entend le faire en convoquant un conseil ministériel aujourd’hui vers les coups de 17 heures’’.

L’As va plus loin et écrit que ‘’des manœuvres très avancées sont en cours pour nommer Awa Guèye Kébé au poste de…vice premier ministre’’.

‘’Manœuvres pour la création d’un poste de vice-premier ministre : Awa Guèye Kébé au cœur des tractations’’, affiche le journal à sa une, signalant que ‘’le décret est en préparation’’.

‘’Vingt-quatre heures après la disparition de Serigne Bara : Cheikh Bethio Thioune signe sa +réconciliation+ avec Touba’’, titre Walfadjri. ‘’Si durant tout le règne de Serigne Bara Mbacké au khalifat de la famille de Cheikh Ahmadou Bamba, jamais le guide des Thiantacoune n’a mis les pieds dans son domicile, Cheikh Bethio Thioune na pas mis de temps pour aller exprimer sa compassion auprès de Serigne Sidy Mokhtar Mbacké, devant la douleur qui affecte les mourides’’, écrit le journal.

‘’Visite du guide des +Thiantacounes au nouveau khalife des mourides : Béthio rentre dans les rangs’’, renchérit Walf Grand Place, notant qu’il ‘’s’est déplacé, avant-hier (NDRL : jeudi), à Gouy Mbind pour solliciter les prières du nouveau khalife’’.

Les propos de Serigne Bethio s’adressant au nouveau khalife général des mourides font d’ailleurs la une de L’Observateur. ‘’Je vous considère comme Serigne Saliou Mbacké (NDRL : ancien khalife général des mourides décédé en 2007)’’, déclare-t-il à l’endroit de Serigne Cheikh Maty Lèye.

Mais selon la Sentinelle qui cite l’islamologue Khadim Mbacké, ‘’le khalife général des mourides, Serigne Cheikh May Lèye Mbacké, va s’employer, comme ses prédécesseurs, à ‘’raffermir la cohésion entre les différentes composantes du mouridisme.

Rewmi Quotidien, lui, met l’accent sur cette sorte de ‘’trêve’’ observée par la classe politique sénégalaise à l’occasion du deuil qui a frappé la confrérie mouride avec le décès de son khalife générale, Serigne Bara Mbacké.

Sous le titre ‘’les leaders convergent vers Touba’’, le journal relève que ‘’les invectives se sont arrêtées, les procès en sorcellerie suspendus, et même les incessantes récriminations contre Karim, le fils du président, ont connu un coup d’arrêt’’.

Faisant bande à part, le Populaire signale que ‘’, désormais, tous les fonctionnaires qui ont un salaire d’un minimum de cent mille francs sont astreints à l’ouverture d’un compte bancaire s’ils veulent toucher leur dû’’.

‘’L’Etat impose des comptes bancaires aux fonctionnaires’’, titre le journal qui indique que l’on s’achemine ainsi ‘’vers la mort du système de billetage’’.

Sur un tout autre plan, Sud Quotidien indique que ‘’la banlieue est très en colère’’. Selon le journal, ‘’elle accepte mal la proposition de déplacer les populations des zones inondables et inondées vers Sangalkam’’.

Dans tous les cas, le ministre de l’Intérieur assure que ‘’le gouvernement a pris toutes les dispositions’’ contre les inondations dans la banlieue dakaroise.

Et selon Le Populaire, ‘’le Premier ministre a exprimé sa volonté de visiter les zones inondées de la banlieue de Dakar après la grosse colère exprimée par les populations inondées au lendemain de la première pluie tombée sur la capitale’’.

L’Office signale un ‘’nouvel épisode dans le feuilleton’’ de la société de transport par bus Dakar dem Dikk. ‘’Christian Saly (directeur de Dakar Dem Dikk) convoqué au palais’’, titre le journal.

‘’Saly Portudal : l’enfer d’un paradis touristique’’, titre de son côté Kotch qui relève ‘’un nombre de visiteurs qui baissent chaque année, une érosion côtière dangereuse, une destruction du poumon vert du village, un bras de fer qui ne dit pas son nom avec la nouvelle mairie de Saly Portudal, une spéculation nébuleuse’’.

‘’Autant de problèmes’’ qui, selon le journal, ‘’consacrent l’échec d’une station qui semble amorcer un déclin sans précédent dans l’histoire du tourisme balnéaire au Sénégal’’.

Sur tout autre sujet, Le Journal Thiey parle d’’’embllie’’ à propos de la situation économique du Sénégal. Selon le journal, ‘’dans une déclaration publiée au lendemain de leur séjour de six jours au Sénégal, les fonctionnaires du Fonds monétaire international ont annoncé qu’ils ont constaté une reprise économique au Sénégal’’.

L’actualité internationale est dominée par la publication des résultats du premier tour de l’élection présidentielle en Guinée.

‘’Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé vont s’affronter au second tour’’, informe le quotidien, tandis que Le Populaire annonce un ‘’duel’’ entre les deux hommes.

L’actualité sportive est dominée par la déception liée à l’élimination du Ghana par l’Uruguay en quart de finale de la Coupe du monde de football.
‘’Le Ghana suit le Cameroun et le Sénégal : la malédiction continue’’, titre Walf Sports, tandis que le matin écrit que ‘’l’Afrique rate le rendez-vous avec l’histoire’’. ‘’Mondial 2010 : bye bye Africa’’, titre de son côté la Sentinelle. Montrant une photo de l’attaquant et buteur ghanéen qui a un raté un pénalty, Stades titre : ‘’Gyan, la malédiction d’un héros’’.

02/07/2010

Problèmes fonciers à Saly

BAUX ET SOUS-BAUX A SALY
Les hôteliers préoccupés par l'équation foncière
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L'accès au foncier pose problème au Sénégal. Et les professionnels du tourisme établis à la station balnéaire de Saly n'échappent pas aux difficultés inhérentes à cette question. Car l'Etat a rétrocédé un bail à la SAPCO qu'elle cède à son tour à ces professionnels. Mais l'acquisition du titre foncier n'est pas chose aisée.
Le président du Syndicat patronal de l'industrie hôtelière du Sénégal (SPIHS), Mamadou Racine Sy, a fait part de la vive préoccupation des hôteliers à propos du foncier à Saly. « Cela ne sert à rien de proposer un prix de cession prohibitif. Les gens ont déjà investi des milliards dans le site. C'est notre investissement qui a valorisé le terrain. Il ne faut pas étrangler les professionnels du tourisme sous le couvert de nous rendre service », a souligné le président du SPIHS au cours de la journée consacrée à l'industrie du tourisme pendant les Assises de l'entreprise du Conseil national du patronal (CNP), en décembre 2009. Par exemple, pour acquérir le titre foncier d'un terrain de 300 ha, un hôtelier doit payer 1.000 F par mètre carrée. Ce qui risque de lui coûter 3 milliards de francs CFA, alors qu'il a déjà beaucoup investi sur le site. Mamadou Racine Sy a lancé une invite au directeur des Impôts et Domaines à revoir la question de la cession des terrains à Saly.
De son côté, le président directeur général de la SAPCO, Ndiouga Sakho, a expliqué que la société qu'il dirige a signé avec l'Etat pour délivrer des titres de bail pour 50 ans. « Nous avons procédé à des études. Mais des problèmes d'immatriculation nous ont bloqués », a-t-il déploré.
Portée limitée
Pour le directeur général des Impôts et Domaines, Amadou Bâ, il faut régler le problème du droit à la propriété foncière. « Le bail en soi pose problème. Ceux qui sont dans le périmètre de Saly sont dans des sous-baux », a-t-il fait remarquer. De fait, ces sous-baux ont une valeur juridique, mais la portée est limitée. La banque ne peut pas leur prêter de l'argent en fonction de ces baux. Car, l'Etat reste propriétaire du terrain.
Devant une telle situation, la Direction générale des Impôts et Domaines (DGID) agite un certain nombre d'idées. L'Etat peut vendre les terrains à la SAPCO et elle va vendre aux professionnels du tourisme. L'alternative est que l'Etat peut vendre directement aux occupants, mais là, il se posera un problème de suivi pour la SAPCO, a précisé le patron de la DGID Amadou Ba.
Dans tous les cas, les professionnels du tourisme à Saly ont hâte que l'Etat prenne les mesures idoines pouvant leur permettre d'accéder rapidement et plus facilement à la propriété foncière des terrains qu'ils occupent depuis belle lurette et où ils ont consenti des investissements énormes.

Un nouveau chef Mouride

Khalife à la place du Khalife
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Désignation d'un nouveau khalife général de la grande confrérie des mourides
Le Khalife général des mourides, Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké, décédé mercredi soir à l'âge de 85 ans, a été remplacé à la tête de la grande confrérie par Serigne Cheikh Maty Lèye Mbaké, le plus âgé parmi les petits-fils de Serigne Touba, fondateur de la confrérie.
Le Khalife général de la confrérie des mourides au Sénégal, Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké est décédé mercredi soir.
Le décès a eu lieu mercredi soir à "Alieu", une banlieue de la cité religieuse des mourides Touba (Centre-Ouest du Sénégal), où le Khalife s'était retiré après une récente hospitalisation à Dakar.
Comme le veut la tradition de la confrérie, le plus haut dignitaire des mourides a été aussitôt inhumé peu après minuit dans l'enceinte de la Grande mosquée de Touba.
Le nouveau Khalife générale des mourides, Serigne Cheikh Maty Lèye Mbacke est né en 1923. Il est connu pour son vaste savoir en sciences religieuses, son ouverture d'esprit et sa grande piété.
Le nouveau khalife, qui maîtrise la langue arabe, est connu pour son implication dans l'organisation des grandes manifestations religieuses de la confrérie des mourides.
Aux premières heures de la matinée de jeudi, une foule immense a commencé à se réunir aux abords de la grande mosquée de la cité religieuse Touba pour déplorer la perte du saint homme.
Le président Abdoulayé Wade, accompagné d'une délégation officielle, est attendu ce jeudi à Touba pour présenter ses condoléances à la communauté mouride.
Fondée au début du XXème siècle par Cheikh Ahmadou Bamba, la confrérie des mourides représente une importante communauté présente particulièrement au Sénégal et en Gambie.
La théologie soufie des mourides est influencée par celle des confréries Qadiriya et Tijaniya mais aussi de l'Œuvre d'Al-Ghazali, largement citée dans les Œuvres du fondateur de la confrérie.

01/07/2010

Déjà le chaos à Dakar

Premières pluies à Dakar
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L'hivernage n'a pas encore commencé. Quelques pluies éparses et légères sont tombées sur Dakar...et, c'est déjà le chaos!
Quand le Sénégal va-il prendre en compte les priorités de ce pays plutôt que de donner priorité à l'enrichissement de quelques-uns?
Voir: http://www.ouest-tv.com/index.php?choix=event_1

Saly a le blues

SALY : La station a le blues
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Cette année encore, la saison touristique n’a pas produit les résultats escomptés. A Saly, le taux de fréquentation des hôtels dépasse légèrement les 50% selon le président du Syndicat d’initiative de la région de Thiès, Boubacar Sabaly. Il informe d’une baisse de 30% des arrivées de touristes français. « Où sont passés les touristes ? », s’interrogent les hôteliers. Pour eux, la réponse est à chercher d’abord dans le déficit de promotion de la Destination Sénégal. Le patron de l’hôtel « Les Bougainvillées » juge dérisoire le montant d’un milliard alloué pour la promotion de la Destination. Au moment où nos concurrents, à savoir la Tunisie et le Maroc, ont des budgets de promotion chiffrés à des dizaines de milliards de FCFA. Plus grave, pour lui, les autorités chargés du secteur, malgré leurs nombreuses participations à des Salons de tourisme dans les marchés émetteurs, tardent encore à faire du Sénégal, « un paradis touristique ». D’autre part, les coupures intempestives du courant ont aussi sérieusement affecté la saison, malgré le fait que beaucoup d’entre eux disposent de groupes électrogènes. Ces délestages ont surtout perturbé l’alimentation correcte en eau de la station et surtout du côté de la Somone. Le malaise des professionnels a été atténuée par les groupes électrogènes achetés par la Sapco. Ce qui a permis un bon fonctionnement des châteaux d’eau et une bonne alimentation en eau de la station balnéaire. Les petites structures ont plus souffert de cette situation. Servir des produits frais leur était difficile, faute de groupes électrogènes. En mal de promotion, elles se sont rabattues sur la clientèle locale difficilement décrochée dans les grosses entreprises de la place. Les délestages plongeaient souvent Saly dans une grande obscurité. Le résultat est que les touristes n’osaient plus sortir. Les bars, restaurants et autres Fast Food tournaient ainsi au ralenti. Ce qui a durement affecté l’économie mbouroise. LES MAUX DE SALY Il y a, en premier lieu, la prostitution. Nombreuses sont devenues maintenant les filles qui fréquentent la station pour y exercer le plus vieux métier du monde. Elles viennent de Mbour, mais de plus en plus, de Dakar et Thiès. Elles logent à Mbour et la nuit, on les retrouve dans les nombreuses boites de nuit de la station. Certains n’hésitent plus à dire qu’« à Saly, c’est le tourisme sexuel ». L’insécurité y est aussi un phénomène préoccupant. Il y a quelques mois, un Français du nom de Bruno Bassoly a été agressé et tué en plein jour sur la route de la Somone. Un autre touriste, d’origine espagnole, fut aussi tué à Saly Niakh Niakhal dans sa résidence. La brigade spéciale de gendarmerie de Saly a, certes, renforcé ses moyens, mais le mal persiste encore. La mendicité gangrène également Saly. Ils sont de plus en plus nombreux les mendiants qui ont jeté leur dévolu sur Saly. Il paraît qu’on y donne des aumônes en euros. De même, la fréquentation de la station par les enfants tend à favoriser la pédophilie. C’est pourquoi, la Gendarmerie a pris des mesures dra c oniennes pour limiter l’entrée des talibés dans la station. Une certaine anarchie est aussi notée à certains endroits. Des commerces ont fini d’occuper les chaussées. Le village artisanal étouffe, ses occupants dépassent largement le nombre initialement prévu et de mauvaises installations électriques sont constatées sur les lieux avec des risques réels d’incendie. On voit des jeunes qui se considèrent comme des antiquaires et qui harcèlent les touristes dans la rue. Ces derniers n’osent même plus se rendre à certains endroits de Saly et de Mbour de peur d’être agressés verbalement, voire physiquement. Enfin, Saly n’est pas saturé, mais il est vieillissant. Plusieurs réceptifs hôteliers datent de la création de la station dans les années 80. Le fonds pour la réhabilitation de Saly n’est toujours pas dégagé. Pourtant, la SAPCO a de grands projets dans de nouvelles zones touristiques comme Pointe Saréne, Joal- Fadiouth et Mbodiéne.
Source: "Réussir/Le magazine du Business"