31/01/2011

La faute aux colons

Au Sénégal, la crise énergétique s’explique par le problème de la décolonisation du secteur
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Le consultant international et professeur en communication, Jacques Habib Sy a tenté d’expliquer, au cours de l’émission Remue Ménage de ce dimanche 30 janvier 2011, les raisons de la crise énergétique qui fait actuellement rage au Sénégal. Pour lui, la crise du secteur énergétique au Sénégal pose le problème de la décolonisation du secteur énergétique et donc de la décolonisation de l’Economie. Il a fait comprendre que «la protection imposée par la banque mondiale et naturellement le Fond Monétaire International (FMI) en ce qui concerne les intérêts des transnationales est une autoroute toute tracée pour les intérêts étrangers, les puissantes compagnies étrangères pour venir imposer leur loi au Sénégal». Mr Sy de s’interroger: «mais où est la politique énergétique du Sénégal dans tout cela, où est le semblant même de planification du secteur énergétique, où sont les énergies alternatives?».
Selon lui, le Sénégal est dans une presqu’île et a des milliers de côtes, qu’est ce qu’on ferait de l’énergie provenant de la mer, il y a l’énergie hydraulique qui est là mais c’est comme si le gouvernement du Sénégal était collé, on lui aurait dit ne quitter pas cette machinerie qui a été mise en place depuis la nuit des temps, collez vous à ça, je crois que votre bonheur et celui des populations ce sera cela, nous le garantissons nous les français.
Pour comprendre l’acuité de cette crise, soutient-il, il faut savoir que c’est une crise qui est systémique. «C'est-à-dire que nous avons un appareillage qui est absolument vétuste, qui n’est plus utilisé nulle part au monde actuellement, d’où la décolonisation du système. Ce sont des machines qui avaient été mises en place ici par la colonisation». Le consultant international de se demander «est-ce que les points où ces machines ont été installées répondent au balayage vraiment avenant des besoins nationaux en matière énergétique, j’en doute fort».

30/01/2011

Coupures éléctriques avant le chaos au Sénégal?

De plus en plus d'électricité dans l'air au Sénégal
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Les manifestations contre le rationnement de l’électricité prennent maintenant des tournures « délinquantes ». Dans la soirée du samedi 29 janvier, dans le quartier des Sicap à Dakar, des jeunes ont détourné un bus de Dakar-Dem-Dikk, l’ont saccagé et ont emporté la recette.
Avec, en prime, de graves blessures pour le receveur.Alors qu’aucune solution n’est envisageable à court terme, la banalisation de ces manifestations contre les coupures d’électricité risque de faire le lit des vandales et hors-la-loi...
Assez insolite pour être signalé ! Dans la soirée du vendredi 28 janvier, les éléments de la police de Guédiawaye, dans la banlieue de Dakar, ont été à court de grenades lacrymogènes après avoir passé des heures à en balancer aux jeunes qui manifestaient contre les coupures d’électricité.
Pénurie de grenades lacrymogènes pour faire face aux court-circuits sociaux engendrés par le déficit d’électricité. C’est un « délestage » budgétaire inqualifiable pour nos forces de l’ordre bien aimées. Il ne faut pas que ce soit...courant.

Le Ministre de la Coopération Internationale, des Transports Aériens, des Infrastructures et de l’Energie a réitéré hier en Conseil des ministres la volonté du Gouvernement de doter le Sénégal, dans les meilleurs délais, d’un laboratoire indépendant de contrôle et d’analyses de l’importation et de la consommation de produits pétroliers.
Depuis plusieurs mois, du mauvais fuel revient souvent dans les arguments techniques fournis par la SENELEC ou la SAR pour justifier les délestages. Ainsi depuis hier une vive polémique est intervenue entre ses deux sociétés et leur fournisseur principal Itoc sur la qualité du fuel qui serait à l’origine des délestages de ces derniers jours. Pour mettre fin à tout cela Karim Wade préconise la mise en place d’un laboratoire d’analyse. « Le Ministre d’Etat, Ministre de la Coopération Internationale, des Transports Aériens, des Infrastructures et de l’Energie a fait au Conseil une communication sur la dégradation constatée ces derniers jours dans la fourniture d’électricité à cause de sérieuses réserves émises par les Directeurs Généraux de SENELEC et SAR sur la qualité d’un fuel importé », lit-on dans le communiqué du Conseil des ministres. Qui ajoute, « afin de lever définitivement les suspicions sur la qualité du fuel importé qui aggravent les difficultés actuelles de SENELEC, le Ministre d’Etat a réitéré la volonté du Gouvernement de doter le Sénégal, dans les meilleurs délais, d’un laboratoire indépendant de contrôle et d’analyses de l’importation et de la consommation de produits pétroliers ».
Il faut rappeler qu’un différend de même nature s’était intervenu au mois de juillet entre le ministre de l’Energie de l’époque Samuel Sarr et la société Oryx. En effet Samuel Sarr avait accusé la société Oryx d’avoir fourni du mauvais fuel à la SENELEC ce qui avait endommagé les machines.

Pneus brûlés par des jeunes, dégradations, provocations visant la police et même jets de pierres contre la maison familiale du président sénégalais, Abdoulaye Wade... Les manifestations de colère de la part de nombreux jeunes contre les problèmes de délestage d'électricité se multiplient au Sénégal, et à Dakar en particulier.
Depuis le samedi 8 janvier, date des premières manifestations d’envergure dans la capitale sénégalaise, il ne se passe pas une semaine sans « au minimum deux ou trois soirées d’émeutes dans plusieurs quartiers », rapporte un observateur. Ouakam, Dieuppeul, Liberté, Sacré Cœur, Khar Yalla, Kër Serign-bi, autant de quartiers gagnés par la colère de la rue. Qui touche également d’autres villes, dont Mbour.
Des pneus sont brûlés par de jeunes dakarois qui finissent par jouer à cache-cache avec la police quand il n’y a pas d’affrontements directs avec elle. La cause de leurs manifestations ou provocations ? Les coupures récurrentes d’électricité qui perdurent malgré le plan d’urgence mis en place par Karim Wade, ministre de l'Énergie. Même le planning établi par la compagnie d’électricité Sénélec (heures de coupures définies) n’est pas respecté. « Ce soir, le courant aurait déjà dû être remis, mais je pense que je dormirai quand il reviendra ! » relatait une dakaroise vers 20 heures, jeudi dernier.
« Le soir venu, les jeunes sortent de chez eux et brûlent des pneus. Les parents donnent même leur bénédiction à ces actes car tout le monde est fatigué, exaspéré par la situation », explique un habitant de Sacré Cœur. Les délestages, pouvant durer jusqu’à 35 heures d'affilée, empêchent nombre de petits commerçants et d’artisans de travailler, alors qu'ils sont dans l’impossibilité d’investir financièrement dans des groupes électrogènes. « Moi-même, si je n’avais pas de responsabilités, je me joindrais aux jeunes », confie un haut responsable d’une société basée à Dakar.
Mercredi 26 janvier, les évènements ont commencé à prendre une tournure  politique. Alors que les revendications se concentraient jusque-là contre la Sénélec, la maison familiale du président Abdoulaye Wade (à Niary Tally) a été visée par des jets de pierres. Peu de dégâts, mais l'avertissement est là. Depuis, la demeure est sous protection policière. « La famille n’ose même plus mettre en route le groupe électrogène de peur de provoquer les jeunes, assure un autre témoin. Ça couve ! »
Depuis plusieurs mois, coupures électriques et hausse importante du prix des denrées alimentaires et du gaz exacerbent la colère des Sénégalais. Le prix du kwh au Sénégal « est le plus cher de la zone UEMOA », rappelle Baïdy Agne, dans une interview accordée à Jeune Afrique.

29/01/2011

Vieilles carcasses pour Sénégal Airlines?

LES DEUX A-320 RECEPTIONNES PAR « SENEGAL AIRLINES » : Des avions éprouvés, sans souffle pour assurer la desserte Europe et environ ?
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 « Sénégal Airlines » qui, enfin, prend son envol a procédé le mercredi 19 Janvier 2011 à la réception de deux airbus A-320. Une cérémonie présidée par le président de la République, Me Abdoulaye Wade. Occasion choisie par l’équipe dirigeante de cette nouvelle compagnie d’annoncer le démarrage effectif de ses activités prévu le mardi 25 janvier 2011. Ces deux avions que compte « Sénégal Airlines », à en croire ses responsables techniques, en attendant la livraison de quatre autres Airbus A-320 et de deux A-330, pour compléter la flotte, ont été livrés par Leasing c’est-à-dire par location. Des avions dont on avait pourtant beaucoup vanté la performance technique. Plus d’un ont été séduits. Même le Chef de l’Etat, qui ne s’est pas privé de révélations, comme à l’accoutumée. Une usine de fabrique d’avions « made in Sénégal » a même été annoncée par Wade.
Mais jusque-là aucune information n’a été donnée sur l’âge des A-320 qui ont la lourde charge de démarrer le service de la nouvelle compagnie aérienne. Ceux qui ont visité le site officiel de Sénégal Airlines peuvent se contenter de ceci : « La compagnie démarre ses activités avec 2 airbus A 320 comportant deux classes de services : Affaires et Economique. La flotte s’enrichira bientôt d’un troisième avion…» Toujours dans le même site, les responsables ont magnifié les caractéristiques des deux appareils en mettant l’accent sur le nombre de sièges qu’ils comportent. Sans plus de détails ! Tout de même, et de façon curieuse, les responsables ont omis de préciser au public l’âge – détail important – des appareils. Les investigations que nous avons menées nous ont permis d’identifier ces deux avions qui « font la fierté » de Karim WADE et compagnie.

Qui sont réellement Kaymor et Gandiol ?

Une recherche poussée nous révèle que Gandiol dont l’immatriculation est 6V-AIH est âgé de 12 ans, 9 mois. Et il a effectué son premier vol le 27-02-1998. Il a roulé son cockpit pour deux compagnies aériennes. China Eastern Airlines a été le premier à l’enrôler dans son parc et il a été réceptionné le 17-04-1998 sous l’immatriculation B-2361, soit 2 mois après sa fabrication. CIT leasing Corporation le reprend des mains de China Eastern Airlines le 12-05-2010 avec le matricule M-ABCV.
Quant à Kaymor immatriculé 6V-AII, nos investigations nous révèlent qu’il est vieux de 12 ans et 4 mois. Il a pris les airs pour la première fois le 26 août 1998. Comme son « frère jumeau », il a servi deux compagnies aériennes. Il a été délivré à une compagnie aérienne espagnole membre du Groupe Orizonia Corporation, Iberworld le 10-12-1998 sous le matricule EC-GZD avant d’être immatriculé B-6258 en novembre et livré à Spring Airlines, compagnie aérienne chinoise.
Un parcours qui a été confirmé par le Commandant Ahmed SECK, Directeur des Opérations Aériennes et Chef Pilote de Airbus A-320. Toutefois le Commandant, rencontré au Siège Social de la nouvelle compagnie aérienne qui se trouve à quelques jets de pierre de l’Aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar, précise qu’un avion peut avoir une durée de vie de quarante ans et être en bon état. Il suffit d’effectuer la maintenance tous les ans pour le remettre sur les bons…airs. Acquiesçant, un expert d’Airbus venu prêter main forte au « bébé » ajoute que Gandiol et Kaymor constituent les best seller. « Depuis 15 ans, c’est le mieux vendu au monde », sourit-il.
Mais pourquoi donc, Sénégal Airlines ne privilégie pas la destination Europe s’il a les avions les plus sophistiqués ? Un technicien de l’aviation civile qui a requis l’anonymat croit savoir les causes et nous dit : « c’est parce que ces avions ne remplissent pas certaines conditions ». « Il faut respecter les procédures anti-bruit pour atterrir sur les pistes des aéroports européens », ajoute-t-il. Une thèse balayée d’un revers de main par Sénégal Airlines par la voix du Commandant Ahmed SECK pour qui, « si la compagnie privilégie la desserte Afrique, c’est tout simplement par stratégie. C’est ce qu’on appelle un choix de Business Plan », se défend-il.
Quid de la panne de Kayemor à Bamako ? Le Commandant Ahmed SECK en rit. « Ce n’est pas une panne. » Selon le chef pilote, c’est une bouteille d’oxygène de l’équipage dont le niveau était bas qu’il fallait recharger. « Et ça, nous l’avons fait à Dakar », tonne encore SECK qui affirme qu’« avant chaque décollage, les avions sont passés à revue par les techniciens pour voir sir tout est nickel ». Tout ne peut être nickel selon notre technicien de l’aviation civile qui revient à la charge : « c’est sûr qu’un avion qui a une durée de vie 12 ans, a effectué nombre d’heures de vol qui doit l’épuiser ». Logique, si l’on sait que Gandiol a déjà effectué 36 mille heures de vol avant d’être remodelé et réceptionné par Sénégal Airlines. Mais l’expert d’Airbus fait vite de rectifier : « Les A-320 peuvent effectuer 60 mille heures de vol ». En tout cas, selon Patrick Choquet, l’expert d’Airbus chargé d’accompagner les techniciens de Sénégal Airlines, c’est là qu’on peut parler de vieillesse de l’avion.
Abdou K. Cissé

Sénégal : le courant ne passe plus !

La population se révolte contre les incessants délestages
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Malgré l’hiver, la température grimpe à Dakar. Malheureusement habitué aux coupures de courant intempestives, le Sénégal connaît actuellement une crise énergétique sans précédent. Confrontées à une recrudescence des délestages, les populations commencent à perdre patience et manifestent leur colère. Reportage.
Plongés dans l’obscurité depuis des heures et des heures, des groupes de jeunes sont sortis mercredi soir dans différents quartiers de la capitale pour brûler des pneus sur la chaussée. « On est fatigué !, confie Alioune, l’un des émeutiers. Mon frère est tailleur, moi je travaille dans un cyber. Sans courant, on fait comment pour gagner notre vie ? ».
Poubelles renversées, bris de verre sur le sol, au réveil jeudi matin, le quartier de Ouakam porte encore les stigmates des évènements de la nuit précédente. L’agence locale de la Senelec, la compagnie publique d’électricité, ne s’en est pas remise : portes défoncées, vitres brisées, sièges brûlés, climatiseur arraché et enseigne démontée… En banlieue, ces interminables coupures de courant ont été à l’origine de violents affrontements entre jeunes et forces de l’ordre durant ces derniers jours. Les manifestants érigent des barricades et bloquent les routes et, quand les policiers interviennent pour les disperser, les jets de pierre répondent aux grenades lacrymogènes…
Dans certains quartiers, les habitants doivent se contenter de seulement quelques heures de courant par jour. « Trop c’est trop, s’énerve Awa Mbaye, une mère de famille installée à Castors. Chaque année c’est de pire en pire. Nous sommes trop fatigués ! Nos fils ne peuvent pas travailler. Et nous, on reste là à rien faire toute la journée et le soir on dîne à la bougie. Hier, j’ai même dû jeter les poissons que j’avais achetés au marché car ils s’étaient gâtés. » En plus d’exaspérer les populations, les délestages pèsent lourdement sur l’économie nationale. D’après l’économiste Moubarak Lo, qui s’appuie sur les chiffres de l’agence nationale de la statistique, les coupures de courant coûtent au Sénégal 2,2% de PIB.
Si la direction de la Senelec est évidemment dans la ligne de mire des Sénégalais, ils pointent également la responsabilité du président de la République, Abdoulaye Wade, et de son fils Karim, ministre de l’énergie, à qui l’on prête l’ambition de vouloir succéder à « Gorgui » (« le vieux » en wolof), 84 ans. Le journal Sud Quotidien ne s’y est d’ailleurs pas trompé en titrant jeudi matin : « la rue parle à Karim ».
Le front anti-délestage se renforce
Bombardé ministre d’Etat chargé de la Coopération internationale, l’Aménagement du territoire, le Transport aérien et les Infrastructures au lendemain d’une défaite retentissante aux élections municipales où il se présentait à Dakar, le fils du président hérite du portefeuille de l’énergie en octobre dernier. Si son père vante les compétences du fils prodige, l’opposition et certains journalistes d’investigation réputés comme Latif Coulibaly l’accusent surtout d’affairisme et de détournements de fonds publics. Dans le cadre des révélations de télégrammes de la diplomatie américaine par Wikileaks, l’ambassadrice note que Karim est aujourd’hui surnommé « Monsieur 15 % », alors qu’au début de 2007 on l’appelait « Monsieur 10 % ». Abdoulaye et Karim Wade y sont par ailleurs décrits comme plus occupés à ouvrir la voie à une succession dynastique du pouvoir qu’à s’attaquer aux problèmes urgents que sont le prix élevé des denrées de première nécessité et les coupures électriques fréquentes…
Face aux délestages, la gronde s’intensifie. Créé en 2009, un collectif des imams du quartier de Guediawaye, une banlieue de la capitale, a longtemps appelé au boycott des factures d’électricité. Il y a quelques jours, le groupe de rap « Keur Gui », originaire de Kaolack dans le centre du pays, a lancé le mouvement citoyen « Y’en a marre ». « L’obscurité est désormais le quotidien de tous les quartiers et l’électricité est devenue un luxe », constatent Thiat et Kilifeu, les deux membres du groupe. Ils invitent donc les lutteurs, marchands ambulants, ouvriers, étudiants, journalistes, enseignants et artistes à s’associer au mouvement mais, afin d’éviter toute récupération, en excluent les hommes politiques.
Engluée depuis cinq ans dans une crise financière et technique, la Senelec a dû reconnaître qu’elle avait des problèmes de trésorerie et était incapable d’acheter suffisamment de combustible pour faire tourner ses centrales. En décembre, Karim Wade a signé un accord de coopération avec EDF pour restructurer le secteur électrique national. D’après Gérard Wolf, directeur des affaires internationales d’EDF, les problèmes énergétiques du Sénégal devraient être réglé à l’horizon… 2015. En attendant, les Wade père et fils devront faire face au verdict des Sénégalais lors de l’élection présidentielle de l’année prochaine.
Simon Maro

28/01/2011

Sénégal Airlines déjà en panne

Un des avions de Sénégal Airlines tombe déjà en panne !
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Lu dans le quotidien L'As : On comprend maintenant pourquoi le directeur de Sénégal Airlines avait refusé de donner l’âge exact des deux avions de la nouvelle Compagnie aérienne. En effet, l’un des appareils, en l’occurrence Caymor est tombé hier en panne au milieu du tarmac de l’aéroport Léopold Sédar Senghor. Alors que, soulignent les mêmes sources, l’avion en question s’apprêtait à décoller. « Tout ce que l’on sait, c’est que l’appareil devait décoller vers les coups de 13 heures. Mais à notre grande surprise, on nous a signalé des ennuis techniques au moment même où nous nous approchions du départ », confie un des passagers joint au téléphone.
Les mêmes sources confient : « Caymor devait rallier Bamako, mais il n’a pas pu décoller à cause de quelques ennuis techniques ». C’est ainsi que les responsables de Sénégal Airlines ont eu à recourir à l’autre appareil, en l’occurrence Gandiol, pour convoyer les passagers. Mais là aussi, ces derniers devaient prendre leur mal en patience, car il fallait qu’ils attendent que Gandiol aille d’abord à Nouakchott, puis revienne à Dakar, avant de décoller, direction Bamako. Si ses ennuis techniques constituent un fait insolite, c’est parce qu’en réalité Caymor n’a fait qu’une fois le trajet aller-retour Dakar-Conakry, avant de voir ses ailes plombées.
Après seulement un aller-retour Dakar-Conakry, Caymor tombe en panne
Caymor est-il trop âgé pour pouvoir déchirer les entrailles du ciel ? Mystère et boule de gomme. D’autant que les responsables de Sénégal Airlines, lors de leur conférence de presse qui a précédé le lancement des activités de la Compagnie, avaient préféré faire la moue au sujet de l’âge et de la durée de vie des appareils.
L’attachée de presse de Sénégal Airlines : « vous ne devez pas m’appeler à pareille heure (avant 22 heures) ; je ne peux… »
Jointe au téléphone un peu avant 22 heures pour éclairer notre lanterne sur la panne prématurée du fameux Caymor, l’attachée de presse de Sénégal Airlines n’a pas voulu nous répondre. « Vous ne devez pas m’appeler à pareille heure, parce qu’il fait nuit », se contente-t-elle de dire au bout du fil. Et après lui avoir présenté nos excuses, mademoiselle Ndiaye refuse toujours de répondre à nos questions : « je ne peux vous faire aucun commentaire là-dessus ».

Brussels Airlines interdite à Dakar?

Couac entre la Belgique et le Sénégal
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Des interdictions de vols faites par le Sénégal à la compagnie aérienne belge Brussels Airlines provoquent des tensions diplomatiques avec la Belgique, qui menace de rappeler son ambassadeur.
Selon le porte-parole de Brussels Airlines, la compagnie aérienne a reçu début janvier une lettre des autorités sénégalaises l'obligeant à cesser ses vols entre Dakar et trois autres destinations africaines, Banjul, Conakry et Freetown. Ces liaisons étaient opérées dans le cadre de vols combinés, destinés à optimiser le remplissage des avions: l'appareil desservait d'abord Dakar, puis repartait avec une partie de ses passagers vers l'une des trois autres destinations.
Le Sénégal n'a pas fourni à Brussels Airlines de justifications officielles.
Mais des sources proches du dossier évoquent une relation avec le démarrage cette semaine d'une nouvelle compagnie aérienne sénégalaise, Sénégal Airlines. Le pays n'avait plus de compagnie nationale depuis 2009. "On ne peut plus faire quelque chose qu'on a fait pendant huit ans", a déploré le porte-parole de Brussels Airlines, précisant que ces vols combinés faisaient l'objet d'un accord bilatéral entre le Sénégal et la Belgique, "toujours respecté" par la compagnie.
L'affaire est remontée jusqu'au niveau diplomatique. "Le dossier est à tel point important pour la Belgique que je me verrai contraint de rappeler mon ambassadeur pour consultation afin d'examiner, de concert avec les autorités européennes, une réaction appropriée au cas où l'interdiction n'est pas levée dans un délai raisonnable qui ne devrait pas excéder les 24 heures", a averti le ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere, dans une lettre à son homologue sénégalais citée par l'agence Belga.

26/01/2011

Sénégal Airlines: c'est parti!

Sénégal Airlines: premier vol commercial
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La Compagnie aérienne Sénégal Airlines a procédé mardi au lancement de son premier vol commercial à destination de Conakry, a constaté l’APS.
‘’Gandiol’’, du nom de cet appareil, a décollé de la piste de l’aéroport Léopold Sédar Senghor à 13h 48, à destination de la capitale guinéenne, pour un vol dont la durée est estimée à 1h 25 mn.
Le lancement de ce premier vol commercial a eu lieu en présence des responsables de la compagnie aérienne, dont le directeur commercial de Sénégal Airlines, Christophe Leloup.
Présent sur les comptoirs d’embarquement réservés spécialement à la compagnie nationale, il semblait veiller au grain, avant de manifester ainsi son soulagement aux journalistes : ’’ Le vol va partir quasiment complet, puisque nous avons 16 classes affaires, 120 classes économiques. C’est un succès pour nous, pour ce premier vol commercial.’’
‘’Nous aurons aujourd’hui deux autres vols directs : un vol qui part à 18h 30 sur Nouakchott, et un autre qui part à 18h 45 sur Bamako. L’ensemble des clients qui partent aujourd’hui auront un petit cadeau pour ce jour mémorable’’, a-t-il indiqué.
En fait, Sénégal Airlines a lancé une promotion pour tous ses vols jusqu’au 31 janvier.
‘’On essaiera toujours d’avoir des prix compétitifs par rapport à la qualité qu’on va offrir. Maintenant, on est à une phase de prix promotion. Mais on essaiera toujours d’avoir des prix compétitifs, et, en même temps, la meilleure qualité dans la sous-région’’, a pour sa part déclaré le directeur général de la compagnie, Edgardo Badiali.
De son côté, M. Diène, agent au comptoir d‘embarquement, souligne que tout se passe très bien. ‘’Ca se voit que les passagers ont retrouvé la confiance et le sourire. On arrive à gérer les passagers. Et pour les excédents de bagages, on fera des concessions, parce que c’est le premier vol. Les gens ne sont pas encore habitués’’, a-t-il déclaré.
Rencontré au moment d’enregistrer ses bagages, ce passager explique qu’il a choisi de voyager à bord de Sénégal Airlines, car "la capitale guinéenne n’est pas desservie par les compagnies".
‘’En fait, il y a une autre compagnie. Vu le prix, j’ai préféré voyager sur Sénégal Airlines’’, s’est-il empressé de rectifier, ajoutant : ’’S’ils (les responsables) arrivent à mettre le paquet sur le confort et la sécurité, je pense que la destination Conakry va vraiment intéresser les voyageurs’’.
‘’Les autres compagnies nous coûtaient très cher, voilà maintenant que Sénégal Airlines arrive. Le service est très bien. Pas de tracasserie au niveau du service d’embarquement. Le prix est aussi abordable’’, a justifié une autre passagère d’origine guinéenne.

Le tourisme au Sénégal en hausse en 2010

Le tourisme au Sénégal en hausse en 2010
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Rencontré début janvier à Saly, Ibrahima Sarr, le directeur général de l’Agence nationale de promotion touristique du Sénégal, se félicitait du cru 2010, annonçant une croissance de la fréquentation de l’ordre de 5%. Le nombre de touristes globaux (avec les résidents) est estimé à près de 850 000.
Les dernières statistiques disponibles à fin novembre révèlent cependant que 158 000 Français s’étaient rendus au pays de la Teranga, un résultat stable comparé à 2009 qui avait totalisé 215 000 visiteurs hexagonaux sur douze mois. "Les Français représentent 52% des arrivées internationales", précise le Dg qui souhaite lancer cette année plusieurs campagnes de communication en signant des partenariats avec Fram, Nouvelles Frontières, Thomas Cook et Look Voyages. 
Pour soutenir le secteur touristique, le Sénégal mise sur la seconde édition de TICAA, le salon du tourisme, des industries culturelles et de l’artisanat d’art, lieu de rencontre entre les opérateurs et les acheteurs, qui se déroulera à Dakar du 27 au 29 mai 2011. Ibrahima Sarr espère la venue de quelque 3 000 professionnels dont les représentants de 87 TO internationaux.
Plus d’une vingtaine de pays exposeront au TICAA dont ceux de l’Afrique occidentale comme le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Togo, le Bénin et la Mauritanie. "Notre volonté est d’encourager le tourisme sous-régional, explique Ibrahima Sarr. Nous voulons réaliser sur certains marchés des opérations de promotion communes." Les autorités sénégalaises attendent une croissance des arrivées touristiques dès 2011 grâce aux retombées de la première édition.
A plus long terme, le Sénégal compte surtout sur l’ouverture prévue en 2012 d’un aéroport situé à seulement 20 minutes de Saly, la principale zone touristique du pays, qui fera disparaître les interminables transferts actuels avec Dakar. Et pour attirer les investisseurs, le gouvernement vient de baisser la TVA sur l’hôtellerie-restauration.
Stéphane Jaladis

25/01/2011

Vol inaugural de Sénégal Airlines

LE FILM DU VOL INAUGURAL DE SENEGAL AIRLINES
L’Air Bus A320, un Palais Royal volant
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Le samedi 22 janvier 2011, a eu lieu le vol inaugural de la première compagnie aérienne nationale du Sénégal de tous les temps, dont la totalité du capital est détenue par des nationaux. Des autorités, des citoyens et des journalistes ont été invités pour participer à ce vol qui inaugure le lancement officiel des activités de la compagnie Sénégal Airlines (SAL).
On est le vendredi 21 janvier. 12h passées de quelques minutes, Madior Sylla, Conseiller en Communication du Ministère de la Coopération Internationale, des Infrastructures, des Transports aériens et de l’Energie (Micattie) m’appelle au téléphone. C’était pour m’inviter à participer au vol inaugural. J’ai donné mon accord avant de réfléchir. Naturellement, j’ai peur des avions. Surtout quand il s’agit d’un premier vol pour essayer un appareil. Mon sang fait deux fois le tour de mes organes. Je pense aux différents accidents d’avion en Afrique. Des souvenirs néfastes défilent dans mon esprit. «Que dois-je dire pour y renoncer ? Aucune idée ».
J’en parle à un ami, grand défenseur du Chef de l’Etat et de son fils Karim Wade. Ce dernier me dit en ironisant : «Mais boy, donne moi les clés de ton bureau avant de partir. Tu pars à l’essayage d’un avion. Grave !!! ». Il a émis des réserves face à cette invitation. Je savais qu’il me lançait des piques parce qu’il voulait que je l’accompagne au Magal de Touba le samedi matin. J’ai aussitôt tenté de le convaincre sur les mesures de sécurité prises à cette occasion, tout en ayant la peur au ventre.
Nous sommes convoqués le samedi matin à 07 du matin au salon d’honneur de l’aéroport Léopold Sédar Senghor. J’ai informé mes proches qui ne mesurent pas mon inquiétude d’être parmi ceux qui sont invités pour voyager à bord de cet Airs Bus A320 de la nouvelle compagnie.
6h45mn : Je suis sur mes deux pieds. L’air matinal était frais. Faute d’une voiture personnelle, je prends un taxi qui me transporte à l’aéroport de Dakar. A mon arrivée, j’ai trouvé le salon d’honneur plein. Je vois des visages qui me sont familiers. J’aperçois Edouardo Badialli Directeur Général de Sénégal Airlines et son épouse. Je vois également les hauts responsables de cette compagnie. Mbaye Ndiaye, Directeur Général de l’ADS, Cheikh Tidiane Senghor Directeur des Transports aériens, Madiambal Diagne, Mamadou Omar Ndiaye, Sidy Lamine Niass, Babacar Diagne journalistes et patrons de presse, Babacad Dione patron du quotidien «Le Point du jour » et d’autres journalistes invités, Abdoul Aziz Sow, Ministre Conseiller, Ibrahima Cheikh Diongue PCA de la compagnie, Habiboulah Fall Conseiller au Ministère de la Coopérations étaient tous parmi les invités. La présence de toutes ces personnes a commencé à dissiper mon inquiétude. Je me suis dit que le Directeur Général de Sénégal Airlines n’ose pas entrainer sa propre femme qu’il aime bien, dans une aventure aérienne incertaine.
8h15mn : Après le contrôle des documents de voyage, on s’embarque dans un bus qui nous amène sur le tarmac de l’aéroport. Comme des canards sur le chemin du marigot, on entre un par un dans l’avion. Tout à fait à droite du salon d’honneur, on aperçoit les gardes rouges devant le salon présidentiel. « Le Chef de l’Etat sera avec nous » me siffle quelqu’un. Ce dernier ne savait pas qu’il venait de délivrer.
A l’entrée de l’avion, ce sont de très belles hôtesses qui nous accueillent avec de larges sourires gratuitement et gracieusement offerts aux illustrés invités. Ils sont au nombre de cinq (05) à bord.
5mn après notre installation à bord de l’appareil, le Ministre d’Etat, Abdoulaye Diop nous rejoint. Il sera suivi par le Ministre d’Etat, Karim Wade. Le fils du président vient serrer la main à tous les invités jusqu’au fond de l’appareil. Il est vêtu d’un costume gris de fer, d’une chemise bleue claire et d’une cravate rouge. Il avait le sentiment d’une personne qui a bien accompli sa mission.
8h34m : Les gardes rouges font la levée des couleurs. Le Chef de l’Etat traverse le tarmac et s’invite dans le vol Air bus A320. Il salue tous les passagers. La mine qu’il affiche, explique sa fierté de voir enfin le Sénégal disposer de sa propre compagnie aérienne même si c’est avec deux avions pour le moment.
En dépit du nombre important d’invités, l’appareil n’était pas plein. Il compte 120 Classes Economie et 16 Classes Affaire séparées par un rideau gris. A l’arrière de l’avion, les sièges étaient vides.
Le Chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, le Ministre d’Etat, Karim Wade, le Ministre d’Etat Abdoulaye Diop, le Député Me El Hadji Diouf, le Ministre Conseiller Aziz Sow et d’autres invités avaient pris place à la Classe Affaire.
Lorsque la porte de l’avion est fermée, une belle voix féminine attire nos attentions. Il s’agit de celle de la femme Chef de Cabine. Elle souhaite la bienvenue au Chef de l’Etat, aux Ministres d’Etat et aux invités à bord. Le plus révolutionnaire, c’est que les consignes de sécurité sont données en français et en wolof. «On donnera aussi des consignes en anglais dés qu’on commencera le travail » nous confie un membre de l’équipage.
La première remarque faite lorsqu’on est entré dans l’avion, c’est l’incroyable confort. Les sièges sont espacés devant et dans les côtés. Le passager n’a pas besoin de se dégourdir les jambes à sa descente quelque soit la durée du vol. Il peut plier ou tendre ses jambes comme il le souhaite une fois assis. Les sièges sont neufs, le gris et le rouge sont leurs couleurs dominantes. La décoration à l’intérieur est impeccable. La climatisation, l’éclairage et le confort font que les passagers de la Sénégal Airlines n’ont rien à envier à ceux des autres compagnies européennes ou américaines. Il faut le voir pour le croire. La sécurité est garantie de l’embarquement à la descente. Les toilettes sont toutes neuves.
8h52mn : La fille à la belle voix, Chef de Cabine donne les instructions sécuritaires. «Attachez vos ceintures ». Déjà sur le dos de chaque siège, un document aux couleurs de la compagnie y est glissé. Des images illustrées détaillent les consignes de sécurité. Avant le départ, une hôtesse traduit en geste, les consignes qui nous viennent des haut-parleurs de l’avion. Certains passagers sont plus captés par la belle voix de l’hôtesse que par ce qu’elle dit. D’autres n’ont pas besoin d’écouter ou de suivre la gesticulation de l’hôtesse qui se tient devant nous. Parce qu’ils sont tout simplement rassurés par le confort interne. Les plus optimistes ont presque commencé à ronfler sous l’effet de la climatisation. L’appareil survole Dakar. On aperçoit de loin, le couple et son enfant (le Monument de Renaissance) au sommet de la montagne des Mamelles. L’Ile de Gorée se rétrécit au fur et à mesure qu’on s’éloigne de l’espace aérien sénégalais. L’Océan Atlantique était notre seule compagnon lors de ce voyage. L’allée durera 1h30mn selon le Commandant de bord Jean Louis Ngom.
Ceux qui n’ont jamais voyagé avec le Chef de l’Etat seront surpris de leur voir se tenir debout pendant plusieurs minutes pour discuter avec les gens. Son entretien avec le député Me El Hadji Diouf a été le plus long. C’est vrai que le président Wade est infatigable. Il défilait entre les sièges de la Classe Affaire pour discuter avec les invités comme un maître entouré de ses élèves. Il a fallu que le pilote annonce l’atterrissage imminent pour qu’il regagne sa place.
L’équipe de la RTS a pris la réaction de certaines personnes comme le Président de la République, Ministre d’Etat, Directeurs Généraux, invités simplement.
9h45mn : Au bout de quelques minutes de vol, les hôtesses servent le petit déjeuner. Le décor de l’avion change comme si on était dans une pâtisserie. Le menu est très riche : café chaud, croissants, salade de fruits, omelettes, lait, beurre, fromage etc… Les plats sont servis avec des ustensiles tous neufs (cuillères, petits couteaux et fourchettes), des torchons de couleur blanche que certains n’hésiteront pas à glisser dans le sac à main.
10h40mn : L’avion se pose sur le tarmac de l’aéroport International Sénou de Bamako. Le Chef de l’Etat malien Amadou Toumani Touré attendait la délégation sénégalaise qui devait participer au sommet de l’Uemoa. Le Président Wade a voulu être l’un des premiers clients de Sénégal Airlines. Ce qui explique sa participation au vol inaugural en destination de Bamako où se tenait la rencontre des Chefs d’Etat de l’Uemoa.
Le Président Wade descend de l’avion pour saluer le Président ATT qui est aussitôt entré dans l’avion pour visiter, saluer les passagers et féliciter le Ministre d’Etat, Karim Wade.
Après le départ de la délégation sénégalaise au Centre International de Conférence de Bamako pour les besoins du Sommet, le Ministre malien des Transports est venu rejoindre son homologue sénégalais pour visiter l’appareil. Les deux Ministres ont pris l’engagement de raffermir la coopération entre les deux pays sur le plan des transports aériens dans le but renforcer l’intégration sous régionale.
Nous avons quitté Bamako vers 21heures au terme de la réunion des Chefs d’Etat de l’Uemoa. Aucun changement par rapport à l’allée. Les employés à bord : le Commandant Ngom, Bineta Dia, NDeye Fatou Sarr, Mamadou Diarra habillés en noir, blanc et rouge bordeaux, ont fait montre d’une grande élégance, d’une disponibilité qui donne envie de revenir à la prochaine fois, et d’une classe profonde dans le service. A bord de l’Air Bus A320, les passages sont traités comme des rois. Et c’est avec regret que nous avons pris congé de ce palais royal volant…
Mamadou Mouth BANE

23/01/2011

Le grand Magal de Touba

Le Magal de Touba chômé et payé désormais au Sénégal
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Les travailleurs et disciples mourides pourront maintenant à partir de 2012 se rendre au magal de Touba sans avoir à demander une permission. Le président de la République, Abdoulaye Wade a décrété à l'issue de sa rencontre avec le khalife général des mourides, Serigne Cheikh Maty Lèye Mbacké que le jour du Magal sera désormais un jour férié au Sénégal. Il a pris cette décision après avoir consulté l'économiste Moubarack Lo qui en avait émis l'idée en compagnie d'autres dignitaires religieuses comme Serigne Mbaye Sy Mansour.
Cette idée a été émise après analyse de l'immense foule que le Magal draine chaque année. Des gens venant des quatre coins du pays et de la sous région s'y rendent. Ils sont de différentes confessions religieuses et de confréries. Cela a ainsi taraudé depuis des années les esprits mais c'est Abdoulaye Wade qui a pris la décision sous l'ère des petits fils de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké.

Danger: électricité

Wade face aux délestages : " Je ne peux plus demander aux sénégalais de patienter"
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Lu dans le journal l'As : "Ce sont des mots crus que le président de la République a lancés hier, lors de la rencontre du conseil des ministres. Exaspéré par les délestages et les fausses promesses, Wade n’a pas mis de gants pour dire ses vérités, après avoir écouté l’exposé du ministre de la Coopération internationale et de l’Energie, Karim Wade.
Des sources autorisées précisent que Me Wade, a, commentant les « mesures » prises pour soulager les populations, demandé qu’on arrête de parler aux Sénégalais des mesures structurelles (issues des recommandations des audits), précisant qu’ils n’ont que faire de ça. Ces mesures peuvent faire l’objet d’explications devant le Parlement, selon le président de la République qui dit comprendre les frustrations des populations. « Je ne peux plus leur dire de patienter, elles me diront qu’elles l’ont assez fait », martèle Wade, même s’il dit ne jamais cautionner les casses après s’être désolé des manifestations tous azimuts qui ont éclaté dans la capitale avant-hier nuit.
Wade a ainsi demandé des solutions dans le court terme. À la question de savoir quand cette période de tension dans la fourniture énergétique va être réglée, une voix a répondu dans la salle : « Dans une semaine ». Le Président, dans tous ses états, a rétorqué que c’était trop vague, avant de lancer une autre flèche : « il faut dire la vérité aux Sénégalais. Ne donnez pas une échéance que vous ne pouvez pas respecter ». Il invite ainsi à cesser les promesses sans lendemain.
Il a d’ailleurs donné des instructions pour que le Premier ministre, le ministre des Finances et celui de l’Energie se réunissent pour réfléchir sur les mesures à prendre. Car de l’exposé fait par Karim Wade, il ressort ce que « L’As » rapportait encore hier à savoir que la Senelec est à court d’argent, en plus de la panne de trois machines à la Centrale du Cap des Biches.

Senelec à l'agonie

Arrêt des machines de la Sar : La Senelec s’enfonce dans le pire
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C’est vraiment l’impasse pour le secteur énergétique sénégalais. Au lieu de rassurer les Sénégalais, par rapport aux délestages, Seydina Kane, Directeur général de la Senelec et Carmélo Sagna qui faisaient face à la presse hier, les ont plutôt inquiétés. Le premier demande aux Sénégalais d’être plus indulgents, tandis que le second annonce l’arrêt de la Sar à partir de ce matin, ce pour trois semaines. Les coupures de courant ont encore de beaux jours devant elles ! Car ce n’est pas demain la veille du règlement de la crise énergétique. Le secteur est dans l’impasse, avec un déficit de plus de 180 Mw. La Société nationale d’électricité (Senelec) est asphyxiée par des problèmes d’approvisionnement en combustibles et de trésorerie. Seydina Kane, le Directeur général l’a confirmé hier. Au cours d’une conférence de presse qu’il animait avec Carmélo Sagna, Directeur général de la Société africaine de raffinage (Sar), M. Kane indique que «la situation en combustibles est tendue. La Senelec dépense 14 milliards par mois en combustibles, auxquels il faut ajouter les autres dépenses, soit une charge d’environ 21 milliards de francs Cfa. Alors que les recettes ne tournent qu’au tour de 19 milliards. Par conséquent chaque mois, il y a un manque à gagner qui ne permet pas d’avoir un équilibre».
Le Directeur général annonce 6 mille tonnes de fuel dans un bag à la Sar, mais le transfert de ce produit dans les centrales pose problème. Les raisons ? M. Kane préfère ne pas entrer dans les détails. Faute de contrôle qualité, un tanker de 35 405 tonnes est bloqué aux larges. «Aujourd’hui, si on avait du combustible dans les centrales, on serait en équilibre», soutient Seydina Kane.
Sur le retour de l’équilibre, les responsables du secteur sont incapables de donner une date. En tout cas pour combler le gap de 180 Mw, ils ne comptent que sur un plan d’urgence pour recouvrer la puissance perdue sur certaines machines et mettre en place des capacités additionnelles. «On sollicite la compréhension des Sénégalais pour mettre sereinement en œuvre, le plan d’urgence», lance le Directeur général de Senelec.
Seydina Kane et ses collaborateurs promettent de communiquer à partir de lundi prochain, sur les délestages selon les zones. Et d’expliquer que le délestage consiste à maintenir en équilibre l’offre et la demande. «Si nous produisons, nous devons produire juste ce qu’il faut. Et la demande, dans les 24h évolue. Au Sénégal, nous avons une pointe entre 19h et 23h. c’est une pointe lumière. Par conséquent, il n’est pas facile de baisser la demande», justifie Seydina Kane.
Les responsables annoncent également, un fonds de sécurisation des importations de la Senelec. «Si on nous donne cette béquille, Senelec se portera bien. Aujourd’hui, nous souffrons des charges liées à la structure du parc actuel qui est à 80% thermique, utilisant du pétrole. Nous avons 10% d’hydraulique provenant de Manantali», dit M Kane. En termes d’encours, la Senelec aujourd’hui, a crevé le plafond au niveau de la Sar. Cependant, indique M. Kane, la société a des lignes de 6 milliards de francs Cfa avec la Sar et, 5 milliards avec Total, qui lui permettent de pouvoir prendre du combustible.
La Sar en arrêt
Ces contraintes d’approvisionnement en combustibles risquent d’être accentuées par l’arrêt de la Sar à partir de ce matin, annoncé par Carmélo Sagna. Cet arrêt est lié d’après le Directeur général au prochain tanker de brut attendu entre le 13 et le 15 février 2011.
Malgré tout, M. Sagna tente de rassurer : «Il y a un programme d’importation qui va permettre d’assurer la soudure entre le moment de l’arrêt de la Sar et son retour. A la Sar, il y a 7 mille tonnes de fuel importé, 2 500 tonnes de fuel produit par la Sar, 2 500 m3 de gasoil. Toute cette quantité est mise à la disposition de la Senelec. A cela s’ajoute une importation de 15 mille tonnes de fuel à 1% pour pouvoir couvrir les besoins de Kounoune.» Carmélo Sagna déclare ainsi, que «l’arrêt de la Sar n’aura aucune incidence négative dans l’approvisionnement de fuel de la Senelec. Nous profiterons de cet arrêt de trois semaines pour procéder à des entretiens».
Pour se libérer de la tyrannie du pétrole, les responsables du secteur brandissent un plan d’investissement 2011-2015 qui prend en compte un certain nombre de projets, notamment la réalisation d’une centrale à charbon à Sendou de 500 Mw. «C’est cela qui va nous permettre d’inverser la tendance», déclare Seydina Kane.

21/01/2011

Avions made in Sénégal

Abdoulaye Wade veut des avions ’’Made in Senegal’’
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Le président de la République, Abdoulaye Wade, a invité, mercredi à Dakar, le Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, et le ministre des Transports aériens, Karim Wade, à s’atteler au projet de construction d’avions au Sénégal, soulignant que son rêve est de voir le pays disposer désormais d’une industrie aéronautique.
’Après les projets réussis avec le secteur privé, ce projet de grande envergure vient pousser encore plus loin le drapeau du Sénégal. Aujourd’hui, je voudrais vous dire que nous ne nous arrêterons pas en si bon chemin’’, a-t-il lancé lors de la cérémonie officielle de réception des deux premiers avions de la compagnie aérienne Sénégal Airlines.
‘’Lorsque nous aurons fêté la victoire sur la difficulté par l’inauguration de ces deux avions, nous allons nous attaquer à d’autres projets non moins importants. Je vous demande, Monsieur le Premier ministre, Monsieur le ministre chargé des Transports aériens, de vous atteler au projet de construction d’avions au Sénégal’’, a poursuivi le président Wade.
Poursuivant ses propos, il a indiqué que tous les projets qu’il a confiés au Premier ministre et au ministre des Transports aériens ont connu des succès. ‘’Je réfléchis d’abord moi-même et je prends des contacts pour me convaincre de la faisabilité de ces projets’’, a-t-il expliqué.
‘’Bientôt donc, je voudrais que l’on voie des avions, certes, pas des Boeing, mais au départ de petits avions +made in Sénégal+. Si cela est fait, je pourrais demain décoller de Dakar pour aller par exemple à Touba. Malheureusement, il n’y a pas un aéroport pour les recevoir, mais ça viendra’’, a-t-il ajouté.
Le président Wade a souligné qu’après la construction de l’Aéroport international Blaise Diagne, conforme aux standards internationaux, le Sénégal se devait de disposer également d’une compagnie aérienne forte.
‘’L’ambition que nourrit le Sénégal de jouer le rôle d’un véritable hub au niveau de la sous région et de l’Afrique, va se concrétiser avec notre nouvelle compagnie’’, s’est-il félicité.
Après avoir souligné que la réception des deux avions en ce 19 janvier est pleine de symboles, le président Wade a souligné que Sénégal Airlines est en réalité une compagnie aérienne privée, avec 64 pour cent des parts détenus par le secteur privé et 36 pour cent par l’Etat.
‘’L’Etat ne fait qu’accompagner l’actionnariat en lui fournissant les infrastructures aéroportuaires dont il dispose’’, a-t-il indiqué.
‘’L’Etat avait les moyens de mettre en place une autre compagnie, mais je crois au secteur privé et en l’homme’’, a-t-il toutefois ajouté.

20/01/2011

Electricité dans l'air à dakar...

Contre les coupures d’électricité : Dakar tente de s'immoler par le feu
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Chaude nuit, hier, dans les quartiers de Dakar. Comme s’ils s’étaient passé le mot, les jeunes des différents quartiers de la capitale ont vigoureusement manifesté leur courroux contre les coupures d’électricité. Ils ont brûlé des pneus dans les principales artères de la ville rendant la circulation quasi impossible.
Il était difficile de circuler dans les différents quartiers de Dakar, hier soir. Les jeunes des différents quartiers ont, en effet, brûlé des pneus sur les principales artères de la capitale pour manifester leur mécontentement contre les longues et interminables coupures d’électricité. De Grand Dakar au boulevard du Centenaire en passant par la Voix de dégagement nord (Vdn), Grand-Yoff ou encore les Sicap Liberté, les automobilistes ont connu des heures difficiles. Eux, qui étaient obligés de faire d’incroyables détours pour échapper à cette furie populaire. Les conducteurs de taxis les plus prudents ont même préféré débarquer leurs clients et d’aller garer leurs véhicules.
Pendant ce temps, la police anti-émeute faisait des rondes autour des quartiers à la recherche de regroupements de jeunes semeurs de troubles. Qui eux, on ne sait par quels artifices et par quels moyens de communication, semblaient déjouer le piège. Recroqueviller dans leurs coins, ils guettaient les patrouilles pour y échapper avant d’aller ouvrir discrètement d’autres fronts ailleurs. Une situation que ne semblaient pas fustiger certaines populations. En effet, une dame rencontrée, sur notre parcours, voyant des jeunes brûlés des pneus vers Derklé, balancera : ‘Si j’étais dans les dispositions, j’allais moi-même en faire autant. On est tous fatigués. On n’a jamais de l’électricité. Le courant n’est pas fourni correctement, les factures sont trop salées et ils ne tolèrent aucun retard dans leur règlement’, s’indigne-t-elle.
Déterminés à contraindre Senelec à respecter ses engagements vis-à-vis des populations, les jeunes ont continué leurs actes jusque tard dans la soirée. Obligeant même la hiérarchie policière à se déplacer sur le terrain pour superviser les opérations. En effet, vers 23 heures, une unité de police, accompagnée de sapeurs-pompiers, était obligée d’intervenir devant le siège du groupe Wal Fadjri, pour éteindre le feu et dégager les débris de pneus qui rendaient la circulation difficile sur cette artère très fréquentée. Interpellé, le commissaire en charge de cette opération refuse de piper mot sur le dispositif pris pour mettre fin à ce vandalisme. ‘On ne peut rien vous dire’, s’est contenté de nous lancer gentiment l’officier.
Rappelons que la société nationale d’électricité, qui fait face depuis quelques années à des difficultés pour assurer une fourniture correcte en électricité, pousse chaque année ces jeunes à bout. Ces derniers s’en prenaient au début à ses agences pour les saccager avant d’en être dissuadés par les forces de sécurité qui y montent la garde. Mais, les choses se sont exaspérées cette année. Parce qu’on a jamais vécu de telles émeutes en de pareils moments de l’année où la consommation d’électricité chute à cause de la fraîcheur qui sévit sur Dakar.

19/01/2011

Incendie du Lamantin et des résidences du port à Saly

Une bêtise contagieuse
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On prend les mêmes et on recommence !
Souvenez vous du dernier incendie important qui a anéanti une dizaine de villas de la Résidence Neptune à Saly en 2007. Qui étaient les responsables de la destruction de ces villas ? Des Sénégalais inconscients. Ouvriers de la SAPCO, ils ont rassemblé des broussailles sur la route en face des villas et ils y ont mis le feu alors que le vent était violent et en direction des toits en paille situés de l'autre côté de la route.
Même cause et mêmes effets : comme la plupart des résidences, la résidence Neptune était bien dotée d'une sécurité incendie comme le montre la photo, mais le jet d'eau qui en sortait ne dépassait pas un mêtre de hauteur : pas de pression. De plus, les pompiers situés à 300 m de la résidence en feu ont mis 45 miutes à arriver: ils faisaient le plein à la station Elton... à 200 mètres de la caserne. (lire)
Incendie SalyLes incendies moins graves sont fréquents. Ainsi, cette maison d'un couple de vieux toubabs a brûlé en 30 minutes parce que... un Sénégalais a brûlé ses ordures sur un terrain voisin en friche et qu'il a mis le feu à un baobab mort qui a enflammé la maison. Bien sûr, le vent allait vers la maison (lire)
Même scénario pour l'incendie du Lamentin beach : un jardinier a mis le feu à des broussailles alors qu'il y avait du vent qui allait vers les villas de la résidence du port. C'est en tout cas ce que j'ai constaté sur place. Ils sont vraiment grave ! Qu'ont-ils dans la tête ? (lire)
Tous coupables
Comme pour Neptune, il y avait un système anti-incendie dans la résidence du Port et dans l'hôtel Le Lamantin. Mais là, il n'y avait pas d'eau du tout. Pourquoi ? Parce que le Sénélec coupe l'électricité de 6 à 10 heures par jour et que les pompes de la SDE n'arrivent pas à fournir l'eau consommée. La SDE est responsable aussi car elle n'a pas de groupe électrogène capable de relayer la Sénélec. La Sapco est responsable car malgré tout le fric que prélève cette société (soit-disant d'Aménagement de la Petite Côte) aux résidents toubabs, elle n'a rien fait pour construire un autre chateau d'eau, l'installation actuelle étant notablement insuffisante. Insuffisante ? Pourquoi ? Parce que les piscines privées se sont multipliées ces derniers temps et que beaucoup sont raccordées sur le réseau SDE.
Fric
Et les promoteurs ? Ils continuent à faire des toitures en paille pour faire exotique et surtout car c'est moins cher qu'un toit en dur. Le promoteur de la résidence La Palmeraie a vu plusieurs de ses villas brûler il y a quelques années et il a décidé de remplacer la paille par des tuiles. Un bon exemple. Quand je vois de nouvelles résidences se construire avec des toits en paille, je crois halluciner ! Surtout que presque tous les assureurs refusent maintenant d'assurer ces villas hautement combustibles. Il me paraît indispensable que les syndics de chaque résidence tirent les leçons de ces drames et fassent un bilan-diagnostic de leurs installations de secours. Concernant les secours, les autorités négligent l'essentiel et chacun a pu voir la pauvreté des moyens des courageux sapeurs pompiers de Saly parfaitement sous-équipés. Faute d'eau sur place et de camion-citerne assez important, ils ont du aller chercher de l'eau plusieurs fois au détriment de l'arrosage des flammes et des toitures encore intactes. Les gendarmes ? Ils sont plus occupés à racketter les taximen, les chauffeurs de bus et les toubabs qu'à protéger les biens et les personnes.
C'est parfaitement désespérant: le Sénégal recule et les Sénégalais restent égaux à eux-mêmes. Les Tunisiens ? Quoi les Tunisiens ? Ah oui ! Ils ont réussi à faire partir Ben Ali ! Mais ici, il faudrait moins de résignation et un changement des mentalités pour faire pareil. Et puis, à mon avis, faire partir les Wade ne changerait pas grand chose...
Cet article est issu de l'excellent blog de http://ajax.o2switch.net/tak2/blog/ajax. Webmaster de qui sont arrivées les premières photos et la vidéo de l'incendie du Lamantin et des résidences du port. Il n'y a pas à cautionner ou non cette prise de position! Il faut que chaque acteur responsable assume sa responsabilité, vite!

Habré doit être jugé ou expulsé!

AFFAIRE HISSENE HABRE: le Sénégal sommé de respecter la convention contre la torture
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Le Sénégal doit « soit juger Habré, soit l’extrader », a rappelé, le 12 janvier, le comité des Nations Unies contre la torture, dans une lettre adressée à l’Etat du Sénégal.
Le Sénégal avait, en effet, évoqué un problème de financement de ce procès qui nécessite 27 millions d'euros. Sur ce, l’AFP nous apprend que de nombreux bailleurs de fonds (Union européenne, UA, Tchad, Belgique, Pays-Bas, etc..) s'étaient engagés, fin novembre, à apporter 8,5 millions d'euros pour les frais d'organisation du procès à Dakar.
Cependant, Rfi annonce que le Commissaire chargé de la paix et de la sécurité de l’Union africaine, vient de proposer la mise en place de chambres spéciales au sein du système sénégalais, avec quelques juges nommés par l’Union africaine, dans la limite des fonds débloqués par la communauté internationale.
Rappelons que le président Sénégalais, Me Abdoulaye Wade, avait affirmé au mois de décembre 2010, dans un entretien avec la chaîne de télévision France 24 et la Radio France Internationale (Rfi), qu’il « n'est pas possible qu'un grand continent comme l'Afrique n'arrive pas à trouver un pays pour juger un Africain ».
Maimouna Kéita

Sénégal Airlines débutera ses vols le 25 janvier

Sénégal Airlines débutera ses vols le 25 janvier
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La nouvelle compagnie aérienne sénégalaise Sénégal Airlines va officiellement débuter ses activités le 25 janvier en desservant la sous-région avec deux Airbus A320, a déclaré lundi à Dakar son directeur général, Edgardo Badiali.
S’exprimant au cours d’une conférence de presse, il a indiqué que le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, va réceptionner les deux premiers Airbus de la compagnie ce mercredi après-midi à l’aéroport de Dakar.
Cependant, il n’a été indiqué le coût de la location de ses deux Airbus, ni leur âge, se contentant de dire qu’ils ont été acquis dans des conditions « très favorables ».
Sénégal Airlines veut effectuer 12 vols par jour à destination d’Abidjan, Banjul, Nouakchott, Bamako, Conakry et Ouagadougou.
« Nous allons essayer de garder la régularité des horaires de desserte et faire des liaisons directes », a déclaré M. Badiali, soulignant que la compagnie a voulu éviter les lignes à étapes.
Selon lui, la compagnie ambitionne de reconquérir le marché de la défunte Air Sénégal International (ASI) dans la sous-région avant de se déployer, à partir de 2012 vers l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud en s’appuyant sur son partenaire Emirates, surtout pour les correspondances vers le Moyen-Orient et l’Asie.
Il a affirmé que Sénégal Airlines veut devenir une compagnie aérienne d’envergure internationale de référence en Afrique de l’Ouest, soulignant qu’elle s’est assignée cinq valeurs, à savoir l’excellence, l’élégance, le professionnalisme, la sécurité et la responsabilité.
M. Badiali a révélé que la compagnie a décidé de mettre en place, pour le début dans ses vols, 16 classes affaires et 16 classes économiques et projette de transporter 350.000 passagers par an.
De son côté, le Président du conseil d’administration de la compagnie, Ibrahima Cheikh Diong, a tenu à préciser que la moitié du personnel recruté pour le démarrage de Sénégal Airlines vient de la défunte Air Sénégal International.
Il a indiqué qu’une nouvelle compagnie aérienne sénégalaise dénommée Air Téranga verra bientôt le jour et va ultérieurement collaborer avec Sénégal Airlines pour desservir les régions du pays.
D’un capital de 16 milliards de francs CFA, Sénégal Airlines est une société mixte dont 64 pour cent des actions sont détenues par le secteur privé national et 36 pour par l’Etat du Sénégal.

18/01/2011

L'incendie des résidences du port et du Lamantin

Incendie à l'hôtel Lamantin Beach

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Les ministres Thierno LÔ et Me Ousmane NGOM se sont rendu sur place pour se rendre compte des dégâts de l'incendie mais aussi affirmer leur soutien tant au personnel Sénégalais, qu'aux propriétaires et au promoteur.
Voici la vidéo de cette visite:
http://video.senego.com/incendie-a-lhotel-lamantin-beach/les-ministres-thierno-lo-et-me-ousmane-ngom-se-rendent-sur-place-video_3465f4e68.html
Une autre vidéo, un autre reportage sur l'incendie du Lamantin et des résidences du port: http://video.senego.com/incendie-a-lhotel-lamantin-beach/...
Si aucune perte humaine n'est à déplorer lors de l'incendie, il a quand-même fait une victime. Et, c'est une très triste nouvelle car nous étions nombreux à aimer la gentillesse de Françou, la patronne du restaurant "Le Marlin" qui a mis fin à ses jours le lendemain de l'incendie.

Flambée des prix au Sénégal

Flambée des prix au Sénégal
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Les denrées de première nécessité ont connu une hausse vertigineuse ces derniers temps. Cependant, diverses versions sont servies pour expliquer le phénomène.
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Les denrées de première nécessité connaissent depuis un bon bout de temps des hausses vertigineuses. Après la hausse du gaz butane et des produits pétroliers, c’est au tour de l’huile et du sucre de flamber. Les mauvaises nouvelles s’accumulent pour le consommateur qui ne sait plus à quel saint se vouer. Aujourd’hui, les explications qui fusent de partout sont loin de convaincre même les moins sceptiques. Pour le blé, on explique la flambée par les mauvaises récoltes de blé dans les pays européens qui ont eu des conséquences sur certains produits de consommation courante des sénégalais. En effet, le Sénégal qui n’en produit pas est exposé au moindre mouvement du marché européen. C’est ce qui explique en partie la hausse du prix du pain. Serigne Ndiaye, boulanger à Hann Maristes explique. « Les pays producteurs de blé ont vu leurs récoltes chuter considérablement. Pour combler le gap, ils sont obligés d’augmenter les prix. C’est ce qui nous oblige à suivre leur rythme », dit-il. Mais selon Jean Pierre Dieng, patron de l’Union nationale des consommateurs du Sénégal, qui se confiait à un journal de la place l’inflation est étroitement liée à la hausse des dépenses publiques. « C’est un problème d’économie nationale » a-t-il estimé.
Même si dans ses perspectives de l’année 2011, la Banque mondiale a annoncé un avenir rassurant pour les économies africaines, il n’en demeure pas moins qu’elle a souligné les risques qui subsistent, notamment dans la hausse des prix des denrées alimentaires qui pourraient freiner l’ascension. Mais la Banque mondiale met ces hausses en rapport direct avec les aléas climatiques qui ont freiné l’essor de pays dont l’agriculture est la principale force.
Pour le cas spécifique du Sénégal, ce qui attire le plus l’attention, c’est en partie, l’inertie des services de contrôle économique. Les consommateurs sont directement exposés aux humeurs du commerçant. « On ne sent même pas l’existence de contrôle économique, les prix flambent n’importe comment et on nous parle toujours de cours mondiaux. C’est quelque chose qu’on peut comprendre, mais pourquoi quand les prix baissent au niveau mondial on ne le sent pas ? Il faudrait qu’on nous explique cela », se désole Mamadou Mbengue, père de famille.
Dans cette bataille, les associations de consommateurs occupaient une place de taille. Mais ces dernières semblent avoir disparu de la circulation. « On ne les sent plus », décriait Birahim Seck, Coordonnateur départemental du Forum civil.

17/01/2011

Après l'incendie de Saly nord

Après l'incendie

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Une véritable chaîne de solidarité est en train de naître sur Saly, sur toute la région. Les infos restent légères, confuses, évidemment. Mais, passé le cap de la tristesse et du découragement, bon nombre de messages, de signes forts sont signalés et tous ceux qui ont tout perdu sont en train de se regrouper pour se mutualiser, se solidariser dans l'épreuve et avancer, ensemble, en front commun face à l'adversité. face aussi à la montagne juridico-administrative que l'incendie du Lamantin et des résidences du port impose désormais.
Un regroupement des propriétaires est impératif pour revendiquer une juste intervention des compagnies d'assurances et veiller à ce que celles-ci n'esquivent en aucune manière leur devoir. Quelle-que soient les responsabilités, il y a des gens qui ont tout perdu! Des gens qui aiment le Sénégal, qui offraient du travail à des centaines de Sénégalais.
Jean Touly a promis de reconstruire. Il le fera aussi avec la volonté de chacun, la détermination de tous mais aussi avec un front commun des victimes face à qui que ce soit qui voudrait "oublier" sa responsabilité!
Sans voyeurisme; juste pour comprendre l'ampleur des dégâts et le désarroi des propriétaires, locataires, du personnel, aussi: quelques photos de l'incendie et des ruines sur le lien ci-après:
http://picasaweb.google.com/daneetrene/LAMANTININCENDIE?authkey=Gv1sRgCKaxtrHr5rmLkgE&feat=email#

16/01/2011

Deux enfants meurent dans un incendie à Gd Yoff

Incendie à Grand Yoff : Deux enfants meurent asphyxiés
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Deux enfants dont l’âge est compris entre quatre et cinq ans ont trouvé la mort jeudi, dans un incendie qui s’est déclaré dans leur chambre, au quartier de Grand Yoff Arafat, à Dakar. Selon des proches des victimes, « l’incendie est causé par une bougie qui était allumée dans la nuit, alors qu’il y avait une coupure d’électricité dans la zone. Les victimes ont oublié d’éteindre la bougie, lors de leur sommeil ».
Les deux victimes, très jeunes ont été prises au piège par les flammes. D’autres personnes qui ont eu des brûlures de troisième degré, dans certains partis de leur corps, ont été admises au centre de traumatologie de Grand Yoff. Il y a quelques mois, un jeune du même quartier est mort dans les mêmes conditions, suite à une coupure d’électricité.
Ce drame relativise fortement l'incendie de l'hôtel Lamantin et des résidences du port à Saly qui, rappelons-le, n'a pas fait de victimes.
Les coupures de la Sénélec tuent. Non seulement l'économie Sénégalaise, mais également la population. La preuve est est faite, hélas!

Incendie du Lamentin et des résidences du port à Saly

Réflexions après l'incendie

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Jean Touly, le propriétaire du Lamantin Beach, est arrivé samedi soir de France pour évaluer les dégâts. Il a fait savoir qu'il avait l'intention de reconstruire cet ensemble de luxe. Les travaux dureront environ dix-huit mois et coûteront environ dix milliards. Que va-t-on lui rembourser ? Et qui ? Comment vont se passer les indemnisations? Qui va payer? Quelles seront les responsabilités? Y aura t'il procès? Un million de questions restent en suspens. Remboursement des tours opérateurs, indemnités des locataires, "recasements", exploitation du site pendant les travaux, quelles seront les interventions de l'état? Des compagnies d'assurances? Quelles formalités, les propriétaires vont devoir faire pour être indemnisés? Même s'il semble vain et prématuré d'évoquer toutes ces questions, elle devront avoir des réponses claires, précises, rapides et enrichies de promesses d'échéances!
Même s'il y a beaucoup à dire sur les investissements et les comportements de certains toubabs à Saly, tout un pan de l'économie de Saly est en cendres. Des centaines de Sénégalais se retrouvent sans emploi. Le danger des incendies ne va pas améliorer la confiance des futurs investisseurs potentiels. Les mentalités de certains, uniquement orientées sur le profit à court terme, montre les dangers de telles orientations. La nonchalance des responsables et le manque d'infrastructures sérieuses est une alarme sur laquelle bon nombre de dirigeants devront se pencher pour que Saly ne devienne pas un désert touristique malsain.
Même si Jean Touly n'est pas sans ombre, reconnaissons qu'il a réalisé des choses colossales dans un pays où rien n'est facile à entreprendre. Son complexe, quoi qu'on entende, quoi qu'on dise était l'un des plus exaltant, des plus fini de la petite côte. Le plus difficile à réaliser.
Ce blog accepte tout article, tout commentaire et est le relais de la presse Sénégalaise. Aucun avis, aucun article n'est totalement juste, avisé. Il a simplement le mérite de revendiquer aimer ce pays, le plus justement possible.

Retour sur l'incendie du Lamantin et des résidences du port

Ousmane Ngom et Thierno Lô au chevet des sinistrés de l’incendie de Saly
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Le ministre de l’Intérieur Ousmane Ngom et son homologue du Tourisme Thierno Lô, se sont rendus samedi à la station balnéaire de Saly-Portudal pour constater l’ampleur des dégâts occasionnés par l’incendie qui a ravagé, vendredi, déclaré vendredi l’hôtel Lamantin Beach et les Résidences du Port.
"Nous mesurons l’ampleur du sinistre et l’amertume mais surtout la douleur qui anime les uns et les autres en voyant s’effondrer, en quelques heures, une oeuvre de tant d’années", a notamment dit Me Ousmane Ngom.
Arrivé sur les lieux du sinistre aux environs de 12 heures 20 minutes, Me Ngom était en compagnie des directeurs de la Société d’aménagement de la petite cote (SAPCO).
Il a salué ‘’la bravoure et la solidarité’’ des acteurs et des employés des réceptifs sinistrés qui se sont mobilisés pour essayer d’arrêter le feu, avant d’ajouter : "le président de la République, Me Abdoulaye Wade, nous a demandés d’être aux côtés des sinistrés pour leur manifester, de façon très forte, toute notre compassion, notre solidarité face à cette rude épreuve".
Il a assuré que le gouvernement sera à leurs côtés pour les accompagner, "pour remettre à niveau cet important réceptif qui est le Lamantin Beach, mais aussi pour que nous puissions, tirant les leçons de ce qui s’est passé, prendre de nouvelles dispositions importantes pour minimiser voire éviter définitivement ce genre de sinistre".
"Il est clair qu’il a des choses importantes à faire en termes de protection civile, d’organisation de secours et de formation de tous ceux qui sont sur le site pour qu’ils puissent, davantage, intervenir de la façon la plus judicieuse en cas d’intervention de sinistre de ce genre", a dit Me Ousmane Ngom.
"C’est regrettable mais ce sont des choses qui peuvent arriver dans la vie et qui peuvent se passer dans tous les pays, dans les pays les plus développés ou dans les pays les plus riches", a encore dit Me Ngom qui a demandé aux uns et autres de rendre grâce à Dieu, puisque "malgré l’ampleur et la rapidité de cet incendie, il n’y a pas eu de perte en vie humaine.
A l’endroit des travailleurs, il a dit que ‘’c’est toujours difficile de perdre son outil de travail, parce qu’au-delà même du travail ce sont des familles entières qui sont concernées. C’est pourquoi nous vous exprimons notre solidarité, nous vous encourageons et vous rassurons’’.
‘’Comme nous le serons auprès des promoteurs, nous serons également à vos côtés pour vous permettre de traverser, très rapidement, cette épreuve et de retrouver votre outil de travail beaucoup plus fonctionnel pour vous permettre de nourrir vos familles", a conclu le ministre de l’Intérieur.
L’incendie a emporté 132 cases, 35 bungalows et un restaurant. Les dégâts sont estimés à plusieurs milliards de francs.

Pour rappel
Des milliards réduits en cendres

Un incendie d'une rare violence qui s'est déclaré hier, aux environs de 12h30mn, au niveau de la station balnéaire de Saly, a donné suite à des dégâts incommensurables, d'ailleurs non encore officiellement estimés. Les flammes qui ont été maîtrisées à 17h07mn ont quasiment réduit en cendre une grande partie des hôtels «Lamantin beach» et «Résidences du Port».
«L'incendie qui s'est déclaré hier, à la station balnéaire de Saly, est l'un des plus violents jamais noté dans la zone». Cette affirmation d'une source digne de foi et témoin des faits, atteste de l'ampleur des dégâts. Le colonel Mamadou Ndoye, de la compagnie des sapeurs-pompiers de Thiès, qui a corroboré ces allégations, a toutefois révélé que c'est à 12h49mn que ses hommes ont été avisés de l'incendie. Il a cependant soutenu que les causes exactes de l'incendie ne sont pas encore à leur portée. Pour en savoir davantage, il nous a suggéré de nous rapprocher des hommes en bleu locaux, qui ont ouvert une enquête à cet effet. Interpellées sur la question, nos sources ont souligné que «le feu est parti de la résidence du président de la République, sise non loin des réceptifs hôteliers. Des ouvriers qui s'activaient à débroussailler les lieux y ont causé un incendie qui a affecté les hôtels Lamantin Beach et les Résidences du Port qui ont d'ailleurs été touchées en premier».
Le feu serait parti de la résidence du chef de l'État où débroussaillaient des ouvriers
Ainsi, pour limiter la progression des flammes, les services de sécurité des deux complexes hôteliers ont, selon le colonel Ndoye, fait avec les moyens de bord, aidés en cela par le poste de secours des sapeurs-pompiers de Saly. Seulement, relève-t-il, les soldats du feu de ce poste, dotés comme moyens d'un engin d'incendie, d'une motopompe pour empêcher le feu de se propager avant l'arrivée des secours de Mbour et Thiès, «n'ont pu tenir la dragée haute». Les sapeurs-pompiers de la caserne de Mbour sont arrivés en renfort 15 minutes après, sans pour autant être en mesure d'arrêter la forte progression des flammes, accentuée par un vent fort. Il a fallu l'arrivée de leurs collègues de Thiès, pour que les forces réunies parviennent à cerner les lieux du sinistre. Un important déploiement de moyens qui a porté le dispositif mis en place à 62 soldats du feu. 9 véhicules ont été mis à contribution par les sapeurs-pompiers dont une citerne de 30 000 litres, une autre de 10 000 litres, un fourgon de 8 000 litres et un véhicule de type premier secours, (Ps) de 2 500 litres, ainsi qu'une citerne appartenant à la société «Kirène». En sus de ces véhicules, trois véhicules légers d'incendie et une ambulance ont été réquisitionnés. Autant de moyens qui ont finalement permis de venir à bout des flammes, selon le colonel Mamadou Ndoye, à 17h07mn.
Les dégâts estimés à plusieurs milliards
À l'heure du bilan partiel, le colonel Ndoye a d'abord rassuré que l'incendie n'a causé aucune victime «ni blessé, ni brûlé, ni décédé». Par contre, les dégâts matériels sont très importants, a-t-il noté. Ainsi, du côté des hôtels «Les Résidences du Port» qui comptent trois groupes de résidences, le colonel a souligné que pour le groupe de résidence 1, «sur les 35 cases affectées, seules 4 ont été épargnées, 22 ont été totalement calcinées». Pour le groupe de résidence 2, indique-t-il, «75 villas ont été emportées par les flammes, alors que pour le groupe de résidence 3, le feu a été circonscrit à temps». Pour ce qui est de l'hôtel Lamantin Beach, le colonel Ndoye qui pilotait les opérations sur le terrain a révélé que «sur les 35 cases, seules 5 ont pu être sauvées. Les deux restaurants et la cuisine de l'hôtel ont été totalement ravagés par les flammes». Poursuivant, l'officier a précisé que ses hommes ont cependant mobilisé une bonne partie de leurs forces à mettre hors de cause «les deux réservoirs cylindriques de l'hôtel Lamantin Beach, qui ont une capacité de plus de 200 000 décimètres cube de gaz butane, dont les explosions auraient corser davantage les dégâts». Revenant sur les difficultés rencontrées par ses hommes, le colonel Ndoye qui coordonnait les opérations sur le terrain a cité le manque d'eau. «Nous avons utilisé l'eau de nos citernes, pompé dans les piscines, à défaut de pouvoir compter sur les rares bouches d'incendie qui n'étaient pas alimentées. À ces impairs s’est ajoutée la difficulté d'accès aux lieux du sinistre». De sources concordantes, l'estimation des dégâts porterait sur «des milliards de Francs».
Abdoulaye DIÉDHIOU & Mountaga KANE

La Chine aide la Sénélec...

Prêt de la Chine pour améliorer le réseau électrique
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Le vice-Premier ministre chinois Hui Liangyu a signé, vendredi à Dakar, un accord pour que la Chine prête au Sénégal 53 millions d'euros, destinés à améliorer la distribution d'électricité dans la capitale sénégalaise où les coupures d'électricité sont récurrentes.
Le vice-Premier ministre chinois Hui Liangyu a signé, vendredi à Dakar, un accord pour que la Chine prête au Sénégal 53 millions d'euros, destinés à améliorer la distribution d'électricité dans la capitale sénégalaise où les coupures d'électricité sont récurrentes.
Cet accord porte sur un prêt remboursable, au taux de 2% sur 20 ans, d'un montant d'environ 35 milliards de francs (53 millions d'euros), "destiné à l'exécution du projet de réhabilitation et d'extension du réseau de distribution du courant électrique de Dakar", a annoncé l'agence de presse sénégalaise (publique).
En pleine crise de l'électricité au Sénégal, le président Abdoulaye Wade avait limogé, il y a trois mois, le ministre de l'Energie et l'avait remplacé par son fils Karim. Vendredi, l'ambassadeur du Sénégal à Pékin, le général Pape Khalilou Fall, avait annoncé dans la presse que Karim Wade allait signer avec le président de la Banque d'import-export de Chine un accord en vue d'"un important financement en faveur du projet d'extension des lignes électriques vers les nouveaux quartiers de la banlieue de Dakar".
Un deuxième accord signé vendredi prévoit que la Chine donnera environ 6,8 millions d'euros au Sénégal "pour la réalisation des projets convenus entre les deux gouvernements", a annoncé l'APS, sans autres précisions.
La Chine doit par ailleurs envoyer au Sénégal "une mission technique" composée de neuf agronomes, deux mécaniciens et deux interprètes.
Selon l'APS, Hui Liangyu a annoncé que la coopération serait élargie à des domaines tels que la culture, l'agriculture, le sport.
Le haut dirigeant chinois, qui doit repartir dimanche, devait rencontrer vendredi soir le président" sénégalais Abdoulaye Wade, a dit une source proche du gouvernement.

Hui Liangyu devait notamment constater à Dakar l'état d'avancement des travaux du Grand théâtre national, bâtiment très imposant construit par la société chinoise publique Complant. Ce chantier a été financé par des "dons non remboursables" de Pékin.
Il devait également être question de la réhabilitation de onze stades régionaux actuellement financée par la Chine, et de la fabrication de minibus de marque chinoise dans une usine inaugurée fin 2009 à Thiès (ouest).
Pékin et Dakar avaient rétabli fin 2005 leurs relations diplomatiques, après un divorce de près de dix ans dû à la reconnaissance de Taïwan par le Sénégal. Depuis, la Chine apporte de nombreux financements à cette ancienne colonie française de 12 millions d'habitants.
De leur côté, les autorités sénégalaises valorisent très régulièrement la Chine et lui apportent leur soutien diplomatique. En mai 2010, Dakar avait ainsi soutenu le "principe d'une seule et unique Chine", pour appuyer Pékin qui refuse de reconnaître la souveraineté de Taïwan.
Malickou Ndiaye

Le retour des Français à Dakar?

Retour de l'armée Française au Sénégal?
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Huit mois après l’annonce officielle de la reprise des bases militaires françaises établies au Sénégal, le chef de l’Etat sénégalais vient d’instruire son Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye pour “conduire la délégation chargée de finaliser la restitution des bâtiments et autres infrastructures”. Il l’a déclaré ce jeudi lors de la réunion du conseil des ministres.
Le président de la République du Sénégal Me Abdoulaye Wade a l’habitude de revenir en arrière ; cette fois-ci c’est sur le dossier des bases militaires françaises. Cela avait soulevé le débat au Sénégal,ce qui avait suscité le colère du président français Sarkozy. Voilà que Me Wade oublie tout, il revient en arrière et il demande à son premier ministre de finaliser le dossier pour la reprise des bases militaires françaises.Il ne démord pas pour la reprise pleine et entière des bases militaires françaises établies au Sénégal. Il a encore évoqué la question lors de la réunion du conseil des ministres du 13 janvier dernier à la présidence de la République. “Le Chef de l’Etat a fait part au Conseil des discussions qu’il a eues avec la partie française pour la restitution des infrastructures jusque là occupées par les militaires français”. Le communiqué du conseil de relever: “il (le président Abdoulaye Wade) a, à cet effet demandé au Premier Ministre de conduire une délégation chargée de finaliser la restitution des bâtiments et autres infrastructures”. Par ailleurs, il a également, selon la même source, insisté sur l’importance capitale qu’il accorde à l’entretien, l’occupation et la gestion judicieuse de ces bâtiments et a demandé l’implication du Ministère de l’Economie et des Finances et du Ministère des Forces Armées souligne pressafrik.
Pour les sénégalais que nous avons rencontré ce soir, ils ont tous estimé que Me Wade est en train de préparer les élections de 2012. « C’est un jeu politique »a laissé entendre une dame que nous trouvé devant un guichet à la SGBS sur l’avenue Roume non loin du domicile de Me Wade.
Abdoulaye Wade avait annoncé lors de son message à la nation marquant les 50 ans d’indépendance du Sénégal: “je déclare solennellement que le Sénégal reprend, à partir de ce jour, 4 avril 2010, à zéro heure, toutes les bases antérieurement détenues, sur notre sol, par la France et entend y exercer sa souveraineté qui repose de jure sur la présente déclaration”. Il avait à cet effet, indiqué que le Premier ministre et le Chef d’Etat Major Général des Armées (CEMGA) vont travailler sur les délais de libération de ces bases note ce jour pressafrik.
Pour le chef de l’Etat Sénégalais la présence de ces bases militaires sénégalaises est perçue comme “incongrue et a été souvent ressentie, par nos populations, singulièrement les jeunes, les cadres et l'armée, comme une indépendance inachevée”.
En tout cas, d'autres sénégalais préfèrent se taire pour le moment,car,disent-ils, Me Wade est insaisissable.

Sénégal Airlines reçoit ses avions le 19

Les avions de Sénégal Airlines réceptionnés le 19 janvier prochain
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La compagnie aérienne sénégalaise devrait reprendre son envol sous peu. En effet, selon une annonce faite par le ministre d’Etat, ministre de la Coopération Internationale, des Transports Aériens, des Infrastructures et de l’Energie, Karim Wade, la réception officielle des avions de Sénégal Airlines aura lieu le 19 janvier 2011.
Les avions de Sénégal Airlines réceptionnés le 19 janvier prochain
Le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, procédera, le 19 janvier, à la réception officielle des avions de la nouvelle compagnie aérienne nationale, Sénégal Airlines. La bonne nouvelle a été donnée en conseil des ministres par Karim Wade, qui précise que la cérémonie aura lieu dans les enceintes de l’Aéroport Léopold Sédar Senghor à 17 heures. Par ailleurs, le ministre en charge des Transports Aériens a souligné que le nouveau pavillon national qui vient combler le vide laissé par la défunte compagnie, Air Sénégal International (Asi), « constitue un réel motif de fierté ».
Et pour cause, celui-ci suscite déjà un grand intérêt autant du côté de nos compatriotes que du côté des pays de la sous région. « Sénégal Airlines est non seulement attendu par les Sénégalais mais, également, par les autres pays de la sous-région (Afrique de l’Ouest et Afrique Centrale) qui ont déjà émis le souhait d’être immédiatement desservis par les vols de la nouvelle compagnie », a informé le ministre d’Etat. Et ce dernier de poursuivre en se réjouissant de cette initiative qui va contribuer à permettre au Sénégal de concurrencer les grands pays en matière de transports aériens.
«Le prochain démarrage de Sénégal Airlines est une illustration parfaite de la vision et des grandes ambitions du Chef de l’Etat pour le transport aérien sénégalais. La relance, dans quelques jours, de notre nouveau pavillon national, associée avec la construction du nouvel Aéroport International, Blaise Diagne, (Aibd), le prochain lancement des ateliers de maintenance aéronautique et du centre de formation aux métiers de l’aéronautique, va permettre au Sénégal de créer un hub aérien compétitif de qualité », a-t-il laissé entendre.
Autre avantage, c’est que cette nouvelle compagnie, en plus de participer à la favorisation de l’émergence économique de notre pays, sera pourvoyeuse de centaines d’emplois. Aussi, le ministre d’Etat n’a-t-il pas manqué de décerner une mention spéciale à tous ceux qui ont apporté leur concours pour donner corps à cette politique ambitieuse de développer une plateforme aéroportuaire leader en Afrique, à savoir, le secteur privé sénégalais et la compagnie aérienne, Emirates. «Le prochain décollage de Sénégal Airlines, est la combinaison de la mobilisation exemplaire et patriotique du secteur privé national qui a su relever le défi en participant massivement et avec succès au capital de la compagnie aérienne nationale mais, également, au partenariat technique et stratégique avec l’une des toutes premières compagnies aériennes du monde, Emirates, (qui) a joué un rôle déterminant dans le processus de formation du personnel (pilotes, personnel non naviguant, etc.) et le démarrage des activités de la nouvelle compagnie», fait-il remarquer.
Les remerciements de M. Wade sont également allés à l’endroit «des groupes européens Eads et Airbus Industries, qui ont, dès le départ, parié sur Sénégal Airlines et le potentiel du Sénégal en matière de transport aérien». Pour finir, le ministre des Transports Aériens s’est réjoui du respect des droits des travailleurs de l’ex Asi dont les arriérés de salaires ont été épongés et les cotisations sociales réglées grâce à l’entregent des autorités du Royaume du Maroc et de la Ram qui ont, par ailleurs, contribué au redéploiement de certains d’entre ces travailleurs auprès de la nouvelle compagnie sénégalaise et de Royal Air Maroc.
Thiané NDIAYE

15/01/2011

Les Casamançaises marchent pour la paix

Marche des femmes en Casamance pour la paix
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Plus d’un millier de femmes de la Casamance, la région du sud du Sénégal en proie à une rébellion indépendantiste, ont marché ce vendredi à travers les rues de Ziguinchor, la principale ville de la région, pour demander aux protagonistes du conflit casamançais de déposer les armes, a constaté la PANA sur place.
Brandissant des drapelets blancs, tapant sur des calebasses et chantant, ces femmes qui ont passé une nuit de pénitence sur une place très symbolique de la ville, ont fait une longue procession à travers les rues de Ziguinchor avant d’atterrir à la gouvernance de la ville où elles ont lu un mémorandum destiné au président sénégalais, Me Abdoulaye Wade et aux combattants du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC).
‘’Depuis un certain temps, la Casamance est de nouveau le théâtre d’affrontements meurtriers entre l’armée sénégalaise et les combattants du MFDC. La recrudescence de ces affrontements s’accompagne d’un cortège de morts et de destruction de biens qui plongent de plus en plus les populations dans un climat d’inquiétude et d’incertitude pour l’avenir immédiat et lointain', a indiqué Mme Marie Thiam, la présidente de la plate-forme des femmes qui ajoute : 'Nous, femmes de la Casamance, exprimons notre profonde inquiétude et exaspération face au lourd tribut humain mais aussi à la désintégration progressive du tissu économique et social de la Casamance. Cette situation délétère d’agonie provoquée ne peut et ne doit prospérer au risque de conduire la région dans le K.O. Le silence et l’indifférence nous culpabilisent et constituent le terreau hélas fertile de la mise à mort programmée de la Casamance. Ceux qui meurent dans les deux camps sont nos fils, nos enfants. Ils sont des frères dont la perte ou les mutilations affectent durablement notre vécu de donneuses de vie et chargées aussi de la protéger'.
On rappelle que les affrontements entre l'armée sénégalaise et les présumés rebelles du MFDC ont gagné en intensité depuis ces deux dernières semaines, avec 7 militaires sénégalais tués lors d'une embuscade le 27 décembre dernier, une des plus lourdes peines subies par les forces de défense sénégalaises en Casamance dont le MFDC réclame l'indépendance depuis 1982.
Un accord de paix a été signé en 2004 entre le gouvernement et le MFDC pour mettre fin à la rébellion indépendantiste, mais des accrochages surviennent encore dans la région entre les soldats sénégalais et les factions dissidentes du  MFDC.

Questions sur les cendres du Lamantin...

Est-ce que jeter de l'huile sur le feu est bien nécessaire?


2617853-3693546.jpg Juste que les témoignages commencent à arriver sur le web, entre-autres. Et, que les langues se délient.
Bien évidemment, l'incendie du Lamantin et des résidences du port est une catastrophe. Tant pour les investisseurs, les propriétaires, les locataires et le personnel Sénégalais. Mais, est-il normal que l'eau soit enfin donnée aux pompiers 1h30 après le début de l'incendie? Est-ce normal que les installations sur place n'aient pas fonctionné? Est-ce normal que la Senelec et ses coupures scandaleuses d'électricité ait joué un rôle majeur dans cette désorganisation technique? Est-ce qu'il est normal que les compagnies d'assurances magouillent avec les promoteurs pour ne plus assurer les cases couvertes de paille? Est-ce normal que des cases équipées d'un arrosoir sur le toit se retrouvent avec une pression de 0 bar? Est-ce normal que des pillages aient lieu quand certains tentent de sauver quelques biens dans leur maison? Est-ce normal que certains pillards "aidaient" à emporter, sauver qui une valise, qui un souvenir cher? Est-ce normal que le maire de Saly,  Ousmann Guaye arrive sur les lieux bien après avoir rempli son devoir de Musulman à la mosquée? Est-ce normal que l'armée, arrivée en renfort se contente de regarder le spectacle en laissant tous les badauds et voleurs entrer et sortir du site? Est-ce normal que ce soit le maire de Ngaparou qui, promptement vienne avec deux pompes au gasoil pour enfin aspirer l'eau de mer pour aider les pompiers? Est-ce normal de voir des pompiers arroser le haut des flammes plutôt que la base comme n'importe quel pompier volontaire dont cette connaissance est élémentaire? Est-ce normal que sur les lieux de l'incendie on entende des membres des forces de l'ordre dire "ce ne sont que des maisons de toubab"?
Ceux qui rapportent ces faits, ces comportements étaient là, sur place, contrairement à la plupart des journalistes qui ont arrosé la presse d'approximations!
Il faudra des années de palabres, de procès, de responsabilités déterminées, de compagnies d'assurances qui n'assurent rien que leur propres intérêts, de reconstructions ,... il faudra des années, alors que le tourisme meurt à petit feu, au Sénégal!

Revue de presse au Sénégal: l'incendie de Saly en une de tous les journaux

Incendie à Saly

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Si chaque jour, le Sénégal vit des drames bien plus importants que celui-ci. Pensons aux victimes des incendies de St Louis, Touba et autres dernièrement. A ces soldats tués en Casamance,... reconnaissons que pour beaucoup de toubabs, l'incendie de l'hôtel Lamantin et des résidences du port à Saly fait l'actualité...

Pensons aussi à ces travailleurs qui viennent de perdre leur travail, leur seule source de revenus. Ceux qui travaillaient pour ce complexe touristique.

La presse de ce samedi fait largement écho de cet incendie majeur à Saly nord:

La presse quotidienne évoque largement l’incendie qui a dévasté Le Lamantin Beach à Saly. ‘’Le Lamatin Beach entièrement ravagé par un incendie’’, titre Le Journal Thiey. Cet hôtel, qui l’un des ‘’plus beaux et les plus prisés de la station balnéaire de Saly n’existe plus’’, note le journal, précisant qu’’’il a été balayé de la carte du site touristique par un incendie d’une rare violence qui s’est déclaré hier aux environs de 13 h 00 mn’’.

Relevant que 132 cases, 35 bungalows, les restaurants et deux bars, la capitainerie et près de 80 villas sont partis en fumée, L’Observateur titre : ‘’Le jardinier de Wade dans le collimateur des enquêteurs’’. Le journal précise que ‘’selon les premiers éléments de l’enquête, le feu proviendrait de la maison de Me Wade où le jardinier brûlait de l’herbe sèche’’.

Livrant ‘’tous les détails sur un incendie suspect’’, le Point du jour signale que ‘les gardiens de la villa du président Wade’’ ont été arrêtés’’. Le journal précise que les dégâts sont ’‘estimés à plus de cinq milliards de Fca’’, ajoutant que ‘’plus de 200 employés (sont) envoyés au chômage’’.

Incendie du Lamentin et des résidences du port

Vidéo & photos - Incendie du Lamentin 
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La police arrête des suspects travaillant à la résidence de Wade
Selon le site Politicosn.com : « Au moins deux personnes ont été arrêtées suite à l’incendie qui a ravagé totalement Le Lamantin Beach Hôtel (5 étoiles) de Saly ».

Toujours selon la même source : « Ces deux individus arrêtés sont des jardiniers à la résidence du président Wade à Saly », une immense propriété de la dimension du terrain qui a servi de village des festivaliers pour le Fesman III, aux Almadies, à Dakar.

Selon nos sources : « Ce sont eux qui seraient à l’origine du feu qui a dévoré tout sur son passage et réduit en cendres l’hôtel des Touli, géré par M. Philibert ».

Et Politicosn.com de poursuivre : « En fait de résidence, il s’agit d’un vaste de domaine de plusieurs milliers de mètres carrés offert par la Société d’aménagement de la petite côte (Sapco) à la famille présidentielle ».

La Sapco est dirigée par Ndiouga Sakho, neveu du président de la République.

Pour le moment, aucune construction digne de ce nom n’a été mise dans ce vaste espace, mais des jardiniers et vigiles y travaillent. Et l’endroit est connu à Saly comme étant la maison de « Abdoulaye Wade ».

Grâce aux photos exclusives de Tak Ajax, Ferloo vous présente un reportage iconographique de ce drame, mais aussi une vidéo de l’hôtel: http://www.youtube.com/watch?v=s2wM3EdD8o4

"Photo Tak Ajax"