31/10/2010

Des Français volent à Saly Mbour

SALY : Un Français pris en flagrant délit de vol dans un super marché
get.aspx.jpg
Un Français  a été pris en flagrant délit de vol au «Holiday market» à Saly. En faisant ses emplettes, il en a profité pour mettre des produits dans sa poche. Au moment de payer, il «oublie» de déclarer le contenu de sa poche malgré la demande répétée du caissier. Lorsqu’il a voulu  franchir le seuil du magasin, on lui demanda de revenir pour subir une fouille. Ce que le toubab ne voulait pas entendre. Finalement, c’est la gendarmerie qui est venu le prendre avec son butin. Selon un employé du super marché, les cas de vols sont récurrents et ce sont surtout les résidents français qui en sont les auteurs.

La Casamance dans le noir

Crise de l’électricité : Ziguinchor meurt en silence
photo_1283609167620-1-0.jpg 
C’est un portrait catastrophique que la radio RFM a présentée de la ville de Ziguinchor, dans son édition de ce mercredi. La commune, dont le nom vient du créole portugais « assois-toi et pleure », est confrontée à une crise économique et sociale sans précédent, du fait des nombreuses coupures d’électricité. Dans les deux maternités que compte la capitale du sud, les femmes accouchent la bougie à la main. Il y a quelques mois, trois enfants prématurés sont morts dans les crèches, suite à ces longues coupures.
Dans les différents Centres de santé, les malades désertent leurs lits, faute de soins et d’électricité. Le groupe électrogène installé à l’hôpital régional ne fournit que les secteurs stratégiques comme les salles d’opération, laissant des centaines de malades dans le désarroi. L’économie de la région en souffre énormément et les chômeurs se comptent maintenant dans les rues, du fait d’une économie domestique dévastée et du défaut de conservation, alors que la région comptait parmi les plus importantes infrastructures frigorifiques du Sénégal.
Les infrastructures frigorifiques permettaient l’exploitation des crevettes et le développement de la pêche, qui employait des milliers de femmes dans toute la région. La centrale locale de la Senelec ne fournirait qu’un peu plus d’un Mw d’électricité, alors que le besoin réel serait de 12 Mw pour l’ensemble de la région. Même les médias locaux n’ont pas été épargnés par cette crise sans précédent, avise le correspondant local de la Rfm.
Les chiffres d’affaires des chaînes locales ont baissé de manière drastique et les responsables de rédactions ont décidé de suspendre les éditions locales jusqu’à nouvel ordre, sevrant les populations de nouvelles, dans une région déjà dévastée par une rébellion active qui a fait des milliers de morts.
Les correspondants locaux, affectés par la situation puisqu’ils ne peuvent plus envoyer leurs articles par fax, ont décidé unanimement de manifester samedi prochain, pour protester contre cette situation. Face à cette crise économique et sociale sans précédent, la voix des élus de la région et des autorités locales est restée inaudible. Abdoulaye Baldé, élu maire sous la bannière du Pds et de la Génération du concret lors des élections locales de mars 2009, semble le moins profiter de la désignation de son « ami » Karim Wade à la tête du ministère de l’Energie.
La nomination du fils du président de la République avait laissé augurer d’un meilleur avenir pour l’électricité au Sénégal, mais son entregent financier tant vanté par son père n’a pas encore fait de miracle.
Seneweb

30/10/2010

Tabaski 2010

TABASKI 2010 : Le gouvernement promet des moutons à 35 000 FCfa
mouton_tabaski1.jpg 
Le Premier ministre qui présidait, hier, le Conseil interministériel sur la Tabaski a affirmé que chaque famille pourra avoir un mouton à un prix abordable pour la fête. Souleymane Ndéné Ndiaye a également assuré qu’il n’y aura aucun problème de ravitaillement en moutons des différents points de vente de Dakar.
«Nous avons pris toutes les dispositions pour que chaque famille ait un mouton selon ses moyens et puisse passer une bonne fête de Tabaski.» L’assurance est de Souleymane Ndéné Ndiaye qui présidait le Conseil interministériel sur la fête de Tabaski 2010. Selon le Premier ministre, le nombre de moutons attendus en provenance du Mali et ceux venant de l’intérieur du pays permettront à tous les Sénégalais d’avoir un large choix dans les différents prix que proposeront les éleveurs. «Nous allons faire de sorte que les prix soient les plus abordables possibles pour chaque famille afin de passer une fête sereinement. Il n’y aura aucun problème dans l’approvisionnement grâce au Crédit agricole», assure-t-il.
Comme l’année dernière, le chef du gouvernement a affirmé que toutes les taxes concernant les moutons seront suspendues pour alléger leur prix de vente dans les foirails. Les autorités étatiques qui attendent quelque 690 000 moutons sur les différents marchés du pays, dont plus de 200 000 destinés à la région de Dakar, certifient qu’ils seront accessibles à toutes les familles sénégalaises.
«Avec la suppression des taxes, à l’image de l’année précédente, toute famille qui débourse 35 000 FCfa peut avoir un mouton pour le sacrifice le jour de la Tabaski. Le marché sera suffisamment approvisionné et à temps», assure Pape Amar Diop de l’Association des éleveurs du Sénégal. Selon lui, le gouvernement a pris les devant très tôt pour éviter tout problème dans les préparatifs de la Tabaski. Notamment la suspension de la taxe aussi bien à l’entrée des frontières, le long des axes routiers que dans les différents points de vente.
Sur le plan sécuritaire, le Premier ministre a affirmé que toutes les dispositions seront prises par le ministère des Forces armées pour que les éleveurs puissent écouler leurs moutons en toute sérénité dans tous les points de vente. Concernant l’acheminement des moutons à Dakar, Souleymane Ndéné Ndiaye a indiqué que toutes les dispositions seront prises par le ministère des Transports terrestres pour satisfaire ce volet et que toutes les mesures de facilitation prises pour un bon déroulement de la vente des moutons l’année dernière seront reconduites pour l’édition 2010.
MAMADOU ALPHA SANE

Parachutisme au Sénégal

Wafou Parachutisme prend ses quartiers d'hiver à Saly, au Sénégal.
46-38-thickbox.jpg
Pour cette deuxième année, Patrick Cintio et toute l'équipe de l'école de parachutisme WAFOU, vous accueille dans la station balnéaire de Saly au Sénégal.
SALY PORTUDAL est une station touristique au bord de l'eau, à 80 Kms au sud de Dakar, sur la "Petite Côte" du Sénégal.
Le rythme de vie est bien différent de celui imposé en Europe, il est agréable et facile à prendre.
La population accueille les voyageurs avec sourire, gentillesse et respect.
Plages de sable fin, palmiers, soleil, hôtels, locations de vacances, restaurants, distractions, excursions et loisirs constituent un cocktail idéal pour des vacances réussies.
Depuis l'an dernier, l'implantation de l'école Wafou a permis de rajouter le parachutisme aux autres loisirs déjà présents sur place.
"La première année, nous a permis de nous implanter, faire découvrir l'activité et le sérieux de l'école auprès des différents acteurs locaux. Nous avons nouer des liens de confiance qui nous permettent aujourd'hui de revenir dans les meilleures conditions." nous confie Patrick Cintio.
Après le succès de l'édition 2009 / 2010, Wafou Parachutisme vous propose des conditions exceptionnelles pour passer l'hivers au chaud, à quelques heures de la France, et profiter pleinement des infrastructures sélectionnées spécialement pour la communauté des parachutistes et de leurs accompagnants.
Découvrez les offres sélectionnées et négociées par Wafou Parachutisme auprès de ses partenaires voyagistes, hôteliers et prestataires de service pour partir faire du parachutisme au Sénégal sur le site de Wafou: http://www.wafou.fr/46-senegal-wafou.%22
Et découvrez aussi toutes les offres pour pratiquer et se former au parachutisme en Gironde, près de Bordeaux

29/10/2010

La Casamance sur internet

L’Office de tourisme de Casamance ouvre son site web
casam.jpg
L’Office de tourisme de Casamance a été mis en place fin 2009 avec l’appui du Conseil régional de Ziguinchor et l’Inspection régionale du tourisme. Son site web, récemment en ligne, vous guidera pour votre voyage et votre séjour en Casamance.
L’ensemble des intervenants du secteur touristique (hôteliers, campements, transporteurs, guides, agence de voyage, artisans…) viennent de créer un Office de tourisme dans l’un des plus vieux bâtiments de la ville de Ziguinchor, situé au croisement de la rue Javelier et de la rue du Général De Gaulle.
Ouvert au public du lundi au samedi de 9h à 13h30 et de 14h30 à 18h30, il constitue un point d’information important sur la région et propose une documentation diversifiée matérialisée par des brochures, des dépliants, des cartes...
Il permet également d’obtenir une information complète sur les événements culturels programmés sur la région. L’office comporte également des espaces d’exposition dédiés à la culture et à l’artisanat local.
http://www.casamance-tourisme.sn

La Tabaski 2010: le 17 novembre

La Tabaski le 17 novembre
2848418180085107796wjyeVh_fs.jpg
La Tabaski est le nom donné à la fête de l’Aïd-el-Kébir en Afrique de l’Ouest.
Cette fête célèbre, selon la légende, le geste d’Abraham, à qui Dieu aurait ordonné de sacrifier son enfant. Au dernier moment, un beau bélier cornu lui est envoyé du paradis pour le rachat de son fils. Pour perpétuer ce geste, triomphe de la foi sur le doute et le septiscisme, la Sounah recommande, à ceux qui ont les moyens, d’ immoler une belle bête (bélier ou mouton castré, bouc ou caprin castré, brebis ou chèvre, taureau ou chameau), après une prière de deux Rakkas (génuflexion). La viande est mangée dans la famille et donnée aux nécessiteux.
La fête de la Tabaski est un moment fort de la vie religieuse et culturelle au Sénégal.
La recherche du mouton (et de l’argent qui permet de l’acquérir) est une activité qui s’entreprend de nombreux jours avant la fête. Les foirals s’installent un peu partout dans la ville, et les bergers peuls sillonnent les rues avec leurs plus belles bêtes, lavées et parées. Les négociations sont interminables. Certains s’y prennent très tôt, d’autres le plus tard possible en espèrant que les prix baissent.
La Tabaski est aussi l’occasion de renouveller sa garde robe et d’offrir des nouveaux vêtements aux enfants, qui iront rendre visite aux membres de la famille.

27/10/2010

Le Sénégal a la rage

Le Sénégal déclare la guerre à la rage et aux chiens errants
090812chien0874.jpg
Face à la recrudescence des cas de rage animale notés entre 2009 et 2010, avec comme corollaire un nombre plus important de chiens mordeurs qui mettent en danger les populations, l’Etat du Sénégal en particulier le Ministère de l’Elevage a décidé d’en finir avec la maladie de la rage en mettant en place un Programme spécial d’un coût de 764 Millions de FCFA pour la première année. D’une durée de 3 ans, ce programme vise à préserver la santé animale et publique à travers le contrôle de la rage.

Les acteurs veulent ainsi réduire sensiblement les pertes en vies humaines et les cas de rage animale grâce «à la baisse de l’exposition au risque; une meilleure prise en charge des personnes exposées ; à la vaccination de 15 000 chiens semi domestiques la première année avec rappel annuel les deux dernières années du programme; la vaccination orale de la population de chiens errants, la réduction de la population de chiens errants par l’abattage de 10 000 à 15 000 à l’échelle nationale» a fait savoir, ce mardi 26 octobre, le coordonnateur du programme spécial de lutte contre la rage, le docteur Baba Sall.
Il a fait comprendre que «les chiens errants seront éliminés à travers des opérations trimestrielles de quatre jours, soit quatre opérations dans l’année. A cet effet, il sera procédé à la pose d’appâts à base de viande imbibée de sulfate de strychnine».
Ces appâts, dit-il, «seront déposés au niveau des sites de concentration de chiens errants (décharges publiques, plages, cimetières, casernes, hôpitaux, marchés, abattoirs etc.). Ces opérations, si elles sont appliquées à ce rythme et au niveau de chaque Collectivité locale permettront de mettre une pression significative sur les populations de chiens ciblées malgré le cycle court de reproduction et la prolificité de l’espèce canine».
Pour réaliser ce projet, les acteurs disposent entre autres matériels de Vaccins, d’Antiparasitaires, des Colliers, des Muselières, des Cages, de Strychnine (stocks d’urgence et de sécurité) etc.
Le Ministère de l’Elevage avait entrepris en 2008, au titre du Programme de Renforcement de la Protection Zoosanitaire financé par le Budget d’Investissement Consolidé, un programme de vaccination subventionnée des chiens domestiques et d’élimination des chiens errants.
Ce Programme qui est toujours en cours avait permis de vacciner 3904 chiens domestiques et d’éliminer 2351 chiens errants.
Papa Mamadou Diéry Diallo

Corruption Sénégalaise

Corruption: le Sénégal 105ème au classement de Transparency International
2275143-3179453.jpg
Le Sénégal est classé en 2010 à la 105-ème place sur 178 de l’Indice de perception de la corruption (IPC) de l’ONG Transparency International rendu public mardi à Dakar.
"Le Sénégal, cette année, est à la 105ème place au niveau mondial parmi 178 pays avec une note de 2.9. Notre pays a la même note que celle de 2001", a notamment souligné Dominique Corréa, responsable du Forum Civil, la section sénégalaise de Transparency International, au cours d’une conférence de presse.
"On constate un important recul du score et du rang du Sénégal qui connaît une forte régression régulièrement depuis 2008, alors que d’autres pays africains, connaissant les mêmes conditions de gestion de leur développement, sont beaucoup mieux notés", a-t-il commenté.
L’IPC de Transparency International permet de mesurer l’évolution de la corruption passive dans les secteurs de l’administration publique et de la classe politique. Il est établi sur la base d’enquêtes réalisées en deux ans. Ses notes varient de zéro, niveau le plus élevé de la corruption, à dix, niveau le plus.

corruption : les premiers et les derniers
Le classement mondial 2010 établi par Transparency International
Voici les pays les mieux notés et les moins bien notés au classement international 2010 du degré de perception de corruption
1. Danemark, Nouvelle Zélande et Singapour (indice à 9,3)
4. Finlande, Suède (9,2)
6. Canada (8,9)
7. Pays-Bas (8,8)
8. Australie, Suisse (8,7)
10. Norvège (8,6)
11. Islande, Luxembourg (8,5)
13. Hong Kong (8,4)
14. Irlande (8,0)
15. Allemagne, Autriche (7,9)
20. Royaume-Uni (7,6)
22. Belgique, Etats-Unis (7,1)
25. France (6,8)
---
164. République démocratique du Congo, Guinée Conakry, Kirghistan, Venezuela (2,0)
168. Angola, Guinée équatoriale (1,9)
170. Burundi (1,8)
171. Tchad (1,7)
172. Ouzbékistan, Soudan, Turkménistan (1,6)
175. Irak (1,5)
176. Afghanistan, Birmanie (1,4)
178. Somalie 1,1

25/10/2010

Vidéo du président Wade

La saga Wade père et fils continue


Interrogé à ce sujet au cours d'une conférence de presse en marge du 13e sommet de la Francophonie à Montreux (Suisse), le président sénégalais a assuré que son fils avait été nommé au début du mois ministre de l'Energie "à cause de ses compétences".
"Il est financier, il est banquier, il réussit très bien les tâches que je lui ai confiées à cause de ses compétences que personne ne consteste", a déclaré le chef de l'Etat sénégalais.
Il a ajouté que le portefeuille de l'Energie était "le plus difficile" en raison d'innombrables coupures d'électricité dans le pays. "S'il est compétent, il faut qu'il le prouve", a-t-il dit.
"On n'en est pas à la dérive monarchique", a assuré le président Wade.
La nomination début octobre de Karim Wade, 42 ans, au ministère de l'Energie a été sévèrement critiquée par la presse et l'opposition sénégalaises à un peu plus d'un an de l'élection présidentielle prévue pour début 2012.
Abdoulaye Wade, 86 ans, qui a incarné l'alternance avec son élection triomphale en 2000 face à Abdou Diouf, l'actuel secrétaire général de la Francophonie, après quarante ans de règne socialiste, a annoncé il y a un an son intention de se représenter pour un troisième mandat.
Après sa réélection de 2007, il avait pourtant affirmé le contraire, précisant que la Constitution ne lui permettait pas de briguer un nouveau mandat.
Plusieurs analystes et hommes politiques le soupçonnent de vouloir se faire réélire en 2012 pour ensuite passer les rênes à son fils.
Voir la vidéo

21/10/2010

Erosion côtière au Sénégal

PROTECTION DU LITTORAL : 2,642 milliards de F Cfa de l’Union européenne au Sénégal
2767930020_ba214918fa.jpg
L’Union européenne (Ue) a signé hier, une convention de 2,642 milliards de F Cfa avec le ministère de l’Economie et des Finances pour la mise en place d’un plan de gestion intégrée des zones côtières au Sénégal.
La signature hier de la convention entre l’Ue et le ministère de l’Economie et des Finances est un jalon important dans la protection du littoral contre les diverses conséquences du réchauffement de la planète. Surtout que le littoral sénégalais est menacé. « Plus de la moitié de la population sénégalaise vit sur la zone côtière. Certains Sénégalais sont déjà confrontés à l’érosion côtière qui est, dans certains cas, un phénomène naturel mais souvent exacerbé par le prélèvement du sable de construction, les installations anarchiques. Le phénomène sera plus aigu demain avec le réchauffement climatique », prédit le chef de la délégation de l’Ue au Sénégal, Gilles Hervio.
La convention d’une valeur de 2,642 milliards de F Cfa servira à la réalisation d’une digue de protection de 730 m à Thiawlène (Rufisque), un quartier menacé par l’avancée de la mer. Le projet prévoit aussi la collecte des données hydrodynamiques côtières et la création d’une base de données du système d’information géographique (Sig). « Le programme que nous formalisons a pour vocation d’accompagner le gouvernement du Sénégal dans sa politique d’adaptation aux changements climatiques dans les zones côtières du pays. La contribution de l’Ue devrait permettre l’élaboration d’un plan de gestion intégrée des zones côtières couvrant toute la zone littorale », indique M. Hervio. Des mesures d’adaptation seront identifiées en rapport avec des populations locales puisque les stratégies de préservation de l’environnement deviennent efficaces lorsqu’elles sont portées par les bénéficiaires. « La priorité sera donnée à des interventions. On s’assurera de leur faisabilité, de leur viabilité. Des interventions mal étudiées, mal préparées peuvent avoir, dans ce domaine, l’effet inverse », souligne Gilles Hervio.
Pour le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop, cette nouvelle convention accélérera la prise en compte des urgences dans la lutte contre l’avancée de la mer et la mise en œuvre des mesures d’adaptation aux perturbations des paramètres climatiques. « Ce financement contribuera à la mise en œuvre de priorités nationales reconnues à travers le Plan national d’adaptation (Pana) qui désigne les zones côtières qui s’étendent sur 700 km comme zones vulnérables et un des quatre risques naturels majeurs pouvant affecter le pays. Les enjeux sont donc essentiels pour le Sénégal », indique le ministre.
I. Sane

18/10/2010

Touré Kounda fêté à Saly et Mbour

Les joueurs de Touré Kounda accueillis en héros à Mbour
arton72330.jpg
L’équipe de l’ASC Touré Kounda, vainqueur de l’édition 2010 de la Coupe du Sénégal de football, a été accueillie triomphalement par leurs supporters et les populations de Mbour qui ont exprimé leur satisfaction.
Des supporters surexcités, arborant des tee-shirts aux couleurs de l’équipe, battant des tams tams au rythme du Diambadong ou du Sawrouba pour d’autres, ont rivalisé de talent pour dire leur joie après la victoire de leur équipe sur l’US Gorée.
Arrivés à Mbour dans l’après-midi, les protégés de Lamine Sano, l’entraîneur de l’équipe mbouroise, ont été accueillis au croisement de Saly. De là, ils ont fait un passage à Saly où pendant, près de deux heures, ils ont été reçus par un directeur d’hôtel qu’ils ont remercié pour son soutien à l’endroit du club.
Après Saly, cap sur la "capitale" de la Petite Côte où les attendaient déjà la veille une foulenombreuse qui tenait à célébrer le premier trophée de Coupe du Sénégal gagné par un club mbourois.
Voulant à tout prix dire merci à leur manière à l’équipe, les populations sont venues du quartier Santosou, fief de Touré Kounda, en passant par les quartiers Thiocé Est et Ouest, 11-Novembre, Darou Salam, Mbour Toucouleur, Mbour Maure, Téfess, Golf, Médine, Liberté 1 et 2, Grand Mbour, Diamaguène 1 et 2, Escale, les quartiers Chateau d’Eau Nord et Sud, etc.
Ainsi, de Saly, les vainqueurs de la Coupe du Sénégal édition 2010, ont eu tous les honneurs. La satisfaction et le sentiment d’avoir réussi une mission se lisaient sur les visages des coéquipiers d’Ibrahima Diakhaté.
Empruntant l’avenue Demba Diop, les joueurs du TK comme l’appelent les Mbourois, sont arrivés à l’hôtel de ville où ils ont été reçus par le maire de la commune, El hadji Fallou Sylla qui leur a promis d’organiser une grande fête, dans les prochains jours, pour célébrer cette première.
Pour le directeur général de Touré Kounda Pro, Ibrahima Konaté, si son équipe a été si performante c’est parce que tout Mbour y a mis du sien. "Tout Mbour a soutenu l’équipe, c’est pourquoi nous remercions tout le monde", a-t-il lancé.
Selon lui, son équipe a atteint l’objectif qu’on lui avait fixé, accéder en Ligue 1. ’’Ceci étant fait de si belle manière, les joueurs ont pu décrocher la Coupe du Sénégal’’, a-t-il poursuivi.
"Maintenant que nous avons gagné une place coupe de la CAF, nous allons mettre tous les moyens possibles à notre disposition afin de jouer notre partition en Afrique. Nous allons nous préparer en conséquence", a déclaré le DG de TK Pro.

17/10/2010

Mbour a gagné!

Mbour football
FOOT_TOURE_KOUNDA_BONNE_FOTO.jpg
Touré Kounda, l'équipe de football de Mbour vient de remporter la coupe de football du Sénégal. Et cela, face à l'US Gorée. Coup double pour cette équipe qui vient également de gagner son ticket pour la première division nationale.
La liesse populaire s'est déchaînée, hier samedi, dans toute la ville

16/10/2010

Saly blues

Saly: Le blues des hôteliers
lamaintin.jpg
Hôtels en sursis, villas en vente et menace sur les emplois, Saly fleuron du tourisme sénégalais vit dans la morosité à cause des délestages.

Le ronronnement des groupes électrogènes berce l’atmosphère de Saly ce jeudi 30 octobre. Le soleil est au Zénith et invite à se prélasser à l’ombre. A la Rivièra, un bar restaurant de Saly fréquenté par une clientèle composée de touristes et de Sénégalais de passage pour des affaires, la cafétéria ne désemplit pas, la salle climatisée non plus. La plupart des clients préfèrent s’y refugier pour fuir la canicule. Un bruit sourd provient du fond d’un bâtiment. « C’est le groupe électrogène qui marche », indique Ousmane, un serveur au visage avenant d’une noirceur d’ébène. Ousmane se lâche quand on évoque les délestages. « Nos emplois sont menacés à cause des charges. Le patron n’arrête pas de grogner car l’électricité coûte cher, le gasoil aussi parce que le groupe électrogène fonctionne des heures durant. C’est le groupe d’ailleurs qui marche actuellement sinon, la plupart des clients seraient partis. La fréquentation est déjà moyenne, si les délestages continuent, il est sûr que certains d’entre nous seront remerciés. » L’odeur de l’essence se mélange aux effluves marins au grand dam de tous ceux qui sont venus farnienter à Saly, la station balnéaire la plus courue du Sénégal.

Malheureusement, Saly vit au ralenti depuis quelques années. L’impact de la crise financière, la cherté de la destination sénégalaise, les délestages refreinent l’ardeur de ceux qui adoraient venir à Saly. La hantise des Hôteliers de Saly s’appelle les délestages.

Le diktat des groupes électrogènes

« Les délestages, c’est un surcoût de 6 millions de frs Cfa par mois », s’étrangle Boubacar Sabaly le président du syndicat des Hôteliers de Saly. « C’est 320 litres de gasoil par jour ». « Le plus étonnant, aussi c’est que nos factures d’électricité ne varient pas. » Amer, Boubacar Sabaly indique : « Les touristes ne peuvent pas comprendre que leur confort soit gâché par des problèmes de délestage. Ces gens ne peuvent pas accepter un tel langage car chez eux, ils ne connaissent pas de délestages. Une coupure de courant pour quelques minutes, cela peut se comprendre mais des heures de coupure, nous évitons qu’ils en ressentent les effets. » Alors les groupes électrogènes fonctionnent à plein régime dans les hôtels et certaines résidences de la station de Saly pour le plaisir du touriste mais aussi pour ne pas perdre les provisions. Des provisions dont le coût est chiffré à des millions confie un hôtelier de Saly. « Un hôtel fonctionne avec des approvisionnements planifiés.

Certaines denrées sont très périssables et coûtent également très chères, elles sont en permanence sous froid et sans trop entrer dans les détails, l’exigence de qualité nous recommande d’être très regardant dans la qualité de service », précise-t-il. Au mois de juillet dernier, le groupe électrogène qui alimente les bougainvilliers a cramé indique Sabaly. « Cela nous a valu les pires désagréments. Il a fallu réparer au plus vite et nous avons perdu plein de provisions. » Les désagréments des délestages sont également vécus dans les résidences. Claudine, une française qui réside à Saly évoque le calvaire de ceux qui dépendent de l’électricité de la Senelec. « Ce qui est navrant souligne Claudine, c’est qu’on n’a pas d’interlocuteur. Moi je suis une râleuse. Je vis en Afrique depuis 26 ans, mais ce qui se passe au Sénégal depuis dix ans est surprenant. Depuis 48 heures, on n’a pas d’eau, l’électricité est comme rationnée, deux heures d’éclairage, trois heures de coupure. Personne ne pense à garder des provisions. Dans les boutiques du coin, il n’y a plus de bouteilles d’eau de 10 litres. Ma bonne passe une bonne partie de la matinée à courir après les vendeurs d’eau. » La française n’est pas prête à rentrer pour autant. Tout au contraire de plusieurs propriétaires de villas disséminées tout autour de Saly. « 500 maisons sont en vente depuis près d’un an, révèle Claudine. Les délestages ont leur impact dans cette débandade. »

Au mois d’août dernier, faisant le bilan des saisons touristiques 2008 et 2009 Mamadou Racine Sy président de La Fédération des organisations patronales de l’industrie touristique au Sénégal tirait la sonnette d’alarme en indiquant « les délestages minent le secteur », et d’ajouter « on ne peut vouloir un tourisme haut de gamme avec des délestages de cette nature ». La sortie de crise est encore loin.
Pape Amadou FALL

12/10/2010

Le top20 des Sénégalais


Les 20 personnalités qui font bouger le Sénégal
517813-659200.jpg
Ceci est une sélection qui a été faite en se fondant sur des critères objectifs. Chacune des personnalités citées ci-dessous joue un rôle déterminant dans la marche du pays. Ils sont tous incontournables dans le fonctionnement des affaires nationales.

1-Me Abdoulaye Wade

C’est une lapalissade de dire que le président de la République Me Abdoulaye Wade fait partie des hommes qui comptent dans ce pays. Etant Chef de l’Etat, il est le point de convergence de tous les grands dossiers. L’avenir de la Nation est entre ses mains.

2-Karim Wade

Ministre d’Etat, Ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens et des Infrastructures et de l’Energie, Karim Wade devrait pouvoir occuper la plus haute marche du podium parmi les hommes qui comptent. Nommé Président du Conseil de Surveillance de l’Anoci, le fils du président a mobilisé plus de 432 milliards de FCfa. Il s’était chargé de transformer le visage de la capitale du Sénégal. Il l’a réussi. Partout dans Dakar, Karim Wade a fait sortir des terres de grands chantiers dont les images resteront pour toujours dans la mémoire des sénégalais. Le bilan de son père repose sur ses épaules à prés de 80%. C’est la raison pour laquelle, il se bat sur tous les fronts pour terminer l’aéroport de Diass, l’autoroute à péage, pour démarrer les activités de Sénégal Airlines mais surtout pour fournir de l’électricité en quantité suffisante aux Sénégalais.

3-Cheikh Amar

Président Directeur Général de TSE/TRE, Cheikh Amar fait partie des rares hommes sur qui le président Wade compte profondément. C’est d’ailleurs ce qui explique, les multiples sollicitations du président à son égard. Cheikh Amar s’active dans plusieurs dossiers. Le président Wade lui a confié d’énormes projets : des phosphates de Matam qu’il a réussis, de l’usine de Senbus en passant par le matériel agricole, les semences et les engrais et d’autres dossiers qui ne sont pas rendus publics. Récemment, à Chicago, c’est lui qui avait parlé au nom de tous les investisseurs sénégalais face à de très puissants investisseurs américains. Dans le secteur de l’immobilier, le patron de TSE a lancé TRE qui construit des villas aux Almadies. Pape Cheikh se bat pour faire redémarrer certaines industries en difficultés au Sénégal. Du côté de Touba, Cheikh Amar est aussi bien imprégné. D’ailleurs c’est ce qui explique les travaux de Khelcom que lui a confiés le Khalife de Serigne Saliou MBacké, Serigne Moustapha Saliou. On se demande même s’il n’est pas le principal bailleur du président Wade et de son parti ?

4-Serigne Mor Maty Leye

Khalif Général des Mourides, Serigne Mor Maty Leye dirige aujourd’hui toute la grande Communauté mouride d’ici et d’ailleurs. Il est sollicité par tous les hommes politiques (opposition comme pouvoir). En plus il compte de nombreux talibés dans la sphère étatique. Un Khalife Général des Mourides n’est jamais n’importe qui.

5-Abdoul Aziz Sy Junior

A Tivaouane, ce qu’Abdou Aziz Sy Junior veut, Serigne Mansour Sy le veut. Ayant pris de l’âge, tous les dossiers importants de la Communauté Tijane de Tivaouane sont confiés à Junior. Il est le bras droit et l’oreille du Khalife Général.

6-Ousmane Tanor Dieng

C’est le politologue Babacar Justin Ndiaye qui avait dit qu’Ousmane Tanor Dieng est le mieux placé pour être le candidat unique de l’Opposition. Il nous rejoint. Car l’ancien Ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielle tient le parti politique le plus ancien du Sénégal. Il fait partie des hommes qui comptent pour une alternative démocratique au Sénégal.

7-Amadou Makhtar Mbow

Ce sont les hommes politiques de l’Oppostion qui l’ont sorti de l’anonymat après sa retraite. Il a été nommé président des Assises Nationales. Amadou Makhtar Mbow sera un élément essentiel dans la recherche de solution consensuelle dans le choix d’un candidat unique de l’Opposition en 2012.

8-Souleymane Ndéné Ndiaye

Premier Ministre du Sénégal, Souleymane Ndéné Ndiaye devra jouer un rôle déterminant pour la réélection du président Wade en 2012. Mieux encore, dans la recherche d’une solution apaisée, il a été le seul proche du président à avoir pris l’initiative de réconcilier le président Wade, Youssou NDour et Bara Tall.

9-Cheikh Tidiane Mbaye

Il n’est jamais cité. Le Directeur Général de la Sonatel fait partie des hommes qui comptent dans ce pays. Il dirige la première boîte de téléphonie mobile du pays avec plus de 400 milliards de chiffre d’affaires. Récemment, ses agents ont bloqué pendant 24 heures le fonctionnement du pays dans le cadre de lutte contre Global Voice.

10-Youssou Ndour

Président Directeur Général du Groupe Futur Média (RFM et TFM), Youssou Ndour est devenu un homme intournable. Sa radio (RFM) est bien écoutée. Son journal «l’Observateur » caracole en tête dans les sondages.

11-Abdou Latif Coulibaly

Le journaliste Abdou Latif Coulibaly est devenu passage obligé pour tous les hommes qui ont l’ambition de faire partir Wade et son régime. Son rôle dans ce combat est fondamental. D’ailleurs depuis un certain temps, il est le seul à affronter le régime en place. Les leaders politiques de l’opposition se content d’assister à ses procès seulement. On se demande s’il ne devrait pas être le candidat consensuel de l’Opposition ?

12-Sidy Lamine Niasse

Président Directeur Général du Groupe Walfadjiri, Sidy Lamine Niasse s’est forgé une réputation dans le milieu des affaires et de la presse. Sa télévision «Walf Tv » est la deuxième chaine du pays. A l’intérieur du Sénégal, sa radio «Walf Fm » vient en tête dans les sondages.

13- Me Ousmane Ngom

C’est l’opposition qui a fortement contesté sa nomination qui comprend peut être le rôle que joue Me Ousmane Ngom aux côtés du président. Dans le système de Wade, le Ministre de l’Intérieur est devenu une pièce maitresse.

14-Me Madické Niang

Mêmes les membres de la famille Wade, les plus proches se confient à Me Madické Niang. A Touba, son influence est sans limite. A la présidence, c’est lui seul qui peut entrer dans le bureau du président quel que soit son état d’âme. Dés fois, c’est à lui qu’on fait appel pour détendre le climat.

15- Baïdy Agne

Un patron sérieux. Baïdy Agne est président du CNP. Son organisation est aussi représentée au Conseil Economique et Social. Il est l’un des rares Chefs d’entreprise membre du patronnât qui inspire le respect. Le CNP qu’il dirige est une référence au Sénégal.

16- Babacar Diagne

Directeur Général de la RTS, Babacar Diagne dirige la seule chaine de télévision qui couvre toute l’étendue du territoire national.

17-Gaston Mbengue et Luc Nicolaï

Ils sont tous les deux des régulateurs sociaux. Dans notre sport national, Gaston Mbengue et Luc Nicolaï sont les deux géants. Ils sont incontournables. Ils travaillent pour l’insertion des jeunes dans le tissu social mais aussi pour le développement de notre sport national.

18-Abdoulaye Thiam

Il est inconnu des Sénégalais en général. Abdoulaye Thiam est un émigré sénégalais vivant aux Usa où il a passé plus de 30 ans. Il a été parmi les proches de Barack Obama avant son élection. Abdoulaye Thiam est le tampon entre les autorités sénégalaises et certaines autorités et certains média américains. C’est un lobbyiste connu dans les milieux américains.

19-El Hadji Mansour Mbaye

Ami de tous. El Hadji Mansour Mbaye est l’homme des missions nocturnes. Beaucoup de personnes en divergence se sont retrouvées grâce à lui. Dans ce pays, El Hadji Mansour est bien apprécié. Il fait partie des rares socialistes avec qui, l’ancien président Diouf continue d’entretenir des relations.

20-Pape Diop

Ancien Maire de Dakar, Président du Sénat, Pape Diop est celui qui devra assurer l’intérim en cas de vacance du pouvoir.

07/10/2010

Nouveaux bus Chinois à Dakar

150 bus  chinois neufs pour Dakar
bus.jpg
Le président sénégalais Abdoulaye Wade a procédé mardi à la remise des clés de 150 minibus acquis grâce à l'expertise de la société chinoise King Long, destinés au renouvellement du parc de transport en commun de Dakar, a constaté Xinhua.
Les 150 véhicules constitue le premier lot de 400 minibus devant permettre de renouveler le parc de "cars rapides" et " ndiaga ndiaye", vieux cars assurant l'essentiel du transport à Dakar et dans les régions.
Les minibus ont été montés à Thiès (70 km de Dakar), dans une usine née du partenariat entre la firme chinoise King Long et une société privée sénégalaise.
L'usine de montage de minibus chinois, bâtie grâce à un prêt de Pékin de 11 milliards de francs CFA, a été inaugurée en novembre 2009 par le président sénégalais.
La société chinoise King Long avait pris le relais de l'indienne Tata Motors, dont le partenariat avec Senbus avait permis de monter 505 minibus entre 2005 et 2008 pour le renouvellement du parc de transport en commun de Dakar.
Le président Wade s'est félicité du transfert technologie entre son pays et la Chine. Pour sa part, l'ambassadeur de Chine au Sénégal Gong Yuanxing a salué le succès de la coopération sino- sénégalaise.
La Chine est devenue un des partenaires-clé du Sénégal depuis la reprise des relations diplomatiques entre les pays en octobre 2005.
La Chine a octroyé au Sénégal près de 213, 8 milliards de Francs CFA en 2009.

Dégradation des terres au Sénégal

Dégradation des terres : 34 % de la superficie du Sénégal concernés
terre.jpg
34 % de la superficie du pays sont en proie à une dégradation. 24 % des superficies dégradées subissent une accélération du processus dans les dix dernières années. L’information est du coordonnateur du projet d’évaluation de la dégradation des terres en zones arides (LADA), Déthié Soumaré Ndiaye.
Après quatre années d’exécution du projet d’évaluation de la dégradation des terres en zones arides au Sénégal (2007-2010), l’heure est au bilan. Depuis hier, et cela pour deux jours, différents spécialistes de l’environnement tentent d’établir et de faire mieux connaître les résultats des efforts déployés pour évaluer le niveau de dégradation des terres. Avec l’accompagnement du Pnud, du Fem et de l’exécution technique de la Fao, six pays dont le Sénégal ont bénéficié de ce projet d’un coût de 7 millions de dollars US dont une contribution de la Fao et des pays qui s’élève à 5 millions de dollars US. Quand on sait que le coût global de la dégradation des terres est estimé selon le représentant de la Fao à Dakar, Ousseynou Diop, à une dizaine de millions de dollars par an, on imagine l’ampleur de la tâche pour la conservation des terres dans les zones arides qui touchent 2,6 milliards de personnes dans plus de 100 pays.
Le Secrétaire général du ministère de l’Environnement, Saliou Ramata Ka qui a présidé l’atelier ainsi que Hubert Georges de la Fao à Rome et Assize Touré du Centre de Suivi Ecologique (CSE) ont, tour à tour, salué les efforts entrepris durant ces quatre années et qui ont permis de tester un cadre méthodologique pour une évaluation de la dégradation des terres. M. Kâ n’a pas manqué de saluer l’accompagnement des partenaires à travers l’approche intégrée de surveillance de la dégradation des terres développée par le projet LADA.

Viol d'un Talibé à Saly

SALY : Un talibé de 9 ans violé
talib.JPG
Un talibé de 9 ans a été violé dans les buissons situés derrière l’aérogare. Abandonné dans la forêt, il est ramassé par une dame qui l’a acheminé à la brigade de Saly. Le commandant de brigade, Mamadou Bâ, a jugé nécessaire, vu son état avec le sang qui dégoulinait entre ses jambes, de le conduire chez le toubib. Trois jours après, le jeune talibé a reconnu son bourreau qui sera vite appréhendé et conduit à la brigade.
Comme tous les talibés, chaque matin le jeune talibé arpente les rues à la recherche d’aumônes. Souvent, il est employé comme porteur. Lundi dernier, il quitte son daara situé au quartier Diameguène de Mbour. Pour accéder au carrefour, il prend un raccourci à travers la forêt, loin d’imaginer qu’un maniaque l’attendait au tournant. Brusquement, ce dernier sort des buissons et interpelle le jeune talibé pour lui demander de lui porter des bagages un peu plus loin. Sans se douter de rien, l’enfant accepte et ensemble, ils prennent la direction des buissons. Arrivés sur les lieux, le jeune gaillard l’entraîne derrière les buissons et le cloue au sol pour satisfaire sa libido sous les cris de détresse de l’enfant qui n’avait pas de chance d’être entendu.
Selon l’enfant, son bourreau l’avait étranglé, mais il se débattait pour continuer à crier. Après son acte odieux, le maniaque sexuel disparaît, laissant derrière lui l’enfant qui était ensanglanté, ses boubous maculés. Heureusement pour le talibé, une dame qui passait par là l’a ramassé pour le conduire à la brigade de Saly. Le commandant a ordonné sa conduite chez le docteur qui a conclu que l’enfant a subi un viol ayant occasionné des blessures anales.
Après la consultation, l’enfant est rentré en compagnie de son maître coranique. Ce n’est que deux jours après, aux abords de la route nationale, que le jeune talibé a rencontré son bourreau et a alerté des personnes présentes. Se sachant traqué, l’individu prend la tangente et se réfugie dans les buissons. La chasse à l’homme qui s’ensuit sera fructueuse, puisque le fuyard a été pris au bout de plusieurs mètres de course-poursuite. Sous bonne escorte, l’individu qui s’appelle Omar Seck, demeurant au quartier Médine, est conduit à la brigade de Saly. Le jeune talibé est formel. Il s’agit bien de son bourreau. Le mis en cause, quant à lui, nie les faits avec véhémence. N’empêche, il a été déféré au parquet et placé sous mandat de dépôt pour pédophilie.

05/10/2010

Karim Wade va s'occuper de l'électricité

Le président sénégalais limoge le ministre de l'énergie et le remplace par son fils Karim
images.jpg
En pleine crise de l'électricité dans le pays, le président sénégalais Abdoulaye Wade a limogé, lundi 4 octobre, le ministre de l'énergie et l'a remplacé par son fils, Karim, qui détenait déjà plusieurs portefeuilles ministériels.
Le fils du président dirige un super ministère composé de la coopération internationale, de l'aménagement du territoire, des transports aériens et des infrastructures. "Il conserve chacune de ces attributions, sauf l'aménagement du territoire", a précisé le porte-parole de la présidence, Serigne Mbacké Ndiaye. Samuel Sarr, ancien dirigeant de la Société nationale d'électricité du Sénégal (Sénélec), occupait le poste de ministre de l'énergie depuis plus de trois ans.
Ce remaniement intervient en pleine crise énergétique au Sénégal, qui exaspère les populations. Depuis plusieurs années, les particuliers et les entreprises sont très régulièrement confrontés à des coupures de courant intempestives, qui peuvent durer plus de douze heures dans certains quartiers de la capitale et d'autres villes.

Sénégal: 10 millions de sacs plastique/jour

10 millions de sachets plastiques utilisés chaque jour au Sénégal
54272527.jpg
Quelque 10 millions de sachets plastiques sont utilisés chaque jour au Sénégal, contribuant à causer de réels problèmes environnementaux, a indiqué lundi à Dakar, le chargé des programmes de ONU-Habitat pour le Sénégal et le Cap-Vert, Serigne Mansour Tall.
‘’On n’en utiliserait 10 millions (de sachets plastiques) par jour’’, a-t-il indiqué au cours d’une cérémonie officielle tenue à l’hôtel de ville de Dakar, estimant que cette prolifération ‘’est énorme et contribue à des conséquences désastreuses à la fois pour l’hygiène mais aussi pour notre agriculture’’.
A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’habitat autour du thème principal : ‘’Meilleure ville, meilleure vie’’, le Sénégal a décidé de célébrer cette journée ‘’en mettant l’accent sur le phénomène de la prolifération des sachets plastiques à faible densité’’, a expliqué M. Tall.
‘’Nous avons pensé contextualiser ce thème au Sénégal pour mettre en exergue un phénomène qui nous touche et qui touche nos villes’’, a-t-il ajouté, en présence du premier adjoint au maire de la ville de Dakar, Cheikh Guèye.
Les déchets plastiques émis au Sénégal polluent l’environnement pendant une longue période, entraînant tous les risques pour les humains, les animaux et les végétaux.
‘’Aujourd’hui, a précisé M. Tall, 40% de nos déchets sont constitués essentiellement par des matières plastiques’’. Selon lui, cette prolifération pose non seulement un problème de ramassage mais aussi de ‘’valorisation de ces déchets qui contribuent également à rendre nos villes moins belles’’.
Pour lutter contre cette prolifération, a-t-il ajouté, ONU-Habitat a monté une coalition avec la société civile, à travers la ville de Dakar, pour prendre à bras le corps cette question lancinante qui est aussi une question d’environnement urbain.
Présidant la cérémonie commémorative de cette journée mondiale, le premier adjoint au maire de la Ville de Dakar a estimé que la question des sachets plastiques relève de ‘’la gestion quotidienne et de proximité qui ne peut pas se faire sans les collectivités’’.
‘’Les collectivités ont un rôle important à jouer d’autant que le thème de cette année nous interpellent’’, a-t-il ajouté. Selon lui, le thème de cette année recouvre l’essence de la fonction municipale qui est d’améliorer le cadre de vie des populations.
A ce sujet, M. Guèye a rappelé les nombreux projets entrepris par l’équipe municipale de Dakar, pour améliorer le cadre de vie des populations de Dakar. Entre autres, le désencombrement des artères, le projet des volontaires, le recasement des marchands ambulants, etc.
L’objectif de la journée mondiale est de réfléchir sur l’état des villes et des collectivités locales et sur le droit de toutes les populations à bénéficier d’un habitat décent, mais aussi à rappeler la responsabilité collective pour l’avenir de l’habitat humain.

03/10/2010

Sexualité scolaire scandaleuse

144 élèves de Sédhiou enceintes
grossesse_1.jpg
Le service régional de l’Action éducation en milieu ouvert (AEMO) de Sédhiou a fait état, vendredi, de 144 élèves enceintes en 2009-2010 des oeuvres, selon toute vraisemblance, de leurs enseignants.
‘’Si l’on poursuivait les auteurs des grossesses précoces en milieu scolaire, 144 professeurs seraient aujourd’hui en prison’’, a déclaré Pape Sarr, coordonnateur régional de l’AEMO.
M. Sarr participait à un comité régional de développement (CRD) spécialement consacré à ‘’la santé de la reproduction des adolescents’’ et aux ‘’violences en milieu scolaire’’.
Ceux qui douteraient de ce chiffre peuvent aller ‘’consulter les carnets de santé des infirmiers chefs de poste (ICP)’’, a soutenu Sarr, précisant que ‘’c’est 12 grossesses en moyenne, par établissement moyen secondaire’’. La région de Sédhiou compte 40 établissements moyens secondaires publics.
La réunion, présidée par le gouverneur de la région Cheikh Kane Niang, a permis aux participants de ‘’diagnostiquer le mal, mesurer ses conséquences et proposer des pistes de solutions’’ contre les grossesses en milieu scolaire.
Des enseignants sont auteurs de 42% des grossesses en milieu scolaire, a fait savoir Cheikh Faye de l’Inspection d’académie de Sédhiou. 22% de ces grossesses sont le fruit de relations des filles avec des élèves, selon M. Faye. Le reste, 36%, est à imputer à des personnes hors de l’école.
’’Les autorités académiques prendront toutes les mesures idoines pour sanctionner les auteurs’’, a-t-il assuré.
Le gouverneur de région a proposé d’impliquer les chefs religieux et coutumiers au combat contre ces formes de violence.
Un représentant des parents d’élèves a proposé aux autorités d’impliquer dans ce combat des ’’agents de renseignements’’ qui, répartis dans la région, seront chargés de ‘’démasquer les auteurs’’ de telles pratiques.
‘’C’est un délit de société qu’un professeur abuse de son élève. Il faut sévir contre ces enseignants’’, a martelé le gouverneur de la région.
Il a proposé aux membres du CRD, aux acteurs de l’école, d’’’aller vers une action plus sévère’’. Il a suggéré que ‘’les enseignants fassent un serment juridique pour dire qu’ils ne vont plus toucher aux filles’’.
Aussi a-t-il préconisé ‘’une stratégie globale, concertée et engagée pour éradiquer le fléau’’ qui, selon le représentant du pôle régional de formation de Sédhiou, Amadou Tidiane Diallo, ’’compromet l’avenir de plusieurs générations’’.
Mamadou Moustapha Sow, qui représentait le président du conseil régional à cette rencontre, a dit que la solution aux grossesses en milieu scolaire est à chercher dans l’éthique et la déontologie de l’enseignant.
A cause de la manière dont ils sont recrutés, certains enseignants ‘’n’ont aucune conscience professionnelle’’, a affirmé M. Sow.
Des femmes membres du Forum for African Women Educationalist (FAWE), une organisation de promotion de la condition féminine, ont menacé de traduire en justice les présumés auteurs de grossesses sur des filles de moins de 18 ans.
Mais leur ardeur a vite été brisée par l’intervention du président du tribunal régional Ousmane Racine Thioune.
‘’La procédure d’emprisonnement d’un auteur d’une grossesse est compliquée, car il n’y a jamais de témoin, alors que le droit pénal est toujours fondé sur la certitude’’, a expliqué M. Thioune.
La coordonnatrice du FAWE, Rokhaya Ndao, a exhorté l’Inspection d’académie à ‘’mettre à la disposition des enseignants des codes de conduite’’, afin de les sensibiliser sur ce sujet.
Elle a aussi demandé à la communauté éducative ‘’de rompre le silence et dénoncer ces violences en milieu scolaire sous toutes leurs formes’’. Elles freinent la scolarisation des filles, a estimé Rokhaya Ndao
Source Senblog

La Chine va éclairer le Sénégal

La Chine va éclairer le Sénégal
OFROE-FRANCE-TROTTOIR-20100410.jpg
Déficit énergétique au Sénégal : Eximbank China met 58 milliards Cfa sur la table
A l’heure où le Sénégal vit un déficit énergétique sans précédent, marqué par des émeutes aux quatre points du pays, la République de Chine annonce une assistance financière de l’ordre de 58 milliards CFA . Le projet Boucle de Dakar entend résorber le gap énergétique dans moins de deux ans.
Coïncidence heureuse, la représentation diplomatique de la Chine au Sénégal annonce la nouvelle au moment où l’Empire du milieu célèbre ce jeudi 30 septembre 2010 le 61e anniversaire de sa fondation. Selon plusieurs spécialistes, ce financement replace le Sénégal dans le groupe d’autres pays africains comme le Liberia, la Guinée-Bissau, le Tchad et l’Afrique du sud qui, depuis 1968, sont restés fidèles à l’Empire du milieu. Or ce pays ouest africain n’a repris ses relations diplomatiques avec la Chine qu’en 2005. Pour vaincre la crise énergétique qui porte un rude coup aux ambitions d’émergence du pays, la Chine a donc décidé de venir à la rescousse du Sénégal. Ce grand projet de la boucle de Dakar va installer une nouvelle autoroute d’électricité au Sénégal. Le premier chantier de cette opération d’envergure coûte 26 milliards CFA sur un réseau de 90 KV. La deuxième phase de financement a été lancée grâce à Eximbank of China pour un montant de 32 milliards CFA. Sur le plan purement technique, la boucle de Dakar consiste en la construction de 474 postes de transformation, au déroulage de 354 km de câbles souterrain et au déploiement de 276 km de câbles de réseau de basse tension. Senelec, la société sénégalaise d’électricité, croulant sous le poids d’une dette de 30 milliards CFA, sera à la fin de l’opération davantage outillée pour résoudre enfin le déficit structurel accumulé : une politique de diversification des sources de production pour enfin extirper le Sénégal de la tyrannie du pétrole.
Coopération sino-sénégalaise
Il faut remarquer qu’il y a eu des signes avant coureurs avec les journées d’affaires Chine-Sénégal qui se sont tenues en avril 2010 à Pékin. Elles sont considérées comme les temps forts du réchauffement de la coopération sino-sénégalaise notamment dans le domaine stratégique de l’énergie. C’est ainsi que le ministre d’Etat sénégalais Samuel Sarr, en charge du secteur, et le patron de la China Electrics ont paraphé un accord visant la construction d’une centrale de production électrique d’une capacité de 50 mégawatts. Cette centrale servira au renforcement de la boucle Mbour-Kaolack. Deux autres accords liés aux énergies renouvelables ont été aussi signés avec la China Sof Industry pour la production de 300 mégawatts d’énergie solaire à Ranérou (région de Matam). Il s’agit là d’un projet pilote entrant dans le cadre de la célèbre centrale solaire du Sahara, un projet cher au chef de l’Etat Me Abdoulaye Wade. Dans la même veine, la société des pétroles du Sénégal (Petrosen) va signer dans les plus brefs délais avec la société chinoise CNOCC un accord sur l’exploration et la recherche pétrolière offshore et onshore. Le Sénégal victime d’un défit énergétique sans précédent entend ainsi profiter largement de l’expérience chinoise en la matière pour sortir de l’impasse. C’est d’ailleurs tout le sens qu’il faut donner à la régularité des travaux de la Grande commission mixte sénégalo-chinoise qui se tient depuis la reprise des relations diplomatiques entre les deux pays. Ce qui explique amplement la présence lors des journées d’affaires sino-sénégalaises de Pékin des ministres d’Etat Karim Wade, Madické Niang et Samuel Sarr, de même que celle du ministre conseiller Dg de l’APIX Mme Aminata Niane.
En définitive, le Sénégal est en passe d’installer une centrale de charbon, une autre de biomasse et des centrales solaires à l’horizon 2012. Idem pour le parc éolien de Taïba Ndiaye, le premier en Afrique de l’ouest qui va introduire 125 mégawatts , soit 15% de la production nationale. Entre 2000 et 2009, l’Etat du Sénégal a fourni des efforts en injectant près de 700 milliards de francs CFA pour produire et distribuer de l’électricité.
Mouhamed Ndiaye

Emeutes électriques à Dakar

Emeutes de l’électricité au Sénégal

breveon4489.jpg
Les émeutes de l’électricité continuent dans la capitale du pays, Dakar. A Scat Urbam, des milliers de jeunes sont sortis dans la soirée du jeudi pour manifester leur colère. « Nous avons marre de ce régime. On en a marre de ces gens », a indiqué un manifestant interrogé par la radio Sud Fm. « C’est la seule solution que nous avons pour régler les problèmes, allumer les pneus », a dit la même source., « Ces gens-là, nous snobent, ils sont bien installés dans leurs bureaux avec leurs climatiseurs et nous narguent », précise la même source.
A Thiès également des manifestants nocturnes ont été notés. Au quartier Ndamatou de Touba, des centaines de jeunes ont voulu assiéger le siège de la Sénélec, mais face à la détermination des forces de l’ordre, ils ont rebroussé chemin.
Pour revenir à la situation à Dakar : quatre bus Dakar Dem Dikk ont été saccagés au point que les syndicats de la maison demandent l’arrêt des bus pour montrer également leur mécontentement face à cette situation.

La tension électrique au Sénégal ne faiblit pas
«Que les Sénégalais gardent leur argent tant que la Senelec (Société nationale d'électricité) ne donne pas correctement l'électricité!"
lançait également l'imam Youssoupha Sarr, coordonnateur d'un collectif d'habitants d'une banlieue de Dakar qui a de nouveau appelé hier les Sénégalais à ne pas payer leurs factures, pour protester contre les coupures qui ont repris dans le pays à cause des difficultés techniques et financières de la Senelec. Des manifestations de colère ont éclaté dans plusieurs villes, entraînant l'intervention des forces de l'ordre. Le FMI a appelé hier le gouvernement sénégalais à régler «sans attendre» ce problème de fourniture d'électricité.

02/10/2010

L'enseignement public au Sénégal

Enseignement moyen : Comment des cancres sont passés en sixième
entree.jpg
C’est pour les beaux yeux des bailleurs de fonds que le gouvernement du Sénégal a permis à tous les candidats à l’entrée en sixième d’être admis. D’après Youssou Touré, le secrétaire général de l’Ois, même des élèves qui avaient 25 points sur 160 ont été admis.
On en sait un peu plus sur le taux très élevé de réussite au concours d’entrée en sixième. Selon le secrétaire général de l’Organisation des instituteurs du Sénégal (Ois), Youssou Touré, le gouvernement veut appâter les bailleurs de fonds, c’est la raison pour laquelle il fait en sorte que tous les candidats soient admis. A l’en croire, ces derniers qui financent le Sénégal dans sa politique éducative, veulent que notre pays atteigne le taux de scolarisation universelle, conformément aux Objectifs du millénaire pour le développement (Omd). Pour ce faire, le gouvernement a fait passer tous les candidats au concours d’entrée en sixième de cette année. Tous ou presque. Car même ceux qui ont eu 25 points, la moyenne étant de 80, ont été admis au concours d’entrée en sixième, si l’on croit Youssou Touré. ‘Ce qui s’est passé avec l’entrée en sixième, dépasse l’entendement. On n’arrive pas à comprendre comment un gouvernement peut tomber aussi bas dans la médiocrité. Pour l’examen, on demande aux élèves d’avoir 160 points et pour être admis, il faut avoir la moyenne, c'est-à-dire 80 points. Mais des élèves qui ont obtenu 25 points ont été admis au concours d’entrée en sixième’, fait savoir Youssou Touré, par ailleurs directeur d’une école primaire à Pikine.
Avec ce taux de réussite très élevé, le secrétaire général de l’Ois craint que les collèges, dont les effectifs sont déjà pléthoriques, ne puissent contenir tout ce monde. En effet, selon lui, les conditions ne sont pas réunies pour une éducation de qualité. Car les classes sont en surnombre, regrette-t-il. ‘Au Cem de Thiaroye, certaines classes ont des effectifs qui dépassent 107 élèves. Et dans celui de Pikine-Est des classes de troisième comptent jusqu’à 99 élèves. C’est dire que les conditions sont très loin d’être réunies. Même pour des surdoués’, fustige-t-il.
D’autre part, le syndicaliste indique que d’après une étude faite par une Ong, 70 % des élèves du Ce1 ne savent ni lire ni écrire. Selon toujours le secrétaire général de l’Ois, cette étude a montré que 75 % des élèves qui avaient réussi à l’entrée en sixième l’année dernière, ont redoublé. C’est pourquoi, cette suppression de facto du concours d’entrée en sixième, ‘sans discussion avec les partenaires de l’éducation, est une forfaiture extrêmement grave. Le gouvernement a fait un bond en arrière de 50 ans’, dit-il.
Enfin, l’Ois, selon son secrétaire général, réclame la tenue des élections de représentativité des syndicats d’enseignants avant les élections de représentativité des centrales syndicales, prévues au mois de décembre. Car pour lui, il y a trop de syndicats d’enseignants qui ne sont pas représentatifs et qui sont créés de toutes pièces dans des ministères.

01/10/2010

Saly carrefour marabouté

ACCIDENTS AU CARREFOUR DE SALY LES CHAUFFEURS INDEXENT « LA BELLE FEMME AUX SABOTS
Carrefour_Saly_Mbour.JPG
A Saly Carrefour, les accidents mortels sont monnaie courante. Sur cette nationale 1, beaucoup de jeunes ont perdu la vie. Les chauffeurs sont indexés pour le non-respect du code, mais eux, parlent de Djinns, d'une belle femme qui, à la place des jambes, à des sabots. Le Dimanche, histoire d'exorciser ces démons des accidents mortels, Sokhna Mame Faty Mbacké, une riveraine et « Sokhna » a organisé une séance de récitation de coran suivie d'un repas copieux. Il y avait une forte présence d'hommes pour les besoins du coran mais aussi de femmes de Saly et environs. « Nous avons organisé cette séance de récitation de coran car à ce carrefour, on a noté beaucoup d'accidents mortels et ce sont surtout les jeunes qui en sont victimes. Tout récemment une fillette qui traversait la chaussée pour acheter de la viande a été mortellement fauchée. Nous voulons que les autorités prennent des mesures. Il faut dire aussi que ce carrefour est hanté. Il y a ici un Djinn qui pend la forme d'une belle femme. Elle arrête les chauffeurs mais disparaît en se transformant en lumière dés qu'ils rapprochent d'elle. Il y a un autre, un homme qui fait semblant de prier », nous confie Sokhna Mame Faty Mbacké. « Tous les chauffeurs connaissent cette femme-là qui hante la route un dos d'âne comme à Mbaye Fall ou à Thiès où le trafic y est très dense. », déclare Gora Ndiaye, le président des chauffeurs de Saly Carrefour. Son secrétaire général ne parle pas le même langage. « la configuration de Mbaye Fall est différente de celle de Saly Carrefour. Le trafic urbain est moins dense ici ce que nous pouvons avoir c'est que la route soit matérialisée ; qu'il y ait des panneaux de limitation de vitesse. En ce qui concerne les Djinns, vous savez qu'ils nourrissent du sang. Or, il y a une boucherie tout prés, et derrière, un lieu d'abattage » nous déclare pour sa part Amadou Diouf. Ce qui est clair c'est qu'il y a beaucoup d'accidents au carrefour de Saly à l'entrée de Mbour et que les chauffeurs doivent conduire prudemment sur cette agglomération.
Seyelatyr