10.08.2010
Saloum et Bassari au patrimoine mondial de l'Unesco
Le Sénégal veut ‘vendre’ le Delta du Saloum et le pays Bassari
Propositions d’inscription au patrimoine mondial :
Le Sénégal proposera en 2011 et 2012 deux sites à inscrire au patrimoine mondial de l’Unesco : le Delta du Saloum et le Pays Bassari.
En Afrique de l’ouest, le Sénégal reste le pays qui a le plus de sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Notre pays en compte cinq. Pour les sites naturels, on a les Parcs de Djoudj et de Niokolo koba ; les sites culturels comptent la région de Saint-Louis, l’île de Gorée et les Cercles mégalithiques de la Sénégambie.
Hamady Bocoum, directeur du patrimoine a indiqué hier, lors de la clôture des journées nationales du patrimoine, organisées du 6 au 8 août que le Sénégal proposera en 2011 et 2012 deux autres sites pour la liste du patrimoine mondial. Selon Bocoum, deux dossiers sont prêts, le Delta du Saloum et le pays Bassari. ‘Nous pensons qu’ils vont passer parce qu’ils sont bien faits’, s’assure le directeur du Patrimoine.
En 2010, 21 biens ont été ajoutés à la liste du patrimoine mondial de l’humanité établie par l’Unesco. La zone de conservation de Ngorongoro de la Tanzanie figure parmi les sites. Cette année deux sites africains sont dans les biens en périls, les Tombes du roi de Buganda à Kasubi, en Ouganda et les Forêts humides de l’Atsinanana, à Madagascar. Selon Hamady Bocoum, cela montre que la place de l’Afrique dans le patrimoine universel est faible sur le plan qualitatif et quantitatif. L’Afrique est aujourd’hui autour de 8 % sur la liste des biens universels. Le continent a 50 % du patrimoine en péril. Pour le directeur du Patrimoine plusieurs raisons expliquent cet état de fait. La liste au début privilégiait les antiquités classiques en Europe. Aujourd’hui les critères ont évolué et mettent l’accent sur le paysage culturel et naturel. Ce qui donne une opportunité au continent noir.
Selon l’expert, l’Afrique a deux problèmes pour capitaliser ces acquis. D’abord, les Africains sont confrontés à des problèmes de gestion. Des sites classés sont mal gérés et se retrouvent sur la liste des biens en péril. Le manque de ressources financières et intellectuelles ne facilitent pas les propositions d’inscriptions des pays sur la liste mondiale. Un dossier d’inscription peut coûter jusqu’à 200 millions Cfa, sans la garantie d'être retenu par l'Unesco.
Au total, le nombre de sites classés au patrimoine mondial de l’humanité est de 904.
Le Sénégal a célébré les 6,7 et 8 août les journées nationales du patrimoine sur le thème de la ‘Renaissance africaine’.
Fatou K. SENE
18:30 | Commentaires (0) | Tags : sénégal |
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