15.08.2010
Baisse de tva au Sénégal
Tva touristique de 18 A 10 % : Le Sénégal s’inspire de l’Afrique du nord

Deuxième secteur pourvoyeur de devises après la pêche, le tourisme sénégalais est aujourd’hui au creux de la vague avec une forte baisse des taux d’occupation des hôtels. La réforme de la Tva suffira-t-elle à redresser la tendance ?
De concert avec les professionnels du secteur, l’Etat sénégalais s’engage à faire baisser la Taxe sur la valeur ajoutée (Tva) pour prétendre au standing du Maroc ou de l’Ile Maurice. C’est ainsi que pour relancer un secteur fortement sinistré par une baisse drastique des arrivées et un faible taux de retour, les responsables du ministère de l’Economie et des Finances ont pris l’engagement de baisser la Tva qui passe ainsi de 18 à 10 %. La mesure entre en vigueur dans la loi de finances 2011, selon Mamadou Racine Sy, le président de la Fédération des organisations patronales de l’industrie touristique du Sénégal (Fopits).
Cette nouvelle Tva sur le tourisme est une vieille revendication des professionnels. Elle devait entrer en vigueur depuis belle lurette, mais il fallait que le Sénégal en informe les responsables de l’Uemoa. A un tel niveau de la taxe sur la valeur ajoutée, le Sénégal ne pouvait être compétitif. Ses principaux concurrents nord africains comme le Maroc appliquent une Tva tournant autour de 7 %. Actuellement, avec le prix du billet d’avion pour rallier Dakar (environ 900 euros), le touriste européen peut se payer de belles vacances en bordure de mer et dans un réceptif haut de gamme à Agadir au Maroc ou à Gammarth en Tunisie. C’est dire que les professionnels sénégalais du tourisme sont désormais conscients qu’ils perdent énormément de parts de marchés parce que les transports aériens coûtent cher.
Comme si cela ne suffisait pas, le Maroc est encore offert en exemple dans le volet promotion car au moment où l’Agence sénégalaise de promotion touristique (Anpt) peine à mobiliser 1 milliard de francs Cfa pour vendre la destination Sénégal, une structure comme l’Office marocain du tourisme culmine à plus de 20 milliards de francs Cfa de budget. C’est dire… Par ailleurs, l’absence d’un crédit hôtelier de même que la fermeture du bureau sénégalais du tourisme de Paris sont fortement décriées. Surtout que Paris est la capitale du premier pays émetteur de touristes au Sénégal.
22:02 | Commentaires (1) | Tags : sénégal |
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Commentaires
Ben yapuka, faukon...
Ce qui me gêne c'est la phrase: "l’Etat sénégalais s’engage à faire baisser la Taxe sur la valeur ajoutée (Tva) pour prétendre..."
Ca fait des lustres (il est écrit "belle lurette")que l'on entend cette ritournelle.
C'est un peu comme les délestages Senelec: l'Etat s'était engagé pour y mettre fin au plus tard en ...Fevrier 2010. Aujourd'hui, on voit le résultat: les coupures n'ont jamais été de cette ampleur. De même, les dispositions devaient être prises pour éviter que les catastrophes des inondations des années précédentes ne se reproduisent: on voit le résultat en ce moment...
Entre le rêve et la réalité, il y a parfois l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette...ou la distance de la Terre à la Lune, si l'on est optimiste ou pessimiste.
La réalité vraie et actuelle, c'est que les taxes sur les billets d'avion sont toujours insupportables, et que la dernière idée "lumineuse" des autorités est d'avoir supprimé la possibilité de l'accès terrestre aux résidents ou touristes qui viennent en voiture.
Écrit par : EagleIV | 18.08.2010
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