23/11/2010

"Metissons" à St Louis

1er festival "Métissons" à St Louis
metissons.jpg
Jean Michel Schmit, le promoteur du festival Métissons qui s'ouvre mercredi à Saint-Louis du Sénégal, promet un "cocktail de sonorités" au public de cet évènement, qui verra la participation de groupes musicaux sénégalais et étrangers.
Lors de la première édition du festival Métissons, le public pourra voir des artistes jouant de la musique électronique, de la chanson française, de la musique gitane et malgache, sans que la musique sénégalaise ne soit laissée de côté, grâce au duo Pape et Cheikh, mais aussi Souleymane Faye, a dit le promoteur lors d'une conférence de presse, samedi.
Lors de ce festival qui se poursuivra jusqu'à samedi, des concerts seront organisés dans les bars et restaurants de Saint-Louis.
Selon Schmit, la majorité des groupes de musique attendus à l'évènement joueront "sans cachet", les organisateurs s'étant contentés de leur payer le billet d'avion.
Sont attendus au festival Metissons le groupe français Cavadi, le groupe espagnol El Pajaro (Espagne) et les Malgaches d'Edgar Ravahatra.
Les organisateurs veulent "pérenniser" ce festival et l'inscrire dans l'agenda annuel des manifestations de même nature organisées chaque année à Saint-louis, comme les festivals de Jazz et Rapandar.
Metissons "n'envisage pas de se positionner en concurrent" de ces manifestations toutefois, selon Schmit.
A l'avenir, des concerts seront organisés dans les quartiers pour permettre au plus grand nombre de participer au festival, a ajouté Jean Michel Schmit.
"Il faut dire qu'on a pensé à jouer dans les quartiers, mais cela est cher pour un événement qui vient de naître. A l'avenir, nous allons nous y atteler", a-t-il expliqué.
Souleymane Faye se produira à l'ouverture du festival, mercredi, à l'Institut français Jean Mermoz. Tous les artistes invités se donneront renez-vous au Centre Prosper Dodds, samedi, dernier jour de la manifestation que les organisteurs "ouverte" et "pas élitiste".

Hausse des prix...et de l'économie

2e TRIMESTRE DE 2010 AU SENEGAL : La reprise de l’activité économique se confirme, selon l’Ansd
senegal-dakar.jpg 
La note d’analyse de l’indice harmonisé des prix à la consommation publiée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) annonce une confirmation de la reprise de l’activité économique. Cependant, on note une tendance à la hausse des prix à la consommation au Sénégal et dans l’Uemoa.
La reprise de l’activité économique au Sénégal, annoncée au deuxième trimestre de 2010, se confirme et se déroule comme prévu, annonce l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) dans sa note d’analyse de l’indice harmonisé des prix à la consommation concernant la période précitée. Le document fait état d’un ralentissement global de la hausse des prix à la consommation, en dépit de l’augmentation des matières premières. « Toutefois, prévient l’Ansd, il est à noter au sein des pays de l’Union économique monétaire ouest africaine (Uemoa), une hausse des prix au cours de la période sous revue, se traduisant par un taux d’inflation estimé à 1,5% en septembre 2010. » Le Sénégal n’a pas été épargné par cette tendance haussière des prix à la consommation dans l’Uemoa, au troisième trimestre 2010. Ainsi, durant cette période, ces prix se sont appréciés de 3,2%. Selon le document, cette évolution est le résultat de la hausse des prix des « produits alimentaires et boissons non alcoolisés » de l’ordre de +9,7% et des services de « restaurant et hôtels (+1,4%). Cependant, on note un repli des prix des « articles d’habillement et chaussures » et des services de « logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles » respectivement de 0,7% et 0,5% au troisième trimestre 2010. Ainsi, comparé à la période correspondante de l’année 2009, on constate que les prix à la consommation ont progressé de 2,5 %.

Renchérissement des poissons frais

Sous l’angle de l’évolution par fonctions de consommation, qui permet une appréciation des fluctuations des prix et leur contribution à l’évolution d’ensemble, on note que les « produits alimentaires, boissons non alcoolisées » ont enregistré la plus forte hausse avec +9,7%, au cours du troisième trimestre 2010. Cette situation s’explique par le renchérissement des « poissons frais » (+66,0%), à cause de leur rareté pendant l’hivernage, des « légumes frais en fruits ou racines (+31,8%), des « légumes frais en feuilles » (+18,1%), des « légumes secs et oléagineux » (+15,3%), des « sels, épices, sauces et produits alimentaires non dénommés ailleurs » (+13,1%), et des « autres fruits frais » (+11,3%). Par contre, les prix des pâtes alimentaires ont connu un repli (-3,9%), de même que ceux des autres matières grasses (-3,7%), ce qui a atténué la tendance de la fonction. Les légumes ont vu leurs prix hausser du fait de la fin de la campagne maraîchère. Concernant les fruits, le relèvement de leurs prix s’explique par le caractère saisonnier de certaines variétés, explique la note de l’Ansd. En variation annuelle, les prix des produits alimentaires ont progressé de 7,7%. La fonction a fortement contribué à la variation de l’indice global (+97,8%), ajoute le document.

Un renchérissement des prix des biens et services « restaurants et hôtels » de 1,4% a été noté par rapport au deuxième trimestre 2010. Il résulte l’accroissement des prix des « restaurants, cafés et établissements similaires » (+1,4%). En variation annuelle, ajoute le document, les prix de la fonction ont progressé de 1,6%. Cette fonction a contribué de façon significative à la variation du niveau général des prix à hauteur de +2,8%. Quant aux prix des services de communication, ils ont connu une croissance de 0,6% sous l’effet d’une augmentation des prix de la « communication téléphonique » de +0,9%. Comparé à la même période de l’année précédente, l’indice de la fonction s’est replié de 6,5%. Les biens et services divers ont enregistré une hausse des prix de 0,6% aussi, au cours de ce troisième trimestre de 2010. Cette situation s’explique à la hausse des prix des « articles de bijouterie et d’horlogerie » (+3,8%) et des « salons de coiffure et instituts de soins et de beauté » (+0,5%). Comparés au troisième trimestre de 2009, les prix de la fonction se sont repliés de 3,6%.

Hausse des prix de transports

Il y a eu aussi hausse des prix des services de « transports » (0,4%) suite à une augmentation des prix des « carburants et lubrifiants » (+1,7%) à la suite de la révision des prix des hydrocarbures raffinés, en août dernier, et des services de « transport aérien de passagers (+1,5%). Une augmentation a été aussi notée dans les prix des « meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer » (0,3%), des services de « santé » (0,3%) là où les « boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants » sont demeurés stables. On note aussi une stabilité des prix des services de « l’enseignement », contre une hausse des prix des « articles d’habillement et chaussures (0,7%). Par contre, les services de « logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles » ont vu leurs prix se contracter de 0,5% sous l’effet d’une évolution de ceux du « gaz » (-1,9%) et des « loyers effectifs des locataires et sous-locataires » (-0,7%).
Malick CISS

20/11/2010

Partir au Sénégal

Le Sénégal, pour apprivoiser l'Afrique
senegal_620x465.jpg
Lise Giguère a écrit cet article pour tous ceux qui envisagent de se rendre au Sénégal pour une première approche de l'Afrique

«Bonjour Madame, tu veux une belle girafe? Non, alors cette jolie pirogue en bois? Ce masque alors?» Ils arrivent de partout, femmes vêtues d’affriolantes couleurs, enfants aux grands yeux implorants et vendeurs s’accrochant avec insistance au «toubab» («homme blanc»). Bienvenue au Sénégal!
Première destination touristique d’Afrique noire francophone, le Sénégal est un pays aux influences multiples mariant modernité et respect des traditions. Surnommé le pays de la «teranga» (hospitalité), c’est la destination idéale pour expérimenter la grande Afrique en toute sécurité.
On peut choisir de s’installer dans des tout inclus modernes et découvrir les belles plages de Saly Portudal, appelée «Station soleil» ou de Casamance, réputée pour la beauté de ses paysages. Sans manquer de s’offrir des sorties à la rencontre du peuple sénégalais, on peut y profiter du soleil et de la chaleur. Dans ces enclaves protégées, les vendeurs se font moins insistants que dans les rues et lient contact plus facilement, ce qui permet d’apprivoiser le marchandage.
La pêche miraculeuse du port de Mbour
De nombreuses excursions permettent la pratique de ses sports favoris comme la pêche sportive, la voile, le golf, sans oublier l’exploration des beautés naturelles et diversifiées de ce pays qui offre un environnement sécurisé et apaisant.
Avec six parcs nationaux, le contact avec la nature peut se faire de différentes manières, soit dans un circuit à travers les îlots et les mangroves du parc national du Delta du Sine Saloum, où niche une colonie d’oiseaux, soit en pirogue vers le parc national de la langue de Barbarie, une longue bande de sable entre l’océan Atlantique et le fleuve Sénégal qui sert de sanctuaire pour de nombreux oiseaux marins.
On peut également s’offrir un safari en 4X4 dans la réserve de Bandia; une excursion au Lac Rose dont la forte teneur en sel permet de flotter comme dans la mer Morte; visiter de petits villages de pêcheurs vivant dans la plus grande simplicité; fouler le cimetière de coquillages de l’île de Fadiouth; sans oublier la visite en calèche de la ville de Saint-Louis, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Difficile de ne pas succomber au charme de ce vestige architectural, le plus grand de l’Afrique noire, même si les abords du fleuve (surtout près du marché aux poissons) ressemblent à un dépotoir à ciel ouvert (sacs plastiques, mare d’eau stagnante, poissons en putréfaction) dans lequel piochent les chats, les chiens, les chèvres et parfois les porcs. Un spectacle que l’on retrouve à plusieurs endroits et qui se veut parfois difficile pour les Occidentaux fervents d’écologie.

Émotions en tout genre

Impossible de se rendre au Sénégal sans prendre le traversier qui mène à l’île de Gorée dont la Maison des esclaves (qui date de 1776) sert aujourd’hui de «gardienne des mémoires».
Devant les grands escaliers qui mènent aux appartements qu’occupaient les commerçants, le guide Éloi Coly raconte de sa voix forte et posée, la tragique histoire des millions d’esclaves africains qui, aux XVIIIe et XIXe siècles, ont dû vivre entassés dans les cellules des 28 «captiveries» installées sur cette île située à l’abri des vents atlantiques, ce qui permettait aux négriers (navires transportant les esclaves) d’y mouiller sans danger.
Il nous indique les cachots dans lesquels étaient enchaînés les hommes, les femmes et les enfants pendant des mois jusqu’au moment ultime où ils se retrouvaient devant un choix déchirant: embarquer sur le navire vers les Amériques ou se jeter à la mer et mourir.
Encore secoué par ces horreurs commises par des humains sur d’autres humains, le retour se fait en silence vers Dakar et son effervescence. Avec quelque 3 millions d’habitants, la capitale grouille de monde et il faut une certaine dose de courage pour oser s’aventurer seul à sa découverte.

Au marché

L’endroit le plus impressionnant est certainement le marché Kermel où les vendeurs se montrent plus qu’insistants. Pour éviter l’affolement et la peur de se perdre dans cette architecture mauresque qui date de 1910, mieux vaut prendre un guide. Sa présence justifiera amplement les quelques dollars qu’il vous en coûtera.
À ses côtés, on reprend son grand sourire, on s’abandonne à la découverte des objets proposés: sacs, vêtements, sandales, colliers, sculptures et même des fers à repasser et des bouilloires électriques.
En se frayant un passage, on arbore son plus beau sourire et l’on répète à l’infini: «Bonjour, c’est très joli ce que tu fais, mais je n’ai plus de sous». Ou alors on craque et l’on fait provision de colliers et de tout un tas d’objets hétéroclites dont on fera peut-être cadeau au retour.

À SAVOIR

Le Sénégal jouit d’un climat doux et agréable qui bénéficie de 3000 heures d’ensoleillement et compte 500 km de plage. De novembre à mars, sa température se situe entre 25 à 30 degrés le jour et 17 à 22 degrés la nuit. Il vaut mieux éviter la saison des pluies, de juin à octobre.
Avant de partir, une visite à la Clinique de santé du voyageur est conseillée pour obtenir les vaccins contre la fièvre jaune et les médicaments contre la malaria.
Le marchandage et l’insistance des vendeurs peuvent déstabiliser le touriste venu d’ailleurs. Mais s’ils se montrent envahissants à nos yeux, les vendeurs ne sont cependant pas agressifs.
Le Sénégal est un pays stable qui n’a encore jamais connu de coup d’État. La peine de mort a été abolie en 2004, mais les rapports homosexuels sont toujours passibles d’une peine de prison...

19/11/2010

Le scandale H.Habré continue...

Procès Habré: rebondissement
03chad_600x370.jpg
La Cour de justice de la Cédéao a rendu ce jeudi soir 18 novembre sa décision dans l’affaire Hissène Habré. La Cour installée à Abuja estime qu’au nom du respect des principes des droits de l’homme, le Sénégal ne peut pas juger l’ancien dictateur tchadien en l’état et elle estime également que Dakar doit mettre en place un tribunal ad hoc pour juger l’ancien dirigeant. Hissène Habré est poursuivit de crimes de guerre, et crimes contre l’humanité et actes de tortures perpétrés durant les huit années de sa présidence entre 1982 et 1990 au Tchad. Cette décision va-t-elle permettre à Hissène Habré d’échapper à la justice ?
Même si ce jeudi soir 18 novembre les avocats de Hissène Habré estiment que c’est une victoire pour leur client, les choses sont un peu plus compliquées que cela. La Cour de justice de la Cédéao dit au moins deux choses :
D’une part la Cour estime que le Sénégal ne peut pas juger l’ancien président tchadien en l’état car au nom du principe de non rétroactivité des lois, l’Etat sénégalais ne pouvait pas modifier ses lois pour organiser le procès sur son territoire.
La Cour dit surtout que le Sénégal doit mettre en place un tribunal ad hoc qui permettra à Hissène Habré d’être jugé selon d’autres modalités comme on l’a connu par exemple en Sierra Leone, au Liberia ou en ex-Yougoslavie.
Autant dire que la Cour ne dit absolument pas que Hissène Habré ne doit pas être jugé, bien au contraire, mais que le Sénégal, seul et en l’état, n’est pas en mesure d’organiser ce procès.
D’ailleurs immédiatement après la décision de la Cour de justice de la Cédéao, l’un des avocats de l’Etat sénégalais s’est réjoui de cette décision et a annoncé qu’il fallait désormais étudier la mise sur pied d’un tribunal ad hoc africain.
Quant aux avocats des victimes, ils ne se disent pas pessimistes. « Ce n’est pas une victoire de Habré », a expliqué maître Bathily. Le procès Habré est plus que jamais une question de volonté politique de toute l’Afrique et non pas seulement du Sénégal.

17/11/2010

13e tour cycliste du Sénégal

13e ÉDITION DU TOUR DU SENEGAL : Le prologue lancé à Thiès avec 11 équipes
arton1343.jpg 
La 13e édition du tour du Sénégal cyclisme débute samedi prochain. Le prologue individuel sera lancé à Thiès, à la Place de France, avec 11 équipes qui devront connaître leur épilogue le 28 novembre sur le circuit du monument de la Renaissance africaine long de 80 kilomètres sur la corniche Ouest à Ouakam.
La capitale du Rail étant très intéressée par la manifestation, les organisateurs ont trouvé opportun d’y donner le coup d’envoi. Parmi ces équipes, il ya le Sénégal qui en compte trois, le Bénin, le Ghana, le Togo, le Mali, le Maroc, l’Egypte, France 2 et le Boulou. Les organisateurs qui ont tenu une conférence de presse, samedi dernier, à Dakar, se disent prêts à accueillir tout ce beau monde devant vivre 1016 km. Mais le circuit tracé pour cette 13e édition du tour du Sénégal ne concerne qu’une petite partie du pays, notamment l’Ouest. On part de Thiès pour Saint-Louis, en passant par Louga, Tivaouane, Diourbel, puis Mbour, Fatick, Somone avant d’arriver à Dakar. L’étape Saint-Louis-Thiès étant la plus longue du tour, les concurrents devront la parcourir en aller et retour. Alors que l’étape Saint-Louis-Louga est la plus mythique que le tour entend maintenir. Selon Michel Thioub, directeur du tour, le départ qui était prévu à Nouakchott, en Mauritanie, n’aura finalement pas lieu, ce qui a expliqué le retard du sprint. Car, l’initiative était d’associer les pays limitrophes dans ce tour afin de les impliquer dans la pratique sportive du vélo. Seulement, pour Michel Thioub, « il n’y a pas de montagnes au Sénégal et on veut durcir la course comme cela se passe ailleurs ». Les organisateurs ciblent donc les nouvelles routes avec des montées qui peuvent jouer sur l’endurance des cyclistes. « Ce sont les nouvelles routes qui intéressent vraiment le tour, même s’il faut s’attendre à des changements quand la situation le requiert », a précisé M. Thioub, soutenant ainsi que « le circuit est là, mais ce sont les hommes qui font la course ».
Selon Michel Thioub, la course devait se tenir en octobre dernier, mais c’est la pluie abondante qui a causé ce décalage. Le directeur du tour fait remarquer que les coureurs ont un très bon niveau. Bécaye Traoré, 4e rang du tour du Faso, sera le porte étendard du groupe Sénégal. En présence du président de la fédération, Alioune Diop, Michel Thioub déclare que le cyclisme n’est pas aidé à l’instar des autres disciplines. Car, malgré des correspondances adressées aux autorités du pays, les réactions se font désirer. « Hormis les ministères de l’Environnement, du Tourisme, des Mines et de l’Industrie et les municipalités de l’intérieur, on attend encore des réponses, notamment, de la Présidence de la République, du ministère des Sports, de la municipalité de Dakar, pour ne citer que ceux-là », a laissé entendre le directeur du tour.
Cheikh M. COLY

16/11/2010

Une sénégalaise élue «Miss Top Model Belgium Junior 2010»

Mariéme Diallo, une sénégalaise élue «Miss Top Model Belgium Junior 2010»
Sans titre-1 copier.jpg
La finale du concours Top model Junior Girl 2010, destiné aux filles de moins de 18 ans, a eu lieu le 13 novembre dernier à Charleroi. La jeune candidate Marième Diallo, étudiante de son état, a dignement représenté la diaspora sénégalaise de Belgique.
Au finish, elle est élue miss top Model Belgium Junior devant une pléiade de stars telles que Adriana Karembeu, Loanna, Armande Altai, Mpokora etc …Devant un public venu nombreux (prés de 3000 invités) et un jury composé de stars du show-biz mondial dirigé par Adriana Karambeu, la jeune Marième Diallo demeurant à Bruxelles a surclassé les autres candidates dans sa catégorie en gagnant la 6ème édition du Top Modèl Junior de Belgique édition 2010.
Interrogée après sa brillante victoire, la nouvelle miss a affirmé : « le concours du top Model Belgium était au tout début pour passer du temps avec mes amies. Mais lorsque je suis passée en demi-finale, j'ai commencé à prendre les choses au sérieux jusqu’à la victoire ».
En effet, c’est un samedi après midi qu’elle a décidé d’aller s'inscrire au Top model Belgium 2010 avec une de ses amies. Convoquée deux semaines plus tard, elle participe brillamment aux présélections avant de se qualifier la demi-finale puis la finale. « Je n'en revenais pas, c’était un rêve qui se réalisait en devenant la Top model Junior Girl 2010 » a-t-elle laissé entendre. Avant de poursuivre « lors de la demi-finale, je me suis beaucoup amusée et j'ai été choisie pour participer à la finale, le 13 novembre 2010 dernier. Malgré le stress, les essayages, les coiffures et le maquillage étaient formidables et l'équipe de top model belgium était aussi très sympa. Mon rêve se réalise ».
A ce titre, encouragée par le Cercle des Etudiants Sénégalais en Belgique sous la houlette du sieur El Hadji Séne, la jeune étudiante, en accord avec ses parents, envisage de tenter une carrière dans ce domaine. A en croire des sources, beaucoup d’autres perspectives s’ouvriraient à elle dans ce monde très exigeant de la beauté.

15/11/2010

Sarkozy se sépare de sa sénégalaise

Limogeage de Rama Yade : Sarkozy se sépare de sa sénégalaise
rama-yade-_73413_people.jpg
Celle qui incarnait le mieux l’ouverture de la France à ses minorités, Rama Yade, a quitté le gouvernement Fillon formé dimanche, confirmant ainsi un virage à droite de l’Ump, à une année d’une présidentielle dans laquelle Nicolas Sarkozy est donné perdant face à tous ses adversaires potentiels. Le départ de Yama Yade, ancienne secrétaire d’Etat auprès du ministre des Sports, n’est pas une surprise dans le microcosme politique français, tellement la benjamine multipliait les critiques acerbes contre son propre gouvernement et son président de la République. Elle a récemment critiqué le discours de Sarkozy à Dakar, déclarant que l'homme africain a été le premier à entrer dans l'histoire. De nombreux observateurs pensaient que « la sénégalaise » serait tout de même sauvée par sa grande popularité. Elle reste, malgré sa mise à l'écart au sein de son parti, la personnalité politique préférée des français, devant Bernard Kouchner. Mais le virage à droite du gouvernement Fillon III n'a pas épargné celle qui parle encore du Sénégal en disant "mon pays".
Après la publication de son récent livre, un appel à la jeunesse française sous la forme d'une interpellation, de nombreuses organisations de jeunesse et des intellectuels de gauche ont appelé Mme Yade à assumer ses responsabilités en quittant le gouvernement. Mais Rama Yade toujours voulu rattraper ses propos, pour sauver sa place dans le gouvernement. Avec son départ, celui de Fadela Amara, Bernard Kouchner et avant eux Rachida Dati, c’est un coup d’arrêt qui est donné à la politique d’ouverture prônée par Nicolas Sarkozy, jugée inefficace par de nombreux ténors du Rpr. Jean-Borloo, chef de file de l’aile centriste de l’Ump, fait les frais de son duel à fleurets mouchets avec François Fillon. Le nouveau gouvernement marque le retour en force de nombreux chiraquiens comme Alain Juppé, nouveau ministre de la Défense, alors que Michelle Aliot Marie devient ministre des Affaires étrangères.

Ecole de Saly recrute

l’Ecole Française Jacques Prévert de Saly recrute, pour la rentrée de janvier 2011 :

j-prevert.jpg
Un gestionnaire / secrétaire comptable pour l’Ecole Française Jacques Prévert de Saly, établissement simplement homologué scolarisant 250 élèves des classes préélémentaires à la classe de seconde.
Poste à temps plein : 40 heures par semaine
Niveau de qualification minimum : BAC + 2. Expérience de comptabilité et de gestion financière d’un établissement scolaire français à l’étranger indispensable.
Sous l’autorité du chef d’établissement et en liaison avec l’organisme gestionnaire (comité de gestion de l’APE) , le secrétaire / gestionnaire comptable remplira les fonctions traditionnellement dévolues à un gestionnaire comptable d’un EPLE, adaptées à la spécificité d’un établissement scolaire français à l’étranger.
Outre l’encaissement des écolages, la responsabilité de la régie et la gestion financière de l’Intendance de l’établissement, cet agent aura la charge de la comptabilité budgétaire, générale, patrimoniale et la production des documents de suivi et de contrôle : exécution du budget en recettes et en dépenses, balances, comptes de gestion.
La maîtrise de l’outil informatique GFC sera indispensable afin d’assurer le suivi des comptes de gestion de l’établissement.
Il introduira ou développera des éléments d’analyse financière, notamment de comptabilité analytique concernant les coûts par niveau de scolarisation. Il sera associé à la gestion des ressources humaines : gestion des contrats, politique salariale. Il aura en charge le suivi des salaires, en conformité avec le droit local et les directives de l’Agence, et l’analyse de leur impact budgétaire.
Il sera associé à la mise en place et au suivi de la politique mobilière et
immobilière : entretien, maintenance, hygiène et sécurité, construction,
réhabilitation et extension. Il sera le conseiller permanent du chef d’établissement et de l’organisme gestionnaire (comité de gestion de l’APE) , pour toutes les questions afférentes à la gestion de l’établissement, dans un souci de facilitation, de dialogue de gestion et de respect des règlementations.
Une connaissance et une expérience avérées de l’organisation des services gestionnaires et comptables d’un établissement scolaire français à gestion parental à l’étranger seront indispensables.
Les dossiers de candidature ( lettre de motivation, CV, diplôme, attestations) doivent être adressé au Chef d’Etablissement de l’Ecole Française Jacques Prévert de Saly et seront à déposer au secrétariat du Collège Jacques Prévert avant le 30 novembre 2010.
Une commission de recrutement se tiendra courant décembre afin d’examiner les candidatures.
http://jacquesprevertsaly.org/Jacques_Prevert_Sal_1./Ecole_Francaise_Saly_Senegal.html

13/11/2010

Air Force Wade: Les critiques volent bas...

Tollé après l'achat d'un avion devant être utilisé par Wade
1819939-2481762.jpg
L'achat par le Sénégal d'un avion devant être utilisé par le président Abdoulaye Wade, a déclenché vendredi un tollé dans ce pays où les pénuries sont nombreuses et dont la majorité des habitants vit dans la pauvreté.
La présidence sénégalaise n'avait pas réagi vendredi aux nombreuses sollicitations de l'AFP après cette l'annonce de l'acquisition pour 32 millions d'euros par le Sénégal d'un Airbus 319 de 30 places, un des deux avions du président français Nicolas Sarkozy retirés du service jeudi, selon l'Elysée.
"Wade s'offre l'avion du (président français Nicolas) Sarkozy pour 20 milliards" de FCFA, titrait vendredi le quotidien Le Populaire (privé).
"Wade fait le sourd et s'offre un avion à 21 milliards", renchérissait le journal Le Quotidien (privé).
"Je suis choqué. Nous ne pouvons pas comprendre que dans le contexte social difficile que vivent les Sénégalais, on se permette cette dépense ni pertinente ni prioritaire. C'est un crime contre le peuple sénégalais. Des gens qui font de telles dépenses ne sont pas équilibrés mentalement", a déclaré Hélène Tine, une responsable de l'opposition.
"C'est une dépense qui n'est autorisée ni dans le budget 2009 ni dans celui de 2010. Elle est illégale. Les Sénégalais doivent se mobiliser pour exiger l'annulation de cet achat", a indiqué de son côté Ibrahima Sène, un autre responsable de l'opposition.
De nombreux Dakarois interrogés vendredi sur les radios privées ont dénoncé l'achat de ce nouvel avion, estimant qu'il n'est pas une priorité.
Le président Wade, 84 ans, au pouvoir depuis 2000, n'utilise plus son avion, "La Pointe de Sangomar", depuis qu'il a été contraint en 2007 à un atterrissage d'urgence en Espagne après qu'une vitre du cockpit se soit brisée.
Depuis lors, il loue régulièrement des avions pour ses nombreux voyages à l'extérieur.
"La Pointe de Sangomar", qui a été tour à tour utilisée par les présidents Léopold Sédar Senghor (1960-1980) et Abdou Diouf (1981-2000), avait été acheté en 1978. Sa réfection, au début des années 2000, à coup de "dizaines milliards de FCFA" selon la presse locale, avait été largement dénoncée dans le pays.

12/11/2010

Wade achète l'avion de Sarkozy

Wade achète l’avion de Sarkozy pour 20 milliards de francs CFA (Officiel)
h-20-1211905-1214037404.JPG
L’Etat du Sénégal vient de se payer l’avion de Nicolas Sarkozy pour 32 millions d’euros soit un peu plus de 20 milliards. L’avion, un A319 CJ moyen courrier est entré en service depuis 2002 a été revendu au Sénégal parce que le président français vient d’acquérir un nouvel avion. C’est l’Elysée même qui annonce la nouvelle précisant que l’avion a été acheminé à Bordeau pour y être réaménagé.

L'Etat du Sénégal vient donc, c'est officiel, d’acheter l'avion présidentiel de la France pour 3O millions d’euro soit 20 milliards 960 millions de FCFA. L'avion, un A319 est acheminé à Bordeaux pour des réaménagements ».
Toujours selon nos confrères de la RFM, citant Ahmed Khalifa Niasse, « le ministre de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop, s’était rendu en France pour signer une convention relative à l’achat de l’avion ».
Pourtant on se rappelle que le Président Wade avait nié avoir acquis un nouvel avion après la révélation faite sur cette acquisition à l’époque par Nouvel Horizon avec « les critiques acerbes sur le train de vie dispendieux de l’Etat et les populations qui sont étouffées par l’inflation ».

Interrogée par la RFM, Hélène Tine de l’Afp, parti dirigé par Moustapha Niasse, parle de la nécessité d’une enquête comme c’est le cas présentement avec l’affaire dite « des biens mal acquis » qui met en cause l’ancien Président du Gabon, les actuels présidents de la Guinée Equatoriale et du Congo Brazzaville. Pour Hélène Tine, « le Président Wade, devrait être accusé de crime contre son peuple, car cet acte est incompréhensible au moment où des enseignants râlent pour des arriérés de salaires, le monde rural souffre et des maladies resurgissent dans nos hôpitaux… ».

La Tabaski pousse à la prostitution

TABASKI : Des filles se prostituent ou volent pour acheter «cheveux naturels», «cheveux brésiliens» et des tissus chers
p.jpg
Ce qui se passe dans notre société est extrêmement grave. Des filles se sont converties en de véritables prostituées pour se faire belle le jour de la Tabaski. A Dakar, toutes les auberges sont remplies vers 17heurs.
Aller vers les Almadies ou bien vers le Port de Dakar,  vous verrez les filles défiler avec des hommes dans les auberges.  La nuit, elles  prennent d’assaut les boîtes de nuit. Ce sont des femmes pauvres qui n’ont pas de quoi se payer une robe à 7.000 FCfa,  qui veulent porter le jour de la Tabaski des greffages qui coutent  200.000 à 250.000 FCfa.  Dans le marché, les «Cheveux naturels» et les  «Cheveux brésiliens » coûtent au bas prix 150.000 FCfa. Les parents ont fui leur responsabilité.
Nous avons interrogé des prostituées professionnelles qui nous ont dit qu’en période de fête, ce sont les prostituées clandestines qui envahissent le marché. «Elles nous prennent tout. Ce sont en général des femmes qui vivent dans des maisons qui n’ont pas de carnet de santé  et qui nous volent nos clients. Elles se prostituent uniquement pour avoir de quoi acheter des habits» nous a confié une prostituée qui soutient  que «ces femmes sont dangereuses  car elles se prostituent sans carnets sanitaires. Elles sont donc porteuses de maladies».   «Elles se font sauter  pour moins de 5.000 FCf. Et elles couchent avec 4 à 6 personnes par jour » révèle-t-elle.
Par ailleurs, aux marchés HLM, des femmes sont arrêtées pour vol. Elles passent devant les étalages pour voler n’importe quel type de produit dans le marché pour les revendre. Chaque jour, des dames respectables sont arrêtées pour vol puis conduite à la Police.

3ème Festival Mondial des Arts Nègres de Dakar

3ème Festival Mondial des Arts Nègres de Dakar
1er_festival.jpg
Du 10 au 31 décembre prochain, Dakar la Capitale sénégalaise sera le « centre culturel » de l'Afrique avec toutes les richesses culturelles des peuples noirs. A quelques encablures de ce rendez-vous exceptionnel où le Brésil sera l'invité d'honneur, le Musée Théodore Monod d'art africain de Dakar qui va abriter l'exposition sur les arts d'Afrique est en rénovation avec l'appui financier  de la Sococim par le biais de sa Fondation pour une enveloppe de plus d'un million d'euros.
C'est en compagnie des responsables du groupe Vicat propriétaire de la société sénégalaise Sococim, que le Délégué Général du Festival Mondial des Arts  Nègres, Abdoul Aziz Sow et la Déléguée adjointe, Sindiély Wade, ont effectué ce 22 septembre une visite de terrain au Musée Théodore Monod. Sur ce site qui va être totalement rénové par l'entreprise Eiffage Sénégal, « aucun espace ne sera laissé au hasard » selon le Délégué général du Festival.. Ainsi, « les cloisons inutiles seront dégagées, la lumières naturelle prendra possession des espaces avec un effort particulier pour la sécurité des réserves aussi bien dans le domaine de la conservation que la prévention des vols par un système de surveillance électronique », indique M. Sow. Ce dernier, soutient aussi que la fin des travaux prévue dans deux mois, « sera respectée par Eiffage Sénégal » pour permettre le montage de la grande rétrospective d'Art africain du 3ème Festival Mondial des Arts  Nègres.
Par ailleurs, le Délégué général du Festival des Arts Nègres  a voulu couper court à toute idée de report du Festival Mondial des Arts Nègres : « Nous avons les moyens financiers pour faire le Festival », martèle M. Sow qui souligne que le « minimum est garanti par l'Etat sénégalais ». En outre, révèle M. Sow, « il y a les appuis de nos partenaires comme la Fondation Sococim, celle de la Sonatel, le groupe Teylium » et d`autres qui ne veulent pas être cité. Selon le délégué général du Festival,  l'Union Africaine (UA) qui est d'ailleurs l'organisateur du Festival a lancé un appel  pour la participation de tous ses membres. Toujours dans le cadre du Festival, M. Sow  déclare que le Sénégal a signé des « conventions avec l'Ambassade des Etats-Unis au Sénégal, l'Organisation Internationale de la Francophonie » entre autres. Se voulant catégorique M. Sow  conclut en ces termes « je suis optimiste, les choses vont se faire ». Dans le même sillage, Sindiély Wade est d'avis que « tout sera prêt » pour le festival. Elle ajoute que la Délégation générale chargé de l'organisation de l'évènement « pour parer à toutes les éventualités a prévu des plans B et C ». Qu'il s'agisse des sites retenus comme le Théâtre Daniel Sorano, l'Ile de Gorée, la Place de l'Obélisque,  le Centre culturel  et la ville de Saint-Louis entre autres, tous les aménagements prévus seront effectifs avant le démarrage du festival, annoncent les responsables de la Délégation générale du Festival Mondial des Arts  Nègres.
Un 3ème Festival Mondial des Arts  riche de toutes les sensibilités culturelles des peuples noirs Dakar, après la première édition de 1966 sous la tutelle de Léopold Sédar Senghor, veut marquer d'une pierre blanche cette 3ème rencontre. Dans une note la Délégation générale maître d'œuvre de l'organisation renseigne que, « le festival adopte une nouvelle identité visuelle qui reflète mieux sa philosophie d'une Afrique créative et ouverte sur le monde. Le nouveau logo représente une carte de l'Afrique reconstituée à partir d'une empreinte de doigt », explique les responsables de la Délégation.  Les multiples « fils » de l'empreinte prennent autant de teintes qu'il y a de diversités culturelles et illustrent l'essence même de la création noire. En outre, peut-on lire dans la note, l'empreinte renvoie aussi à la marque que l'Afrique a laissée sur le reste du monde.
Sur un autre registre, les responsables  de l'organisation du Festival ont concocté une kyrielle d'évènements durant les 21 jours du festival.
Ainsi, un forum avec 6 conférences sur l'avenir de l'Afrique regroupera les intellectuels des peuples du continent africain. Il est prévu également un salon du livre à l'Ile de Gorée, de la danse, une exposition des créateurs africains sur la thématique « Modernité& Résistances/ aux Souffles du Monde, un Centre des musiques noires pour revisiter toutes les sonorités de l'Afrique en partenariat avec le Centre des Musiques noires de Bahia au Brésil et la mode entre autres. Toutefois, dans une interview, le Président de la République du Sénégal, Maître Abdoulaye est d'avis que « le prochain festival ne doit pas être une addition d'événements ». Selon Maître Wade, « il s'agira par la voie de la culture, de poser la question qu'est-ce que l'Afrique veut dire au reste du monde ? ». Ainsi, soutient le Président sénégalais, « le festival doit être l'occasion de faire le point sur l'état de la recherche sur la thématique posée, afin que, de la confrontation entre les différentes écoles, sortent des conclusions irréfutables que les manuels d'histoire et les communicateurs du monde entier devront prendre en compte ».

11/11/2010

Parrainez la scolarité d'un enfant au Sénégal

ECOLE "AVENIR PLUS" MBOUR
petite_ecole_mat.jpg
J'ai eu l'occasion de rencontrer Cathy Petenzi à Mbour lors d'un séjour au pays de la Téranga.
Nous avions déjà échangé quelques mails par le passé et j'étais intéressé de la rencontrer, de voir si je pouvais, même humblement, l'aider dans sa démarche.
J'ai donc visité l'un des deux sites, rencontré Cathy, quelques instituteurs et des tas de p'tits bouts'choux craquants ou diablotins...
Quelques bénévoles "toubab" également qui consacrent quelques heures/semaines, quelques séjours à fréquenter et apporter leur pierre précieuse à l'édifice scolaire.
Je croyais découvrir une petite structure scolaire, une o.n.g. de bénévoles et j'ai découvert une véritable institution scolaire privée de 2 bâtiments,des dizaines d'enseignants, tous sénégalais, près de 400 enfants, du maternel à la terminale...et une directrice financière et administrative énergique, volontaire, lucide qui œuvre depuis près de 4 ans à la destinée mais surtout au bon fonctionnement quotidien d'"Avenir Plus" de Grand Mbour.
Beaucoup d'enfants et de jeunes ados, aidés par des parents responsables et courageux, fréquentent assidûment les cours, malgré l'effort financier que cela représente. Une petite partie d'élèves est parrainée par des gens de coeur qui ont fait confiance à la structure solide de l'établissement scolaire.
Si l'investissement de 124 euros (222 pour la terminale) par an vous semble réalisable.
Si vous voulez donner une vraie chance à un enfant Sénégalais.
Si vous voulez miser sur une véritable institution, solide, structurée et qui a fait ses preuves.
Ou, si vous souhaitez aider, vous investir, de quelle-que manière que ce soit...
Allez d'abord voir le site, contactez Cathy, elle saura vous convaincre que vous pouvez être utile, vraiment utile à un enfant, à son école.
C'est mon coup de cœur vrai, franc!
Je crois pouvoir vous convaincre aisément que je connais bien et depuis assez longtemps le Sénégal et que ma rencontre avec "Avenir Plus", mon coup de pouce à Cathy, à l'encadrement administratif et aux enseignants, aux élèves est sincère et que vous pouvez me suivre dans ma volonté d'aider cette école, vraiment!
Stop aux mots, place à la visite du site puis, je l'espère de tout cœur, aux actes!
Merci!
Voici le lien des news (http://www.avenirplus.com/news1007.php?lang=fr), arrêté à août 2010. J'ai eu Cathy sur Skype. A ce jour, 438 inscriptions!!!Un magnifique record, preuve que les parents d'Mbour font confiance à cette école, reconnue désormais comme étant un exemple à travers tout le pays.
Ce succès oblige "avenir plus" à demander une aide matérielle, financière et un bénévolat accru. On compte sur VOUS!

Le répertoire touristique du Sénégal est paru

Le répertoire touristique du Sénégal, version2010/2011, est disponible.

2472567-3472869.jpg

Calcao Production qui en est le maître d'oeuvre , a fait la présentation de ce manuel destiné « à augmenter la fréquentation du tourisme de loisirs et d’affaires dans notre pays », ce 10 novembre à travers une conférence de presse.
« Cette 6é édition référence la totalité des structures touristiques et para touristiques du Sénégal, leurs produits et services. Ainsi à nos annonceurs d’accroitre leur visibilité auprès des prescripteurs et d’influencer de façon positive leur choix vers la destination Sénégal », a affirmé d’emblée Romuald Taylor, directeur de publication de ce répertoire touristique.
Ce manuel a réservé une part bel au festival mondial des arts négres prévue du 10 au 31 décembre à Dakar. C’est ainsi qu’à l’introduction de ce répertoire, le délégué général du Festival Mondial des Arts négres, Abdou Aziz Sow, a qualifié cette sixième édition du répertoire touristique du Sénégal « d’outil de promotion indispensable au tourisme ». « Elle fera également connaître les établissements touristiques et para touristiques sénégalais. Autant de raisons pour nous d’être convaincu qu’elle est à la fois un outil de vente précieux mais aussi un ouvrage de référence pour les professionnels du tourisme », a ajouté M. Sow.
Venu prendre part à cette conférence de presse, Abdoulaye Thiam, responsable à l’Agence nationale de promotion touristique(ANPT), a salué la richesse de ce manuel. Sur un autre registre, il a exhorté les acteurs du secteur à mettre l’accent sur le tourisme culturel, au regard du potentiel du pays dans ce domaine.
Ce répertoire qui se veut un manuel met en valeur le Sénégal avec ses équipements hôteliers, sa diversité culturelle, ses infrastructures modernes, ses sports et loisirs, ses télécommunications et médias, entre autres.
Par ailleurs, Calao Production est aussi éditrice du site au-senegal.com et du journal ‘’le 221magazine’’.

Akon construit au Sénégal

Akon investit au Sénégal
2472597-3472916.jpg
Akon construit une école primaire au Sénégal et annonce la création d'une université et d'hôpitaux sur financement personnel
Le chanteur de R and B, Akon, a révélé au site spécialisé allhiphop.com, avoir réussi à construire une école primaire avec l'argent qu'il a gagné lors de ses différentes tournées à travers le monde. "C'est un aboutissement incroyable de ce que j'ai pu faire avec mon argent, réussir à construire une école primaire au Sénégal", dira le chanteur qui magnifiera au passage la Fondation Konfidence qu'il a créée dans la capitale sénégalaise.
Le prochain projet de Akon est de construire une université et des hôpitaux à travers le pays. "Sans une bonne santé, vous ne pouvez pas avoir de bonnes études", affirmera le chanteur de rap.
El Malick Seck

Prostitution et pédophilie à Saly

PROSTITUTION ET PEDOPHILIE A SALY
plage_saly.jpg
Plus d’une centaine d’auberges s’adonneraient à ces pratiques à Saly
La station balnéaire de Saly, la seule existante au Sénégal, est située à 80 Km au sud de Dakar et comprenant deux unités d’aménagement touristiques avec 16 hôtels de 2 à 5 étoiles, 30 résidences et 100 milliards d’investissement pour 3 000 emplois créés. Avec la prolifération de plus d’une centaine de réceptifs clandestins, les professionnels du tourisme, surtout les hôteliers, crient à la concurrence déloyale et certains menacent de mettre la clé sous le paillasson si l’Etat n’intervient pas.
A Saly, c’est la prolifération d’auberges clandestines. Plus d’une centaine située dans le périmètre communal, selon les estimations.
Cette situation préoccupe à plus d’un titre les hôteliers et aubergistes qui sont en règle avec la législation en vigueur et qui enregistrent un manque à gagner considérable. Pour un gérant d’hôtel, l’Etat doit se pencher sérieusement sur ces clandestins qui portent un rude coup au secteur et découragent les investisseurs. Même son de cloche pour ce gérant d’auberge établi à Niax-Niaxal qui s’offusque que tous leurs clients se sont détournés au profit des clandestins qui pullulent le secteur. Et aujourd’hui, si on ne prend garde, ils seront obligés de mettre la clé sous le paillasson. Combien y a-t-il de clandestins à Saly qui exercent au vu et au su de tout le monde ?
Ils sont nombreux, et personne ne peut dire exactement le préjudice qu’ils font subir à l’Etat. Les Européens établis en Métropole et qui ont des auberges à Saly sont indexés. C’est à partir de leur pays d’origine qu’ils prospectent leurs clients et les envoient au Sénégal sans que l’Etat ne gagne un sou. Les forces de l’ordre ne peuvent pas accéder à ces maisons privées pour faire un contrôle ni le service départemental du tourisme. Pourtant, ces maisons privées développent la prostitution et la pédophilie parce qu’ils échappent au contrôle, car n’ayant pas de fichier de police.
Aussi, il ne faut pas espérer que ces clandestins règlent le problème de l’emploi, car l’unique gardien sert également de concierge, le jardinier de proxénète et une domestique suffit pour la restauration des clients. Les Sénégalais commencent à investir dans ce secteur et ne se plient pas aux textes. A la Petite Côte, particulièrement à Saly, de gros bonnets, d’anciens ministres pour la plupart, ont des maisons privées sous forme d’auberge pour recevoir une clientèle choisie.
Sur la trentaine de résidences que compte la station, l’Etat aussi ne trouve pas son compte, car il est impossible de recenser les hôtes qui y séjournent. Les résidences pullulent de touristes qui sont considérés comme membres des familles propriétaires des villas. C’est la stratégie utilisée par ces propriétaires qui font payer leurs hôtes à partir de la France, au nez et à la barbe de l’Etat du Sénégal. Faut-il initier des contrôles dans les résidences comme dans les auberges ? Seul l’Etat peut mettre en place une nouvelle réglementation qui profiterait au pays. «On avait parlé de ces réglementations qui devaient voir le jour depuis longtemps, accompagnées de la police Touristique», a indiqué Kopa Ndiaye, un technicien du tourisme qui s’active dans le secteur depuis une trentaine d’années.

10/11/2010

Un président ex-Talibé

Wade : " J'ai été talibé, cela ne m'a pas empêché de devenir président"
Wade 2.JPG
Nouvelle révélation du président Wade contenue dans le quotidien L'As : « J’ai été talibé, cela ne m’a pas empêché de devenir Président », a confessé Wade, à l’ouverture de la 53ème réunion annuelle de l’Union internationale des magistrats, qui se tient à Dakar du 7 au 11 courant. Quand des Organisations de défense des droits de l’Homme parlent de « traite des êtres humains », un des thèmes inscrits à l’ordre du jour de la rencontre, elles ont tendance à l’illustrer par les talibés. Une appréciation que Wade trouve abrupte. Il ne nie pas l’existence du phénomène des mauvais traitements infligés aux apprenants. Cela a toujours existé, mais il ne peut pas, ajoute-t-il, d’un coup de plume magique, l’effacer. « Des marabouts ont été conduits en prison pour des sévices ; s’il y a des cas impunis, qu’on nous le dise », clame-t-il. Dans toute culture, continue Wade, il y a des aspects à préserver et d’autres à bannir. Faire passer la loi sur la parité n’a pas été facile comme glisser une lettre à la poste, à cause de préjugés sociaux.

7,5 millions de Sénégalais ont un portable

7,5 millions de Sénégalais abonnés au mobile
10688295203Photo_Senegal-Sahel.JPG
Environ 7,5 millions de Sénégalais étaient en début de 2010 abonnés au téléphone mobile, soit un pourcentage de 87% d’habitants ayant accès au réseau cellulaire, rapporte un document portant sur ’’l’Aperçu du marché du Sénégal en 2010’’ du secteur de la téléphonie.
Selon le document publié mardi à Dakar par l’union internationale des télécommunications (UIT) et l’Agence de régulations et des télécommunications (ARTP), les millions d’utilisateurs du mobile au Sénégal ont souscrit presque tous des abonnements à prépaiement, sauf moins de 1 pour cent qui disposent, eux, d’une formule de post paiement.
Le pourcentage de la population sénégalaise desservie par le réseau mobile cellulaire tournait depuis 2003 autour de 85%, note le document qui relève que le taux de pénétration des services mobiles cellulaires est passé d’environ 10% début 2005 à plus de 60% mi-2010.
Fin 2009, le taux de pénétration était de 55%, souligne le document avant d’ajouter que le Sénégal se situe juste au-dessous de la moyenne des pays en développement (57,9%) mais nettement au-dessus de la moyenne pour l’Afrique (37,5%).
Le Sénégal compte trois opérateurs de réseau mobile : Sonatel Mobiles, Sentel et Sudatel.

09/11/2010

Le Sénégal sous la menace d’Al Qaïda ?

Le Sénégal sous la menace d’Al Qaïda ?
bc5ec5927178f19f065df7fff580f546.jpg
La mouvance Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), aurait menacé le Sénégal de représailles, selon les révélations du journal Le Quotidien. Le groupe terroriste reprocherait au Sénégal l’extradition de trois mauritaniens et deux marocains, membres de l’organisation. Les menaces viseraient directement le président de la République et le groupe pourrait opérer avec des voitures piégées.
Cette information serait prise très au sérieux, puisque la sécurité du président de la République a été renforcée. Selon des sources bien informées, 5 nouveaux agents du Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (Gign) et 5 autres éléments de la Brigade d’intervention polyvalente (Bip) de la police sont venus renforcer la sécurité présidentielle depuis le mois d’octobre. La semaine dernière, lors d’une rencontre sur le livre au siège de l’association des écrivains du Sénégal, le quartier Point E a été totalement bouclé par les forces de l’ordre.
Et des snipers étaient visibles sur le toit des maisons attenantes. Lundi dernier, le président de la République a présidé l’ouverture de la 53ème réunion annuelle de l’Union internationale des magistrats (Uim), entouré d’une escouade de gros bras, avec des fusils d’assaut et des pistolets automatiques accrochés à leurs ceintures. Un dispositif inhabituel qui crédite le sérieux des menaces du groupe terroriste, déjà opérationnel au Mali et en Mauritanie.

La dette du Sénégal

La dette publique du Sénégal s’est élevée à 2208 milliards de FCFA en 2010
grande-2465870-3462948.jpg
Le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop, a révélé lors du vote de la loi des Finances 2011, à l’Assemblée nationale, que la dette publique du Sénégal s’élève à deux milliards deux cents huit francs CFA (2208 milliards de FCFA).
«La dette externe et interne du Sénégal s’élève à 2208 milliards 500 millions en 2010, soit une hausse de12,5 %. Cette dette correspond à 348 % du produit intérieur brut (PIB)», a fait connaître Abdoulaye Diop qui relève que «cette dette est payable d’ici 50 ans».
A l’en croire, «la dette extérieure est de mille sept cents quatre vingt neuf milliards cents millions de francs CFA (1789 milliards 100 millions de francs CFA) alors que la dette intérieure s’élève à 419,4 milliards de FCFA.

08/11/2010

SOS Gazelles a besoin de vous!

communiqué de presse "Mantes-la-Jolie et SOS Gazelles..."
165706_Virginie_Ledoyen_L800_web.jpg 
Nous sommes en pleine construction du centre sportif et éducatif "SOS Gazelles" au Sénégal sur la commune de Gandigal. Ce centre, porté par des grands champions sportifs internationaux, et des personnalités importantes (ici: Virginie Ledoyen) adapté à tous, pourra accueillir plus de 750 jeunes par jour dans une optique d’échanges, de discipline, de respect des autres.
 
Ce projet a pris beaucoup plus d'ampleur que prévu puisque notre terrain s'étend sur 2,5 hectares, sur la commune de Gandigal se situe à proximité de Mbour, à 75 kms au sud de Dakar, ce qui permet en plus du bâtiment, complexe, terrains multi sports (basket, volley, hand), espace lutte, salle boxe  +  judo  +  sports combat , piste d'athlétisme, la construction d'un terrain de football aux normes et dimensions officielles FIFA avec tribunes...
Afin de rendre ce centre fonctionnel en janvier 2011, nous sommes à la recherche de Partenaires financiers à qui nous proposons, pour les partenaires, d' offrir des Panneaux Publicitaires sur site, publicité plaquette, site internet et invitations à l'inauguration officielle.   
Nous recherchons également du matériel scolaire médical et sportif, notamment :
  -  Equipements :  30  bureaux  classes ,  30 chaises  chaises,  24 chaises pour dehors + 6 tables, meubles jardin,
  -  equipements sportifs :  2  tables ping pong, matériel boxe,  matériel  foot, basket, volley, mini golf... Ballons, filets...
  -  Equipement de l'infirmerie : lit médicalisé, médicaments, matériel utile pour pallier premiers soins,
  -  pour le quotidien : serviettes, habits notamments sportifs,  savons,
  -  Educatif :  cahiers, craies, tableaux, ordinateurs x 30  , 2 rétroprojecteurs
  -  Panneaux solaires, groupes electrogènes, alarme, etc...
Le club SOS GAZELLES  : un centre d’entraînement pilote véhiculant les valeurs de l’Association SOS Gazelles, sur la Commune de Gandigal est sponsorisé par Les Partenaires Officiels suivants:
L’UNESCO
La Ville de Mantes la Jolie
Ciments CALCIA
Constructa immobliler
Culligan eaux
Fondation Air France
Orange
SNCF
Société Générale
Et...VOUS!


Inauguration Officielle mars 2011 sous le Haut Patronage de Maître Wade, Président de la République du Sénégalen présence de nombreuses autorités françaises et sénégalaises.

au programme:

match de football sur le terrain officiel, avec les anciens internationaux, combat de lutte, boxe, en présence des champions africains & européens, ateliers avec encadrement des jeunes sénégalais, remise de prix autour d’un repas convivial, inauguration officielle, par Michel Vialay, Maire de Mantes la Jolie et Conseil Général des Yvelines, accompagné » de Madame la Ministre de la Famille, Mr Alioune Diop, Mr Abdoulaye Baldé suivie d’un dîner de gala.
Contacts: France : Véronique Chaplain: + 33 86 89 84 91 28  ou, au Sénégal:  + 221 77 534 97 81 mailbox: veronique.chaplain@orange-ftgroup.com
Au Sénégal : Mamadou BASSE 77 541 25 26
UN GRAND MERCI à tous ceux qui soutiennent ce projet et permettent sa concrétisation. site: www.teebreak.fr

06/11/2010

Pas de langue de bois au bal de l'ambassadeur

L'ex-ambassadeur au Sénégal critique la politique africaine

tf1-lci-jean-christophe-rufin-2355754_1902.jpg
Jean-Christophe Rufin, ex-ambassadeur au Sénégal, dénonce un Quai d'Orsay devenu "sinistré" et "complètement marginalisé" par l'Elysée, notamment en matière de politique africaine.
Tous les "vieux travers" de la politique africaine de la France se sont reconstitués à cause du secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, déclare l'ancien ambassadeur de France au Sénégal Jean-Christophe Rufin.
Nommé en août 2007, Jean-Christophe Rufin, écrivain et académicien, a quitté ses fonctions le 30 juin, après que le président sénégalais Abdoulaye Wade ait demandé son départ. Dans un entretien publié mardi par le journal Le Monde, il déplore le fait que "les affaires africaines les plus sensibles sont tranchées par Claude Guéant" et que le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, soit "dépossédé de ce dossier." "Dans ce domaine qu'il s'est réservé, le secrétaire général de la présidence agit d'autant plus librement qu'il n'en répond ni devant l'Assemblée ni devant le gouvernement", avance-t-il.
Bernard Kouchner a répondu que Jean-Christophe Rufin avait très bien servi la France mais que "cela ne lui permet pas d'avoir un droit ni de regard sur les nominations ni de critiques sur un successeur". "On est jamais trahi que par les siens et j'espère que cet homme ne s'étouffe pas de haine", a-t-il déclaré mardi lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale. (ndlr: l'honnêteté de Kouchner prend un affreux coup de blues quand on regarde les images de télé lors de la réception du président Chinois à Paris...)
Jean-Christophe Rufin dit ignorer si le président Nicolas Sarkozy est bien informé de toutes les initiatives de Claude Guéant qui ne vont pas, selon lui, dans le bon sens. "Je considère que nous risquons de manquer une chance historique, car les années 2007-2010 ont vu se reconstituer tous les vieux travers de la relation franco-africaine", dit-il. Des associations de défense des droits de l'homme protestent contre ce qu'ils voient comme le retour des réseaux privilégiant les "affaires" avec les régimes piliers de l'influence française en Afrique, notamment le Sénégal, le Congo-Brazzaville et le Gabon.
Jean-Christophe Rufin s'étonne que Bernard Kouchner se soit laissé déposséder du dossier. "Etant donné son parcours que nous admirons tous, il est difficile de comprendre comment il peut avaliser des décisions prises par d'autres sur des bases qui ne sont pas les siennes", estime-t-il. Les "réseaux" officieux règnent à l'Elysée, affirme-t-il. "Il s'agit de réseaux de lobbying qui cherchent à faire valoir les intérêts de tel ou tel régime africain auprès des autorités françaises. Je pense qu'ils sont trop écoutés".
Pour l'ex-ambassadeur, la situation actuelle "fait penser aux débuts de la colonisation, lorsque les grandes maisons de commerce avaient besoin des réseaux implantés en Afrique".

La poste Sénégalaise à bout de souffle

La Poste sénégalaise au bord du dépôt de bilan : 1800 employés menacés de chômage
2459682-3452714.jpg
D'après un rapport du ministère des Finances publié par le site nettali, La Poste sénégalaise a enregistré un déficit de 32,8 milliards FCFA enregistré par La Poste. Ainsi « du fait de la perte de plus de la moitié de son capital social, les dispositions de l’Acte uniforme de l’Ohada rendent obligatoire la convocation d’une Assemblée générale extraordinaire pour se prononcer sur la poursuite de l’exploitation ».
Il faut dire que les syndicats de la maison n'ont cessé d'alerter l'opinion sur la situation. La poste Sénégalaise est aujourd’hui l’une des plus grande entreprise de la place avec prés de 1800 employés dont plus de 270 cadres.
el malick seck

Pauvreté au Sénégal

Le Sénégal, un pays très pauvre selon l'indice de pauvreté
Dakar.jpg
Le Sénégal est vraiment pauvre. Le 20e rapport du PNUD sur l’indice de pauvreté humain (IDH) publié hier vendredi l’a illustré. A en croire notre confrère de «L’As», 57,4 des Sénégalais vivent mal. D’ailleurs, sur 169 pays, le Sénégal occupe la 144e place, juste derrière le Bénin, le Ghana, le Togo et la Mauritanie.
Cet indice de pauvreté humain, qui porte sur l’éducation, la santé et les revenus indique que dans notre pays, où la durée moyenne de la scolarité est de 3 ans et demi, l’espérance de vie tourne autour de 56 ans en moyenne.
Toutefois, indique l’Indice de pauvreté humain (IDH), le Sénégal a fait une nette progression par rapport à l’année précédente. En effet, en 2009, notre pays s’était classé 166e rang sur 182 pays concernés.
A noter que la Norvège est en tête des pays où il fait bon vivre au moment où la Libye, 53e au plan mondial occupe la première place en Afrique loin devant le Zimbabwe qui ferme la marche.

Paludisme au Sénégal

SENEGAL-PALUDISME-LUTTE
paludisme432.jpg
Paludisme : en cinq ans, le Sénégal a reçu 130 millions de dollars
Le Sénégal a bénéficié d’un montant global de 130 millions de dollars en cinq ans, dont l’investissement a permis d’étendre la couverture des interventions et d’avoir un impact considérable dans la lutte contre le paludisme, a indiqué jeudi le coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), le docteur Pape Moussa Thior, lors du lancement du Partenariat ’’Roll back malaria’’.
Si ces mesures, qui ne sont pas nouvelles, sont reproduites à une échelle similaire dans l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest, ce modèle éprouvé pourrait donner lieu à des réussites similaires dans toute la région africaine, écrivent les auteurs de ‘’Focus sur le Sénégal’’, un document édité dans le cadre dudit partenariat lancé jeudi dans la capitale sénégalaise.
La couverture des différentes mesures de lutte contre le paludisme, a-t-il souligné, a été considérablement étendue au cours de ces cinq dernières années dans les 14 régions du Sénégal.
Ainsi, 6 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticides ont été distribuées dans le pays entre 2005 et 2010 et 82 pour cent des foyers en possèdent au moins une, a-t-il expliqué.
Selon le document, toutes ces choses ont eu pour effet de faire grimper les pourcentages d’enfants et de femmes enceintes dormant sous moustiquaires de 40 pour cent en une seule année.
Citant le modèle d’estimation ’’lives saved tool’’, il estime que les moustiquaires imprégnées d’insecticide et le traitement préventif intermittent administré aux femmes enceintes auraient permis de sauver quelque 26 800 enfants depuis 2001.
D’après les rédacteurs de ‘’Focus sur le Sénégal’’, le nombre d’enfants épargnés est encore plus important dans la mesure où ce chiffe ne prend pas en compte l’impact des autres interventions de lutte contre le paludisme que sont les pulvérisations à effet rémanent ou l’utilisation des combinaisons thérapeutique à base d’artémisinine.
Le document souligne que le Sénégal réussit de plus en plus à mettre les interventions de lutte contre le paludisme à la disposition de ses populations à risque, même celles qui vivent dans des zones isolées.

Au Sénégal, le paludisme tue de moins en moins


Dès qu'elle a eu de la fièvre et des maux de tête, Codou Mbengue est allée chez l'agent de santé de son village. "J'ai fait un test de dépistage du paludisme et reçu des médicaments qui m'ont guérie", dit cette femme de Keur Yamar (centre) où le paludisme ne tue plus.
"Nous n'avons enregistré cette année qu'un seul cas de paludisme. Presque tout le village était auparavant touché, avec de nombreux cas de décès", affirme Pape Ibrahima Guèye, infirmier du hameau situé à plus de 150 km au nord de Dakar.
Au bout d'une piste cahoteuse et sablonneuse, cernée par les hautes herbes, surgit Keur Yamar, perdu au milieu des champs de mil et d'arachide.
"La prise en charge des cas de paludisme à domicile a réglé ce problème d'accessibilité", explique Amadou Moustapha Faye, chef du centre de santé de Mékhé dont dépend Keur Yamar. "Une volontaire, appelée +distributeur de santé à domicile+ (DSDOM) et choisie par les habitants, a été formée pour établir en quinze minutes un test de diagnostic rapide du paludisme et administrer des soins avec les ACT ("artemisinin-based combination treatment"), combinaison thérapeutique à base d'artémisinine.
A Keur Yamar, village dépourvu de structure de santé, c'est Mme Gana Mbaye qui a été nommée "DSDOM". "Si je reçois un patient atteint de fièvre et que le test +palu+ est positif, je lui donne des médicaments ACT. Et si le test est négatif, je l'envoie à Pekesse", un village voisin doté d'un poste de santé qui peut diagnostiquer d'autres maux, dit-elle.
A Thiénaba, autre village du centre du Sénégal, une association locale se dit déterminée à "vaincre la maladie", par la sensibilisation et la prévention. "Auparavant, les gens refusaient de dormir sous une moustiquaire qu'ils assimilaient à un linceul", dit son président, El Hadji Diop.
"Le paludisme nous a fait beaucoup de mal en empêchant nos enfants d'aller à l'école et en tuant leurs mamans", ajoute cet homme en pleurs lorsqu'il évoque sa "fille, brillante à l'école, qui avait 12 ans quand elle est morte du paludisme en 1999".
Le nombre de cas à Thiénaba est passé de 3.459 en 1999 à 6 en 2009 et depuis lors, la localité n'a connu "aucun décès" par paludisme, selon l'infirmier Aliou Niasse.
Depuis cinq ans, "le Sénégal a construit un programme efficace de contrôle" du paludisme", affirme un rapport publié jeudi à Dakar par Roll back malaria (faire reculer le paludisme), qui réunit l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et la Banque mondiale.
L'utilisation des tests de diagnostic rapide et des ACT --gratuits depuis mai, une distribution de moustiquaires qui couvrirait 82% des ménages en 2010 et une sensibilisation accrue ont permis de faire baisser la mortalité, selon ce document.
On comptait 2.000 décès du paludisme en 2005 au Sénégal. Ce nombre a chuté à 741 en 2008 et 574 en 2009, affirme Ibrahima Diallo, un responsable du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP).
Chez les enfants de moins de 5 ans, on est passé de 400.000 cas suspects en 2006 à 78.000 cas confirmés en 2008 puis à 30.000 cas confirmés en 2009, selon le rapport.
"On pourrait prévoir une élimination du paludisme au Sénégal dans les prochaines années", va jusqu'à affirmer M. Diallo. "Certaines zones, comme la Vallée du fleuve Sénégal (nord), sont déjà en situation de préélimination, avec un cas de paludisme pour 1.000 habitants, parfois moins".
Malick Rokhy BA

05/11/2010

La dernière folie de Wade

INSTITUT SENEGALAIS DE PLONGEE SOUS MARINE Wade « enfouit » 22 milliards sous les eaux

2458790-3451436.jpg

L’institut confié à son maître-nageur personnel
Le projet démarre à l’Université des Mutants, à Gorée
Cheikh Bamba Dièye adhère au projet
Il sera prêt dans 12 mois
Un vaste projet d’un institut sénégalais de plongée sous marine est en gestation au Sénégal. Initié par le président Wade et piloté par son maitre-nageur personnel, Amadou Moctar Mbaye, ce projet coûtera 22 milliards et sera entièrement financé par des partenaires. Le projet permettra à tout un chacun d’accéder à la plongée et aux profondeurs marins mais aussi de participer à la protection de l’environnement côtier et marin entre autres. Une manière de joindre l’utile à l’agréable.
INSTITUT SENEGALAIS DE PLONGEE SOUS MARINE Wade « enfouit » 22 milliards sous les eaux
Encore un projet cher au président de la République ! Après les plans Reva et Sesame, la Goana, la Grande muraille verte... le voilà attiré par les eaux…profondes. Me Wade vient en effet de lancer un Institut sénégalais de plongée sous marine. De l’avis du chef du projet, M. Amadou Moctar Mbaye, par ailleurs maitre-nageur du président de la République, venu nous rendre visite, l’objectif principal que s’assignera cet institut est de «s’adonner à la plongée pour la protection de l’environnement côtier et marin». L’initiative qui émane de Me Wade sera un moyen de sensibilisation des jeunes afin de leur faire porter un message vers les autres couches sociales. Il s’agira, selon M. Mbaye, «de faire plonger n’importe quel sénégalais et de le faire connaître les profondeurs marines sans qu’il ait à débourser 25 000 F pour une heure de plongée comme c’est habituellement le cas». Les cibles seront d’abord les élèves, les clubs de sport pour ensuite atteindre le reste de la population. D’un coût global de 22 milliards de F Cfa, le projet démarrera à Gorée à l’Université des Mutants, pour un montant d’un milliard et demi et touchera ensuite 11 autres sites à Ouakam, Cambérène, Darou Khoudoss, Kayar, Popenguine, Mbour, Loumpoul, Saint Louis, Kafountine, Abéné, et Cap Skiring. Selon M. Mbaye, le projet sera entièrement financé par un pays partenaire en une année. Par ailleurs, il précise que «cet institut sera un «institut national à vocation sous régionale car la Gambie, la Mauritanie, la Guinée Bissau et le Cap Vert y seront associés». Avant de poursuivre, qu’entre autres objectifs de cet institut, figurent la participation à l’aménagement des côtes en grand récif et le coulage des bateaux, la contribution à la promotion du tourisme, la lutte contre l’immigration clandestine, la participation à la sécurité des pêcheurs en mer grâce à la création du peloton présidentiel de plongée sous marine commandé par le gouverneur militaire du palais. Chaque institut comportera ainsi 50 moniteurs formés pour encadrer les plongeurs. Chaque moniteur aura une vision sous régionale et présentera un mémoire de fin de formation sur la mer, ce qui constituera une base de données de 550 sujets pour l’institut. M. Mbaye informe de même que ce ne sont pas moins de onze ministères qui seront impliqués dans ce projet. De même, «certaines mairies ont déjà adhéré au projet parmi lesquelles celle de Saint Louis dont le maire, bien que de l’opposition, n’a pas été nihiliste», poursuit-il. Avant de préciser que le projet sera présenté en mi novembre aux partenaires qui ont assuré de le financer et de le construire en un an.
Abdourahmane NIASSE

04/11/2010

Les enfants talibés s'exportent

EXODE : Les talibés sénégalais envahissent la Mauritanie
talibe_dakar2.jpg
Envoyés en terre islamique de Mauritanie par leurs parents pour assimiler le Saint Coran, les enfants talibés sénégalais sont jetés sur les voies publiques de plusieurs villes, notamment Nouakchott, Kaédi, Rosso, Nouadhibou, par les marabouts. Habillés en guenilles quelle que soit la saison, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, ils doivent y être des heures et des heures durant pour mendier. Une situation qui n’est pas du tout du goût des militants des droits des Enfants. Quant aux marabouts, ils se déchargent sur les parents.

Dans plusieurs villes mauritaniennes de l’intérieur, tout comme d’ailleurs à Nouakchott, les élèves coraniques, communément appelés «almoudos» en Mauritanie et «talibés» au Sénégal, sont continuellement jetés dans les rues par les maîtres coraniques juste après la prière de l’aube. Durant des heures, ils y restent pour mendier. «Après la prière de l’aube, nous devons impérativement quitter la «mahadra» (daara) pour aller mendier sur les voies publiques. Et là-bas, nous y resterons jusqu’à 22 heures», renseigne Alassane Bâ, «almoudo» de son état. Ce natif de Ndioum, âgé de 18 ans, avait à peine 6 ans quand il a foulé la terre islamique de Mauritanie pour la toute première fois. Alassane sort matinalement tous les jours pour occuper la voie publique de Nouakchott en compagnie d’autres talibés sénégalais.

Originaires d’Aéré Lao, localité sénégalaise, Adama Bâ et Assane Bâ, respectivement âgés de 13 et 14 ans, sont venus séparément dans la capitale mauritanienne en 2004. Chacun d’eux vit chez son marabout dans la commune d’El Mina. Et au menu de leur quotidien : «Apprendre et mendier» si ce n’est «Apprendre à mendier». «Une fois que le soleil se lève, aucun «almoudo» ne doit rester dans la «mahadra». Petits et grands, nous devons tous sortir pour aller à la recherche du déjeuner le matin et du dîner le soir. Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, nous ne devons pas du tout regagner la «mahadra» les mains vides», ont indiqué les deux mineurs talibés.

Selon nos informations, les talibés sont tenus quotidiennement à faire deux versements (matin et soir) auprès de leurs marabouts. Certains demanderaient la somme de 300 Um (600 FCfa) par talibé, dont 200 UM (400 FCfa) le matin. D’autres réclameraient au talibé de verser la somme de 200 UM, dont 130 Ouguiyas (260 FCfa) la mi-journée. D’ailleurs, comme en attestent les propos de Samba Moussa Kane, âgé de 10 ans, fils de Serigne de son état : «la plupart des talibés de mon père ont tous ou presque le même âge que moi. Pour cette raison, il ne nous exige que de verser la somme de 130 Ouguiyas à la mi-journée et 70 Um (140 FCfa) la nuit.» Et Alpha Diallo de renchérir : «Il arrive que je gagne entre 250 et 300 UM par jour. Je ne verse que le montant exigé auprès du marabout. Et je garde le reste pour un autre jour, car les jours se suivent mais les gains journaliers ne se ressemblent pas. Qu’à cela ne tienne, les marabouts veulent que nous ramenions tous les jours le même montant, c'est-à-dire la somme de 200 UM, soit 400 FCfa.»

Tolérance zéro pour les comptes en moins

Cette somme de 400 FCfa, comparée à ce que d’autres marabouts exigent de leurs talibés, peut paraître modique. Pourtant, tous les talibés n’arrivent pas à se la procurer tous les jours. Comme nul n’est censé ignorer le montant à verser, c’est la règle de «tolérance zéro» qui est appliquée à tous les élèves coraniques qui auront des comptes à rendre s’ils ne versent pas le montant exigé. «Maintes fois, mon marabout m’a rossé de coups de fouet, parce que je n’avais pas apporté la somme qu’il a  demandée à tous les talibés», a témoigné Bocar Sy, âgé de 6 ans.

Même son de cloche chez Abou Diallo : «J’ai été sauvagement bastonné plusieurs fois par mon Serigne pour n’avoir pas ramené le montant exigé au daara.» Cet originaire de Podor, âgé de 6 ans, n’a pas encaissé seulement que les coups de fouet de son marabout. La preuve de ses maux par ses mots : «Au début, je partais mendier avec les autres enfants talibés de notre daara. Et mes compagnons prenaient un malin plaisir à me faire souffrir toutes les fois que les gens me donnaient l’aumône. Pour un oui ou un non, les autres talibés, surtout les plus grands du groupe, me passaient à tabac. Certains disaient que c’était à cause de moi qu’ils n’arrivaient pas à trouver le montant fixé par le marabout. Comme eux, j’ai fini par penser qu’ils n’avaient pas tout à fait tort de me frapper.»

Témoignages accablant les marabouts

Abderrahmane Kane, âgé de 47 ans, est un ancien talibé en Mauritanie. Et le monde des «mahadras» n’a pas de secret pour lui : «De mon temps de jeune talibé à nos jours, il n’y a pas de changement dans le fonctionnement des «mahadras» en Mauritanie. Du samedi au mercredi, le quotidien des talibés est fait de la mendicité dans la rue, de l’apprentissage à la «mahadra» et pas de temps pour jouer. Les talibés n’apprenaient guère les jeudis et les vendredis. Parce que ces deux jours sont exclusivement consacrés à la mendicité pour des raisons diverses, entre autres, le jeudi est le dernier jour ouvrable en Mauritanie et le vendredi est considéré comme le jour de l’aumône. De ce fait, les «almoudos» doivent occuper le terrain ces deux jours pour être présents, à la fois, au marché, au grand carrefour et à la mosquée.» Et M. Kane de renchérir : «Deux jours entiers consacrés à la mendicité, cela voudrait dire que les marabouts accordent plus d’importance à la mendicité qu’à l’apprentissage.»

Abderrahmane Kane, éducateur social de profession, a sillonné toute la Mauritanie et a localisé quelques «mahadras» à l’intérieur du pays : «Rosso-Mauritanie, Kaédi, Boghé sont des villes sises à côté du fleuve Sénégal. Et dans ces villes mauritaniennes, on y trouve beaucoup de talibés sénégalais. Des enfants qui souffrent des coups des plus grands talibés et ceux des marabouts.» La souffrance des enfants talibés, Tabara Mbodj en sait beaucoup de choses pour avoir été très proche d’eux et en a parlé volontiers : «Les talibés vivent dans des conditions exécrables et habitent dans des logements de fortune, qui sont caractérisés par un manque criard d’eau, d’électricité et d’hygiène. Ils sont maintenus en permanence dans un état de malpropreté. Il semblerait que c’est le profit idéal pour faire pitié aux donateurs de l’aumône. Ceux qui n’apportent pas en fin de journée la somme fixée par le marabout sont soumis à des châtiments corporels.»

En fait, Tabara a grandi dans une demeure sise à quelques encablures d’un daara au quartier Socogim P. Elle avait comme compagnons de jeu les enfants talibés. Et depuis, Tabara Mbodj n’a pas coupé les ponts avec ses anciens camarades de jeu, qui continuent encore à «patauger» dans la misère, nonobstant son statut de fonctionnaire au ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports. Mieux, la jeune femme a mis en place une Ong dénommée Aiser (Aide à l’insertion sociale des enfants de la rue) pour les aider à sortir de cette condition de misères.

Les marabouts rejettent la responsabilité sur les parents des talibés

Les marabouts rencontrés croient dur comme fer que les talibés doivent travailler (mendier pour apporter à manger au daara, puiser de l’eau, laver le linge sale)… D’ailleurs, ils prétextent que tous ces travaux rentrent dans le cadre de la formation du futur homme que sera le jeune talibé. Thierno Samba Bâ, marabout de son état, a défendu farouchement ses collègues : «Les parents nous envoient leurs enfants pour leur enseigner des préceptes de l’Islam. Et c’est ce que nous faisons du mieux que nous pouvons. Quant à moi, j’ai chez moi au moins une trentaine de talibés à ma charge. Je n’ai pas un travail lucratif. Et je ne suis pas non plus rémunéré mensuellement par les parents de mes élèves. Que voulez-vous que je fasse pour toutes ces bouches à ma charge ? Que j’aille voler pour les nourrir, les habiller ou quoi ? Par conséquent, je ne peux qu’envoyer mes talibés quémander auprès des personnes dans la rue. C’est l’unique solution honorable pour nous.»

Considérés à tort ou à raison comme des hommes d’Allah, les «Serignes daara» n’ont pas, comme le pensent certains, une pierre à la place du cœur. «Nous ne laissons pas les enfants occuper les rues de cette façon de gaieté de cœur. Nous le faisons parce que nous n’avons pas le choix.». Comme pour dire qu’à l’impossible nul n’est tenu.
CAMARA MAMADY

03/11/2010

La Casamance à 45 minutes de Dakar

La Casamance à 45 minutes de Dakar
senegalairb200.jpg
Grâce à la compagnie aérienne SENEGALAIR, basée à Dakar Yoff, les navettes aériennes sont désormais accessibles, sûres et rapides. Nouveau depuis le 15 octobre: tous les vendredi, samedi et dimanche, il y a des vols. Départ à 16h de Dakar et arrivée à Ziguinchor 45 minutes plus tard. A l'inverse, départ de Ziguinchor à 17h30 et arrivée à Dakar à 18h15.
Et, tous les jours, 7/7: DAKAR / ZIGUINCHOR / DAKAR et DAKAR / CAP SKIRING/ DAKAR - Aller simple: 63.000 cfa et l'aller/retour à 120.000 cfa/personne
Dakar départ à 8h00 - Ziguinchor départ à 9h30
CONTACT:
221 33 821-34 25 (ROUME) - 221 33 825 80 11 (MERMOZ) - 33 991 01 01
(ZIGUINCHOR) - 33 991 27 81 (DIATTA TOURS) - 33 991 43 62 (CASA VOY) Email : senegalair@orange.sn - http://www.senegalair.net

Révélations de JC Rufin

Révélation de Jean-Christophe Rufin : Le projet de succession dynastique est une réalité

JC-Rufin_0.jpg
S’il a "obtenu la tête" de l’ambassadeur, Wade n’en a pas encore fini avec l’académicien Français...

Jean-Christophe Rufin a, en effet, jeté un coup d’œil sur le rétroviseur pour dénoncer la tentation pour ce dernier de se faire succéder par son fils qu’il accuse de payer les réseaux de la Françafrique pour accéder à la Présidence de la République.

Samedi dernier, Rufin a encore frappé. L’ex-ambassadeur de France qui était l’invité de l’émission ‘On n’est pas couché’ sur France 2 n’a pas mâché ses mots pour dire ce qu’il pense de la pratique politique actuellement en cours dans notre pays. Il s’agit, notamment, de la succession, du monument de la Renaissance. Devant le trio composé de Laurent Ruquier, Eric Nollau et Eric Zemmour et, en prime time, s’il vous plaît, l’ ’Immortel’ s’est montré à la fois offensif et sans langue de bois. ‘Il y a une pratique qui est la mode des fils, tout le monde met son fils. Il y a une sorte de tentation dynastique.

Soutenue par la France ? "Pas par moi’ a assené le prédécesseur d’André Parant. Une allusion claire à Karim Wade dont on accuse le père de vouloir lui dresser une échelle pour une accession au pouvoir sans frais. Sous ce chapitre, l’ex-ambassadeur n’est jamais allé aussi loin dans l’accusation. Il a, en effet, sans le nommer, accusé le fils du chef de l’Etat de soudoyer des réseaux de la Françafrique pour s’attirer les faveurs de la France. ‘Le fils (Karim Wade, Ndlr) paie la Françafrique. Les gens qu’il paie viennent convaincre la France de soutenir le fils. Le fils n’est pas populaire. S’il arrive au pouvoir, les populations se soulèvent. Ce n’est pas l’intérêt de la France’, a déclaré M. Ruffin sur le même plateau de ‘On n’est pas couché’. Ancien ‘French doctor’ et auteur de plusieurs best sellers avant de tenter une ‘aventure’ dans la diplomatie, Jean-Christophe a, durant son magistère, a, lui-même, eu à faire les frais de ces réseaux parallèles. Aussi, a-t-il fustigé le caractère nocif desdits réseaux que Sarkozy s’était, pourtant, donné pour mission de neutraliser. Et d’avertir : ‘Les Sénégalais nous connaissent parfaitement, il ne faut pas qu’on les prenne pour des imbéciles.’

Quid de ses relations avec Wade père. Délié des convenances et de la réserve diplomatiques, Rufin avoue avoir eu à ‘déjouer des coups’. ‘Il (Me Wade, Ndlr) a demandé ma tête à plusieurs reprises et il a fini par l’avoir… Je n’ai pas accepté d’entrer dans un certain nombre de gestes de complaisance’, dit-il. Non sans faire un petit commentaire sur le monument de la Renaissance pour lequel 14 milliards ont été dépensés par le biais d’une dation en paiement sur des terres de l’aéroport. ‘Quand vous avez des problèmes pour boucler un budget, on peut aider. S’il faut financer une statue de 150 mètres de haut, d’inspiration kim-il sungienne, ça pose problème’, soutient l’ex-ambassadeur qui n’en est pas à sa première attaque près. Déjà en activité, il avait porté quelques coups de canife à Wade. Dans un télégramme estampillé ‘Confidentiel défense’, Rufin avait trempé sa plume dans de l’acide pour dénoncer les pratiques présidentielles. Il ‘multiplie les voyages planétaires (…) et lance des projets somptuaires comme la statue géante construite actuellement par les Nord-Coréens, dans un inimitable style Kim Il-sung, pour la somme de 14 milliards de francs Cfa’, avait-il écrit. Dans un tel contexte, il ne s’était point empêché de mettre en garde son pays contre toute assistance sans conditions. ‘Venir en aide au Sénégal sans lui demander de réformer profondément son système politique reviendrait à fournir à un toxicomane la dose qu’il demande mais qui le conduit un peu plus sûrement vers sa fin’, pouvait-on lire dans le télégramme envoyé aux autorités françaises.

Senegal Airways va décoller!

Nouvelle date de décollage : Sénégal Airlines réserve pour fin décembre
1834428435.jpg
La future nouvelle compagnie aérienne nationale donne encore un énième rendez-vous pour son démarrage. Sénégal Airline prévoit d’entamer ses activités à la fin du mois de décembre, avec un avion dans un premier temps. Ce sera probablement un avion du type Airbus, comme prévu dans le business plan dressé à ce jour, sous la houlette du ministre d’Etat Karim Wade, qui a en charge les Transports aériens.
Après ce démarrage, la nouvelle compagnie, pour laquelle une concurrente de la dimension de Asky se voit interdite la place de Dakar, va prendre de la vitesse, en mettant dans le circuit des aéronefs supplémentaires. Ce nouvel échéancier pourrait avoir plus de chances d’être respecté, vu qu’il n’est pas donné par Karim Wade ou ses services, mais par des travailleurs de la nouvelle compagnie. Leur crédibilité repose en ce qu’ils ont besoin, eux aussi, de se mettre rapidement au travail, pour pouvoir gagner décemment leur vie.
Dans le même ordre d’idées, le recrutement du personnel se poursuit sans accrocs majeurs semble-t-il. Les différents postes sont en train d’être pourvus au fur et à mesure que les choses se mettent en place, annoncent des personnes bien au fait de leur évolution. Elles affirment que, bien que les recrutements se font par appel à candidatures, pour certains postes de responsabilité, des gens veillent néanmoins à ce que la priorité soit accordée à des anciens de Air Sénégal international (Asi).
Ces derniers d’ailleurs, peuvent à avance se frotter les mains. Ils ont obtenu des garanties du liquidateur de se faire payer leurs avances de tabaski en ce début ou en fin de semaine. «Lors de notre précédente rencontre, l’ensemble des travailleurs avaient approché le liquidateur afin de se faire payer pour la korité et l’ouverture des classes. En ce moment-là, il y avait des fonds qu’on devait rapatrier de la Mauritanie. Mais malheureusement ces fonds n’étaient pas totalement collectés. Comme il ne voulait pas nous payer des miettes, il a préféré nous faire attendre jusqu’à la tabaski», assure un de ces anciens employés.
En plus de cela, le liquidateur promet de payer les deux mois de salaires des mois de septembre et d’octobre, dus aux travailleurs. Il ne leur devra alors que des primes qu’il n’avait pas jointes aux salaires des mois de juillet et d’août, ainsi que les cinq jours de novembre,  plus les droits de licenciement. Bien que ces dernières indemnisations dépendent de la vente du Dash d’Asi, qui pour le moment, se trouve en Libye, et qui fait l’objet d’un litige entre le Sénégal et Royal Air Maroc. «C’est le fruit de la vente de cet avion qui payera les droits d’indemnisation des travailleurs. On est dans l’expectative», souligne l’ex-employé.
amadou mbodji