27/02/2011

Incendie à Bandia

Incendie à la réserve animalière de Bandia : 500 hectares partis en fumée
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Un incendie d’une rare violence a ravagé 500 hectares dans la réserve animalière de Bandia, hier (samedi) 26 février 2011, a annoncé la radio Futurs médias (privée). Toutefois, ce sinistre n’a pas touché les animaux. Situé à 20 Kilomètres de M'Bour, la réserve de Bandia s'étale sur 700 hectares de brousse.

26/02/2011

Il faudra trouver une autre excuse...

Sénégal : Le fuel d'Itoc destiné à la Senelec ne serait pas contaminé
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La centrale de production du courant de la Senelec, à Cap-des-Biches (Dakar). La centrale de production du courant de la Senelec, à Cap-des-Biches (Dakar). © D.R.
Tombé le 15 février, le verdict reconnaissant la bonne qualité du fuel fourni par Itoc à la Senelec au regard des normes internationales condamne les autorités sénégalaises chargées de la fourniture de l'électricité à trouver une autre cause aux délestages.
Attendu avec beaucoup d’intérêt par la Société nationale de distribution d’énergie électrique (Senelec) et par l’International trading oil commodities (Itoc, fournisseur en combustible de la Senelec), le résultat de l’analyse opérée sur un échantillon du fuel stocké dans le Green Point est tombé le 15 février. Ce navire amarré au large de Dakar contient du combustible qu’Itoc refuse de livrer à la Senelec pour défaut de paiement.
Après une controverse entre les deux parties sur la qualité du produit, elles s’étaient entendues pour le soumettre à un laboratoire norvégien. Celui-ci a conclu que l’échantillon à lui soumis satisfait à toutes les normes internationales de qualité. Son verdict connu, la Senelec a repris l’attache d’Itoc pour négocier les conditions dans lesquelles le fuel peut lui être livré.

Sénégal et Gambie: patrouilles conjointes

Lutte contre la criminalité transfrontalière : Le Sénégal et la Gambie pour des patrouilles conjointes
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Le Sénégal et la Gambie vont procéder à des patrouilles communes , pour juguler les contrecoups de la criminalité transfrontalière. C’est ce qu’a fait savoir le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, en marge de la cérémonie de clôture des travaux de la Commission consultative pour le suivi de la coopération entre Dakar et Banjul.
Les forces armées sénégalaises et gambiennes vont désormais organiser des patrouilles conjointes pour lutter contre la criminalité insidieuse ayant cours de part et d’autre de la frontière. L’information est du chef de la diplomatie sénégalaise qui a fait face aux journalistes, en marge de la cérémonie de clôture des travaux de la Commission consultative de suivi de la coopération bilatérale entre le Sénégal et la Gambie. Il est utile de rappeler avant l’effectivité de ces patrouilles mixtes, qu’un protocole existe depuis longtemps entre Dakar et Banjul.
Me Madické Niang a en outre informé que le Secrétariat permanent, organe d’exécution des stratégies économiques et sécuritaires communes aux deux pays, sera bientôt mis en place et que les locaux qui doivent abriter cette instance seront bientôt disponibles. A ce propos, le ministre d’Etat ministre des Affaires étrangères a salué l’agrément de la partie gambienne pour que le poste de secrétaire permanent revienne au Sénégal. Sur ce registre toujours, Me Niang a assuré que le Sénégal et la Gambie vont travailler à limiter les effets de la fraude douanière par une amélioration des postes de contrôle et diligenter le projet relatif à l’installation d’un pont au dessus du fleuve Gambie.
Auparavant, clôturant la cérémonie, la vice-présidente de la Gambie Mme Issatu Njie Saidy et le Premier ministre du Sénégal ont, tour à tour, magnifié l’excellence des « relations familiales » existant entre les deux pays. C’est ainsi qu’ils ont manifesté le souhait d’ "à accélérer le processus d’installation de postes de contrôle juxtaposés".
La prochaine session de la Commission se déroulera à Banjul.
Thierno Ndiaye

Français libérés en casamance

Retour imminent des Français retenus en Casamance
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Après trois jours de garde à vue à Sédhiou, Franck et David ont rejoint Dakar
Franck Bourrel a quitté la Casamance jeudi après midi, un jour après son ami David Perez. Les Français mis en garde à vue dimanche dernier avec trois casamançais du village de Marsoussa, avaient été interpellés pour "incitation à la violence et atteinte à la sûreté de l’Etat sénégalais". Pour avoir tourné un film qui simulait un braquage perpétré par la rébellion, ils risquaient 3 à 5 ans de prison. Le parquet de Kolda a finalement décidé de les relâcher mardi soir.
Bien qu’il soit visiblement tès fatigué, Franck rejoint le port de Ziguinchor à grands pas. Il n’est pas question pour lui de rater le départ du bateau qui relie la capitale de la Casamance à Dakar d’où il pourra enfin rejoindre la France.
Après avoir tourné un film qui prône la paix en Casamance, dont une séquence simulait un braquage perpétré par les rebelles du Mouvement des Forces Démocratique de la Casamance (MFDC), il a été accusé, avec David Perez qui l’accompagnait, d’incitation à la violence et d’atteinte à la sûreté de l’état.
Les deux vidéastes viennent de passer trois jours éprouvants en garde à vue à la gendarmerie de Sédhiou.« Les conditions de détention, pour nous Occidentaux, étaient très difficiles, raconte Franck. Lors de notre arrestation dimanche, à l’embarquement sur le bateau à Ziguinchor, nous n’avons pas eu le droit de récupérer nos bagages, ni les médicaments nécessaires au traitement de mon diabète et de l’asthme de David. Nous avons su pourquoi nous étions arrêtés en arrivant à la gendarmerie de Sédhiou en fin de journée. On dormait par terre. Ce sont les gens de Sédhiou qui nous ont fourni à manger et à boire car les gendarmes refusaient de nous servir quoi que ce soit. On pourrait dire que les droits de l’homme ont été bafoués. Mais tout est relatif, notre ami sénégalais arrêté pour les mêmes raisons que nous, a trouvé ces conditions plutôt bonnes... »
Mamadou Daffé, de l’association « Pour la renaissance du Soungrougrou », a en effet lui aussi été retenu par les gendarmes. Les trois hommes s’étaient rencontrés quelques jours auparavant au forum social international de Dakar. « Nous sommes tous des acteurs du développement, explique Franck. David et moi assistions au forum dans le but de tourner des reportages pour un collectif d’associations toulousaines qui agissent pour le développement. Mamadou mène des actions interculturelles avec l’une d’elles. Il nous a proposé de filmer une pièce de théâtre sur la paix en Casamance avec les jeunes qu’il encadre à Marsassoum. Il s’agit d’une sorte de court métrage qui devait permettre de faire connaître leur travail. Nous nous sommes donc rendus au village pour réaliser ce film. Le synopsis prévoyait notamment une séquence dans laquelle des rebelles braquent un bus, une autre où, la paix négociée, les armes sont brûlées... » Parce que l’une de ces séquences doit être tournée dans la ville, près du fleuve, Mamadou Daffé prévient les militaires « pour qu’ils ne s’inquiètent pas ». Et le tournage se déroule en partie sous leurs yeux. « La population a assisté au spectacle, il y avait beaucoup de femmes et de jeunes, et même l’instituteur qui s’est arrêté avec ses deux enfants », affirme-t-il.
Vent de panique sur Marsassoum
Mais voilà, aucune demande d’autorisation de tournage n’a été déposée auprès de la mairie. Une omission qui, dans un contexte politique tendu a fait basculer la situation. « Les populations sont venues me voir, paniquées. Elles pensaient que les rebelles étaient entrés dans la ville », témoigne Alassane Ndiaye, maire de Marsassoum.
S’il est vrai que les braquages se multiplient en Casamance (les altercations entre les militaires et les combattants du MFDC ont provoqué la mort de quatre soldats la semaine dernière, quinze depuis le 27 décembre 2010,) le secteur de Marsassoum n’est pas concerné par les exactions.
« Personnellement je n’ai pas cru à une attaque, poursuit le maire, mais j’ai voulu répondre à la requête des habitants. C’est pour cette raison que j’ai demandé à la gendarmerie d’enquêter. De plus, c’est irresponsable de tourner ce genre de scènes chez nous, sans cadre précis. La Casamance a assez souffert de ces exactions ».
Mamadou Daffé conteste vigoureusement la version du maire. « C’est impossible que les gens aient paniqué, ici ils ont l’habitude des spectacles, on ne demande d’ailleurs jamais d’autorisation ! Marsassoum est le creuset culturel du Sénégal. Pendant les vacances on joue des pièces de théâtre tous les jours dans tous les quartiers. L’explication du maire, pour lequel j’ai par ailleurs beaucoup de respect, n’est que du vent. Pour moi, cette polémique est un montage politique. Deux éléments du groupe de théâtre font de la politique, il est probable que l’enquête ait voulu les viser ».
Franck et David auraient-ils subi les conséquences d’une crise politique interne ? Pour Bakary Konte, journaliste de RFM à Sédhiou et correspondant local du journal L’observateur « Les autorités, qui ne connaissaient pas le sujet du film, ont eu peur qu’il ternisse l’image de la Région et fasse encore reculer le tourisme ».
Plus de peur que de mal
Quoi qu’il en soit et fort heureusement, le malentendu n’a pas eu de conséquences graves.
Aliou Diop, le procureur de Kolda en charge de l’affaire, qui ne souhaite pas s’expirmer auprès d’Afrik.com sur ce qu’il qualifie de « dossier très sensible », a libéré Franck et David, Mamadou ainsi que deux jeunes comédiens de la troupe qui ont aussi été entendus.
« Quand on a été reçu par le Procureur mardi soir, et après qu’il a visionné les cassettes, il s’est vite rendu compte qu’il n’avait rien contre nous et il nous a libérés », raconte Franck en précisant : « Lorsque j’ai pris conscience de la gravité des accusations qui étaient portées contre nous, j’ai envoyé un SMS en France pour faire bouger les réseaux, le ministère des Affaires étrangères, les ambassades et les consulats ont été prévenus, et ici, les amis Sénégalais ont aussi fait bouger beaucoup de monde. Cela a dû faire pression sur l’Etat. »
Les comédiens sont rentrés à Marsassadoum qui a retrouvé la tranquillité. Le maire, satisfait du dénouement de l’affaire ne donnera pas suite. « Je pense qu’ils n’ont pas mesuré les conséquences de leurs actes, je ne porterai pas plainte, pour moi, le dossier est clos », a-t-il indiqué. David Perez, très éprouvé par l’expérience et qui, selon Franck, « ne souhaite pas remettre les pieds au Sénégal » a rejoint Dakar dès mercredi. Franck continuera à travailler pour le développement et les échanges interculturels avec son association Via Brachy. « L’expérience a été très éprouvante, je ne m’attendais pas à vivre ça en tournant un film pour la paix, mais je suis content d’avoir participé. »
Quant aux cassettes du tournage, elles seraient toujours entre les mains du procureur de Kolda qui devra décider de l’avenir du film.

25/02/2011

2ème immolé à Dakar

Un homme a tenté de s’immoler par le feu cet après midi devant le Palais
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Un jeune homme  du nom  de Ahmet tidiane Ba a tenté de s'immoler , ce vendredi 25 février 2011, devant le Palais présidentiel. Selon la Rfm qui a donné l’information, dans son édition de 16h30, les sapeurs-pompiers seraient sur les lieux.
Selon nos dernières informations l’homme   habite aux parcelles assainies  Unité 2 et aurait  brûlé à plus de 80%".D"ailleurs son père qui a intervenu  chez nos confrères de Walf/Tv   ne relève pas les motifs ayant poussé son fils à en arriver là. Toutefois, il a indiqué que Ahmet Tidiane Bâ était sain d’esprit.
Notons que la semaine dernière, un ancien militaire du nom de Bocar Bocoum s’est immolé devant les grilles du Palais. SenewebNews reviendra sur cette information.
Son père  Mame Ciré Ba témoigne « mon fils est très religieux très responsable, il est né en 1978 à Fatick. Il m’a appelé au dernier moment pour me dire que je suis à Tivaouane pour le dernier Bourde. »
le reporter déclare que  Ahmet Tidiane Ba est acheminé à   l’hopital Principal de Dakar
Altercation entre Barthélémy Dias qui est venu s’enquérir de la situation  et quelques membres du PDS selon le reporter de la RFM qui se trouve actuellement sur les lieux du drame
Ahmet Tidiane Ba  n’est pas un ancien militaire, il travaillait à l'université de Dakar pendant 10 ans  affirme son pére surWalf tv

Un milliard pour le Niokolokoba

Un milliard pour le Niokolokoba
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Le Sénégal casque un milliard de francs cfa pour la revalorisation du parc Niokolo Koba
Lors d’une rencontre avec le réseau des parlementaires pour l’environnement, le chargé de mission de l’Union internationale pour la conservation de la nature, Racine Kane a indiqué qu’une enveloppe d’un milliard FCFA sera dégagée par le gouvernement du Sénégal pour faire face à la dégradation progressive du parc national de Niokolo Koba, inscrit sur la liste du patrimoine mondial en péril en 2007, lors de la 31e session du comité permanent du patrimoine mondial de l’Unesco.
Certains parlementaires ont, selon le journal l’observateur, indiqué que ce parc est un échantillon représentatif de la diversité biologique sénégalaise avec 80 espèces de mammifères, 330 espèces d’oiseaux, 60 espèces de poissons, 36 espèces de reptiles, 1500 espèces de plantes etc.

La turquie va éclairer le Sénégal

La turquie va éclairer le Sénégal
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Ankara disposé à faire venir un navire de 150 mégawatts
La Turquie est "disposée" à faire venir "tout de suite" un navire pour produire 150 mégawatts en faveur du Sénégal confronté à des coupures d'électricité récurrentes, rapporte jeudi l'Agence de presse sénégalaise publique (APS).
"Vous savez que l'énergie constitue aujourd'hui un grand problème pour le Sénégal. Il y a un déficit en énergie de 200 mégawatts et la Turquie est disposée tout de suite à apporter un navire pour produire 150 mégawatts", indique l'APS, citant le ministre sénégalais de l'Assainissement et de l'hydraulique, Adama Sall.
La date d'arrivée du navire n'a pas été précisée, mais pourrait intervenir "dans un court délai", selon le ministre qui s'exprimait en marge d'une rencontre entre des chefs d'entreprise turcs et sénégalais à Dakar.
Le Premier ministre sénégalais, Souleymane Ndéné Ndiaye, avait annoncé le 8 février la location d'ici fin août de deux centrales électriques d'une capacité totale de 150 mégawatts pour faire face aux coupures d'électricité.
Le Sénégal et en particulier la capitale Dakar et ses banlieues, peuplées d'environ 2,5 millions d'habitants, connaissent régulièrement depuis plusieurs mois, généralement la nuit, de violentes manifestations spontanées de jeunes contre ces coupures qui peuvent parfois durer 8 heures d'affilée dans certains quartiers de l'agglomération dakaroise.
Ces coupures sont dues aux difficultés financières de la Sénélec à s'approvisionner en carburant et à entretenir un matériel souvent vétuste.

24/02/2011

Le Sénégal lache enfin la Libye

Le gouvernement dément un soutien de Wade à la répression en Libye (porte-parole)
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Le gouvernement sénégalais a démenti "les allégations" de "soutien" du président Abdoulaye Wade à "la répression" menée par le régime du guide libyen Mouammar Kadhafi contre les manifestations populaires, a appris l’APS, mercredi de source officielle à Dakar.
‘’Le gouvernement du Sénégal apporte un démenti formel et catégorique aux allégations qui ont fait état d’un soutien du président de la République, Me Abdoulaye Wade, à la répression des manifestations populaires en Libye’’, indique Moustapha Guirassy, le porte-parole du gouvernement.
Le chef de l’Etat sénégalais qui est le président en exercice de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) ‘’en appelle à la compassion et à l’humanité, dans la prise en charge des revendications populaires et des émeutes de la rue en Lybie’’, selon le ministre de la Communication.
‘’Les valeurs musulmanes et humanistes de préservation de la vie humaine, de respect de la dignité des individus et de dialogue doivent prévaloir, quelles que soit les difficultés auxquelles sont confrontés les gouvernants face aux revendications de leur peuple’’, a-t-il souligné.
M. Guirassy a signalé que le président Wade, ‘’qui a toujours exclu tout recours à l’émeute et à l’insurrection populaire pour accéder aux responsabilités étatiques, considère que la répression sanglante est également une voie exclue pour se maintenir au pouvoir, dans quelque partie du monde que ce soit, et particulièrement sur le continent africain’’.

Le Sénégal boude enfin l'Iran

Le Sénégal rompt ses relations diplomatiques avec l'Iran
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Le Sénégal a rompu mercredi ses relations diplomatiques avec l'Iran qu'il a accusé d'avoir livré des armes aux rebelles indépendantistes de Casamance où la recrudescence de la violence depuis fin décembre 2010 a causé la mort d'au moins seize soldats sénégalais.
Dakar estime que ces armes iraniennes qui ont transité par la Gambie voisine, ont été utilisées par le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC), la rébellion indépendantiste de cette région du sud du Sénégal, active depuis près de trente ans.
Les affrontements se sont intensifiés depuis décembre 2010 entre le MFDC et l'armée sénégalaise qui a perdu au moins 16 hommes depuis le 27 décembre, une de ses plus lourdes pertes depuis le déclenchement de la rébellion casamançaise en 1982.
"Le Sénégal décide de rompre ses relations diplomatiques avec la République d'Iran", a indiqué le ministère sénégalais des Affaires étrangères dans un communiqué transmis dans la nuit de mardi à mercredi à l'AFP.
"Le rapport fait au président de la République (Abdoulaye Wade) par l'état-major de l'armée sénégalaise sur les récents développements en Casamance a démontré que les rebelles du MFDC disposent d'armes sophistiquées qui ont causé la mort de soldats sénégalais", ajoute le ministère.
"Le Sénégal est indigné de constater que des balles iraniennes ont pu causer la mort de soldats sénégalais", indique le texte.
Selon Dakar, le ministre iranien des Affaires étrangères par intérim, Ali Akbar Salehi, "a reconnu" lors d'un entretien avec le président sénégalais Abdoulaye Wade, le 19 janvier 2011 à Dakar, que "l'Iran a eu à livrer plusieurs fois d'importants lots d'armes à la Gambie" qui ont ensuite été livrées aux rebelles du MFDC.
Toujours selon Dakar, le diplomate iranien a en particulier reconnu que des cargaisons saisies en octobre 2010 à Lagos, "contenaient des munitions et étaient aussi destinées à la Gambie" et à la rébellion casamançaise.
Le Sénégal avait mi-décembre temporairement rappelé son ambassadeur en Iran en reprochant à Téhéran de n'avoir pas fourni d'explications "satisfaisantes" sur cette affaire.
Quant à la Gambie, elle avait formellement démenti être destinataire de cette cargaison et avait rompu le 22 décembre toute relation avec l'Iran.
L'annonce de la rupture des relations diplomatiques entre Dakar et Téhéran survient alors que le procès d'un Iranien, membre présumé des Gardiens de la révolution, Azim Aghajani, et un suspect nigérian, Ali Abbas Jega, s'est ouvert vendredi devant la haute cour fédérale de Lagos dans le cadre de cette affaire de livraison d'armes. L'audience doit reprendre le 7 mars pour examiner une demande de libération sous caution des deux hommes.
MM. Aghajani et Jega sont accusés d'avoir importé 13 conteneurs remplis d'armes, de roquettes et de munitions découverts fin octobre dans le port de Lagos, à l'origine de la crise diplomatique entre Dakar et Téhéran.
La saisie de ce chargement avait fait grand bruit, l'Iran étant sous le coup de quatre types de sanctions de l'ONU à cause de son programme nucléaire, dont une interdiction de ventes d'armes.
Le relations diplomatiques et économiques entre l'Iran et le Sénégal s'étaient renforcées ces dernières années.
Depuis 2008, des voitures sont notamment montées à Thiès (70 km de Dakar), dans une usine sénégalo-iranienne dont l'actionnaire majoritaire est le constructeur iranien Iran Khodro.
Le président Wade avait à plusieurs reprises affirmé son "soutien à l'Iran" dans le dossier nucléaire.
Malick Rokhy BA

Cultures de cannabis et rébellion en Casamance

Cultures de cannabis et rébellion en Casamance
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Les îles du delta du Saloum et du fleuve Casamance sont les plus importantes zones de production de cannabis au Sénégal. D’une part, elles jouissent d’un climat favorable à cette culture et d’autre part, ce sont des régions relativement inaccessibles et donc à l’abri de la répression. Dans certaines îles inhabitées de la Casamance, également le long des bolongs (bras de mer), des dizaines d’hectares sont plantés de cannabis. Les cultivateurs se sentent d’autant plus en sécurité que la dernière campagne d’éradication menée par les forces de répression date d’une quinzaine d’années. On trouve également des cultures éparses à l’intérieur de la Casamance, dissimulées dans des champs de mil et de maïs, en particulier dans le département de Bignona et le long des frontières avec la Gambie et la Guinée.
Des informations très précises, recueillies sur place, montrent que des trafiquants nigérians et ghanéens viennent proposer aux paysans des semences, et leur paient par avance la récolte dont ils viendront prendre livraison le moment venu. Le système, qui est également utilisé en Gambie, consiste à verser 300 000 CFA pour la récolte de 10 m2 de cannabis qui doit être livrée sous trois mois. Le paysan qui ne respecte pas cet engagement, doit fournir le double de la quantité prévue.
Il a été dit que les rebelles du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC)avaient utilisé l’argent du cannabis pour financer leurs achats d’armes. Il semble effectivement que les agriculteurs producteurs de cannabis aient apporté aux indépendantistes une contribution, volontaire ou forcée, plus importante que ceux dont les revenus sont modestes. Cependant, des contacts auraient également eu lieu entre le MFDC et des trafiquants nigérians, en particulier dans la région de la Moyenne Casamance. Selon un magistrat responsable de la lutte anti-drogue en Casamance, la région produit de 260 à 300 tonnes de marihuana. Les trafiquants locaux n’ont aucun intérêt à voir s’arrêter le conflit. Ce sont eux qui assurent également l’approvisionnement en armes des séparatistes. La livraison des armes se fait à la limite des eaux territoriales, sous la forme de troc : marihuana contre fusils, mortiers et mines.
Il n’en est pas moins vrai que les sommes provenant de la drogue sont relativement minimes par rapport à l’aide apportée à la rébellion par les pays voisins comme la Gambie et la Guinée Bissau. D’autre part, les représentants du gouvernement ferment eux-mêmes les yeux sur un commerce qui est source de revenus pour la région. Si les Diolas, parmi lesquels se recrutent les indépendantistes, sont les cultivateurs, la commercialisation est plutôt contrôlée par des Sérères et des Lébous. Selon des sources concordantes, les militaires combattant les rebelles auraient remis sur le marché le produit de certaines saisies. Il est incontestable que le conflit latent en Casamance, qui n’a pas été désamorcé par les accords de paix de l993, favorise les activités illicites.
Il convient cependant de souligner que les habitants du village de Kafountine, un des plus importants centres de production dans le nord de la province, ont décidé collectivement, au printemps 1993, de ne pas semer cette année. Cette décision, suivie d’effets, a été suscitée par la constatation que les jeunes étaient de plus en plus nombreux à fumer le yamba.
Enquête OGD=OBSERVATOIRE GEOPOLITIQUE DES DROGUES

23/02/2011

Pénurie de carburant au Sénégal

Penurie de carburant à Dakar
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La ville de Dakar est quasiment en panne sèche. Le carburant est presque introuvable. Beaucoup de stations d’essence visitées, c’est le même refrain. «Il n’y a pas d’essence, ni de gasoil». Les pompistes tournent les pouces tandis que les automobilistes ruminent leur colère et vitupèrent Après l’électricité, c’est le carburant.
Ce produit d’hydrocarbure se fait désirer à Dakar. Presque toutes les stations sont touchées. Celles de la firme "Elton", en passant par "Total", "Shell" et autres. Les pompistes n’ont qu’une seule réponse. "Il n’y a pas de carburant. Allez voir ailleurs". A la question de savoir quand ça va venir, ils rétorquent : «je ne sais pas. Peut-être tout à l’heure ou demain». Une réponse qui irrite visiblement certains automobilistes. Si certains rouspète à haute voix, d’autres lancent : «thiey Sénégal (mon vieux quel pays». Un taximan qui a préféré garder l’anonymat de pester : «Qu’est ce qui se passe dans ce pays ? On peut plus avoir de l’électricité, on ne mange plus à cause d’une forte inflation, les enseignants font la grève, le personnel de santé entre autres.
C’est le signe d’une fin de règne». Le monsieur au volant d’un taxi de couleur jaune noir indique : «les autorités étatiques ne sont capables de rien. Elles peuvent même pas assurer une fourniture correcte de carburant». La quarantaine environ, des lunettes bien vissées, Malick Fall ne trouve pas de mot pour qualifier cette pénurie de carburant. Au volant de sa Mercédès 300 de couleur gris métallique, il a fait savoir qu’il en a à sa cinquième station et n’arrive pas à trouver ce liquide. «Je risque de garer ma voiture ici (station service Elton Stèle Mermoz) et prendre un taxi pour vaquer à mes occupations». Excédé, Malick Fall prend date pour février 2012 date de la prochaine élection présidentielle. Au carrefour Bourguiba X Castors, c’est la même situation.
Les automobilistes qui étaient au courant qu’il restait quelques litres à l’une des deux stations «Total» du coin y sont accourus. Seuls quelques véhicules ont pu se procurer du carburant. Les chauffeurs des autres voitures n’arrivent pas à contenir leur colère. Ils fulminent et s’insurgent contre le gouvernement particulièrement le ministre de l’Energie. «C’est un incapable et il veut gérer le Sénégal», martèle Louis Dacosta.

Enfants soldats en Casamance

CASAMANCE : Le maquis enrôle 1033 jeunes et se dote d’armes lourdes
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Le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance, à travers sa branche armée dénommée «Atika», vient d'enrôler plus d'un millier de jeunes combattants et de se doter d'armes lourdes pour faire face à l'armée régulière. Un recrutement et un réarmement qui seraient à l'origine des nombreux accrochages notés ces derniers temps entre soldats et rebelles du mouvement séparatiste dans la capitale du Fogny.
Le fait est inédit pour être souligné. Le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc), selon nos gorges profondes, vient d’enrôler 1033 jeunes avant de se doter d’armes lourdes pour faire face à l’armée régulière. Des jeunes qui seraient essentiellement issus des villages de la Casamance naturelle, particulièrement du département de Bignona où l’armée est pourtant censée mener des opérations de ratissage contre les bases rebelles.
Ce recrutement massif de jeunes combattants dans le maquis est, toujours selon nos sources, à l’origine de ce regain de tension et des multiples attaques contre les positions de l’armée dans ce département. Des rebelles qui utilisent leurs nouveaux équipements dans les combats contre l’armée.
Sous le couvert de l’anonymat, un officier de l’armée déclare : «c’est certain que les rebelles indépendantistes ont de nouveaux équipements, des équipements dont ils ne disposaient pas avant, comme les lance-roquettes et les mortiers.» Une puissance de feu des rebelles qui commence à inquiéter les populations dans cette partie méridionale du pays.
Ces dernières soupçonnent les pays voisins du Sénégal qu’elles accusent d’être les véritables protecteurs des rebelles qui réclament depuis plus de deux décennies l’autonomie de la Casamance. Une situation malheureuse qui a conduit à la mort de 4 soldats, dont un sous-officier, en moins de 72 heures. Cela après les événements meurtriers qui se sont déroulés la semaine dernière dans le village de Kawane et dans le Nord Sindian.
Ces morts allongent la liste macabre dans les rangs de l’armée. Le lundi 27 décembre dernier, l’armée, à la suite de violents accrochages avec les rebelles, avait perdu sept éléments. C’était à la lisière de Bignona, dans la forêt de Boutolate. Affligées par cette guerre, les femmes de la Casamance avaient marché dans les rues de Ziguinchor pour exprimer leur ras-le-bol, mais aussi et surtout pour demander à l’Etat et au Mfdc de se retrouver autour d’une table de négociation pour des discussions franches et sincères afin de permettre à  la région de retrouver la paix tant voulue et souhaitée par tous
Abdourahmane THIAM

22/02/2011

Wade soutient Kadhafi

Le président Wade appelle Kadhadi au téléphone et le soutient malgré la répression
Sénégal 
Dans un communiqué diffusé par la PANA, le président Wade, cité par une agence lybienne soutient le président Kadhafi qui a décidé de "réprimer son peuple" qui ne fait que réclamer la démocratie.
Les présidents sénégalais Abdoulaye Wade et guinéen Alpha Condé ont exprimé, dimanche lors d'un entretien téléphonique commun avec le guide Mouammar Kadhafi, leur solidarité et celle des peuples sénégalais et guinéen avec le peuple libyen contre toute atteinte à ses acquis concrétisés par la révolution du premier septembre 1969 et son guide au profit du peuple libyen et des peuples du continent africain.
Selon l'Agence de presse libyenne (JANA) qui rapporte l'information, cette conversation téléphonique s'inscrit dans le cadre d'une série d'entretiens téléphoniques effectués par la majorité des présidents africains avec le guide Kadhafi pour souligner le rôle pionnier du leader libyen dans l'action unionniste africaine et l'importance de la place prépondérante occupée par la Libye dans la marche du continent africain.
Les dirigeants africains ont souligné aussi, au cours de leurs entretiens téléphoniques avec le guide Kadhafi, le rôle de la Libye dans la consolidation de la présence que commence à occuper l'Afrique au sein des espaces mondiaux grâce aux efforts du leader libyen et de ses initiatives soutenues. La même source a indiqué, d'un autre côté, que les présidents algérien Abdelaziz Bouteflika et mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz ont eu séparément, dimanche, des entretiens téléphoniques avec le guide Mouammar Kadhafi, qui s'inscrivent dans le cadre de la coordination et des consultations permanentes qu'ils entretiennent sur les questions d'intérêt commun.

21/02/2011

Heurts en Casamance

trois soldats tués, six blessés lors d'une attaque en Casamance
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Trois soldats sénégalais ont été tués et six blessés dimanche lors d'une attaque de rebelles indépendantistes présumés de Casamance, dans le sud du Sénégal, dans un village situé à 75 km au nord de la capitale régionale Ziguinchor, a appris l'AFP de source militaire.
L'attaque s'est produite contre un cantonnement de l'armée sénégalaise dans le village de Karongue vers 07H00 (locale et GMT), a précisé cette source. Les soldats ont riposté, ce qui a entraîné la fermeture d'une route nationale (la nationale 5) passant à proximité du village.
Ces nouveaux décès portent à 15 le nombre de soldats sénégalais tués depuis le 27 décembre 2010 dans cette région où opère depuis trente ans une rébellion indépendantiste, le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC), divisée en plusieurs factions politiques et militaires.
Dans un communiqué publié le 23 janvier, le MFDC avait affirmé qu'il entendait étendre "les hostilités dans toute la Casamance pour bouter" l'armée sénégalaise hors de cette région.
Le regain de violences en Casamance suscite l'exaspération des populations: mi-janvier, plus d'un millier de femmes avaient marché à Ziguinchor pour réclamer "l'arrêt immédiat des tueries" ainsi qu'une "reprise immédiate des négociations" avec le gouvernement sénégalais et les indépendantistes.
Des négociations qui sont au point-mort, les dernières remontent à février 2005, un peu plus d'un an après la signature, en décembre 2004 d'un accord de paix présenté comme "historique".
Le président Wade, au pouvoir depuis plus de dix ans, avait brièvement évoqué la situation en Casamance dans ses voeux de la fin de l'année 2010, en affirmant que son gouvernement demeurait "disposé au dialogue" avec le MFDC, malgré les "derniers évènements regrettables".
Il a demandé cette semaine au gouvernement de lui proposer dans les "meilleurs délais un programme d'urgence" de réinsertion d'anciens rebelles indépendantistes casamançais pour aider à juguler le regain de violences actuel.
Un chef politique du MFDC, Ansoumane Bais, a récemment écrit à l'Union africaine (UA) pour demander l'organisation d'un référendum d'autodétermination en Casamance, où le conflit entre indépendantistes et Etat sénégalais a débuté en 1982.

20/02/2011

Eclairage sur la Senelec

SENELEC : LES CADRES ÉPINGLÉS PAR L’AUDIT : ILS ONT CRÉE DES SOCIÉTÉS QUI GAGNENT DES MARCHÉS DE GRÉ À GRÉ À LA SÉNÉLEC. SEUL 10% DES CADRES PAIENT LEURS FACTURES D’ÉLECTRICITÉ
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On commence à en savoir plus sur la situation de la Sénélec. Il y a quelques jours, les autorités ont déclaré que l’audit de cette société nationale a été bouclé. Des détails importants ont été publiés  dans la presse. Mais seulement, une partie de cet audit n’a pas été rendu public. Dans nos recherches, nous avons appris des choses extrêmement
graves qui ont été effectuées au sein de la Sénélec par des Cadres.  Les Sénégalais comprendront sous peu,  pourquoi les Syndicalistes réunis autour de Mademba Sock en veulent aux «nouvelles autorités » chargées de la question énergétique.
L’audit de la Sénélec a mis à nu les pratiques nébuleuses des Cadres de la Sénélec qui ont crée leurs propres Sociétés de transport et autres pour gagner des marchés de gré à gré de cette société nationale. Ces Cadres qui ont naufragé la Sénélec ont gagné plusieurs milliards de FCfa. Ils donnent les marchés de gré à gré à leurs propres entreprises. La Sénélec était prise en otage par des lobbies qui voient que leurs intérêts sont menacés. On peut légitimement se demander où étaient ces Cadres de la Sénélec lorsque leur bateau prenait de l’eau. L’audit de la Sénélec révèle un système de vol et de détournement de deniers publics sans précédent. Plus grave encore, seul 10% des Cadres de la Sénélec paient leur facture d’électricité. Aujourd’hui ce sont ces mêmes Cadres qui utilisent le Syndicat de la Sutelec pour mettre des bâtons dans les roues de la nouvelle équipe qui est à la tête de la Sénélec.

ILS SABOTENT LE PLAN DE DELESTAGE POUR POUSSER LES JEUNES A MANIFESTER
Aujourd’hui ces Cadres jouent sur la psychologie des populations pour créer une instabilité sociale au Sénégal. La découverte de la gravité des dégâts  a suscité une psychose au sein même de cette société. La seule solution selon eux c’est de saboter le système de fourniture de l’électricité. Un plan de délestage a été  proposé aux populations qui l’ont accepté. Mais le constat c’est qu’il y a un lobby à la Sénélec ne respecte pas  ce plan de délestage. Ils veulent pousser les jeunes à sortir, à occuper les rues et à manifester pour faire échouer les réformes qui sont en train d’être appliquées à la Sénélec et qui menacent leurs intérêts.

Délestages  après le suicide de Omar Bocoum
Le lendemain de l’annonce de la mort d’Omar Bocoum, ces saboteurs de la Sénélec ont perturbé le plan de délestage. Les quartiers les plus populeux de Dakar : Parcelles, Grand Dakar, Niary Tally, Grand Yoff, Médina sont restés des heures sans électricité. Les jeunes avaient brulé des pneus dans certains quartiers pour protester. Ils  n’ont pas accepté le non respect du plan de délestage. Or ces coupures semblent être faites  à dessein au niveau de la Sénélec.

Délestages  à quelques minutes du combat  Zoss-Gouygui
Ces saboteurs de la Sénélec ont failli réussir leur stratégie. Car ils ont attendu le coup d’envoi du combat Zoss-Gouy Gui pour couper l’électricité aux Parcelles Assainies. Ils savent que les lutteurs habitent la Banlieue. Zoss est l’idole des jeunes aux Parcelles et Gouy Gui est l’une des stars de la lutte à  Guédiawaye. C’était un combat très attendu. Mais les techniciens ont attendu que les deux lutteurs se retrouvent sur le ring pour délester la banlieue. Conséquence, les jeunes ont mis certains quartiers sens dessus dessous.

Délestages à 2 minutes de la fin du match Sénégal/Guinée
Le jour de ce match également, ils ont délesté  les quartiers qui sont aux alentours du stade pour que les jeunes profitent de la fin de cette rencontre pour bruler des pneus. Ils avaient crée une insécurité au stade et ses environs pour pousser les supporters qui rentrent, à manifester.

19/02/2011

8000 enfants des rues

Plus de 8000 enfants sont dans la rue, au Sénégal
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L’heure est grave au Sénégal. La situation est plus que préoccupante. Plus de 8000 enfants sont dans la rue et dans une situation de maltraitance. Ils sont sans logement, sans prise en charge sanitaire. Et plus de 400 enfants ont été violés. Le Directeur de la protection des droits des enfants au Ministère de la Famille, Mamadou Kébé, interrogé par la Rfm , tire la sonnette d’alarme. Selon lui, si l’on n’y prend garde, on s’achemine vers une implosion sociale.
«Des centaines d’élèves subissent chaque jour des châtiments corporels mais aussi 100% des talibés sont fréquemment victimes de violence» a indiqué le reporter de la Rfm. De l’avis de Mamadou Kébé, cette maltraitance peut se faire sur le plan physique comme châtiment corporel. Même une gifle est une forme de maltraitance.
Thiès a été choisie par les agents du Ministère de la Famille, les ONG et les partenaires des organisations communautaires de bases pour mettre en œuvre un plan de mobilisation social. L’objectif est de dire non à la maltraitance des enfants.

Les taxes volent bas...

Les milliards de la Redevance de Développement des Infrastructures Aéroportuaires (RDIA) ou taxe pour la construction de l’aéroport de Ndiass : un autre scandale d’Etat ?
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A quand la lumière sur la RDIA (Redevance de Développement des Infrastructures aéroportuaires) ? Voilà une source de recettes quasi intarissables pour le fils Wade qui est à la base de ce montage tortueux qui fait supporter aux passagers au départ et à l’arrivée des aéroports sénégalais une taxe destinée à rembourser les dettes contractées pour la construction de cet aéroport qui n’était pas une priorité du Sénégal.
Outre les effets dévastateurs sur le plan touristique de l’enchérissement de la destination Sénégal dénoncés par tous les professionnels du secteur (à cette RDIA s'ajoute la TVA et la taxe passagers prélevée sur chaque billet qui est passée de 22 euros en 2005 à 65 euros en 2009), la gestion de cette taxe collectée sur une durée quasi indéterminée est symptomatique de la main basse des plus hautes autorités de ce pays sur les ressources et les opportunités publiques sans aucune transparence ou contrôle par le Parlement, les ONG ou les populations.
Il faut savoir en effet que cette taxe continuera d’être prélevée tant que les dettes contractées par Karim Wade, Ministre de la terre, du ciel et de l’énergie, ne seront pas intégralement remboursées. L’article  7 du décretn° 2005-138 du 28 février 2005 portant création de ce gouffre financier dispose en effet que « La RDIA est collectée pour une période courant du 1er avril 2005 jusqu’au complet remboursement par la société visée à l’article 5 du présent décret (ABID SA NDLR) de l’ensemble de la dette financière contractée par cette dernière dans le cadre du financement de la construction et du développement du nouvel Aéroport international de Ndiass ».
D’un coût estimé au départ de 230 milliards l’aéroport de Ndiass se révèle être en réalité un gouffre à milliards, preuve à coup sûr d’un mauvais montage financier et d’une mauvaise gestion de ce projet dont se gargarisent pourtant les Wade puisque le dernier montant avancé par les responsables de AIBD SA est de 300 milliards F CFA (soit 430 millions d’euros) (cf. Modou Khaya Directeur général de l’aéroport international Blaise Diagne dans Walfadjri 23/07/2010).
Au vu des nouvelles dettes que ne cesse de contracter Karim Wade pour terminer la construction de l’aéroport de Ndiass, on peut sans risque de se tromper prédire une longue vie à cette taxe néfaste en tous points de vue. Ainsi par exemple la BAD a t- elle octroyé en décembre 2010 un crédit de 70 millions d’euros (46 milliards CFA) pour Ndiass. Ce crédit est remboursable sur 18 ans. Ce qui signifie que les voyageurs continueront de supporter au moins pendant 20 ans encore cette taxe. La famille Wade ne sera plus là ! Mais nos enfants oui.
L’amateurisme dans le montage du projet est reconnu à demi-mots par l’exposé des motifs même du décret d’avril 2007 justifiant la hausse de la taxe comme suit :
« Cependant dans la réalisation, d’autres facteurs sont entrés en cours notamment le redimensionnement du projet et les délais raccourcis et ont entraîné une augmentation des dépenses initialement arrêtées.
Ainsi, après une concertation avec l’ensemble des acteurs du secteur aéronautique particulièrement les compagnies aériennes, les Autorités publiques et leurs partenaires ont décidé d’augmenter le taux des tarifs initialement prévus pour permettre de respecter leurs engagements vis-à-vis des institutions internationales financières dans les délais fixés pour les travaux ».
Cela veut dire que les initiateurs du projet n’ont pas maitrisé leur sujet et que le coût total du projet n’est donc pas connu à l’avance. Par le truchement d’un détournement de la loi (qui seule doit permettre de lever des taxes et impôts), Abdoulaye Wade peut prendre des décrets pour modifier l’assiette et le montant de la RDIA à volonté pour financer un projet géré par son fils Ministre aux multiples casquettes et échappant plus que jamais à tout contrôle populaire, chaque fois que ce dernier se rendra compte qu’il s’était trompé.
Rappel du montage du « brillant ingénieur financier », Karim Wade:
En résumé, pour financer la construction de l’aéroport, Karim Wade et consorts ont travaillé avec la BNPPARIBAS (banque française) et la BMCE (banque marocaine) pour obtenir des emprunts internationaux et bancaires lesquels emprunts sont garantis par un compte séquestre logé à la BMCE destinée à recevoir la taxe RDIA collectée sur les billets des passagers en partance du Sénégal ou à destination du Sénégal.
Nos calculs aboutissent au tableau que vous retrouvez sur ce lien: http://www.seneweb.com/news/Contribution/les-milliards-de...

Un rapport d’audit sur la « Revue du processus de facturation et de collecte de la RDIA » produit par un cabinet indépendant relaté par la presse a fait état entre autres malversations de factures annulées, de chèques non reversés et d’absence de pièces physiques et de contrôles … Qui s’en doutait ? Gageons que les conclusions de ce rapport ont été rangées dans un tiroir comme tant d’autres.
Mais, plus grave encore, la lecture comparative des tableaux publiés sur le site du Ministère de l’économie et des finances du Sénégal et celui résultant de nos calculs théoriques est stupéfiante.
Le montant collecté figurant dans le tableau au 30/11/2010 du MEF s’élève à 104 milliards F CFA.
Or selon nos estimations, fin 2010, le montant de la taxe facturée aurait du s'élever à environ 183 milliards CFA soit 279 millions euros
Il y aurait donc un écart inexpliqué de 80 milliards CFA entre le montant qui aurait du être théoriquement collecté et le montant déclaré collecté par le MEF. Allez ! Peut-être un peu moins en admettant que nos chiffres ne sont pas exacts.
Quels enseignements tirer de tout ce qui précède ?
La collecte et la gestion de la RDIA constitue bien une nébuleuse car la plupart des agences de voyages interrogées par nos soins ont été incapables de nous dire le montant exact facturé au client voyageur sur chaque billet. Tout au plus ont-elles pu nous fournir le montant global des taxes que se partagent la France et le Sénégal pour un vol Paris-Dakar.
Nébuleuse ensuite parce que les tableaux fournis par le site du MEF ne permettent nullement de retrouver le détail de la collecte en fonction de l’assiette «passagers des vols internationaux» ou de retracer les opérations de gestion.
Nébuleuse enfin parce qu’à l’image de l’ANOCI, aucun suivi ou contrôle n’est fait par la représentation populaire sur la gestion de cette manne financière annuelle instituée par simple décret et qui dépasse de loin certains budgets de Ministères régaliens qui eux font l’objet d’un vote par le Parlement.
Nous pouvons certes nous tromper sur l’assiette de la taxe constituée par le nombre de passagers concerné (de bonne foi d’ailleurs puisque n’ayant travaillé que sur les chiffres tels que publiés par l’ANDS et l’agence des aéroports du Sénégal) mais les ordres de grandeurs sont là. Des milliards collectés passent par pertes et profits et risquent d’allonger d’autant la période de perception de cette taxe destinée à rembourser les emprunts lancés à tour de bras par Karim Wade.
Avec le système de fonctionnement de la collecte, la gestion et le suivi nébuleux de la taxe RDIA, nous sommes intimement convaincus que nous assistons et allons assister à un autre scandale comparable ou pire que celui de l’ANOCI.
Et ce n’est pas fini car depuis le 1er janvier 2011, le montant de la RDIA par billet d’avion dans la catégorie internationale a été augmenté de 9 euros soit 6 000 F CFA pour culminer officiellement à 54 euros (soit 35 421 FCFA) par un tour de passe dont les services présidentiels ont le secret.

Ibrahima Ndiaye

Réforme foncière au Sénégal

La réforme foncière en marche
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Après leur passage en Commission, les deux projets de loi sur le domaine foncier vont être débattus, sauf changement de dernière minute, le 22 février prochain en Plénière à l'Assemblée nationale. Ces deux projets de loi visent à transformer les permis d'habiter en titres fonciers.
Apparemment, l'année 2009 a été placée par la Direction générale des impôts et des domaines (Dgid) sous le sceau des grandes réformes. Après la réforme du Code général des impôts et domaines qui a été entamée, c'est au tour de deux lois phares d'être toilettées. Ces deux projets de loi qui sont déjà passés en Commission à l'Assemblée nationale, vont être examinées en Plénière le 22 février prochain par le ministre de l'Economie et des Finances, Abdoulaye Diop. En effet, le premier projet de loi porte transformation des permis d'habiter et titres assimilés (Ndlr : les autorisations d'occuper) en titres fonciers. Les permis d'habiter et les autorisations d'habiter sont qualifiés d'attributions provisoires. Parce que ce sont des autorisations à titre précaire et révocable, par opposition au titre foncier qui est un titre définitif susceptible d'être déposé dans une banque pour avoir une hypothèque ou un prêt. On estime qu'il y a aujourd'hui 12.000 personnes qui détiennent des permis d'habiter dans la région de Dakar. Ces permis d'habiter couvrent les zones de Colobane, Médina, Hann.
« Ce projet de loi va permettre pour la première fois à une personne qui a un titre précaire et révocable d'avoir un titre foncier gratuitement. Avant, c'était possible, mais moyennant une certaine somme d'argent à payer à l'administration », informe Allé Sine, inspecteur principal des impôts et des domaines. « Il y a un caractère social qui sous-tend cette loi », s'empresse-t-il d'ajouter.
Quant au second projet de loi, il reprend un vieux texte de 1932 qui organisait la propriété foncière. Ce texte va être revu, compte tenu du caractère obsolète de ses dispositions, afin d'être adapté au contexte actuel. « Ce texte vieux de 72 ans méritait qu'on le revoie tant du point de vue de la forme que du fond », explique Allé Sine soulignant au passage que l'esprit de la réforme est motivé par le fait que les gens se plaignaient de la longueur des procédures de l'administration foncière.
En fait, la procédure d'immatriculation (la procédure qui permet de transformer un terrain du domaine national en titre foncier) étaient extrêmement longues. Avec cette loi, les délais d'immatriculation seront considérablement réduits. A preuve, les délais relatifs à la publication passent maintenant de 90 à 15 jours. « Dans le cadre du Doing Business, les investisseurs se sont beaucoup plaint des procédures domaniales trop longues », explique l'Inspecteur des impôts et domaines. Autre innovation, les décrets d'immatriculation signés par le président de la République ne seront plus rendus publics dans le journal officiel seulement, mais dans tous les journaux, pour que cela soit porté à la connaissance du public.
« C'est des mesures qu'on a prises pour aller dans le sens de la simplification des procédures et du raccourcissement des délais pour aller vite », note-t-on du côté de la Dgid.
Contrairement au Code des impôts, la loi sur le foncier ne dispose pas encore de Code foncier. Mais dans l'institution, l'idée d'en produire germe dans les esprits depuis quelque temps. Le Comité de suivi et de modernisation des réformes foncières (Cosmodef) piloté par le même Allé Sine, réfléchit à cela. Certes, il y a plusieurs lois qui traitent du foncier, mais ce n'est pas encore élaboré sous la forme d'un Code. « Nous y travaillons d'arrache-pied. Comme il y a un Code général des impôts, il faut nécessairement un Code foncier », observe-t-il.
Au Sénégal, il y a plusieurs lois sur le domaine foncier : les lois sur le domaine national, le domaine de l'Etat, la décentralisation foncière pour les collectivités locales. « On veut rassembler les décrets d'application et les textes dans un véritable Code », note Allé Sine. La concertation à l'interne est déjà en marche avant de s'en ouvrir à l'extérieur, c'est-à dire, les notaires, le cadastre, les urbanistes, les élus locaux.
Le système foncier sénégalais est subdivisé en trois grands volets d'inégales valeurs. Il y a les terrains qui appartiennent à l'Etat. Ce sont les terrains du domaine national, et ils ne sont pas susceptibles d'appropriation privée. Ils couvrent environ 80 à 85% du territoire national. Tous les terrains qui n'ont pas de titre foncier sont des terrains du domaine national.
Il y a aussi les terrains du domaine de l'Etat. Ces terrains sont consignés dans le grand livre foncier. Ils couvrent plusieurs hectares. Ils tournent aux alentours de 10% du territoire national. Le reste du lot est composé de titres privés.
Papa Ismaila KEITA

18/02/2011

Il s'immole à Dakar

Un ex-militaire tente de s'immoler par le feu à Dakar
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Un ancien militaire sénégalais a tenté de s'immoler par le feu vendredi devant la présidence de la République à Dakar et a été transporté dans un hôpital de la capitale dans un état grave, ont rapporté des témoins à un journaliste de l'AFP.
"J'ai vu un homme qui avait une bouteille à la main et un briquet. Il s'est enflammé après avoir versé le contenu de la bouteille sur son corps et a été évacué à l'hôpital", a déclaré sur place ce témoin en précisant que l'homme était habillé de vêtements de "couleur kaki".
"La flamme s'est rapidement propagée sur son corps. Les sapeurs-pompiers sont ensuite intervenus pour l'évacuer" dans le plus grand de la capitale sénégalaise, situé à quelques mètres de la présidence. "Ca m'étonnerait qu'il survive vu la gravité de ses brûlures", a déclaré un autre témoin.
Un gendarme et un policier également présents au moment des faits, ont confirmé ces déclarations et un journaliste de l'AFP a constaté des traces de brûlure sur la chaussée.
Un petit attroupement s'est formé peu après l'immolation qui s'est produite devant la présidence, mais également devant le siège du gouvernement situé juste en face. La circulation a été momentanément interrompue sur l'axe très emprunté qui passe devant les deux bâtiments.
En début d'après-midi, les motivations de cet acte et l'état dans lequel se trouvait la victime, qui, selon une radio locale privée se nomme Oumar Bocoum, n'étaient pas connues.
"C'est un ancien militaire mais il n'est pas membre de notre organisation", a déclaré à l'AFP Issa Guèye, président de l'Association nationale des anciens militaires invalides.
L'association avait appelé à une marche vendredi pour réclamer au gouvernement une "augmentation des pensions", a affirmé M. Guèye et un porte-parole de l'association avait déclaré que les anciens militaires s'immoleraient par le feu s'ils n'obtenaient pas satisfaction.
Cette manifestation a finalement été annulée après une médiation d'un influent chef religieux.
En janvier, un chauffeur de camion d'une cimenterie avait tenté de s'immoler par le feu à Rufisque, près de Dakar, pour protester contre la fin de son contrat de travail, mais avait été sauvé par une intervention de ses collègues, selon la presse locale.
En 2008 déjà, un homme qui réclamait le paiement de loyers au parti au pouvoir qui, disait-il, avait loué sa maison dans une ville du sud du pays, était mort après s'être immolé par le feu devant le palais présidentiel.
Quelques mois auparavant, une Sénégalaise résidant en Italie et militante du parti au pouvoir, Penda Kébé, s'était immolée par le feu à Rome, selon la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme (Raddho), ONG basée à Dakar. Elle avait vainement tenté de rencontrer le président Abdoulaye Wade en visite en Italie.

Etudiants en colère à Dakar

La route de l'aéroport de Dakar bloquée par des élèves qui réclament leurs notes
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Les automobilistes et autres usager de l’axe Patte D’Oie-Aéroport de Yoff n’oublieront pas de sitôt la date de ce jeudi 17 février. Les élèves de lycée Moderne en face du stade Leoplold Sédar Senghor ont très tôt barré la route en y brulant des pneus créant ainsi, un embouteillage monstre sur cet axe. Il a fallu l’intervention musclée des forces de l’ordre pour arrêter la grève. Les élèves déclarent avoir boudé les salles de classe pour protester contre la rétention de leurs notes et l’absence des professeurs de ce même établissement par leurs professeurs. Selon un responsable du mouvement des élèves rencontré sur place : «depuis le mois de janvier, nous n’avons pas fait cours, et les professeurs s’absentent comme ce n’est pas possible, parce que disent-t-ils, ils n’ont pas perçu leur salaire ». Ils déclarent payer les pots qu’ils n’ont point cassés. «Les professeurs ne dispensent plus correctement les cours. La situation dure depuis le mois de janvier, et nous ne pouvons plus la tolérer. Nous ne voulons pas être des otages», lancent les porte-paroles des élèves en grève. Et de menacer : «nous ne rejoindrons pas les classes tant que l'État et les enseignant ne trouvent pas une issue heureuse à cette situation qui perdure».

16/02/2011

Wade et le syndrome égyptien

Sénégal : Wade et le syndrome égyptien    
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La DGSE est très inquiète de la tournure « mafieuse » que prend le pouvoir sénégalais. Depuis des années déjà, les diplomates français en poste à Dakar n’arrêtent pas d’attirer l’attention de Paris sur l’affairisme des proches du président et particulièrement de son fils Karim, aujourd’hui en charge du ministère de l’Equipement et du Transport. En voulant léguer le pouvoir à son fils Karim, Abdoulaye Wade, âgé de 85 ans, commet la même erreur que Hosni Moubarak. En outre, le parti du président sénégalais -le parti démocratique sénégalais- n’est plus qu’une coquille vide qui est incapable de jouer son rôle de bouclier. D’ailleurs, toute la classe politique sénégalaise est aujourd’hui décriée y compris le parti socialiste. Si la contestation éclate, personne ne pourrait la contenir. Le peuple serait livré à lui-même et pourrait agir violement contre le régime d’Abdoulaye Wade sur lequel plane de forts soupçons de corruption. La prochaine élection présidentielle pourrait, selon les observateurs, constituer le moment propice pour une révolte populaire qui semble inévitable vu la dégradation de la situation économique et le recul des libertés publiques.

15/02/2011

Le dernier roman de Fatou Diome

Le dernier roman de Fatou Diome
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Son roman "Celles qui attendent" raconte l'émigration clandestine du point de vue de celles qui sont restées au village et luttent pour la survie de leur famille. Conversation avec l'écrivaine Fatou Diome sur les femmes, la polygamie, l'aide humanitaire, l'amour.
«Dire que je suis noire est un pléonasme. Ma tête le dit avant moi! Cela ne peut pas résumer ma littérature», précise Fatou Diome, avec un large sourire. Cela dit, elle aime bien, à l'occasion, «éveiller les consciences».
C'est pourquoi l'écrivaine franco-sénégalaise a accepté l'invitation de la librairie Olivieri de participer cette semaine au Mois de l'histoire des Noirs. Les Sénégalais disent d'elle qu'elle est la plus française des auteurs sénégalais. Et les Français envoient parfois cette native du Sénégal représenter la jeune génération d'écrivains français dans le monde.
«Au-delà du modèle noir ou blanc, mes modèles sont des êtres humains qui marquent par leur humanité. Un de mes auteurs préférés est le Suédois Stig Lagerman. De la même manière que je respecte Senghor et Césaire, j'ai découvert la condition de la femme avec Simone de Beauvoir» (et avec Une si longue lettre de Mariama Bâ, sénégalaise elle aussi).
Elle a compris la vie de son grand-père en lisant Le vieil homme et la mer, d'Hemingway, ce qui lui a inspiré le récit Le vieil homme sur la barque. Ce grand-père pêcheur qui l'emmenait en mer, fait plutôt inhabituel pour une petite fille mais qui illustre déjà son caractère à part. Sensible mais résolue à faire son chemin en dépit des obstacles et des médisances.
Paru l'automne dernier, Celles qui attendent est à la fois un roman intime, social et politique. Il dénonce l'analphabétisme, la polygamie, les effets pervers du microcrédit, les politiques «d'immigration choisie» de l'Europe, le poids que les traditions villageoises font peser sur la liberté des jeunes à décider de leur avenir.
Il y a deux mères, Arame et Bougna, et deux jeunes épouses, Coumba et Daba, vivant dans la plus grande précarité dans un village de pêcheurs du Sénégal, celui même où Fatou Diome a grandi et revient chaque année. Ce sont des héroïnes de tragédies, des Pénélope aux prises avec la culpabilité, l'ambition, la haine, la jalousie. «C'était un bon prétexte pour parler des blessures de l'amour, de l'abandon des épouses comme des mamans, de la solitude effrayante.»
Son premier roman, Le Ventre de l'Atlantique, parlait d'immigration. «Pour réparer une injustice», elle aborde maintenant l'envers du phénomène. «Notre regard est souvent otage des évidences. En Afrique, on a fait des héros des hommes qui partent. Ce sont sans doute des héros. Mais si les villages tiennent encore debout, c'est parce que des femmes luttent au quotidien. Si les enfants vont à l'école, c'est parce qu'il y a des mamans qui travaillent pour leur donner à manger. Si les hommes trouvent la force même de lutter en Europe, c'est parce qu'ils savent qu'ils sont attendus par des femmes qui tiennent le coup.»

L'envers du décor

Dans tous ses livres, Fatou Diome questionne les apparences. Le courage, n'est-ce pas souvent «la force extrême du désespoir» ? La solidarité obligée des pauvres, n'est-ce pas parfois une dépendance qui frôle la perversité? «Quand vous émigrez, les gens viennent vous réclamer de l'argent. Il faut oser le critiquer parce qu'il y a beaucoup d'émigrés qui souffrent de ça. Je veux bien que les gens partagent selon leurs moyens. Pas que cela devienne une inquiétude, une souffrance.»
«Ce livre, pour moi, c'est une manière de dire aux Occidentaux d'arrêter avec les clichés. L'Afrique n'est pas aussi pure que vous voulez l'imaginer, mais pas aussi nulle non plus! C'est juste une terre où il y a des humains qui ne sont pas absolument parfaits.»
Et la belle entente de la famille polygame, que cache-t-elle de jalousie, de rancoeur et d'injustices? Quand le fils de Bougna rentre enfin d'Europe, il ramène avec lui une deuxième épouse et trois bambins. Une Blanche venue en touriste prendre des clichés de «sa famille africaine». «La polygamie, ce n'est pas si terrible que ça!» clame-t-elle, tout en se faisant servir par la première épouse.
Presque trop gros pour y croire et pourtant, ce personnage a été inspiré par des femmes que Fatou Diome a rencontrées en Europe, des blanches qui pratiquent la «marche à reculons» du féminisme, dit-elle, acceptant d'emblée ce contre quoi leurs mères s'étaient battues avant elles. «Vous ne comprenez plus votre propre culture! La polygamie démontre un sens incroyable de la solidarité», s'est-elle fait dire par l'une d'elles. «C'est facile de dire qu'on supporte la polygamie quand on a le mari 11 mois sur 12», rétorque Fatou Diome. «Cette femme-là, quand je lui dis qu'elle se trompe, elle va me dire que je ne suis pas assez ouverte d'esprit! Dans nos villages, il y a des femmes qui se battent pour que leur mari n'accepte pas une deuxième épouse. Et au Canada, il y en a une qui est assez fière pour en faire un livre, Mon mari, ses femmes et ses enfants!» (Louise Girardin, chez Lanctôt)
«Dans ma culture, je n'ai pas tout avalé comme un serpent. Aimer la culture africaine, c'est l'aimer suffisamment pour critiquer ses tares», dit-elle, citant l'auteur et cinéaste Sembène Ousmane, sur qui porte sa thèse de doctorat. «Il faut faire un tri sélectif et jeter tout ce qui est mauvais pour nous et garder les vraies valeurs. (...) Et arrêter de voir le monde en noir et blanc», ajoute-t-elle. Le prolétaire noir de Dakar a plus en commun avec le prolétaire américain qu'avec le bourgeois de Dakar.
Au Sénégal, ses positions font réagir: «Il y en a qui m'insultent, il y en a qui m'applaudissent. Les progressistes me soutiennent, ont envie que leurs filles aient les mêmes droits que les garçons pour s'instruire, gagner leur vie. Je ne crois pas au développement de l'Afrique sans scolarisation, sans alphabétisation, sans une formation massive. On peut apporter tous les bateaux de riz qu'on veut, ça ne servira à rien si les gens ne sont pas formés, s'ils ne connaissent par leurs droits.» Et cela vaut aussi pour ceux qui partent.
En entrevue, Fatou Diome énonce des réalités terribles, puis part d'un grand rire communicatif. «Il faut penser souvent aux choses formidables pour survivre. Et même les choses terribles, parfois, les comprendre permet de mieux les supporter. J'écris pour comprendre des choses qui parfois me dépassent, me chagrinent ou me rendent impuissante.»
On doute tout au long de son roman qu'un bonheur soit possible dans ces circonstances. Mais l'écrivaine veut croire «qu'il y a une justice possible où l'amour arrondit les angles.» «C'est mon côté midinette! blague-t-elle. Lamine et son histoire d'amour, pour moi, est un espoir pour toute la jeunesse africaine et tous les amoureux sur cette terre.»
Et à ceux qui jugent la fin invraisemblable, elle assure qu'elle a connu des situations encore plus étonnantes.
Marie-Claude Girard

La fin des délestages en 2014

Délestages au Sénégal: « Le bout du tunnel en 2014 » selon Karim Wade
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Le ministre d’Etat ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie, Karim Wade a dit que les Sénégalais ne verront véritablement le bout du tunnel, c’est-à-dire la fin des délestages qu’en 2014. Dans l’immédiat pour augmenter la capacité de production de la société nationale d’électricité (Senelec), deux centrales d’une capacité de 150 mégawatts seront louées, a appris Afriscoop à Dakar.
Le ministre d’Etat Karim Wade qui a en charge le secteur qui angoisse le plus les sénégalais ne voit pas comment le pays pourrait sortir des délestages dans un avenir proche. Invité de l’émission Le Grand débat sur la télévision nationale RTS, il a fixé la fin définitive des délestages en 2014. « Nous sommes déterminés à régler de manière définitive les délestages… mais ne nous ne pourrons voir véritablement le bout du tunnel qu’en 2014 » a-t-il-martelé. Cela ne pourra arriver qu’avec la mise en place prévue de deux centrales de charbon. L’une sera financée par la Corée et l’autre par la Chine et la France. Le plan Takkal (éclairer) 2010-2014 prévoit une restructuration financière et de profonds changements à la Senelec.
Pour s’attaquer au problème numéro un des sénégalais, qui soustrait 2% à la croissance, il compte dans l’immédiat louer deux groupes d’une capacité de 150mégawatts. « La seule solution » dans le court terme. « Dans les semaines et mois à venir, l’agence pour la promotion de l’investissement et des grands travaux (APIX) va lancer les appels d’offres pour la location de ces centrales.
Il a écarté toute hausse des factures pour le moment et a demandé aux sénégalais de basculer définitivement dans l’utilisation des lampes à basse consommation (lbc), ce qui pourrait faire des économies de 35 milliards CFA, le prix de 70 mégawatts.
La Senelec court derrière certaines municipalités, universités, structures hospitalières et foyers religieux pour une dette importante qui pourrait l’aider à alléger sa situation financière. « Tout le monde doit payer » a dit le ministre qui prévoit de rencontrer les élus locaux sur la question.
Le ministre est longtemps revenu sur les difficultés que rencontre la Senelec au cours de son intervention. « La Senelec est en faillite et n’a plus de marge de manœuvre » a dit Karim Wade. Il a aussi fait savoir que la société a un passif de 280 milliards et perd chaque année 60 milliards.
Ces délestages, sans s’en féliciter sont pour lui un signe de progrès social, puisqu’en dix ans le nombre de clients de la Senelec a été multipliée par 4. Il a fait le reproche au régime socialiste qui n’a pas assez investi dans ce secteur, indiquant qu’il y a « des responsabilités avant l’alternance. »

Le ministre d’état qui est aussi en charge des transports aériens s’est expliqué sur la suspension de la licence de Bruxelles Airlines affirmant qu’il n’y avait qu’un mémorandum qui n’a jamais fait l’objet d’un accord entre les deux pays.

14/02/2011

Voyager au Sénégal

Voyager au Sénégal
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Pour info, le vaccin fièvre jaune n'est plus obligatoire (voir exceptions ci-dessous) tout comme le tétanos, mais ces derniers sont fortement recommandés. Source: http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/pays_12191/senegal_12357/index.html Fièvre jaune "Le vaccin contre la fièvre jaune n’est plus obligatoire pour entrer au Sénégal, sauf pour les passagers provenant de zones d’endémie amarile. Mais cette vaccination demeure dans tous les cas très fortement recommandée. Dans la pratique, il peut arriver que les autorités sanitaires sénégalaises exigent, à la frontière, la présentation du carnet de vaccination international, même pour des passagers en provenance de pays européens. Centre de référence pour la vaccination antiamarile à Dakar : Institut Pasteur de Dakar, 36 Avenue Pasteur, B.P. 220 - Dakar - Tél. : +221 33 839 92 00." Tétanos: "Les vaccins contre le tétanos, la poliomyélite, la diphtérie, la méningococcie, la fièvre typhoïde, l’hépatite A et l’hépatite B sont recommandés.""

12/02/2011

Le nucléaire Russe au Sénégal?

Energie nucléaire: Vers une coopération Sénégal-Russie
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Le Sénégal et la Russie projettent de signer un mémorandum fixant le cadre de leur coopération dans le domaine de l’énergie nucléaire, a annoncé un communiqué de presse provenant du ministère sénégalais des Affaires étrangères, transmis jeudi soir à la PANA.
Selon la même source, lors de sa visite en Russie (du 7 au 9 février), le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Me Madické Niang, a rencontré le président de l’Agence fédérale russe de l’énergie atomique (ROSATOM), Sergey Kirienko, et a fait part à son interlocuteur de tout l’intérêt que le Sénégal nourrit pour la coopération avec la Russie dans le domaine de l’énergie nucléaire et de la conviction du président Abdoulaye Wade que ce type d’énergie peut permettre la satisfaction des besoins du Sénégal dans ce domaine.
'Pour la mise en œuvre de cet engagement, la partie russe s’est dit prête à accueillir une délégation d’experts sénégalais spécialisés dans ce secteur pour des séminaires de formation, à l’image des sessions qui ont été tenues à Dakar, en mars 2010, avec la visite d’experts russes', indique le texte, ajoutant qu’'en réponse au président de la ROSATOM, M. Niang s’est engagé à informer son collègue en charge de l’Energie afin qu’une mission d’experts soit dépêchée en Russie pour participer aux séminaires de formation et visites de centrales et qu’au retour de celle-ci, un mémorandum proposé par la partie russe, puisse être signé en toute célérité'.
Selon le communiqué, le chef de la diplomatie sénégalaise a également rencontré 'les autorités du ministère russe des Ressources naturelles à l’issue de laquelle il est envisagé la signature d’un mémorandum d’entente entre les ministères des Mines russe et sénégalais pour définir le cadre juridique et les conditions de partenariat en vue d’aider à l’élaboration de la carte minière du Sénégal.

Stage de danse à Saly

stage de danse africaine au sénégal à saly en juillet et août 2011.
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Stage de danse Africaine à Saly avec Mama Adèle : Du dimanche 17 au samedi 30 juillet 2011 et du dimanche 31 au samedi 13 août 2011.
Dans un cadre agréable, tout proche de la mer, vous pourrez apprendre et progresser quel que soit votre niveau de départ. Pendant ce stage on enseigne le Sabar M'balax du Sénégal, le Bougarabou de Casamance, le Wolossodon du Mali ou le Kotoba de Guinée accompagnés et animés par des griots et des artistes des ballets professionnels du Sénégal.
Comment ça se passe :
Durée du stage : 10 jours de danse, 3 heures de danse par jours.
Les stagiaires sont logés par chambre de deux ou quatre personnes dans une maison toute équipée à Saly. Les repas seront l'occasion de découvrir la cuisine sénégalaise, basée sur les produits locaux comme le poisson ou le riz.
En dehors des cours les journées sont libres et permettent de se promener, d'aller à la plage, de visiter...
Le soir il est possible d'assister aux spectacles des ballets professionnels.
Conditions:
-l'hébergement en pension complète,
-les cours de danse.
Les loisirs sont à la charge du stagiaire.
Il est possible de prendre le séjour sans les cours de danse.
Conseils pratiques :
Formalités : passeport en cours de validité pour les ressortissants de la CEE.
Vaccins : Fièvre jaune et tétanos obligatoires. Hépatite B fortement recommandée.
Prévoir également antipaludéen et anti-moustiques, médicaments usuels (aspirine, paracetamol, anti-diarrhéiques).
Renseignements: Compagnie Niaba - association loi 1901 - MDA 10 - boîte 15 - 206 quai de Valmy - 75010 Paris.
Contact Mama Adèle,
Paris - 01 42 40 81 21 -
portable - 06 75 64 15 97 -
cie.niaba@numericable.fr

de Ville de Goyet gagne encore

Gérard de Ville de Goyet retrouve la gagne 6H de Sindia
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La troisième étape du championnat du Sénégal d’enduro dénommée 6H de Sindia a été enlevée, le dimanche 6 février dernier, par le pilote belge Gérard de Ville de Goyet.
Au volant de la Porsche 964 Rsr, l’équipage belge habitué du circuit Dakar baobab a donné le ton de sa victoire en remportant samedi 5 février la première manche de cette journée.
Avec un chrono de 5h 52 mn et 16 s, De Goyet et son équipier Bertrand Chapuis ont bouclé les 178 tours qui l’ont couronné. Avec cette performance, ils s’imposent devant l’équipage sénégalais composé par Walid Ezzedine, Jean Dagher et Mike Parisy(175 tours en 5h 54 mn et 08 s et Stéphane Grignac (5h 54 mn et 25s).
Revenant sur sa victoire, De Goyet considère que : « Quand on est classé 2e ou 3e, à cause d’une fuite d’essence alors qu’on avait deux tours d’avance sur les autres, on n’est pas content. C’est pourquoi, cette fois-ci, nous nous sommes lancés dans la course avec la ferme volonté de la remporter. » lance-t-il.
Rendez-vous est donné les 7 et 8 mars prochain pour les 12h de Sindia, marquant la dernière manche du championnat.
Alex Gaye

11/02/2011

Senegal Airlines commanderait 6 Airbus

Senegal Airlines commanderait 6 Airbus
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Senegal Airlines, la nouvelle compagnie nouvellement lancée par le pays, discute avec Airbus EADS pour relancer une commande d'environ six avions, a déclaré son directeur général à Reuters. Un tel contrat reprendrait un projet provisoire - annoncé en 2009 mais jamais mis en oeuvre - de commander six appareils pour un montant de 750 millions de dollars (555 millions d'euros). Senegal Airlines a démarré ses activités en janvier avec deux Airbus A320 loués, prenant la suite de l'ancienne compagnie aérienne nationale qui a fait faillite l'année dernière.
La compagnie souhaite désormais obtenir un contrat plus intéressant pour les avions qu'elle comptait à l'origine acheter directement à Airbus. Lors du salon aéronautique de Dubai en 2009, elle avait annoncé une commande provisoire pour quatre moyen-courrier A320 et deux gros porteurs A330. "Nous avons démarré avec des avions, et en même temps nous sommes encore en négociations avec Airbus pour améliorer les modalités (de la commande)", a déclaré Edgardo Badiali, le PDG de Senegal Airlines, lors d'un entretien téléphonique. "Nous espérons qu'une conclusion favorable pourra être atteinte dans les prochaines semaines et les prochains mois".
Tout appareil acquis directement à Airbus ne serait pas réceptionné avant 2013, a-t-il ajouté. Senegal Airlines s'attend désormais à prendre livraison d'un troisième appareil au troisième trimestre de cette année.

la SNBA discute à Dakar

Dakar : la Belgique négocie pour le retour de Brussels Airlines
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Une délégation belge s’est rendu en début de semaine dans la capitale sénégalaise afin de renégocier l’accord aérien qui lie les deux pays et qui a été remis en cause par le Sénégal au moment du décollage de leur nouvelle compagnie nationale.
Les Belges espèrent pouvoir trouver un terrain d’entente avec le ministre des transports sénégalais, Karim Wade, et pouvoir ainsi rouvrir certaines lignes de Brussels Airlines au départ de Dakar vers Banjul, Conakry ou Freetown. C’est pour ce faire qu’une délégation est actuellement dans la capitale sénégalaise.
Il devrait renégocier l’accord aérien entre les deux pays, que la partie sénégalaise avait jugé provisoire et s’était donc permis de rompre quelques jours après le décollage de Sénégal Airlines.
Depuis début janvier, la filiale de Lufthansa ne peut plus desservir les capitales de Gambie, Guinée et Sierra Leone depuis l’aéroport Léopold Sédar Senghor, suite à l’interdiction faite par les autorités sénégalaises. Une décision qui avait la Belgique à rappeler son ambassadeur et à menacer de recourir à l’Union Européenne pour sanctionner le Sénégal.
Depuis quelques jours, Air Mali, qui était aussi concerné par l’interdiction, s’est de nouveau autorisé à atterrir à Dakar.

La dette du Sénégal

Entre 1980 et 2009 : La dette extérieure publique du Sénégal est passée de 1,11 à 2,06 milliards de dollars
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Le Comité pour l'annulation de la dette du Tiers monde a analysé la dette extérieure publique du Sénégal au cours de ces trente dernières années. Malgré un lourd endettement, le Sénégal, ‘pourtant très bon élève de la logique libérale’, ne s'est jamais aussi mal porté, en dépit de toutes les mesures proposées par les institutions de Bretton Woods.
Dans le numéro 49 du mois de janvier de la revue trimestrielle ‘Les autres voix de la planète’ du Comité pour l'annulation de la dette du Tiers monde (Cadtm), on apprend que la dette publique du Sénégal n'a pas diminué, mais a été multipliée par trois entre 1980 et 2009. En effet, d'après la revue du Cadtm, les créances du pays de Abdoulaye Wade sont passées de 1,11 à 2,96 milliards de dollars. Pourtant, fait remarquer Les autres voix de la planète, ‘durant la même période, le Sénégal a pourtant remboursé des sommes considérables. Le montant transféré par le Sénégal au titre du remboursement de la dette au cours de la période 1980-2008, s'élève à 5,03 milliards de dollars’.Concrètement, écrivent les auteurs de l'article Adama Soumaré (Cadtm Sénégal) et Olivier Bonfond (Cadtm, Belgique), ‘le Sénégal, après avoir remboursé cinq fois le montant qu'il devait en 1980, est aujourd'hui trois fois plus endetté’.
Par ailleurs, Eric Toussaint, de nationalité belge et président du Comité pour l'annulation de la dette du Tiers monde (Cadtm) a révélé que, pour obtenir un rééchelonnement de sa dette par ses créanciers, en l'occurrence la Bm, le Fmi et le Club de Paris, le Sénégal a accepté des ‘conditionnalités féroces’. ‘Il faut reconnaître que les gouvernements africains sont malheureusement de si bons débiteurs, remboursant la dette aux institutions multilatérales et au Club de Paris, négociant fièrement des allégements et des échelonnements, mais sans aller au fond du problème. Ce qui fait que, même s'il y a quelques allégements au titre de l'Initiative, pays pauvre très endettés (Ppte), fondamentalement, le poids du service de la dette est resté extrêmement lourd. Et surtout, dans le cas des pays comme le Sénégal ou la République démocratique du Congo qui bénéficient de l'initiative Ppte. Ces pays, afin de bénéficier de certains allégements de la dette, ont été d'accord pour signer quelques doses supplémentaires de réformes néolibérales et de politiques d'ajustement structurel qui ont fondamentalement fragilisé encore plus leurs économies. Au lieu de se diriger vers l'intégration des économies africaines et d'avoir une démarche panafricaniste, les gouvernements africains se soumettent séparément aux volontés des créanciers et fragilisent le tissu économique de la région. Ce qui est extrêmement dommageable pour les populations’, informe ce spécialiste de la dette. Qui ajoute que, ‘au Sénégal les différents plans d'ajustement structurel sous Diouf (1985-1995 et celui de 1998) n'ont que fragilisé les secteurs sociaux comme l'éducation, la santé. A partir de 1998, on a connu des privatisations avec des charrettes de licenciement. Depuis 2000, avec l'intégration du Sénégal à l'Initiative pays pauvres très endettés suivis de ‘microscopiques effacements de la dette’, le Sénégal a approfondi ses réformes néolibérales avec le démantèlement de la filière arachidière. Le Plan Reva et la Goana n'ont été qu'un prétexte pour les riches de s'accaparer des terres des paysans condamnés à devenir des ouvriers agricoles’.
Pourtant, M. Toussaint continue de croire dur comme fer que rien n'arrivera à un pays qui refuse de payer ses dettes illégales. ‘On le dit soumis à des représailles qui peuvent faire mal au pays et à la population, mais en réalité ce sont des paroles en l'air. Ce sont des menaces d'institution multilatérales, du Fmi, de la Bm et de certains créanciers, mais en réalité les créanciers sont extrêmement démunis face aux débiteurs. Quand un débiteur décide de ne pas payer, on lui envoie un huissier de justice. Et le Fmi et la Banque mondiale n'ont pas les moyens d'envoyer des huissiers de justice internationaux pour saisir les biens des Etats qui refusent de payer la dette. Et ce qui passe, c'est que les sommes qui devaient servir à payer la dette peuvent rester et servir à mener des politiques de développement’, laisse-t-il entendre. Il demande au G8 d'annuler la dette des pays en développement comme il l'a fait avec la dette de l’Irak, contractée par Saddam Hussein, et qui a été annulée totalement sur injonction de Washington.
Mamadou SARR